L'actualité de la crise : AU THÉÂTRE DIMANCHE PROCHAIN, par François Leclerc

Billet invité

A son tour, la France prend le cap de la zone des tempêtes, alimentant une dramatisation calculée du sommet européenne de dimanche prochain qui ne fera pas pour autant de ses participants des sauveurs.

Les désaccords qui subsistent entre Allemands et Français ne peuvent au mieux aboutir qu’à un compromis a minima de dernière minute, comme déjà annoncé. Le triptyque des mesures annoncées ne sera pas à la hauteur des exigences de la situation : la décote de la dette grecque sera une nouvelle fois insuffisante pour que le pays retrouve sa solvabilité, la recapitalisation des banques restera pleine de mystères et ne rassurera qu’à moitié, le renforcement spectaculaire du FESF reposera sur des pointes d’épingle.

Vu les engagements déjà pris par le FESF et le mécanisme envisagé pour le renforcer, ainsi que les nouveaux qui vont être indispensables de prendre (au Portugal notamment), le montant des pertes sur les obligations souveraines qui vont pouvoir être assurées par celui-ci – puisque c’est le montage financier retenu – ne pourra pas atteindre le montant initialement évoqué de deux mille milliards d’euros, tout au plus la moitié potentiellement sur le papier, ce qui élévera un rempart insuffisant pour empêcher l’Italie de tomber dans le trou et n’étouffera pas le feu.

Qui plus est, rien ne dit que les investisseurs seront rassurés par une garantie qui ne portera que sur une décote maximum de 20%, alors que la dette grecque va subir une décote supérieure, et qu’ils accepteront des taux inférieurs et supportables, ce qui par ailleurs ne réglera pas en soi la question de la solvabilité des Etats. Enfin, le nouveau montage destiné à accroître son effet de levier s’effritera comme un château de sable si la note des Français est dégradée.

De nombreux indices montrent que la situation continue de déraper, et pas seulement dans la zone euro, ce qui permet de tordre le cou aux interprétations restrictives de la crise qui, pour les besoins de leur démonstration, oublient le reste d’un monde tout aussi secoué.

La valse des agences de notation se poursuit à un rythme qui s’accélère. Avec non seulement la France, dont la note AAA est désormais sous surveillance, mais aussi l’Espagne, que Moody’s vient de rétrograder de deux crans, tandis que Standard & Poor’s en a fait autant de 24 banques italiennes. Quand ce ne sont pas les Etats, ce sont les banques qui sont atteintes, tout se dérobe sous les pieds !

Sur le marché obligataire, le spread (l’écart) entre les taux allemands et français pour les titres à 10 ans a dépassé 1%, comme c’était le cas il y a peu pour l’Italie, alors qu’il approche désormais les 4% pour cette dernière. Les CDS assurant contre le défaut de remboursement de la dette française ont augmenté à 193 points de base (soit une prime annuelle de 193.000 euros pour assurer 10 millions d’euros à cinq ans). Sur les 24,8 milliards de dollars de CDS identifiés comme émis par la Depository Trust and Clearing Corporation (DTCC), c’est la dette française qui aurait donné lieu à l’émission du plus grand nombre d’entre eux, passant devant celle de l’Italie.

En Espagne, le taux de créances douteuses des banques – pour l’essentiel du crédit immobilier – continue d’augmenter, selon la Banque d’Espagne et atteint 7,14%, ne prenant vraisemblablement pas en compte le crédit aux promoteurs immobiliers et aux entreprises du BTP.

Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques, vient d’admettre que les Portugais ne pourront pas atteindre leurs objectifs de réduction du déficit budgétaire, alors que le gouvernement vient de présenter un projet de budget 2012 comprenant de nouvelles coupes brutales et que, selon les prévisions et données officielles, la récession devrait s’approfondir (-2,8%) et le chômage passer à 13,4%. Le scénario grec est en train de se répéter : mêmes causes, mêmes effets.

Même les mieux dotés ne sont pas épargnés. La structure de défaisance de Hypo Real Estate (HRE) va devoir être recapitalisée en Allemagne, en raison de dépréciations successives qui ont du être épongées par l’apport en capital initial de l’Etat de 3,9 milliards d’euros. Le secteur bancaire allemand est l’un des grands malades de l’Europe, même s’il a été depuis rejoint par ses coonfrères, chacun ayant ses points de faiblesse propres et tentant de les dissimuler à sa façon dans le maquis accommodant des réglementations bancaires nationales.

La relative bonne santé allemande repose sur l’extension du travail à temps partiel, qui n’est pas toujours motivé par un choix familial, et atteignant désormais les hommes aussi bien que les femmes. Selon l’institut DIW, deux millions d’Allemands subiraient cette situation, faute de mieux, sur les dix millions qui travaillent à temps partiel. Qu’en sera-t-il lorsque la baisse de la croissance prévue se poursuivra ?

Au Royaume-Uni, hors zone euro, l’inflation a atteint 5,2%, selon l’Office des statistiques nationales, les prix ayant été particulièrement tirés par l’augmentation du gaz, de l’électricité et des transports, ainsi que par les produits alimentaires. Cela frappe de plein fouet les catégories les plus défavorisées (par le système, pas par la nature), leur pouvoir d’achat pris en tenaille entre l’inflation et la baisse de leurs revenus. Le pays est à l’extrême bord de la récession (+0,1%), si l’on accepte ce chiffre comme crédible, et le chômage continue de progresser. A ce train-là, les années Thatcher seront bientôt considérées comme ayant été une plaisanterie.

Pendant que les dirigeants européens tentent de trouver leurs marques communes, la BCE continue de jouer les urgences hospitalières. La facilité de prêt au jour le jour a atteint 2,39 milliards d’euros lundi, les dépôts de liquidité sur 24 heures, 172 milliards d’euros, le prêt de 500 millions de dollars sur une semaine à une banque non identifiée a été une nouvelle fois renouvelé, tandis que d’autres opérations de prêt à une demi-douzaine de banques étaient engagés. A part cela, le système bancaire se porte bien, si l’on en croit ses porte-paroles.

La crise sociale se développe et ses manifestations ne sont pas réservées aux pays de la zone des tempêtes, soumis à un régime des plus stricts. Insidieusement, la précarité et la pauvreté se fraient leur chemin partout, tandis que la concentration extrême de la richesse s’accentue, révélée par de multiples études. La formule est consacrée mais n’en reste pas moins valable : une profonde inquiétude et indignation monte, qui se traduit aujourd’hui en Grèce par la paralysie du pays, qui gagne de plus en plus de secteurs d’activité.

Une étude annuelle du Crédit Suisse confirme que la richesse mondiale, exprimée en dollars, a progressé de 67% depuis l’an 2000 et devrait continuer de le faire à raison de 50% d’ici à 2016. Très inégalement répartie entre les pays, les émergents se taillant la part du lion, et au sein de chaque pays une part infime de la population, car les moyennes cachent des disparités et une concentration de la richesse qui s’accroissent.

La tentation de puiser dans cette manne va être de plus en plus grande, expliquant les mesures dont ceux qui la possèdent s’entourent de plus en plus afin de se protéger. Dans des paradis fiscaux, derrière les enceintes de résidences protégées, dans le dédale de la fiscalité, dans un monde qui leur est à tout point de vue réservé et sur lequel des services de sécurité veillent. Les pauvres gens !

P.S. : François Hollande évoque la possibilité d’une « victoire des agences de notation », si les dirigeants européens n’étaient pas « à la hauteur de la situation » et que les marchés étaient en conséquence « tout puissants », tout en évoquant « des mesures appropriées » qu’il n’identifie pas. On serait curieux de les connaître.

273 réponses sur “L'actualité de la crise : AU THÉÂTRE DIMANCHE PROCHAIN, par François Leclerc”

  1. Bon, aux USA, les prêts étudiants c’est râpé. Trop de jeunes aussi chômeurs que surendettés, avec caution des parents bien sûr (voir témoignages live poignants sur le site http://wearethe99percent.tumblr.com/.
    Sûr qu’en Europe, les banques pourraient un peu plus pousser dans cette voie.

    Et les bébés à naître ? Un petit prêt pour l’installation dans l’existence du futur jeune, non ?

    En attendant, dans mon agence LCL, un panneau : « Pour tout retrait de plus de 1800 €, B.V. demander 48 H à l’avance ».

    Ça sent le sapin.

    1. D’après Contreinfo, la moitié des prêts étudiants avaient AU MOINS un retard de remboursement l’année dernière.
      Là, en principe, certaines universités vont finir par fermer.
      Mais bon. Dans le lot de tout ce qui ferme aux US, ça irait plus vite de compter ce qui reste ouvert.

    2. Merci pour le lien, Jean-Yves.

      On sent à travers tous ces témoignages que quelque chose est en route, que rien n’arrêtera.

      Un seul souhait cependant : que ce mouvement reste pacifique, malgré la violence à laquelle il est confronté.

    3. Hier soir, au conseil municipal de mon village, on a débattu de la proposition d’une banque bien connue en milieu rural de faire un don de 15 euros pour les nouveaux-nés (en échange d’un versement identique de la commune sur un compte bloqué). On a dit non, unanimement.

      1. 15 € et ouverture de compte dans ladite banque pour les nouveaux nés ? + engagement sur 20 ans de fidélité + obligation de premier consulté pour un prêt + prêt bonifié à taux variable swapé sur Kazakhstan pour emprunt primo-accédant ?

    4. « Pour tout retrait de plus de 1800 €, B.V. demander 48 H à l’avance »
      N’en tirez pas de conclusion, il s’agit d’une mesure de sécurité, propre aujourd’hui à tout établissement bancaire, afin de limiter les risques de braquage en ayant le moins d’encaisse possible.

      1. C’est ce qui est dit, mais peut-être que c’est à cause de la pénurie, et que de rogner sur les encaisses bancaires, financièrement c’est un plan intéressant

  2. Tel que c’est parti, le taux de chômage risque de grimper en flèche à Bruxelles, dans les prochains mois ! -:).

    En même temps, la question de la dette française (le raisonnement reste valable pour les autres nations), ne pourrait-elle pas être résolue en « renationalisant la dette » par abrogation du décret de 1973 interdisant les avances gratuites de la BdF au Trésor et en contraignant les banques a accepter un montant important de ces émissions dans leur bilan?

    Qu’en pensez-vous?

    (Perso, la dette de la France ne m’inquiète pas plus que cela, les bonimenteurs publics ne regardant que la colonne « Passif » du bilan, oubliant la colonne « Actif ». C’est sûr, c’est plus simple. De plus en 1500 d’existence – de Philippe le Bel, le roi « faux monnayeur » à la banqueroute des 2/3 en passant par Louis XIV, la France s’est presque toujours trouvée en situation de disette budgétaire et a même fait plusieurs fois banqueroute. Ce qui ne l’a pas empêchée de devenir ce qu’elle est ni de faire ce qu’elle a fait).

    1. Oui je me pose la même question : pourquoi l’état est obligé de payer un taux d’usure à des établissement privés alors qu’il pourrait faire appel à sa banque centrale, quand on voit que la dette depuis 30 ans correspond quasiment au montant des intérêts que l’on a payé à ces banques sur cette période ?

      1. C’est clair.
        Aucun des politiciens professionnels ne remet en cause le capitalisme
        ils jouent auThéatre de l’Alternance, avec les cachets de bons comédiens.
        La prochaine pièce, après Bling Bling, c’est une super reprise de la
        Gauche Plus Rien, sous le nouveau titre de « Gauche solde d’hive »r.

      2. Je pense que la réponse se trouve dans le Traité de Lisbonne, articile 123:
        «  »« Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

      3. a NewOdd :

        oui, et il y a tellement de choses dans le statut de la BCE, et tellement de moyen de les détourner …

      4. « Je pense que la réponse se trouve dans le Traité de Lisbonne, articile 123 »
        OK. Mais :
        – le traité de Lisbonne a été ratifié après une victoire du « non » à un référendum du peuple français, donc invalide, non ?
        – les textes (comme les lois) ne sont pas intagibles et doivent évoluer si la situation l’exige, non ?

      5. Traité de Lisbonne : Comment des politiques ont il pu livrer ainsi leur pays aux Banques privées ? Le néolibéralisme a-t-il des pouvoirs surnaturels ?

      6. Programme du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, « l’humain d’abord », pages 32 et 33 :
        – nous proposons que la BCE (et les banques centrales nationales comme la Banque de France qui constituent ensemble lEuro-système) finance directement, par création monétaire, un Fonds de développement …
        Page 70 :
        – la France proposera une refonte des missions et des statuts de la BCE … Pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voir nuls, directement aux États, et d’acheter des titres de la dette publique.
        Page 67 :
        – S’affranchir du Traité de Lisbonne.
        2 € chez votre crémier préféré.

      7. @un naïf
        C’était la contre-partie de l’acceptation de l’euro par l’Allemagne, pour se premunir de la tentation des états d’abuser de la protection qu »une monnaie commune offrait contre tout risque de dévaluation, en cas d’abus budgétaire (au sens allemand du terme).
        Bref, l’euro est le masque de la zone mark : tous derrière l’Allemagne. Les négociations actuelles vont illustrer à l’envie que le chef de l’Europe est allemand.

      8. « – le traité de Lisbonne a été ratifié après une victoire du « non » à un référendum du peuple français, donc invalide, non ?
        – les textes (comme les lois) ne sont pas intagibles et doivent évoluer si la situation l’exige, non ? »

        En fait, le problème est plus ancien:
        « en France avec la loi du 3 janvier 1973, les concours de la Banque de France aux financements publics, notamment les émissions de crédit sans intérêt, furent limités, puis ils furent interdits par le nouveau statut de la Banque de France en 1993, lors de la mise en place de la Banque centrale européenne », source: Wikipedia sur la Dette publique: http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique#cite_note-47

      9. @ Juignet,

        En l’occurence, le Traité de Lisbonne n’a fait que reprendre une disposition introduite en droit français en 1973 par Pompidou et Giscard !

    2. François, merci. Quelle pédagogie!

      Merci aussi à Tinville de rappeler ce que nos politiciens d’alternance
      font tout pour gommer: la France, comme des dizaines d’autres pays,
      a répudié des dettes vis vis des banskters.
      Il n’a jamais été plus important de le faire, et immédiatement, dans toute l’Europe.

      L’endettement est largement illégitime;
      – chute de la fiscalité sur le capital,
      mis en oeuvre par ses serviteurs du Théatre de l’Alternance.
      – emprunts à ce même capital qui fait coup double
      – renflouement des dettes des mêmes !

      Le minimum, c’est tout de suite:
      – récupérer la souveraineté sur la politique monétaire,
      finie la Banque des Croquants de l’Europe
      – nationaliser les banques et le crédit pour les mettre au service du public
      – audit public et répuditation de la dette.

      Enfin, pour éviter de tomber rapidement dans la barbarie:
      – exproprier le capital
      – reconstruire une autre Europe en produisant sous contrôle démocratique
      ( travailleurs Etat, consommateurs) pour les besoins, pas l’accumulation financière,
      et dans le respect de la planète.

      Au-delà de leurs impacts sociaux injustes,
      les restrictions budgétaires ne sont pas à même d’aider à résoudre la crise.
      Reste à continuer à construire des alternatives à partir des mouvements sociaux.
      La bourgeoisie patauge. Nous avançons
      Patience et détermination.

    3. Ce sont les solutions exposées par l’économiste Jacques Généreux dans son dernier livre. « nous on peut ».

      1. Non. Lisez le bien:
        Généreux comme le Flan de Gauche du PS,proposent seulement une illusion,
        réformer le capitalisme:
        – pas de nationalisation du secteur bancaire
        – encore moins d’expropriation du capital
        – pas de répudiation de la dette
        Bref: la comédie mitterrandienne, compatible avec le fromage
        dans les ministères bourgeois, comme toujours…..

      2. Malheureusement Charles A., tu n’as pas lu le programme du Front de gauche :
        – Nous créerons un pôle financier public par la mise en réseau des institutions financières publiques existantes … , des banques et des assurances mutualistes … Et la nationalisation de banques et de compagnies d’assurances.(p.34 et 35)
        Tu veux les banques, eh bien tu auras les compagnies d’assurance avec !
        – Nous agirons pour le réaménagement négocié des dettes publiques, l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux d’intérêt les concernant et leur annulation partielle. Nous exigerons des moratoires et des audits sous contrôle citoyen. (p. 70)
        Amicalement.

      3. Malheureusement, je connais parfaitement et ai 100 % raison.

        Non, le FDG ne propose pas la répudiation de la dette, mais seul un audit

        Non le programme du FdG ne propose pas une réquisition des banques et assurances
        Il évoque un pôle public (Caisse des dépôts, banque postale…)
        à côté du secteur bancaire et assurantiel privé.
        C’est toujours celui-ci qui fera la loi, comme sous Mitterrand et Jospin.

        Mais l’eau tiède, c’est sur tous les sujets.
        La question de l’indemnisation des gros actionnaires n’est même pas posée.
        Cette indemnisation lors des privatisations de 1982 a joué un rôle essentiel
        dans l’amorce de l’endettement public.

        Le seul secteur d’activité promis à la création d’un secteur public
        est celui de l’énergie sans expropriation des gros actionnaires (Total ou GDF Suez).
        Pour le reste, des pôles publics sont envisagés à côté des mastodontes du privé :
        chimie, médicaments, bâtiment, transports…

        Dans le système capitaliste mondialisé, cette économie mixte largement privatisée
        restera déterminée par les lois du marché : compétitivité, licenciements, etc.
        Interdiction seulement des licenciements « boursiers ». ..

        De plus, sur les institutions, le Sénat et la présidence de la République,
        même rééquilibrés, restent en place. L’Onu « réformée » également.

        Ensuite, la capacité des composantes de la gauche à s’émanciper
        des aspects les plus progressistes de leur programme n’est plus à démontrer.
        Dès 1982, l’Union de la gauche supprimait l’échelle mobile des salaires
        et ouvrait aux marchés financiers les portes de l’économie
        tout en effectuant le tournant de la rigueur.
        Dès 1998, la gauche plurielle entamait un programme de privatisation
        y compris des entreprises clés des transports et des télécommunications,
        sans parler des derniers éléments publics du secteur financier.

        Cela atteste que sans mobilisation de masse,
        sans rupture avec les institutions, aucune mesure favorable aux travailleurs
        ne peut être arrachée au capital.

        Cela confirme que toute alliance formée sous l’égide du PS
        ne peut que conduire non seulement à l’impasse mais surtout aux reniements.

        A fortiori avec la crise formidable que traverse la société capitaliste.
        Le programme du FdG est sans rapport avec l’ampleur de la crise.
        La mise en œuvre de la moindre mesure progressiste
        supposera un affrontement violent avec le capital et ses institutions.

        Le FdG et sa révolution par les urnes,ce qui n’a jamais eu lieu nulle part,
        est toujours la même vieille et longue cuiller vers le caviar.
        Rien dans le programme et les pratiques d’alliance du FdG
        n’est exclusif avec le parti de rechange de la bourgeoisie, le PS.

    4. @ Fouquier Tinville :

      abrogation du décret de 1973 interdisant les avances gratuites de la BdF au Trésor et en contraignant les banques a accepter un montant important de ces émissions dans leur bilan?

      Les USA et UK pratiquent ça depuis 2008 en l’appelant le Quantitative Easing et ça ne leur réussit pas tellement. Monétiser la dette signifierait l’hyperinflation, et ceux qui ont 1 milliards n’ont pas grand chose à craindre de prix multipliés par 10, mais ceux qui en gagnent 1000 beaucoup plus.

      Je le répète: monétiser la dette aujourd’hui serait la pire des catastrophes, surtout pour les plus pauvres. Et ça permettrait aux banquiers de s’en sortir sans risquer la prison.

      Ce qu’il faut, c’est répudier la dette, car alors des enquêtes seraient ouvertes.

      1. @Zolko

        Mais non Zolko. C’est au contraire la seule solution actuellement, à condition qu’elle s’accompagne d’un contrôle des capitaux et d’un défaut sélectif, qui permettra à la masse monétaire de ne pas trop augmenter et autoriser une inflation modérée (15-20% par an) à même de dégonfler les dettes mécaniquement. Si vous répudiez les dettes sans compenser par l’émission de monnaie, c’est le chaos…

  3. Les taux italiens flirtent plutôt avec les 6%. Et ça fait un certain temps que le spread Italie-Allemagne est supérieur à 100 points de base.

    En ce qui concerne François Hollande, il devrait préparer un plan secret pour sortir de l’euro au cas où l’on bousculerait un peu trop la France et pour avoir une certaine marge de manœuvre…ce serait un atout important dans cette guerre économique…sinon, il risque de devenir un Papandréou…

    1. Il s’agit de l’écart des taux (le spread) entre l’Italie et l’Allemagne, et non pas le taux obligataire italien.

    2. @ l’albatros

      FH vient d’aller prendre conseil auprès de Zapatero. J’imagine qu’il ira ensuite consulter Papandréou. Nous sommes sauvés…

      1. Tout un symbole en effet que ce voyage hollandais au pays de Cervantès ,
        Zapatero ou le socialisme au meilleur de sa forme ! On se pince.

    3. Bonsoir l’albatros.

      Vous parlez de monsieur Hollande comme si son élection était acquise. je ne vois pas en cet homme un individu que » des ailes de géant empêcheraient de marcher ». Il n’a pas plus de charisme qu’un Papandréou et se comportera comme lui, c’est à dire comme un « porteur d’eau de la finance », un plan secret me semble exclu car encore faut-il en avoir la volonté.

      A situation exceptionnelle, il faut un homme exceptionnel et je ne vois aucun « De Gaule » à l’horizon. Lui aurait envoyé chier Bruxelles donc les US depuis longtemps!

      Pour ceux qui pensent que les peuples pourront trouver une solution pacifique à tout cela, regardez bien ce qui va se passer en Grèce. L’armée dont on n’entend pas parler va reprendre du service et avec la bénédiction de bruxelles en plus. Non mais!

  4. Honnêtement, il n’y a pas d’éditorialiste (en économie tout du moins) qui atteigne votre cheville…c’est limpide…

  5. Ce matin j’ai écrit qu’il faudrait annuler la loi Rothchild de 73.
    oui et non , cette loi est un thermomètre qui aurait du empêcher les emprunteurs et préteurs de dépasser l’irresponsable.
    Néammoins ce jour les préteurs se gavent de taux indécents.
    Il faut donc ne plus leur servir ces taux et annuler les parts de dette.
    Puis il faut revenir à des dettes décentes et non indécentes.
    Pour celà rechercher la responsabilité des endetteurs et endéttés.

    1. Je ne vois pas l’intérêt de cette loi de 73 (reportée dans le traité de Lisbonne).

      Certes, les taux obtenus sont un bon indicateur du degré de confiance quant à la manière dont les pays sont politiquement gérés…

      1. Il faudra abroger cette obligation des états de recourir aux banques , mais impossible pour l’instant tant que les préteurs sont en soutien ou alors il faut faire défaut.
        1973 fut un crime contre les peuples.
        L’endettement est un crime contre les peuples s’il est maintenu.
        Heureusement la balance va basculer et tous les états européens vont faire défaut.
        Messieurs les préteurs rentrez chez vous les poches vides.
        1973 aurait pu être poursuivi par les préteurs s’ils avaient surveillé l’endettement de leurs emprunteurs mais il ont voulu se faire plus gros que le boeuf et la grenouille éclata.

  6. Ne vous faites pas trop de souci pour le Royaume Uni, ils ont et garderont la City qui les a toujours sorti de tout… Jusqu’à présent en tout cas. Il est vrai que sur cette Terre rien n’est éternel ; peut-être que même le paradis ne l’est pas !

    1. Cela me rappelle Albin et ses clônes faisant des rapports sociaux du capitalisme,
      qui n’a que quelques siècles, un trait de la nature humaine…
      Invité de plus sur un blog d’anthropologue, cela frise la grossièreté délibérée.

      Quant à l’éternité, c’est vrai que c’est ennuyeux, surtout vers la fin…

      1. Bien sûr, quel autre paradis ? Quoiqu’il allie les caractéristiques d’être à la fois fiscal et artificiel…

  7. inflation à 3% sur la zone euro à priori.
    Je n’arrive pas à m’expliquer cette inflation en période de récéssion!

    1. Cela doit venir des prix de l’énergie etc…

      La déflation viendra de toute façon, il suffit de patienter.

    2. Justement, les quantités de monnaie émise par le crédit ne sont pas « détruites » par les remboursements. C’est le signe que de moins en moins de crédits sont remboursés.

      1. @Pablo Honey
        La création de monnaie par le crédit, ça n’existe pas.
        Une banque finance ses prêts par ses dépôts, ses emprunts aux autres banques ou à la banque centrale (qui est la seule à pouvoir créer de l’argent. Elle peut aussi le détruire, comme nous d’ailleurs cf gainsbard).

        En période d’euphorie, la banque prête de l’argent ou achète des actifs avec ses emprunts et dépôts.
        En période noire, la banque doit rembourser ses emprunts, mais ses actifs se sont dépréciés et ses prêts ont des défaut de paiement…et là c’est chaud!

        De plus, il lui faut 8% de fonds propres (par rapport à ses engagements totaux : emprunts + dépots) : si ses actifs baissent (les fonds propres) il lui faut soit diminuer ses engagements, soit augmenter ses fonds propres pour respecter les 8%.

        Paul Jorion pourra mieux vous expliquer ce point que moi. Il a écrit un livre complet sur le sujet, et expliqué ce point partiellement dans le « Capital à l’Agonie » que j’ai fini récemment.

        @lisztfr
        Je pense que l’inflation est du à la spéculation sur les matières premières (et donc sur les produits finis aussi) et à l’augmentation des taxes.
        La baissse du pouvoir d’achat devrait nous amener en récéssion et donc en déflation.
        La stagflation ne peut se produire qu’en cas de liquidité abondante aux banques sans contrepartie (elles se remettront à spéculer)

        ah je viens de voir qu’en 2008 avant la chute, l’inflation était au top puisque le livret A était à 4%.
        Donc, c’est un plan sans accroc, on va vers la déflation qui tuera le capitalisme : en effet, quel intérêt de préter de l’argent quand on est en déflation?

        Au plaisir de vous lire.

    3. La récession n’est pas mondiale : la croissance des émergents continue à tirer les prix des matières de base vers le haut, et l’euro ne baisse pas assez pour compenser cela.

  8. Crise en zone euro : Sarkozy prêt à se rendre rapidement à Berlin (députés NC).

    Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi qu’il était prêt à se rendre à Berlin rapidement pour faire avancer la conclusion d’un accord sur l’avenir de la zone euro avant le sommet de l’UE prévu dimanche, ont rapporté des députés Nouveau centre à l’issue d’un déjeuner à l’Elysée.

    http://www.boursorama.com/actualites/crise-zone-euro-sarkozy-pret-a-se-rendre-rapidement-a-berlin-deputes-nc-e65db30f79f70ac09c2c57f738312a94

    1. Bonsoir BA.
      Apparemment ça achoppe avec les allemands. Sarkozy en tien pour que le FESF devienne une banque…
      Marc

  9. L’abeille et les puissants
    (à la manière de quelqu’un qui a beaucoup fait pour la renommée de ma gent)

    Un jour, l’argent vint à manquer.
    On n’avait jamais vu de plus horrible chose.
    On convoqua chacun : Quelle en était la cause ?
    Et qui devait raquer ?

    On appela la hyène,
    Reine du FMI :
    « Que nenni,
    Si je devais banquer pour les hellènes,
    Il me faudrait délayer mon pouvoir
    Avec du jaune, de l’hindou et du noir
    Et mes maitres des USA
    Ne veulent pas de ça ! »

    Brun, l’ours, grand argentier
    Du Fond Européen refusa quand à lui
    Et l’effet de levier
    Et de vivre à crédit.

    Alors on quit Isengrin, loup, banquier.
    « Vous voudriez me faire délayer
    Le capital cossu de mes actionnaires ?
    De ceux qui m’ont nommé et me gavent d’argent ?
    Ne m’en dites pas plus !
    J’y perdrais ma retraite entière :
    Parachute doré, stock options et bonus !
    Allez chercher plus indigent. »

    On fit alors venir les rats,
    Actionnaires, rentiers, héritiers gros et gras.
    « Pour le bien de tous et de chacun,
    Renoncez cette année, à votre dividende ! »
    « Vous voulez massacrer l’économie marchande,
    Consacrée et bénie par la main
    Invisible du saint marché », dirent en chœur
    Les rats. Allez chercher ailleurs ! »

    C’est ainsi qu’arriva l’audience de l’abeille.
    « Pauvre petit animacule,
    Dieu, que vous êtes ridicule !
    Vous pompez le nectar de la nature,
    Cette splendeur, cette merveille ;
    Et puis, stupides créatures,
    Vous nous le rapportez. Mais il ne suffit plus
    À payer nos excès et combler nos abus.
    Il vous faut désormais œuvrer à double peine.
    Et travailler à perdre haleine.
    D’ailleurs vous mangez trop.
    On doit vous imposer un régime illico.
    Nous prendrons plus de miel pour nous sucrer la crêpe
    Et vous retrouverez votre taille de guêpe. »
    L’abeille n’a qu’un dard. Elle en use, elle en meurt
    Sans causer grand dégât à celui qu’elle touche.
    Mais l’insecte était fine mouche,
    Et, d’un vrombrissement, elle appela ses sœurs.
    Il en vint une, et cent, et mille, et des millions.
    « Regardez nous, États, vieux lions
    Pelés, hyènes, banquiers,
    et profiteurs de toute sorte.
    Il est temps que vous compreniez
    Que, plus que tout pouvoir, la multitude est forte. »

    1. Merci Renard de tout coeur, pour votre intelligence de la situation,
      et votre immense talent.
      Croyez-moi, vous avez posté sur le bon blog.
      D’ici ce soir, la fable aura fait le tour du monde,
      et aura contribué à lever les coeurs!

    2. La poule aux oeufs d’or

      Cette fable là parle du caractère auto-destructeur de la logique de la marchandise.

      1. Et la fin du jeu de Monopoly parle du caractère auto-destructeur de la logique du capitalisme : « Le vainqueur est le dernier joueur n’ayant pas fait faillite et qui possède de ce fait le monopole (mais en revanche ne dispose plus d’aucun client potentiel) »

    3. @ Renard

      Merci pour cette fable éloquente.
      Toutefois et sans vouloir vous vexer, je me suis amusé à écrire une autre fin :

       » … Il est temps que vous compreniez
      Que sans nous, la Terre est morte.

      De quoi vous nourrirez-vous demain ?
      Si par dépit et lassitude, nous nous arrêtons de travailler,
      Plus rien ne viendra enchanter vos délicats palais.
      Et dans des souffrances atroces, vous crèverez de faim.

      Continuez à nous exploiter, nous les petites abeilles !
      A nous demander jusqu’à la mort le sacrifice de nos vies
      Pour alimenter et accroître vos mortels profits.
      Mais n’oubliez jamais que sans notre travail sans pareil
      Tout ce que vous avez amassé ne vaudra rien.
      Essayez de le bouffer et vous périrez comme des chiens !

      Continuez ! Continuez Mortels prédateurs
      A vivre sur sur notre sang et notre sueur !
      Continuez égoïstement à amasser rente et capital
      Pour étancher votre soif vénale !
      Mais aujourd’hui nous n’acceptons plus d’écouter vos perfides refrains.
      Désormais, à nos seuls besoins, nous pourvoirons
      Et à votre funeste destin, nous vous abandonnons.
      Nous verrons bien qui aura le mot de la fin. »

      Cdlt

      1. Nulle vexation ni jalousie, cher confrère.
        Juste une remarque dont, je suis sur, vous conviendrez :
        Quelque soit la morale de cette fable, il faudra bien que nous l’écrivions.

    4. Le nouveau Leclerc est arrivé.
      J’en profite donc pour remercier ceux qui ont apprécié mon texte et me l’on fait savoir, avant que tout cela ne sombre dans les profondeurs du blog, du temps et de l’oubli.

      1. … en n’oubliant pas tous ceux qui vous ont lu et en sont restés « clavier bé » (le clavier étant la bouche, dans un blog), dans un silence admiratif ! 😉

        Je me suis souvent fait la réflexion : tout va si vite dans un blog. Un article de blog ? « Ses jours sont comme l’herbe, comme la fleur des champs il fleurit. Sur lui qu’un souffle passe, il n’est plus, et le lieu qu’il occupait ne le connaît plus désormais ». Ceci est tiré des Psaumes, et c’est à propos de l’homme. Si les échelles de temps ne sont pas les mêmes à propos d’un article de blog, d’une herbe ou d’un homme, cette même réalité les concerne tous les trois.

        A propos d’un article de blog, j’ai souvent trouvé ça assez triste : une conversation intéressante est bien commencée à propos d’un sujet donné, beaucoup de gens ont donné le meilleur d’eux-mêmes, et puis pfuit ! On passe à autre chose…

        Peut-être faudrait-il garder des conversations sur des thèmes donnés, sur le côté, des groupes de travail en quelque sorte, un peu à la manière de ce qui se passe ici

      2. Ces temps-ci ne me semblent pas des temps d’oubli, cher Renard libre et beau dans un poulailler en feu. Tu ecris, on peut le dire. Et nous on peut le lire.

        Un poulailler en feu… Chaos et pauvrete nourriront bien autre chose, mais quoi ?
        (ceci pour faire echo aux invites faites a Hollande de proposer…
        mais QUOI ?!)

  10. Sarkozy a pour seul objectif de ‘tenir’ jusqu’au …7 mai,lendemain des élections si par ‘miracle'(horreur plutôt) il devait être réélu.Ensuite comme un 3ème mandat n’est pas possible il pourra sans problème transformer la France en Grèce et laisser un champ de ruines.
    Pour Merkel qui n’a en principe pas de calendrier électoral en 2012(sauf quelques élections de landers),il faut tenir jusqu’en mars 2013.
    Très franchement, les politiciens actuels n’étant plus de vrais hommes d’état, je crois que seul leur petit business à court terme compte.Après moi le déluge.Donc en effet il ne faut s’attendre qu’à des demi mesures..surement pas le plan ‘bazooka’ demandé par les US/UK.Gagner du temps pour eux ce qui veut dire pour nous en perdre malheureusement.Car si Merkozy avaient résolu définitivement le problème Grec dés le début, on n’en serait pas la.

    Autre chose la BOE va lancer un nouveau QE de 100 milliards cette fois après un de 75 il y a peu.La fuite en avant continue et Bernanke va sans doute passer au QE3 son ‘twist’,n’ayant guère été éfficace.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8835740/Bank-of-England-considered-100bn-of-QE.html

  11. Mr Leclerc, est il possible de savoir à la louche au moins quel est le rapport entre les 24, 8 Mds de CDS émis sur la dette souveraine en UE et le montant total des obligations souveraines « correspondantes ». Ces CDS sont ils titrisés ou dans quelle partie du bilan les « acteurs » les rangent ils? quelle est leur répartition (banques/ fonds speculatifs autres).
    La DTCC c’est un organisme européen ou une sorte de chambre de compensation privée?
    Merci d’avance.
    PS: ca serait bien de vous avoir à l’antenne d’une radio publique tous les matins plutot que les illuminés habituels.

    1. Désolé, je n’ai pas les éléments me permettant de répondre à vos questions.
      La DTCC est un organisme privé américain, agissant notamment en tant que chambre de compensation et dont les informations sont réputées fiables.

      1. Le DTCC réputé fiable?

        Cette institution de droit de privé représente un véritable état dans l’état crée par et pour les banques de Wall Street et n’a aucun devoir de transparence vis à vis des autorités. Il a un rôle central dans les dérèglements financiers de ces dernières années et par son opacité permet à des acteurs peu recommandables de manipuler les marchés à leur guise, notamment par la pratique sans limites du naked short selling.

        Une campagne d’information a été initiée par un groupe dont la tête visible est Patrick Byrne, CEO d’Overstock.com (OSTK) ennemi juré de Wall Street depuis qu’il a choisi de les court-circuiter lors du lancement en bourse d’ Overstock dans le but d’ éviter les manipulations de rigueur lors des IPO à Wall Street. Ils ont tous ont subi des pressions d’un gravité extrême y compris des menaces de mort.

        Ils ont un site qui explique tout ça très bien et dont voici une note récente dressant un portrait du DTCC: http://www.deepcapture.com/the-miscreants-global-bust-out-chapter-14-how-the-russian-mafia-captured-the-dtcc-and-the-american-financial-system.

        Patrick Byrne avait prévu lui aussi le krach de 2008. Il explique les mécanismes de manipulation des marchés sur base de la technique des ventes à découvert sans localisation ni emprunt préalable du sous-jacent de façon très détaillée dans cette présentation: http://www.deepcapturethemovie.com/ (voir slides 14,15 et 16 pour le mode de fonctionnement du DTCC et slide 32 pour l’exploitation des loopholes).

        Edifiant et inquiétant.

      2. C’est à peu près les mêmes questions sur lesquelles je bute depuis plusieurs posts.
        Doit bien y avoir un moyen d’approcher le truc. Allez, un petit effort collectif ?

        Qu’est-ce qu’on a en magasin ?
        – 50 000 milliards de dollars de CDS. On est sûr ?
        – combien en euros ?
        – 90 miliards d’euros de CDS chez DEXIA
        – 60 milliards d’emprunts grecs dans nos banques françaises
        -… etc.

        Allez, un économiste, là, pour aider. Zébu ? Béru ? Les banquiers ? Ca urge. On doit bien être ici capable de mettre en réseau des cerveaux et des infos suffisamment pointus pour trouver qq chose, non ? On a besoin de quoi pour faire des estimations ? De raisonner par déduction ? Bcp savent faire ici…. De raisonner par l’absurde ? Pas de problème, je pense, y a qu’à se baisser ici.
        De raisonner avec des bribes dispersées ? Allo, M Paul, c’est pour vous, ne quittez pas.

      3. @ Lazarillo et François Leclerc :

        Se pourrait-il que le futur M.E.S. soit conçu comme une copie de ce fameux pour ne pas dire fumeux DTCC ? De beaux jours européens en perspective… Surtout avec son immunité diplomatique absolue et inconditionnelle alliée à l’absence totale et définitive de tout contrôle extérieur !

    2. @ zerodeconduite

      Dans la pratique la contrepartie du DTCC en Europe existe puisque c’est la finalité même de leur filiale européenne basée à Londres, EuroCCP.

      Après c’est chacun sa vision des choses, la mienne est que depuis la fin la deuxième guerre mondiale après avoir pris soin de détruire l’Europe en la libérant, pour l’affaiblir et ne lui donner d’autre choix que la soumission, les Etats-Unis en en fait leur clone philosophique. Le plan Marshall et L’alibi de la guerre froide ont permis de prolonger la main mise « invisible ».

      La construction européenne elle-même n’est qu’une partie du mécanisme. Eloigner, déconnecter les élites dirigeantes des peuples, diluer la démocratie et le sentiment individuel de peser sur le cours des choses par le gigantisme : 500 millions d’habitants (380 pour les US)! Aux dernières élections européennes le taux de participation était similaire au taux typique américain, soit 40%. Et nous nous disons les plus grandes démocraties! On en arrive à appliquer les mêmes principes interventionnistes comme l’invasion sous couvert de mandat de l’ONU et d’élan de démocratisation de la Lybie par la France et le Royaume-Uni, Total et BP en réalité.

      Un des principes de base de la démocratie est la séparation des pouvoirs. Or on constate exactement le contraire, une concentration des prérogatives entre les mains d’organisations le plus souvent co-optées. La dictature par capillarité, le transfert/confiscation de la souveraineté du bas vers le haut en s’appuyant sur les instincts les plus bas de l’être humain et en arrosant à tout va.

      Un symbole ? Goldman Sachs, that rules the world comme le clame Alessio Rastani: à la tête du DTCC, 4 anciens dans le gouvernement Obama dont elle est le plus grand contributeur de fonds électoraux, 1 ancien Mario Draghi qui se prépare à prendre les commandes de la BCE, 1 ancien Antonio Borges à la tête du département Europe du FMI. La féodalité moderne en somme.

      Tout ça nous dépasse. Si on reprend ce pouvoir confisqué, ce sera pour en faire quoi? Car l’histoire humaine n’est qu’une longue suite de prises et de reprises pour finalement reproduire les mêmes tares. Personnellement je suis réalistiquement pessimiste sur l’issue de ces jeux de qui perd gagne.

      1. @ Lazarillo,

        J’ai bien peur que nous ne soyons, malheureusement, en phase dans l’analyse de la problématique ! L’avenir reste à écrire mais les court et moyen termes apparaissent plutôt sombres.

    1. oui, béber et tot
      il prend ses lunettes d’anthropologue, et croit voir les riches visés en premier.
      C’est peut être vrai à long terme, mais comme l’a dit JM Keynes, « A long term, nous sommes tous morts »

  12. Qui a entendu parlé du M. E. S. (Mécanisme Européen de Stabilité) en cours de ratification. Il serait mis en place courant 2013 !

    1. Nos eurodéputés n’ont pas eu de courage. Il doit maintenant passer le filtre de nos Parlements nationaux. Pour ma part j’écris à des députés belges pour qu’ils s’y opposent.

      Suggestion pour le blog, Mr Jorion: une page spéciale contenant des arguments destinés à nos parlementaires, afin qu’ils puissent comprendre, informer leurs collègue, négocier et voter contre.

    2. Oui, tous les membres auraient une immunité diplomatique totale (j’imagine qu’ils seront au surplus grassement rémunérés et exonérés d’impôts au vu de leur auguste mission de service public qui le vaut bien) sur tout et par contre l’organisme serait à même de saisir la justice concernant un Etat. La démocratie fédéraliste dans toute sa sérénissime splendeur !

    1. Merci.

      Ca fait du bien une bonne nouvelle de temps en temps ! Si on avait fait ça en 2008, nous n’en serions pas là ! C’est du moins ce que j’ai la naïveté de croire… Et si même des voix dans l’UMP se lèvent pour envisager que ça puisse passer à l’Assemblée Nationale, c’est qu’on est déjà assez loin dans le processus !

      Mais bien sûr, ça ne fait que commencer … 😉

  13. Deux articles intéressants dans Marianne cette semaine:
    Descente en flamme des Economistes : La plupart d’entre eux mettent en avant, lors d’interview, d’article ou de participation télé, leur activité professorale ou dans des Institutions « neutres ». Or ils se fait qu’ils émargent aussi comme salariés de banques. Et pas des moindres. Il semblerait même que, sur ordre, bons petits soldats, ils défendent des positions de moins en moins tenables.

    L’autre article confirme la dégringolade financière de la classe moyenne.

    Lu dans « La force et la fragilité » de Taleb, (auteur du Cygne noir) que: Contre toute logique, des financiers convaincus par leurs systèmes mathématiques et leur intelligence du Marché que leurs transactions sont sans risques, s’assurent cependant à grand prix contre un résultat contraire… »

    1. Sur la double casquette de professeur d’université et de stipendié des banques ou des multinationales (avec toutes les variantes associatives, groupes d’intérêts et autres lobby qui dit ou ne dit pas son nom) il y a aussi quelques beaux, grandioses, exemples à aller chercher du côté du droit des « affaires »…

    2. @ Gyps
      Ils sont payés en fait par des banques!
      Pas étonnant qu’ils se soient toujours planté…
      Des noms.
      On en trouvera bien quelques-uns ici…

      1. Des noms ?
        Michel Aglietta conseille Groupama Asset Management
        Daniel Cohen travaille pour la banque Lazard
        Jean-Hervé Lorenzi est conseiller du directoire chez Rothschild
        Christian de Boissieu conseille le Crédit Agricole
        etc, etc
        (Marianne du 15 octobre 2011, page 90)

      2. Aglietta !
        Et moi qui pensais qu’il était un éminent représentant de l’école dite de la régulation ….

    3. A ce propos,la contradicteuse de Lordon dans l’émission de Taddéi la semaine passée.
      Elle fait partie du Cercle des économistes.Et quand Taddéi,taquin?,a rajouté qu’elle conseillait également de grandes banques on la sentait gênée aux entournures.
      A voir sur le site de Ce soir ou jamais.;-)

      1. Paul s’en souvient surement très bien.
        Le déroulement de la crise ayant démontré l’inanité de ses propos
        face à Paul, elle a été fort discrète devant Lordon,
        et même incapable de contrer le moindre de ses arguments
        en faveur de la nationalisation de toutes les banques
        (pas le pôle bancaire de l’eau tiède FdG-PS)

  14. Sera intéressant de voir si Hollande arrive à faire aussi bien que Jospin. Même si ce dernier, par son honnêteté et son côté rigide prostestant, faisait flipper les français.
    Parce que quand même, hormis les contorsions comptables de politiques malhonnêtes, dans le sens où ils se sont maintenus au pouvoir en rasant gratis (Jospin étant le moins pire pour la conservation du AAA, avec certes une conjoncture pas dégueu…) il y a bcp de poudre aux yeux dans tout ceci… c’est à dire de déficit éducatif des populations, assommées qu’elles sont par les stimuli pousse consomation, incapables de vivre avec un peu de cette distance zen rigolarde qui permet de consommer avec des standards différents : le vrai pouvoir. Vivre avec peu, si possible bien moins que ce qu’on gagne. Ne pas jouer le jeu des dominants, faire des réserves afin de s’en émanciper….
    Me fait penser à cette image vue et revue de l’usine où les cadres arrivent en vélo et les employés en porsche.
    Je parle certes des classes moyennes, pas du grand nombre de gens qui sont carrément en galère, càd à deux salaires de la rue…. et dont la population augmente…
    Tout ceci est désolant, comme si on était toujours en retard d’un train.

    1. …Jospin étant le moins pire pour la conservation du AAA, avec certes une conjoncture pas dégueu…

      Vous oubliez que Jospin a été le plus grand privatiseur de tous. Vendre les actifs de l’Etat est-il vraiment la solution au problème de la dette, permettez moi d’en douter. Cela dit loin de moi de défendre les rigolos qui l’ont précédé et suivi.

      1. Boson,

        Je ne vois pas bien ce que vous contestez. Et chose curieuse, vous oubliez d’ailleurs de le préciser vous-même me laissant tout loisir de le deviner seul ?

      2. @Boson
        Ben ouai, mais en même temps, tout ce qui est écrit sur le web n’est pas forcement exacte.
        Sur le site Wikipedia qui est votre source, il est dit qu’en 1995 Jupé à privatisé Usinor Sacilor.
        Perso, je sui un fils de métalo qui a travaillé à Usinor Dunkerque en 1986. Ce groupe qui s’est aussi appellé Sollac à d’autres momment des son histoire n’a pu être privatisé car ce n’était pas une entreprise publique. Je n’étais pas fonctionaire et d’ailleurs mes cotisations sociales ont été versées au régime général…

      3. Ah oui ?

        Pas compliqué de lire et de cliquer sur les liens :
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Usinor

        Pour le reste sous L.Jospin il y a surtout des privatisations partielles qui rapportent beaucoup d’argent à l’état .

        Alors que sous la « droite »les privatisations sont totales et à prix bradé .

        Maintenant vous pouvez effectivement contester Wikipédia , mais s’il y a des erreurs , en général c’est à la marge et c’est rectifié …

        Les indications fantaisistes sont plutôt le fait de blogueurs approximatifs ou peu scrupuleux .

      4. @Boson

        Le sommet de Barcelone, ça vous dit quelque chose ? C’est là que Jospin a commis l’irréparable…

      5. Cela n’empêche pas que dans la comparaison, la gestion bling-bling de Sarkosy est vraiment une vraiment catastrophe

  15. Sarkozy à Francfort pour s’entretenir avec Merkel.

    Nicolas Sarkozy a quitté mercredi Paris pour Francfort (Allemagne) où il doit participer avec la chancelière allemande Angela Merkel à une « réunion informelle » de préparation du sommet de l’UE et de la zone euro prévu dimanche à Bruxelles, a annoncé l’Elysée.

    Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, son successeur Mario Draghi, les présidents du Conseil et de la Commission de l’Union européenne (UE), Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et les ministres des Finances français et allemand, François Baroin et Wolfgang Schaüble, participent également à cette « réunion informelle », a-t-on ajouté de même source.

    http://www.boursorama.com/actualites/sarkozy-a-francfort-pour-s-entretenir-avec-merkel-fecb226f3fb8cd1f98896682bc6a02cd

    1. Jean-Claude Trichet, Mario Draghi, Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso, Christine Lagarde, François Baroin …

      L’équipe de choc, on est sauvés !

      1. « … voilà des mois et des années que j’essaye d’augmenter la portée de ma bombe,
        et je n’me suis pas rendu compte que la seule chose qui compte,
        c’est l’endroit ou c’qu’elle tombe….. »

        Boris Vian.

    2. entre 1.000 et 2.000 milliards d’euros …. DE LA FOLIE FURIEUSE : La mise sous surveillance de la dette de la France par Moody’s, annoncée lundi soir, a et aura beaucoup de conséquences désastreuses !!

      1. Oui « ils » ne croiront jamais que c’est la bonne solution, ce que « ils » attendent c’est un assouplissement quantitatif (la bonne vielle planche à billets). Et pas 2 000 malheureux milliards en plus.

  16. Je pense qu’un acte vraiment « révolutionnaire » d’un nouveau gouvernement de gauche, s’il arrive en 2012, serait de faire abolir par la nouvelle assemblée, dés son arrivée au pouvoir ,la loi dite « Loi Rothschild » qui oblige l’Etat français à emprunter aux banques privées, sans pouvoir s’adresser directement à la banque de France:
    Rappel:
    La Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France (aussi appelée loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, et parfois, péjorativement, loi Rothschild, allusion au fait que Pompidou fut directeur général de la Banque Rothschild), est une loi votée en France sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’Économie et des Finances, sous la présidence de Georges Pompidou.
    L’article 25 de cette loi est le suivant : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »
    Cet article a également été repris par l’article 104 du traité de Maastricht et par l’article 123 du traité de Lisbonne.
    Un tel acte marquerait ce gouvernement dans l’histoire de France comme un acte fort en réponse aux indignés: » we are the 99% »
    On me dira: oui mais les traités européens n’admettent pas ces pratiques:
    Je réponds à cela: Est-ce-que les traités européens admettent plus de 3% de déficit? Non, et tout le monde s’est assis sur ces traités à propos du deficit.
    Alors en faisant voter cette loi en France, un gouvernement de gauche , ferait respecter sa souveraineté monétaire, et cela ne détruirait pas l’Europe pour autant.
    Mieux, cela pourrait donner un nouvel élan à l’Union Européenne Sociale et solidaire que les « 99% » souhaitent.

    1. Exactement, depuis qu’on s’adresse aux privés c’est la chienlit..

      Et le lendemain de cette mesure sage, je préconise 3000 euros nets mensuels renouvelables mais non cumulables en supprimant la monnaie et en établissant comme unique moyen de paiement la carte bancaire..
      En clair; en début de mois votre compte est crédité de 3000 euros et en fin de mois, que cette somme soit dépensée ou non, le compte est mis à zéro, et on rebelotte le mois suivant.

      Celui qui voudra plus de 3000 euros nets mensuels par mois ira en prison..

      En attendant, nous tiendrons Moody’s ou toute autre agence dite « de notation » comme responsable des troubles consécutifs à leur décision

      1. On peut répondre par l’ironie…quand on n’est pas pauvre.
        Vous connaissez l’expression: »Salauds de pauvres ».
        Decidemment ils osent encore nous emm…der.

    2. « Je réponds à cela: Est-ce-que les traités européens admettent plus de 3% de déficit? Non, et tout le monde s’est assis sur ces traités à propos du deficit. »
      On ne « s’assied » sur certaines clauses que par nécessité, et pour sauvegarder d’autres clauses. Faites aussi la différence entre un pilier et une règle comptable (à « valeur de référence » cf l’art 126).

      Quand on signe un contrat, on ne choisit pas après coups les clauses qui nous chante. (avant, c’est possible : bcp de pays ont des clauses dérogatoires, mais pas après : soit on renégocie (tout en l’appliquant) en espérant changer le traité, soit on sort de l’association. Une possibilité existe néanmoins (sur le papier : en pratique, les juristes ne sont pas du tout unanimes. La convention de Vienne. Le texte complet en pdf) : dénoncer le traité soit parce que signé illégitimement, soit parce que les conditions qui ont présidé à l’accord n’existent plus.

      « les traités sont faits pour être violés » de Généreux est plus que limite.
      Il pense quoi de la convention de genève, qui définit « des règles de protection des personnes en cas de conflit armé, notamment les soldats de certaines actions, les blessés et prisonniers de guerre, mais aussi les civils et leurs biens. », ou du traité de non prolifération nucléaire, par ex?

      1. depuis que protéger les civils revient à bombarder, et bombarder et bombarder tout et n’importe quoi, la convention de Genève, oh la la

      2. à Cécile
        21 octobre 2011 à 06:25

        depuis que protéger les civils revient à bombarder, et bombarder et bombarder tout et n’importe quoi, la convention de Genève, oh la la

        ? le droit international est bafoué, donc on bazarde le droit international?

        Sinon, c’est un exemple intéressant de mise au pied du mur : la zone d’exclusion aérienne votée (on attend encore les preuves des allégations qui ont motivé ce vote. Voire pourquoi la libye? ce n’est pourtant pas les tyrans qui manquent, vu que l’affrontement usa/urss a aussi passé son temps à installer des tyranneaux locaux.), une fois sur place, c’est le « général » qui commande, avec un contrôle de l’information assez développé.

        Je suis en train d’écouter votre lien ojiv : c’est bien mieux que nos vénérés médias commentant l’appui de l’otan à un groupuscule en vue d’une guerre civile.
        Par contre le thème : « intervention-humanitaire-ou-guerre-coloniale »…l’ingérence humanitaire ou « civilisationnelle » (l’ingérence des bonnes consciences) est ingérence, et sort des compétences de l’ONU, point barre. Le justicier milliardaire BHL n’y changera rien.
        Qui a jamais vu un faible s’ingérer dans les affaires d’un fort?

        La vertu par l’exemple. (et là malheureusement, la guerre préventive théorisée par les usa nous emmènent vers un futur glorieux.)

    3. programme du front de gauche page 67:s’affranchir du traité de lisbonne;agir de suite:remise en cause du pacte pour l’euro…..Agir pour un changement durable : refonte des statuts et missions de la bce! Page 70 :La France proposera une refonte des missions de la bce pour lui
      permettre de preter à taux faibles, voire nuls ,directement aux états etc….
      Nous agironspour le reamenagement négocié des dettes publiques, l’echelonnement des remboursements, la baisse des taux d’interets et leur annulation partielle. Nous exigerons des moratoires et des audits sous controles citoyens.
      A terme,notre objectif est de briser le bloc liberal au sein de l’ue et de pousser à la negociation d’un nouveau traité. Etc….

      1. « La France proposera ».

        Jospin a fait le coup en 97 : résultat : « ils ne veulent pas : on va faire autre chose ».
        et encore, avant, avant maastricht, Mitterrand : « on ne peut rien faire contre la capitalisme. »=> »tournant de la rigueur ».

        à ce compte, « nous on peut », tout le monde peut jouer. (cf yes we can d’ obama)
        pourquoi pas l’onu ou l’omc ou l’otan dans la foulée?

        Qui va signer un nouveau traité avec un gouvernement qui manifestement ne les respectent pas (ni jamais vraiment, puisque c’est fait pour être violé. à se demander s’ils respecteraient leurs engagements électoraux)?

        Pardonnez moi d’être sceptique.

      2. je ne penses pas qu’il y ait problème à dire NON aux usuriers, cela a déjà été pratiqué dans l’histoire, d’accord ils ne sont pas contents, parfois ils boudent un moment, mais pas tellement plus que ça non plus, il faut bien que les affaires tournent et pour que les affaires tournent en faire, alors voilà
        les laisser tuer l’économie, est-ce que vraiment c’est mieux ? et même pour eux ?

      3. à Cécile
        21 octobre 2011 à 06:33

        ce n’est pas qu’aux prêteurs qu’ils souhaitent dire non, mais aussi à leurs partenaires de 60 ans de construction politique.
        la négociation de la dette française est du ressort de l’état français ; ce qui n’est pas le cas pour une réforme européenne : on est 27, et si l’UE s’assoit sans vergogne sur les parlements nationaux, c’est pour (paraît il) sauver deux des trois piliers de l’UE (l’euro/BCE et le marché unique), pas pour faire plaisir à un gouvernement particulier : parler de réformer ces piliers, par la diplomatie, et à plus forte raison par un rapport de force, c’est limite une blague. Seule l’impérative nécessité d’une catastrophe les fait et les fera bouger (mais dans quel sens?).

        http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/10/iveta-radicova-se-sacrifie-sur-lautel-de-leuro.html : « Aujourd’hui, plus que jamais, les États de la zone euro dépendent les uns des autres, la monnaie qu’ils partagent liant inextricablement leur destin économique et politique. Ils sont en train de prendre conscience qu’ils survivront ensemble ou couleront ensemble. Le fédéralisme induit par la monnaie unique se concrétise donc dans la douleur. » Il a l’air heureux de ce chemin de croix, le fédéraliste intégriste.

        L’UE étant basée sur le marché unique (forcément libéral au sein de la zone UE), sur la monnaie unique (corollaire du marché unique), la BCE (avec ses statuts actuels), et la cour de justice européenne (qui pour l’instant statistiquement est d’accord avec la commission dans 90% des cas), ce que je comprends du FdG est : soit un conte à l’intention des électeurs, soit une sortie des traités constituant l’UE, mais sans sortir de l’UE (ce qui est aussi un genre de fumisterie, acrobatique celle là, tant au niveau diplomatique, qu’au niveau économique.) : comme si l’on pouvait casser le contrat instaurant l’association et en même temps rester dans l’association.

        En fait, c’est quoi leur capacité de négociation, puisque de toute manière ils suivent l’adage « hors UE point de salut »?

        D’ailleurs Mélenchon parle de peser sur le roudoudou PS, pas de s’imposer à la présidence : il est réaliste, même s’il ne se ferme pas cette porte. Et le roudoudou PS est complétement à l’ouest des propositions du FdG.
        à mon avis, çà va faire comme avec montebourg lors des primaires.

        Il n’y a qu’un chemin clair : sortir et renégocier (au pire on récoltera qq clauses dérogatoires, au mieux on infléchira les traités.). Sauf qu’en l’état actuel, cela signerait la mort de la monnaie unique, et peut être du marché unique (en tout cas ceux actuels). Et çà nos élites n’en veulent pas du tout. un grand clown triste : http://www.lexpress.fr/actualites/2/actualite/la-dette-menace-la-souverainete-francaise-dit-francois-fillon_1042793.html : «  »Jamais nous ne laisserons tomber 60 années de construction politique, pour la simple et bonne raison que, derrière cet écroulement, il n’y aurait que le déclin de l’Europe et le néant. » »

  17. « le renforcement spectaculaire du FESF reposera sur des pointes d’épingle »

    Sur une pointe d’épingle, il y a une infinité d’anges.

  18. Analyse intéressante, merci !
    Auriez-vous la même sur l’immobilier commercial US, dont le second trimestre 2012 serait celui de tous les dangers ?

  19. Quand on a la force d’un état , les mesures « appropriées » ne sont pas toutes d’ordre économiques .

    Peut on envisager plus que trois scénarios ? .
    Soit l’Europe cède à ces dictats ( prédisposition naturelle des gouvernants ultra-libéraux ) , soit les agences vont être remise en cause , soit l’état qui les soutient devra faire face à la vengeance .

    On n’en est quand même à augmenter sans cesse le taux de crédit de pays qui ont des difficultés, ce qui est la marque d’une folle volonté, consciente ou inconsciente, de destruction .

  20. je reviendrai au blog dès que mon état de santé me le permettra.
    j’ai fait une lourde chute en m’occupant d’un colloque sur les monnaies alternatives (fondantes) vraies alternatives au marasme de la crise

  21. « Qui plus est, rien ne dit que les investisseurs seront rassurés par une garantie qui ne portera…. »
    Très franchement nous n’allons pas pleurer le fait que les spéculateurs (investisseurs pour vous), risqueraient de gagner moins de pognon….. cordialement fil.

    1. dans les investisseurs il y a les retraites privées par capitalisation des anglais, USA …
      et autres du genre qu’il faudrait ….
      (je serais assez pour séparer les banques des gens et les banques d’affaires, mais aussi de séparer idem parmi les investisseurs,
      parce que collecter sur les salaires des gens pour leur petite retraite ou la santé pour pouvoir jouer tout ça à l’index de la roue de la fortune du grand casino bling-bling-crak , ..
      j’appelle ça « la séparation de l’état et du marché » – en rappel de « la séparation de l’église et de l’état »

  22. SVP, M LECLERC, une lumière sur mon ignorance infinie.

    Lorsqu’on mentionne ici ou là que DEXIA possède 90 milliards d’euros de CDS, on parle de quoi ?

    ) de 90 milliards de dettes latentes (assurances) que DEXIA devrait payer en cas de défaut sur telle ou telle dette couverte par lesdits CDS ?
    2) de la valeur à un temps T de ces CDS qui, si ça se trouve, couvrent 1000 fois plus que les 90 milliards ?

    1. J »abonde. Une mise au point sur ces CDS serait salutaire pour notre compréhension, tout en étant conscient de l’opacité de ce marché.

    2. Si j’ai bien compris : 90 milliards c’est les actifs « toxiques » de dexia, ceux que l’on met dans une « méchante banque » et pour lesquels dexia avait une assurance. « Avait » car apparemment cette « assurance » était sous la forme de CDS, contractés auprès de….Leahman Brothers, qui n’honore plus ses engagement depuis une vilaine lurette. Quoi que honneur et banque, ça fait bizarre vous ne trouvez pas ? par contre des CDS sur Dexia doit y’en avoir et ce sera la surprise du chef (les fameuse armes de destruction financières massives!).

      1. @ Bernique

        Merci, car je me posais aussi la question.
        Vous me dites si je résume bien pour qu’on ait tous compris:
        Lehman Brothers, qui assurait 90 milliards d’actifs risqués
        (oblig et autres titres) de Dexia disparait.
        Dexia est plombé, comme ceux qui avaient des CDS sur Dexia.

      2. Je ne sait pas si Lehman Brothers « assurait » toutes les actifs douteux de Dexia mais c’est effectivement l’idée. Dexia n’est « plombée » que quand les actifs virent à « l’aigre » et qu’elle est arrivée au bout des ses fonds disponibles pour éponger les pertes (c’est ce qui vient de se produire car Dexia a probablement été exclue des financements internationaux et à tous le moins de ceux à tarif et maturités raisonnables). Elle aurait peut-être pû rachetter d’autre CDS mais du coup à des tarif très supérieur car maintenant les émetteurs des CDS ont une meilleure idée du « tarif » à appliquer à l’assurance des titres du type « sub-prime »…Et encore si ils sont seulement toujours possible, ce qui n’est pas certain vu que c’est des contrats gré à gré.

    1. Attention, nuance (de peu d’importance sur le fond) il y a Marini et Mariani ; la nuance est dans la marinade

      1. Oups, bien vu. C’est horrible, mais c’est vrai que ça change pas grand-chose !
        Y a juste un petit A entre les deux, comme celui d’une notation Fitch… Et quand on sait la valeur de ces A… PFFF, j’arrête, je ris tout seul, c’est mauvais signe.

  23. Ce n’est quand même pas si compliquer de garder le AAA et d’inverser les choses.
    – Réduisons le poids de l’état ainsi que celui des collectivités, des fonctionnaires inutiles et des doublons il y en a partout et beaucoup.
    – Limitons le remboursement des soins mineurs et le versements des prestations sociales qu’aux plus démunis, par exemple aux ménages qui gagnent moins de 1500€/M.
    – Augmentons les impôts avec des tranches supérieures jusqu’à 65%.
    – Augmentons les taxes, type TVA, de 2% pour que l’ensemble de la population paye sa dîme.
    – Taxons les retraités qui ont un train de vie indécent par rapport aux actifs.
    Etc Etc Etc, bref faisons payer les ménages !
    Pour la croissance, de toute façon, c’est fini, alors autant y aller franco.
    Les Français ont en moyenne largement les moyens de supporter quelques années d’austérité sévère et de récession, la seule chose qui manque c’est du courage politique. Le courage qui consisterait à expliquer aux ménages qu’ils se sont enrichis depuis 30 ans de croissance subventionnée sur le dos d’un état qui lui en contrepartie s’est appauvri et endetté, le courage qui consisterait à expliquer que si l’on ne fait pas une grosse cure d’amaigrissement rapidement et bien on va simplement tout perdre, tout, comme en Grèce.

    1. Absolument! Du courage enfin!
      vous oubliez aussi:
      – rendre l’école payante dès la primaire
      – supprimer les retraites pour les personnes âgées de 90 ans et plus(ils sont parfaitement inutile à une société digne de la nôtre)
      – fermer les urgences hospitalières
      – supprimer les allocations chômages (ils n’ont qu’à travailler ces fainéants)
      – etc….

      par contre, je trouve que vous exagérez avec les 65%. vous voulez que les riches qui créent les emploi dans ce pays le quittent! déja qu’ils paient 50%) du courage enfin! Supprimons l’impôt sur les hauts revenues! ce sont eux qui créeront les emplois de demain, pas ces ménages profiteurs d’un système qui ne les a fait rendre que plus riches ces dernières années

      1. les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain qui permettront la baisse du chomage ………

        propaganda de la fin des années 70

        on voit le résultat

        surtout exonerons les riches et les possédants car c’est eux qui créent les emplois …………

        même type de mensonge éhonté ;

    2. Je ne résiste pas, allez va je me met à découvert. C’est un programme d’amaigrissement, je dirais même un régime d’exclusion. Vous êtes un révolutionnaire en herbe.
      Arrêtez de fumer votre carte UMP.

    3. Pop,

      Les français ont en moyenne, largement les moyens de supporter quelques années d’austérité sévère.

      Pourriez vous un peu plus développer ces arguments avec des références chiffrées.
      Et notamment de traduire concrètement la réduction du revenu et de niveau de vie.
      En moyenne je pense que vous devriez largement y arriver.
      Vous conseille aussi la lecture du Quai de Ouistreham de Florence Aubenas (entre autre).

      1. Alors que la France s’était péniblement hissée au niveau des salaires de ses voisins du nord, vous voudriez qu’elle se mette à payer comme en Europe du sud?
        Je vois pas ce qu’il y a de choquant dans ce que propose Pop. Ce n’est pas du tout le programme de l’UMP, bien au contraire.

    4. Pop,

      Vous croyez vraiment que ce sont les particuliers contribuables qui se sont enrichis ces 4 dernières décennies ?
      Les faits sont ailleurs : ce sont la City, les paradis fiscaux via les trusts et les spéculateurs professionels qui se sont enrichis depuis la dernière guerre mondiale, pas les populations européennes, qui n’ont fait que bénéficier de la démocratisation ET de la banalisation de l’usage de l’énergie ; bénéficier souvent à crédit, notons le.

    5. J’ai d’abord cru que c’était de l’ironie…mais non !

      Apparemment, Pop, ça fait longtemps que vous n’avez pas traîné dans un quartier populaire.
      Evidemment, par rapport à la corne de l’Afrique, le ménage français a de la marge, et apparaît bien gavé. Mais dans la vraie vie, il a souvent les huissiers à sa porte.

      La situation actuelle est le résultat d’un transfert progressif des richesses produites de la masse laborieuse vers le capital (ça fait très communiste mais c’est un fait établi).

      Lorsque les revenus du travail (et par conséquent ceux des états) progressent moins vite que ceux de la finance, et que cet écart est compensé par des prêts des seconds vers les premiers, on tend vers une limite mathématique que l’on semble aujourd’hui avoir atteinte.

      Ponctionner les ménages pour s’assurer que les prêteurs soient remboursés (et qu’ils continuent donc à prêter) est une solution mathématiquement stupide, puisque qu’elle ne fera que creuser les écarts qui ont conduit à cette asymptote.

      Et je ne parle même pas du sentiment d’injustice qui en découlerait, et donc des réactions de rue qui rendraient la situation incontrôlable.

      Sur le papier, la solution ne peut donc venir que d’un rééquilibrage des vases, c’est à dire:
      – Annuler la partie « non soutenable » de la dette des états (on y vient -un peut tard- pour la Grèce).
      – Ré-autoriser les banques centrales à prêter aux états (décision qui doit être Européenne)
      – Re-réglementer la finance pour éviter ses dérives et limiter ses bénéfices (on en parle avec la taxe sur les transactions, l’interdiction des VAD et des CDS à nu, il serait temps d’agir).
      – Réglementer l’affectation des bénéfices (par exemple 1 euro aux actionnaires=2 euros aux salariés).
      Et pour sortir la tête du trou, voter immédiatement une taxe exceptionnelle sur le patrimoine accumulé ces 15 dernières années (l’âge d’or de la finance) et les hauts revenus, mais d’un autre acabit que la taxounette qu’ils viennent de pondre pour la galerie (après avoir supprimé l’ISF).

      Tout ceci est faisable, bien plus réaliste que le FESF à deux mille milliards, et bien plus soutenable que la ponction des ménages.

      Encore faut-il avoir le courage de couper les fils des marionnettistes et de se comporter enfin en politiciens responsables et indépendants.

      Si les vases étaient ainsi sur le chemin d’un rééquilibrage, ce ne seraient pas les perspectives de croissance qui feraient défaut. L’humanité doit relever des défis considérable ce 21e siècle: conversion & efficacité énergétique, alimenter 6,7,8… milliards d’être humains, faire face au réchauffement climatique… Aujourd’hui, faute de capacité d’investissement, on reste les bras ballants.

      Quant à la mondialisation, pas la peine de s’arc bouter dessus Arnaud, ce n’est qu’un phénomène transitoire de flux qui se poursuivront tant que les déséquilibres entre les niveaux de vie seront trop importants. Ensuite, la re-localisation sera tout aussi inéluctable, pour les mêmes raisons économiques, on le voit déjà dans certains secteurs.
      Au lieu d’ériger des murs, on a donc tout intérêt à réglementer dans le sens d’une accélération contrôlée du phénomène, par exemple en n’hésitant pas à transférer des technologies vers la Chine, avec en contrepartie un engagement que les produits fabriqués avec restent réservés à son marché intérieur, ou fasse l’objet d’une forte taxation s’ils en ressortent.

      1. Parce que consommer comme des junkies, c’est mieux? Au moins POP dit que les ménages qui ont moins de 1500 euros devraient avoir droit à des prestations sociales « spéciales », et pas les autres.

      2. à Zeno
        S’il s’agit de consommer moins, c’est surtout au train de vie de la classe des Rolex et Bling-bling qu’il faudrait réfléchir de s’attaquer,
        car la consommation médicale, comme la consommation en générale, et la consommation junkies elle-aussi, augmente statistiquement
        en proportion de l’argent que l’on peut se permettre de jeter par les fenêtres
        cela à toutes les échelles aussi bien localement, que nationalement, qu’internationalement

    6. La taxation des revenus du capital au même niveau que les revenus du travail ne serait que justice, de même qu’une ponction exceptionnelle sur les patrimoines accumulés.
      Malheureusement encore beaucoup de fausses idées circulent sur la richesse des Français…
      Toutes les études récentes sur le patrimoine national font ressortir la même conclusion : les ménages ont non seulement de l’argent de côté mais en plus épargnent entre 15% et 20% de leurs revenus. Qu’on n’aille pas nous raconter n’importe quoi sur le manque de moyens.
      Les chercheurs de l’Insee font un excellent travail sur la réalité de l’évolution des patrimoines sur ces dernières décennies, mais ce ne sont pas les seuls et ces études montrent toutes la même chose, à savoir que le ménage moyen pourrait, à son tour, aider un peu l’état. Voici par exemple quelques extraits d’un rapport sorti hier :
      « La France compte plus de millionnaires que n’importe quel pays européen, selon l’étude annuelle de la banque helvétique Credit Suisse sur l’état de la richesse dans le monde, publiée mercredi. La France compte 2,6 millions de millionnaires en dollars, contre 1,6 million de millionnaires au Royaume-Uni ou seulement 622.000 en Suisse. La fortune moyenne (financière, immobilière moins la dette) détenue par les ménages français est de 90.271 dollars. Enfin, les Français sont relativement peu endettés, avec un taux d’endettement des ménages de seulement 12% »
      C’est bien l’ensemble des Français, certes à des niveaux divers, qui doit payer pour soulager l’état. Penser que les revenus et les patrimoines des vrais riches sont accessibles est une erreur. Il n’y a rien de plus facile que de sortir des capitaux dans des pays moins regardant comme la Suisse, n’importe quel réseau de banque privée de province peut vous ouvrir un compte offshore et c’est un jeu d’enfant pour une multinationale que de vous verser une partie de vos revenus dans un paradis fiscal. Faire croire aux gens que l’on va pouvoir capter les patrimoines et les revenus des grandes fortunes est un discours du niveau du café de commerce. Si l’on veut trouver des capitaux il faut aller les prendre où ils sont, c’est-à-dire chez les ménages.
      Bien entendu quand il s’agira de payer il n’y aura plus personne et aucun dirigeant politique n’aura le courage de mettre les pieds dans le plat, c’est vrai qu’il ne sera surement pas réélu avec un discours pareil… et pendant ce temps là, notre état est en train de se noyer dans dette, cherchez l’erreur…

      1. Pop,
        Soit vous prenez les gens pour des imbéciles.
        Soit vous ne le faites pas mais alors vos solutions n’aboutiront à rien et surtout pas à éviter que la crise rebondisse pour les mêmes raisons: un secteur financier cupide qui fait n’importe quoi et se fait sauver par les citoyens via leurs états .
        En effet
        1) Vous ne pipez mot sur le fonctionnement de la finance.
        2) vous n’avez pas trouvé utile de préciser l’impact de vos propositions sur les classes « moyennes » et « pauvres ».
        3)Vos « solutions » s’appuient sur l’hypothèse suivant « que les plus riches ne sont pas accessibles car mettent leur argent dans les paradis fiscaux » évasion impossible pour les ménages moyens ou pauvres. et un sophisme un!

      2. Taxer la finance et les grandes fortunes dans un monde ouvert je ne sais pas comment ça marche. Taxer les ménages, par contre, c’est immédiat.
        Taxe de 10.000 sur les millionnaires en $, soit 2.6 Millions de personnes = 26 milliards
        Taxe de 10.000 supplémentaires pour les plus 1.5 millions d’euro, soit 700.000 personnes = 7 milliards
        2% de TVA supplémentaire = 13 milliards
        5% de tranche supplémentaire pour les plus de 100.000 par part de revenus du travail, du capital et plus value = 8 milliards
        5% de plus pour les plus de 150.000 = 6 milliards
        5% de plus pour les plus de 200.000 = 3 milliards.
        Soit 63 Milliards sur ces simples postes, patrimoine, consommation et revenu.
        On peut aller chercher sans difficulté 37 milliards supplémentaires dans les quasiment 150 milliards de niches fiscales que même la cour des comptes dénoncent, c’est pour dire.
        Ca nous fait un billet de 100 milliards en 2012.
        De quoi garder notre 3A, faire face à une récession et se retrouver peut être pour la première fois en 30 ans en excédent budgétaire…
        Du courage politique, c’est tout ce qui nous manque. Les moyens, on les a.

      3. Pop, on pourrait à première vue considérer votre raisonnement comme courageux ou cynique (suivant que l’on soit ou pas du bon côté du manche).

        Mais je vois avant tout, à la base, une grande imprécision, pour ne pas dire de la confusion. Un « ménage moyen », ça se définit (je suppose tout de même qu’il ne s’agit pas des millionnaires que vous citez ensuite). Il est vrai que, statistiquement, le Français épargne et est peu endetté. Mais ce « Français statistique » cache de grosses disparités. On ne peut pas tirer des conclusions sur des moyennes, pour ensuite légiférer sur un ensemble. Ca n’a aucun sens.

        Ca n’a pas non plus de sens d’agir pour faire localement perdurer un système qui montre ses limites partout (et non pas que dans cette France avec ses épargnants peu endettés).

        Pour finir, considérer l’évasion fiscale comme une limite incontournable à toute politique de rééquilibrage, c’est carrément outrancier. Croyez-vous vraiment que les états soient techniquement démunis pour l’enrayer ? Bien sûr que non, des exemples récents de recouvrements ciblés nous l’ont montré. Là encore, il s’agit de volonté politique que l’on a… ou pas. Mais il est difficile d’être ferme sur ce sujet tout en profitant des largesses des Betancourt et autre sponsors, qui en pratiquent toutes les ficelles dans la plus totale impunité.

      4. @ pop,

        Vous préconisez donc de laisser les enrichis continuer à s’enrichir encore plus et raser plus court les moutons déjà tondus ? C’est une option, mais pas sûr qu’elle marche : au final il y a un problème de résistance des matériaux (la tonte se mût en scalpe lorsqu’il n’y a plus que la peau sur les os) et vous avez aggravé le problème fondamental de l’accumulation des richesses.

      5. Quand l’Allemagne et les USA font un deal payant avec la Suisse et acceptent de fait l’évasion fiscale dans ce pays, ça en dit long sur notre capacité à égratigner le Off Shore. Qui sont les utopistes dans cette histoire ? Les recouvrements auxquels vous faites référence sont là pour amuser la galerie. Le Off Shore représente des trilliards de $.
        Le « ménage aisé », cad les millionnaires en $ et les plus de 100K€ par part de revenu seront impactés directement.
        Le « ménage moyen », revenu de plus de 1500€/M, sera touché par la hausse de la TVA, par la baisse des prestations sociales et des remboursements de soins, par le report de sa retraite… lui aussi sera mis à contribution indirectement.
        Le ménage pauvre et le retraité pauvre, moins de 1500€/M, devra par contre continuer de bénéficier à plein des transfert sociaux.
        Agir localement est notre dernière chance, on ne pourra compter sur personne d’autre ou alors il faudra accepter de devenir un nouveau Länder.
        Pour le secteur financier, de toute façon, ça va se résoudre tout seul. Les banques ne pourront faire autrement que d’affecter leurs résultats à l’augmentation de leur fonds propres pour faire face aux restructurations des dettes souveraines et à la prise en compte à valeur de marché de leur décote sur le marché secondaire. Donc les actionnaires vont devoir s’asseoir sur leurs dividendes mais ça ne suffira pas, les ménages eux aussi devront mettre la main à la poche ou c’est le scénario grec qui nous attend.

      6. http://lci.tf1.fr/economie/conjoncture/les-millionnaires-francais-nombreux-mais-pauvres-6771061.html

        « Credit Suisse prévoit une hausse de 50% de la fortune mondiale à l’horizon 2016.

        Cette année, les pays les plus riches, avec une fortune moyenne supérieure à 100.000 dollars par adulte, étaient situés en Amérique du Nord, en Europe occidentale, en Asie-Pacifique et au Moyen Orient. Ces pays sont coiffés par la Suisse, qui est le seul pays au monde, dont la fortune dépasse le seuil de 500.000 dollars par adulte. En comparaison, l’Australie et la Norvège ont des seuils de fortunes moyens de 300.000 dollars. »

        « La fortune moyenne (financière, immobilière moins la dette) détenue par les ménages français est de 90.271 dollars. » (moins quelle dette en fait? publique, des ménages, des entreprises?)

        « avec un taux d’endettement des ménages de seulement 12%  » j’aime bien le « seulement » : un jour sur huit à crédit, ce n’est pas assez.

        Mais c’est vrai qu’on ne saisit jamais que le saisissable.
        Ceci dit, je pencherais pour arrêter les voies d’eau, avant de pomper les contribuables…

        « 30 ans de croissance subventionnée ». 40, plutôt, dont au moins 30 de croissance anémique. à se demander où partent les emprunts.

      7. @ pop,

        Quant à être un lander allemand, nous y voilà en vérité bien parti.
        Pour ce qui est de taxer les paradis et supprimer leur souveraineté, car c’est de ça dont il s’agit, il faut, en effet du courage politique ; on en est loin mais ce n’est pas la bonne raison à invoquer pour justifier de fermer encore les yeux ad vitam aeternam. Si la Grèce, qui vous fait peur, en est là c’est justement parceque les paradis fiscaux existent, et non parçe que le peuple Grec aurait vécu au-dessus de ses moyens. Il n’y a aucune utopie à voir les choses en face ! Vous préconisez la tonte des moutons mais vous gardez bien d’ouvrir les yeux sur la source du problème qui, croyez-vous, vous dépasse ; comme devrait vous dépasser la tonte des moutons faméliques si vous vouliez bien le reconnaître. Il n’est plus temps de fermer les yeux aujourd’hui, les choses sont allées bcp trop loin.
        Quant aux deals entre États sur le bon usage du paradis, circulez il n’y a rien à voir. Je vais vous faire une confidence : au moment où l’opinion Sarkozienne s’est un peu excité sur la Suisse, cette dernière à posé la condition suivante à la suppression du secret bancaire : ok mais laissez nous le temps de nous former aux trusts et montages en tout genre afin d’être opérationnel sur le terrain de jeu privilégié des anglo-saxons ! Là encore, il n’est question que de courage politique.

        Enfin, sur le problème du secteur financier qui va se résoudre, selon vous, tout seul, permettez moi d’émettre quelques doutes. Le problème est d’autant moins soluble par lui-même qu’il implique l’injection d’argent public immédiat ou à terme (car une garantie est faite pour être appelé et implique en elle-même une dégradation du crédit des États qui se portent garants et, par voie de conséquence directe, de leur notation qui implique un surcoût financier aux emprunts faits par cet État.)
        En conclusion et par quelque bout que l’on prenne le problème, on retombe toujours sur la carence démocratique du fonctionnement de nos sociétés ( loi scélérates, par exemple de 1973, corruption, spéculation).

      8. Pop a une vision pour le moins atypique dans ce blog, mais il la défend avec pugnacité, ce qui est respectable (je me demande toutefois s’il n’est pas un peu trader, par hasard).

        Pour autant, ses recettes ne sont ni justes, ni judicieuses.

        D’un côté, demander 10K€ à tous les millionnaires et 20K€ aux millionnaires et demi (pas très logique mathématiquement parlant), ce n’est que le retour d’un ISF mal ficelé. On rappelle que l’ISF avait un défaut majeur: il taxait de la même façon le patrimoine ancien (le fameux exemple de l’agriculteur de l’île de Ré) et le patrimoine récemment acquis. Bon là, maintenant, il embêtera plus ni les uns ni les autres. Mais le remplacer par ces seuils arbitraires ne serait pas un progrès pour autant.
        Rééquilibrer, c’est avant tout « reprendre » les sommes indûment acquises par le capital, et non pas taper dans les bas de laine ou le patrimoine familial. Si les gens qui n’ont jamais fraudé ni spéculé commencent à flipper pour ce qu’ils croyaient transmettre, pour le coup, ça va forcément leur donner de mauvaises idées… et ce n’est pas bon du tout pour la circulation des liquidités.

        De l’autre, rajouter 2 points de TVA, c’est tuer la consommation, qui est rappelons-le le principal moteur de la croissance française. Je ne connais pas vos revenus, mais apparemment vous ignorez ce que c’est que de vivre avec 1600€/mois (déjà un ménage moyen selon vous). Juste une grosse galère au quotidien. Les 2 points, c’est sur le budget nourriture ou santé qu’ils vont être rognés, pas sur les économies…ils en n’ont pas ! Conséquences: récession accélérée, paupérisation, dégradation de la santé publique… vous en avez d’autres des idées comme ça ?

        Et puis, arrêtez de vous focaliser sur ce 3A, il n’est que le symbole du transfert de souveraineté du politique vers la finance. Si les banques centrales pouvaient à nouveau prêter aux états,dans un cadre strict et avec des comptes contrôlés par un organisme public (et non pas par un saboteur comme Goldman Sachs en Grèce…), le 3A, on s’assiérait dessus.

      9. « Il n’y a rien de plus facile que de sortir des capitaux dans des pays moins regardant comme la Suisse, n’importe quel réseau de banque privée de province peut vous ouvrir un compte offshore et c’est un jeu d’enfant pour une multinationale que de vous verser une partie de vos revenus dans un paradis fiscal. » => « Si l’on veut trouver des capitaux il faut aller les prendre où ils sont, c’est-à-dire chez les ménages. »
        Parce que les ménages toucheraient tous une partie de leur salaire versé sur un compte off-shore par une multinationale ????

        « Faire croire aux gens que l’on va pouvoir capter les patrimoines et les revenus des grandes fortunes est un discours du niveau du café de commerce » => « Si l’on veut trouver des capitaux il faut aller les prendre où ils sont, c’est-à-dire chez les ménages »
        C’est quoi cette logique rolex et blingbling, à décrèter de prendre les capitaux là où ils sont,
        -c’est-à-dire non pas dans les poches des grandes fortunes, soit là où il est,
        -mais dans celles des ménages, comme si tous les ménages français étaient ces grandes fortunes dans lesquelles poches des grandes fortunes dans lesquelles il serait impossible de prendre ???

        Et de décrèter cela, il paraît que ce serait en plus faire montre de courage ???
        Où commence donc le courage, et où s’arrête-t-il de la lacheté ???
        Où commence-t-il de la sincérité, où s’arrête-t-il donc de l’hypocrisie ???

      10. Pour faire court car c’est bientôt le WE… ces réactions, peu surprenantes, pourraient être résumé ainsi : « les autres doivent payer mais surtout pas moi », ou « moi, je ne suis qu’un petit Français moyen qui a accumulé un petit pécule en travaillant durement toute ma vie et vous n’y toucherez pas, allez donc prendre chez les riches, les trusts et autres multinationales »… J’imagine le franchouillard débarquant à Genève pour sommer le vilain banquier d’ouvrir ces coffres forts, bon si vous y croyez encore… Tiens, ça me fait à peu près penser à la séance de ce matin à l’assemblée ou nos députés voyous ont refusé de mettre à niveau la TVA pour les centres équestre ou les médias, oui il faut trouver de l’argent mais surtout pas chez moi, une réaction typiquement Française… La situation est extraordinairement dangereuse et à vouloir chercher des solutions ailleurs nous allons tout perdre.
        Jason : Trader ? non, pas du tout, mais je regrette que le marché action ne serve plus depuis longtemps l’économie réelle et je pense que l’on devrait si ce n’est le remplacer totalement, au moins limiter les prix à seulement 3 cotations : l’ouverture, le midi et la clôture, je rejoins totalement Lordon sur ce sujet. Ensuite, avoir 730.000€ de patrimoine ou 720.000€ est-ce que ça change quelque chose ? Mes propos sont évidemment caricaturaux, pas assez de temps, mais vos exemples aussi, vous prenez le ménage à 1600€/M mais évitez de prendre celui à 90.000€/an et par part… pas très correct. Il faudrait évidemment de la progressivité, retenez l’esprit. Ah oui, la perte du 3A pour un pays comme la France représente potentiellement des dizaines de milliards d’intérêts supplémentaires très rapidement, en a-t-on les moyens ? De plus la perte de confiance assèche à nouveau totalement le marché interbancaire, les banques anglos saxonnes ne nous approvisionnent plus en $ et on est même peut être déjà dans une situation de Crédit Crunch pour les PME.
        De toute les façons, vous verrez qu’en bout de course les ménages devront payer, TVA, CSG, taux d’IR, taxes diverses et variées… tout ça va monter et les prestations sociales baisser. La seule question est de savoir si l’on veut anticiper les évènements, se prendre en main et garder, même dans la douleur, notre autonomie, ou les subir, comme en Grèce, et devenir pour de bon la proie des maquignons. Nos emplois restent financés à crédit et le portefeuille est entre les mains des financiers internationaux, ne l’oublions pas :
        PS : Cécile, prenez le temps de lire correctement les posts.
        Bon, fini sur ce sujet, j’y ai déjà passé trop de temps, tous derrière la France dimanche, allez les petits !

      11. à Pop

        Allez les petits

        Votre raisonnement si il est bon conclu à l’impossibilité d’éviter la paupérisation progressive par concentration du patrimoine donc à terme une révolution ou de graves troubles sociaux forçant à une forme de redistribution. De plus ne confondez pas patrimoine et revenus ; l' »heureux » possesseur d’une maison de famille bien placé sur la côte est à ce titre quasi-millionaire et le fait que l’Angleterre est derrière nous au classement à beaucoup à voir avec les effondrements de l’immo GB et de la livre.
        On disait des paysans de l’ancien régime qu’il vivaient pauvre (du revenu de leur terre) et mourrait riches (de la valeur supposée de leur terre). Mais si vous « ponctionnez » tous les patrimoines d’un coup vous forcez effectivement les ventes et donc l’effet global bénéfique n’est pas du tout garanti dans le monde affreusement complexe que les « financier » nous ont bâti.

  24. Une solution ne serait-elle pas de :

    1) nationaliser (voire exproprier) tout le système bancaire européen avec séparation des activités d’investissement et de dépôt et réorganisation complète. On pourrait créer un pôle public européen qui servirait à financer les grands travaux et les mutations économiques et écologiques.

    2) annulation des dettes interconnectées intra-européennes : si A doit x à B et B doit y à A alors les dettes de A et B sont annulées à hauteur de la valeur absolue de x-y.

    3) mettre en place une législation ferme contre la spéculation (son interdiction) avec une annulation de tous les encours de produits dérivés de type CDS : ça va déplaire aux américains…

    4) interdire aux pays d’emprunter sur les marchés pour combler les déficits.

    5) obligation d’avoir un déficit primaire le plus faible possible (à déterminer selon la masse monétaire en circulation ?)

      1. Allons encore plus loin :
        Si on regarde les flux générés par ces dettes et qu’on en isole la partie utile (paiement de retraites complémentaires et d’assurances vie pas trop astronomiques par exemple), est-ce qu’on ne peux pas n’assurer que les flux avec des ressources existantes et euthanasier la dette et les rentiers ?
        (Par une inflation sélective: la partie de la dette qui va aux riches , et celle-là seule, serait en « monnaie fondante », il y aurait un cantonnement pas tant en good bank et bad bank qu’en fonds solidaires et fonds « insolidaires » éteints progressivement)

      2. Toutes les réformes visant à tuer la sécu jouent les complémentaires-retraites-privées et les mutuelles-assurances-privées contre la sécu, car plus la privatisation s’éffectue, plus les déficits de la sécu augmentent

  25. Mercredi 19 octobre 2011 :

    La banque centrale européenne a racheté mercredi des obligations italiennes à 10 ans pour endiguer l’élargissement du spread de rendement entre les emprunts transalpins et allemands, ont déclaré deux traders.

    Le rendement est retombé à 385 points de base après avoir progressé à 390 points dans l’après-midi.

    « Les banques centrales rachètent des emprunts dans la zone de maturité de dix ans », a dit l’un d’entre eux.

    La BCE a réactivé son programme de rachats d’obligations en août, après une alerte sur l’Italie et l’Espagne, qui ont été vivement attaquées sur les marchés.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEA839420111019

    Cela n’a pas empêché l’Italie et l’Espagne de voir les taux de leurs obligations d’Etat augmenter mercredi :

    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 5,403 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Italie : taux des obligations à 10 ans : 5,903 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    1. Quand je pense qu’on en arrive à scruter le taux des obligations souveraines à trois chiffres après la virgule,j’ai l’impression de rêver.Rêve qui dans un glissando admirablement décrit par M.François Leclerc se transforme en cauchemar éveillé.

      1. Dans le film « The Corporation », on voit le temps de travail d’ouvrières d’une grande entreprise de textile être également comptabilisé (et payé) selon des chiffres à 3 décimales… Même modèle, mêmes outils de mesure… Tu mesures combien? 1m753…

      2. Est-ce que pour endiguer l’élargissement du spread des taxes à la consommation prélevées sur le prix de l’essence à la pompe entre les stations européennes belges, espagnoles, grecques, anglaises ou allemandes, ???

  26. Même le Vatican veut une réforme financière.

    De google translate.

    Le Vatican vient le Octobre 24 avec une déclaration sur la réforme du système financier mondial et le rôle que prend une réglementation internationale pourrait jouer. C’est ce que RKK rapporte, le site officiel de l’Église catholique romaine aux Pays-Bas, mercredi.

    Le document a été préparé par le Conseil pontifical Justice et Paix. Le document devrait se joindre à l’encyclique Caritas in veritate (la Charité dans la vérité), que le pape Benoît XVI a le 29 Juin, 2009 proclamée. Elle a gardé le pape un plaidoyer pour une meilleure répartition des richesses, une meilleure surveillance des marchés financiers internationaux et une plus grande participation des pays les plus pauvres dans le développement de l’économie internationale.
    Mot-clé dans l’encyclique de solidarité du Pape. Il est prévu que dans la déclaration du Conseil pontifical sera appelé à la solidarité internationale.

    Article original en Néerlandais.

    http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20111019_171

    1. L’église catholique apostolique et romaine devrait appliquer à la lettre et dans son esprit le nouveau testament: donner tous ses biens aux pauvres !

      1. Eh bé dis donc Binbin, là tu fais fort… Elle est pas toute neuve celle-là. Et plus trop d’actualité cruciale à c’qui parait…

      2. @Albin comme d’habitude…
        Dans le film «Au nom de la rose», suite aux voeux des franciscains que l’Église se départisse de ses immenses richesses, le délégué pontifical lui pose la question suivante «Le christ était-il propriétaire de sa tunique?». La réponse étant oui, il affirme alors du haut de sa splendeur « Dans ce cas, l’Église peut posséder des richesses»
        André Lorimier
        Deux-Montagnes Québec

  27. Oui nous les pauvres contribuables du secteur privés sommes les vaches à lait de tout ce petit monde. Nous sommes les seuls dont l’UNIQUE PRIVILÈGE est de payer des impôts, chaque fois plus, sans aucune aide, aucun droit. C’est nous et nous seuls qui devont s’endetter pour assurer le minimum à nos enfants, car l’état nous confisque une bonne partie de notre salaire en prélèvements divers. Pendant que nous sombrons inéluctablement dans la pauvreté, les privilégiés du système : salariés du secteur privé de la finance ou à des postes de cadre hyper sup, rentiers, fonctionnaires internationaux et européens se gavent à n’en plus pouvoir. Je ne supporte plus d’entendre les evendications de ces fonctionnaires, surtout les internationaux qui perçoivent des salaires indécents, ne payent pas d’impôts, gratuité des frais de scolarité pour des montants allant jusqu’à 20 000 euros par an, prise en charge intégrale de tous les frais de santé dans les cliniques et hopitaux huppés, taux de prêts bien en dessous de celui en vigueur dans nos banques etc…
    JE VEUX L’ABOLITION DE CES PRIVILÈGES !!!!! Ils sont comme cela des millions à nous pomper notre fric, il n’y a pas que les richissimes qui se comportent comme des parasites.

      1. Non, je suis d’accord avec le fait comme le dit Nemesia que les mieux-nantis devraient avoir l’éthique et la morale à l’esprit avant de réclamer ou revendiquer des avantages supplémentaires. La seule différence, c’est que je n’établis pas de frontière entre les différentes classes prolétaires, aussi privilégiées soient-elles, mais entre la classe prolétaire, la classe dirigeante et la classe capitaliste.

      2. « Non, je suis d’accord avec le fait comme le dit Nemesia que les mieux-nantis devraient avoir l’éthique et la morale à l’esprit avant de réclamer ou revendiquer des avantages supplémentaires. »

        et ceux qui pensent que tous leurs avoirs découlent uniquement de leur travail (dont celui de lobbyiste)?

        et ceux qui croient que leur nantissement est un signe divin? et dont la morale consiste in fine à avoir le max possible?

      1. Très bien, alors en espérant qu’ils ont lu le blog et qu’ils ont maintenant l’éthique et la morale de ne pas demander des avantages supplémentaires, vous conseillez quoi pour qu’ils renoncent à leurs privilèges indécents bien établis?

      2. @ Zeno,

        Qu’ils renoncent à leurs privilèges exhorbitants ???? Vous-voulez rire sans doute ? N’avez-vous Jamais croisé la morgue de ces gens de l’ocde ou autres ? Ills ne sont tout simplement pas capable de comprendre qu’ils doivent justifier de leurs privilèges qui leur sont dûs car ills les méritent bien.
        Quant à leur morale, c’est la suivante : Ils existent c’est donc que leur existence est nécessaire ET juste ; Mais à vrai dire, je doute qu’ils se posent souvent des questions d’ordre philosophique ET existentiel sur leur condition, qui se contente de leur convenir.
        Non, je vous conseille amicalement de ne pas placer trop d’espoir dans un renoncement volontaire des privilégiés du financiarisme à leurs innombrables privilèges… Le paradis est là pour eux, ça suffit à leur bonheur…

      3. Dans les bureaux des agences de notations privées, les bureaux des agences de trading privées, les bureaux des banques centrales privées, et co ….
        les fonctions de ces haut-bureaucrates sont rémunérés dans les combiens ???
        Mon sentiment est que là aussi, quelques privilèges exhorbitants biens établis, ne seraient pas mal d’être simultanément abolis

  28. On touche le fond ici.

    Barroso à la Grèce: austérité n’égale pas forcément récession

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/158838/barroso-a-la-grece-austerite-n-egale-pas-forcement-recession.html

    De plus ces chiffres sur l’Irlande sont faux et proviennent de la prise en considération de pseudos exportations fictives(des multinationales US)qui nettoient leurs bénéfices via un centre financier international.La différence en Irlande entre le PIB et le PNB est très grande.L’économie réelle est bien encore en récession et ce depuis 2008.450.000 chômeurs indemnisés sans compter ceux qui ne le sont plus et 150.000 départs vers d’autres cieux(Canada,Australie,NZ,UK etc).

    1. Ah, oui Barroso a raison : l’austérité au paradis = la récession de l’austérité ailleurs ; c’est juste un problème de localisation géographique !

  29. enfin une vérité sur cette crise et la possibilité que le France perdre un A , on va etre obligé de l’appeler Frnce ce qui se prononce FRENNCCE c’est moins bien non ? Je l’ai entendu à la télé lol mdr etc

  30. Une scène de rue à New York. Un « marine » qui participe au mouvement d’occupation de Wall Street harangue les flics. Ca commence avec 5 flics, puis 8 … le ton monte … et ca se termine avec 30 casqués !

    Voilà ce qu’il dit:

    This is not a war zone, these are unharmed people. It does not make you tough to hurt these people! It does not! (Ce n’est pas une zone de combat, ces gens ne sont pas armés. Ce n’est pas parce que vous les maltraitez que vous etes des durs! Pas du tout!)
    Why are you hurting these people? There’s no honor in this! (Pourquoi est-ce que vous maltraitez ces gens? Ca n’a rien de glorieux!)
    They are not armed, these are unarmed civilians! (Ils ne sont par armés, ce sont des civils, ils n’ont pas d’armes)
    You want to fight? Then go to Irak or Afghanistan! (Vous voulez vous battre? alors allez en Iraq ou en Afghanistan!)
    Leave these people alone, they are US citizens! (Laissez ces gens tranquilles, ce sont des citoyens américains!)
    Stop hurting these people! Why are you doing this to our people? (Arretez de maltraiter ces gens! Pourquoi est-ce que vous faites ca a notre peuple?)
    I’ve been in Irak 14 months for my people, and you, you are hurting them! They don’t have guns! (Je viens de passer 14 mois en Afghanistan pour mon peuple et vous vous les maltraitez! Ils n’ont pas de fusils!)
    Why are you hurting these people, it does not make any sense! (Pourquoi est-ce que vous les maltraitez? Ca n’a aucun sens!)
    How can you sleep at night? There is no honor in this! (Comment est-ce que vous pouvez dormir la nuit? Ou est votre honneur?)
    This is the United States of America! If you want to kill or hurt people, go to Irak! (Ici, c’est les Etats-Unis, si vous voulez tuer ou blesser, allez en Iraq!)
    Why are you walking like this as if it were a war zone? These people don’t have guns! (Pourquoi est-ce que vous déambulez comme ca, comme si c’était une zone de combat? Ces gens n’ont pas de fusils!)
    How tough are you? There is no honor in hurting unharmed civilians! (Vous etes des vrais durs, hein? Il n’y a aucun honneur a maltraiter des civils qui ne sont pas armés!)

    http://www.youtube.com/watch?v=WmEHcOc0Sys

    1. Je sens comme une contradiction entre :
      « Si vous voulez tuer ou blesser quelqu’un, allez en Irak !
      et
      « Il n’y a aucun honneur a maltraiter des civils qui ne sont pas armés! »

      1. Effectivement Renard, ce n’est pas à vous qu’on va la faire, s’pas ? 🙂

        Ne pas oublier que ce type est américain et de surcroit un marine. (Sorry au carré !)
        Pour ce qui est de la démesure de la réponse policière made in USA, c’est tout à fait classique. Le moindre banal contrôle policier qui dégénère là-bas et vous vous retrouvez avec la moitié des effectifs de la police locale sur le dos. Ne nous leurrons pas, c’est la présence de la presse qui les fait reculer.

        Au dela de l’anecdote et des énormités que ce type peut raconter, que l’américain moyen avec l’incroyable peu de culture politique qui le caractérise donc (exemple: USA = pays de la liberté, chacun peut faire fortune etc et toute la propagande à laquelle chacun croit dur comme fer sans jamais une once d’esprit critique. Il n’y a là aucune arrogance, c’est la triste réalité) s’énerve ainsi n’est pas tout à fait inintéressant quand même dans le contexte.

      2. Merci pour le lien, Ken Avo.
        Et bien vu de remettre cet élément dans le contexte.

        Les événements devraient d’ailleurs rapidement évoluer. Car ils sont tous armés, là-bas.
        Tu vois pourquoi Obama brosse les manifestants dans le sens du poil…

    1. C’est hors sujet par rapport à votre question, mais quand je vois cette question, je me dis simplement, qui a une idée de l’avenir prochain de l’humanité ? Parce que l’histoire est en marche et les graines d’une nouvelle époque n’attendent plus que de germer dans l’agonie de notre époque..

      (Je viens juste de remarquer qu’on a le même prénom.)

    1. Pourquoi faire Dissy? Une autre « charbon et acier » dans 10 ans? Laissons UK, Grèce, Italie et Mafia sortir de l’UE, et on pourra fonctionner normalement. Interdisons la spéculation immobilière dans ce qu’il restera.

  31. Ah, je meurs de chagrin,
    Depuis que j’ai perdu; qu’est-ce que j’ai perdu au fait!
    Mon chat, des dollars, des dirams p’tèt quelques euros……
    Franchement c’est encore cette histoire d’O, ah non! de A…..
    Mais pourquoi on vend pas Versailles! j’vous le demande,
    On met ça aux enchères et je suis certaine qu’il y a des acheteurs.
    Ca mettrait du beurre dans les épinards,
    Comme disait mon Papa…
    En tout cas, ça me file le tournis tout ça ,
    J’vais devenir Alzheimer, comme ça j’oublierais tout et surtout ce roman très ennuyeux
    Qu’on entend depuis au moins 10ans. Bon courage et mangeons de la soupe, ça fait grandir. France Furby

  32. « …mesures appropriés »
    Je n’ai rien contre Monsieur Hollande – je ne fais partie d’aucun partie ou mouvement politique -, mais ses propos sonnent comme « on verra demain, demain il fera jour ». Ou comme si le candidat ne voulait effrayer personne avant le jour du vote.
    Il n’a y pas de solutions sans remettre en question tout le système actuel, ainsi que la zone euro dans sa composition actuelle, ce dont la classe politique a peur, et c’est la raison pour laquelle elle repousse sans cesse l’échéance décisive.
    Car une remise en question inclurait aussi une mise en cause de la classe politique européenne, y compris les mandarins à Bruxelles. De plus, le problème est complexe: Que faire en cas d’un effondrement du système bancaire européen?

  33. Petite remarque concernant les fonctionnaires, montrés du doigt ces derniers temps.
    Parmis eux, il me semble important de distingué les hauts fonctionnaires dont le nombre et l’utilité n’est pas toujours justifié, et les « petits » fonctionnaires bien utiles (infirmiers, profs, postiers, policiers…) qui subissent depuis 2 ans deja la politique d’économie de Sarko & Co.
    Hormis un statut avantageux mais plus que jamais menacé, les salariés du privé n’ont plus guere de choses a leur enviés. Salaire gelé, effectif raboté a l’extreme, management a la sauce néo-libérale…

    En ces temps de crise, plane une sombre menace, la recherche de bouc émissaire : fonctionnaires, immigrants, grecs « fraudeurs »…

    Les responsables de ce marasme économique sont bien identifiés dans ce blog mais pas dans tous les médias et chez les francais moyens qui manquent de culture économique pour bien analyser la situation…

    1. L’économie, c’est assez simple.
      1) Il y a l’économie réelle, par exemple, le sac de pommes de terre produit par des travailleurs qui font des efforts jour et nuit..

      2) L’économie virtuelle, qui est le prix du sac de pommes de terre.. Ce prix varie en fonction de beaucoup de critères, objectifs (loi de l’offre et de la demande, solvabilité) et surtout subjectifs (cupidité, inexpérience, folie des grandeurs, etc)

      Aujourd’hui les prix ne dependent même plus du process de fabrication, mais de la solvabilité du client..

      1. Attention: en marketing, il y a la notion de « prix psychologique », c’est-à-dire la valeur que votre clientèle potentielle donne à l’objet (ou au service) en vente, à priori. Bien entendu: rien à voir avec le prix de revient industriel, amortissement de l’usine compris (bien souvent ce prix de revient industriel n’est pas le dixième du prix de vente final: en exemple, produits provenant de Chine, du Viet-Nam, du Pakistan,…).

        Si vous mettez en vente à 50% de moins que le client croit que l’objet vaut, vous ne vendrez pas forcément, car vous aurez semé le doute dans son esprit (« dévalorisant », degré de qualité douteux, etc).

        Purement psychologique, et aucunement rationnel.

  34. Sait-on exactement quel évènement de crédit déclencherait les CDS sur le défaut de la dette grecque ? (quel taux pour la décote.)
    Je présume que c’est assez opaque …
    Une chose m’échappe aussi, pourquoi cet évènement de crédit comme l’indique le passage ci-dessous peut-il, in fine, être décidé a postériori, notamment par le comité d’ l’ ISDA ? (qu’est-ce qui motiverait un litige)
    N’était-il pas spécifié dans les contrats CDS dès le départ ?

    « De sources concordantes, plusieurs grandes banques européennes envisagent d’ailleurs sérieusement de passer des décotes supplémentaires dans leurs comptes du troisième trimestre.
    « Si le plan est volontaire, il ne devrait pas déclencher un événement de crédit », a indiqué un porte-parole de l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), association régulièrement saisie pour trancher les cas litigieux.
    Le porte-parole a néanmoins précisé que la décision appartenait à un comité spécial de l’ISDA, l’EMEA Determinations Committee, qui se déterminera s’il est saisi. « (Fortune, le blog économique de F. Desouche)

    1. J’imagine que cet evenement viendrait d’un micro phenomene du style:
      un detenteur de CDS grecs ayant expire se sent floue car selon lui, le pays etait en default et il considere etre dans son droit de toucher la prime.
      La justice le confirme dans son bon droit et cela fait juriceprudence.
      badaboum…

      Ce qui serait farce, c’est que ce detenteur soit une banque, qui scierait ainsi la branche sur laquelle elle est assise

  35. Wall Street a fini en baisse mercredi, les investisseurs faisant preuve d’une nervosité grandissante à l’approche du sommet de l’UE, dans lequel ils ont placé leurs espoirs de voir la crise de la zone euro enfin résolue : le Dow Jones a cédé 0,63%, le Nasdaq 2,01%.

    « L’atmosphère du marché est en train de se détériorer au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’échéance, ce qui est assez classique comme phénomène », a résumé Evariste Lefeuvre, chef économiste de Natixis pour les Amériques.

    « Il y a beaucoup trop d’attentes », a-t-il insisté, « le marché commence à se dire qu’il a peut-être été un peu trompé ».

    Wall Street a nettement chuté peu après 18H00 GMT, au moment où le président français Nicolas Sarkozy rencontrait à Francfort la chancelière allemande Angela Merkel, ainsi que le président sortant de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.

    Assistaient également à cette réunion : les présidents de l’Union européenne et de la Commission européenne Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde, et le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.

    « Le fait que Trichet, Merkel et Sarkozy se rencontrent ça inquiète tout le monde, ça veut dire qu’ils n’arrivent pas à parler d’une même voix », a souligné M. Lefeuvre.

    A l’origine du recul amplifié de Wall Street : un article du Wall Street Journal, selon qui les avocats des gouvernements des 17 pays membres de la zone euro et des institutions européennes ont rejeté le principe de garanties directes au FESF, relevant que cela allait à l’encontre des traités.

    http://www.boursorama.com/actualites/wall-street-finit-en-baisse-la-nervosite-grandit-avant-le-sommet-de-l-ue-73969285cd7dcd389417ff8054ee6d85

    1. Les joueurs sont toujours nerveux.. C’est mauvais pour le coeur.. Il vaut mieux entamer son champ de 3 hectares à la bêche et à l’aube, avec une pause vers midi en déjeunant sur l’herbe avec sa Dulcinée au sourire radieux..

    2. Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Jean-Claude Trichet, Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso, Christine Lagarde, Jean-Claude Juncker sont dans un bateau.
      Le bateau coule.
      Que reste-t-il?

  36. Bon, je constate que le bateau coule normalement, et que pendant ce temps là l’équipage du navire France se chamaille à qui mieux mieux (je pense à la « contre-attaque » médiatique UMPiste organisée dans le très chic Pavillon Gabriel)
    Aujourd’hui il y a tout de même eu une bonne nouvelle: la petite « Carlita » a vu le jour, pendant que son papa se sacrifiait pour « sauver » notre AAA à Francfort. Car ces méchants de Moody’ s veulent nous gâcher la fête.
    Je vous souhaite tout de même une bonne nuit.
    Demain sera un autre jour plein de « bonnes nouvelles »…

  37. L’économie réelle n’intéresse plus les financiers de ce monde totalement englué dans un chaos numérique exponentiel.Les combines mathématiques et pseudoscientifiques appliquées avec d’énormes masses financières à ce modèle libéral pour des objectifs ultraspéculatifs ,accouchent d’un trou noir planétaire qui aspire toute ambition productive destinée au confort de l’humanité.Les modèles économiques n’étant pas des sciences pures,personne ne trouvera l’équation salvatrice…
    Et au fait,comment meurt un trou noir?

    1. C’est tout à fait juste qu’un trou noir ne voit pas d’information transiter à sa limite, pas vers le dehors en tout cas. Et que l’entropie liée à un bord de corps noir est une des choses les plus commentées de la physique de ces objets là.
      Un trou noir ne meurt-il pas en supernova ?

  38. Il suffit : Demandons à un libéral bon teint ou autre animal atlantiste, de nous sortir de là… écoutons encore une fois papa Mink, Tonton Balladur, Tonton Brice C. (à la radio) Tonton Raffarin, et les tontons centristes aussi ne les oublions pas, les incoulables think-tank, nous raconter [la « sinistrose », la morosité française, et pourquoi on n’aime pas l’argent en France et regardez les suedois et leur flexécurité, et les Allemands Ouahhh] , non mais le modèle rhénan, le modèle scandinave aussi regardez ils ont fait un deal pour les retraites ça a été très dur pendant 20 ans mais il s’en sont sortis ! Et les Allemands pareil, grâce à la culture de négociation salariale et à la responsabilité des syndicats etc….

    Mais ils parlent moins fort en ce moment, n’est-ce pas ?

    De même qu’en 2005 les tenants du « oui » ont été à court d’arguments, maintenant c’est au tour des libéraux de plier bagage, en silence et sur la pointe des pieds ils vont partir, vous les entendrez moins, et chaque jour en peu moins, jusqu’à leur disparition…

    On accuse les indignés de n’avoir pas de plan, ni d’idéologie, mais eux n’en ont plus non plus.

    Ceux qui ont de la mémoire feront le rapprochement entre les attitudes de 2005, et maintenant. Même hésitation à droite, même sorte d’hébétement, de silence…

    1. Simple citoyen étranger, j’observe personnellement avec intérêt la montée en puissance de Mariani et de la Droite Populaire, de même que le placement de JP Raffarin, qui pourrait finir par passer pour un brave rassembleur modéré, ayant par ailleurs l’oreille des marchés. Tractations, allégeances, empoisonnements… Il peut cacher beaucoup de choses, ce silence…

  39. Grèce : en direct Radio Syntagma : devant le parlement grec :
    http://www.stopcartel.net/

    Révolution, coup d’Etat ou dictature de la Troïka en grèce ? la situation est grave : si le peuple grec tombe, nous tombons tous derrière.

  40. Au theatre lundi prochain « Un jour l’apocalypse viendra… » sur un air connu d’un célèbre dessin animé de Walt Disney, par le choeur des déclinistes, des pleureuses et des pessimistes qui auront vu leurs espoirs, leurs rêves et leurs attentes se briser sur les rochers des solutions esquissées, et seulement esquissées, par nos brillants dirigeants que la crise rend de plus en plus intelligents. « Un jour l’apocalypse viendra… » Ouis mais quand ?

  41. tout en évoquant « des mesures appropriées » qu’il n’identifie pas. On serait curieux de les connaître

    pour ce qui est du PS je vous l’accorde, par contre le Front de Gauche a des propositions concrètes dans son programme qu’il serait intéressant de commenter ici même puisque les médias dominants ne le feront pas, ayant une attitude de déni d’existence envers cette offre politique.

    1. « cette offre politique » @RV

      Là, tout est dit : une offre, une demande, un besoin, une consommation, une production, un travail…
      Chaque, chaque jours des nouvelles (proposition politique), chac, chac à la poubelle.

      1. à A.D.
        évidemment on peut emboiter le pas au déni d’existence et d’expression du FDG, mais avez vous seulement lu ces propositions ?
        J’ai la faiblesse de croire qu’elles représentent une voie tangible vers une société plus juste, plus démocratique, dans laquelle les élus seraient au service des citoyens . . .

    1. Merci Thomas pour cette bande son. Un pur délice. Cependant je pense que nos élites ont très bien compris qu’elles risquaient de se fracasser si elles ne bougeaient pas. Soyez patient. Cela va prendre du temps mais les solutions vont progressivement se mettre en place. Il faut juste être conscient que tout ne va pas se résoudre par un coup de baguette magique. Et certainement pas en écrivant tous les jours que l’on va vers l’apocalypse. Quant au front de gauche la seule utilisation positive de son existence sera peut-être d’empêcher un imposteur comme F Hollande de devenir président. Enfin président… les agences de notation se chargeront très rapidement de lui montrer qui détient le véritable pouvoir et que sa blague d’embaucher 60.000 fonctionnaires et de revenir sur la réforme des retraites ne franchiront pas le perron de l’Elysée.

      1. Le pouvoir est détenu par les « politiques » même si l’on nous serine que l’on « ne peut rien contre les marchés ».
        Ce sont bien les « politiques » qui ont ouvert en juin dernier l’espace européen aux agences de notation, non ?
        Et ce sont bien les « politiques », même si ce n’est pour l’instant qu’un effet d’annonce, qui mettent à l’ordre du jour en Europe, l’interdiction des CDS.
        Le problème n’est pas le pouvoir des « politiques » mais le déni de démocratie de ces mêmes politiques, raison pour laquelle il faut en changer.

  42. Mediapart écrit :
    « En avertissant publiquement la France, Moody’s donne des arguments à la spéculation pour se déchaîner. Les prophéties auto-réalisatrices des financiers pourraient à nouveau se concrétiser, entraînant à son tour la France dans une spirale incontrôlée. »
    et incontrôlable avec la soumission des responsables politiques ; on est gouverné par des minables, et comme les USA veulent faire tomber l’Europe avant qu’eux mêmes ne s’écrabouillent, c’est l’hallali !

    1. « on est gouvernés par des minables »… Mais qu’attendez-vous pour vous présenter ? A moins que vous ne soyez comme Olivier Delamarche. Toujours à vociférer, à dénoncer mais incapable de proposer le soupçon d’un début de solution. Bref vous êtes so french….

      1. Mais qu’attendez-vous pour vous présenter

        Par comparaison, j’aimerai bien voir la tête des actionnaires à qui un entrepreneur pas rentable dirait « Vous avez qu’à le faire vous même ». Pour transposer cela dans notre démocratie, remplacez l’argent par le bien être.

        on est gouvernés par des minables

        Un peu fort en effet, plutôt dire « on est gouvernés par des impuissants désarmés, faibles, sans défense et vulnérables face au marché »

      2. « Bref vous êtes so french…. »
        évidemment, l’argument est de poids, surtout moitié english : vraiment potimiste, ne seriez-vous pas plutôt épongiste, à ramasser les lieux communs les plus usées…
        Les dirigeants ne sont, de toute façon ni plus ni moins ceci ou cela : font ce qu’ils peuvent pour ménager la chèvre et le chou. Elle se reconnaîtra, lui aussi, le chou.

      3. @Optimiste

        Je pense que quand tout le monde est d’accord, il n’y a pas de débat, etc…
        Ne vous feriez vous pas l’avocat du diable d’une façon volontaire pour faire avancer les débats et tempérer quelque peu certains ?
        Et pourquoi pas penser que vous pourriez être mandaté à cet effet 😉 ?

      4. Mais c’est que vous avez parfaitement raison, Chassacoure, ce sont bel et bien des minables sans aucun courage ni aucune volonté, ni aucune créativité.

        Peut-être auriez-vous dû préciser le pourquoi de cette qualification pas très flatteuse.
        Nullissimes est parfaitement adapté, et je fais au passage remarquer à Inox qu’entre « impuissants désarmés, faibles, sans défense et vulnérables face au marché » et minables, la frontière est bien mince, d’autant plus qu’il ne tiendrait qu’à eux de gommer cette impuissance qu’ils eux-mêmes créée il y a 40 ans environ.

        @ Optimiste
        D’abord Chassacoure n’a pas l’air de vouloir se présenter, ce n’est peut-être pas son boulot, mais il a l’air de vivre la pagaille actuelle (qui tend à virer au cataclysme) aussi intensément que vous.

        Quoiqu’il en soit, nous les voyons prêts à rééditer pour la France (je devrais plutôt dire contre la France) les recettes éculées et contre-productives qui ont envoyé la Grèce au tapis, sont en train de précipiter le Portugal et l’Espagne dans le gouffre, et d’achever le peu de superbe qui pouvait rester à l’Italie.
        C’est impossible de faire autrement ?
        Et l’Islande : il sert à quoi l’exemple donné par ce pays ?

        Quand vous parlez d’Olivier Delamarche : vous oubliez Frédéric Lordon, Jacques Sapir, Marc Fiorentino, Jacques Généreux… ne serait-ce que pour la France.
        Il paraît qu’il y en a quelques uns en Angleterre, aux USA et ailleurs.
        Ah oui, et aussi Paul Jorion, qui en propose tous les jours ou presque, des solutions !

        Si les minables qui nous gouvernent essayaient
        1) de comprendre quelque chose à l’économie et
        2) d’écouter,
        ils pourraient servir de relais politiques aux idées de ces économistes et financiers qui n’ont rien de fantaisiste.
        Mais non, ils se couchent une fois de plus devant « la seule politique possible ».
        En voilà, une preuve de force, de sagesse et de volonté !

  43. Un jour, les pauvres en seront réduits à manger les riches…

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3123

    Ou alors les riches tueront les pauvres avant…

    « La trop grande disproportion des conditions et des fortunes a pu se supporter tant qu’elle a été cachée; mais aussitôt que cette disproportion a été généralement aperçue, le coup mortel a été frappé. Recomposez, si vous le pouvez, les fictions aristocratiques. Essayez de persuader au pauvre, lorsqu’il possédera la même instruction que vous, essayez de lui persuader qu’il doit se soumettre à toutes les privations, tandis que son voisin possède mille fois le superflu: pour dernière ressource, il vous faudra le tuer. »
    Car, pour avoir choisi de se tenir à droite, Chateaubriand, qui connaissait sa gauche savait voir loin.

    La meilleure façon de « tuer les pauvres » étant de faire la guerre, on comprend pourquoi les classes dominantes dans tous les pays ne renonceront jamais à baisser les dépenses militaires et d’armement, au contraire. Voir le rôle central tenu par le complexe militaro-industriel aux USA. Einsenhower qui savait voir loin lui aussi avait mis en garde ses concitoyens contre le développement de ce complexe et les risques que cela représentait pour la démocratie, dans un discours devenu célèbre:

    http://icp.ge.ch/po/cliotexte/deuxieme-moitie-du-xxe-siecle-guerre-froide/discours.eisenhower.html

  44. J’y connais pas grand chose en économie mais au final pourquoi ne pas avoir une seule banque, la BCE ou du moins une unique banque publique européenne, qui interviendrais auprès des états et aussi des particuliers/entreprises (sous forme de banque de depot). Elle est certe indépendante mais il n’y a pas d’actionnaires derieres.
    Les benefices qu’elle engendrerais pouraient retourner directement dans le circuit via le financement de grands travaux en Europe par exemple.

    Enfin c’est un peu trop radical je le reconnais!

    1. Vous avez raison, c’est parce qu’on a décidé du contraire il y a quarante ans que nous sommes réduits à ce qui se passe aujourdh’ui, puisque les étas européens se sont soigneusement interdit de pouvoir emprunter ailleurs qu’aux finances privées…
      qui se gavent depuis à ramasser un gros différentiel d’intérêts, connaissent la situations de leurs emprunteurs et s’offrent ainsi en prime les vertus gratifiantes de la spéculation.
      Ce que les états ont fait, ils peuvent sans aucune difficulté le défaire, mais… cela n’arrangerait pas les États-Unis qui, bien qu’étant dans une situation catastrophique, bénéficient de taux d’intérêt toujours aussi bas.

      Pour faire simple : les décotes des agences de notation permettent de justifier des taux d’intérêt considérables envers l’adversaire européen pour financer les prêts consentis aux USA à taux préférentiels pour qu’ils s’en sortent sans trop d’efforts.

      Moralité : aujourd’hui comme hier l’American Way of Life, se bâtit en parasitant les finances des autres pays.

      1. merci pour cette intervention, je me sen moins seul . . .
        et pour mémoire,
        page 29 du programme du FDG
        ________________________________________________

        Reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers

        En quelques années, la finance a conquis des pouvoirs exorbitants. Le dollar, monnaie internationale de référence, n’a plus aucun lien avec une quelconque réalité matérielle Les détenteurs de capitaux peuvent agir à leur guise sur des marchés boursiers méthodiquement dérégulés. Ils ont obtenu une fiscalité au bénéfice des revenus du capital, le droit d’échapper en grande partie à l’impôt, la libre circulation du capital financier dans le monde et ils se permettent aujourd’hui de « noter » les États, les plaçant sous la menace des attaques des spéculateurs.

        Nous mettrons fin à ces privilèges inouïs et contraires à la démocratie qui nous placent sous la menace de crises financières incessantes et de politiques d’austérité désastreuses. Nous mettrons en place une nouvelle réglementation bloquant la spéculation et la financiarisation de toute l’économie et placerons sous contrôle social les banques privées qui la violeraient. Nous agirons pour changer les missions de la Banque centrale européenne et créerons en France un pôle public bancaire et financier qui agira pour l’emploi et les salaires, contre les délocalisations et la spéculation.

        ______________________________________

      2. @ RV
        Je n’ai pas lu ce programme, j’avais peur de tomber sur les insupportables litanies façon Arlette revue et corrigées Besancenot.
        Ce que vous présentez est concret, réaliste, et bien structuré.
        Un peu comme la pensée de Jean-Luc Mélenchon qu’il est toujours agréable d’entendre par comparaison avec les bouillies socialistes, les incantations de l’UMP les imprécations du FN.
        Merci d’apporter l’occasion de lire une alternative à la soumission morose actuelle

  45. Je prépare le pop-corn 🙂

    En tout cas, les agences de notation jouent parfaitement leur rôle: menace sur le triple A de la France (Moody’s), dégradation de 24 banques italiennes (S&P), dégradation de l’Espagne (Moody’s) et aux dernières nouvelles 5 grandes banques espagnoles dégradées, hier soir, par Moody’s.

    Il n’y a pas à dire, elles auront parfaitement joué jusqu’au gong final !
    Les inquiétudes commencent à transparaître sur les marchés financiers. Si la montagne accouche d’une souris, ce dimanche, la semaine prochaine pourrait être sportive…

    1. C’est ce que l’on appelle: « Le gouvernement des peuples par les agences, pour les financiers, les banques et les rentiers. »

      Cela ne s’appelle bien entendu pas la Démocratie, cela s’appelle une prise en otage à grande échelle des peuples (c’est très bien expliqué par Frédéric Lordon)

      Mais les peuples ne pourront secouer ce joug que par leur propre prise de conscience de ce qui leur arrive, et par les réactions qu’ eux seuls produiront pour se défaire de ce joug.
      Comme dans la fable de La Fontaine « Le chartier embourbé » la devise doit être:

      « Aide toi, le ciel t’aidera. »

      Car il n’y a aucun GIGN au niveau mondial pour ce type de prise en otage planétaire.

      1. Pour être plus complet, il s’agit d’un prise d’otages avec rançonnement à la clé (ou racket si vous préférez)
        Le racket portant sur les fonds publics et sociaux bien entendu.

      2. Aide toi, le ciel t’aidera

        Bonjour la réponse individualiste !
        ce dont nous avons besoin c’est au contraire d’une action concertée et collective
        par exemple :
        page 30 du programme du FDG
        __________________________________

        Adoption d’une loi portant création d’un pôle public financier transformant notamment la politique et les critères du crédit
        Placement sous contrôle social des banques privées qui ne respecteraient pas la nouvelle réglementation en matière de lutte contre la spéculation et la financiarisation de notre économie
        Blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux
        Réforme de la fiscalité : suppression du bouclier fiscal, augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital, taxation des revenus financiers des entreprises, mise en place du principe de modulation de l’impôt sur les sociétés et du taux des cotisations sociales patronales en fonction des objectifs d’emploi, de formation et de salaires de l’entreprise Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales qui ont montré leur inefficacité
        Création d’un Fonds national et de fonds régionaux pour l’emploi et la formation

        __________________________________

      3. @RV

        Cette devise est valable pour les individus, mais aussi pour les groupes humains, pour les peuples. J’entendais par là que les peuples ne doivent pas tout attendre de leurs dirigeants, de leurs représentants. Surtout par les temps qui courent, où le réel pouvoir est entre les mains d’une ploutocratie.

  46. Homo-parasitoïde economicus est un organisme financier international qui se développe sur ou à l’intérieur d’un autre organisme dit « hôte », mais qui tue inévitablement ce dernier au cours de ce développement ou à la fin de ce développement,alors que de nombreux parasites ne tuent pas leur hôte. Habituellement, la relation hôte-parasite tend à un équilibre entre les deux organismes, du fait que d’un point de vue évolutif simplifié, le parasite ne retirerait aucun avantage de la mort de son hôte.

    1. Habituellement, la relation hôte-parasite tend à un équilibre entre les deux organismes, du fait que d’un point de vue évolutif simplifié, le parasite ne retirerait aucun avantage de la mort de son hôte.

      En principe, la relation Hôte-parasite que vous décrivez s’applique dans une relation globale, mais n’est pas vraie d’individu à individu ou il y a généralement mort de l’hôte donc à terme mort du parasite qui aura su capter l’énergie vitale pour se reproduire et poursuivre « par délégation » l’infestation de nouveaux hôtes sains.

      Exemples : relation cuscute-betterave, gui pommier, virus-organisme, escroc-victime…
      Lorsqu’il y a établissement d’un équilibre, on parle plutôt de symbiose.

      Votre Homo-parasitoïde-economicus est donc un parasite, au plein sens du terme, avec une inconnue d’importance :
      Une fois le saignage « à blanc » de l’Euroland accompli, quelles autres économies seraient susceptibles d’être des hôtes sains ?
      Apparemment,il n’y en a aucune ni en Asie, ni en Amérique du Sud.
      Fortes de l’expérience européenne semblent avoir déjà développé les antigènes nécessaires.
      Mieux : elles semblent être en voie de vacciner l’Afrique.
      Et c’est là que ça se gatte ; le parasite est très agressif et sera (il l’est déjà depuis dix ans du reste) prêt à tout pour assurer sa postérité.

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