L'actualité de la crise : DES FAILLES ET UN ÉTRANGLEMENT, par François Leclerc

Billet invité

Lorsque la chute libre engendrée par la faillite de Lehman Brothers a été enrayée, suivie d’un profond soupir de soulagement, une inquiétude s’est frayée un chemin : et si cela recommence, d’où viendra la crise ?

Encore un peu groggys, les meilleurs esprits ont du convenir qu’ils ne le savaient pas. Pire encore, que l’on ne pouvait dorénavant pas savoir étant donné ce que le système financier est devenu. Ce qui conduit à leur accorder le bénéfice d’une certaine logique, puisqu’ils se replièrent sur ce qui restait selon eux dans leurs mains : le renforcement de la capacité des banques à supporter un nouveau choc inévitable.

Leurs obligations en matière de fonds propres ont donc été accrues, afin d’absorber les pertes à venir, ce que l’on désigne sous le nom de réglementation Bâle III, du nom du Comité de Bâle qui émane de la Banque des règlements internationaux (BRI). Puis une catégorie d’établissements dits systémiques a été créée, sous les auspices du Conseil de stabilité financière (FSB), désignant ceux qui sur la base de critères assez mystérieux étaient considérés comme particulièrement susceptibles d’entraîner le tout par le fond. Ces derniers vont devoir augmenter davantage leurs fonds propres.

Le même raisonnement est suivi : puisque l’on ne sait pas comment se propagera le prochain vent de folie, ni quel chemin il empruntera, une seule précaution reste à prendre : accroître davantage l’épaisseur du matelas destiné à l’absorber. Les mauvais esprits disent qu’il ne sera jamais assez épais…

Bien des incertitudes demeurent sur ce dispositif à deux étages, notamment sur certains détails cruciaux, comme la définition précise des fonds propres, ainsi que sur son calendrier définitif de mise en place. L’un des principaux enjeux est de savoir l’attitude que vont observer les banques américaines, qui sont déjà en retard de l’application d’une réglementation (celle de Bâle II) et avaient déja fait savoir début septembre, par l’intermédiaire de Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, que les nouvelles règles étaient « anti-américaines ». Ce qui a fait dire à Mario Draghi, quittant ses fonctions de PDG du FSB pour rejoindre la BCE, que « tous les éléments dont nous disposons de la Federal Reserve américaine (…) démontrent que les banques américaines vont introduire » ces règles.

Le dernier G20 vient de décider de donner au FSB un rôle accru de gendarme et d’en faire grand cas – l’usage dira ce qu’il faut réellement en penser – mais un doute affreux se fraye dans les esprits les plus éclairés : et si la prochaine crise se passait sur un autre terrain, contournant ce dispositif loin d’être achevé ? Non plus sous la forme d’une chute libre mais celle d’un lent étranglement ?

Bardé de certitudes et fonctionnant à la confiance sur leur base, le monde de la finance connaît actuellement une grande défection, et de taille. L’un des piliers sur lequel il se reposait lui fait soudainement défaut. La dette souveraine n’est plus à risque zéro, interdisant de continuer à s’appuyer sur celle-ci comme sur un levier. Les obligations qui hier encore étaient recommandées pour renforcer leurs bilans sont devenues, pour un nombre croissant d’entre elles, des placements à risque dont il faut se débarrasser, nécessitant l’intervention des banques centrales pour les acheter, quand elles le veulent bien. Faisant des obligations de rares pays un refuge ultime, avec le défaut qu’il n’y en a pas pour tout le monde. La question est désormais posée : comment les banques vont-elles faire sans ces actifs de référence ?

Rapide retour en arrière : Bâle I, en 1988, n’assortissait pas ces obligations d’un quelconque risque. En 2004, Bâle II a reconnu l’existence d’un risque mais a laissé aux banques le soin de le calculer elles-mêmes. Le renforcement de la liquidité dont dispose les banques, maintenant exigé dans le cadre de Bâle III, repose encore largement sur la dette souveraine… Comme son prédécesseur, Bâle III est déjà dépassé alors qu’il n’est pas encore appliqué ! La réglementation est toujours en retard d’une guerre.

Une constatation se fait jour : perclus de dettes, les États des pays avancés représentent une menace parfaitement inattendue, certains au bord d’un défaut de paiement, presque tous incapables de réduire substantiellement une dette qui se creuse selon un double mécanisme conjugué : la lancée des déficits et le poids des intérêts de la dette. L’une est la conséquence de l’amoindrissement des recettes des États, l’autre de la sanction des marchés. Le service de la dette pèse un poids de plus en plus lourd dans des budgets de plus en plus réduits, rendant insoutenable la situation, comme on commence à le comprendre.

Voilà le nouveau mécanisme qui est enclenché ! La machine s’est enrayée lorsque l’insolvabilité de l’édifice du crédit privé n’a pu continuer à être dissimulée ; elle risque de faire de même avec l’insolvabilité des États. Privée ou publique, la machine à fabriquer de la dette ne fonctionne plus pour en avoir trop abusé.

Selon les sources les mieux informées, un débat est engagé à ce propos, notamment au sein du FMI et de la BRI, à propos du risque zéro et de la nécessité de calculer avec réalisme celui des actifs obligataires souverains. Non seulement pour les pays où le risque est clairement déclaré, mais aussi pour ceux où il pourrait survenir (la Grèce dans un cas, le Japon dans l’autre, par exemple). Restera à déterminer comment apprécier ce nouveau risque…

Car il y a une grosse faille dans Bâle III : le calcul du ratio de fonds propres intègre une pondération du risque des engagements des banques, qui doit déjà être appliqué aux obligations d’État lorsqu’il n’est plus possible de faire autrement. Durcir les règles de cette pondération reviendra à accroître les besoins de fonds propres, à ratio égal, et à rendre plus onéreux et plus difficile leur renforcement.

Une autre faille se dissimule aussi, qui concerne cette fois-ci les produits dérivés. En raison de l’absence présumée de risque, aucun collatéral n’accompagne la plupart du temps les transactions des dérivés sur les obligations souveraines, créant un important risque potentiel pour les mégabanques, celles qui sont qualifiées de systémiques et que l’on prétend protéger par ailleurs. Manmohan Singh, économiste au FMI, évalue ce risque dans une fourchette de 1,5 à 2 milliers de milliards de dollars pour les seules dix banques les plus importantes.

Il est aussi remarqué que, si cette situation devait changer, il risquerait de ne pas y avoir assez de collatéraux de qualité pour garantir l’ensemble des dérivés sur la dette souveraine… Le serpent se mord le bout de la queue.

Selon ces inquiétantes constatations, l’appréciation du risque par les banques serait aujourd’hui l’équivalent de la note AAA des subprimes par les agences de notation, de triste mémoire. Sans que le chemin permettant de redonner à la dette souveraine ses couleurs d’antan soit trouvé, ce qui suppose sa réduction massive. Ce qui n’est le cas pour l’instant ni en Europe, ni aux États-Unis, ni au Japon.

Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle. Une variante de la seconde option pourrait être tentée en impliquant le FMI, consacré prêteur en dernier ressort pour l’Europe en lieu et place de la BCE.

La crise de la dette est décidément le début de son Acte II.

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224 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DES FAILLES ET UN ÉTRANGLEMENT, par François Leclerc »

  1. @ francois quand vous dites qu’ on a introduit l’ état providence pour rendre le capitalisme supportable, je ne peux que souscrire à vos propos qui sont simplement remarquables.Sans matelas social, la démocratie n’ a plus de sens et ça il faut bien le faire comprendre à nos chers politiciens qui ont souvent un manque de hauteur historique, sociale, économique.
    la démocratie est la conséquence de deux éléments liés par une circularité:
    1/ suffrage universel de 1848 2/ l’ état providence bismarckien ou beveridgien.
    Si on regarde la chronologie des événements, on s’ aperçoit que des que le suffrage universel a été introduit, les revendications sociales se sont faites jour. Par analogie, aujourd’hui’ hui, alors que l’ on tend à restaurer le suffrage censitaire par une finance qui n’ appartient qu’à des intérêts privés et par définition opposés aux dépenses sociales collectives, on tend à faire disparaitre l’etat providence. On en revient toujours au hiatus mentionné ici et là entre une finance mondialisée et des états nations par nature exclusifs cad enfermés dans une souveraineté sur un territoire donné. De deux choses l’une, soit l’état nation westphalien n’est plus la forme adéquate auquel cas il faut créer une gouvernance politico/economique mondiale ( rendant possible la révolution marxiste mondiale car ne souffrant plus des problèmes inhérents au communisme, à savoir a/ la fixation des prix b/ le commerce extérieur) soit il faut selon les vœux chers aux démondialisateurs rétablir une symetrie entre finance et état/nation.( soit en interdisant aux états de se financer sur le marché extérieur comme ça se fait de manière tacite en italie et au japon, soit renforcer la politique monétaire en changeant le paradigme de la banque centrale devenant largement interventionnsite). voila

    1. Ajoutons rapidement deux éléments pour compléter le tableau d’avant la crise:

      1. Le capital a d’autant plus cédé à certaines revendications dans les pays impérialistes que l’exploitation coloniale et néocoloniale lui garantissait des profits élevés.
      En gros, cela n’a pas beaucoup changé.

      2. Le capital a d’autant plus cédé après la révolution russe qu’il a eu peur de son extension. C’était d’ailleurs la seule condition de sa survie. Elle a dégénéré très vite, mais a continué à inspirer le mouvement ouvrier dans le monde, jusqu’à essentiellement l’invasion de la tchécoslovaquie pour donner une date (Aout 1968).
      Depuis, non seulement le capital n’a plus peur du mouvement ouvrier, mais le projet même d’alternative au capitalisme, appelé socialisme par certains, reste à reconstruire, en partant de la démocratie comme colonne vertébrale, contre toutes les variantes du modèle stalinien et bureaucratique.
      Comme disait Daniel Bensaid, jamais à court d’une expression de génie : « la chute du mur, c’est Champagne et Alka-Seltzer ».

    2. Etrange définition du communisme et de la « révolution marxiste »…
      Pour paraphraser un grand penseur allemand du XIXe siècle, osons dire que ce sont les conditions sociales et économiques qui font les institutions et non les institutions, quelque soient les bonnes intentions qu’on leur prête, qui font les conditions économiques et sociales. Isn’t ?

      1. @nemo erreur ce sont bien les conditions materielles qui sont le moteur de la revolution, mais tu n es pas sanvoir que la revolution doit etre intrenationale. Or, pour qu elle les oit c est d autant plus facile si il y a une homogeneisation des situations institutionnelles. MARX avait raison mais trop longtemps à l avance. sa theorie ne peut pas fonctionner par rapport à une alterité institutionnelle pour differentes raisons. Impossibilite d echanger conduisant soit à la ruine ( urss ) ou à de l hyperinflation. En eliminant le paradigme du commerce exterieur soit avec une seule economie mondiale alors sa theorie prendra tout son poids.

  2. Quand on parle de risque, on induit des représentations d’événements accidentaux.

    On fait référence au monde de l’assurance.

    Face à une crise comme celle que nous vivons depuis plusieurs années, on peut être tenté d’invoquer l’image d’une catastrophe naturelle, celle d’un événement extérieur au système, imprévisible et impondérable.

    Il est important de préciser ici que ce n’est pas ce dont il s’agit. L’économie monde étant un système fermé, son extérieur ne pourrait être que « non économique ». Par exemple, une évolution climatique exceptionnelle et imprévisible.

    Ce n’est absolument pas cela dont il s’agit. La crise des subprimes, l’insolvabilité, la crise de la dette ne sont pas des événements extérieurs au système. Ils n’arrivent pas accidentellement. Ils sont le produit nécessaire de l’évolution de ce système.

    Pourquoi a-t-on développé les subprimes ? Pourquoi a-t-on répondu par l’endettement à la baisse des revenus ?

    Parce que le système avait atteint ses propres limites, on a essayé de s’affranchir des limites et des règles.

    Si le système financier est devenu insolvable, c’est avant tout parce que le système production n’était plus capable de croître au rythme attendu. Plutôt que d’admettre que le système avait atteint ses limites, on a truqué les outils de mesures, levé les règles de bon sens qui garantissait la stabilité du système et en particulier l’adéquation entre la sphère financière et l’économie dite « réelle ».

    Si cette crise perdure, c’est que le système productif ne retrouve pas la dynamique nécessaire à l’accumulation capitaliste. Accumulation capitaliste qui permettrait de résorber les pertes sans ruiner les acteurs.

    Aujourd’hui, si les banques peuvent prétendre à des bénéfices, c’est uniquement par les jeux stupides de la dette publique et de la spéculation. La dette publique, ce sont les banques privés qui bénéficient de fonds à des taux très intéressants fournis par les banques centrales et les prêtent à des taux de plus en plus prohibitifs aux états. Ce jeu ne produisant rien dans l’économie réelle, il finit forcément par une impasse.

    La spéculation est du même acabit et part de la même ressource d’ailleurs, l’argent frais émis par les banques centrales.

    Si le système est dans une impasse, ce n’est pas une question de maîtrise de risque, fut-il systémique. C’est la dynamique interne du système qui est en cause.

      1. Frank a raison. Il ne s’agit pas de risque.
        Le dossier économique ci-dessous, avec notamment articles
        de Isaac Joshua, Michel Husson et Henri Wilno, montre bien
        que la crise est l’explosion des contradictions du capitalisme,
        et n’a rien d’un accident.
        Evidemment, comme le rappelle souvent Paul, les économistes orthodoxes
        n’ont rien vu venir, et rien compris, puisque la classe dominante
        n’a eu cesse, depuis la diffusion des analyses de Marx, que de former
        des gens qui se détourneraient de cette compréhension….
        http://gesd.free.fr/575crise.pdf

    1. tip top il manque juste la solution !!!!

      En fait si :
      – son extérieur ne pourrait être que « non économique ».

      Je préfère votre notion de « système interne” au « cadre” . ”nouveau cadre/système externe”

      1. Excellente analyse de « franck marsal ». Quant à la solution, on ne la connaît pas dans son processus mais on la connaît dans sa fin : un alignement progressif du niveau de vie des Occidentaux sur celui des Chinois, Brésiliens, Indiens, Russes et autres.
        Rien, absolument rien ne justifie la persistance de l’écart qui s’est créé à la faveur d’une séquence de quatre siècles incroyablement favorables à l’Occident (grandes découvertes, colonisation, industrialisation, ankylosement de la moitié de l’Humanité par le communisme). Maintenant tout cela, c’est fini !
        Jusqu’à maintenant, les guerres rebattaient les cartes de temps à autres, toujours favorablement aux Occidentaux. L’élément nouveau qui a changé la donne, c’est l’arme atomique qui a définitivement éliminé la force des moyens de régler nos problèmes de répartition de la richesse mondiale (L’Irak est sans doute le dernier soubresaut de l’ancienne vision).
        Quant au processus de régression de l’Occident, il sera rapide et très douloureux, accentué par la fin du pétrole, mais on peut penser néanmoins, toujours à cause ou grâce à l’arme atomique, qu’il se fera en bon ordre, aux cris de la rue près.
        Sinon…

    2. « C’est la dynamique interne du système qui est en cause. »
      Cela a l’air quand même grave. Comme le constat d’un moteur cassé.
      Qu’est-ce qu’on fait ? Du stop ?

      1. Je n’ai que des hypothèses.

        Dans la vision classique du Marxisme (cf. notamment Engels, « l’orgine de la famille, de la propriété privée et de l’état »), le capitalisme est un stade très particulier du développement des sociétés humaines.

        Précisément, l’avant dernier stade d’un développement qui commence avec le communisme primitif et s’achève avec le communisme authentique. Je sais que, depuis, les sciences sociales ont fait considérablement évoluer notre conception des sociétés « primitives ». Je pense qu’il est néanmoins important de voir le capitalisme dans un développement historique large.

        Dans de nombreuses autres formes de société, l’enrichissement personnel, l’accumulation de capital fut limité, voire interdit. Le prêt à intérêt fut longtemts interdit par les grandes religions européennes. Les corporations exerçaient un contrôle vigilant sur le déploiement d’innovations techniques. Plus avant, on trouve par exemple dans les travaux de Karl Polaniy pas mal de réflexions sur les protections contre l’accumulation observées dans de nombreuses sociétés.

        La première particularité du capitalisme est d’avoir aboli de manière quasi systèmatique toutes les règles limitant l’accumulation de richesses. Ce faisant, on a aboli les règles assurant la stabilité du système économique. (on l’a refait récemment en abolissant les règlementations bancaires qui avait été établies après la crise de 29).

        La contrepartie de cette abolition (qui permet de graves inégalités et l’instabilité) est la croissance. Peu importe l’inégalité des parts, puisque, le gateau s’accroit. Inversement, si on veut de la croissance, si on veut un système qui se révolutionne en permanence pour « s’améliorer » (laissons de coté pour le moment les critères de l’amélioration), il faut accepter un système instable.

        La première hypothèse est donc que la stabilité du système, perdue du fait de l’abolition des mécanisme est la condition du stade de développement promis par le capitalisme. Que la stabilité du capitalisme n’est pas interne, mais produite par l’évolution du système. On peut voir confirmation de cette hypothèse dans l’histoire économique du capitalisme, qui, ainsi que le remarquait Marx, n’est qu’une longue série de crises.

        Un peu comme un vélo, le capitalisme se stabilise grâce à une vitesse minimale de développement. Que cette vitesse ne soit plus possible (manque provisoire de ressources ou de débouchés) et le cycliste, non seulement ralenti mais chute. Il faut remonter sur le vélo et redémarrer.

        La deuxième hypothèse, je l’emprunte à Rosa Luxemburg. Dans une polémique féroce avec d’autres économistes (Hilferding, je crois, notamment, – sous réserves), au début du 20 siècle, elle défendait l’idée que le capitalisme ne pouvait se stabiliser (résoudre ses crises perpétuelle) qu’en s’élargissant, en agrandissant ses limites et incorporant de nouvelles économies précapitalistes.

        C’est à dire que, pour résoudre ses crises, le capitalisme a besoin d’un extérieur, qu’il absorbe progressivement, au fur et à mesure de son développement. Il est intéressant de constater que le capitalisme a connu au cours de la première moitié du 20ème siècle une première crise majeure. Crise qui semblait « systémique ». On pourrait (encore une hypothèse) considérer que cette crise correspondait au moment où « l’extérieur » du système avait été non absorbé (hormis l’europe et les USA – et encore- la plupart des économies étaient de type agraire et pré-capitalistes) mais déjà approprié. Les différentes économies capitalistes, encore établies sur des bases nationales avaient défini des extérieurs, les empires, et s’étaient partagés le monde.Chacun rencontrait alors une première limite, celle de l’empire de l’autre. Engoncé dans un rapport colonial, le développement était bloqué.

        La 2nde guerre mondiale a libéré le monde de ces contraintes, en unifiant le monde sous la bannière yankee et en faisant disparaître progressivement systèmes coloniaux et marchés nationaux.

        Il est intéressant de constater que le capitalisme atteint une deuxième crise systèmique, au moment où ce processus, désormais appelé « mondialisation » atteint son apogée. Non qu’il ne reste plus d’économie agraire pré-capitaliste à absorber, mais la taille de ce qui est à absorber se réduit et semble insuffisante pour maintenir le rythme de développement construit sur l’intégration extraordinairement rapide de l’asie en particulier.

        LA crise se double aujourd’hui d’une autre, correspondant à un autre extérieur dont le capitalisme a absolument besoin pour se perpétuer, le monde physique. Dans le capitalisme, la disponibilité des ressources physiques est une externalité. Hors, comme l’on fait remarquer à juste titre de nombreux scientifiques, la planète sur laquelle nous vivons est finie. Elle no contient qu’une quantité finie de pétrole conventionnel, d’or, et de toutes ressources. Elle ne peut absorber qu’une quantité limitée de pollution déstabilisant son équilibre naturel.

        Alors, quelle solution ?

        Là encore, je conjecture.

        Le fondement de toute société se lit en partie dans sa démographie. On a tendance à lire les courbes démographiques actuelles comme des exponentielles. C’est vrai que la population a connu depuis un siècle une croissance extraordinaire au niveau mondial. Si on regarde à un niveau plus fin, pays par pays, ou même continent par continent, le schéma est différent. Il est celui d’une transition d’un modèle démographique (forte natalité + faible espérance de vie = population globalement stable) à un autre (faible natalité + longue espérance de vie = population plus élevée mais également assez stable). Entre deux, un fort accroissement de la population.

        Donc l’extrapolation de la tendance actuelle au niveau mondial n’est pas une exponentielle, c’est une transition qui nous mène à peut-être 10 milliards d’habitants.

        Le capitalisme est le système qui a libéré le développement économique concomitant à cette transition.

        Le maintient et la stabilisation à ce niveau de population est lié à la capacité à évoluer du système capitaliste (inégal, instable mais de croissance) à un système répondant à ces nouvelles conditions : un système garantissant une certaine égalité, ayant trouvé une nouvelle stabilité, n’ayant plus besoin de croissance pour survivre.

        Ce changement de système est une révolution sociale. Elle se déroule « à l’extérieur » du système.

        Selon le temps qu’elle mettra à se réaliser (et ce temps dépend en réalité de nous, de notre libre arbitre collectif à construire avec nos libre arbitres individuels), elle se produira avec plus ou moins de « casse ».

        Dans le pire des cas, le système physique et notre société peut s’ effondrer avant que cette transition ait été réalisée.

    3. Tout à fait exact.

      Cependat, cette notion – si importante dans l’étude des systèmes – de périmètre sous-entend une topologie, c’est à dire que l’on sait distinguer l’intérieur de l’extérieur. Est-ce le cas ?

      AInsi, la finance dans l’économie réelle : elle se trouve d’une part dans les échanges commerciaux, avec les échanges de biens contre de l’argent, mais aussi avec les couvertures de change. Puis dans les transactions sur les capitaux. Et également dans des aspects d’assurance qui, même lorsqu’elles ne portent pas sur un objet financier, ont pour fondement des calculs et hypothèses strictement financiers. Quand se trouve-t-on du coté du système productif, ou du système financier, ou du quotidien des acheteurs, c’est-à-dire vous et moi, qui sommes postulés à la base même de tous les raisonnements économiques ?

      On peut aussi prendre l’exemple de la finance et du droit : précisément, toutes ces réglementations de plus en plus détaillées, auxquelles il manque finalement l’essentiel : des principes simples, clairs, qui distingueraient les activités illicites et licites, en rapport avec le bien commun – sujet abondamment commenté sur ce blog.

      Idem pour le système financier et la politique, etc : les limites sont archi-brouillées, soit par les différentes facettes des personnages, soit par des rapports de force, soit par des lois et institutions poreuses.

      Le système financier a fractalisé la société, rendant sa gestion impossible. Immiscé partout, gluant et accrocheur, il est devenu par lui-même le risque systémique, capable de causer des dommages sur tout son extérieur, c’est-à-dire toutes les composantes et institutions de la société, ou presque.

      Egalement, le système est fermé à l’horizontale, mais pas à la verticale : à chercher à tout crin de la valeur produite en dehors de la réalité économie « non irréelle », on anticipe sur celle qui sera produite plus tard, d’où la course aux crédits et l’endettement. On ne distingue plus – si on l’a jamais fait – l’essentiel du superflu : refinancer les banques s’est fait en un clin d’oeil, et la faim dans le monde n’est pas éradiquée, loin de là.

      Donc oui, le système productif est bien le soubassement qui portait tout cela, et qui n’en est plus capable actuellement; oui, le système financier est pris dans son auto-entretien, avec l’épandage d’une irréalité nocive, avec une immiscion éhontée dans des sphères de la société auxquelles il n’aurait jamais dû avoir accès.

      Mais en même temps, comme vous le mentionnez, le système productif constitue la référence de réalité qu’il reste et qui peut, lui, pemettre de revenir de cette illusion de valeur indéfiniment croissante (avec toujours plus d’inutile et toujours moins d’essentiel, d’ailleurs). De fait, c’est le cas depuis plusieurs années maintenant. La récession est présentée comme éconnomique, elle est bien plus vaste que cela.

      Allons-nous en souffrir ? A certains endroits, oui, et surtout si ne nous voyons d’elle que l’aspect économique. Mais il me semble que la « descente » obligera à se dafaire de l’inutile, à retrouver le sens de l’esentiel, qu’il soit ou non matériel. L’irréel ne rend pas heureux mais dépendant. La seule guerre à mener, c’est une guerre d’indépendance de chacun et de tous, non pas les uns contre les autres, mais contre les paradis artificiels que la finance a voulu, pour son compte propre. Nous avons subi, petits Fausts du quotidien, cet asservissement. On ne peut finalement que souhaiter retrouver notre âme.

  3. J’adore les poupées russes !!!! Non sérieusement, que c’est beau de créer des écrans pour dissimuler l’indispensable cavalerie du capitalisme.
    Il n’y a que le particulier pauvre de lui qui ne peut jouer à ça et auquel il ne reste que la commission de surendettement.
    Sous vos applaudissements,

  4. Au revoir le bling-bling aucun politique ne semble prendre en compte la situation…Pourquoi pas un Président sous tutelle juste avant les elections (ou la réelection) ,comme Berlusconi ou Papandréou qui vont être désignés comme les uniques responsables dans leurs pays ce qui dédouane les autres..

  5. Lorsque la chute libre engendrée par la faillite de Lehman Brothers a été enrayée, suivie d’un profond soupir de soulagement, une inquiétude s’est frayée un chemin : et si cela recommence, d’où viendra la crise ?

    l’inquiétude n’aurait-elle pas du venir du fait que l’on ne s’attaquait nullement aux causes de la chute ?

    étant donné ce que le système financier est devenu

    le « système financier » évolue dans un cadre « légal »et les lois sont faites par les « politiques »
    si le diagnostic est que le cadre est mauvais, alors il faut changer le cadre, par la loi.
    Toute autre approche n’est-elle pas pure gesticulation ?

    le renforcement de la capacité des banques à supporter un nouveau choc inévitable

    cette mesure ne s’attaque pas aux causes, elle n’a aucune chance d’éviter une prochaine crise

    Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle. Une variante de la seconde option pourrait être tentée en impliquant le FMI, consacré prêteur en dernier ressort pour l’Europe en lieu et place de la BCE.

    la variante n’a-t-elle pas été mise en œuvre moult fois dans un passé récent avec pour seul résultat l’étranglement des pays qui s’y sont laissés soumettre ? et qui pour un certain nombre d’entre eux ont opté pour la troisième solution, en auditant leur dette et en en déclarant une très grande proportion odieuse et illégitime. Ce concept historiquement a été mis en œuvre au Mexique après le renversement de Maximilien Ier, puis par les EUA quand ils ont annexé Cuba en 1898 et en 2003 en Irak, l’Equateur en 2006 . . .

    1. RV a raison.
      L’histoire économique est faite de répudiation de dettes.
      A sa liste on peut ajouter la France, pendant la révolution, la Russie, en 1917,
      l’Argentine et aussi l’Allemagne…
      Pas le temps maintenant, mais j’avais trouvé une longue liste,
      avec circonstances, sur le site spécialisé dettes:
      http://www.cadtm.org/Francais

      1. La Russie et le Brésil aussi ces dernières années.
        Oui, cela a l’air la solution la plus raisonnable à condition de ne pas léser les plus démunis. Ce qui implique, il faut bien le dire, un bouleversement social.

      2. En 1596 la dette de la France s’élevait à 200 millions de livres pour un revenu annuel d’à peine 10 millions de livres. Henri IV mis tous les créanciers tant français qu’étrangers devant l’alternative suivante : accepter une réduction de la dette ou ne rien recevoir. Ainsi les cantons suisses reçurent 16 millions de livres pour 36 millions de livres, le créancier italien Rucellai se contenta de 300 000 livres pour 1 million de livres. Les créanciers français connaissant bien l’adage « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » acceptèrent une réduction drastique de leurs dettes. En 1610 à la mort de Henri IV la dette était presque totalement remboursée.

    2. Bonsoir,

      @ RV :

      Quand vous dites : « le « système financier » évolue dans un cadre « légal » », je vous trouve bien optimiste.
      Il suffit de citer Paul Jorion qui disait il n’y pas longtemps que dans ce milieu, si on disait de quelqu’un « il n’a pas l’esprit d’équipe », cela signifiait en réalité qu’il était réticent à la compromission et la fraude.

      Depuis la crise de 2008, qui a planté le monde entier (coût évalué à des dizaines de milliers de milliards de dollards, des dizaines de millions de chômeurs dans le monde), dont les responsables n’ont pas été inquétés, il doit y avoir dans ce milieu encore plus le sentiment d’impunité.

      Chez MF Global qui vient de faire faillite, il manque 1,5 milliards de dollars qui ont disparu …

      A côté de cela, la justice tape de plus en plus fort sur les petits, les prisons américaines n’ont jamais été aussi pleines …

      On peut citer, même si c’est dans un autre pays (la tendance étant la même) cet homme, en Angleterre, écopant de 6 mois de prison pour avoir volé quelques bouteilles d’eau minérale.

      Impunité au sommet, et acharnement judicaire pour les autres, c’est pas en France que l’on verrait ça, non?

      Pour relancer l’économie, remplissons des prisons privées.

      Cordialement

      1. Oui bien sur il y a des « malfaiteurs » dans tous les milieux et la finance n’y échappe pas. Je voulais parler du cadre légal dans lequel elle évolue.
        Quand vous aurez créé un pôle public financier qui transformera notamment la politique et les critères de crédit, quand vous aurez placé sous contrôle social les banques privées qui qui ne respecteraient pas la nouvelle réglementation en matière de lutte contre la spéculation et la financiarisation de notre économie, quand vous aurez bloqué les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux, quand vous aurez réformé la fiscalité – suppression du bouclier fiscal, augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital, taxation des revenus financiers des entreprises, mise en place du principe de modulation de l’impôt sur les sociétés et du taux des cotisations sociales patronales en fonction des objectifs d’emploi, de formation et de salaires de l’entreprise, suppression des exonérations de cotisations sociales patronales qui ont montré leur inefficacité – quand vous aurez créé un Fonds national et des Fonds régionaux pour l’emploi et la formation . . .
        Alors vous aurez changé le « cadre » et il sera toujours temps en parallèle de renforcer le service des inspecteurs des impôts pour aller chercher les fraudeurs.
        Ce que je veux dire c’est que dans le cadre actuel, la dérégulation mise en œuvre depuis 30 ans, le système évolue dans un cadre qui produit lui même les outrances que nous voyons à l’œuvre tous les jours.

    3. Je ne sais pas, mais la question qui me semble essentielle est d’abord comment éviter la guerre, parce que les règlements de comptes qui virent mal, c’est pas tellement ceux-là qui trichent qui se ramassent les bombes et co,
      donc préférez la révolution ..

      Sur un autre plan, la TVA est de 13% sur le pain et co en Grèce, 23% sur les téléphones et co, les salaires des fontionnaires grecs ont été imputés de 20% en août, la Fnac, Vinci, Carrefour sont en train de se faire la malle, et dans le même temps tous les binationnaux greques qui sont venus avec leur fric en Grèce pour le grand avenement de l’Euro, les commerces ferment, les petites entreprises coulent,
      et pire que ça, il n’a pas même l’air de tellement de savoir que le référendum n’aura plus lieu

  6. « Les États sont insolvables. Même la France ne pourra pas payer. » dixit Paul dans le Télégramme. Confidences de décideurs ?

    1. Simple logique. Pour rembourser la dette, il faudrait faire suer sang et eau à la population pendant des décennies! Impensable.

      1. Rembourser la dette.

        Aucun des maîtres du monde ne pense que la dette est remboursable.
        L’essence de la dette est de produire des intérêts, aussi longtemps que possible et tant que l’emprunteur peut honorer ses engagements.

      2. Impensable ?
        Nous ne sommes pas les seuls à réfléchir à un moyen de « sortir du cadre ».

        Demandez aux députés du parlement grec ce que « leurs réflexions » donnent sur leur vie de tous les jours. Ils ne peuvent même plus mettre le nez dehors sans escorte policière!

      1. Si la guerre totale ne suffirait même pas d’éponger la dette, c’est déjà une bonne nouvelle, mais je me demande si le conseil de sécurité ou l’Onu ont déjà compris
        – faut dire que les écolos ne crient toujours pas que la guerres tuent, détruient, polluent,
        ils en sont plutôt planté niveau bonus et primes écolos des autos, réductions et crédits d’impôts écolos
        alors après

      2. Escortés les députés grecs, comme demain les notres, normal les politiques sont responsables ils ont tout fait pour etre réélus sans cesse avec de belles indemnités honteuses des 15000E par mois et plus, et ils ont toujours fait des promesses, même en empruntant, la place est trop bonne. Alors s’ils peuvent s’en prendre un peu des oeufs tomataes ou autre poiurquoi pas. Si on avait eu deux mandataures maxi pour tout élu on aurait évité ces dérives de politiciens à vie coupés de la vraie vie.

  7. Pour le moment, Fillon prône la rigueur et pas du tout le partage..
    Donc pour moi, tant que chaque humain n’a pas la même part au centime près, rien n’est fait !!

    1. Excellente initiative.

      je pense qu’il a beaucoup à dire et que l’espace de la campagne électorale sera un bon moyen de communication.

      Espérons que les campagnes médiatiques qui visaient à le décrédibiliser par le passé, ne rencontreront plus d’écho au regard de la vision claire qu’il a eu pendant ces vingt dernières années sur la crise que nous connaissons aujourd’hui.

      1. Encore un qui ferait n’importe quoi pour sauver
        le capitalisme à l’agonie, après l’avoir servi fidèlement,
        au mépris des travailleurs.
        On va bien rire…

      2. @ Edith 21h25

         » je pense qu’il a beaucoup à dire………………de communication « 

        J’espère qu’il aura , cette fois , la sagesse de s’arrêter à temps……….

        Je vous rappelle qu’en 2002 il a  » fait  » 5,3%…….et qu’il a manqué 0,60% à JOSPIN…….!!!.
        …nul doute ( à mon estime ) , que la trajectoire historique de la France ( voire du Monde) eût été bien différente……!!

      3. @Ostroméros

        nul doute ( à mon estime ) , que la trajectoire historique de la France ( voire du Monde) eût été bien différente……!!

        Différente …. comme en Espagne ou en Grèce ?

        Vous voudrez bien m’excuser, mais ce sont les idées qui m’intéressent, et pas le nom du parti qui les représente.

        Je m’explique : Seguin a eu la même vision que Chevènement lors de Maastricht. Il était Gaulliste de gauche, et bien de la même manière j’ai soutenu les analyses qu’ils faisaient tous les deux il y a 20 ans et qui s’annoncent malheureusement justes aujourd’hui.

        Le ps non seulement n’adhèrait pas à ces idées puisqu’il a mises en place et voté tous les traités qui allaient mener l’Europe là où elle se trouve, mais cerise sur le gâteau, n’en n’avance pas d’autre aujourd’hui alors que nous sommes au fond du gouffre.
        Continuer dans l’erreur, beau programme.

        Au fait, pourquoi vous et les autres qui sortent régulièrement cette même sottise ne faites vous pas la même remarque au sujet de Mélenchon ? Je suis dubitative.

        Peut être serait il plus judicieux que vous nous donniez votre avis sur un euro monnaie commune et non monnaie unique.
        Je pense que cela permettrait aux plus démunis de vivre plus dignement avec une monnaie intérieure qui serait plus en harmonie avec leur porte-monnaie qu’avec l’euro.

      4. @ Otroméros,

        vous faites un rêve éveillé pour Jospin!

        Il a signé pour la France début 2002, à Barcelone si mes souvenirs sont bons, l’AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services), c ‘est à dire la mise en concurrence des services publics avec le privé! On en voit les énormes dégats aujourd’hui.

        Il est aussi rentré dans la logique néolibérale de la baisse des impôts …

        Cordialement

      5. @edith :

        Au fait, pourquoi vous et les autres qui sortent régulièrement cette même sottise ne faites vous pas la même remarque au sujet de Mélenchon ? Je suis dubitative.

        Si j’étais méchante, je vous répondrais ceci :

        Parce que Mélenchon représente – à mes yeux en tout cas – quelque chose de réel, une alternative audible et même compréhensible pour tout un chacun, qui s’exprime avec force et trouve un écho au-delà de vos sacro-saintes frontières franco-françaises. A coté, Chevènement répète et répète le même disque rayé depuis toujours, qui a sans doute un charme suranné qui fait chavirer les coeurs des admirateurs de De Gaulle… Mais là, il faut être français pour comprendre, moi je n’ai qu’un petit huitième de sang français dans les veines, et cette admiration/nostalgie m’échappe totalement. Chevènement représente une sorte de nationalisme « de gauche » qui ne m’inspire guère et qui, de plus, pour moi est un non sens. Il est lui aussi issu du système, et en plus il n’offre pour moi aucun espoir pour le futur, il ne représente qu’un passé révolu que seuls des nostalgiques peuvent voir comme étant encore porteur de sens pour l’avenir.

        Mais bon, je suis pas si méchante que ça…quoique. 😛

      6. 0 ostromeros
        En 2002 il y a eu au premier tour 7 candidats de « gauche » en plus de Jospin.
        Jospin fait 4,5 millions de voix et les 7 candidats près de 7 millions!
        Jospin n’a eu que ce qu’il méritait.
        Si nous sommes dans la merde aujourd’hui nous lui devons beaucoup et au PS aussi.

      7. @ Hououji Fuu

        Mélenchon…. trouve un écho au-delà de vos sacro-saintes
        frontières franco-françaises
        .

        intéressant: pourriez-vous développer
        Mélenchon – j’ai beaucoup de sympathie
        pour ses idées- me semble à première vue inexportable, trop typiquement français.

      8. Et puis Chevènement n’a que 72 ans, tous les gars mis sur le carreau à 55 ans vont courir jusqu’au bureau de vote !!

      9. à Daniel
        6 novembre 2011 à 09:00

        Les proposition du Front de Gauche n’ont rien de franco-français, bien au contraire . . .

        Oui, un pays peut s’affranchir du carcan néolibéral imposé par les traités européens, mais sans rejeter en bloc les acquis de cinquante ans de construction européenne ! En invoquant le Compromis de Luxembourg, en réformant si nécessaire sa Constitution, en modifiant les statuts de sa banque centrale nationale, un pays peut, dans un cadre légal, bénéficier d’une exception à l’application d’une poignée de règles européennes et reprendre ainsi toutes les marges de manœuvre nécessaires, sans pour autant sortir de l’UE. Et quand un seul pays
        aura fait la démonstration que l’on peut changer radicalement de politique tout en restant dans l’Union, montré que l’on peut garder l’euro tout en brisant la spéculation au lieu de s’y soumettre, alors sera abattue l’ultime illusion qui retient encore les peuples d’exiger que les
        gouvernements fassent ce qu’ils prétendent ne pas pouvoir faire.

        extrait de « Nous on peut ! » (page 32) de l’économiste Jacques Généreux

      10. @ Edith 00.20

        Bonjour ,
        N’étant pas de nationalité française , mais « gavé » (de ma pleine volonté…) de politique française , je ne désire pas ré-ouvrir le débat passionné qui a suivi le choc lié au résultat du premier tour de 2002……
        Bien entendu , en novembre 2011 , le regard porté sur de nombreuses décisions prises en France depuis 1983 , et leurs conséquences ( qu’un blog comme celui-ci a le mérite de décoder ) , amène , pour le moins , au doute sur la pertinence des orientations choisies à l’époque…….
        J’adore écouter Chevènement et suis sensible à la cohérence de ses idées . Je le sens suffisamment intelligent et détaché d’ambition personnelle pour oser croire qu’il se contentera , pendant la future campagne , de développer et médiatiser ses arguments , voire d’influencer fortement certains thèmes du candidat officiel du PS…et d’autres..!!..mais qu’AVANT le jour du premier tour il se désistera ….seule personnalité des candidats dits de Gauche à avoir la carrure et le détachement pour admettre ( sur base de son résultat de 2002) qu’il ne peut mathématiquement être dans les deux premiers et que , donc tout aussi mathématiquement , son score , quel qu’il soit , contribuera (comme celui des autres…pas plus …MAIS..pas moins ) à un second tour garanti SARKOZY-LEPEN…..et donc le choix final entre la peste et le choléra.
        Bien à vous.

      11. @ RV

        Avez vous lu « qu’ils s’en aillent tous » Mélenchon dit « adieu à son fédéralisme Européen ».
        Ce sont les mêmes positions que celles de Chevènement, et que beaucoup de monde commence à partager.

        Le fédéralisme européen basé sur l’économie de marché oublie les populations et s’en détache de plus en plus en laissant décider quelques oligarques.
        Ceci est dénoncé depuis deux ou trois mois, et ne l’avait jamais été par peur d’être catalogué « le Peniste », l’épouvantail de paille brandi pour empêcher de faire émerger une autre Europe, celle des peuples.

        Un peu de courage pourtant aurait suffit pour démontrer que l’extrême droite n’est pas là où l’on le dit, et aurait permis de se battre contre ces foutus marchés.

      12. @daniel (Mélenchon […] me semble à première vue inexportable, trop typiquement français.)

        Mélanchon et quelques autres, à l’intérieur comme à l’extérieur du PG, se soucient d’exporter leurs idées hors de France tout en étant parfaitement conscients que c’est très difficile ou impossible au départ. L’intention est de réussir à inverser la catastrophe économique en cours en France seulement ou, si ça s’avérait possible, dans d’autres pays d’Europe du sud.

        Il s’agit en gros de dire : en raison de circonstances exceptionnelles la France ne peut plus respecter tels et tels points des accords et traités, à vous de décider si vous préférez continuer l’Europe sans la France ou si vous acceptez qu’elle ne les respecte plus.

        En l’état actuel des choses il me semble clair que les autres pays préféreraient que la France sorte de l’UE, même si l’exemple grec montre clairement que le départ d’un pays affectera gravement les autres. Si la situation économique et financière continue à évoluer aussi rapidement, une proposition de changer les règles de l’Europe (plutôt que d’aller vers un chacun pour soi généralisé) pourrait avoir un sens.

        On peut faire le rapprochement avec les propositions protectionnistes qu’on voit apparaître en France: elles sont actuellement inacceptables pour la gauche et une très large partie de l’extrême gauche mais si l’effondrement économique se poursuit les délocalisations ne seront plus acceptables elles non plus.

        Envisager ces hypothèses et soupeser calmement de telles options « impensables » n’est pas facile!

      13. Chevènement a besoin de rescusciter son écurie
        La vieille nomenclature mitterrandienne du FdG négocie en ce moment avec Hollande
        des sinécures pour ses vieux chevaux de retour.
        Chevènement sent lui aussi l’odeur de l’avoine de quelques circonscriptions.
        Les politiciens de l’éternelle « Gauche Plus Rien » se dopent
        avec une belle expression: « faire bouger les lignes ».

      14. à GL 6 novembre 2011 à 13:42

        Le protectionnisme est non seulement acceptable par la gauche mais y est revendiqué, pas plus tard que dans le dernier bouquin de l’économiste Jacques Généreux « Nous on peut ! » sortie à la mi septembre. Cette proposition a été développée précédemment dans « L’autre société » paru en février 2011

        Si j’évoque la réplique protectionniste en dernier recours et une seule fois dans ce livre, c’est qu’elle n’est pas la plus urgente. Je suis partisan d’un «nouveau protectionnisme international » (présenté dans L’Autre Sociéte): une nouvelle organisation des relations commerciales et monétaires internationales, conçue pour protéger collectivement les nations contre la guerre économique, la compétition agressive et prédatrice, et pour favoriser au contraire un jeu coopératif. En pratique, cette protection internationale est aujourd’hui plausible et faisable au sein d’une union régionale de pays, qui organise une compétition interne limitée et qui se protège de la compétition externe dans la juste mesure nécessaire pour préserver la logique coopérative et progressiste qui prévaut en son sein.
        C’est ainsi, dans l’idéal, que l’on peut penser un protectionnisme qui nous préserve à la fois des excès de la concurrence et des dangers du repli nationaliste. Le protectionnisme unilatéral (sans négociation avec les principaux partenaires commerciaux) ne peut constituer un principe d’action, mais seulement un instrument occasionnel d’autodéfense face à une agression, un instrument ciblé de protection de la santé et de la sécurité des consommateurs et des travailleurs.
        Cette position est par ailleurs fondée sur la nature du projet politique qui sous-tend le plan présenté ici, comme sur le diagnostic posé plus haut sur les crises du capitalisme. Nous ne souffrons pas d’abord de la concurrence des Chinois ou des Polonais. Nous souffrons du capitalisme obsédé par le profit, du pouvoir donné aux détenteurs de l’argent, de l’inégale répartition des revenus et des fortunes, de la privatisation de l’État, d’un système politique oligarchique organisé pour priver le peuple de sa souveraineté. Une politique qui remédie à ces maux par l’institution d’une démocratie réelle et par l’abolition des pouvoirs de l’argent, qui restaure les moyens de l’action publique au service d’un grand projet de progrès écologique, social et culturel, cette politique-là recèle un potentiel immense de créations d’emplois et d’activités socialement utiles sur notre territoire. Un grand pays qui dispose d’un tel potentiel n’attend pas le progrès d’un supplément de compétitivité sur le marché mondial – obtenu par une politique commerciale conquérante ou par des mesures de défense protectionnistes. Cela n’implique aucun angélisme face aux éventuelles agressions commerciales auxquelles se livrent certains de nos partenaires ; cela n’interdit pas d’user, le cas échéant et à bon escient, des mêmes bâtons avec lesquels certains nous donnent des coups. Cela exclut, en revanche, de placer notre espoir dans la restauration des instruments d’un protectionnisme strictement national. Soyons clairs sur ce point : le libre-échange doit être rejeté, et le projet politique développé dans ce chapitre abolit clairement le libre-échange dans la sphère financière. Dans les autres sphères d’activités, un nouveau protectionnisme est également nécessaire : non pas le protectionnisme nationaliste qui entretiendrait l’état de guerre économique, mais un protectionnisme internationaliste conçu pour favoriser la coopération entre les peuples.

      1. Tout ce beau monde des politiciens défend un capitalisme français,
        ne veut pas sortir du cadre, et ne veut pas d’une révolution.

        Les dirigeants du FdG se réclament les uns d’un altercapitalisme (?),
        les autres de la parfaite oxymore d’une « révolution par les urnes »,
        contredit immédiatement par Mélenchon qui affirme:
         » je ne suis pas révolutionnaire, je suis keynésien ».

        Bref le remake, en farce, car dans la pire crise du capitalisme, du Mitterandisme.
        Plus de caviar ?
        Ce sera du fromage de Hollande.
        Pour ne pas regretter Jospin, il va falloir passer vite
        de l’indignation à la révolte, vers la révolution.

    2. @Hououji Fuu

      Non, votre propos n’est pas méchant, il est seulement superficiel.

      Vos phrases sont le reflet des cliché entendus et rabâchés à la télé.

      En quoi Mélenchon représente quelque chose de plus réel que Chevènement et en quoi il est plus « au-delà de mes sacro saintes frontières franco-françaises ».

      Pour vous aider et ne pas vous demander de lire ce qu’il écrit afin de mieux en parler, je vous fais simplement remarque la chose suivante :

      Mélenchon et Chevènement sont d’accord avec les positions de Montebourg.

      Quant à Chevènement, si il redit les mêmes choses depuis 20 ans, c’était tout simplement pour éviter de se retrouver dans la situation actuelle, qui semble mieux vous convenir que de faire un effort d’analyse.

      En France, on apprenait des fables qui résumaient le mieux la réaction des uns et des autres, je vous soumets celle-ci :

      La guenon, le singe et la noix

      Une jeune guenon cueillit
      Une noix dans sa coque verte ;
      Elle y porte la dent, fait la grimace… ah ! Certe,
      Dit-elle, ma mère mentit
      Quand elle m’assura que les noix étaient bonnes.
      Puis, croyez aux discours de ces vieilles personnes
      Qui trompent la jeunesse ! Au diable soit le fruit !
      Elle jette la noix. Un singe la ramasse,
      Vite entre deux cailloux la casse,
      L’épluche, la mange, et lui dit :
      Votre mère eut raison, ma mie :
      Les noix ont fort bon goût, mais il faut les ouvrir.
      Souvenez-vous que, dans la vie,
      Sans un peu de travail on n’a point de plaisir

      Jean-Pierre Claris de Florian

  8. Quelle image conviendrait le mieux : ils ont creusé leur propre tombe? Ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis?

    On dirait en tout cas, qu’ils commencent à apercevoir le reflet de la mort dans leurs propres yeux.

    Je ne sais s’il faut se réjouir de voir se vautrer ceux qui se voulaient nos maîtres, ou être horrifiés des dégâts qu’ils feront encore en tombant.

    « Le dragon qui agonise est toujours dangereux ». (proverbe nain).

    1. Les métiers d’argent sont toujours confiés aux âmes novices, afin que ces dernières apprennent la première leçon de la vie sur Terre, à savoir..

      L’argent ne fait pas le bonheur !!

      1. L’argent ne fait pas le bonheur !!

        C’est ce que l’on dit lorsque on est à l’abri du besoin…mais ça peut-être dangereux les petites phrases

        Lorsqu’un conseiller informe Marie-Antoinette que le peuple se plaint de ne pas avoir de pain, la reine lui répond: « ils n’ont qu’à manger de la brioche ». Et les parisiens, qui ne comprennent rien à l’humour, décapitent Marie-Antoinette.

  9. Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle.
    Une variante de la seconde option pourrait être tentée en impliquant le FMI, consacré prêteur en dernier ressort pour l’Europe en lieu et place de la BCE.

    A quel prix ?

    1. mais non ce n’est même pas à quel prix
      il n’y a aucun exemple où l’intervention du FMI a été une solution
      le FMI est le bras armé du néo libéralisme
      il ne connait que la dérégulation, l’ouverture au marché et l’austérité

      1. à Pol
        Où avez vous vu que le FMI serait pour l’annulation de la dette ?
        Ca fait 3 ans qu’il assassine la Grèce sous nos yeux avec ses compères européens.

      2. Le ministre canadien des Finances contre une aide du FMI à la zone euro

        Les ressources du FMI ne devraient pas être employées à aider des pays de la zone euro, qui sont dans l’ensemble «relativement riches» et dont «les pays les plus forts» peuvent aider les autres, a jugé dimanche le ministre canadien des Finances Jim Flathery.
        «Le FMI est là pour aider les pays aux finances fragiles. Les pays de l’euro sont eux relativement riches»
        M. Flathery donne également une leçon de gestion de crise aux Européens: «ne dites pas la somme exacte qui sera peut-être nécessaire (…) mais réglez le problème en mettant plus de moyens à l’oeuvre qu’il n’en faudra jamais».

      3. @ Pierre Charland

        ‘core un anglo-saxon qui souhaite que l’Europe fasse tourner la planche à billet.
        Ordinaire.
        Au point d’annoncer le refus de tout recours au FMI.
        La pression monte.

    2. Lire : « La Stratégie du Choc – la montée d’un capitalisme du désastre » de Naomi Klein, ouvrage souvent mentionné sur ce blog. On peut y lire la description dans le détail des interventions du FMI dans les pays d’Amérique du Sud : Chili, Argentine, Bolivie…que du bonheur !
      (sans parler du rôle des organisations d’aide humanitaire américaines comme USAID, un mythe qui s’écroule *snif*)

  10. @Agnès

    il me semble que le sapeur Camember serait, lui aussi, un bon référant.
    Souvenez vous? pour boucher un trou, il n’y a qu’à en creuser un autre à coté et remplir le 1er avec la terre issue du second…

  11. Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle

    Les trois solutions sont toutes dangereuses:
    émeutes et révoltes des gens, injustement soumis à ces régimes « minceur » pour le premier.
    privations par l’inflation pour la seconde solution
    Conflits suivis de guerres pour la troisième
    Le réchauffement ne sera pas que climatique.

    1. Par exemple, en France, le montant annuel de remboursement est aux alentour de 55 milliards.
      L’imposition des revenus du capital à un taux de 40% rapporterait 100 milliards par an.

      Cherchez l’erreur !

      Tout est question de « choix » politique

      1. Non, le chiffre qui s’approche de 50 milliards,
        ce n’est pas le remboursement, c’est le service de la dette,
        c’est à dire le paiement des intérêts.

        Il ne suffit pas d’augmenter les impôts sur les revenus
        pour régler le problème de la dette.
        Les revenus doivent être redistribués, pas consacrés à engraisser les profiteurs.

        Il faut, comme le proposent les indignés dans de plus en plus de pays,
        la répudier, c’est à dire faire payer à la classe capitaliste ses dettes de jeu.

        En s’y refusant, la gauche du système (depuis le PC jusqu’au PS)
        défend la cassette du capitalisme à l’agonie.

      2. à Charles A. 6 novembre 2011 à 14:23
        Les 1600 ou 1700 milliards de dette française représentent 12% du PIB étalé sur les 7 ans de vie moyenne des titres de la dette.
        Alors arrêtons de nous faire peur avec la dette !

      3. Ce sont des sommes considérables, qui permettraient
        de résoudre les problèmes essentiels de l’éducation et de la santé,
        que la Gauche plus rien, (PC- PG -PS),
        les anciens convives de la table de l’Elysée veulent faire payer au peuple,
        pour protéger les rentiers, en bons serviteurs du capital.

        Cette fausse gauche, dépourvue d’alternative au capitalisme,
        est dans la crise mondiale en cours 100 fois plus irresponsable
        que Jospin ou son idôle Mitterrand.
        Faute de se battre pour le socialisme, elle fait le lit de la barbarie fasciste.

    2. Affirmatif ! c’est pourquoi la seconde me semble être la plus adéquate, car l’inflation peut se maîtriser et avec de l’intelligence, peut-être un outil de redistribution. Pour que la 3ème solution soit retenue, il faudrait effectivement extraire la part illégitime de la dette, laquelle serait reniée et le procédé, ainsi moralisé ne serait pas générateur de conflits . La tâche est ardue !

      1. Que les Banques centrales prêtent en direct aux Etats, oui, mais racheter la dette financiarisée ! et puis quoi encore !

  12. Je cite : « Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle. Une variante de la seconde option pourrait être tentée en impliquant le FMI, consacré prêteur en dernier ressort pour l’Europe en lieu et place de la BCE. »

    Pas d’accord : il n’y a qu’une solution, la deuxième (ou sa variante FMI consacré Banque Centrale Mondiale).
    J’ai déjà essayé de le dire ici : la (pseudo-)dette actuelle des États est et n’est que composée des intérêts de leurs investissements !
    Dit autrement, la dette est de l’inflation masquée : on a feint de n’avoir qu’une inflation de 2% en transférant au privé le reste.
    Seul moyen de résorber cette pseudo-dette : recréer de l’inflation. (OK je schématise, mais j’ai pas envie ce soir d’écrire un roman).

    1. Je crois avoir lu sur ce blog qu’il existe une quatrième solution, dite Jorion, qui consiste à ne pas la rembourser du tout.
      Ce qui créerait un certain « trouble dans la force », mais pas pire que les trois autres, et pas au profit des mêmes.

      1. Ne pas rembourser la dette.

        Bien entendu, c’est une solution, et qui bientôt, dans les larmes et le sang, va s’imposer.

        Mais après, recommencer comme avant ?

  13. Texte presque lumineux!
    L’investisseur qui veut se prémunir du risque lié à son placement, que lui reste-t-il à faire?
    Vendre, de préférence à un bon prix, mais même un prix mauvais ou médiocre peut être « moins pire » que tout perdre!
    Et c’est ce que l’on appelle la trappe aux liquidités.
    Il suffirait de fermer cette trappe pour que ce système reste toujours liquide:
    Comment?
    En construisant la monnaie liquide autrement, en lui imputant le risque lié au temps, risque actuellement supporté par les actifs, les marchandises, les salaires et les services, mais pas par la monnaie elle-même.
    C’est pourquoi la préférence pour la liquidité subsiste comme véritable cause de risque systémique.

    1. Si possible en donnant vos liquidités à Finckh, bien sûr.
      Le gars qui n’a toujours pas compris que l’on essaie de construire quelque chose dans sa vie.
      Et non essayer de tenir du sable dans une main ouverte.

      1. Eh si, j’ai sans doute mieux compris que beaucoup d’autres.
        Je ne souhaite justement pas tenir des liquidités, car celles-ci sont destinées à aller de main en main en échange de choses solides et durables, justement.
        Mais je suis fatigué de l’expliquer à des gens qui ne veulent pas saisir des corrélations simples, notamment celle qui fait la monnaie serait à la fois ce qui se garde et se thésaurise et se refuse à l’échange, tout en étant l’objet qui ne tire sa justification que du fait d’être l’échangeur universel.

    2. à la monnaie liquide,

      Soyez plus clair : voulez-vous supprimer l’accumulation ?
      Si oui, pourquoi et comment ?
      Si non, pourquoi ?

      1. dans toutes ces histoires d’argent, je vois moi que dans tous les dossiers, on est obligé d’avoir un compte bancaire,

        et que de plus en plus on est bientôt obligé d’avoir une carte bancaire,

        alors que la carte bancaire n’a rien d’automatique, pourvu que le consommateur ne l’utilise pas systématiquement pour les transports, l’essence , le péage d’autoroute, le métro, et co
        mais voilà le consommateur aime se faire bananer, ne dirait-on même plus, il adore ça

      2. Je ne veux pas supprimer l’accumulation des biens et richesses qu’un individu est, selon moi, en droit de posséder en quantité quasi illimitée. Je suis clair, non?
        Clair, mais ce je que j’expose, qui me semble clair est simple, est néanmoins subtil, et je constate que cela n’intéresse que peu les esprits pourtant subtiles par ailleurs. Je vous assure que cette négligence intellectuelle, très répandue, est néanmoins un gros problème.
        Je pose, par contre, que l’accumulation de richesse sous forme de monnaie liquide pose un problème d’un autre ordre, systémique justement.
        Car, comme vous le savez, un billet est fait pour aller de main en main en réalisant chaque fois une transaction.
        Le nombre de transactions opéré par un billet est, en principe, illimité.
        On peut donc dire que le numéraire, échangeur universel, est essentiellement fait pour cela. Pour circuler.
        En même temps, on nous gave depuis Aristote que la monnaie, faite au départ avec des pièces d’or, serait aussi « réserve de valeur ». On nous en gave jusqu’à la nausée, alors que c’est intenable au regard du bon sens le plus élémentaire!
        Comment, en effet justifier en raison que le signe monétaire, l’opérateur comme tel de toutes les transactions, directement ou indirectement via les opérations bancaires, peut être soustrait librement et dans des proportions très importantes (je rappelle que 90% de la monnaie liquide émise disparaît dans la trappe aux liquidités, selon les évaluations mêmes des banques centrales!) à son usage qui est celui d’opérer des transactions?
        Il est vrai que l’abandon de l’or et l’usage de papier et d’encre permettent aux banques centrales de reproduire librement toujours autant de signes monétaires que nécessaires pour éviter que l’on en manque. Mais cette « monétisation » en échange d’obligations pourries n’est pas dépourvue de problèmes.
        Mais au fond, la principale conséquence de cette situation est autre chose. Le fait même que les agents économiques peuvent (et le font) retenir sans inconvénient direct de la monnaie dans des encaisses parfois importantes exerce une pression forte et constante sur la relation de prix existante entre biens, services et biens d’équipement d’un coté et la monnaie de l’autre.
        La monnaie actuelle garde sa valeur faciale indéfiniment, alors que les offreurs de biens, services et biens d’équipement se voient contraints de tenir compte de l’élément temps dans leur calcul.
        Les protagonistes des échanges savent cela, et la résistanceau temps de la monnaie (relative, mais plus forte que pour les biens, services et biens d’équipements) confère à l’offreur de monnaie toujours un avantage. L’échange entre monnaie et marchandise n’est jamais « neutre », mais l’acheteur est constamment en position de force grâce au facteur temps et face au vendeur. Cela est spécialement vrai pour des montants importants. Ils mettent le détenteur de ces sommes importantes à la tête d’un bien que l’on appelle, à juste titre, capital.
        En clair, à la différence de tous les biens, services et biens d’équipement, la richesse monétaire est d’emblée capital, simplement parce sa résistance au temps est meilleure que celle des autres biens. sa résistance au temps, sa plus grande mobilité et sa validité transactionnelle générale instituent comme telles le capitalisme comme système.
        Qui dit capitalisme, dit rente du temps, justement. Le capitaliste est le rentier du temps.
        Et, effectivement, pour inciter un épargnant d’avoir la « gentillesse » de remettre son argent dans le circuit, les banques doivent rémunérer l’épargne par un intérêt. Sans cela, tous garderaient l’argent sous le matelas le plus longtemps possible. Autrement dit, pour maintenir la monnaie simplement disponible à son usage normal, à savoir disponible pour opérer les transactions, le détenteur de capital est d’emblée gratifié par l’intérêt, et l’emprunteur est « puni » d’un intérêt débiteur.
        Et il n’y a vraiment aucune justification à l’intérêt monétaire autre qu’un rapport de force ainsi instauré dès le départ. Instauré en raison du fait que le signe monétaire actuel est « mal fichu », moyen d’échange te moyen d’entrave à l’échange à la fois.On peut dire que la monnaie, une institution publique et faite pour rendre service au public, est d’emblée devenue un instrument de pouvoir et d’asservissement.
        Et tout ce que le capitalisme nous fait vivre tous les jours se déduit bien de cela.
        Pour ma part, et pour maintenir la monnaie en circulation, il me semble que l’on pourrait mieux faire que subir un tel chantage constant au seul bénéfice des dits capitalistes. On peut observer que la mise à disposition d’un capital peut comporter des risques, mais ce capital n’est pas un travail qui est rémunéré, mais il rémunère le prêteur (ou propriétaire) du travail de l’emprunteur. Il asservit toujours.
        Bref, pour mieux maintenir la monnaie en circulation, il me semble que le numéraire devrait être conçu différemment, à savoir, à son tour marqué par le temps aussi et dans des proportions comparables au marquage par le temps inhérent naturellement aux biens, services et biens d’équipement.
        Il est certain que le marquage par le temps est différent pour un journal quotidien (obsolète en un jour) de celui d’une maison: frais d’entretien annuels d’environ 5% de sa valeur) etc.
        En tout cas, on pourrait s’orienter, pour le marquage par le temps du signe monétaire, aux « frais d’entretien » de biens durables (environ 5% annuels), car cela mettrait la monnaie sur un plan d’équivalent avec de tels biens. Cela inciterait le détenteur d’épargne à ne pas « garder » les billets hors circulation (un peu comme essaye de le faire, avec les inconvénients liés aux dérives capitalistes, l’intérêt bancaire) d’une façon très satisfaisante et gratuitement.
        Je rappelle que le marquage étant imprimé sur le billet, ce ne sera pas le déposant en banque à qui sera imputé le marquage, mais au détenteur du moment à la date du marquage, à savoir la banque. Et la banque, en prêtant, l’imputera à l’emprunteur qui, lui, en l’utilisant, l’imputera au vendeur de ce qu’il a acheté, et ainsi de suite. On doit se représenter le fonctionnement comme une circulation incessante et rapide de toute la monnaie liquide. La rapide circulation fera, d’ailleurs, que la quantité en circulation est plutôt faible, et le marquage, concernant uniquement les billets, ne sera que très peu « pénalisant » pour la monnaie en mouvement.
        Ce marquage, disons mensuel de l’ordre de 0,5% de la valeur faciale d’un billet (à une date prévue,le billet sera timbre ou actualisé par un autre moyen et ce marquage coûterait au porteur du billet 0,5% de la valeur faciale), aura pour principal effet que tous les usagers des billets vont restreindre les encaisses, la monnaie serait constamment offerte, et nous n’aurions plus jamais de défauts systémiques liés aux thésaurisations abusives que nous subissons.
        Je suppose que ces explications restent fragmentaires et insuffisamment exhaustive, mais si la question vous attire, contactez-moi au johannes.finckh@wanadoo.fr, je vous répondrai à toutes vos questions, et je pourrai aussi vous faire parvenir, par la poste ou en version PDF un petit livre qui expose plus en détail le fonctionnement de tout cela.
        Il s’agit, en tout cas, d’une proposition sérieuse et efficace pour en finir avec la crise systémique actuelle.

      3. Cécile : je ne comprends pas où vous voulez en venir : une carte bancaire c’est vraiment pratique et si c’est vraiment sécurisé , ça a plus d’avantages qu’un carnet de chèques .
        De plus un chèque ça coûte puisque c’est manipulé alors que les sommes qui passent par la CB sont informatisées ….
        Bn.

      4. à la monnaie liquide,

        Merci d’avoir répondu très précisémént à mes questions, à votre manière.
        Vous êtes pour les fondements du capitalisme, mais vous voudriez en corriger les excès par une technique appliquée à la monnaie.
        Vous parlez du temps et vous avez bien raison d’en parler, mais vous n’en dites que ce qui renvoie à vos idées concernant la monnaie.
        Marx disait que « le temps est tout, l’homme n’est rien, il est tout au plus la carcasse du temps » (je cite de mémoire) et c’est bien vrai.
        Mais ce n’est pas de l’économie, ni comme science, ni comme technique.
        Je pense que le vrai problème, c’est qu’un équivalent marchandise soit devenu la marchandise vedette, que « le besoin d’argent soit la principale production de l’économie politique » en tant que marchandise accumulable.

        Bien à vous.

      5. Johannes

        Il m’étonne que le psychanalyste que vous êtes — mais au juste de quelle psychanalyse vous réclamez-vous ? — ne propose comme seule perspective qu’une solution technique d’ordre purement instrumental alors que la clé de la transformation de notre civilisation en bout de course me semble se trouver beaucoup plus sûrement dans le travail qui s’effectue individuellement et collectivement dans et par le langage, le langage constituant — dixit Lacan — un milieu aussi réel que le milieu extérieur.
        Ma remarque ne s’adresse d’ailleurs pas qu’à vous, je me l’adresse aussi à moi-même ainsi qu’aux auteurs de ce blog. A mettre seulement l’accent sur le changement nécessaire des représentations — ce qui est déjà pourtant un pas de plus par rapport à la solution purement technique — on en oublie ce qui rend possible ce changement, ce que celui-ci nécessite d’ouverture, autrement dit ce qui passe par un changement de régime de la parole, en tant que forme de vie. IL ne peut y avoir de transformation véritable qu’à la frontière du sensible et de l’intelligible.

    3. @ johannes finckh,

      Peut-être avez vous déjà répondu à cette objection sur un autre fil.
      Mais les vertus de votre monnaie liquide ressemblent étrangement à celles attendues d’une bonne petite inflation avec échelle mobile des salaires et des prix.

      1. Merci pour votre remarque.
        J’y ai répondu souvent, mais je vous réponds à nouveau.
        Tout d’abord, le système à monnaie fondante (ou « SMT »= signe monétaire marqué par le temps) fonctionner le mieux sans inflation, et il n’y en aura pas, car la circulation monétaire sera stabilisée, maximale et constante. Dans ce cas, les ajustement de la quantité de monnaie par la banque centrale sera aisée sans aucune inflation ni déflation. Je l’expose dans mon petit livre, tout comme Silvio Gesell, cité aimablement par Hervey, l’expose déjà très précisément.
        Le grand avantage du système SMT est quand même la suppression définitive de la rente du capital et l’élevation de tous les salaires du travail d’au moins 30% (étant donné que la rente du capital=le revenu du capital représente au moins 25% du revenu français par exemple: ce sont les chiffres de Piketty&co), et cette augmentation des salaires se fera, comme indiqué, sans inflation.

      2. @ johannes finckh,
        merci pour votre réponse.
        Tout ça semble assez logique, mais je ne suis pas convaincu.
        Me reste à comprendre pourquoi.

  14. « Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle. »

    Ces solutions sont surement évidentes pour ceux qui croient au Père Noel…Ca tombe bien, c’est pour bientot.
    Rembourser $15 000 milliards est impossible. Toute restructuration correspondrait au défaut pur et simple. Dans le genre: On rembourse dans 199 ans…

    La gesticulation actuelle, c’est de ne pas vouloir le réaliser.
    La puissance du refoulé?
    Quand à innonder le marché par la planche à billet, meme si certains économistes démontrent que la fameuse planche n’existe pas grace à la comptabilité de propagande distribuée par les banques centrales et meme la fameuse BRI, cela se reduira à une hyper inflation.

    Le dilemne se résoud assez facilement par le néant:
    -Les Etats remboursent, mais c’est impossible. Pure illusion.
    -Les banques centrales innondent le systeme de monnaie, mais la monnaie s’écroule.
    Mais si:
    -Les banques font faillites, les Etats ne doivent plus rien, et la question est résolue.
    -Les Etats ne remboursent pas et les banques font faillites, la question est résolue.
    Grosso modo c’est la révolutionde 1917 ou la prise de pouvoir par Mao…
    C’est attaquer la propriété privée en forçant les joueurs du systeme à accepter leurs pertes.
    Si le systeme vit sur l’illusion que les banques sont bien portantes, on peut ensuite recréer des banques nationales avec la meme illusion qu’elles sont bien portantes.

    Yaka nationaliser les banques systémiques, puisqu’elles le sont!
    Et raturer le hors-bilan. En fait il n’existe pas puisqu’il n’est pas comptabilisé!

    1. Je verrais par là, et donc
      si possible en évitant la guerre, car laquelle ne résoudra rien, sinon pire
      mais après la Côte d’Ivoire et la Lybie, j’ai des doutes

    2. @izarn
      N’est-ce pas dangereux de faire défaut contre la chine par exemple ? Cependant, faire le tri entre les créanciers légitimes et les autres, faire des décotes totales ou partielles serait une bonne solution, mais pas si simple.
      Quoi qu’il en soit, le solde de la dette sera purgé par l’inflation, qui n’est pas du tout à votre image. C’est au contraire un immense champ de possibles.

    1. Lisztfr.
      Hormis Yves Cocher qui avait annoncé que nous allions voir des choses inimaginables, essaies de me trouver un politique qui raconte quelque chose de censé, et tu me rappelles, d’accord..?

    2. En effet, après avoir rappelé que le niveau de l’imposition en France est le plus élevé d’Europe, il annonce des économies de budget.
      Mais, quelques heures plus tard, on entend que l’idée d’une deuxième journée de travail non payé fait son chemin..
      On remplace le salaire et l’impôt par la servitude..
      Question :
      Mais quid de la rente ? Comment envisage-t-il de demander à un rentier de payer sa part ?

    3. Ne vous fiez pas aux apparences !
      Quel que soit le « caractère » de ce monsieur, c’est à la politique qu’il met en oeuvre que nous sommes confrontés !
      – relisez ce que disait Denis Kessler dans Challenge le 4 octobre 2007

      … Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

  15. Le rôle des banques centrales est en effet d’être des « amortisseurs » des pépins de leurs banques dont elles ont la compétence territoriale.
    Jusqu’où peut aller la dégradation de leur bilan, ça, c’est une autre histoire.
    N’oublions pas que même la FED commence à être obligée de « rendre » des « comptes ». Bien que chacun ignore ces comptes réels. Sauf elle et les US.
    Et ces supra-banques n’ont pas d’effet de levier et autres magouilles off-shores possibles.
    Donc, la « variante »… Qu’elle passe par le FMI comme écran ou pas, ça n’ira pas loin.

  16. Voici la traduction d’un excellent article du Financial time signée Martin Wolff
    Creditors can huff but they need debtors
    voici le lien ici

    Bénis soient les créanciers, car ils hériteront la terre. Ce n’est pas dans le Sermon sur la montagne. Pourtant, les créanciers y croient. Si tout le monde était un créancier, nous n’aurions pas de dettes impayées ni des crises financières. Cela, les créanciers y croient, et cela guide leur comportement. Ils se trompent. Depuis que le Monde ne peut pas faire commerce avec Mars, les créanciers sont pieds et poings liés aux débiteurs. Les créanciers doivent accumuler des créances sur ces derniers Trois des quatre plus grandes économies mondiales – la Chine, l’Allemagne et le Japon – sont créancieres: Elles courent après les excédents de la balance commerciale, dans les bons et dans les mauvais moments (voir graphiques). Ils se croient autoriser de donner des leçons à leur débiteurs sur leurs folies. La Chine, une superpuissance emergente, jubile en réprimandant les Etats-Unis pour son imprudence. Le Japon, un allié des Etats-Unis, est plus discret. Les ambitions de l’ Allemagne sont nombrilistes. Elle souhaiterait que ses partenaires de la zone euro soient de bons Allemands,comme eux.Pourtant, les créanciers sont vulnérables. Leurs économies ont une capacité à fournir des biens et services que les emprunteurs désirent beaucoup plus que leurs propres résidents ne pouraient acheter. Les économies en déficit sont leur contre images dans le miroir ; leur capacité à fournir ces biens et services sont trop faible pour leur demande. Ces excédents et ces déficits sont imbriqués dans les deux types d’économie.Au sein des pays créanciers, les producteurs de biens échangeables et de services, sont un lobby puissant pour la fourniture de crédits aux débiteurs. Le financement privé s’arrêtera une fois que les financiers réaliseront à quel point leurs activités de prêt aura été mauvaise. Les décideurs politique sont alors pris entre gaspiller de l’argent ou de tolérer des ajustement brutal, quand leurs marchés disparaissent. En punissant les emprunteurs irresponsables, ils endommagent aussi leurs propres citoyens.Cette histoire qui se cache derrière ce qui se passe dans le monde. Elle est derrière l’ordre du jour du sommet européen de la semaine dernière comme du Groupe des 20 principales économies ce week-end. Comme Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre, l’ a déclaré dans un récent discours, c’est l’histoire derrière toutes les crises depuis 2007: « Les excédents commerciaux persistants dans certains pays et les déficits dans d’autres ne reflètent pas un flux de capitaux vers les pays ayant des opportunités de rentabilité d’investissement, mais à des pays qui ont emprunté pour financer la consommation ou avaient perdu leur compétitivité. Le résultat a été un niveau trop élevé de la consommation (qu’ils soient publics ou privés) aux Etats-Unis, Royaume-Uni et une série d’autres économies avancées et des niveaux trop bas de la consommation en Chine et d’autres économies de l’Asie, et certaines économies avancées avec des excédents commerciaux persistants, tels l’Allemagne et le Japon  » En bref : Tout le monde a contribué à faire un gâchis et tout le monde a sa part de responsabilité.Comme le poète AE Housman a écrit:
    “To think that two and two are four/And neither five nor three/The heart of man has long been sore/And long ’tis like to be.” Vous ne pouvez pas garder votre excédents et parvenir à financer le déficits des autres, d’une façon ou d’une autre. Pourtant, c’est ce que l’Allemagne essaie de faire. L’Allemagne contrôle efficacement la Banque centrale européenne. Elle a également la cote la plus forte du crédit. Ainsi, elle peut décider quelles solutions de salut devraient fonctionner. Pas bien, hélas Pourtant, même la France ne peut pas faire beaucoup plus que gémir sur le résultat.Le pays avec le crédit fixe les règles. Les débiteurs ont à mendier, en particulier dans un arrangement de change fixe, chaque fois que la finance est nécessaire pour amortir un ajustement imposées par la déflation. Les créanciers peuvent également insister sur leur interprétation des causes de la crise. Allemagne déclare que tout cela est la faute des mauvaises politiques budgétaire: corrigez les et fixer une politique budgétaire pour toujours; les vertueux alors hériteront de la terre.Cette vision du monde souffre de trois inconvénients ; il est faux, il est auto-destructeur, et il est déstabilisant. Il est faux car, aussi loin que l’on puisse observer, tout les pays frappés par la crise souffrent de politiques budgétaires irresponsables . Dans les cas importants, ils ont souffert beaucoup plus de prêts privés et d’emprunts irresponsables. Il est auto-destructrice, parce que les tentatives par tous les pays membres pour resserrer leur politique budgétaire en même temps, les appauvriront tous, y compris les créanciers. Cette vision est aussi déstabilisante, parce que le moyen pour sortir de ce piège passerait par la transformation de la zone euro en zone d’excédent extérieur. Résoudre les déséquilibres internes par l’aggravation de celles du monde est une mauvaise idée.L’Allemagne veut à la fois minimiser le financement et continuer à fonctionner avec d’énormes excédents extérieurs. Cela ne peut pas marcher. Certains diront que l’Allemagne affiche un excédent depuis les années 2000. Pourquoi ses partenaires ne pourraient-ils pas le faire maintenant? L’Allemagne est devenue excédentaire avec les pays qui enregistraient volontairement des déficits . Mais l’Allemagne ne veut pas courir les déficits. Étant donné que, ses partenaires ne peuvent pas dégager des excédents, à moins qu’ils le fassent avec le Monde. Ce serait possible après un affaiblissement considérable de l’euro ou des dépressions dans des pays plus faibles. Dans ce cas on enregistrerait des vagues de défaillance de banque et de dettes souveraines et la fin de la zone euro. Une telle vision unilatérale d’ajustement devrait sûrement échouer.Pendant ce temps, la zone euro semble avoir décidé qu’elle a besoin d’aide chinoise. Pourquoi ses membres pensent cela est incompréhensible. L’argent est disponible à l’intérieur de la zone euro. Ce qui manque c’est la volonté de prendre le risque de perte. Mais, comme l’économiste chinois Yu Yongding a écrit dans le Financial Times, la Chine ne prendra pas ce risque. C’est une folie d’imaginer qu’elle le ferait, à moins d’un coût économique prohibitif ou politique.
    […]

    1. Simple, clair et complet.
      Merci,
      Tant que ces bases ne seront pas clairement posés, on peut faire autant de G20 qu’on veut, rien n’en sortira.

    2. Ce qu’ « oublie » cet article de Wolff, est qu’il est facile de critiquer mais BEAUCOUP plus difficile de bien faire.

  17. Des citoyens exaspérés quittent leur banque pour le « Bank Transfer Day »

    Dans la foulée des mouvements de contestation contre les inégalités économiques et la cupidité des grandes institutions financières, les Américains tiennent samedi le « Bank Transfer Day ».
    Après avoir reçu un avis d’augmentation de 5 $ des frais mensuels associés à sa carte de débit de Bank of America, Kristen Christian a décidé de quitter son institution financière et de fermer son compte.

    1. Ca a l’air de mieux marcher que l’appel de Cantona, car il y a eu un appel clair à changer d’institution bancaire pour un réseau bancaire plus social, qui semble exister au Canada.
      En France il y une banque coopérative, le « Credit Coopératif » mais elle est depuis quelques années partie prenante du réseau bancaire BPCE,
      Sur BPCE 2 Observations:
      1)NATIXIS fait partie du Réseau BPCE et …

      Touchée notamment par la crise des subprimes, l’action Natixis a en moins de deux ans perdu près de 95% de sa valeur, en passant sous le seuil de 1 euro en mars 2009, stabilisée autour de 3.5€ en 20103.

      Extrait de wikipédia
      2) BPCE est présidée par François Perol, nommé par Sarko, et Pantoufleur Notoire (on est en France et tout est permis si on sait y faire)

      Sur le Crédit Coopératif, et malgré les questions auprès de mon conseiller, je n’arrive pas à savoir le degré d’indépendance réel vis à vis de BPCE

      Il y a une autre Banque qui n’a pas « encore » (depuis 10 ans qu’elle essaye) le statut de banque de dépôt: la « NEF » et elle doit utiliser les services du « Credit Coopératif » pour proposer ce service à ses clients et là, la boucle est bouclée, en France, pas d’issue en dehors des parcours fléchés par notre très chère Oligarchie.

      Néanmoins, il faut insister, ça va craquer.

      1. Toute l’ambivalence du C. Coop tient au fait que l’organigramme de BPCE est inversé : ce sont les 20 banques populaires régionales (dont le Crédit Coop) qui détiennent, environ 70% de Natixis qui détient, avec les Caisses d’Epargne, BPCE.
        Donc sur le papier chaque Banque Populaire est indépendante (a son propre Conseil d’administration). Dans la réalité, les instances dirigeantes imposent leurs vues à chacun de leur « actionnaire ». Elles ont créé une informatique commune à 19 BP, développent des produits et un marketing communs ; elles ont de ce fait perdu au début des années 2000 toute leur indépendance. Le crédit Coop garde encore de ce point de vue son indépendance : de par la nature de ses clients (coopératives, tutelles …) et de ses produits (livrets solidaires, …) elle conserve une informatique dédiée et très particulière à la gestion de ces clients et produits.
        Le C.C. avait aussi jusqu’à peu un état major composé de membres issus de la base, et attachés aux valeurs fondatrices. Depuis le départ du PDG en 2008, le C.C. voit « arriver » des hommes des Banques Populaires ; le renouvellement des gens du réseau commence aussi. Les méthodes Banque Pop commencent à s’imposer : objectifs sur produits, recherche de rentabilité …
        Ce n’est, à mon avis, qu’une question de temps pour que le C. Coop devienne une Banque Populaire comme une autre et donc une banque comme une autre.
        Reste la NEF qui reste plus « pure » mais qui ne peut être une banque indépendante, les contraintes réglementaires étant trop forte. Elle cherche avec d’autres partenaires européens semblables à s’affranchir du C. Coop. Espérons qu’elle y arrive.

      2. Oui, la NEF est tellement pure qu’elle est liée aux intérêts de la secte anthroposophique !

        Ca fait un moment que me pose des questions à votre sujet. Avec ce genre d’affirmation, je pense que je suis fixé!

        1. @ jacques a

          Oui, la NEF est tellement pure qu’elle est liée aux intérêts de la secte anthroposophique !

          Ca fait un moment que me pose des questions à votre sujet. Avec ce genre d’affirmation, je pense que je suis fixé!

          Ravi d’avoir pu vous apporter de la clarté. Remarquez que les guignols fanatiques de Steiner&co et de la résurrection, question illumination, ils sont déjà bien servis 😉

      3. Pour le 1 , j’étais au parfum et j’interrogeais davantage sur l’évolution de son évocation de banque citoyenne , « développée » ici , pour autant que Paul Jorion ou d’autres auraient pu avoir à en connaître .

        Pour le 2 , Ouf !

        PS : on commence à avoir des émissions un peu plus pertinentes sur  » la crise » sur France Inter , cf ce jour entre 12 et 13 heures .

        http://www.franceinter.fr/emission-3d-le-journal-crise-europeenne-et-democratie-et-7-milliards-d-etres-humains

      4. @ Julien Alexandre,
        J’ai cherché sur internet secte anthroposophique et j’ai eu des réponses sur secte Anthropomorphique : s’agit-il du même problème ? Il faudrait quand même savoir à quoi est lié la NEF !

      5. @ Juan

        Oui, j’avais bien saisi le sens de la question. Disons que maintenant que Mme Lepage est candidate, c’est peut-être délicat d’accorder du temps au blog de Paul Jorion pour un tas de raisons.

      6. @Julien Alexandre

        Oui, la NEF est tellement pure qu’elle est liée aux intérêts de la secte anthroposophique !

        Y’a pas un chouïa de parano avec la NEF ?

        Enfin ça m’a permis de me cultiver un peu plus sur l’association anthroposophique.
        Sans aucunement adhérer aux thèses grand-guignolesques et aux tendances racistes du maître (ou du gourou ou du guide …) STEINER, j’ai vu que cette « secte » était à l’origine de la biodynamie, technique qui, dépouillée de ses rituels me semble intéressante (ou plutôt dont je constate qu’elle intéresse de plus en plus d’agriculteurs et qui à précédé (voire inspiré), semble t’il, l’agriculture biologique).
        L’antroposophie à aussi « découvert » Krishnamuti, qui ne semble pas le plus con des philosophes. Il est vrai cependant qu’il se sont séparés.

        Malgré ça, tu m’as mis un doute sur une société (la NEF) qui me semblait tout à fait « clean » et ça me fait ch…. As-tu des références précises qui atteste de liens toujours vivants entre la NEF et cette secte (membres du CA de la NEF?, financement par la NEF de sociétés dépendant de la secte,…)

        1. @ hema

          La NEF en tant qu’organisation est indépendante. Après, si on regarde les membres de la NEF et leurs liens avec la société anthroposophique, c’est une autre histoire. Le fondateur et premier dirigeant, Henri Nouyrit, était bien « anthroposophe ».

          Est-ce encore le cas aujourd’hui des dirigeants ou employés ? Je n’en sais rien, mais dans le doute, perso, je m’abstiens.

      1. Steiner, c’est pas celui qui était recherché par interpol?
        (Je ne parlerai pas de ses théories foireuses sur le sida…)

  18. St Paul’s initiative: ‘It’s time for radical change’
    There is worldwide a new awakening of civic consciousness. It recognises that we cannot go on as before.

    There is now an urgent need to reconnect the financial with the ethical. This is the key challenge facing capitalism today. And it could yet prove to be one of the most exciting and productive movements of modern times.

    The events of the last week have reminded us, as if we needed reminding, that there is, as Rowan Williams put it in the Financial Times, “widespread and deep exasperation with the financial establishment”.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8871997/St-Pauls-initiative-Its-time-for-radical-change.html

    Ken Costa: The City must rediscover its morality
    One of the UK’s most senior investment bankers and the man charged by the Church of England with reconnecting “the financial with the ethical” has demanded that the City rediscover its moral compass and engage in one of the most fundamental reforms of the market system to regain public trust.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/8872354/Ken-Costa-The-City-must-rediscover-its-morality.html

  19. Si j’ai bien compris, les tours ont ete touchees mais ne se sont pas encore effondrees!
    Nous en sommes là ?!!!

  20. Les tiques bancaires et autres, spéculatrices insatiables, ont trop sucé l’attelage mondial des chevaux de trait..

    1. Ce que ne semble pas vouloir comprendre les Allemands, c’est que l’équilibre doit se concevoir non pas dans chaque pays de la zone €, mais au niveau de la zone elle-même.

      1. Avant de savoir si il faut reconstruire global ou local il faudrait définir ce que l’on entends par « équilibre ».
        L’équilibre à l’allemande, non merci !

      2. à Pol 6 novembre 2011 à 09:46

        je vous renvoie à un développement sur le sujet par Jean Luc Mélenchon

        http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/11/04/le-mythe-du-modele-allemand/

        qui conclue :

        Pour moi, chez nous, la priorité est au contraire de rallumer le moteur de l’activité en rendant aux salariés les 10 points de la richesse produite qu’ils ont perdus au profit du capital depuis trente ans. Le « modèle allemand » est un leurre. Etendu à l’ensemble de l’Union européenne, il mènerait tout droit à la récession. L’intérêt général nous appelle à en finir avec cette fascination morbide pour l’Allemagne. Il faut soutenir le coeur vivant et productif de notre économie.

  21. La refonte du système devient vitale pour ne pas sombrer dans le chaos. Il est nécessaire de cesser de vivre de l’endettement. Pour cela, il convient d’équilibrer le partage des richesses (capital et travail) mais comment donner du travail à tout le monde. Certains ne peuvent assumés que des tâches d’exécutant qui disparaissent au profit des pays low cost. La ré-industrialisation devient alors incontournable. Mais dans quel but ? Consommer, toujours consommer plus. Il n’y a pas d’issu sauf de vivre sa vie et d’attendre la fin de votre monde.

    La réalité n’a de sens que pour ceux qui la vive.

  22. Dans ce que j’entends ou je lis, partout ce mot de chaos. Mais de quel chaos parle t on? Le capitalisme ne serait il pas un chaos? Ce fameux système fardé de speudo démocratie n’engendrerait donc que du bonheur? Pour à peu près 1% de la population mondiale sûrement. Mais pour le plus grand nombre? Misère, souffrances, guerres, destructions… Le chaos serait donc pire!? Que l’on s’y résolve ou pas, il va falloir changer de système. Il ne s’agit pas de sortir du grenier les vieilleries passées mais bien d’inventer, d’imposer à la minorité profiteuse. Cela ne sera pas une promenade de santé c’est évident. C’est justement ce changement qui serait le chaos!!! C’est le discours du profiteur qui aurait peur de perdre ce qu’il a hérité ou du résigné qui craindrait de perdre le peu qu’il a sué. Réinventer demande du temps, ce que précisément nous n’avons pas. L’exigence du partage des richesses apparaît de plus en plus comme une exigence du partage des pouvoirs. Et ce partage du pouvoir s’accompagnera d’une démocratie plus large, plus élargie. Un à un, les amortisseurs sociaux tombent, dévoilant qu’ils n’étaient là que pour assurer la pérénité du système les plus inégalitaires mâtinée d’une speudo philosophie empreinte de religiosité qui nous vend des arrières mondes et des paradis pour après, et de la résignation et de la souffrance au quotidien. Les temps de charité s’effacent, l’exigence monte et la colère n’est pas loin. Je n’y vois qu’un espérance mais pas de chaos. Heureusement que le peuple de 1789 ne s’est pas posé la question du chaos, nous vivrions encore à l’ombre des bastilles.

  23. De la rigueur, encore de la rigueur, toujours de la rigueur. Mais j’appelle cela de l’austérité.

    http://www.liberation.fr/economie/01012369797-angela-merkel-annonce-une-decennie-de-rigueur-pour-l-europe

    En tout cas ce sera bon pour tous les marchands d’antidépresseurs, de bibine, et de machins qui se fument. Car les gens, du moins les 99%, auront besoin d’oublier cette réalité peu enthousiasmante.
    Mais je doute que l’on transforme, même sur 10 ans, les européens du Sud en clone des européens du Nord et plus particulièrement en allemands.
    C’est faire fi, des cultures et des mentalités différentes. Les grecs sont sans doute de très mauvais élèves de la classe européenne selon lescritères économiques rigoureux allemands, mais ils ont sans doute d’autres qualités que les allemands n’ont pas. Il faudrait quand même qu’en ce début de XXIième siècle il y ait un peu plus de respect entre les peuples, d’Europe en particulier.
    L’Europe ne pourra se faire si l’on ne tient pas compte des cultures différentes de ses peuples.

    1. Si c’était le cas, je crains que le remède ne soit pire que le mal. Car une telle guerre ferait monter le prix de l’or noir en flèche et dans un contexte déjà globalement récessif ce serait fatal pour le système, en tout cas l’Europe passerait un sale quart d’heure.
      Mais il n’est sûr que les américains, n’y laisseraient pas des plumes non plus…

      1. Non, Joan. Tu te trompes lourdement.
        L’économie de guerre est une disposition particulière de gestion des ressources de l’état qui le sort de la globalité du système mondial.
        Voir Allemagne 1933-39.
        Dans ce cas, TOUTES les ressources sont mobilisées au point parfois de faire fondre les cloches des églises pour faire des munitions.

        Coté cours or, je dois voir ça avec Zébu car les US nous ont roulé tous les deux dans notre débat.
        En effet, Ich pensai que l’or ne pouvait pas être autre chose qu’une valeur refuge und lui, ainsi que d’autres hier pensaient que l’or était devenu un objet de spéculance comme un autre.
        Der US ont simplement augmenté le droit d’entrée sur le marché und wir baised grave.
        Alles, d’ailleurs.
        Non seulement les spéculeux mais aussi ceux, comme Ich, qui veulent une bonne rechute histoire que les peuples se révoltent enfin.

      2. Si les alliés asiatiques et autres de l’Iran balancent quelques bombinettes ordinaires sur nos 58 centrales nucléaires, nous n’auront pas trop le temps de nous soucier du prix de l’or noir.

      3. @joan « warm jets », « …en tout cas l’Europe passerait un sale quart d’heure.
        Mais il n’est sûr que les américains, n’y laisseraient pas des plumes non plus… »

        Et les Iraniens?…
        http://www.youtube.com/watch?v=iP-RFsuv-8Q
        @Hi Han alias bombinette-ordinaire, irradiée t’auras quand même de la gueule.
        @Yvan, Après guerre: euphémisme pour avant guerre. G.Genette

      4. @ Renou /vigneron et Joan

        Y en a qui pensent que l’Iran est isolé et qu’il suffit d’être hors de portée des missiles iraniens pour se croire à l’abri . On dirait que certains ont oublié les accords commerciaux, pétroliers entre la Chine, la Russie, le Vénézuela et l’Iran qui ont décidé, il y a plus d’un an, de ne plus utiliser entre eux le dollar comme devise pour leurs transactions commerciales.
        2 blocs se sont constitués par le jeu des alliances commerciales et pétrolières : les émergents aux côtés de l’Iran face à l’OTAN .

        La Chine a des navires de guerre, des avions . Elle s’offre chaque jour des postes avancés pas loin . Elle a acheté des ports ( dont le Pirée) un peu partout et des aéroports en Afrique, en Amérique Latine et Centrale, en Europe et même en France ( dont d’anciennes bases aériennes de l’OTAN comme celle de Châteauroux en cours de rénovation, 3000 emplois au service des Chinois) …

    2. Oui, la der des der …

      Et l’Angleterre serait prête à participer, en louant des places de parking et des Rafales sur le Charles de Gaulle.

      1. Hhmm… Joan.
        Nous sommes tous les futurs anciens de la prochaine dernière……. (auteur dont j’ai oublié le nom)

    3. S’ils en parlent, c’est qu’ils n’en ont pas l’intention. Par contre, ils ont l’espoir que ça fasse rester les 450,000 indignés israéliens à la maison en attendant le prochain exercice de simulation d’attaque. Etre gouverné par l’adrénaline, voilà le secret. Il y a quelque grèves de prévues pour lundi et Netanyahu a une popularité en ce moment qui commence à ressembler à celle de Berlusconi.

  24. Bon, je vous ai lu attentivement.
    Lundi, rdv avec mon conseiller financier pour solder mon assurance-vie. C’est pas beaucoup, je suis un petit français moyen, mais ce que j’ai compris, c’est que: Le Marché a besoin d’argent frais pour faire tourner la roulette, c’est certainement pour cela que les livrets d’épargne sont plafonnés. Comme ma classe sociale représente une tranche de la pyramide très large, on va nous refiler le lave-pont, le seau et les serpillières pour nettoyer l’incontinence bancaire, alors sans moi.
    Je préfère encore des biftons bien enveloppés au fond de mon jardin….. en espérant ne pas rencontrer une taupe ou Alzheimer!

    1. Bon réflexe, Lars.
      Mais tu n’as pas encore la solution de « protection absolue du capital ».
      Cette protection est, soit d’acheter de l’or physique, en oubliant pas que Roosevelt avait interdit la possession d’or aux particuliers.
      Le summum est la propriété de terre. Inaliénable et qui a conduit à la crise actuelle.

    2. Vous avez un jardin . De l’outillage efficace et durable pour produire de quoi vivre en autarcie serait un bon investissement , non ?

      1. Non, Mianne. Qui ne voit à moitié rien venir.
        Les légumes, ça pousse 6 mois par an. Grand max.
        Donc, hormis être un champion du bocal (de conserve maison, les meilleures), et encore … avoir une surface qui te DONNE suffisamment pour la conso d’une année, tu es roulé.
        Teste avec un jardin ouvrier où tu finis par distribuer la moitié de ta récolte et reviens me voir.

        « ouvrier »…
        Tin. Ca me flingue ça aussi un peu.
        Déjà que je scandalise mon monde quand je dis que je suis ingénieur mais que j’entretiens moi-même ma voiture, je passe pour un extra-normal.
        Putain de clichés.

      2. @ Yvan

        Bonsoir Yvan . L’expression « jardins ouvriers » désigne un type de jardins, de grand terrain non constructible divisé en parcelles comme le faisaient les anciennes grandes entreprises paternalistes qui les mettaient à la disposition de leurs ouvriers . Ce n’est pas un cliché . C’est un terme générique pour désigner aujourd’hui ce type de parcelles conviviales ( les jardiniers discutent d’une parcelle à l’autre, échangent des plants, leur savoir-faire, le contenu de leur thermos …) . Ces jardins ne sont pas nécessairement destinés aux ouvriers, surtout aujourd’hui.
        Il y a aussi un ingénieur , des cadres, des employés du bâtiment, des fonctionnaires ( un prof, une infirmière , un employé de la DDE ), des actifs, des retraités, un chômeur entre deux stages, dans notre équipe de jardinage collectif entre voisins et amis .Nous n’avons pas divisé notre terrain collectif en parcelles . Chacun y prélève le nécessaire pendant la belle saison ( barbecue collectif et camping sur un coin du terrain les week-ends). Les volontaires se répartissent la confection des conserves et des confitures et font le partage en fonction de la taille des familles
        C’est une activité de plein air certains soirs et les week-ends pour les actifs , une activité pendant la journée pour les retraités et les chômeurs, et un grand plaisir de suivre au jour le jour l’évolution des plantes.

        On vit de son potager-verger TOUTE L’ANNEE, même l’hiver, avec les légumes de saison, les raves, les tas de pommes de terre ( avant germination), les légumes secs (pois et haricots secs), les pommes et les poires ( Conférence) qui tiennent plusieurs mois et les légumes et les fruits d’été mis en conserve ( haricots verts, tomates à toutes les sauces pour accompagner des pommes de terre ou des pâtes maison, tomates farcies, compotes de fruits), des confitures de toutes sortes ( échanges avec celles des voisins pour la variété).
        Tout cela, sans parler des plats préparés, des herbes culinaires et des fruits rouges que l’on aura surgelés ( évidemment tant qu’on a de l’électricité).

        Evidemment il faut pouvoir stocker les bocaux de conserves un peu partout (c’est plus utile que certains bibelots),à défaut de cave pourquoi pas sur des étagères dans l’entrée et le couloir, sous les lits, sur l’armoire etc ..? . Question de survie, la déco passe après …

  25. Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle. Une variante de la seconde option pourrait être tentée en impliquant le FMI, consacré prêteur en dernier ressort pour l’Europe en lieu et place de la BCE.

    Il a fallu que je relise plusieurs fois pour comprendre que:
    – solution 1: la faire rembourser par les États, c’est à dire le peuple!
    – solution 2: la faire acheter par les banques centrales mais au bout du bout de celles-ci on y trouve qui : le peuple de chaque état!!
    solution 3: la restructurer à grande échelle mais au bout du bout de cette restructuration on y trouve qui: le peuple!!!

    Ce n’est pas réduire la dette qu’il faut c’est l’annuler et pour cela on doit remplacer nos politiques professionnels par d’autres qui connaissent au moins la valeur du travail!!!!

    1. la restructuration de la dette prépare les décotes et annulations.
      Si cela débouche sur des monétisations via les banques centrales, et compte tenu des énormes liquidités dans la trappe, cela pourra peut-être continuer encore un petit moment.
      Mais il faut savoir que cette voie à sens unique ne créera certainement pas de relance économique.
      Et des hyperinflations pourraient se déclencher.

  26. Tout se délitera, surtout dans les parties faibles de l’Euro, pour cette raison simple.

    Les états vont augmenter les taxes et autres charges.
    Les individus, fâchés, etc…. contourneront toujours plus le système (travail au noir, triches diverses avec les impôts, trocs entre les individus)

    Pourquoi jouer un jeu complètement biaisé. Lars ici même ci-dessus en donne un exemple « en direct du front de l’action »

    Les budgets ne seront jamais tenus, c’est inéluctable.

    Les politiques sont des nains

    1. Pourquoi dites vous « les individus » comme si seuls les particuliers allaient « pratiquer encore plus l’évasion fiscale ».

      La réalité, c’est que le contribuable est plutot bon payeur en ce qui concerne les impots, et que ce sont des grosses boites qui vont pratiquer l’évasion fiscale à plus grande échelle encore.

      Je ne vais pas vous apprendre que le siège de EADS est en hollande, ni pourquoi ?

      1. Parce que les particuliers sont souvent plus honnêtes, jusqu’à maintenant, que les corporates et les zinzins (institutionnels)

      2. « …. est plutot bon payeur en ce qui concerne les impots… »
        Voici une affirmation… qui contient une action future potentielle , anti-système…

      3. J’ai pris cet exemple parce que dans la rue, pas mal de gens croient qu’EADS est une boite française, voir même nationalisée, alors apprendre que ce truc est en hollande pour des raisons f iscales….

        Bon, il me semblait, de mémoire, que l’impot sur les sociétés était nettement moins élevé aux Pays – bas, en fait oui, mais pas tant que ça.

        De toute façon, entre temps, j’ai appris que EADS avait comme les copains 20 % de ses sociétés filiales dans les paradis fiscaux (46 sociétés) ce qui doit permettre d’optimiser les primes de fin d’année.

        http://politique-du-possible.org/?p=363

  27. @ lars
    et avec des biftons, qu’est ce qu’on achète qui ne craint pas les taupes ?
    bon , allez, un gros indice, c’ est jaune et la densité est de 19.3 ?
    surtout ne dites pas son nom , c’est un gros mot , c’est révolutionnaire,
    c’est la monnaie forte de demain.

    1. Pas simple pour acheter sa baguette avec et c’est hors de prix pour les tout petits épargnants .

      Maintenant les dames se font arracher leur collier doré, même en toc et les cambrioleurs du week-end font des trous dans les jardins : on peut y enterrer des sacs de pièces dorées en chocolat pour rigoler .

    2. Dantarue, j’en ai une autre à ta disposition, Camarade :
      « Tout homme a un prix. » [Al Caponne, devenu bienfaiteur de l’Humanité en montrant qu’il existait des truands financiers]

    3. Bon, je voulais détendre un peu l’atmosphère, encore que la pièce de théâtre du G20 fut un divertissement total. Coincidence, le lendemain soir de sa clôture, j’allais voir un excellent….Tartuffe!
      Je crois que le meilleur placement sera avant tout dans les valeurs de solidarité et d’échange.
      J’aime bien l’expression  » faire bon commerce avec quelqu’un… »

  28. Solution n°4:
    -fermeture de la bourse
    -nationalisation du système bancaire pour 1€ symbolique
    -nationalisation des entreprises anciennement cotées pour 1€ symbolique
    -répudiation de la dette
    -criminalisation de l’évasion fiscale, des créanciers, des possédants vindicatifs

      1. Non, je suis contre l’emprisonnement.

        La peine capitale pour les capitalistes: condamnation au travail salarié pour 35h/semaine pendant 15 ans, dans la branche professionnelle de leur choix à condition qu’elle est été reconnue pour sa grande pénibilité, son stress, ses troubles musculo-squelettiques etc…
        Possibilité de réduction de peine pour bonne conduite (organisation de grève; sabotage, etc)

  29. Dimanche 6 novembre 2011 :

    Iran : « Durcir les sanctions, une action militaire serait déstabilisatrice. »

    Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé dimanche qu’il fallait continuer dans la voie des sanctions contre l’Iran, jugeant qu’une attaque israélienne préventive pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région.

    « Nous allons continuer dans cette voie parce qu’une intervention militaire pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région. Il faut tout faire pour éviter l’irréparable », a-t-il ajouté.

    « Je souhaite que nous n’en arrivions pas là », a-t-il répété quant à la possibilité d’une attaque préventive israélienne.

    « Si Israël est attaqué, la France se rangera à ses côtés pour assurer sa sécurité, a rappelé le ministre. Si Israël attaque ? Ce n’est pas la même chose », a dit Alain Juppé.

    Le président israélien Shimon Peres a averti dimanche que la possibilité d’une attaque militaire contre l’Iran est plus proche qu’une option diplomatique, avant la publication par l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) d’un rapport sur l’Iran. Shimon Peres a estimé qu' »une attaque contre l’Iran » de la part d’Israël et d’autres pays est « de plus en plus vraisemblable ».

    1. L’impayable Juppé! Lui qui montrant une pièce de 1fr avait dit: Voilà ce que vaut l’entreprise Thomson, lui qui voulait la donner pour le franc symbolique….
      J’aimerai qu’il dise voilà ce que valent la BNP et la Société Générale, un €, voilà ce que l’état va payer pour les nationaliser.
      On peut rêver!

    2. Existe-t-il des traités entre l’OTAN et Israël ?
      On doit donc se préparer à faire opposition à la guerre.

  30. Je voudrais juste rappeler à notre aimable gouvernement qu’il est aisé d’économiser 6-8 Milliards d’euros, en baissant le prix des médicaments par exemple ! Mais ce lobby pharmaceutique n’est jamais mis sa contribution ! et cette question n’est même pas évoquée, alors QUI vit au dessus des ses moyens ?

    1. Les toubibs, Lisztfr. (entre autres)
      Tout simple.
      Et surtout ceux qui t’envoient dans le secteur privé, car ça « rapporte plus ».
      Idem logique de gain.

      Hors, tu leur coupes la sécu, ils crèvent à 90% d’entre eux.
      C’est ce que les libert’ à rien appellent le « partenariat » public-privé.
      Soit, lorsque le privé pompe le fric de la communauté. Un max, bien sûr.

  31. Vu qu’il est désormais clair que la politique économique des pays européens est décidée à Washington (FMI), Francfort (BCE), et à Bruxelles (Commission+Conseil des Chefs d’Etats) et est déterminée par les pressions exercées par les agences de notation au service de Wall Street et de la City de Londres.
    Vu que les dettes contractées par les Etats européens vont nous valoir, quels que soient les gens que nous pourrons élire pour nous représenter, au moins dix ans d’austérité (dixit Mme Merkel).
    Vu que nous ne souhaitons pas, en plus, tomber sous la coupe de fonds souverains de régimes totalitaires.
    Vu que l’expression directe de la plèbe par référendum est interdite, ou pour le moins ignorée
    lorsqu’elle ne va pas dans le sens souhaité par les patriciens (ce qui revient au même).
    Vu tout ce qui précède et afin de rembourser plus rapidement nos dettes publiques qui nous réduisent en esclavage, je propose que la démocratie soit officiellement mise entre parenthèse aussi longtemps que nos dettes publiques n’auront pas été apurées.
    Et que soit mise en place une sorte de dictature à la Cincinnatus (Epoque de la République romaine)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucius_Quinctius_Cincinnatus
    Un des avantages de cette mesure est de rendre les choses plus claires et d’autre part, par la suppression des élections, nous économiserons des frais de campagne, de fait devenus inutiles.
    Avantage collatéral, les économies ainsi réalisées pourront contribuer à rembourser un peu plus vite la dette publique, et nous pourrons recouvrer plus tôt notre souveraineté, et avancer la date du rétablissement de la démocratie. Car Cincinnatus avait le bon goût de retourner sur ses terres son boulot de dictateur terminé.
    A moins que finalement les patriciens, n’aient pas vraiment envie de nous désendetter pour mieux assurer leur domination sur la plèbe ?
    Auquel cas la plèbe n’aura d’autre choix que de se révolter.

  32. Entendu sur France Culture dans « L’esprit public »

    Eric Le Boucher, s’étonne d’un paradoxe: « Les grecs ne veulent majoritairement pas sortir de l’euro, mais il ne veulent pas non plus de l’austérité. »
    C’est en effet incroyable, ils n’ont pas compris que l’euro va de pair avec gestion rigoureuse, sinon la sanction c’est l’application de politiques de rigueur.
    L’euro c’est la rigueur allemande, l’euro et le laxisme gréco-latin ne font pas bon ménage.
    Je pense – en fait c’est ce qui se produira après les élections de 2012 dans les principaux pays occidentaux – que l’euro ne sera conservé que comme monnaie commune, et que chaque pays retrouvera une monnaie nationale: euro-drachme, euro-lire, euro-franc, euro-mark etc …
    La fin de la monnaie unique est la seule issue pour éviter une crise aussi terrible que celle des années 30, la seule issue pour redonner un peu d’oxygène à des économies au bord de l’asphyxie par excès de plans de rigueur d’inspiration germanique.
    L’ Europe ne peut en définitive être qu’une confédération de Nations, et non un Etat Fédéral dont la majorité des peuples ne veulent pas. En effet, dans ces conditions l’imposition d’un Etat Fédéral ne pourrait se faire que par la violence.
    Donc 2012, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin de l’euro monnaie unique et le début de l’euro monnaie commune. Condition nécessaire au rééquilibrage des relations commerciales à l’intérieur de l’UE. L’ Allemagne y perdra sûrement, car les euro-latins se dévaluerons vite face à l’euro-mark, mais au moins les latins pourront desserrer le garrot qui menace de les étouffer actuellement.
    Les monnaies nationales rétablies -internes à l’UE- ne devront pas flotter librement sur les marchés, seul l’euro commun devra voir son cour fixé par les marchés. Ceci afin d’empêcher la spéculation sur les monnaies nationales.
    Chaque pays de l’UE retrouvant une souveraineté monétaire pourra relancer son économie en dévaluant si nécessaire sa propre monnaie.

      1. En euro-commun, puisque les prêteurs ne sont pas qu’européens. L’euro-national ne doit pas se négocier sur les marchés internationaux des devises (tout comme le Yuan dont le cours est sous le contrôle des autorités chinoises), seul l’euro-commun doit se négocier à ce niveau.
        Ce qui a pour effet de booster les exportations des pays dont l’euro-national est le plus faible, tant à l’intérieur de l’UE, que sur le marché mondial, car les prix d’un produit grec en euro commun vont baisser. Ce qui rendra les produits grec plus compétitifs que les produits équivalents allemands ou français.
        Le remboursement de la dette en sera facilité et les taux grecs baisseront…
        Y colorin, colorado este cuento se acabo!

      2. @ Jean

        Y colorín colorado, este cuento …aun no se ha acabado, si quieres que te lo cuente otra vez cierra los ojos y cuenta hasta tres.

        Y se acabó este cuento con pan y pimiento y todos contentos.

    1. proposition intéressante! Peut-être serait-ce un compromis suffisant pour que chacun puisse garde la face?
      Cela pourrait très bien marcher!

    2. Je pense que votre raisonnement s’arrête en chemin et qu’il convient d’accorder leur indépendance à la Flandre et à la Padanie qui ne constituent évidemment pas une zone économique optimale avec leurs voisins du sud.
      🙂

      Non, Je pense précisément l’inverse. L’Europe doit être un Etat fédéral, et la crise que nous traversons prouve bien qu’une confédération de Nations dominée par des intérêts marchands ne suffit pas.
      Je pense qu’il est urgent qu’elle se renforce et se dote d’une véritable constitution et d’institutions viables et démocratiquement contrôlées, seules capables de freiner le raout financier.
      Et je redis qu’il est absurde sur ce blog de parler des peuples au pluriel quand on prétend être 99 %. Ou alors on admet n’être que 99 fois 1%.

      1. Eh bien, bon courage!
        Tant que les grecs ne payent pas normalement des impôts, comment fait-on, question solidarité?

      2. @Renard

        Sur le papier l’idée fédérale est très belle, mais dans la pratique c’est infaisable du moins à court terme au sens historique.
        Je vais faire ancien combattant, mais tant pis, quand j’étais plus jeune j’étais favorable à une Europe Fédérale. Mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts, et la réalité a modifié mon point de vue. J’aurais encore voté OUI au référendum de 2005, si le texte proposé n’avait pas embarqué toute une partie économique et s’était cantonné à l’organisation des pouvoirs et de la démocratie au niveau fédéral. Mais le « Rêve européen » a été détourné par des oligarques qui construisent une Europe soit disant fédérale au service de la finance dans laquelle je ne me reconnaît pas ou plus. Donc j’ai révisé mes ambitions à la baisse, et mon point de vu est plus pragmatique.
        Voilà, voilà…

      3. @ johannes finckh
        Justement, la Grèce, avant d’être un problème monétaire est un problème citoyen.
        Tant que la classe dirigeante grecque (affairistes, ecclésiastiques, armateurs, …) refusera de payer des impôts, le pays sera naturellement en faillite permanente.
        Leur comportement rappelle, par la fraude, ce que les libertariens étasuniens voudraient obtenir par la loi : solidarité zéro sauf avec mon clan.
        La solidarité, dans quelque pays qu’elle soit, est donc entre ceux qui profitent d’un système et ceux qui n’ont droit qu’à des miettes.

      4. @ Joan

        Pour vous rassurer, moi aussi j’ai été plus jeune.
        Et ce que j’ai voté en 2005, vrai, je l’ai voté à pile ou face.
        Mais laisser mes rêves entre les crocs des financiers, non.
        Je n’en démords pas.

    3. Joan.
      Tu es encore satellisé.

      Il existe en France TROIS zones économiquement en détresse : le bassin valenciennois, la Corse (peut-être avec tricheries) et le Pas de Calais.

      Ces trois régions durent-elles sortir du Franc ou de l’Euro.????????????

      Ce n’est pas une question de « niveau » de monnaie. Jamais.Mais de richesse qui doit INFLUER sur le COURS de la monnaie.
      Et LA, c’est l’étage au-dessus VOISIN du bancor.

      Demandes-toi pourquoi les swap Euro-dollar ont été ré-activés et qu’ils maintiennent un Euro AUSSI HAUT ……..???????????

      Les US NOUS DIRIGENT !!!!!!!!

      C’est juste de la manip de cours. Comme pour l’or et autres cours.
      Pas encore l’ « habitude »….????
      Moi, je suis blasé.

      1. De dieu.
        J’ai oublié de ré-expliquer le bancor.

        Le bancor est un équilibre entre zones en tenant compte des « taux » et des « PIB ».
        Te dire comme c’est complètement subjectif d’un coté comme de l’autre…..

        Y’a des guerres de chiffonniers qui ont été déclarées pour moins que ça.

      2. Rrrottte Forrr dom…
        J’ai oublié d’expliquer l’inutilité du bancor face aux paradis fiscaux…

        Mais là, il vaudrait mieux que chacun fasse un commentaire pour confirmer qu’il a compris….

      3. Yvan, si ces trois régions sont sinistrées, elles n’ont pas besoin de sortir du Franc ou de l’Euro ….. « tant que l’état dit providence compense les pertes à gagner ».

        ce n’est plus du tout la volonté de la zone euro de venir compenser quoi que ce soit

        Une paille !

      4. Allô Houston, Allô la Terre, je m’apprête à rentrer dans l’atmosphère…
        Juste une remarque la France est un Etat-Nation, qui s’est constitué par la force et la violence. Les Rois d’Ile de France ont conquis et soumis par les armes -au cours des siècles- toutes les régions qui allaient former avec le centre, le Royaume de France.
        L’ Etat français souverain sur ses territoires a imposé sa monnaie et ses lois à tout le monde. La France révolutionnaire jacobine a encore accentué la centralisation. Les cultures régionales ont été éradiquées et on a formé une Nation de français à partir de bretons, de provençaux, de corses, d’alsaciens, de basques, de catalans, de picards etc… La guerre, la Grande Guerre en particulier a servie à unifier les régionalismes dans un patriotisme français, face à l’ennemi commun germanique. Les prussiens ont symétriquement renforcé par ces confrontations violentes une identité commune allemande, et cimenté un Etat allemand, qui lui est fédéral car moins centralisé que le notre.
        En Europe l’unité par la force a toujours échoué, c’est bien pour cela que la Communauté européenne a été créée. Il s’agit d’une tentative de faire l’unité par la diplomatie et des traités.
        Il semble que l’on atteigne aujourd’hui les limites de l’exercice.
        Un fédéralisme à l’américaine est impossible( l’unification des USA s’est elle même faite par la force et la violence lors de la guerre de sécession), car il faudrait qu’un « centre » en Europe soit assez fort pour faire une Europe, avec des européens, une monnaie commune, une langue et une culture commune. Or je le répète l’histoire a montré que c’était impossible.
        La plupart des grandes nations européennes s’y sont essayées et se sont chaque fois cassées les dents. A commencer par nous les français, avec notre révolution universaliste et l’aventure napoléonienne.
        En conséquence, il n’est pas question de faire disparaître les Nations historiques et leurs cultures comme par enchantement, donc il est difficile de partager une monnaie unique.
        Pas de culture commune, pas de langue commune, pas de peuple européen, pas d’espace public européen, donc pas de démocratie à l’échelon européen.
        Nous devons être plus humbles dans notre approche et nous contenter d’une Europe confédérée, avec des nations ayant une monnaie commune, mais non unique. Qu’on ne m’oppose pas l’exemple de la confédération suisse qui a une monnaie unique, car la Suisse est un paradis fiscal et bancaire, ce qui fausse la donne.
        Allô Houston, j’amorce la rentrée, ou je fais quelques révolutions de plus…

      5. @Joan

        Qu’on ne m’oppose pas l’exemple de la confédération suisse qui a une monnaie unique

        Le hic Joan c’est que la Suisse n’est plus une confédération mais une fédération depuis 1848!
        Il n’y a actuellement aucune confédération désignée comme telle dans le monde. Dans la pratique une confédération se transforme toujours en fédération, ça ne se prouve pas scientifiquement mais ça se vérifie empiriquement!
        Par contre, pour faire une bonne fédération, pas besoin obligatoirement d’une langue et d’une culture commune comme vous l’affirmez! Un exemple: ben oui, la Suisse! Une monnaie commune certes mais quatre langues officielles et des cultures assez différentes d’une région à l’autre.
        Concernant la France, il me semble que sa constitution en Etat-nation a été plutôt favorable aux peuples non? Vous ne regrettez pas le pouvoir absolu des seigneurs locaux sur leurs sujets tout de même?
        Je ne poursuis pas sur les autres approximations de votre texte…Vous défendez une opinion respectable qui est celle de ne pas croire en la réussite d’une fédération européenne. Mais vos arguments…bof!

  33. « La droite » raconte partout qu’il n’y a pas de salut hors de l’euro, même au prix du mensonge à savoir que Hervé Lorenzi par exemple affirmait avant-hier que la Pologne cherchait à rejoindre l’euro, ce qui est faux, car depuis 10 ans ceci est toujours remis à plus tard, sans doute pour de très bonnes raisons ! Et la Pologne bénéficie d’une croissance, elle. Et comme le dit Stieglitz dans la grande illusion, ce pays s’en sort le mieux parce qu’il n’a pas appliqué les plans du FMI.

    1. Lisztfr.
      Ce n’est pas une question de « monnaie ». Regardes la Chine. Mais une question politique. Regardes la Chine….

      Il y aurait éventuellement une crise mondiale, à ce que j’ai cru entendre. Mais ch’u pas sûr. 😉

  34. L’Europe idéale selon le patron de la Deutsche Bank
    04-11-11 à 17:48 par sabine Syfuss-Arnaud
    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20111104.CHA6481/l-europe-ideale-selon-le-patron-de-la-deutsche-bank.html
    Invité jeudi soir à l’Ambassade d’Allemagne, le suisse Josef Ackermann juge l’intégration, y compris monétaire, parfaitement compatible avec des différences de revenus, des structures économiques divergentes et même des modèles économiques distincts. Mais il refuse la main-mise du politique.
    Ils étaient nombreux jeudi soir à la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne, Reinhard Schäfers, à assister au dîner débat, dont l’invité était Josef Ackermann, patron de la Deutsche Bank. Des banquiers, comme Daniel Bouton et Baudouin Prot, des députés comme Elisabeth Guigou (PS) et Yves Bur (UMP), des régulateurs comme Jean-Pierre Jouyet et Gérard Rameix, sans compter l’homme d’affaires Guillaume Sarkozy, le spécialiste des relations internationales Thierry de Montbrial, Antoine et Simone Veil, l’ancienne ministre Noëlle Lenoir…, tous étaient curieux d’entendre cet éminent citoyen helvétique, ancien professeur d’économie de Saint Gall et président du directoire, ainsi que du comité exécutif de la plus grosse banque européenne.
    Un Suisse qui défend l’axe franco-allemand
    Très jovial et charmeur, l’orateur s’est exprimé en français pour prononcer son discours, et en allemand pour répondre aux questions. Deux langues qu’il a mâtinées de son inimitable accent suisse. Résolument pro-européen, il a appelé à « raviver la flamme », notamment celle de la jeune génération qui n’a pas connu la guerre, soulignant que « la France et l’Allemagne sont les principales forces politiques de la cohésion et de l’intégration européenne ».
    Persuadé que la crise actuelle a « ravivé les égoïsmes nationaux », il a appelé « de toute urgence » à « une action politique déterminée et collective, comme la semaine dernière à Bruxelles ». Il a précisé qu’il arrivait directement de Cannes, du sommet Business du G20, où il avait pu mesurer combien l’Europe a besoin d’être unie pour être forte et crédible.
    Citant Alan Greenspan, ex-patron de la Fed, qui voit dans la diversité de l’Europe un obstacle fondamental au succès de l’unification, il a assuré, « en tant que Suisse », que « l’intégration, y compris monétaire, est parfaitement compatible avec des différences de revenus, des structures économiques divergentes et même des modèles économiques distincts ».
    « Limiter la marge de manœuvre des gouvernements et parlement nationaux »
    Ce plaidoyer, parsemé de citations des grands anciens -Jean Monnet et Jacques Delors-, a beaucoup plu à l’assistance, qui l’a chaudement félicité. En revanche, un certain nombre d’assertions faites avec sa casquette de banquier ont fait grincer des dents, notamment celles de députés et de sénateurs français. On a senti là qu’il est aussi un avocat de sa profession et qu’il parlait avec son autre casquette : celle de président de l’Institute of International Finance, le lobby mondial des banques.
    « L’union monétaire européenne ne peut fonctionner qu’à condition de limiter la marge de manœuvre discrétionnaire des gouvernements et parlements nationaux », a-t-il lancé, ajoutant « qu’au besoin » la solidité financière des Etats membres « doit pouvoir être imposée par la force de la communauté monétaire ».
    Autre opinion controversée, son opposition résolue à la taxe sur les transactions financières, appelée par de leurs vœux par Paris et Berlin. Pour lui, les établissements européens seront lourdement pénalisés par cette ponction. Le banquier a aussi souligné combien les accords du 21 juillet et du 27 octobre ont semé le doute dans la tête des investisseurs étrangers. La mise à contribution du secteur privé a ouvert « une boîte de Pandore », en causant la défiance sur les titres européens.
    Celui qui au fil des années est devenu le banquier préféré d’Angela Merkel, et un de ses familiers, mais aussi la tête de turc des altermondialistes a fini sur une note consensuelle : la nécessité de lutter contre les excès du trading haute fréquence, par lequel par exemple 10.000 actions sont échangées à la minute par des machines. Un vœu pieux qui a permis à l’assistance de savourer, rassérénée, le somptueux cocktail dînatoire de l’ambassadeur.
    Sabine Syfuss-Arnaud, chef du service international

    1. « L’union monétaire européenne ne peut fonctionner qu’à condition de limiter la marge de manœuvre discrétionnaire des gouvernements et parlements nationaux », a-t-il lancé, ajoutant « qu’au besoin » la solidité financière des Etats membres « doit pouvoir être imposée par la force de la communauté monétaire ».

      Cette déclaration a fait grincer des dents des députés et sénateurs français ? Tiens donc. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé dans le déni de démocratie forcé sans précédent que vient de subir la Grèce. Et c’est aussi ce qui attend les autres, tous les autres, France incluse.

      C’est exactement ce que Merkel et Sarkozy sont en train d’imposer aux autres – en fidèles exécuteurs des basses oeuvres de la BCE et du FMI, chiens-chiens frétillant la queue et halètant avec espoir devant « lémarché ». Et, que je sache, Sarkozy est le chef de l’état français, et sa majorité le soutient. Alors, où est la cohérence ?

  35. Les voyagistes se préparent au retour à la drachme en Grèce.

    Face à la crise persistante en Grèce, certains voyagistes se préparent à l’éventualité du retour à la drachme. Hotelplan Suisse a déjà posé les premiers jalons et conclu un accord avec ses partenaires locaux si un tel scénario venait à se réaliser.

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-voyagistes-se-preparent-au-retour-a-la-drachme-en-grece?id=7035333

    Les inégalités sont de retour dans l’actualité, en grande partie grâce au mouvement Occupy Wall Street mais aussi grâce au Budget Office du Congrès. Et vous savez ce que cela signifie : il est temps de faire tourner les « obscurcisseurs ».

    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_oligarchie-a-l-americaine-paul-krugman?id=7031313&chroniqueurId=5032403

    1. Excellent !

       » Cependant, une réponse plus globale est que l’extrême concentration des revenus est incompatible avec la vraie démocratie. Quelqu’un peut-il sérieusement nier que notre système politique est perverti par l’influence de l’argent et que cette perversion empire à mesure que les richesses d’un petit nombre deviennent plus grandes ? « 

    2. nouvelles formes de résistance– il ne s’agit pas forcément de comprendre ce qu’il y aurait à faire, ni de s’adresser à la classe politique (Papandréou à vendu à la criée le dernier honneur qu’on pouvait escompter), mais de faire l’inventaire du possible, de trouver dans les pratiques émergentes ce qui pourrait devenir une habitude, un concernement partagé, qui donne de nouvelles façons de croire en ce monde-là.
      Grèce; http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/nov/03/greeks-austerity-grassroots
      (3 November 2011) trad;
      « Début octobre, un article particulier fraye avec peine son chemin dans les dernières pages de la presse nationale grecque: dans la ville du Nord de Veria, un petit groupe des gens avait commencé à raccorder l’électricité à des maisons qui ne disposaient plus de réseau public faute de ne pas avoir payé leurs factures. Ce genre d’action de solidarité a semblé assez anormal.
      (…(épisode référendum-UE))
      Et pourtant, à ce moment précis , le peuple grec est en train de réaliser qu’il est laissé avec ce qu’il avait à l’origine – c’est-à-dire absolument rien à espérer de la scène politique dominante.
      Prenez Yannis, 43 ans, un homme travaillant dans une banque à Athènes, qui ne veut pas rentrer à la maison car il va va encore avoir froid. Le chauffage sera éteint, car personne dans le bloc ne peut se permettre de payer le chauffage. Sa fille de 16 ans, Sophie, ne veut pas aller à l’école :elle trouve peu de sens dans la préparation de ses examens: pourquoi voudrait-elle entrer à l’université en sachant très bien qu’elle ne trouvera de toute façon jamais un emploi en Grèce ? Ou prenez le père d’Eleftheria, un retraité de 72 ans qui a quitte le village de Kymi, qui l’a appelée aujourd’hui, alors qu’elle rentrait à la maison et qui, hésitant, lui a demandée de l’argent pour acheter ses médicaments que le fonds de l’Etat ne couvre plus. Sa retraite a été récemment réduite de 50%. «Mais, s’il te plaît, a-t-il supplié,« Ne le dis pas à ta mère » De retour en ville, les rues d’ Eleftheria sont bordées d’ordures gisant là depuis plus de trois semaines.

      Des milliers d’ouvriers sont sur la liste du projet de réduction de paie à travers le pays et des centaines sont renvoyés quotidiennement. Le gouvernement a levé des taxes déjà existantes et a présenté une série de nouvelles mesures à travers le conseil, en taillant dans les salaires et les retraites tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Le taux de chômage officiel a augmenté de plus de 35% d’année en année et se situe maintenant à un peu moins de 20%; Le nombre de sans-abris a augmenté énormément dans l’ensemble du pays, tandis que l’impôt sur ​​la consommation alimentaire a bondi de 13 à 23%. Dans le même temps, les transports publics sont démantelés et les hôpitaux à travers le pays ont du mal à fonctionner. Pour la première fois, il n’y avait pas de livres à distribuer dans les écoles publiques et les universités sont en plein désarroi. Le secteur public ‘ballonné’ a été décrit comme responsable de toute la misère que le pays doit endurer. En même temps, les services sociaux ont été intentionnellement abandonnés, ce qui rend plus facile pour les citoyens en rage d’accepter la privatisation du secteur public en échange.

      Les gens ici estiment que le pays coule progressivement, les menant sur ​​un chemin creusé par l’arbitraire et l’injustice. Pourtant en ce moment même – alors que ce n’est pas seulement les règles du jeu qui sont contestées, mais le jeu lui-même – ils semblent se sentir dotés d’un droit d’agir d’une façon qui n’aurait pas semblé possible avant : ils attaquent physiquement des politiciens, se moquent et annulent des défilés publiques nationaux militaires et humilient des fonctionnaires de l’armée en les assistant, participent aux assemblées de quartier et aux manifestations de masse (faisant fi de la quantité de gaz lacrymogène lancée contre eux par la police), créent des syndicats populaires pour clamer leurs droits de salariés, occupent des lieux de travail, désorganisent des services publics et protestent de façon violente, impulsive, imprévisible.

      Dans ces temps si particuliers, quand il n’y a rien à perdre de plus, tout devient possible. Dans la banlieue athénienne du Nord à Nea Ionia, la municipalité demande maintenant activement aux gens du pays de fuir la nouvelle taxe, en offrant des astuces pour éviter son paiement sur son site Internet officiel promettant même un soutien juridique et offrant aussi le raccordement au réseau pour les maisons sans électricité. Le refus populaire de supporter l’austérité gagne de la vitesse, sans tenir compte de la politique quotidienne de peur et d’urgence, ou des krachs boursiers perpétuels. En retour, la réalisation est noyée en ce qu’une possibilité de changement tangible se trouve uniquement chez les gens qui changent leur compréhension, leurs habitudes, la façon dont ils font la politique : plutôt que de se voir demandée de se débarrasser de ce vote, la société grecque se voit dans un rôle majeur de refonte ».

  36. @François

    Manmohan Singh, économiste au FMI évalue ce risque dans une fourchette de 1,5 à 2 milliers de milliards de dollars pour les seules dix banques les plus mportantes.

    Mammohan Singh ? Il est toujours au FMI ? Premier ministre (depuis 2004 et aussi dans les années 90 quand il libéralisa l’économie indienne) de l’Inde ça lui suffit pas ?
    Et ses chifrres, franchement, ça veut rien dire. On sait que les Cds sur dettes souveraines ne représentent rien :
    – en montant notionel net comme brut par rapport au volume des dettes sur le marché, plus de 40 000 milliards de $.
    – par rapport au volume des cds sur les obligations corporates pour lesquelles il est là par contre égal au volume du sous-jacent, 10 000 milliards de $.

    Ce qui n’enlève rien à leur toxicité dans les deux cas, mais d’abord pour les outils spéculatifs et de manipulation des prix des titres sous-jacents qu’ils constituent, plus que comme risque majeur, véritable épée de Damocles fantasmatique, qu’ils feraint peser par leurs montants mêmes sur le système financier, en tout cas pour ce qui concerne les cds sur dettes souveraines.
    J’ajouterai un point supplémentaire aux problèmes occasionnés aux banques par la perte progressive du statu de valeur sans risque d’un nombre toujours plus grand de dettes souveraines : elles étaient les seules à permettre un refinancement sans trop de soucis auprès de la BCE en tant que collatéral.
    Cela dit, les banques ne sont pas les premières détentrices d’obligations souveraines, quelque chose comme 5% du bilan global des banques françaises, moitie françaises, pas mal d’allemandes et un reste de d’espagno-italiennes, 50 milliards d’euros au moment du dernier stress-test. C’est beaucoup certes, mais quand il faudra s’inquiéter par exemple de la valeur réelle de leurs créances sur l’immobilier français après une bonne purge d’austérité « fionienne » suivie p’tête ben de la « Fmienne », là ce sera plutôt du 12% du bilan qui sera en jeu, 900 milliards quoi…

    1. Vigneron, les 1 480 mille milliards de dettes en argent virtuel vont facilement être atteints, avec ta démonstration…
      Et lorsque l’on se rend compte que ce virtuel ne vaut plus rien….

  37. bonsoir
    merci pour l’article

    moralité de tout ça : les us ont déclenché la crise subprime et nous l’ont refilé, trop facile après que nous ayons créé notre tombe, l’euro, et à la vue d’un endettement qu’il restait juste à faire franchir la zone rouge – à croire que tout cela était prévu par le Boss, qui veut pas perdre sa 1ere place et mange sur notre tête pour y réussir …

  38. Les dérivés sur obligations, vous entendez les CDS ?
    Pourquoi faudrait il un collatéral sur les CDS ? Celui qui achète la protection paie une prime régulière à celui qui lui vend, mais il n’y a pas de transaction initiale de gros montant nécessitant un collatéral non ?

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