L'actualité de la crise : L'EUROPE PRISE DANS LA TEMPÊTE, par François Leclerc

Billet invité

L’argent ne pouvait venir que de là où il se trouve : cette leçon qui semble être administrée pourrait être plus largement retenue, alors qu’il est si inégalement réparti, entre régions du monde et au sein de nos sociétés…

Les Chinois viennent donc à la rescousse des Européens, tels des chevaliers blancs. Dans la confusion extrême qui dans la journée d’hier s’amplifiait, l’amorce d’un montage financier a soudainement pris corps, afin de mettre sur pied l’indispensable « pare-feu » à l’extension de la crise européenne. Anticipant sa prise de fonction de quelques jours à la tête de la BCE, Mario Draghi a apporté le coup de pouce espéré en confirmant que la BCE ferait la soudure et continuerait d’acheter des obligations sur le marché secondaire pour éviter le dérapage des taux. Le FMI pourrait prendre la suite, véhicule possible d’une opération qui reste intégralement à monter.

A quelles conditions les pays émergents vont-ils intervenir ? Comment les Américains vont-ils réagir à cette affirmation de leur rôle au sein du FMI ? L’ordre du jour du G20 de la semaine prochaine va en sortir tout bousculé. Les Chinois ont quant à eux tout intérêt à recycler une partie de leurs réserves – euros et dollars – dans le sauvetage de leur premier marché d’exportation, plutôt que d’attendre passivement qu’elles se dévalorisent. En attendant, l’espoir fait vivre.

Cette nouvelle est d’autant plus importante que le crédit dont bénéficie la coalition politique italienne, péniblement parvenue dans l’urgence à un compromis a minima sur les retraites, ne sort pas grandi de l’épisode. L’Italie ne peut plus sortir du collimateur des marchés qui rendent insoutenable pour elle – et pour le FESF – son refinancement dans les trois ans à venir de 600 milliards d’euros de dette. Quant à la suite, la question n’est plus de savoir who’s next ? (à qui le tour ?), mais de se demander qui va pouvoir ensuite échapper à la tempête. Quelle raison y aurait-il à ce qu’elle prenne fin et qu’après la pluie vienne le beau temps ?

Avec les banques, cela coince sérieusement. Elles multiplient les conditions à leur acceptation volontaire d’une nouvelle décote de la dette grecque, en exigeant des contreparties de tous ordres. Tout en affichant un pourcentage de décote destiné à faire impression – sur lequel il y avait cette nuit encore désaccord – ces modalités d’échange de titres réduisent considérablement leurs pertes et les étalent, ce qui à contrario diminue la remise de peine des Grecs. Finissant par rendre inopérant l’ensemble de l’opération financière.

La résistance des banques européennes est révélatrice des rapports de force et de leur volonté de ne pas céder aux injonctions qui leur sont faites. Une fois de plus, le monde financier est en train de faire une démonstration sans équivoque : comme à propos de la régulation financière qu’il s’acharne à bloquer, il impose sa vision au nom de ses intérêts propres, sans plus se soucier des conséquences. Tout au plus affiche-t-il sa volonté – comme le font les banques françaises – de faire son affaire de la recapitalisation, sans rien demander à personne ; ce qui ne se révélera exact que pour les plus vaillantes d’entre elles, et encore, à condition que le niveau de recapitalisation requis reste complaisant, ce qui est le cas. Si l’on comprend bien, cela leur donne le droit de faire ce qu’elles veulent par ailleurs, chacun reste maître chez soi en quelque sorte.

Ces plats nous sont servis accompagnés d’une sauce douteuse. Au nom d’une relance de l’Europe dont il est fait grand cas et qui se résume à une intégration plus poussée des politiques budgétaires et fiscales, destinée à prioritairement réduire la dépense publique. Des mots sont lâchés : fédéralisme, gouvernance économique… autant d’habillages destinés à masquer le trou de la trappe à liquidités dans laquelle l’Europe toute entière va finir par tomber pour y rejoindre le Japon, qui n’est jamais parvenu à en sortir. L’économie européenne est dans une spirale descendante, marquée aujourd’hui par la menace de la récession, qui va aggraver la crise financière, sans le relais d’une banque centrale comme au Japon. Combien de temps cela va-t-il être tenable ?

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133 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : L'EUROPE PRISE DANS LA TEMPÊTE, par François Leclerc »

  1. Ce n’est pas l’austérité pour tout le monde:

    Meanwhile, somewhere else in Brussels, the European Parliament has just voted through a nice budget increase for itself.

    According to Open Europe, MEPs votes for a 5.2pc increase in the 2012 EU budget. Some 431 were in favour, 120 against ,and with 124 abstentions.

    And setting a great example for Greece & Italy to follow when it comes to austerity!

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8846201/Debt-crisis-live.html

    http://www.lanouvellegazette.be/actualite/monde/2011-10-26/scandale-au-parlement-europeen-les-elus-pointent-pour-empocher-la-paie-journaliere-et-se-tirent-video-912870.shtml

    http://syndicatfirst.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/26/europe-les-predateurs-de-la-sncf-s-en-mettent-plein-les-poch.html

    1. Au même moment, PSA veut sacrifier 6000 emplois en Europe,,
      dont 1000 postes à la production.
      En France, 800 intérimaires au chômage d’ici la fin de l’année 2011…
      Plus chez les sous-traitants 2500 emplois de perdus.
      Les usines d’Aulnay, de Sochaux et de Mulhouse sont particulièrement visées.

      Le CA global de PSA a augmenté de 3, 5% à 13, 45 milliards € au 3e trimestre 2011.
      Les actionnaires ont reçu au tittre de 2010, 257 millions € de dividendes…

      La solution : partager le temps de travail
      entre tous les salariés en poste actuellement, intérimaires compris.

      Si ce gouvernement est incapable de l’exiger,
      après avoir offert des milliards en échange de la garantie de l’emploi
      qu’on le dégage, lui et ses banksters, au plus vite.

      1. pas loin de chez moi, hier, compte rendu boursier « Le poids lourd Novartis (-3,3%) a tiré le SMI vers le bas presque à lui tout seul. Les chiffres trimestriels du géant pharma ont comblé voire un peu dépassé les attentes au niveau des ventes, mais la profitabilité a déçu. La direction a annoncé un nouveau programme d’économies avec 2000 suppressions d’emploi à la clé en suise. Cela n’a pas étonné les experts » (romandie.com). Le patron de Novartis touche en moyenne 2 millions de francs par mois = 400 emplois moyenne salariale. Au troisième trimestre, Novartis = bénéfice net de 2,8 milliards de francs, en hausse de 12%. CA: 13.05 milliards de francs.
        «Afin de renforcer notre position future, nous avons pris des mesures pour réduire notre base de coût. Ces mesures sont nécessaires ».

        sinon ça continue http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/26/le-chomage-en-nette-hausse-en-septembre_1594224_823448.html#ens_id=1115932&xtor=RSS-3208

    2. Merci dissy. Cette vidéo m’a bien fait rire.
      Et ce n’est que le début. Que la fête commence, ça tombe bien vendredi c’est mon anniversaire, vite des vidéos drôles.
      Plus besoin d’artistes imitateurs, que du vrai et du réel enfin.

  2. Combien de temps cela va-t-il être tenable ?

    C’est la seule véritable inconnue. Le facteur temps n’a d’ailleurs pas la même signification de chaque côté du Rhin, car les échéances électorales majeures ne se situent pas aux mêmes horizons.

    Cette attitude molle vis à vis du secteur financier (surtout côté français apparemment), me paraît de plus en plus suspecte…

    Veut-on réellement empêcher le bateau de couler, ou pense-t-on déjà aux canots de sauvetage ?
    Toute cette agitation n’est-elle pas destinée qu’à en gagner (du temps) ?

    1. On dit souvent que le temps, c’est de l’argent, mais ici, gagner du temps ne fait pas gagner d’argent…

  3. Un grand ouf de soulagement !

    Alors que l’Italie inquiétait de plus en plus, son gouvernement, en la personne de S. Berlusconi, est en passe (à son tour) de sauver l’euro : il a décidé d’écrire une lettre.

    Espérons qu’il ne fasse aucune faute d’orthographe.

  4. Au nom d’une relance de l’Europe dont il est fait grand cas et qui se résume à une intégration plus poussée des politiques budgétaires et fiscales, destinée à prioritairement réduire la dépense publique

    Et donc aussi le périmètre de l’Etat Providence… Construction européenne et destruction concomitante de l’Etat-nation et de l’Etat Providence vont de pair.

  5. L’acceptation volontaire c’est surtout un moyen pour éviter un « évènement de crédit » qui déclencherait le paiement des CDS et là c’est terra incognita et probablement le déclencheur d’un global economic collapse (en anglais ça fait mieux :-)).

    Il y en aura toujours un pour ne pas vouloir la décote donc pour se mettre d’accord c’est pas gagné, à moins que les politiques décident de tordre le bras aux banquiers (mais je n’y croit pas).

    Encore un prétexte pour nous enterrer un peu plus…

    Ce n’est pas une crise de liquidité mais de solvabilité il n’y a tout simplement pas assez de biens réels pour payer les dettes (virtuelles?).

    Il parait qu’aux USA, la totalité des emprunts étudiants avoisine 1 Billion de dollars (1 trillion en anglais). Soit plus que la totalité des dettes liées aux cartes de crédit aux USA.

    Vu le chômage, le risque de défaut sur ces emprunts, déjà élevé en 2009, devrait exploser en 2011/12, pour frôler les 10%. Soit 100 000 000 000 de dollars (100 milliards).

    Vraisemblablement ces crédits ont été titrisés et la pas de maisons à saisir pour récupérer 20% de la somme prêtée…

    Si je propose de les mettre en camp de travail gratuit pour rembourser leurs dettes j’ai bon ?

    1. Intéressant.
      Si vous avez une source sûre pour crédit étudiant et cartes crédit, ça nous aidera.
      Et l’immobilier commercial, dont Paul a souvent parlé, pour échéance 2012, qu’en est-il ?

    2. Les défauts sur prêts étudiants sont interdits aux USA. Je pensais que c’était davantage connu. Si j’étais un jeune américain, j’essaierai d’étudier à l’étranger, ou bien je n’étudierais pas du tout.

      1. En cas de faillite personnelle et de défaut de remboursement d’un prêt étudiant, le salaire peut être saisi.

    3. L’acceptation volontaire c’est surtout un moyen pour éviter un « évènement de crédit » qui déclencherait le paiement des CDS et là c’est terra incognita et probablement le déclencheur d’un global economic collapse

      Apparemment, les américains ne sont pas si sûrs que ça qu’une acceptation « volontaire » empêcherait certains petits parieurs de génie de proclamer qu’un événement de crédit a eu lieu. Voir à cet effet l’édito de Matt Miller dans le Washington Post de ce jour : Europe’s looming calamity.

      Il dit quelques trucs marrants, comme :

      As Douglas Elliott, a former investment banker now at the Brookings Institution, points out, the plan to add 100 billion euros in capital represents a 10 percent capital boost for the top 90 banks, which have about a trillion euros in capital today. But since they also have around 27 trillion euros in assets, this new capital would protect them against a further decline of less than half a percentage point in the value of their assets.

      Traduction rapide :
      Comme le fait remarquer Douglas Elliot, ex-banquier d’affaires à présent membre de l’Institut Brookings [ASBL du Massachussets, NDT], le plan d’ajouter 100 milliards d’euros en capital représente une augmentation de capital de 10% pour les 90 banques les plus importantes, qui ont environ un trillion d’euro en capital aujourd’hui. Mais puisqu’elles ont également environ 27 trillions d’euros en actifs, ce nouveau capital ne les protégerait que d’une baisse de moins de 0,5% de la valeur de leurs actifs.

      Ou encore :

      There are more than $22 of derivatives for every dollar of goods and services produced in the U.S. economy. Some of these are harmless hedges; others, bombs waiting to detonate. Nobody knows.

      Traduction rapide :
      Il y a plus de 22$ en produits dérivés par 1$ de biens et services produits dans l’économie réelle des USA. Quelques-uns de ces produits dérivés sont des couvertures de risques sans danger ; les autres sont des bombes en attente d’explosion. Et on n’a aucun moyen de les distinguer.

  6. 12.05 And after saying there will be no more money, the German Chancellor puts the frighteners on. Dow Jones newswires reports that Mrs Merkel said:

    No-one should take another 50 years of peace in Europe for granted

    1. « 12h05 Après avoir dit qu’il n’y aurait pas davantage d’argent ,la Chancelière allemande veut faire peur.Le Dow Jones intenet news rapporte que Mme Merkel a declaré :

      PERSONNE NE PEUT TENIR POUR ACQUIS QU’IL Y AIT ENCORE 50 ANS DE PAIX EN EUROPE »
      paru dans le daily telegraph du 26 11 2006

      Pourrait-on envisager de lui demander pacifiquement de développer sa pensée ?

      1. A mon humble avis? La CEE ayant été créée il y a une cinquantaine d’années, et l’argument principal dès sa création étant la paix qu’elle entraîne, c’est un manière à peine subliminale de dire que la sortie de l’Allemagne de la zone Euro est une possibilité à ne pas négliger.

        On est en pleine négociation: c’est une manière de faire monter la pression chez son principal collègue…

      2. C’est significatif de la barbarie qui vient, si elle l’a vraiment dit,
        pour ceux au moins qui savent que dans une crise majeure,
        chaque bourgeoisie tente, par sa domination des institutions publiques et privées,
        de museler « son » peuple et ainsi sauver l’oligarchie,
        en commençant par le protectionnisme, comercial, industriel et monétaire,
        jusqu’à galvaniser le nationalisme ou le racisme jusqu’à la guerre tout court.
        La réponse: Merkel, Sarko, Papandréou et autres appointés, dégagez!

  7. « Aller au chinois », une nouvelle expression qui va bientôt remplacer le « aller chez ma tante » lorsqu’il s’agit de mettre au clou les bijoux de famille pour se renflouer…
    Et le chinois ne va demander aucune compensation ni garantie ? mais on rêve, là!

      1. Le principal sera de marcher à la baguette …
        Donc ce sont les Chinois , pétés de thunes , qui avancent le pognon .
        Oui mais il faudra aussi des contreparties , les rembourser …
        Avec quoi ?
        Vont acheter la Beauce , la Brie et ….nos femmes :-)) ?
        L’Europe vendue à Mao : on aura tout vu pour sauver l’euro !
        Bn.

    1. Oui, ce film est tout à fait remarquable. Et pour y avoir vécu, elle laisse encore beaucoup de traces malgré une croissance à 8% en moyenne depuis 2003 (sauf 2009).

  8. Mardi 25 octobre 2011 :

    L’Espagne émet 3,48 milliards d’euros de bons à 3 et 6 mois, taux en forte hausse.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_emet_348_mds_EUR_de_bons_a_3_et_6_mois_taux_en_forte_hausse251020111110.asp

    Mercredi 26 octobre 2011 :

    L’Italie émet 10,5 milliards d’euros d’obligations, forte hausse des taux.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emet_105_mds_EUR_d_obligations_forte_hausse_des_taux261020111110.asp

  9. Les Chinois ne nous feront pas de cadeau, ils l’ont déjà dit. Bravo la mondialisation, ils nous ont d’abord ruinés en détruisant nos emplois et maintenant, ils vont nous mettre sous oxygène car on leur est plus utiles vivants que morts!

      1. Merci, c’est ce que j’allais dire. Il m’est arrivé ces dernières années d’ entendre dire par certains collègues de travail avec une once de mépris – plutôt côté management ou candidat au management – mais ce que tu fais c’est du boulot de niakoué ( il s’agissait d’écrire des programmes informatiques). Le mot d’ordre était ne plus faire soi-même, mais faire faire.
        Je leur répondait qu’ à force d’aller dans cette direction, un jour les niakoués ils nous tiendraient par les cou…
        Eh, bien voilà nous y sommes et nous nous sommes bien mis nous même dans la merde.
        Voilà ce qui arrive quand on méprise les autres, on s’expose à des retours de flamme et il est un peu tard pour pleurer.
        Le problème c’est que ces « grands managers » ne sont pas ceux qui pâtissent le plus de la situation de désindustrialisation créée chez nous.

      2. @FL

        C’est qui le peuple?

        Le génie du système c’est de s’être appuyé sur une certaine complicité des classes moyennes.
        J’ai encore en mémoire les débats d’avant 2007, modernité (grosso modo le sarkozisme) contre archaïsme (acquits sociaux)

        Et les défenseurs du « modernisme » étaient loin d’être des BAC moins troue de la sécu.

        Le conformisme et le consumérisme sont les 2 mamelles qui ont nourri asservissement et acceptation

      3. Ce n’est pas plus informatif de dire que la Chine a ruiné l’occidentque de dire que l’occident s’est ruiné tout seul. Par ailleurs les deux affirmations sont fausses et stupides.

      4. Ruiné depuis fort longtemps, et combien même le capitalisme a montré d’immenses facultés d’adaptation, rien ne l’empêche in finé de tout virtualiser et de retirer de la circulation la monnaie fiduciaire.
        Le capitalisme Lui s’en remettra, mais pour ce qui concerne les peuples c’est une autre paire de manche, si le menu peuple trinque déjà, de gros nuages noirs s’amoncellent au dessus de la vraie classe moyenne, et non pas celle qui se pense la classe moyenne, celle qui par une subversion symbolique s’est cru en être « du prolétariat à l’écran plasma ».
        Cette crise en autre aura eu pour effet de révéler sous le vernis libéral, les enjeux de classe.
        Nous parlons de la véritable classe moyenne supérieure qui devra désormais encore et toujours cracher au bassinet.
        Amicalement.

      5. @ Pop :
        Ce qui est osé, aujourd’hui, c’est le degré d’ignorance, de naïveté ou de cynisme… Où vous rangez vous, vous même ?

      6. @Pop

        Non pas une grande dictature…. juste une dictature de l’image, de faux semblants et d’illusions
        Parlez moi encore de nos très chères valeurs!!! celles qui justifient nos guerres en essayant d’occulter la seule et triste réalité…. notre cupidité.

      7. @Marx prénom Groucho

        « nous vendrons aux capitalistes la corde qui servira à les pendre »

        Oui mais que de la corde de qualité et même qu’on fera un prix….

      8. @ PM.
        Le jeu favori des démagogues, des populistes, des extrémistes et… des dictateurs est de vouloir ranger les gens dans des boîtes.
        Je vous laisse donc trouver la réponse à votre question.

      9. @Pop
        Vous insinuez que des gens comme Sarkozy, Merkel et Berlusconi ont été élus dans le cadre d’élections libres ? Vous êtes bigrement gonflé. Décidément, plus c’est gros, plus ça b…
        Dans un pays, je vous le rappelle, dans lequel la télévision a pris une dimension quasi mystique et où il n’existe aucune chaine d’opposition. Mais peut-être irez-vous jusqu’à nier de tels états de fait?

    1. @Zenith

      Ce sont bien les occidentaux qui ont installé les emplois industriels en Chine (c’est mieux pour le retour sur investissement et aussi pour le rendement de l’assurance-vie). Les chinois n’allaient tout de même pas refuser (enfin les dirigeants hein, pas ceux qui se font exploiter dans les usines)

      1. Verser une stratégie d’investissement public chinois puis un système privé auto-régulé occidental,
        Ajouter une dose de mépris, quelques dogmes bien foireux.
        agiter, avant de servir bien frais .
        A boire cul sec et jusqu’à la lie.

    2. J’ai jamais entendu parler d’une armée chinoise qui serait venu prendre de force nos entreprises pour les transférer dans son pays… Et évidemment ça les fait pas marrer la perspective d’une Europe qui n’achète plus d’écrans plats.

      1. Détrompez-vous: les chinois achètent au coup par coup – par exemple, à la barre du tribunal de commerce -, les entreprises qui les intéressent. Y compris en France.

  10. Combien de temps cela peut-il tenir?
    Ce temps peut être d’autant plus bref que les sociétés industrielles comme PSA délocalisent sans vergogne…
    C’est sûr, on ne pas peut parler de nationalisme à leur propos.
    Mais d’autre risque de le faire le moment venu et ne sera pas forcement bien.

    C’est toujours comme ça lorsque les prétendus responsables politiques et économiques ne sont pas capable de voir le monde tel qu’il l’on fait.

    1. Ils ont tellement vendu de voiture avec l’argent de nos impôts qu’ils peuvent mettre tout le monde à la porte. D’ailleurs il ne sont pas prêts à en vendre autant avant un long moment, sauf peut-être des électriques, mais là les pauvres rêveurs ont déjà tout donné. L’industrie automobile et aéronautique vivent aussi leurs dernières heures.
      Vive les ânes, les vélos et les chevaux !

      1. Effectivement, il faut amorcer au plus vite la reconversion
        de la production automobile vers des moyens de transport public
        et autres biens compatibles avec l’environnement.
        C’est une raison de plus pour réquisitionner le secteur,
        l’arracher à la dynamique du profit, en le mettant sous contrôle démocratique.

    1. « Par ailleurs, 2 millions d’employés gagnent moins de 6 euros de l’heure Outre-Rhin et, en ex-RDA, ils sont nombreux à vivre avec moins de 4 euros par heure, c’est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet. Les allocations sociales permettent alors de compléter leurs ressources. »

      Ce qui serait bien, ce serait une comparaison avec la France.

      Par ailleurs, le logement compte dans le budget d’un ménage allemand pour 20%, alors que c’est plus de 30% pour un ménage français… (source: vidéo Jean-Michel Quatrepoint)

  11. Monsieur Leclerc,

    Votre billet entre en résonance avec le constat de Jean Ziegler dans l’émission « Là-bas si j’y suis » d’hier (« Destruction massive. Géopolitique de la faim« )

    Il y a bien longtemps qu’en Afrique, les enjeux industriels et financiers priment sur tous les autres, les gouvernements étant inféodés à leurs créanciers. Et il y a bien longtemps que les victimes de ce vaste hold up occidental (et asiatique depuis peu) se comptent par millions.

    Ce qui arrive aux gouvernements européens me rappelle donc un peu ces films de gangsters où, au moment de partager le magot, le complice naïf se fait braquer par son collègue. Avec une réplique assassine, du genre : « Désolé, Ted, mais les temps sont durs et j’ai vraiment besoin de cet argent. » PAN!

    « Sortir du cadre » suppose à mon avis une prise en compte des pillages et des massacres précédents, ailleurs que sur nos terres, en abandonnant un euro-nombrilisme de Sainte Nitouche, de plus en plus grotesque et pénible au regard de l’Histoire.

  12. Personne en veut etre le premier à prendre la porte mais tous n’ont envie que de ça.

    Ca sera toi qui sortira le premier ploum, ploum

    1. Très intéressant, en effet.
      Passionnante démonstration du choix des USA de jouer la Chine contre le Japon et son Yen trop entreprenant (tiens! tiens!)… Belle mise en lumière du triangle Chine, Wall Street, Walmart… Concepts de « création et destruction de classe moyenne »… Le passage sur l’Allemagne, surnommée « La Petite Chine » est également instructif.
      On sent ce monsieur, qui est tout sauf communiste, entre rage et désarroi, comme une mouche dans un bocal… Au point de préconiser une réforme de la finance … et d’en appeler au mouvement Occupy Wall Street… dans les locaux de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale… Pertinent et touchant…
      Enfin, en queue de vidéo, petite séance de questions et début de grand déballage du conférencier… Carrément jouissif !

    2. Jean-Michel Quatrepoint est un journaliste qui a travaillé au journal Le Monde pendant onze ans, puis a dirigé les rédactions de l’Agefi, de La Tribune et du Nouvel Économiste avant d’animer, quinze années durant, La Lettre A. Il a publié un premier livre qui annonçait en 2008 la « Crise globale ». Wikipedia

      Titre de son dernier livre : Mourir pour le yuan? Comment éviter la guerre mondiale.

      La Chine et l’Allemagne ont des stratégies. Les autres pays n’en ont pas.

      Merci pour le lien. C’est passionnant.

  13. Sarkozy va droit dans le mur, en se crispant sur l’idée faussement originale de faire du Fonds de stabilité financière européen une sorte de banque de prêt, idée que rejette catégoriquement Merkel. Ne serait-ce pas plutôt le rôle de la BCE ? Quoi qu’il en soit, je crains qu’il ne soit déja trop tard : L’espagne, l’italie, la grèce… Il ne pourra pas tout éponger.

    Préparons nous à écoper… et à construire un monde meilleur. C’est possible. Et fortment souhaitable quand on voit ce qu’on voit, et qu’on entend ce qu’on entend… 😉

  14. Les banque et les ultrariches sont capables de nous faire vendre nos ports, aéroports, terres arables, industrie, etc. aux Chinois pour qu’on puisse continuer a les enrichir. Une fois que les Chinois voudront utiliser tous ces biens contre nous ou nos amis, c’est la dépendance ou la guerre. Je crois que les leaders eropéens ont une mission historique: arrêter de payer cette dette absurde, bien directement (fin de l’euro et défauts généralisés) ou à travers les impôts. On ne peut pas contnuer comme ça.

    1. Non, Colomba, ce n’est pas la chine qui achètera tous nos biens… Même si ce pays dispose aujourd’hui de réserves financières, elles ne sont pas intarissables et ne suffiraient de toutes façon pas à se lancer dans un programme de telle envergure…
      Posez vous plutôt la question de savoir quelle entité serait en mesure de disposer de fonds illimités… Allez,une piste : Ces fonds seraient en dollars américains…

  15. intéressant rebondissement à la chinoise!
    Sans doute, le chinois imaginent avec raison qu’ainsi leur croissance pourra se prolonger quelque peu. Cela est aussi révélateur qu’au fond les chinois font plus confiance aux européens qu’à eux-mêmes ou aux américains.
    Quant à la trappe aux liquidités, cela fait longtemps que j’expose cet état de fait, et ce fait tient exclusivement au mode d’émission du numéraire, et seul un SMT permettrait d’en sortir pour de vrai.

  16. Ici au Québec, malgré des élections fédérales qui ont fait sortir comme grand gagnant le NPD (nouveau parti démocratique), parti de gauche, les politiciens de droite (François Legault, la clique des Lucides, etc) se bousculent au portillon pour gagner les prochaines élections provinciales face à un gouvernement Jean Charest miné par les affaires et la corruption.

    Voilà le contexte mais là n’est pas le sujet de mon intervention. Voici un article intéressant du journal Le Devoir à propos de la réduction du rôle de l’État…sur la base de la pensée de John Stuart Mill, reconnu selon les mots de l’auteur par plusieurs — dont le néoclassique Frederick Von Hayek — comme étant le plus grand philosophe du libéralisme politique :
    http://www.ledevoir.com/societe/le-devoir-de-philo/321264/le-devoir-de-philo-le-philosophe-britannique-john-stuart-mill-fustigerait-la-nouvelle-droite-quebecoise

    Un petit extrait de l’article :
    Déjà en 1848, John Stuart Mill, dans Principles of Political Economy, était engagé dans une argumentation contre l’incohérence d’une droite qui utilisait la même base rhétorique qu’aujourd’hui (c’est-à-dire le «trop d’État»). Mill, pourtant reconnu par plusieurs — dont le néoclassique Frederick Von Hayek — comme étant le plus grand philosophe du libéralisme politique, demandait à cette droite «pourquoi les gens devraient être protégés par leur gouvernement, c’est-à-dire leur propre force collective, contre la violence et la fraude, et non pas contre les autres malédictions de la vie».

    Il s’agissait et il s’agit toujours d’une question normative fondamentale et «personne, même les plus fanatiques à l’égard de l’interférence étatique, ne s’est jamais opposé contre l’utilisation des pouvoirs étatiques pour la protection de la propriété et de la richesse».

    Mill était inspiré par Adam Smith qui affirma, dans son oeuvre classique de 1776, que ce n’est que sous «l’abri» de l’État que les riches «peuvent dormir chaque nuit». En effet, sans les mécanismes étatiques de protection de la propriété privée que le gouvernement peut créer, modifier et éliminer, les accumulations (parfois ostentatoires) de ceux qui décrient l’intervention gouvernementale seraient impossibles.

    Jadis comme aujourd’hui, dans la logique de Mill, ce que la droite veut, en partie, en matière de finance, ce n’est pas moins d’État mais moins de redistribution, via l’impôt progressif, de ce que l’État leur a permis d’accumuler grâce à sa protection. Et pour cause. Régulièrement, la droite veut plus d’État pour lutter contre la criminalité (le gouvernement Harper, par exemple).

    Avec des groupes comme le Tea Party ou les Libertariens, l’étatisme est le sujet du moment en Amérique du nord. Peu de gens parlent de récession et de remise en cause du capitalisme (hormis l’important mouvement des indignés).

  17. Les pays émergents et notamment la Chine sont d’accord pour participer à un fonds de secours européen via le Fonds monétaire international (FMI), selon une source non identifiée « proche des décideurs européens » citée mercredi par le China Daily.

    http://www.rtbf.be/info/monde/dossier/europe-crise—actualit%C3%A9/detail_dette-la-chine-et-les-pays-emergents-prets-a-aider-les-europeens?id=6981093

    « Il était impossible de confirmer immédiatement ces informations de source officielle à Pékin. »

    Je me rappelle du même coup il y a quelques petits mois déjà, démenti ensuite par la chine…

    Donc, quelqu’un a t-il une source qui confirmerait cette nouvelle rumeur venue « d’une source non identifiée proche des décideurs européens » (Baroin, enlèves ton masque, on t’a reconnu…) et non confirmée par Pékin ?

    Parce qu’en plus, il y a eu un autre son de coche antérieur :

    Economie : la Chine n’aidera pas l’Europe et va connaître sa propre crise (Roubini)

    http://economie.trader-finance.fr/actualite/Economie+la+Chine+n+aidera+pas+l+Europe+et+va+connaitre+sa+propre+crise+Roubini++454707.html

  18. Il est évident que les banques ne vont pas lâcher leur nonoss facilement… Mais rien n’y fera, nous allons vers un monde de banquelettes locales prêtant à taux zéro, car la cupidité a dépassé la limite de tolérance supérieure et le balancier s’inverse !!

  19. on vit dans un monde formidable , ok je suis hors sujet mais !!! « Caissière à l’hypermarché Cora de Mondelange (Moselle), Anne-Marie est accusée de vol par sa direction pour avoir conservé le ticket de caisse qu’avait laissé une cliente. Au dos de ce ticket, figurait un bon promotionnel pour un fast-food ». Sur ce que j’ai lu , dix ans d’ancienneté syndiquée cgt , deux heures dans bureau du chef , le lendemain les gendarmes chez elle pour présentation devant le procureur de la république , je vous direz la suite , mais d abord je vais vomir .

    1. Ah y est je vais mieux , donc sur les sites de journaux qui annonce cette dépêche j’ai trouvé numéro de fax de tél du magasin dans les commentaires et la page facebook en lien plus bas , moi je propose une standardiste avec douze oreilles ,entre 500 et 1000 kgs de ramette pour le fax . Quand à la page facebook une innovation ,avoir des amis mais aussi des ennemis . Désolé je dois revomir
      http://www.facebook.com/pages/cora-mondelange/255446077810597?sk=photos

  20. Quelques donnees interessantes :

    http://www.20minutos.es/noticia/1199181/0/incremento-salarios/altos-directivos/bancos-cajas/

    http://www.comfia.net/html/22208.html

    Pour ceux qui ne manient pas la langue de Cervantes, un dossier du syndicat espagnol Comisiones Obreras (CCOO) a mis au grand jour les augmentations des remunerations du top du staff des 15 principales banques et caisses d’epargne du pays ces 6 dernieres annees : alors que les benefices ont chutes gravement, ces messieurs se sont accordes une augmentation de 48% en moyenne, et jusqu’a 129% pour certaines entites…. salaire annuel moyen 300 000 Euros….

    Une question a ceux d’entre vous qui savent, soit parcequ’ils ont travailles dans une banque, soit parcequ’ils ont les infos de main sure : comment se prend la decision d’augmenter les remunerations des patrons et executifs des banques ? qui prend cette decision ? comment ca se fait qu’on arrive a un tel foutage de gueule en toute impunite ?

  21. Arrêtez tous de dire « les Occidentaux », « les Chinois », « les Européens »… Quels Occidentaux ? Quels Chinois ? Quels Européens ? Ce ne sont pas les mêmes qui sont ruinés et qui délocalisent, qui disposent de réserves de changes et qui triment dans les mines de charbon. « Les Occidentaux », ça ne veut rien dire.

    1. Cette convention de langage évite d’alourdir les textes par la répétition de les dirigeants, le gouvernement, les autorités, etc… On dit de même Paris, Londres, Berlin, Pékin, Brasilia… Croyez-vous qu’il y a ambiguïté ?

      1. Sans doute qu’il va falloir commencer à ne plus utiliser cette convention car les tensions entres les peuples risque de monter.

      2. François, tu reconnaitras que ta proposition: Paris, Londres, Berlin, Pékin
        est bien meilleure que parler de français, anglais, allemands et chinois.
        Surtout concernant la Chine, sachant le conflit
        dans lequel les bourgeoisies parasites pourraient entrainer les peuples…

        On part de loin en France en matière de cocorico, nationalisme, et même racisme.
        Alors la bataille des mots compte !
        Elle fait partie de la lutte idéologique, contre un monde à l’agonie,
        dont ce blog et toi même singulièrement (désolé pour ta modestie),
        ne sont pas le dernier des combattants…

  22. Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel envisagent d’aller eux-mêmes négocier dans la nuit avec les banques créancières de la Grèce pour les convaincre d’accepter une perte d’environ 50 %, a annoncé mercredi une source gouvernementale européenne.

    Cette initiative intervient alors que les tractations actuellement menées en ce sens peinent à progresser.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_Sarkozy_et_Merkel_envisagent_d_aller_negocier_avec_les_banques261020112010.asp

  23. « BRUXELLES – Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel veulent aller eux-mêmes négocier dans la nuit avec les banques créancières de la Grèce pour les convaincre d’accepter une perte d’un peu plus de 50%, a annoncé mercredi une source gouvernementale européenne. »

    http://www.romandie.com/news/n/_Grece_Sarkozy_et_Merkel_comptent_aller_negocier_avec_les_banques261020112010.asp

    Quelle nuit de folie(s)! Non mais franchement…

  24. Dette souveraine : l’épargne des ménages peut sauver la France

    Madame le Ministre,
    Monsieur le Ministre,

    Je me permets d’attirer votre attention sur le renchérissement inquiétant du coût de la dette souveraine française, et de vous proposer une solution originale pour y remédier.

    Ce renchérissement pourrait en effet avoir deux conséquences extrêmement préjudiciables.

    Premièrement, il pourrait remettre en question la validité du plan de sauvetage européen qui devrait être mis en place le 26 octobre et confirmé lors du prochain G20. En effet, ce plan de sauvetage repose principalement sur la solidité financière du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), solidité qui repose à son tour sur la solidité financière de la France. Ainsi, le FESF pourrait rencontrer d’extrêmes difficultés à se financer adéquatement si la France ne pouvait plus avoir accès aux marchés financiers dans des conditions favorables, et tout le mécanisme de sauvetage s’effondrerait le cas échéant. De même, un système de garantie deviendrait inopérant.

    Deuxièmement, ce renchérissement pourrait remettre en cause, sur le long terme, la solvabilité de la France. En effet, d’une manière générale, les problèmes de solvabilité commencent à apparaitre lorsque le différentiel entre le taux de croissance de l’économie et le taux d’intérêt payable sur la dette devient trop important. Or, s’il est très probable que l’Europe se dirige progressivement vers un fédéralisme renforcé, il est également probable que ce processus de convergence soit long et couteux pour les raisons que nous connaissons. Ainsi, la croissance française pourrait être faible dans les années à venir ; plus grave encore, le taux de croissance potentielle pourrait baisser structurellement. Aussi choquant que cela puisse paraitre, une crise de solvabilité pourrait donc survenir si aucune mesure préventive n’est adoptée. Certes, la discipline fiscale est un élément capital et prépondérant, mais des mesures plus immédiates pourraient être particulièrement utiles.

    La solution que je vais vous exposer repose sur le fait que, si notre dette souveraine est élevée par rapport à notre PNB, elle reste par contre modérée au regard du patrimoine des français. En effet, le patrimoine net des ménages s’élève, d’après l’INSEE, à environ 10 trillions d’euros, alors que la dette souveraine s’élève approximativement à 1,6 trillions d’euros. Ainsi, il apparait clairement que l’émergence d’une crise de liquidité (de solvabilité ?) française serait totalement auto-infligée et les destructions de valeur qui en résulteraient seraient un gâchis innommable et scandaleux.

    Dès lors, étant donnés la richesse des ménages d’une part, et l’appauvrissement de l’Etat d’autre part, la seule solution pérenne consiste nécessairement à transférer une partie significative de la dette souveraine aux ménages français. La réduction des dépenses de l’Etat permettra certes de ralentir l’augmentation de l’endettement public, mais il sera impossible d’échapper à terme à ce transfert. La question est : quand et comment.

    L’expérience a démontré qu’une mesure drastique permet de stopper le déroulement d’un événement adverse, alors que des mesures progressives peuvent mener au désastre. La dette est une gangrène, et doit être traitée comme telle. En l’espèce, une augmentation progressive des impôts conduirait à une baisse du moral des ménages, un accroissement de l’exode fiscal et une baisse de l’activité économique de notre pays. De plus, elle n’aurait que très peu d’effet sur la perception du risque souverain français.

    Il faut donc un transfert rapide de la dette souveraine vers les ménages. Ce type de transfert conduirait à un effondrement du coût de la dette souveraine : le taux d’intérêt deviendrait acceptable relativement au taux de croissance de l’économie, et la charge de la dette dans le budget de l’Etat serait plus faible et permettrait de rendre au gouvernement une certaine flexibilité pour réaliser des investissements productifs, dopant ainsi le taux de croissance potentielle de l’économie.

    Evidemment, il ne faudrait pas que ce transfert de la dette entraine une baisse sensible et préjudiciable de la consommation en France. Ce transfert doit être le plus indolore possible, pour minimiser les contraintes de liquidité des ménages. Néanmoins, il semblerait possible d’éviter ce phénomène en assortissant ce transfert d’avantages fiscaux compensatoires.

    Voila donc ce que je vous propose : créer un impôt dont le montant global correspondrait à la moitié de la charge de la dette française, soit environ 25 milliards d’euros. Cet impôt serait payable par chaque foyer fiscal en proportion de son patrimoine respectif, en excluant les plus démunis d’entre nous bien évidemment. Les sommes récoltées par cet « impôt pour le service de la dette française » seraient allouées exclusivement à la charge de la dette souveraine, les détenteurs d’obligations du Trésor ayant un privilège exclusif sur ces sommes. Il serait équitable d’étendre cet impôt à toute personne de nationalité française, quel que soit son lieu de résidence. En ces temps difficiles, il est en effet nécessaire de renforcer notre identité nationale et de défendre ensemble notre pays.

    Pour rendre cet impôt acceptable, presque indolore, il serait possible d’exclure de la base imposable les intérêts reçus sur la dette souveraine française par les foyers fiscaux français : tout foyer fiscal français assujetti à ce nouvel impôt pourrait acheter des obligations françaises payant des coupons non imposables. Ainsi, nos concitoyens seraient fortement incités à investir en obligations du Trésor pour un montant allant jusqu’à environ 10% de leur patrimoine de manière à éviter ce nouvel impôt.

    Je m’explique. Le patrimoine net des ménages est de 10 trillions d’euros. La dette souveraine est de 1,6 trillions, soit environ 16% du patrimoine net. La charge de la dette est de 50 milliards d’euros, soit 0.5% du patrimoine net des français. En transférant la moitie de la charge de la dette sur les ménages, ce nouvel impôt correspondrait à 0,25% du patrimoine net. Ainsi, en investissant 10% de leur patrimoine net en obligations françaises non imposable, rapportant en moyenne 2,5% par an, le coût du nouvel impôt serait nul pour les ménages. Certes, il y aurait un coût d’opportunité puisque ce capital pourrait être investi ailleurs et bénéficier d’un meilleur rendement, mais c’est un prix finalement dérisoire s’il peut permettre de remettre notre pays sur le chemin de la croissance et de la prospérité. De plus, les plus riches d’entre nous pourraient financer leurs investissements « encouragés » en obligations du Trésor, par le biais d’un financement bancaire structuré au coût très faible, rendant la mesure tout à fait acceptable socialement.

    Enfin, cette mesure fiscale aurait comme avantage subsidiaire de rendre actionnaire de la France tous les citoyens français. Le niveau de responsabilisation des contribuables augmenterait fortement : l’austérité serait mieux comprise et acceptée. Il serait peut-être intéressant d’assortir ce nouvel « impôt pour le service de la dette » d’une reforme de la comptabilité nationale : il est en effet urgent de distinguer entre dépenses courantes de l’Etat et dépenses en investissements productifs. Le budget des dépenses courantes devrait être systématiquement équilibré, alors que les dépenses d’investissements pourraient continuer à être financées par la dette. Cette mesure est proposée par plusieurs personnalités françaises, parmi lesquelles figurent notamment MM. Patrick Artus et Jacques Attali.

    J’espère que cette lettre aura éveillé votre intérêt. Le trait y est volontairement forcé, mais peut-être que certaines idées se révéleront utiles. Notamment, indépendamment de la technologie retenue, il est souhaitable que la dette souveraine française représente une part plus importante du patrimoine des français (seulement entre 3% et 5% aujourd’hui, d’après mes estimations) au moment où les investisseurs internationaux la vendent. Il est sans doute inapproprié que les émissions primaires d’OAT ne soient plus largement distribuées dans les agences bancaires françaises, en dépit du très léger surcoût induit par ce canal de distribution (0.1% de coût supplémentaire annuel pour une obligation à 10 ans, d’après la banque Natixis). Bien entendu, les effets d’éviction au détriment d’autres classes d’actifs devront être organisés efficacement.

    Avant de conclure, je voudrais vous faire une dernière suggestion dont l’idée m’est venue à la suite d’une discussion sur le sujet avec M. Jérôme Chartier, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale : plutôt que de mettre en place de telles mesures en France, et se heurter sans doute au cadre législatif de l’Union Européenne, pourquoi ne pas les mettre en œuvre pour les obligations qui seront émises très prochainement par le FESF ? L’Europe a besoin d’un nouvel « Emprunt Pinay » : il serait historique que la France en soit l’initiatrice.

    Je vous remercie sincèrement de votre engagement au service de notre pays et je vous prie d’agréer, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.
    Xavier Botteri

    1. Bonsoir
      Vous devriez faire comique. Vous ne vous posez même pas la question de savoir d’où vient la dette. Allez, je vous aide un peu : elle vient en partie du paiement d’intérêts destinés à rémunérer les placements des plus riches français, le banquier se servant au passage.
      Je vous propose de proposer une autre idée : instaurer deux tranches d’impôts supplémentaires et PERMANENTE (j’écris gros, au cas ou vous suggéreriez de faire machine arrière dans quelques années), de sorte que cela rapporte, allez, soyons ambitieux, 30 milliards d’Euros. Qu’en pensez-vous?
      (Pas du tout) Amicalement

      PS : vous m’avez rendu encore plus indigné!! Merci.

      1. Te fatigues pas Olivier, choisir comme pseudo l’onomatopée du bruit du bouchon lorsqu’on débouche une bouteille de champagne, c’est pas du comique, c’est de la provocation…

    2. …et puis, entre nous, vous demandez peut-être cela parce que votre fonds, Arrowgrass Capital, va prendre un sérieux bouillon, non?
      Je vous entends d’ici : « siouplait, m’sieur l’État, je ne veux surtout pas que vous réguliez ma profession, mais, quand même, sauvez-moi avec l’argent des autres!! »

      Vous êtes un TROLL Mr Botteri

      1. Quel succès ce blog !
        On avait déjà droit aux messages de soutien aux possédants rémunérés par l’UMP.
        Impossible de s’ennuyer.

    3. « Il faut (donc) un transfert rapide de la dette souveraine vers les ménages ».

      Les ménages doivent-ils payer les erreurs (ou malversations) de gestion des politiciens ? (pour ceux qui ont voté pour ces politiciens, la question peut se poser je vous l’accorde. Le comptage s’avère néanmoins difficile puisque le vote est secret. La responsabilité est donc diluée. In fine, même ceux qui ne votent pas paie dans votre proposition).

      Par ailleurs, vous souhaitez faire payer les ménages. Mais les ménages paient déjà le prix fort pour cette crise (chômage etc). De surcroît, rien sur les politiciens (= législateurs) et les banquiers. Bref, vous les dédouaner de leurs responsabilités. Votre proposition me rappelle une phrase de bien des politiques :  » le changement dans la continuité ».

      Plutôt que de faire supporter aux seuls ménages Français ou Européens le coût de la crise, la solution, me semble-t-il, serait de modifier les prérogatives de la BCE. Autrement dit, permettre à la BCE de prêter aux États en difficultés au taux de 1,5%. Actuellement, le taux des obligations à 3 mois de la Grèce est de 12%. Dans le même temps, les banques empruntent à la BCE à 1,5%.
      Différence : 10,5 points.
      Résultats : On surendette un peu plus un État déjà fortement surendetté et l’on impose comme remède des mesures drastiques d’austérité pour les ménages (-20% sur les salaires des fonctionnaires, augmentation des taxes, etc), le dépeçage de l’État grec (privatisation) à bas coût (les actifs valent moins en temps de crise).
      Bilan : paupérisation générale, fronde sociale, et fragilisation de la construction européenne.

      Votre proposition est donc tout sauf une solution pour résoudre le problème des dettes souveraines sauf pour les politiciens et les Banquiers.

  25. Question probablement très bête : pourquoi ne pas rendre une partie de la dette grecque « éternelle » avec un faible intérêt , ainsi la décote de cette dette serait limitée et il ne faudrait pas recapitaliser les banques ? En Belgique il y a encore un emprunt de 1923 je crois (emprunt de reconstruxtion) qui est toujours côté en bourse et qui varie en fonction des taux d’intérêts du marché

    1. Pourquoi recapitaliser les banques ? Elles jouent au casino mondial et ne remplissent plus leur mission qui est de faire fonctionner l’économie.. Autant donner l’argent directement aux entreprises qui crèent l’économie réelle !!
      Ce qui m’a frappé dès les années 65-70 dans ma ville, c’est la disparition des petits artisans, commerçants et le fleurissement des banques en de nombreux coins de rues

      1. C’est un phénomène qui dure encore. Quand une boutique ferme quelque part, elle a de grandes chances d’être remplacée par une agence bancaire.

  26. @ tous
    Nouvelles de Fukushima . Un article sur le « corium » , matière de tous les extrêmes , grande inconnue de l’accident de F.
    Posté aujourd’hui dans « Le Jura Libertaire » .

  27. Les occidentaux, les chinois, les européens, les américains, les arabes, les africains, les australiens, les anglais, les scandinaves, les allemands… ce ne sont que des noms…

    Tous sont des gouvernements qui ont peur du dollar qui s’effondre par une hyperinflation tueuse de civilisation.

    Les problèmes de dettes européennes, c’est de la poudre aux yeux.
    Et je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi François Leclerc tombe dans ce panneau et nous sert notre soupe quotidienne de polémique basée sur le mensonge médiatique.

    Le FESF, c’est juste une marionnette pour faire patienter.

    Les articles wikipedia sur la masse monétaire et les dettes publiques de la zone euro, courts et suffisants, le prouvent

    Le fait est qu’une monnaie quasi-privée, qui enfle dans des proportions gargantuesques déborde du coffres de tous les états de la planète.
    Et ceci dans système monétaire basé sur le crédit que tous contractent pour survivre et les intérêts que personne ne pourra jamais rembourser.

    Tout tourne en ce moment autour de la crise de la dette.
    Encore une fois, on veut traiter les symptômes et non les causes.

    Cette dette elle vient d’où?
    Des intérêts à payer depuis que l’état doit emprunter aux banques privées par interdiction de battre monnaie.

    Cette interdiction vient d’où?
    De la loi Rothschild de 1973 pour la France.

    Mais c’est quoi Rothschild?
    Une famille dont l’un des membres a dit :

    Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation,et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois.

    Rothschild, encore une fois, ce n’est qu’un nom.
    Il désigne l’élite financière de notre monde.

    1. Et la fortune des Rotschild, c’est à partir des investissements dans les champs de pétrole de Bakou en 1880. Retour à la case départ.

  28. La situation est totalement ubuesque !

    Première aberration : on somme les banques d’accepter une décote tout en leur indiquant qu’on va les recapitaliser.

    Deuxième aberration : on indique que le besoin de recapitalisation des banques est de 108 milliards d’€ alors que l’encours total des banques commerciales est de l’ordre de 81 milliards d’euros, dont 49 milliards détenus par les banques grecques ! (il doit vraisemblablement y avoir quelques cadavres de subprimes cachés dans un placard).

    Troisième aberration : on organise des stress-tests complètement bidons en été pour découvrir à l’automne que le système bancaire s’apparente à un champ de ruine avec la faillite de Dexia et le besoin de recapitalisation des établissements européens.

    Conclusion : Ubu est toujours roi.

  29. Si ce que cet article nous annonce est bien ce qui sera sorti du chapeau demain matin, la preuve sera faite que nos dirigeants n’ont qu’un objectif : faire durer le cirque jusqu’à la Présidentielle pour que le « Sauveur Suprême » soit réélu !

  30. Maintenant les dirigeants européens sont en train de vendre l’Europe a la Chine pour préserver LEUR Europe des marchands, l’Europe est en train de tomber vraiment très bas.. à quand un réveil des peuples ? C’est pas des manifestations pacifiques qui les effrayeras !

    Faudrait remettre a ça vraie signification cette hymne si précieux http://www.youtube.com/watch?v=4K1q9Ntcr5g car de nos jours, les gens pensent qu’il est juste la pour faire beau dans les matchs de foot..

    Je propose aussi celui la http://www.youtube.com/watch?v=fcdoaNsaQos pour rappeler que nos ancêtres ne se sont pas battues contre l’horreur nazis pour avoir une Europe des marchands qui méprisent les peuples.

    1. Aide Chinoise et 6000 emplois délocalisés dans le secteur automobile, y voyez-vous un lien de cause à effet ?

    2. Après avoir été mise sous surveillance des agences de notation anglo-saxonnes, l ‘ Europe est vendue aux chinois par le voyageur de commerce Sarkozy, Marine Le Pen va cartonner un max aux élections de 2012.
      Voilà le résultat de toute cette gabegie…
      Et après le coeur des pleureuses va défiler sur les plateaux de télévision.
      La route est ouverte pour l’avènement de nouveaux Mussolini et Hitler en Europe. Ce n’est qu’une affaire de temps…
      Les nains politiques actuels vont porter une responsabilité historique très lourde sur les épaules, car ils ne pourront plus dire on ne savait pas!
      Voir le film de lundi soir dernier sur A2: « Apocalypse Hitler ».
      A méditer d’urgence, en particulier l’insouciance de la bourgeoisie allemande qui a méprisé Hitler, et qui croyait le maîtriser.
      Que Sarkozy et Hollande révisent leurs livres d’histoire!
      Comme dit Mélenchon: « Qu’ils s’en aillent tous! ». Je rajouterais avant qu’il ne soit trop tard.

      1. En fait cette fois c’est l’inverse des années 30: la France subit les diktats de l’Allemagne à l’intérieur de l’UE.
        Après la première guerre mondiale ce sont les français qui avaient imposé aux allemands des réparations trop lourdes à supporter (Traité de Versailles), aujourd’hui nous avons le traité de Lisbonne et les règles de gestion allemandes comme la règle d’or. Or les français ne sont pas des allemands, pas plus que l’inverse, et ni les uns ni autres ne sont des chinois. Qui plus est on va être ensemble sous la coupe d’une Chine qui est une dictature communiste convertie au capitalisme sauvage du XIXième siècle.
        En plus d’être vassal des anglo-saxons, nous voilà maintenant vendu aux émergents, Chine en tête. Le Dalaï Lama pourra attendre avant de récupérer le Tibet. Nous dirigeants n’ont aucun honneur. On voudrait faire monter les partis fascistes en France que l’on ne s’y prendrait pas autrement.
        L’ Europe nous a été vendue par droite et gauche comme un projet permettant aux peuples de rester libre et indépendants.
        C’est à l’inverse que nous assistons aujourd’hui. Pour ma part j’ai depuis des années refusé la fuite en avant de cette Europe
        de bureaucrates et de financiers, de cette Europe sans les peuples et antisociale. Je l’ai exprimé par un NON en 2005. Ce NON a été superbement ignoré.
        Et aujourd’hui ceux là même qui nous ont ruiné, tout en s’enrichissant eux grâce au mécanisme de la dette publique et par les cadeaux fiscaux, veulent nous faire encore payer l’addition.
        Ce n’est plus de l’indignation que l’on ressent, c’est de la rage!!!

  31. Après avoir racheté le port du Pirée, la Chine va entrer au conseil d’administration de la multinationale UE.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/26/04016-20111026ARTFIG00626-l-europe-demande-l-aide-des-emergents.php

    L’ Europe toute honte bue tend sa sébile et nous citoyens allons encore payer cher cette « aide »…
    Entre les agences de notation anglo-saxonnes d’un côté, la Chine et les autres émergés de l’autre, l’Europe est de plus en plus vassalisée.
    Alors qu’elle aurait suffisamment d’atouts pour ne pas se laisser dicter sa loi par d’autres.
    Mais au sommet de cette « construction » il n’y a aucune volonté politique, c’est bien là ce qui fait notre malheur.
    Honte aux nains et aux pantins qui nous « dirigent »!

  32. Les grandes banques créancières de la Grèce et les dirigeants européens n’ont pas trouvé d’accord mercredi à Bruxelles sur quoi que ce soit qui permettrait de réduire davantage la dette de ce pays, a annoncé mercredi l’Institut de la finance internationale (IIF).

    Il n’y a pas d’accord sur quelque accord grec que ce soit, ni sur une décote particulière, a indiqué le directeur général de ce lobby bancaire, Charles Dallara, dans un communiqué publié à Washington.

    Il n’y a pas d’accord sur quelque élément que ce soit en vue d’un accord, a-t-il ajouté.

    L’IIF avait fait le 21 juillet une première offre qui devait réduire le montant et les intérêts dus par la Grèce, ou allonger la maturité de cette dette. Selon lui, cette offre faisait appliquer une décote de 21 % à la valeur nominale des obligations grecques.

    L’offre ne s’est jamais matérialisée et des pays européens, Allemagne en tête, ont milité pour qu’elle soit encore plus favorable à la Grèce.

    Mardi, les banques ont fait une nouvelle offre importante dont l’IIF n’a pas dévoilé les termes. Et mercredi, les Européens ont cherché à convaincre les banques créancières de renoncer à la moitié au moins de la dette qu’elles détiennent.

    Nous restons ouverts à un dialogue, à la recherche d’un accord volontaire, a ajouté M. Dallara, alors que les discussions se poursuivaient dans la capitale européenne jeudi dans la nuit.

    http://www.romandie.com/news/n/_Dette_de_la_Grece_pas_d_accord_sur_quoi_que_ce_soit_selon_les_banques271020110010.asp

  33. Les Chinois ont les idées claires semble-t-il et les moyens de leurs ambitions. Qui osera encore faire la fine bouche après ça?

    Le PC chinois veut lutter contre «le culte de l’argent et l’individualisme» sur Internet et à la télévision.

    http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/27/01003-20111027ARTFIG00403-pekin-renforce-son-emprise-sur-la-toile.php

    Bruxelles faisait savoir que le directeur du FESF, Klaus Regling, était attendu dès vendredi dans la capitale chinoise

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/26/04016-20111026ARTFIG00626-l-europe-demande-l-aide-des-emergents.php

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