L'actualité de la crise : LE FMI MONTE EN LIGNE, par François Leclerc

Billet invité

L’Italie se révèle être désormais le principal sujet de préoccupation de ce G20 qui sera donc pour l’essentiel consacré à la crise européenne, comme annoncé par Barack Obama. Une réunion impromptue du groupe de Francfort (qui réunit les Allemands, les Français, les autorités européennes et le FMI) s’est tenue hier soir après le dîner, auquel il s’est joint.

En dépit de ses affirmations, Silvio Berlusconi est venu au G20 avec peu dans les mains pour concrétiser ses engagements. Ce qui est considéré comme l’essentiel de ceux-ci – retraites et réforme de la législation du travail – n’a pu être décidé à Rome en raison des divisions internes à sa coalition. La liste des dirigeants sur le départ s’allonge : après celui de José Luis Zapatero à la fin du mois, et celui de George Papandréou qui semble imminent, Silvio Berlusconi devrait à son tour en faire les frais, ayant perdu toute crédibilité…

Cela ne sera de toute évidence pas suffisant. Raison pour laquelle la mise au point d’une pare-feu est en discussion. Il associerait le FESF dans sa configuration financière actuelle et le FMI. Celui-ci pourrait notamment signer des conventions bilatérales de prêt avec des Etats membres, comme précédemment entrepris, afin de renforcer ses moyens. Parallèlement, l’Italie pourrait être placée sous haute surveillance ; elle serait déléguée à une sorte de nouvelle Troïka, une formule déjà adoptée pour la Grèce et le Portugal, car la confiance est perdue. Progressivement, les pays de la zone euro entrent sous un régime de tutelle, préfiguration de la future gouvernance économique.

Selon la Allgemeine Frankfurter Zeitung, le G20 pourrait décider que le FMI s’engage dans des prêts à court terme destinés à soustraire du marché les pays dont les taux atteignent des niveaux trop élevés, qui seront probablement qualifiés de prêts par précaution. Dans l’hypothèse où il serait possible pour un pays d’emprunter jusqu’à 500% de sa participation au capital du FMI, cela représenterait des enveloppes de 45 milliards d’euros pour l’Italie et de 23 milliards d’euros pour l’Espagne.

On reste toujours très loin du millier de milliards d’euros, calculé en prenant en compte les besoins de refinancement de ces deux pays pour les temps à venir. Il ne s’agit donc que d’une solution d’attente, en attendant mieux.

Le FMI serait la clé d’un futur dispositif, qui commence seulement à se préciser, et qui viserait également à contribuer à la relance économique. Il s’appuierait sur une allocation par le FMI de droits de tirage spéciaux (les DTS), dont les modalités sont encore à l’étude. Le but de l’opération serait de faciliter des opérations de crédit entre pays intervenant hors marché et représenterait un élargissement du rôle des DTS, qui constituent une créance sur les monnaies sur lesquelles son panier s’appuie : dollar, euro, livre sterling et yen.

Les banques centrales ayant déjà beaucoup donné, le G20 n’a pas d’autre choix que de passer à l’étage supérieur, afin d’injecter encore des liquidités dans l’économie et d’étayer les finances publiques des Etats défaillants. Une création monétaire by proxy (par procuration).

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226 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE FMI MONTE EN LIGNE, par François Leclerc »

  1. Merci pour ce billet ( et pour les précédents ).

    « On reste toujours très loin du milliard d’euros », il s’agit de mille milliards, non ? On s’y perd avec tout ces zéros.

    1. Merci, on s’y perd, comme la banque allemande HRE qui s’était trompée de 56 milliards d’euros…

      1. une bad bank , débarrassée de ses actifs pourris et nationalisée , avec une erreur de 28M mis au débit alors que ceux ci étaient en crédit , c’est pas un peu gros non !!! Dés moments j’ai vraiment la sensation d’être pris pour une buse . Merci François pour vos billets ,en temps de crise il est toujours bon d’avoir de bons billets lol mdr etc

      2. La fameuse Hypo Real Estate (HRE). Ca faisait un moment qu’on en parlait plus. Peut-être parce qu’on ne connait toujours pas le coût final du sauvetage de cette banque. Les estimations vont jusqu’à 100 milliards d’euros!

      3. C’est là qu’on voit l’augmentation du coût de la vie : pour moins de cent milliards d’euros t’as plus rien !

    2. Les G, 10,20,…. me font penser à ce brillant professeur d’architecture, ponte de chez ponte dans sa profession, qui expliquait un beau jour à son auditoire comment construire une belle et efficace cheminée, équations savantes à l’appui.

      Personne ne pîpait mot dans l’auditoire, tous absorbés et ravis de la chance de bénéficier des conseils du Maître, jusqu’à ce qu’un zigoto au fond l’auditoire se mette à rire bruyamment, et
      éructe : « il est « con » ce mec, c’est pas une cheminée qu’il construit c’est un puit… »

      On en est là….

  2. « , le G20 pourrait décider que le FMI s’engage dans des prêts à court terme destinés à soustraire du marché les pays dont les taux atteignent des niveaux trop élevés, qui seront probablement qualifiés de prêts par précaution. »

    N’est-ce pas s’attaquer aux effets, et non aux causes?

  3. Tout ceci n’est que gesticulations d’agonie d’états en faillite , comme une entreprise ou un moribond.
    Parole aux peuples pour attribuer les dettes , sortez les politiques.
    Nous arrivons à la conjonction des 11-11-11 , le plus gros météorite depuis 1976 approche , les USA veulent bombarder le nucléaire iranien , tous les états développés sont en faillite et on parle de mutualiser les dettes , c’est comme de mutualiser un virus , il faut au contraire tout séparer , ON EST CHEZ LES FOUS , ou mieux chez les BANDITS.

  4. J’ai l’impression que les prédateurs de la finance n’arrivent même plus à agir rationnellement dans le sens de leurs intérêts propres. Une fois mis en place la « gouvernance économique » totalitaire qui se profile à l’horizon, les mesure d’ultra austérité vont tomber sur les pays de la zone euro comme la grêle au mois d’avril. Les populations ruinées, appauvries et (j’espère) révoltées n’auront plus rien à se faire confisquer.

    Que sera la suite: Hitler à Bruxelles et le STO généralisé à 2 €/jour ?

    1. quand j’étais petit, je jouais au MONOPOLY
      celui qui achetait ou louait tout les terrains, gagnait en ayant ruiné les autres
      Et le jeu s’arrêtait et on redistribuait les cartes et les billets et on recommençait

      Maintenant que je suis grand, je joue au GLOBOPOLY
      celui qui achète ou loue tout le système économique mondial, gagne en ayant ruiné les autres
      mais le jeu s’arrête pour lui aussi, on ne redistribue plus les cartes.

      1. Les cartes ne nous ont-elles pas été confisquées ?
        Par nos chers gouvernants élus démocratiquement ?
        Alors, oui, une sixième « République », à ne pas confondre avec « démocratie »

  5. Je suis las de toute cette ingéniosité.

    Mais bon sang, c’est quand que tout explose !
    Je suis impatient que l’on passe à une autre ère …

    1. Je partage votre exaspération et votre lassitude. Quand je vois ces bricolages minables et bouts de ficelle, je me dis qu’ils ne tiendront plus très longtemps. Ils ne sont pas à la hauteur.

    2. C’est au fond l’essentiel de la pensée sur ce blog : ‘c’est quand que tout explose’ !!!
      J’espère pour ma part que rien n’explosera et que les difficultés seront résolues, mais ce n’est pas le souhait de la plupart des intervenants, qui rêvent de cataclysmes et d’explosions dont tout le monde serait victime à commencer par les plus pauvres.

      1. L’anxiété et les désillusions sont immenses .
        La question est : peut on encore réparer le système ou est ce trop tard ?

      2. @ gruau,
        si le danger de se complaire dans les « contes de fées qui font peur » existe (merci de nous rappeler à l’ordre: tu as raison, il faut refuser de devenir morbides), il me semble néanmoins que la situation est un chouïa plus compliquée que ce que tu sembles dire …
        Ce n’est pas le rêve du fracas nihiliste ou l’adrénaline liée à l’odeur de la dynamite révolutionnaire (ou le plaisir mélancolique-décadent de contempler, se léchant les babines à l’avance, les débris à venir de notre superbe civilisation), c’est plutôt la conscience incroyable et désespérée du gouffre – absurde – qui semble bel et bien approcher, la vision (ces jours mêmes!) du « bâton (sinon de la main) invisible » qui dirige avec insupportation (et irrespect) notre « liberté politique » et la crainte et le refus raisonnables de la muselière économico-juridique à venir. Non? Fais-tu l’aller-retour méticuleux entre ce blog (et d’autres comparables) et la plupart des médias officiels? Remarques-tu des différences dans la finesse d’analyse? Moi j’essaie (certainement imparfaitement) de faire ce mouvement et le résultat de la comparaison est, pour moi, à proprement parler affolant. Mais formellement tu as raison: il faut éviter de souhaiter la réalisation de l’objet de ses propres craintes. Mais c’est difficile de regarder sans exaspération toute une classe politique mondiale tourner autour du pot, alors même que l’on voit ce qu’il faudrait faire et que toute tergiversation hypothèque d’avantage sans raison un futur qui est aussi nôtre …

  6. Je comprends de moins en moins pourquoi les établissements financiers continuent à aggraver les dettes, vu que les décotes à venir seront proches de 100% pour la quasi-totalité des dettes.
    Sans doute, les revenus d’intérêts en attendant le moment fatidique, toujours davantage et miraculeusement reporté.

      1. Les banques ne prêtent pas avec leurs fonds propres, elles empruntent à la BCE pour prêter aux Etats, ce qui veut dire que quand elles prêtent 100, leur mise de fond est de 1 si la BCE leur prête à 1%, mais sur ce 100 elles engrangent des 7, 12, 18 %, donc elles n’ont aucun intérêt à sortir du cercle vicieux de la spéculation sur la dette d’Etat.
        C’est pourquoi pour stopper la spéculation il faut que la BCE prête directement aux Etats

      2. Bonsoir,

        ce que vous décrivez là est tout a fait juste, mais n’est qu’une conséquence.

        Conséquence d’une décision politique obligeant les états à passer par l’intermédiaire des banques pour se financer. Ce n’est pas le cas aux États-unis par exemple.

        Il faut donc remonter en amont : pourquoi cette décision politique? Il semblerait qu’il y ait diverses explications possibles et peut-être d’autres qui m’échappent.

        Cordialement

      3. Bonsoir,

        je ne crois pas, la Fed achetant directement des bons du trésor à l’état Américain.

        Même si il est arrivé, sucitant d’ailleurs des interrogations aux Etats-unis, que la Fed de New-york, par exemple, en achète par l’intermédaire de Goldman Sachs.

        Cordialement

      4. Re-bonsoir,

        c’est vrai que les informations ne sont pas très faciles à trouver.

        On trouve néanmoins la chose suivante sur le site du département du trésor américain :

        Texte résultant d’une traduction automatique :

        « Dans la gestion de ces programmes, nous nous assurons que des systèmes fiables et les processus sont en place pour l’achat et le transfert des titres du Trésor. Annuellement, nous enchères et émettre 4,7 milliards de dollars en titres négociables et 4,8 milliards de dollars en titres non négociables, dont 195 milliards de dollars en obligations d’épargne. Nous tenons compte de la dette publique des Etats-Unis et fournir des rapports en temps opportun et précis. Dans le cadre du Fonds de la franchise du Trésor, nous offrons une large gamme de services administratifs et de technologie, sur une base entièrement remboursables, à de nombreux autres organismes fédéraux.

        Fédérale Reserve Banks fonctionner les systèmes critiques à l’appui de nos programmes et d’effectuer un large éventail de traitement des transactions et des fonctions de service à la clientèle. Leurs services sont essentiels à notre mission. »

        (Voir : http://www.publicdebt.treas.gov/whatwedo/what_we_do.htm )

        Où l’on voit que c’est la Fed qui vend pour l’état américain les bons du trésor, dont la Fed fixe les taux. Cela n’empêche pas l’existence d’un marché secondaire ou s’échangent les bons du trésor américain entre opérateurs.

        Système américain : Etat -> Fed -> acheteurs (taux fixés par la Fed).

        Système européen : Etats -> banques, principalement (taux fixés par le marché).

        Le système européen est donc différent du système américain.

        Cela n’empêche pas que la Fed puisse acheter ou vendre à certaines occasions sur le marché secondaire pour influer sur les taux.

        On comprend aussi que pour soutenir l’activité la Fed puisse acheter des bons du trésor américain directement donc ou pas, sans les revendre. Ils l’ont fait massivement ces derniers temps, si j’ai bien compris.

        Cordialement.

        1. Non Klaki, ce n’est pas la FED qui vend les bons du trésor, c’est le Bureau of Public Debt et TreasuryDirect. Relisez, c’est dans le lien que vous donnez vous-même ! Les Federal Reserve Banks interviennent en tant qu’agents fiscaux du Trésor, pas en tant que vendeurs.

      5. Bonsoir,

        je crois que le mieux c’est de laisser les lecteurs du blog se faire leur idée à partir du document fourni.

        Cordialement

      6. Bon, apparemment quelque chose n’a pas plu dans mon commentaire. Aussi préciserai-je que le nom précis de l’employeur de Pompidou importe peu, ça aurait pu être une banque avec des fondateurs issus de la bourgeoisie papiste ou réformée [je laisse les délires antisémites et autres complotismes du NWO à d’autres]; l’important, c’est le fait que le président sous lequel fut adopté la la Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 avait pantouflé dans le secteur bancaire. En cette époque où l’on déplore l’entremêlement funeste des intérêts publics et privés, on aura de la peine à croire à une simple coïncidence.

        Dites-moi si je me trompe.

      7. à Klaki 19h13

        Il faut donc remonter en amont : pourquoi cette décision politique? Il semblerait qu’il y ait diverses explications possibles et peut-être d’autres qui m’échappent.

        Je vous renvoies à mon intervention en réponse au commentaire n° 23, un peu plus bas, exposant le point de vue de Jacques Généreux sur les raisons du rôle attribué à la BCE, dans son dernier bouquin « Nous on peut ! »
        La réponse à votre question serait donc essentiellement politique.

  7. amusant tous ces accords les uns apres les autres ….. des tonnes de papier ….. comme les tonnes de papier financier virtuel …. sans valeur ….. commes tous ces accords ….. G Vingt – J’ai rien
    wouaaarrrfffff mdr lol

  8. Merci pour vos éclairages toujours lumineux

    On s’acharne à toujours appliquer les même recettes: Prêter de l’argent, pour soutenir une économie qui devient de plus en plus insoutenable pour les peuples. Il y a là quelque chose qui ressemble à de l’acharnement thérapeutique doublé d’un aveuglement total devant la réalité.

    Mais jusqu’où peut on aller dans une voie sans issue ? On finira bien par se retrouver au pied du mur. Pour l’instant on ne fait que tenter de prolonger un système qui profite à quelques uns.

    La voix des peuples finira par se faire entendre, d’une manière ou d’une autre, et c’est cela que redoutent le plus nos gouvernements.

  9. Ainsi va le monde, une réunion chassant l’autre. L’Histoire court sous nos yeux, peut-on être à la hauteur ? Cela ressemble à de grands mouvements de plaques tectoniques, mouvements dont les mécanismes, les causes, la complexité, peuvent facilement échapper à nos sens. Tout se brouille. Dette privée, dette publique, licenciements, chômage, réchauffement climatique, pic pétrolier, catastrophe nucléaire, mise sous tutelle de pays, etc. On vit de tout, comme à chaque période charnière. Est-ce l’Apocalypse (Jovanovic) ? La chute de l’Occident ? L’émergence des..émergents ? La chute des émergents aussi ? Un basculement du monde ? L’avènement d’un nouveau totalitarisme ? Un futur renouveau humaniste ? La Révolution qui s’annonce ?

    Je n’ai pas la culture ni le recul nécessaires pour comprendre ce qu’il en est réellement. Où se cache la Vérité dans tout ça ? Y’en a-t-il seulement une ?
    Je me suis intéressé à l’économie en 2008, à la chute de Lehman Brothers. Je pressentais que ce système de plus en plus inhumain était en train de s’effondrer pour de bon. J’ai voulu comprendre pourquoi, comment. Petit à petit, au fur et à mesure que les quelques réponses que je trouvais me posaient mille autre questions, je compris que ce n’était pas si simple. Que rien ‘n’était si simple, après tout. Je ne suis pas un illuminé, enfin, je l’espère. Je ne délire pas sur la fin du monde en attendant que tout s’écroule. Ces moments historiques mettent tout à jour, et l’humanité peut en sortir grandie. Comme l’inverse. On peut se remettre à croire en des valeurs, à penser qu’un autre monde est possible. Ne plus passer pour un paranoïaque ou un idéaliste lorsqu’on évoque les inégalités, les conditions de travail, lorsqu’on interroge le sens de tout cela ! Pourquoi la consommation ? Pourquoi des chewing-gum qui lavent les dents ? On ne peut plus fermer les yeux sur la misère du monde, parce que nous y sommes nous-mêmes confrontés, désormais. Retour de bâton ? Cette société de consommation sans âge et sans histoire, aussi blanche que les néons des hypermarchés (pour paraphraser Baudrillard) est placée de force devant son reflet. Mon seul souhait est le suivant : par pitié, faites que tous ces indignés ne pensent pas qu’à leur putain de pouvoir d’achat. J’espère qu’ils (que nous tous) voient plus loin, autre chose. Autre chose que simplement pousser un cri dans l’espoir que, dans un avenir proche, ils puissent à nouveau s’offrir le rêve américain et s’anesthésier du monde à nouveau.
    L’avenir le dira, et j’espère pouvoir, dans vingt ou trente ans (j’ai 23 ans), être fier de ce qui a été fait aujourd’hui, pour mes éventuels enfants, pour nous tous. Des lieux comme ce blog, malgré le caractère sombre de ce qui est relaté dans ces articles, donnent espoir en ce sens. Merci.

    1. Vous avez 23 ans, vous avez un capital vie non monnayable bien qu’un jour un « commercial de haut vol » m’ait dit en 1990 que l’on pouvait tout acheter et que je pouvais être achetée même si mon prix était élevé ! Vous n’êtes pas un illuminé et je peux vous affirmer que de très proches de moi avec des DESS et IAE et prof d’économie m’ont eux traitée d’illuminée vers 2008 et si je n’avais pas eu la sagesse de lire jour après jour sauf quand le temps me manquait ou que je ne pouvais consulter ce blog je serai plus qu’angoissée.
      Votre témoignage me touche et j’ai envie de vous dire « Vous êtes le sel de la terre » et les plus beaux regards sont ceux qui vous espèrent. Notre hôte a parlé de grain de sable, je suis, vous êtes un grain de sable et que pensez-vous de la dune de sable de Pyla dans les Landes qui ne fait que grandir. Le sombre va de pair avec la lumière, de temps en temps, si vous me permettez cette phrase, regardez tout ce qui est lumineux. So long.

    2. Je ne comprend pas ce que le blanc vient faire là dedans. C’est aussi la couleur du progrès technique, et de la médecine, de l’école pour tous et de l’abolition de l’esclavage.

      1. la couleur de la poudre à lessive, du bouleau et du lys, pour les boudhistes du Japon c’est l’éclat au plus sombre du clair obscur, la poussière du temps- on peut avoir le parti pris des mots, mais diable laissez les couleurs vivre!

    3. Vous n’êtes pas un illuminé, plus aujourd’hui !
      Sachez que j’ai 51 ans (le 14/11 prochain en fait) et que je suis montrée du doigt, moquée depuis mes 15 ans. J’étais une altermondialiste avant l’heure dans une société hyper-contrôlée. Je suis rentrée dans le rang pendant un temps car j’étais naïve et j’ai cru longtemps que je ne pouvais avoir raison seule contre tous ! Et puis, petit à petit, surtout avec l’arrivée d’Internet j’ai décidé d’écouter ma voix intérieure… Je ne le regrette pas ; je suis sans aucun revenu, sans boulot (j’ai cessé de chercher) je ne mange pas toujours à ma faim ; mais JE SUIS LIBRE ! Et j’espère qu’il me sera permis de participer à la Révolte qui gronde car vous avez raison ; je ne souhaite pas recréer le monde d’hier mais bien participer à la création du monde de demain. C’est à dire sans les oligarques qui nous gouvernent actuellement de droite comme de gauche. J’ai trop longtemps baissé la tête. Aujourd’hui je regarde très souvent le soleil se coucher et la lune se lever. Avec l’espoir que l’aube nouvelle apportera enfin l’envie d’une terre nouvelle à découvrir et à respecter… Merci à vous car on se sent moins seul. Une éveillée, insoumise.

      1. Excellente résolution JBL !!!!

        Bon, On se partage le travail . …. Nous sommes sur plusieurs dossiers :
        Le 1 er : On réactivite le BANK RUN … Bientôt 1 an !

    4. @MARIANGE : oui, regarder ce qui est lumineux. Il y a deux ans, perdu dans une gare quelconque en pleine nuit, avec à cet instant là peu d’espoir, ni d’avenir, j’ai demandé une cigarette à un homme qui attendait vraisemblablement quelqu’un sur le quai. Il n’avait pas ses clopes sur lui, et s’en excusait. « Aucun problème, merci quand même » ais-je répondu avant de m’éloigner. Un quart d’heure plus tard, sur un autre quai, j’attendais patiemment ma correspondance, quand l’homme revint. Il était allé jusqu’à sa voiture, à l’autre bout du parking, lui-même pas vraiment à 10 secondes du quai où je me trouvais, pour ramener son paquet et m’en offrir une. Ce type, un parfait inconnu, venait d’avoir là un geste simplement généreux et gentil. C’est un peu bête, mais c’était exactement ce dont j’avais besoin cette nuit-là. Cela m’a marqué, j’y ai pensé pendant toute la suite de mon trajet. La vanité, la cupidité, la corruption, la bêtise nous assaillent tous les jours. Il suffit d’ouvrir un journal. Il suffit de lire des journaux tous les jours pour perdre espoir. Oublier que l’humanité est aussi belle qu’elle peut être laide, peut-être même plus. Je me suis promis de ne pas oublier, et de noter dans un carnet tous les moments de ce genre, à chaud, pour ne pas les perdre de vue. Pour être sûr qu’ils comptent bien dans la balance les soirs où l’on tente -naïvement- de faire les comptes.
      C’est aussi le souvenir, au cours d’une fin d’après-midi apocalyptique dans un hypermarché où j' »officiais » en tant que caissier pendant les fêtes, d’un mec qui, attendant son tour dans un brouhaha monstrueux, dans tout ce que l’ambiance d’un hypermarché peut avoir d’obscène, s’était mis à siffloter. C’est l’autre gars, deux rangs derrière lui, qui se met lui aussi à siffler un air joyeux, enfin, innocent, sans se rendre compte que -peut-être- il s’y est mis inconsciemment parce que le premier avait commencé. En plein milieu du bordel, des bips frénétiques des articles passant devant des dizaines de caisses, la vie, les gens, quelque soit le niveau de pression, de mensonges, de promotions débiles, etc.. sous lesquels on les enfonce, gardent au fond d’eux une certaine insouciance. Ce que je veux dire, mais les mots justes me fuient un peu, c’est qu’ils ne peuvent pas être totalement réduits à l’état de citrons apolitiques juste bons à être pressés. Moi non plus, personne. Cela aussi, me donne espoir.
      Bref, tout ça pour dire que oui, il faut garder le lumineux à l’esprit, ne pas être aigri, surtout pas aigri.

      @Nemesis : le blanc est peut-être incomplet, j’imaginais la lueur blanchâtre et blafarde des néons de supermarché qui sont comme les ficelles épaisses d’un tour de magie de pacotille. Tous les blancs ne se valent pas, celui-ci est artificiel..

      1. Vous êtes vraiment quelqu’un de bien! Vous êtes lumineux. Merci. 🙂

        J’aime quand vous dites :

        Ces moments historiques mettent tout à jour, et l’humanité peut en sortir grandie. Comme l’inverse. On peut se remettre à croire en des valeurs, à penser qu’un autre monde est possible. Ne plus passer pour un paranoïaque ou un idéaliste lorsqu’on évoque les inégalités, les conditions de travail, lorsqu’on interroge le sens de tout cela !

        et

        l’humanité est aussi belle qu’elle peut être laide, peut-être même plus. Je me suis promis de ne pas oublier,

    5. Tu as 23 ans ? J’aurais voulu avoir ton regard à ton âge.. Continue comme ça ; comprends, creuse… et agis à fond. Et puis surtout n’oublies jamais de placer l’humain au centre, avec tout ce qui l’entoure. La plupart du temps, ça évitera de te tromper. 🙂
      On vit dans un monde, et surtout une époque où tout est possible. Bonne route !

  10. « Une création monétaire by proxy (par procuration). »
    On y vient. Pas (encore) via la BCE, mais…
    Une question cependant : cette « relance économique » ainsi visée ne serait-elle pas un réengrenage vers l’autre mur de la finitude des ressources de la planète, si elle est encore envisagée sur les bases qui nous ont menés où nous en sommes ?

    1. Non seulement vous avez raison, mais en plus, les deux murs se touchent, si bien que ces braves gens n’auront même pas l’illusion de reprise qu’ils espéraient faire valoir comme leur succès.

      Comme dirait Saint Exupéry : Nous brulons des diamants pour cuire une pomme.

    2. Croissance et Dette.

      N’allons pas en déduire que la Croissance, en tant qu’idéologie et en tant que réalité, n’était que le masque de la Dette, c’est-à-dire de l’Accumulation.

  11. On voit que se mettent en place les éléments de gouvernance européenne puis surement mondiale à marche forcée. Personnellement je me réjouis, non sans quelques craintes, que nous nous dirigions vers ce qui semblait encore il y a quelques décennies une espèce d’utopie de science fiction : un gouvernement planétaire.

    Je me fous comme de mes premières chaussettes de la souveraineté des états et du nationalisme bêlant qui va avec, mais comme tout un chacun je vois bien les lacunes de la démarche et les risques pour les peuples dans le processus.
    Démocratie et unité planétaire sont ils deux idéaux inconciliables ? Sont ils réalisables sans passer par une période de privation de libertés aujourd’hui inacceptable tant le but serait en contradiction avec les moyens mis en oeuvre ?

    L’unité des nations s’est faite la plupart du temps sur la répression envers les minorités et les régionalismes. Mais rare sont ceux qui aujourd’hui remettent en cause ces unités.
    Comment réconcilier les peuples avec un projet dont les faiblesses structurelles sont dues au manque de volonté des gouvernants et à cette capacité humaine de toujours pervertir ce qui pourrait être grand et vertueux ?

    La construction européenne est aujourd’hui une farce car chacun en voudrait les avantages économiques sans en accepter les conséquences politiques. Qui peut croire qu’on puisse faire une fédération réellement pérenne sans une unité politique qui inclue les champs de la défense, de la justice, de la fiscalité et des institutions ? La monnaie unique sert de faux nez à l’individualisme, à la peur et à l’égoisme. Les fanfaronnades de nos gouvernants et de nos élites en général ne construiront jamais quoi que ce soit de durable si l’exemplarité n’est pas une réalité qui s’impose à tous et si le bénéfice pour les peuples n’est pas une évidence de chaque instant.

    Voila me semble t’il un grand défi, surement utopique, mais porteur d’avenir. Concevoir une construction politique globale qui, en rupture avec tous les modèles historiques, se fasse avec les peuples. Tous les peuples.

    PS/ J’ai mis mon gilet par balle, vous pouvez tirer 🙂

    1. Ok.
      Plus l’état est grand, moins la gouvernance est humaine.
      Dans l’état actuel de l’éthique humaine, imaginez vous vraiment ce que donnera un gouvernement mondial ou ne faites vous que rêver à un avenir aussi improbable qu’heureux.

    2. à JPM,
      quelques éléments de réflexion sur l’implication des peuples, le pouvoir des Etats etc.
      le tout extrait de « Nous on peut ! » de l’économiste Jacques Généreux paru à la mi septembre 2011

      page 28 :
      On peut en réalité resserrer l’éventail des possibles. Car personne ne croit sérieusement possible d’obtenir par la seule négociation multilatérale, et à brève échéance, une réorientation radicale de la construction européenne ni, a fortiori, l’institution de nouvelles organisations mondiales démocratiques. Il ne reste alors qu’une alternative effective : la régression néolibérale ou la régression nationaliste. La troisième voie des sociaux-démocrates a en effet perdu toute crédibilité. Quand ces derniers ne se sont pas de fait rangés
      dans le camp du néolibéralisme, ils se sont repliés sur un altermondialisme ou sur un européisme niais : ils comptent sur la négociation internationale pour restaurer les marges de manœuvre disparues. Et pendant qu’ils négocient ou attendent que des partenaires veuillent bien négocier quelque chose, le rouleau compresseur néolibéral accomplit son office destructeur des écosystèmes, du lien social, du progrès, de la justice, des services publics, de la santé, de la paix civile et de la démocratie. Bref, ils abandonnent les peuples à la funeste alternative : néolibéralisme ou néofascisme. Ils ne peuvent pas sortir de ce dilemme puisqu’ils ne peuvent, pensent-ils, ni affronter les forces du marché ni abattre le mur de la finance globale, tant que la plupart de leurs principaux partenaires étrangers ne sont pas d’accord pour mener ce combat progressiste ensemble.
      Eh bien, si vraiment on ne peut pas restaurer le progrès et la démocratie dans un seul pays sans déclarer la guerre à tous les autres, alors il est encore plus vain d’espérer les restaurer dans tous les pays à la fois, et il faut se résoudre à la généralisation planétaire de la régression et de la tyrannie !
      …/…
      page 29
      Le plus ambitieux des programmes progressistes n’est qu’un leurre et un mensonge grossier, s’il ne commence pas par décrire la façon dont le gouvernement entend, dès les premiers jours de son mandat, s’affranchir du pouvoir des marchés, des banques, des spéculateurs et des institutions financières internationales. En outre, dans le cas d’un pays membre de l’UE et éventuellement de la zone euro, cet avant-programme doit préciser comment le gouvernement se libère de toutes les lois européennes qui soumettent précisément les États à la dictature des marchés et des gestionnaires de capitaux. Il doit ainsi ouvrir une voie crédible d’action nationale qui restaure la démocratie réelle – le pouvoir des citoyens – et nous prémunisse cependant contre le spectre renaissant du nationalisme.
      …/…
      page 30
      la mondialisation néolibérale n’est pas l’histoire d’un quelconque recul des États (dont le poids a en réalité progressé partout) ; elle est bien davantage un processus de privatisation des États au service d’une oligarchie, c’est-à-dire d’une minorité organisée pour imposer ses exigences et son pouvoir au plus grand nombre. La mondialisation et le prétendu pouvoir des marchés sont donc, en réalité, les instruments d’une politique menée de bout en bout par des gouvernements nationaux.
      …/…
      page 33
      Face au nouveau capitalisme mondialisé, face aux spéculateurs, face à la crise des finances publiques, un gouvernement national, à ce qu’il paraît, ne pourrait plus faire grand-chose, à cause de la fameuse « mondialisation » qui aurait transféré la réalité du pouvoir aux multinationales, aux marchés financiers, aux gestionnaires de capitaux. Les profiteurs se réjouissent d’un tel processus qui interdit aux simples citoyens de leur reprendre privilèges et profits. Face à eux, certains altermondialistes espèrent combattre cette mondialisation néolibérale par un mouvement social mondial qui déboucherait sur la construction d’une démocratie mondiale. Ces deux camps opposés partagent ainsi un même diagnostic: l’économie, devenue mondiale, ne serait plus gouvernée ni gouvernable par un pouvoir politique demeuré national.
      Or ce diagnostic est tout simplement faux. En apparence, les États-nations sont très contraints par l’économie mondialisée; en réalité, ils peuvent faire (et font souvent) à peu près ce qu’ils veulent. Ceux qui nous content la prétendue mort de l’Etat nation semblent ignorer ou feignent de ne pas comprendre la différence entre une contrainte apparente et une contrainte réelle. Cette différence est pourtant d’une
      évidence simplissime.

      1. @ RV

        l’implication des peuples

        Je suis las (j’en ai marre) qu’on parle sans cesse des peuples sur ce blog, qu’on divise ainsi les 99%.

        C’est parce qu’ils étaient les seuls à avoir une vison continentale que les marchands se sont accaparés l’Europe. C’est parce qu’elle était la seule à avoir une vision mondiale que la finance a pu parasiter le globe.

        Il nous faut dire le peuple, et le penser comme tel, uni, malgré toutes ses contradictions, ou renoncer à avancer une alternative crédible.

        Ce texte de Généreux n’est donc pour moi qu’une invitation au repli, et, fatalement, à l’échec. Ne pas vouloir dépasser l’État Nation, c’est accepter d’avancer en ordre dispersé face à un adversaire cohérent.

        Nos ancêtres (?), les Gaulois, en ont fait l’amère expérience. 😉

      2. Bonsoir, Renard.

        Bien sûr que d’autres avaient une vision continentale différente!

        Pourquoi est-ce celles là qui ont émergé (marchands, finance)? Parce que ce sont elles qui avaient un pouvoir d’action et des intérêts convergents dans tous les pays européens.

        Jacques Delors à rapidement compris la grande difficulté à faire une construction européenne. Il s’est donc appuyé sur l’ERT (European Round Table of industrialists) qui était déjà en voie de se coaliser au niveau européen. C’est, sans doute ainsi que l’Europe s’est construite au départ vers le marchand.

        A une émission de « Ce soir ou jamais », j’en ai eu la confirmation par l’intervention de Mr Charasse, ancien ministre de François Miterrand, qui disais que celui-ci avait donné son accord, pensant que le social suivrait. Il faut reconnaître qu’ils se sont trompés.

        Pour mémoire, Pascal Lamy (actuel directeur de l’OMC et du parti socialiste) a été dans les années 80 chef de cabinet de Delors.

        Ce même Lamy a été représentant de l’union européenne dans les négociations avec l’OMC (OMC crée et très influencée par les américains).

        Il en est maintenant à la tête. On peut supposer qu’il a dû défendre farouchement les intérêts européens pour par la suite être retenu pour diriger l’OMC.

        De Mitterand à patron de l’OMC, quelle superbe et logique trajectoire …

        Cordialement.

      3. De Mitterand à patron de l’OMC

        Bonjour, Klaki,
        Pas de meilleure illustration d’un système que l’on croit subvertir de l’intérieur, qui, parce qu’il voit plus large, vous entraine à voir comme lui.
        A nous (sinon à qui ?) de jouer.

    3. @ jpm
      Que l’humanité se conçoive comme un tout, solidaire, interdépendant et puisse collaborer dans son ensemble à un présent meilleur. Oui!

      Que les différences de cultures, de langues, de cuisines, de croyances, de visions du monde qui font la magnifique richesse d’un kaléidoscope humain soient niées, effacées et uniformisées en gris sous la botte d’un unique gouvernement mondial technocratique et financier dont les seuls crédo serait l’efficacité et le profit. Non.

      Non! non! non et NON!

  12. Toutes ces liquidités injectées…
    Toujours plus de lubrifiant et de moins en moins de plaisir
    La machine à jouïr est grippée… Il reste la machine à tuer.
    Berlusconi, DSK, Kadhafi, Goldman Sachs, mêmes orgies, même impuissance à la plénitude.
    De la téléréalité au snuff movie, il n’y a qu’une cruauté d’écart.
    Guerres civiles, guerre d’Iran… produits dérivés hardcore de la Libre Concurrence.
    L’homme malade préfère détruire plutôt qu’affronter le nouveau, l’inconnu, le fragile.

    1. Certains croient en « une autre ère », je l’ai vu plus haut… Mais,
      il n’y aura pas d’autre ère, ni d’Age d’Or d’ailleurs. On peut y croire, mais entre temps, les politico-burocratico-technocrates nous préparent le put**n d’monde de demain. Excusez…

      Plus de surveillance, plus de « gouvernance », plus de « sécurité pour tous », plus de répression (du fisc et du flic), plus de « crises » et aussi toujours plus de pauvres, de délinquance et de criminalité. Voilà le programme pour les années à venir. On l’a commencé il y a des milliers d’années et on le continue. Tout cela est normal. C’est comme une guerre, mais ça n’en porte pas le nom. D’où que si on n’y prend pas garde, un jour on se réveillera en se demandant pourquoi on va si mal dans un monde mécanique qui a l’air si parfaitement lubrifié. La propagande n’est pas à une victime près, elle est là pour justement empêcher le quidam de remettre toute cette mécanique en question. Et de se faire violence à lui-même s’il ne trouve pas les raisons de son mal-être dans cet environnement délétère.

      Les zélites se sélectionnent entre elles et seules les plus pragmatico-pratiques assoiffées de pouvoir survivront à ce « survival of the fittest ». La règle a toujours été celle-ci. On peut se reconnaître en nos dirigeants, on peut les apprécier, les détester. C’est leur rôle après tout. Mais attendre qu’ils se cassent tous la gueule en même temps, c’est peine perdue, les « loups beta » sont déjà dans la file d’attente prêts à saigner les pauvres avec encore plus de virulence…

      L’inconnu, le nouveau, le fragile, ce n’est pas d’eux qu’il faut l’attendre… Les sal*uds!

      1. Je souscris.
        Avec néanmoins la force de l’amour partagé, pour ceux qui, au milieu de ce nulle part, se sont trouvés.

  13. Le FMI serait la clé d’un futur dispositif, qui commence seulement à se préciser, et qui viserait également à contribuer à la relance économique.

    Je ne comprend pas très bien comment le FMI prétend relancer l’économie des pays auquel il impose une cure d’austérité, un resserement de la ceinture, et de fait, une baisse de la comsommation des ménages.

      1. Puisqu’on peut écrire tout ce que l’on veut, même quand c’est faux: le papier est patient…
        En fait cela ne fonctionne même pas « sur le papier ».
        A part différer la débacle…

      2. La réalité est tout autre,ils n’ont surtout pas envie d’un retour de la croissance(dans l’économie réelle je précise)car sinon ils ne peuvent pas continuer leur purge,le but étant de supprimer la classe moyenne et de nous donner les ‘droits’ des Chinois.Comme leur logiciel est tout autre l’économie réelle pour eux c’est la ‘financière’,le reste ne compte plus et est au mieux outsourcé pour le minimum nécessaire.Pour espérer une réaction des ’99 pct’ il faut malheureusement tomber bien plus bas.Tf1 et Voici sont la pour les endormir…jusqu’au jour ou.
        Je viens de regarder le journal de 13h00 de France 2,j’avais l’impression de vivre dans un autre monde.Chez eux tout va bien,c’est bizounours city,l’évènement du jour c’est l’interview de ce soir Obama/Sarko (15 minutes)le reste peanuts….Les journalistes du système et les politiques ne forment qu’un seul monde qui vit en cercle fermé, surtout à Paris.Pour eux tout va bien.La crise est finie comme disait à peu près chaque midi JP Pernault sur TF1….

      3. Enfin, tant que nous ne remettons pas pratiquement en cause l’Accumulation, celle-ci nous salue bien.

      4. Dixit P Jorion: une reconnaissance de dettes n’est pas de l’argent. Les peuples commencent à comprendre lentement. Maintenant ils savent en tout cas que c’est pas hygiénique de se torcher avec un communiqué d’un G7, 20 or X.

      1. Si cette crise se termine sans guerre proche ou délocalisée(Iran),cela serait la première fois je crois dans l’histoire du capitalisme.On pourrait peut être innover un peu cette fois,inventer une invasion ‘Martienne’ à venir ou que sais je?Histoire de relancer la production d’armes galactiques tout aussi inutiles que les autres,mais bon ça donnerait un peu de boulot jusqu’à la prochaine crise.

    1. Cela s’appelle la RILANCE ( on ne rit pas ) ( et d’ailleurs, cela fait même rire mon correcteur orthographique )

    2. Les plans d’austérité sont en fait un peu de la « décroissance », qui sait peut-être cela va-t-il ouvrir les humains à d’autres perspectives plus spirituelles ?

      1. Less plans d’austérité sont en fait un peu de la « décroissance », qui sait peut-être cela va-t-il ouvrir les humains à d’autres perspectives plus spirituelles ?

        Voila voila… La peste et le choléra aussi c’était une « sorte de decroissance » n’est-ce poah ? Et pis ça remplissait autant les églises que les fosses communes ! Youpi ! Libérons les esclaves de la marchandise et du cpnsumérisme !
        Glo-ry glo-ry-A-llelu-ïa
        Glo-ry glo-ry-A-llelu-ïa
        Glo-ry glo-ry-A-llelu-ïa
        Austerity’s marching…

      2. @Vivanco

        Par perspectives plus spirituelles qui naîtraient de l’austérité, vous voulez parler d’une petite guerre mondiale ?

      3. Seulement une vie basée sur autre chose que les centres commerciaux, ça permettra de faire autre chose que travailler pour consommer. Et puis c’est ce qui peut tuer le système après tout.

      4. @Vivanco

        Ce n’est pas exactement ce qu’entraine l’austérité en général, tout simplement parce qu’elle n’implique pas le partage des richesses. Vous saisissez le problème actuel ?

  14. La tragicomédie grecque n’a pas fini de nous étonner. Exit le référendum, et peut-être de nouvelles élections.
    Hier soir au JT N. Sarkozy avait petite mine, par rapport à BHO.
    Heureusement que S.Berlusconi a toujours bonne mine, il s’ apprêterai à sortir son dernier CD de chansons d’amours. Par contre G. Papandreou semble aussi fatigué de danser un sirtaki endiablé à la sauce bruxelloise.

  15. Progressivement, les pays de la zone euro entrent sous un régime de tutelle, préfiguration de la future gouvernance économique.

    Ouf !
    Il était temps … la démocratie semblait vouloir reprendre la main …
    Mais non, monsieur 1 % a encore des tours dans son chapeau.

    1. Le dicton populaire dit: « Boire ou conduire, il faut choisir. », on pourrait au vu des événements récents ajouter: « Démocratie ou loi des marchés financiarisés il faut choisir. »
      En fait le 1% a déjà choisi pour nous, la Démocratie n’étant pas compatible avec ce système de marchés mondialisés et spéculatifs basé sur des technologies hyper-véloces.

  16. La gouvernance et le vote.

    Et avec cette gouvernance européenne qui avance à grands pas, il y en a encore qui croient que des élections auront lieu au printemps 2012 !
    Ou alors, il ne faudra plus parler d’élection mais de : au théâtre ce soir !

    1. Ben! Nous, on a quand même droit au rôle de figurants. On va se cacher dans un isoloir pour choisir un bulletin, qui au final permettra l’élection d’un gus qui fera la même politique économique ( à quelques variantes près) que si celui d’en face avait été élu.
      Cela s’appelle l’unicité de choix, au delà de la diversité des apparences.
      Sachant que ce gus, est lui même sous la surveillance des marchés et des agences de notation.
      C’est vrai que l’on pourrait désormais faire l’économie de campagnes électorales inutilement coûteuses, les agences de notation pourraient nommer des syndics de copropriété pour gérer les pays. Nous les gens de peu, on ira jouer à la démocratie dans les espaces virtuels, comme Second Life.
      Peut-être que là on ne dérangera pas les calculs des grands de ce monde.

      1. @ Joan,

        mais c’est une idée de génie! Il faut la filer à la communauté des développeurs libres. Un tel jeu pourrait faire un carton… (la vache).

        Il faut élaborer d’avantage ce concept, trouver un nom qui déchire. Qui commence à proposer d’avantage d’idées là dessus?

  17. Pour la rédaction :
    peut-être que la répétition de « qui constituent » à la fin de l’avant-dernier paragraphe de ce billet est involontaire de la part de François Leclerc.
    Bon week-end à toute l’équipe du blog.

  18. En résumant le tout il s’agit de sauver une monnaie sur le dos des travailleurs.
    En effet, sauver la monnaie signifie sauver 10 ans de spéculation, cumuluée dans une frauduleuse richesse. Un PIB fictif d’initié. Un exercice comptable à la Madoff.
    Preter a des insolvables en utilisant un effet de levier délirant, ce n’est plus de la finance, mais de l’escroquerie manifeste.
    La logique voudrait que la réalisation de cet argent scriptural fictif ne soit échangée qu’en fausse monnaie, la planche à billet de la BCE aprés celle de la Fedéral Reserve US, qui depuis 2008 par centaines de milliards de dollars a été injectée dans les banques européennes (Française, Allemandes, Suisses, Belges, Britaniques…)

    Le G20 bute sur son echec patent, faisant face à une grave crise économique, non résolue depuis 10 ans. Le fantasme de la reprise du capitalisme depuis 2000 n’a été fondé que sur la spéculation, la fabrication de produits dérivés fondés sur des calculs statistiques faux.
    La fausseté des calculs des produits dérivés avait déja été démontré par les spécialistes de la banque J.P.Morgan dans les années 1990.
    Les néoconservateurs US ont fait croire a un redemarrage de l’économie par un crédit abusif et déreglementé par leurs soins. Ainsi des escrocs, comme Bernie Madoff ont pu s’inserer facilement parmis les financiers en vue. Qui faisaient de maniere légale pratiquement la meme chose, mais en plus compliqué, histoire de berner le couillon et le politicien véreux.
    Bien entendu toute cette montagne de mensonges devait s’écrouler un jour….
    D’autre part l’Europe s’est ficelée autour de traités qui lui interdisait de financer ses Etats par le « quantitative easing » utilisé aux USA depuis plusieurs années, c’est à dire depuis que les chinois n’achetent plus leurs bons du trésors. La Fed achete désormais 100% des bons US.
    Ainsi on hallucine quand François Leclerc nous parle de ce fond FESF qui doit sauver l’Europe mieux que le QE de la Fed aux USA! C’est a dire avec des taux délirants, qui feraient sombrer les USA eux-meme!
    Inutile de parler de « régle d’or ». Ce concept absurde et enfantin qui vise a masquer l’inanité du concept de l’Etat néolibéral. La « régle d’or » n’a jamais fonctionné nulle part depuis un siécle, et meme depuis l’Empire Romain! Les Etats sont toujours par construction déficitaires.
    S’ils ne l’étaient pas, on en serait encore à l’age de pierre. La « regle d’or » est basée sur une conception frauduleuse des budgets de l’Etat. Car l’Etat redistribue son « déficit » à la communauté qui en profite. C’est une explication à cresuer dans les école d’économie au lieu de faire lire les foutaises d’Adam Smith et autres écoles des gangsters de Chicago.
    Vous voulez le beurre et l’argent du beurre messieurs de la finance néolibérale?

    On hallucine de voir anonner par les dirigeants cette croyance burlesque d’aller croire que les marchés vont se précipiter sur les produits dérivés de la dette européenne, alors qu’ils refusent désormais la dette américaine!
    Le grand guignol continue, c’est meme pathétique de voir ces pauvres dirigeants englués dans leur Europe libérale vouée à la disparition, leur concept passéiste de la monnaie, leur fanatisme néolibéral imperturbable…
    Ils sont aveugles, le resteront…Guidés par le traumatisme historique allemand et encore une fois bernés par les USA.

    1. Hier j’ai entendu un candidat US républicain demander carrément la suppression totale des impôts et du gouvernement fédéral.Seule résisterait à sa grande bonté une taxe de vente minime.De plus il veut réduire la dette de 5 pct en un an…..ça promet.Que du bonheur.Le pire c’est que l’auditoire avait l’air convaincu qu’il avait raison et que Obama était un méchant communiste.

      nb:je lui conseille malgré tout de demander l’avis du Pentagone sur ses merveilleux projets avant de passer à l’action…à tout hasard.

    2. Rien à redire, Izarn. Tu as tout compris.
      Dommage que beaucoup d’autres soient intoxiqués ou pensent sauver LEUR bas de laine en croyant vivre seul au monde.

    3. Izarn: « Le grand guignol continue, c’est meme pathétique de voir ces pauvres dirigeants englués dans leur Europe libérale vouée à la disparition, leur concept passéiste de la monnaie, leur fanatisme néolibéral imperturbable… »

      Il y a quelques dizaines d’années, quand le nombre de chômeurs était seulement de quelques centaines de miliers et que cela déclenchait de nombreuses gréves, on n’imaginait pas que cette agitation disparaîtrait presque totalement lorsque ce nombre serait de plusieurs millions. Nos « pauvres dirigeants » n’ont rien fait de sérieux pour y remédier mais ils sont toujours en place.

      Leur comportement s’explique assez bien si on accepte l’idée qu’ils n’ont qu’une ambition : maintenir le plus grand calme possible le plus longtemps possible en changeant le moins de choses possible.

    4. L’image.

      Ce qui veut dire que si le capital ne peut plus s’accumuler réellement, il se contentera de l’image de son accumulation.

  19. pendant longtemps , la découverte du zéro et des nombres relatifs a été tenue secréte , comment ça le vide c’est pas le néant et en plus on peut avoir des nombres négatifs ???

    le systeme actuel n’arrive pas à se détacher de cette épiphanie , le systeme pourrait tres bien fonctionner avec de la dette , du zéro , du moins !!! mais un sufète financier n’est pas encore sorti du néolithique …

    alors pour conjurer le mauvais oeil , « la valeur n’existe pas  » , « les dettes sont effaçables  » , « la spéculation est inefficace  » ils font comme les aztèques ,ils egorgent des pays pour que Soleil se leve …

    C’est juste ridicule !!!

    et voici

    la manip pour la grece est de prendre les chinois pour des cons : ils ont racheter le pyrée pour en faire une plateforme portuaire de produits  » made in CE » et maintenant l’Europe veut sortir la grèce de l’europe , de l’euro … comme par hasard !

    la manip pour HRE est encore plus simple , les allemands nationalisent et pis annulent la dette au su de tout le monde et personne ne moufte « vu que c’est l’allemagne et que le marché n’est pas encore prêt à speculer sur le AAA+ de frankfourt » .

    ça va durer combien de temps encore ce jeu de **** ?

  20. injecter des liquidités, certes, hein, mais faudrait quand même regarder où est la fuite.
    D’ailleurs, même sur ce blog on ne pose pas cette question simple de savoir par où et comment l’argent nous échappe et où s’est-il accumulé…

    1. @Homere
      injecter des liquidités, il y a un coté Fukushima , on rajoute du liquide mais on ne sait pas ou est la fuite , par contre ce liquide rajouté devient immédiatement sale

    2. aux uns et aux autres : tout ceci ne répond pas à la question. Un billet explicatif et des chiffres seraient bienvenus, ne serait-ce que pour clarifier les choses. Or, on ne trouve rien sur le net qui fasse le point sur les encourts/actifs des banques, des assurances et des fonds d’investissement vs les dettes publiques, les PIBs, les budgets nationaux… bref, l’enfumage est de règle des qu’on parle de ces choses.

      1. Homère, vous vous attendiez à quoi??? mais oui, c’est enfumage total, vous ne le croyez pas aussi cons pour nous exposer leur escroquerie au grand jour tout de même !!!!

  21. Des prêts c’est à dire de la dette pour rembourser de la dette et une croissance négative dans le monde européen, jusqu’ où nous crétins de « Politiques » vont-ils aller.? à la faillite du système ça c’est sûr.

    1. @Michel P.,
      hum, « naughty naugthy, you’ll get caughty » (ainsi Peeves, dans HP)
      petit lapsus freudien cher Michel

      jusqu’ où nous crétins de « Politiques »

      vous vous êtes trahi, fier (mais imprudent) élu de notre moins fière République.
      Ici va donc commencer le petit jeu du
      « Quel député (ou sénateur, ou…) est donc ce « Michel P. »? »
      (suggestions bienvenues)

      1. Bon, les gars, moi j’ai trouvé (ou alors c’est une belle coïncidence). Mais si vous autres ne jouez pas c’est moins rigolo (cela dit, même seul j’ai hululé de rire assez longtemps quand j’ai trouvé – c’est beau la puissance heuristique des modèles « invisibles » mais efficaces, et après il y en a qui osent dire que la psychanalyse n’en est pas un!!!). Et ben dis-donc, somme toute c’est nettement plus facile de dénicher des élus crypto-jorionistes de la République que de résoudre, disons, le « problème de Badiou » par les « poly-simplexes logiques de dimension m ». Peut-être aurais-je intérêt à changer de « métier »: détective politique, au fond, ça rapporte sûrement plus que géomètre oppositionnel (ça, c’est mathématiquement sûr, hélas). Bon, puisque je ne vous ai pas livré la solution (faut pas pousser), vous pouvez encore proposer vos propres solutions au petit jeu du « Quel député (ou sénateur, ou…) est donc ce « Michel P. »? ». Et si vous êtes chic, vous pouvez le faire tacitement (un « hey, Alessio, je crois que j’ai trouvé qui c’est, ah ah, sacré Michel P. va! » – s’il est sincère, trichez pas les gars! – suffira), de sorte à laisser à notre cher et distrait Michel P. son (désormais relatif – sorry) anonymat 🙂

  22. Merci, François !

    J’ai deux interrogations:
    D’abord: « l’Italie pourrait être placée sous haute surveillance ; elle serait déléguée à une sorte de nouvelle Troïka, une formule déjà adoptée pour la Grèce et le Portugal, car la confiance est perdue. Progressivement, les pays de la zone euro entrent sous un régime de tutelle, préfiguration de la future gouvernance économique.  » Ça donne froid dans le dos, car qu’est-ce que ça implique au quotidien? Ce qui se passe en Grèce? Par exemple, le mouvement « Je ne paie pas »?:
    « Pourquoi paierions-nous ? Pour les dettes ? Mais ce ne sont pas les nôtres, ce sont celles des politiciens et du capital. Nous n’avons pas besoin de toutes ces armes que nous vendent les Français et les Allemands », explique le syndicaliste.
    Le mouvement « Den plirono », qui revendique plus de 20 000 membres, est organisé. « C’est un mouvement de désobéissance, poursuit M. Polychroniadis. Nous savons que nous nous mettons hors la loi, mais si nous voulons renverser le gouvernement, il faut prendre des risques. Nous n’avons pas peur du gouvernement. S’ils veulent couper nos compteurs d’électricité, nous irons les remplacer. Nous sommes équipés pour ça. »
    (article du Monde)

    Et ensuite:
    N’assistons-nous pas enfin, à la mise en route de la planche à billets et aux conditions d’une inflation forte sinon galopante, prévue par l’histoire ancienne et récente, mais dont nombre d’observateurs ne pouvaient imaginer le scénario concret ? Ce dernier se jouerait au plus haut niveau, un niveau mondial, avec le FMI à la manoeuvre ?

    1. Ils ne vont pas ouvrir la porte en grand ! Quand à la surveillance de l’Italie – que les Italiens présentent sous la forme de conseils qu’ils vont demander – elle va porter sur les engagements budgétaires.

      1. Bonne chance au Sud de Rome dans les gouvernements régionaux…si j’étais de la Troika je prendrais quelques gardes du corps,on ne sait jamais.

    2. Pour un audit de la dette publique grecque!

      Etait-il légitime de contribuer (France et Allemagne) au surarmement, donc au surendettement, d’un pays membre de l’Union Européenne (La Grèce), les armes étant dirigées vers un pays engagé dans des négociations pour y entrer (La Turquie)? C’est de la dette odieuse ou les mots n’ont pas de sens!

      1. A consommer avec modération.

        C’est du commerce.
        Dans ce monde, le commerce, à défaut d’être équitable, est libre, c’est-à-dire qu’il est permis et encouragé.
        Du reste, les armes sont comme les autres marchandises ; elles ne sont pas vendues pour être nécessairement utilisées, mais pour l’argent que leur vente rapporte.

  23. les DTS, qui constituent une créance sur les monnaies sur lesquelles son panier s’appuie : dollar, euro, livre sterling et yen.

    Parmi ces monnaies, seul l’euro est géré par une banque centrale sans tutelle politique directe, et statutairement impuissante, en théorie, à monétiser la dette publique.

    François, pourriez-vous nous expliquer les conséquences techniques et surtout politiques de cette singularité de l’euro, dans la définition et la gestion des DTS?

    1. L’euro est une monnaie comme une autre.

      La BCE garde la possibilité théorique de monétiser la dette publique. Le président de la Fed est nommé par le président des Etats-Unis, par ailleurs. Ces histoires d’indépendance des banques centrales ne doivent pas être prises au pied de la lettre !

        1. Qu’il résulte d’une union monétaire considérée comme imparfaite (ou inacceptable) ne lui retire pas son statut de monnaie de plein exercice.

      1. Si il y a bien une chose que je ne comprend pas dans cette tragédie (tragi-comédie?) c’est cette hystérie autour de l’euro. C’est tout juste si on ne l’accuse pas d’être responsable de tous les maux de la terre!

      2. 5 choix : 1/ federalisme politique et surtout economique ( avec mecanisme de compensations internes pour equilibrer les ecarts de competitivité peu importe la formule a/ des mecanismes de dotations aux etats ou b/ des monnaies communes et une monnaie unique) 2/ inflation par la monetisation de la bce mais cette option est combattue en breche par merkel 3/ faillite globale de l eurozone avec retour aux monnaies nationales 4/ prise en pension des titres souverains européens par des créanciers soit etrangers ( chine, emergents) ou privés.5/ croissance = solution tautologique mais en ayant une veritable politique pour retrouver la croissance ce qui necessite une coordination des politiques economqiues et non leur homogeneisation on peut s en sortir. ( exemple : politique d austerite de certains pays de l eurozone et politiques d expansion d autres , en theorie c est a l allemagne les pays bas, la suede l autriche d avoir une politique d expansion pour stimuler nos exportations et reduire par un effet de causalite notre deficit budgetaire)

        mon hypothèse : du fait des conflits politiques inetrenes natioanaux et de l incapacité des gouvernances politiques et/ou économiques à s’entendre on va tot droit vers la solution 4/ c ets a dire une perte de souverainete totale de l europe.

      3. Bien vu, Jacques.
        Mais il est plus facile de désigner un « coupable » que de réfléchir.

        Nous en revenons, là encore, à partir d’un outil, qui est l’argent, à le détourner vers un symbole ou une richesse.
        Car il donne aussi le pouvoir.
        D’acheter les autres humains.

      4. voila toujours un point de vue sur la BCE, celui de l’économiste Jacques Généreux,
        page 57 de son dernier bouquin, »Nous on peut ! »

        Les plus zélés gardiens de l’orthodoxie néolibérale, Allemands en tête, étaient bien conscients de cette faille : après son entrée dans l’euro, un pays pourrait laisser filer ses déficits et sa dette sans être aussitôt rappelé à l’ordre par la pression des spéculateurs sur le marché des changes.
        Aussi, à la demande expresse des Allemands, les gouvernements conviennent de remplacer la pression des spéculateurs sur le marché des changes par celle du marché des émissions de dette publique.
        À cette fin, on étend la libre circulation des capitaux: ceux-ci devront circuler librement non seulement entre les pays de l’UE, mais aussi entre l’UE et le reste du monde. Désormais, quand un État emprunte des capitaux sur le marché financier, il ne le fera pas sur un marché national réservé à ses résidents, ni même sur un marché européen; tous les investisseurs du monde pourront librement souscrire ou vendre ces titres de dette publique, les conditions d’émission de ceux-ci seront de fait déterminées sur un marché mondial des capitaux.
        Autant dire que ces conditions se trouvent dès lors potentiellement exposées aux «jeux» de tous les fonds spéculatifs du monde (on en reparlera au chapitre 4). Ainsi, la surveillance des marchés financiers n’a pas été supprimée par la monnaie unique, mais déplacée du marché des changes au marché de la dette publique.
        Ce premier bilan très sommaire du traité de Maastricht peut induire l’idée que les marges de manœuvre des États-nations s’en trouvent plutôt réduites. Mais, si tel est le cas, c’est bien le fait d’un choix politique délibéré, et non d’une injonction des marchés.
        Et pour les néolibéraux, le traité de Maastricht rend bien le service qu’ils en attendent : il transfère une part essentielle des instruments de la politique économique vers une BCE dont les décisions ne sont soumises à aucun débat public, à aucun contrôle parlementaire, et qui de surcroît ne peut elle-même mener d’autre politique que celle conforme à la doctrine néolibérale et aux intérêts des détenteurs des capitaux.
        En outre, les néolibéraux espèrent bien que la monnaie unique favorisera une harmonisation sociale et fiscale par le bas : un pays qui veut soutenir sa compétitivité ou son économie ne peut plus agir sur son taux de change ou sur les taux d’intérêt, il lui reste en revanche la possibilité de baisser les impôts, d’alléger le coût du travail et c’est précisément là ce qu’attendent les néolibéraux

        .

      1. Oui!

        J’aimerais bien comprendre comment ces DTS s’articuleront avec les problèmes spécifiques des différentes monnaies…

      2. Bonsoir,

        j’ai bien vu votre réponse à un de mes commentaires ci-dessus et vous remercie de m’avoir guidé jusqu’à ce texte de Mr Généreux qui est très clair.

        Quand je posais la question du pourquoi de cette décision politique, concernant la BCE (que les états empruntent au Banques et non à la BCE directement), j’avais bien cette explication en tête parmis d’autres.

        C’est celle qui me paraît la plus plausible.

        Maintenant, une autre question se pose : comment l’Allemagne a-t-elle pu imposer cela (dans le détail) à l’ensemble des pays utilisant l’euro? Le saurons nous un jour? J’en doute.

        Cordialement.

    2. @ François Leclerc

      Je vous propose une autre formulation de ma question :

      Que faut-il comprendre :

      1 – Les DTS du FMI sont une préfiguration du Bancor
      2 – Les DTS sont une monnaie « dérivée », une invention pour éviter de mobiliser la « vraie » monnaie.
      3 – Les DTS ne sont qu’un nouvel avatar du mécanisme de sauvetage « à la Shadoks », par lequel on cherche à étouffer un incendie de dette sous une couche de dette d’une autre couleur, en contribuant ainsi à propager l’incendie…
      4 – ?

      Merci de vos précieuses analyses!

  24. Je fais de la monnaie, de la monnaie, encore de la monnaie
    de la monnaie, de la monnaie, toujours de la monnaie
    de la monnaie de seconde classe
    de la monnaie de première classe
    Je fais de la monnaie, de la monnaie, encore de la monnaie
    de la monnaie, de la monnaie, toujours de la monnaie
    de la monnaie, de la monnaie, de la monnaie, de la monnaie

    1. Non. il faut parler de « sous » et non de « monnaie », et garder « trous » quand le contexte le réclame. D’ailleurs, « sous » et « trous », non seulement ça rime, mais ça va très bien ensemble çes derniers temps.

  25. A la une du Monde aujourd’hui: « Qu’en coûterait-il à la Grèce de sortir de l’euro ? ».

    Journalistes, encore un effort! À quand l’article « Que coûterait à la France et à l’Allemagne la sortie de la Grèce de l’euro ? » ,

    Est-ce que telle n’est pas la vraie préoccupation du clan Merkozy? (appellation due à Daniel Cohn-Bendit)

    1. Mais Sarko il s’en tape, la France peut bien sombrer, lui et ses potes sont à l’abri de tout, alors il perdrait quoi à part, qui sait, le pouvoir ?

      1. Sans le pouvoir, que serait un sarkozy? Un néant. Un zéro. Rien.

        Vous croyez que Carla l’aime pour son visage tout sauf auguste et ses poignées d’amour?

  26. Créer de la dette coûte un peu mais rapporte bien plus et très concrètement..Je me
    demande quelle est le niveau de « finance circulaire » permettant d’acheter des biens
    très concrets avec de l’écriture comptable…

  27. Bonjour à tous,

    Chaque matin on se réveille avec une nouvelle « INFO » qui remet tout en question. Nos enfants voyagent de CDD en CDD, et en dehors de leurs champs de compétence, la dette grecque, dont la solution est acquise de sommet en sommet depuis plus d’un an et remise en question après avoir un peu plus étranglé ce peuple qui avait inventé la démocratie est un cas d’école: il faut changer de paradigme, il semble que Keynes n’ait jamais existé, il semble que l’économie virtuelle ait pris le pas sur la réelle, qui elle génère les famines, et tout ça pour le bénéfice de quelques suppôts de Satan: redonnons la parole aux peuples ….à leur bonne vieille sagesse et pendons les tenants de cette pensée unique qui nous conduit à l’âbime…………..

  28. Le Bancor tabou?
    Pourquoi l’hypothèse du Bancor n’est-elle presque jamais évoquée, ni par les journalistes dans leurs questions aux politiques ou aux économistes, ni dans les communiqués des G, ni dans aucun porte-voix?
    Je comprends bien que le Bancor soit synonyme de disparition d’un grand terrain de jeux des prêteurs-parieurs, mais il existe quand même assez de médias et de journalistes indépendants qui pourraient faire émerger l’hypothèse du Bancor.

    1. bonne question. 🙂

      Est sans doute en jeu le dogme de la concurrence érigée en principe universel du progrès.

    2. La finance libérée et les USA y perdraient leur suprématie.
      Les « élites » mondiales ne pourraient plus jouer au poker menteur.
      Les pays « riches » ne pourraient plus piller les pays pauvres sans une réelle contrepartie.

    3. Au royaume de l’Accumulation, il est encore permis de croire que les médias et les journalistes puissent être indépendants, mais indépendants par rapport à quoi ?

  29. Crises financières, crises économiques, crises politiques, crises géo-politiques …
    FESF, MSE, on passe à l’étage supérieur le FMI, l’édifice s’écroulera de plus haut.
    Le poids des « masses » en mouvement augmentent, leur vitesse de propagation aussi …
    L’impact peut-être catastrophique.
    Pourtant pendant ce temps-là, les peuples désignent de plus en plus clairement leur ennemi : Le Capitalisme
    Partout ils se manifestent sur les lieux de pouvoir du capital. Là où ont failli les partis politiques et les grandes confédérations syndicales de la vie politique institutionnelle depuis des décennies.
    L’idée qu’il faut « sortir du cadre » renverse maintenant le fameux TINA.
    Les temps sont à la radicalisation. Quels progrès en si peu de temps !
    Il va devenir difficile pour les politiciens professionnels ( dans les versions de droite, de gôche ou d’union nationale) de faire avaliser les « diktats » de capital par les populations qui ne veulent plus être gouvernées comme avant et qui comprennent que leurs gouvernants ne servent pas l’intérêt général.
    On peut comprendre les tourments intimes des convertis à l’anti-capitalisme de la dernière heure mais l’incapacité des « anti-capitalistes » à s’organiser pour peser concrètement sur le cours des évènements est un questionnement lourd. Sommes-nous condamnés à continuer à nous affliger des conséquences tout en nous accommodant des causes …
    Combien de lecteurs du blog de PJ à la manif contre le G20 à Nice ?
    Faut-il signer la pétition pour un audit citoyen de la dette ?
    http://www.cadtm.org/Collectif-pour-un-audit-citoyen-de
    Faut-il créer partout des collectifs pour un moratoire et un audit des dettes ?
    Le temps de l’inflation des livres/articles/colloques/conférences/blogs doit maintenant se prolonger et déboucher sur l’organisation et l’action citoyenne.
    Sommes-nous condamnés à l’isolement et à l’atomisation dans le cadre d’un blog quand celui-ci : « Déchire l’écran des évidences qui protègent le monde familier contre la connaissance, il dévoile les secrets de la magie sociale qui se cache dans les opérations les plus ordinaires de l’existence quotidienne » comme disait Bourdieu.

    1. L’idée qu’il faut « sortir du cadre » renverse maintenant le fameux TINA.
      Les temps sont à la radicalisation. Quels progrès en si peu de temps !

      Allez, un coup d’optimisme, tant il est fréquent de désespérer quand on milite un peu.

      En effet, j’ai la très nette conviction que les lignes bougent fortement ces temps-ci.
      Sur le terrain, même si les mobilisations restent peu volumineuses, il me semble bien que leur nombre croît fortement un peu partout. Une rentrée sociale, certes toujours très calme en apparence, qui ne l’est pas tant que cela au regard de ce que je peux constater dans mes différentes participations, à la base, les débats sont radicalement radicaux (et pas au sens des amis de M.Baylet) et portent en leur centre la répartition des richesses (et de quelles richesses) et la démocratie à tous les étages.
      Si l’ascenseur social est cassé, au point que certains se prétendant socialistes en viennent à parler d’escalier social, c’te bonne blague, je peux vous dire que la cocotte minute sociale, elle, elle monte en pression.
      Du côté des « Z’élites », les lignes bougent également et on voit apparaître quelques participants potentiels à une nouvelle « nuit du 4 Août ».
      Du côté des intellectuels, il est redevenu possible de parler et d’entendre parler d’économie-politique de manière assez massive, signal que les esprits s’interrogent de nouveau sur les choix de société.
      Il n’est presque plus possible (pas partout, certes) à un libéral « orthodoxe du TINA » de sortir son prêche dans un débat contradictoire sans se prendre une volée de réactions. Et si la contradiction n’est pas portée en direct, elle l’est de plus en plus sur les forums Internet.

      Alors, oui, il me semble bien que l’heure est à la radicalisation, avec tous les dangers et défis que cela représente pour chacun(e) d’entre nous.
      Défis d’autant plus grand que nous vivons cela de manière planétaire cette fois, l’heure est-elle venue pour l’Internationale (1) ?
      Saurons nous parler entre populations et de population à population, ou bien continuerons nous à ne parler que de Chef D’Etat à Chef d’Etat, de Chef de parti à Chef de parti, de Chef de service à Chef de service, de Chef de famille à Chef de famille ? Ben merde alors, ça en fait des Chefs, des bataillons, des centuries, … et pourtant, ça ne semble pas bien fonctionner… les chefs sont-ils mauvais ou bien est-ce plus systémique ?
      Saurons-nous prendre le temps nécessaire à l’exercice de la démocratie ? Ou bien y renoncerons nous faute d’être parvenus à ralentir l’économie pour la rendre plus humaine et plus compatible
      Saurons-nous au moins nous organiser spontanément, puisque rien ne semble prêt du côté des organisations (ce qui n’est pas nécessairement une si mauvaise chose à mon avis).?

      Ceux qui croyaient que nous avions atteint la fin de l’Histoire en sont pour leurs frais. Celle-ci ne finira jamais, elle ne sera jamais que le chemin que nous emprunterons individuellement et collectivement de manière aussi construite, choisie et organisée que nous en serons capables.

      (1) j’emploie ce mot dans le cadre de ma petite tentative de croisade contre la novlangue, j’ai entendu parlé de démondialisation ces derniers temps et c’est un concept que je ne connais pas du tout, ne comprends pas non plus, surtout dans la bouche du représentant de l’aile gauche d’un parti dit socialiste, il me semble que le premier mot qui aurait du lui venir naturellement devait être Internationale.
      Il est vrai que vu l’état de l’Internationale socialiste, on peut comprendre qu’il hésite, le gars.
      Mais bon, que voulez vous, les ravages des jeux d’appareils ne me semblent plus à démontrer au moins quant à leur capacité d’érosion de toute conscience réellement politique.

      1. Merci pour vos infos, elles renforcent l’espoir.

        Quant à vos questions, ma réponse est OUI, les gens sauront se parler de peuple à peuple, les gens sauront s’auto-organiser, si on les laisse faire. Les gens se débrouillent très bien lorsqu’il n’y a ni chef d’état ni général ni chef quelconque pour trainer dans leurs pattes, les empêcher d’agir, leur ordonner d’attendre qu’on leur dise ce qu’il faut faire. Parce que les gens connaissent leurs besoins, qui sont en cas de mouise ou de catastrophe les mêmes pour tous, quel que soit leur peuple.

        Massacr…, euh pardon. Virons les chefs d’état, les chefs de service et les généraux, vous verrez les gens faire.

      1. Ouais, j’aimerais bien être en état de dire que je vois des réseaux d’autogestion se mettre en place partout dans le monde tant à l’échelle locale qu’internationale dans toutes les filières de marchandises et de services indispensables.

        Plein de monde y travaille, certains depuis longtemps, mais pas tout le monde encore.

        Parlons-en, concrètement si certains veulent creuser l’idée.

      2. A petite échelle, sur les marges, mais un peu partout tout de même. je peux citer les SELS (ou LETS : monnaies alternatives), les AMAP (en France) = paniers bio (en Belgique), les villes ou quartiers en transitions (sur le modèle de Totnes), les potagers urbains, collectifs ou non. Et un tas de gestes de solidarité très divers, minimes et individuels, mais qui se multiplient à l’abri des regards publics un peu partout aussi. Les éco-villages et éco-quartiers, les systèmes de co-voiturage (pas complets, pas au point, mais c’est un début, tout de même), le couch-surfing, les achats groupés à l’échelle de quartiers ou de villages.

        On commence où on se trouve, avec ce qu’on a sous la main, ce qu’on peut offrir, on crée une petite structure, puis on contacte d’autres structures dans des villes et régions voisines qui travaillent dans le même esprit, etc.

        Je veux bien en discuter concrètement si vous voulez.

  30. Je vous cite juste un petit extrait de l’article « Press Watch » d’Athens News de ce vendredi :

    All of that was not the result of a sudden political enlightenment, but because of the Franco-German ultimatum. The euro has to be saved at all costs, and the destruction of Greece is a small sacrifice. The decade-long misery of the Greek people guaranteed by the new bailout is a small price to pay. After all, all of Europe, subjugated to the absolute rule of the markets, has forfeited any semblance of an independent democratic union. And of course the member states are subject to German hegemony.

    Traduction :

    Tout cela ne fut pas le résultat d’une illumination politique soudaine, mais celui de l’ultimatum franco-allemand. L’euro doit être sauvé à tout prix, et [en regard de cela] la destruction de la Grèce ne représente qu’un maigre sacrifice. La décennie de misère que garantit au peuple grec le nouveau plan de sauvetage n’est qu’un faible prix à payer. Après tout, l’Europe tout entière, soumise au règne absolu des marchés, a renoncé à ne serait-ce qu’un semblant d’union démocratique indépendante. Et bien entendu, les états membres sont soumis à l’hégémonie allemande.

    Rideau.

    1. German hegemony

      Les états membres sont soumis à bien d’autres hégémonies que celle de l’Allemagne.

      L’Allemagne n’est que le pays qui s’en est sorti le moins mal jusqu’ici, qui de ce fait cherche à préserver sa néanmoins fragile situation financière. Présenter les choses comme un conflit entre nations me semble relever de l’obscurantisme.

      Ceci dit le Eh bien, dansez maintenant de Merkel+Sakozy est abject.

      1. Je ne fais que citer l’article, hein 😉

        Mais ceci étant, même si je comprends les motivations de l’Allemagne (ce qui ne veut pas dire que je les approuve, loin de là), je comprends encore mieux le sentiment qui est écrit dans Athens News. Je pense que si nous étions grecs, nous le partagerions. Il ne faut pas oublier que les médias allemands, par exemple, en tout cas un certain type, n’ont pas été avares d’insultes et autres chose sympathiques envers la Grèce. En même temps, les informations qui nous parviennent semblent toutes décrire une « Europe » qui ne fait plus rien sauf si l’Allemagne veut faire quelque chose, et qui en plus est dirigée par la vision allemande de la gestion économique et financière. Or, tout le monde ne la partage pas. Et ça, c’est comme la religion, une fois qu’on commence à vouloir imposer sa vérité aux autres, ça finit toujours très mal.

        L’Allemagne est peut-être le pays qui s’en est le moins mal sorti, mais à quel prix ! Elle a boosté ses entreprises et bouffé les travailleurs pour ce faire, stagnation des salaires, recul des conquêtes sociales, etc. Génial ! Outre le fait que, personnellement, moi je n’en aurais rien à foutre que mon pays ait une belle balance commerciale et des taux d’intérêt pour la dette au plancher si de toute façon je vivais pas bien et que j’avais dû voir l’âge de la retraite s’envoler, mon salaire stagner (et donc diminuer, hein, puisque les prix, eux, ne stagnent pas)… Mais bon outre que je n’en aurais rien à foutre que mon pays soit premier de classe pour que ça profite à un tout petit nombre et pas à l’ensemble, il y a aussi un autre détail.

        Sa consommation intérieure étant faible, la richesse de l’Allemagne repose d’abord et avant tout sur ses exportations. Or ses principaux clients sont…les autres européens ! Bref, la si sage fourmi allemande a pu s’en sortir, c’est grâce aux cigales européennes, et sans elles, en les étranglant de force (et de manière totalement antidémocratique), elle s’affamera elle-même, au final.

        Quand on sait en plus qu’en 2010, la crise déjà connue et les plans de secours en route, l’Allemagne a fait pression pour que la Grèce lui achète des sous-marins dont elle n’avait absolument besoin (et donc par là-même creusé un peu plus le trou de la dette, n’est-ce pas – la France ayant joué le même jeu que l’Allemagne, d’ailleurs), on se demande bien qui a le droit de faire la leçon à qui, et qui se moque de qui.

        En tout cas, on comprend beaucoup mieux la position du journaliste d’Athens News !

      2. Et ça, c’est comme la religion, une fois qu’on commence à vouloir imposer sa vérité aux autres, ça finit toujours très mal

        exact !
        Voilà pourquoi nos ancêtres ont mis en place ( et pas sans douleur, et en tenant compte de l’Histoire tragique sur ce plan de notre Pays ) la Laïcité .
        = séparation de l’Eglise ( quelle qu’elle soit) et de l’Etat ( le politique ) = la Loi, qui préserve la libre-opinion de chacun(e), son appartenance à un culte ( quelqu’il soit ), ou à une absence de culte ( tout autant autorisée ), et ce au sein de la République ( chose publique) = ce qui fonde notre vivre ensemble, ce qui nous est commun, la politique à mettre en oeuvre pour construire
        une Société de Citoyens, avec besoins fondamentaux garantis ( lutte constante)…

        et donc, différence fondamentale avec le gros magma financier, ayant pour but l’abrutissement des foules sous dépendance consumériste, lequel magma financier ne bénéficie qu’à une mince frange de la population, et utilise tous les moyens les plus bas = divise pour régner [ religions mises en avant par le sous-vers-rien avec son « concept de laïcité positive » tiré par les cheveux] alors que [ sauf qq intégristes : une poignée qu’il convient d’ignorer : notre Histoire
        nous a fait avancer à ce sujet, plus que d’autres peuples ( par ex.: les USA ), les catholiques ayant préféré ne plus s’occuper de politique, mais, pour les plus érudits d’entre eux ( et, il y en a, comme dans chaque tradition, ni plus, ni moins ) de spiritualité. =) si on s’intéresse à l’Histoire des Civilisations, en dehors de ses croyances ( ou non croyances) propres, il suffit d’aller assister à des conférences – le plus souvent gratuites, et d’aller dans les musées, expo. sur telle et telle culture, les musées étant de plus en plus didactiques, les enfants étant invités partout à participer…
        Bref, attention! : c’est par le libre choix que nous avons de nous intéresser, aux différentes époques de nos vies ( cela peut changer ) à l’autre, que la Paix viendra, et non par le biais du bulldozer-rouleau-compresseur, qui nous imposera une manière de voir, qui nous fait régresser, et nous étouffe ( à ce jour, je pense à l’Ouest ) …Aucun rouleau compresseur, d’où qu’il vienne n’apportera la Paix. C’est une vaste blague, de la propagande, et ce, toujours pour que les citoyens se regardent en chiens de faïence, ne soient plus capable de défendre une opinion, qui
        ne serait pas dans la doxa, n’oeuvrent plus pour ce qui leur est commun, mais, au contraire : ne voient plus que ce qui les divisent. Ce qui entraîne des haines inextinguibles, achetables par le plus gros qui passe ( beaucoup de $ en circulation actuellement ) …= perte du lien social achevée, sauf sursaut plus net à ce sujet aussi … Après cela, comme il sera facile de dépouiller les gueux de tout ce qui est fondamental : Santé, Education, Logement, Nourriture pour tous, et de mettre en oeuvre les ** »fameuses » politiques d’ajustement structurel, ayant si bien réussies partout dans le monde : Amérique du Sud, Afrique, et Grèce !
        ** mala fama .

  31. @FRANCOIS LECLERC

    LA situation italienne est suramplifiée par les créanciers et les médias. Elle est en effet l’ un des rares pays avec l’allemagne à dégager un excédent primaire ( recettes budgétaires > dépenses budgétaires avant paiment de la charge de la dette ). La vraie bombe de la zone euro c’est l espagne qui non seulement a un defict primaire inquietant mais qui a une structure de son economie largement dependante des banques elles memes dependantes de l immobilier en faillitte. quand les faillittes vont se multiplier dans ce pays puisqu il n arrivera pas à retrouver une croissance puisqu il faudrait pour cela que l economie reparte on va se retrouver dans une situation à l irlandaise ou a l islandaise avec un etat venant au secours du secteur bancaire mais doublant son deficit. N oubliez pas francois non plus que l italie a une dette essentiellement nationale tout le contraire de l espagne, la bombe c est l espagne

    1. Absolument d’accord, quoique certaines provinces soient légèrement privilégiées (Canaries où j’habite grâce au tourisme).
      J’étais il y a quelques jours dans la région lyonnaise et j’ai été littéralement effaré par le nombre de constructions et de chantiers en cours pour faire face à l’afflux de demandes de logements, en particulier dans la banlieue ouest. Quand je suis revenu chez moi, j’ai fait une escale obligatoire à Madrid-Barajas et il y a toujours depuis trois ans ce chantier d’un hôtel à l’arrêt avec une grue et des fers à béton qui rouillent devant le terminal 1.
      Ce matin, j’ai rencontré des néerlandais qui viennent d’acheter un appartement (avec vue sur la mer) à Lanzarote. Ils ont attendu que les prix redeviennent abordables (baisse de 40 % depuis deux ans) et ils ont ouvert un compte à la BBVA qui leur offrait une carte de crédit gratuite et un téléviseur de 23 pouces en cadeau pour l’ouverture de ce nouveau compte juste pour faire transférer leur retraite ici.
      Mais les magasins, dès le 10 du mois, restent vides, les restaurants également, et il y a de plus en plus de mendiants dans les rues.
      S’il n’y avait pas le capital soleil et les avantages fiscaux aux Canaries, ce serait une récession bien pire que celle de l’Estramadur ou de la Castille y Leon. Les quatre principales banques espagnoles sont déconsidérées par les agences de notation, sans parler des caisses d’épargne qui ne collectent plus rien …
      Décidément, je crois que je vais émigrer au Japon !
      C’est triste de ne pas pouvoir inclure de photos dans les commentaires.

    2. Oui, peut-être, mais l’avis des agences de notation étant totalement autoréalisateur,
      elles peuvent s’attaquer un peu à qui elles veulent.

      L’Italie, aujourd’hui, la France demain et sans doute un jour l’Espagne.

      Les agences de notation c’est comme un thermomètre qui vous donne la fièvre . . .
      Il faut casser de tels thermomètres et pas les inviter comme l’ont fait en juin dernier les dirigeant de l’Europe.

  32. La création monétaire était déjà utilisée par les USA et la GB, il manquait la ZONEURO, qui s’y colle avec la baisse du taux de la BCE, et bientot les DTS ; c’est donc bien l’inflation le seul bon vieux remède connu pour effacer ses dettes qui refait surface, malgré la grimace d’Angela qui y répugne.
    Quant à la gouvernance économique qu’on nous promet, elle me parait bien peu démocratique.
    Le parlement européen n’est jamais consulté.

  33. Bonjour à tous,

    J’ai des questions sans doute naïves et stupides mais je les pose quand même:
    – L’injection de toutes ces dizaines de milliards ne vont ils pas provoquer une inflation de l’euro? Ou alors est-ce que c’est une opération plutôt transparente puisqu’il s’agit juste de boucher des trous avec des dettes?

    En fait j’ai du mal à comprendre comment injecter des milliards pourrait nous permettre de résoudre les problèmes? Pour que ça marche est-ce que le marché et les gouvernements comptent uniquement sur le fait que les peuples devront travailler pendant des centaines d’années juste au remboursement des dettes (suppression progressive et complète de tous les acquis sociaux?)? Est-ce qu’il y a réellement une solution envisageable à la sortie de la crise où il s’agit juste pour l’instant de maintenir à flot le bateau en injectant tout cet argent sorti du chapeau?

    Merci.

    1. C’est fait pour tenir jusqu’aux prochaines élections, jusqu’à la prochaine crise.
      Les élections nourrissent la politique et les crises nourrissent la finance.

    2. Si vous ne comprenez pas pourquoi on est sensés danser dans les rues parce qu’on règle un problème de milliards de dettes en créant des milliards de dettes…bienvenue au club !

  34. Un barbu chasse l’autre. Après le bon vieux Karl et ses prédictions approximatives, la question qui me vient à l’esprit est : Passerons nous Noël? C’est qu’à présent j’ai plus confiance au Père Noël qu’au petit Golum de l’Elysée prétendument sauveur du Monde…Aussi pourquoi tant de modestie? Si les martiens sont en crise, je n’ai aucun doute qu’il les sauvera également.En tout cas il le prétendra. il n’en est plus à un mensonge près. Sauveur de l’Univers voilà qui a de la gueule, bien ajusté à son orgueil. J’attends avec autant d’impatience le plan de la semaine prochaine comme j’ai attendu fièvreusement celui de cette semaine. La question qui taraude : allons nous passer à un plan par jour? Donnez nous notre plan quotidien. Encore une histoire de barbu. Gaffe, le barbu est susceptible et les journaux sont inflammables. Hier nous attendions le référendum grec. Aujourd’hui juste la démission de Papaandréou qui va rentrer retrouver Mamanandréou. Et demain ? L’insurrection ou la révolution grecque? Cruel dilemne…Les financiers sont de médiocres historiens et en plus d’être de piètres économistes. Il est des peuples chez qui la souveraineté, l’indépendance ont été gagnées dans le sang. J’ai comme l’impression qu’il va falloir préparer les pharmacies. Ce soir le black et le nain sont à l’écran. Qui sera guignol? Qui sera Gnaffron? Prix Nobel de la Paix!!!! Tout est galvaudé. Un siècle de faussaires. La patience des peuples n’est pas inépuisable. Et si on rejouait le 14 juillet un 25 décembre… Le Vatican va pas être content… Benoit va faire la grimace. Déjà que débuter Jeunesse hitlérienne et finir en jupes… Faut que je vous quitte un cocktail vient de traverser la pièce…Molotov?

  35. http://www.marianne2.fr/Exclusif-pourquoi-des-familles-entieres-campent-dans-les-rues-de-Paris_a212031.html

    « Exclusif : pourquoi des familles entières campent dans les rues de Paris
    Jean-Claude Jaillette – Marianne | Jeudi 3 Novembre 2011 à 15:01 | Lu 6010 fois
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    Ils dorment serrés avec leurs enfants dans des couvertures sur des vieux matelas. Selon un document administratif que publie Marianne2, le préfet est responsable de cette situation en ayant supprimé 30% des places d’hébergements d’urgence en hôtel. »

    Je n’avais pas suivi cette affaire sans doute évoquée par Vigneron ici même…. mais oui la crise, – enfin le système capitaliste touche des familles entières j’en ai vu aussi longeant les murs à la tombée de la nuit, faire la manche ! Voilà ce qu’on fait subir aux enfants, qui n’ont pas mérité cela.

    Maintenant de façon hypocrite et abjecte, en Allemagne on veut « sauver » les enfants des pauvres, sans donner de l’argent aux parents car il est affirmé clairement qu’il servirait à acheter des cigarettes ou de l’alcool, bref on donne des tickets culturels donnant accès aux bibliothèques et gymnases etc quand il y en a. Le mérite étant d’écorner l’image du chômeur troglodyte style « no women no cry », ronflant sur le canapé mais maintenant c’est un racisme de classe qui s’installe enfin pour les libéraux allemands.

    Lorsque l’Allemagne connaîtra bien à fond la crise je souhaite à cette classe dirigeante tout le mal possible, et je me réjouirai.

    Italie : Maintenant on dit que l’Italie va bien, elle est pourtant un membre des PIIGS ! L’autre jours vantait même la croissance de l’Afrique… ‘béciles.

  36. Et si une réponse à toutes ces horreurs ( pas seulement financières ou économiques ) tenait dans un début de prise de conscience :

    Nous sommes tous UN.

    La  » victoire  » des uns qui implique la défaite des autres a t elle un sens si on considère que chaque humain est comme la cellule d’un corps qui serait l’humanité ( ou l’univers au choix ).
    Je sais, c’est très loin des réflexions ( intéressantes néanmoins ) de ce blog, mais enfin ne faudrait il pas avoir cette question à l’esprit ?

    Martin Luther King : Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots

    Niels Bohr : Ceux qui n’auraient pas sauté au plafond en découvrant la mécanique quantique n’y ont sûrement rien compris.

    1. Compétition et effort sont les leitmotivs du capitalisme. Les perdants sont quantité négligeable, surtout si on peut les tenir à distance.

    2. « Nous sommes tous UN.

      La » victoire » des uns qui implique la défaite des autres a t elle un sens si on considère que chaque humain est comme la cellule d’un corps qui serait l’humanité ( ou l’univers au choix ).
      Je sais, c’est très loin des réflexions ( intéressantes néanmoins ) de ce blog, mais enfin ne faudrait il pas avoir cette question à l’esprit ? »

      Je crois que c’est l’essence même de ce blogue.

      1. L’oligarchie néo libérale est-elle compatible avec nous autres les « cellules du corps qui serait l’humanité » ?
        Une ablation chirurgicale est parfois nécessaire pour que le corps retrouve une bonne santé . . .

    3. Nous sommes tous UN, mais il y en a, des uniques, qui pensent qu’ils sont plus UN que les autres, qui ne sont que des HUNS, et donc, alors à partir de là, HEIN…
      …en particulier les zuniques de la bannière étiolée : « e pluribus UNUM » qu’ils disent.. HUM…

  37. Monsieur Leclerc.
    Il y a quelque chose de « suspect »…

    http://www.lepoint.fr/economie/le-g20-va-accepter-d-apporter-des-ressources-supplementaires-au-fmi-04-11-2011-1392646_28.php
    «  »Un certain nombre de pays ont dit leur disponibilité à contribuer à cette augmentation », a déclaré le président de l’UE, sans les citer. Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a dit, lors de la même conférence de presse, que l’augmentation des ressources du Fonds ne visait pas spécifiquement les pays de la zone euro, mais tous ceux qui en auraient besoin. Les États-Unis étaient opposés à une augmentation générale des ressources permanentes du FMI, le G20 a donc opté pour des contributions plus ponctuelles et volontaires. »

    Les US ne veulent pas une augmentation des ressources du FMI…
    Or, ils pourraient, EUX, le faire sans aucun souci en parallèle des QE.
    Et comme le FMI est en cours de contrôle de tous les pays de la planète, les US pourraient très bien la contrôler, la planète.

    Il y a quelque chose d’anormal dans ce phénomène.

  38. Pepe Escobar s’est déchaîné sur le G20.

    « Cannes is world-famous for its annual film festival that pulls all stops between glam and trash. That’s qualification enough for this Club Med resort as the perfect setting for a monster financial horror movie – a sort of drowning-by-numbers version of the Odyssey on crack. Some have called it the G-20 meeting. Others have called it The Slow and the Furious.

    The apparent leading couple in this otherwise porno flick has been what some Parisian wits dubbed Merkozy – that camera-unfriendly cross-pollination of German Prime Minister Angela « Dear Prudence » Merkel and neo-Napoleonic French President Nicolas Sarkozy.

    In the initial scenes, straight out of a crappy episode of Friends, Merkozy are in total panic; the (invisible) God of the Market is angrier than Zeus, threatening by lightning bolt to reduce Fortress Europe to sub-Saharan poverty – without the benefit of a North Atlantic Treaty Organization-imposed no-fly zone. (…) »

    La suite ici:
    http://www.atimes.com/atimes/Global_Economy/MK05Dj02.html

  39. L’espoir né jeudi soir de la volte-face de Georges Papandréou, s’est transformé en réalité aujourd’hui : la Grèce a abandonné officiellement son projet de référendum sur le plan d’aide de l’Union européenne.

    http://www.leparisien.fr/crise-europe/en-direct-la-grece-enterre-son-projet-de-referendum-04-11-2011-1701753.php

    J’ai de plus en plus de mal à contenir ma colère contre les médias de masse.

    Espoir pour qui ? Pour les lecteurs du parisiens, au comptoir, avec un ballon ?

    « – T’as vu Roger nos espoirs ce sont transformés en réalité qu’il dit le Parisien !
    – T’as raison mon pote, on a gagné! Pas de référendum, nous sommes sauvés, tournée générale ! »

    On est combien à voir ce qu’il se passe, à voir les grossière ficelles de la manipulation, de la fabrique du consentement ?

    Alors je fais le boulot :

    « L’espoir né lundi d’un sursaut démocratique en Europe face au terrorisme financier et à la dictature des marchés a été anéanti aujourd’hui par la toute puissance de l’argent : la Grèce a abandonné officiellement son projet de référendum sur le plan d’aide de l’Union européenne. »

    1. Je suis consterné tout comme vous. Ce qui est fou c’est que beaucoup pensent vraiment qu’il fallait empêcher ce referendum. Il y’a une telle haine contre les grecs quand j’essaie d’aborder le sujet autour de moi, c’est irréel, les gens sont convaincus que les grecs (la population!) sont des menteurs, des fainéants, qu’ils ne payent pas d’impots et qu’ils sont en train de ruiner tout l’europe!

      Il faut toujours un bouc-émissaire lorsqu’il y’a une crise, aujourd’hui la Grèce, demain l’Italie et après demain la France? Je me demande quand la majorité de la population comprendra que le problème n’est pas local mais global?

      1. Quand ils auront le nez dedans ! leur fichue psychologie du locus of controle interne et leur primus inter pares, bref.. le jour de l’apocalypse, et il viendra !

      2. Depuis le début je suis certain qu’on essaye de nous faire croire que tout est la faute des Grecs pour nous faire détourner les yeux des vrais responsables, les marchés et leur laquais politiques, c’est eux aux dernières nouvelle qui ont construit l’Europe actuelle qui est en train de ce fissurée de partout avec le bâillonnement de la démocratie et non les Grecs !

    2. 600.000 personnes lisent ce blog et sont bien informées.C’est beaucoup et peu à la fois.Ce qui fait que 64 millions ne le lisent pas encore.S’ils ‘savaient'(la vérité)ils finiraient par se bouger.
      Une seule solution,rendre la lecture du blog OBLIGATOIRE.(rires).
      Il en va de notre salut à tous.C’est une cause de bonne santé mentale.
      Résistance.

    3. Je suis d’ailleurs en ce moment en train de lire le livre de Paul Jorion: le capitalisme à l’agonie. J’ai hâte de le finir pour une seule raison: le prêter (sans intérêt! :p ) à mon entourage, en espérant qu’ils auront l’envie de le lire (mais il semble très bien écrit pour l’instant, donc aucune raison de ne pas le lire n’est-ce pas?)

  40. Washinton, Berlin et Paris imposent un traitement de la crise à leurs conditions, toutes leurs conditions, rien que leurs conditions. Et tant pis s’il faut pour cela s’asseoir sur la démocratie et passer par-dessus la tête des peuples. Après avoir fait la peau à un Premier ministre grec qui, submergé par les mouvements sociaux, avait commis la suprême faute de goût de vouloir consulter son peuple, ils ont décidé de placer l’Italie sous haute surveillance afin de s’assurer qu’elle applique à la lettre la super-austérité recommandée par les marchés.
    http://www.humanite.fr/monde/g-20-la-grece-au-pas-l%E2%80%99italie-sous-tutelle-483054
    j’entends monter des bruits de bottes….

  41. En effet, le rôle du FMI sera renforcé, ce qui signifiera, à terme, que les pays européens devront revoir leur système social (qui, selon cet organisme, est beaucoup trop coûteux), et secundo les pays tels que l’Inde et notamment la Chine auront leur mot à dire concernant les évolutions en Europe.
    Autrement dit: l’Europe mise sous tutelle partielle.

    1. C’est dingue, cela va à l’encontre des pays qui ont pourtant le mieux résisté à la crise, grâce à leur économie informelle ou leur système social.
      Ou alors c’est pas si dingue que ça, finalement, du point de vue du consensus de Washington.

    2. J’ai nettement l’impression que nous nous dirigeons vers une banque centrale mondiale qui va nous imposer un socialisme tronqué à la stalinienne pour les peuples, le tout dirigé par une corpocratie mondiale ultra-capitaliste, l’ensemble géré comme une immense ferme.
      Nous allons découvrir ce qui est la réalité depuis un certain temps, il y aura les travailleurs dont le revenu d’existence sera lissé et les possédants recyclant ainsi les politiques à des chefs de service ou de secteur. La féodalité maquillée en socialisme qui procurera la gestion des ressources à l’échelle du globe avec l’émission d’une monnaie mondiale totalement virtuelle.

      La manière avec laquelle on se fout littéralement des peuples démontre clairement que la démocratie n’est plus au menu.

  42. L’apparatchik des politico-financiers préfère continuer son acharnement thérapeutique pour maintenir en vie un monstre financier qui les dépasse à force de manipulations de plus en plus tarabiscotées qu’ils pratiquent dans l’ombre. La dernière vient de consister à provoquer une IVG sur la démocratie du pays même où elle a été conçue. Exit le référent d’hommes, mort-né , au Palais des festivals. Ce film d’horreur obtiendra-t’il le prix spécial du jury, et la foule en délire l’applaudira-t’elle à tout rompre?
    Comment ça, il s’agit d’un film d’honneur, vous êtes sûrs?

  43. La France aborde la zone des tempêtes.
    Les taux auxquels elle emprunte montent inexorablement. Et à en croire les jolis graphiques que BA nous dispense régulièrement, ces taux suivent une courbe exponentielle. Ils devraient atteindre 5 à 6 % dans les 3 mois. Ce qui est intenable.

    Or le problème de la France est davantage un problème de déficit primaire qu’un problème de dette (elle ressemble plus à la Grèce qu’à l’Italie).
    Même s’il n’y avait pas le poste de remboursement de la dette, il manquerait à l’État de 45 à 50 milliards de recettes pour équilibrer ses comptes.

    Or toute annonce de plan de rigueur ne revenant pas à un équilibre primaire dès 2012 sera considérée comme nulle et non avenue par les éventuels prêteurs.

    Or pour revenir à cet équilibre, il faudra également tenir compte des baisses de ressources fiscales dues à la récession que va fatalement entraîner l’augmentation des économies et recettes nécessaires à la résorption du déficit.

    Bref, un total de 60 milliards au bas mot.

    Ce qui, même si on répartit sur une base de 1/3 de dépenses en moins, 2/3 de prélèvements en plus (il semble que ce soit plutôt l’inverse qui est envisagé actuellement, pour une vingtaine de milliards « seulement »), même si les prélèvements portaient essentiellement sur les revenus du capital et les grandes fortunes (ce qui, vu le gouvernement actuel du pays est peu probable) est socialement intolérable.

    Donc récession, paupérisation massive, grèves, révoltes, etc.

    Donc craintes des prêteurs et augmentation des taux.

    Faire avec ce que j’ai écrit un bel organigramme où toutes les flèches finissent par converger sur

    Sortir du cadre, vite.

    1. Si cela doit malheureusement arriver espérons que cela soit avant fin avril,afin de supprimer une partie du problème à savoir Sarkozy.Après Berlusconi qui va tomber restera plus que Merkel.Ensuite on peut espérer une direction de l’Euro un peu plus social démocrate avec un peu de vert?Je n’oserais pas utiliser le mot socialiste…

      1. à ma connaissance les écologistes et les socialistes au parlement européen ont voté la plupart du temps avec le droite néo libérale . . .

    2. J’ai écouté Marine Le Pen sur RTL, dimanche soir. Elle était l’invitée d’Apathie. J’ai trouvé qu’elle tenait un discours assez bien charpenté sur l’économie, recyclant pour l’essentiel les thèses de Jacques Sapir (ce qui ne manque pas de sel).

      Je crois en effet que ce discours, ajouté à la paupérisation massive et au rejet d’une europe financière totalitaire va faire, je le crains, un carton en 2012.

    3. @ Abraxas,

      Ne pas confondre sortir du cadre et sortie de route.
      Cela -dit, elle a effectivement pris une position lui permettant d’accréter toutes les peurs et xénophobies, d’où qu’elles viennent.
      Pour moi cette dame, et ceux qui la soutiennent ont moins pour ambition de sortir du cadre que de revenir à un cadre ancien, plus étroit encore.

    4. rétablissement de l’ISF = 2 milliards/an
      niche Copé = 20 milliards/an
      suppression de la défiscalisation des heures sup = 5 milliards/an
      impôt sur le « revenus » du capital au taux de 40% = 100 milliards/an
      taxe sur les transaction financières = ?/an

      vous en voulez encore ?

      1. @ RV
        Rétablissement de l’ISF, OK
        Niche Copé, 20 milliards / 3ans et non par an donc maxi 7 milliards par an (sans compter la baisse sur les premières années de cessions de filiales).
        Heures sup, l’essentiel provient d’heures sup non déclarées auparavant (étude DARES), on en reviendrait à auparavant.
        Impôt sur les revenus du capital à 40%, taxe sur les transactions financières ?
        Là, franchement, vous commencez à sortir du cadre ! 😉

      1. …ah oui… OK, les meilleures lignes (1/5e du texte dans le cadre du droit de citation) :
        « D’après un rapport de l’inspection générale des finances que s’est procuré Le Figaro, 19 % des niches fiscales en vigueur dans l’Hexagone s’avèrent inefficaces tout en représentant un manque à gagner pour l’Etat de 11,7 milliards d’euros. Par ailleurs, « 47 % des niches sont jugées ‘peu efficientes’, alors qu’elles grèvent les finances publiques de 28 milliards », note le quotidien. Au total, ce sont 50 milliards d’euros de niches fiscales et sociales, sur un montant global de 104 milliards, qui se revèlent peu ou pas efficaces../.. »

      2. @ Nerima-kun
        Quand je vois le mot « efficience » figurer dans un rapport, je cherche le technocrate.
        Exemple de « niche fiscale peu efficiente » (source Figaro)

        L’abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites pour le calcul de l’impôt sur le revenu, par exemple, une mesure «inefficace» qui coûte 4,3 milliards. Le rapport estime que «cet abattement qui se justifiait dans les années 1970 devrait évoluer pour plusieurs motifs», notamment car «le niveau de vie des personnes âgées a désormais atteint un niveau équivalent à celui actifs».

        Imposer d’avantage les retraités dans une logique de justice sociale, fallait y penser !
        D’autres niches touchent de tellement près les intérêts des copains qu’il ne faut même pas y penser.
        Sauf à remettre la fiscalité à plat, donc à sortir du cadre, ils sont coincés.

  44. En marge du « forum des peuples » de Nice et au moment de l’ouverture d’un G20 annoncé comme un « super fiasco », le coprésident d’Attac, économiste et statisticien, dénonce la mollesse des mesures prises par les chefs d’États et analyse les enjeux du G20 comme du contre-sommet altermondialiste
    http://www.politis.fr/Thomas-Coutrot-Un-krach,15895.html

    Alors que se déroule le contre-sommet du G20 à Nice, un autre rassemblement mondial moins médiatisé bat son plein au Mali. Dans l’un des greniers à riz du continent, la lutte contre l’accaparement massif des terres est au centre des débats du « Forum des peuples ». Loin de la croisette de Cannes et des cérémonies en grandes pompes de la présidence française du G20, les organisateurs ont choisi de placer les débats au plus près des problèmes du terrain, dans la petite ville de Niono.
    http://www.regards.fr/resistances/l-accaparement-des-terres-au-coeur

  45. Damne, je suis fan, c’est avec une impatience non dissimulée que j’attends la suite des événements (activement bien entendu). Est-ce qu’à la fin de l’histoire il y aura une grosse explosion comme dans les films américains? On va pas tarder à le savoir!

    1. Hello Cyberpipas,

      Oui, une grosse explosion est prévue ou même plusieurs.
      D’ailleurs elles ont déjà un nom et une abréviation.
      Mégatonne ou Mt.

      Bon week-end

  46. Où on présage, une fois encore, que la remise à plat du système ne se fera malheureusement que dans la douleur et dans le sang.

  47. Il semble que G Pap n’ait pas fait le job, mais, à sa décharge, il est dans la norme des dirigeants :

    « Au lieu de faire le ménage dans un secteur public pléthorique, il a surtout pénalisé le privé, accroissant encore la récession. Contraint ensuite de prendre des mesures plus drastiques, il a fait des coupes claires dans les salaires des fonctionnaires, frappant autant les secteurs indispensables pour une meilleure efficacité de la machine étatique que les secteurs parasitaires. Et l’économie parallèle, grise ou noire, s’est encore gonflée. »

    http://www.liberation.fr/monde/01012369301-ce-referendum-est-une-fuite-en-avant

    Mais les parlementaires de l’UE aussi semblent assez habiles pour ramasser l’oseille :
    http://dotsub.com/view/01ad2718-073c-474a-ac40-c7a72e199d55

  48. David Cameron urges a quick resolution of the eurozone crisis, as G20 in Cannes concludes without agreement to pay more to the IMF for bail-outs, sending markets lower.

    G20 fails to agree extra money for IMF as US opposes

    • Cameron urges urgent solution: « the world can’t wait »
    • Germany says euro bail-out fund has very few donors
    • Italy’s austerity program to be monitored by IMF and EU
    • China makes concession to more currency ‘flexibility’
    • Greek govt faces vote of confidence in Athens tonight

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8846201/Debt-crisis-live.html

    Ce fut bien un G VAIN comme chaque fois.

  49. En exclusivité, un blog alternatif nouveau, Institute of International Foreclosures avec pour devise:

    We strive to assert the primacy of creditor superiority by threatening millions of families or even entire countries (such as Greece) with expulsion, worldwide. Serving the top 1% is our pride.

    Aperçu du dernier billet: La dette émise par la Grèce (et d’autres) dépasse la capacité de remboursement. Historiquement, ce genre de problème se résolvait par l’annulation de l’excès de dette. Mais ça, c’était avant la montée en puissance de l’Institute of International Finance (IIF)…

  50. La stratégie des affreux est toujours la même.. Détruire par petits morceaux (Grèce, Italie, Espagne, France…), sans que ceux qui ne se sentent pas concernés, ne bougent. Et ceci, jusqu’à ce que l’ensemble soit détruit puis asservi..
    Solutions:
    1) Supprimer d’un coup toutes les devises et monnaies pour mettre tous les compteurs à zéro
    2) Imposer un revenu mensuel égale à tous et chacun (du clochard au président)
    3) Remplacer les devises par du temps passé à faire des bonnes actions et libeller les prix des produits et services en minutes de bonnes actions réalisées et validées

    D’autres idées les chérubins ?? Merci de faire avancer le schmilblic

    1. Oh làlà, pitié, pas d’idées de boy scout genre « faites votre BA »… On n’est pas des numéros, on veut être libres, juste. (Bonjour chez vous !)

  51. Vendredi 4 novembre 2011 :

    Italie : le taux à 10 ans et l’écart avec l’Allemagne au plus haut historique.

    L’Italie subissait une défiance grandissante sur les marchés vendredi, avec un plus haut historique atteint à la fois par les taux à 10 ans du pays et le « spread », ou écart de taux, avec l’Allemagne, au moment où Rome est placé sous la surveillance du FMI.

    A 16H08 (15H08 GMT), le taux à 10 ans des obligations italiennes s’élevait à 6,362 % (contre 6,194 % jeudi à la clôture). Il avait atteint quelques minutes auparavant le record de 6,404 %, effaçant son plus haut de la veille à 6,402 %.

    Le pays se finance désormais à des taux excessivement élevés et difficilement conciliables avec une croissance qui tourne au ralenti, de l’avis de la plupart des analystes.

    L’Italie doit s’acquitter d’un taux à 10 ans environ 450 points de base (4,50%) plus élevé que celui de l’Allemagne, un niveau historiquement haut.

    Le « spread », ou écart de taux, s’établissait exactement à 453,2 points de base, peu de temps après avoir frôlé les 460 points de base (459,9), un record.

    Les investisseurs se ruaient pendant ce temps sur la dette allemande qui fait office de valeur refuge en cas de craintes sur la zone euro. Le taux allemand à 10 ans baissait à 1,831% (contre 1,913%).

    L’Italie, troisième économie de la zone euro et quatrième emprunteur dans le monde, est dans la ligne de mire des marchés qui craignent que le cas de la Grèce ne fasse tache d’huile et que la crise de la dette ne s’étende à d’autres pays très endettés.

    Le pays est également au centre de la réunion du G20 qui se termine vendredi à Cannes. Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a confirmé avoir fait appel au Fonds monétaire international (FMI) pour « surveiller » et « certifier » la mise en oeuvre des mesures anti-crise du pays.

    Il a ajouté avoir reçu, et refusé, une proposition d’aide financière du FMI, qui « n’est pas nécessaire ».

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-le-taux-a-10-ans-et-l-ecart-avec-l-allemagne-au-plus-haut-historique-b852f40ccb61ab8129ac2794579e65d3

  52. Tant qu’on parle de FMI, de G20, de dettes, de gens qui gèrent mal et dépensent trop de sous-sous, un extrait d’un article marrant du Sun (oui, je sais, c’est un tabloid, mais c’est le Guardian qui le renseigne, na 😛 ) :

    (traduction de mon cru) :

    Le président français Nicolas Sarkozy, qui est l’hôte de la réunion, est celui qui a les frais d’hôtel els plus élevés. Sa suite présidentielle à l’hôtel 5 étoiles Majestic coûte le prix émouvant de 32.000 Livres Sterling [37.264 €] la nuit.

    La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président russe, Dimitri Medvedev, sont parmi les hôtes occupant des suites plus petites qui coûtent entre 10.000 [11.645 €] et 30.000 Livres Sterling [34.935 €] la nuit.

    Le président des USA, Barack Obama, est logé dans la très spacieuse suite Grace Kelly du Carlton, à 30.000 Livres Sterling [34.935 €] la nuit, qui bénéficie de belles vues sur la méditerranée. Il dépasse ainsi le roi d’Arabie Saoudite, Abdullah bin Abdul-Aziz Al Saud, et le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, qui sont dans des suites à 25.000 Livres Sterling [29.112,5 €] la nuit.

    Le dirigeant chinois, Hu Jintao, dispose de la Suite Exécutive à 10.000 Livres Sterling [11.645 €] la nuit à l’hôtel Gray d’Albion.

    Tout cela fait que David Cameron semble quasi spartiate lorsqu’il accommode d’une suite standard à l’hôtel Mariott qui ne coûte qu’un maigre 1.680 Livres Sterling [1956,36 €] la nuit.

    1. ça c’est vraiment petit 🙂
      mais si ces chiffres sont vrais c’est assez stupéfiant.
      Je suis vraiment d’une naïveté qui m’effare moi-même.

  53. Nous y voilà, et c’était à prévoir.
    Si c’est pas l’un c’est l’autre.
    Question : à quoi sert de vouloir faire l’Europe à tout prix ?

    « ……….….. LA PUISSANCE DE PEKIN
    L’idée est donc de mobiliser les fonds dont disposent les Européens au FMI, les droits de tirage spéciaux (DTS).

    Ceux-ci seraient doublés pour atteindre 140 milliards d’euros et affectés par les Etats dans le FESF.

    « Aide-toi, le ciel t’aidera », cette formule satisfait les émergents, qui veulent que les Européens, plus riches qu’eux, se sauvent largement par eux-mêmes.

    Cette solution pose toutefois un problème à Angela Merkel, qui doit faire approuver la décision par le Bundestag, ce qui agace les Français.

    Elle a, en revanche, les faveurs de Barack Obama, qui n’aurait pas besoin ainsi de la faire adopter par son Congrès.

    D’autre part, les Américains ne veulent pas que la Chine vole au secours de la zone euro ostensiblement, car ce serait consacrer la montée en puissance de Pékin.

    Dans cette opération de sauvetage, la BCE reste officiellement en retrait, mais elle continue d’acheter de la dette italienne et espagnole.

    Surtout, elle a concouru à un début de solution en baissant ses taux d’intérêts jeudi. S

    igne notable, la première mesure de son nouveau président, Mario Draghi, a été soutenue par les Allemands, souvent prompts à dénoncer une politique monétaire trop accommodante. »

    Alain Faujas et Arnaud Leparmentier

    http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/11/04/le-fmi-va-envoyer-tous-les-trois-mois-ses-equipes-surveiller-budget-et-reformes-en-italie/

  54. Hi

    ALERTE – Italie: le taux des obligations à 10 ans à un plus haut historique

    PARIS – Le taux à 10 ans des obligations de l’Italie ont atteint un plus haut historique à 6,404% vendredi après-midi, signe de la défiance grandissante des investisseurs vis-à-vis de la troisième économie de la zone euro.

    Ce record suit de peu celui atteint par le spread, ou écart de taux, entre l’Allemagne et l’Italie qui évoluait près de 460 points de base (4,6%), quelques heures après la mise sous surveillance du pays par le FMI.

    (©AFP / 04 novembre 2011 15h58)

    1. Et le jour où les Italiens sortiront leurs interféromètres scalaires, que se passera t’il ??
      Al Capone ou Two Gun Crowley x 100000 ??

  55. Plus d’intégration entraîne plus d’externalités, ce qui devrait en toute logique se traduire par un gonflement de la sphère publique, Qui en est responsable autrement ? Accroître l’intégration et simultanément réduire l’importance de la sphère publique est un non sens. Plus d’externalités sont satellisées autour d’intérêts privés moins elles sont prises en compte. Plus grave encore, si elles le sont, la réponse passe par une marchandisation qui les renforce au lieu de les supprimer On rend les gens malades pour les soigner par exemple… De même, parler de productivité de la sphère publique est un non-sens puisqu’il s’agit de traiter des externalités qui par nature échappe à la mesure, souvent délibérément, dans la sphère privée. Dans la même veine, que l’on ne nous rendent pas malades et il y aura moins besoin de nous soigner ! ….. Quel bordel !

    1. Le chaos est voulu par les ténébreux qui ont peur de la lumière du bien ..
      Et ils veulent entrainer le monde dans leur chute..

  56. @francois leclerc

    5 choix : 1/ federalisme politique et surtout economique ( avec mecanisme de compensations internes pour equilibrer les ecarts de competitivité peu importe la formule a/ des mecanismes de dotations aux etats ou b/ des monnaies communes et une monnaie unique) 2/ inflation par la monetisation de la bce mais cette option est combattue en breche par merkel 3/ faillite globale de l eurozone avec retour aux monnaies nationales 4/ prise en pension des titres souverains européens par des créanciers soit etrangers ( chine, emergents) ou privés.5/ croissance = solution tautologique mais en ayant une veritable politique pour retrouver la croissance ce qui necessite une coordination des politiques economqiues et non leur homogeneisation on peut s en sortir. ( exemple : politique d austerite de certains pays de l eurozone et politiques d expansion d autres , en theorie c est a l allemagne les pays bas, la suede l autriche d avoir une politique d expansion pour stimuler nos exportations et reduire par un effet de causalite notre deficit budgetaire)

    mon hypothèse : du fait des conflits politiques inetrenes natioanaux et de l incapacité des gouvernances politiques et/ou économiques à s’entendre on va tot droit vers la solution 4/ c ets a dire une perte de souverainete totale de l europe.

  57. La troÏka peut se casser les dents en Italie. Mais de quelle Italie s’agit-il, celle du Nord ou du Sud ? Les discussions sont vives entre un Romain et un Milanais et ne dites surtout pas à un sicilien qu’il est italien et ce, depuis 1861 (date de l’Etat Italien). Même si Berlusconi tombe, l’hydre a plusieurs têtes. Il a porté le clientélisme à son apogée avec son lot d’ agapes, de « combinazione », recommandations e tutti quanti.
    Muni de la toute puissance médiatique (il s’est payé l’édition, la télévision, etc…) il a l’approbation d’une grande majorité d’italiens avec des raisons très diverses et hétéroclites.
    Et tout cela marche et tout cela l’intelligentsia de Bruxelles le sait jusqu’au jour où…….
    La Grèce pourrait être l’arbre qui cache la forêt italienne ou plutôt le cas d’école avant les cas grandeur nature.
    Pierre Milza est spécialiste de l’histoire du fascisme et de l’Italie.
    Marc Lazar a écrit récemment l’Italie à la dérive (que je n’ai pas lu)

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