L'actualité de la crise : INTROUVABLE LÉGITIMITÉ, par François Leclerc

Billet invité

La leçon de la crise grecque est immédiate, alors qu’elle n’est pas encore résolue : rien n’est réglé, tout s’est encore compliqué, et pas uniquement seulement au plan financier. Quelle que soit la formule politique qui parviendra à émerger, l’Etat grec n’est pas devenu solvable pour autant et la société va continuer de traverser une crise profonde. La solution d’un gouvernement d’unité nationale, si elle parvient à être mise sur pied, ne donnera pas davantage de légitimité à un pouvoir à qui il a été trop demandé et qui a trop exigé.

D’autres pays au bord de gouffre et qui s’apprêtent à changer de gouvernement – l’Espagne et l’Italie, pour commencer – ne vont pas plus trouver à cette occasion de solution à une équation qui n’en possède pas, telle qu’elle est posée. Les dirigeants européens sont entraînés vers le fond par la dynamique de leur stratégie. Ils peuvent se succéder, se coaliser, s’unifier, ils n’en restent pas moins démunis à l’arrivée. En France, l’opposition socialiste se révèle incapable de formuler une alternative construite, alors qu’elle s’approche du pouvoir.

La crise est donc politique, au sens qu’elle traverse tout le monde politique. Mais elle s’exprime également dans la défiance généralisée, quand ce n’est pas l’opprobe, qui touche les élus sans exception. Dans la conviction profondément ancrée qu’ils ne sont pas à la hauteur, incapables de régler les problèmes qu’ils prétendent gérer. Sans parler de la légèreté de leur conduite dans tous les domaines, qui en dit long sur leur sentiment d’impunité.

Sous-jacente, se profile l’idée que les Etats-Nations ne sont plus à la mesure d’une finance mondialisée devenue folle, rendant inopérants des systèmes de représentation démocratique nationaux. Un vide s’installe, affolant ceux qui dénoncent immédiatement le populisme, amalgamant tout ce qui n’est pas dans leurs cordes.

Dans le camp des autorités, le mot d’ordre reste de tenir envers et contre tout. En considérant comme un mal nécessaire l’élargissement des zones de pauvreté, le développement des petits boulots informels destinés à la survie, ainsi que la montée de la précarité, qui se poursuit. En jouant sur l’angoisse et le découragement, sur le sentiment qu’il n’y a rien à faire, encouragé par des discours d’opposition qui prônent aussi le recours à la responsabilité, en l’occurrence à la soumission.

Sauvent l’honneur ceux qui continuent de s’indigner, recueillant la sympathie d’une opinion publique désarmée. Déterminés et utilisant des tentes de sans abri comme symbole de leur protestation, accueillant pour les nourrir les exclus du voisinage. Tout un programme !

Les rebondissements imprévus de la crise ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Le besoin qu’a ressenti George Papandréou de consulter les électeur grecs, par delà ses calculs, exprime la nécessité que les gouvernements ressentent de trouver des points d’appui lorsqu’ils font défaut et que la crise sociale dérive vers le chaos. La manœuvre a tourné court, laissant le problème entier.

La situation sociale et politique devient progressivement toute aussi instable que le système financier. Désormais globale, la crise incite au partage d’une vision libératrice qui le soit aussi.

Présentée comme solution, la gouvernance économique européenne en est à l’exact opposé. Porteuse non pas d’un déficit mais d’un gouffre démocratique.

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158 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : INTROUVABLE LÉGITIMITÉ, par François Leclerc »

  1. George Papandréou de consulter les électeur grecs, par delà ses calculs…

    Comme un infléchissement;c’était magnifique jusqu’à ce que le doute s’installe…

    1. N’était-ce pas pour forcer son opposition à prendre ouvertement parti (pour l’ue bien sur) au lieu de juste profiter de la situation (par elle engendrée), et donc ne pas porter seul la responsabilité de la suite des évènements ?

      1. En tout ici pour le G vain, il pleut et j’ai envie de citer Jacques Prévert

        Souviens toi Barbara

        Souviens toi Barbara
        Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
        Et tu marchais souriante
        Épanouie ruisselante
        Sous la pluie
        Rappelle-toi Barbara
        Il pleuvait sans cesse sur Brest
        Et je t’ai croisée rue de Siam
        Tu souriais
        Et moi je souriais de même
        Rappelle-toi Barbara
        Toi que je ne connaissais pas
        Toi qui ne me connaissais pas
        Rappelle-toi
        Rappelle-toi quand même ce jour-là
        N’oublie pas
        Un homme sous un porche s’abritait
        Et il a crié ton nom
        Barbara
        Et tu as couru vers lui sous la pluie
        Ruisselante ravie épanouie
        Et tu t’es jetée dans ses bras
        Rappelle-toi cela Barbara
        Et ne m’en veux pas si je te tutoie
        Je dis tu à tous ceux que j’aime
        Même si je ne les ai vus qu’une seule fois
        Je dis tu à tous ceux qui s’aiment
        Même si je ne les connais pas
        Rappelle-toi Barbara
        N’oublie pas
        Cette pluie sage et heureuse
        Sur ton visage heureux
        Sur cette ville heureuse
        Cette pluie sur la mer
        Sur l’arsenal
        Sur le bateau d’Ouessant
        Oh Barbara
        Quelle connerie la guerre
        Qu’es-tu devenue maintenant
        Sous cette pluie de fer
        De feu d’acier de sang
        Et celui qui te serrait dans ses bras
        Amoureusement
        Est-il mort disparu ou bien encore vivant
        Oh Barbara
        Il pleut sans cesse sur Brest
        Comme il pleuvait avant
        Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
        C’est une pluie de deuil terrible et désolée
        Ce n’est plus le même orage
        De fer d’acier de sang
        Tout simplement des nuages
        Qui crèvent comme des chiens
        Des chiens qui disparaissent
        Au fil de l’eau sur Brest
        Et vont pourrir au loin
        Au loin très loin de Brest
        Dont il ne reste rien

        de Jacques Prévert…

  2. J’attendais impatiemment de vous lire François. Vos billets prennent un tour de plus en plus politiques de même que la (les ?) crise(s).
    Je ne peux que souscrire à vos propos.
    Petit ajout, l’Irlande demande à son tour une décote sur sa dette (de l’ordre de 20 milliards d’euros). L’effet domino (re)commence.
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/03/97002-20111103FILWWW00627-dette-l-irlande-reclame-un-allegement.php
    Merci encore pour toutes ces pépites devenues bi voire tri quotidiennes !

    1. « Présentée comme solution, la gouvernance économique européenne en est à l’exact opposé. Porteuse non pas d’un déficit mais d’un gouffre démocratique. »

      Mario Draghi nouveau président de la nouvelle BCE (G.S.)
      Le ver est dans le fruit et le poisson pourrit par la tête.
      Avec son nouveau président la BCE devient la BCE GS (Goldman Sachs). L’objectif de Goldman Sachs appelée LA BANQUE est de saigner les peuples européens et de détruire l’euro pour faire des hyperprofits spéculatifs. La Droite européenne au pouvoir très majoritairement a nommé à la tête de la BCE ce qu’on nommerait aux USA un bankster. On saura s’en souvenir.

      http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/10/31/la-grece-dossier-noir-de-l-ancien-vrp-du-hors-bilan-chez-goldman-sachs_1596412_1581613.html#ens_id=1571660

  3. Il est bien dommage que le gouvernement grec ait dû reculer. Papandréou ne sera pas le grand homme qui aurait sauvé son peuple et, partant les européens, de leur folie de maintenir la monnaie commune!

    1. « Papandréou ne sera pas le grand homme qui aurait sauvé son peuple »
      Ben c’est un laquais de la finance internationale. Pourquoi ferait-il cela?
      Ce que les hordes nazies et fascistes en 1940 n’ont pas réussi (c.à.d. mettre à genou le peuple grec) : Merkozy appuyé sur la finance l’a fait.
      J’ai honte.

      1. Et n’oublions pas l’épisode peu reluisant de la fin de la seconde guerre mondiale en Grèce : Churchill dépêchant une brigade pour mettre en place un gouvernement d’union nationale avec à sa tête un certain Georges Papandréou (grand-père de l’actuel premier ministre) faisant fi de la légitimité chèrement acquise par l’ELAS (l’armée de résistance grecque face à l’envahisseur nazi.) au sein de laquelle les communistes étaient les plus présents. Il s’agissait bien entendu d’éviter un élargissement de la sphère d’influence soviétique. Cet épisode n’en révèle pas moins une conception très limitative de la démocratie coté Churchill. La résistance grecque avait pourtant accordé le droit de vote aux femmes dès 18 ans, amorcé des réformes sociales, pratiqué une démocratie participative avec ses conseils de village, et les popes n’avaient pas été en reste pour soutenir les résistants, même communistes !

      1. pour moi elle est déjà morte au lendemain d’avril 2002, quand un candidat à 16% au premier tour, s’est retrouvé avec 80% au second… c’était pour sauver la république parait-il. on voit ce qu’il en a fait après.

  4. « La crise est donc politique »
    Ce blog décrit depuis des mois voire des années une crise politique sachant que je ne comprends à la finance (mais alors rien : sans doute un blocage psy 🙂 ) mais je sais que les choix sont POLITIQUES.

    Il faut les virer tous et repartir sur une base démocratique renouvelée.

    Reprenons le pouvoir.
    Nous en avons les moyens.

    1. Il faut les virer tous et repartir sur une base démocratique renouvelée. Sans vouloir choquer , il me semble qu’ils ont été élus sur des bases démocratiques , seul l’argent a fait la différence « campagne d’élection » ,pourquoi pas tirage au sors avec un mandat de cinq ou sept ans voir dix ,m’en fou, avec une fois par an, un vote pour savoir si on le garde

      1. Pourquoi ne pas instaurer une stochocratie? Abolition du président-monarque. Interdiction du cumul des mandats. Que les députés soient tirés au sort sur une liste regroupant l’ensemble des citoyens en âge de voter et disposant des aptitudes requises [niveau d’étude minimum, motivation…]

      2. ah y est je viens d’avancer , une premier élection de ceux qui seront tiré au sort , le moyen internet ou tél portable avec signature électronique , les gens qui arrivent à un minimum de voix exemple 1 000 000 signatures peuvent participer au tirage au sort . ils ne seront élu que pour un an reconductible par vote du peuple cela peu nous faire un gars qui a un bloc qui est bien visité peu avoir le nombre de voix, est finir président genre P.J avec F.L ministre de économie et des finances, alors il a pas de la gueule ce gouvernement lol mdr etc

    1. « François Bayrou : « »Si la Grèce quitte la zone euro, le niveau de vie de son peuple s’écroulera ! » »
      Et les poules auront des dents.

      Essayez d’imaginer que vous vivez pour autre chose que vos trois centimes!
      Les vrais riches utilisent votre faiblesse pour vos possessions ridicules (une maison qui ne vous appartient même pas car vous avez un crédit en cours : elle appartient à votre prêteur) pour protéger leur richesse véritable qui est elle colossale!
      Lâchez prise.

      Et foutez le Bayrou à la porte aussi SVP.

    2. les politiques ont oublié depuis longtemps qu’ils devaient s’adresser à leurs électeurs, tant les places sont octroyées d’avance.

      Du coup leur horizon se résume ainsi : s’épater entre eux.

      le grand Charles, Pompon, Mitterand et Chirac sont les derniers représentants de la nation.

      1. Si Chirac aussi, il a su soumettre le traité européen à la volonté populaire (je fais exprès de ne pas mentionner son opposition à la guerre en Irak tellement c’est criant)

      2. Je note que vous avez (à raison) oublié de mentionner l’Ex.

        Vu que c’est Giscard qui a, en tant que ministre des finances, fait voter la loi du 4 janvier 1973 soumettant les finances de l’Etat aux marchés financiers, ce n’est que justice de l’oublier.

  5. Ce qui est clair, c’est que la démocratie ne sera pas le modèle de demain. On a pu constater le test de consentement lors de 2 précédents: les référendums piétinés, la nomination sans vote des parlementaires de Von Rompuy comme Président dans l’indifférence générale.

    Après cela, la voie était libre pour décider directement et sans consultation comment finir le travail. On va donc soigner les classes moyennes à petit feu avec le temps et appliquer ainsi le fameux diviser pour mieux régner.

    Fin du jeu, la nouvelle norme sera la possession et rien d’autre, il ne reste déjà plus que les miettes, les oligarques ont eu le temps nécessaire de sortir des marchés risqués et se dirigent sur l’Asie et l’Afrique.

    1. « la démocratie ne sera pas le modèle de demain. »

      Ah ben c’est dommage.

      Luttez SVP pour que ce soit
      Vous n’êtes pas un crétin et vous êtes un être humain.
      Qu’est-ce qui vous empêche de construire ce qui vous convient à partir du moment où une majorité penche dans votre sens?
      Aucun système politique coercitif (Allemagne nazie, Egypte, Tunisie) n’a tenu qu’à la condition que tous (i.e. la majorité) ne soient d’accord.
      Rien ne vous empêche d’imaginer qu’une nouvelle démocratie voit le jour. RIEN
      Je suis décidément trop vieux.

      1. Luttez SVP pour que ce soit

        Oui d’accord! Mais contre qui et avec qui? (pour le moment…)

        Mon constat s’appuie sur le fait que la majorité de nos congénères des pays développés sont encore conditionnés à la peur de tout perdre et se trouve paniquée jusqu’au déni, je comprends, mais tant qu’une majorité suffisamment puissante ne sera pas motivée à changer de système, la manipulation continuera tant qu’il restera quelque chose à perdre.
        Pour l’instant la majorité veut du Hollande ou du Sarkozy, nous sommes dans un pays plutôt à droite côté patrimoine. Pour l’instant j’ai du mal à imaginer cette majorité prête à se faire tuer, car c’est bien de cela qu’il s’agit, un combat qui sera physique car ces gens là ne lâcheront pas le pouvoir facilement.

        Quant au « Printemps Arabe », je vois les révolutions confisquées par l’armée et la persistance d’une main-mise étrangère avec d’autres partenaires, le reste c’est du maquillage.

        Il faudra vraiment que ce soit « trop » pour que la majorité de cette population « embourgeoisée » décide d’aller au front.

        Vous n’êtes pas trop vieux, c’est le peuple qui n’est pas adulte.

      2. Seul nous ne pouvons rien
        ensemble nous pouvons tout
        mais convaincre autour de soi ne va pas tout seul
        chacun est accroché à sa petite possession et plus elle est petite plus il y ait attachée et a peur de la perdre.
        Alors ne pas bouger, ne pas faire de vagues, croire aux boucs émissaires (le chomeur, l’arabe, le noir, le différent) permet encore un peu de sursis.
        Pour soulever le peuple, il faut qu’il souffre et n’est rien à perdre, nous n’en sommes pas encore là.
        Ça vient, mais peu le perçoivent.

    2. inlassablement, je prétends que la solution finale à la crise est un QE de la BCE et une relance contrôlée de l’inflation. Nulle autre voie me paraît être crédible. J’ajoute un viel adage soc (Rocard) l’Europe sera socialiste ou ne sera pas.

      1. A propos de Rocard et comédiens de la même troupe,
        voici ce qu’écrit leur porte-parole, Benoît Hamon, dans son grand opus:

        Tourner la page. Flammarion, Paris, 2011, p. 14-19.
        L’éditeur a inversé le titre avec le bouquin de DSK,
        celui de Hamon, c’était « Fermons ce bordel ».

        « Au sein de l’Union européenne, relève M. Benoît Hamon dans son dernier livre, le Parti socialiste européen (PSE) est historiquement associé, par le compromis qui le lie à la démocratie chrétienne, à la stratégie de libéralisation du marché intérieur et à ses conséquences sur les droits sociaux et les services publics. Ce sont des gouvernements socialistes qui ont négocié les plans d’austérité voulus par l’Union européenne et le Fonds monétaire international [FMI]. En Espagne, au Portugal et en Grèce bien sûr, la contestation des plans d’austérité prend pour cible le FMI et la Commission européenne, mais aussi les gouvernements socialistes nationaux. (…) Une partie de la gauche européenne ne conteste plus qu’il faille, à l’instar de la droite européenne, sacrifier l’Etat-providence pour rétablir l’équilibre budgétaire et flatter les marchés. (…) Nous avons été en plusieurs lieux du globe un obstacle à la marche du progrès.

      2. @ Pol

        Si la BCE fait un QE de 2000 Mrds€, il n’y aura que du temps de gagné.

        De plus, si la BCE n’est plus crédible, les capitaux vont filer, il faut tout de même tenir compte d’un fait: Les banques qui détiennent ces actifs pourris sont curieusement celles des pays les plus endettés. On fait mieux comme garantie, non?

        Rocard, ah la la! Le porte-parole officiel de Rockfeller pour l’Europe… n’attendez surtout rien de lui!

      3. @Cavalier
        Vous n’avez pas bien assimilé les pouvoirs d’une banque centrale. Elle n’emprunte à personne, elle crée ! Elle seule peut créer de la monnaie ex-nihilo et sa seule limite est la parité de l’€ qu’elle désire (envers les autres devises), cad une parité supportable pour les populations de sa zone, lesquelles doivent pouvoir importer les biens nécessaires. 10, 50, 100 milliards… ? En tous cas la zone peut digérer intégralement sa dette sans beaucoup altérer la parité de l’€ au regard de l’USD ou de la £

    1. @Cavalier
      Vous n’avez pas compris le pouvoir d’une banque centrale. Elle n’emprunte pas, elle crée !
      Elle peut créer 10.000 M d’€ et purger la dette de chaque état de la zone à 1% remboursables sur 50 ans ! Sa seule limite est la parité envers les autres devises. Or, vis à vis des $ et £, elle peut produire des € en quantité industrielle !!!

  6. Vous voulez savoir ?
    Il n’y aura pas de référendum. Papaendréou à pété les plombs.
    Soit on reste, soit en quitte l’euro/l’europe.
    Mais le résultat sera que le peuple grec va souffrir, peut-être pire que durant l’invasion des nazis.

    1. il le devra en grosse partie à lui même ; les grecs souhaitent le départ de leur dirigeant mais ne souhaitent pas pour l’instant quitter l’euro et l’europe ; ils pensent qu’ils sont protégés, alors que tout s’effondre..
      tant que les peuples ne comprendront pas que ç’est cette ue totalitaire au service des intérêts privés qui les enfonce, eh bien ce sera de pire en pire

  7. Ceux qui ont cru pouvoir aller à l’encontre des divers référendums et notamment du nôtre sont placés devant leur totale irresponsabilité n’ayant à proposer pour solution que de s’enfoncer un peu plus dans cette Europe de la régression…Incompétence,légéreté,carriérisme et vénalité sont les qualificatifs de notre personnel politique pléthorique qui n’hésite pas à se rétribuer de mieux en mieux alors qu’il prône l’austérité et qu’il est de plus en plus inutile..On a envie de dire « parasitisme »,c’est vrai que ça fait populiste..

    1. je confirme ça fait populiste , sans l’Europe on est encore moins bien , le problème est plus important , cela doit être un problème de « choix » , vive le pays du marron

  8. TINA règne en maître depuis de si longues années. TINA triomphe et nous emmène dans un gouffre sans fond. Dorénavant le mode de gouvernance sera celui de la peur pour asservir les peuples.

  9. Je renote :
    « Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’Etat ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !

    Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux!» »
    Victor Hugo, Assemblée Nationale, 9 juillet 1849.

    L’Histoire n’est qu’un éternel recommencement. Tant que les « autres » l’oublient.

    1. « L’Histoire n’est qu’un éternel recommencement »
      Non.
      Sinon on en serait encore aux chasseurs cueilleurs.
      Comme vous le soulignez nous avons la mémoire de V.Hugo et des autres aussi.

      1. ouais, ben il peut être pas loin le moment où l’on aura que la chasse et la cueillette pour se nourrir !!
        Déjà vu le nombre de glaneur, on peut considérer qu’une bonne partie y est !!

  10. ça sent de plus en plus le souffre toute cette histoire. Une chape de plomb va s’abattre sur le peuple grecque avec un gouvernement d’union national et couvre-feu. Aussi, la déstabilisation de la zone euro va entrer dans une nouvelle phase autoritaire. Et si cela n’avait rien à voir avec la finance ?

    1. Et si cela n’avait rien à voir avec la finance ?
      je ne crois pas , dans ces vingts dernières années , certains gagnaient plus d’argent avec l’argent placé ,qu’avec le travail de ses mains , quand on jette un boomerang une fois sur deux il vous revient dans la gueule

    2. Bonsoir Pat.

      « ça sent de plus en plus le souffre toute cette histoire. Une chape de plomb va s’abattre sur le peuple grecque avec un gouvernement d’union national et couvre-feu. »

      Vous n’avez pas tort, ce à quoi nous assistons en direct est un suicide politique du gouvernement et de la classe politique dans son ensemble. Le peuple ne va pas aimer du tout.

      « Et si cela n’avait rien à voir avec la finance ? »

      En voilà une ouverture intéressante qui va faire son chemin. Une nouvelle base militaire US ou de l’OTAN en grèce?

  11. Je suis vraiment captivée par vos billets (ce n’est pas une baliverne).

    J’espère que vous en ferez un bouquin pour que nos enfants aient de quoi comprendre ce qui c’est réellement passé.

  12. Fédéralisme, Fédéralisme, Fédéralisme. Crie Attali ce soir au JT de France 2.

    Sans fédéralisme point de salut.

      1. Pas d’accord. Autant je ne partage pas les idées du monsieur, autant résumer son discour à des « inepties » ce n’est pas honnête. On ne pas lui retirer certaines qualités intellectuelles, ça fait 40 ans qu’il écrit, on peut juger sur pièce (peut être 50 livres). Drôle de situation pour moi si j’étais amené à le faire, mais si vous souhaitez faire le jeu du « points sur lesquels il avait raison » contre « points sur lesquels il avait tord » on peut s’y amuser… Sincèrement sur le diagnostique au moins, il n’est pas mauvais du tout et il a pu avoir de vrais qualités de visionnaire. Apres que l’on ne soit pas d’accord avec ses solutions, à mes yeux affligeantes de prométhéisme, c’est autre chose, le débat reste possible.

        Le fait que vous résumiez son discours à des inepties, rendant alors tout débat superflu, m’étonne d’autant plus que l’essentiel de ses analyses, de ses souhaits et attentes sont à peu de choses prés celles de notre (nos) hôte(s)…

    1. J’ai été fédéraliste européen, très actif dans ma jeunesse,
      mais en cotoyant les institutions européennes,
      j’ai vite constaté qu’elles répondaient, comme les gouvernements,
      aux dictats du capital.
      Je suis plus fédéraliste que jamais, mais pour fédérer indignation et dignité,
      vers la révolte et la révolution.

      1. Très bien, Charles A., pourriez-vous alors expliquer pourquoi, malgré leur succès considérable, les nonistes de 2005 (partisans du « non » au référendum portant approbation de la soi-disante « Constitution Européenne ») se sont tous évanouis dans la nature ( = sont retournés à leurs chapelles et guéguerres respectives) ?
        Pourquoi n’y a-t-il pas eu, par après, surtout entre 2005 et 2008, année du coup de force du traité de Lisbonne, de propositions politiques et sociales d’envergure dans le sens d’un fédéralisme des peuples réellement démocratique et alter-européen (cf. le fameux plan B) ?

        Je me doute que vous n’êtes pas le porte-parole des nonistes mais je me permets de vous poser la question au regard de vos intéressants états de service…

  13. D’après le correspondant grec d’Olivier Berruyer, Papandréou aurait dit ceci dans son discours aujourd’hui: “Nous sommes dans un système gouverné par les banquiers et les lobbyistes. Les sociétés comme Goldman Sachs sont plus puissantes que les parlements.”

      1. Et les bisounours de la gauche fromage (Hollande oblige)
        continuent à vendre la tragi-comédie sur papier glacé
        de la « révolution par les urnes ».
        Sacrés sénateurs et autres politiciens, veulent pas lâcher la buvette !

      2. Non, non, je suis plutôt complotiste moi. Demandez à Julien. 🙂
        C’est qu’un premier ministre dise cela en public et officiellement qui est la nouveauté.

    1. Ce n’est pas vraiment une nouvelle, c’est pour ça que les peuples devraient se réveiller et faire tomber cette oligarchie anti démocratique qui a trop durée !

  14. kadaffi etait un dictateur politique qui s’abreuvait des ressources économiques

    en Europe , on a une dictature économique qui retire les droits fondamentaux des individus

    si l’homme est ce qu’on a vu au moment de la capture de kadafi, qu’est c qui pourrait sauver nos dirigeants d’un tel massacre et va t on avoir une grande guerre civile inter européen ?

    1. « en Europe , on a une dictature économique qui retire les droits fondamentaux des individus »
      Tiens on se réveille
      Bonne nouvelle

    2. Non, c’est une guerre civile inter-classes, et oui partout en Europe , et ça fait un moment que ça a commencé.

      1. Et la classe intermédiaire (moyenne médiane et supérieure) a toujours voté pour ce système, ils seront donc une fois de plus le ventre mou, ceux qu’on sacrifiera en douceur de manière à créer les divisions.

    3. kadaffi etait un dictateur politique qui s’abreuvait des ressources économiques

      Kadhafi n’était pas le pire, le peuple va rapidement s’en apercevoir!
      Vous avez regardé le film sans comprendre le scénario Man!

      1. L’actuel ambassadeur libyen à l’ONU a dit il y a 2 jours que 1) l’émir du Qatar est dans un délire mégalo qui le rapproche peu à peu de Khadafi; 2) la Libye n’a besoin ni de l’argent ni de la soi-disant expertise du Qatar en matière du pétrole car ceux qui travaillent dans le pétrole au Qatar sont aussi pour beaucoup Libyens; 3) l’armée que le Qatar s’est vanté d’avoir « déployé » est composé de mercenaires népalais, bengladais et pakistanais qui n’ont servi à rien en regard du support technique US, France, UK.
        A mon avis, cela risque de ne pas être traduit dans la presse occidentale. Pourtant, c’était sur la Deutsche Welle. La première mesure que pourrait prendre la nouvelle Europe que je souhaite aussi révolutionnaire que Charles A, ce serait de virer la baronnesse Ashton et son staff qui a pris place en grande pompe dans des ambassades EU grand-luxe ouvertes récemment de par le monde.

        http://www.dw-world.de/dw/episode/9799/0,,15450643,00.html

  15. Les grecs ont toujours montré la voie , pas d’impôts , peu d’état , de la fraude , ces gens sont intelligents , leurs députés n’osent pas sortir dehors sans protection , toutes ces dépenses pour rien.
    Il faut mettre à charge des politiques la dette.
    Les français devraient s’en inspirer.
    Détruisons les politiques qui refusent de mettre les dettes à ceux qui en ont profité.

  16. Un montage bancal du sauvetage de la Grèce compromis quelques heures par un référendum non dénué d’arrière-pensées;l’écume du jour.

  17. Bien entendu, je souscris à votre message d’espoir.

    Cependant, l’abandon du référendum est la confirmation
    que la finance a peur de la Démocratie. Elle fait monter en ligne
    sa chair à canon pour lutter à sa place et en son nom.
    Sa « chair à canon », car les deux têtes autoproclamées de l’ Europe (des banques)
    ne sont rien d’autre que les fantassins obéissants de la puissance bancaire.

    Si la finance mondialisée est devenue folle, il n’y a rien à en attendre,
    sauf des coups d’ Etat anti-démocratique, plus ou moins maquillés en structures
    ad hoc.
    Il faut reconstruire et relégitimer l’ Etat, un Etat social à compétences élargies,
    lui seul peut rassembler les énergies pour se désengager de l’impasse actuelle.
    Lui seul peut prendre à son compte la cohorte des blessés de la guerre financière.

    Quant à l’ Europe du traité européen, elle vient de se décrédibiliser .
    C’est une structure, ou plutôt un machin, sans âme et répressive, représentante exclusive des 1%.
    Le traité lui assure une pérennité consternante, à l’épreuve de la volonté des peuples.
    Il faudra repartir de plus loin.

  18. Papandreou parle d’élections, ce qui équivaut un référendum, car les parties devront clairement prononcer quelle direction l’un ou l’autre parti poursuivera.
    Le terme « élection » sonne moins dramatique dans les oreilles des marchés que « référendum ».
    On comprend donc le soulagement (temporaire) de l’entourage de Merkel/Sarkozy.

    1. Non, ça n’équivaut pas. Parce que les électeurs vont voter pour des représentants qui sont sous contrôle. Alors qu’un référendum, on est jamais sûr de ce que décide le peuple.

    2. Élections, référendum, dans l’un ou l’autre cas, les populations n’ont de choix qu’entre les solutions qui leur sont proposées, et non entre celles qui leur seraient vraiment utiles.

  19. On en a peu parlé en raison de l’actualité grecque, mais quelles seront les conséquences de la faillite de MF Global qui représente la huitième plus importante faillite aux États-Unis au cours des 30 dernières années ? Cet événement et la faillite partielle de la Grèce peuvent-ils mener à un nouveau credit crunch ?

    1. Une magnifique illustration MF…
      Un grand n’importe quoi que l’on doit à la stratégie de son directeur général Jon Corzine. Arrivé en mars 2010 à la tête du groupe après avoir perdu son mandat de gouverneur du New Jersey, et ancien président de Goldman Sachs dans les années 90.

      Un bel exemple de financiarisation à la con, d’une activité de courtage en produits dérivés la boite a évolués vers des activités de banque d’investissement, ce qui a entraîné:
      – une prise de risque accru et des paris sur fonds propres
      – un effet de levier de fou (1,2 milliard de fonds propres pour plus de 40 d’actifs)
      – pas de distinctions (ou trop faible) entre les fonds propres et les comptes clients

      La chute s’est faite en moins d’une semaine, la mise à mort étant du , dit-on, à son exposition aux dettes européennes, italienne, espagnole, belge, irlandaise et portugaise.

      Quant aux répercussions, « pas de problèmes »! le principal créancier JP Morgan, avec environ 100 millions, est en pleine forme comme chacun le sait. Les clients? Ils peuvent liquider leurs positions; sympa, vu la conjoncture, ils feront peut être des bénéfs avec le sourire…

      Seul point noir: Jon Corzine et d’autres dirigeants sont accusés d’avoir fait de fausses déclarations, notamment sur les liquidités de la société…

      Une belle illustration vous dis-je.

  20. Les gouvernements, les dirigeants politiques ne sont qu’une façade. Elle se craquèle et s’effondre. Derrière se cachent (se croient encore cachés) « LE MARCHE », « LA FINANCE », si commodément anonymes!

    Il y a des gens qui profitent du marché, des hommes qui dirigent la finance. Leurs noms? Qui siège aux conseils d’administration des grandes banques, des grandes multinationales? Qui en possède les plus grosses parts. Ce sont ceux-là qui nous poussent au gouffre, ce sont ceux-là qu’il faut mettre à bas. Pas les dirigeants politiques, guignols et gnafrons agités par leurs mains.

  21. La coalition cannée a obtenu la rétractation de G. Papandreou …
    Des députés, des ministres du Pasok l’ont lâché ….
    Je me doute de ce qui se passe en coulisse …
    L’opposition en profitera pour obtenir sa peau …
    Et pourtant ! ….
    Je me rends compte que j’ai du mal dans mon pays soft à me représenter la violence que cachent les possédants ….
    Et que ce sont ces possédants qui ont presque partout le pouvoir ..;
    Et pourtant les massacres de populations qui mettaient en péril l’ordre capitaliste ne manquent pas . Et sans doute d’autres se préparent ….
    Comme vous dites F.L rien n’est réglé …
    La prochaine crise dans deux jours ? dans deux mois ?
    Un fait est établi : demander l’avis d’un peuple par le biais d’un référendum est donc pure folie .
    La démocratie est bonne fille mais ne va pas jusque là…
    Simplement l’élection de baratineurs professionnels périodiquement …
    Ce soir sur Fr 2 nous avons eu droit à l’avis de Mr J. Attali .
    Il fallait au moins un spécialiste indépendant de son acabit ….
    Il nous a expliqué que l’Europe souffrait d’un grave défaut …
    Et proposé quatre solutions , dont les trois première mauvaises naturellement .
    Sa solution : le fédéralisme pour homogénéiser et imposer les politiques en Europe .
    Naturellement , il n’a pas mentionné que dans cette perspective il fallait changer toutes les institutions . Finis les PR, les assemblées nationales, les conseils régionaux , généraux , nos deux chambres …
    Bref tout cet attirail démocratique qui nous coûte si cher …
    Voilà le prix pour avoir un exécutif efficace , vertueux , non corrompu .
    L’exemple type c’est la commission européenne , ou mieux le parlement européen .
    Non là je galège !…
    Bonsoir .
    Bn.

  22. Petit à petit le chaos prend forme si tant est que le chaos puisse se formalisé… Au dessus de toute cette boue, l’aigle allemand, arrogant, surnage. Comme Churchill en des temps finalement pas si anciens, je ne peux que promettre du sang et des larmes…

    1. Tout à fait d’accord avec vous et j’ajoute qu’en un siècle, l’Allemagne aura réussi le tour de force de détruire trois fois l’Europe. On peut difficilement faire mieux…

    2. « l’aigle allemand, arrogant, surnage. »
      Vous oubliez le Naboléon premier qui lui est Français!
      On devrait plutôt l’appeller Nicolas Sarkozy dit Pétain le petit pour correspondre au mieux à ses compromissions vis à vis de la finance

    3. Mais arrêtez avec cette diabolisation de l’Allemagne, c’est insupportable à la fin !

      Il faudrait vraiment essayer de se sortir des clichés sur les Teutons, maintenant.
      La démocratie, l’action des pouvoirs et des contre-pouvoirs (judiciaire notamment), la participation citoyenne démocratique en Allemagne et dans le monde germanique me paraissent maintenant meilleures que dans la plupart des autres pays d’Europe (mais certains y trouveront encore la confirmation d’une « arrogance » et d’une suprématie !).

      Les grands journaux germanophones ne sont pas en reste :
      http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1128641-la-democratie-devaluee
      http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1122961-dominatrice-malgre-elle
      http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1132101-vive-la-pensee-unique-et-vive-les-heretiques

      1. @Nerima-kun

        Je veux bien entendre vos arguments, mais il faudra tout de même que vous m’expliquiez pourquoi l’Allemagne est farouchement opposée à ce que la BCE intervienne pour racheter des obligations grecques. Cela aurait tout de même été une des solutions à la crise de la dette. Mais au nom d’une prétendue rigueur budgétaire et morale, il n’en a pas été ainsi. Peut-être la peur d’une période d’hyper-inflation est y a été pour beaucoup, mais le résultat est là : nous sommes au bord du gouffre.

      2. Merci Nerima-kun de rétablir la vérité en apportant ces précisions. Je partage votre indignation. Moi aussi, je trouve injuste et lamentable de pointer du doigt l’Allemagne oubliant ou feignant d’oublier que Merkel n’est pas l’Allemagne et que les responsables de la crise ce sont tous les oligarques, qu’ils soient français, allemands ou autres.

      3. @ JT,
        Je veux bien aussi entendre les vôtres…

        1) la BCE a acheté des obligations grecques, et pas qu’un peu ! Au hasard d’une courte recherche :
        http://www.trader-forex.fr/actualite-forex/news-Le-calme-revient-sur-le-marche-obligataire-apres-des-semaines-mouvementees-100528163012.kucxinyu.html
        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/12/14/04016-20101214ARTFIG00767-berlin-pret-a-augmenter-le-capital-de-la-bce.php
        …elle doit continuer de le faire plus ou moins, même en sous-main (liens quelqu’un ?), mais pare au plus dangereux encore :
        Italie et Espagne : http://fr.news.yahoo.com/crise-dette-bce-achète-14-3-milliards-deuros-130332440.html

        2) oui, la peur de l’hyper-inflation de 22-23, une des causes certaines du nazisme, vous y répondez vous-même.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation_de_la_République_de_Weimar
        …cette crainte est estimable. Après tout, la France reste toujours, quelque part, traumatisée par les 2 Sedan (1870 et 1940), l’exode et la collaboration, l’Algérie… plus jamais ça !
        En l’absence de gouvernement fédéral, politique mais très rigoureux, de la BCE, l’Allemagne avait accepté de perdre son mark au prix de dispositions rigides, « coulées dans le marbre », dont nous payons certes le mécanisme absurde… mais imaginez la sagacité et la mesure du gouvernement économique fédéral qui conviendrait (à 2, à 6, à 17 ?) pour éviter le Charybde de la rigueur implacable et le Scylla des facilités d’émissions (euro Q1, euro Q2, etc.) ou des rachats sans frein… le matamore qui prétend encore nous gouverner pendant quelques mois aurait-il eu cette écoute et cette (bonne) intelligence dans un directoire politique de la BCE, lui qui a creusé les déficits comme jamais et fait des cadeaux révoltants (bouclier fiscal, 3 MM € à la restauration, etc.) ?

        3) nous sommes au bord du gouffre, Charybde, oui, pour rester dans l’€dyssée, mais nous y sommes tous, et tous responsables à des degrés et niveaux divers ! Je crois que les Allemands savent très bien maintenant qu’ils ne sauraient s’en tirer seuls ; quoi, même la Chine et les émergents plus ou moins reluisants le savent !

  23. Fin du jeu, la nouvelle norme sera la possession et rien d’autre, il ne reste déjà plus que les miettes, les oligarques ont eu le temps nécessaire de sortir des marchés risqués et se dirigent sur l’Asie et l’Afrique. sur ces deux pays je crois qu’ils y sont déjà , et quand on commence à attaquer le desert  » j’ai du faire une faute » c’est que le repas est fini SANTE

    1. Capitalisme libéral, régime politique et économique où la liberté est intimement liée au capital.
      Plus simplement : pas de capital = pas de liberté.
      C’était très clair dès le départ.
      Un coup d’œil au Chili suffisait à le comprendre.

  24. Le livre d’Emmanuel Todd « Après la démocratie » prend une tournure prophétique car nos dirigeants ne pourront plus s’accommoder longtemps du suffrage universel.

    Au PS (parti classé à gauche) on pratique le 1 € = 1 voix (!) lors des primaires à la présidentielle. A l’UMP (parti classé à droite), on gouverne avec des repris de justice à l’intérieur, aux affaires étrangères, à la défense… Main dans la main, ces deux partis piétine le vote de 2005 sans se poser question. On pourrait écrire plusieurs chapitres sur le peu d’égards qu’ont ces partis pour la démocratie mais je vais m’en tenir là. La question que je me pose est la suivante : comment allons nous nous débarasser des hommes et des femmes qui nous gouvernent depuis 40 ans?

    1. @ MM
      Quelques pistes :
      – voter massivement pour les partis de rupture vraie (Verts, Parti de Gauche mais pas la Marine !!). Effets garantis sous peu (quelques mois).
      – pétitionner, protester auprès des médias-agents du formattage TINA, des candidats des partis-système (parasiter leurs meetings, dénoncer haut et clair les conflits d’intérêts et la corruption, exiger inlassablement le non-cumul des mandats, etc.).
      – multiplier les associations et les actions juridiques. Utiliser à fond le système de droits de la démocratie actuelle pour généraliser la contestation.
      – au niveau individuel, s’assumer en révolte et le dire et « l’agir » dans son environnement de travail et au quotidien (un réel courage, au début, est de mise).
      – etc. etc., etc. …tant de choses efficaces mais pacifiques et populaires sont à inventer ou à réinventer !
      …peu à peu, le mouvement des indignés et autres occupants devrait pouvoir se focaliser sur ces actions directes, accessibles, pacifiques mais radicales.

  25. « [Une] défiance généralisée, quand ce n’est pas l’opprobe, qui touche les élus sans exception. [Une] conviction profondément ancrée qu’ils ne sont pas à la hauteur, incapables de régler les problèmes qu’ils prétendent gérer.

    Sous-jacente, se profile l’idée que les Etats-Nations ne sont plus à la mesure d’une finance mondialisée devenue folle, rendant inopérants des systèmes de représentation démocratique nationaux. »

    Je peux à la rigueur imaginer que quelqu’un souhaite se faire élire député en pensant honnêtement avoir une influence positive mais ça suppose d’accepter de faire comme si le programme de son parti pouvait réellement aboutir au résultats promis, il faut donc trcher sois vis à vis des électeurs soi vis à vis de soi-même, si possible un peu les deux.

    Pour le reste il n’y a pas à s’étonner que ministres, premiers ministres et présidents soient plutôt choisis en fonction de leur talents d’acteur qu’en fonction de leur capacité réelle à gouverner. L’intervention de Sarkozy à la télé était nulle sur le fond mais remarquable si on veut bien prendre en compte sont but réel qui n’est que de maintenir les français le plus calme possible le plus longtemps possible.

    En choisissant de prendre leurs décisions à l’unanimité (17 ou 27 selon les cas) les états de l’UE ont en réalité décidé de ne pas en prendre mais d’appliquer quoiqu’il arrive les règles des traités. Les détails qu’ils leur restent à régler sont peut-être nombreux mais sont en fait sans grande importance. On n’a pas (ou plus) affaire à des hommes politiques qui choisissent le système politique qui leur convient, c’est au contraire le système qui choisit les hommes qui conviennent.

    Les seuls choix valables sont à faire parmi les candidats qui veulent changer le système et récupérer un pouvoir politique réel !

    1. « Les seuls choix valables sont à faire parmi les candidats qui veulent changer le système et récupérer un pouvoir politique réel ! »
      A ma connaissance, il n’y en a pas pour l’instant parce qu’il n’y a pas de changement de paradigme politique : une nouvelle démocratie doit être inventée.
      En reprenant les anciens on ne fera que reproduire les mêmes âneries.

      1. Je voulais plutôt dire que si on s’en tient aux mêmes âneries (genre le changement dans la continuité et autres alternances) les nouveaux ne vaudront pas mieux que les anciens…

  26. @Jef
    je ne comprends pas cette image: un aigle qui surnage et delà montrerait de l’arrogance ??
    L’aigle vit sa vie de planeur, vole au dessus des nuages et peut fixer le soleil, loin de tous regards;
    Il ne se tient pas au raz de l’eau même boueuse .
    Inutile je pense de désigner des boucs émissaires et de raviver le sentiment anti germanique.
    Ce genre de commentaire n’a pas de place en ce lieu, il me semble

    1. Ouaip, comme vous dites, un aigle ça plane, c’est beau, c’est cool…tant que ça dure. Ça en a ébloui plus d’un… Gare à l’atterrissage quant même! Qu’y puis je si ce brave volatile est le symbole choisi par l’Allemagne, tout un symbole: sympa, humble, pacifique…bref pas comme cette sous race de gallinacé braillant les deux ergots plantés dans le fumier! Choisi par qui au fait?

      1. …le coq ? …jeu de mots ou confusion idiote entre « Gallia », la Gaule, « galli », les Gaulois, et « gallus », le coq, animal dont les Romains auraient alors supposé l’origine en Gaule, « le volatile des Gaulois »… si j’en crois ouiqui, cette confusion n’est attestée …qu’à la Renaissance !
        Comme vous le savez, les tribus gauloises avaient toutes sortes de symboles, les plus fréquents étant le sanglier ou le marcassin (animal proche des forces telluriques) et l’alouette, si haute dans le ciel qu’on n’entend plus que son chant (animal proche des forces solaires). Je ne suis pas sûr qu’on aurait gagné au change…
        Sur l’aigle allemand, il remonte au haut Moyen-Age
        (http://fr.wikipedia.org/wiki/Armoiries_de_l%27Allemagne)
        …mais l’Aigle allemand actuel est bien enrobé (cf. pièces allemandes
        http://www.echolalie.org/wiki/index.php?ListedAigles )
        …tellement que les parlementaires allemands, qui l’ont sous les yeux, énorme, l’ont surnommé « la grosse poule » !
        Alors, une grosse poule et un coq, ça doit bien collaborer ensemble, non ? …pour preuve :
        http://www.presseurop.eu/fr/content/picture/219461-collaboration

        (et sinon, voir ma suite à votre fil 30)

  27. Article intéressant sur « le Monde » :

    « Pourquoi paierions-nous ? Pour les dettes ? Ce ne sont pas les nôtres »

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/03/pourquoi-paierions-nous-pour-les-dettes-ce-ne-sont-pas-les-notres_1598267_1581613.html

    Le mouvement « Den plirono », qui revendique plus de 20 000 membres, est organisé. « C’est un mouvement de désobéissance, poursuit M. Polychroniadis. Nous savons que nous nous mettons hors la loi, mais si nous voulons renverser le gouvernement, il faut prendre des risques. Nous n’avons pas peur du gouvernement. S’ils veulent couper nos compteurs d’électricité, nous irons les remplacer. Nous sommes équipés pour ça. »

    Les militants de « Den plirono » bénéficient de la complicité du puissant syndicat de l’opérateur d’électricité (PPC) qui a déjà essayé de bloquer l’imprimerie d’où sortent les factures réclamant le nouvel impôt.

    L’exemple vient d’en haut. Le vice premier ministre, Théodore Pangalos, a expliqué, en octobre à la télévision, qu’il ne pourrait pas payer cette taxe, car il a beaucoup de propriétés. Il a mis au défi Evangélos Venizélos, le ministre des finances, de le mettre en prison !

    L’une des priorités du gouvernement et de la « troïka » était de renforcer les recettes fiscales et de combattre la fraude fiscale. C’est l’un de ses principaux échecs.

  28. La Démocratie est un luxe.
    C’est effectivement le message que nos dirigeants en place envoient aux Peuples de la Planète. La Démocratie ne devait-elle pas être l’anti chambre du développement économique de la croissance et du bonheur des peuples?
    C’est du moins ce qu’ avait promis Sarkozy et l’OTAN au peuple libyen pour intervenir chez eux.
    On avait eu, nous autres Européens, un aperçu de la démocratie à la sauce néolibérale à propos des pays qui avaient dit « Non » au traité constitutionnel. Le cas de la France à cet égard fut exemplaire, le traité refusé par référendum par la grande porte lui revient par la fenêtre pour être adopté en congrès avec la complicité du PS.
    Aujourd’hui le cas de la Grèce, après les humiliations faites à l’Italie, est tout aussi significatif le message est clair en dehors des règles imposées par la commission « très démocratique » européenne point de salut.
    Le Peuple prend de plus en plus conscience que nos dirigeants, largement à la solde des firmes multinationales et des grandes banques essaient de maintenir les privilèges de leurs mécènes et bien sur les leurs. Le remplacement de M. Trichet par le sous fifre de Goldman Sach, M. Draghi qui a certainement contribué au camouflage de la véritable situation de la Grèce aux européens, n’a soulevé aucune protestation dans nos médias bien pensant ici ou en Allemagne, d’ailleurs pourquoi s’en offusquer, il fera certainement très bien ce que l’Oligarchie financière attendra de lui.
    Là où la crise mondiale de la Dette a été fabriqué, aux USA, la supercherie Obama est désormais éventée, ce sont bien JP Morgan, Goldman Sach et Général électric et le complexe militaro industriel qui gouvernent, les espoir du peuple américains sur l’emploi, la santé et la retraite sont anéantis. En France c’est le Lobby bancaire avec la BNP et AXA et leurs alliés MM Frêre et Desmarrais( ensemble ou séparément c’est plus de la moitié des capitalisations du CAC 40 et des profits!) Ces entreprises industrielles n’ont d’ailleurs pas crée le moindre emploi en France ces 10 dernières années et rivalisent entre-elles pour ne pas payer d’impôts sur les bénéfices!
    En ces temps de disettes de la Dette le financement des déficits publics devient difficiles et la rigueur, l’horizon des peuples, afin que les privilèges des nantis soient conservés.
    Au fait n’avait-on pas un jour « abrogé » les privilèges?

    1. Au fait n’avait-on pas un jour « abrogé » les privilèges?

      Mais ils se sont reconstitués, faute d’avoir su régler quelques questions portant sur l’appropriation et la concentration des richesses. Le débat est sur la table (rase) désormais. Ne laissons pas l’espace politique inoccupé (et délégué), certains pourraient être tentés de le remplir.

  29. Je ne sais pas si cette vidéo a circulé, mais elle vaut vraiment le détour pour comprendre pourquoi d’un point de vue simplement mathématique (des maths très simples, juste la fonction exponentielle) on va tout droit dans le mur avec l’idéologie « Il nous faut plus de croissance! », « Tous les problèmes s’arrangeront avec la croissance » et « Regardes la grosse croissance de mon PIB ». Elle illustre bien l’idée qu’il faut « Changer de cadre » exprimée par Paul Jorion.

    http://www.youtube.com/watch?v=F-QA2rkpBSY

    (Vidéo en 8 parties, la première partie introduit les quelques notions qui permettent de mettre en évidence les problématiques)

    Quoi qu’il arrive il faudra changer de système, mais comme toujours l’homme attendra le dernier moment, quand il sera dos au mur.

      1. Vous ne pensez pas que vous jetez là un peu rapidement le bébé avec l’eau du bain ? Pourtant Paul Jorion a clairement expliqué que si Marx a bel et bien commis quelques erreurs et imprécisions, le fond de son propos n’en était pas à jeter complètement pour autant, contrairement à ce qui a été fait. Pourquoi, dès lors, condamner de la même manière les travaux de Malthus ?

        Cela dit, j’admets volontiers que cette vidéo (que j’ai visionnée en entier il y a quelques semaines, je tiens à le préciser) comporte un certain nombre d’exagérations, de présupposés douteux et de conclusions pessimistes hâtives. Mais la véracité de l’exposé sur les dangers inhérents à l’ignorance de la fonction exponentielle demeure…

        1. @ Candide

          Oui, je jete la mémé avec l’eau du bain dans les orties, et je n’y vais pas avec le dos de la main morte !

          Relisez calmement ce que j’ai écris. Je ne parle pas de Malthus et ses travaux mais du malthusianisme. Nuance papillon.

          Sur la vidéo, nous sommes donc d’accord, et je ne vois pas l’intérêt de ce qui se résume à expliquer qu’une exponentielle ça finit par faire vachement-beaucoup-plein.

    1. Pourquoi donc? Il ne dit pas que réguler la population mondiale est la solution à tous nos problèmes. Pour moi il indique simplement que plus la population croit plus les problématiques s’accélèrent ce qui est logique puisqu’il faut bien nourrir, habiller, loger et faire consommer tous ces braves gens. La population est juste un paramètre qui amplifie et accélère les problématiques dont on devra faire face.

      1. @ Pym

        Pourquoi donc? Il ne dit pas que réguler la population mondiale est la solution à tous nos problèmes. Pour moi il indique simplement que plus la population croit plus les problématiques s’accélèrent ce qui est logique puisqu’il faut bien nourrir, habiller, loger et faire consommer tous ces braves gens. La population est juste un paramètre qui amplifie et accélère les problématiques dont on devra faire face.

        Et il faudrait se fader une vidéo en 8 parties pompeusement auto-proclamée « la plus importante du monde » pour apprendre que plus on est nombreux à partager le gâteau, moins il y a de gâteau ?

        Attendez donc de voir ma « vidéo la plus importante de la galaxie » où je vous expliquerais à l’aide d’algèbres de Lie et de fibrés vectoriels pourquoi :

        1/ On n’est pas là pour être ici ;
        2/ Il n’y a qu’ensemble que l’on réussira à être plusieurs.

      2. Je pense qu’il est dommage que vous le preniez ainsi. D’une part le sujet de la vidéo ne concerne pas la croissance de la population mondiale comme je l’ai déjà indiqué. De plus le nom de la vidéo n’a aucun lien avec la personne figurant dans la vidéo (oui le nom est ridicule, mais la personne qui parle dans cette vidéo ne l’a pas mise en ligne, donc lui faire un procès à ce niveau est ridicule.)

        Je suis triste et déçu de voir cette réaction (surtout venant de votre personne) car de mon côté j’évite de critiquer ou commenter une vidéo si je ne l’ai pas regardé. Hors il est très clair que vous ne l’avez pas regardée.

        1. Allons Pym, un peu d’ironie ne fait pas de mal.

          Je connais la vidéo depuis un bout de temps, tout comme les travaux de Bartlett et je maintiens qu’il s’agit d’une analyse malthusienne. Quant à la contradiction inhérente au terme de « croissance durable » dans un contexte de stock de ressources naturelles fini, je crois qu’elle ne mérite pas de longs exposés tant elle est intuitive. Je crois en revanche nécessaire de battre en brèche l’idée qu’une limitation de la population mondiale puisse être un recours efficace.

      3. Julien Alexandre :
        J’apprécie beaucoup votre humour et vos réponses !
        Quant au problème posé dont s’est emparé une secte « écologiste » il est terriblement dangereux :
        Si à leurs yeux nous sommes trop nombreux il faut réduire la population …
        Comment ? Ben on se doute …
        Alors que pris par un autre bout , plus une société est évoluée plus sa population se stabilise naturellement …
        Cdt.
        Bn.

      4. Tout est question de proportion et de référentiel!
        Si 9 M d’individus pour notre seule Terre peuvent inquiéter nos contemporains, bien moins inquiétaient déjà Malthus, et peut-être bientôt, la barre des 15 M passée, les analyses farfelues d’hier seront les critiques pertinentes de demain…

      5. « Je crois en revanche nécessaire de battre en brèche l’idée qu’une limitation de la population mondiale puisse être un recours efficace. »

        Je repose ma question car mon message d’hier n’est apparemment pas passé…

        Pensez-vous qu’il soit possible de la laisser croître indéfiniment ? Pouvez-vous développer les pistes que vous envisagez à la place ?

  30. Imaginez une seule seconde sarkozy réélu par des moutons encore une fois trompés par son show….dés le 7 mai le programme Grec sera mis en place et sans le moindre scrupule car il ne peut plus être réélu.Il est certain que FH n’est pas vraiment celui qui va faire se lever les foules mais si Sarkoshow repasse c’est 5 ans de malheur en vue.Dans quel état sera la France en 2017?Idem pour d’autres pays.On finirait presque par souhaiter la chute de l’Italie car la à mon avis merkozy n’y résistera pas.
    Si l’indignation soft et gentille ne donne rien je crains que l’on revoit des brigades rouges ou autres et franchement cela sera une sorte de légitime défense…si ça arrive ils l’auront bien cherché.

    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs » Maximilien de Robespierre

    1. « encore une fois trompés par son show…. »

      1. Le pire, c’est que ça risque d’arriver.

      2. Est-ce qu’une alternance changerait quelque chose, au-delà de la forme? Si je pose la question, c’est que je suis loin d’en être certain…

      Signé: un désabusé

    2. S’il vous plaît, s’il vous plaît, les Brigatti Rossi, la Bande à Baader, Carlos, l’ETA, Action Directe, etc., n’ont jamais été que des bandes infantiles d’assassins, qui ont, au final, conforté le système, autorisé la répression et le conformisme tous azimuths, écoeuré la majorité silencieuse et discrédité beaucoup d’actions de gauche pour longtemps.
      On peut et on doit absolument imaginer une autre « sorte de légitime défense » : retour à Jaurès, grèves générales, grève générale de l’impôt, boycotts, sittings massifs non-violents, irruption populaire massive dans toutes les instances et expressions démocratiques : syndicats, élections, pétitions, manifestations, interpellation des médias, etc., la liste est vaste et encore à allonger créativement !
      Il peut même y avoir, à la limite, des actions très « hard et méchantes » mais non sanglantes (grèves générales avec occupations multipliées, arrestations ou réquisitions citoyennes, etc.), quoiqu’à mon avis, celles-là risqueraient de fournir le prétexte à une répression violente. La spirale d’escalade violence-contre-violence serait alors inexorablement enclenchée vers le chaos et la guerre civile.

      1. « quoiqu’à mon avis, celles-là risqueraient de fournir le prétexte à une répression violente. »

        Vous le dites vous-même…

        A mon humble avis, nos politiciens ne sont pas (encore) prêts à sortir « du cadre » (terme qu’utiliserait notre hôte), quant à l’analyse à donner aux faits, et à la réponse (forcément de nature politique), à y apporter.

        Papandréou, dans son pays, dans son style, l’avait fait: on voit ce que cela a donné.

      2. Absolument d’accord avec Nerima. Rien de plus efficace qu’un blocage général, et des grèves dans tous les secteurs, surtout ceux le la conso superflue.

  31. La fin des nouvelles du débat parlementaire à Athènes pour aujourd’hui :

    10.12pm Papandreou tells parliament that EU bailout decision must be implemented as soon as possible

    10.07pm Papandreou says that his only interest is saving Greece and he wants talks to begin without delay on the creation of a transition government before elections take place.

    9.55pm According to Reuters, Papandreou has struck a deal with ministers to step down and hand power to a negotiated coalition government if they help him win a confidence vote on Friday, They said the ministers involved in the deal were led by Finance Minister Evangelos Venizelos. « He was told that he must leave calmly in order to save his party, » one source told Reuters on condition of anonymity. « He agreed to step down. It was very civilized, with no acrimony. »

    9.50pm Papandreou is addressing the parliament for the second time, more to come shortly.

    Finalement, ce n’est pas la Belgique qui est le pays du surréalisme, c’est la Grèce. « Il a accepté de démissionner pour sauver son parti » ? C’est quoi, cette absurdité ? Ils n’ont pas compris, les braves députés du PASOK, qu’ils paieront comme leur chef leur servilité face aux exigences destructrices de la troïka ? Il pensent qu’ils vont être « sauvés » s’ils trouvent un bouc émissaire volontaire ? On nage dans le n’importe quoi. Lamentable…mais vrai.

  32. Papandréou démissionne…

    Papandréou ne démissionne pas…et ne renonce pas au référendum…

    Papandréou ne démissionne pas et renonce au référendum…

    Papandréou démissionne et renonce au référendum…

    Papandréou ne démissionne pas, renonce au référendum et appelle à un gouvernement d’union nationale…

    Papandréou démissionne, renonce au référendum mais appelle tout de même à un gouvernement d’union nationale…

    Papandréou est un guignol…

  33. Ce soir au 20h de France 2 Jacques Attali avançait 4 solutions pour sortir du trou :

    1 – « Continuer comme avant », c’est bien parti pour faire rebvondir les problèmes tous les 5 jours.
    2 – « Demander à la BCE de payer et d’émettre de la monnaie..  » Oui mais l’Allemagne ne veut pas. Il y a tellement de choses que l’Allemagne ne veut pas et qu’elle fini par faire.
    3 – Le Fond de Solidarité. Mais il est garanti par des Etats qui vont de moins en moins bien. Le risque que ça ne fonctionne pas est important.
    4 – faire une Europe fédérale à 17, lever 1% de la TVA pour alimenter le budget de cette Union et lui permettre d’emprunter (EuroBonds) pour investir et relancer l’économie. Sans ces investissements pas de possibilités de sortir des dettes et de la recession.

    Y a un truc, Sarkosy a t-il la moindre envie de partager son pouvoir ? A priori c’est non mais il conçoit parfaitement que l’on puisse imposer des solutions à un Etat de la zone Euro alors si le fédéralisme s’imposait ?

    1. Si le fédéralisme « s’imposait », vous auriez jeté les germes d’un embrasement infra- et inter étatique dans la zone euro, à court ou moyen terme.
      Le fédéralisme, à l’heure du morcellement politique de l’Europe (revendications régioalistes, séparatistes… etc), quand les Etat-Nations eux-même ont du mal à contenir ces dernières (leur puissance en terme d’intégration politique est pourtant sans commune mesure avec celle de l’Union, quasi évanescente), est un pari fou. C’est quite ou double, et franchement on est loin, très loin, du 50/50.

    2. @ Daniel,

      J’aime bien Attali mais les solutions qu’il prône (davantage de fédéralisme) conduisent :
      – a créer une super-oligarchie européenne se passant largement de la démocratie
      – a financer de la dette par encore plus de dette,

      J’en revient à l’idée de base : tout effacer !

  34. L’opinion de Marie-Antoinette sur la Grèce : « Qu’ils mangent de la brioche ! »…

    Georges Papandréou, le traître grec : ne cliquer que si on aime les éditos gore (comme il y a des films gore, cherchant à engendrer le dégoût et l’écoeurement).

    Ça me rappelle un peu l’attitude de certains responsables français envisageant de mettre la défaite sur le dos de la Belgique après l’annonce de la capitulation de celle-ci. Les réfugiés belges virent le comportement de certains Français se durcir. Il fallait bien passer ses nerfs…

    Les Grecs sont en première ligne face aux marchés. Vouloir les lâcher pour se ménager encore quelques instants de paix, et leur mettre sur le dos le futur effondrement commun, c’est avoir la guerre et le déshonneur, pour causer comme Churchill.

  35. Jeudi 3 novembre 2011 :

    Dette : l’Irlande réclame un allègement.

    L’Irlande voudrait voir le fardeau de sa dette allégé de 15 à 20 milliards d’euros par le biais d’une réduction du coût du renflouement du secteur bancaire, a déclaré jeudi le ministre des Finances.

    L’Irlande tente de négocier avec ses partenaires européens une diminution du coût de recapitalisation de deux établissements, Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society, en recourant aux prêts moins chers du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

    « Cela se fera, je vous le dis ; il y a un processus en cours qui pourrait aboutir à une réduction de la charge globale de la dette par le biais d’un certain mécanisme », a dit Michael Noonan.

    Le rapport de la dette irlandaise au PIB a quadruplé depuis le déclenchement d’un krach immobilier en 2007. Le pays a dû avoir recours à une aide conjointe de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), tandis que Dublin a dû mobiliser 63 milliards d’euros pour recapitaliser ses banques.

    La dette publique irlandaise représentait 144,4 milliards d’euros, soit 93 % du PIB, fin 2010. Elle devrait culminer à 116 % du PIB environ en 2013.

    (Dépêche Reuters)

    1. Bonjour,

      il faudrait rajouter à tout cela les 50 milliards d’euros de création monétaire par la banque centrale d’Irlande (avec autorisation de la BCE) qui ont été directement injectés dans les banques. Voir article du journal Irlandais suivant (janvier 2011) :

      http://www.independent.ie/business/irish/central-bank-steps-up-its-cash-support-to-irish-banks-financed-by-institution-printing-own-money-2497212.html

      Où comment les dogmes inviolables de la BCE peuvent très vite tomber quand il s’agit de renflouer les seules banques…

      On vit une époque formidable!

      Cordialement

      1. Et ce n’est pas fini : les Irlandais cherchent à obtenir un prêt de 15 à 20 milliards d’euros du FESF, toujours pour renflouer Anglo Irish Bank et Irish Nationwide Building Society.

      2. Re bonjour,

        Je ne suis qu’un boétien en économie, mais ne s’agit-il pas de sauver les banques anglaises par la même occasion?

        Bien cordialement

  36. Le drame grec semble suivre le scénario psychologique classique : la stupeur, la dénégation, la colère, la déprime pour finir par la résignation et son corollaire, l’acceptation.
    C’est ce qui se dit lors de l’annonce d’un plan de licenciement dans une entreprise. Je pense que les dirigeants politiques ont ce schéma en tête. Comment faire avaler la couleuvre à des millions de gens ? Je doute que la mise en scéne du Gvain avec son tapis rouge à Cannes puisse suffire.

    1. il y a aussi la phase « négociation » dans la courbe de deuil!
      du genre: je vais vous faire une proposition que vous ne pourrez pas refuser…

  37. Il est souvent question de révolte ici, de révolution. Je demande, pour voir : où sont les armes ? Où sont les instructeurs ?

  38. Ce n’est pas, en effet, le problème que ce soit la Grèce qui soit en cause – c’est finalement un petit pays, bien que je ne voudrais pas être aujourd’hui citoyen grec – mais c’est que le mal est profond et maintenant lourdement inscrit dans toutes les strates des populations des peuples européens. Les problèmes ne sont plus seulement économiques – d’ailleurs, il n’y a plus de solutions. Dans tous les cas pas celles auxquelles classiquement nous tentons de faire appel – mais bien sociaux. Sociaux au sens sociétal. C’est toute la question de nos Sociétés avec ses codes et ses échelles de valeurs qui sont devenus soudainement obsolètes et auxquels il faut maintenant réfléchir pour les changer. C’est sans doute cela le 211212 – la fin de notre monde tel que nous le connaissons depuis des millénaires et le timing semble correspondre. Dans tous les cas, nous avons atteint cette frontière. Qu’en ferons-nous demain? Je l’ignore. Les grands moments de l’Histoire ont toujours été ceux qui ont pu basculer de l’autre côté de la crête sur laquelle le quotidien du moment se déroulait. D’ailleurs, regardons attentivement l’enchainement des événements… nos dirigeants semblent pour chacun d’entre eux toujours avoir un temps de retard plus ou moins important, et dans tous les cas, leurs réactions ne viennent qu’en réponse à une nouvelle situation. Ils n’ont absolument pas la main. Ce sont les évènements qui dirigent et non les dirigeants qui montrent le chemin à suivre. C’est un signe d’impuissance caractérisé. C’est un manque de vision. Autre signe, nous n’entendons la voix d’aucun philosophe. La situation générale nous a rendu tous « secs ».
    Mais convenons au moins que nous ne pouvons plus continuer comme cela, entre des très riches, peu nombreux, et des misérables qui sont pléthores où ne règnent que les Dieux du Profit et du Progrès au détriment du bien être des Hommes et de celui de notre Environnement qui s’appauvrit chaque jour en qualité et en quantité. Notre Monde doit réellement changer. La valeur de l’argent doit faire place à un autre Ordre. Il est temps.

  39. Si Papandéroute choisit de rayer ce qu’il avait promis aux dix millions qu’ils représente, ce type est mort politiquement, voire physiquement.

    C’est tout simplement un revirement, en une journée, pour des motifs inavoués, sous la pression de l’argent et des bottes, qui vient claquer un peuple avec le plus grand mépris. La plus haute expression de la voix populaire est utilisée comme un objet qu’on prend et jette avec la même désinvolture.

    Evidement le duo Merkel-Sarko sort couvert de cendres, de l’opprobe la plus totale après leur frénétique activisme pour détruire la démocratie ressuscitée d’entre les griffes des eurocrates au services des banques.

    Mais Papandreou représente aujourd’hui, si vraiment il cale devant le mur, l’archétype de ce politique qui n’a rien entre les mains, ni courage, ni parole, ni respect. L’archétype de ce qu’il faut détruire pour que la démocratie soit inventée en UE.

  40. Je ne crois pas du tout qu’il s’agisse d’un mouvement historique, d’une fin de l’Histoire, cette fois-ci capitaliste. Tout aussi trompeuse que la fin du communisme d’Etat.
    Ou alors, nous sommes dans le long terme.
    Les démons du capitalisme ont resurgi aprés l’effondrement de l’URSS.
    En voila les résultats.
    En 2008, on a volontairement endetté les Etats, pour que les banques puissent survivre de leur faillite immédiate. Toutes les courbes le prouvent. La hausse de la dette des états corresponds exactement au début de la faillite des mégabanques.
    On a employé le systeme néolibéral paravent: Baisser les recettes des Etats sous le pretexte de relancer l’économie, ce qui entraina de gros déficits et donc des emprunts auprés du marché. Par ce stratagème, les banques peuvent continuer à recevoir de l’argent, mais cette fois-ci directement du contribuable. Sans que celui-ci, totalement berné s’en aperçoive. Le pauvre citoyen se fait en plus culpabiliser car c’est un profiteur de l’Etat « providence »…Toute l’idéologie abjecte déja dénoncée par K.Marx de la bourgeoisie néocapitaliste.

    Chose incroyable à nos yeux:: La dette des états ne sert qu’a donner des revenus aux banques!
    La dette des états ne sert que Wall Street!
    En Europe c’est totalement caricatural: Les banques placent leurs actifs pourris à la BCE pour pouvoir acheter par la suite les obligations d’Etat. Les Etats par contre n’ont pas accés à la BCE. Le résultat est suicidaire ces temps-ci.
    Faut-ils sauver le systeme financier ou les Etats?
    La question est posée.
    Mais le peuple choisira toujours la seconde solution. Ce qui est d’une absolue logique, car le systeme financier n’est rien, par rapport à l’importance historique des états. La finance spéculative (Donc le marché totalitaire) ne fait partie de l’Histoire qu’uniquement de manière négative. (Toujours K.Marx)
    Faire croire que les états ne peuvent rien devant une finance « folle » est de la propagande banquière et financiere, du matraquage, et pour tout dire de la foutaise idéologique.

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