L'actualité de la crise : UN PAVÉ DANS LA MARE, par François Leclerc

Billet invité

En annonçant sans crier gare son intention d’organiser un référendum, George Papandréou a brutalement fait monter la tension et les enchères. Les bourses ont depuis dévissé, le marché obligataire s’est cabré au détriment de l’Italie, le spread entre l’Italie et l’Allemagne s’est creusé. Le scénario du pire est en marche si rien ne l’arrête.

Les motivations qui ont présidé à ce geste de dernière extrémité s’effacent devant sa portée. Le G20 va s’ouvrir sous les auspices d’un rebondissement de la crise prenant tout le monde à contre-pied. Il exprime l’impasse dans laquelle se trouve le gouvernement grec, ainsi que celle de la stratégie européenne qu’il a cru devoir accompagner. La situation sociale est devenue intenable en Grèce et la constitution d’un gouvernement d’unité nationale – tentative illusoire d’y faire face – n’a pu être concrétisée.

Les autorités européennes sont placées dans une situation imprévue et inconfortable. Les amenant soit à assouplir les nouvelles mesures de rigueur exigées de la Grèce, en contre-partie de l’annulation du projet de référendum, soit à espérer que le gouvernement tombe, suscitant des élections anticipées aboutissant à la victoire de Nouvelle Démocratie, l’opposition de droite. Il suffirait pour cela d’un déplacement de trois voix au sein de la très réduite majorité de députés du Pasok au parlement, afin que la motion de confiance prévue soit repoussée. Six membres du Conseil national du Pasok réclament la démission du Premier ministre George Papandréou, favorables à un gouvernement d’unité nationale.

Les deux options sont aussi périlleuses l’une que l’autre. La première parce qu’elle met en cause le nouveau plan de sauvetage de la Grèce, alors qu’il n’est même pas bouclé. Et au-delà toute une stratégie poursuivie envers et contre tout, sans qu’une autre de remplacement ne soit prête. La seconde, car l’arrivée d’un gouvernement de droite dans les circonstances grecques actuelles est porteur d’une exacerbation de la crise sociale. Un scénario qui, au passage, menace aussi l’Espagne.

Les marges de négociation avec George Papandréou, qui a repris l’initiative, sont donc très étroites. D’autant que la panique peut s’emparer davantage des marchés. Il faut donc couper court à l’incertitude dans les plus brefs délais, mais comment ?

Les dirigeants européens qui pensaient pouvoir faire vaille que vaille bonne figure au G20 sont au contraire placés au dépourvu devant la menace d’un effondrement de leur stratégie.

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176 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UN PAVÉ DANS LA MARE, par François Leclerc »

  1. Bravo ! Voilà enfin une décision courageuse, même si elle est porteuse d’incertitudes, voire de dangers. Cela fera peut-être progresser plus vite les choses vers une issue de toute manière inéluctable…

    Enfin, courageuse, finalement, je ne sais pas trop, car on ne sait pas quelle est la motivation de GP… Se serait-il rendu compte de l’écrasante responsabilité qu’il a vis-à-vis de son peuple, pour ne pas dire de l’Histoire ? Serait-ce un sursaut de bon sens ? Cheche-t-il à donner au peuple grec une chance de prendre son destin en main, de donner son avis, d’échapper au carcan européen, quitte à plonger dans l’inconnu ?

    En effet, qu’est-ce qui serait pire ? Les conséquences sociales du plan d’aide européen ou celles d’un défaut et d’une sortie de l »Euro ?…

    Mais soyons optimiste et voyons-y surtout un signe de démocratie dans ce pays qui en est l’un des berceaux.

    Ça me rappelle la décision de Chirac de soumettre l’approbation de la Traîtrise de Lisbonne, pardon, du Traité de Lisbonne, au referendum chez nous…

    1. On peut être candide sans être dans la confusion entre TCE et traité de Lisbonne ( même si sur le fond …) , Chirac et Sarkozy .

      Mais dans les deux cas le PS était dans un joyeuse pagaille .

      Bien avant Hollande candidat à la présidentielle par promotion primaire…

      1. Gracias Juan,

        Merci d’avoir corrigé. Il n’y avait pas dans ma tête confusion sur le fond mais sur la forme, c’est-à-dire l’appellation de la chose. Cela dit, effectivement, vous avez raison de souligner que l’un et l’autre sont bonnet blanc et blanc bonnet.

    2. Enfin, courageuse, finalement, je ne sais pas trop, car on ne sait pas quelle est la motivation de GP…

      Comme tout bon politicien, il tente de se laver les mains
      après les avoir mis jusqu’au coude dans le cambouis des banquiers

      Qu’il dégage, avec tous les autres!

      1. C’est même le moment idéal pour en mettre une bonne à cette clique.
        Mais attention, la bête est très très loin d’avoir dit son dernier mot !

    3. Comparer le geste politique majeur de Papandréou au milieu de la panique financière, économique, politique, sociale en Grèce et dans le chaos diplomatique européen et mondial actuel avec le choix opportuniste de Chirac de passer par la voie référendaire en 2005, j’ose croire que Julien vous dirait grosso-modo : « Vous voyez la plaque ? Eh bé à coté. Pi bien… »
      En tout cas, sûr, moi je vous le dis.
      @Charles A
      Vous c’est comme d’hab, donc ça va sans dire, mais là quand même c’est tellement gros que je vous le dis.

      1. Proposer un référendum, c’est un grand classique quand le peuple menace
        de faire payer la note à la classe dominante et ses politiciens appointés,
        dont Papandréou est l’archétype.
        Mais il pourrait manger son chapeau, comme a du le faire De Gaulle,
        balançant un référendum pour casser la révolte en Mai 68,
        et qu’il a été incapable d’organiser.

  2. Mardi 1er novembre 2011 :

    Le président de la Banque mondiale Robert Zoellick a critiqué mardi le référendum annoncé par la Grèce sur la restructuration de sa dette, estimant que c’était un coup de dés et que si les électeurs votaient non, ce serait le bazar.

    « Si ça passe, ce pourrait être un signal positif pour les gens. Si cela échoue, ce sera le bazar ! », a estimé M. Zoellick lors d’une conférence téléphonique organisée avant le sommet du G20.

    http://www.romandie.com/news/n/_Zoellick_Banque_mondiale_craint_le_bazar_en_cas_de_non_en_Grece011120111511.asp

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,291 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    1. Il ne précise pas la taille géographique du bazar (origine perse ) , du souk … mais ,en somme, ce sont des synonymes de marché, et l’on peut penser que la banque mondiale s’y connait en matière de bazar , tremblement , bordel , bataclan , résultat de la brillante évolution des comportements financiers .

      A chacun son bazar .

  3. L’improbable enfin!
    George Papandréou vient de prendre une décision sage, courageuse et pleine de bon sens, il tire la sonnette d’alarme et le train va enfin s’arrêter…Un pause enfin.
    Je souhaite que les pendules s’arrêtent et que les compteurs soient remis à zéro.
    Même si les plus fortunés perdent beaucoup et les petits aussi…L’heure à sonnée, le fric n’est plus tendance et cela est un don du ciel…Aujourd’hui fête de la TOUSSAINT, acceptons le et remercions l’univers de la grâce qui nous est accordée. Devenons Tous Saint for change.

    1. GP vient de prendre la seule solution qui le laisse premier ministre encore trois mois.
      Dites-vous bien que du peuple il n’a rien à faire,
      Durer, durer encore un peu, c’est tout ce qu’il veut.

      1. « du peuple il n’a rien à faire »… Qu’en savez-vous?
        Au contraire, il sacrifie sa carrière politique, en ce moment même.

  4. Pour Gunther Krichbaum (CDU) – président la commission des affaires européennes au Bundestag – GP joue avec le feu : voir ici

    Sa conclusion : plan B d’urgence pour recapitaliser les banques

  5. C’est vraisemblablement la démission de Papandréou, (donc l’annulation du référendum) et des élections anticipées qui se profilent.

    Retour à la case départ de la démocratie : choisir entre la peste et le choléra.

    Ce soir, je me sens Grecque jusqu’au bout des ongles (normal me direz vous lorsqu’on est née à Massilia).

    1. S’ils annulent le référendum se sera vraiment la guerre civile, cette fois. Alea jacta est! Qu’il prenne la forme d’un vote pour le candidat qui annulera la dette (ou qui exigera un audit de celle-ci), ou pour la réalisation ou non du plan prévu, c’est du pareil au même.

      Avec 500 000 manifestants/jour et l’activisme des syndicats, le pays était techniquement ingouvernable et Papandreaou n’avait pas le choix.

    2. Hhmm…
      Bien vu Edith.
      Déjà, ça bouge et s’ « oriente » :
      http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/01/grece-la-majorite-vacille_1596980_1581613.html#ens_id=1268560

      Papandréou a été contraint à ce référendum pour cause de manque d’appuis.
      Et pour les gens de droite ici présents, regardez Berlusconie qui ne tiendrait pas deux secondes sans la « Ligue du Nord »… Une autre Mafia.

      Dans tous les cas, les pouvoirs de l’argent n’accepteront pas d’être contrariés.
      Le peuple doit crever, point barre. Et en silence, s’il vous plait.

  6. Hourra, hourra pour la Grèce qui a eu le courage de dire non au diktat bureaucratique autant q’impérialiste des autorités européennes!

  7. Soit un accumoncellement d’initiatives ineptes des dirigeants européens, de gardes fous opaques des dirigeants des banques et des paradis fiscaux, de faux semblants des élus de tous bords et de tous pays qui ne pensent qu’à leur réélection rance, face à 99 % de gens qui en ont marre.

  8. Pour comprendre la réaction des grecs , il faut faire un peu d’ uchronie : créer une bifurcation simulée d’un modèle grec refusant le passage a l’ Euro ….
    Ce modèle montre de façon évidente qu ‘ aucune dérive financière de cette ampleur n’aurait pu se mettre en place …ce modèle montrerait aussi que les classes les moins favorisées ne seraient pas autant touchées qu’aujourd’hui et que seuls les classes favorisées auraient du mal a accéder a l’acran plat , la rollex et au 4×4 … Un pays a la monnaie faible protège ses « bras » et son marché interieur , sa production interieure …L’ utopie de la « planétisation » comme dit Theillard des Chardin montre ses limites et son extreme sensibilité a la pénurie d’abondance .

    1. Surtout que je vous rejoins sur qui possède la dette grecque, car cette dette quoi qu’on en dise n’est pas une dette honorable, c’est à l’origine un vol organisé du peuple grec mais je n’ai pas envie de m’étendre ce soir sur ce que nous savons tous ici des procédés du capitalisme sauvage au nom de l’intégration à l’Europe, c’est comme une nuée de sauterelles qui s’abat sur un pays et qui se retire ne laissant à ses habitants que les dettes, les profits étant depuis longtemps apatrides. Et puis toutes ces dettes qui sont détenues à 60% par des étrangers, elles ont pu être acquises à cause de quoi sinon du robinet ininterrompu du dollar qui coule et qui ramasse à lui tout ce qu’il peut. Donc les dettes européennes sont comme celles du tiers monde en majeur partie des dettes honteuses qu’il faut annuler.

    2. En l’absence d’euro la drachme aurait depuis longtemps dévalué, diminuant les salaires réels et les avoirs financiers libellés dans cette monnaie.

      Or ce qu’on demande à la Grèce c’est d’obtenir le même résultat qu’une dévaluation (restaurer sa compétitivité) en s’attaquant uniquement aux revenus (baisse des salaires et des pensions) sans toucher aux avoirs. Bref l’euro protège les grecs riches des effets d’une dévaluation, et reporte toute la nécessaire rigueur sur ceux qui vivent de leur travail ou de leur retraite. Les bienfaits de l’euro sont sélectifs.

      Quand au plan approuvé et déjà périmé il avait un aspect sympathique : la réduction de 50% s’appliquait à la dette bancaire, les autres détenteurs n’étant pas à priori concerné; de même M. Papandréou avait pris l’engagement (oral..) que les fonds de pension grecs, ruinés par la décote, seraient soutenus par l’État. On commençait ainsi à dire qu’on pouvait traiter différemment les créanciers, selon qu’ils avaient plus ou moins besoin de cet argent pour vivre. C’est une approche symétrique du CADT qui demande l’annulation des dettes odieuses. Toutes deux tendent à réévaluer les obligations juridiques à la lumière des exigences morales.

  9. Confronté à la succession rapide des événements, Athens News met en place un blog de nouvelles en direct pour permettre à tout le monde de suivre l’évolution de la situation en Grèce.
    Ca se passe ici : Live news blog, Nov. 1 (en anglais)

    Visiblement, la fièvre et le désordre sont en train de s’emparer des partis politiques. ND exige des élections anticipée maintenant. SYRIZA en appelle au président de la république pour ordonner des élections anticipées d’urgence, faute de quoi le référendum donnera un « non ». Le KKE appelle à une manifestation de masse devant le parlement vendredi, jour du vote de confiance. Venizelos, ministre des finances, annonce qu’il ne savait pas que Papandréou avait décidé de la tenue d’un référendum (il a été hospitalisé une partie de la journée à Athènes à cause de maux d’estomac), des députés du PASOK, dont une députée renommée de Thessalonique, appellent à la démission de Papandréou et la constitution d’un gouvernement d’union nationale pour éviter un référendum qui donnerait « non » et, selon ses termes « plongerait le pays dans la faillite ». Et une autre députée PASOK démissionne du parti et annonce siéger en tant qu’indépendante, ce qui réduit la « majorité » de Papandréou à 152 sur 300.

    Si le vote de confiance n’est pas accordé, il n’y aura pas de référendum, le gouvernement tombera –> élections anticipées et la droite au pouvoir.

    Bref, tout va bien, tout le monde garde son sang-froid !

    1. La démocratie c’est trois sièges d’écart? Il est temps d’appeler partout à des referendums pour plus de « démocratie participative », à la suisse…

    2. Si le vote de confiance n’est pas accordé, il n’y aura pas de référendum, le gouvernement tombera –> élections anticipées et la droite au pouvoir.

      Ce n’est pas aussi simple ! Maintenant que le peuple Grec a touché du doigt la possibilité de s’exprimer (en dehors d’un quelconque choix électif) il va être très difficile de le contenir et de lui retirer cette possibilité ! Si GP tombe, il laissera derrière lui une situation intenable à n’importe quel politique qui voudrait annuler le référendum Désormais, les 2 options sont Référendum (et non quasi assuré) ou guerre civile.

      1. Tout à fait !

        Mon propos était plutôt de dire qu’envisager simplement un changement de majorité sans autre problème et que tout rentre dans l’ordre me semblait plutôt illusoire !

      2. Maintenant que le peuple Grec a touché du doigt la possibilité de s’exprimer (en dehors d’un quelconque choix électif) il va être très difficile de le contenir et de lui retirer cette possibilité !

        Euh, moi je veux bien, mais je pense que ce n’est pas aussi simple que cela.

        Une chose est claire : si Papandréou n’obtient pas la confiance, son gouvernement tombe. Ensuite :

        –> Soit il y a des élections anticipées, et la Nouvelle Démocratie (la droite) revient au pouvoir, et elle ne veut pas d’un référendum qu’elle a fustigé aujourd’hui dans les journaux grecs comme « irresponsable ». ND a déjà dit qu’elle était contre les taxes et les impôts, ce qui veut dire une politique d’austérité encore plus dure qui touchera encore plus les fonctionnaires, une destruction des droits sociaux en matière de négociation collective, des privatisations à tous crins et à vil prix – je rappelle tout de même au passage que Papandréou a peut-être promis de privatiser mais qu’il tarde et qu’il ne veut pas de mesures qui « feraient de la Grèce une copie de l’Inde » (du point de vue du droit du travail et des droits sociaux). Je vois mal une majorité de grecs voter pour SYRIZA et le KKE. Donc, si élections anticipées, ND au pouvoir, sachant que ND ne fera pas de référendum.

        –> Soit un gouvernement d’union nationale est formé (intervention du président, ou autre « miracle » de ce style), avec le PASOK et ND, sur la base d’une application des mesures et surtout pas de référendum.

        Alors, certes, les grecs ne voudront pas laisser passer – ou plutôt les grecs qui sont salariés ou fonctionnaires qui vivent dans les grandes villes, on oublie trop facilement qu’ils ne représentent pas l’ensemble de la population. Mais cela fait deux ans qu’ils font manif sur manif, grève générale après grève générale. J’étais en Grèce pendant 5 semaines en septembre et octobre : Athènes est paralysée au moins un jour sur deux par des grèves – et ce depuis des mois – les gens sont dans la rue, mais cela ne change rien, le gouvernement, jusqu’à cette annonce, ne réagissait pas. C’est facile de dire que ça va être la révolution demain, mais c’est loin d’être aussi simple que vous semblez le penser. D’autant plus que l’ensemble de la population grecque n’est pas unie sur cette question.

  10. Pour nous, les créanciers et spéculateurs de tous poils doivent réintégrer l’économie réelle et non pas entasser l’argent énergie qui sert au fonctionnement de l’économie réelle..
    Je dirais donc qu’ils sont tous complices co-créateurs de la situation actuelle et il est hors de question que les Peuples en patissent de quelque manière que ce soit.. Nous sommes venus ici bas pour maintenir la paix et non le chaos !!

  11. C’est ce qui s’appelle ouvrir le jeu…
    Sacré coup de pied dans la fourmilière, si l’on en croit les réactions affolées des importants…
    Le politique en train de se poser face au financier…Enfin!
    Peut-être trop tard?
    Tant que le « militaire » dort (ou fait mine de…)

  12. Il va en avoir besoin de courage

    Six membres du Pasok réclament la démission de Papandréou

    Les feux nucléaires sont sur lui.

    Tiendra t il ? Tiendra t il pas ? Là est la question.

  13. soit, où que nous soyons, occupons wall street même et surtout depuis l’acropole
    Papandréou et un, un indigné ?

    délicieux dénouement à toutes ces mesures prises contre la volonté et les intérêts d’un peuple dont on consent à peine qu’il doit s’en tenir juste à acquiescer

  14. Le Loup et le Chien

    Conte grec d’Esopilant

    Revu par Jean de La Fontaine

    Relu à la sauce financière

    Mais quel peuple a donc inventé la « funeste » Démocratie?…

    Un Loup grec n’avait que les os et la peau,
    Tant les chiens faisaient bonne garde.
    Ce Loup rencontre un Dogue allemand aussi puissant que beau,
    Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
    L’attaquer, le mettre en quartiers,
    Sire Loup l’eût fait volontiers ;
    Mais il fallait livrer bataille,
    Et le Mâtin était de taille
    A se défendre hardiment.
    Le Loup donc l’aborde humblement,
    Entre en propos, et lui fait compliment
    Sur son embonpoint, qu’il admire.
     » Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
    D’être aussi gras que moi, lui répartit le Chien.
    Quittez les bois, vous ferez bien :
    Vos pareils y sont misérables,
    Cancres, hères, et pauvres diables,
    Dont la condition est de mourir de faim.
    Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
    Tout à la pointe de l’épée.
    Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin.  »
    Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
    – Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
    Portants bâtons, et mendiants ;
    Flatter ceux du logis, à son Maître Banque Centrale complaire :
    Moyennant quoi votre salaire
    Sera force reliefs de toutes les façons :
    Os de poulets, os de pigeons,
    Sans parler de mainte caresse.  »
    Le Loup déjà se forge une félicité
    Qui le fait pleurer de tendresse.
    Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
     » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? Rien ? – Peu de chose.
    – Mais encore ? – Le collier dont je suis attaché
    De ce que vous voyez est peut-être la cause.
    – Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
    Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
    – Il importe si bien, que de tous vos repas et de vos, Euh, rots
    Je ne veux en aucune sorte,
    Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.  »
    Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encore.

    1. Mouais je préfère l’original. Dévier un si joli poème pour en faire une crotte de chien, me semble ni bon, ni utile, sauf pour celui qui espère encore soumettre son frère à son bon désir…Ne projette que ce que tu souhaites, a bon entendeur …Salouté!

    2. On devrait tous être capable d’une telle réaction car en fait la grande majorité d’entre nous n’est pas libre dans la mesure où elle dépend de tellement de biens matériels, nous sommes de véritables esclaves du « toujours plus » qui ne nous apporte aucune satisfaction durable ni aucun bonheur, il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître.

      1. Vivanco, si j’apprécie votre honnêteté, de grâce parlez pour vous et non pour tous les autres,car d’autres,il y en beaucoup de différents. En ce qui me concerne, je cultive mon jardin et mon esprit et je sais depuis belle lurette que l’accumulation de biens matériels n’apporte pas le bonheur.

      2. @ libertad

        Certes, il existe quelques personnes, un petit pourcentage, qui savent se détacher du matérialisme.
        Dans mon travail, je suis amené à rencontrer un grand nombre de personnes surtout issues des milieux modestes. Elles n’ont qu’un rêve: consommer toujours plus (et principalement des choses inutiles)

  15. A mon avis, la sortie de la Grèce de l’euro se précise!
    Et cela est heureux pour la Grèce et aussi pour toute l’Europe!
    car tous ceux qui ont appris à calculer, c’est-à-dire tous ceux qui ont réussi en CE1, peuvent savoir qu’une mise en faillite réglée est toujours moins couteuse que des refinancements qui aggravent un sur-endettement.
    Cela est même moins couteux pour les créanciers, car l’espoir renaît.
    Après une période moratoire de peut-être deux ans, le gouvernement grec pourra sans doute, en ayant retrouvé une croissance grâce à une nouvelle monnaie nationale (l’idéal serait une monnaie SMT…), reprendre une partie des remboursements, comme c’est le cas pour l’Argentine.
    pour le reste de la zone euro, il y aura évidemment des ajustements douloureux, d’autant plus douloureux que d’autres pays vont suivre.
    A la fin, l’euro s’appellera Mark…

  16. Les motivations qui ont présidé à ce geste de dernière extrémité s’effacent devant sa portée.

    Effectivement… La foire d’empoignes est telle que l’origine du coup devient secondaire.
    Passé un certain niveau de désordre, l’analyse des causes perd beaucoup de sa pertinence…

  17. Ce bon vieux Karl doit bien rigoler dans sa barbe… Ce système est à bout de souffle. On se perd entre aveuglement et imbécilité. Ou un mélange des deux. Ça n’y changera rien. Et notre Sauveur du Monde doit en rager. Il va finir en toupie à force de tourner fou. y’a un moment que la Grèce aurait du quitter l’Euro à tel point qu’elle n’aurait même pas du y entrer. Les techno et les libéros qui font bon ménage l’y ont poussé moyennant un petit traficottage des comptes. Deux louches de dettes privées plus tard nous voici au bord du gouffre. Chacun se tourne et se retourne cherchant l’issue. Papandréou a compris que la seule issue c’est le peuple et pas comme la pensée de droite nous le annônne une histoire d’homme providentiel. La démocratie du XXI siècle va concerner un maximum de participants. Chacun dans son coin en invente un bout comme le Parti des Pirates en Allemagne… Pour en sortir. Va falloir collectivement inventer le Socialisme. J’entends déjà des couinnements…

    1. Exact, faute de mette la démocratie au centre,
      aucune alternative au capitalisme n’a fonctionné encore.
      Qu’on l’appelle socialisme ou pas, peu importe.

      L’essentiel, c’est de mettre fin au capitalisme,
      et entamer une nouvelle civilisation,
      où la démocratie décide, pas les banquiers et leur Etat.

  18. Si Papandreou tombe , ce sera un crime contre la democratie,!
    Est ce la le resultat du coup de fil de Sarko a Merkel?

    1. Annoncé publiquement, le referendum ne peut qu’avoir lieu même si Papandreou tombe. Sinon, le pays va vers une guerre civile.

  19. Le référendum a lieu au mois de janvier. Sur les marchés, cela représente une éternité.

    Quelle sera sa portée si jamais ? Quid des autres pays européens ?

  20. mais qu’est ce qui a été dit à Monsieur Papandréou lors du fameux dernier sommet européen
    on parlait déjà de rumeur de référendum avant le sommet
    cette hypothèse n’a t-elle pas été envisagée par les génies qui nous dirigent ?
    le premier ministre grec avait-il une autre solution
    allait-il laisser son pays et son gouvernement se désintégrer sans rien faire
    sa situation était et allait encore davantage devenir impossible
    mieux vaut-il un référendum dans les urnes ou dans la rue?
    mais , n’y a t il personne qui ouvre les yeux dans ces grandes messes internationales
    peut on faire fi des peuples espagnols , portugais , irlandais , italiens , etc …
    alors qu’on souhaite leurs imposer des situations très difficiles sans jamais les convaincre
    sans autre espoirs que de voir des courbes enfin ascendantes sur des graphiques abscons
    +de21% de chômage en Espagne aujourd’hui , quelle population peut en supporter davantage …
    qu’est ce que c’est que ce bricolage ; l’Europe pour exister devra retrouver du travail pour ses citoyens avec un salaire descend le reste est de la littérature égarée d’économiste,politicien et journaliste

    1. Exactement mais l’Europe ce n’était pas ça, c’était de grands chantiers de grands travaux pour de petits pays en retard avec une amorce l’aide Européenne et ensuite tout à crédit, pendant ce temps l’effet richesse joue l’immobilier monte les salaires survivent tant bien que mal et les gens achètent sur 30 ans ce qu’il pouvait sur 10 ans avant, c’est la phase d’expansion, le gouvernement fait pareil dépense à tout va, et un jour coup de sifflet : fin de la partie la nuée de profiteurs quitte le pays pour un autre où elle refait le même scénario les poches pleines, laissant aux grecques rien d’autre que des dettes parce que la croissance sur 10 ans à ce rythme ça a un nom ça s’appelle faire de la cavalerie.
      En résumé, Notre belle Europe n’a rien fait de mieux que semer des argentines ça et là…
      et croyez vous qu’il n’en soit pas de même à l’est ?
      la seule différence c’est que l’aide européenne l’argent est arrivé en premier en Grèce au Portugal et en Espagne et seulement bien plus tard dans les pays de l’est.
      Pour finir il n’y a pas grande différence entre les subprimes à l’Américaine où on a été chercher les pauvres pour continuer à vendre et les pays du sud où on a aussi continué à vendre à tout va sachant qu’un jour ou l’autre cela finirait pas exploser.
      C’est ça le capitalisme sauvage, de l’escroquerie et bien sûr la rigueur ensuite c’est pour les peuples, souhaitons que les grecs tiennent bon et refusent de payer, il faut que cela cesse, enough is enough

  21. Espérons que cette fois-ci, le résultat d’un référendum concernant l’Europe sera pris en compte par les hiérarques, ce qui n’est pas gagné d’avance.
    Solidarité avec les émeutiers, le peuple de Grèce en mouvement!

    1. Il n’y aura pas de référendum. Reste le peuple à qui on va enlever cet os qu’on lui a promit. Et le peuple Grec….

  22. « Selon les services du Premier ministre, Angela Merkel « a exprimé sa compréhension et souligné qu’elle comprenait les évolutions en Grèce ». »

    http://www.lepoint.fr/economie/g20-referendum-papandreou-annonce-qu-il-se-rendra-a-cannes-mercredi-01-11-2011-1391428_28.php

    « Le président et la chancelière « ont convenu de se retrouver à Cannes le mercredi 2 novembre dans l’après-midi pour une réunion de consultation avec les institutions européennes et le FMI ainsi que pour une réunion avec les autorités grecques, afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour la mise en oeuvre dans les meilleurs délais de l’accord conclu le 27 octobre à Bruxelles ». »

    http://www.boursier.com/actualites/economie/la-france-et-lallemagne-determinees-apres-l-annonce-grecque-11477.html

    A mon avis? G P saute vendredi (lors du vote de confiance, prévu en Grèce).

  23. Je crains fort que le referendum Grec n’ait jamais lieu:
    Une partie du PASOK peut s’allier à la droite pour faire tomber le gouvernement Papandreou, et gouverner avec elle jusqu’aux prochaines elections generales.
    La droite aura une majorité aux elections (par réaction à la politique suivie par Papandreou) et le pays continuera de souffrir sous la règle d’airain de « l’europe ».

  24. Non, il n’y aura pas de référendum car la Finance Internationale va provoquer le départ de Papandréou par tous les moyens, et vite fait … Tant que ce dernier restait bien gentiment sur les lignes souhaitées par les « Maïtres du Monde », tout se passait bien et même s’il était menacé (mollement …) celà n’aurait jamais conduit son parti à déclencher un tir de barrage immédiat et aussi puissant pour s’en débarrasser.
    Etonnant quand même de voir des responsables « socialistes » démissionner pour cause de référendum, et donc de recours à la voix du peuple, alors qu’aucun ne l’a fait pour protester contre la férocité des mesures appliquées contre le peuple.
    .

  25. De plus en plus de voix concordantes annoncent la chute du gouvernement de Papandréou pour ce soir…Et hop, envolé le référendum ! Et rien dans les médias sur les réactions des grecs. Les journaux sont remplis de réactions de politiques zé de responsables mais quid de la réaction des grecs qui manifestent depuis des semaines dans les rues…rien trouvé!

  26. C’est peut-être très con ce que je vais dire, mais ces heures qu’on vit là semblent des heures à la gravité historique.
    Ce genre d’emballement de l’histoire qui prélude aux grands bouleversement. Annonce de l’accord Germano-sovietique qui déjoue tous les calculs anglo-Français et précipitent la seconde guerre mondiale.
    Assassinat de Sarajevo, depêche d’Ems, convocation des états généraux en 1789, Tea Party à Boston, révocation de l’édit de Nantes, ce moment où, pour le meilleur ou pour le pire, l’Histoire accélère et l »humanité bascule.

    Je suis peut-être ridicule mais je ressens que nous vivons un moment historique.

    1. L’histoire n’est qu’un long moment historique .

      C’est historiquement démontré.

      Reste l’appréciation du  » moment » : c’est affaire de montre et de régularité du mécanisme ( qui varie ) , et de la perception du temps par le(s) lecteur(s) de la mesure .

      Mais ça , Pascal l’a déjà dit mieux que moi .

  27. Imaginons:
    Déplacement géographique, référendum en Allemagne – L’Allemagne doit-elle quitter la zone Euro ? –
    Résultat ? ? ?

  28. Franchement, ça tourne au Vaudeville, ce soir! pour l’annonce d’un tout petit référendum de rien du tout, dans un tout petit pays, certes, avec une grosse dette, mais quand même, la corbeille nous fait une grosse déprime, NS convoque dare dare les ministres concernés à l’Elysée ( j’ai vérifié, le ministre de la défense n’est pas convié, ouf!)…et demain, conseil de famille en avant première du G20, pas besoin d’être la mère Soleil pour deviner l’avoinée que le grec va se prendre!
    si ça continue, Angela va nous sortir  » yen a marre, on se barre ( de l’Euro ) »; retour au Mark et basta la commedia!
    Pas de quoi en faire un Drachme, comme le signale un perspicace blogueur – blagueur, essayez néanmoins de refiler les pièces d’Euro grecques à votre boulangère demain matin, on ne sait jamais, videz vos comptes en banque, l’or dans un trou au fond du jardin, le pèze sous le matelas ( ça facilitera le boulot aux saucissonneurs – cambrioleurs ), faites des provisions, de l’huile, des pâtes, du sucre, des munitions pour la pétoire du grand père, montez la garde devant chez vous habillé en treillis, ne laissez rentrer votre belle mère dans votre doux foyer transformé en bunker qu’après avoir scrupuleusement vérifié son identité, etc etc …
    Act’heure, SOC GEN – 17% et des broutilles, la poire belle Hélène dérouille!
    Et pour le G 20, ça va être rigolo avec le chinois peu enclin à prêter à fonds perdus, notre dernier espoir ( NB: comment on écrit en chinois « on ne rattrape pas un couteau qui tombe » ?); enfin, on verra bien Berlu reluquer les gonzesses, ça nous fera des vacances, parce ma pomme, je vais être obligé de réécrire le communiqué final qui était déjà prêt:  » détermination sans faille, gna gna gna, unité de points de vue, gna gna gna, nécessité d’une gouvernance rénovée, gna gna gna, prochain G machin, gna gna gna »

  29. Tiens donc ! les Grecs prennent corps, des hommes et femmes de chair et de sang avec une conscience… Ce n’est plus les « Grecs », masse informe et lointaine, déshumanisée, simple variable d’ajustement dans l’équation financière…

    Question à1000 drachmes : quelle serait l’attitude de ces dirigeants européens qui aujourd’hui fustige Papandreou s’ils étaient confrontés à une situation sociale explosive presque insurectionnelle, au dépeçage du pays et à sa mise sous tutelle ?

  30. Juste un petit rappel historique et jubilatoire.

    C’est à Athènes, vers 593 BC, que Solon abolit l’esclavage pour dettes et affranchit les pauvres gens qui avaient perdu leur liberté de cette façon.

    Les Grecs s’en souviennent.

    1. Y’a un os que quelque part 😉
      Capillo-tracté… oui.
      Maître Capillo fut en effet un verbiste laïque, soit, non cruci.
      Or, en lingots, le tracté démontre que le tracteur est en propulsion contrairement à son appellation.
      Soit, la titrisation d’or n’est alors qu’un tract à propulsion verbiste capillo nosk.
      CQFD.
      Rien ne se crée, finalement. Sauf pour les nids russes.
      Voilà :
      Pourquoi un nid dans un arbre est-il Soviétique..??
      Et bien, parce que niveau d’eau.
      Do, c’est ut,
      Et ut est….
      Merci d’avoir eu la patience de me lire, nez en moins.

      Sinon, Lech Valesa a bien profité de la Pologne, sur le coup.
      N.B. : je ne suis pas le seul Russe par un ami de la voisine à regretter la corruption et l’oligarchie en me disant que le Communisme était peut-être un peu moins pourri.
      Pas de beaucoup, je reconnais.
      Mais dans le principe….

    1. vous écrirez cent fois
      « j’ai peur de la dette
      tu as peur de la dette
      il a peur de la dette
      nous avons peur de la dette
      vous avez peur de la dette
      ils ont peur de la dette »

    2. Oui, pour les CDS sur un défaut Grec le montant tourne autour de 4 milliards, pour les émetteurs, par contre, je ne sais pas.

  31. Bonjour,

    Je crois que nous sommes devant un leurre. L’annonce d’un référendum par Mr Papandréou s’apparente à du vent : il le sait très bien qu’avec sa majorité extrèmement courte ce réferendum a très peu de chances de voir le jour (voir d’ailleurs les premières défections dans son camp).

    Le mot « référendum » dans sa bouche a comme un pouvoir magique : il ne prend que quelques secondes à être prononcé et transforme subitement celui qui le prononce en grand démocrate, soucieux de l’avis de son peuple.
    Monsieur Papandréou, ne l’oublions pas, préside depuis plus d’un an à la mise en coupes réglées et au dépeçage de son pays par la finance internationale. Pour mémoire, il y a dans les ministères des « obsevateurs internationaux » qui vérifient l’application des mesures et les privatisations des biens nationaux ne sont même pas dirigées par les grecs eux mêmes…

    Cordialement

    1. C’est vous, hélas, qui êtes dans le vrai.
      Si G.Papandréou avait été de taille à « renverser la table », on le saurait depuis longtemps !

      1. Dans tous les cas c’est finement joué !
        Toutes les interprétation ont fusées en quelques heures, ici même !
        Et difficile de trancher entre
        le coup tactique,
        une sortie sur une pirouette pieds de nez
        un sur-saut-cialiste . . .

  32. Quand on voit la réaction des financiers qui gouvernent le monde, réaction qui va de paire avec celle des dirigeants politiques vendus à la cause du monde de la finance, cela nous donne une bonne idée de ce qu’est devenu la démocratie dans nos pays européens. Tous ils ont imposé le droit au bonheur oblogatoire contre la volonté des peuples et dans leur propre intéret. Alors bien sûr, mantenant que l’on parle de référendum, ils ont tous les pétoches car l’intéret des greques n’est pas celui des financiers.
    Allez, encore un peu de courrage et nous jetterons l’euro, l’europe et leurs dirigeants avec l’eau du bain. Franchement, cette europe me débecte totale, elle peut bien creuver….

  33. Il semblerait bien que ce référendum un peu trop populaire ne se fasse jamais, le gouvernement tombera avant. Les grecs iront aux élections avec pour choix la peste ou le choléra.
    Il n’est pas certain non plus qu’ils quittent l’euro, rien ne les y force, ils peuvent faire défaut totalement pendant des années et en profiter pour rétablir le niveau de vie et réformer profondément les impôts. Ok, c’est ce qu’il faudrait faire donc parfaitement invraisemblable…
    Ils iront aux élections, n’auront pas la tranche prévue donc feront défaut sur les dettes privées, quitteront l’euro et rembourseront en drachmes dévaluées les prêts en euros du FMI et de la BCE, et au final seront toujours dans les ennuis jusqu’aux yeux pour deux décennies.

    Le prochain domino s’appelle Chypre, très exposée aux dettes grecques, mais c’est une économie minuscule dont tout le monde se fiche.
    Suspense pour le suivant…

  34. « Papandréou porte une très lourde responsabilité », à un moment où « les marchés ont besoin de stabilité et de sécurité », a affirmé le Premier ministre belge Yves Leterme.

    J’adore! Lorsque les salariés demandent de la stabilité et de la sécurité on leur dit qu’ils sont des attardés de la mondialisation.
    Par contre les rentiers eux, il est inacceptables qu’ils ne jouissent pas de stabilité et de sécurité.
    C’est là qu’on touche du doigt pour qui est fait le système.

    1. Haha! Oui, ça me rappelle l’autre rouquine : « la vie, la santé, l’amour sont précaires … » Pourquoi la fortune ne le serait-elle pas? 😀

  35. Historique! Je pense aussi que nous vivons un moment crucial pour la démocratie et les 99%. J’aimerais que mon pressentiment sur les bruits de bottes de la finance ne soit rien d’autre qu’une bonne petite angoisse salutaire avant de grands chambardements.

  36. ArLeparmentier: RT @DarmonMichael: Sarkozy, Merkel, et le FMI devraient demander à Papandréou de faire évoluer la question du référendum pour ne pas en faire une condition de ratification de l’accord.

  37. Dernières nouvelles du blog d’Athens News :

    6.55pm Although there is no suggstion that it is related to today’s developments, the timing is unusual, to say the least – but this evening the defence minister replaced the military top brass.

    et aussi :

    It is understood that the personnel changes took many members of the government and of the armed forces by surprise.

    Traduction rapide (avec un paragraphe de l’article complet) :

    Bien que rien ne puisse suggérer que cela soit lié aux événements de la journée, le timing est pour le moins inhabituel – ce soir, le ministre de la défense a remplacé les plus hauts dirigeants de l’armée.

    On dit que ces changements de personnel ont pris de nombreux membres du gouvernements et de l’armée par surprise.

    L’article est ici (en anglais)

    1. S’ils tirent sur le peuple, ils vont avoir l’air fin maintenant qu’ils sont intervenu en Libye pour les mêmes raisons soit disant qu’un régime ne doit pas résister à la volonté populaire, c’est drôle dans nos « démocratie » cela semble encore plus mal vu qu’en dictature.

    2. Vous n’allez pas le croire mais j’y avais pensé: qu’il y avait un risque de prise de pouvoir par l’armée, ce qui expliquait ce « coup tordu » de référendum par surprise, de G P …

      1. Ils rappellent les colonels ???
        Décidement Arbeit macht frei, je déteste !

        Il va falloir surveiller la contre révolution des œillets au Portugal

        J’avais été frappé juste avant l’euro des sommes dépensées au Portugal, tout était plus neuf que chez nous à commencer par les caisses enregistreuses des supermarchés mais aussi les boites de crédit fonctionnaient même à 22 heures dans les flambants neufs centres commerciaux
        jusqu’à côté de sorte des favelas à Lisbonne, maintenant je sais pourquoi, c’est la recette capitaliste, tu viens, tu créais des besoins et le crédit qui va avec, le peuple te vend son pays comme sa peau en reconnaissances de dettes et il se saoule à la consommation de masse comme une addiction ensuite tu casses ailleurs, alors c’est la faillite de la majorité qui revend pour survivre, tu rachètes pour des figues et tu leurs loues en attendant des jours meilleurs où leurs revendre encore une fois la même chose.
        En fait, ce n’est rien d’autre qu’un monopoly où l’argent est tout aussi fictif, si le peuple se met à ne plus croire à la monnaie, la partie est finie.

  38. Au vu du CAC à la clôture – 5.3%, en ce qui concerne le « il faut rassurer les marchés », c’est très réussi…Il a l’air malin, maintenant Fillon, avec son plan de rigueur version 2 ou 3 – je m’y perds, chiche qu’on exige un référendum, juste histoire de rigoler, initiative populaire inscrite dans la constitution, en avant la votation à la Suisse!

  39. Les marchés et les banques choquées qu’on demande l’avis des peuples. On appelle pas cela une démocratie par hasard, quand on demande l’avis des peuples ?

    Vive la démocratie, George Papandreou a bien réagis ! Les peuples ne doivent pas être museler dans un simulacre de démocratie, je hais les bruits de bottes !

    1. Je me demande même qu’elle serait les conséquences maintenant si le référendum n’aurait pas lieu.. si le peuple Grec ce soulève, faudrait que tous les peuples européens ce soulèvent contre cette Europe des marchands, mais c’est pas gagner a mon avis..

    2. L’Elysée est consternée quand le peuple est consulté. Au contraire, je me réjouis que douze grèves générales aient contraint M.Papandréou à convoquer un référendum réclamé par le peuple.

      Je forme le vœu que les Grecs disent non au plan européen de dix ans d’austérité qui plomberaient leur avenir. Ils imposeront ainsi aux dirigeants européens l’obligation de sauver le peuple autant que la monnaie.

      lu sur le blog de Jean Luc Mélenchon

      1. Bravo ! je fonce voir ce blog . C’est la 1ère fois de la journée que j’entends un homme politique dire une chose sensée.

  40. Il faut arrêter les leçons de morale, le paternalisme à la Sarkozy comme si on était tous des cons,
    tiens il devrait nous retirer le droit de vote, pour ce à quoi il nous sert et notre NON à cette Europe avant la crise, ce n’est pas l’Europe des peuple, ce n’a été que l’Europe des marchands internationaux et le NON était plus que de rigueur.
    Ce soir un épicier m’a dit que je pensais mal que la faillite de la Grèce c’est nous qui allions payer, le monsieur était déjà en âge de retraite et devait craindre pour ses économies, moi je ne veux pas de cette Europe pour mes enfants et je me fiche de ce qu’on peut perdre aujourd’hui pourvu que demain on ait la tête haute et non qu’on ne soit plus que des esclaves écrasés comme des mutins par la rigueur à tout va et toujours plus de richesse pour une minorité comme s’il s’agissait d’un droit divin.

    Il faut en finir avec il ne fallait pas accepter la Grèce dans l’euro comme si c’était une faveur d’avoir l’Euro, en fait en faisant payer la Grèce ses achats en Euro au lieu du drachme ça permettait de lui vendre plus cher, c’est ça la raison du cadeau pas autre chose et comme en face il y avait comme ici l’effet richesse des actifs comme l’immobilier tout le monde était content jusqu’au sifflet de fin de partie venue des USA avec la crise des Subprimes.

    1. L’histoire de votre épicier montre bien que cette crise est également un conflit générationnel, tout en oubliant pas qu’une frange importante (majoritaire probablement) des retraités trinquent autant (et même plus, n’ayant pas la bonne santé des premiers) que les jeunes et ne peuvent même pas aller se soigner. Dans le même temps, un nombre non négligeable de retraités ont beaucoup accumulé (assurances-vies, appartements, terrains…) et il serait tout à fait juste qu’ils payent les pots cassés de la crise.

      1. Ils ne manifesteront pas…si on pouvait représenter le type de population prompte à se révolter et à changer l’ordre sur un plan, je ferais instinctivement deux axes : l’un pour les revenus, l’autre pour l’âge…

        Ce qui pourrait être un grand inconvénient, ce serait qu’ils partent pour trouver des cieux plus « cléments », soit une fuite des capitaux…

    2. « Il ne fallait pas accepter la Grèce dans la zone euro  »
      Vous n’avez pas l’air de réaliser qu’il ne s’agit pas que de la Grèce : la France par exemple rattrape à toute vitesse les emmerdements grecs .
      Il n’y a pas de semaines sans serrage de vis ,sans déboulonnage du secteur public , sans nouvelles taxes , sans privatisation en vue …

      1. Vous m’avez mal lu, relisez je faisais de l’ironie en disant qu’il ne fallait pas accepter la Grèce dans l’euro et je sais que nous sommes tous des grecs en devenir.

    3. Attention Liervol, les grecs se battent pour leur liberté ou en tout cas Papandréou leur remet une partie du trousseau de clés, mais quoiqu’ils décident, ils vont en chier, souverainement peut-être, plus solidairement et plus équitablement peut-être, « tous ensemble tous ensemble » peut-être, mais ils savent – j’espère.. – qu’ils vont en chier des coucous suisses pendant quelques hivers, quoi qu’il arrive…Ça sera jamais plus comme avant, encore moins comme au bon vieux temps. Essayer au minimum d’éviter le temps des colonels.
      La Grèce c’est pas l’Argentine, c’est pas le Nouveau Monde, le potentiel de croissance est pas mirobolant et c’est pas non plus la super-privilégiée Islande, hyper-developpée, hyper-éduquée, hyper-homogène, unitaire, pacifiée et tout et tout…

      @l’albatros
      Liervol n’a pas parlé de « vieil épicier », juste d’un épicier. Mais soit, un épicier est un épicier, quel que soit l’âge, on peut l’assimiler sans « réserves d’usage » à un retraité-épargnant, quelle que soit la taille de sa ou de ses « réserves »… Quoique le mien… ce soit surtout des ardoises, qu’il garde en réserve… 🙂

      1. Le monsieur est en âge de retraite, donc il a forcément un peu plus de 60 ans. Peut-être pourrait-on discuter du terme « vieux » qui n’est qu’un moyen de catégoriser (hâtivement) une population, mais c’est parmi les gens dits « baby-boomers » que l’on retrouve ceux qui ont pu accumuler au détriment des autres générations et des personnes de leur génération qui se sont rapidement trouvés « inemployables » (ouvriers des industries textiles, électroménagers, automobiles, sidérurgiques…).

        Ce qui provoque des révolutions, ce sont des situations où vous avez de jeunes personnes (disons la trentaine) qui ont fait des études poussées voire très poussées qui se retrouvent socialement et/ou économiquement déclassées face à des personnes plus âgées qui n’ont pas le même parcours (moins d’études, pas de postes à responsabilité, des salaires moindres) mais qui ont pu profiter d’un contexte économique (légèrement) plus favorable ou moins instable pour posséder à la retraite un ou deux appartements et de l’assurance-vie.

        La révolution française était une lutte entre bourgeois et aristocrates, aujourd’hui la bombe sociale c’est le conflit jeune/vieux. C’est un conflit plus insidieux mais plus inerte… l’héritage est le moyen par lequel on évite ce conflit de dégénérer (tout comme le mariage était un moyen plus faible d’éviter une rupture entre bourgeois et aristocrates).

        Et je ne vous parle pas du mythe mai 68 qui exerce une chape de plomb sur une génération qui ne se reconnaît ni dans les anti-mai 68 ni dans les pro-mai 1968…ce mythe qui impose sa lecture des événements ne permet aucune remise en cause globale de tout ce qui a été fait durant ces quarante dernières années. Il faut en finir avec tous ces gens qui ont été maoïstes, puis social-démocrate avant de finir libéral (par exemple : Manuel Baroso) et qui se croient encore permis de donner des leçons…Ni Badiou, ni Finkielkraut !

        Enfin, pour qu’on ne me traite pas d’anti-vieux, j’ai conscience que l’amélioration du niveau de vie des retraités s’est fait avec un accroissement des inégalités, et qu’il faudra trouver une solution à cela car toute personne a le droit à un repos mérité dans le respect et la dignité. Mourir à 68 ans après 42 ans de travail pénible et 8 ans de maladie chronique, c’est malheureux.

  41. Ou comment rouler les élus européens dans la farine grecque , on vous débloque les derniers milliards , on vous tire un trait sur la moitié de vos dettes , et juste après………BEN ON VA REFLECHIR …..AAAAAAAHHHHHHH …………QUEL PIED DE NEZ….AUX ANTI DEMOCRATIE.
    BRAVO LES GRECS…………

  42. Enfin !!! Dirait-on, que tous les citoyens sensés européens en prennent de la graine et exigent que la même question soit posée par référendum à leurs gouvernants, nous dont le parlement même n’a pas l’honneur qu’on lui demande son avis ( à l’inverse des Allemands )
    Que les bourses s’embrasent quelle affaire pour le citoyen lambda ?

  43. Papandréou avait déjà évoqué à plusieurs reprises depuis quelques mois la possibilité de faire un référendum pour consulter le peuple grec sur cette crise. Référendum d’ailleurs réclamé par les manifestants.

    Maintenant si effectivement aujourd’hui la majorité des grecs semble opposée au plan il n’en demeure pas moins qu’une plus forte majorité encore d’entre eux souhaite rester dans l’euro. Et comme le rejet du plan signifierait ipso facto la sortie de l’euro rien n’est joué sur l’issue du scrutin.

    Sarkozy et Merkel souhaitent néanmoins déjà avancer sur ce plan ce qui est une bonne chose au cas ou le oui l’emporterait. En effet on a vu que le mise en oeuvre de ce genre de plan prend du temps. Mais il ne faut surtout pas donner l’impression d’ignorer ce vote des grecs car cela pourrait avoir l’effet inverse de celui recherché.

  44. Si j’étais grecque, je serais fière et baignée d’espoir tout en étant inquiète pour l’avenir, mais surtout, je sentirais une grande force m’envahir, celle qui manque aux français perdus, errant sans but, comme abandonnés par tous leurs dirigeants.
    Cette annonce suffira peut-être à elle seule à marquer l’histoire, la réalisation de ce referendum est-elle indispensable pour changer le cours des choses?
    D’ici janvier, il se passera encore nombre d’événements, certains insufflés par cette annonce et d’autres que nous aurons loisir de découvrir comme un roman, ou plutôt une émission de téléréalité géante où nous aurons tous notre rôle à jouer, grands acteurs ou simples figurants éclaboussés par les larmes et le sang qui résulteront de situations inévitablement difficiles.
    A mes yeux, une seule chose peut être salvatrice: la vraie solidarité.

    1. Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil,
      Chio, qu’ombrageaient les charmilles,
      Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
      Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
      Un choeur dansant de jeunes filles.

      Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
      Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
      Courbait sa tête humiliée ;
      Il avait pour asile, il avait pour appui
      Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
      Dans le grand ravage oubliée.

      Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
      Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
      Comme le ciel et comme l’onde,
      Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
      Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
      Pour relever ta tète blonde,

      Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
      Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
      En boucles sur ta blanche épaule
      Ces cheveux, qui du fer n’ont pas subi l’affront,
      Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
      Comme les feuilles sur le saule ?

      Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
      Est-ce d’avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
      Qui d’Iran borde le puits sombre ?
      Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
      Qu’un cheval au galop met, toujours en courant,
      Cent ans à sortir de son ombre ?

      Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
      Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
      Plus éclatant que les cymbales ?
      Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l’oiseau merveilleux ?
      – Ami, dit l’enfant grec, dit l’enfant aux yeux bleus,
      Je veux de la poudre et des balles.

      Victor Hugo, Les Orientales, 1829

  45. Je rappelle tout de même à l’aimable assemblée que le référendum de l’Islande n’empêchera pas le pays de payer une dette énorme sur des dizaines damnées.
    Saint fric, priez pour eux.

    1. Enorme put-être, mais moindre que ce qu’avait négocié ses gouvernants. Et le contrat de remboursement précise que les versements n’ont lieu que si l’économie islandaise est en croissance. Clause subtile qui aligne l’intérêt des créanciers et des débiteurs.

  46. Tempête en zone euro : l’Italie surendettée en première ligne.

    L’annonce surprise d’un référendum en Grèce, qui menace le plan de sauvetage européen, place de nouveau l’Italie surendettée en première ligne d’un risque de contagion de la crise de la dette et faisait plonger la Bourse de Milan.

    Moins d’une semaine après le satisfecit obtenu auprès de ses partenaires européens sur des promesses de réformes structurelles, l’Italie a connu une journée noire.

    Avec des valeurs bancaires en chute, la Bourse a plongé jusqu’à plus de 7 % à la mi-journée pour clôturer à – 6,80 %, sa pire chute depuis le début de la crise financière en octobre 2008. De leur côté, les taux d’intérêt ont atteint des sommets, nettement au-dessus de 6 %, seuil jugé dangereux par les experts.

    Le référendum en Grèce risque d’anéantir les effets de l’accord conclu jeudi dernier à Bruxelles, qui prévoit de porter la force de frappe du fonds de soutien européen de 440 milliards d’euros à 1.000 milliards environ pour éviter justement une contagion de la crise à la troisième économie de la zone euro.

    L’écart de taux (spread), qui mesure la prime de risque entre les taux italien et allemand a atteint un nouveau record à 455 points de base, soit son plus haut niveau jamais atteint depuis la création de la zone euro et une « hausse vertigineuse » de 55 points en une demi-journée, soulignait un analyste.

    « Les taux d’intérêt montent au ciel, les Bourses tombent en enfer », résumait le site d’information financière italien firstonline.info, qui qualifiait de « catastrophe » la décision du Premier ministre grec Georges Papandréou d’organiser un référendum.

    Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a dénoncé la décision grecque qui « pèse lourdement sur les échanges ». « Il s’agit d’un choix inattendu qui crée des incertitudes après le Conseil européen et à la veille de l’importante rencontre du G20 à Cannes », a-t-il souligné.

    Le Cavaliere, qui est rentré d’urgence de sa résidence milanaise à Rome, a tenté de rassurer les marchés. Les mesures annoncées à Bruxelles seront « présentées aux partenaires du G20 et les choix du gouvernement seront appliqués avec la détermination, la rigueur et la rapidité imposées par la situation », a-t-il promis.

    Son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini s’est entretenu avec son homologue grec Stavros Lambridinis qui lui a assuré que le référendum populaire « ne vise pas à remettre en cause le plan d’action défini à Bruxelles, mais à bénéficier du plein soutien de la population ».

    Selon des sources de marché, les pressions sur les marchés ont contraint la Banque centrale européenne à intervenir, en rachetant de la dette obligataire italienne, au jour d’entrée en fonctions de son nouveau directeur, l’Italien Mario Draghi.

    « La situation est extrêmement grave. Nous savons tous que si nos taux d’intérêt s’approchent de 7 %, le risque devient incontrôlable », a déclaré à la chaîne de télévision SkyTG24 Nicola Rossi, économiste et sénateur de l’opposition, estimant que « l’Italie est le maillon faible de la chaîne euro ».

    http://www.romandie.com/news/n/CRISETempete_en_zone_euro_l_Italie_surendettee_en_premiere_ligne011120111811.asp

    1. Excellent, si c’est un gros morceau et non plus la Grèce, ils devront finir par agir contre la finance, ils n’auront plus le choix !
      Et comme je dis toujours tout ce fric qui ne sert à rien, ils vont le recycler comment sans dette des états sans chercher à faire monter la monnaie
      pas si simple l’équilibre de ces équations, nous n’en sommes pas à savoir si nous pouvons ou pas acheter ce mois ci une nouvelle garde robe avec nos revenus, car la garde robe elle a aussi un prix qui varie en permanence, il faut courir après…
      Nous sommes nous européens, la plus grande économie mondiale et nous ne sommes pas encore submergés de crédits comme les américains, nous devons en finir avec la dictature de la finance.

  47. Excellent!
    Je viens d’entendre sur une radio: « Ce qui pourrait arriver de mieux au grecs c’est de ne plus être dirigé par des grecs. »
    Je propose que l’on soumette cette proposition à référendum aux grecs.
    L’idéal il est vrai serait qu’un tandem franco-allemand ( avec nos cousins germains tenant le guidon), gouverne tous les pays « pas sérieux » de l’UE.
    Personnellement je doute que l’on puisse faire le bonheur des gens malgré eux.

  48. Il est possible que GP joue sa survie politique, et celle des socialistes en passant.
    Continuer les plans d’austérités pour payer les banques franco-allemandes, faut-il le préciser, et qui ne résouds en rien du tout la crise grecque, ne peut conduire qu’au désastre.
    En tous les cas l’inique, c’est de détruire l’idéal de gauche, socialiste sur une juste répartition.
    Une juste répartition aussi dans le désastre…Que les riches payent la casse qu’ils ont provoquée, dés le début.
    Si GP perds son referendum, il se peut qu’il gagne politiquement, au contraire!
    Et de fait orienter la politique grecque vers le défaut « sec », à l’Argentine.
    Question: Quand les grecs sont au fond du trou, qu’est ce qu’ils ont à faire avec les allemands, les français et mister Mario Draghi de Goldman Sachs, à la BCE?
    Soit les socialistes continuent à se déshonnorer en perdant face une ultra droite encore pire.
    Soit ils arretent les frais: Non seulement on paie pas les 50% de la dette, mais pas les 100%!
    Que Markel et Sarkosy utilisent leurs contribuables pour boucher les trous de leurs banques (Ils appelent ça: Recapitaliser: On se moque du monde…)
    Ce qu’ils ont déja proposé de faire en rachetant les dettes grecques à 50% de leurs valeurs fantasmées, alors qu’elles ne valent plus un clou sur les fameux marchés!
    Qui paye? L’ahuri qui croit encore en l’Europe du Traité de Lisbonne, et du « marché libre et non faussé » et de la « libre circulation des capitaux » vers les places offshore, of course!

    1. Est-ce que la Grèce a un déficit primaire?

      Si oui, il faut bien emprunter quelque part.
      Dans ces conditions, un défaut total me parait suicidaire.

  49. Pouah, quelle horreur, demander au peuple (souverain) de choisir son destin, vous n’y pensez-pas ! les cris d’orfraies de l’oligarchie à l’annonce du referendum grec sont des masques qui tombent ….La finance hait la démocratie. Peuples, écrasés sous notre botte éclairée, souffrez, et sans gémir, s’il vous plaît. Tant qu’il reste encore quelques euros à vous voler…

    1. Non non, Laurence Parisot vient de dire sur le plateau du Grand Journal que c’est toujours légitime de consulter le peuple en démocratie, surtout sur des choses aussi graves (bel écho de Nicolas S)…mais elle ajoute que c’est pas loyal, parce que le vilain Papandréou, hé bien il a pas dit à Angela et Nicolas qu’il ferait ça ! Bouhou ! Vilain, méchant Georges !

      Et quand Apathie lui répond « mais il pouvait pas le dire, il le savait pas lui-même, la situation en Grèce est totalement instable », Laurence Parisot dit « ah oui, ça renvoie à une situation sur le plan intérieur, économique et sociale terrible »…

      Pour un peu, le Medef va verser une larme sur le sort des grecs !

      Allez, Laurence, pleure pas, dans un jeu sanglant comme celui auquel tu joues avec tes copains, tous les coups sont permis, tu devrais le savoir, ma cocotte !

    2. Peuples, écrasés sous notre botte éclairée, souffrez, et sans gémir, s’il vous plaît

      Oui mais c’est pour notre bien, tout comme lorsque la Sainte Inquisition torturait les hérétiques et les brûlait. Les inquisiteurs le faisaient en toute bonne conscience, et certains de leur bonne cause.

  50. cela fait près d’un an et demi que j’ai prédit et même souhaité d’en arriver là!
    Car toute faillite coûte moins que continuer à aggraver le déficit!
    Refinancer une dette c’est la grossir toujours et encore, c’est inévitable!
    On le sait pour les faillites personnelle et les faillites d’enttreprises, il en va de même pour les faillites publiques

    1. Exact ! Lorsqu’un débiteur rencontre des difficultés passagères (les banquiers disent qu’il est illiquide, il manque de cash) on doit alors lui prêter pour l’aider à passer ce mauvais pas; il remboursera plus tard.

      C’est l’inverse qui est vrai quand il est insolvable : lui prêter pour prolonger son agonie est néfaste pour tout le monde. Une banque qui prête à un client dont elle devrait connaître l’insolvabilité peut être accusée de « soutien abusif »; un tel soutien complique et amplifie les difficultés financières.

      Depuis 2 ans nos dirigeants ont obstinément voulu ignorer que la Grèce était insolvable et lui ont prêté à tort. Je ne pense pas qu’ils se soient fait beaucoup d’illusions mais ils se sont sans doute donné le temps à certains de se débarrasser de ces titres encombrants….

    2. Gagner du temps est utile… quand on fait quelque chose de constructif du temps perdu.
      Malheureusement, pour ce qu’on en a fait…

  51. A cette heure (19 h) ce sont plutôt les nouvelles de Grèce qui nous manquent. Il me paraît improbable que les dirigeants grecs aillent jusqu’au referendum. Apparemment, le gouvernement grec a craint un putsch. Il l’aura peut-être. Dans l’immédiat, on a plutôt l’impression que Papandreou devrait tomber.
    J’aimerais lire un exposé un peu clair (et pas rédigé par un banquier) sur ce qui se passerait si la Grèce sortait de l’euro. Ce qui se passerait pour le peuple grec, et pour les peuples européens. Les dirigeants, je m’en bats les couilles comme disent les beurettes de mon quartier.
    Ce soir, je biche devant la déconfiture de Sarkozy, même si cela ne veut rien dire.

    1. S’ils sortent de l’Euro ça fera des clients en moins pour déjà les vendeurs d’armes Français comme Allemand, mais pour le peuple il peut très bien vivre sans écran plat et sans tout le chichi de la mondialisation, comment a t il fait avant l’euro ?

    2. A mon avis – et ce n’est pas encore fait -, il y a plus de chance que ce soit l’Allemagne qui sorte de l’Euro, que la Grèce. Et c’est d’ailleurs la grande crainte de la France.

      1. Vous savez, l’Euroland, c’est comme une étape de montagne du Tour de France, le but c’est d’atteindre le sommet dans les limites horaires, sans exploser, à son rythme…

        En ce moment, on impose à des pays de suivre le peloton de tête qui va à une allure trop rapide (ou un euro trop cher, c’est selon). L’Allemagne impose son rythme tout en craignant une accélération brutale due à l’arrivée de la Chine, la France tient la roue en serrant les dents mais elle est dans un mauvais jour et la Grèce risque sa peau en voulant rester en tête.

        Si l’Allemagne quitte le peloton, imposer à la Grèce le rythme de la France, ce serait tout aussi cinglé…

    3. L’inconfort des dirigeants, la pétoche des marchés,
      et ces bourses qui dévissent et revissent et redévissent ; gare aux rotules !
      …. chaque pas – même mesuré et précautionneux – devient douloureux

  52. En tout cas, le coup de Papandréou a de premiers résultats : je viens d’entendre Nicolas le Petit dire tout son respect pour le peuple, auquel il est « toujours légitime de donner la parole », et aussi…

    tadam !

    N.S. annonce une rencontre d’urgence avant le G20 avec Angela pour reparler des conditions d’application des mesures… Tiens donc, on assouplirait, on ne sucerait plus le sang des grecs jusqu’à la moëlle, mais seulement jusqu’à l’os ?

    Et sur les plateaux TV (c’est l’heure des JT en Belgique), des experts économistes qui viennent dire à quel point c’est dangereux ce référendum, on risque un « non », il ne faut pas, c’est mal, on a un risque d’enchaînement, et la contagion à d’autres, etc.
    *mwahahahahahahahahahahahaaaaaaaaaaaa*

    PS : j’y crois pas ! Le crétin d’expert en économie de service sur le plateau en rajoute : « et c’est bien plus large, regardez le problème du vieillissement de la population, on en parle depuis le début des années 2000, on n’a rien fait, et maintenant il va falloir l’affronter dans des circonstances bien plus dures, et ce sera d’autant plus douloureux ». Non, mais ils osent tout, ces gens(*) ! Incroyable. Et on ne va même pas le lyncher quand il sortira des locaux de RTL-TVI…

    (*) en Belgique, l’âge légal de la pension est 65 ans (avec 45 ans de carrière professionnelle pour avoir une pension pleine, inutile de dire que c’est plus que rare), et ce dont il parle ce n’est pas de relever les cotisations sociales à un niveau correct en fonction de l’augmentation de la richesse produite, mais bien de reculer encore l’âge de départ en retraite…

    1. Arbeit macht frei, ce sont des dingues !!!
      arrêtons de produire en Asie pour enrichir ceux qui possèdent les entreprises en Asie et non pas les asiatiques et on verra si on ne possède pas les moyens ici de la retraite à 55 ans.

      Les seuls qu’on doit encourager à travailler plus ce sont tous les créateurs quel qu’ils soient tous les chercheurs, tous les artistes, mais certainement travailler plus pour consommer plus pour jeter plus pour polluer plus pour saccager plus

  53. ça me rappelle le temps (qui me semble lointain dorénavant) où en cours de géographie on nous vendait la construction européenne comme étant la seule tentative pacifique et non forcée d’unification de l’Europe…à l’époque, j’avais déjà quelques doutes me disant que cette union était avant tout l’oeuvre d’élites et que les peuples n’avaient pas vraiment eu leur mot à dire…mon malaise est bien plus grand avec ce qui arrive à la Grèce…

  54. J’espère que ni la BCE, ni l’Allemagne, ni un autre pays comme la chine ne viendra renflouer la Grèce, parce que sinon, Goldman Sach ne pourra pas se faire des milliards de bénéfice a distribuer entre quelques uns.

    Je parle bien sur de façon ironique, et je ne travail pas dans la finance.

    1. Je ne me fais aucun souci pour GS, quelque soit le scénario. Ces gens là sont tout sauf des imbéciles. Cyniques, oui, stupides, non. Ils tireront les marrons de n’importe quel feu.

    2. Travailler dans la finance, ça revient surtout à travailler dans l’hôtellerie ces derniers temps
      souhaitons qu’ils finissent tous comme pour le guide Michelin à refuser en signe de solidarité les 3 A

  55. Avec l’arsenal qu’ils ont il suffirait de faire une vente de charité. Il suffirait pourtant de quelques lois: loyers plafonnés indexés sur le coût de la vie tel qu’il était avant l’euro, salaires plafonnés itou.

  56. Dernière du blog d’Athens News :

    Another Pasok MP, Hara Kefalidou, has become the fourth government MP to publicly express her opposition to Papandreou’s referendum idea. In a letter to parliamentary speaker Filippos Petsalnikos, she echoed calls made earlier by her colleagues Vaso Papandreou and Eva Kaili for a « national salvation government », suggesting that this should include members from within and outside parliament. Kefalidou noted that the prime minister’s surprise announcement « has made me doubt what I considered a certainty until yesterday, that I am part of a team striving to save the country from bankruptcy ».

    Ca fait donc 4 parlementaires PASOK qui expriment leur opposition à l’idée d’un référendum et veulent un gouvernement de « sauvetage national ». Papandréou a une majorité théorique de 153 sur 300. Si ces 4 là font défaut vendredi, il est cuit, et le référendum aussi…

  57. L’annonce de ce référendum m’a surpris. Pourtant, j’ai toujours pensé que les situations où l’on attaque l’espérance des peuples finissent fatalement par atteindre ce stade ou la majorité en vient à penser (à tort ou à raison): « ça ne peut plus être pire ». C’est à partir de cette étape que les évènements ne sont plus contrôlables.
    Alors, il n’est pas absurde de penser que les grecs, dirigeants et peuple, considèrent en être arrivés là. Qu’ils en soient à se dire: « avec ou sans l’Europe, ça ne peut pas être pire ».

  58. Je ne suis ni banquier ni économiste . . .
    Euros ou pas Euros, si elle continue de se plier à la règle européenne qui lui interdit d’emprunter à sa banque centrale, alors rien de changé, les marchés (ne font pas la loi, ce sont nos gouvernants qui s’en sont chargé) continuent de spéculer.
    Mais si elle décide de changer la loi, c’est son rôle en tant que gouvernement, et de ne pas appliquer cette règle, alors tout est permis, Euros ou pas Euros.
    Révision des taux d’intérêt et rééchelonnement sous la menace de dénonciation de la dette.
    Dans ce dernier cas ce n’est pas la Grèce qui est en faillite mais les préteurs.

  59. Paris et Berlin restent « déterminés » après l’annonce du Premier ministre grec

    Déterminés à quoi ? Déterminés à offrir la Grèce en sacrifice aux marchés en espérant que cette offrande suffise pour qu’ils acceptent de détourner vers d’autres monnaies que l’euro leur redoutable vindicte !

    Les prochaines victimes propitiatoires de cette rage sacrificielle, les pays d’Europe du sud, ont tout intérêt à observer attentivement la cérémonie et à en tirer d’utiles enseignements sur les mesures d’austérité qui ne manqueront pas continuer à s’abattre sur leurs économies déjà bien mal en point.

    Et la France ? dans l’espoir sans doute vain de ne pas faire partie des victimes à sacrifier, Sarkozy tâche d’apparaître comme un des plus déterminés partisans de cette implacable culte de la rigueur, culte dont il n’a cependant pas encore osé prononcer le nom à la télé…

    Avec un tel président, déterminé à poursuivre sa gestion rigoureuse à suivre la règle d’or, oserions nous douter que nous soit épargnée la rigueur qui s’abat sur nos inconséquents voisins du sud ?

  60. Allez ! Papandréou, dis à tes voisins, tu sais, le couple Albert Dubout, que tu vas pas payer et puis retourne te coucher. Comme ça, c’est eux qui vont plus dormir !

    pas pu résister!

  61. C’est d’une hypocrisie totale, ceux qui considèrent que le référendum est dangereux, pourquoi ne plaident-ils pas pour l’Etat d’urgence ?

  62. En tout cas, c’est totalement un hasard. Est sorti aujourd’hui 44 ans après la date prévue l’album SMILE des Beach boys, le fameux album perdu.
    http://youtu.be/fvB0glRsolw

    Extraordinaire.

    A-t-on envie de « smile », je ne sais pas mais je ne cache pas mon bonheur d’écouter cet album dont on connaissait juste certains passages.

    1. 1/11/11 : ça ne peut PAS être un hasard ! Dommage quand même pour eux qu’après avoir attendu 44 ans pour ce coup médiatique, Georges Papandréou leur ait raflé la vedette sur le poteau.

  63. Lu sur le forum boursorama :
    Petit point CDS Banques US
    Auj. à 22:47

    BAC 350bp (+18),
    C 247bp (+19),
    GS 308bp (+27),
    JPM 143bp (+6),
    MS 383bp (+46),
    WFC 153bp (+10)

    S: Fabrizio Goria

  64. Marie France Garaud vient de dire chez Taddei, que c’était anormal que maintenant la démocratie c’était pour la la Lybie mais c’était interdit en France que nous vivions une dégradation du politique en Europe.

    1. Non ? Quelle perspicacité ! Avec juste 40 ans de retard… Les élections pour amuser la galerie et occuper le peuple, pendant que les choses sérieuses se passent ailleurs (au paradis bien sur).

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