L'actualité de la crise : LEUR LOGIQUE ET LA NÔTRE, par François Leclerc

Billet invité

Plus la dette nous submerge, moins l’on sait quoi faire d’elle ! Ce qui devrait inciter à se poser deux questions toutes simples et liées entre elles : pourquoi a-t-elle pris cette ampleur et comment peut-on s’en débarrasser, puisque l’on ne parvient pas à la rembourser ?

Une remarque préliminaire s’impose : dette publique et dette privée sont tellement enchevêtrées qu’elles devraient être prises en compte sans les distinguer. Montrer du doigt la première et escamoter la seconde, c’est désigner une victime sacrificielle, afin de présenter comme inévitable une rigueur budgétaire destinée à restreindre prioritairement les prestations de l’Etat providence et ses domaines d’intervention, ainsi que de pratiquer des réformes structurelles.

Mais si l’on considère la seule dette publique, d’où provient donc son déséquilibre budgétaire qui n’a fait que s’accentuer au fil des trente dernières années ? Une fois pris en compte l’impact important sur les dépenses que les plans de relance engagés depuis le début de la crise ont représentés, on peut estimer celui des mécanismes fiscaux très orientés qui ont été à l’origine de la baisse des recettes publiques. Doit également être ajoutée à la dette sa charge financière, qui croît au fil de son refinancement. Tout ceci soustrait, la vision que l’on peut avoir de la dette en sort changée. La présentation qui est aujourd’hui faite d’un Etat vivant au dessus de ses moyens est non seulement sommaire, elle est tendancieuse. D’où l’intérêt d’une analyse des causes de l’augmentation des déficits publics, afin de contester les fondements de remèdes présentés comme inévitables et d’en présenter d’autres.

Si le montant de la dette est connu, le coût de son remboursement ne l’est pas. Il ne se mesure pas uniquement en termes financiers mais aussi en coût social, une grandeur que l’on n’a pas l’habitude d’intégrer dans le calcul économique. Les plans de rigueur budgétaire qui se multiplient ont en commun de plonger progressivement dans la précarité des pans entiers de la société et d’accentuer sa polarisation. Ils induisent aussi un ralentissement de l’activité économique, qui diminue encore les recettes fiscales de l’Etat. Créant une spirale descendante qui annonce de longues années de récession et d’austérité.

Cette politique peut-elle aboutir ? Rien n’est moins sûr, si l’on considère la profondeur du trou qu’il faut combler et la nécessité de prêter assistance à des Etats qui ne peuvent plus rembourser leurs dettes, même en multipliant les mesures de rigueur budgétaire. Car leurs besoins financiers cumulés potentiels sont tels que l’Europe ne dispose pas des moyens d’assurer son propre sauvetage. Ce qui la conduit, comme on vient de le constater, à rechercher d’autres soutiens financiers.

Les mécanismes qui sont à l’étude ont un objectif en commun : soustraire des griffes du marché les Etats qui sont tombés dans le trou ainsi que ceux qui pourraient prochainement les y rejoindre. Leur accorder des taux préférentiels pour refinancer leur dette et étaler son remboursement afin d’éviter des défauts atteignant le système financier. Et ne pas renouveler de restructuration de dette. Sans en avoir les moyens, les Etats cherchent à jouer le rôle de prêteurs en dernier ressort, puisque celui-ci n’est plus dévolu que marginalement à leur banque centrale commune. Ne pouvant assumer leur propre risque, vu son ampleur, ils cherchent donc à le faire assumer par d’autres.

A ce sujet, José Manuel Barroso et Herman van Rompuy viennent de faire un appel du pied discret aux membres du G20 en leur adressant une lettre commune. « Nous allons mettre en oeuvre ces mesures de manière rigoureuse et en temps utile, et nous sommes certains qu’elles contribueront à une résolution rapide de la crise. Cependant, le fait que nous, Européens, remplissions notre rôle ne suffira pas à assurer une reprise mondiale et une croissance équilibrée. Il demeure nécessaire que l’ensemble des partenaires du G20 agissent de façon conjointe dans un esprit de responsabilité commune et en poursuivant un objectif commun ».

En effet, il s’agit de réunir quelque mille milliards d’euros pour abonder le principal fonds de sauvetage européen, si ce n’est plus, et les premiers contacts pris avec les dirigeants chinois montrent que cela ne va pas être une mince affaire. Tout le monde est donc sollicité pour mettre au pot, FMI compris, ce qui implique l’accord des Américains.

La vérité est triste à dire, et encore plus à admettre, mais la restructuration de la dette grecque, pour laquelle il a fallu s’y reprendre à deux fois, pourrait faire école. Le Portugal est un client sérieux pour en bénéficier et, l’élan pris, pourquoi s’arrêter là ? José Manuel Barroso vient de déclarer que la seconde décote grecque est « unique et exceptionnelle », mais Charles Dallara l’avait déjà affirmé lors de la négociation de la précédente ! Après tout, pourquoi certains pays bénéficieraient-ils d’une remise de peine et d’autres en seraient exclus ?

Il existe donc une autre logique que celle du refinancement hasardeux de la dette, qui a longtemps été niée avant d’être reconnue du bout des doigts. Certes, elle implique de reconstituer les fonds propres des banques au fur et à mesure qu’elle est engagée. Dans le cas de la nouvelle décote grecque, des fonds publics vont déjà devoir être mobilisés pour remettre à flot certaines banques, mais leur emploi va être limité car il pose immédiatement le délicat problème des conditions qui devraient les accompagner. Les banques ne veulent pas en entendre parler et les Etats ne peuvent plus en écarter le principe.

En poursuivant cette logique et en la généralisant, à quoi aboutirait-on ? A la création sur fonds publics de good banks récupérant les dépôts et les actifs sains des banques actuelles – qui deviendraient des bad banks – afin de laisser leurs actionnaires en tête à tête avec ce qui subsisterait de leurs actifs, dont les titres de la dette souveraine après décote. Ce serait la conséquence ultime d’une restructuration d’ensemble de la dette publique, en guise d’épilogue un juste transfert financier inverse…

L’argent reviendrait ainsi à l’endroit où il est nécessaire.

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282 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LEUR LOGIQUE ET LA NÔTRE, par François Leclerc »

  1. Pour essayer de comprendre le phénomène auquel on assiste, j’ai l’impression qu’il vaut mieux avoir une vision dynamique (comme la finance) plutôt que statique (comme la comptabilité), des choses…

    On n’est pas sorti de l’auberge!

    1. Bruno : pas trop compris ?

      Le déficit budgétaire, d’abord se dire que 3% du PIB, c’est quasi 4 fois plus en pourcentage par rapport au budget de la France, en d’autres termes lorsque l’on parle de budget équilibré, lorsque l’on sait qu’actuellement le déficit français représente pas loin du 1/3 du budget français, on peut se dire que revenir à l’équilibre ne sera pas commode … en tous cas tant que l’intérêt de la dette devra être payé, tout et autant que les taux n’augmentent pas …. sacré Triple A

      Ensuite globalement depuis les années 73 où la dette est devenue pour les gouvernant français comme un dogme, on peut dire que la France aura quasi payé l’équivalent du déficit cumulé actuel en intérêt de la dette…

      On pourrait aussi dire, je sais que M Jorion et Leclerc n’aiment pas, que le déficit de la France correspond bon an mal an à la croissance de la France, in fine, la croissance aurait été financée depuis près de 40 ans par le déficit ….ce que l’on retrouve lorsque les économistes du FMI et autres disent que les efforts de réduction des coûts budgétaires sont les ennemis de la croissance .

      Je pourrai encore donner qqes éléments de réponse à qu’est ce que le déficit, mais sans vouloir chercher à être tendancieux, selon ce que je viens d’écrire, où pour clore le sujet de la dette, il faudra où annuler la dette et l’intérêt de la dette, est ce que cet électro choc ne sera pas trop explosif !, ou il faudra conserver le montant de la dette sans la rembourser et sans l’augmenter mais en acceptant d’en payer l’intérêt, 3ème solution, ne plus payer d’intérêt mais rembourser la dette avec le montant économisé de l’intérêt de la dette…

      Toutes les autres solutions et en tous cas pour l’Europe sont illusoires, pour notre malheur, nos économies ne sont pas égalitaires et très sincèrement compte tenu de la compétitivité allemande, des efforts que font tous les autres pays de l’UE, et que ne fait toujours pas la France !, tout concoure pour l’explosion de la zone Euro à plus ou moins brève échéance, la crise de l’Euro n’étant que la traduction des déséquilibres économiques insupportables au sein de la Zone Euro.

      Reste un élément fondamental, au delà de la crise éventuelle du capitalisme et des excès de prélèvements fait par les plus riches, un budget ce sont des dépenses et des recettes, fondamentalement ce sont les recettes qui se sont écroulées, il me semble qu’il faut revenir à la notion de société, en d’autres termes nous avons tous des droits mais aussi des devoirs, le droit c’est ce qu’apporte l’état par les dépenses du budget, le devoir est que chacun doit contribuer selon ses moyens au dépenses et donc participer aux recettes…

      Par les règles fiscales, déductions, exonération, règime fiscal des Sociétés internationales, on est allé contre le devoir de contribution aux dépenses de l’état, la règle d’or doit s’articuler autour de la participation obligatoire de tous selon ses moyens aux dépenses, en d’autres termes il faut trouver une règle simple pour que tous ceux qui interviennent dans le calcul du PIB concoure à 100% de la dépense…

      Bref actuellement notre société évolue vers l’individualisme et le chacun pour soi, je dirai que la crise actuelle est la conséquence de l’absurdité de cette quête de l’individu, la société ne peut fonctionner que par le collectif, le respect du bien commun, ne prendre que ce qui l’arrange, c’est pour simplifier ce qui se passe actuellement, ne peut conduire qu’à la fin de la société…

      Belle parole sans doute, non, traduisons ce  » ce qui l’arrange » en  » ce qui arrange la société et le bien commun  » et aussitôt tout s’éclaire, toute décision contraire au bien commun n’est pas une solution, ce qui se décide au niveau européen est pour l’instant contraire au bien commun, qui est pour l’instant la vie de centaines de millions d’européens et non l’intérêt de quelques dizaines de banquiers…

      1. Votre réflexion me donne l’occasion de m’expliquer.

        3% de déficit autorisé par Maastricht, seul – vision comptable -, ne veut rien dire. Comparé – vision financière – au taux de croissance, cela signifie quelque chose: si la croissance est de 3% (je sais, actuellement, ce chiffre fait rêver…), cela indique que l’endettement global n’augmente pas en proportion du PIB.

        De plus un déficit peut ne pas être grave, tout de dépend de ce qu’il en a été fait. S’il a été utilisé à des investissements, où est le problème? Si c’est pour payer des salaires, il y a un problème (paiement à moyen ou long terme terme de charges courantes, dont il ne reste rien l’année suivante, sauf des dettes). Vision financière.

        Sinon, concernant cette loi de 73, je m’interroge moi aussi sur son degré de pertinence…

        Cela n’empêche pas qu’il s’agit d’un élément parmi d’autres: elle n’explique pas tous nos malheurs.

        Cordialement

      2. La flamboyante compétitivité de l’Allemagne repose également sur l’exploitation de marchés captifs, ceux du club de la zone euro. André GRJEBINE de l’IEP Paris citait sur Libé ce jour une étude du centre de recherche de l’UBS portant sur les conséquences pour l’Allemagne d’une sortie de la zone euro: une baisse du PIB de 20 à 25 % la première année soit entre 6000 et 8000 € par Allemand.

      3. J’oubliais: on peut être un « affreux » individualiste, et avoir le sens de l’intérêt commun… Collectiviser les responsabilités individuelles ne me paraît pas sain.

      4. @ Bruno :

        Si les déficits ont commencé en 73, sous Gisard, c’était lié au 1er choc pétrolier, une crise brutale et que bcp considéraient comme provisoire, de 73 nous reste le nucléaire, l’isolation des maisons, le tout électrique, les limitations de vitesse et … le slogan : En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées…

        C’est sous Mitterand que le ministre des finances de l’époque a demandé à ses experts un truc pour présenter aux français le déficit du budget, cette notion de 3% paraissait un langage sérieux et économique, de la même manière on a finit par vous faire accroire qu’il y a comme pour le cholestérol, un bon et un mauvais déficit, un déficit reste un déficit quoique l’on pense, par contre la bonne gestion est de dire lorsque l’on a un bonni on le met de côté pour les mauvaises années, seulement dans l’administration française, les excédents doivent être clos chaque année, c’est comme dans une entreprise…, ou une administration, il faut faire attendre le client et faire mine de travailler, c’est pour montrer qu’on est utile et indispensable, bref tout cela, 3%, 60% du pib pour les dettes, bon et mauvais investissements, c’est de la poudre aux yeux et apparemment cela marche puisque vous y croyez…

        Par contre, dans une entreprise cela peut se concevoir, en effet, provisions et amortissements donnent des marges de manoeuvre de trésorerie, par contre dans le public, le budget ne reflète que la gestion de la trésorerie de l’état, c’est totalement différent.

        Quant à la croissance, là aussi on peut jouer et les gouvernements ne s’en privent pas, que vaut au niveau du PIB, le changement d’une règle imposant par exemple de changer tous les compteurs électriques EDF, cela va créer 10.000 emplois dit-on, par contre plus de relevés de compteur et donc éco de personnel, cela apparaitra en croissance dans le PIB, bravo, oui sauf qu’à l’arrivée on aura tjs le même nombre de compteur électrique en France, en d’autres termes on n’aura pas augmenter la richesse du pays, mais le PIB l’aura été un petit peu…..

        L’augmentation du PIB doit refléter la croissance de la richesse d’un pays et ce me semble le compte n’y est pas depuis pas mal de temps ….

        Quant à l’Allemagne, je dirai seulement que la France est désormais le 3ème exportateur européen de produits agricoles, derrière les Pays Bas et l’Allemagne, je ne sais dans quel ordre, les éleveurs bretons de porc, les producteurs laitiers en savent quelques choses, depuis aout de cette année les voitures françaises ne représentent plus la majorité des voitures vendues en France, suffit de regarder les marques du groupe VW omniprésentent .

        Je déplore la situation actuelle, juste que désormais la main d’oeuvre française coûte plus cher que celle de l’Allemagne, que nous ne pouvons dévaluer pour rétablir la compétitivité de nos entreprises, bref que si tout reste en l’état nous continuerons chaque année à acheter de plus en plus allemand et Chinois, au delà de la crise actuelle financière se situe l’autre partie de l’enjeu actuel, même si une solution est trouvée, je crains que cela soit un marché de dupe pour nous, les allemands n’accepteront jamais de redonner leur excédent commercial pour absorber les pertes qui apparaitront sur la dette obligataire des autres pays liés à l’Euro..

        Quant à la Grèce, ce sont les banques grecques qui seront les plus touchées avec la BCE qui a mangé des obligations à 80% de leur valeur alors qu’elles n’en valent plus que 50%.

        C’est donc la grèce qui devra reprendre ses banques en quasi faillite, ce faisant l’argent qu’ils n’auront plus à rembourser sur leur dette, ils devront le mettre pour recapitaliser leurs banques, bref quoiqu’on dise la Grèce ce n’est pas terminé…

        A quand notre tour, c’est juste l’inconnu du moment…

      5. @Bourdon

        Merci pour votre argumentation.

        Au sujet du PIB, cela fait plus d’une fois que je dis qu’il y a valeur ajoutée et valeur ajoutée: est-il normale par exemple que la masse salariale des fonctionnaires en fasse partie, alors que – pour l’essentiel, le reste étant le déficit payé à crédit… -, elle a déjà été comptée (dans la somme des valeurs ajoutées), sous la forme des impôts et taxes payés pour la financer?

        Quant au déficit: évidemment qu’il est préférable dans l’absolue qu’il n’y en ait pas, mais je dis simplement que c’est comme le cholestérol: il y a un bon (acceptable: s’il aide à la création de vraie valeur ajoutée, sous forme d’investissement – ponts, routes … je ne parle pas de l’inflation de ronds-points dont l’utilité est bien souvent « discutable »! -, quand c’est de toute évidence de la responsabilité de l’Etat) déficit, et un mauvais déficit: celui qui sert à simplement payer les fins de mois difficiles…

        Certes, l’individualisme n’est pas un absolu: mais le collectivisme noyant les responsabilités individuelles des uns ou des autres dans la gestion du bien commun, ne devrait pas l’être non plus.

        Certes, la question existe quant à la répartition des richesses. Mais celle consistant à optimiser le cadre en vue d’aider à la CREATION de richesse (de la vraie valeur ajoutée), aussi. Jusqu’à nouvel ordre, l’Allemagne l’a compris. Et c’est de la pleine responsabilité de l’Etat.

      6. Exact: le choc pétrolier réponse à la guerre du Kippour (et les pertes immenses de territoire ) où même l’Arabie saoudite faisait partie de la coalition .

      7. J’oubliais: que l’Etat optimise « le terreau », dans lequel oeuvrent les entreprises, en vue d’une prospérité générale, me paraît une bonne chose. A condition qu’il n’y ait pas « trahison » du côté de ces dernières (caricature: 15% de rentabilité nette, transferts systèmatiques « aux îles Caïman », pots de vins aux politiques, économie parallèle…).

        Si ces méthodes se généralisent: pas de pitié.

        Comme vous voyez: la nuit porte conseil!

      8. Merci de lancer le sujet de ce fameux « 73 »…on lit tellement de choses…en même temps c’est une date tabou.
        Je suis citoyenne, ayant profité du système d’éducation, mais avec du recul, je me rends bien compte qu’aucune notion d’économie et donc de socio économie ne nous est inculquée. Et pourtant, je vis dans une société dessinée par l’économie !
        Alors, je me suis mise à en étudier les rouages de qui est abordé sur ce blog.
        Et voilà mes questions :
        En 73, il se dit sur le net, que nous « battions monnaie » et que Pompidou a décidé qu’il donnerait ce droit à des banquiers privés…et la dette commença.
        S’agit-il à cette époque d’un « complot » visant à mettre en place un système dirigé par les banquiers ? Si nous ne dépendions pas de banques privées aujourd’hui, que serait-il arrivé ? Aurions nous une dette ? Les mêmes problèmes ?
        Et si le problème vient en partie de ce qui serait une arnaque, ne suffirait-il pas de « nationnaliser les banques ? Cela laisserait un poignée d’hommes appauvris (les banquiers), mais les peuples plus libres ? Il faudrait que cela soit géré par des institutions honnêtes, mais ça, c’est une autre histoire…
        Donc la première solution est la bonne ? On annule les dettes et on repart sur un système plus equitable ?

      9. @VALEREI: il y a bien complot (affirmation gratuite moi aussi) et c’est la banque centrale qui crée la monnaie. Ce qui a été décidé en 73, c’est que l’Etat ne pourrait plus se fournir auprès de la banque centrale, c’est-à-dire perdrait son droit régalien de battre monnaie. Par conséquent, il doit depuis payer des intérêts aux banques privées pour se financer. Ces dernières par contre elles peuvent avoir l’argent « gratuitement » ou presque auprès de la banque centrale, c’est-à-dire qu’elles obtiennent l’argent contre du papier qui vaut en ce moment pas grand chose (des reconnaissances de dettes insolvables).

        Et oui, la seule solution à laquelle on arrivera tôt ou tard d’une manière ou d’une autre est le défaut des dettes. Tout le monde le sait, mais plus c’est tard et mieux c’est pour les créanciers (au risque de casser la machine).

      10. @ Bruno

        Au sujet du PIB, cela fait plus d’une fois que je dis qu’il y a valeur ajoutée et valeur ajoutée: est-il normale par exemple que la masse salariale des fonctionnaires en fasse partie, alors que – pour l’essentiel, le reste étant le déficit payé à crédit… -, elle a déjà été comptée (dans la somme des valeurs ajoutées), sous la forme des impôts et taxes payés pour la financer?

        La critique du PIB n’est pas récente et plus que jamais d’actualité. Mais, vouloir exclure certaines activités comme vous le faites est un choix hautement arbitraire, idéologique. Pour votre gouverne, la comptabilité nationale a été modifiée en 1976 pour adjoindre au PIB les services rendus par les administrations publiques. Auparavant, on les considérait arbitrairement comme improductives (sous entendu «parasitaires»). Si vous remontez dans l’histoire de la pensée économique, des économistes considéraient arbitrairement que tous les services étaient improductifs (parasitaires), que toute la richesse était issue de la production de marchandises produites en vue d’être vendues sur les marchés. Les physiocrates, eux, considéraient arbitrairement que la richesse était uniquement issue de la terre, toutes les autres activités étant considérées comme improductives (parasitaires). Les mots importants ci dessus : « arbitraire », « idéologique »

        la CREATION de richesse (de la vraie valeur ajoutée)

        C’est quoi la richesse ? la « vraie » valeur ajoutée ?

        Pour y répondre, je peux conseiller cette interview de Dominique Méda (et surtout les livres renseignés). Mais à vous lire, je doute que vous soyez ouvert à vous poser des questions sur le PIB, la richesse, la pauvreté…

        Pour ma part, je réfute la vision étroite, arbitraire des économistes, qui pour «sauver» leur «science» considèrent que la richesse n’a d’existence que pour autant qu’elle soit marchande, ou même «quantifiable». Arbitraire, arbitraire, est-ce que j’ai une tête d’arbitraire ? 😉

      11. Allons bon ! Après la banque Rotschild, v’là t’y pas la banque Lazard maint’nant… Faut vite prévenir Matthieu Pigasse, Blond Bear ! On comprend mieux pourquoi notre « banquier punk » de gauche a arrangé le rachat de Libé par Rotschild, huh ? Et pourquoi il aide Rue 89 et Mediapart, ou vient de noyauter le Monde avec Niel et Bergé ! Pour garder le secret de la banque Lazard au frais, bon sang mais c’est bien sûr ! Et pi sa danseuse, les Inrocks, ben c’est juste pour arranger la façade, Pardine ! L’inrock de la banque d’affaire ! Tu parles d’une affaire !
        MERCI ! BLOND BEAR ! Grâce à vous la vérité éclate au grand jour ! Halleluïa !

        Ah, au fait, y’a pas qu’les banquiers qui se sont enrichis depuis 1973…
        Patrimoine moyen d’un ménage français 1972 : 12 500 euros (76 000 Francs)…
        Patrimoine moyen des mêmes en 2011 : 350 000 euros soit 2,3 millions de FF (la moitié des ménages au-dessous du patrimoine médian de 100 000 euros, la moitié au-dessus, plus de 10 000 milliards au total).
        Dans,le même temps, la dette des APU est passée de quelques dizaines de milliards d’euros à 1600 milliards et de 25 % du pib à plus de 80 %…
        Cherchez l’erreur…

      12. @vigneron
        Ça c’est de l’argumentation en béton ! Au delà de l’ironie (un peu lourdingue), voyons donc vos contre-arguments.
        Je n’ai aucun goût pour les batailles de chiffres, mais d’après Jacques Marseille (« L’argent des Français : les chiffres et les mythes »), le patrimoine MOYEN est plutôt de 147 000€.
        Ce qui, compte tenu de l’inflation d’environ 536% depuis 1972 (12500€ de 1972 donnent 80000€ en 2011; chercher « calculateur d’inflation ») donne à peine un doublement MOYEN du patrimoine.
        Dans le même temps, le PIB, en euros constants, est passé de 250 milliards d’euros à 2000 milliards.
        N’étant pas un spécialiste (j’insiste !), je laisse à votre sagacité ironique les conclusions.
        De toute manière, le problème n’est pas le patrimoine des ménages. Fort heureusement, contrairement à leur état, les Français épargnent, eux. Ils savent bien qu’on ne peut dépenser plus que ce que l’on gagne.
        Mais l’état-cigale ayant chanté à crédit pendant les quarante dernières années, il va falloir faire passer les fourmis à la caisse.
        Tout rapport avec la frénésie de taxes actuelle n’est évidemment pas fortuite.

      13. Effectivement, Teddy Bear, les chiffres ne semblent pas être votre truc… En tout cas pour arriver à écrire ça :

        Dans le même temps, le PIB, en euros constants, est passé de 250 milliards d’euros à 2000 milliards.

        … là, chapeau ! Ces chiffres de Pib sont des chiffres en valeur nominale, des PIB en volume et non en valeur réelle corrigés de l’inflation entre 72 et 2010, en euros courants donc. De plus les 250 milliards d’euros de 72 ne correspondent à rien, le PIB était cette année là de 154 milliards d’euros, qui correspondraient en euros constant valeur 2010 à 913 milliards, avec votre calculteur d’inflation de decembre 72 à décembre 2010 pour une inflation totale sur la période de 497 %.
        Bref la croissance réelle a été de l’ordre de 120 % sur les 38 années.
        Sur le patrimoine moyen des ménages, désolé pour feu Marseille, mais il était de 76 000 francs soit 12 500 euros en 1972, soit un patrimoine total de 12 500 × 17 millions de ménages = 212 milliards d’euros valeur 1972„ soit en euros constants 2010, calculé avec votre calculateur d’inflation = 1257 milliards d’euros. Idem pour le patrimoine (brut) par ménage de 1972 en euros constants 2010 = 74 000 euros par ménages. Rappelons que les ménages de 1972 comptaient en moyenne 3 membres contre seulement 2,4 en 2010…
        Et donc fin 2010 le patrimoine brut de ces ménages français comptant en moyenne 2,4 membres et d’un nombre total de 27 millions est selon toutes les sources autorisées de près de 11 000 milliards d’euros, dont un tiers de valeurs financières et deux tiers de valeurs immobilières.
        11 000 milliards : 27 millions de ménages = 407 000 euros.
        Je résume :
        1972 : 74 000 euros par ménages en euros constants valeur 2010, soit moins de 25 000 euros par tête de pipe en bois.
        2010 : 407 000 euros par ménage, soit près de 170 000 euros par tête de pipe en écume de mer.
        C’est par un facteur 5,5 que la richesse patrimoniale moyenne nette de l’inflation des ménages a été multipliée en moins de quarante ans, à peine plus d’une génération… Et ne me parlez pas de l’endettement corrélé, vous enlevez tout au plus 10 % sur le brut et c’est marre… Et si cette multiplication digne des noces de Cana avait été équitablement, solidairement et très chrétiennement répartie, bon, allez, soit, mais bon….
        Et l’endettement de l’État pendant ce même temps ? 25 % du PIB en 1972, soit 38 milliards d’euros courants, 225 en euros constants 2010; contre 80 % du PIB en 2010, soit 1600 milliards. Plus de sept fois plus.
        Et Monsieur Nounours blond n’y voit nulle malice, juste un État taxateur, dépensier et inconséquent face à des ménages accablés d’impôts mais courageux et prévoyants…
        Je vous confirme qu’on va prochainement y plonger les pognes dans ces poches là, la crise dût-elle les amaigrir de moitié ou des trois-quarts, il en restera assez, dans les vôtres entre autres…

      14. Effectivement, Teddy Bear, les chiffres ne semblent pas être votre truc…

        J’ai mis Euros constants alors que j’aurais du mettre Euros courants. Mea culpa..
        Essayez ici: http://france-inflation.com/evolution_pib_france.php
        Le petit graphique appelé « évolution du PIB en Euros courants »…
        Avec les valeurs, les variations, et tout plein de chiffres comme vous les aimez…..

        11 000 milliards…27 millions de ménages…407 000 euros…74 000 euros …25 000 euros… etc…

        Bataille de chiffres. Au moins , je cite mes sources (Jacques Marseille + tableau ci-dessus). On peut discuter si vous voulez de la crédibilité des sources. Mais nous risquons l’argumentum ad auditores

        J’ai quand même une question: Quel est le but de comparer le déficit de l’état (indiscutable) et un enrichissement des ménages (dont je maintiens que l’ampleur exacte reste à discuter, sans parler de la répartition, de la distinction entre épargne mobilisable et patrimoine immobilier,etc…) ?
        Le fait que, selon vous, certains ménages puissent épargner est-il une excuse pour l’Etat pour s’endetter auprès de banques privées ?

    2. Je ne suis pas un spécialiste, mais j’aimerais défendre une vision « comptable » du budget:
      Le mot clé dans cette affaire est DEFICIT.
      * Quelque soit les éléments du calcul (amortissements, etc..), aucune entreprise ne peut garder durablement un budget déficitaire sans spolier ses actionnaires.
      * Aucun bateau mal calfaté ne peut naviguer longtemps s’il embarque plus d’eau qu’il n’en évacue.
      etc,etc….
      Pourquoi diable depuis 1973 l’état s’obstine t-il à présenter des budgets en déficit ?
      Bourdon parle du choc pétrolier, mais j’ai une autre explication, plus logique: c’est parce que, en 1973, le déficit de la France est devenu une source de PROFIT pour les banque PRIVEES.
      Or, bizarrement, la personne à l’origine de cette loi est un ancien fondé de pouvoir de la Banque Lazare.
      Comme on dit dans les romans policiers: vous avez le mobile et les moyens.
      Si vous cherchez un peu, vous verrez que nombre de politiques sont d’anciens employés des grandes banques. Rien qu’aujourd’hui,j’ai lu que le président du courtier MF global (en failitte) est un ancien gouverneur du New-Jersey et ancien dirigeant de Goldman-Sach.

      1. @ Ours Blond

        Pourquoi cette banque là ?
        Il y en a plein d’ autres.
        Paul a montré la collusion sur les bancs de l’ école liberale d’ une oligarchie fidèle à une fausse science économique inspirée par des théoriciens tels que Friedman et Von hayek.
        C’ est cette fausse science qu’ il faut déconstruire de façon ordonnée pour notre bien à tous.
        Les banquiers ont une grande responsabilité, tous. Mais comme indiqué plus haut, les ménages, nous, avons la notre.
        Que voulez vous dire ?

      2. Désolé, c’était une erreur de ma part. Pompidou était employé chez Rothschild, pas chez Lazard…
        Et je maintiens que, contrairement à leur état, les ménages Français épargnent.
        Le problème est, comme dans toute fraude pyramidale, que le moment pour l’état de payer la facture arrive, et que, vu que les poches des Français ne sont pas vides, cela risque de mal se passer.
        Personnellement, je ne sens absolument pas solidaire ou responsable de la situation actuelle; j’ai été chef d’entreprise, j’ai signé des chèques de salaires, payés mes impôts et taxes plein pot, et je n’ai jamais voté pour les marionnettes au pouvoir.

        1. C’est effectivement son nom, mais en arrivant à Bruxelles il a fait grâce de Durão aux journalistes ! Il y a depuis collectionné les surnoms. Au Portugal, c’était cherne (la perche, le poisson), pour son aptitude à ouvrir la bouche pour ne rien dire…

  2. Un monde infini qui a des ressources limité.

    Fascisme vs revolution, je choisi le deuxieme dans le calme et la responsabiliter.

    1. -r+é
      quitte à construire le monde de demain autant le faire en écrivant correctement. Navré c’est sur vous que ça tombe mais il y a des jours où ça me sort par les yeux….

      1. Navré, navrée, navrés, navrées, méfiance avec les limites de la supériorité par le langage, navré par le fascisme où par la révolution, that’s the question.
        Dialectique n’est pas raison.

    2. Le monde n’est pas infini, il est fini (sans jeu de mots).

      Le monde est fini, mais ses limites nous semble infini à notre échelle, or génération après génération on le grignote petit à petit. Il faut juste en prendre conscience, c’est peut être ce qui arrive….

      1. Personnifiez-vous dans le costume d’un opérateur de marché ( de votre choix ), un monde infini et le b.a.-ba .

  3. D’ou vient le déséquilibre budgétaire ?
    le pic pétrolier onshore.
    Le reste étant la conséquence : effet de ruissellement qui disparaît, mauvaise répartition des gains de productivité, plus de pouvoir au capital (puisque le travail perds de sa valeur face aux capital « robotique »).
    Les niches fiscales pour retrouver une pseudo croissance (a crédit) et donc l’explosion des dettes in fine, qui s’accélère depuis le pic pétrolier offshore conventionnel.
    Reste plus que le pic pétrolier non conventionnel pour que finalement « on » finisse par enfin comprendre ce qui se passe depuis plus de 30 ans ????

    1. le pic pétrolier onshore

      Eh oui bien sûr; quoique, y’a aussi l’hypothèse du pic épeiche, sans oublier la menace du pic à glace et moins encore le danger lancinant et ricanant du pic vert..

    2. Pétrole ?
      NON ! trop simple. Retournez la lorgnette : le champ de vision est vaste ; le pic pétrolier y est toujours avec bien d’autres causes. Zoomez sur Chicago , par exemple.

    3. Bonjour Yoananda,
      Certains aussi sur le blog du Monde oilman prétendent que la crise financière commencée en 2007 est uniquement due au prix élevé du pétrole et que tout ce « baratin » financier n’est qu’un enrobage. Je ne partage pas cette opinion. Comme le dit François, la dette s’explique aussi sans pétrole:

      – fonds dépensés par les états pour amortir la la chute de l’économie en 2008
      – charge financière du service de la dette en hausse
      – allégement fiscaux aux plus riches qui ont séchés les finances de l’Etat; en France ceci a commencé en 2002, et on parle de 70 milliards par an de dépense* fiscale supplémentaires depuis cette époque
      – une grosse partie de la dette est a mettre en relation avec les actifs de l’état; beaucoup d’investissement de l’Etat sont utiles.

      Que l’économie souffre avec une croissance en berne, cela a surement rapport avec le prix élevé du pétrole, mais la dette de l’état n’est pas une variable inversement proportionnelle à la santé de l’économie, enfin je pense.

      *je ne suis pas fiscaliste, mais certaines niches fiscales, par un petit tour de magie comptable, ne sont plus considérée comme des niches, mais passent dans la catégorie dépense fiscale

      1. Que l ‘ outil économique pete le premier parce qu’il est fragile et defectueux …bien sur ,mais faut il , pour autant accuser un fusible et le remplacer par un calibre superieur , qd il y a un court circuit ?

      2. Ben le principe des dettes c’est quand même aussi de penser que l’on va pouvoir les rembourser, et pour cela ça finit par reposer sur produits et services ayant besoin d’énergie …
        L’endettement actuel est le reflet du mythe de la croissance indéfinie, mythe qui s’arrête en grande partie aujourd’hui du fait du pic actuel de production de pétrole. Donc oui déplacer les dettes ne changera pas grand chose dans tous les cas.

      3. Je ne dis pas que la problématique énergétique n’existe pas; c’est je pense le plus grand défi à relever. Il nous faut impérativement décarboner et dénucléariser nos économies, passer au tout renouvelable et aux économies d’énergies. Mais le point sur lequel je souhaitais insister est que la cause première de l’augmentation de nos dettes publiques a tout à voir avec un changement des processus de redistribution/répartition des richesses. Le peakoil, c’est 2007, la croissance immodérée de la dette, les années 80.

      4. @Baric .
        Le P.O. ce n’est pas « 2007 » , c’est de 3 à 6% /an de baisse de production énergétique depuis 2007 …ce qui change tout .

      5. Kercoz,

        Le P.O. ce n’est pas « 2007″ , c’est de 3 à 6% /an de baisse de production énergétique depuis 2007

        Pourriez vous, s’il vous plait, donner un lien montrant la baisse de production de pétrole; cette baisse, si elle existe, est-elle liée à une baisse de la demande ou à une incapacité de produire plus?
        Par ailleurs, quand on parle de pic pétrolier, il convient de bien différencier pétrole conventionnel ou pas. Intégrez-vous ces différences? Vous parlez aussi de « production énergétique » ce qui est nettement différent de production de pétrole.

      6. @baric, en fait ne pas oublier que le pic US c’est 70/71, et avec Reagan après c’est justement là qu’à démarré la fuite en avant des dettes publiques aux US (qui étaient auparavant le premier producteur).
        Le problème étant qu’à ce que je sache, on n’a pas vraiment d’idée sur la manière dont un système financier (et social et politique) pourrait fonctionner dans un environnement en décroissance, c’est aussi ça la vraie question.
        Note : il ne s’agit pas non plus de tout ramener au pétrole, mais clairement beaucoup plus important, et le pic de sa production en particulier, que la place infime que cela occupe dans les médias par rapport à cette « crise ».
        De fait on est même plus capable d’appeler un chat un chat.

    4. @ yoananda 30 octobre 2011 à 22:54

      Reste plus que le pic pétrolier non conventionnel pour que finalement « on » finisse par enfin comprendre ce qui se passe depuis plus de 30 ans ????

      Bonjour et bravo !

      Vous avez tout compris. Là où les gens ne voient que par la consommation pour alimenter la croissance il faut au contraire s’engager dans une période de jeûne énergétique pour investir d’urgence dans des moyens nouveaux de production d’énergies nouvelles. Si toutefois ça n’est pas un peu tard.

      Mais il vaut mieux tard que jamais, ne serait-ce que pour vivre le crash dans la dignité.

      1. tout à fait jducac

        salauds de pauvres, arrêtez de consommer du pétrole pour que la jet-set continue à cramer le kérosène dans ses jets privés par exemple

        je suis pour la décroissance dans l ‘ EGALITE ; la décroissance version féodalité, ça sera sans moi.

        que les possédants et leurs larbins de journaleus, politicards et économistes commencent par réduire considérablement leur consommation énergétique ; que les larbins de politicards ne m’obligent pas à choisir entre bosser à 1 heure de route ou le chomage

        bref que les possédants et leurs larbins montrent l’exemple :après on en rediscute.

    5. Pour les causes de la crise depuis 40 ans, je vois aussi, de mon côté:
      1) Prix du pétrole
      2) Fin des colonies et de leur exploitation à cout zéro.
      –> Maintenant on exploite encore mais on doit quand même payer un peu.
      –> On doit gérer la surpopulation que nous avons crée dans nos anciennes colonies.
      –> Coût des réfugiés, de l’immigration.
      –> Dépenses militaires…
      3) Changement radical de mentalité dans nos jeunes populations (comparer les conditions de travail d’un jeune diplômé d’aujourd’hui et celles de son grand-père).
      –> Ils veulent tout, tout de suite et sans rien faire (ou presque).
      4) Effondrement du mythe communiste et du formidable contrepoids qu’il imposait à nos dirigeants.
      –> Les Bleus ont gagné, les Rouges n’ont plus qu’à s’aligner.
      –> Les Rouges de nos contrées occidentales se sont lentement laissés aller à une décoloration massive virant vers le rose, le violet puis finalement le bleu encore plus bleu que les vrais Bleus.
      5) Enfin, et c’est peut-être la clé de tout: la fin des idéaux. Sentiment généralisé de lassitude parmi la population (« On n’y croit plus… »), hommes et femmes politiques de plus en plus impuissants et décrédibilisés. On sait tous que ça ne va comme cela devrait mais on fait avec, on en a marre. On suit le mouvement mais on n’agit plus. Quelques idéalistes gauches-caviar tentent encore quelques coups d’éclat (les fameux Indignés…) mais, comme je l’ai déjà dit, les assiettes sont toujours pleines, le GSM et Internet fonctionnent encore et la nouvelle TV à écran ultra-plat permet tous les soirs de mettre ses capacités cognitives en mode stand-by. En attendant qu’un jour, peut-être, quelqu’un ferme le robinet et pousse les gens à se réveiller…

      1. à Ludowan,

        Si je comprends bien, ce que vous voulez dire c’est que l’humain commence à se fatiguer de la marchandise au moment ou la valeur d’échange dirige l’usage, ou pour le dire autrement quand le prix – à payer – ne correspond plus qu’à des usages et des plaisirs falsifiés.

      2. a nouvelle TV à écran ultra-plat permet tous les soirs de mettre ses capacités cognitives en mode stand-by.

        Félicitations, inspecteur Ludo. Voilà peut-être la seule de « vos » hypothèses desquelles il semblerait que vous nous prouviez superbement la pertinence; preuve par l’exemple seulement certes, mais un exemple qui pèse lourd, lourd du poids de la foultitude d’autres qu’il synthétise et illustre : le vôtre.

      3. Ludowan,
        Vous écrivez:

        –> On doit gérer la surpopulation que nous avons crée dans nos anciennes colonies.
        –> Coût des réfugiés, de l’immigration.

        Pas d’accord. Vous passez sous silence le bénéfice que nos entreprises font d’une main d’œuvre bon marché et quasiment corvéable à merci. Sur les chantiers de construction par exemple…
        Quant à une gestion de la surpopulation, mais à quels coûts vous référez-vous?
        Ce serait plutôt le contraire, savez-vous comment se fait l’extraction de l’uranium par Areva au Niger? C’est absolument honteux. On assassine des hommes.

      4. @Ludowan

        C’est surtout la fin de la reconstruction européenne qui permettait aux capitaux de s’épanouir.
        C’est à dire que les moyens de production ont égalé ou dépassé les besoins et nous ont fait
        entrer dans une économie où c’est l’offre qui fait la demande (société de consommation et théorie Ricardienne)

        Et là !!!! aie !! aie !!! bonne mère…. tous les bienfaits de la réalité capitaliste…

  4. La finance c’est juste une comptabilité dont la balance n’est jamais équilibrée. Quand on fait une erreur comptable on la corrige, Dans la finance, on change les règles comptables…

  5. Pour la socialisation du secteur bancaire !

    Un signe de plus que la pensée unique est morte, (et que Taddéi en profite comme un petit fou), Frédéric n’a pas refusé pour une fois une invitation à venir débattre sur une chaine de télévision grand public. Ses propos anticapitalistes qui auraient été inaudibles il y peu, semblent aujourd’hui, la pédagogie de la crise aidant, la pure expression dui bon sens. Sur la défensive, l’économiste othodoxe Catherine Lubochinsky avale des couleuvres : décidément, il devient de plus en plus difficile de vouloir confier le secteur bancaire à des intérets privés. Alain Madelin, lui, persiste mais les évidences sont contre lui. Le charme de l’idéologie néolibérale est rompu et elle apparait pour ce qu’elle est : un dogme déconnecté des réalités. Emmanuel Todd, qui traine dans les parages, ne peut s’empêcher de saisir l’occasion pour se payer la tête de notre ancien ministre.

    voir la video : http://tinyurl.com/5scgjjs

    1. Merci pour ce lien.
      Le Frédéric dont vous parlez, c’est Frédéric Lordon, ici tout particulièrement impressionnant de clarté. En effet, tous sont contraints de s’inscrire dans sa conceptualisation très convaincante.

    2. OUAIP!!! Frédéric (Lordon) il déchire un max!!!

      Mais pourquoi, que la socialisation du secteur bancaire? soyons fou!!!!
      Exigeons la sociabilisation de l’économie!!!

  6. 7 milliards d’humains sur la planète avec des ressources limitées, de quoi produire une crise déjà avant tout autre problème de dette non ?

    1. Bonjour,

      d’qprès la FAO (organisme de l’ONU), les ressources de la terre permettraient de nourrir 12 milliards d’humains.

      Ecoutez cette émission de radio avec Jean Ziegler :

      (Il est le rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation (des populations) du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies de 2000 à mars 2008. Depuis 2009, il est vice-président du Comité des droits de l’Homme des Nations unies.)

      http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2282

      Cordialement

      1. « d’qprès la FAO (organisme de l’ONU), les ressources de la terre permettraient de nourrir 12 milliards d’humains »

        Ouais, mais si c’est dans les mêmes conditions que les poules dans les pondoirs industriels, ça fait pas trop envie quand-même !

      2. Et avec 12 milliards de criquets humains, y a-t-il encore de la place pour les hippopotames, lions, elephants, les batraciens, les forets tropicales et la biodiversite?

        Reponse : NON!

    2. propagande des élites qui ne veulent pas partager : Malthusianisme, néo-malthusianisme, ……..
      je vous conseille un article d’un géographe P. Pelletier dans la revue anarchiste Réfraction n° 26

      Malthus , déjà au XIX ème siècle; disait la même chose; en tordant la réalité pour qu’elle rentre dans sa « théorie » ( le fait qu’il était aussi député réactionnaire n’est que pur hasard …………. )

      1. Et la Sixieme Grande Extinction de Masse, celle causee par l’homme, vous en faites quoi?
        Les ecosystemes, quantite negligeable?

  7. tout cela devient bien monotone!
    Le problème est mondial, car lié à la monnaie telle qu’elle est.
    Non, trois fois non, sans restructurations ou même abandon des dettes (et donc d’autant de créances), la dette ne peut que croître, soit privée, soit publique soit les deux à la fois!
    Et sans réforme en faveur d’un SMT, cela continuera selon les même mécanisme aussitôt et sans répit, notamment en ce qui concerne les crises sociales

    1. Geachtete herr Finck
      Je comprend votre frustration, et je pense que l’instauration d’une monnaie non-thesaurisable serait chose bonne. Mais il faudra prendre votre mal en patience, car le systeme est sourd, la crevure ne veut pas crever, et l’humanite devra boire le calice jusqu’a la lie. Il faudra malheureusement que tout s’effondre, avant que d’autres modes d’organisation des societes ne voient le jour.

      C’est de l’apocalypse, malheureusement, que naitra la prise de conscience globale. Et sinon? Eh bien, l’humanite, en causant la destruction totale de son biotope, disparaitra.

      D’ailleurs, ἀποκάλυψις signifie revelation…

      1. Et qu’en penserait de tout cela l’ISDA, l’organe qui gère (de manière obscure) les CDS et décide si une décote acceptée « volontairement » par les banques est un défaut de paiement ou non ??…
        Ils n’ont rien dit sur la Grèce, petite mise finalement. Mais quid si on leur fait le coup à chaque fois et sur des montants autrement conséquents ??? Ils laissent passer, où ils montrent les dents ??

  8. Le raisonnement de François Leclerc suppose une « logique vertueuse » qui aurait finalement gagnée certains « décideurs ». Il y a beaucoup de « si » dans une démarche qui conduirait le système à sortir de l’ornière. En fait il y en a tellement, qu’en essayant de la concevoir, on en arrive à imaginer un monde à la « Alice aux pays des merveilles »…. qui fait sans doute encore rêver ceux qui ont la « foi du charbonnier » mais qui reste peu réaliste. Un monde, qui, si on ose ouvrir les yeux, a adopté la logique mortifère d’une grosse boule d’acier irrésistible.
    Vous avez vu Alice ?
    Moi j’avais cru distinguer Dracula et le Dr Jekill….

      1. Et s’il s’agissait pour la classe dominante de jouer et la crise et l’hypocrisie, d’assumer les deux mouvements du scénario, de mettre les Etats à la botte tout en permettant de faire croire qu’ils sont toujours debout et que la légitimité symbolique de la domination capitaliste en demeure assurée. Par une application mesurée de votre second scénario, un bon équilibre ne pourrait-il être trouvé ?

        J’entendais, cet après-midi, sur France culture que le volume annuel de transaction du shadow banking est de 16 000 Milliards de dollars : soit, un ordre de grandeur de ¼ du PIB mondial.

        Cette confortable « masse de manœuvre virtuelle » me renforce dans l’idée que, peut-être , le capitalisme a les moyens de se – séparer en bon ordre – de la « finance glamour » et de se centrer sur un « capitalisme de propriétaire ». Même en période de décroissance, il doit y avoir moyen de prélever des intérêts, des fermages (ce que l’on voudra , pour ne pas devoir travailler soi-même, là, très haut, ils ne sont pas très nombreux à nourrir ). Bien entendu, ce mécanisme « d’automutilation » n’est pas planifié à un niveau supérieur, il est seulement organisé « sur le tas », pas seulement parce que le vent casse la branche morte, mais parce qu’à chaque fois qu’une branche apparaît condamnée de par sa position dans l’ensemble, le système cherche à s’en séparer tout naturellement en l’isolant. À terme, Il ne restera que quelques banques financières et des propriétaires de titres de propriété sur des terres … des usines, des ressources minières, des brevets ; les plus malins ayant converti, à temps, leur reconnaissance de dettes en bel et bon argent, le temps d’arrondir leur pelote de titres de propriété.

        Si ce scénario se réalisait, il demanderait à être conforté par une formidable mise en spectacle ; le capitalisme n’ayant plus d’ennemi, l’intrigue demanderait que la déviance capitaliste assume elle-même le rôle de l’hypocrisis « voyez comme nous luttons contre la part déviante de nous-mêmes ». Avec déjà trente ans de new-âge derrière nous, nous allons nous faire masser de convivialité et de proximité RSA retrouvée. Sérieusement, la capacité des Soviétiques à encaisser la fin de l’URSS et à supporter la misère fut pour moi, lecteur de Zinoviev – éclairante, je ne vois pas comment nous ferions mieux, vraiment; si je suis aveugle ou un peu borné tant mieux !

        Par contre, si dans quelques mois, l’effondrement tire en longueur et s’annonce pour dix ans, alors je pense qu’il faudra agir sur l’organisation légale du travail et l’organisation des réseaux économiques déviants pour tenter de casser leur symbiose en tant que lignes complémentaires de commandement et de protection des citoyens .

      2. à Jean-luce,

        Ton hypothèse est séduisante.

        D’ailleurs qui mieux que celui qui nous a vendu une machine dont il a calculé lui-même la nécessaire obsolescence, peut nous en revendre une autre, bien évidemment plus révolutionnaire ?

      3. Précisément non, l’obsolescence globale du système capitaliste n’est pas calculée, il n’y a que des ajustements locaux sans vue d’ensemble, Marlowe.

        C’est comme la chute des feuilles en automne, chaque feuille se prépare à tomber par une scissure à la base du pétiole. Avec la diminution de la photosynthèse, il y a davantage d’éthylène dans les feuilles, ce qui fait grossir les cellules des feuilles. Ce gonflement des cellules bloque les canaux par laquelle la sève circule ; s’en suit toute une chaine de réaction physicochimique complexe qui fragilisent la structure mécanique du tissu cellulaire et précisément davantage à la base du pétiole par l’effet du point d’application des forces. Cette première fragilisation mécanique renforce l’impact des réactions enzymatique sur la zone fragilisée ; comme il y déjà mois de sève dans l’arbre ce qui reste dans la feuille y est aspirée. Un petit coup de vent et la feuille tombe. L’arbre ne calcule nulle part son hivernage par la mise en place des scissures de déhiscence.

        De même pour le capitalisme ; nul ne dit quelque part « préparons-nous à leur refourguer une nouvelle bécane » lorsque la nôtre aura a un pneu crevé ! Par contre, de l’autre côté; les nomenclatures sociales libérales constatent le pneu crevé, « en voici un de rechange messieurs », et s’il vous plait, veuillez passer davantage dans notre garage nous vous ferons des prix de clients fidèles.

        Tu écrivais ailleurs « Certains masques ne tomberont jamais tout simplement parce que ces masques sont des personnages créés de toute pièce, des rôles » ; c’est précisément le sens de la phrase de Godard « aujourd’hui les salauds sont sincères », Le spectacle classique était à taille humaine, il montrait l’acteur sous le masque, le jeu de la personae- le nom même du masque- y était apparent , la division entre l’action de la pièce la crisis et – l’hypocrisis – la pièce qui se joue sous la pièce est claire et perçue par tous. Depuis, la symbiose des mises en scène Hollywoodiennes diffuse de l’american way of life et des mises en scène centralisée nazies, bolchéviques , maoistes, nous a fait perdre le sens de la mesure dans la nécessaire part de triche que constitue la vie sociale (idéalement limitée à un sixième- l’onaa ( Atlan).

        Selon J-LGodard, Michelet racontait que les membres du comité de salut public, après avoir décidé des têtes à couper, sombraient, à chaque fois, dans un horrible désespoir, se jetaient dans les bras l’un de l’autre en pleurant horriblement ; ce temps est fini, nous sommes entiers et décidés, cette fois.

      4. @Jean luce morlie.
        //// comme il y déjà mois de sève dans l’arbre ce qui reste dans la feuille y est aspirée. Un petit coup de vent et la feuille tombe. ////
        Superbe démo ….les feuilles ne tombent pas c’est l’arbre qui les larguent (Comme les radicelles d’ailleurs ). C’est pourquoi , qd on voit un arbre au loin qui a une seule branche feuillue , on peut affirmer qu’ellea été brisée l’été …..C’est pourquoi aussi je dis ds les jardins de BRF (ou je me permettrai de recopier votre texte) qu’il faut broyer les feuilles l’été car les nutriments y sont encore et qu’on perd les brindilles terminales a vouloir les éliminer .
        Pour l’ obsolescence non pas du capitalisme , mais de la civilisation , je pense qu’elle est déterminée par le fait d ‘annuler le facteur temps ds les communications ….L’ Ubiquité ne figure pas en option dans nos systèmes !
        Pour le cas d’un effondrement lent …tout a fait d’accord …effet de collage sur le modèle ancien et du kaki partout.

      5. à Jean-Luce,

        Oui, c’est simple.

        Qui pour le faire ?

        Par ailleurs, le capitalisme n’est pas une machine, mais un ensemble de machines médiatisé par des images.

      6. En réponse à F L.
        C’est vrai. Mais, pour ma part, je conçois l’Alternative comme quelque chose de plus radical et non des rustines. Mais je ne crois pas non plus que vous cherchiez à mettre des emplatres sur des jambes de bois. J’apprécie beaucoup tout ce que vous écrivez même si l’on finit toujours par se trouver des désaccords….

      1. Dans une lettre de Guy Debord à Jaime Semprun, datée du 4 mai 1986, à propos des sept péchés capitaux :

         » l’avarice n’a plus aucune base, puisque la propriété tend à se consacrer dans l’Etat, qui dilapide par principe. La véritable propriété individuelle, accessible à si peu de gens, est fort rongée par le contrôle tatillon et le droit d’intervention de mille autorités collectives ou corporatistes. Le salarié ne peut même plus thésauriser un peu de pauvre monnaie, à valeur toujours changeante, fictive, fluide comme l’eau. Cette monnaie même s’éloigne dans une abstraction toujours plus reculée, simple monétique, jeu de comptabilités qui se feront sans lui. Et s’il pense accumuler quelques objets plus précieux que ce qu’offre quotidienneemnt le marché, le voleur les emporte. »

        Commentaires fermés.

  9. « En effet, il s’agit de réunir quelque mille milliards d’euros pour abonder le principal fonds de sauvetage européen »
    Mais enfin, l’info à ce propos n’est vraiment pas claire : s’agit-il d’un fonds de dépôt ou d’un fond de garanti ?
    Jusqu’à présent ont parlait du « mécanisme de stabilisation financière européen » qui disposait d’un fond de GARANTI permettant de lever quelques 400 milliards.

    Un article faisant le point la-dessus serait le bienvenu… parce que là on ne sait plus de quoi on parle…

      1. non, sans blague, quelques explications seraient bienvenues, parce qu’entre poser sur la table 1000 milliards et se porter caution d’un emprunt de mille milliards, c’est pas pareil. Et à quelques mois des élections, ça n’a pas la même portée politique…
        en tout cas, je réitère ma demande, un billet explicatif serait judicieux 🙂

  10. Y a-t-il une fin à une agonie ?
    La période conduit inéluctablement à la radicalisation des alternatives, rester dans le cadre du capitalisme ou sortir de ce cadre. Il apparaît de plus en plus évident qu’il n’y a pas de solution intermédiaire.
    Nous avons évité d’extrême justesse, le collapsus total du système financier international, aux conséquences effrayantes. Nous avons constaté l’incapacité des Etats à mettre en place la plus modeste décision de nature à limiter même de façon mineure le pouvoir absolu de la finance pour éviter la prochaine catastrophe.
    Face à ces constats, il faut la foi du charbonnier pour croire encore, à ce stade de dégénérescence du capitalisme totalitaire, qu’il existe une place pour un Etat en charge du « bien commun ».
    Nous subissons plutôt un pouvoir absolu des « banquiers » formant avec le personnel politique à son service une ploutocratie, une oligarchie.
    Aussi, imaginer qu’un de ces Etats national ruine une méga banque internationale est une pure chimère.
    La puissance de nuisance de cette oligarchie est établie. Aucun parti institutionnel candidat au pouvoir en Europe ne propose de sortir du cadre de ce système. L’effort qu’il s’agira de mettre en œuvre pour la contraindre ne pourra que s’appuyer sur une mobilisation populaire de grande ampleur, entraînant dans sa construction les meilleurs pans et la majorité de la société, détruisant les formes de consentement au système, déjouant tous ses pièges. Parler de cette construction c’est devoir parler des formes d’organisations, comités coordonnés, mouvement, réseau, c’est finalement une forme « parti » qui surgit …
    Cela ne dit encore rien du degré de violence que cette oligarchie peut opposer à la remise en cause de ces privilèges. L’histoire nous l’a assez montré.
    On peut tourner autour du pot, faire preuve d’imagination créative conceptuelle, mais on nomme ce type d’insurrection contre un désordre établi une révolution.
    Car quand on ne peut pas re-financer la dette des capitalistes, il ne reste plus qu’à l’annuler, et en gérer les conséquences, elles sont bien sûr antinomiques au capitalisme. Donc « dégager » les capitalistes » !
    La dette accumulée est trop importante pour être résorbée dans le cadre de leur économie réelle, encore moins avec leur « croissance » forcément en panne, le capitalisme n’ «enrichit» pas miraculeusement éternellement !
    Le moment est venu de constater que le système capitaliste tout entier est sans doute arrivé au bout de sa logique, avec des banques sans capitaux, sans réserves, de la monnaie imaginaire, sans valeur, des prêts sans garanties, des investissements sans épargne, des emprunteurs insolvables, conséquence de l’aboutissement d’un siècle de financiarisation inflationniste du système économique tout entier pour le plus grand profit exclusif de quelques banquiers fortunés, avec le soutien indéfectible de toute la « social »- démocratie » internationale et de ses fidèles alliés.

    Sortir du cadre mis en place par les capitalistes avec les social-démocraties et de leurs alliés !
    Rien n’est possible sans s’attaquer aux contraintes structurelles qui forment le cadre de ce capitalisme là, cette forme finale de dégénérescence du capitalisme dans sa phase historique de néo-libéralisme intégriste. Le véritable clivage entre la droite et la gauche se mesure à cette volonté claire de sortir de ce « cadre », ce cadre possède trois côtés, ce sont ses axes fondamentaux qui conditionnent son fonctionnement. Ils « font système », aucun ne doit échapper à une remise en cause radicale. L’objectif vital de la vraie gauche est de briser ce cadre :

    – Le régime dérégulée du commerce international tel qu’il est conduit par le TCE, l’OMC, le FMI, la banque mondiale et toutes les institutions supra-nationales dédiées à cet usage : Permettre la liberté des échanges inégaux, la liberté totale d’investissement direct, la liberté de circulation des capitaux, le pillage des ressources naturelles et les délocalisations.
    – La dérégulation financière, le pouvoir absolu des institutions financières supra-nationales pour gérer l’économie et le pouvoir absolu de l’actionnariat dans la gestion des entreprises qui aboutissent à une concentration indécente du capital au détriment des revenus du travail. Ces conditions sont indispensables pour retrouver un état de souveraineté économique, base de tout réel changement durable.
    – Le modèle politique qui a permis et organisé la domination absolue des politiques économiques nationales, à la merci des « investisseurs », des agences de notation et des « marché » financiers à grand coup de « règles d’or » au service de la « ploutocratie ». Ces conditions sont indispensables pour retrouver avec d’autres peuples un état de souveraineté économique et politique.
    Nous pouvons appeler et résumer cette politique avec Lordon : Démondialisation, c’est ce concept qui met en mouvement les peuples du monde entier, indignés ou révoltés.
    L’accord implicite et inavouable de la « fausse gauche » social-démocrate, c’est de rester dans ce cadre avec des courants centristes aussi bien à l’intérieur des « PS » Européens qu’à l’extérieur.
    Fort de ce positionnement de gestion raisonnable de la crise, il leur suffira de proposer des accords électoraux, débouchant sur des postes et des financements politiques pour convaincre ceux qui sont avec eux dans le « cadre » et aussi ceux qui sont au bord du cadre d’y rentrer avec eux pour un « gouvernement d’union quelque chose », pour sauver la nation, la France, l’Euro, l’Europe, et le capitalisme.

    Nos propositions, nos tâches, que faire ?
    Quelques mots, simplement car un autre texte serait nécessaire
    La réalité de la crise systémique du capitalisme impose des mesures adaptées.
    – Pour commencer, saisir les banques en état de faillite virtuelle, sans indemnités ni rachat en auditant leurs dettes. Faire rembourser leur passif en remontant les transferts d’argent illégitimes et abusifs jusque dans le patrimoine des actionnaires.
    – Contrôler le « crédit en mettant en place un système bancaire décentralisé, un crédit socialisé, largement autonome, vraiment mutualisé, établi comme un bien commun au service des entités publics ou privés sous contrôle populaire s’appuyant sur des spécialistes de la banque.
    – Imposer aux sociétés demandant un accès aux financements publics une transformation radicale du rapport salarial aux profits des salariés, une gestion des entreprises conçues comme des collectifs de production démocratiques remettant en cause, avec les salariés et les consommateurs la direction de type féodale des entreprises par les représentants des actionnaires-rentiers. C’est ainsi que la production des biens et des services s’effectuera au bénéfice des populations, en respectant les contraintes environnementales en posant le problème du contenu de la « croissance », en se dégageant des contraintes financières.

    1. tres beau texte !!en résumé c est le programme partagé du front de gauche : « l’humain d’abord  » que vous decrivez !!!!

    2. Bon,

      1 prendre le pouvoir
      2 puis, prendre les banques
      3 puis, se servir des banques pour prendre le pouvoir sur les entreprises
      4 puis, transformer les entreprises en collectifs de productions autogérés.

      Au fond, c’est simple.

      1. à Jean-Luce,

        1. Détruire tout pouvoir séparé.
        2. Fermer définitivement les banques et mettre fin à toutes les formes d’accumulation.
        3. Définir les besoins non falsifiés.
        4. Produire pour satisfaire ces besoins non falsifiés selon le double principe :
        – à chacun selon ses besoins
        – de chacun selon ses talents.

      2. @Grau, @Gorban @Marlowe

        Mon intention était de prendre « taupe rouge 04 » à contre-pied, de faire la synthèse de ses propositions , lesquelles effectivement, commençaient par une « phraséologie sur gramophone »

        La réalité de la crise systémique du capitalisme impose des mesures adaptées.

        Par la suite, j’ai repris les glissements successifs du pouvoir selon la taupe.

        Marlowe, tu t’étonnes qu’il n’y ait personne pour le faire, alors que tu ne sais même pas reconnaître « tes ennemis ». Si tu veux participer au changement avec les indignés, il faudra, je crois bien,changer de disque, très cordialement, Jean-Luce.

      3. simple comme un bulletin de vote.

        exemple « historique » récent : le « non » au traité constitutionnel.

        donné perdant par tous les commentateurs « autorisés »

        rdv aux présidentielles . . .

  11. autre chose: puisque les états empruntent aux banques privées à des taux supérieurs a ceux que la BCE offre à ces mêmes banques privées, une directive européenne exceptionnelle ne pourrait-elles pas obliger démocratiquement à une révision de ces contrats en ramenant ces taux d’intérêts à ceux de la BCE pour une période de 5 ou 10 ans ? Ce qui changerait la donne dans les remboursements de principal / service de la dette et en réduirait considérablement le montant global… Vu la situation présente, ça me semblerait être une mesure de salubrité publique.

    1. L’idée c’est que les banques ajoutent au taux de la BCE un suplément pour se couvrir du risque de défault des état et aussi pour couvrir leurs frais de fonctionnement plus leurs profits ( dividendes et Bonus). Malheureusement soit ces % suplémentaires ont été mal calculée (trop faibles par rapport au risque) soit mal aloué : en bonus et bénéfice a la place de réserve ( recapitalisation).
      Le fait est qu’une fois distribués, les salaires bonus et dividendes sont aquis à leur bénéficiaires qui paient par ailleurs normalement un précompte sur ces revenus.
      Les banques devraient en fait servir de fusible pour la banque centrale . Si la BCE imprime de l’argent et le donne au gouvernements a faible taux, en cas de défaillance, c’est la BCE saute donc l’euro qui dévisse.
      Le probléme du capitalisme est simple. Pour permettre de payer des intérets sans devoir vendre une partie de ce que le capital emprunté permis d’acheter ou construire, il faut de la croissance. Il faut que ce quelque chose crée de la richesse permetant de justifier une augmentation de la masse monétaire qui permet de payer les intérets.
      Si on n’a pas de création de richesse (reele ou bulle spéculative) on ne peut pas créer de la monnaie sans la dévaluer et le seul moyen de servir la dette est de vendre pour obtenir de la monnaie.
      Le probléme que l’on rencontre aussi c’est la lutte pour l’epargne disponible, les USA continuent de devoir financer leurs énorme déficit. Les capitaux disponibles recherchent surtout la sécurité et une zone avec risques de défault ou inflation c’est risqué. Le fond européen c’est rassurer les investisseurs, leur dire que tout les travailleurs de la zome euro sueront sang et eau pour pouvoir payer les impôts nécéssaires au remboursement.
      Ce qui est ammusant c’est que les investisseurs via les fonds de pensions sont aussi les parents de ceux qui sueront pour payer . Je pense qu’un des éléments déstabilisateurs vient de la dénatalité. Le capital est au mains de la génération sortante via les pensions par capitalisation et pour que celà fonctionne il faut que la génération momtante moins nombreuse travaille plus dur et paye un maximum pour leurs ainnés.
      L’argent ne représente rien de réel ce n’est qu’un vecteur de puissance.
      Le probléme est identique pour les pensions par répartitions, si le nombre de pensionnés augmente par rapport au nombre d’actifs, il faut augmenter les cotisations des actifs.
      En gros la jeune génération paira un max d’impôts pour un minimum de service afin de payer les retraites par capitalisation et un max de charge sociales pour payer les retraites par répartition.
      En plus la démocracie dans une poppulation viellisante cautionnera ce fonctionnement, les électeurs votent en général selon leurs intérêts.
      Si on voit les choses sous cet aspect pyramide des ages on se dit qu’une mondialisation à du bon car mondialement la pyramide des ages reste plus stable. Mais il faudrait une fiscalité mondiale et une sécu mondiale….

    2. Cet interventionnisme est contraire à l’esprit libéral qui a présidé à la naissance de l’ue et anime toujours son aristocratie.

    3. autant autoriser la BCE à prêter aux Etats et interdire le terrain de jeux au marché, ce serait plus radical, non ?

  12. François,
    Vous observez avec justesse que les déficits budgétaires sont la règle générale et que le privé est autant endetté que les états. On pourrait ajouter qu’il n’y a que trois manières de traiter ces dettes:
    1. Payer, payer, payer… Mais nous sommes au bout de cette solution.
    2. Imprimer, et l’histoire est remplie d’exemple de réduction de la dette par l’inflation rendue, par nature incontrôlable.
    3 Répudier ou faire défaut sur toutes ces dettes. Forcément un défaut global, puisque notre monde est globalisé.

    Et puis quoi… Et puis on repart comme à chaque fin cycle de dette, pour un autre, comme si l’humanité de 21 siècle n’était pas capable de trouver une alternative à son système monétaire structurellement inadapté. Un système centralisé qui favorise la concentration des capitaux, et la concentration des pouvoirs. L’affaiblissement des démocraties n’est qu’un symptôme, comme la radicalisation du capitalisme. Ce dernier serait en fait l’ombre de ce système monétaire et son allié, prêt à Tout pour le défendre et le maintenir en l’état.

    Le Bancor n’y fera rien, ni toute autre solution maintenant le système monétaire tel quel.

    Je pense depuis longtemps que ce que nous croyons être le fond du problème n’est en fait qu’un symptôme. Les dettes, l’affaiblissement des politiques et de la démocratie, la destruction de notre planète, la globalisation, les paradis fiscaux, la croissance à tout prix, et tous les autres maux ne sont que les conséquences des défauts de notre système monétaire universel.

    Il est troublant d’observer qu’il n’a pas changé fondamentalement depuis depuis sa création, qu’il est global, et que seul des initiatives hyper locales font l’exemple d’alternatives.

    Quelles sont les caractéristiques principales de ce système:
    – Centralisé (sous le contrôle d’une minorité)
    – Instable – N’existe qu’avec une croissance ayant une dérivée première et seconde positive (croissant et exponentiel)

    En technologie, biologie, ou informatique, un tel système n’est pas viable, et pourtant il s’est imposé à nous et nous nous y accrochons !

    Pourquoi ?

    Il n’y aura pas de solution sans trouver d’alternative à ce système. Et il est possible d’imaginer ce que seraient les caractéristiques d’un tel système :

    – Décentralisé
    – Stable

    Qu’en pensez-vous ?

    Bien à Vous,
    Noviant

    1. Le déséquilibre principal est à trouver dans les inégalités de répartition de la richesse, la dette permettant d’y suppléer relativement jusqu’au jour où…

      1. Justement, s’il y a déséquilibre c’est que la monnaie est créée centralement, puis distribuée selon une longue chaine. Les plus proches du centre sont largement avantagés et rapidement, accumulent et captent les richesses qui vont manquer au plus grand nombre.

        Un système monétaire ou la monnaie est distribué d’abord dans la poche du peuple avant d’arriver dans les comptes des banques et dans le coffre du Trésor, serait stable et plus juste. Simplifierait la distribution de la monnaie, là ou elle manque aujourd’hui, et protègerait le plus grand nombre des effets de la concentration monétaire et de ses effets sur le pouvoir et la politique.

        Les banques ne gèreraient que des dépôts (avec 100% de réserve) et des placements qui seuls pourraient être prêtés. Les États prélèveraient par un impôt proportionnel le moyen de leurs politiques. La concentration de richesse, les phases de croissance et contraction de la masse monétaire ne seraient plus que de l’histoire, et l’inflation ne menacerait plus les travailleurs/citoyens. L’endettement de tous, tout le temps, ne serait plus nécessaire.

        Cette distribution (tel le crédit social) serait géré par un organisme publique indépendant. Une forme de coopérative nationale (ou Européenne) ou chaque citoyen aurait une voix. Le manque de monnaie pour les citoyens ou les états serait adressé par l’augmentation de ce crédit distribué, comme l’inflation (devenue indolore) serait adressé par la réduction globale de ce crédit.

        Les effets d’un tel système serait bien plus important que l’on peut l’imaginer. Plus besoin de croissance infinie, plus de concentration de richesse (bien plus difficile à réaliser) et bien moins de concentration de pouvoir. Une monnaie qui rendrait les gens libres, responsables et concernés. Bref, une monnaie pour une société coopérative libre.

        Les déséquilibre actuels ne sont pas du fait d’abus, mais du fait du système centralisé qui favorise et crée les abus en même temps qu’il concentre la richesse et le pouvoir.

        Ne cherchons-nous pas des solutions ?

      2. la dette permettant d’y suppléer relativement jusqu’au jour où…

        [mode pinailleur]
        la dette permettant l’illusion d’avoir de l’argent pour ceux qui n’en on pas tout en renforçant le déséquilibre.
        [/mode pinailleur]

  13. « Ce serait la conséquence ultime d’une restructuration d’ensemble de la dette publique, en guise d’épilogue un juste transfert financier inverse… »
    Bigre quelle jonglerie!
    Un vrai cirque!…Chers petits soyez heureux le spectacle commence et on ne rit pas jaune SVP.

  14. Les punitions collectives sont toujours injustes pour ne pas dire iniques.

    Exiger des sacrifices de toutes les populations européennes à l’exception des financiers c’est la fausse solution que les banquiers aidés de leurs obligés politiques tentent d’imposer/

    La solution pour résoudre une crise de crédit est TOUJOURS la même, cela consiste à plonger la main dans la poche la plus profonde, généralement la plus garnie.

    La plupart des pays d’Europe sont en situation de faillite, les dénégations des politiques et des financiers bailleurs de fonds ne changerons rien à l’affaire.

    Dans une faillite classique, le curateur non seulement fait des propositions de répartition de l’actif
    mais surtout met tout en oeuvre pour récupérer un maximum de fonds. C’est ainsi notamment que les créanciers qui ont au-délà du raisonnable permis au failli de continuer à présenter un
    (faux) semblant de crédit sont pénalisés; non seulement ils ne récupèrent pas leur créance mais de plus ils sont invités à indemniser ceux qu’ils ont par leur attitude amenés à traiter avec le failli.

    La solution à la crise est très simple, seule manque cruellement une volonté politique.

    Gageons qu’il faudra comme jadis en passer par le « la bourse ou la vie » pour faire rendre gorge aux profiteurs. A noter que historiquement une solution plus radicale encore fut déjà mise en oeuvre : La bourse et la vie.

    Reste que cela ne résoud pas durablement le problème de la confiscation concentrationnaire des richesses. Comme le fait judicieusement observer Paul JORION, il conviendra de changer de paradigme , à défaut le cycle des confiscation-crise-expropriation risque de se perpétuer, à l’infini…

  15. « Ce serait la conséquence ultime d’une restructuration d’ensemble de la dette publique, en guise d’épilogue un juste transfert financier inverse… L’argent reviendrait ainsi à l’endroit où il est nécessaire. » Pas exactement : l’argent disparaîtrait bien de l’endroit où il est supposé superflu (les gros actionnaires). Mais aussi de là où il est utile : le pékin moyen, dont les petites économies comportent une large part de créances (souveraines et autres), qu’il en soit ou non conscient. C’est bien là le gros écueil de la (nécessaire) liquidation de la dette : un gros brasier de richesses qui n’épargne personne. Et frappe donc plus durement les moins opulents. Quand viendra la liquidation, il n’y aura pas de « juste transfert »…

    1. Je ne vois pas bien en quoi l’épargne en obligations souveraines grecques (qu’elle soit du « pékin moyen » ou de Mme Bettencourt) est utile en quoi que ce soit. Personne n’oblige personne à investir son épargne dans la grande pyramide de Ponzi des dettes souveraines. Et je n’ai aucun problème moral à spolier les épargnants, même les moins gros, si ça peut éviter de ponctionner ceux qui ont encore moins (diminution des transferts sociaux, augmentation de la TVA…) pour les rembourser coûte que coûte!

      1. @ bahut02 31 octobre 2011 à 09:17

        Personne n’oblige personne à investir son épargne dans la grande pyramide de Ponzi des dettes souveraines.

        A mon avis, ceux qui ont épargné ne sont pas à condamner, bien au contraire, surtout qu’avec des emprunts de leur Etat ou d’un de ceux de la communauté européenne, ils avaient le sentiment d’aider leurs communautés. Ils auraient pu dépenser leurs ressources au fur et à mesure en s’offrant une belle vie. Par exemple, en voyages lointains ce qui aurait appauvri leur pays bien plus vite et le placerait dans une situation bien plus critique.

        Heureusement que ces gens là, qui ne sont pas tous de grands capitalistes, ont eu le réflexe capitaliste qui, d’une manière générale, prévoit de constituer des réserves avec deux objectifs principaux :
        -la couverture de risques inconnus mais toujours possibles, que les jeunes générations, trop longtemps protégées, ont perdu de vue (chômage, mauvaises récoltes, maladies, guerres, etc…)
        – l’investissement, en prévision des besoins futurs. Pratiquement, il n’y a pas eu en France de grands programmes de lancés depuis ceux qui avaient été préparés ou initiés par De Gaulle.

        Depuis 30 à 40 ans les gouvernements se sont contentés de se laisser vivre en reportant à plus tard les efforts à fournir pour prendre le relais. Parce qu’ils craignaient de ne pas être élus ou réélus.
        Cette fois, nous allons pouvoir faire un choix qui devrait éliminer les plus démagogues et favoriser les plus courageux.

        1. @ jducac

          A mon avis, ceux qui ont épargné ne sont pas à condamner, bien au contraire, surtout qu’avec des emprunts de leur Etat ou d’un de ceux de la communauté européenne, ils avaient le sentiment d’aider leurs communautés.

          Dans le petit monde enchanté peut-être… Dans la vraie vie, ce qui financent les emprunts d’Etat le font parce que ça leur rapporte du pognon, point barre. Et de l’autre côté, ils demandent des baisses d’impôts pour être sûrs que l’Etat sera toujours obligé d’emprunter, l’appauvrissant de fait. Beau « sentiment d’aider leurs communautés ». Mais vous parliez peut-être uniquement de la communauté des « capitalistes » ? CQFD

          Ils auraient pu dépenser leurs ressources au fur et à mesure en s’offrant une belle vie. Par exemple, en voyages lointains ce qui aurait appauvri leur pays bien plus vite et le placerait dans une situation bien plus critique.

          Bis repetita : dans le petit monde enchanté, peut-être… Ils sont partis en voyages lointains (d’ailleurs pour la France, 66 % des créanciers sont déjà en voyage lointain puisqu’ils sont étrangers). Vous avez peut-être entendu parler du versement d’intérêt en contrepartie du financement de la dette ? Et vous croyez qu’ils font quoi avec ces intérêts, qu’ils rachètent de la dette illico presto pour « aider leur communauté » et ne surtout pas représenter un coût supplémentaire qui appauvrit l’Etat ?

          D’accord sur le reste, mais on bute toujours sur l’essentiel, votre incapacité à appréhender la prédation du capitalisme.

      2. @Jducac: « surtout qu’avec des emprunts de leur Etat ou d’un de ceux de la communauté européenne, ils avaient le sentiment d’aider leurs communautés »

        Vos réponses ont toujours un sens exquis de l’ironie mais là votre art atteint des sommets inégalables.

      3. @ Julien Alexandre 31 octobre 2011 à 11:46

        votre incapacité à appréhender la prédation du capitalisme.

        Bonjour Cher Julien Alexandre,

        Vous êtes persuadé que je suis incapable de comprendre ce que vous, vous avez compris. Et bien, je pourrais en dire autant, et nous serions en opposition stérile jusqu’à la fin des temps.

        Nos échanges n’auraient contribué qu’à consommer inutilement de l’énergie sur le réseau du net, et plus prosaïquement sur chacune de nos alimentations en argent, (nos comptes en banque) puisqu’avec elles nous nous procurons pratiquement tout ce dont nous avons besoin pour vivre.

        Mais, pour tenter de faire cesser ce gaspillage, je vais essayer de nous faire dépasser conjointement le point de blocage sur lequel nous achoppons et qui nous empêche de nous comprendre. Je pars de ce que je crois être votre raisonnement.

        Quand, avec mon esprit précautionneux, j’ai eu le souci du futur, je me suis appliqué à ne pas consommer l’intégralité de mon revenu, j’ai épargné (évité) une consommation, j’ai donc à mon niveau, évité d’épuiser la planète. Je pense que c’est indéniable. Si vous n’êtes pas d’accord à ce stade, il vous appartient de me démontrer mon erreur.

        Quand, pour éviter de voir se déprécier cette épargne (que je n’ai pas volée et qui n’est qu’un jeûne volontaire de consommation) je la mets à disposition de ceux qui en ont besoin dans un emprunt d’Etat, moyennant un intérêt très faible (2% au dessus de l’inflation), c’est là qu’on me dit: vous allez vous enrichir en faisant payer des intérêts à la collectivité nationale, ça n’est pas moral.

        Alors je m’interroge. Je me dis que si mon pays ne vit pas au-dessus de ses moyens et qu’il est géré par des politiques responsables assistés de fonctionnaires spécialisés, tout aussi responsables, c’est-à-dire soucieux du destin de la communauté nationale, qui leur a confié son destin, s’il emprunte, c’est pour investir et s’il investit rationnellement, c’est normal, que j’aie une petite part des revenus de cet investissement judicieux. Ne faut-il pas récompenser ceux qui font un effort aujourd’hui pour mieux assurer les jours futurs de la communauté demain ?

        Quand vous me dites qu’il s’agit d’une prédation capitaliste que je suis incapable d’appréhender, je m’interroge. Je finis par voir que ce que j’ai fait n’est rien d’autre que ce que font des centaines de millions de personnes, qui y consacrent en moyenne 50% de leurs revenus, dans la République Populaire de Chine, placée sous le contrôle continu depuis 60 ans, d’un parti communiste. Ces personnes ont pourtant un niveau de vie nettement inférieur au nôtre.

        Je me dis alors, que ça n’est pas plus une « prédation du capitalisme » que du communisme, puisque les chinois communistes font de même, à titre individuel et collectif.

        Je crois tout simplement que le processus consistant à économiser les ressources pour les capitaliser, et mieux affronter le futur, est un processus naturel.

        Je le dis depuis longtemps et malheureusement, beaucoup refusent de le voir. Ce processus, est le prix à payer dans le présent par tous les hommes désireux de vivre en harmonie avec leur conscience. Cela impose, pour vivre heureux et responsable, de comprendre l’impérative nécessité de commencer à se remettre en cause personnellement en faisant un effort sur soi, avant d’imputer ses malheurs aux autres.

        Bien cordialement.

      4. @ Moi 31 octobre 2011 à 11:50

        Vos réponses ont toujours un sens exquis de l’ironie mais là votre art atteint des sommets inégalables.

        Bonjour Moi ! Il y a longtemps que nous n’avions pas échangé.

        Méfiez-vous avec l’ironie de haut niveau. Ça peut aller jusqu’à faire rire très fortement, jusqu’à déclencher un rire jaune, un rire au goût amer. Quand il arrive, c’est en général trop tard pour corriger le tir.

        Bien cordialement.

    2. Il est possible de protéger les détenteurs d’assurance-vie, par exemple, en procédant à des échanges de titres préférentiels les prémunissant de toute décote.

      1. Si ces titres sont in fine garantis sur des fonds publics, ça continue de me gêner. Quand les pertes seront effectivement facturées à des personnes physiques – et elles le seront -, choisir d’indemniser certains épargnants au détriment des autres reviendra à lever l’équivalent en impôt. Soit en prélevant d’autant ceux qui auront été indemnisés, ce qui reviendra à ne pas les indemniser, soit en prélevant ceux qui ne l’auront pas été (qui perdraient donc deux fois?). On peut aussi socialiser une fois de plus les pertes en prélevant tout le monde, au détriment cette fois de ceux qui n’ont pas d’épargne et qui seront les grands perdants.
        Comprenez moi bien, je n’aurais aucun plaisir à annoncer à mes parents que leurs économies ont disparu mais je ne vois pas comment on pourrait y échapper dans le cadre actuel.

  16. Dette US 10000 milliards de $ , dette des 17 pays sous € = 25000 milliards d’€.
    Un FESF à 400 Milliards d’€ est une vaste plaisanterie.
    Quant aux chinois avec leurs 3000 milliards c’est une goute d’eau en rapport de leur population.
    Soyez bien certains que la contagion comme ils disent va se répandre , elle n’a même pas besoin de se répandre , elle existe , le virus est là il suffit de le dire.

  17. Entendu sur France-C « Une Europe stable est dans l’intérêt du Japon. », concernant intervention du Japon pour faire baisser le Yen.

  18. M Leclerc merci, il est toujours bon de rappeler et de dénoncer la lecture orientée qu’ont nos hiérarques de la situation de la dette, c’est à dire du pouvoir temporel de l’argent, c’est à dire de leur volonté inavouable de permettre la conservation du pouvoir et des mécanismes d’appropriation par les primo-possédants.

    D’autre part, la propriété a pris au cours du dernier siècle, des tournants dont il devient urgent d’évaluer les conséquences sur la justice, sur les libertés, sur la transparence, etc. A-t-on droit à une propriété « anonyme », telle qu’elle existe au travers du secret bancaire et des paradis fiscaux ? Les conséquences sur la dette, sur l’atrophie des services sociaux étatiques sont elles aussi trop nombreuses. Propriété ou vol, légitimée ou pas, l’appropriation a tendance à se sophistiquer pour éviter un rapport de force trop frontal avec les dépossédés. Ainsi la responsabilité devant la dette des usuriers et des primo-possédants se dilue-t-elle dans l’anonymat des chiffres de comptes en Suisse ou autres paradis fiscaux, et notre incapacité stratégique à retourner le rapport de force en notre faveur, à rebondir sur une victoire majeure comme celle de Denis Robert, par exemple, encourage définitivement nos hiérarques à pousser la manoeuvre de la rigueur et de la réforme structurelle encore plus loin, c’est à dire à maintenir leur feuille de route, ce bon vieux consensus de Washington qui les ferait conclure comme vous L’argent reviendrait ainsi à l’endroit où il est nécessaire; le hic portant sur le terme nécessaire.

  19. « Si le montant de la dette est connu, le coût de son remboursement ne l’est pas. Il ne se mesure pas uniquement en termes financiers mais aussi en coût social, une grandeur que l’on n’a pas l’habitude d’intégrer dans le calcul économique ». Le déficit des Etats concernés a certes pour origine une politique fiscale biaisée. Mais elle a aussi pour cause un accord tacite de la collectivité afin de financer par de la dette (comme autrefois l’inflation dans les années 70) le maintien d’un certain niveau de vie dans un contexte de concurrence mondiale marqué par la surenchère au moins disant social. Le coût social a bien été intégré dés l’origine dans la détermination du besoin (merci à la démocratie de ce point de vue là). Qu’il y ait eu, au moins depuis les années 90, un transfert massif de richesse via la fiscalité (effet transversal) en faveur des plus riches ne veut pas dire que le gâteau de la richesse nationale,l’assiette, n’ait pas diminué de manière relative (Sapir avait a peu près chiffré cet aspect-là), le cumul au fil des ans de ce défaut de création de richesse ayant été comblé par de la dette supplémentaire (il y a bien croissance du PIB tous les ans mais de ce fait chaque fois en dessous de son potentiel). Il serait intéressant d’évaluer ce qui revient à l’une et à l’autre cause.

    1. elle a aussi pour cause un accord tacite de la collectivité afin de financer par de la dette (comme autrefois l’inflation dans les années 70) le maintien d’un certain niveau de vie dans un contexte de concurrence mondiale marqué par la surenchère au moins disant social

      Je trouve votre remarque très intéressante mais je tique un peu sur l' »accord tacite ».
      Le contexte de « concurrence mondiale marqué par la surenchère du moins disant social » résulte également d’une politique active qui n’avait rien d’inéluctable. Si on considère que notre développement s’est fait par des mesures qu’on qualifierait aujourd’hui de protectionnistes, y compris « notre » politique coloniale, rien ne nous obligeait à les abandonner pour entrer en concurrence avec des pays qui n’en demandaient pas tant et qui, de leur côté n’ont renoncé à rien de tel.
      Je n’ai pas le souvenir qu’un quelconque parti politique en France se soit fait élire sur un tel programme depuis le début des années 80. Et les rares fois où de telles mesures ont été soumises à l’approbation populaire (je pense à la construction européenne), la question mise en avant n’était pas celle-ci.

  20. En poursuivant cette logique et en la généralisant, à quoi aboutirait-on ? A la création sur fonds publics de good banks récupérant les dépôts et les actifs sains des banques actuelles – qui deviendraient des bad banks – afin de laisser leurs actionnaires en tête à tête avec ce qui subsisterait de leurs actifs, dont les titres de la dette souveraine après décote. Ce serait la conséquence ultime d’une restructuration d’ensemble de la dette publique, en guise d’épilogue un juste transfert financier inverse…
    L’argent reviendrait ainsi à l’endroit où il est nécessaire.

    Enfin, nous y voilà. Harcelé par la meute de vos lecteurs, vous avez enfin lâché le morceau : une solution radicalement simple.
    N’ayant en banque que des dettes, je m’y rallie, corps et âme et glande pinéale.

    De toute façon un État ne peut survivre, sauf à piller des territoires extérieurs, que par une suite régulière de spoliations. La première que je repère en France est le rattachement au fisc royal, par Pépin le bref, de la moitié des terres des abbayes. Il faudrait faire une liste des suivantes.

  21. Pour le déficit de l’état français, la droite actuellement au pouvoir en attribue principalement la cause au trop grand nombre de fonctionnaires et cette vision semble un peu limitée :

    Publication du département Recherche Economique de Natixis sur le rapport efficacité/coût des états

    Si on regarde attentivement les graphiques 1 et 2 on constate rapidement que l’état français est coûteux par rapport à son efficacité, mais que le nombre de fonctionnaires n’est responsable que de grosso modo un tiers de cette ‘inefficacité’ relative à la moyenne des états étudiés.

    D’où proviennent les deux autres tiers ? Mystère…

  22. L’information a été publiée par Jim Willie, qui la tenait de l’une de ses sources, un banquier allemand, qui s’est révélé extrêmement fiable ces dernières années. Information confirmée par Zerohedge, dans la traduction d’un article de Der Spiegel on line:

    « Germany’s Federal Constitutional Court on Friday expressed doubts about the legality of a new panel of lawmakers set up by the German parliament to reach quick decisions on the release of funds from the euro bailout mechanism, the European Financial Stability Facility (EFSF). The court issued a temporary injunction banning the nine-person committee in the Bundestag from taking any decisions on the deployment by EFSF of German taxpayer money. »
    Pouvez vous confirmer ou infirmer cette info trouvée sur le net ?

  23. M. Leclerc, si au final la banque utilise les fonds des déposants comme celui des actionnaires, le tout occulté par le jeu des droits et des pouvoirs, n’est ce pas une question qui devrait être du ressort du pénal?

      1. Une évidence compte tenu des règles du jeu.. mais à bien y réflechir, si l’argent des actionnaires et des déposants sert à spéculer et que la différence au final n’est juste qu’une question d’affectation comptable… qui permettra au final de socialiser les pertes et de privatiser le profit…. Cela devrait être du ressort du penal !

  24. « A la création sur fonds publics de good banks récupérant les dépôts et les actifs sains des banques actuelles – qui deviendraient des bad banks – afin de laisser leurs actionnaires en tête à tête avec ce qui subsisterait de leurs actifs, dont les titres de la dette souveraine après décote. Ce serait la conséquence ultime d’une restructuration d’ensemble de la dette publique, en guise d’épilogue un juste transfert financier inverse… »

    Bref, de nationaliser l’ensemble du secteur bancaire pour le fonctionnement de l’économie et la gestion des dépôts et en parallèle, de mettre à genoux tous ceux qui portent aujourd’hui notre dette publique, épargnants particuliers compris bien évidemment.
    Bon, pourquoi pas.
    Une question cependant : comme vous ruinez, avec les actionnaires des bad banks, tous nos créanciers, à travers la prise en compte à valeur de marché, cad in fine la perte, d’une décote, qui dans ces conditions va se propulser bien au delà des montants actuels, ou allez-vous trouver des capitaux frais pour financer des déficits primaires, qui eux aussi exploseront, compte tenu de la dépression économique monstrueuse qu’engendrera cette situation ?

    1. Alors on les finance comment ces déficits primaires ?

      Mais peut être ne peut-on plus les financer, car il n’y a plus de créanciers, plus d’investisseurs et que donc tout s’arrête.
      Mais alors, comment fait-on dans ces conditions pour financer le social ?

      Plus de social non plus ?

      1. Quand on évoque une piste de sortie de l’impasse financière qui ose toucher les possédants, la menace de cataclysme total ne tarde jamais à arriver…

  25. Pourquoi voudrait-on que le système dominant abandonne, au terme d’une contre-révolution menée sans répit depuis plus d’un siècle, les fruits d’une victoire totale qu’il a désormais acquise sur les corps et les esprits ?
    Son triomphe et sa consécration c’est d’avoir imposé une règle universelle. Celle qui permet d’assigner une valeur marchande à tout ce qui nous constitue, corps et âme réunis, abandonnant ainsi en chemin l’idée même de dignité.
    La seule alternative qui s’offre donc à nous est de choisir de mourir, soit guéri, soit conscient.
    Est-ce une abdication ?

  26. @ F Leclerc

    C’est un souhait ou c’est inéluctable selon vous?

    « En poursuivant cette logique et en la généralisant, à quoi aboutirait-on ? A la création sur fonds publics de good banks récupérant les dépôts et les actifs sains des banques actuelles – qui deviendraient des bad banks – afin de laisser leurs actionnaires en tête à tête avec ce qui subsisterait de leurs actifs, dont les titres de la dette souveraine après décote. Ce serait la conséquence ultime d’une restructuration d’ensemble de la dette publique, en guise d’épilogue un juste transfert financier inverse… »

  27. Samedi 29 octobre 2011 :

    Rien ne va plus pour l’Italie. Les investisseurs ne semblent pas croire à un miracle, redoutant semble-t-il que Rome sombre à son tour dans le chaos financier.

    Alors que le pays doit faire face à un endettement colossal, le coût de son financement s’est à nouveau envolé vendredi lors d’une émission obligataire test.

    De plus en plus inquiétant : les taux d’intérêt des titres à échéance 2022 ont dépassé la barre des 6 %, seuil considéré comme dangereux par les analystes.

    Pire encore, un niveau record a été enregistré avec un taux de 6,06 %, contre 5,86 % le 29 septembre, date de la dernière opération de même type.

    Les analystes considèrent la situation d’autant plus préoccupante, estimant qu’un tel niveau ne peut être longtemps soutenable pour l’économie italienne, cette dernière affichant une très faible croissance et le stock de dette demeurant très élevé, s’établissant désormais à 1900 milliards d’euros , soit environ 120 % du PIB. Des chiffres vertigineux qui pourraient effectivement en effrayer plus d’un …

    Les taux des titres à échéance 2014 ont quant à eux progressé à 4,93 %, contre 4,68 % lors de la précédente émission, ceux des titres à échéance 2019 s’élevant désormais à 5,81 % contre 4,03 %, tandis que ceux des titres à échéance 2017 s’établissaient à 5,59 %, contre 2,33 %.

    http://www.leblogfinance.com/2011/10/italie-les-taux-dinteret-depassent-le-seuil-de-risques.html

    Lundi 31 octobre 2011 :

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,119 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

    Plus les jours passent, plus l’Italie se rapproche du défaut de paiement.

    L’Italie sera le quatrième domino à tomber.

  28. Qui aime l’Europe ? Y a t’il une vision de l’Europe ?
    Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire, viennent aisément…

    Pour le moment, l’Europe, c’est plutôt vague, tout le monde s’en fiche ou veut en profiter un maximum..
    L’europe actuelle est faite uniquement de sourires commerciaux, alors qu’ils faut des sourires sincères venant du coeur et de l’intention..

  29. Hi,

    Alors que l’Europe se tourne vers Pékin
    Chine: bulle financière et faillites en cascade
    PAR JORDAN POUILLE

    « Tandis que l’Europe espère un soutien financier de la Chine, Wenzhou, 7 millions d’habitants et symbole du miracle économique, connaît une crise financière sans précédent. En cause: la pratique des prêts souterrains pour contourner le système bancaire officiel… »
    De notre correspondant en Chine.

    http://www.mediapart.fr/

  30. La proposition de François Leclerc est la bonne à la condition « sine quoi non » de la séparation des banques de dépot et des banques d’affaires. On ne peut plus jouer au casino avec le fric des épargnants.

  31. Bonjour,

    Il n’est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions, même si je souris un peu.
    Pourquoi la dette publique a-t-elle pris cette ampleur ? C’est par là qu’il eut fallu commencer … Car tout vient de là. Rappelons que les dettes sont un élément de la finance, que la finance est un élément de l’économie, que l’économie est un élément des fonctionnements sociaux. Sans fonctionnement social, pas d’économie, pas de finance, pas de dettes.
    Or, le fonctionnement social, il apprécie particulièrement la croissance économique, qu’il faut mettre en parallèle avec la croissance démographique. La croissance économique, c’est plus de gâteau à répartir. la croissance démographique, c’est le gâteau à répartir entre plus de monde.On comprend facilement que plus il y a à de gâteau à répartir entre moins de monde et plus c’est facile (en théorie du moins).
    On sait par observation que dans nos sociétés développées, pour obtenir une bonne stabilité sociale, il faut environ 2% de croissance économique à l’année. Cela permet de répondre à la croissance démographique, aux réformes structurelles dans le fonctionnement social (rotations des emplois), aux contraintes spécifiques liées à nos modes d’organisations (élections), à nos modes de fonctionnement humain (je veux plus ! ).
    Dès lors que les dirigeants de nos sociétés sont menacés vis à vis de ce taux de croissance, il est tentant pour eux de procéder à de la stimulation économique, via de l’endettement, afin de répondre à la menace.
    Lorsque ceci est compris, il devient facile de mettre face à face la montée de l’endettement public de nos sociétés avec la succession des « crises économiques » qui se sont succédées depuis une quarantaine d’années, rognant progressivement la marge de croissance économique disponible. (au niveau mondial, Pour la décennie 1971/1980 : une croissance moyenne de l’économie mondiale de 3,82%, Pour la décennie 1981/1990 : une croissance moyenne de l’économie mondiale de 3,25%, Pour la décennie 1991/2000 : une croissance moyenne de l’économie mondiale de 2,87%, Pour la décennie 2001/2010 : une croissance moyenne de l’économie mondiale de 2,55%).
    Il faudrait prolonger cette analyse pays par pays, je ne l’ai pas fait, mais je ne doute pas que cette analyse ferait ressortir les éléments suivant :
    – l’augmentation du niveau de la dette a été d’autant plus fort que le niveau de croissance de la période a été bas.
    – l’augmentation de la dette a été plus forte durant les périodes de restructuration de l’emploi.
    – l’augmentation a été plus forte en moyenne les années précédant celles des élections démocratiques majeures. Etc …
    La dette croissait d’autant plus que la croissance amenait en face de l’épargne pour y répondre. Mais nous sommes arrivés, depuis 2008 environ, à la fin de ce système de fonctionnement, l’épargne disponible ne répondant plus au financement réclamé par les états.
    Il aurait dû en résulter un retour à la réalité (un freinage prudent sur notre niveau de vie), mais celui-ci étant politiquement incorrect, la monétisation participe à le retarder. L’inflation qui en résultera sonnera le glas de nos illusions.
    Pourquoi la croissance recule-t-elle ? Simplement parce que l’accès aux ressources naturelles, énergies et matières première, devient plus difficile, renchérissant le prix de ces ressources, dissuadant par là l’initiative économique.
    Comment se débarrasser de ces dettes ? Il est beaucoup trop tard. C’est économiquement mais pas socialement faisable. Elles vont continuer à s’accroître, pour les raisons précisées ci-dessus, et quand l’illusion de remboursement de ces dettes disparaîtra, le système économique s’effondrera, car ces dettes étaient de l’épargne, mobilisée en tant que moyen d’investissement. Sans investissement, aucun système ne dure longtemps.

    1. Tenter d’expliquer ici brutalement que : sans dette, pas de finance donc pas d’économie et donc en fin de compte pas de social ne va pas effectivement pas faire sourire tout le monde 🙂

    2. Vous l’avez dit vous-même, l’investissement est par nature permis par un excédent. Vous pouvez choisir d’utiliser le votre. Vous pouvez aussi choisir d’utiliser celui de votre voisin – dans ce cas c’est de la dette. Vous pouvez enfin choisir d’abandonner votre excédent au profit de certains à qui vous emprunterez ensuite. Ça a l’air idiot? Je suis bien d’accord…

  32. @François Leclerc et Paul Jorion

    François, vous commencez votre billet en constatant que la dette privée et la dette publique constituent un même ensemble enchevêtré, ce qui est justifié par l’analyse systémique qui leur donne une origine commune, le système intrinsèquement pervers de l’accumulation du capital. Comme la plupart des lecteurs de ce blog, j’agrée tout à fait.

    Néanmoins, on ne saurait considérer que l’énorme dette publique/privée des pays développés est homogène.

    Les dettes des pays du Tiers Monde ont fait l’objet d’audits destinés à départir ce qui pouvait être considéré comme « dettes odieuses », par exemple celles qui imputent à un peuple les sommes dévolues à la corruption de ses dirigeants, ou le coût des infrastructures qui ne sont en fait créées que pour faciliter le pillage de ses ressources naturelles.

    « Notre » dette contient, elle aussi, une part odieuse, une large part systémique, une part structurelle, etc… Elle contient aussi sans doute une part que l’on dira « écologique », la créance de la nature.

    Sans mettre en cause, ni affaiblir, l’angle d’attaque principal qui vise le paradigme capitaliste, ne pensez-vous pas qu’il y aurait avantage à soutenir un audit de la dette, dans le cadre d’un débat public, pour la connaître dans des termes politiquement plus pertinents que ceux, très très myopes, que nous impose la finance?

      1. Dans ce cas, je vous relaie l’appel pour l’audit citoyen de la dette publique :

        Lancement de l’audit citoyen de la dette publique

        Aujourd’hui 26 octobre, le Collectif national pour un audit citoyen de la dette publique publie son appel constitutif. Il invite tous les citoyens à signer cet appel et à s’engager dans la démarche de l’audit citoyen pour que la dette publique fasse enfin l’objet d’un vrai débat démocratique, au plan local, national et européen. Le Collectif pour un audit citoyen est composé d’une vingtaine d’organisations syndicales et associatives, et soutenu par plusieurs formations politiques. Il tiendra une conférence de presse à Nice, le 2 novembre à 12h, lors de l’alter-forum qui précèdera et contestera le G20.

        Pour signer l’appel : http://www.audit-citoyen.org/

        Peut-être un petit billet pour attirer l’attention là-dessus? Vous savez que vous êtes une caisse de résonnance plus qu’efficace! Mais vous êtes seuls juges…

      2. L’exercice serait collectivement instructif.

        Politiquement, sans doute. Économiquement, je suis moins sur.
        Le radicalement simple de votre proposition est qu’elle est purement économique.
        Peu importe qu’une dette soit ou non odieuse ou illégitime, elle est soutenable ou pas.
        E cosi.

      3. @Renard
        « Dette odieuse » « est une qualification juridique, qui permet de déclarer une dette nulle, de plein droit. Cette approche a déjà été plaidée avec succès auprès de juridictions internationales.
        (voir le CADTM).

      1. @perceval
        Vous répondez en partie à ma question, mais pourquoi se limiter à la France ? ou l’organisation d’un référendum d’initiative populaire semble beaucoup plus difficile qu’en Europe, (si ce n’est impossible)

    1. Bonjour,

      cette piste d ‘audit de la dette est si peu envisagée… Pourquoi??

      Qui est habilité à réaliser ce genre d’ étude ??

      Comment, nous, simple citoyen, pouvons nous agir pour qu’ une telle étude puisse démarrer ??

      Merci à ceux qui pourraient répondre…

    2. Bonne question et bonne initiative que de populariser cette demande de bon sens sur ce blog.
      J’ai lu sur un billet d’Attali (extrait ci dessous) qu’il serait possible, à partir de janvier 2012 d’organiser un référendum d’initiative populaire européen, ce thème me semble un bon sujet pour justifier un référendum

      Pour l’éviter, les peuples devront s’en mêler tout de suite . On pourrait imaginer pour cela qu’ils utilisent l’article 11 du traité de Lisbonne, qui rentrera en vigueur le 1er janvier 2012 et qui prévoit que « des citoyens de l’Union [européenne], au nombre d’un million au moins, ressortissants d’un nombre significatif d’Etats membres, peuvent prendre l’initiative d’inviter la Commission européenne, dans le cadre de ses attributions, à soumettre une proposition appropriée sur des questions pour lesquelles ces citoyens considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application des traités. »

      La formulation de la dernière phrase de cet extrait est toutefois un peu inquiétante sur la possibilité juridique concrète d’organiser un référendum sur un sujet interessant.
      Si des participants de ce blog ont étudié ce sujet, je suis demandeur de leur avis.

      1. en attendant un référendum…
        « A 6 mois de la présidentielle, plus de 80 hauts gradés de la police et de la gendarmerie, emmenés par deux des principales figures de l’appareil sécuritaire d’Etat, publient
        un Livre blanc.
        Extraits
        http://owni.fr/2011/10/31/lagenda-de-linterieur-gueant-surveillance-sarkozy-police/

        tagada tagada? s’kuzéz – j’suis un peu au supplice!
        Tagada Jones-Cargo
        http://www.youtube.com/watch?v=TudI3YskrCY

        sollicitude, pour la route,
        Blue in Green- Miles Davis
        http://www.youtube.com/watch?v=GnDwgRgpYcE

      2. ah ouiiiiiiii vivement un référendum européen

        hein avec autant de pouvoir que celui de 2005 en france ?

        les dominants ne comprennent qu’une seule chose : le rapport de force ; par contre les référendum ils aiment bien ……………… s’assoir dessus ou refaire voter jusqu’au bon résultat ……….

      1. Il existe de nombreux sites concernant le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne), d’autres sur l’Assemblée Constituante, et même un qui voudrait relier les deux… http://unricpouruneac.unblog.fr .

        Je ne comprends pas que l’idée du référendum d’initiative citoyenne sur le sujet de l’Assemblée Constituante ne fasse pas plus son chemin, c’est pourtant la seule voie qui permet de respecter à la fois les institutions actuelles tout en y échappant pour le futur…

        quand donc, ici et ailleurs, se mettra -t-on à travailler non plus sur ce qui ne va pas mais sur ce qu’il faut faire pour que ça aille mieux ?

  33. Merci F. Leclerc pour cet article…. que j’ai tout compris .

    Mais voyez vous dans notre pays faire des good banks et des bad banks notre petit Nicolas ne le permettrait pas ; « ce ne serait pas juste  » …

    L’Europe s’est engagée à rembourser ses dettes quel qu’en soit le prix : entendez pour le péquin moyen , qui voit de jours en jours augmenter les taxes, les prélèvements , privatiser à bon compte les trésors publics accumulés , et disparaître les services publics , santé , éducation…. , comme les Grecs quoi , mais en plus raffiné ….

    L’Allemagne qui est sérieuse a dit .

    Mais je me demande quelles sont les puissances dans le monde qui vont les payer , ses dettes …

    Les USA ? de plus en plus les états sont en faillite .

    La GB ? voui nul doute , avec de l’argent vérolé .

    Bref , je crains que les cocus de l’histoire et de cette crise, les dindons de la farce , avec notre euro resplendissant , ne soient les populations européennes …

    Bon faut reconnaître c’est moins douloureux que les champs de bataille des deux guerres mondiales et puis c’est plus égalitaire : dans les guerres , les vrais perdants sont ceux qui y laissent leur peau , ou une partie de leur anatomie .

    Les autres , ou du moins certains, arrivent à refaire surface et se consoler rapidement .

    Bn.

  34. Depuis longtemps les dirigeants du monde entier sous l’influence de l’idéologie néolibérale ont délibérément laissé filer les déficits publics en baissant les impôts des classes aisées pour accréditer l’idée qui devient maintenant dominante que nous n’avons plus les moyens de maintenir un bon voire un haut niveau de protection sociale. Même les gouvernants de gauche ou sociaux démocrates n’ont pas su résister à cette pente c’est pourquoi ils ont perdu une grande part de leur crédibilité et ont permis ainsi la montée en puissance de mouvements « populistes » dans la mesure où ils n’ont plus le souci du peuple mais plutôt celui de la finance et de ses errements d’où les « réformes » de Schroëder Harz IV , le comble étant Zapatero et surtout Papandreou.
    Souvenons nous des déclarations de Denis Kessler en octobre 2007 sur la nécessité de détruire le compromis social hérité du programme du CNR de mars 1944, de celles de Warren Buffett sur la guerre de classes gagnées par les riches.
    Il ne faut pas se faire d’illusions François Hollande Président fera la même politique que Sarkozy mais moins brutalement mais le résultat sera le même. C’est un disciple de Jacques Delors et compagnon de route de Pascal Lamy des socialistes néolibéraux et favorables à l’UE à tout prix. Il ne faut pas oublier qu’il fût le Premier secrétaire du PS du temps de Jospin, le roi des privatisations!
    Les élites mènent une politique de classe!

    1. C’est sans doute pas très loin.
      Cela doit être aussi l’ordre de grandeur des profits gagnés
      par la classe capitaliste en dormant…

  35. La dette on en parle à longueur de journée, mais il serait bien de savoir plus en détail
    pour quoi et pour qui en s’endette, qui sont les créanciers, et pourquoi depuis la fin
    des années 70 la dette publique, puisque c’est elle qui est dans le collimateur, n’a cessé
    de croître: mondialisation, cadeaux fiscaux, interdiction faite aux Etats d’emprunter auprès des banques centrales etc…

    Aussi demandons un audit citoyen de la dette, pour remettre tout à plat:
    http://www.audit-citoyen.org/

    Ce sera utile pour éviter que dans le débat électoral du début 2012, il se dise tout et n’importe quoi.

  36. Plan de ….relance en Angleterre et oui pour une fois pas de rigueur.Ont ils enfin compris que l’on ne crée pas d’emplois et de richesse avec de la rigueur?

    Coalition pledges £1bn on 100 projects to kickstart the economy
    Tens of thousands of new jobs will be announced today as David Cameron “strains every sinew” to get the sluggish economy moving.

    Le montant est un peu ridicule comparé aux économies,un milliard de Livres.

    http://www.telegraph.co.uk/news/politics/8858830/Coalition-pledges-1bn-on-100-projects-to-kickstart-the-economy.html

  37. L’Etat, les banques et les entreprises espagnoles auront besoin en 2012 de 400 mds € pour rembourser leurs dettes et continuer à fonctionner:

    http://www.cotizalia.com/opinion/disparate%2Deconomico/2011/10/31/la%2Dcatastrofica%2Dherencia%2Dde%2Dzapatero%2D6231/

    Et malgré ça et alors que 22 % de la population en Espagne vit sous le seuil de pauvreté, Rajoy, le futur président du gouvernement, annonce déjà la baisse des impôts pour les riches:

    http://www.elpais.com/articulo/economia/crisis/dispara/desigualdad/ingresos/espanoles/elpepieco/20111031elpepieco_2/Tes

    http://politica.elpais.com/politica/2011/10/30/actualidad/1319970117_517312.html

    À part ça, la croissance en Espagne au 3e trimestre a été nulle:

    http://www.libremercado.com/2011-10-31/la-economia-espanola-registra-un-crecimiento-nulo-en-el-tercer-trimestre-1276439924/

  38. Il faut que les vases communicants communiquent et que certains boni scandaleux reviennent aux créanciers (intérêts excessifs pour un risque faible).
    Pour pouvoir mettre les banques au pas il nous faudrait en Europe :
    .une égérie comme Elizabeth Warren aux USA.
    . une volonté politique européenne plus forte que celle de BO soutenue par une opinion publique ou/et le parlement européen face aux lobbies bancaires et la City sans doute aussi.
    Qu’en pense la gauche ?
    Voir le papier de Sylvain Cypel dans le monde du 26/10
    « Une nouvelle égérie anti-Wall Street »

    Extrait :
    Elle a imaginé la loi sur la « protection des consommateurs de la finance » – les petits actionnaires et investisseurs -, et tout naturellement chacun l’avait vue diriger bientôt l’agence fédérale créée par la loi de réforme financière Dodd-Frank, afin que « les gens ordinaires soient équitablement traités » par les financiers, comme avait dit Barack Obama. Cette agence était sa grande idée : Elizabeth Warren en avait exposé les contours dès 2007, avant même que n’implose la bulle du crédit hypothécaire.

    Hélas le résultat n’est pas à l’arrivée.

  39. A l’appui de votre billet un article dans Le Monde attribue la crise aux politiques keyneisiennes ininterrompues: le-mot-crise-et-la-derive-keynesienne.
    Cette analyse semble opposer de façon simpliste l’analyse de Keynes au mercantilisme qui serait « plus juste » , selon l’auteur de l’article.
    C’est passer complètement à côté du bancor (de Keynes) non?
    Il y a encore du travail de persuasion et d’analyse à faire: ne pas se reposer demain, jour férié 🙂 !

    1. le monde ne fait que répéter un mantra vieux de plus de 60 ans.

      cela fait maitenant plus de 60 ans que des milliardaires US et des économistes classiques décidèrent de combattre la politique du bolchevik Roosvelt ( car tel était leur vision du président US )

      au début était la société du mont pelerin

      ils construisirent patiemment leur pouvoir et étendir peit à petit leur emprise sur les universités qui comptent et par ricochet sur les centres de décisions pris par les anciens étudiants

      il s’agit d’une lente appriation des esprits qui éclôt formidablement dans les années 80

  40. Mais si l’on considère la seule dette publique, d’où provient donc son déséquilibre budgétaire qui n’a fait que s’accentuer au fil des trente dernières années ? […] mécanismes fiscaux très orientés qui ont été à l’origine de la baisse des recettes publiques. […]. La présentation qui est aujourd’hui faite d’un Etat vivant au dessus de ses moyens est non seulement sommaire, elle est tendancieuse. D’où l’intérêt d’une analyse des causes de l’augmentation des déficits publics, afin de contester les fondements de remèdes présentés comme inévitables et d’en présenter d’autres.

    Je me permets de couper dans le paragraphe pour mieux mettre en exergue l’extrait qui me tient à coeur.

    Merci, M. Leclerc. Cette analyse est absente de tous les médias, de tous les débats politiques. On se focalise uniquement sur la crise, sur 2008 et 2010-2011. Et chaque fois, on oublie – c’est bien plus commode – de mentionner comment on a vidé, siphonné peu à peu les caisses de l’état et de la sécu, très méticuleusement, et ce depuis des dizaines d’années.

    Tout cela est le résultat de politiques pudiquement intitulées de « soutien à l’emploi » ou « soutien aux entreprises ». A savoir : des mécanismes de réduction / exonération de cotisations sociales (abusivement et de manière inacceptable, désignées sous le terme trompeur de « charges sociales »), de mécanismes de réduction de l’impôt sur les sociétés et autres moyens d’évasion fiscale légaux, votés par un législateur à la botte de gouvernements soit complices et serviles, soit ayant plié l’échine et abandonné face à des lobbies (le MEDEF en France, la FEB chez nous, l’UCM, etc.) auxquels l’état a offert sur un plateau d’argent le statut de quasi toute puissance sous la forme de « on doit les aider, ce sont eux qui font la richesse ».

    Les états, contrairement à ce qui est dit, ont donc été très bien gérés, simplement, ils l’ont été dans un objectif et un seul : faire basculer l’équilibre de redistribution des richesses, et réorienter le flux vers un petit sous-ensemble de classes sociales, quel qu’en soit le prix (mieux : pour les politiques de droite, vider l’état de sa substance est un objectif de base : revenir à un état uniquement basé sur ses fonctions régaliennes, au service de l’ordre établi, docn des puissants). Le pire, là-dedans, c’est que des gouvernements de gauche ont participé à ce pillage lent, patient et organisé, cédant à de soit-disant « lois de l’économie », comme si l’économie était une science exacte telle la physique (et encore, quand on étudie la physique un peu sérieusement, on voit apparaître les approximations et compagnie, et on peut donc légitimement se poser des questions quant au qualificatif « exacte ») – sachant que ces sciences dites exactes sont d’abord et avant tout empiriques, et donc sujettes à bouleversements complets si l’expérience vient contredire les lois et équations précédemment perçues comme étant le socle immuable de la science en question.

    Il faut donc d’abord renverser les raisonnements fallacieux tenus par les grands apôtres de la pensée unique, qui se déclinent pour l’instant sur tous les médias. Il faut rétablir la réalité. Ré-expliquer les mécanismes de fonctionnement d’un état, comment il se finance, quels sont les équilibres nécessaires à un fonctionnement sain. Retracer l’histoire ensuite, et montrer comment tout cela a lentement glissé vers la situation de crise d’aujourd’hui, comment des politiques délibérées – qui n’ont quasi jamais rempli les objectifs affichés et utilisés pour les justifier – ont organisé et géré le vol légal de la richesse produite au profit des plus puissants et des plus riches.

    Il faut déculpabiliser les gens, auxquels on serine de JT en JT, d’édition du Monde en édition du Monde « on a trop dépensé pour l’état providence » (bref, on a trop dépensé pour vous, citoyens, vous avez bien trop profité, vous êtes bien trop bien surtout par rapport au reste du monde –> prétexte justifiant le nivellement par le bas) ou encore « il va falloir être raisonnable et se serrer la ceinture », « il faut dire la vérité aux gens, on doit rétablir l’équilibre » (sous-entendu que c’est « les gens » qui en ont profité, du déséquilibre). C’est faux.

    On le dit dans les assemblées syndicales. On l’écrit et on l’explique dans des brochures parues sur le net, distribuées dans les entreprises (mais qui peut forcer les gens à les lire ? Pas moi). Et pendant ce temps, les femmes et hommes politiques de droite et les lobbies patronaux se succèdent sur les plateaux TV avec une agressivité sans pareille pour dénoncer les « dépenses honteuses de l’état », « les chômeurs profiteurs », tandis que les femmes et hommes politiques de gauche écoutent, murmurent un mot, et au final demeurent inaudibles, comme s’ils avaient honte, ou peur…

    En tout cas, plus la crise et l’impasse se creusent, et plus les tenants de cette pensée unique qui ne sert qu’une petite minorité de la population s’arcboutent sur leurs positions. Plus ils donnent de la voix, et plus on leur donne des espaces pour asséner leurs « vérités » aux gens. Peut-être est-ce l’élément qui fera s’écrouler le tout plus vite. Peut-être pas. Mais quand tout s’écroule, personne ne peut prévoir ce qui sortira des décombres. L’histoire de l’humanité, en tout cas, ne me donne pas beaucoup d’espoir que ce qui émerge des ruines soit meilleur, au contraire. Fascisme, extrême-droite, dictature autoritaire, terreur… Ces risques sont de plus en plus grands.

    1. « Déficit public et déséquilibre budgétaire qui n’a fait que s’accentuer au fil des trente dernières années… »

      C’est une question importante. Ci dessous une tentative d’explication.

      Le tableau se lit par enchaînement de causes et conséquences
      Il s’étale sur environ 30 ans.
      C’est un schéma indicateur sommaire; le réel est plus complexe.
      ( en particulier, les banques sont considérées comme de simples outils
      techniques alors que leur rôle et influence sont bien réel
      et considérable.)

      -1 La progressivité de l’impôt devient illégitime par pression idéologique.
      -2 Baisse des prélèvements en faveur des riches.
      -3 Le budget de l’Etat devient déficitaire.
      -4 Les riches ne veulent pas d’une baisse parallèle des prestations de l’ Etat.
      La classe moyenne choisie la solidarité avec les riches, c’est elle
      qui fait basculer la politique à Droite et c’est elle qui amène
      les gros bataillons qui font du chiffre.
      -5 L’ Etat emprunte pour équilibrer le budget.
      -6 Les riches ayant des revenus supplémentaires, à cause de -2, souscrivent aux emprunts.
      -7 Ils perçoivent les intérêts.

      Apothéose : les classes riche, et moyenne en puissance de placement ou
      capable d’épargne,ont transformé un dû à l’Etat en revenu.

      La cause originelle peut-être datée: l’élection de Reagan
      qui avait depuis longtemps faite sienne l’idéologie de la charge insupportable
      de l’impôt.

      L’ auteur, par suggestion, est Charles A. :  » le double avantage ».

  41. Je pense que les mécanismes du FESF, avec participation entre autres de la Chine, sont très pénalisants pour l’Europe et l’Euro en excluant des solutions qui pourraient se révéler nécessaires.

    – D’une part parce qu’elle nous met en mauvaise position vis à vis des contributeurs éventuels, notamment concernant la concurrence non faussée et la parité du Yuan, ou bien pour la mise en oeuvre de mesures de protection ciblées et temporaires..

    – D’autre part parce que les garanties qui devront être fournies excluent toute manoeuvre de dernier recours, par exemple un Quantitave Easing par la BCE, qui pourrait être alors vu comme une tentative d’escroquer les contributeurs.

    En conclusion, le dernier plan de sauvetage est un pari très risqué qui, s’il échouait, devrait « mécontenter » très fortement et à juste titre ceux qu’on arrive à embarquer dans le canot.

    1. @ F Leclerc« leur logique et la nôtre »
      Ce n’est pas exactement la mienne qui est plus radicale et sans doute révolutionnaire.
      Ma logique est de militer pour le changement de statut de la BCE, car seule la création monétaire ex-nihilo ( à l’échelle de l’€) peut nous faire entrevoir « le monde d’après » et qu’ici nous attendons. Bien entendu, il convient que cette néo monnaie produite avec régularité soit affecté aux agents économiques qui en auront une utilité sociale urgente et pratique : RSA/RMI, salariés au SMIC, petits retraités, subventions aux créateurs d’entreprise (non cannibale) Il est absurde de se complaire dans l’utopie d’une redistribution de la masse monétaire existante qui est captée et verrouillée par ses détenteurs. Comme toute création monétaire ex-nihilo génère de l’inflation, le recyclage des K dormants sera rendu obligatoire, le processus de redistribution sera engagé, ainsi que « le monde d’après ». Mais les pseudo-révolutionnaires sont-ils prêts à l’accepter ?
      Pol

      1. Je suis d’accord depuis longtemps que la masse monétaire déjà captée et dormante pourrait être laissée à son injuste sommeil.
        Mais si vous alliez un pas plus loin et si vous appreniez à raisonner, vous pourriez me suivre en demandant que les sommes remises aux personnes à faibles revenus restent effectivement et efficacement en circulation!
        Et cela ne pourra être obtenu que si les billets se retrouvent marqués d’une date après laquelle il faudrait les réactualiser (à faible coût). Cela est la condition sine qua non pour que ces émissions (ex nihilo) de monnaie nouvelle soient pleinement utilse.
        La Banque centrale cesserait d’émettre les billets non pourvus de date limite, et ceux-ci, restant pleinement valables, bien sûr, ne seront pas beaucouip réactivés et on évitera des problèmes inflationnistes tout en activant vigoureusement la conjoncture et en résolvant le problème de la dette.
        Si vous ne mettez pas le principe « fondant », la monnaie de type SMT, vos bonnes intentions auprès des personnes à petits revenus n’auront guère d’impact.

  42. Le nez dans le guidon et par effet d’entrainement, de billets en billets et de commentaires en commentaires, notre peloton se laisse aller depuis quelque temps à perdre de vue que le véritable problème reste de traiter les « causes » de la crise exposées ici-même. Des pistes de « solutions » ont également été préconisées. Mais il ne semble pas qu’on ait vraiment commencé à s’attaquer en profondeur aux unes et aux autres. On parle beaucoup des « conséquences », on s’en indigne : pourtant c’est le moment, maintenant ou jamais, de revenir aux causes. Pour ne pas se tromper de course et d’initiatives, personnelles et collectives.
    Un qui suit avec peine et qui sent le camion-balai dans son dos.

    1. @ Philémon

      Je crois que les principaux auteurs de billets sont d’accord:
      la cause c’est le capitalisme, qu’on le dise du quatrième âge,
      à l’agonie, ou autre chose.

      Et on est un certain nombre à expliquer que c’est une crise de surproduction,
      suraccumulation, agravée par l’expédient de la financiarisation,
      autrement dit par le recours à la dette
      qui joue les soins palliatifs.
      (le dernier soin, ou plutôt extrême onction, en France,
      c’est l’alterance Hollande autres amateurs de caviar et fromage…)

      Mais ce que demandent les gens ici et dans la rue de plus en plus,
      c’est que faire ?
      Les réponses sont diverses, c’est une bonne chose.
      Moi je dis: indignation, révoltes puis révolution de civilisation.
      Patience et organisation.

      En attendant, super dossier sur la montée de la mobilisation anticapitaliste
      aux Etats-Unis. Lisez et regardez video.
      Même Chomsky dit qu’il n’a jamais vu ça.
      La France rattrapera son retard, comme en 68…
      http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/301011/des-indignes-americains-appellent-la-greve-generale

    2. Je dirais simplement mais avec conviction et fermeté Éloge de la fuite. Avec un grand merci pour son auteur, car grâce à ce Monsieur, je mourrai moins couillon.

      « L’enfant est inculte et c’est bien là sa chance. Il est énergie potentielle et non cinétique, homogénéisée. Dès qu’il entre dans la vie, ses potentialités vont s’actualiser, se figer dans des comportements conformes, envahies par l’entropie conceptuelle, incapables de retourner à leur source, de remonter le cours du temps et de l’apprentissage. Alors que le sol vierge de l’enfance pourrait donner naissance à ces paysages diversifiés où faune et flore s’harmonisent spontanément dans un système écologique d’ajustements réciproques, l’adulte se préoccupe essentiellement de sa mise en « culture », en « monoculture », en sillons tout tracés, où jamais le blé ne se mélange à la rhubarbe, le colza à la betterave, mais où les tracteurs et les bétonneuses de l’idéologie dominante ou de son contraire vont figer à jamais l’espace intérieur. » Henri Laborit

  43. Reuters

    Le courtier américain MF Global a déposé le bilan lundi, selon un document officiel.

    Selon les documents déposés au tribunal de Manhattan, les actifs de MF Global au 30 septembre s’élevaient à 41,05 milliards de dollars et sa dette à 39,68 milliards de dollars.

    Par ailleurs, les discussions amorcées par MF Global avec Interactive Brokers Group en vue d’une cession d’actifs ont échoué, rapporte une source proche du dossier.

    1. Le message est clair : interdiction aux banques US d’acheter de la dette européenne.
      Avec ou sans CDS qui servent plus à rien.
      Demain, BA va être limite érection.

    1. @Paul C.

      Sur le fond, il y aurait sans doute un parallèle à faire entre la virtualisation de l’économie et celle de l’informatique: Fut un temps, l’accès à la couche matérielle de l’ordinateur permettait à l’utilisateur malveillant de faire griller les circuits électroniques directement en modifiant les tensions/intensités d’entrée ou de sortie des composants.

      Le modèle logique en couches (la virtualisation) a permis dans une large mesure de pallier à cette faille. Néanmoins un virus, bien qu’il ne puisse plus vraiment accéder au plus bas niveau comme le faisait à l’époque Tchernobyl, peut encore néanmoins submerger l’ordinateur d’instructions jusqu’à le bloquer complètement en exploitant la presque totalité de ses ressources.

  44. Je suis tout à fait d’accord avec le dernier paragraphe, au sujet de good bank.
    La France ne doit pas nationaliser les banques.Celles ci sont privées et doivent assumer leurs responsabilités.L’Etat français doit créer à partir de la banque postale une nouvelle banque de dépot
    nationale en demandant aux clients des banques privées de transférer leurs avoirs.

  45. Un état empruntant « à l’étranger » est une absurdité !

    Explication: si je prête de l’argent à quelqu’un de deux choses l’une:
    – soit il est entendu (ou sous-entendu) que si le remboursement s’avère impossible je ferai une croix sur la somme en question. Dans ce cas pas besoin de passer chez le notaire.
    – soit il est entendu que si le remboursement n’est pas fait en temps voulu alors je ferai appel à un huissier, voire à un tribunal lui-même susceptible de faire appel à la force publique, etc.

    Il me semble qu’en cas de problème entre les États il n’existe pas d’huissier ni de tribunal et que, pire encore, vouloir faire appel à la force impliquerait au minium un blocus économique, éventuellement une guerre !

    Si les préteurs sont uniquement des citoyens de l’État qui emprunte on peut plus facilement trouver des solutions de compromis permettant à cet Etat de subsister. Quand elle a eu besoin d’argent, la France a souvent utilisé un type assez particulier d’emprunt, les « emprunts nationaux », mettant en jeu un chantage du genre si vous préférez ça à l’impôt ou à encore plus d’inflation (voire à la défaite militaire ou à l’effondrement économique qui menacent) alors prêtez à l’État, il vous remboursera ce qu’il pourra quand il pourra (compromis relativement acceptables quand les avantages consentis aux préteurs n’étaient pas exorbitants comme ce fut le cas pour l’emprunt Pinay.) Evidemment ça n’était pas aussi sophistiqué que la finance moderne mais…

    …Mais, même quand on préfère les appeler les marchés, si l’Etat emprunte à des étrangers n’ayant pas le même intérêt à sa survie ça aboutit forcément un jour ou l’autre à des situations absurdes.

    Liste d’emprunts nationaux, de 1825 à l’emprunt Balladur: http://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_national_français

  46. MF GLOBAL, /directement-indirectement/c’est un tas de banques.
    Des dizaines de brokers.
    Des fonds.
    Des plateformes de tradings.
    Des fonds de retaite Us.
    Des centaines de milliers de dépôts de petits gens.

    Vrai domino. C’est beaucoup plus qu’une poisse économique, c’est un choc psychologique pour beaucoup Américains.
    Déja beaucoup de gens des middle class tirent la langue.

  47. Ce n’est peut être pas dans le sujet du billet mais il me plait de vous en parler!!!

    1959 : film avec Jean Gabin, morceau d’anthologie toujours d’actualité tout y est déjà à l’époque : le mondialisme , les banques , les politiques verreux qui se font élire avec une liste de gauche pour aider le libéralisme .etc….

    http://www.youtube.com/watch?v=Dq8CyzMJNWY&feature=player_embedded

    Je l’ai trouvé sur le blog d’un passionné de G.Brassens qui en a fait son billet du jour et je trouve qu’il a sa place sur celui de P.Jorion ; pour ceux qui aiment l’écriture qui vous remue voilà le lien : http://lexildesmots.hautetfort.com/archive/2011/10/28/une-scene-d-anthologie.html

  48. CAC 40 : -3,16 % ce soir à la clôture !!!

    STOP, SUFFIT, ASSEZ !!!

    Messieurs les politiciens, vous qui paraît-il lisez beaucoup ce blog, ne voyez-vous pas que les mesures prises il y a 4 jours ne serviront à rien et ont ouvert l’appétit de certains !! Vous les avez encouragés !! Ne voyez-vous pas que les « marchés », gourmands insatiables, en veulent bien plus que ce que vous leur avez promis? Pourquoi seulement la Grèce ? Pourquoi pas le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie ? Et demain la France ? Parce que nous n’en avons pas les moyens ? Ce n’est pas leur problème ! Changez le système où ils vous tueront tranquillement, et nous avec !

    1. Monsieur Leclerc, vous rendez-vous compte qu’il suffit que vous évoquiez d’inverser le tric-trac des structures de défaisances (ah, ben, ce coup-là, c’est vous qui gardez le pourrave et nous qu’on prend l’oseille), pour que les bancaires s’écroulent de 9%.
      L’influence de ce blog va grandissante. ;-))

    2. Le marché est hors de contrôle, c’est la panique,c’est mon sentiment.Il va se ratatiner et nous avec.Plus bête que méchant ,c’est le sens de ma naïve interrogation.

      1. La lecture des sites de conseils aux investisseurs me semble montrer que les manipulateurs du marché ont décidé que la zone Euro serait mise à mort. Les rumeurs défaitistes se multiplient, les fonds US qui investissaient encore en Europe sont mis en faillite.
        Je ne crois pas être complotiste mais je pense bien que la finance anglo-saxonne a décidé de prendre le risque d’accélérer la survenue de l’implosion financière en Europe continentale. Ils (la City et Wall street) souffriront aussi mais s’en remettront, contrairement aux pays qui pratiquaient peu ou prou le capitalisme rhénan, moins anti-social. Le moyen-âge néo-libéral s’approche à grands pas…

      2. @ Alain A

        Mais moi, je ne veux pas de ce moyen-âge !!! Cela ne me convient pas du tout.
        S’il le faut, je suis prêt à suivre les bons conseils que Zébu et d’autres voudront bien nous prodiguer pour manifester mon désaccord et faire peser de tout son poids mon bulletin de vote. Car on en arrive bien là : seul le bulletin de vote et ce qui va autour fait évoluer le politique.

      3. @ Alain..

        Ils (La City et Wall Street) ont accéléré leurs attaques car ils n’obtiennent pas le résultat escompté et le temps gagné par l’Europe joue contre eux. La City sait qu’elle ne pourra plus empêcher les régulations nécessaires si l’Europe s’en sort et rester en son sein.

        Mais la donne change, le reste du monde ne veut plus de cette hégémonie et l’Europe et le Fmi vont faire office de cheval de Troie pour rééquilibrer les pouvoirs.

        Aujourd’hui il s’est passé quelque chose d’historique, les Palestiniens ont obtenu un siège à l’Unesco a une écrasante majorité, c’est un signe de rébellion à l’Empire qui ne trompe pas.
        Il y a peu de temps, la tentative Us de faire porter le chapeau d’un attentat soit-disant en préparation à l’Iran n’a pas été suivi, il y a beaucoup de dislocation politique car cette hégémonie est en déliquescence.

  49. Les Peuples n’ont rien à voir avec toutes ces dettes magouilles !!
    Les Peuples ne veulent plus entendre parler de ces pseudo dettes.
    Les supposés créanciers se débrouillent.. Ils vont à l’usine ou dans les champs pour créer des richesses..
    Un point c’est tout

  50. Deux logiques s’affrontent , l’une qui cherche à servir l’intérêt général , l’autre qui privilégie systématiquement les intérêts particuliers de grands lobbies.

    Derrière l’augmentation asphyxiante de la dette , il faut comprendre à qui profite le crime .
    Tout comme il faut chercher quels intérêts seront servis derrière les possibles accords avec la chine .
    http://www.rue89.com/2011/10/29/ce-que-la-chine-veut-obtenir-en-sortant-leurope-de-lorniere-226036

  51. Ah, la logique dominante ! Merveilleux. Je conseille d’écouter C dans l’Air, sublime discours de Dominique Reynié : il faut en urgence régler le problème de la dette (on a trop dépensé, on vit à crédit, on est déjà le pays qui impose trop, on va pas imposer les sociétés, sinon les pauvres elles vont partir, donc il faut réduire les dépenses c’est le seul moyen). Le problème de la relance économique et du chômage, ce sera pour plus tard !

    Ils sont géniaux, ces grands hommes ! Avec eux, nous irons loin ! Vive l’austérité, la paupérisation générale, la chute des recettes et donc l’aggravation des déficits publics ! Allons-y gaiement tous en choeur !

    Et tout qui contredit la Sainte Vérité sur le plateau est pris pour un con fini avec moue de mépris et soupir irrité du Grand Sage Qui Sait Tout Mieux Que Tout le Monde à la clef. Ah, ce que cette pauvre émission a perdu de son intérêt, elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut par le passé.

    1. Et pour cause, elle n’est animée que par des ringards. L’émission est boycottée par les économistes non conventionnels

    2. Dès le départ cette émission n’était qu’une vaste mascarade, une parodie dialectique où les participants les plus flamboyants étaient du niveau d’un Christophe Barbier: un bon débit de paroles pour de bons rhéteurs, certes, quoiqu’une apologie de la logorrhée serait un terme plus approprié, tant ce qui sortait des bouches de ce triste aréopage s’apparentait à un flot de merde.
      Nous sommes tout de même mieux ici.

  52. Bonjour,
    Tout le monde parle doctement de la « règle d’or », de ces fameux 3% du PIB qu’il ne faut absolument pas outrepasser.
    Mais comment ce fatidique 3% a été calculé, sur la base de quelles analyses macroéconomiques ?
    J’ai trouvé cette explication sur Wiki à propos du traité de Maastricht :
    En juin 1981, alors qu’il était chargé de mission à la Direction du Budget du ministère des Finances, l’économiste Guy Abeille raconte[4] avoir été mandaté avec son chef de bureau de l’époque Roland de Villepin d’établir un critère économique utilisable par le Président Mitterrand dans ses discours. Faute de mieux, Abeille et Villepin proposent alors ce critère relativement simple basé sur un ratio déficit/PIB qui, du propre aveu d’Abeille, « ne mesure rien » et sur une norme (3%) qui « n’a pas d’autre fondement que celui des circonstances » (le déficit budgétaire de l’époque atteint déjà presque 2% du PIB)[5].
    Si c’est cela que l’on veut nous imposer, retournons-nous vers le code pénal pour abus de confiance et escroquerie.

    1. Juste au-dessus de l’extrait de Wikipedia que vous citez, on peut lire ceci :

      Les taux de 3% du déficit, et de 60% pour la dette sont le résultat d’un calcul représentant une situation d’équilibre : si un Etat a une dette de 60% du PIB, un déficit de 3% du PIB et une croissance du PIB de 5% (en € courants) alors la dette de cet Etat reste stable à 60% du PIB (même si cette dette augmente en valeur absolue).[réf. nécessaire]

      Mis à part le fait qu’il manque visiblement une référence pour ce paragraphe, je lis tout de même que ces fameux 3% sont associés à un niveau d’endettement public relatif au PIB (60%) et à une croissance de 5% du même PIB…

      Ca fait beaucoup de choses qui doivent être combinées. Sans parler de niveau d’endettement, rien que sur la croissance, il me semble que ça fait longtemps qu’on n’y est plus. Maintenant, quant à savoir si ce qui est affirmé là est correct, ça j’en sais fichtre rien (enfin, la vérité c’est que je suis trop feignasse pour faire travailler mon ciboulot et faire le calcul :P)

      1. Merci de votre réponse,
        Finalement le taux fixé dans cette « règle d’or » serait très certainement arbitraire, injustifié
        Bonne soirée

  53. La Grèce va organiser un referendum sur l’accord européen sur la dette

    Rédaction en ligne

    lundi 31 octobre 2011, 19:28

    Le Premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé lundi l’organisation d’un referendum en Grèce afin d’approuver l’accord conclu la semaine dernière au sommet européen pour effacer une partie de la dette publique grecque. « La volonté du peuple grec s’imposera à nous », a déclaré M. Papandréou au groupe parlementaire socialiste, qui a aussi indiqué qu’il allait demander un vote de confiance au Parlement sur l’accord sur la dette. Les Grecs « veulent-ils l’adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté », a déclaré le Premier ministre alors que des manifestations se sont déroulées dans tout le pays la semaine dernière contre la politique d’austérité du gouvernement socialiste.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2011-10-31/la-grece-va-organiser-un-referendum-sur-l-accord-europeen-sur-la-dette-873871.php

    L’accord historique de sarkozy,le sauveur de l’Euro,n’ aura tenu une fois de plus quelques jours…..

    1. Comme pour le traité Européen ou le vote slovaque ont va les refaires votées jusquà qu’ils disent oui si ça leur arrive de voter non ! Le vote est juste la pour faire un simulacre de démocratie.. quelle belle Europe ! Je propose de dépoussiéré les guillotines, elles risquent de reprendre du service dans l’avenir..

      1. @ Alain
        -E+e ; -t ; -s ; -ées +er ; +’ +ce ; -a+à ; -q+Q ; -é +er. Je passe sur la ponctuation.
        Z’êtes un synthèse.
        A part ça, vous causiez de quoi ?

      2. @ Renard

        Tout le monde n’a pas pu aller à la grande école ! Vous savez que dans le monde tout le monde n’a pas les mêmes facultés a apprendre à l’école où je dois vous faire un dessin pour que vous compreniez mieux de quoi je cause ?

      3. @ Alain
        OK. Xcuses. J’aurais pas du, mais des fois ça énerve.
        Sur le fond, je crois que, cette fois-ci, vous vous trompez.
        S’ils votent non, il n’y aura plus personne pour les faire revoter.
        Quant aux guillotines, mieux vaut les laisser au placard. Car, à la fin, les dépoussiéreurs y passent autant que les autres.

      4. A Alain :
        Vous avez tord dans la 2 eme partie de votre exposé ( la violence sert ce que vous combattez)
        Mais le procédé utilisé par le rouquin vous laisse moins de chances d’ utiliser le cerveau collectif pour savoir pourquoi vous avez tord (la frustration devant le dénigrement ou l’ insulte empêche la réflexion)
        Le procédé est utilisé là :

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=30249#comment-247813

        Et est expliqué là : http://www.pauljorion.com/blog/?p=30249#comment-248466

  54. Lundi 31 octobre 2011 :

    Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 3,82 %.

    L’indice vedette de la Bourse de Milan, le FTSE Mib, a chuté de 3,82 % à 16.017 points lundi à la clôture, plombé notamment par les valeurs bancaires en raison des inquiétudes persistantes sur la situation financière de l’Italie.

    Parmi les banques, Intesa Sanpaolo a lâché 7,39 % à 1,291 euro, Banca Monte dei Paschi di Siena a perdu 6,16 % à 0,3383 euro, et UniCredit 5,67 % à 0,848 euro.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___La_Bourse_de_Milan_cloture_sur_une_chute_de_382311020111710.asp

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,093 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    1. @ BA :
      Foutu pour l’Italie, si elle dépasse son cap du mois d’août.
      Aucun pays n’est revenu des contrées ‘6,5%’.
      Mais ça risque de mettre du temps …
      Sauf si le gouvernement grec n’obtient pas la confiance vendredi !

  55. voilà une question , vous avez des dollars ,mais vous voulez les changer en € , parce que vous pensez que le dollar n’est pas une épargne sûr , quoi de plus simple , achetez de la dette en € comme cela vous avez une épargne en euro , c’est peut être cela que veulent les chinois sécuriser leurs épargne ? autre question après on en fait quoi des dollars ? BONNE CHANCE

  56. La Grèce va organiser un referendum sur l’accord européen sur la dette (Premier ministre) : eh ben le peuple va avoir droit à la parole houps !!!! mdr lol etc

    1. Les Grecs « veulent-ils l’adoption du nouvel accord ou le rejettent-ils ? Si les Grecs n’en veulent pas, il ne sera pas adopté », a déclaré le Premier ministre Papandréou.
      Combien de temps pour organiser la campagne référendaire ?
      12 % des Grecques voteraient oui d’après les derniers sondages ……..
      Qu’en pensent lémarchés ?
      Nous saurons demain…….

  57. En parlant de logique, …
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/31/les-eoliennes-allemandes-de-plus-en-plus-souvent-au-chomage-technique_1596619_3244.html
    « Il faut s’attendre à une aggravation du phénomène ces prochaines années », selon la fédération, qui réclame une amélioration du mécanisme d’indemnités versées dans ces cas aux propriétaires d’éoliennes.
    L’ « écologie », une nouvelle façon de se faire du fric.

    1. je ne comprends pas pourquoi certaines régions refusent le passage des lignes électriques pour l’alimentation du Sud en électricité …
      C’est toujours comme ça, on a 1 % de l’info dans les articles.

      1. @Edith
        Et dans un autre article, je viens de lire que l’on construisait de lignes HT entre l’Allemagne et la Scandinavie pour mettre l’électricité éolienne en surplus à certains moments en réserve (gravitaire) dans des barrages scandinaves (on fait le même en Belgique avec les surplus nucléaires de la nuit quand la consommation est en dessous du « métabolisme » basal des centrales).
        Certains articles sont écrits par des anti-énergies renouvelables (qui ne rapportent pas assez au capital) et d’autres par des anti-nucléaires qui veulent protéger les populations des risques liés.

      2. @Alain A

        C’est bien la raison pour laquelle, je mets du temps avant de me faire une idée sur certaines questions.
        L’absence totale d’enquête et d’analyse journalistiques devrait mettre les lecteurs en garde contre les manipulations.

        Ceci dit, il est vrai que je fais partie des rares personnes, vraiment intéressées par l’énergie éolienne et solaire. Je me suis rendue compte qu’elles émancipaient l’individu des seules sources énergétiques qui lui étaient imposées.
        Ca ne m’étonne pas qu’elles trouvent une armée d’entreprises pétrolières et autres nucléaires contre elles.
        Reste à savoir comment alimenter des grandes villes avec ces moyens.

  58. L’espoir sur l’accord en Europe, on aurait pu s’en douter, aura duré comme d’habitude l’espace d’un week-end. La Bourse repart au rouge…

      1. Tu parles!
        Il cherche un plébiscite pour pouvoir appliquer ce qu’il veut en faisant taire tout le monde.
        ce sera ça si il gagne
        il va se débrouiller pour faire croire que si il est désavoué ce sera le chaos.
        C’est de la pure manipulation
        si il avait vraiment la fibre démocratique, le référendum aurait eu lieu bien avant et sur un choix entre deux positions et non

        après ou sans moi le chaos

        ce type est président de l’internationale socialiste (ça va finir par devenir une injure)

      2. Il est possible que Papandreou cherche à se donner des marges de manoeuvre dans les négociations avec la troika en agitant le spectre d’un non au referendum si on exige trop d’effort, si la tutelle est trop autoritaire. C’est plutôt bien joué si c’est le cas…

      3. Enfin on va demander l’avis au peuple…

        Comme j’ai dit dans un message ou j’ai répondu a Dissy, si le peuple Gréc dit non on va certainement le refaire voter jusqu’à qu’il dit oui.. moi je n’appelle pas ça demandée l’avis au peuple, j’appelle ça un simulacre de démocratie pour maintenir l’illusion.

    1. Une contrainte de répétition, l’ exaspérante orchestration du ouf de soulagement et la terrifiante retombée du soufflé.

      1. Disons que le monsieur, plus au moins contraint et forcé avait le choix d’autoriser une injection de peste ou le choléra.
        la nuit portant conseil il s’est défausser. Qui rêverait d’être le pétain grec ?

    1. Si seulement la Défense ou Wall Street étaient prises comme La Bastille jadis, nous pourrions parler d’occupation! Mais ce n’est peut-être qu’un début!
      Gardons espoir, tantôt l’indignation se muera en rage et ce ne sera pas l’hiver qui délogera la forêt de tentes quettechuwa mais une foule hargneuse qui délogera la finance…

  59. Quand l’immobilier européen aura perdu 50% de sa valeur et plus, vous pourrez vous inspirer de cette nouvelle façon de faire, toute américaine. . .

    «Oncle Sam wants you»

    en s’inspirant de la fameuse affiche de recrutement de l’armée américaine. Mais cette fois, les Américains ont besoin de proprios, pas de soldats.

  60. Aprés maintes tentatives ….

    Je ne pense pas que vouloir considérer les dettes dans leur enssemble (public,privé) soit une excellente maniére de comprendre se qui se passe. Par contre en analysant l’évolution de la dette privé et publique ont remarque que la dette privé a commencer avec la dette publique, c’est a dire que le crédit démarre vraiment lorsque l’état commence a emprunter aux banques en 1973.

    Du coup ont pourrait se demander pourquoi l’augmentation de la dette public stimule la dette privé. C’est a dire qu’un pays qui emprunterait a 2% auprés de la banques et laisserait en banque la moitié de la somme, somme qui serait par la suite prette au secteur privé a 6%.
    Sur une péride de 20 ans, l’état se verrait rembourser a la fois les interets de la dette plus la dette elle même.

    Ont remarque que si l’emprunt fait a la banque augmente de 1% il suffit d’augmenter l’emprunt fait au privé de 1,% et vive et versa(en gros c’est une exp qui varie avec la duré du prét), si le banque enprunt a 0,5% le taux du secteur privé sera de 4,05% pour que l’état puisse être remboursé du crédit intégralement.

    C’est clair la banque doit elle aussi tirer profit de se petit statagéme efficace, Mais la je ne sais pas comment ils s’arrangent , mais je pense que la banque doit obtenir certaines liberté de travaille, comme emmettre du crédit pour elle même et par elle même ou un peut de dérégularisation par ci par là l’histoire de bien faire tourner l’argent voire a le multiplier 🙂 🙂

    Donc si ont observe attentivement le marché du crédit, ont s’apperçoit que que les taux du privé sont majoré par rapport a celui des BCE, l’état empruntant aus prix de la BCE et les banques revendant le crédit avec la même marge que la conbinne de l’état.

    Mais alors ont peut se demander pourquoi l’état est continuellement endetté si en fin de compte il ne paie ni l’interet ni le nominale, grace a la petite astuce présenter plus haut.

    Soit pour stimuler la consommation soi parce qu’il sont vraiment mauvais en mathématiques.
    Mais je pense qu’il y a autre chose. La mondialisation a couter trés cher et il a fallu beaucoup d’argent pour reconstruire la délocalisation. Mais la probléme est maintenant que par faute d’un secteur privé capable de s’endetté outre mesure et par les défauts de paiement croissant du secteur privé. La petite combinne n peut plus fonctionner car c’est defaut et c’est projet pharaonique ne peuvent plus être écouler, crédit faisant. L’augmentaion des prix a certes mis de l’huile dans se manége mais il a montrer ces limites, surtout au USA. Maintenant ont fait du crédit a 0% au USA l’histoire de le refiler vraiment pas cher.

    M’enfin les banques ont elle aussi participé a cette conbinne en exagerant et du coup c’est un peut le bordel. Il y a bien une solution, mais je ne pense pas que cela plaise a l’oligarchie même si un petit mal pourrait ensuite leur faire beaucoup de bien.

    Donc le probléme de la dette, c’st beaucoup de pipeaux, c’est surtout un probléme de mondialisation.

    1. Ca, Logique, c’est … logique.
      J’appelle ça la pompe à fric, pour ma part. Monopole de situation du riche, et donc, puissant.

  61. bonsoir

    merci pour l’article

    merci à charles A pour son lien – je me permets de copier une partie ici, quelques phrases nettement plus importantes que notre dette – nous n’aurions en fait que ce que nous méritons si nous coulons, car depuis 30 ans, en Afrique, rien n’a changé malgré les beaux discours – qui peut croire que l’homme évoluera un jour ?

    « Il y a 23 ans, le 29 juillet 1987, Thomas Sankara (alors président du Burkina Faso) plaidait déjà pour la mise en place d’un front uni contre la dette : « La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. (…) Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. (…) Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. (…) Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. »

    le lien complet :

    http://www.cadtm.org/G20-Ils-se-payent-nos-tetes-on-ne

    bonne nuit …

  62. Payer les dettes ? Impossible pour la majorité des pays , au risque d’une récession durable et sans espoir .

    S’en affranchir ? Pas si facile .(parfois je me pose la question de l’origine de la violence de la contre révolution soviétique : ne s’agissait il pas aussi de recouvrer l’argent emprunté par l’ancien régime ?)

    Et un moratoire ? Obtenir 10 ans , le temps pour les pays de reconstituer les trésoreries en prenant des mesures de réindustrialisation , de sortir du néolibéralisme et de semi protectionnisme ?

    De toutes façons personne ne s’en sortira indemne sauf sans doute les oligarques qui achètent tout ce qui a de la valeur .

  63. Mardi 1er novembre 2011 :

    La Bourse de Francfort ouvre en baisse de 3,37 %, craint le pire pour la Grèce.

    L’indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a ouvert mardi en baisse de 3,37 % à 5.934,54 points, choqué par l’annonce d’un référendum en Grèce sur le deuxième plan de sauvetage du pays.

    « Que va-t-il se passer si le peuple dit non ? Le risque est que la communauté internationale coupe l’arrivée d’argent, et que le pays finisse par quitter l’euro. Il y a de quoi inquiéter sérieusement les investisseurs », a jugé Christoph Weil, analyste de Commerzbank.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Francfort_ouvre_en_baisse_de_337_craint_le_pire_pour_la_Grece011120110911.asp

  64. Qui et quand, à votre avis ? :

    Messieurs, comme je vous le disais tout à l’heure, vous venez avec le concours de la garde nationale, de l’armée et de toutes les forces vives du pays, vous venez de raffermir l’Etat ébranlé encore une fois. Vous n’avez reculé devant aucun péril, vous n’avez hésité devant aucun devoir. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, les institutions, la paix publique, la civilisation même. Vous avez fait une chose considérable… Eh bien ! Vous n’avez rien fait !

    Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! Vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux!»

    Indice : A l’Assemblée Nationale.

      1. Bien vu, Bruno. Victor Hugo.
        Le 9 juillet 1849, pour être exact.

        Toute ressemblance avec la situation actuelle est purement fortuite…

  65. veuillez tous m’excuser, car je vais poser une question qui n’est pas directement concernée par vos commentaires de qualité.
    Voici mon questionnement: d’après les débats sur la crise, une des possibilités de « s’en sortir » serait d’annuler purement et simplement les dettes internationales. Cela permettrait de redémarrer à zéro!
    Mais voila il semblerait que cette mesure aurait pour conséquence de diminuer les recettes fiscales (dues aux échanges entre pays).
    J’ai beau me plonger dans les textes multiples sur la crise économie et la façon de la gérer, je ne saisis pas le lien entre « annulation de la dette  » et  » fiscalité « .
    Merci

    1. Une baisse de la fiscalité ? Elle provient actuellement de celle de l’activité économique et a résulté de la diminution des impôts et taxes (notamment en faveur des plus fortunés) ou bien de la fiscalité avantageuse dont bénéficient les grandes entreprises et les revenus du capital. Elle provient aussi de l’évasion fiscale, sous toutes ses formes, et des activités dites informelles, qui par définition échappent à la taxation. Réduire la dette, c’est donner à la puissance publique les moyens d’impulser l’activité économique.

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