L'actualité de la crise : CE SAUVETAGE QUI SE DÉROBE, par François Leclerc

Billet invité

Comment sauver l’Europe en soutenant l’Italie et l’Espagne ? Un G20 entièrement consacré au sujet n’y a pas suffi et la solution va se faire attendre. Au fur et à mesure que des propositions sont formulées, elles se dérobent ensuite quand il faut les concrétiser.

Cela a commencé par une idée magique, qu’il a fallu ensuite mettre en musique : donner au FESF (fonds européen de stabilité financière) un effet de levier pour démultiplier ses moyens financiers. Une première option a été écartée, qui consistait à lui donner un statut de banque pour qu’il puisse se financer auprès de la BCE, comme toute banque qui se respecte et n’y manque pas d’ailleurs. Présentée par les Français, discrètement appuyée par les Américains et les Britanniques, elle a été repoussée par l’Allemagne, qui a fait prévaloir un autre montage reposant sur une garantie partielle donnée aux investisseurs, s’ils achetaient de la dette souveraine des pays bénéficiant de cette couverture. Ce montage a été jugé depuis fort peu crédible et ne semble pas avoir beaucoup avancé.

Principaux détenteurs d’importantes réserves, les pays émergents ont été ensuite sollicités, ce qui revenait à entériner le fait que l’Europe n’avait pas les moyens de son propre sauvetage. Les émergents se sont fait prier et n’ont pour l’instant envisagé que des participations limitées. Estimant que les Européens devaient d’abord faire la preuve de leur crédibilité et n’envisageant leur soutien que via le FMI, pour plus de garantie.

Ce dernier est alors apparu lors du G20 comme le sauveur. D’abord se déclarant prêt à accorder des lignes de crédit par précaution aux pays européens qui en avaient besoin, selon un modèle déjà éprouvé dans d’autres circonstances et sous d’autres cieux. Ou grâce à deux autres formules : en abritant une structure destinée à recevoir des prêts bilatéraux des pays émergents, ou en émettant des droits de tirage spéciaux (DTS) destinés aux pays européens qui le demanderaient.

Les obstacles n’ont pas manqué de survenir. Du côté des Allemands en premier lieu, qui ont fait valoir que les DTS représentant une créance sur un panier de monnaies comprenant l’euro, une émission de ceux-ci reviendrait à un nouvel engagement financier de l’Allemagne, qui ne veut plus en entendre parler. Ou par la suite du côté des Canadiens, qui ont fait savoir que « le FMI est là pour aider les pays aux finances fragiles (…) Les pays les plus forts en Europe doivent mettre à disposition des moyens de financement pour la zone euro ». Ajoutant qu’il serait difficile de justifier auprès des Japonais et des Américains, dont les pays sont eux-mêmes très endettés, qu’ils doivent aider les Européens.

Puis, comme s’il était nécessaire de rajouter à la confusion ambiante, une rumeur était relayée en Allemagne par la Frankfurter Allgemeine Zeitung, selon laquelle la Bundesbank pourrait être contrainte de confier ses réserves d’or afin qu’elles soient adossées au FESF, suscitant une levée de boucliers. Le Welt Am Sonntag affirmait même que la proposition avait été faite par Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama lors du G20, et que seule l’opiniâtreté de Jens Weidmann, président de la Bundesbank, y avait fait obstacle.

Quelle morale tirer de cette nouvelle histoire ? Une fois de plus que la stratégie adoptée par les dirigeants européens témoigne d’une fatale obstination, et qu’ils ne parviennent pas à s’en donner les moyens alors que le dérapage s’accentue. Et aussi de constater que les candidats à leur succession témoignent du même acharnement. Les soulagements à la rigueur dont ils affirment être porteurs n’en feront pas pour autant une stratégie victorieuse ; des mises en cause plus radicales sont nécessaires, qu’ils ne conçoivent pas.

François Hollande n’exprimait pas autre chose, il y a deux jours, en déclarant qu’il faut « doter le Fonds de stabilité financière de manière puissante pour permettre à la Banque centrale européenne d’intervenir aujourd’hui et enfin avoir une politique de croissance pour que les pays puissent non seulement réduire leurs dettes et leurs déficits mais surtout avoir les moyens de préparer l’avenir ». Des mots sans portée au service d’une analyse des plus conventionnelles.

C’est de Gabriel Bernardino, président de l’Autorité européenne de supervision des assurances, que provient dans le quotidien Handelsblatt le diagnostic selon lequel « C’est une crise du système, tout le monde le sait », faisant référence à l’interconnexion des banques et des États. Tout le monde le sait, mais tout le monde ne le dit pas !

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

212 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : CE SAUVETAGE QUI SE DÉROBE, par François Leclerc »

  1. Ajoutant qu’il serait difficile de justifier auprès des Japonais et des Américains, dont les pays sont eux-mêmes très endettés, qu’ils doivent aider les Européens.

    Moui-moui… Ah, si seulement les Saintes Agences de Notation notaient les USA et le Japon comme elles notent d’autres pays… Les dés sont un peu pipés. Mais bon, ce n’est pas étonnant, et de toute façon le constat demeure identique, de sommet en sommet, de discours de Merkozy en discours de Sarkobama aux JTs de 20h.

    La Grèce est en plein marasme, sommée d’être en ordre de marche avant demain avec un gouvernement de coalition – d’union nationale – marionnette exigée par les créanciers et la troïka, qui n’a qu’une chose à faire : ratifier la misère. Simulacre de démocratie à vomir s’il en est. Impérialisme – ou colonialisme « soft » qui ne dit pas son nom – s’il en est.

    Le système est pourri jusqu’à la moelle, on joue à le prolonger encore un peu plus, encore un peu plus, mais rien ne peut plus stopper la gangrène qui le dévore. La seule inconnue c’est le temps, le temps durant lequel il peut encore traîner son agonie et, ce faisant, tirer avec lui les populations vers l’abîme.

    Et si Samaras refusait de jouer, si son égo et son égoïsme incroyables le poussaient à refuser de former un gouvernement de coalition ? Et si l’égo de Papandréou finalement le poussait à refuser les termes dictés par Samaras ? Hélas, ce ne sera pas le cas. L’appel du fric est bien trop fort. L’appel des privilèges qu’ils conserveront, des oripeaux d’un pouvoir vidé de sa substance est bien trop fort. L’appel de l’église orthodoxe, qui n’a peur de rien, ne connaît pas la honte et jouit encore du seul vrai pouvoir sur la population grecque, qui veut garder ses terres, son argent, et continuer à régner, est bien trop fort, lui aussi.

    Toutous capricieux mais au final obéissants, Samaras et Papandréou viennent de conclure un accord pour former ce gouvernement de marionnettes. Et après la ratification de la misère, la Grèce ira aux élections. Que sortira-t-il des urnes, à ce moment ?

    Mais au fait, une urne, c’est une boîte, non ? Ah, chère Pandore, vous voici de retour. Toute la Grèce vous attend.

    1. Gréce : province Européenne.

      Rome: pas la peine de continuer, soit fiére et grande et soit la premiére à stopper le jeux du « je te tiens tu me tiens par la barbichette celui qui rira le premier aura une tapette », tu es aussi « too big to fail ».

    2. Ah, si seulement les Saintes Agences de Notation notaient les USA et le Japon comme elles notent d’autres pays…

      Pfff… Il vous a pas semblé que S&P avait vaguement titillé le triple A des US ? Et vous croyez vraiment que les trois soeurs notent gentiment le Japon au taquet comme la France ou l’Allemagne ? Allez voir la note du Japon, vous serez surpris. Et s’il doit venir sur le marché mondial pour se refinancer – ce qui arrivera, l’épargne domestique a ses limites surtout vu le vieillissement accéléré de la population nippone – même avec leurs misérables mille milliards de réserves en $, j’leur souhaite bien du plaisir…

      1. la finance s’apprête -elle en faveur des émeutes de la faim, mais aussi des fuites radioactives, et j’en passe et des meilleures ???

    3. D’abord les agences de notation…pppfffuittt par la fenêtre !
      Ensuite les agences de notations n’ont rien à faire au Japon car ce PAYS SE
      FINANCE AUPRES DES EPARGNANTS JAPONAIS et là est toute la différence !
      Ce qui permet aux japonais d’avoir un défcit colossal (230 %) sans que
      « la main invisiblle du marché » ne trouve rien à y redire puisqu’ici elle n’a pas droit au chapître !
      Posons nous la question: pourquoi avoir abandonné nos prérogatives en empruntant
      auprès des banques privées ?
      Comment faisions-nous il y a 35 ans ? Entendiez-vous parler « d’agences de notations » ?
      de crise de la dette, de rachat de la dette « publique » ???
      C’est nouveau, ça vient de sortir et personne ne se pose la question: qui sont-ce ces agences
      privées au service de qui et de quel droit ?
      Il faut accepter, courber l’échine, se laisser plumer et enfumer par les bonimenteurs dressés en chiens de garde du néolibéralisme qui agonise quand même ! Ils avaient tout et malgré cela leur rapacité les a perdu….mais nous avec et n’y sommes pour rien !

    4. @Hououji Fuu
      ne reste après l’ouverture de celle-ci qu’une chose qui reste à l’intérieur « l’espoir » elle est forte cette Pandore !!!

  2. donner au FESF (fonds européen de stabilité financière) un effet levier pour démultiplier ses moyens financiers

    cette proposition semble donner raison à Bernard Barthalay qui écrivait le 24 octobre dernier

    http://fr.myeurop.info/2011/10/24/l-euro-victime-de-l-impuissance-nationale-3629

    A ce stade, les gouvernements sont dans la pérennisation d’un statu quo mortifère, refusant aux Européens, à la fois, l’efficacité économique – sortir de la crise – et la démocratie politique. Ils préfèrent transformer des dettes en produits toxiques, selon la recette qui a conduit le monde à la crise financière, pour éviter de consulter les Européens sur leur avenir, tout en les assurant d’un désespoir programmé.

  3. Dimanche 6 novembre 2011 :

    Italie : sans réformes à Rome, la BCE pourrait cesser ses rachats.

    « La Banque centrale européenne (BCE) discute souvent de la possibilité de mettre un terme à ses rachats de titres de dette souveraine italiens au cas où Rome ne mettrait pas en oeuvre les réformes promises », déclare Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

    « Si nous constatons que l’efficacité de nos interventions est mise à mal par une absence d’efforts des gouvernements nationaux, alors nous devons nous poser nous interroger sur l’effet de ces interventions », déclare-t-il dans un entretien publié dimanche par le journal La Stampa.

    Prié de dire si cela signifiait que la BCE pouvait arrêter d’acheter des obligations italiennes, Yves Mersch, à la tête de la banque centrale luxembourgeoise, répond :

    « Si la conseil de la BCE arrive à la conclusion que les conditions qui l’avaient conduit à prendre une décision ne sont plus réunies, il peut changer cette décision à tout moment. Nous en discutons tout le temps. »

    C’est notamment parce que les rendements des obligations souveraines espagnoles et italiennes avaient atteint début août un niveau jugé difficilement soutenable sur le long terme pour ces pays, à plus de 6 %, que la BCE avait repris son programme de rachats d’obligations.

    Depuis les trois derniers mois, elle a racheté pour quelque 100 milliards de titres, dont plus de la moitié seraient des emprunts d’Etat italiens.

    Vendredi, le rendement des emprunts italiens à 10 ans a atteint un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro, à 6,43 % en raison de la défiance inspirée aux investisseurs par le pays, où un vote de confiance à la Chambre prévu mardi 8 novembre pourrait faire tomber le gouvernement de coalition dirigé par Silvio Berlusconi.

    http://www.boursorama.com/actualites/sans-reformes-a-rome-la-bce-pourrait-cesser-ses-rachats-f2de58508f85f607079afd63979e4a01

  4. François,

    Espérer que FH soit porteur de solutions innovantes (et radicales), alors qu’il ne rêve que d’être consacré comme un « excellent gestionnaire » (orthodoxe), c’est wishfull thinkin’.
    Quand, il y a seulement 8 mois, le PS établissait ses prévisionsde croissance pour 2012 à 2.5%, on peut s’attendre au pire….

    1. Alain

      En tant qu’observateur interne du PS, pouvez-vous nous dire si
      le PS est entré dans une phase d’hibernation intellectuelle jusqu’aux présidentielles, ou bien si l’amorce d’un début de commencement de débat contradictoire au PS va pouvoir après les primaires se manifester de façon substantielle ? Je dis cela, parce que si la réponse était négative, il me semble qu’il faudrait en tirer certaines conséquences politiques, stratégiques. On ne peut soutenir indéfiniment le PS sous prétexte qu’en son sien il y aurait quelques promoteurs d’une autre voie. Pour l’heure ces promoteurs par leur silence ou leur circonvolutions se font surtout les alliés de …. François Hollande et donc du conformisme.

      1. Je vais me faire l’avocate du diablotin FH (;-)) : après le déluge d’heures d’audimat accordées au barnum du PS (and the winner is…), le CSA contraint FH à une petite cure de silence… qui l’arrange bien ! À je ne sais plus quel intervieweur qui lui demandait « pourquoi FH ne disait-il rien sur le référendum grec », Mélenchon a répondu du tac-au-tac : « Parce qu’il n’a rien à dire ».

      2. @Alexandria

        Je vais me faire l’avocate du diablotin FH

        Vous avez bien du courage, ou alors c’est la foi, et ça, on y peut rien.
        Plus sérieusement, plutôt que d’envisager sa défense, vaudrait mieux penser à lui piquer les f.. (ou lui botter le c..) pour qu’il avance un peu. C’est tout l’art de François Leclerc, qui, en plus de tout ses talents, sait rester poli.

      3. En tant qu’observateur extérieur au PS et de l’attitude des membres de l’Internationale socialiste ces 50 dernières années en Amérique du sud, je constate, et en tire les conclusions qui s’imposent, que les sociaux démocrates ne se sont jamais alliés à la gauche de gauche mais toujours à la droite quand ce n’est pas à l’extrême droite quand les circonstances se présentaient d’un désistement !
        Les militants et sympathisants de ces partis ont peut-être d’autres idéaux, mais alors il leur faudrait un jour regarder la réalité en face. Aujourd’hui, comme hier l’aile gauche du PS représente entre 15 et 20 %, pas plus, pas moins.

      4. à Pierre-Yves,

        Le débat contradictoire n’existe que pour amuser la galerie.
        Pour débattre, dans ce monde où les individus ne peuvent être que complices ou ennemis, il faut être dans le même camp.

      5. Pierre-Yves, il n’y a pas besoin d’être à l’interieur (quoique, c’est une cure contre le déni de réalité de ce parti) pour comprendre que maintenant, c’est l’U NI TE qui prévaut. C’est l’obsession des militants PS comme des élus. Ne cherchez pas plus loin.

      6. Et quant à la  » phase d’hibernation intellectuelle »: seule Aubry avait commencé à mettre en place des outils de décongélation des cerveaux, avec un « laboratoire d’idées » interne, qui avait le mérite d’exister. (pour contrecarrer peut être Terra nova, mais elle s’est fait eue! elle qui disait que ce think tank n’avait qu’une influence marginale). Mais honnêtement, les militants ne sont pas demandeurs de débats d’idées, en tout cas, je ne l’ai jamais remarqué. Ils veulent du tout pret à penser.
        De toute façon, on nous a vendu Hollande comme le candidat à même de battre Sarkozy. C’est tout ce qui compte aux yeux de beaucoup. Même si on a aucune certitude sur la présence de Sarkozy au second tour. Dans tous les cas, je n’ai pas envie que la France soit à feu et à sang avec Sarkozy ou Le Pen. En outre, je sais que mes idées sont partagées par une infime minorité. Donc je ne vais pas en faire un enjeu de mon vote. Donc, oui, je voterai Hollande. Mais je ne ferai pas campagne. Et je voterai pour le front de gauche aux législatives, comme je l’ai déjà fait aux européennes.
        J’ai définitivement accepté l’idée que la politique ne se fait plus dans les partis. Grâce à Paul Jorion, je le vis bien.

    2. @ Pierre-Yves,

      Il n’y a pas d’hibernation, pas davantage qu’il n’y a (et n’aura) de débats internes.
      Tout les militants savent que le programme du PS fait en 3 conventions baclées sur un coin de table et approuvé du bout des lèvres pas les militants avant qu’une version édulcorée ne soit pondue par les apparatchicks Solfériniens en dosant soigneusement l’influence des « courants », n’a été révélé que pour faire plaisir aux médias et répondre aux critiques de la droite sur l’absence de projet…
      Donc, dès le départ et bien avant les « primaires, les postulants avant qu’ils ne se transforment en impétrants, avaient leurs propres projets in the pocket. La pluspart ont d’ailleurs donnés lieu à de beaux livres reliés et illustrés…Conclusion, oubliez le projet du PS.
      Ceci-dit il n’y a pas hibernation : des équipes (très réduites) travaillent autour du candidat. En général il ne sagit pas des personnes dont ont a clamée hautement le nom qui ne sont là que pour la galerie (je pense aux économistes). Les différentes équipes de campagne devaient se fondre après les primaires mais les différences d’approche tant que les ambitions contrariées n’ont pas permises cette fusion. Donc autour de FH ce sont toujours les mêmes, depuis très longtemps, qui trustent les projets et les (futures) éventuelles places à prendre.
      Je connais quelques uns de ces de ces « experts » : il ya le pire et le meilleur. FH décidera en fonction de son ressenti politique et surtout en fonction de la pression que pourrons lui mettre les incontournables « alliés » de gauche (en particulier Verts et Front de Gauche).
      Si vous n’approuvez-pas les propositions hollandaises vous savez comment faire pencher la balance…moi, je voterai FH des deux mains…

  5. eh oui, c’est une crise du système!
    Quand sera acté le fait que non seulement les dettes grecques, mais, en fait les dettes de tous les pays sans exception ne sont pas remboursables et que le service de la dette deviendra de loin le premier poste budgétaire un peu partout?
    C’est véritablement une fatalité mathématique, tant que les créances sont des placements capitalistiques générateurs d’intérêts. Les intérêts s’ajoutant aux capitaux et vont générer des intérêts à leur tour.
    Tant que cela sera ainsi, ni rigueur budgétaire ni relance ne pourront fonctionner.
    La solution serait la taxation suffisante des plus riches, histoire de mettre les budgets en équilibre, et les milliardaires le disent: « taxez-nous davantage! »
    Or, cela ne marchera pas non plus, car la dissimilation des grosses fortunes est un sport mondial. Tant qu’il est légal de garder de grosses sommes en liquide et dans un coffre, nous aurons cette dissimulation. Aucun besoin d’aller dans les paradis fiscaux pour cela!
    Et ces sommes, en ne revenant pas aux banques, manqueront pour les crédits. Et on peut y appliquer même les fameux « multiplicateurs » des économistes qui nous expliquent que la monnaie liquide ne « couvre » qu’une petite fraction des crédits distribués. En effet, en n’étant pas disponibles, l’activité en souffre.
    Restent que les décotes et les annulations, mais puisque cela va totalement déstabiliser le système déjà vacillant, on hésite…
    Car, dès que ces défauts seront actés, tous les avoirs bancaires sont menacés, car ni les banques ni les assurances ne pourront plus faire face aux remboursements des dépôts ni même aux paiements des intérêts consentis contractuellement au moment des dépôts des épargnants.
    Alors que les « dissimulations » disparaîtraient instantanément si on introduisais une monnaie de type SMT, car là, cette monnaie-là ne peut que rester constamment présente sans jamais quitter le marché qui en a bien besoin.
    Pourquoi cela marcherait?
    Simplement parce que ces sommes seront toujours et nécessairement investie dans l’économie réelle, et parce que la spéculation ser devenue impossible avec les SMT!
    Je suis disposé à écrire davantage sur ce point si cela intéresse quelqu’un!

    En attendant, c’est bien une crise du système!

    1. Oui, votre idée s’apparente à une Loi des débouchés puissance 10, car vous croyez dans l’investissement, fondamentalement. Et que c’est là le problème. Or rien n’est moins sûr…

      1. Il sûr, en tout cas, que la crise systémique du moment favorise tous ceux qui choisissent de ne pas investir…

    2. ////// En attendant, c’est bien une crise du système! ////
      Une « crise » c’est un évènement perturbant qui est sensé s’arreter et restituer au « système » une position analogue a celle qu’il avait avant sa crise .
      Par système , vous parlez de « système économique » …de l’outil de gestion de nos échanges …du moteur ..
      Le fait qu’il n’y ait plus guere de carburant bon marché a mettre ds le moteur n’est donc pas en cause ?
      Parce que si c’est un problème exogène au moteur (carburant) …vous aurez beau améliorer les performances dudit moteur …on n’ ira pas bien loin …du moins pas tout le monde .
      Et si c’est le cas , faire croire qu’on est en crise , c’ a d. que ça va cesser …ce serait de l’arnaque …pour ceux qui ne vont pas plus loin .
      Donc , dire que le problème est d’origine conjoncturelle et de causalité économique …c’est a mon avis prendre un risque …surtout un risque de devoir persister dans cette affirmation .
      Les gens qui actuellement parlent de la crise , sont des économistes …Il me semble que les scientifiques devraient etre plus entendus , surtout ds leur avis sur la faisabilité des solutions aux pénuries et sur le rapport et tensions entre les pénuries et l’économie .

      1. J’imagine que vous devez connaître The Oil Drum, non ?

        J’ai tendance à penser aussi que la crise économique qui s’affirme depuis un bon moment tient plus de la question énergétique sur le fond, même si évidemment l’idéologie néolib aveugle, la cage à hamster de la croissance, et la crise financière sont d’autres racines et/ou amplificateurs. Le problème étant qu’il est très compliqué de délier tout cet écheveau de causes imbriquées et de boucles de rétroactions. Il y avait certainement un juste milieu entre la (relative ?) misère du début du XXe et la figure d’un Prométhée ivre de feu nucléaire en haut de sa tour de Babel.

        La vieille histoire des levures dans leur boîtes de Petri. Sauf que nous, levures évoluées, avons brillamment créé des concepts abstraits nous faisant croire individuellement que la gélose se renouvellera à temps quand on occupera déjà la moitié de la surface qui nous est allouée. En dépit de notre télencéphale hautement développé (cf l’Ile aux Fleurs), nous faisons comme toute espèce animale qui n’a pas de prédateur et qui modèle son milieu : nous croissons bêtement, jusqu’à l’overshoot. A ce sujet, voir

        Intuitivement, je sens que la crise énergétique/minière (géologique stricto sensu) et la crise économique (en ne considérant que les mécanismes macro à flux de pétrole maintenu à prix peu variable face à la demande) ne peuvent que converger et se renforcer mutuellement. Ainsi, si des gisement d’hydrocarbures sont abandonnés avant leur déclin pour des causes de retour sur investissement financier, et non énergétique, les ressources théoriquement encore en réserve sont toujours présentes mais risquent de ne jamais pouvoir être récupérées par la suite. Un pétrogéologue (pseudo : Rockman) l’explique très bien sur certains fils de discussion sur The Oil Drum. Ce qui dirige l’industrie énergétique est encore très loin d’être le bien commun. Non seulement, les réserves sont finies, mais pour des raisons financières, « nous » ne serons même pas capables de pomper tout ce que la géologie nous aurait permis, ce qui rendra plus difficile le rééquilibrage vers une économie soutenable énergétiquement. C’est consternant. C’est pourquoi beaucoup parlent maintenant de Peak Oil économique, qui fera qu’on ne connaîtra pas le Peak géologique absolu.

        Il y a certains auteurs aussi, qui étudient la corrélation dette/consommation de pétrole, voir par exemple Gail the Actuary qui poste régulièrement des billets sur The Oil Drum ou son propre blog Our Finite World.

        Et dans toutes ces discussions techniques, je n’ai pas l’impression de voir souvent mention du facteur psychologie humaine, surtout de la psychologie de masse. On peut déjà entrevoir comment les manifestations du corps social pourraient interagir avec la dynamique mécanique du déclin (OWS), mais quand la masse des vrais 98% (qui ne défilent nulle part pour l’instant) comprendront que demain risque de toujours être moins prometteur qu’aujourd’hui, et sans que ce ne soit moralement la faute de personne, là ça va ch***.

      2. C’est une crise du système, oui,
        mais il faut s’entendre sur les mots.
        Très excactement, c’est une crise du fonctionnement de la monnaie elle-même qui est de plus en plus accumulée et thésaurisée et qui ne circule pas (circualnte à 10% de M0 et thésaurisée à 90%, selon les estimations des banques centrales).
        Une monnaie émise pour circuler … pour ne pas circuler!
        C’est cela, très exactement la crise du système! Tout s’en déduit, je vous en apporte la démonstration dès que vous me le demanderez.
        En attendant, parler de « crise du système économique » est volontairement vague et fait pour embrouiller le raisonnement.
        On a l’habitude de qualifier notre « système » comme capitaliste. Il l’est, mais on n’analyse pas sérieusement le mécanisme de ce capitalisme et son origine dans la monnaie elle-même.
        Pour aller plus loin, la monnaie est critique systémiquement depuis son émission. Seulement, ce fait avait pu rester masqué depuis la dernière crise systémique des années 30, car, en se distrayant avec des destructions massives du capital (2nde guerre mondiale et d’autres guerres ensuite),il était possible de différer la survenue de la nouvelle crise systémique jusqu’à 2007. On peut même prouver que c’est précisément la 2nde guerre mondiale qui avait mis fin à la crise systémique et déjà monétaire des années 30.
        Car, dans les faits, elle était prête à surgir dès 1990.
        Sans doute, l’envolée de la Chine et l’effondrement communiste avaient pu contribuer à différer la survenue de la crise systémique.
        Mais une telle occasion ne se représentera pas maintenant.
        J’ajoute, on peut tout à fait mourir d’une crise cardiaque qui est également systémique en ce qui concerne la circulation sanguine.
        Et l’économie peut mourir quand la monnaie ne circule pas bien!

      3. à Paul:
        oh que non! La monnaie telle qu’elle est faite, à savoir moyen d’échange et moyen de réserve de valeur ultime en même temps, deux notions totalement impossibles à tenir ensemble, est véritablement causale dans ce qui nous arrive là comme crise systémique.
        Ne pas vouloir ça me dépasse!
        La monnaie doit en quelque sorte « garder sa valeur » en tant que son pouvoir d’achat bien entendu. Mais rien ne justifie véritablement que la monnaie doit garder toujours la même inscription faciale dans le temps, car tout ce que la monnaie achète est soumis à l’action du temps. Le SMT vise simplement à inscrire cette loi naturelle de la dégradation temporelle dans la fonction monétaire.
        En ne le faisant ^pas, cette inscription nous revient sur la gueule de temps en temps sous forme d’effondrement systémique!
        Je reste, pour ma part, un peu étonné que vous, qui avez si bien analysé, beaucoup mieux que la plupart des économistes avec leur délire autour de la « création de monnaie via le crédit bancaire » (chose que vous rejetez à juste titre) le fonctionnement de l’argent, vous n’ayez pas voulu réfléchir sur le phénomène de la thésaurisation qui est pourtant si massive, car elle concerne 90% (en valeur) du numéraire émis par les banques centrales!

        1. Johannes, vous revenez toujours à la charge sur le même point, et vous savez pourtant que nous y avons répondu. Oui, le SMT présente des propriétés intéressantes d’un point de vue intellectuel. Non, ce n’est pas la solution car la monnaie n’est pas le problème, c’est le cadre qui enterinne la concentration exponentielle de la richesse le problème et la monnaie n’est qu’une composante secondaire de ce point de vue, et le SMT présente plus d’inconvénients que d’avantages si l’on veut bien prendre en compte la finitude du monde et de ses ressources, des axes de réflexion malheureusement totalement absents du raisonnement de Gesell.

      4. à Julien Alexandre. Merci d’avoir répondu, cela me donne de rappeler des choses sur ces points. Vous imaginez que je suis déjà content que vous vous mettiez enfin à débattre avec moi.
        Eh bien vos réponses ne me satisfont absolument pas!
        J’ai largement démontré dans de nombreuses interventions sur ce blog, je le démontre aussi dans les petit livre que j’ai publié, que le système gesellien s’accommode mieux que le régime capitaliste d’une croissance nulle voire négative.
        Car le régime SMT maintiendra une redistribution des richesses convenable pour tous dans tous les cas, car il supprime définitivement la rente du capital.
        La principale contrainte à la croissance, à savoir la tentative de maintenir un semblant de paix sociale, sera devenue superflue avec le SMT.
        Si, du temps de Gesell, le monde paraissait encore assez vaste et que la limite imposée par la nature n’était pas aussi aigue que maintenant, il reste que Gesell raisonne déjà dans des termes qui limitent la nécessité de croissance continue. Vous n’avez qu’à relire, et je suis persuadé que vous trouverez des éléments de réponse sur ces points. Notamment dans la dernière partie (V), consacrée à la théorie de l’intérêt.
        Non, trois fois non, le régime SMT n’est pas un système à consommation accélérée!
        C’est un système à circulation monétaire maximale, mais la recherche du durable deviendra, au contraire, le principal moteur de cette nouvelle donne. Tout ce qui relève du gaspillage organisé par le régime capitaliste actuel (pour maintenir la rente du capital notamment) n’aura plus aucune pertinence en régime SMT, car, pour se protéger d’une monnaie liquide que « s’autogaspille », quoi de mieux qu’acquérir des biens les plus durables possibles?
        Car, je rappelle, Gesell s’abstient (et moi aussi, contrairement aux marxistes), à vouloir envoyer des personnes en camps de rééducation pour devenir des gens qui penseraient et agiraient comme il convient. C’est pourquoi le désir de se protéger et de préparer un avenir personnel meilleur en voulant accumuler des richesse n’est pas à proscrire et n’est pas du « mal ». L’être humain a toujours récolté pour pouvoir passer l’hiver, et le citoyen moyen épargne dès qu’il peut, par précaution. Ce sont parfaitement des vertus, et, encore une fois, le régime SMT les favorise plutôt!
        Alors que l' »épargne » en régime capitaliste est avant tout l’apanage d’une petite minorité qui concentre toujours davantage par accumulation capitaliste.
        Or l’accumulation capitaliste aura disparu en régime SMT, pas l’accumulation des richesses ni la production des richesses.
        Ce qui auira disparu, c’est la transformation des richesses en capital pou n’en garder que son coté « utile » réel ou supposé utile par celui qui acquiert de telles richesses, comme un lingot d’or par exemple. On peut douter de l' »utilité » d’un lingot dans son coffre, mais celui qui le possède s’en réjouit, et il est donc utile pour son possesseur, car cela le réjouit.
        Or, accumuler des billets de banques, il convient de lui gâcher ce plaisir, et uniquement celui-là, car, en faisant cela, il agit d’une façon très nuisible sur l’ensemble du système monétaire et de l’établissement des prix. C’est un acte anti-économique comme tel, car il signifie le refus de l’Autre et du produit de son travail. Le détenteur d’argent a obtenu l’argent en échange d’une vente ou d’un travail, et en thésaurisant, il interrompt toujours le circuit économique et refuse l’échange. Ce qui n’est pas le cas en portant l’argent en banque, car la banque se chargera dans ce cas à le faire circuler via le système du crédit.
        Mais il reste que le dépôt en banque ne justifie pas un intérêt, par contre, le non-dépôt justifie, à mon sens, une « pénalité » sous forme d’un marquage du temps comme le préconise le SMT.

        J’espère que vous y voyez plus clair désormais!

      5. @ Youtabi .
        OIl Drum , oui , mais surtout OLEOCENE et les Etudes /graphes de RAMINAGROBIS:
        http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopic.php?f=42&t=8619&start=120
        Comme je m’interesse aux systèmes complexes (Th.du chaos) , il m’aparait assez évident qu’il y a des « effets de bordures » comme la formation des vagues pour surfers a certains endroits …pres des limites , avant les limites .
        POurtant si j’attribue aux crises actuelles une origine unique : la pénurie d’abondance (système ouvert /passant a système fermé) et surtout énergétique, …l’économie etant le fusible qui pète , puisque le plus mal foutu …on peut , me semble t il (intuitivement) , trouver une origine systémique a l’affaiblissement du fusible économique : le fait tres récent de faire tendre vers « zéro » la variable « temps » ds les équa des outils économiques .
        Il n’en reste pas moins vrai qu’il ne sert a rien de remplacer un fusible ou de le surcalibrer (dangereux ) , quand on a un court circuit.
        Mon opinion est que ds l’équation économique globale, la constante EST le consumérisme (flux /débit) , du moins la possibilité de sa continuation ….. et donc un cout d’énergie compatible .
        Comme la déplétion energetique est d’env 3% à 6% /an , la solution que le système a trouvé est de limiter d’autant , l’acces a cette énergie afin que la consommation perdure (limite de la demande) … Le nombre d’utilisateur est donc la variable du système …un système qui va devoir changer ses rapports avec les notions comme l’ humanisme et la « démocratie » .
        IL est vrai que du coté des « experts » scientifique , s’il y a peu de scientiste au sens de « croyance » ,leur approche sociologique est proche de celle du blaireau de type PMU .

      6. @Julien Alexandre

        Pourtant il me semble aussi que la monnaie peut être est la composante de la redistribution (ou à l’inverse, de la concentration des richesses)
        Avec, effectivement, son corollaire hyper productiviste, intenable dans une monde fini.

        Alors pourquoi ne pas envisager 2 cadres?

        -Cadre monétaire(système monétaire public) dévolu aux financement des secteurs économique qui sont en liens direct avec l’IDH et financement des investissements industriel avec des taux d’intérêt variables suivant les secteurs.

        -Cadre économique qui régule la qualité de la production (impact social, impact CO2 etc…)
        Mais aussi la stabilité monétaire (par le fiscalisme des entreprises)
        Détermination des taux d’intérêt suivant les secteurs industriel (exemple: intérêt négatif dans l’énergie renouvelable, taux exorbitant pour la production de certain bien)
        Pénalisation des délits économique et reconnaissance du « crime économique contre l’humanité »
        etc…

        Les 2 cadres de par leurs rôles divergent auraient tendance à se réguler:

        Bien sûr le cadre monétaire serait quasi administratif et comptable.(Création monétaire compensant la déficience de l’IDH) et il serait de fait inflationniste, productiviste et redistributif.
        Et le cadre économique éminemment politique, servirait de contre pouvoir au cadre monétaire.

      7. Bien vu, Kercoz.

        Julien, je me demande si cela vaut le coup de remettre cent balles dans la musique de Finckh.
        Il ne voudra jamais sortir de l’étroitesse de son raisonnement, de toute façon. Donc…

      8. En tout cas l' »étroitesse » de mon raisonnement va beaucoup plus loin que l’absence total de raisonnement de votre part!

    3. avant d’écrire davantage,essayez de trouver un autre terme que celui de crise pour définir ce que nous vivons

      1. Citation de fincaparaiso:

        « avant d’écrire davantage,essayez de trouver un autre terme que celui de crise pour définir ce que nous vivons »

        Comme la source de ces « crises » c’est l’Homme alors je peux dire que nous vivons dans des « erreurs » à cause de nos « mauvais jugements ». Un travail de chacune et de chacun sur soi est vital. Des réunions des peuples du monde ne se font pas encore alors il n’y a que les « zélites » qui s’éclatent (dans tous les sens du terme, entraînant les peuples par la même). Il faut effectivement remettre à plat un maximum de sujets depuis la source des problèmes vers des solutions dignes.

        Ce que souhaite les profiteurs, j’en suis convaincu, c’est de réitérer ce qui a mis un terme à la « crise » de 29. Suivez mon regard… C’est simple et pour eux efficace. C’est largement moins périlleux que de réfléchir à des solutions salvatrices pour TOUS les peuples volontaires. Le premier pas pour ces maîtres de la propagande, c’est de diviser les peuples. Où en sommes-nous d’après vous à cette heure-ci ?
        Ceci n’est que mon avis.
        Je ne crois pas au père Noël.
        Je ne crois pas en Dieu non plus.
        Je crois en l’homme qui est capable du pire comme du meilleur.
        Le pire est à venir sans nul doute.
        Le meilleur est à venir sans nul doute, soit pour les « zélites », soit pour les peuples.

        Papillon

        « Tant que les capitalistes gagnent, ils jouent » (ça commence à rentrer dans les cervelles cette petite phrase ou non ?)

      2. – Evidemment que la monnaie n’est pas un symptôme, puisque c’est elle qui fait levier, et que le levier est cassé. M. Johannes Finck recentre à juste titre le débat sur l’enrichissement sans cause, qui est la nature du capitalisme, la raison pour laquelle ses détracteurs y voient un système de racket à l’échelle mondiale.

        – Mais, si des anthropologues (Karl Marx ne l’est pas) ne peuvent le reconnaître ou l’admettre, c’est parce que la monnaie véhicule exactement le même mécanisme religieux que l’anthropologie, non moins paradoxale (conservatrice en même temps que planificatrice).
        D’ailleurs la télévision publique diffuse en ce moment des reportages de propagande sur la monnaie européenne, « stricto sensu » religieux, puisque seuls les effets bénéfiques de l’euro sont signalés, au moment même où le bon peuple doute de cette « valeur-refuge ».
        En effet quand l’anthropologue libéral affirme : « La monnaie n’est qu’un symptôme. », il peut facilement étayer sa thèse en montrant que telle ou telle pièce du moteur est défaillante, et que si on la remplaçait, le véhicule redémarrerait. Mais, en réalité, ce qu’il ne peut ou ne veut pas voir, c’est que le véhicule est en bout de course. Un effet-levier s’appuie toujours sur quelque chose ; si le capitalisme connaît un essor important au XVIIe siècle, du fait de l’application de martingales monétaires, c’est en vertu de la colonisation. Le mouvement désordonné de la colonisation aujourd’hui est une grande source de perturbation monétaire : sur qui appuyer le levier ? Le capitalisme triomphant n’avait pas ce genre de problème.

        – Il y a donc bien dans la crise « actuelle » (qui dure depuis des lustres), un caractère d’aporie religieuse. On ne voit plus guère vers où la conquête et la prédation peuvent s’étendre.
        Le pangloss Jacques Attali, théoricien du verre d’eau à moitié plein et à moitié vide, incarne parfaitement le côté ubuesque de cette anthropologie, dont les réflexes l’incitent à postuler l’existence de populations extra-terrestres, vers qui le mouvement capitaliste, qu’il se figure « brownien » ou perpétuel, pourrait s’étendre. Attali se figure à moitié le cul de sac dans lequel le « modèle capitaliste » se trouve.

        – En ce sens, toutes les guerres sont des guerres de religion, prêchées par des anthropologues afin de paraître le plus nobles possibles. Quand dieu n’est pas cité directement, c’est que le principe monétaire est suffisamment fort pour assurer la cohésion religieuse.
        Qui s’en prend à la monnaie, s’en prend à la religion. De ça, K. Marx après Shakespeare ou Molière, est parfaitement conscient.

      3. vous ne voulez pas le mot crise?
        En un sens, je suis d’accord, car ce à quoi nous assistons, c’est la conséquence inéluctable d’un système monétaire pervers qui conduit toujours à des effondrements systémiques. En un sens ce système est fait pour aboutir à cela.

      4. Je remercie TELEMAX
        qui m’apporte enfin le soutien que j’attendais!
        Oui, cette monnaie est un fétiche, un objet divin, le veau d’or!
        Et, à ce titre, elle est convoitée et empêchée de servir convenablement.
        TELEMAX a raison de signaler que ce fonctionnement critique n’est pas de maintant.
        En réalité, il remonte à l’antiquité et dès son introduction sous forme de pièces de monnaie.
        Régulièrement,; elle fait défaut par thésaurisation.
        Le passage à la monnaie papier à permis une gestion plus efficace, mais cela est de toute évidence encore insuffisant.
        Car, même sous forme de billets, cette monnaie disparaît dans la trappe aux liquidités, provoquant et entretenait le fonctionnement critique, péniblement compensé (ou pas) par l’émission de monnaie nouvelle.
        Dès son émission, même gratuitement par les banques centrales, cette monnaie exige et obtient l’intérêt, la rente du capital.
        Dois-je rappeler que, selon Piketty & co, 25% du revenu des français est revenu du capital, autrement dit, du revenu détourné du salaire du travail-la seule source de revenus- au profit des dits capitalistes!
        Changer cela, c’est effectivement, je lui donne raison à Monsieur TELEMAX, une question de religion et même de guerre de religion, même si, techniquement, cela n’est pas si compliqué.
        Je vous propose, monsieur TELEMAX, de m’écrire par mail au johannes.finckh@wanadoo.fr, je pourrais, je pense, bien m’entendre avec vous!

      5. Grâce à Johannès Finck , le blog a donc deux chances de recevoir le prix Nobel en ….

        Vivement cette remise pour rendre sans plus d’objet la donation mensuelle .

    4. Gesell n’avait certes pas pris en compte l’aspect thermo-industriel et probabiliste, parasitaire même de notre modèle de développement axé sur sur de l’énergie fossile facilement* disponible. Sa monnaie franche, et surtout l’accroissement des échanges qu’elle implique, peut alors très justement être qualifiée de cauchemar du décroissant, comme Paul Jorion l’a fait. Elle ne ferait qu’accélérer le dépérissement de l’hôte parasité (désertification des sols, pollution atmosphérique, extinction massive etc)

      Or les thèses geselliennes seraient compatibles et leur application souhaitable dans le cadre d’un modèle de fonctionnement de type symbiotique, axé sur les énergies quasi-inépuisables qui nous entourent et la résilience; modèle où seraient proscrites l’obsolescence programmée, la production de déchets, la croissance (retour à l’état parasitaire), l’appropriation… Une monnaie franche pourrait alors être utile en renforçant un dispositif anti-accumulation.

      *à quelques guerres près

      1. Je vous assure que vous faites totalement erreur!
        Le système gesellien, à la différence du régime capitaliste, est stable et distributif même à croissance nulle et négative!
        La circulation rapide de la monnaie nécessite un ajustement quantitatif drastique vers peu de monnaie en circulation (rapide), et le régime gesellien fonctionnera sans inflation et sans pousser plus que cela la production.
        Au contraire, étant donné que ces signes monétaires sont par nature peu durables, les usagers vont toujours privilégier les biens et le développement durable.
        Une éventuelle décroissance et un régime sans énergie fossile n’est sans possible qu’avec le SMT. Sinon, les conflits de répartition seront trop violents (avec la monnaie actuelle).
        Je sais bien que Paul n’a pas compris cela, mais je ne désespère pas qu’il y aura suffisamment de personnes qui choisissent le raisonnement et abandonnent la religion de la monnaie fétiche!

      2. @johannes finckh

        « et le régime gesellien fonctionnera sans inflation et sans pousser plus que cela la production »

        Je dis p’etre une bêtise, mais il me semble qu’une monnaie supra nationale si elle est inflationniste, ne pose aucun problème (à part à la propriété privé et à l’inconfort dû au réajustement des prix)
        et une monnaie inflationniste revient à peu prés à la théorie des monnaies fondantes + une forme de régulation entre les besoins et la production (donc une forme d’auto-régulation, le taux d’inflation tendant vers zéro quand la production équilibre les besoins même avec une croissance négative.)

        Mais je veux pas trop m’avancer ayant trop de lacunes dans ce domaine.

  6.  »Tout le monde le sait, mais tout le monde ne le dit pas ! »

    Un seul mot d’ordre : tenir, tenir, tenir jusqu’à … Noel.
    Que les fêtes de fin d’année se terminent le moins mal possible afin de ne pas briser le peu de croissance qu’il reste.
    La fin de l’année est un moment crucial pour de nombreuses industries et il importe avant tout que le  »système » tienne jusque là.

    Si les particuliers arrêtent de consommer durant cette période c’est le grand plongeon immédiat.
    Alors que si la consommation est stable voire en retrait  »contrôlé », le plongeon sera reporté.
    Le satisfaicite gouvernemental en dépend.
    Chut, ne pas le dire.

    1. @ jeanpaulmichel

      Soyez rassuré, pour Noël, vous ne risquez rien.
      Le mot d’ordre est « Tenir jusqu’aux présidentielles. »
      Ce qui amène entre Pâques et la Trinité.

  7. L’analyse du ‘Ché’:

    Déclaration de Jean-Pierre Chevènement, 5 novembre 2011.
    Une monnaie moins chère ; une Europe de la croissance plutôt que de la stagnation ; préserver notre souveraineté budgétaire et fiscale, sauvegarder notre indépendance en matière énergétique, de défense et de politique extérieure ; redresser l’Europe : construire une Europe européenne qui soit un pôle dans le monde multipolaire de demain.

    http://www.chevenement.fr/Quatre-reperes-d-interet-vital-pour-la-France-et-la-Republique_a1242.html

    1. construire une Europe européenne qui soit un pôle dans le monde multipolaire de demain.

      Il rêve notre Jean Pierre….et pourtant, il a participé à un gouvernement…

      A t’on jamais vu les européens se mettre d’accord sur quoi que ce soit si ce n’est les reculs sociaux et le diamètre des fromages? Par contre lors des conflits ou depuis le commencement de ce cataclysme économique rien n’est jamais sorti du chaudron européen.

  8. « C’est une crise du système, tout le monde le sait »

    Quel chemin accompli par nous depuis La crise du capitalisme américain (2007) ! L’époque n’est pas très lointaine où nous étions encore les seuls à l’affirmer.

    1. Soyez en bienheureux d’avoir su nous éclairer
      c’est toujours difficile d’avoir raison avant tout le monde et parfois très dangereux
      nous n’en sommes pas (plus) là , heureusement

    2. Oui, en réalité il n’y a plus de centre de gravité. On entend dire par ci par là que le centre de gravité du monde se déplace ce qui voudrait dire qu’un pays capitaliste remplacerait un autre pays capitaliste. Mais ce centre n’existe plus. Si l’Europe plonge, tout le monde plonge, ou plus exactement, tout le système s’effondre, que ce soit en Chine, au Brésil, ou ailleurs. « Enrichissez vous ! » disait Deng Xiao Ping. Oui mais voilà, le modèle est pourri à la base. Peut importe combien de milliards un pays possède. Demain tous ces milliards seront comme l’eau de la Mer d’Aral, évaporés.
      Le grand changement est de séparer le travail du salaire, le travail humain n’étant pas une marchandise.

      1. le travail humain n’étant pas une marchandise.

        Excellente remarque !
        J’aimerais bien que cette notion soit développée et étudiée et voir quelles conséquences concrètes pourraient en sortir.
        J’en appelle aux sociologues ou aux intellos de service. Ça urge.

      2. Le travail humain n’étant pas une marchandise.

        Je comprendrais si vous écriviez : le travail humain ne doit pas être une marchandise (sous-entendu, dans une société humaine) mais dans la société capitaliste, industrielle et marchande, le travail humain est bel et bien une marchandise.
        C’est même le seul lieu de naissance de la marchandise et le fondement de l’accumulation.

    3. Et l’horreur, c’est que de l’avoir dit il y a longtemps n’aura en définitive servi à rien : Marguerite Yourcenar faisait dire à l’empereur Adrien dans sa biographie apocryphe : « C’est avoir tort que d’avoir raison trop tôt ». Maintenant tous les opportunistes pourront se ruer sur les plateaux télé et comme Alain Minc prétendre qu’ils l’avaient dit en premier. Et sans que j’ai jamais compris pourquoi, les menteurs/dominants seront toujours davantage crûs que les autres, jusqu’au désastre.

      Ceci dit, Konrad Lorenz décrit le cas de singes chez lesquels on isole un individu non dominant et on lui apprend à se servir d’une machine à donner des bananes. On le remet en présence des autres avec la machine. Il prend des bananes et se les fait voler par les dominants. Si, en revanche on reproduit l’expérience en apprenant à un dominant à se servir de ladite machine, cette fois tous les autres apprendront à l’imiter. Voilà sans doute la raison…

      1. Et l’horreur, c’est que de l’avoir dit il y a longtemps n’aura en définitive servi à rien

        Il y a tellement d’exemple dans l’histoire humaine malheureusement. Churchill par exemple, avait vu des 1933 la dangerosité de Hitler et presque personne ne la écouter. Homo Sapiens dans sont ensemble n’aime pas les annonciateurs de mauvaises nouvelles… on est juste bon a d’abord être des pessimistes qui ni connaisse rien puis après quand la catastrophe arrive ses mêmes personnes qui nous ont catalogué comme des pessimistes, elles pleurent !

      2. D’ ou l’ expression :
        «  »On n’ apprend pas a un vieux singe a faire la grimace «  »
        Pour la raison qu’il ne peut apprendre que de plus vieux que lui .

    4. c’est seulement une crise du système? alors cela n’est pas grave….cela va s’arranger……j’étais convaincu que vous analysiez les péripéties de l’effondrement du système!

    5. Pour quelles raisons l’humain se trompe-t-il? Pourquoi après l’événement raté on explique pourquoi ça n’a pas marché? etc… Une petite conférence destinée à des informaticiens-projets, mais qui donne des indices. La présentation et le lien:

      «  » En informatique, sans doute plus que dans d’autres domaines, nous nous efforçons de prendre des décisions raisonnables, si possible objectivées par des données. ../…
      Nos méthodes de management et de conduite de projets tentent de standardiser ces approches rationnelles, de réduire l’aléatoire lié au facteur humain et de maîtriser la dynamique du changement.
      Avec une réussite souvent toute relative.
      Et si tout cela n’était qu’un mirage? Les connaissances en sciences cognitives et en dynamique d’équipes montrent que nous autres, être humains, sommes, par construction, profondément irrationnels. Plutôt que le nier, peut-être peut-on trouver des moyens de s’en servir! «  »

      http://www.usievents.com/fr/conferences/6-usi-2010/sessions/891-trop-humains-pour-reussir

    6. @ Paul Jorion 6 novembre 2011 à 22:10

      Quel chemin accompli par nous depuis La crise du capitalisme américain (2007) !

      Comment pourrions-nous dire le contraire ? Le malheur vient, dans cette affaire, quand on se focalise sur des questions de monnaies, de finances, d’argent et de quantité d’argent. Quand on ne s’intéresse qu’à des phénomènes d’échanges secondaires.

      Tant que nous n’aurons pas tous compris, que les circuits financiers ne sont que des circuits secondaires d’ordre immatériel, totalement bâtis dans l’imaginaire, donc susceptibles de tromper et de nous tromper, nous perdrons notre temps. Il faut nous intéresser au problème de fond, qui lui, est physique, concret, bien matériel, sans effet d’illusion, brutal, implacable, incontournable.

      Pour vivre sur terre, outre des conditions d’environnement admissibles, il faut consommer de l’énergie. C’est cette consommation qui pose problème à l’humanité au fur et à mesure que la population croît, que la consommation moyenne par individu croît et que les réserves d’énergies disponibles s’amenuisent.

      Si l’on n’avait pas inventé la monnaie nous n’échangerions entre nous que de l’énergie sous forme de matière consommable par exemple de la nourriture, du charbon pour nous chauffer, du pétrole pour nous éclairer et faire fonctionner notre auto, de la laine pour nous vêtir. Alors là, en ce moment, nous nous rendrions bien compte que l’énergie mise en circulation dans le monde en général, n’augmente pratiquement plus depuis quelques temps.

      Pire que cela, rapportée à chaque habitant elle va en moyenne en diminuant, et cela ne va aller qu’en s’accentuant, hormis lors de quelques sursauts localisés là où les prélèvements à grande échelle sont encore possibles ; les BRICS par exemple en ce moment.

      Alors le système financier conçu pour coller (imparfaitement) à une mise en circulation croissante de quantité d’énergie sur terre, ce qui a activé le développement de l’humanité, devient inadapté à une prévision de réduction de quantité d’énergie en circulation, donc à une contraction, une réduction du développement. Le stockage de monnaie devient la parade, sachant qu’une même quantité d’argent donnera demain la possibilité d’obtenir moins d’énergie dont le prix ira forcément en croissant.

      Pas besoin d’avoir recours au SMT de Johannes Finckh. Elle est venue toute seule la monnaie fondante. Elle arrive même à flot grâce à la planche à billets des US. Peut-être que la politique monétaire de l’Europe qui refuse le recours à la planche à billets est en rapport très étroit avec le fait que nous n’avons pratiquement pas de réserves d’énergie sur notre vieux continent. Cela mérite une réflexion approfondie.

      Le G20 se débat en ce moment avec ces problèmes de surface, ces artéfacts comme le dit Paul Jorion, au lieu de traiter des problèmes de fond, les durs, les sérieux, les incontournables.

      Souhaitons qu’il y ait dans les bureaux d’études du nouvel ordre mondial, des équipes qui travaillent sur du concret plus que sur des artéfacts. Il faut qu’elles soient associées à d’autres, en mesure elles, de travailler sur les hommes pour les aider à encaisser le choc.

      Je ne suis pas certain que ces équipes existent, ni que les politiques aient pris conscience de la nécessité de les mettre en place. Ça viendra.

    7. « C’est une crise du système, tout le monde le sait »

      1-« Tout le monde » ne met pas le même sens derrière les mots.
      Crise du néo_libéralisme financier ou crise finale du capitalisme?
      2- Les principaux dirigeants financiers, médiatiques et politiques n’utilisent pas cette expression.
      Donc ce n’est pas « tout le monde »….
      Une hirondelle ne fait pas le printemps . Désolé de doucher une rare bouffée d’optimisme.

      1. @ Merl Mokeur

        Relisez la conclusion de François : « Tout le monde le sait, mais tout le monde ne le dit pas ».

        Ceux qui veulent ne voir qu’une crise du néo-libéralisme financier sont ceux qui cherchent avant tout une excuse pour continuer comme avant. On connait l’antienne, elle est vieille comme le monde : la « bad apple », qui s’accompagne d’un discours de compréhension (« en effet, il y a eu des excès »), pour mieux retomber sur ses pattes (« mais si nous purgeons le système de ces excès en désignant un bouc-émissaire, on repart comme en 40 »).

        Chacun devrait être très suspicieux du fait que ceux qui portent ce pseudo-discours réformiste sont précisément ceux qui ont encensé le néo-libéralisme et s’en sont fait les porte-parole, et pas les contempteurs de cette dérive.

  9. Voila, l’Europe est sauvée!
    papandreou et samaras ce sont mis d’accord, ensemble ils vont détourner les milliards d’aide de la troika, et pour en être sur, le prochain premier ministre de la grece sera un banquier!
    Demain les bourses seront dans le vert, optimist peut mettre de l’essence dans sa Ferrari.
    Et le referundum………………euh!!! c’est quoi ca?

  10. Ah ! Voila maintenant que les banquiers pleurent :

    « Les banques (européennes) ont fait beaucoup, elles ont augmenté massivement leurs niveaux de capitaux et leurs liquidités, elles ont adaptés leur modèle économique et de rémunération »
    « Nous avons les taxes bancaires, que la plupart n’ont pas, la taxe sur les transactions financières … Assez, c’est assez! »
    Ces mesures « nous mettent dans un situation difficile face à la concurrence internationale. Les banques américaines et asiatiques travaillent avec des ratios de fonds propres beaucoup plus bas »

    Pov’ Mr Ackermann (président du lobby international des banques); tous ces miséreux n’ont vraiment pas de coeur, vouloir vous empecher de faire joujou avec leurs argents et celui que vous et vos amis ont fait sur leurs dos depuis tant d’années !

    Il semblerait en tout cas que devant l’imminence et la quasi-certitude d’un effondrement du systeme chacun serre de plus en plus fort son sac de billes…

  11. Si chacun commence à s’imaginer pour subtiliser les réserves d’or de l’autre (j’exagère à peine) , vous savez comment cela va finir?

    C’est cela que nous voulons,

    servir de chair à canons à nos chers politiques?

  12. Bernanke a dit que les us gardait leur or par tradition
    les allemands aussi ?
    Tout le monde sait bien que la monnaie, c’est du papier
    avec des zéros dessus avec l’avantage de pouvoir en rajouter
    autant qu’on veut. C’est formidable, quand y en à plus, y en a encore !

    1. ils ont surtout la tradition de refuser tout audit des coffres de Fort Knox, passque le magot il doit plus peser bien lourd de nos jours…
      Le UK a vendu la plus grande partie de son or à vil prix sous Gordon Brown. Les US leur auraient-ils montré la voie comme c’est souvent le cas?

    1. Attendez de sentir les effluves de conserves triple A
      des prochaines confitures Fillonidas/Sarkozykis.
      …. strictement destinées aux supermarchés

  13. Bonsoir François.

    Merci pour ce billet.

    « C’est une crise du système, tout le monde le sait », faisant référence à l’interconnexion des banques et des États. Tout le monde le sait, mais tout le monde ne le dit pas !

    Et si on poussait le raisonnement un peu plus loin en osant dire que derrière LE système il y a des individus bien à l’abrit (hommes ou femmes) à qui nous devons tous cet avenir radieux.

    LE système à bon dos, Monsieur Bernardino bouffe et bien grâce au système, il veut bien admettre que celui-ci est imparfait mais en aucune manière il ne critiquera ceux à qui il doit sa fonction et qui font perdurer LE système et il en est de même avec ceux qui sont chargés de gérer cette crise et ou de ceux qui sont chargés de nous informer, ils dépendent tous du système. IL ne faut donc rien attendre d’eux, ils feront tout pour que LE système perdure, c’est la raison pour laquelle tous les replâtrages auxquels nous assistons dépassent l’entendement.

    Ne pas perdre de vue non plus que cette crise pourrait bien servir des intérêts hégémoniques.
    Je dois avouer que j’ai un faible pour cette « éventualité ».

    « des mises en cause plus radicales sont nécessaires, » Là je suis bien d’accord, qu’en est-ce que l’on commence?

  14. Mr. Jorion vous aviez prévu un gros choc en août du fait que la plupart des gens seraient en vacances et c’était bien vu! C’est vrai qu’il est très difficile de prévoir le prochain grand choc mais… Que pensez-vous de l’idée de jeanpaulmichel qui dit:

    « Un seul mot d’ordre : tenir, tenir, tenir jusqu’à … Noel.
    Que les fêtes de fin d’année se terminent le moins mal possible afin de ne pas briser le peu de croissance qu’il reste.
    La fin de l’année est un moment crucial pour de nombreuses industries et il importe avant tout que le »système » tienne jusque là.
    Si les particuliers arrêtent de consommer durant cette période c’est le grand plongeon immédiat.
    Alors que si la consommation est stable voire en retrait »contrôlé », le plongeon sera reporté. »

    Bref: LE PLONGEON EN JANVIER c’est très probable

  15. Bon, il me semble que la zone euro va pas tarder à se désintégrer.

    Une impression comme ça.

    Et après … la grande inconnue.

    Pourtant il semble que cela satisfait les US et les BRICS, avec l’Allemagne en toile de fond.

    A constater leur sérénité, ils pourraient bien avoir un plan « B » derrière la tête …

    1. C’est ce que je pense: l’Allemagne a une stratégie. Ce n’est pas forcément le cas de tout le monde, certains pays n’ayant qu’une vision – et n’ayant surtout que les moyens d’avoir une vision -, à (très) court-terme.

      Il y a une locomotive, et des wagons qui suivent le mouvement.

      1. @Bruno
        Une vision ???( même à très court terme), vous êtes encore trop gentil.
        Une vision floue et changeante (hier les USA, aujourd’hui l’Allemagne, demain pourquoi pas la Chine) ce n’est plus une vision, c’est juste le minimum syndical pour maintenir l’illusion qu’il reste encore un pilote.

    2. INFO. Un extrait de la lettre financière Agora, qui vous donne une idée de ce que coûterait une explosion de la zone euro. Avec toute les réserves d’usage étant donnée la source:
      « Qui va en premier quitter la zone euro, nous demandions-nous ce matin en réunion avec Simone Wapler ? La Grèce ou l’Allemagne ? La cigale ou la fourmi ?

      Si seulement c’était si simple. Maintenant que nous avons signé pour la monnaie unique, nous devons faire avec. Ou du moins essayer. Le coût d’une explosion de la zone euro est trop élevé.
      Il a d’ailleurs été chiffré par un rapport d’UBS, « Euro Break Up – The Consequences ». Si un « petit » pays quittait la zone euro – par exemple la Grèce –, le coût estimé par habitant du pays sécessionniste serait de 9 500 à 11 000 euros la première année, puis de 3 000 à 4 000 euros les années suivantes.

      Pourquoi un coût si élevé ? Parce qu’une sortie de l’euro a de grandes chances de s’accompagner d’une faillite de l’Etat, de l’effondrement du système bancaire et la faillite de nombreuses entreprises (dépendantes à la fois d’aides des Etats, des prêts des banques et de la capacité des consommateurs à… consommer). Cela vous paraît impossible ? Les exemples sont pourtant nombreux dans l’Histoire. Pensez par exemple à l’Argentine…

      Quant à l’Allemagne, sa sortie de l’euro (sans faillite de l’Etat donc mais avec ébranlement profond du système bancaire et faillites d’entreprises) se chiffrerait entre 6 000 et 8 000 euros par habitant la première année et entre 3 500 à 4 500 les années suivantes.

      De quoi faire réfléchir.
      Toujours selon les estimations d’UBS, le coût du renflouement de la Grèce + de l’Irlande + du Portugal s’élèverait à « seulement » 1 000 euros par habitant de la zone euro.
      Un chiffrage qui ne prend pas en compte les conséquences de la faillite d’économies plus importantes comme l’Italie ou l’Espagne, ni le ralentissement économique qui se profile.
      L’Italie dans la tourmente… »

      1. Certes, le coût de la sortie éventuelle d’un pays de la zone Euro n’est pas à mésestimer.

        Mais allons jusqu’au bout: il est à comparer avec le coût d’un maintient dans ladite zone. Et en particulier pour l’Allemagne…

        Je ne dis pas que l’Allemagne va quitter l’Euro. Je dis que c’est un cas de figure parmi d’autres.

        Une décision de ce type est avant tout de nature politique, avant d’être financière.

      1. Purée, bientôt vont apparaître par ici el Buscón, Marcos de Obregón, et Rinconete y Cortadillo (moi je suis de la ville de la pícara Justina)

      2. Le 75 c’est Paris? Je crois que le style et le fond picaresque ont parfaitement leur place dans les discussions qui se développent ici. Finalement ne sommes-nous pas en train de parler des mêmes sujets qui motivaient Erasme, Thomas More et d’autres au 16ème siècle. L’inertie de l’humain es grande…

        Justina c’est Mansilla donc?

      3. Oui, 75 c’est Paris. Et la ville de la Pícara Justina (étonnant roman picaresque, moins connu que el Lazarillo, el Buscón o el Alfarache, mais plus original, plus bizarre) est León – la ville de Zapatero et de Rajoy, d’ailleurs…

        C’est sûr que la picaresca et son époque « ont parfaitement leur place dans les discussions qui se développent ici », surtout en ce qui concerne l’Espagne, mais aussi la Grèce et l’Italie. Les Espagnols ce sont les mêmes qu’au XVIe siècle, ils ont la même mentalité, la même façon de se comporter face à la Loi, ils sont aussi anarchistes, sceptiques et fatalistes face au Pouvoir. Quand on lit aujourd’hui Cervantes, Quevedo ou Gracián on se rend compte que peu de choses ont changé dans les cerveaux des Ibères…

        (Y tú, ¿de dónde eres?)

      4. Pas très loin, allende el Pontón. Et tout près aussi, à Bruxelles, ce qui me donne suffisamment de perspective pour conclure que ce qui se passe dans le cerveau (reptilien?) des Ibères ne diffère pas trop de ce qui se passe dans celui des autres représentants de l’Espèce.

      5. Lo conzoco. He pateado los Picos de Europa y, adolescente, veraneado en Burón, al lado de Riaño, durante años… Mi abuela era de Llánaves.

      6. Pues si lo conoces ya sabes, cuando ésto se tuerza, que pinta lleva, un rebaño, el zurrón y pa’l monte que con poco se vive 🙂

      7. Les Espagnols ce sont les mêmes qu’au XVIe siècle, ils ont la même mentalité, la même façon de se comporter face à la Loi, ils sont aussi anarchistes, sceptiques et fatalistes face au Pouvoir.
        Ah, Pablitillo ! Tantas tonterias no os cansan ?
        Ah Petit-petit pablo, tant de sottises ne vous épuisent donc pas ?
        Toujours à scruter le » caractère national » », l’esprit du peuple » et tutti quanti…
        Comment les espagnols -si tant est que cela signifie quelque chose- auraient pu être anarchistes au XVIème ?
        Cela prouve au moins deux choses, pablito : vous ignorez tout ce que Histoire signifie et en conséquence ce qu’anarchiste impose.
        L’inertie de l’humain es grande…@Lazarillo de tormes,

        Oui très grande, grande comment au fait ? ou Profonde comme cette sentence même : L’inertie de l’être humain est grande… Grande ou profonde, profonde comme cette sentence…
        Pobre Lazarillo que pobre eres -Pauvre Lazarillo que tu es pauvre.

      1. Viva Espana !
        Caminante no hay camino
        se hace camino al andar
        Oserais-je, oui, j’oserai : Marcheur il n’y a pas de chemin/ le chemin se fait en marchant.
        renou: changer de blaze, ouais, juste un peu transparent le changement dans la continuité du braquet& tutti quanti,
        Mais : changer de vie, changer de corps changer de ville et de décor dans les bras semblables des filles où j’ai crû trouver un pays/
        Est-ce ainsi que les hommes vivent et leurs baisers au loin les suivent comme des soleils fatigués..
        De mémoire (indéfinissable ô mémoire .) et certainement méli-mélo, de L. Aragon, voilà ce qu’il me vient.

      2. Puis « Dans le ventre des espagnoles il y a des armes toutes prêtes et qui attendent et qui attendent » Léo Ferré.

  16. En tant qu’ancien marin, j’observe que nous avons une vigie exceptionnelle. Il hurle depuis des années : » Iceberg droit devant! », malheureusement les passagers dansent, les officiers ont l’oeil rivé sur le compas et le cap à tenir obstinément .Alors je parle de notre vigie, de ses livres, de son blog. Continuons de le diffuser, ce n’est pas un dieu, un césar, un tribun, mais un citoyen-vigie, qui continue de hurler dans le vent: « ICEBERG DROIT DEVANT!! »
    (Le plus fort, c’est que l’iceberg en question se distingue de plus en plus!!)

  17. Si je comprend bien?
    Dans les pays hors zone euro (USA, UK, Japon etc…) les banques centrales rachètent la dette publique si nécessaire donc les taux d’intérêt restent faibles.
    Dans la zone euro (hors Allemagne et trois petits pays de la zone euromark), la Banque centrale sous le diktat de la Droite allemande CDU ne veut pas racheter la dette si nécessaire et les taux d’intérêt se tendent et deviennent usuraires (supérieurs à 6%) d’abord pour les « PIGS » ensuite peut-être pour d’autres dont la France.
    Que veut l’oligarchie financière appelée en langue de bois « marchés financiers »?
    Diminuer l’emploi, le pouvoir d’achat des 95% qui vivent de leur travail ainsi que les services publics pour pouvoir mettre cet argent volé dans les paradis fiscaux ou dans des dictatures à forte rentabilité.
    La Droite portugaise, dans le silence des media bien pensants (presque tous) baisse les salaires , les retraites, les services publics dans des proportions inouies jamais vues jusqu’ici. Les Droites anglaise, irlandaise ne sont pas loin derrière. Seule la perspective des élections freine la Droite française qui est à l’origine de plus des quatre cinquièmes de la dette publique depuis 1973.

    1. Merl Mokeur,
      comme quoi, gros QE comme pour le RU et la BoE (record de détention de dette par la banque centrale avec plus de 20% du total) ou petit QE comme pour l’UE et la BCE (autour de 6% soi-disant), c’est kif kif pour les citoyens…

  18. Il est parfaitement exact que la question de la sortie du capitalisme n’était plus formulée dans la gauche institutionnelle depuis des décennies. La flamme ne s’est pas éteinte dans les courants marxistes révolutionnaires. Cadtm (http://www.cadtm.org/) a fait un magnifique travail. Salut et fraternité au converti(e)s de la dernière heure. Un peu d’humilité et de compassion envers tous ceux qui se sont fait traiter d’hurluberlus pendant des années en osant s’affirmer anti-capitalistes quand les autres pensaient que l’histoire était finie !
    Oserais-je maintenant paraphraser Marx et dire que les intellectuels « n’ont fait qu’interpréter diversement le monde, il s’agit maintenant de le transformer ». Quel chemin accompli effectivement et quel chemin il reste à parcourir pour passer de la description indispensable des mécanismes de la crise du capitalisme aux moyens et chemins pour sortir du capitalisme. C’est un chemin qui ne se fraye pas seul, nous devrons nous y retrouver nombreux pou aller jusqu’au bout : renverser à l’insu de leur plein gré, les oligarchies financières avant qu’elles ne nous envoient leurs chiens. Les affres de la crise du capitalisme qui en s’aggravant par la crise écologique se présente comme une « crise de civilisation » rendent impérieux de « prendre parti », de fournir des réponses concrètes à des situations concrètes. En Grèce par exemple que dire ? Là-bas, Il ne suffisait pas de commenter un référendum qui ne pouvait pas avoir lieu …
    Cette distance confortable et de bon aloi entre exégèses savantes – indispensables et analyses politiques permet d’éviter de confronter ses « analyses » aux contingences de l’action politique. Pourtant la crise du capitalisme c’est du « politique » à l’état pur. L’indépendance de l’intellectuel est précieuse, elle permet d’éviter l’instrumentalisation et la perte de son critique. La participation à l’ »Agora » des anti-capitalistes évitera d’autres dérives, la récupération dans des cadres d’experts volontiers conciliateurs.
    Une participation à un atelier dans « l’alter G20 » débouche sur d’autres implications qu’une conférence. Celui qui est engagé dans l’action collective a d’autres demandes que le spectateur d’un colloque ou le simple lecteur d’un blog. Il veut vérifier et discuter les analyses, il cherche et souhaite partager des orientations susceptibles d’éclairer sa propre réflexion, son implication dans sa vie quotidienne, son action pour changer les rapports de force. Il a besoin d’un « intellectuel collectif ».
    Pour qu’il y est « action politique », il faut qu’elle s’organise en une « forme d’organisation collective » pour qu’elle ait une chance de succès. Cette action collective doit se renforcer et se prolonger, face au pouvoir totalitaire de l’oligarchie financière. Jamais humanité n’a été confrontée à une telle puissance dominatrice.
    La nécessité d’une organisation politique collective prolongée se posera toujours à un moment ou à un autre qu’on la nomme, coordination, mouvement, fédération, c’est sous des appellations diverses un « Parti ». Le point de vue de Sirius deviendra très bientôt notoirement insuffisant même s’il rend commode de penser en toute bonne conscience que toute forme d’organisation produit des « agents » qui vont au monde en doctrinaires pour lui dire « voici la vérité, tombez à genoux ! Déjà Marx …
    Dans ce domaine aussi, les choses ont bien changées, sont bien plus compliquées (les conquêtes des sciences humaines) mais on s’appelle toujours « camarades » ! .
    http://www.dailymotion.com/video/x8xziw_appelle-moi-camarade-map-feat-keny_music
    Qu’est-ce qui est plus moral, créer une banque où l’attaquer ? (Brecht)
    Il est temps de les « attaquer », pour les « saisir » sans indemnités ni rachat, auditer leurs dettes sans oublier les patrimoines de leurs actionnaires …
    http://www.npa2009.org/npa-tv/all/all/29231
    Adelante !

    1. Manque de bol, si le capitalisme est mort, c’est sans Marx et sans les marxistes. Et donc aujourd’hui, croyez bien qu’on se fera une joie d’enterrer et le capitalisme et le Capital de Marx et même ses enfants de choeur dont on ne souhaite qu’une chose : ne plus les entendre.

      1. Derrida expliquait que la signification d’un texte est le résultat de la différence entre les mots employés, plutôt que de la référence aux choses qu’ils représentent : mort-si … les marxistes-on… Marx-enfants de cœur… joie-enterrer …

      2. « si le capitalisme est mort, c’est sans Marx et sans les marxistes. » Vignerond
        Ah, ouais, il est mort : In vino pas toujours veritas.
        Je crois plutôt que Vigneron ne sait pas ce qu’est le capital, en fait ce n’est pas son problème, manque de bol, excès de coupe, il est des votres, il a dit ses bêtises commes les autres..
        « les oligarchies financières avant qu’elles ne nous envoient leurs chiens. » taupe rouge 04
        C’est déjà fait.

      3. vigneron a beaucoup mieux compris Marx, même en l’ayant moins lu que ce choriste-là, que cette taupe ressassante (remember Eninel). Certes, le capitalisme n’est pas mort et les chiens toujours à l’œuvre. D’ailleurs, vigneron a écrit « si » et tance les bergers de tous poils, leur houlette et prévient à sa manière les moutons de toute espèce.
        De la propagation des crises de surproduction et financière imbriquées à jamais, pour autant que les racines de leurs contradictions soient renversées, non seulement leurs symptômes représentés, d’autres formes de conflits apparaîtraient sans doute, mais leur forme de conflit entre classes sociales seraient périmées. Et Marx serait certainement le premier à rire que son Capital, arme de la critique encore nécessaire de notre époque, passât enfin aux poubelles de l’histoire, après avoir fait son temps.
        In vivo veritas

      4. Le capitalisme comme le christianisme ou la propriété ou… portent en eux leur propre punition; besoin de personne. Envie no veritas.

    2. à la taupe rouge 04,

      Si la gauche ne veut plus entendre parler de la chute du capitalisme, c’est probablement parce qu’elle a identifié le capitalisme à l’idéologie du progrès, sorte de main (ou dieu) invisible pour la gauche.

      1. Au nom du progrès ? Demain au nom de l’Union Nationale, de l’Euro, de l’Europe !
        Faut-il s’offusquer de ce faux paradoxe et jouer encore les naïfs ? Car le virage néo-libéral des socialistes n’est qu’un « détail de l’histoire. »
        Quelques rappels historiques !
        En juillet 1914, la SFIO publie un manifeste « A bas la guerre ! Vive la république sociale ! Vive le socialisme international ! ».
        Le 4 août 1914, les socialistes votent les crédits de guerre et le 26 août, ils rejoignent bien entendu le gouvernement d’ « union sacrée » (on trahit toujours pour une cause supérieure à celle défendue auparavant).
        Ils enverront des milliers d’ouvriers et de paysans socialistes français, s’entretuer avec des milliers d’ouvriers et de paysans socialistes allemands, dans cette effroyable boucherie de 14/18 de dix millions de morts, organisée au grand bénéfice des maîtres de forges.
        Ne parlons pas trop de la scission minoritaire du congrès de Tours en 1920 des « socialistes » qui refuse l’adhésion à la III ème internationale de Lénine et de Trotsky.
        Emmener par Léon Bum LA SFIO trahira les républicains espagnols, cet échec tragique ouvrira la voie à Hitler. Du reste, le 10 juillet 1940, 170 députés socialistes votaient les pleins pouvoirs à Pétain, une suite logique.
        Le capitalisme en crise trouvait « sa » solution pour la destruction massive de capital et de marchandises : 64 millions de morts.
        Passons rapidement encore sur la justification du colonialisme, sur les horreurs des exactions des armées coloniales françaises, « avec l’Algérie, la seule négociation c’est la guerre ! » et sur l’accompagnement fidèle à toutes les menées impérialistes américaines (jusqu’à l’Irak et la Libye), demain l’Iran ?
        Les petites visites serviles à l’ambassade américaine des petits marquis « socialistes » en pleine guerre d’Irak, révélées par weakileaks ne sont que pissettes d’hamsters …
        La capitulation idéologique des sociaux démocrates en général et du parti socialiste en particulier est parfaitement démontré dans cet article de l’économiste Lardon.
        http://www.fredericlordon.fr/textes/crise/refuses/pdf/Parti_socialiste.pdf
        Après cette lecture, la seule question légitime que l’on doit se poser c’est : Le Parti Socialiste est-il un parti de gauche ?
        Grâce à cette nouvelle trahison, appelons les choses par leur nom, une autre rupture définitive avec les « idéaux » socialistes, la transformation sociologique du PS lui a fait larguer toutes les amarres avec le mouvement social.
        Juste pour vérifier que les « saltimbanques » qui nous « gouvernent » ou ceux qui veulent nous gouverner n’ont plus de « pouvoirs » réels, là où il y a élection, il n’ y a pas le pouvoir, même Papandréou l’a compris.
        C’est là qu’il faudrait analyser, ce qui ne manquera d’étonner les historiens :
        Le décalage stupéfiant entre la situation concrète de « crise systémique du capitalisme » l’analyse qu’en font les éléments éclairés de la bourgeoise internationale. ( Roubini l’Américain, a fait titrer le wall Street Journal : « C’est Marx qui avait raison » et celle que produisent les socialistes et leurs alliés putatifs.
        Bien entendu, cela aboutit à des propositions indigentes en décalage absolu avec ce qui devrait être proposé pour une issue « socialiste » à la crise.
        Est-ce que c’est parce que ce petit monde considère qu’il est dans une autre « temporalité » avec les élections et que ces propositions ne passeraient pas dans les cadres institutionnels. C’est vrai, il faut être sérieux !
        Non, ils sont dans un autre monde !!!!

      2. Après cette lecture, la seule question légitime que l’on doit se poser c’est : Le Parti Socialiste est-il un parti de gauche ?

        ha ouais ? j’aime bien qu’on me dise ce que je dois comprendre… votre avis éclairé semble n’aveugler, de vérité, qu’un mirage. Si j’ai compris faut s’affairer dare-dare à un vrai PS anti-traître, par un vrai discours anti-traître…

        sérieux

        ben quoi…

      3. La taupe (du NPA de Manosque)
        Dis, c’est Ludovic, Ludo pour les intimes, inspecteur Gadget pour les médisants, ton petit nom ?
        Ou bien en plus des lombrics rosâtres raffolez-vous du copier-coller exogène ?
        La vieille taupe fatiguée ne creuse plus de nouveaux tunnels et se contente de son filon préféré, celui qu’est l’plus riche en bouzics bien dodus, huh ? Mais fatalement, elle tourne un peu en rond, la taupe, et même carrément en rond, la taupe. Bien nourrie qu’elle est, la taupe, mais elle s’ennuie, et nous ennuie, la taupe, ou Gadget ?
        http://npamanosque.unblog.fr/author/npamanosque/page/4/

      4. schizosophie
        Et vous skyzozozofe, vous avez encore mieux compris Marx que Vigneron, tout en le lisant encore moins, oulah!
        je ne sais pas si : De la propagation des crises de surproduction et financière imbriquées à jamais, pour autant que les racines de leurs contradictions soient renversées, non seulement leurs symptômes représentés, d’autres formes de conflits apparaîtraient sans doute, mais leur forme de conflit entre classes sociales seraient périmées.
        Mais je subodore que votre commentaire a déjà dépassé la date de péremption, attention que l’affaire ne tourne pas Vinaigre, il est vrai que Marx rigolerait, LOL, sans parler de Engels qui pourtant le mérite (vous avez vu sa barbe , elle supporte la comparaison, mais comparaison n’est pas raison, après la pluie, et il a plu ici et là, vient le beau temps, qui se réchauffe, vous croyez, moi je dis c’est des histoires…)
        ‘nite.

      5. Destruens, je vous souhaite bien du plaisir si vous êtes d’humeur à engager le fer avec shizosophie pour un petit round de marxoferraillage. Pouvez préparer l’café noir, des nuits blanches et même des mouchoirs…

      6. A. D.
        Vous me prenez pour un Construens honni, raté. Dialectica moralia ? Plutôt que de dauber du haut de ta certitude, publiquement, en répétant « vous ne savez pas » sous-entendu « moi je sais, mais je ne vous le dis pas, le travail du négatif se fait tout seul, (bande de nazes de sauce-dém) », non sans prosélytisme. Explique donc la subsomption (parfois dite soumission) réelle du Chapitre VI inédit que j’ai déjà indiqué dans ce blog et sa pertinence contemporaine. Moi je dis « sauce-dém » dans ce blog, mais j’argumente et je ne prends pas les autres pour des nazes, et je l’ai dit à vigneron en particulier, et publiquement pour de bonnes raisons, discutables et discutées.

        Ce n’est pas la peine de dauber sur les postures A, B, C, D à Jorion (que je critique aussi) si c’est pour leur substituer des positions au nom d’un négatif caché, et gros comme une autre maison.

        Allez un peu de Gotha, trad éd. soc, donc stal, mais quand même, versus Lassalle et les programmatistes :

        D’autre part, le prolétariat est révolutionnaire vis-à-vis de la bourgeoisie parce que issu lui-même de la grande industrie, il tend à dépouiller la production de son caractère capitaliste que la bourgeoisie cherche à perpétuer. Mais le Manifeste ajoute que « les classes moyennes… sont révolutionnaires… en considération de leur passage imminent au prolétariat ».

        De ce point de vue, c’est donc une absurdité de plus que de faire des classes moyennes, conjointement avec la bourgeoisie, et, par dessus le marché, des féodaux « une masse réactionnaire » en face de la classe ouvrière.

        (Critique du programme de Gotha, Karl Marx, à propos du quatrième paragraphe du I, dites « Gloses marginales au programme du Parti ouvrier allemand »)

        Si vous voulez en rester aux anathèmes, vous allez vous énerver vainement. Et si ce n’est que pour votre plaisir, il peut être contradictoire. Il y a des choses plus importantes que de jouer à la plus grosse compréhension, surtout quand on ne se risque pas à la diffuser.

  19. La technique des effets de levier date de mathusalem. C’est pour dire de dire quelque chose alors qu’on sait très bien que la solution est dans le partage des richesses mais on ne le dit pas.

    L’argent travaille l’argent mais ce n’est pas lui qui fabrique la voiture qui sera vendu pourtant les traders et les actionnaires toucheront un max sans rien faire d’autre que faire « travailler » l’argent.

    Pourquoi si l’argent travaille ne pas le laisser travailler tout seul et mettre tout le monde en retraite ?

    Non, tous ces mécanismes économiques sont des tire aux flancs pour cacher que les riches veulent toujours prendre plus à ceux qui n’ont déjà plus rien mais qui travaillent de leurs mains.
    Ah! les cons….

      1. bonsoir Cécile,
        klebtocrates, c’est très animalier comme expression
        ça me fait penser à la chanson de Jacques Brel « ne me quitte pas » où il parle de « L’ombre de ta main, L’ombre de ton chien »
        merci de ton appréciation

    1. Mikis Theodorakis, Costa Gavras – Z (1969)

      Mikis Theodorakis ferait mieux de se cantonner à la musique, pcq moi aussi je peux faire mon vigneron :

      Le 3 février 2011, dans un entretien donné à la chaine de télévision grecque HIGH, Míkis Theodorakis a déclaré : « Oui, je suis antisémite et antisioniste. J’aime le peuple juif et j’ai vécu avec lui, mais les Américains juifs se cachent derrière tout, les attentats en Irak, les attaques économiques en Europe, en Amérique, en Asie, les Juifs américains sont derrière Bush, Clinton et derrière les banques. (…) les Juifs américains sont derrière la crise économique mondiale qui a aussi touché la Grèce. »

  20. « C’est une crise du système, tout le monde le sait »

    Tout le monde le sait d’autant mieux que tout le monde est complice de cette faillite. Je m’explique:

    L’Europe actuelle est le couronnement de la politique américaine pour s’assurer un leadership mondial. Ce n’était pas simple, il leur a d’abord fallu affaiblir De Gaulle puis casser la domination française sur l’UE en y insérant l’Angleterre puis pousser cette UE à l’élargissement pour la rendre obèse et impotente.

    L’euro, monnaie rigide alignée sur le mark, lui a enlevé toute possibilité de réagir au plan commercial grâce à un assortiment de réglementations toutes plus absurdes les unes que les autres. N’oublions pas, car ce serait dommage, les règles imposées, de libre circulation des marchés et des capitaux, de concurrence libre et non faussée et l’ouverture des frontières à tous vents et sans contreparties. Enfin et surtout l’interdiction faite aux états de s’autofinancer pour le cas où ceux-ci parviendraient malgré tout à se maintenir la tête hors de l’eau mérite toute notre admiration.

    L’état n’a plus d’argent puisque l’état se finance par un impôt lui-même prélevé sur des salaires de plus en plus maigres. Les crises successives (plus ou moins provoquées) et la menace du chômage ont permis de rogner les salaires. Les délocalisations et l’ouverture imbécile des frontières ont réduit comme peau de chagrin un tissu industriel déjà mis à mal par la politique pro-allemande de VGE.

    Pour autant que je sache cela a été accompli majoritairement en dehors du consentement des peuples. Personne n’avait eu à en souffrir mis à part ces 99% qu’on tenait soigneusement dans l’ignorance quant aux effets recherchés et à leurs implications. (NB: si le mot ignorance ne vous convient pas vous êtes autorisés à le remplacer par désinformation). Le 1% restant s’est évidemment copieusement servi sur l’argent de la trahison.

    Il ne nous manquait plus qu’une bonne crise issue de la cupidité des financiers….et les exclamations vertueuses de ceux qui ont participé à la curée.

  21. Parmi les nouvelles mesures d’austérité envisagées par le gouvernement:

    Une accélération de la réforme de 2010 des retraites:

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/06/plan-de-rigueur-une-acceleration-de-la-reforme-des-retraites-serait-en-vue_1599714_3234.html#ens_id=1595324&xtor=RSS-3208

    Je partage la colère du citoyen qui a écrit

    Citoyen en colère Dispositif monstrueux! La droite a assez décliné son aversion des travailleurs! Cette réforme serait inique. Il y a dix ans, je partais en retraite cette année, aujourd’hui, je pars dans un an et demie, et vous voulez que je parte dans deux ans??? Vous voulez démoraliser tous ceux qui sont encore en poste à l’âge de partir en retraite, nous ne sommes pourtant pas nombreux? M. Fillon, vous avez peu d’amour propre! REPOUSSER L’ÂGE DE LA RETRAITE, C’EST DIMINUER LE MONTANT DE LA PENSION!

    Et je me retiens d’écrire les insultes que mérite ce pouvoir collabo des intérêts financiers internationaux!!!

  22. Ce n’est pas une crise du système.
    C’est une crise d’incompétence.
    Tout le monde ne le sait pas !
    Mais il y a comme un doute lancinant, comme un caillou dans la gaudasse qui fait qu’au bout d’un moment, on fini par se poser la question … qui fini par tarauder …
    « et si on ne trouvait pas la solution ? »

    arf …

    parceque vous vous y croyez encore a leur pantomime ?

    Mais il vaut mieux dire « c’est une crise systémique » que de dire « je suis incompétent » …
    Donc il faut voir au dela des mots dans cette « crise ». Oups, des éléments de langage il faut dire en novlangue.

    Quand je pense a ce bon vieux 1984 …

    1. ne vous y trompez pas, ces dirigeants ne sont pas incompétents,ils sont indifferents !
      indifférents au sort de ceux qui subissent déjà ,de ceux qui vont subir les douloureuses conséquences de leur immobilisme délibéré

      1. Je suis d’accord ce système est intrinsèquement déshumanisant. Et pourrait devenir inhumain si l’on ne met pas un point d’arrêt au déploiement de ses méfaits.

    2. salut yoananda,
      désolé de te ne pas te contredire, tu as mis le doigt dans le cul de sac de noeuds.
      parce que l’incompétence est certaine quand tu vois un incompétent qui gouverne la France qui savait pas ayant été ministre du budget qu’il y avait 15 millions de retraités le jour où il a été élu (ça veut bien qu’il a été élu sur la base d’aucun programme envers les électeurs).

      parce que l’incompétence est certaine quand tu vois des électeurs incapables de voter sauf à la gueule du client (les études psychologiques montrent bien que les consommateurs achète le contenant pas le contenu parce qu’ils soient cons, soient incapables d’apprécier le contenu donc font confiance voir merdiator, soient fainéants et conservateurs de leur arrière-train quotidien), à nabot, peuple nabot,

      parce que l’incompétence est certaine si la gauche est plutôt comme LE PEN pas vraiment très intéressée par le pouvoir, LE PEN est là pour faire diversion, et la gauche c’est pas mieux parce qu’une fois élue, elle s’aligne, c’est tellement pratique le conservatisme et de rester dans l’enclos des éléphants. La gauche n’a oeuvré de gauche qu’en 1981 quand Mitterand ne pouvait faire autrement. L’engouement et la naïveté de Pierre Mauroy n’a duré que 6 mois puis c’est reparti pour les nationalisations et la destruction de l’espèce public. Le peuple a fermé sa gueule parce que c’était la gauche. Par conservatisme, la gauche a fabriqué un tremplin dont nous profitons aujourd’hui. Exemple des plus flagrants de cette inertie : la suppression de la peine de mort qui n’existait plus que symbolique pour s’afficher dans l’histoire et qui ne mange pas de pain mais après, la privatisation du prix du pain pour que le peuple finisse à présent par manger du pain de merde qui ne nourrit pas son peuple tellement il est chimique et introduit des maladies, la CSG de Rocard qui s’est mis à imposer tous les bas revenus sans distinction, en fait une TVA sur le travail, avec une partie de CSG doublement imposable et totalement illégale constitutionnellement et révolutionnairement, le renforcement des jeux du peuple avec le loto, et l’Europe et son coût de consommation multiplié par le traumatique 6.5, en fait une multiplication de saloperies qui se sont posées comme tremplin assuré à la droite car elle ne fait que prolonger la programme de la gauche de 1981. Pourquoi un tremplin ? Mais si la gauche a été capable de mettre en place tous les verrous et que le peuple laisse faire, c’est donc que le peuple est aveugle donc donnons-nous en à coeur joie.

      La plus belle preuve de l’engouement de la gauche pour le conservatisme et donc l’inhibition est justement l’explosion du discours financier : il n’y a que lui qui résoudra les problèmes de la planète si elle croît. Mais en quoi finalement ? Le 5 Novembre en dessous de l’arche de la défense ou de la dépense, il y avait même pas 300 spartes pour admirer l’arc de triomphe de Mitterand. Le conservatisme a donc de beaux jours devant lui.

      ce qui est surprenant est que la révolution 1789 issue des lumières dont l’objectif principal était scientifique ne sait plus compter sur ses doigts. En effet, comment le peuple peut-il élire un président sur le concept ridicule de ‘travailler plus pour gagner plus ». Gagner une campagne présidentielle sur cette formule d’asile qui est démente, rabachée et rabachée, montre bien le degré de folie des élections.
      Comment pourrait-on dire à quelqu’un « tu vas travailler moins et gagner moins » ?

      Sa nouvelle formule s’adressant aux français qui ne sont que des insouciants face au monde qui se bat, LUI, est significative du pouvoir immense qu’il détient en ce moment : « travaillons plus et travaillons mieux ».

      Sera-ce encore assez con pour que le peuple avalasse la couleuvre ?

      1. « Avale la couleuvre », michelB, avale tout court; subjonctif présent dans la subordonnée pour principale au futur, de toute éternité. Le reste est à l’avenant, mais sur le fond.

        @Destruens, c’est une crise du système civilisationnel global issu de la modernité, système de production et de reproduction capitaliste en tête. Crise de compétences aussi, par définition et ne vous en déplaise, même si cette crise de compétences des « élites » comme des « méritants » – ce qui, soit dit en passant, pose une des questions cruciales de ce blog – est plus un effet de l’écroulement général que sa cause première en elle-même et sa révélation un élément supplémentaire de sidération induit par cette chute libre. Sauf évidemment à rester dans son déni, comme vous le faites si bien, mais n’est-ce pas une autre forme, commode ou bravache, de la sidération…

      2. salut vigneron,
        désolé je bois pas d’alcool, ça fait un bail d’abord
        désolé de faire du tort à ta profession mais je ferais même pas un effort de boire un coup, je suis vraiment un non buveur
        c’est dommage que tout mon travail se résume à une couleuvre de ta part
        j’ai pas trop envie de l’avaler
        ce sera peut-être pour une autre fois

        ta prose à Destruens, est très intéressante
        🙂

    3. Ce n’est pas une crise du système.
      C’est une crise d’incompétence.
      Tout le monde ne le sait pas !

      L’incompétence est votre : vous ne comprenez rien à la crise en cours.
      1984, c’est bien, mais il faut tout même essayer de comprendre par soi-même.
      Les dirigeants sont tout à fait compétents, ils font ce qu’ils doivent faire pour sauver ce qui peut l’être, c’est-à-dire l’être du capital.

      1. je verrais les deux, la crise du système, évidemment mais aussi parce que de summum d’incompétents et crise d’incompétence depuis le retour des prophètes gestionnaires aux affaires du monde

  23. Dans « crise du système », le terme de crise lui même ne me semble plus vraiment adapté, puisqu’il sous-tend qu’il ne s’agirait que d’une perturbation avant retour à la normale. Je trouverai plus juste de parler des « limites du système ».
    Ce système favorisait le capital au détriment des investissements, des salaires et des états, le manque à gagner correspondant étant compensé par le crédit. Il était donc mathématiquement évident que ce système avait une fin.
    Après avoir touché du doigt cette fin avec les subprimes, donc côté sphère privée, on a assisté à un déplacement de flux à partir de la sphère publique, qui elle ne l’atteignait pas encore. Voilà maintenant chose faite, et tout ce à quoi on assiste dorénavant sont encore des transferts de flux (la rigueur n’est qu’un transfert « privé vers public » ),
    qui ressemblent à des oscillations de plus en plus rapides. En 2008, la solution avait tenu deux ans. Aujourd’hui, une solution dure deux jours (j’exagère à peine).
    La seule façon de redonner des marges serait donc de pomper dans la sphère capital, c’est à dire d’annuler partiellement les dettes souverainnes et privées. On y arrive (ce qui paraissait inenvisageable avec la grèce parait ajourd’hui évident à tout le monde).
    Mais si c’était pour repartir ensuite de plus belle avec les même principes, ce ne serait là encore qu’un peu de temps gagné.
    Pour rebâtir un système fiable, il faut donc impérativement modifier le contrôle des flux.
    > La taxe sur les transactions financières irait dans ce sens, mais il faudrait la pondérer afin que les transactions court-terme soient plus pénalisées que les transactions long-terme (pour freiner le flux « privé vers capital »), et surtout réinjecter une partie de son produit dans l’économie (public vers privé).
    > Une nouvelle fiscalité devrait impérativement favoriser les investissements au détriment de la spéculation.
    > Mais bien évidemment, tout ceci ne peut se faire que si on lutte réellement contre les paradis fiscaux, qui sont de véritables trous noirs du capital: les flux y rentrent, mais n’en ressortent pas.
    En résumé:
    1/ Annuler partiellement les dettes souveraines et privées
    2/ Reprendre le contrôle des flux financiers
    3/ Eradiquer les paradis fiscaux

    Bref, y’a du boulot… Mais on a le droit d’en rêver.

    1. A mon sens, le terme de « crise » convient très bien, mais il faut identifier ce qui la cause: à savoir la monnaie telle qu’elle est faite, moyen d’échange et moyen de réserve de valeur ultime en même temps, deux fonctions définitivement impossibles à faire tenir ensemble!

      1. Ce n’est pas une crise monétaire, c’est une crise du mode de production capitaliste, mais vous aussi vous ne savez pas (vous ne voulez pas savoir) ce que cela signifie.

      2. Le « mode de production » est justement capitaliste parce cette monnaie est capitaliste et non neutre!
        Dès son émission, elle exige l’intérêt, simplement parce qu’elle est conçue ainsi:
        Echangeur universel et réserve de valeur en même temps, deux notions totalement impossibles à concilier quand elle sont portées par ce qui est monnaie.
        Et c’est la notion « réserve de valeur » qui imposera toujours les conditions capitaliste aux marchés. C’est bien pourquoi je maintiens:
        la monnaie capitaliste est la cause première et dernière du « mode de production capitaliste »!

    2. Jason, vous êtes un(e) sage; ce n’est pas d’une crise dont il s’agit, un moment temporaire à traverser en serrant la toile dans le gros temps, mais bien de l’effondrement d’un système du à la perte du leadership économique du monde occidental, provoqué et accentué par le système capitaliste: concentration des richesses et répartition inégalitaire, destruction de l’appareil productif la où les travailleurs sont trop chers par rapport aux pays émergents, pillage des ressources, etc. Jusqu’à présent le système a perduré moyennant un océan de dettes privées d’abord, publiques ensuite et désormais le choix est relativement simple: soit les états assument la dette et c’est parti pour deux décennies de stagflation et le retour à un niveau de vie digne de la fin des années 40, soit l’on tire un trait et l’on efface partiellement la note au risque de faire exploser le système financier. Vers quoi s’oriente t-on ? une gestion à court terme de rafistolage préélectoral qui risque bien de ne rien résoudre et pire, d’aggraver la situation jusqu’à ce que l’ultralibéralisme entre en scène; j’écoutais d’une oreille distraite Madelin ce matin sur LCI, l’échevelé ultra préconisant la « libération de la croissance » en privatisant les hôpitaux, passant les retraites de la répartition à la capitalisation, etc..voilà ce qui nous attend après mai 2012 en cas de victoire de la droite. Le reste, c’est du bla bla.
      Et qu’est ce que craignent le plus « les marchés » ? eh ben que les états ne remboursent pas, en partie ou en totalité…et c’est pourtant la seule solution « viable » si l’on veut conserver un minimum de systèmes sociaux dans la sphère publique.

      1. et c’est parti pour deux décennies de stagflation

        Pas vraiment…d’ailleurs 1929 n’a pas duré 2 décennies.

        Non, c’est parti pour une déflation puis une révolution, et un effondrement total du système, tiré vers le bas par des mécanismes de rétroactions très puissants, liés à l’assise de la demande sur le travail salarié principalement. C’est ce système là qui ne va plus.

      2. c’est aussi l’effondrement du sens et de la raison , pris dans l’engrenage funeste : la lutte finale des esprits , des histoires , des mémoires et des mots , ainsi que des fins qui n’arrivent pas à trouver leur point commun sauf dans ces affrontements . la force étant le seul droit « naturel » .
        mais dont on ignore la nature .
        quand un conflit sera « réglé », on en fabriquera un autre , puis un autre .
        la dissuasion ?

      3. Comme je l’ai dit, je pense que les limites mathématiques sont très proches, en tous cas plus proches que les limites sociales.
        Les ultras-libéraux à la Madelin n’auront pas le temps de se mettre la population à dos. Le système est déjà en train d’imploser. La restructuration des dettes souveraines est inévitable, avec une faillite bancaire à la clé qui se répercutera violemment sur l’économie réelle, le temps qu’un nouveau flux de liquidités soit rétabli.
        Par contre, c’est ce qui sera fait ensuite qui reste pour moi du domaine de la conjecture. Nouveau système ? Reconduction « liftée » de l’ancien ? A ce stade encore, le modèle Madelin sera difficile à vendre…
        Quoiqu’il en soit, aucun système, même le meilleur, ne pourra avoir un effet suffisamment immédiat. C’est donc à partir de là que les instabilités sociales seront le plus difficiles à maîtriser.

    3. le système en l’état ne peut aller que dans le sens de son propre renforcement, il ne peut donc que se concentrer, se résorber, se recroqueviller sur lui-même,
      il est de ce fait incompatible avec une loi de l’échange qui puisse valoir à prévaloir dans la durée,

  24. Cela a commencé par une idée magique, qu’il a fallu ensuite mettre en musique : donner au FESF (fonds européen de stabilité financière) un effet de levier pour démultiplier ses moyens financiers.

    Le maître-mot dans cette phrase, c’est « magique ». Où est le point d’appui de leur levier? (Archimède disait: « Donnez-moi un point d’appui, je soulèverai le monde. »)
    Les historiens du futur n’en croiront pas leurs yeux.
    Ceux qui prétendent piloter sont aveugles.

      1. Même chose que pour @yoananda, le problèmre est votre incapacité à saisir ce qu’est le capitalisme, et par conséquence ce qu’est une crise là-dedans.

      2. @ pars destruens
        le capitalisme , n’est ce pas la faculté d’accumuler , de conserver , de menacer , et de régir ?
        en clan , ou en bandes organisées .mais qui ne peuvent malgré tout ne devenir « légitimes » que sous une sorte de sacralisation ?

      3. bonsoir pArs Destruens,
        mon incapacité à saisir le capitalisme ?
        en fait, pour moi c’est très simple, il correspond à la base de la pyramide de Maslow.
        il est incapable de s’élever.
        Sarkozy est une belle métaphore de la représentation (VRP)

  25. Eh bien c’est faire injure à Archimède que de vouloir rapprocher les décideurs (non-décideurs) politiques du moment à Archimède.
    Papandreou aurait pu se rapprocher de son anc^tre s’il avait pu maintenir le projet du référendum, mais il n’en a pas eu les moyens de le faire. Maintenant, d’autres « archimédiocres » l’ont viré.

  26. Belle synthèse, merci.
    PS- attention, avant dernier alinéa, une petite erreur : il manque un pluriel à « analyse des plus conventionnelleS ».

  27. « Chaque Etat membre entâme, le cas échéant, le processus conduisant à l’indépendance de sa banque centrale »
    article 109E, alinéa 5 du traité de Maastricht.

    Tu parles d’une indépendance…
    Indépendance politique mais dépendance totale à la technocratie européenne.
    Chevènement avait immédiatement dénoncé, à l’époque, la « privatisation de la Banque de France au nom de la construction de l’Europe des marchés et de la finance ».
    Voilà la belle démocratie qui était prévue…
    Et dire que j’avais voté oui à l’époque (pour un premier passage aux urnes, ça commençait plutôt mal). Je me suis rattrapé en 2005…

  28. Je viens d’ écouter la matinale de France-Culture, sujet ce matin la situation aux USA.
    Guère plus brillant, et sans doute moins brillant qu’ici en terme d’explosion des inégalités et de
    montée des courants réactionnaires antisociaux, chez les républicains en particulier.
    Ces dernières 30 années le 1% des plus riches a vu ses revenus augmenter de 275%, le 0.01% de 400%, parallèlement 22% des jeunes enfants vivent dans la pauvreté et le taux de chômage réel est plus proche de 16%, que de 9%.
    Le capitalisme est en guerre contre les salariés, cela ne pourra que mal se terminer.
    Le capitalisme était supportable pour le plus grand nombre tant qu’il acceptait comme contre partie à sa brutalité intrinsèque, de compenser cette brutalité par la mise en place d’amortisseurs sociaux au travers de l ‘Etat Providence. Le néo-capitalisme, ultra libéral financier n’a d’autre objectif que l’enrichissement de 1% de la société, et la suppression de la compensation sociale.
    De fait il ne sera plus supportable par les 99%, il l’est déjà de moins en moins, les positions ne peuvent que se radicaliser.
    L’objectif étant d’amener la condition des 99% au niveau de celle du travailleur chinois, afin de maximiser encore plus les profits du 1%.

  29. Stupeur et tremblements!
    Dans Le Monde, ce matin:

    « Les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course, vivant d’acquis sociaux », déclare Jin Liqun, qui dirige la China Investment Corporation (CIC), dans une interview diffusée dimanche[…]. « Je pense que les lois sociales sont obsolètes. Elles conduisent à la paresse, à l’indolence, plutôt qu’à travailler dur. Le système d’incitation est complètement détraqué », a poursuivi M. Jin.

    .

    1. D’où la nécessité de ne plus évoquer la Chine comme s’il s’agissait d’un bloc monolithique et de bien distinguer en Chine représentants du capital et les autres. Au sein même du PC chinois il existe une tendance libérale qui s’oppose à une tendance plus sociale. Bref, Jin Liqun représente le capital et non pas la Chine.

    2. Si les dirigeants pensent comme lui, alors l’Europe n’a rien à attendre de la Chine…

      C’est même très inquiétant pour la Chine, cela confirme qu’il y a une bonne partie de l’élite qui n’est pas prête à améliorer les conditions de vie des ouvriers, fermiers, employés chinois, que ça soit par des augmentations de salaire ou une meilleure protection sociale.

      La croissance chinoise profite grandement à une très petite minorité, notablement à une classe moyenne qui représente 200 à 400 millions de personnes et peu ou pas du tout au reste de la Chine, soit un milliard de personnes.

      La crise met également en danger des structures telles que le PCC et ils ont bien compris que leur existence passe par l’écrasement des classes moyennes occidentales.

      Il est intéressant de voir que l’IDH de la Chine, n’a pas connu de bond significatif, plus important que la moyenne mondiale, durant ces dix dernières années, malgré une croissance annuelle du PIB à deux chiffres.

    3. La « Chine » triomphe mais devrait regarder un peu plus loin que le bout de son nez .
      Car son impérialisme risque de lui coûter fort cher et les bulles de son libéralisme vont lui claquer au nez .
      Elle au moins a la maîtrise de sa monnaie , ce que nous n’avons plus…
      Et ça avec la grande ouverture de nos frontières explique largement plus la crise que les quelques protections sociales qui nous restent et qui permettent par ailleurs de tolérer les conséquences de la globalisation et le déplacement des richesses vers la rente .

    4. Ce monsieur fait parti du 1% de la nomenklatura « communisto-capitaliste » chinoise, et doit être combattu au même titre que nos ploutocrates à nous.
      Par exemple Monsieur Barroso est un ancien maoïste:

      Jeune homme, lors de la révolution des œillets en 1974, il se situe à l’extrême gauche radicale de l’échiquier politique comme président des étudiants maoïstes (MRPP), à l’époque seul parti d’opposition actif, avec le Parti communiste portugais. En 1979, il fonde l’Association universitaire d’études européennes.

      (source wikipédia)

    5. Ce chinois semble quelque peut stupide, en plus d’être provocateur.
      Si les ouvriers occidentaux cessent d’être paresseux et acceptent des salaires très bas, ils vont devenir des concurrents redoutables pour les ouvriers chinois !

  30. « La vérité est que ces fameuses légèretés fiscales et administratives grecques, justifiant admonestations, sanctions, ont été tolérées, pis, encouragées par l’Union européenne, en particulier par la France et l’Allemagne. La vérité est que la folle dette grecque a d’abord servi à une terrible course aux armements contre la Turquie. Depuis dix ans, ce pays achète les F16 par douzaines, sans parler des frégates, des sous-marins, des hélicoptères, des chars d’assaut, des missiles en tout genre. L’addition se chiffre en dizaines de milliards d’euros, payés en premier à l’industrie allemande, puis française, puis américaine. Jusqu’à la crise, la Grèce était le cinquième importateur d’armes du monde, derrière la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et les Émirats ; le premier, et de loin, européen en dépenses militaires par habitant. Pour couronner le tout, Athènes, en 2004, organisa les Jeux olympiques. Il fallait amuser la planète pendant trois semaines, pour quelques milliards de plus, payés rubis sur l’ongle. Un pays normal ne pouvait faire face à ces investissements stratosphériques. Qui pouvait l’ignorer ?

    Au moment de prononcer des sentences définitives, il convient de rappeler que les « erreurs » ne sont pas toujours celles que l’on croit. »
    Philippe Dessertine

    1. salut Pappy,
      quelles sont elles alors ces erreurs, tu sembles les connaître ? c’est juste pour pas tourner en rond.

      Tu as une définition de ce qu’est « Un pays normal » ? normalisé ? normativé? blindé de lois ? de race conquérante ? sans problèmes ?

      Cela devrait être intéressant de dégager un modèle de référence. Quel pays pourrait s’imposer ? je parle pas fiscalement évidemment.

      belle journée

    2. @ Pappy:
      J’approuve des trois mains !
      Les Grecs malhonnêtes ou qui méritent l’invective sont simplement les plus riches, j’en ai marre d’entendre dire « les Grecs ».
      C’est insupportable cet amalgame, « les Grecs », qui ne sert qu’à donner raison à une austérité ne frappant que les classes moyennes et populaires, pour les privilèges des riches et super-riches.

      Et dans l’opinion démocratique que construisent les discours officiels et médiatiques, la militarisation de nos société est soigneusement occultée. Le complexe militaro-industriel est un vrai cancer dans nos sociétés, à commencer par le monstre étasunien qui alimente une armée folle et des bases dans 130 pays, un budget supérieur à un milliard de dollars par jour, et supérieur à la somme des dix suivants. « La » démocratie a bon dos !
      La démocratie représentative a quelques acquis précieux, beaucoup de limitations, et surtout un mouvement de régression.
      Heureusement ou malheureusement, elle est dans une crise mortelle, sans garantie de dépassement par le haut.

      1. certes . et puis il y a cet autre aspect des choses : des groupes , des « églises » prêtes à tout pour ne pas perdre leur pouvoir sur les esprits . au détriment de toutes vérités ou survie de la planète .
        insensé ? faut voir .

    3. Ce sont malheureusement des vérités que l’on entend assez peu, et qui illustre parfaitement le cynisme dont nos dirigeants sont capables de faire preuve. Pareil pour le maquillage des comptes avec l’aide de GS, y compris sous la présidence européenne de Mario Draghi, promu depuis dirigeant de la BCE.
      Mais si la Grece n’avait pas dérapé, cela n’aurait pas changé grand chose…on n’aurait pas parlé d’elle en premier, on aurait gagné juste qq mois sur cette crise.

  31. Il est bien connu qu’en Chine, les salaries vont travailler de faite de cœur car quand ils veulent revendiquer, le pouvoir attache bien de l.importance a prêter attention a ces revendications.

    Pourquoi Chine est-elleentrain de mettre en place des retraites et autres
    Protections sociales , alors ?

    1. Intéressant.
      Je suppose que « Total annual debt change » est le taux de variatin, positif ou négatif, de la dette publique en un an.
      Quelqu’un peut confirmer ?

    1. on dirait des bouffons …

      ça , c’est la façade. ce qui se passe en coulisse, ça doit être moins drôle . sans parler des formes de conspirations de toutes sortes incitées par les instances religieuses , les sectes qui soutiennent ces va-t-en guerre

      1. ce qui est remarquable c’est la manière dont les peuples sont sollicités pour voter mais quand ils disent non, leur bec est cloué (français, irlandais alors que les anglais ont gardé la livre)

        maintenant Sarkozy et Merkel font chanter les grecs, toujours le bon outil de la peur

        comme si, dirait Hé las, ce sont des groupuscules religieux, habitués au chantage et à la peur de la punition divine, qui sont aux commandes des peuples laïques ou non.

        ceci pourrait expliquer que beaucoup de décisions sont prises en messes basses et qu’ensuite les peuples sont placés devant le fait accompli.

        si tel est le cas, les peuples rationnels, travailleurs, monopolisés par leurs ouvrages n’ont pas le temps matériel de consulter les notices explicatives des médicaments qu’on leur injecte chaque jour et finissent ignares comme beaucoup ont été tués par le merdiator.

        en conclusion, les principes démocratiques ne sont plus d’aucune utilité et l’on peut comprendre dès lors que des sectes religieuses puissent refaire l’histoire comme celle des croisades où seul l’appât du gain motivait, de même que la colonisation ou les protectorats.

        finalement la Grèce ne serait-elle plus sous protectorat de l’Europe ? à qui le tour ?

  32. Il n’y aura pas de plan B; juste un plan BBB.
    Capitalisme : Chronique d’une mort annoncée.
    Ni fleurs, ni couronnes, svp, juste des dons en euros. Veuillez déverser vos brouettes de billets directement dans la tombe.

    1. Ce capitalisme connaît la sentence, et se tient déjà prêt à renaître de ses cendres. C’est à ce moment là que les peuples devront être attentif et reprendre la main. Sauront-ils le faire sans céder aux sirènes du populisme ?

  33. le plan de sauvegarde se derobe :

    principe de la thixotropie , liquéfaction des sols et des fondations par injection de liquide !

  34. – Le rôle joué par le levier-monnaie est d’autant plus important du fait de la délocalisation d’une bonne partie de la production industrielle. Dire que la monnaie n’est qu’un symptôme revient à ne pas remarquer que le Royaume-Uni s’est toujours tenu à l’avant-garde du capitalisme depuis le XVIIe siècle (diagnostic historique de Marx encore valable aujourd’hui).
    Il faut d’ailleurs surveiller l’attitude du Royaume-Uni, car cette nation a toujours été en pointe dans la fomentation de séditions entre ses concurrents. Même si les Etats-Unis ont fait subir quelques revers humiliants à l’Angleterre, il n’est pas certain qu’elle ait « perdu la main ». En ce moment elle s’agite pour inciter les Etats-Unis à déclencher une attaque contre l’Iran, dont on ne voit guère le bénéfice en dehors de « gagner du temps ».
    L’Angleterre a sans doute largement contribué à faire échec à l’Allemagne nazie, vaincue dès 1941, mais dans son propre intérêt d’abord.

    – En revanche l’idée d’une « monnaie neutre » paraît naïve. L’argent enregistre toujours un rapport de forces ; c’est l’erreur de Rousseau de ne pas voir que le contrat social n’est jamais neutre, pas même sur le plan sexuel – une erreur rectifiée par Marx. Avec le temps, il faut un effort supplémentaire pour déceler le caractère religieux de la monnaie, sa fonction de puissance publique et individuelle, bien qu’elle reste palpable aux Etats-Unis, un effort d’autant plus grand que sa circulation s’accélère et que le clergé libéral s’efforce de faire paraître l’argent pur (le libéralisme est presque une théorie du sang pur, et les thèses raciales populistes nazies, après le « sang bleu » aristocratique, trouvent certainement un appui décisif dans l’empoisonnement par l’argent de la classe ouvrière par la bourgeoisie, véritable viol des consciences).
    A un stade de circulation moins avancé, M. Finckh, le caractère corrupteur de l’argent était beaucoup plus perceptible par ses utilisateurs. Molière n’a pas besoin d’être passé par le Collège de France pour mettre en lumière le culte de l’Avare.
    Assez humainement, sans même parler des apôtres du Christ, au sein d’un groupe d’amis, la nécessité s’impose vite, pour le besoin de la justice entre amis et de l’équité véritable, d’abandonner la monnaie.

    – Le discours réformateur est en effet la plupart du temps insincère, populiste, démagogique ou tout ce qu’on voudra. Une prise de conscience, individuelle, du plan macabre que l’économie capitaliste représente, est sans doute plus utile. Ainsi que le pacifisme le mieux argumenté et le moins niais possible (ce sont les soldats qui sont des lâches, incapables de vivre sans ordres ni perspective ésotérique) quand le pacte des loups déguisés en agneaux est en passe de devenir pacte des loups tout court. Evidemment, Marx n’a rien d’un dévot républicain comme Jean-Luc Mélanchon ou Marine Le Pen, puisqu’il souligne au contraire l’efficacité criminelle des Républiques modernes.

  35. Bonsoir Télémax,
    Tu parles du « caractère religieux de la monnaie » dans le sens où l’argent est adoré ?
    Mais je vois que tu parles aussi de « clergé libéral ».
    Ceci pourrait laisser croire que toute « idéologie » est en fait une religion.
    Si l’on prend le parti socialiste ou un autre, il y a des comportements similaires à celui des curés avec un pape, des messes, des courants, de congrès et une hiérarchie de privilégiés.
    Serait-ce que chaque regroupement en famille amène à des comportements religieux avec des adorations multiples?
    On peut comprendre que les dirigeants libéraux adhérents à la famille boursière n’est pas envie de toucher au partage avec les autres familles. Ce qui pourtant n’est pas très religieux.
    Ce qui montre aussi que Dieu n’est pas du côté des religions qui ne sont que des constructions systémiques humaines sans assises mystiques réelles (paradoxe). Dieu n’étant probablement jamais descendu sur terre.
    La route est donc libre pour les leaders et leurs laideurs. On serait donc bien endormis par un gros tas d’opiums du peuple qui n’ont rien à voir avec Dieu ?
    Merci de ton beau et intéresssant commentaire.

Les commentaires sont fermés.