L'actualité de la crise : C'EST AU PIED DU COFFRE QUE L'ON VOIT LE BANQUIER, par François Leclerc

Billet invité

Une fois passé l’effet d’annonce, les calculettes sont à l’œuvre et l’on s’aperçoit que la recapitalisation des banques ne va pas être si facile que celles-ci affectent de le reconnaître et les hommes politiques de le présenter. C’était pourtant le plus facile à décider ! C’est particulièrement valable pour les banques des pays au bord du trou, l’Espagne et l’Italie, mais également pour toutes les autres, à des degrés divers. Les banques grecques étant évidemment hors concours.

Ewald Nowotny, le gouverneur de la banque centrale autrichienne, a déclaré : « ce ne sera pas facile, si vous regardez la situation du marché des capitaux », mettant l’accent sur le danger qui verrait les banques réduire leur offre de crédit pour éviter l’injection de fonds publiques. Un article du Financial Times remarquait de son côté que de nombreux détails du plan n’étaient pas clairs, notamment le mode de calcul des fonds propres, les méthodes permettant de les accroître et les mesures qui pourront être prises pour éviter que la recapitalisation se fasse au détriment du crédit aux entreprises. Un problème qu’a soulevé en France Laurence Parisot, la présidente du Medef (l’organisation patronale), en admettant sans en identifier l’origine que « l’économie réelle commence à être atteinte par cette crise ». Ce n’est pas fini.

Au Portugal, une déclaration de Pedro Passos Coelho, le premier ministre, éclaire ce qui va s’y passer, après que la BCP et la BPI – deux des principales banques portugaises – aient déclaré se préparer à utiliser les fonds de l’Union européenne et du FMI du plan de sauvetage, la première croyant devoir ajouter qu’il n’y avait « pas honte à faire appel à ce fonds ». L’État portugais, avait-il répondu par avance pour la rassurer, n’aurait [dans ce cas] qu’un rôle « d’actionnaire passif », n’ayant pas « l’intention de s’immiscer dans la gestion des banques ni en être le propriétaire ».

L’annonce des besoins de recapitalisation des cinq plus grandes banques a fait l’effet d’un coup de tonnerre en Espagne. Elles étaient jusqu’alors présentées comme sans problèmes, à la différence du secteur des Cajas (les caisses d’épargne), qui continue de faire l’objet d’une restructuration en profondeur, faisant appel aux fonds publics nettement plus qu’il n’était prévu. Depuis des mois, le gouvernement tentait d’obtenir que soit pris en compte, à titre dérogatoire, les obligations convertibles dans le calcul des fonds propres, ce qui permettait de masquer l’étendue du problème.

Elena Salgado, la ministre des finances, vient désormais de prudemment considérer que les banques « peuvent avoir la capacité de trouver ces fonds par elles-mêmes et ne pas avoir besoin d’aides publiques ». UBS par ailleurs (merci à Pablo75) vient de dévoiler un secret de polichinelle en estimant que les banques espagnoles détenaient encore pour 400 milliards d’euros de crédits liés au secteur du bâtiment et de l’immobilier, sur lesquels le taux de défaut ne cesse de monter. D’où il apparaît que le problème espagnol numéro un est la dette privée et non publique…


Les banques françaises, comme à l’habitude, se réfugient derrière des déclarations affichant la sérénité et niant tout problème. Dans le cas de la Société Générale – qui doit trouver 3,3 milliards d’euros d’ici juin 2012 – Frédéric Oudéa a déclaré qu’elle puiserait dans ses fonds, sans préciser qu’elle va devoir pour cela poursuivre dans l’urgence son programme de cessions d’actifs.

La question hautement politique des dividendes et des bonus va devoir être suivie de près, le même ayant déclaré de manière évasive, au nom de la Fédération bancaire française (FBF) : « Les banques ne détermineront le montant des bonus et des dividendes qu’à la fin de l’année, comme elles le font ordinairement, mais intègreront dans leurs décisions les éléments de l’accord européen. Naturellement, on va prendre ces éléments- là de l’environnement en compte le moment venu, c’est-à-dire plutôt en fin d’année » (moment privilégié de distribution des bonus et de décision à propos des dividendes).

Naturellement est un mot codé qui dans le monde politique veut dire son contraire, à savoir que cela ne va pas de soi (exemple : je fais naturellement confiance à la justice de mon pays). François Baroin, le ministre des finances, a tourné sa phrase différemment pour dire la même chose : « Les banques de l’Hexagone augmenteront leurs fonds propres sur leurs propres résultats, et nous serons très attentifs à un point, c’est que la réduction du bilan pour monter leur niveau de protection, leurs fonds propres, se fera d’abord et avant tout au détriment de la distribution des dividendes et des bonus »…

Giuseppe Mussari, le responsable de l’association des banques italiennes, pour lesquelles l’addition est lourde, a de son côté adressé une lettre aux autorités européennes afin de leur faire part de sa « profonde perplexité ». Devant la nécessité de renforcer les fonds propres de ses membres ou sur la manière d’y procéder, on ne sait trop ! En tout cas, on s’intéressera plus particulièrement au cas d’UniCredit, la plus importante banque par la taille de son bilan, dont une émission obligataire a échoué l’été dernier. Elle va devoir lever 7,4 milliards d’euros pour être dans les clous, selon l’EBA (European Banking Authority).

Tout en se félicitant avec des formules de circonstances de l’accord intervenu dans la nuit à propos de la décote grecque, Charles Dallara, directeur général de l’International Institute of Finance (IIF), a indiqué qu’il ne voyait pas de contagion possible de la crise à l’Italie. « Je ne vois pas cela arriver. L’Italie est maintenant dans un processus pour rebâtir sa crédibilité et cela a été renforcé cette semaine par les mesures qu’ils prennent ». Lorsque la première décote de la Grèce avait été négociée, il avait déclaré que cela valait pour solde de tout compte. O tempora o mores !

Dans les mois à venir, le choix des banques qui ne parviendront pas à se renforcer par elles-mêmes va être entre solliciter les finances publiques de leur pays ou bien le FESF, qui risque d’être déjà beaucoup mis à contribution pour d’autres causes, sauf à ouvrir le parapluie d’une garantie d’État. Boucher un trou d’un côté, en boucher un autre de l’autre côté, cela ne s’arrêtera donc jamais ?

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212 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : C'EST AU PIED DU COFFRE QUE L'ON VOIT LE BANQUIER, par François Leclerc »

  1. Je ne comprends plus rien .on est au bord du gouffre ou pas .
    Chaque trois mois de nouvelles solutions arrivent .
    On recommence . C est quand la dead Line a cette mascarade

    1. Comme vous, Franck, j’ y perd mon latin… Entre les déclarations des uns et des autres, je n’arrive pas à me faire mon idée sur la question: Que vas t’on devenir?? Dois je être rassuré à présent? Pourtant j’ai la sale impression que la situation est hors de contrôle! Quelqu’un pourrait il nous éclairer? Merci

      1. Venir sur le blog de Jorion, c’est un peu comme dans Matrix quand tu choisis la pilule rouge… La réalité fait un peu paniquer, au début, mais après, vous verrez, on s’habitue…

      2. @Philippe MEONI
        L’habitude de l’habitude entraine l’habitude.
        @ Franck & Jef
        Bienvenus sur ce blog de cuisine où l’on fait pousser les salades. vous y trouverez de bonnes recettes contre la désinformation et bien plus si vous aimez le vélo.

      3. Jef : essayez Victor Hugo, mais je ne sais pas si cet extrait déjà posté sera de nature à vous rassurer.
         » Être un membre de la convention , c’était être une vague de l’Océan. Et ceci était vrai des plus grands. La force d’impulsion venait d’en haut. Il y avait dans la Convention une volonté qui était celle de tous et n’était celle de personne. Cette volonté était une idée, idée indomptable et démesurée qui soufflait dans l’ombre du haut du ciel. Nous appelons cela la révolution. Quand cette idée passait, elle abattait l’un et soulevait l’autre; elle emportait celui-ci en écume et brisait celui-là aux écueils. Cette idée savait où elle allait, et poussait le gouffre devant elle. Imputer la révolution aux hommes c’est imputer la marée aux flots.
        La révolution est une action de l’Inconnu. Appelez la bonne action ou mauvaise action, selon que vous aspirez à l’avenir ou au passé, mais laissez la à celui qui l’a faite. Elle semble l’oeuvre en commun des grands événements et des grands individus mêlés, mais elle est en réalité la résultante des événements. Les événements dépensent, les hommes payent. Les événements dictent les hommes signent. Le 14 juillet est signé Camille Desmoulins, le 10 août est signé Danton, le 2 septembre est signé Marat, le 21 septembre est signé Grégoire, le 21 janvier est signé Robespierre ; mais Desmoulins , Danton, Marat, Grégoire et Robespierre ne sont que des greffiers. Le rédacteur énorme et sinistre de ces grandes pages a un nom, Dieu, et un masque, Destin. Robespierre croyait en Dieu. Certes !
        La révolution est une forme du phénomène immanent qui nous presse de toutes parts et que nous appelons la Nécessité.
        Devant cette mystérieuse complication de bienfaits et de souffrances se dresse le Pourquoi ? de l’histoire.
        PARCE QUE. Cette réponse de celui qui ne sait rien est aussi a réponse de celui qui sait tout.
        En présence de ces catastrophes climatériques qui dévastent et vivifient la civilisation, on hésite à juger le détail. Blâmer ou louer les hommes à cause du résultat, c’est presque comme si on louait ou blâmait les chiffres à cause du total. Ce qui doit passer passe, ce qui doit souffler souffle. La sérénité éternelle ne souffre pas de ces aquilons. Au dessus des révolutions la vérité et la justice demeurent comme le ciel étoilé au dessus des tempêtes… »
        Extrait de « Quatre Vingt Treize », dernier roman de Victor Hugo….

    2. Bonsoir Frank.

      C’est maintenant que les choses vont commencer à être « amusantes ». Blythe Masters vient d’annoncer que  » l’annulation » de 50% de la dette de la Gréce ne sera pas considérée comme un événement de crêdit. Il n’y aura donc pas de remboursement pour ceux qui avaient pris des assurances.

      Ceux qui se sont rués sur les bancaires aujourd’hui vont bientôt se mordre les doigts.

      1. Arf ! Ben oui, il fallait se douter d’un truc du genre, par la quasi inexistence de commentaires récents de la part de l’empire… Qui ne dit mot consent, du coup, on devinait que la carambole européenne ne représentait pas un danger pour les assureurs CDS…

    3. Je vous rejoints moi aussi…plus ça avance, plus c’est une sorte de magma de milliards qu’on a pas puis qu’on trouve, qu’on empreinte, qui sont garantis (par quoi ?) …pour régler un problème de surendettement !!

      Est-ce terriblement compliqué ou diaboliquement simple ?

    4. Tant qu’on ne s’attaque pas aux causes mais que l’on pose des emplâtres il n’y a pas de raison que la crise ne s’éternise pas. Tant que l’on ne prends pas les mesures pour interdire au marché de spéculer sur les emprunt d’Etat il n’y a pas de raison pour que les spéculateur aillent jouer dans un autre bac à sable.

    5. « Je ne comprends plus rien .on est au bord du gouffre ou pas . »

      Oui. Il y a toujours déni du surendettement généralisé : ménages, entreprises, États. Et ils ne s’emploient qu’à boucher des dettes par plus de dettes. Pour la dette publique grèque, ils envisagent un désendettement programmé, mais ont-ils bien tout prévu ? On peut en douter vu la complexité, l’interdépendance, la finance de l’ombre et la piètre «qualité» des modèles et prévisions. Pour le reste, c’est du rafistolage pour gagner du temps.

      « C est quand la dead Line a cette mascarade »

      C’est un processus critique, comme par exemple cet essai de rupture de poutre en béton. La valeur et la localisation de la rupture ne peuvent être déterminés avec grande précision, mais pour une poutre, c’est tout de même plus précis que pour la finance où l’élément humain ne se calcule pas comme en résistance des matériaux.

    6. La crise bancaire Japonaise, strictement identique à la notre, dure depuis 1985, 26 ans.
      Je pense que ça va durer 15 à 25 ans. Il faut simplement s’y preparer, c’est tout.
      😉

      1. Non, car il y a un effet d’échelle. En ce moment, on est focalisé sur l’Europe, et on en oublie du coup les US qui eux aussi se cognent aux murs de la dette.
        Mathématiquement parlant, ce système ne peut pas tenir bien longtemps, et toutes ces gesticulations n’ont qu’un but: gagner un peu de temps. Il n’y a qu’à regarder les chiffres que P. Jorion et F. Leclerc nous rappellent régulièrement pour en prendre conscience.
        La vraie question est: par quoi va-t-il être remplacé ? Après avoir nourri de naïfs espoirs sur un renouveau plus juste, j’en arrive maintenant à penser qu’il est en préparation pour être tout aussi inique.
        Si vous ne gardez que la substantifique moelle du monologue présidentiel qui nous a été servi hier, vous en voyez les contours: une protection sociale réduite, une mondialisation accrue, et des banques toujours aussi puissantes.
        C’est la souffrance des peuples qui va durer encore 15 ou 25 ans. A moins qu’ils se réveillent et qu’on assiste à un « printemps occidental ».

    7. C’est pourtant simple : le système financier c’est un problème de vases communicants, et soyez en assurés : il y a suffisamment d’eau pour mettre tout le monde dans le bain.
      Le vrai problème, ce sont les fuites et les piscines privées. Les fuites se sont les dividendes et les bonus, les piscines privées il suffirait de faire de l’eau l’usage qu’on en fait lorsque la forêt brûle aux alentours, on réquisitionne pour éteindre l’incendie.
      Rien de bien compliqué mais il faut avoir la volonté d’éteindre l’incendie ce qui n’est pas le cas
      actuellement, le feu ayant cet immense avantage de fertiliser la terre…

    8. Je pense que comme ce système est basé sur la confiance (=une pyramide de PONZI), dès qu’une « pseudo » solution est apportée, et peu importe ce qu’elle est, si la confiance est restaurée, alors cela pourra durer longtemps… (exemple : hier, les marchés rassurés sur les annonces).
      C’est d’ailleurs de cette façon que les US réussissent à emprunter toujours d’avantage… ils ne rembourseront jamais le capital à la fin, mais tant que les investisseurs pensent que ça va durer, et qu’ils ne seront pas les derniers de la chaine (les dindons de la farce), alors ça a des chances de durer… cela ne s’effondrera pas tout seul en regardant faire !

  2. Mais finalement, quel est l’intérêt pour l’état de participer à la recapitalisation des banques ?
    Ne serait-il pas plus économique (et satisfaisant) de subventionner directement l’économie réelle, via un système de prêt directement de l’état aux entreprises (notamment les PME, en s’appuyant par ex sur des dispositifs tels qu’ OSEO) ?
    Qu’on laisse donc ces banques se débrouiller, et qu’on investisse l’argent commun là où il sera vraiment utile !

    1. Parce que les banques sans recapitalisation c’est direct la faillite et c’est direct la fin de l’état de droit avec, c’est de ça qu’ils ont peur une argentine en Europe.

      On ne cherche pas à sauver l’économie on cherche à sauver le système financier.

      Mais la contagion à l’Italie, elle arrive à grand pas, les italiens ne sont les grecs

      1. Que voulez vous dire en citant l’Argentine ?
        L’Argentine après avoir été pressurée par le FMI et la Banque Mondiale a mis tout ce beau monde dehors et elle ne s’en est pas portée plus mal . . . bien au contraire

      2. Je cite que seulement le passage où le fric c’est retiré d’Argentine comme la mer à marée basse, et là est arrivée la crise bien avant le FMI et la banque mondiale qui sont des conséquences, vous vous parlez d’après

      3. oui, mais, « le fric » n’est pas en train de ‘se retirer d’Europe », il se gave sur les emprunts d’Etat, ce qui n’est pas tout à fait la même chose

      4. sans recapitalisation c’est direct la faillite et c’est direct la fin de l’état de droit

        Pourquoi la fin de l’état de droit ? Tu veux dire que sans recapitalisation c’est direct la révolution ?

      5. Oui, c’est la queue devant les banques à la manière argentine et la révolution en marche parce que sans carte bleue ici on ne vit plus ou presque donc c’est la paralysie, ça irait même plus vite qu’en argentine mine de rien justement à cause de ça !

    2. oui, d’accord avec vous Isabelle. Que les banques assument leurs pertes …. privées après tout ! Au lieu de cela, comme il y a collusion entre les politiques et les financiers, les Etats sont mis à contribution à travers nos ….contributions ! Par la force, sans rien nous demander ! Les moutons bêlent, la caravane passe ! Dégagez rien à voir !

    3. J’aurais tendance à penser, qu’au delà des camaraderies entre nos élus et les financiers, l’intérêt de sauver les banques, est que notre système (et nos vies) dépend des banques. Si les principales banques faisaient faillite demain, comment payeriez vous l’essence que vous mettez dans votre voiture pour aller bosser ? comment mangeriez vous après avoir épuisé votre frigo en 3/4 jours ?
      Nous sommes tous dépendants de ce système de banque. Nous n’avons plus d’argent liquide, tout est scriptural. On ne peut plus vivre sans eux.

      (je ne dis pas que c’est bien, j’essaie juste d’analyser et d’être pragmatique).

      1. Ca c’est le ululement libéral et financier, mis en place depuis des décennies. La facilité du crédit permet de baisser les salaires sans trop toucher à la croissance (au moins dans un premier temps) mais elle permet surtout de rendre le peuple totalement dépendant des banques. Votre message est la preuve de cet état de fait.
        Mais c’est vite oublier l’état ! une faillite des banques serait l’occasion rêvée de nationaliser les réseaux liés aux banques de dépôt pour un coût quasi nul. Ca permettrait à l’économie de poursuivre son fonctionnement et de mettre un gros coup d’arrêt à la finance.

      2. @Olivier,

        En effet. Vous pensez que si plusieurs banques faisaient faillite, l’état pourrait les nationaliser en un temps record, et permette à nous tous de continuer de vivre comme si de rien était (au niveau vie courante/argent) ?

    4. Oui, je n’ai jamais compris, pourquoi la BCE prête de l’argent ou donne de l’argent aux institutions banquaires à des taux défiant toutes concurrences et pourquoi ne peut-elle pas prêter directement aux citoyens et entrepreneurs à ces mêmes taux ? (le pourquoi ne vise pas l’aspect légal des choses mais bien un aspect technique) ?

      Car au passage si la banques ne spéculent pas avec ces montants, elles peuvent les reprêter avec un taux supérieurs et s’enrichir au passage. Or cette BCE ou autres banques centrales ne devrai(ent)-elle(s) pas être la (les) garante(s) d’un bien commun ?

  3. Réveillez moi quand ils auront cessé d’être tarés !!!
    Ils sont tous à vomir, et il n’aura fallu que 10 ans pour arriver à ça !!!

  4. Une petite question: Si on ‘oublie’ 50% de la dette grecque, pourquoi ne pas oublier les dettes portuguaise et irlandaise dans la meme proportion?

    1. si on rembourse les emprunts d’Etat par une intervention directe de la BCE, ce qui créera de l’inflation et une chute relative de l’Euro, qui en Europe aurait à s’en plaindre ? L’Euro est surévalué, une cure d’amaigrissement nous ferait le plus grand bien.

    2. Petit joueur va, !!!! mais qu’on annule tout et plus besoin de s’inquiéter pour la croissance après,
      ce n’est que de l’argent, l’argent ce n’est rien ça ne devrait pas exister l’argent d’ailleurs

      1. Oui bien sur, mais remettre les compteurs à zéro ne s’en prends pas aux causes de la spéculation sur les emprunts d’Etat. C’est juste se donner une bouffée d’oxygène et repartir comme « avant » . . .
        Il faut « casser » la spéculation et « décréter » le terrain de jeux des emprunts d’Etat « zone interdite »

      2. Annuler tout ? mais cela va provoquer la révolution… tous les épargnants de notre pays (en ne parlant que du nôtre), qui sont quand même plus nombreux que les gens ne joignant pas les deux bouts, vont perdre leur épargne.
        Ce n’est pas si simple que cela, j’en ai peur.

    3. ´Déjà qu’avec les Grecs, il ont dû baisser le pantalon jusqu’aux chevilles… Vous ne voulez pas non plus qu’ils enlèvent le caleçon, en plus ?

    4. Une petite question: Si on ‘oublie’ 50% de la dette grecque, pourquoi ne pas oublier les dettes Portugaise et irlandaise dans la même proportion?

      Et la nôtre ????

      D’ailleurs, même réduite de 50%, les dettes ne seront jamais remboursées. Se poser cette question, c’est y répondre. Autant les annuler et mettre le système financier en banqueroute.

      Intrinsèquement d’ailleurs, c’est déjà le cas tellement c’est colossal. La réalité devrait finir par s’imposer.

      Nul besoin de lire dans les trippouilles de chicken pour prédire l’enchaînement infernal de cette folie financière.

      The Final Cut !

  5. Jeudi 27 octobre 2011 :

    L’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s a abaissé jeudi d’un cran la note de Chypre, en raison de l’importance de l’exposition de son système bancaire à la dette grecque, et a prévenu qu’elle pourrait l’abaisser encore dans les mois à venir.

    La note de Chypre revient à BBB, contre BBB- auparavant. Un abaissement supplémentaire de deux crans précipiterait ce pays membre de la zone euro dans la catégorie spéculative, avec pour conséquence des difficultés accrues de refinancement de son déficit budgétaire.

    S&P avait déjà abaissé fin juillet la note de Chypre, avant d’avertir quelques jours plus tard qu’elle pourrait faire de nouveau de même en la plaçant sous surveillance négative. L’agence maintient toujours son examen étroit de la situation du pays et pourrait donc abaisser sa note de nouveau.

    Les deux autres grandes agences d’évaluation financière, Fitch Ratings et Moody’s Investors Service, avaient elles aussi abaissé la note du pays cet été, à BBB pour la première et à Baa1 pour la seconde. Dans les deux cas encore, les perspectives d’évolution de la note sont négatives.

    1. Un jour viendra, l’Agence de notation (ses deux consœurs ayant fait faillite) pris à la gorge, abandonnée de tous ses clients comprendra que le salut consistera à offrir ses services aux nouveaux puissants. En grande pompe, on convoquera les médias. Et oh stupéfaction, en invoquant la confiance retrouvée et l’avenir radieux, la longue liste rayonnera de ses triples AAA.
      La guerre sournoise et psychologique pour le veau d’or s’en va, le sang chaud rougeoyant peut coulé sous le regard avisé d’une agence charger d’accrocher ses notes noirs pour composer la mélodie funèbre de ses nouveaux patrons.

      1. C’est bien possible. Elle ferait bien d’ailleurs de profiter du lifting pour changer de nom. Parce que Standard & Poor’s çà l’fait pas . Un joli nom latin (pas grec non) serait plus approprié.

    2. Il est vrai que le corollaire évident du « succès » du sommet d’hier devrait être le relèvement de la note de la Grèce par les agences de notation, non ? Ou alors, il y a un souci question cohérence !

    3. Faute d’un contrôle strict des mouvements de capitaux et d’une refonte complète du secteur financier, les banques et les agences de notation vont continuer à harceler les Etats.

      Les gouvernants intimidé et affolés vont continuer à saigner les peuples et à faire reculer l’activité au détriment des comptes publics. Cette politique absurde mène l’Union Européenne au désastre

      lu sur le blog de Jean-Luc Mélenchon . . .

  6. « Boucher un trou dans un sens, en boucher un autre en sens inverse » Je ne sais pas comment on bouche un trou en sens inverse … Ça doit être pour ça que la finance me dépasse …

    1. La finance ce n’est que du marketing, ça n’a rien à voir avec votre porte monnaie, eux ils peuvent inventer et vous faire prendre des vessies pour des lanternes, eux on leur en a donné le droit en pensant que leur métier était affaire de gens sérieux et que c’était bien compliqué, en fait c’est juste une manière un peu plus abstraite de trouver des pigeons.

      1. Oui, vous avez raison, « on » leur en a donné le droit. Nos politiques qui nous gouvernent, pour être plus précis.

        Jacques généreux a écrit :

        Arrêtons-nous une seconde pour souligner l’énormité véhiculée par ce discours ordinaire : une démocratie, même minimale, est impossible! Car si, réellement, les gouvernements n’ont plus le choix en matière d’impôts, de dépenses publiques et de partage des richesses, s’ils ne peuvent plus que s’adapter aux standards dictés par la compétition internationale, alors le vote des citoyens est parfaitement superflu. Si vraiment l’essentiel de ce qui relève de la souveraineté populaire est en fait déterminé par la pression des marchés et par la volonté des gestionnaires de capitaux, alors la démocratie n’est plus qu’une lubie insensée.
        On comprend donc pourquoi la rengaine de l’impuissance des nations est, avant tout, le discours des ennemis de la démocratie. Les néolibéraux tiennent ce discours, non parce qu’ils croient la démocratie vraiment impossible, mais parce qu’ils la jugent indésirable. L’oligarchie cynique constituée par les profiteurs du système ne souhaite évidemment pas voir les politiques déterminées par la volonté du plus grand nombre. Alliés aux cyniques profiteurs, il est aussi des « fous du marché » – cette foule d’économistes, de hauts fonctionnaires et d’intellectuels efficacement formatés par trente ans de propagande néolibérale. Ceux-là sont parfois sincèrement convaincus que la décision imposée par l’« équilibre des marchés» est toujours meilleure que la décision issue du débat public et du vote populaire. Pour finir, la cause antidémocratique des profiteurs et des fous est habilement servie par la foule encore plus grande des ignares paresseux qui saturent les médias et ne savent que chanter l’air du temps et aller dans le sens du vent.

      2. Liervol, complètement d’accord avec vous. Ce sont les même produits partout, ce qui fait la différence, ce sont les comportements commerciaux des uns et des autres à l’égard de leur clientèle.

      3. @ RV, 28 octobre 2011 à 00:03
        Merci pour cette belle page où Jacques Généreux montre la nature profonde du néolibéralisme et le formatage des « homo oeconomicus » qu’il a effectué.

  7. Les Espagnols sont en tout cas en plein dedans…
    Regardez la pub BBVA dans le bandeau vertical à droite : « Supermarché financier » – Et dessous : « Les titres Allemands peuvent servir pour réussir en cas de rebond »…
    http://www.eleconomista.es/
    Et un autre qui commence ouvertement le chantage :
    « El consejero delegado de Banco Sabadell, Jaume Guardiola, ha considerado que la exigencia europea de un 9 por ciento de capital principal « no va a ser un problema para la banca española, que está muy fuerte », aunque sí tendrá efecto en la concesión de crédito, las operaciones corporativas y el crecimiento económico. »
    « Le conseiller délégué de la banque sabadell, JG, considère que les exigences européennes à 9% de capital ne seront pas un problème pour le secteur bancaire Espagnol qui est très fort, SAUF QUE cela aura une incidence sur la concession de crédits, les opérations corporatives et la croissance économique… » – Ajoutant que « les décisions de Bruxelles à l’égard des banques n’est pas le meilleur chemin »…
    Sachant que l’Espagne va vivre une élection présidentielle anticipée le 20 novembre, ça laisse peu de temps à Rajoy pour trouver la propagande adéquate pour justifier son « impuissance » lorsqu’il sera au pouvoir…

    1. @ RV
      Si la gauche passe , il se pourrait bien que J. Généreux ait un poste .
      Alors gardez soigneusement ce texte .
      Nous verrons alors s’il tient de beaux discours du même tonneau .
      Quant aux actes …

      1. Si la gauche passe , il se pourrait bien que J. Généreux ait un poste

        A ce jour, Jacques Généreux est membre du Parti de gauche et j’espère bien que si le Front de gauche remporte les élections présidentielles il puisse accéder aux « responsabilités ».
        Quand à conserver soigneusement ce texte, rien de plus facile, il est à la page 22 de « Nous on peut ! »
        En disant ceci, je déni au PS d’être « la » gauche, bien entendu. Mais si votre propos était de supputer que Jacques Généreux pourrait accepter d’entrer dans un gouvernement PS, alors là je ne vous suis pas et effectivement, rdv en mai 2012 !

  8. Pourquoi, mais pourquoi les pays n’emprunte pas directement à la banque centrale européenne? C’est exactement comme si on avait un voisin qui cultive des carottes mais qu’on attend que celui-ci vend ses carottes aux supermarché avant de les acheter plus cher dans ce même supermarché!!!

    Quelle aberration, quelle belle mafia financière qui a réussie à prendre les plein pouvoirs sur les états! Nous avons été vendus par nos propres nations et ils arrivent même à faire culpabiliser les gens: « Vous ne travaillez pas assez! Vous devez être plus compétitifs! Regardez vous vivez au dessus de vos moyens! »

    Il faut vraiment réussir à informer les gens sur le fonctionnement réel de toute cette économie financière, ce parasite géant qui ne peut être rassasié et qui manipule les populations pour les maintenir dans l’ignorance!

    Réveillez-vous! Réveillons-nous! Réveillons-les!

    1. Depuis Arbeit macht frei, , je me dis que dans chaque homme politique qui parle de travailler plus pour gagner plus il y a un fasciste qui s’ignore

      De plus travailler ok Mais pourquoi faire de la croissance ? pour avoir des immeubles vides en bord de mer 300 jours par an , pour avoir de la nourriture dans les poubelles et des gens obèses, pour avoir le droit de jeter des choses achetées la veille qu’un commercial nous a vendu ou bien une publicité alors que nous n’avions besoin de rien, pour pouvoir prendre le travail des chômeurs ???

      1. C’est pourquoi j’insiste sur la nécessité du revenu minimum de vie pour tous, riches ou pauvres, afin que nous sortions de l’exploitation d’autrui de manière concrète. Mon idée personnelle de faire en sorte que ce soit le monde de la finance qui prendrait la responsabilité de la juste répartition de ce revenu à tous , à mon sens, permettrait de sortir des discriminations culturelles concernant ceux qui s’occupent de l’argent, d’intégrer cette part de notre activité humaine à nos sociétés de manière saine. Deux évolutions idéologiques d’un coup, en somme.

      2. « travailler plus pour détruire plus »

        Le monde marchand a habilement déconnecté le travail de sa fonction essentielle : l’utilité sociale.

        C’est une des grandes raison de la désaffection d’une partie de la jeunesse à son égard.

        Delphin

    2. Parce que nos politiques le lui interdise par le traité de Lisbonne et que la spéculation du marché sur les emprunts d’Etat « permet » le détricotage du modèle de l’Etat républicain. C’est un coup d’Etat financier . . .

      1. oui vous avez raison, la lame de fond vient de plus loin, mais lé règle a été actée par tous les traités européens . . .

    3. Malheureusement je connaissais la réponse, ce fameux traité de Maastricht de 1973… Mais je ne comprends toujours pas comment les intellectuels ont a pu laisser faire ça? Si la population comprenait simplement les principes et les bases de cette arnaque tout le monde serait dans la rue. Oui c’est bien un coup d’état financier comme le dit si bien RV.

      Je pensais naïvement que les nouvelles technologies de l’information permettrait au plus grand nombre d’avoir accès à l’information et de ne plus être aveugle devant les promesses ou les mensonges des politiques. Cet encore malheureusement insuffisant et les puissants continuent d’aliéner le peuple ignorant.

      1. Toujours la même rengaine gauchisante (reprise aussi par Marine Le Pen) au sujet de ce fameux décret de 1973 qui interdit à l’État, et dans l’UE par la grâce des Traités postérieurs, de se financer directement auprès de la Banque centrale mais de recourir au marché par l’entremise des banques privées. Ce mécanisme à sans doute prêté le flanc à des abus qui mériteraient d’être corrigés. Néanmoins, c’est une mesure de progrès, de morale et de justice sociale. De la sorte, on maîtrise un peu plus l’État omnipotent, prompt dans le passé à abuser du monopole de la force publique dont il dispose pour par exemple, imprimer de la fausse monnaie (monnaie sans pendant économique) qu’on appelle maintenant élégamment QE aux USA !
        Un exemple d’injustice gravissime que permettait le régime antérieur : Les entreprises étatiques bénéficiaient de financements au même taux que l’État (quasiment zéro) alors que leurs concurrentes du secteur privé devaient emprunter au taux du marché ! Dans l’UE, ce genre de plaisanteries serait vite dénoncé à juste titre par la Commission et autre Boeing & Co, comme des subventions déguisées.

      2. Oui c’est bien un coup d’état financier comme le dit si bien RV

        l’expression est empruntée à Jacques Généreux

      3. erreipg,

        Vous faites de l’humour ?

        Je me suis laissé dire que les banquiers empruntent à un taux zéro ou très faible et qu’ils peuvent le prêter à un taux nettement plus élevé. C’est une subvention pour financiers. L’argent des sauvetages de ces gens vient de ce que vous honnissez. Est-ce que vous dénoncez ça ?

        Mieux, les états fournissent un service d’assurance aux banquiers contre le risque systémique sans en payer de contrepartie. Est-ce que vous dénoncez cela aussi ?

        Je pense que oui.

        Vous nous offrez la « protection » des actionnaires qui demandent et obtiennent ce que certains nomment dévaluation intérieure. Cela consiste, si vous êtes pauvre ou de la classe moyenne, à vous faire raboter les secours ou votre salaire. Quels qu’ils soient, ils sont trop élevés pour vous. C’était la modération salariale. C’est maintenant la dévaluation intérieure. Comme tous les pays sont mis en demeure de la pratiquer, l’avantage dit compétitif obtenu s’annule.

        Les Irlandais le paient, pas leurs banquiers (qui protègent (?) les Irlandais contre le monstre étatique). Les grecs le paient pour que leurs banquiers soient sauvés. Remarquez une chose presque amusante, c’est qu’avec cette décote de 50 % des dettes grecques la notion de CDS en prend un sacré coup. Vous allez donc demander des efforts supplémentaires aux plus petits.

        Coluche disait « Il faut prendre l’argent là où il est. Dans la poche des pauvres. » C’était un poète. Il a mis dans le mille et c’est toujours vrai.

        Les dettes des états actuels n’existerait simplement pas si cette théorie financière donnant l’indépendance des banques centrales comme un dogme carrément religieux (et actuellement joyeusement bafoué pour sauver le système) n’avait pas été coulé dans le bronze de la constitution.

        L’injustice que vous dénoncez est renversée. Elle marche dans l’autre sens. Vous êtes totalement acquis à ce que les citoyens paient une taxe très lourde aux actionnaires. Cette taxe est naturellement indexée sur le prix des actions. Le montant de la taxe est décidé par les actionnaires.

        J’espère que vous faites de l’humour.

      4. à erreipg,
        pour empêcher un état « omnipotent », comme vous dites, il y avait une autre solution: renforcer le pouvoir démocratique, voir parlementaire avec des moyens effiscients de contrôle.
        Comment pouvez vous justifier le paiements d’intérêts à des banques privées par l’état qui souhaite emprunter? sinon en assumant le fait que ces intérêts serviront les très riches aux depens des classes inférieures?
        quant à la concurence avec les taux de marchés!! laissez moi rire: allez tenir ce raisonnement aux chinois et même aux US , le pays le plus capitaliste à ce qu’on dit.
        Vous êtes en plein dans l’idéologie qu’on nous sert à longueur de temps depuis 40 ans.

      5. @ erreipg
        Je ne suis ni gauche ni droite, ni syndicaliste militant politique et anarchiste abstentionniste de la première heure… Pourtant, j’ose donner mon avis sur la rengaine gauchisante :
        C’est parce que le privé a voulu entrer dans la concurrence sur des secteurs d’intérêt général qui normalement devraient être protégés et contrôlés :
        Énergies, Eaux, Communication, Santé, Retraite, Éducation, Sécurité, Appro’s en produits de première nécessité, Environnement…
        Avez vous vu l’état se lancer dans la fabrication de chaussures ou de rideaux ?
        Ces mêmes états ont permis de faire entrer la concurrence privée dans des secteurs VITAUX à la survie des populations… Tout ne peut être que marchandise… Et le financement de ces secteurs là devraient être à cout zéro…
        Après, que des banques commerciales veuillent faire mumuse dans la spéculation sur des entreprises de production de confort, loisirs et de l’inutile, c’est leur droit, à condition que lorsqu’elles font le mauvais calcul du risque, elles supportent seules les pertes sans prétendre que le denier public y participe…

      6. Petite remarque: C’est à partir de cette loi que l’état français a commencer à construire sa dette. Il ne fallait plus seulement rembourser, mais également engraisser au passage les prêteurs.
        Amusez-vous à faire le cumul des intérêts versés depuis 40 ans, et comparez le à la dette actuelle…

      7. Ereipg,
        ouaip, et elle a sale dégaine la rengaine à Holbecq, le Pen’s family, Dupont-Gnangnan, et de leurs perroqueteurs publics type Meoni.
        Gauchisants dites-vous ? Vraiment ? Nationalistes assurément, souverainistes encore plus, statolâtres évidemment, droitisants et réacs de fait.
        J’en ai vraiment plein le dos de cette foule grandissante qui se rallie crescendo à la thèse obtue et convenue qui voudrait que tout le mal qui provoque l’effondrement civilisationnel occidental dont nous sommes témoins pourrait se résumer à deux malédictions associées en un déterminisme ultime :
        – la main invisible et méphistophélique de la finance cosmopolite,
        – la main sale des politiques mûs par la seule concussion.
        Avec comme leitmotiv indépassable, comme symbole absolu de la poignée de main faustienne entre ces deux engeances, pêché originel vouant la France aux feux de l’enfer réservés par le Tout-Puissant aux Babylones anglo-saxonnes, Sodome et Gomorhe, Jérusalem et autres cités interlopes, un pacte crapuleux et mortifère : la Loi Giscard, Loi Rotschild pour les intimes…
        Avec bien sûr en clé de voûte de ce système explicatif censément complet l’ex nihilo de la création monétaire qui, diaboliquement transmutée par les sorciers de la Finance transnationale et leurs stipendiaires politiques, serait passée du domaine du Divin et du chérubinisme étatique national à celui du Malin et du satanisme bancaire mondial.
        Pour des grands zexplicationneurs de ce genre, et je mets sans plus de tact l’ahuri Méoni dans le sac, la solution est simplissime pour sauver d’un même coup la Nation, le Peuple martyrisé et la Civilisation occidentale et sobrement capitaliste :
        1) vaincre la concussion des politiques traîtres à leur mandants populaires par le concassage progressif de leurs abattis après échange de leurs paires de charentaises de pantouflards devoyés par des brodequins à huit coins de grande question, histoire de bien leur faire éprouver le sens du mandat impératif d’un bon politique dévoué,
        2) Pour les manipulateurs de la finance, banksters, grands belzébuths ou petits diablotins, pas de quartier, vae victis, on éradique, on concentre la vermine dans quelques camps de travail disséminés dans quelques ex paradis fiscaux reconvertis et basta !

        Et après ça mon z’ami, après ces menues rectifications, tu vas voir si le grand Soleil étatique et national ne va pas à nouveau faire briller le plumage mordoré du Phénix occidental !
        Jorion n’a rien compris. « La Loi Rotschild ! La Loi Rotschild vous dis-je !  »
        Écoutez les Diafoirus messieurs les vrais malades, messieurs les faux malades, écoutez les bien…

        Diderot et d’Alembert, enyclopédie, brodequins : http://www.canadianmysteries.ca/sites/angelique/archives/books/2136fr.html

      8. Quand on dit, « il faut que l’état (ou les états de la zone euro) puisse(nt) emprunter directement à la banque centrale (ou à la BCE) », que dit on vraiment?

        Qui sont les seuls et uniques actionnaires de la BCE?

        Les états de la zone euro, pardi!

        En fait, on dit:

        « il faut que les états de la zone euro puissent emprunter directement aux états de la zone euro »

        Mais comment les états de la zone euro font ils pour emprunter à eux mêmes?

        C’est impossible.

        La vérité, c’est qu’il ne s’agit pas d’un emprunt des états de la zone euro à la BCE mais d’une spoliation pure et simple de tous ceux qui ont épargné en euros.

        Alors, c’est peut être effectivement la meilleure des solutions, après tout les épargnants s’en sont foutu plein les poches pendant les années de vaches grasses, mais que ceux qui poussent pour cette solution aient au moins l’honnêteté de dire les choses clairement :

        « il faut que les états de la zone euro puissent spolier tous ceux qui ont épargné en euros (qu’ils soient résidents ou non) »

        Au moins cela aura le mérite d’être clair.

      9. A la modération, Julien Alexandre ou autres :

        Une nouvelle fois, le pseudo vigneron associe volontairement mon patronyme à des appartenances, intentions ou opinions qui ne sont pas miennes et ses attaques perpétuelles diffamatoires nuisent gravement à mon image publique, non que je sois une quelconque célébrité, mais les associations de commentaires à mon nom, figurant sur les moteurs de recherche publics, pourraient être mal interprétées par des tiers avec lesquels mes relations pourraient s’en trouver altérées.
        Je publie toujours à visage découvert avec mon vrai patronyme car j’ai le courage de mes opinions que je ne cache pas. Toutefois, je ne veux pas que me soient associés des propos que je n’ai pas tenus ou des appartenance qui n’existent pas en réalité.
        Partant également du fait que, pour la qualité des débats sur ce blog et le respect des autres contributeurs, je m’abstiens tant que possible à user d’un droit de réponse, pourtant légitime, mais qui prendrait la tournure d’un règlement de comptes personnel,

        je vous demande donc, aujourd’hui même de faire en sorte que mon nom ou tout dérivé qui permettrait de s’y associer, ou à ma personne par l’emploi de citations, commentaires, réactions que j’ai pu faire publier ici ou ailleurs, soit effacé des commentaires de « vigneron », y compris celui de ce fil.

        Je ne suis le perroquet de personne en particulier, mais encore moins celui de la « le pen’s family » comme l’ose le prétendre vigneron dans son jeu de mot toujours aussi scabreux qu’à son habitude, même pas dignes, à mes yeux, de figurer au lexique des boutades qu’usent les gamins du primaire alors que d’autres, ici, les trouvent géniales… (?? sans commentaires…)
        Sur d’autres sites que je fréquente parallèlement à celui-ci, la modération aurait immédiatement catalogué vigneron tel un troll nuisible… (Et je pense sincèrement qu’il s’en agisse d’un, renommé et viré malproprement du site agoravox, pour avoir constaté une similitude étonnante entre les diatribes de l’un et l’autre…)
        Ma question reste de savoir pourquoi une telle tolérance de votre part et me garderai de toute supposition liée à son importance éventuelle en tant que généreux contributeur financier, ami intime ou membre de la famille à qui on fait plaisir en laissant déblatérer sa logorrhée vomitive, mais, et peut être suis je le seul, je pense la présence d’un tel individu sans foi, ni loi, et surtout ni respect à autrui, n’a pas la place dans vos colonnes…
        Merci donc par avance d’accéder au plus vitre à ma présente requête et veiller à ce qu’à l’avenir, je n’ai plus à souffrir des nuisances du dit vigneron…
        Avec mes salutations les plus cordiales,bon courage à toutes et tous et merci encore…

        1. @ Philippe Meoni

          Je ne toucherais pas le commentaire de Vigneron que vous qualifiez « d’individu sans foi, ni loi » et de troll. Puisque vous avez le « courage de vos opinions », petit florilège de vos exploits sur le web.

          Vous me dites « ses attaques perpétuelles diffamatoires nuisent gravement à mon image publique. »

          Permettez-moi de rigoler. Je laisse chacun juge de votre « image publique », mais allez bien jusqu’au bout des exemples, le meilleur est toujours pour la fin !

          L’extrémisme JUIF ?

          J’avais déjà eu vent de ce fameux livre, auparavant, mais avec peine à y croire, pensant à une espèce de manipulation… Cependant, depuis l’affaire des assassinats survenus lors de l’attaque de « la flotte humanitaire », j’ai révisé mon point de vue au sujet de ce livre, qui ne fait que coroborer la prise et l’emprise du pouvoir sioniste au niveau mondial depuis quelques décennies, avec ce cran supplémentaire dans leur dessein, pour accélérer le processus…
          Celà renforce beaucoup les interrogations quant à la « clairvoyance » de certains acteurs de notre histoire contemporaine… (je ne donne aucun détail, volontairement, pour ne pas provoquer les censeurs et espérer qu’à un moment, te articles pourront passer en « une »…)
          @+, Indira, et j’espère que tu continueras à nous livrer ce genre d’infos pendant longtemps… Le 05/07/2010 00:58

          Marine Le Pen dénonce « une intervention du politique » dans le procès Bettencourt

          Je suis dans le même cas que vous, Perdican et spleenxvi, du moins dans l’idée et avec la tendance à croire que le FN ne ferait jamais pire que ce que nous impose le pouvoir actuel… Et mème en terme d’immigration, (ce sur quoi j’ai longtemps buté avec le FN) comment faire pire que ce qu’à initié ortefeux et fait perdurer l’infâme besson ???
          Quoi qu’il en soit, totalement dégoûté des élites qui composent les principaux partis poitiques à ce jour, je serais curieux de voir ce que pourrait donner le Front National si’il avait la chance de gouverner un jour, et peut être celà me donnerait envie de revenir en hexagone (?) Le 02/07/2010 16:23

          Vaccination : « ils » n’en ont pas fini avec vous…

          Bonour Indira…
          Ça fait froid dans le dos, hein ? Le souci, c’est que peu veulent y croire, dans nos sociétés ocidentales concernée… La médecine fait partie du confort… Les gens sont devenis hypocondriaques, paranoïaques et rendus aveugle dans la confiance qu’ils accordent aux toubibs…
          Mais finalement, que les crédules se fassent empoisonner par les gentils docteurs, je dirais que c’est bien fait… Ils n’ont qu’à penser et douter un peu plus au lieu de se contenter d’aller bêtement voter et laisser leurs destins dans les mains des pires charognards…
          L’industrie médico pharmaceutique et de l’armement, les deux mamelles du nouvel ordre mondial et du capitalisme fou…
          Pour ma part, j’ai boycotté toute forme de vaccins dès l’âge de 15 ans… Et pour mon gamin, idem, je l’ai toujours soustrait à la veccination scolaire… ll a 23 ans, aujourd’hui et n’a jamais été malade…
          Passe une bonne fin de journée…
          Amicalement
          Philippe Le 23/06/2010 18:33

          L’apéro géant « saucisson-pinard » interdit? « Probable »

          Vraiment abusif… l’invitation à cet aéro ne mentionne nullement ni « réservé aux bons français » ou « interdit aux immigrés »…
          CEux qui ne veulent pas, quelles qu’en soient les raisons, participer à ces festivité, personne ne les oblige, et à fortiori, personne n’est exclu pour partager un bon ciflar et un coup de rouge de derrière les fagot…
          Pourquoi cet interdit ??? Il serait bon que les autorités revoient complètement leur manière de voir les choses et prendre les décision, diantre !!! Le 10/06/2010 19:19

          Bilderberg 2010 : les espagnols manifestent contre la réunion des élites et du N.O.M.

          Ici, en Espagne, quasiment tous les médias ont largement traité le sujet et même proposé des débats télévisés…
          En france, quasiment pas un mot sur ce sommet, semble t-il…
          J’étais sur place le samedi, tentant de glaner quelques infos, rencontrer les opposants… Mais la tâche fût rude, vraiment, du fait de l’incroyable cordon de sécurité qui avait été mis en place…
          En revanche, le syndicat professionnel de « mossos d’esquadras » (corps indépendant de la police catalane) s’est largement exprimé contre le gouvernement d’avoir dépensé 600 000 euros pour la sécurisation du site alors qu’au même moment, ZP, dans son plan de rigueur, annonçait la baisse de 5% sur les salaires des fonctionnaires espagnols (dont les mossos). Cette nouvelle m’a redonné un peu d’espoir, sachant que les forces de l’ordre ne sont pas forcément « aux ordres » du NOM, ce qui veut dire qu’en cas de rébellion éventuelle, en espagne, il n’est pas évident que les flics s »opposent tous aux insoumis…
          En tout cas, merci pour cet article, Indira… Bonne soirée Le 09/06/2010 23:58

          Et j’ai gardé le meilleur pour la fin, comme promis :

          Histoire maudite d’Israël : qu’avez-vous fait du nom de JUIF ?

          Je n’avais pas vu cette vidéo auparavant… Merci… Très bien construite, simple à comprendre et démontrant parfaitement la barbarie de ce peuple…
          C’est ainsi que les juifs remercient les instances internationales de les avoir sauvés de la boucherie des camps, alors qu’ils font exactement la même chose en catimini de leur côté ?
          Ceci démontre au moins une chose, c’est que ceux qui s’étaient méfiés de ce « peuple » monstrueux, il y a 70 ans, avaient totalement raison…
          D’autant que l’actualité économique confirme que la plupart des magnas financiers de la planète sont effectivement juifs, ce qui donne un sens réaliste au portrait qui en avait été fait à l’époque des rafles…
          Et s’il y a parmi les juifs d’aujourd’hui, certains qui ne seraient pas d’accord avec l’attitude d’israel, il ne se font malheureusement pas entendre pour condamner ces atrocités, laissant à penser qu’ils sont très minoritaires ou définitivement absents… Le 09/06/2010 14:08

          Alors je vais vous faire quand même un petit plaisir Philippe Meoni : vous dégagez et tous vos messages avec. Au revoir.

      10. Agoravox ???? Pourquoi pas lePost voire fdesouche aussi tankonyé ? La perspicacité se perd…
        T’inquiète pas Méoni, les amoureux de ta prose grandiose ne manqueront à aucun prix le prochain épisode de leur série préférée : Méoni sur le Post, part III Le retour ! (En 3D !!!).
        (Et sur trade.forex, à quand le retour ? )

      11. élément de réponse à « disons la vérité » – 28 octobre 2011 à 12:27

        La vérité, c’est qu’il ne s’agit pas d’un emprunt des états de la zone euro à la BCE mais d’une spoliation pure et simple de tous ceux qui ont épargné en euros.
        Alors, c’est peut être effectivement la meilleure des solutions, après tout les épargnants s’en sont foutu plein les poches pendant les années de vaches grasses, mais que ceux qui poussent pour cette solution aient au moins l’honnêteté de dire les choses clairement :
        « il faut que les états de la zone euro puissent spolier tous ceux qui ont épargné en euros (qu’ils soient résidents ou non) »

        Les emprunts d’Etat permettent à ce dernier d’assumer sa tache première, la redistribution.
        Par exemple, notamment, de construire et maintenir le réseau routier, le réseau ferroviaire, le réseau électrique, de construire et maintenir les services publics, énergie, santé, éducation, sans lesquels « l’attractivité » du pays seraient bien moindre pour ne mentionner que cet effet macro économique.
        Alors non, ce n’est pas de la spoliation, bien au contraire !

      12. Fichtre ! La modération de Julien Alexandre y va fort ! Dénonciation ? Drôle d’odeur ! Me plait pas trop çà.
        Déjà que la prose du Vigneron fait son Boudard de comptoir d’invectives. Parfois marrant, mais de moins en moins.
        Sais pas si je vais revenir M’sieur Jorion, ça me refroidis. Ressemble trop à « on le colle au mur et on le flingue »

        1. Cher Gyps,

          Vu la teneur de ma démonstration concernant le cas « Meoni », si la seule chose qui vous choque soit que je l’ai faite plutôt que les propos ignobles rapportés, je peux aussi vous rendre service concernant vos venues sur le blog 😉

  9. Ils sont justes ou proche de qqchose de cohérent ou complètement loufoques , les chiffres qu’à indiqué Sarko dans son intervention/télé de ce soir jeudi 27 ?

    1. Cohérents ??!!!

      Quand on entend de la part du plus haut responsable politique français imputer la dette publique française au passage de la retraite de 65 à 60 ans en 83 et au passage des 39 heures aux 35 heures sous Jospin, vous vous attendez à quoi ??
      (pour les 35 heures, au moins 6 citations …)
      Quand on sait que l’endettement public a moins progressé pendant la période Jospin justement pendant laquelle la réforme des 35 heures a été créée et appliquée, c’est puissant …

      Quand on entend que depuis 74 les budgets ne sont pas votés en équilibre mais que le même qui parle se refuse bien sûr de parler de l’obscure privilège des banques que de servir les prêts (à intérêts) à l’Etat français en lieu et place de la BCF, que dire ?
      Que dire d’un président qui ignore qu’avec la loi des intérêts seuls, la masse de la dette ne peut que se cumuler, intérêts évidemment versés aux … banques, que l’on va ‘obliger’ à se recapitaliser ?

      Que dire aussi, de son constat fort réel, quant à l’intégration d’une Grèce en 2000 dans la zone euro et qui n’aurait pas dû l’être mais dont M. Blabla oublie évidemment que Mme Lagarde participait à tous les Ecofin depuis … juin 2007 (!!), où Eurostats rendait compte régulièrement des ‘problèmes’ de chiffres et ce bien avant la crise grecque : que n’a-t-il donc dénoncé alors la situation, en tapant de son (petit) poing sur la table ?

      Ou de sa répartie sur l’absence de pertinence à une question tout sauf pertinente du Calvi-aussi sur la participation de l’Etat au capital des banques, sous prétexte que non seulement se serait prendre tous les risques financiers (ce qui est en partie vrai mais en partie seulement) mais aussi que cela ne donnerait pas de droits de vote et donc de décision (totalement faux : il confond outrageusement les actions ordinaires des actions dit de ‘préférence’ !!!), on est proche de l’hallucination auditive : n’est-ce donc point ce qu’a fait l’Etat en 2008, puisqu’il n’a pris que des actions dit ‘préférence’ dans le capital des banques, sans droit de vote (alors que légalement, elles peuvent en donner le droit) et donc de contrôle et de décision !!??

      Le même qui ose reparler de son ‘discours de Toulon’ où il avait déjà évoqué la fin des bonus et des parachutes dorés … en 2008, et où il parlait de nécessaire répartition de la richesse plus équilibrée ?? Il était où super-président, pendant 3 ans ??

      Que dire enfin de son botté rugbyesque façon drop largué au loin sur les dérapages des comptes sous sa présidence (et ne parlons pas de quand il était ministre du budget sous Balladur …), dont la Cour des Comptes estimait il y a un an qu’un tiers au moins était dû à la politique gouvernementale et non à la crise, quand on constate que le Calvi d’office est obligé (!!) de mater le Pernod de rigueur, après s’être rendu compte de son effronterie pour avoir osé poser la seule question un tant soit peu ‘dérangeante’, pour savoir, s’il allait être corrigé séance tenante ou pas ?

      Et vous vous demandez si les chiffres qu’il balance sont pas du pipeau ???

      Punaise, on en est ENCORE à se demander si les chiffres qu’il nous balance sont ‘corekk’ ou complètement délirants ??
      Plus de 4 ans après, c’est bien ça qui est délirant …
      Désespérant.

      Désespérant, quand je vois l’ignorance crasse des journalistes (je ne parle même pas de deux interwiouveurs, pour ne pas faire de peine à tous les autres) quand on lit les articles et les éditoriaux, qui tous parlent de la forme et aucun du fond, et même certains (attention, tenez-vous bien à vos bretelles …), d’oser (ça ose tout) déclamer ceci :
      « Hier soir, le chef de l’Etat a assené une leçon d’économie »
      http://www.liberation.fr/politiques/01012368292-sarkozy-celebre-sarkozy

      ‘xcusez-moi, faut que j’aille cracher dans le caniveau, j’ai des gros mots qui passent pas.

      1. ‘tain, l’antisarkozysme primaire, c’était valable en 2005, à la rigueur en 2007, mais là, faut arrêter de lui faire de la pub en se posant la question de savoir si oui ou non il ment effrontément ou pas : on a des éléments de ‘langage’ (comme ils disent à l’Elysée) maintenant, depuis 4 ans …

        Qu’on passe à autre chose, là, plutôt que de lui servir la soupe à l’antisarkozysme égocentrique-médiatique …
        (je sais, j’ai fôté, mais je le referais plus)

      2. Une approche éprouvée et efficace de la politique nationale, fonctionnement garanti pour n’importe quelle superpuissance en cours d’effondrement

        1) Ne prêtez aucune attention aux politiciens nationaux — cela ne fait que les encourager. Ils sont une distraction colossale. Restez focalisé.

        2) Ne vous moquez même pas d’eux (aussi tentant que ce soit). Si vous les ignorez complètement, ils s’effaceront du paysage plus vite.

        3) Alexandre Soljenitsyne (qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1970) avait élaboré un dicton pratique qui l’a aidé à survivre au GOULAG. Il pourrait vous aider aussi.

        Ne les croyez pas, ne les craignez pas, ne leur demandez rien.
        (Il est celui qui a affronté le gouvernement soviétique seul, et a gagné !)

        Dmitry Orlov, Combler le « retard d’effondrement »

      3. Lorsqu’un interviewer possède la répartie d’un prompteur (le même Pernod dont parlait Houellebecq dans son dernier opus, La carte et le territoire), le regard oblique du journaliste ordinaire ne peut que s’incliner devant une mécanique si parfaitement profilée. C’est un peu la rengaine du complot des médias mis en scène par l’exemple, sous l’œil ruminant du brave mouton égaré en quête de pâture. Le « elle va comment la petite ? » y est même passé dis-donc ! Ah la crise elle a bon dos !

      4. @ fujisan

        Enfin du concret.
        Et la suite :

        N’alimentez pas les feux du progrès et de la prospérité économique. Retirez votre argent des marchés financiers. Placez vos économies dans des objets durables de valeur pérenne. Retirez l’argent de la circulation. Éliminez l’endettement et réduisez votre dépendance d’un salaire constant.

        Ne vous évertuez pas à réussir économiquement. Optimisez pour un maximum de temps libre, d’indépendance et des responsabilités limitées. Ne travaillez pas trop dur ni trop longtemps.
        Ne participez pas à l’économie sans nécessité.

        Achetez aussi peu que possible. Réutilisez autant que vous le pouvez. Réduisez vos besoins physiques. Établissez des plans pour les réduire davantage.

      5. il a eu le merite de « cadrer » le modele social français a savoir l assurance maladie le chomage et la retraite…
        quant aux 35 heures c est plus que de la pagaille ce sont en coulisse dans les adminisrtrations(les corps de l etat) des combats et des victoires qui ne nourissent a l endroit des usagers qu indiferrence…
        son debat televisé aurait du etre connecte avec internet afin que nous puissions exploiter pleinement le potentiel de la france cest à dire remettre sur le tapis les droits de l homme…

      6. @ Bruno :
        Dicton au choix :
        ‘Entre deux maux, il faut savoir choisir le moindre’
        ‘Entre deux maux identiques, il faut savoir s’abstenir’

      7. @Zébu tu as bien du courage, prend soin de toi un peu tout d’même, sinon je t’inflige la lecture de 268 pages, The Puppet Masters, “Les Manipulateurs de Marionnettes” qui examine « les liens entre corruption à grande échelle des personnes publiques de haut niveau et la dissimulation des biens mal acquis par le biais des sociétés écrans, des fondations et des trusts opaques ».
        http://www1.worldbank.org/finance/star_site/documents/Puppet%20Masters%20Report.pdf

        Présentation sur
        www1.worldbank.org/finance/…/PuppetMastersFrench_FactSheet.pdf

      8. @ un Belge et Fujisan

        Bien vu,
        Tant qu’ il n’ y a pas un Jesus ou un Jaurès en face de cette Balézitude qui a su se mettre d’ accord sur sa conception du « prix », tant qu’ en face il n’ existe que division organisée (il suffit de jeter un petit « nonos a ayatolla/ettes « pour les voir s’ accaparer « la vérité » sans vue d’ ensemble, ils veulent même se couper leurs approvisionnements énergétiques, ils applaudissent aux ruptures d’ alliances géostratégiques, aux ruptures de cohésion sociales en imposant le diktat de minorités ) , il n’ y aura pas de définition stable « du prix d’ en face » (chaos permanent entretenu par les extrêmes instrumentalisés, ou faux nez aux mêmes fonctions (on les reconnaît à leur fonctionnalité divisante, accaparante, faisant fi d’ une méthode de conception)). Tant donc il n’ y aura que cela en face de la Balézitude, il vaut mieux cultiver le jardin qui est a sa portée comme indiqué, en espérant que par chance il en émergera quelque chose de positif sur le grand nombre et sur un horizon temporel lointain. Mais quand bien même, on aurait quelqu’ un en face qui insuffle une « méthode de conception » , il resterait la dernière carte que Jaurès n’ a pu empêcher : on envoie tout ça s’ entretuer, ça réduit le nombre de contestataires, et ça efface les ardoises gênantes.
        Peut être qu’ il est vain d’ attendre quelqu’ un, mais pas quelque chose.
        La Balézitude est immense, le systeme pourrait même mettre un robot en fer à la télé que ça ne changerait pas grand chose au caquetage sinon la hausse d’ intensité passagère due à la surprise.
        On est mals. Le système se renforce normalement.

      9. zébu, pas BCF mais BDF, tu fédères avant l’heurt…
        les actions sans droit de vote, c’est y pas des certificats d’investissement ?
        down in the hole, c’est pas un truc des Stones ?
        bon, je vais cracher moi aussi, depuis 50 ans je crache, j’dois être tubard …

      10. Proficiaat Zebu,

        J’applaudis des deux mains (je n’en ai malheureusement que deux). La mauvaise foi crasse.
        Et tous ces faux prohètes (je parle des journalistes) s’inclinant devant leur dieux, et répandant la bonne nouvelle:

        Nous sommes sauvés, il nous a sauvé ouhhh qu’il est bon

        .

        C’est dingue, hallucinant.

        Je lisais hier dans la Libre Belgique, un sondage débile
        Une des questions était : De quoi avez-vous le plus peur ?

        La réponse en 45% des gens ont répondu du terrorisme.
        environ 40% de la crise économique.
        15% un truc débile.

        Je me suis dit on est pas encore sorti de l’auberge, les gens n’ont pas conscience de ce qu’il se passe.

      11. @Karluss :
        non non, même pas besoin d’utiliser le démembrement d’actions : simplement la réactivation du plan de ‘montée en capital’ de l’Etat de 2008, avec les dites ‘actions de préférence’ (uniquement des dividendes, possibilité de ne pas donner de droit de vote, je répète : possibilité de ne pas donner des droits de vote, alors que le démembrement de facto le réalise).

    2. à taratata, 27 octobre 2011 à 23:34
      D’après, le Monde, certains chiffres sont assez fantaisistes, tout comme les faits cités.
      http://www.lemonde.fr/politique/live/2011/10/27/suivez-et-commentez-en-direct-l-intervention-de-nicolas-sarkozy_1594807_823448.html#ens_id=1595324
      Je ne sais pas si le lien tiendra longtemps.
      Sinon, il y a une analyse sérieuse de Sapir :
      http://www.marianne2.fr/Sapir-l-accord-signe-ne-fait-que-prolonger-l-agonie-de-l-euro_a211943.html

  10. Et toujours au sujet des banques Espagnoles, le Partido Popular, en cas de victoire le 20N, veut changer les normes comptables pour que les banques reconnaissent leur véritable exposition à la dette immobilière et forcer à la transparence du secteur financier…
    http://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/3486609/10/11/El-PP-quiere-cambiar-las-normas-contables-para-reforzar-la-transparencia-del-sector-financiero.html
    « Les entités financières qui avaient provisionné 105 milliards de pertes dans le secteur immobilier et de la construction est confronté à un accroissement imprévu des coûts dus à la dette souveraine Espagnole… »
    Rajoy souligne qu’il ne partage pas la décision imposant que l’Espagne, qui n’a aucune exposition à la dette Grecque, soit soumise à un effort supplémentaire face aux autres pays de l’UE.
    Ajoutant sa préoccupation que ces mesures affecteront le futur des entreprises, PME et professions libérales qui auront des difficultés à se financer sur le marché, freinant du mème coup la relance économique en Espagne.

    1. Les normes comptables sont des normes fluctuantes flottante même au grès des besoins, , je propose d’adopter de nouvelles règles comptables pour les états : la multiplication du PIB par 10 car un état c’est un état pas une sarl et donc comme ça plus de problème de dette.
      On charge la BCE d »‘imprimer le 9 qui reste comme le fond si bien depuis toujours les USA
      et en avant la croissance à l’américaine, on n’est pas plus con qu’eux si on veut en matière de cavalerie, il suffit d’y croire, in EURO we trust

    2. « Rajoy souligne qu’il ne partage pas la décision imposant que l’Espagne, qui n’a aucune exposition à la dette Grecque, soit soumise à un effort supplémentaire face aux autres pays de l’UE. »
      Ca s’appelle la solidarité européenne. N’ont qu’a sortir de l’UE.
      Ils n’ont pas touché de subventions européennes peu-être ?
      « Ajoutant sa préoccupation que ces mesures affecteront le futur des entreprises, PME et professions libérales qui auront des difficultés à se financer sur le marché, freinant du mème coup la relance économique en Espagne. »
      Et oui, on sera tous logés à la même enseigne.

  11. C’est au pied du blog que l’on voit le blogueur.
    Encore une analyse froide, quasi chirurgicale des événements.Beau temps pour les analystes économiques et financiers.Le sujet est porteur, fais vendre des tas de bouquins.
    C’est au pied de la crise qu’on voit les bons économistes ?Fins analystes disant LA VÉRITÉ VRAI ?Et les autres,les mauvais ils se cachent, tout honteux ?
    Pour ma part j’aimerais que les philosophes et les poètes s’expriment davantage sur la crise globale que nous traversons(économique,morale etc..)
    Ils sont où les enchanteurs du monde?
    C’est au pied du bolet que l’on voit le cueilleur de champignons

    1. LA PLANÊTE DE PÂQUES. (En reprise)

      Est-ce qu’une île peut savoir
      Ce qu’une planète veut ignorer,
      Que les hommes peuvent avoir
      La raison des égarés,

      Et qu’en retournant la terre,
      De vieilles écritures, retenues
      Dans la mémoire sédimentaire,
      Parlent de l’Amérique convenu

      Comme le seul monde à vivre et la seule détresse,
      Comme la honte écrasante et l’ennui,
      Comme à jamais l’impossible sagesse,
      Et l’insondable torpeur Maorie.

    2. ce que vous demandez, là, ce n’est pas de la tarte .
      comment réenchanter le monde sinon en puisant en son intérieur ? qui se trouve aussi en son extérieur . et quelques lignes , croyez vous vraiment qu’elles vont ouvrir des voies propres ?
      dans l’agitation du monde , on ne comprend pas grand chose, et hors du monde, on fait toujours le même constat : il y a à boire et à manger dans les paroles et les actes . sans doute une sorte de mensonge général, consensuel, et plus ou moins dommageable .
      est-ce parce que le vrai est inabordable , et trop profond pour notre entendement ? que la situation critique de l’homme est de ne pas avoir de repères , dans cet espace temps ? ainsi que de sa nature , son essence ? et enfin, d’avoir un cœur assez malade pour se laisser envahir par toutes sortes de sentiments négatifs et destructeurs, sur lequel il fonde quelque espoir …
      sur ces constats de pauvreté , on mesure le besoin de richesse qu’on comble avec des illusions, mais qui ravagent le monde.

  12. De memoire dexia avait entre 10,8% et 12% de fond propre…
    Avec leur 9% ils me font bien rire…
    La plupart de leurs actifs pourris sont hors bilan dans des SIV planqués dans des paradis fiscaux…

  13. Boucher un trou d’un côté, en boucher un autre de l’autre côté, cela ne s’arrêtera donc jamais ?

    C’est un peu le chaudron d’abondance des celtes. Faire revivre les banques zombies, et les nourrir à s’en faire péter la panse. Bon l’esprit guerrier celte est un peu passé aux oubliettes. Il reste la cervoise pour les serfs. Bientôt un scénario steampunk, le réveil risque d’être douloureux.

  14. http://www.zerohedge.com/news/and-now-some-semblance-sanity-here-one-hour-hugh-hendry

    Dans une de ces vidéos, probablement la seconde, Hugh Hendry fait le parallèle entre la monnaie unique européenne et l’étalon-or des années 1920, sans insister mais il dit qu’il voit beaucoup de correspondances…

    « The euro seems to be perfectly in sync with the way the gold standart worked in the 1920 th »

    http://www.courrierinternational.com/article/2010/05/12/l-euro-comme-l-etalon-or-des-annees-1930

    : La monnaie unique fonctionne exactement comme l’étalon-or. Elle a encouragé les banques à faire des paris risqués.

    http://www.parisschoolofeconomics.com/hautcoeur-pierre-cyrille/crise29politiqueinternat.htm

  15. Le corbeau et le renard, voilà à quoi tout celà me fait penser mais avec une fin et une morale ou il ne suffit plus de chanter.

    Le monde de la finance nous a flatter, on a lacher nos indépendances monétaires, d’autofinancement pour chanter « vive au crédit » et on ne s’est pas préparer à l’inéluctable : notre pain quotidien nous sera pris par la ruse….et le pire, c’est qu’il faut maintenant descendre de l’arbre, nos ailes ne nous aideront plus, il faut ramasser les miettes, voire encore en donner pour en avoir moins…..Le corbeau n’a plus d’ailes (ce n’est même plus un corbeau d’ailleurs, mais un pigeon de caniveau) et même si il a beau jurer qu’aujourd’hui on ne l’y reprendra plus, puisse t’il encore trouver du fromage dans la nature si ce n’est chez un autre du bas de ces bois ?

    Le rapport de force étant installé à tout les niveaux, FINANCIERS VS ETATS, SALARIES VS ACTIONNAIRES, (prenez l’exemple des plans d’épargne entreprise qui profitent plus aux patrons qu’aux salariés alors qu’on vous fait croire le contraire) PRODUCTEURS DE DENREES ALIMENTAIRES VS MULTINATIONALES AGROALIMENTAIRES et ils sont nombreux les combats……le système entretien de manière vertueuse ces rapports de force qui ne cesse de s’amplifier…malgrès nous ?

    Je suis de la génération de ceux qui sont nés dans le système, je suis nés dans la grotte et je n’ai vu que les ombres. Aujourd’hui je suis sorti, et je vois une drôle d’illusion…mais je sais désormais qui en profite : ceux qui en ont accepté les normes et qui ont été initiés à gravir son sommet ultime, celui de la féodalité moderne, celle de l’économie du collectif individuel…. malgrès eux ?

    La scène n’est plus une forêt, c’est un endroit moins luxuriant, ce n’est plus un arbre, mais une pyramide. Je ne sais pas, mais tant qu’on ne sera pas en guerre, il faudra que le sommet de la pyramide, que le dernier cailloux du sommet comprennent que c’est la première rangée de pierres qui le soutient. Si les pierres du sommets sont trop grosses alors que dans le même temps les pierres du bas se fragilisent, la pyramide s’écroulera. Si elle ne s’écroule pas d’elle même, un autre facteur la fera s’écrouler : le sol, la terre. Pour redonner sa beauté à la pyramide, les pierres du sommet doivent être plus petites et celles de la base plus grosses, ou alors qu’elles aient toutes la même taille.

    Morale décallée: C’est dans l’équité et le partage du fromage entre les deux espèces de l’arbre de la honte que s’érigera la pyramide la plus équilibrée de notre histoire.

  16. Ce soir j’ai refusé d’écouter pingouin Herr Nicolas, à la télé, ça m’suffit à la place je vous laisse cette belle utopie :
    Uzupis est un quartier de Vilnius qui s’est autoproclamé république en Lithuanie

    La Constitution de la République d’Uzupis comprend 41 points :

    L’Homme a le droit de vivre près de la petite rivière Vilnalé et la Vilnalé a le droit de couler près de l’Homme
    L’Homme a le droit à l’eau chaude, au chauffage durant les mois d’hiver et à un toit de tuile
    L’Homme a le droit de mourir, mais ce n’est pas un devoir
    L’Homme a le droit de faire des erreurs
    L’Homme a le droit d’être unique
    L’Homme a le droit d’aimer
    L’Homme a le droit de ne pas être aimé, mais pas nécessairement
    L’Homme a le droit d’être ni remarquable ni célèbre
    L’Homme a le droit de paresser ou de ne rien faire du tout
    L’Homme a le droit d’aimer le chat et de le protéger
    L’Homme a le droit de prendre soin du chien jusqu’à ce que la mort les sépare
    Le chien a le droit d’être chien
    Le chat a le droit de ne pas aimer son maitre mais doit le soutenir dans les moments difficiles
    L’Homme a le droit, parfois de ne pas savoir qu’il a des devoirs
    L’Homme a le droit de douter, mais ce n’est pas obligé
    L’Homme a le droit d’être heureux
    L’Homme a le droit d’être malheureux
    L’Homme a le droit de se taire
    L’Homme a le droit de croire
    L’Homme n’a pas le droit d’être violent
    L’Homme a le droit d’apprécier sa propre petitesse et sa grandeur
    L’Homme n’a pas le droit d’avoir des vues sur l’éternité
    L’Homme a le droit de comprendre
    L’Homme a le droit de ne rien comprendre du tout
    L’Homme a le droit d’être d’une nationalité différente
    L’Homme a le droit de fêter ou de ne pas fêter son anniversaire
    L’Homme devrait se souvenir de son nom
    L’Homme peut partager ce qu’il possède
    L’Homme ne peut pas partager ce qu’il ne possède pas
    L’Homme a le droit d’avoir des frères, des sœurs et des parents
    L’Homme peut être indépendant
    L’Homme est responsable de sa Liberté
    L’Homme a le droit de pleurer
    L’Homme a le droit d’être incompris
    L’Homme n’a pas le droit d’en rendre un autre coupable
    L’Homme a le droit d’être un individu
    L’Homme a le droit de n’avoir aucun droit
    L’Homme a le droit de ne pas avoir peur
    Ne conquiers pas
    Ne te protège pas
    N’abandonne jamais

    «
    Cette Constitution, élaborée par le réalisateur lituanien Romas Lileikis, est traduite dans huit langues différentes et exposée sur la façade d’un mur proche du café Dans Nos Murs, le plus connu d’Uzupis.

    La République d’Uzupis est « dirigée » par un président, détenteur du pouvoir à vie, et une reine élue chaque année. Une monnaie circule, l’«eurouz», ainsi qu’un journal, Uzupia Haroldas (« Le messager d’Uzupis »), dont le rédacteur en chef, Tomas Tchepaitis, occupe également le poste de Ministre des Affaires étrangères de la République. Depuis maintenant sept ans, la République est officiellement enregistrée sous la forme d’une maison d’édition, nommée La République d’Uzupis, qui sert d’interlocutrice à la mairie de la ville. Enfin, la République d’Uzupis est dotée d’une armée régulière de 12 hommes.
    Une république festive[modifier]

    Peuplée de 7 000 habitants, Uzupis est chaque année le lieu de grandes fêtes chaleureuses et cosmopolites

    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%27Uzupis

    1. « Les ponts qui enjambent la Vilnia sont relevés et une taxe doit être payée pour le passage. »

      Je savais bien qu’il y avait une arnaque…

    2. « NOBLESSE…
      Les aristocrates n’ont pas le monopole des traits d’esprit. Ainsi des paysans du Dauphiné viennent de donner à l’Assemblée une plaisante leçon de ce qu’elle aurait dû faire pour la suppression de la noblesse. Dans l’adresse qu’ils lui envoient, ils suggèrent que loin de supprimer les titres, on permette à tous les citoyens de se parer de ceux qui leur plaisent, «de prendre les noms de marquis, comte, chevalier, etc., afin que cette source d’erreur, d’illusion, de chimère et de chagrin étant tarie par la multiplicité de ses filets et une liberté générale, nos ci-devant nobles qui nous ont été si longtemps chers, recouvrent le sens commun».
      … POUR TOUS
      Cette adresse était signée du marquis Michault, du comte Gros Pierre, du baron Mathurin, du chevalier Nicolas, etc. Pour éviter la cacophonie, toutefois, les paysans ont arrêté que pour se qualifier de haut seigneur, il faudrait avoir six pieds et pour le titre de puissant six enfants vivants. »
      La gazette de la Révolution française, Le Soir, 1989

  17. Eh non, tant que nous avons une monnaie qui va préférentiellement à la trappe (90% de la monnaie liquide), « cela ne s’arrêtera jamais »!
    Car cette monnaie, pour circuler ne serait-ce un peu, exige et obtient un intérêt quand bien même la BC la distribue gratis!
    Et cet état de fait engendre le capitalisme à lui tout seul!
    Cette capacité à devenir un capital rentier se transmet aux crédits et aux dettes, d’où leur croissance jumelle et selon une courbe de croissance exponentielle (doublement tous les dix ans ou moins).
    Et cela fait que les débiteurs deviennent obligatoirement insolvables
    Et les décotes décidées déséquilibrent d’autant plus les banques que les recapitalisations ne viendront pas (sauf la BCE peut-être en partie), car qui serait asse « fou » pour placer ses capitaux dans des banques pour en avoir moins à coup sûr? Peut-être les Chinois, fier de pouvoir « secourir » les prospères européens (comparés à eux).
    Cela changerait totalement avec une monnaie SMT, et il n’y aurait plus de crises monétaires, comme je l’ai souvent exposé.

    1. @johannes finckh

      Mais pourquoi tant d’impuissance européenne? Le PIB de l’UE fait trois fois le PIB chinois.

      Et la monnaie SMT, quelles sont ses conditions d’occurrence historique ? N’est-ce pas encore une illusion économiste, qu’une technique monétaire nous sauve de la fin d’une civilisation ?

      1. J’ai envie de répondre mais pourquoi parler d’impuissance ?
        La thèse de l’impuissance est un leurre.
        Qui fait les lois, les directives, les règlements etc. ?
        Ce sont bien les mêmes « politiques » qui parallèlement seraient « impuissants » ?

    1. « Evitez l’assassinat. C’est grossier, sale et anachronique. Vous ferez bien plus de mal à un rentier en perçant son coffre fort qu’en lui perçant le ventre ». L’honorable Abbé de la Margelle (excellent Julien Guiomar) dans « Le voleur » de Louis Malle d’après Georges Darien.

  18. Christhian Chavagneux dans Alter Eco de ce jour nous prévient :
    « Les prêts publics reçus par la Grèce de la part de l’Europe et du FMI ainsi que les bons du Trésor grec rachetés par la BCE représentent environ désormais 30 % de la dette du pays. Les 50 % d’annulation ne portent donc que sur les 70 % restant, soit 35 % d’annulation. Et encore, ce chiffre est surévalué. Si l’annulation se fait selon les mêmes modalités définies en juillet, les créanciers privés vont rendre leurs obligations grecques qui ne valent plus rien et recevoir en échange de nouveaux titres sur 30 ans dont le remboursement du capital est garanti grâce à 30 milliards provenant du FESF : le rêve du banquier, un prêt perpétuel dont le remboursement du capital est garanti et sur lequel il va encaisser des intérêts année après année. Cette garantie est payée par les Grecs et son coût vient réduire d’autant l’allègement octroyé. De combien ? Difficile à dire pour l’instant : plusieurs options sont proposées aux créanciers privés pour annuler partiellement leurs créances et ce n’est que lorsqu’on en aura le détail que l’on pourra calculer le coût effectif de l’allègement pour la Grèce et donc son véritable montant. L’accord définitif est attendu d’ici la fin de l’année avec mise en œuvre début 2012. »
    Je n’ai pas de télé, mais j’ai internet et j’écoute la radio… Ce que j’ai entendu ce soir (27 octobre 2011) est assez mensonger et démagogique. J’ai plus confiance en Chavagneux qu’en un petit homme qui ne cesse de nous mener en bâteau… C’est la faute à la gauche répète-t-il comme un perroquet : il ne va quand même pas accuser Charlemagne ou Robespierre !
    Ce que j’ai compris ce soir, c’est que Sarkosy et son parti des riches nous mentent depuis près de 10 ans.
    Jean Cohenny

    1. c’est vrai que le capital est perdu, alors, la décote, on finit par s’en foutre, tant que les intérêts sont versés.
      On verra bien, mais il est improbable que le système tiendra ainsi encore 30 ans.

      1. disons……20 ans? vous devenez raisonnable en revisant la validité de vos prédictions dans la durée!

      2. @johannes finckh
        bon pour le crack se sera pas pour ce coup-ci ,moi j’ai trouvé cet interview intemporel et en plus j’ai des preuves , la petit horloge placé sur la cheminée indiquait 20h15 au début de l’entretien ,et 20h15 à la fin ,c’est un signe lol mdr etc

      3. J’en rêve de la monnaie fondante, mais regardez les, ils meurent de trouille du lendemain même s’ils savent qu’ils ne vont pas y échapper à la mort, alors ils ne peuvent vivre sans épargne, c’est leur Dieu leur sale fric !!!!

  19. Et si l’on en avait assez de l’y voir, faudrait l’enfermer dedans.
    …. pas trop longtemps, M. le modérateur, pas trop longtemps

  20. L’espoir a définitivement quitté ce coin de la planète lorsque les français se sont retrouvés à choisir, au deuxième tour des élections de 2007 entre deux programmes électoraux abjectes et sans aucun avenir, encore plus repoussants, incroyablement, que ceux proposés en 2002.
    L’espoir est parti dans les limbes, il se passera du temps avant qu’on le retrouve pour de bon installé quelque part, il se ballade pour l’instant timidement un peu partout, mais certainement pas par ici.
    Jeunes gens de bonne volonté, allez de par le monde utiliser votre énergie à bon escient. Ici, c’est rideau tiré, bien cadenassé, on se saura que vous envoyer les bergers allemands, sans muselières. Il n’existe plus au sein de nos élites aucune faille, pas la plus petite étincelle de rébellion, pas l’ombre d’une dissension. Le moisi est de plus en plus visible sous les couches renouvelées de peinture fraiche et, vraiment, ne sentez-vous pas cette odeur ?

    1. La campagne de 2007 s’est médiatiquement mal passée, parce qu’il n’y a pas eu de réels débats, – il y en a eu moins qu’en Iran j’ai fait le compte ! : les candidats iraniens se sont affrontés au moins 5 fois sur les plateaux TV tandis qu’en France, mis à part les meetings où chacun s’exprimait isolément, les candidats n’ont polémiqué qu’une seule fois il me semble. Je n’ai souvenir que d’un seul débat Royal/Sarkozy et je suis sûr qu’il n’y en a eu qu’un.

      France = 1 débat, Iran au moins 5 débats.
      France, le candidat Sarkozy participe à une seule émission de l’après midi sur la 5 en guise de présentation orale de son programme.

      La campagne de 2007 a été du point de vu médiatique une honte, qui a entériné le fait qu’en France aucun débat public ne peut avoir lieu. On s’est contenté d’interroger les candidats sur le nombre de sous-marin d’attaque, -, 6, 7 ou 12 ?

  21. Ce qui est interessent de contempler est la tournure des decisions des dirigeants de chaque pays et je remarque une acceleration de mesure liberale ( on est bien sous ce régime ) baisse des retraites, des protections social, des salaires, du nbr de fonctionnaire, privatisation, impots des 2nd classes. Sa n´apprend rien a personne, mais quand on me parle de choix entre deux partie politique, je souris . Depuis 30 ans une oligarchie miteuse nous pourris la vie, clairement aller voter demain est une heresie.

    1. Dans votre intervention, je suppute un non dit qui serait que le seul choix de ces élections à venir seraient entre un PS néolibéral honteux et un UMP néolibéral affiché.
      J’ai la faiblesse de penser qu’il y a un premier tour et que rien n’est dit d’avance, à part dans les sondages, qui comme en 2005, essayent de formater l’opinion publique et y arrivent dans une grande mesure, puisque même ici il suinte.

  22. Pour interwiouver le président pourquoi n’a ton pas mis en face de lui des journalistes spécialiste de question économique

    1. @Woiry
      moi je dis respect à celui qui a trouvé l’endroit ,une petite pièce dorée à l’or fin pour parler de rigueur , une pendule qui à décidée de rester à 20h15 , des chandeliers avec des ampoules en forme de flammèche qui clignotent , et la tête de Marie Antoinette en buste posée sur une table ,moi j’aurais mis une bouteille de gnôle avec un crapaud séché dedans pour faire vintage

  23. Vous serez livré bientôt, surprise.

    Bien il semble que l’on vienne de faire une remise de dette de 50% sur un tiers de la facture.

    La formule « je vous prête 100 donc vous me devez 1000  »
    devient donc « je vous ai sans doute prêté 100 vous me devez donc 833 » seulement, plus les frais.

    C’est effectivement un non événement.

    Car il n’est jamais très bon de faire miroiter à un créancier l’espoir qu’il va pouvoir se refaire sur la suite de l’opération.

    Les points positifs,
    – c’est qu’il devient possible de faire d’une annulation de crédit un non évènement de crédit.
    – il suffit maintenant à chaque pays de la zone de présenter sa facture pour obtenir une remise de dette équivalente
    – les banques vont voir leurs engagements diminuer ce qui est en soi une bonne nouvelle
    moins d’engagement, moins de recapitalisation.
    – les banques vont rapidement être délocalisées en chine

    Les banques vont devoir enregistrer des pertes, et bien non puisqu’il s’agit simplement d’une erreur d’enregistrement comptable. ouf

    AAA triple andouille

  24. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a dit que le fait que chaque année la France dépense plus que ses recettes, « c’est terminé ».

    Allons Mr Baroin une petite augmentation ….

    d’impôts

    et le tour est joué.

    1. oui, par exemple imposer, non pas le capital, mais les revenus du capital . . .
      100 milliards par an dans les caisses de l’Etat . . . pour un taux moyen de 40%

      1. @ RV 29 octobre 2011 à 10:35

        oui, par exemple imposer, non pas le capital, mais les revenus du capital

        Oui, ce serait moins mal. Ça favoriserait l’épargne au détriment de la consommation et cela permettrait de capitaliser sur une longue période de manière à investir dans de nouveaux moyens de captation d’énergie sans lesquels il n’est pas de nouvelle création de richesse et corrélativement pas de progrès social. Sur une planète finie, il faudrait arriver qu’à n’imposer que la consommation.

        Plus les énergies non renouvelables vont être difficiles à extraire, plus elles vont coûter cher et plus il faudra freiner la consommation au profit de l’investissement en moyens de captation d’énergies nouvelles.

        Tant qu’on n’aura pas fait comprendre cela à l’ensemble de la population, il y aura des luttes fratricides et stériles entre les classes qui affaibliront les peuples (toutes classes confondues) qui ne l’auront pas compris et les soumettront aux dictats de ceux qui l’ont compris.

  25. La fortune appartient à ceux qui se lève tôt

    la pointeuse la plus rentable du monde fonctionne à Strasbourg le vendredi matin
    c’est par la

    284 € de plus pour 10 minutes de présence.

    Bientôt on espère pouvoir pointer par internet
    à moins que 99% pensent qu’il soit inutile de payer deux fois un même travail
    ou qu’en raison des abus constatés,il faille pointer quatre fois par jour pour justifier sa présence.

    En tout cas une petite discussion publique me parait nécessaire,
    parlez en avec votre député.

    1. si vous pouviez faire passer cette video sur les reseaux sociaux ou blog particulierement lus, vous rendriez un grand service à ceux qui se demandent pourquoi ces eurodéputés votent les yeux fermés tout ce qui peut réduire les revenus des citoyens européens et ne bronchent pas lorsque des décisions vitales sont prises par les fonctionnaires européens au detriment bien entendu des peuples européens

      1. @ fincaparaiso

        Il faut arrêter de raconter n’importe quoi !

        1/ Ce n’est pas parce qu’une poignée de députés n’ont visiblement aucune éthique qu’il faille tous les mettre dans le même panier.
        2/ Le parlement européen ne prend aucune décision seul et n’a pas le pouvoir d’initier les directives, c’est l’apanage de la Commission européenne. Le tout est entériné par le Conseil de l’UE, c’est à dire les exécutifs des gouvernements.
        3/ Les députés ne votent pas « les yeux fermés tout ce qui peut réduire les revenus », renseignez-vous.

        Oui, il est anormal qu’un député européen gagne davantage que la chancelière allemande, tout comme il est anormal que certains abusent des avantages de leurs mandats. Mais de grâce, épargnez-nous le refrain du « tous pourris ».

      2. T’as raison Julien, faut bien dire que même chez Marcel au café des sports ou chez Bourdin sur RMC il peut arriver certains jours que les pires interventions n’atteignent pas en intensité d’indigence celle manifestée quotidiennement par certains posts de chez Jorion… 😉

      3. Mais quand tous à l’unisson entonnent un « tous pourris » contre les Chinois (Le Monde, le PS, les commentateurs), il ne faut rien dire?
        Dans une économie globalisée alors qu’on sait bien que les produits « made in China » rapportent tout autant sinon plus à ceux qui les font fabriquer là-bas?

        1. @ zeno

          Attendez encore quelques heures, nous sommes en train de nous occuper du wagon dégueulasse, méprisant et franchement ridicule des attaques des caciques du PS contre la Chine.

          Prenez Emmanuelli par exemple, qui n’hésite pas à parler de « Munich financier » d’une Europe qui se livre à la Chine, « principal prédateur de l’industrie européenne ».

          Bravo messieurs, on peut difficilement faire pire. A quand le « péril jaune aux portes de Paris » ? Ça leur rappellera les chars communistes de 81. Pitoyable.

      4. @ Julien Alexandre

        Vous trouvez quand-même anormal qu’un député européen gagne davantage que la chancelière allemande?! C’est admirable !
        Moi je trouve anormal qu’ils gagnent plus qu’un ouvrier quelconque, quelle en est la raison ?

      5. Cette semaine on a voté à Strasbourg pour une augmentation des budgets européens alors que l’austérité est de mise dans bon nombre de pays de l’Euroland:
        http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111026trib000659574/differends-autour-de-la-hausse-du-budget-de-l-union-europeenne-.html

        Score: 431 pour, 120 contre, 124 abstentions

        On pourra envisager un revirement du principe « tous pourris » chez beaucoup de citoyen lorsque les proportions s’inverseront.

        Si les profiteurs sont minoritaires, cela voudrait dire qu’une majorité pourrait leur imposer un comportement décent ou les éjecter? Le clip date de 2009, tous ceux qui sont dans la file à pointer sont toujours en poste et à ma connaissance les pratiques perdurent.

        1. @ Lazarillo de Tormes

          Mais arrêtez donc tous de raconter des conneries ! C’est une compétition ou quoi ?

          Qu’est-ce que vous venez mélanger le traitement des euro-députés avec le budget européen ? C’est n’importe quoi. Il ne s’agit pas d’augmenter les salaires des députés, mais d’augmenter le budget européen pour, je cite :

          Les principales hausses budgétaires proposées par le Parlement concernent les dépenses pour la Palestine (+ 100 millions d’euros), la surveillance maritime en Méditerranée, la gestion des flux de réfugiés, la recherche, l’innovation et l’éducation mais aussi l’agriculture avec notamment une enveloppe de 250 millions d’euros pour les producteurs de fruits et légumes et l’aide au développement.

          C’est scandaleux de renforcer un budget anémique pour développer la recherche, l’innovation et l’éducation, ou l’aide au développement.

          Non, la seule chose qui vous emmerde, c’est le mot Europe. Point barre.

      6. @Julien Alexandre

        L’euro-scepticisme serait moins acerbe si l’exemplarité émanait de ces éminences. Vous connaissez le parcours de l’ancien député Paul Van Buitenen? Il était du genre à vous donner envie d’y croire. Il n’y est plus.

        Il ne pointait pas non plus les vendredis à 6.45 du matin valise à la main pour 284 euros.

        1. @ Lazarillo de Tormes

          Vous avez raison. Moi par exemple, mon ancien boucher a détourné 25 € de sa caisse : j’ai arrêté de manger de la viande.

          Merci pour cet échange lumineux.

      7. @vigneron
        ah oui l’idée de Munich était tentante mais je me suis tellement poilé en regardant cette vidéo, qu’il faut bien gérer les priorités
        Et puis c’est dans le soin apporté aux détails que l’on vérifie les grandes ambitions
        politiques.
        Munich peut attendre, réjouissons nous
        @julien
        on est pas du tout dans le tous pourri
        on est juste dans le décalage permanent entre les grandes envolées lyriques et les petites mesquinerie de la vie quotidienne
        de toute les façons les règlements internes des assemblées sont votés par les assemblées elles mêmes donc s’il y a des abus il me semble qu’elles sont en mesure de régler le problème par eux mêmes
        si cette vidéo n’est pas bidonnée, on peut supposer qu’une obscure sous commission a pris le sujet en main et que le sujet va être traité en temps utile.

    2. Soit au total 14 000 euros bruts par mois, assistants parlementaires non compris : 15 000 à 21 000 euros supplémentaires environ. Leurs assistants travaillent dur pour 1800 à 3000 euros par mois (chiffres arrondis)
      http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/depute-europeen.shtml
      La rémunération de base d’un député européen (6200 euros nets) est fixée à 38,5 % de la rémunération de base d’un juge de la Cour de justice européenne. S’ajoutent : Forfait pour les frais : 3980 euros et 284 euros par jour de présence, soit 3408 par mois.
      Argument : un fonctionnaire ou un élu qui touche un bon salaire est moins enclin à se laisser corrompre (sic).
      Site officiel : http://www.europarl.europa.eu/parliament/expert/staticDisplay.do?id=39&language=fr&pageRank=2

    3. Traitement du Président français: 22 249 € brut pour 2009, par mois.
      (Source : Wikipédia)
      Indemnités : Budget annuel de l’Élysée voté par l’Assemblée nationale (90 millions d’euros pour « faire tourner » le palais de l’Élysée).

      Avantages en nature :
      Logement de fonction à l’Élysée
      Voiture de fonction avec chauffeur
      Transports aériens : L’Escadron de transport, d’entraînement et de calibration dispose en autre de 2 Airbus A319 CJ, 2 Falcon 900, 4 Falcon 50 (accessibles également aux membres du gouvernement et d’autres missions)
      Cuisine gastronomique du chef Bernard Vaussion
      Résidences secondaires (Marigny, fort de Brégançon…)
      Chasses élyséennes
      Retraite : En revanche, le montant de la retraite d’un ancien président est fixé par une loi d’avril 1955 et elle est indexée sur celle d’un conseiller d’État en service extraordinaire : elle correspond « au traitement indiciaire brut d’un conseiller d’État en service ordinaire », soit 6 000 € brut par mois.

      En Allemagne : Nach der Besoldungstabelle 2009[4] sind das etwa 226.000 € pro Jahr (par an). Hinzu kommen beamtenrechtliche Zuschläge in Höhe von etwa 22.000 € en sus, par an). (Wikipedia)
      Soit environ 20 000 Euros par mois, imposables.

      1. Les 20 000 euros par mois de la chancelière ou du président français correspondraient donc aux 10 000 euros des députés européens. A côté de tous ces patrons de banques qui s’adjugent plus d’un million par an, est-ce scandaleux ?
        Ce reportage allemand de 2009 me fait honte, et non pas le pointage tôt le vendredi matin. Les députés européens qu’on peut rencontrer à Strasbourg travaillent au moins autant que vous et moi et que les patrons de banques.
        On a accusé aussi tous ces patrons d’hôtel qui doublent leurs tarifs les semaines où le Parlement siège à Strasbourg. Ils empochent entre la moitié et les trois quarts des 284 euros journaliers que reçoivent les eurodéputés.
        Les faits étant rétablis, je rêve aussi d’un monde où les salaires iraient au pire de 1 à 3. C’était la réalité en Allemagne de l’Est, sauf sur la fin des années 80 où les capitalistes ouest-allemands avaient fini par corrompre les caciques du régime. Entre la dictature du prolétariat (telle qu’elle était pratiquée) et celle de la finance et ses ravages pernicieux, je sais laquelle je choisirais.

  26. Alors, moi qui n’ai pas la télé: qu’est-ce qu’a dit notre Président, dans le poste? Etait-ce instructif?

    1. @Bruno

      Je résume : c’est la merde à cause des méchants, mais pas de panic braves gens notre bon maît’e est là pour veiller sur nous.

      Ceci dit … tsssss!!! pas très raisonnable de ne pas avoir la TSF à images.

      1. En résumé il a dit: c’est pas la faute de la Grèce, c’est pas la faute des agences de notation, c’est la faute de la retraite à 60 ans et des 35 heures. Comprenez: du Parti Socialiste.
        C’est décompté de son temps de parole? Ahh non… il n’est pas « officiellement » candidat, c’est ça?

    2. La video de l’interview de Sarkozy est visible sur Internet: http://www.pluzz.fr/face-a-la-crise.html

      La bonne nouvelle c’est qu’il va être beaucoup question de finance et d’économie pour l’élection de 2012 (par exemple la réponse de Hollande n’a pas pu, à la différence du programme du PS, être basée sur l’état de la France en 1980…)

      La mauvaise nouvelle c’est que Sarko est vraiment très adroit pour noyer les problèmes dans l’idéologie financière habituelle (si bien qu’à mon humble avis c’est plus sur l’avenir de l’économie que le vide de ses solutions pourra être mis en évidence.)

    3. Merci à tous! Je viens de rentrer, et de voir que l’on pouvait compter sur les habitués du blog de Paul, pour faire un résumé synthétique de la situation!

      Bonne soirée

    1. Sympathique, sauf qu’il manque l’explication de savoir comment l’argent permet de posséder l’autre, donc une « théorie générale de la monnaie » (K). Je ne comprends pas comment on puisse se contenter de telles ellipses et s’arrêter un chemin :

      « L’argent, n’est donc, dans le rapport social qu’un moyen de s’approprier des humains, de les voler légalement. »

      Oui et comment ? Parce que l’avoir n’est que l’envers du manque d’avoir ; La « rareté du capital » est sa force, l’inégalité est la seule force du capital, donc l’argent et l’appropriation d’autrui est une unique et même chose.

      1. Avant l’ invention de l’ argent, cette même chose s’ appelait comment ?
        Le pouvoir.
        Nous ne faisons que parler du pouvoir aux formes changeantes, qui tel le génie a pu s’ échapper de la lampe démocratique qui le domestiquait.
        La science et la technique imbibaient le chiffon imprudent.
        Il faudrait des spécialistes en épistémologie des lampes.

  27. ne pas confondre un fesf et une obligation , le fesf n’est qu’un fond de dettes , une obligation d’état peut ,devrait, être du crédit pour du productif , une obligation devrait valoir quelque chose , des parts du fesf ne vaudront jamais rien.
    Quand on dit que des chinois apporteraient au fesf faut pas confondre avec acheter des oblig en euro au lieu d’oblig $. Une confusion de ce genre serait un mensonge d’état.

  28. banques vont supporter 100 milliards de pertes grêcque ?
    les obligations en assurance vie oui , pas le capital des banques.
    Les oblig…..c’est vous les acheteurs d’ass vie , pas le banquier.
    On vous fait rêver , réveillez vous.

  29. Lu sur le blog hier :
    Leçon de l’histoire à méditer par nos dirigeants :
    Il s’agit de l’histoire de la colonisation de l’Espagne par les arabes et les maures en 711 de notre ère.
    L’autorité du roi wisigoth qui gouvernait l’Hispanie à cette époque était contestée par un parti de nobles très puissants.
    Suite à une intrigue dont on peut lire les détails à cette adresse:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Andalus
    le gouverneur de Ceuta, Julien, appela à l’aide les musulmans alors en pleine expansion dans le bassin méditerranéen pour se venger du roi wisigoth Rodrigue. Ceux-ci ne se firent pas prier et franchirent le détroit de Gibraltar en 711, les nobles wisigoths révoltés trahirent le roi Rodrigue. En pensant que les musulmans s’en retourneraient en Afrique une fois la victoire acquise.

    Mauvais calcul, très mauvais calcul, car les musulmans en profitèrent pour s’installer en Espagne pour sept siècles.

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/7505d210-00ba-11e1-8590-00144feabdc0.html

    China could play key role in EU rescue

    China is very likely to contribute to the eurozone’s bail-out fund but the scope of its involvement will depend on European leaders satisfying some key conditions, two senior advisers to the Chinese government have told the Financial Times.
    Any Chinese support would depend on contributions from other countries and Beijing must be given strong guarantees on the safety of its investment, according to Li Daokui, an academic member of China’s central bank monetary policy committee, and Yu Yongding, a former member of that committee.

    Financial markets reacted with relief hours after a European deal was agreed at a summit aimed at calming the two-year-long sovereign debt crisis. The plan includes recapitalising European banks, making them accept a loss of 50 per cent on their holdings of Greek debt and boosting the firepower of the rescue fund, known as the European Financial Stability Facility.
    The S&P 500, which rose 3.4 per cent, is on course for its best monthly gain since October 1974. The FTSE All World stock index gained 4.1 per cent, its best one-day rise since May 2010.
    Bank stocks also increased sharply with the S&P financials index gaining 6.2 per cent, led by big commercial banks. The dollar slumped 1.6 per cent, its biggest one-day drop since May 2009, as the euro surged more than 2 per cent, above $1.42.
    “It is in China’s long-term and intrinsic interest to help Europe because they areour biggest trading partner but the chief concern of the Chinese government is how to explain this decision to our own people,” said Professor Li. “The last thing China wants is to throw away the country’s wealth and be seen as just a source of dumb money.”
    He added that Beijing might also ask European leaders to refrain from criticising China’s currency policy, a frequent source of tension with trade partners. The US argues that an intentionally undervalued renminbi unfairly supports Chinese exports.
    In spite of discomfort among some Europeans about Chinese investment, the comments represented a fillip to eurozone leaders hours after a summit aimed at calming the two-year-long sovereign debt crisis.
    With $3,200bn in foreign exchange reserves, roughly a quarter of which are believed to be held in euros, China could be willing to contribute between $50bn and $100bn to the EFSF or a new fund set up under its auspices in collaboration with the IMF, according to one person familiar with the thinking of the Chinese leadership.
    “If conditions are right then something a bit above $100bn is not inconceivable,” this person said.
    President Nicolas Sarkozy of France welcomed the prospect of a Chinese contribution to the eurozone rescue package. “Our independence would not be put into question by this,” he said in a television interview. “Why would we not accept that the Chinese had confidence in the eurozone and place a part of their surpluses in our funds or our banks. Would you rather they placed it with the US?”

  30. Ami-e-s du blog de la région parisienne, je vous fais passer ce mail reçu de Fakir:

    Chère force vive de la nation fakirienne,

    Le mercredi 9 novembre, l’émission Là-bas si j’y suis et votre journal favori vous organisent

    La Nuit des rapaces

    à 19 h à la salle Olympe de Gouges
    (15, rue Merlin, Paris 11ème, métro Père Lachaise)

    Où sera remis le grand prix du « J’ai tout pris »

    On compte sur vous. Même, pour amener du monde – et faire de cette soirée un moment de lutte contre la Finance.

    Depuis la crise, le Programme alimentaire mondial a été divisé par deux : de 6 milliards de $ à 3 milliards. Pendant ce temps, cent fois plus, 680 milliards de $ ont été consacrés à sauver les banques européennes.
    L’Europe a diminué de 75 % ses aides alimentaires aux plus démunis – de 480 millions à 113 millions. Pendant ce temps, la rémunération des banquiers français a bondi de 44,8% en 2010.
    Ils mettent des pays à genoux.
    Et qui devrait réduire les « déficits » ? C’est nous.
    Ce mercredi soir, on ne va plus se laisser faire. Nous allons mettre des visages sur « les marchés », les sortir de leur paisible anonymat.

    On a tous notre rapace préféré….
    Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s’est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n’a cessé de vanter les bienfaits du marché – contre des « ménages » bien rémunérés.
    Nous, notre chéri, c’est Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, ancien dirigeant de Moulinex, grand libérateur de la Finance dans les années 80. Qui fuit nos questions en Assemblée générale. Mais y a de la concurrence, chez ces gens pires ! Gérard Mulliez, Marc Ladreit de Lacharrière, Bernard Arnault, Alain Minc, etc. tous peuvent prétendre au titre. Tous nos invités viendront présenter leurs chouchous. Ils amèneront sa photo, pour qu’on imprime bien qui c’est. Et ils dresseront le CV de leurs forfaits.
    Au « ouhouh-mètre », vous désignerez le plus pire.

    Y a un autre enjeu, aussi. Plus personnel.
    Pour nos incursions parmi ses actionnaires, Jean-Charles Naouri nous a intenté deux procès. Un contre Fakir, l’autre contre Là-bas si j’y suis. Avec 80 000 € de réclamés dans chaque affaire. L’objectif, c’est de nous faire taire. Qu’on n’y revienne plus, dans ses AG. Qu’on ait trop peur. Mais nous n’avons pas peur, ni de lui ni des autres. Parce qu’on sait que vous êtes là, derrière nous, en masse, pour nous soutenir.

    Sans vous, on ne peut rien. Avec vous, on peut beaucoup.
    Et c’est pour ça qu’à la fin c’est nous qu’on va gagner !

    Pour le résumé de nos aventures avec Jean-Charles Naouri :
    http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

    Pour écouter l’émission Là-bas si j’y suis à l’Assemblée générale des actionnaires :
    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&var_recherche=naouri

    Notre procès
    contre Jean-Charles Naouri se déroulera le lundi 28 et le mercredi 30 novembre 2011, à partir de 9 heures, à la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Y témoigneront Frédéric Lordon, les anciens salariés de Moulinex, des gérants de Petit Casino, les trois avocats qui en France se chargent de leur dossier. On devrait y entendre des choses inédites, jamais énoncées en public, sur ce « financier froid et calculateur » (comme il se désigne lui-même).
    Entrée libre aussi !

  31. J’aimerais comprendre quelque chose: les banques doivent se recapitaliser, les Etats doivent s’imposer une règle d’or mais l’Europe peut s’endetter (y compris auprès des chinois ou peut-être, un jour prochain, grâce à la création d’eurobons). N’est-ce pas contradictoire et cela n’est-il pas le signe d’une inquiétante fuite en avant?
    Et après la rigueur rendue nécessaire par l’excès de dette souveraine, ne va-t-on pas nous imposer de nouvelles mesures d’austérité justifiées cette fois-ci par le montant de la dette contractée pour « sauver » le système?

    1. Plus exactement: « Après la rigueur rendue nécessaire par l’excès de dette souveraine, ne va-t-on pas nous imposer de nouvelles mesures d’austérité justifiées cette fois-ci par le montant de la dette contractée au niveau européen pour « sauver » le système? »

    2. Vous faites erreur, il s’agit d’eurosbonbons et pas deurobonds.
      les eurobonbons adoucissent la gorge et aident à faire passer la pilule.

      J’espère que c’est plus clair, le problème avec les chinois c’est qu’ils sont gourmands et très nombreux alors certains ont peur de ne pas avoir d’eurobonbons.

      A la rigueur on pourrait leur refiler les eurobonsbons au poivre.

    3. au risque d’importuner je vous renvoie sur la note de Jean-Luc Mélenchon de ce 29 octobre :
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/10/29/au-sommet-on-s%e2%80%99embrouille/
      extraits :

      Cette trouvaille doit ramener la dette grecque de 160% du PIB aujourd’hui à 120% d’ici 2020. Conclusion : dans neuf ans la Grèce en sera au point d’endettement où elle était en début de sa crise. Tout le monde comprend que ce n’est pas soutenable, tout simplement. Ca craquera.

      la puissance du pare feu est limitée, celle de l’incendie ne l’est pas. On devine la suite.

      le communiqué final prévoit aussi l’adoption de la règle d’or budgétaire dans les 17 pays de la zone euro d’ici fin 2012. Ou bien Sarkozy trouve le moyen de le faire adopter ou bien ce sera la première réunion du Congrès à Versailles du gouvernement Hollande, ou bien la première désobéissance du gouvernement du Front de gauche.

      1. il n’est jamais inutile de lire jean luc mélenchon
        meme si paul trouve qu’il est plus simple d’être dans l’opposition…
        que d’être en pôle position.

    1. @Jean11
      je ne dirais qu’une chose
      Ce « personnage » a été créé de toute pièces par un professeur affilié à HEC, Ludovic François, et ses étudiants. Le but de l’opération était de montrer que la réputation d’une personne peut être maîtrisée, de manière positive comme négative.

      En 3 semaines, les profils sur les médias sociaux ont été créés et mis à jour avec des informations positives sur Eric Dumonpierre et sa société. Des interviews ont été données, des articles rédigés sur le sujet. Et l’action a porté ses fruits : l’AFSSAPS (Agence Francaise de Sécurite Sanitaire des Produits de Santé, l’autorite qui regule les mises sur le marche de produits pharmaceutiques) a sommé les Laboratoires Berden de retirer de la vente le Mutorex. D’autre part, des CV de candidats à l’embauche ont été envoyés aux Laboratoires Berden…

      Les trois semaines suivantes ont été consacrées à la mise en scène de la « crise ». Des fausses associations critiquant les Laboratoires Berden ont été créés (Stopdéloc, Lab’Ethique…), des faux avis de salariés ont été mis en ligne, et la diffusion virale de l’information a fait le reste.

      Le but des « créateurs » d’Eric Dumonpierre était de montrer que la réputation en ligne peut être créée et influencée de manière positive comme négative. De plus, l’exercice a permis de mettre en lumière l’importance de vérifier ses information…
      Amicalement

  32. En résumé: d’une part le sauvetage de l’euro suspendu au bon vouloir de la Chine, et d’autre part la rigueur germanique au menu. Pas de quoi se vanter!
    le modèle allemand n’est pas exportable aux pays du Sud Européen, donc cela ne fera qu’empirer, et les contreparties demandées par les chinois vont être corsées.
    Et si les Chinois chipotent, on fait appel à qui ? aux Vénusiens ?
    L’Europe se réfugiant sous le parapluie chinois, quel allumé aurait pu penser cela il y a deux ou trois ans ?

  33. Vendredi 28 octobre 2011 :

    Espagne : un niveau de chômage catastrophique à trois semaines des élections.

    Le chômage en Espagne est reparti à la hausse au troisième trimestre, à 21,52 %, son plus haut niveau depuis 1996, un résultat catastrophique pour le gouvernement socialiste à trois semaines des élections législatives.

    http://www.boursorama.com/actualites/espagne-un-niveau-de-chomage-catastrophique-a-trois-semaines-des-elections-aaad663d2fce247687a0cbf721f60a78

  34. Source Boursorama : « Le chômage en Espagne est reparti à la hausse au troisième trimestre, à 21,52%, son plus haut niveau depuis 1996, un résultat catastrophique pour le gouvernement socialiste à trois semaines des élections législatives ».

    Car en dehors des élections, on s’en fout … A bon entendeur …

  35. Vendredi 28 octobre 2011 :

    Fonds de soutien européen : la Chine attend des clarifications.

    La Chine a indiqué vendredi qu’elle attendait des clarifications avant de s’engager à investir dans le nouveau mécanisme du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui pourrait être mis en place suite au dernier sommet européen de Bruxelles.

    « Nous devons attendre les détails techniques pour y voir clair et entreprendre des études sérieuses avant de décider d’un investissement », a déclaré le vice-ministre chinois des Finances, Zhu Guangyao, lors d’un point de presse sur le déplacement du numéro un chinois Hu Jintao au G20 de Cannes (France) la semaine prochaine.

    La zone euro a décidé lors de son sommet de crise à Bruxelles mercredi et jeudi de démultiplier la puissance de feu du FESF pour les pays en difficulté, l’Italie ou l’Espagne. Sa capacité d’intervention passerait à 1.000 milliards d’euros, contre 440 milliards.

    Pour arriver à ce résultat, un système d’assurance-crédit sera offert aux investisseurs et un fonds spécial serait adossé au Fonds monétaire international pour accueillir les contributions de pays émergents, Chine en tête.

    M. Zhu a expliqué que l’investissement dans ce nouveau mécanisme (fonds spécial) n’est pas un investissement dans le FESF lui-même, ce n’est qu’un investissement garanti par le FESF, ajoutant qu’il a été dit que les détails sur l’expansion du Fonds seraient connus fin novembre – début décembre.

    Aussi la question ne sera-t-elle pas à l’ordre du jour lors du G20 de Cannes des 3 et 4 novembre, selon le vice-ministre chinois.

    http://www.romandie.com/news/n/_Fonds_de_soutien_europeen_la_Chine_attend_des_clarifications281020111010.asp

  36. @ Liervol

    Intéressant et plein d’humour, ce mouvement de la République Indépendante d’Uzupis . Cependant un des articles de la Constitution pose problème : « L’Homme a le droit d’avoir des frères, des sœurs et des parents »
    Ce serait intéressant de savoir comment à Uzupis ils respectent ce droit quand l’un des parents meurt prématurément , condamnant le citoyen à être enfant unique … LOL

    Ah mais , suis-je bête ( comme dirait Vigneron) ! Je confondais étourdiment l’expression  » l’Homme a le droit d’avoir des frères .. » avec  » l’Homme a droit à … », ce n’est pas du tout la même chose .

    C’est comme les Droits de l’Homme affichés dans les établissements scolaires . Avant 1980 l’un des premiers articles disait :
     » L’Homme a droit au travail »
    Maintenant , c’est écrit :
     » L’Homme a le droit de travailler « . Pas du tout pareil et personne n’a protesté .

    Tiens, une idée . En attendant que tout s’effondre, pourquoi tous les villages et toutes les petites villes ne proclameraient-ils pas comme Uzapis leur indépendance avec une Constitution concoctée par de vrais humanistes ? C’est possible car ils ont les ressources naturelles pour vivre un certain temps en autarcie ( moins la télé ), loin de la dictature des « marchés » , en revenant aux bonnes vieilles méthodes d’antan ( chauffage au bois , légumes de saison, viande conservée dans le pot à sel, lampe à huile ) plus quelques panneaux solaires – valisette ou des éoliennes dont on peut s’équiper actuellement .

    Si le système s’effondre, il faudra bien en arriver là ensuite , non ? Alors autant s’y mettre immédiatement .

    1. Un peu de poésie chez des fous, car comment qualifier autrement l’espèce humaine ?
      Je viens de lire Anna Karénine, en définitive dans le roman le personnage principal c’est Lévine et
      Lévine c’est Tolstoï qui s’interroge en 1870 sur ce monde sur sa Russie et ses privilèges sur ses exploitations déficitaires depuis l’abolition du servage, sur la foi, sur la condition féminine, sur l’instruction, enfin sur comment faire le bien ???
      En fait il faudrait commencer par interdire les mots compétitivité productivité, et le remplacer par solidarité bien être, et sortir de la tête de l’homme l’argent et le commerce comme but de l’existence, réinventer Dieu mais je vous en supplie sans république islamique et sans pape à Rome, sans Rabbin sans église sans sectes seulement dans l’amour et la foi en l’homme, ça fait du bien de rêver non ???

      1. En fait il faudrait commencer par interdire les mots compétitivité productivité, et le remplacer par solidarité bien être, et sortir de la tête de l’homme l’argent et le commerce comme but de l’existence,

        le programme du Front de Gauche, avec d’autres mots ne dit pas autre chose, non ?

        Nous aspirons à bouleverser radicalement la vie politique de notre pays. Nous voulons que les classes populaires retrouvent leur place alors que ce régime devient de plus en plus censitaire. Nous voulons bousculer la donne à gauche. Nous voulons que la volonté inflexible de résister à la finance devienne majoritaire à gauche et dans le pays. C’est la condition pour qu’un gouvernement de gauche fasse du bon travail et ouvre une issue à la crise. C’est la condition pour battre durablement Sarkozy, la droite et l’extrême droite

  37. Comment se fait-il que des décisions aussi graves que l’emprunt d’énormes sommes à un pays étranger comme la Chine et les contreparties en découlant ne soit pas soumis à référendum ?

      1. oui, et plus généralement parce que :

        Le traité de Lisbonne concentre toutes les impasses du capitalisme de notre époque. il impose la concurrence libre et non faussée au détriment des droits sociaux conquis par les luttes démocratiques et ouvrières des derniers siècles. Il encourage le libre-échange au détriment de l’environnement et de la justice sociale. Il entretient la dérive autoritaire de l’Union européenne en concentrant le pouvoir entre les mains d’institutions non élues. Il est nécessaire de s’affranchir du traité de Lisbonne pour répondre à l’urgence sociale, résoudre la catastrophe écologique, régler la crise démocratique et construire une autre Europe.

        page 67 du programme du Front de gauche

    1. Merci. Ce n’est pas la première fois, si j’ai bonne mémoire, que Capital.fr donne la parole à PJ.
      Du bon travail !

  38. Bien que non croyant, une vieille culture religieuse reste présente dans mon esprit et cette citation du nouveau Testament me semble coller à la réalité actuelle:

    Marc 2:20-22
    20 Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire.
    22 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves.

    Or c’est exactement ce que font les gouvernants actuels.

    La crise économique n’est pas une conséquence de la crise financières et de l’incurie des banques
    C’est crise financières et de l’incurie des banques qui sont La conséquence de la crise économique elle même conséquence d’un accroissement inédit de la productivité du travail, réduisant ainsi la masse salariale dans les pays de l’OCDE d’environ 15% entre 1970 et 2005.

    Pierre Larrouturou qui fait cette analyse rajoute que ce n’est pas la crise qui crée le chômage, même si elle l’aggrave, mais c’est le chômage qui a entrainé la crise, Chômage causé, comme expliqué plus haut, en très grande partie par une augmentation considérable de la productivité du travail.
    Il n’y avait pas eu de crise majeure tant que les gains de productivité étaient relativement répartis entre travail et capital.
    Cette politique avait été inspirée des conclusions de la réunion de Philadelphie en 1944 qui avait précédé les accords de Bretton Woods. Les conclusions de cette réunion de Philadelphie connue sous le nom de « Déclaration de Philadelphie » qui fût annexée à la Constitution de l’OIT l’Organisation mondiale du Travail, dont les dirigeants dits de Gauche feraient bien de s’inspirer…

    Extrait de la constitution de l’OIT:

    Préambule
    Attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que
    sur la base de la justice sociale;
    Attendu qu’il existe des conditions de travail impliquant pour un
    grand nombre de personnes l’injustice, la misère et les privations, ce
    qui engendre un tel mécontentement que la paix et l’harmonie universelles
    sont mises en danger, et attendu qu’il est urgent d’améliorer ces
    conditions: par exemple, en ce qui concerne la réglementation des heures
    de travail, la fixation d’une durée maximum de la journée et de la
    semaine de travail, le recrutement de la main-d’oeuvre, la lutte contre le
    chômage, la garantie d’un salaire assurant des conditions d’existence
    convenables, la protection des travailleurs contre les maladies générales
    ou professionnelles et les accidents résultant du travail, la protection
    des enfants, des adolescents et des femmes, les pensions de vieillesse et
    d’invalidité, la défense des intérêts des travailleurs occupés à l’étranger,
    l’affirmation du principe «à travail égal, salaire égal», l’affirmation
    du principe de la liberté syndicale, l’organisation de l’enseignement
    professionnel et technique et autres mesures analogues;
    Attendu que la non-adoption par une nation quelconque d’un régime
    de travail réellement humain fait obstacle aux efforts des autres
    nations désireuses d’améliorer le sort des travailleurs dans leurs propres
    pays;

    C’est à partir du tournant « néolibéral » De Regan et Thacher que la situation de la répartition entre travail et capital s’est aggravée. C’est la baisse des impôts sur les hauts revenus et les dividendes qui a conduit rapidement au déficit des états. Et comme il y avait de moins en moins d’emploi, il n’y avait plus de demande donc une baise de l’activité économique.
    Les tentatives de relancer l’économie par une politique monétarise d’inspiration libérale a conduit au désastre que nous connaissons.

    Nos économies repartiraient sur un terrain plus sain si on les relançait par la création d’emplois. La petite tentative de politique Keynésienne des la Commission Européenne projetant de lancer des investissements structurels en matière de création et de transport « intelligent de l’énergie n’a reçu aucun commentaire des médias, et pas de réaction non plus sur ce bolg quand j’en ai parlé. Or un investisement d’infrastructure au niveau européen pourrait seul éviter le dumping fiscal et sociale entre les pays de l’UE…

    Paul

  39. Deux choses me contrarient:
    La patronne du MEDEF, qui, en affirmant que la crise commence à toucher l’économie réelle, tente de dédouaner le patronat de la situation actuelle, alors que la direction qui a mené la finance est bien la volonté mercantile du patronat, plus que la volonté de faire prospérer la majorité. Faire prospérer la majorité, c’est la raison pour laquelle la majorité reconnait au patronat un pouvoir de décision et un train de vie en contrepartie…
    L’autre, c’est Baroin, qui, implicitement, en affirmant que les temps difficiles que les banques devront passer doivent en priorité s’affecter sur les extras des cols blancs en dit long sur le mépris qu’il y a sur ceux qui demandent juste à travailler pour vivre. Si auparavant Baroin et compagnie estimaient que les extras ne devaient pas être affectés, ben j’aimerai pas être leur chauffeur à ceux là.

  40. Grêce en 2009 dette 50 Mds , en 2011 200 Mds , différence en 3 ans 150 Mds à 20 % = 30Mds d’intérêts……ya bon , alors les préteurs peuvent s’assoir sur 10 Mds.

    1. mais oui avec de tels taux d’intérêts inespérés ils peuvent bien perdre quelques milliards de monnaie virtuelle !!! les seuls perdants sont les peuples à qui ont fait croire qu’ils n’ont pas de moyens qu’il faut revenir au servage total à ce régime là prochainement…

  41. « L’État portugais (…) n’ayant pas « l’intention de s’immiscer dans la gestion des banques ni en être le propriétaire ». » … ça commence à bien faire, cette abdication de la puissance publique devant les « puissances d’argent »!… Qui, dans la vraie vie, accepterait de donner de l’argent sans revendiquer (légitimement) le droit de contrôler ce qui en est fait?

  42. Il y a quelque chose qui devrait interpeller dans cette affaire de recapitalisation des banques .
    Les CDS , n’en on t elles pas souscrit ? ( les banques ) . C’est fait pour çà pourtant !
    Autre question subsidiaire : pourquoi ? ne sont-ils pas déclenchés , qu’est ce qu’il lui faut à
    l’ ISda , dans ce contexte de dramatisation anglo-saxonne débridée .
    N’est ce pas parce ceux qui les vendent sont anglo-saxons (pour ne pas dire AIG/TRésor Us) que les CDS ont eu autant de succés et si peu de débours ?
    çà m’interroge en dehors du fait que s’endetter de 1000 milliards d’euro en plus soit présenté comme une solution .
    Les politiques européens aurait donc joué fin avec les US . Parce que maintenant à quoi servent
    les cds ? , ne vont-ils pas subir une décote ? Quelles pertes pour leurs acheteurs sans sous-jacents ? mais çà c’est plutot le pb de nos amis américains et anglais .

    1. C’est vrai, l’impression c’est que finalement, les CDS sont là pour ne jamais être opérationnels: si on peut effacer de la dette sans faire défaut, leur garantie ne sert pas à grand chose.

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