L'actualité de la crise : LE COUP D'APRÈS , par François Leclerc

Billet invité

Les dirigeants allemands et français, qui campent chacun sur leurs positions, se débattent dans leurs contradictions et tentent de sauver la face, sinon la situation, encouragés de loin par la Maison Blanche et les autorités japonaises et britanniques, tandis que Barack Obama s’en mêle et discute directement avec eux par visioconférence.

Premier partenaire commercial de l’Europe, la Chine n’a pas mâché ses mots, une fois annoncée le report du sommet annuel sino-européen à la demande de ces derniers, qui ont une autre priorité. Wen Jiabao, le premier ministre, a déclaré : « En dehors de mesures d’aides d’urgence, la clé pour résoudre le problème sont des réformes institutionnelles fondamentales des finances et des politiques budgétaires », estimant que « cela nécessite un courage et une détermination politiques hors pair, ainsi qu’un consensus de toutes les parties ». Un garde rouge passe…

Mais si le monde entier attend avec anxiété que soit trouvé un compromis – et que le bébé soit viable bien que tardif – une autre grande interrogation se fait progressivement jour, pour l’instant masquée par la crise européenne : l’économie occidentale est promise à une récession généralisée, comment y faire face pour la relancer ?

Le secteur bancaire n’est pas en mesure d’ouvrir les vannes du crédit dans un contexte où prime la nécessité du renforcement de ses fonds propres et la baisse de ses résultats. Sans compter les mauvais souvenirs que ses largesses dans ce domaine ont laissé. De plus en plus de regards se tournent donc vers les banques centrales, sauveurs en dernier ressort, de qui tout est espéré quand cela ne va pas du tout bien. Leurs dirigeants ont beau dire et répéter qu’ils ne peuvent pas tout faire, que ce soit Ben Bernanke pour la Fed ou Jean-Claude Trichet au nom de la BCE, rien n’y fait !

Or, tous les signaux sont au rouge. Rien qu’aujourd’hui, Masaaki Shirakawa, le gouverneur de la Bank of Japan, vient de déclarer que « il faut être conscient des risques de dégradation des perspectives économiques japonaises », laissant entendre une nouvelle baisse du PIB. Standard & Poor’s vient de rendre public un « scénario du pire », prévoyant que tous les pays européens excepté l’Allemagne pourraient voir leur note dégradée dans l’hypothèse d’une entrée en récession de l’ensemble de la zone euro.

Aux Etats-Unis, sous couvert d’une réévaluation du rôle de la Fed, les pressions se multiplient pour qu’un nouveau round de quantitative easing soit en désespoir de cause engagé, face au blocage de toute nouvelle relance par la majorité républicaine de la Chambre des représentants. Cela prend la forme d’une réflexion portant sur ses missions, en particulier sur la nécessité qu’elle accorde plus d’importance à la croissance et moins à la stabilité des prix.

Dans des contextes et pour des raisons invoquées différentes, la diminution des déficits public prévaut aux Etats-Unis et en Europe, ainsi qu’une nouvelle réduction de l’action publique. Après la distribution de crédits bancaires, les dotations budgétaires sont à leur tour réduites. Atténuant encore moins la distribution inégalitaire de la richesse.

Selon les partisans de la réorientation de la Fed, celle-ci devrait fixer un objectif de croissance nominale du PIB minimum à atteindre, qui deviendrait son objectif principal, ce qui représenterait un total renversement de ses priorités. Ses moyens resteraient par contre inchangés, associant la baisse de ses taux à court terme à des achats d’actifs (impliquant la création monétaire).

Cette approche ne fait toutefois pas l’unanimité chez les économistes distingués. Claudio Borio est l’un d’entre eux, à la Banque des règlements internationaux, qui s’est déjà signalé en avertissant, avant le démarrage de la crise, que le système financier était en train de devenir hors contrôle en raison du poids excessif des produits complexes de crédit. Gillian Tett vient de le rappeler à notre bon souvenir dans le Financial Times : il vient de se pencher à son tour sur l’état des banques centrales, déplorant qu’elles utilisent toujours la même boussole d’avant la crise. Il relève qu’elles étaient obsédés par la stabilité des prix et oubliaient celle de la finance, sur-estimaient l’impact de la détermination des taux d’intérêt à court terme et privilégiaient une vision nationale (ou régionale) totalement dépassée. En creux, on peut lire dans ses critiques les remèdes qu’il préconise en des termes très généraux.

Ses préconisations contrarient celles de ceux qui mettent l’accent sur la nécessité d’un nouveau round de création monétaire, comme la Bank of England s’y est finalement résolue. Il estime au contraire que la poursuite d’une politique de bas taux d’intérêt et d’injection monétaire fait jouer aux banques centrales un rôle qu’elles ne doivent pas jouer, faisant selon lui plus de mal que de bien.

Les banques centrales renvoient la balle aux Etats, qui ne savent qu’en faire, n’étant pas les seules à avoir besoin d’une bonne boussole comme on peut le constater actuellement. Le système financier cherche quant à lui son second souffle et voudrait le trouver grâce à un accommodement, un de plus. Les banques centrales, si l’on comprend bien, devraient être investies d’une nouvelle mission : celle de suppléer au manque d’oxygène nécessaire au système en remplaçant la création démesurée du crédit par les banques par celle de la monnaie qui est dévolue aux banques centrales. Renforçant leur rôle et devenant ainsi des sauveurs de permanent ressort.

Mais l’objectif serait de moins relancer l’économie que de permettre la poursuite de la croissance de la finance et sa fuite en avant…

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226 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE COUP D'APRÈS , par François Leclerc »

  1. LUNDI NOIR ?

    Lundi prochain, nous serons le 24 octobre, jour anniversaire, 82 ans après, du Jeudi Noir de 1929.

    Happy Birthday !

    1. Hum, le pire est loin d’être certain.
      Il suffirait qu’une décote de 50%, voir plus, soit définitivement actée et acceptée par les parties (rendant ainsi la dette Grecque plus soutenable), que les banques absorbent les pertes rapidement (elles en ont largement les moyens, d’ailleurs beaucoup l’ont déjà provisionné comptablement et fiscalement) et commencent, en parallèle, à affecter une plus grande partie de leurs résultats à une meilleure recapitalisation de leur bilan pour intégrer le risque souverain des autres pays fragilisés et répondre aux accords de Bâle 3, que l’Italie envoie un signal clair ce WE sur la réalité d’un budget à l’équilibre en 2013, que le France ne dévie pas de ses objectifs budgétaires avec une nouvelle loi de finance rectificative solide (et avec une perspective de croissance 2012 à 1% voir encore moins) en tapant sur les niches fiscales et en diminuant les dépenses de l’état, que les positions de la France et de l’Allemagne se rejoignent sur le FESF faisant ainsi du conseil européen du 26 et surtout du G20 du 3 novembre deux moments réussis, que le FMI accepte la semaine prochaine de participer à la 6em tranche, que les signes de la solidité des résultats et du CA des entreprises aux US continuent à se confirmer sur cette fin d’année, que le Bundestag cède à la pression de la commission pour accélérer la mise en place du MES, que…
      Difficile d’être foncièrement optimiste vu la grande complexité de la situation et des interactions entre tous ces sujets mais être définitivement pessimiste, compte tenu de la prise en compte par l’ensemble des acteurs de la gravité de la situation et donc de l’obligation d’arriver à trouver des solutions viables, n’est pas non plus totalement cohérent , si ce n’est à souhaiter que nos sociétés explosent , ce qui reste un tout autre sujet.
      En tout cas, l’euro lui, à 1.39$ et au grand dam de nos exportateurs, se porte comme un charme.

  2. Il estime au contraire que la poursuite d’une politique de bas taux d’intérêt et d’injection monétaire fait jouer aux banques centrales un rôle qu’elles ne doivent pas jouer, faisant selon lui plus de mal que de bien.

    Enfin quelqu’un de lucide !

    1. Oui, mais :
      « Mais l’objectif serait de moins relancer l’économie que de permettre la poursuite de la croissance de la finance et sa fuite en avant… »
      Si plus QE, toi y en a comprendre que les « PIBS » (qui en réalité sont la survie de la finance) se cassent la figure.

      La lucidité doit fonctionner dans les deux sens. C’est mieux…

      1. Moins y’a de finance mieux on se porte… Donc cela ne peut que relancer l’économie que de la faire « crever » (la finance bien entendu).

      2. @Hatoup

        Moins de finance ok. C’est d’ailleurs pourquoi la nécessaire émission de monnaie en cas de défaut généralisée doit être accompagnée de l’obligatoire contrôle des capitaux et de la restructuration de la finance. Mais je vous le donne dans le mille, ce sont les pouvoirs publics qui vont devoir décider et gérer. Je parie que ça ne vous plait pas non plus, je me trompe ?

      3. Si c’est quelqu’un du genre Robespierre qui décide cela ne me gène pas, si ce sont les guignols actuels… La soupe risque d’être très bonne (pour les copains).

      4. Hhmm… Robespierre. Incorruptible, d’accord, mais seulement « presque » parfait :
        « il contribue à faire cesser la politique de déchristianisation et fait voter, en qualité de rapporteur, le décret du 18 floréal an II, par lequel « le peuple français reconnaît l’existence de l’être suprême, et l’immortalité de l’âme », et la loi de Prairial, dite de « Grande Terreur ». »

        Veuillez, Messieurs, trouver une autre référence.

      5. Non. La perfection n’existe pas. Par ailleurs, je ne suis pas robespierriste dans le sens où on l’entendrait comme une sorte de dévotion (en parlant d’Etre suprême…). En fait, je suis jacobin, dans la version contemporaine post CNR mais Robespierre représente quelque chose malgré tout et sûrement pas la folie intégriste qu’a pu dépeindre l’historiographie de droite.Il va nous falloir un certain nombre d’incorruptibles pour s’attaquer à la finance (je ne suis pas jorioniste, je ne pense pas qu’on puisse changer de cadre, enfin pas sur une période de moins de 5000 ans à moins que l’on trouve le secret de l’immortalité demain (le corps mortel, c’est là qu’est le problème, c’est ce qui selon moi interdit tout abandon de l’instinct de survie qui est aussi celui de domination))

      6. Je suis ok avec @yvan j’ai un bouquin sur la révolution , bof Robespierre .Mais l’être suprême me dérange ,la terreur aussi c’était pour moi un peu m’importe quoi , il faudrait que je creuse mais là suis pas convaincu . Anecdote celui qui a inventé liberté égalité fraternité , couic , et celui qui a crée « il pleut ,il pleut bergère  » couic aussi . Y devaient pas aimer le mauvais temps

      7. @Zerodeconduite et ardéchoix

        Il ne s’agit pas de tout légitimer bien entendu. Mais les élites qui nous dirigent aujourd’hui, celles qui ont donc ouvert grand les portes au néolibéralisme, sont toutes girondines et héritières en quelque sorte de Thermidor. Par ailleurs, il faut comme d’habitude remettre les choses dans leur contexte et ne pas prendre l’historiographie récente de la Révolution comme parole d’Evangile (de droite)…

        Mais encore une fois, je soutiens une forme de jacobinisme, ce qui me met assez loin des libertaires-libertariens,donc pas vraiment en accord avec la ligne principale de ce blog. En revanche, ce sont les idées qui m’intéressent, pas ceux qui les ont émises, appliquées, perfectionnées. Je crois qu’il faudra une volonté politique d’airain pour venir à bout de la finance. Après parler de robespierrisme à mon sujet est plus de l’ordre de la boutade deuxième degré, malgré la sympathie réelle que j’ai pour le personnage (là encore, avec toutes les réserves qui conviennent)

      8. @zerodeconduite

        La responsabilité du génocide vendéen (encore faudrait-il discuter du terme de génocide) ne peut être imputée au seul Robespierre. Bien qu’il fût le personnage le plus marquant de la Convention, il n’eut jamais le monopole de la décision.
        Par ailleurs, il faudrait incriminer de nombreux généraux qui ont de leur propre chef réprimer dans l’horreur certaines révoltes, à l’insu du pouvoir central. Robespierre, à plusieurs reprises, quand il ne rencontrait pas l’opposition de certains enragés, a révoqué certains généraux qui s’étaient distingué par leur cruauté.

      9. @ l’albatros,

        Ce que vous dites est partiellement fondé ; on peut à l’infini discuter sur le terme de génocide mais la volonté politique réelle a bien été de rayer la Vendée de la carte, et les moyens pour se faire ont été, comment dirai-je, conséquents.
        Il est vrai que Robespierre n’a pas été, loin s’en faut, le seul responsable mais il a autorisé et absous. Il a aussi certainement été entrainé dans un vent de folie auquel il ne pouvait pas vraiment s’opposer mais ce fait n’est aucunement justificatif de la responsabilité de ses propres actes ; en décider autrement irai très très loin dans la justification des comportements odieux.
        Quant aux généraux tortionnaires, il se sont comportés comme cela car ils avaient carte blanche pour supprimer tout ce qui bougeait, ils se sentaient justifiés a priori.

    2. je critiquerai surtout les taux qu’il conviendrait de qualifier d’usuriers pratiqués par les investisseurs financiers,
      avec d’un côté l’usure actionnariale qui n’aboutit qu’à la grande braderie des entreprises et co, de l’autre l’usure pratiquée des banques comme par exemple à l’égard de la Grèce, qui n’aboutit qu’à catalyser de cette fuite en avant droit dans le mur,
      et j’en passe et des meilleures comme celle de l’idée abracadabrante des CDS-nus,

      1. Oui, Cécile. Mais c’est le jeu.
        Une banque doit pouvoir faire un maximum d’argent sur tous les fronts. Et tu vas trouver pire dans les fonds de pension, car il y a là AUSSI de la concurrence.
        Imagine un directeur qui fasse moins bien que ses concurrents : il gagne moins de primes mais peut aussi se faire virer.
        Regardes une des « techniques » :
        http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/20111020trib000658367/avis-de-grand-froid-sur-le-capital-risque-americain.html
        qui commence aussi à avoir des difficultés.

  3. Le tandem Nicolas – Angela, franchement, cela commence à me lasser, d’autant que vu leurs poids économique respectifs ( et uniquement celui là, notre légendaire galanterie nous interdisant d’effleurer d’autres rapprochements ) on dirait de plus en plus les petits films de Laurel et Hardy, non ?
    titre plus qu’improbable d’un des futurs billets de François Leclerc ( ça c’est lundi, après moult réunions au sommet) :  » Ils ne se quittent plus! », la musique étant, comme de bien entendu: http://www.youtube.com/watch?v=i2wmKcBm4Ik
    du côté d’Angela, en cas de clash, le premier qui explose l’euro est mort, contrairement à ce qui se passe dans les westerns spaghettis: http://www.youtube.com/watch?v=Q3Kvu6Kgp88&feature=related

    1. ou 1789 (14 juillet), 1793 (massacres de septembre) et pour finir 1812, la Bérézina…
      Chic c’est une épopée que l’on nous destine… Merci Sarko XVI.

      1. Il ne pourra peut-être (probablement?) pas se présenter aux présidentielles de 2012, pour cause de fuite jusqu’à Varennes…

  4. Les banques centrales, si l’on comprend bien, devraient être investies d’une nouvelle mission : celle de suppléer au manque d’oxygène nécessaire au système en remplaçant la création démesurée du crédit par les banques par celle de la monnaie qui est dévolue aux banques centrales. Renforçant leur rôle et devant ainsi des sauveurs de permanent ressort.

    Vivement que j’aille au marché avec une brouette de beaux et bons billets… C’est pour notre bien… Et cela a toujours marché (Weimar, assignats, etc…)

      1. à eza,

        Non, la remorque sera tirée par un cheval ou par des humains « non-rentables ».
        Il n’y aura plus de pétrole pour le tracteur.

  5. Au début, on attendait plusieurs mois LA réunion décisive.
    Ensuite, çà a été quelques semaines.
    Maintenant, c’est quelques jours.
    Mardi ou mercredi, ce sera quelques heures.

    1. En tout cas, on a des réunions historiques qui « décident du sort de l’Europe pour les années à venir » tous les mois.

      Ça a une bonne saveur d’été 1914 tout ça…

  6. Il va bientot etre temps de faire des réserves de produits de première nécessité.
    En tout cas pour ma part les banques n’ont plus aucune raison d’être des réseaux alternatif de solidarité doivent se mettre en place le crédit avec interret doit être déclaré illégal mais Ce n’est pas la peine d’attendre l’effondrement du système il faut en créer un parallèle dès aujourd’hui.

      1. Les monnaies locales sont une solution tout à fait judicieuses en effet. Fondantes en particulier.

  7. Qu’est-ce qu’on peut encore semer ou planter en cette saison dans son potager pour espérer passer l’hiver ?

      1. Certainement le cinqfranier dont me parlait mon grand père, malheureusement le franc n’ayant plus cours, à moins que……

    1. C un peu tard mon garçon !
      Mais on peut planter en pleine terre ou sous abri : chou de printemps, laitue d’hiver, oignon blanc.
      Bon appétit !

    2. De la moutarde. Ca germe rapidement, fait respirer le sol et le fertilise (m’a-t-on appris récemment). C’est toujours ça de gagné pour ceux qui viendront après nous… même si c’est encore nous.

    3. Ils restent les topinambours, les choux, carottes,patates,la mâche, les potirons, les poireaux, les pissenlits (bon un peu amer), le plantain (pas terrible, mais faute de grive). Sinon les semis c’est un peu râpé, sauf la mâche sous des châssis ou des bâches transparentes.

      1. « A la Sainte Catherine, tout bois prend racine. »
        Ce sont les arbres qu’il faut planter en cette saison.

    4. Ce n’est en tout cas pas la saison de la révolution. Et les VRP politiques des plus riches sont tranquilles pour 5 à 6 mois.

    5. Laisses tomber ces conneries. Achetes pour six mois de boites de conserve, remplis le congel et trouves toi un groupe electrogène. Achètes aussi des graines que tu pourras semer au printemps prochain. Assures toi d’avoir de l’eau, du carburant, deslampes à gaz ou à pétrole, des fringues et de quoi te défendre. Ainsi, tu auras au moins le temps de te réorganiser sans crever de faim. C’est malheureux à dire, mais les systèmes d’entraide seront inopérant. Ce qui nous attend, c’est des émeutes dans tous les coins, des magasins vides, des gens qui crévent de faim, des services public à l’arrêt. Bref, un univers à la Mad Max. Ce sont les plus forts qui vont survivre….

      1. Les verbes du 1er groupe (en er , donc , comme péter , procrastiner , par exemple… ) ne prennent pas de S à l’impératif , fort employé dans ce blog . Ainsi :
         » Laisse tomber ces conneries …. »
         » achète pour six mois de boîtes de conserves … »
         » assure-toi d’avoir de l’eau… »
        Ah vraiment ? Joli programme !

    1. je ne sais pas pourquoi mais quand je la vois elle me fait le même effet que quand je vois Nadine Morano… et ce n’est pas bon signe…

    1. Elles n’ont semble-t-il pas encore commencé, mais la manière dont Angela Merkel était surveillée de très près par le Bundestag va imposer de revoir la copie initiale du projet de traité.

      1. Encore un « L’Allemagne paiera ! », ils vont se lasser… après avoir déjà payé pour la RDA.

        Ça va se terminer par un « Ach du heilige Scheiße ! » ou « Wir haben die Nase voll ! Mist ! ».

      2. Ils ne peuvent pas se lasser: faut bien occuper le temps quand on a un climat pourri.
        Je connais des Allemands qui sont heureux de commencer le boulot à 7h du mat (dans une région où il fait facile – 20 en hiver, à une heure de Berlin), car trop heureux de rentrer chez eux à 15h. C’est un art de vivre, faut pas critiquer.

      3. Zeno

        Oui, 150% des pluies et de la neige mondiales tombent en Allemagne.
        C’est l’un des derniers endroits où l’on rencontre des ours blancs.

        Les nuages noirs couvrent le pays 800 jours par an et ils travaillent 30 heures par jour pour -0,5 euro de l’heure.

        C’est le prix de la réussite.

  8. Dans la rubrique des toulonnades:

    The second Financial Secrecy Index (FSI) finds that financial secrecy is advancing rather than declining. It also reveals wealthy members of the G20 and OECD the international bodies with most power to address these problems are also some of the most significant and avid purveyors of secrecy. Germany and Japan entered straight into the top ten. The United Kingdom was 13th however it would be a clear first if all its crown dependencies sometimes described as ‘the British Empire of tax havens’ were counted as one. In this light it is not surprising that the G20 seems to have abandoned its crackdown on tax havens.

    Tout sur l’indice d’opacité financière est ici:
    http://www.financialsecrecyindex.com/2011results.html

  9. Bonjour Monsieur Leclerc,

    Et une fois de plus merci pour ces chroniques irremplaçables.

    Je m’interroge sur la convergence de certaines échéances en ce prochain mois de novembre :

    1) le G20
    2) les travaux du « comité bi-partite » républicains/démocrates sur le sort de la dette US
    3) le changement de direction à la tête de la BCE
    4) ??? (quelque chose que j’aurais oublié)

    Une intuition vague mais persistante me travaille :

    Peut-on, en prenant un peu de recul, anticiper un événement stratégique brutal, non pas l’apocalypse financière mais quelque chose qui serait de l’ordre de la déclaration unilatérale de Nixon en 1971 : une modification radicale, non pas du cadre, mais des règles du jeu, pour que le jeu continue sans qu’on change le cadre?

    Bref, avec un peu d’imagination, quel lapin mutant pourrait être sorti du chapeau ?

    1. Bonne idée, mais non, Un Belge.
      Je me permets de répondre à la place de Monsieur Leclerc, qui, comme moi, stocke les événements depuis 2008.
      LEs règles du jeu ont ainsi déjà été modifiées un paquet de fois, et sur quasiment tous les tableaux possibles et imaginables.
      Cela a commencé, évidemment, par la cessation de la cotation des « actifs pourris » sur les marchés. Car sinon plus aucune banque n’existait.
      Continué par l’interdiction des CDS à nu en Europe, et remis par la suite lorsque les marchés étaient « calmés ».
      Les paradis fiscaux ont été « cotés » sur listes noires, grises, etc… alors que ce n’est qu’un vaste enfumage.
      Les G20 ont annoncé des mesures « grandioses » qui ne sont que des baudruches.
      Le droit d’entrée sur les marchés de l’or et celui des monnaies a été largement augmenté, pour calmer les envolées.
      Quelques procédures symboliques ont été lancées, histoire de calmer les foules, contre des banques pour ce qu’elles avaient provoqué, et dans le pire des cas, les sanctions ont été dérisoires.
      Etc, etc, …
      Donc, non.

      Il n’y aura pas de miracle. Désolé pour ta cagnotte. Tu t’en referas une, je sais pouvoir compter sur toi.

      1. Merci pour la revue des trucages, Yvan. Intéressant pour un ignorant de ma sorte. Par ailleurs, c’est gentil de se soucier de ma cagnotte, mais ma question n’était pas opportuniste, comme tu sembles le supposer. Si tu y as vu un appel à conseils pour tel ou tel placement, tu t’es juste trompé de bonhomme. Projection sur autrui de ses obsessions? Ne tire pas sur tes troupes, camarade, ni dans ton propre pied. A + …

      2. Je t’ai juste testé, Un Belge.
        Et, cela montré en public est AUSSI un enseignement.

        Par contre, TU sais que tu vas t’en sortir. Puisque tu t’inquiètes.

      3. @ Yvan

        C’était donc un stress-test…

        En passant, une anecdote. Un couple d’amis est pris dans une tempête en montagne. Lui, le bravache, perd les pédales. Elle, la petite fille, prend la tête et les ramène au refuge…
        Bien malin qui peut dire, dans des conditions extrêmes, celui ou celle qui va s’en sortir…
        Merci pour l’amicale petite joute, sans rancune et à bientôt!

    2. Les politiciens réformistes nous promettent de sortir des lapins de leurs chapeaux.
      On finira par s’en fatiguer, et leur faire avaler le chapeau, comme à Big Brother.

      Les solutions à proposer pour remédier à a crise en Europe sont dans cette video de Myriam Bourgy, secrétaire générale du CADTM-Belgique, réalisée par le réseau européen des Attac durant leur université d’été 2011 à Freiburg
      http://www.cadtm.org/Les-solutions-a-la-crise-de-la

      1. effectivement il serait souhaitable d’aller faire un tour a nice lors du g20, histoire de montrer qu’on peut se déplacer où bon nous semble et surtout que nous sommes légion. nice envahi …..hmmm !

        Les crs et autres forces obscures ont déjà reçu leurs ordres pour que ces messieurs dames se réunissant ne soient pas importunés, dérangés.

      2. @ Charles A.

        Merci pour la vidéo. Je connaissais cette piste, via les exemples argentin et grec, mais ignorais ses récents développements. Le CADTM participe à plusieurs actions dans ma région, notamment pédagogiques, à destination de publics peu ou mal informés. Doublement intéressant, donc.

        En passant, ma question visait surtout à essayer d’anticiper le prochain coup tordu de ceux qui ne veulent pas de ce genre de solutions.

        Bien à vous.

        @ Efarista

        Oui, il y aurait comme une sorte de Gênes.

      3. @ un Belge.
        Il y a aussi les canards boiteux, les dindons de la farce,
        les oies blanches, les perdreaux de l’année,
        et en France, bien sûr, les optimistes qui font cocorico !

  10. Pour mémoire, allez voir par ici :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_d%C3%A9pression_(1873-1896)
    Voir surtout les paragraphes « Contexte » et « Déroulement » – très intéressant.

    Par ailleurs, certes nous vivons des moments inquiétants, et déjà difficiles pour un nombre croissant, mais il ne faut pas oublier l’histoire. L’Europe a près de vingt siècles, avec des moments d’unification, sinon d’unité : Europe Romaine, Europe Carolingienne …

    Aujourdh’ui, la décision est dans les mains de l’Allemagne. Choisira t’elle Charlemagne, le Saint Empire, la Hanse historique ou une forme étendue (avec une composante plus continentale vers l’Est – östpolitik) ?

    Dans tous les cas, l’histoire continuera, même si les époques charnières pleines d’indécisions sont difficiles à vivre. L’Europe de l’atlantique à l’Oural reste possible, si on ne détruit pas l’identité des composantes et leur iidée d’appartenance à un même destin, avec ses épisodes tragiques.

    Et les forces de destruction et de destructuration sont à l’oeuvre. Elles sont aussi en nous.

    1. « Aujourd’hui, la décision est dans les mains de l’Allemagne »
      Moi qui croyais que c’était encore et toujours les USA qui dictaient leur loi en Europe occidentale, les temps auraient donc changé !

  11. le coup d’apres ,
    c’est le re-depart vers le developement et la prosperité.
    Y k regarger les graphiques, et la belle tete epaule inversee qui se prepare.
    alors achetez , achetez, le marche , nous repartons en tres forte hausse, vers une tres forte europe.
    La phylosophie contrarienne , voila l’espoir !!

    1. @ L’expat’

      Que vaut encore le marché aujourd’hui et que va-t’il valoir demain après la purge? 😉

  12. Moi je pense qu’ils faut qu’ils se réunissent afin de définir quelle sera la date de la prochaine réunion . Cela donnerai un ton dramaturge à la pièce qui se joue , bien sur je parle de € . Et comme disait ma grand mère , plus t’as des dettes , plus t’as des dettes !!!

    1. ne croyez pas si bien dire : les agences de notation se notent entre elles et il y a eu ces derniers temps un petit jeu à qui dégraderait l’autre le plus vite…

  13. Navrant, mais pas étonnant.

    Injection monétaire, vu qu’avec mon temps partiel je n’en verrais strictement pas la couleur, comme tous ceux dans mon cas. Que je n’ai rien à retirer des banques, leurs solutions restes une solution de poudre aux yeux des quelques pigeons situés dans la couches intermédiaires qui n’ont pas encore été plumé par l’étage au-dessus.

    Mais aux « infos », même si M.Jorion, M.Lordon, et quelques autres commencent à avoir une visibilité accordé, le mot d’ordre reste celui  » il faut sauver le système », mais le système fonctionne, la pompe aspirante verticale est tous à fait efficace… Il n’a jamais été démontré que le système avait pour but celui avoué publiquement par les politiques des partis de gouvernements qui ont autorisés l’ensemble des outils de la spéculation.

    Leur vrais problème n’est’il pas d’être au pieds d’un mur, avouer la réalité factuelle non démocratique du système pour conserver celui-ci en l’état, et perdre ce « pouvoir » durement acquis à leurs yeux. Des années à croire fermement les canons des tenants du dogme, sans jamais réfléchir que sur la coloration allant de rose pâlichon à bleu très écru. Il leur faut soit devenir agnostique soit faire leur réformes, le tout en moins de deux ans… Dur pour des croyants doublé de missionnaires. Nos politiques croit dans la divinité économique et la croissance est sa prophétesse, au final il n’y a pas que le peuple qui a droit à sa dose d’opiacé, le sevrage risque d’être très rude.

    1. Très bien vu, Sébastien. Que deux tu l’auras. (Té, en patois Berrichon)(soit : tété ou T²)

      Mais, quelque part, si cela peut te « consoler », c’est de nous qu’ils ont peur, maintenant.
      Ce qui les oblige à la poudre aux yeux.

  14. LE choc arrive…LE choc économique…
    Pas LE choc de la finance et des banques…non non (il est déjà là..)
    …LE choc pour nos quotidiens…dans notre vie de tous les jours…à toutes et à tous…

    Et il va falloir faire avec…
    …Changer les habitudes de consommations…d’approvisionnements…
    Vivre en état de troc et localement…car avec les flux tendus et le peu de stockage des biens…
    on va vite manquer d’approvisionnement…
    Pour avoir fréquenté l’URSS à la fin de l’Empire de CoCoLand (1992)
    …il était intéressant de voir que la plupart des marchandises produites étaient détournés dés l’arrivé sur un site de production…à la fabrication…au conditionnement…et les divers transports…
    pour arriver au final entre 1 et 3 % dans les magasins…
    …car tout s’échange…TOUT…
    Le troc comme monnaie…
    Voilà vers quoi nous allons…dans un premier temps…il me semble…si tout venait à bloquer…
    La seule réserve que je mettrais est que ce blocage ne sera pas soudain…mais progressif…
    Certains produits habituels disparaitront des circuits de la grande distribution..
    et d’autres produits locaux se retrouveront sur les marchés extérieurs de proximités…

    Enfin on verra bien…et il faut bien un GRAND marasme économique pour instaurer une politique dictatoriale…européenne…dans un premier temps…
    Mais là c’est un autre débat…mais il est clair que c’est la fin de quelque chose…

    En tout cas…cela risque d’être assez…Rock’N Roll..
    il va nous falloir transformer « L’enfer » qui va nous tomber dessus
    http://youtu.be/Wcy2RgmXZqM
    en « Paradis »…
    …mais bon…avec un peu d’entente…Why Not ?!
    DE L’ESPERANCE QUE DIABLE !!!
    http://youtu.be/sYi7uEvEEmk
    …Puisque nous sommes les acteurs de nos existences…comme il se doit…

    http://youtu.be/Wcy2RgmXZqM

  15. @ monsieur François Leclerc : « Atténuant encore moins la distribution inégalitaire de la richesse. »
    Pourquoi ne pas dire, plus simplement : « Accroissant encore la distribution (déjà trop) inégalitaire de la richesse »?

      1. Je continue de penser que l’étude et le décodage « en direct et en continu » du développement de la situation DEXIA et ses suites…( en liaison avec le début concret de négociations en vue de former un gouvernement belge , parallèlement à l’existence d’un plan de NATIONALISATION parcellaire…) aurait un intérêt didactique certain.……en plus du risque de surprises diverses……

        http://trends.levif.be/economie/actualite/banque-et-finance/dexia-les-2-documents-qui-accusent/article-1195121310104.htm#.TqFowN7jHIs.email

  16. @François Leclerc

    « Renforçant leur rôle et devant ainsi des sauveurs de permanent ressort. » : et devenant ainsi (etc) ?

    Je ne sais pas où vous trouvez encore la patience de nous rendre compte des sempiternels atermoiements de nos dirigeants politiques. A votre place je crois bien que j’aurais tôt fait de me contenter d’un bon gros méchant résumé dans le genre : aujourd’hui, rien. 😉

      1. pas à pas, « Nous sommes maintenant au pied du mur », a lancé François Fillon http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/21/pour-francois-fillon-jamais-l-union-europeenne-n-a-ete-autant-menacee_1591999_823448.html#xtor=RSS-3208 devrait changer d’Rolex ou de focale, enfin kekchose – « pour le coup d’après » : « l’Europe s’est ressaisie et elle a plus progressé en quelques mois qu’en vingt ans sur les questions de régulation financière. (…) » F. Fillon semble être attentif au changement, une figure de cire longtemps sur le quai Grévin bien après que la train fut parti, ou bien couché dans la loge de son avion, à quai, lors d’une escale, fatigue aidant, croyant décoller de voir l’autre avion rejoindre la piste d’envol. Savent-ils ce qu’ils disent ces « représentants » en service commandé ?
        pour les troués de la dentelle : Les Ramoneurs de Mehnirs – Bella Ciao http://www.youtube.com/watch?v=-Mi1jnAK0g0&feature=player_embedded#!

      2. c’est là que l’on voit l’utilité de l’étalon-or… Pas de blabla possible… Tu es en faillite, hop direction le premier tribunal pour déposer ton bilan… No trick, no game… Avec cette crise nous avons par contre le cocktail magique : « corporatistes » limite fascistes au pouvoir et leurs boniments (quand le bâtiment va, tout va… la finance qui irrigue notre économie… un peuple qui ne s’endette pas est un peuple qui ne croit pas à son avenir, protéger l’emploi…. go shopping !…. Drive America, cash for clunkers, prime à la casse, demain on rase gratis,…) + fiat money… hum…. le résultat va être à la hauteur de toutes nos espérances.

        Quel dommage pour ce bon Sarko qu’il y ait des traités et des lois et que pour une fois l’Allemagne tente de les faire respecter… C’est ballot… Il est né au mauvais moment. Fut-un temps on ne s’embarrassait pas de tels détails.

  17. C’est instructif de suivre pas à pas cette crise !

    Oui ! Tout comme lire vos articles, dont celui du jour qui nous dépeint une économie européenne, encore hésitante a savoir sur quelles branches s’accrocher pour éviter le poids du tronc et ne pas précipiter sa chute.

    1. Je crois en effet que c’est grâce à vous que l’on peut suivre pas à pas toutes les circonvolutions de ces colonnes descendantes que l’on nomme la BCE, le parlement européen [coucou Barroso] et le « gouvernement » français… Tout ce qui en sort sent très fort…. Et quand cela sent…. C’est que c’en est…

    2. Herr Bla Bla et ses « experts » (mi)amis ne sont pas demeurés, ils savent que c’est mort. Leurs tentatives pour s’accrocher à la bouée Allemande sont pathétiques, et Angela les voit arriver à trois kilomètres.
      On arrive en période électorale, et le tout est de ne pas perdre la face. La campagne se jouera sur le thème « on ne change pas de capitaine au beau milieu de la tempête ». Et j’ai bien peur que ça marche.

  18. Quantity easing à l’européenne, plus de monnaie, encore plus de monnaie pour boucher les trous = république de weimar, hyperinflation pour dans 2 ans, mais on n’ose pas encore en parler vraiment.
    Ils sont devenus fous, mais toujours irresponsables et non coupables.
    Mais dans la maison Kafka, ils l’étaient déjà.

      1. Nous ne sommes pas dans le même monde ni dans le mêmes dimensions que les chinois. Des désordres résultant sur quelques dizaines de MILLIONS de morts, à leur échelle, aussi bien historique que démograhique, ce n’est qu’une paille, un accident de parcours …. cf la révolution culturelle …

  19. Bonsoir,

    la recession nous ne pouvons y échapper pour cause de pic pétrole l’energie necessaire à alimenter notre croissance sera en défaut , et il faudra plusieurs générations avant de trouver un équilibre et des technologies permettant la croissance pour 7 milliards d’habitants sans avoir un impact négatif sur l’environnement comme c’est le cas aujourd’hui .

    Mais cette recession est elle si grave pour notre niveau de vie .
    Non , pas tant que ça quand on considère que nous avons déjà developpé l’ensemble de nos infrastructures . il suffit juste de redefinir au niveau national et Européen qu’elles sont les priorités et allouer à l’issu l

  20. Ils sont en train d’achopper à propos des intérêts du lobby des vendeurs de fléchettes ou quoi? C’est une allusion au spectacle démocratique pitoyable du congrès américain pris en otage par les lobbies, qui négocia en 2008 le TARP ou plan paulson à coup de petits renvois d’ascenseurs entre amis…

    Ce plan fut voté entre autre, en échange de supprimer une taxe de 0,39$ sur les fléchettes de bois utilisé par les enfants!

    Pas un mot de ceci sur la page wikipedia du plan paulson. Je m’en souviens pourtant. http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Paulson

    Que feront les banques sauvées avec l’argent du FESF? N’importe quoi à la vitesse de la lumière sur le marché du High Frequency Trading, bien sûr, elles l’ont bien mérité après tout. Et certains réussiront aussi à tirer leur épingle du jeu en fraudant aux « aides sociales de luxe »…
    http://en.wikipedia.org/wiki/Troubled_Asset_Relief_Program#TARP_fraud

  21. Bonsoir,

    la recession nous ne pouvons y échapper pour cause de pic pétrole l’energie necessaire à alimenter notre croissance sera en défaut , et il faudra plusieurs générations avant de trouver un équilibre et des technologies permettant la croissance pour 7 milliards d’habitants sans avoir un impact négatif sur l’environnement comme c’est le cas aujourd’hui .

    Mais cette recession est elle si grave pour notre niveau de vie .
    Non , pas tant que ça , quand on considère que nous avons déjà developpé l’ensemble de nos infrastructures . il suffit juste de redefinir au niveau national et Européen qu’elles sont les priorités et allouer à l’issu , la quantité d’energie restante selon priorité :
    ( exemple fabriquer des voitures de 1.5 / 2 tonnes pour transporter une seule personne de 80 kg et qui passe 1/4 du temps d’utilisation dans des bouchons , et propablement 90 % du temps dans un parking , n’est certainement pas en adéquation avec une déplétion energétique …il faut tout simplement les interdire ou contraindre fortement leur utilisation )

    1. Pour les véhicules, certes nous pouvons diviser le parc automoble par 12, à condition de garantir à chacun un véhicule, dans la minute qui suit un appel téléphonique.. Affaire d’organisation donc.. (par exemple une compagnie nationale de 4 millions de taxis roulant jours et nuit, au lieu du parc de 30 millions de véhicules actuels)
      Pour l’énergie, il y a beaucoup de solutions techniques pour produire de l’énergie à foison…
      Le problème est dans l’humain, incapable de se mettre d’accord..

      1. dans le domaine de la mobilité , la location , ou la fabrication de petit véhicule suffisant pour 90 % des trajets est effectivement une piste très prometteuse , mais ceci comme pour la transition vers des energies alternatives demandent beaucoup de temps alors que nous sommes déjà dans le mur du pic pétrole . Avec une grosse prise de conscience collective ,nous pouvons quand même y arriver …Rappelons que pour alimenter la bête ( la finance , les banques ) lachée depuis 30 /40 ans , ère du néolibaralisme , il faut toujours plus de croissance , conditionnée par une energie abondante et bon marché qui fait défaut aujourd’hui . il faut donc avant toute chose mettre à terre la bête ( la finance , les banques ) et l’écarter définitivement des décisions importantes de nos cités http://www.youtube.com/watch?v=jlh8rHR5f7Y .

    2. Les voitures, on les broie, on les fond, on en fait des rails et des trains et on se paye les transports en commun par l’impôt.

  22. Une seule sortie:

    Le partage généreux et ferme.

    Suppression des monnaies. Seul moyen de paiement, la carte bancaire.
    Chacun sur son compte 3000 euros nets en début de mois.
    En fin de mois, que la somme soit dépensée ou non, le compte est remis à zéro.
    Et on recommence pour les mois suivants..
    Ceux qui ne sont pas d’accord vont en prison avec pédalage de 6 heures par jour pour produire du courant électrique..

    1. En Italie, c’est la mairie qui décide de quand on a le droit d’allumer le chauffage (sauf les électriques). Je caille mais c’est pas une mauvaise idée. Cette année c’est le 5 novembre.

    2. Quelle bonne idée : pédaler 6h/j pour produire de l’électricité obligatoire pour tout le monde et le double pour les mécontents….l’épidémie d’obèses et futurs obèses va se résorber toute seule!!!

      1. Encore une maigrichonne qui a qqchose contre les gros ! La Zélie, elle va perdre un os après trois tours de pédale. Si on pouvait résorber la bétise !!!

    3. Xian, tu ré-inventes Barjavel :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nuit_des_temps
      Roman dans lequel les cowboys sans contrôle attaquent les Soviétiques dont tu veux copier le système et réussissent « ensemble » à détruire la quasi-totalité de la planète.
      Grâce à l’arme atomique, entre nous.
      Les extrêmes se rejoignent toujours…

      1. 3000 Euro c’est l’extrême ? Eh bien …

        Xian a toujours raison ou presque, et il ne perd pas le sens de la justice.

        Que vient faire Barjavel dans cette galère ?

    4. Étant contre les prisons et pour le recyclage de coureurs cyclistes dopés je vous laisse deviner ma proposition. 8)

    5. @Xian
      Tu vas passer le reste de tes jours à construire des prisons. C’est toi qu’il faut enfermer !!!

    6. Ah l’obsession de xian pour les 3000 euros!
      Il nous l’a deja faite!
      Il faut croire que pour lui 3000 euros ça n’est rien!
      Nous ne vivons pas dans le même monde.

  23. C’est pour quand la « monnaie fondante »?
    Les régions devraient commencer par là et l’Etat et « sa banque centrale » y consentir!

    1. L’hyper-inflation est en effet un modèle qui a été testé avec succès en Allemagne et a permis l’arrivée du fascisme.
      En fait, il faudra un jour comprendre que le temps ne doit pas être une course à vitesse perdue d’avance car l’humain doit s’arrêter de courir.
      Si tu veux rendre fou un cowboy, tu le mets dans une pièce ronde et tu lui dis qu’il y a un dollar dans un coin.
      Le HFT ainsi que la consommation GIGANTESQUE des ressources de la planète en sont aussi des preuves flagrantes.

      1. No non et non Yvan. La fascisme c’est la déflation. L’hyper-inflation de 1923 n’a duré que quelques mois et même si elle a marqué les mentalités allemandes, c’est la dépression qui a permis à HItler de serpenter vers le pouvoir 10 ans après. Je ne vois pas comment on peut sortir de cette crise, à la fois sans défaut et sans compensation monétaire, avec l’accompagnement nécessaire qu’est le contrôle des capitaux. Vous avez des origines allemandes, c’est pas possible autrement ?

      2. Je suis Belge et Hollandais d’origine (et Écossais par un ami de la famille). Soit, attaché au fric. Dont je me suis détaché.
        J’ai par contre beaucoup écouté les anciens.
        Tant Belges que Hollandais qu’Allemands et Français.
        Ma profession est d’ailleurs l’argent par son utilisation. Dans laquelle j’excelle. Évidemment. Mais dans sa BONNE utilisation.
        Je suis donc un dinosaure des temps actuels.
        Et ne réclame que la chute complète et globale de la mauvaise utilisation actuelle.
        C’est tout.
        Ceci dit, vu la corruption que j’ai constaté, vous penseriez tous de façon identique. (concernant uniquement l’argent, bien sûr)
        Pour le reste, les anciens ici savent que ma religion se résume à un dicton qui est que de la diversité né la richesse.
        Etant jeune, je sais que je verrais ce qui pourra sauver mes enfants. Et là, vous comprenez le ressort de ma présence.
        Si vous ne comprenez pas ou ne voulez pas comprendre, je ne peux pas vous retenir de louper une occasion de vous sauver.
        Car sauver les autres est AUSSI se sauver.
        Sauver mais pas dans le sens de courir fuite en avant, bien sûr… 😉
        Fuir les psychologues qui produisent la pub et la pensée unique est un premier pas.

      3. Si rien n’est fait pour changer ses structures en profondeur, le système s’effondrera. Mais si on en arrive là, personne ne peut dire qui verra l’aube du changement. On peut en revanche parier que beaucoup ne le verront pas parce qu’ils auront perdu la vie dans l’enchaînement des évènements. Si cette période survient, j’espère que j’assumerai mes convictions, quelles qu’en soient les conséquences. Mais s’il y a une possibilité de d’éviter le chaos et techniquement c’est envisageable, alors il faut tout faire pour tenter de la réaliser.

        Je pense qu’une intervention des banques centrales couplée à la fois au défaut et un contrôle des capitaux, pourrait faire basculer en douceur (relativement, parce que rien que ça, ça va occasionner une sacré houle) vers un modèle plus équilibré (en passant en fin de processus par un changement de système monétaire). Bien entendu, c’est très difficile à mettre en oeuvre, principalement du fait de l’obstination idéologique des élites et de la mise en place de mesures techniques qui demandent un peu de temps pour être effectives, à l’ère de la dématérialisation (on va avoir besoin de hackers, de petits génie de l’informatique et des maths financières qu’il faut débaucher d’une manière ou d’une autre)

        Je ne pense pas que l’hyper-inflation soit à l’ordre du jour. Je crains bien davantage une dépression et ses conséquences géopolitiques. Vous avez envie que vos enfants deviennent des soldats ? Pourtant je veux bien parier qu’en six mois, avec un contexte économique adéquat, on réveille un instinct guerrier au sein d’une population lambda. C’est aussi pour ça que je ne suis pas pour la sortie de l’euro et donc de l’Union, mais pour la promotion d’un modèle de gestion bien différent, plus « continental ». Cela suppose de faire le ménage et de faire un intense travail idéologique…

      4. Nicks. Tu rêves.
        Ta « sortie par le haut » est le doux rêve de tout économiste ou psychologue mais est impossible.
        Regardes, constates, vois,… RIEN n’a été fait pour un quelconque changement et, au contraire.
        TINA, « as usual »,…

      5. @Yvan

        Peu importe que ce soit quasi impossible en l’état actuel des choses. Par simple dignité, il faut essayer. Si le pire arrive, je n’ai pas envie d’ajouter la culpabilité à la souffrance…

    2. Ben on commence à parler de QE3 aux USA. En langage profane, cela se traduit par on « crée de la monnaie à partir de rien » ou « on fait tourner la planche à billets ». Une recette éprouvée pour tuer la confiance dans une monnaie.

  24. C’est dingue ce pessimisme. En tout cas les bourses mondiales ne vous suivent pas du tout sur ce coup là. J’ai hâte de voir comment vous allez tourner en catastrophe les succès des deux sommets européens puis du G20.

    1. Dans confiance, il y a fiance.
      T’es sûr de pas être un « optimiste » qui veut encore nous troller (bus)..??

    2. encore lui !

       » Le trait est empenné, l’air qu’il va poursuivant
      C’est le champ de l’orage : Hé ! commence d’apprendre
      Que ta vie est de Plume, et le monde de Vent. « 

      Jean de Sponde

  25. Il faut dire aussi qu’on est sacrément bien informés:

    Les Bourses s’envolent et misent tout sur le sommet européen

    (« Le Parisien » de ce jour …)

    1. Si « le parisien » était une référence, ça se saurait.
      HAAAAAAAA SI : pour le FOOOOOOOOOOT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      Pardon.

    2. Mais excellente bonne remarque, Pierrot.
      En 1929, 30% officiels du peuple mondial s’est retrouvé au chômage SANS savoir pourquoi. (le reste vivait du troc)

      Là, au moins, nous savons.

      (CF : soros : il aurait mieux valu un effondrement brutal plutôt que d’aider les banques)

    1. 1er info très importante du WE : les créanciers privés devraient partir sur une décote de 50% pour la dette Grècque.
      50% de décote représentera un bon 22% de diminution de la dette globale, soit plus de 70 milliards quand même, une fois les décotes acceptées par la Grèce.
      La dette épurée se situera vers les 280 milliards, c’est un bon début !
      Si c’était confirmé, ce serait un sacré signe de solidarité entre états.

  26. Hi,

    « La perspective de serrer la ceinture au CNC pour faire face aux exigences budgétaires a mis le feu au monde du cinéma français qui fait valoir que seul le soutien des pouvoirs publics a permis jusqu’ici de maintenir la création nationale.
    Réunis à Dijon à l’initiative de l’ARP, l’association des auteurs, réalisateurs et producteurs, les professionnels des cinq organisations qui les représentent (ARP, BLIC, BLOC, SACD et UPF) ont dénoncé d’une seule voix vendredi un amendement « inacceptable » adopté par les députés, plafonnant les aides reversées au Centre national du cinéma. »

    http://www.lesechos.fr/culture-loisirs/infos-generales/culture/afp_00391268-le-monde-du-cinema-refuse-l-economie-de-guerre-pour-combler-le-budget-237710.php

  27. une autre grande interrogation se fait progressivement jour, pour l’instant masquée par la crise européenne : l’économie occidentale est promise à une récession généralisée, comment y faire face pour la relancer ?

    Oui le fond de la question est bien là ! Sauver pour quoi faire? Comme avant? Mais il faut arrêter, c’est bel et bien fini. Il y a eu une césure qui me paraît irréversible. La complexité des paramètres sont excessivement nombreux (système financier hors contrôle, crise monétaire, marasme économique, crise énergétique, évolution climatique, dislocation géopolitique…). Dans ce sombre constant l’Occident n’a plus toutes les cartes en main.

    On évoque les États-Unis, mais il serait sérieusement temps de s’intéresser à la Chine. Elle est déjà un paramètre incontournable pour nos sociétés.

    Wen Jiabao, le premier ministre, a déclaré : « En dehors de mesures d’aides d’urgence, la clé pour résoudre le problème sont des réformes institutionnelles fondamentales des finances et des politiques budgétaires », estimant que « cela nécessite un courage et une détermination politiques hors pair, ainsi qu’un consensus de toutes les parties ».

    Je n’imagine pas les Chinois tolérer que la crise perdure. Elle menace directement la stabilité de leur croissance, et donc de leur développement. Que vont-ils faire? Par ailleurs, dans l’arrière boutique médiatique de la zone euro en pleine convulsion, le théâtre des ombres entre Américains et Chinois commence à prendre une sale tournure.

    Enfin, la stratégie d’infiltration de la Chine (dans une optique économique, loin des grands sabots) sur le continent européen est pleine d’interrogation. Mais nos dirigeants ont fait, là encore, preuve d’une admirable « perspicacité ». Malgré d’importants facteurs d’instabilité (déséquilibres sociaux, conditions environnementales, dépendance énergétique…), la Chine a une vision, un agenda prédéfini ; et pas à pas, Pékin l’applique sans se détourner. Et les pays européens sont en ligne de mire, nous sommes concernés… Question: quel est leur projet pour nous, Européens, heureux « enfants gâtés » de ce qui reste de l’État providence?

    1. La Chine, état mercantiliste et protectionniste à outrance, mais toujours dans l’OMC, ne respectant pas les règles que l’UE s’impose jusqu’au masochisme.

      Les sociaux libéraux comme Pascal Lamy sont de grands stratèges…genre tends la joue opposée quand on te gifle. Ils n’ont pas compris qu’une négociation se fait à travers des oppositions.

      Les PIIGS vont leur réapprendre, car un cochon en colère peut être virulent.

    2. Contrairement aux États-Unis, la Chine n’a pas les moyens nécessaires pour durer plusieurs générations comme elle vit maintenant ; elle ne pourra donc jamais être une très grande puissance sur le long terme.

      Non seulement elle manque déjà de ressources naturelles, pétrole en premier, mais encore elle dépend de ses clients extérieurs, en Amérique du Nord et encore plus en Europe. Si ces derniers s’effondrent, que fera-t-elle de ses productions ? Sa population ne pourra toutes les absorber.

      D’ailleurs, cette dernière va s’effondrer d’ici trente ans, à cause de l’enfant unique imposé aux familles ; alors, un ménage actif devra nourrir au moins cinq personnes, si ce n’est sept : outre le mari et la femme, leur enfant et les survivants des parents, soit davantage que dans nos pays.

      1. elle dépend de ses clients extérieurs, en Amérique du Nord et encore plus en Europe. Si ces derniers s’effondrent, que fera-t-elle de ses productions ? Sa population ne pourra toutes les absorber.

        Exactement, et, je pense que Pékin doit avoir quelques idées pour éviter ce scénario. Mais leur mode de gouvernance opaque nous rend compliquer toute analyse ou anticipation.

      2. Par contournement , on peut effectuer nombre de choses .

        Il serait souhaitable que le peuple chinois soit débarqué …. en europe …pacifiquement….. pour des idées politiciennes et de survie … non pacifiques!
        Voyons voir ….
        Je considère :
        A/ de 3% à 5 % de la population européenne ( hormis russie, + ou – 600 M) , on doit tourner entre 18 à 30 M de chinois à débarquer en Europe , à des endroits de décision politique , economique et social, soigneusement sélectionnés….
        B/ Ils ont établi leur programme, planning, et mis en oeuvre…. On assiste juste à une accélération….
        C/ Ils verrouilleront donc leur futur 1 er débouché mondial en accroissant significativement leurs parts de marché, et en ayant , sur place, les cols blancs à leurs soldes …
        D/ A moins que ….

      3. @ Tomate

        D/ A moins que ….

        L’Euro et le dollar dévaluent très fortement, relocalisent de la production et des emplois, consomment de manière plus équilibrée et locale, laissent monter les prix de l’énergie et donc du transport des marchandises etc, etc…
        Alternative possible de la guerre économique dans le cadre du sauve qui peut et qui inquiète fortement la Chine car sa puissance et son développement seraient compromis.

      4. @ cavalier ponzi :

        – Pensez vous que les monnaies citées par vos soins puissent dévaluer significativement.?
        – le D/ contient , effectivement , de la production, consommation, de l’échange …. plus exactement des flux et stocks LOCAUX !
        Toutefois, cela suppose que de l’illégalité ( suis -je censuré ??? ouie , ouie , ouie ????::) , car « l’ennemi » se situe dans un cadre départemental à mondial ( Je m’interroge sur le niveau cantonal , en france . J’ai plusieurs raiosns de penser que l’application des décisions nationales et mondiales … ont moins de PRISE ( mais je ne puis être affirmatif …. bien que des voies , parmi les miens , sont plus radicales : pour eux, c’est OUI , sans équivoque : suiffit de frapper à la bonne porte ! ).
        – Concernant l’énergie, d’une part; les flux etr stocks pour les niveaux supposés… je vous rejoins … et les souhaitent ardemment … rapidement ! —->La Balance devrait se réequilibrer rapidement mais partiellement, au profit du local ….
        – « … Sauve qui peut….  » : pourriez vous développer , car je n’arrive pas à me convaincre à l’idée du  » SAUVE QUI PEUT « , quel quesoit le contexte, les personnes, l’objectif pris en considération???
        – une réflexion par rapport à l’alternative que vous posez …. ( je me la suis posée également …) :
        en se placant du point de vue des décideurs politiques chinois ( mais également indiens…) quel est , selon vous , la problématique la plus urgente à régler pour ces 2 nations : l’aspect financier / monétaire, ou bien celui du devenir de leur population??? Certes , les 2 sont liés , mais que feriez – vous , VOUS ?
        Pour ce qui me concerne, les bulles immobilières, de crédit, financères, je les surveille , bien entendu . Mais, je me préoccupe surtout de ce que fait et devient plus d’1 Milliard d’habitants, qui sont mon peuple …. dans le contexte capitaliste ( privé ou d’état …pour reprenfdre P. JORION dans son livre  » le capitalisme à l’agonie) . Dès lors, à l’identique de LABORIT, la maitrise des comportements reptiliens de mon peuple , constitue une priorité absolue à l’échelle mondiale …. Dès lors, la colonisation de l’ESPACE géographique le plus facilement réalisable , constitue mon objectif stratégique …. Qui plus est , lorsque cet espace est divisé, et maintenu volontairement divisé par les aspirations, idéologies des uns et des autres ( et renforcé par les miennes )…

        A vous lire bientôt !

  28. bonsoir
    et pendant ce temps-là… The food crisis strikes again…
    http://www.commondreams.org/view/2011/10/21-6
    Sinon, ici, on reste sur l’écume des vagues, gentiment, tels des surfers, qui se moquent de la réalité (même Robespierre devient un sujet de discussion !!!)
    « People of privilege will always risk their complete destruction rather than surrender any material part of their advantage. »
    John Kenneth Galbraith
    Chris

    1. @ Francisco

      Merci pour l’article d’Esther Vivas,
      par ailleurs tête de liste de Izquierda Capitalista pour les élections en Espagne

      Mais c’est un peu injuste de parler de l’écume des vagues à propos du Blog.
      Ce serait plutôt une attention aux courants de fond, dans les billets,
      et la grande majorité des commentaires.
      La preuve: les analyses de Esther Vivas sur la crise alimentaire
      ont déjà été mentionnées, et voici d’ailleurs en français un article d’elle:
      Quelles sont les causes de la famine?
      Esther Vivas | El País
      http://esthervivas.wordpress.com/francais/quelles-sont-les-causes-de-la-famine/

  29. @François Leclerc :

    Avez vous une explication , par des éléments d’actualité qui auraient varié rapidement , à la récente et assez vive colère et mise en demeure des chinois ?

  30. L’Union européenne au bord de la crise de nerfs.

    La crise de la dette met à rude épreuve la cohésion de l’Union européenne, avec non seulement des divisions croissantes entre pays latins et nordiques sur la marche à suivre mais aussi un vif mécontentement des pays de l’UE non membres de l’Union monétaire, tenus pour quantité négligeable.

    Nerfs à fleur de peau et phrases assassines en bouche, les dirigeants de l’Union européenne sont au bord de la rupture et le double sommet convoqué à Bruxelles pour tenter de sauver l’euro s’annonce mouvementé, selon plusieurs diplomates.

    Deux clans s’affrontent: les « Latins » qui affichent les dettes les plus élevées et les « Nordiques », riches et peu enclins à payer.

    Le premier réunit les Italiens et les Espagnols, rangés derrière la France.

    Le second unit les Pays-Bas et la Finlande, ralliés à la cause de l’Allemagne.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-union-europeenne-au-bord-de-la-crise-de-nerfs-0aed0c5d850666538a692bf9df4867cb

    1. Ce clivage rappelle la ligne de faille historique au sein de l’Europe. Il est vraiment temps pour le Vieux Continent de la dépasser.

      Le sol commence à se dérober sous nos pieds… Ce double sommet s’annonce épique avec sa conclusion à Cannes avec toutes les guest stars (Dilma, Dima, Hu, Barack…). Quelle scénario ! La Palme de l’année?

      1. Oui, ça fait du monde… Quelque chose d’important à annoncer peut-être ???
        Nettoyage des CDS au kärcher ??…

  31. Helene Frachon était l’invitée de … nous autres, vers 20h ce soir :

    http://www.franceinter.fr/emission-nous-autres-mediator-portrait-d-irene-frachon-rediffusion

    Elle a qualifié le cas de Servier de délinquance industrielle, inquiétant parce que nous ne sommes pas encore en dictature mais… soulignant la volonté farouche de se défendre de ces équipes etc.

    Et je me demande si nous ne sommes pas gouvernés par des délinquants en quelques sortent des gens qui nieront jusqu’au bout leurs erreurs. Enfin délinquants ou, malades mentaux, qui ont échappés à toute nosographie parce qu’ils ne consultent pas, des mégalomanes… les mégalos, et psychopathes ne consultent pas. Par parenthèse, le nombre de paranos en liberté est bien plus important que ce que vous croyez, m’a-t-on dit un jour, notamment dans la police…

    Donc la question est là aussi. A quel point nous avons à faire à une délinquance des élites, comme le décrit Zola d’ailleurs dans ces carnets, la bourgeoisie y est décrite comme sordidement orienté vers l’argent comme unique souci, au delà de la morale..

    A quel niveau reste-t-il de la raison et non du délire. Nous sommes peut-être gouvernés par des fous, des sortes de fous dont la maladie n’est simplement pas répertorié, mais enfin.. ou des délinquants, ou des psychopathes manipulateurs pour qui l’autre est un objet, ou des mégalomanes (DSK.. ) etc.

    Par delà le complot inexistant il y a l’autisme, et personne ne sait si par delà l’autisme il y a la raison ou alors le déni, la folie de classe en quelque sortent, ou bien comme chez Servier des gens qui nient la réalité sans avoir de souci moral… émission intéressante entre parenthèses.

    1. Lisztfr

      Entendu aussi cette émission impressionnante.

      Cela recoupe le sentiment que j’ai par ailleurs, qui me fait plus penser à une perte de repère légèrement interressée et généralisée, qu’à de la délinquance. Une sorte de morale mole, qui permet avec quelques artifices de language, de durer, de tirer son épingle.

      J’ai entendu un jours ceci « Tu sais, quand quelqu’un me demande un rapport à 500 000 francs sur un projet, dans le rapport, je lui met ce qu’il souhaite entendre et rien d’autre ».

      Une autre personne me dit : Tout est aujourd’hui soumi à compte rendu. Et comme c’est toujours plus long de décrire un problème, que pas de problème, ce qui remonte vers la direction, quelque soit la taille de la boite c’est « Tout va très bien, Madame la Marquise ».

      Etc etc…

      Au milieu de tout ce disfonctionnement, c’est assez facile pour des gens adaptés et déterminés, de faire leur chemin, puisque plus personne n’a une idée claire de la réalité.

      D’ailleurs, Hélène Frachon n’a pas utilisé les canaux standard, mais réalisé son enquête perso,
      Chapeau !

    2. Ne pas faire de contresens sur l’autisme (demandez à Paul Tréhin).
      Un autiste est avant tout un « aveugle social » , privé des perceptions d’empathie.
      Il ne s’écarte pas de la réalité, souvent il y colle de très près, avec juste une « équalization » des sensations qui n’est pas la moyenne, et n’est pas dictée par le même « sens commun » car celui-ci dépend de l’empathie à un degré élevé (lire par exemple Antonio Damasio).

      Pour la « cécité Powerpoint » qui caractérise l’incapacité d’un chef lambda à avoir un rapport lui donnant prise sur la réalité, je pense qu’on est sur une autre branche d’un diagramme ternaire (je n’y avais pas pensé avant…)
      Dans ce diagramme, on mets trois pôles : (techniques & pratiques) / (empathie & raisonnements)/ (bien être physique&sensations), qu’il faut relier [A peaufiner]. Je pense que l’autisme porte sur le deuxième pôle, et la « cécité Powerpoint » sur le lien entre pôle 1 et pôle 2. D’où le glissement que fait Lisztfr, et qui devrait être revisité.
      J’ai pas casé Stiegler ou Sennett sur ce coup là, mais je pourrais si j’avais 48h/jour.

  32. L’UE prévoit de dépenser 9 milliards d’euros pour les infrastructures énergétiques

    Voici enfin une idée qui sort des considérations purement financières pour s’adresser à l’économie réelle par une politique Keynésienne moderne: rendre les réseaux de distribution de l’énergie plus intelligents.
    C’est une politique keynésienne moderne européenne que les états membres de l’UE ont ont été incapables de faire chacun chez soi, plus préoccupés à se faire concurrence sur le plan des restrictions budgétaires que de réellement s’occuper du fond du problème. Ce dernier n’est pas un problème financier mais un problème structurel au sens marxiste du terme. Les conditions de production ont changé et les superstructures, entre autre financières ne sont plus adaptées. les financiers sont incapables de jouer un rôle dans l’économie réelle car ils ne la comprennent plus.

    C’est au problème fondamental de l’évolution des conditions de production et des rapports entre les facteurs de production qu’il faut s’adresser, les réformes financières pour nécessaires qu’elles fussent, ne règleront pas la crise actuelle dont la principale source est l’augmentation de la productivité du travail liée à l’évolution technologique. et les changements massifs qu’ils entraînent dans le rapport travail capital.
    On remplace de travailleurs par des machines et on perd des emplois mais aussi des clients potentiels. et on perd aussi les sources de financements des services et investissements publics, lesquels sont financés par des recettes publiques dont l’assiette est pratiquement uniquement salariale.

    L’idée de faire payer des charges sociales aux machines qui éliminent des emplois, n’est que très peu évoquée dans les médias, elle modifierait pourtant considérablement l’assiette des recettes publiques.

    Ces recettes pourraient financer en grande partie la création d’un revenu universel décent dont les ménages pourraient disposer à leur guise mais aussi financer des investissements sociaux et en infrastructures tels que celui proposé au niveau Européen. voir l’article sur la stratégie européenne d’investissement en infrastructures pour améliorer l’efficacité des réseaux de distribution de l’énergie. Pour information éliminer le gaspillage énergétique dû à des réseaux de distribution obsolètes pourrait, permettre de réduire considérablement la consommation d’énergie sans pour autant priver les citoyens de leur niveau de confort…
    C’est un des arguments du livre de Tim Jackson « La prospérité sans croissance ».

    Par ailleurs dans un message un des participants au blog de Paul Jorion, a mentionné le pillage des richesses culturelles par des internautes peu scrupuleux. On devrait aussi parler de la générosité de très nombreux internautes qui participent gratuitement et avec passion à la création de contenu sur internet. Passionné de photo je vois passer des discussions très informatives sur les techniques photo où on voit que l’internaute qui a envoyé son message a beaucoup travaillé pour construire sa réponse, on y voit aussi des images superbes qui remplisent de bonheur l’internaute qui les visionne.. Mais ce n’est qu’un exemple on trouve dans de très nombreux domaines de passionnés prêts à donner de leur temps et de leurs connaissances gratuitement juste pour participer à la vie du groupe.
    Les amateurs de musique ou de cinéma retrouvent des images que l’on croyait à jamais perdues cela grâce à des passionnés qui ont pris la peine de numériser puis de télécharger de vieux films n’étant plus soumis à copyright…
    Aussi passionné de jazz, j’ai vu et entendu très récemment sur internet des musiciens de jazz des années 1920-1940, que je ne connaissais que par des livres d’histoire du jazz et dont je n’imaginais pas avoir un jour la possibilité d’entendre les musiques.

    Ca aussi c’est de l’économie réelle, mais les financiers n’en ont pas connaissance et se foutent complètement de la valeur ajoutée au bonheur de tous les passionnés, justement parce que ce partage de connaissances ne fait pas l’objet d’un commerce et n’est donc pas comptabilisé. On retrouve ici la problématique des comptabilités qui mesurent les PIB et PNB, totalement déconnectées des réalités de l’économie réelle.

    Paul T.

    N’est-ce pas ce que beaucoup d’entre nous faisons ici même en essayant de rédiger avec soin des messages juste pour les partager avec les autres.

    Cela rejoint une de mes citations favorites: « La connaissance est la seule chose qui augmente quand on la partage ».

    1. « La connaissance est la seule chose qui augmente quand on la partage ».

      Avec l’amour tout de même. Peut-être parce qu’il est (re)connaissance.

    2. L’idée de faire payer des charges sociales aux machines qui éliminent des emplois, n’est que très peu évoquée dans les médias, elle modifierait pourtant considérablement l’assiette des recettes publiques.

      Attention aux fausses »bonnes idées ». Ca me rappelle la taxe professionnelle basée sur les investissements, et qui, un temps, se basait aussi sur la masse salariale. résultat: une entreprise qui investissait en matériel et qui embauchait était pénalisée. Bonjour le chômage!
      encourager le « non-progrès » en taxant les investissements est un non-sens. Par contre, détaxer les entreprise de services souvent non délocalisables et créatrices d’emplois me semblerait mieux adaptée.

      1. L’idée de faire payer des charges sociales aux machines qui éliminent des emplois n’est pa de moi, je l’ai trouvée dans un livre fort intéressant dont j’ai déjà parlé sur ce blog: « The lights in the Tunnel » (livre dont l(auteur Martin Ford) a demandé à ce qu’il soit en libre accès sur internet. http://www.thelightsinthetunnel.com/ Dommage qu’il ne soit pas traduit en français.
        Martin Ford y fait comme d(autres auteurs le constat qu’une grande partie des pertes d’emplois est directement imputable à une automatisation croissante des postes de travail. De plus elle touche maintenant des postes de travail de plus en plus qualifiés dont on avait espéré qu’il pourraient fournir une voie d’évolution pour les postes de travail perdus par la mécanisation industrielle. Il est à noter que Martin Ford est lui même un entrepreneur dans le domaine des hautes technologies en Californie, il sait donc de quoi il parle en matière d’automatisation avancées.
        Son idée de taxer les productions obtenues avec les machines automatisées au niveau du pertes de taxes sociales qu’auraient payé les revenus qu’auraient distribué les nombreux d’emplois que ces machines ont éliminés, est très argumentée dans son livre. Il propose des modes d’application selon des schémas acceptables par les entreprises.
        Sa proposition de verser un revenu décent à tous les individus sans emploi reste attachée à un système de répartition par le marché. Ce revenu y étant directement accordé aux individus leur permet de garder la liberté de leurs choix d’investir ou de consommer à leurs guises,
        Il propose aussi que ce revenu décent soit accompagné d’ incitations à contribuer des activités sociales donnant à chaque individu la possibilité de participer à la vie de la société, ce qui est une des motivation des gens à travailler, au delà de la source de revenu qu’ils tirent de ce travail, comme le dit Dominique Méda grande sociologue du travail dans son livre « Le travail, une valeur en voie de disparition ».

        Les oppositions reçues à l’idée de revenu non lié à un travail au sens traditionnel reçoivent plus d’opposition des « pères la vertu »: « on ne va pas payer des gens à rien foutre » que des milieux économiques qui se rendent bien compte que sans une demande finale des ménages, l’économie de marché s’effondre… Les autorités gouvernementales et financières se sont rendu compte que la politique monétariste de baisse des taux d’intérêt pour relancer la consommation finale n’a abouti qu’au désastre économique et social que nous connaissons.

        Peut-être que l’idée de détaxer les entreprises de service non délocalisables serait une voie possible, mais aussi en prenant en considération les services non automatisables: service à la personne, services dans l’entretien et la réparation de l’habitat. Argument utilisé dans un autre livre « L’éloge du carburateur » (Matthew B Crawford) l’auteur y faisant une plaidoirie pour la réhabilitation de la valeur du travail manuel dans les domaines évoqués ci-dessus, travail qui est peu ou pas délocalisable: je ne vais pas envoyer faire réparer ma machine à laver en Chine, même si celle ci y a été fabriquée…

        Enfin, combinant les aspects de l’économie réelle et de la finance je cite à nouveau le dernier livre de Pierre Larrouturou « Pour éviter le Krach ultime »

        Paul T.

        PS aucun commentaire sur le programme Keynésien Européen dont j’ai parlé en début de mon message précédent?
        L’UE prévoit de dépenser 9 milliards d’euros pour les infrastructures énergétiques:
        http://www.euractiv.com/fr/energie/lue-pr-voit-de-penser-9-milliards-deuros-pour-les-infrastructures-nerg-tiques-news-508436

      2. Paul Tréhin.

        Peut-être que l’idée de détaxer les entreprises de service non délocalisables serait une voie possible

        Vous bossez pour Leclerc ou Intermarché ?
        Quant à vos charges sociales sur les machines, c’est absolument sans intérêt, puisque, vous en conviendrez, le problème n’est pas la mécanisation, qui est une bénédiction Humaine qu’on a tout intérêt à favoriser tant que ses externalités sont acceptables, mais bien plutôt la redistribution de la valeur ajoutée et donc l’assiette salariale – de plus en plus « soucoupe » – de ce que l’on appelle encore « charges sociales ».
        Ce point n’est d’après moi plus discutable, le prélèvement social doit être assis sur la valeur ajoutée, qu’elle soit marge commerciale, bénéfice brut comptable, EBE, etc. Pour toute entreprise et activité lucrative, quelle que soit la forme juridique de l’entreprise ou le secteur de l’activité. Prélèvement effectué sur une valeur ajoutée calculée avec des salaires nets de toutes « charges salariales », évidemment. Idem bien sûr pour tous les revenus du capital privé (loyers, dividendes, intérêts sur épargne réglementée comme sur tous produits financiers, etc) à un taux de participation majoré…
        On pourrait tout à fait imaginer que le secteur public contribue chaque année à hauteur de la valeur moyenne du prélèvement par actif du secteur privé multiplié par le nombre d’actifs qui le concernent.
        Perso, et comme pour tout entrepreneur individuel (hormis statuts d’exception et précaires type auto-entrepreneurs), ou toute société de personnes type EURL, mes charges sociales MSA sont assises sur le résultat d’exploitation avant impôts (avec un plancher de 3000 euros par associé temps plein, y compris en cas de déficit d’exploitation). Que ce bénéfice soit issu de mon travail, du capital immobilier, des machines ou des variations de stocks… Si le prélèvement social est réellement universel sur toute valeur ajoutée et tout revenu, les artifices, tripatouillages et optimisations comptables ou montages juridiques deviennent vains.
        La csg de Rocard, ok, très bien, ça rattrape un peu le déséquilibre en jouant sur tous les revenus. Mais ça n’est que du rattrapage, c’est à la source de la valeur ajoutée que le revenu social de redistribution doit être distingué et prélevé.

    3. « On retrouve ici la problématique des comptabilités qui mesurent les PIB et PNB, totalement déconnectées des réalités de l’économie réelle. »

      Il ne faut pas prendre les notions de PIB et de PNB comme la panacée: ce ne sont que la somme des valeurs ajoutées comptables, des entreprises « ayant pignon sur rue » (sans compter le travail au noir, ni le travail effectué par les ménages eux-même – femmes aux foyer, travaux d’embellissement ou de maintenance effectués à titre privé, …), à laquelle on ajoute la masse salariale des fonctionnaire (ce qui m’étonne, au moins parce qu’elle a déjà été intégrée, pour l’essentiel – hors emprunts effectués pour en financer une part…-, dans la partie « impôts et taxes », contenue dans la somme des valeurs ajoutées, cette dernière servant par définition à tout payé).

      Ce dont vous parlez, il s’agit d’autre chose. A une époque malheureuse (seconde guerre mondiale), on parlait du « système D à la française »… Je serais incapable de plus le définir, mais il ne s’agit pas d’économie, au sens stricte du terme.

  33. Mais l’objectif serait de moins relancer l’économie que de permettre la poursuite de la croissance de la finance et sa fuite en avant…

    La croissance de la finance, autant dire la croissance de bulles qui explosent les unes après les autres. Rien que de la spéculation au bénéfices de quelques initiés et une fuite en avant, qui n’a en effet, en rien pour objectif de relancer l’économie réelle et de faire baisser le chômage.

  34. Monsieur Leclerc, ne pensez-vous pas que même si les banques et les états peuvent souffrir de leurs problèmes financiers; tant que les marchés vivent d’espoir (promesses « politiques », spéculations…) les marchés s’en sortiront (les bourses ont bien montées en cette fin de semaine) et que RIEN NE CHANGERA VRAIMENT SANS UNE « RéVOLUTION » DANS LA RUE ?

      1. La crise est en phase de résolution. Il ne faut pas s’attacher à l’écume qui peut induire en erreur. En profondeur les choses s’améliorent doucement mais surement. Si les bourses remontent ce n’est pas à cause d’un espoir dans un accord européen. Personne ne pense sérieusement que les Européens ne trouvent pas un accord. Non, si les bourses remontent c’est que petit à petit elles se rendent compte que la situation n’est pas aussi dramatique qu’on a bien voulu le dire. Progressivement on s’aperçoit que la croissance aux Etats-Unis sera bien meilleure qu’on ne l’a dit cet été.

      2. la Parisienne Libérée – les banques vont bien
        http://www.dailymotion.com/video/xlsf73_la-parisienne-liberee-les-banques-vont-bien_news?start=24#from=embediframe
        faudra penser un jour à leur demander des comptes… pas tribunal please, ni lapidation… mais genre truc à compter grains de sables d’île paradisiaque, genre truc à soutenir les arbres pendant t’sous-nami, ou relever les sans-abris tokyoïtes et les burakumin: liquider les millisieverts de Fukushima sera leur repentance, on peut rêver, on laisse le choix

    1. L’accumulation capitaliste pourrait reprendre, comme lors de la grande dépression,
      mais sur la base d’une destruction massive des capacités de production,
      une immense régression sociale, avec sans doute dictatures fascistes,
      guerres commerciales et qui sait guerres tout court.

      C’est face à la menace de cette barbarie qu’il faut multiplier
      toutes les formes de lutte et d’organisations pour la résistance,
      faire converger les indignations vers des révoltes,
      jusqu’à imposer une révolution de civilisation.

  35. Bah pendant ce temps nos sénateurs de gauche nouvellement élu et nos députés de droite qui sont déjà en campagne vont nous préparer un petit budget équilibré,

    Comme çà pas besoin d’emprunter et le triple A on s’en fout.

    Elle est pas belle la vie?

    1000 experts enfermés jusqu’à ce qu’ils nous fassent un beau budget historique équilibré d’union nationale.

    En plus c’est promis en 2012, on ne fera la guerre à personne histoire d’économiser encore un peu plus.

    1. j’avais déjà suggéré cela, ce n’est pas ici… Pour une plus rapide réussite et aider nos braves députés j(y mettais les préconisations suivantes :

      – Jour J on enferme tout le monde dans la bâtiment plus le droit de sortir avant réalisation du bidget et plus de contacts avec l’extérieur,,
      – J+2 pas de budget équilibré…. ok plus de douches ni de sanitaires,
      – J+4 pas de budget équilibré…. ok 1 seul repas par jour,
      – J+6 pas de budget équilibré…. ok 1 seul repas tous les deux jours,
      – J+8 pas de budget équilibré…. ok plus d’eau courante 1 seul robinet pour tout le monde,
      – J+10 pas de budget équilibré…. ok plus d’électricité,
      – J+15 pas de budget équilibré…. on enlève les ardoises du toit…
      – J+20 pas de budget équilibré…. Sono… Mireille Matthier à 100db de 10 heures le soir à 8 heures le matin les jours pairs, des rediffusions de discours d’homme politique les jours impairs (Sarko, Aubry, Besancenot, Ségolène, Ballamou, Toubon Mélenchon, Arlette,… seulement les très bons quoi… )…

  36. Les banques françaises mettent l’euro en danger, ainsi que la note de la France : c’est le constat que fait le Spiegel ce soir. http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/0,1518,793221,00.html
    La France lourdement endettée sera pénalisée si elle se met en tête de sauver ses banques, très engagées dans la dette grecque. On peut lire entre les lignes : les mesures d’austérité aggravée n’y feront rien. Quand la note de la France sera touchée et que le crédit deviendra plus cher, l’Allemagne commencera à trembler pour ses exportations.
    Un autre article de ce jour annonçait que les augmentations de salaire atteindraient cette année les 3%, pour une inflation à 2%. Mais les perspectives pour 2012 ne sont pas aussi bonnes.
    Morale : La crise n’est pas encore grave pour tous, mais tous seront touchés, tôt ou tard.

    Alors, messieurs les politiques, qu’attendez-vous pour arrêter les frais ? Que le peuple soit exsangue ? et dans la rue ?

    1. Alain V

      En vous lisant, je réalise que vous ne terminez sans doute pas par la bonne question. Ce serait plutot :

      Et nous, qu’attendons nous pour changer de gouvernement ? D’avoir le frigo vide ? Des hopitaux incapables de nous soigner ?

  37. Rappel : Aide européenne aux pauvres : les ONG françaises en appellent aux gouvernements

    Les problèmes de carences alimentaires, de déséquilibre nutritionnel risquent de réapparaître en Europe, pour la première fois depuis l’après-guerre », a mis en garde Olivier Berthe, président des Restos du cœur.

    L’argument employé par les pays récalcitrants est que cette aide doit être du ressort des budgets nationaux, refusant une politique sociale à l’échelle européenne.
    Les belges reconnaîtront un avatar de la position de la Flandre sur de nombreuses matières sensibles.

    1. Une possibilité de financement direct par un fond européen serait bien pourtant une solution pour que les aides sociales ne soient pas liées à des systèmes d’impositions nationaux, évitant ainsi le dumping social entre pays, rivalisant par des politiques fiscales et sociales à la baisse au lieu d’essayer de se lancer dans une harmonisation sociale par le haut.

      Au contraire les pays se font concurrence en abaissant les impôts sur les dividendes des entreprises… Ce qui fait d’ailleurs qu’en moyenne es impôts sur les dividendes des entreprises en Europe sont largement inférieurs aux es impôts sur les dividendes des entreprises aux USA… Voir livre de Pierre Larrouturou à ce sujet (Pour éviter le krach ultime)

      Si les politiques sociales allant aux personnes les plus vulnérables étaient financées par un impôt européen et redistribuées aux organisations sociales non gouvernementales, telle que ATD Quart Monde Europe ou Caritas Europe ou encore EAPN : European Anti Poverty Network, ces organisations ayant des antennes des tous les pays d’Europe, la situation serait plus saine.

      Mais comme vous le dites les pays membres ne veulent pas entendre parler de politique sociale européenne. Ils invoquent le « principe de subsidiarité qui leur permet de prétendre que leurs protection sociale est meilleure que celle des textes européens.

      Or pour avoir participé indirectement au travers de la Plateforme Sociale Européenne, aux travaux de la Direction Générale Emploi et affaire Sociales de la Commission Européenne, je peux garantir que dans de très nombreux cas la réglementation Européenne est en avance sur celle de la plupart des pays de l’Union Européenne, y compris celle de la France où on a vu récemment remettre en cause les réglementations en matière d’accessibilité pour les personnes handicapées.

      Je ne suis jamais arrivé à obtenir une discussion sur le sujet suivant: « Ne pourrait-on pas créer une voie de recours pour que les associations nationales puissent s’opposer au principe de subsidiarité quand les associations nationales constatent que la loi de leur pays est en deçà de la loi européenne au niveau de la protection sociale ? »

      Sujet tabou, les pays ne voulant pas en entendre parler…

      Bien des législations sociales nationales sont encore loin d’appliquer la Charte Européenne des droits fondamentaux en matière sociale et de non discrimination… On se rappelle le dramatique épisode de l’expulsion de ROMs, qui n’est malheureusement pas un cas unique. On a aussi vu les interdictions de mendicités dans certaines villes, attitude discriminatoire visée, entre autre, par la Charte Européenne des droits fondamentaux. En matière d’emploi aussi de nombreuses discriminations se perp^étuent dans les pays membres de l’UE bien qu’étant en opposition avec la Charte Européenne des droits fondamentaux .

      Pour info il existe tout de même une voie de recours auprès du Comité de la Charte des droits fondamentaux, organe dépendant du Conseil de l’Europe à Strasbourg, lequel ne doit pas être confondu avec l’Union Européenne . L’association Européenne, Autisme Europe, dont j’étais Vice Président a engagé en 2002 une action collective contre la France à la demande des organisations de parents des grandes associations de parents françaises pour non respect du droit fondamental à l’éducation des enfants autistes mais aussi de nombreux enfants ayant des difficultés d’apprentissages (autrefois appelé déficience mentale) .
      Autisme Europe avait été chargée de ce cas, étant la seule organisation européenne dans ce domaine à avoir un « statut consultatif » auprès du conseil de l’Europe…

      Le cas a été gagné par autisme Europe dès 2004 (ce qui est un court délai en droit international) et les gouvernements français successifs ont étés obligés de se soumettre aux recommandations du conseil de l’Europe… Lesquelles ont été suivies de procédures de vérification de la mise en place de dispositifs correctifs.

      Pour information l’état français se défendait en invoquant des difficultés budgétaires, ce qui nous a aidé à gagner notre cas: pourquoi les difficultés budgétaires devraient elles principalement avoir un impact sur les enfants ayant des difficultés d’apprentissage et non sur les autres? Cela constituait un discrimination caractérisée en fonction du handicap.

      D’autres associations avaient suivi l’exemple d’Autisme Europe pour porter des cas de discrimination devant le Comité de la Charte Européenne des droits fondamentaux…

      Paul T.

    2. Une possibilité de financement direct par un fond européen serait bien pourtant une solution pour que les aides sociales ne soient pas liées à des systèmes d’impositions nationaux, évitant ainsi le dumping social entre pays, rivalisant par des politiques fiscales et sociales à la baisse au lieu d’essayer de se lancer dans une harmonisation sociale par le haut.

      Au contraire les pays se font concurrence en abaissant les impôts sur les dividendes des entreprises… Ce qui fait d’ailleurs qu’en moyenne es impôts sur les dividendes des entreprises en Europe sont largement inférieurs aux es impôts sur les dividendes des entreprises aux USA… Voir livre de Pierre Larrouturou à ce sujet (Pour éviter le krach ultime)

      Si les politiques sociales allant aux personnes les plus vulnérables étaient financées par un impôt européen et redistribuées aux organisations sociales non gouvernementales, telle que ATD Quart Monde Europe ou Caritas Europe ou encore EAPN : European Anti Poverty Network, ces organisations ayant des antennes des tous les pays d’Europe, la situation serait plus saine.

      Mais comme vous le dites les pays membres ne veulent pas entendre parler de politique sociale européenne. Ils invoquent le « principe de subsidiarité qui leur permet de prétendre que leurs protection sociale est meilleure que celle des textes européens.

      Or pour avoir participé indirectement au travers de la Plateforme Sociale Européenne, aux travaux de la Direction Générale Emploi et affaire Sociales de la Commission Européenne, je peux garantir que dans de très nombreux cas la réglementation Européenne est en avance sur celle de la plupart des pays de l’Union Européenne, y compris celle de la France où on a vu récemment remettre en cause les réglementations en matière d’accessibilité pour les personnes handicapées.

      Je ne suis jamais arrivé à obtenir une discussion sur le sujet suivant: « Ne pourrait-on pas créer une voie de recours pour que les associations nationales puissent s’opposer au principe de subsidiarité quand les associations nationales constatent que la loi de leur pays est en deçà de la loi européenne au niveau de la protection sociale ? »

      Sujet tabou, les pays ne voulant pas en entendre parler…

      Bien des législations sociales nationales sont encore loin d’appliquer la Charte Européenne des droits fondamentaux en matière sociale et de non discrimination… On se rappelle le dramatique épisode de l’expulsion de ROMs, qui n’est malheureusement pas un cas unique. On a aussi vu les interdictions de mendicités dans certaines villes, attitude discriminatoire visée, entre autre, par la Charte Européenne des droits fondamentaux. En matière d’emploi aussi de nombreuses discriminations se perp^étuent dans les pays membres de l’UE bien qu’étant en opposition avec la Charte Européenne des droits fondamentaux .

      Pour info il existe tout de même une voie de recours auprès du Comité de la Charte des droits fondamentaux, organe dépendant du Conseil de l’Europe à Strasbourg, lequel ne doit pas être confondu avec l’Union Européenne . L’association Européenne, Autisme Europe, dont j’étais Vice Président a engagé en 2002 une action collective contre la France à la demande des organisations de parents des grandes associations de parents françaises pour non respect du droit fondamental à l’éducation des enfants autistes mais aussi de nombreux enfants ayant des difficultés d’apprentissages (autrefois appelé déficience mentale) .
      Autisme Europe avait été chargée de ce cas, étant la seule organisation européenne dans ce domaine à avoir un « statut consultatif » auprès du conseil de l’Europe…

      Le cas a été gagné par autisme Europe dès 2004 (ce qui est un court délai en droit international) et les gouvernements français successifs ont étés obligés de se soumettre aux recommandations du conseil de l’Europe… Lesquelles ont été suivies de procédures de vérification de la mise en place de dispositifs correctifs.

      Pour information l’état français se défendait en invoquant des difficultés budgétaires, ce qui nous a aidé à gagner notre cas: pourquoi les difficultés budgétaires devraient elles principalement avoir un impact sur les enfants ayant des difficultés d’apprentissage et non sur les autres? Cela constituait un discrimination caractérisée en fonction du handicap.

      D’autres associations avaient suivi l’exemple d’Autisme Europe pour porter des cas de discrimination devant le Comité de la Charte Européenne des droits fondamentaux…

      Paul T.
      Paul

  38. Le convertisseur Hongrois sera t il plus fort que les banquiers ?

    la loi hongroise votée en septembre donne soixante jours aux banques pour convertir les emprunts « complexes » en devise étrangère en emprunt taux fixe en devise nationale pour les clients qui en font la demande.

    Ainsi le problème de risque retourne directement à la charge du prêteur. Et de fil en aiguille à la source du problème.

    C’est le retour à l’envoyeur, direct dans les gencives.

    A suivre parce que si çà marche, l’affaire dexia ne devrait être rapidement qu’un mauvais souvenir.

  39. Les banquiers ont utilisé la même méthode que les maisons de disques

    Aidez nous on nous vole

    Mais qui a vérifié les comptes? personne.

  40. Mais, pendant ce temps là, et en loucedé :

    http://www.politis.fr/Un-accord-de-libre-echange-entre-l,15693.html
    extraits:

    Qu’on ne cherche pas. La Commission européenne n’a rien communiqué sur ce traité de libre échange en passe de se conclure cette semaine entre l’Union européenne et le Canada.

    Le dernier communiqué, en anglais, a été publié discrètement par la Commission le… 15 décembre 2010 (lire ici) pour expliquer que l’Union européenne et le Canada ont accompli des progrès considérables autour du futur Accord économique et commercial global (AECG, en anglais : Comprehensive Economic and Trade Agreement, CETA) et que les négociations devaient s’achever fin 2011.

    « Ce que veulent les multinationales

    – L’accord économique et commercial global (AECG) signe le retour en force de l’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) et reconduit le chapitre 11 de l’Accord de libre échange nord-américain (Aléna) en lui donnant une portée plus grande avec une disposition de « protection des investissements ».
    – L’accord entraînera une ouverture des marchés publics au Canada à tous les niveaux de gouvernement.
    L’Union européenne et le Canada ouvrent la voie à une libéralisation des services d’une ampleur inédite.

    L’accord vise à affaiblir les réglementations sociales, environnementales et sanitaires. Par exemple, les réglementations relatives au boeuf traité aux hormones et à la directive Reach sur les produits chimiques sont menacées.

    Les droits propriétés intellectuelle sont renforcés aux dépens de la souveraineté alimentaire et du droit à la santé.
    – Mise en péril de la diversité culturelle. »

    « « Le Canada et l’UE se rapprochent de la conclusion d’un ambitieux accord ayant le potentiel d’accroître le commerce bilatéral de 20 % », se réjouit Ed Fast. « Ces négociations servent essentiellement les intérêts d’énormes multinationales convaincues que les services publics tels que les soins de santé, l’éducation et la sécurité publique constituent un domaine encore inexploré qui permettrait au secteur privé d’engranger des profits »

    … »Cet accord de libre-échange serait ainsi la première étape vers un

    grand marché transatlantique dont rêvaient déjà les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en négociant secrètement un accord multilatéral sur l’investissement (AMI) entre 1995 et avril 1997

     »

    Comme disaient nos augustes aïeux : « Mort aux vaches »! et là, il ne s’agit plus des flics, mais de
    la très indigne Commission européenne, et des rigolos qui nous ont concoctée cette belle affaire il y a des lustres, et ce, dans le dos ! et, qui, en dépit du contexte catastrophique, continue à nous envoyer dans le mur !
    Un jour viendra où nous ne ferons pas de quartier . Point.
    On a la nausée !

      1. Merci de vos deux réactions.

        Hypothèses

        :

        les autres « posteurs » savaient tout cela depuis le début, et n’ont rien dit

        a) ils sont bénéficiaires au premier chef de ces (légères) cachotteries
        b) depuis le début, cyniquement, ils ont décidé de sacrifier les populations
        c) maintenant qu’un certain nombre ont commencé à faire carrière, ils ne veulent pas changer l’ordre du jour, lequel date, au moins de 1997 =) sont trés rapides : 14 à 15 ans après, on suit imperturbablement cet ordre du jour, sans tenir compte de tout ce qu’il advient entre temps démontrant par le menu que l’ordre du jour est à revoir de fond en comble . Les places sont chaudes, bien rémunérées,et on est dans l’entre-soi des « experts » =) on continuera sa petite carrière jusqu’au bout ! faudrait quand-même pas être lancé dans la tourmente comme les gueux!
        d) le « nomadisme », avec prise de risque et bas salaire, c’est pour les autres; pas pour soi !
        e) la flexibilité, c’est pour les manants.
        f) la concurrence libre et non faussé ( magnifique « invention » ), point pour nous z’ôt les « initiés » : pas de ça Lisette !
        g) maintenant qu’on est bien soumis à la loi US, qu’on a bien courbé l’échine, qu’on est spécialiste dans le cirage de pompes, qu’on sait « courtisaner » à qui mieux mieux, et qu’on est dans « la servitude volontaire », pas question de changer ! on ne saurait faire autrement; et il faudrait refaire un réseau …

        Laissez moi rire ! après cela d’aucun se permettent de faire aux gueux une explication de texte sur La Boétie !!
        La paille et la poutre !

      2. « les autres « posteurs » savaient tout cela depuis le début, et n’ont rien dit »?!?

        C’est une convergence d’intérêt, d’idéologie, et de « pragmatisme » (pour les suiveurs, bon gré mal gré).
        globalement, les pays les moins riches espèrent se développer en attirant de nouveaux investisseurs, les pays industriels cherchent des débouchés, les financiers aussi, et l’UE US qui ont initié le mouvement partent du principe que le marché libre et non faussé est le meilleur « allocateur » de richesse. D’où le retrait idéologique des interventions de l’état : après l’état providence, c’est le marché providence.
        Avec le $, entre autres, c’est certainement plus simple pour les US.

        Le libre échange pousse ensuite, par le jeu de la « sélection naturelle » à spécialiser et à intégrer les économies : en route vers le marché mondial! (d’où l’adage sans cesse répété : le commerce plutôt que la guerre (qui est une vision assez simpliste des relations inter étatiques, voire tend à produire l’effet inverse de celui escompté. Sans compter la blague du complexe de supériorité qui voudrait que les émergents se contentent de fabriquer des casseroles, pendant que l’UE US se concentre sur le high tech ou la finance : c’est parti pour ne pas durer longtemps.))

        « au moins de 1997 » non : Merkel n’a fait que relancer le processus (notamment par la création d’un conseil chargé de cela, en 97)

        « la flexibilité, c’est pour les manants. » 🙂 çà, ce n’est jamais flexible que dans un sens pour les ouvriers des pays industrialisés (et les autres employés ensuite, voire les petits entrepreneurs) : vers le bas. M’enfin, les tenants de ce projet racontent que le monde s’enrichit : on les croira sur parole…

      3. la blague du complexe de supériorité qui voudrait que les émergents se contentent de fabriquer des casseroles, pendant que l’UE US se concentre sur le high tech ou la finance

        exact, Sylla, vu et entendu en Multinationale, il y a moins de 10 ans !
        je parle de cadres sup.proches des « dieux » du comex, trés axés sur le marketing, et étant allés « délocaliser » certaines équipes, pour augmenter le CA …se frottant les mains ouvertement sur le gain ( tant pis pour les chômeurs ici =) secteur high tech, se croyant encore « protégé » …), et tenant
        un discours, pour moi, fort surprenant.
        évidemment, et c’est normal, au bout de qq mois, les ingénieurs de « là-bas » se sont rebiffés et ont demandé des augmentations de salaire =)
        les cadres sup.cités ci-dessus ressemblaient à des poules ayant couvé de vilains petits canards !
        quoi, « on » leur donne de l’emploi, et sont pas contents !!
        en tête à tête avec l’un d’eux, je me souviens avoir dit :  » faut pas prendre les gens pour des « caves » ! » =) air trés étonné de mon absence de compréhension ! j’étais pas « corporate » !

  41. Grêce 300 milliards , perte 60% = 180 Md la moitié aux français ? en 4 banques = 45 milliards chacune………….Ben vous pouvez de suite les fermer.
    Y à pas besoin de réfléchir 2 ans.
    Les assurés vie sont morts du même coup.

  42. Le convertisseur Hongrois :

    En septembre de cette année le parlement Hongrois a voté une loi qui impose
    a tout établissement financier de transformer les produits financiers complexes libelles en devise étrangère en prêt à taux fixe libelles en devise nationale pour tout client en faisant la demande et dans un délai de 60 jours.

    La loi hongroise a le mérite de refiler au prêteur son mystérieux produit et ainsi de permettre de localiser la discussion entre des parties qui auront réellement intérêt à trouver une solution.
    En effet désormais les discussions n’auront plus lieu entre le loup et le mouton, mais directement entre les loups.

    Veillons à protéger cette initiative démocratique pragmatique, qui n’est malheureusement pas promise à un grand avenir.
    Si des amis hongrois peuvent se procurer les références de ces lois afin que nous puissions suggérer à nos représentants nationaux respectifs de présenter de telles propositions, qu’ils en soient remerciés.

    En attendant, les institutions européennes nous montrent qu’il n’y a pas réellement besoin de vote à la majorité puisque le système de vote à deux tours fonctionne très bien.

  43. Les pays de la zone euro planchent en parallèle sur un chantier beaucoup plus vaste : une participation nettement plus importante que prévu des banques dans le cadre du second plan d’aide à la Grèce, décidé dans son principe en juillet et portant sur des prêts publics de 109 milliards d’euros.

    Selon un rapport de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, FMI et BCE) remis aux ministres, dont l’AFP a obtenu copie, il faudra que les banques acceptent une dépréciation (décote) de 60 % de leur créances si l’on veut que le montant de 109 milliards d’euros reste inchangé.

    Avec une décote à 50 %, le FMI et les Européens et le FMI devront augmenter leurs financements à 114 milliards d’euros, selon les calculs du rapport.

    Et selon une source diplomatique, les ministres des Finances ont de facto entériné les conclusions. « Au moins 50 % sont nécessaires » pour la décote, a-t-elle souligné. C’est sur cette base que se tiennent désormais les négociations avec les représentants du secteur bancaire, censées aboutir au plus tard lors d’un sommet décisif de la zone euro le 26 octobre.

    Reste à savoir si les banques accepteront volontairement de subir ces nouvelles pertes de grande ampleur. En juillet, leur « effort » avait été fixé à seulement 21 %.

    http://www.romandie.com/news/n/Les_banques_doivent_se_preparer_a_de_lourdes_pertes_sur_la_Grece221020110110.asp

  44. dette grecque: une décote à au moins 50% pour les banques; pas si mal que cela pour un début…attendons la suite: CDS, pas CDS ?

    1. Ouais! même qu’elle se passe les nerfs sur Berlu…extrait d’un discours officiel capté sur LCI: en substance, on ne peut pas laisser les pays que l’on aide continuer à faire n’importe quoi, voyez l’Italie, etc etc , et vlan et vlan!
      il faut dire que les commentaires peu galants au téléphone ( écoutes publiées largement ) de l’autre satrape sur le physique d’Angela n’ont pas arrangé le ticket du gougnafier transalpin…
      les relations inter étatiques tiennent à peu de choses, isn’it ?

  45. Monsieur Leclerc, dans le situation actuelle, pensez-vous que les Etats-Unis aient intérêt à la disparition de l’Euro (en tant que monnaie de réserve) ou qu’au contraire l’Euro reste pour eux, indispensable à la « stabilité » du système monétaire mondial?

    1. Les Etats-Unis ont intérêt à ce que le statut actuel du dollar perdure le plus longtemps possible, leur politique se résume à cela…

      1. Je comprends mieux à quel point la position états-unienne est dépendante de ce statut et du droit d’émission « illimité » de papier-monnaie qui en découle.
        La fin de ce système furieusement inflationniste, sera t-elle la conséquence d’un accident « imprévisible »?
        C’est terriblement dangereux, non?

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