L'actualité de la crise : DISTRIBUTION DE MAUVAIS POINTS, par François Leclerc

Billet invité

Les bras de fer se crispent, les contradictions s’aiguisent. Après Josef Ackermann, patron de la Deutsche Bank, Charles Dallara, le directeur général de l’Institute of International Finance, négociateur en chef du programme d’échange avec décote de la dette grecque, vient de dire « niet ! » : pas question de revenir sur cet accord et d’accroître la décote, un deal est un deal ! On observera avec intérêt la suite des événements.

Pas question non plus, disent les Américains, de suivre les membres du BRICS quand ils proposent d’accroître les ressources du FMI pour aider la zone euro et d’y participer. Avec derrière la tête l’idée de se rendre indispensables et d’être reconnus dans ce rôle. On en reparlera à Cannes, sur la Croisette, est-il promis, car la question ne va pas pouvoir être longtemps éludée, Christine Lagarde souhaitant également qu’elle soit abordée. La balle est dans le camp des Américains, mis devant le choix de participer à l’accroissement des fonds du FMI – fort improbable, vu la majorité républicaine de la Chambre des représentants – ou d’accepter que les émergents y montent en puissance, ce dont ils ne veulent pas. À l’arrivée, cela ne fait pas l’affaire des Européens.

« Aide-toi, le ciel t’aidera » semble être le discours qui leur a été tenu dans le cadre de ce G20 finances, alors qu’ils en restent aux déclarations d’intention. Cette mise en jambes du G20 de Cannes, dans moins de trois semaines, n’est pas spécialement impressionnante. Une dernière limite, leur sommet du 23 octobre prochain, a été avancée faute de mieux pour fournir, selon leurs propres termes, « des réponses durables, globales et rapides » à la crise. C’est le troisième bras de fer en cours, opposant entre eux les Européens, qui porte sur l’accroissement des moyens financiers du FESF.

Le quatrième se poursuit avec les marchés, dont l’agence Standard & Poor’s vient de se faire une fois de plus l’interprète, en dégradant l’Espagne. Ce sont eux qui, semaine après semaine, font la loi sans que rien dans les atermoiements européens ne puisse les calmer et sans que les autorités ne cherchent à les dompter.

La provenance des fonds qui devraient permettre de stabiliser la zone euro reste la question centrale, car le coup de bazooka réclamé n’est plus dans les moyens des Européens, crispés sur une stratégie impuissante et des principes qui ne répondent pas aux exigences de la situation. Il faudrait sortir de leur cadre normatif, ce dont ils sont incapables. Par défaut, seules des demi-mesures seront possibles, les banques refusant elles-aussi de mettre au pot. Il ne fait pas bon être chef d’État et de gouvernement, ou même prétendant au titre, par les temps qui s’annoncent. À chacun ses petits soucis semble être le trait dominant de la situation. Censé être le lieu où s’élaborent les solutions globales, le G20 en est plus que jamais incapable.

François Baroin, qui présidait ce G20 Finances et en a donné un compte-rendu, a cherché à noyer le poisson en indiquant que le sommet européen du 23 octobre serait « décisif », ce qui confirme qu’il a été demandé aux participants à la réunion d’attendre pour en savoir plus. Ont été mises sur le même plan que les mesures européennes la manière dont les États-Unis vont consolider leur déficit budgétaire et la façon dont les Chinois vont rééquilibrer leur croissance au profit de leur marché intérieur. La seule satisfaction, si l’on comprend bien, est que tout le monde en est au même point.

Heureusement, Tim Geithner, qui a emprunté pour l’occasion au vocabulaire creux des banquiers centraux, a décerné un bon point au sortir de la réunion, encouragé par les éléments « appropriés » du plan européen.

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102 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DISTRIBUTION DE MAUVAIS POINTS, par François Leclerc »

  1. Pour sortir du cadre, il faut vaincre sa peur. Et pour vaincre sa peur, il ne faut plus rien avoir à perdre comme lorsque l’on n’a plus de perspective d’avenir, plus d’emploi, plus d’argent. Ce soir, à Bruxelles, les « indignés » sortent du cadre classique des manifestations qui vont de BXl Nord à Bxl Midi et pour aller manifester là où ça fait mal symboliquement : devant la Bourse ou Euroclear, chambre de compensation. C’est un pas hors cadre.

  2. François, Paul,
    J’aime bien vous lire, vous m’apprenez beaucoup de choses, l’explication des choses du passé !
    Mais un théoricien n’a pas plus d’influence sur la vie en société qu’un généralissime n’en a dans une bataille ou il ne dispose d’aucun soldat !
    Il est manifeste que, sauf Dieu, ce sera, bientôt, le sang des hommes que les agences de notation devrons exprimer.
    Et cela ne se résoudra pas avec des abaques savantes, non, cela ne pourra se résoudre que dans un ultime bain de sang.
    C’est vrai, ce que j’écris est dur, mais faut’il s’en cacher, mon fils aimerait avoir un enfant et il me dit: Papa, dans la merde ou on va, ce n’est pas normal de faire cà !
    Cela nous éloigne fort des théories économiques, François.
    Tu vois, je vais te faire un aveu, j’avais acheté de l’or-métal à un moment ou Paul n’y pensait pas, je l’ai revendu, pas pour engranger un bénéfice, ma foi, confortable, non, pour une autre raison qui me semble raisonnable, vivre ce que mes amis pouraient vivre et partager ces difficultés avec eux.
    C’est quoi, l’argent ? demande à Paul
    Tient, Paul, une de mes filles travaille sur sa thése de doctorat en anthropologie à Den Haag, elle revient de Colombie, tu as mon adresse courriel, cela me plairait qu’elle puisse te rencontrer.
    Vraiment, cela me plairait;

    1. un théoricien n’a pas plus d’influence sur la vie en société qu’un généralissime n’en a dans une bataille ou il ne dispose d’aucun soldat !

      Et un général qui se moque de la réalité, c’est à dire,
      du terrain, des forces de l’ennemi, et de ses soldats,
      est un bavard en quête de bureau à l’Etat Major.
      Ce que sont nos politiciens dit de gauche!
      Partager les données et les analyses, s’approcher le plus possible
      d’une compréhension du monde, n’est pas suffisant,
      c’est seulement indispensable.
      Paul offre un des ces lieux indispensables.

      1. De tous les généraux d’opérette de la gauche caviar,
        niant la réalité pour faire carrière dans le commerce de l’illusion,
        notamment la « révolution par les urnes »,
        qui n’a jamais eu lieu nulle part…
        Et pour cause, le pouvoir de la bourgeoisie est ailleurs!

    2. …nous sommes 2, au moins, à ne pas avoir acheté d’or pour ne pas « être plus à l’abri que les autres »!

      Quand tout va mal, il faut réagir en groupe…pour protéger le groupe et le défendre.

      Les Chateaux et villes fortifiées jadis, étaient construites pour protéger la communauté contre les « envahisseurs »ou « ennemis » extérieur au groupe…et pas seulement le Châtelain ou le Bourgmestre.

      Quel est l’ennemi actuellement ? Personnellement j’en distingue deux : la finance internationale et les déséquilibre de production (salaires + environnement) entre pays.

      Et dans les deux cas il y a des correctifs possible.

    3. « un théoricien n’a pas plus d’influence sur la vie en société qu’un généralissime n’en a dans une bataille ou il ne dispose d’aucun soldat. »
      On peut prendre le cas de Keynes: sortie de la crise financiariste libérale de 1929-32 avec le New Deal, résistance puis victoire du camp démocratique face au nazisme, politique économique active et quadruplement de la production mondiale entre 1945 et 1975.
      Les théoriciens néo-libéraux friedmaniens dominants depuis 1980 sont à l’origine idéologique de la crise financiariste inégalitariste d’aujourd’hui .
      La théorie a dans certains cas beaucoup plus d’influence qu’on ne le croit généralement.

  3. Le quatrième se poursuit avec les marchés, dont l’agence Standard & Poor’s vient se faire une fois de plus l’interprète, en dégradant l’Espagne. Ce sont eux qui, semaine après semaine, font la loi sans que rien dans les atermoiements européens ne puisse les calmer et sans que les autorités ne cherchent à les dompter.

    Et dire que ces mêmes agences de notations donnaient des triples A aux produits financiers qui ont conduit à la crise de 2008…
    3 ans après elles sont toujours là à distribuer des bons/mauvais points…
    Seul le recours à la violence semblerait pouvoir les déloger de leur trône usurpé, le bon sens leur faisant définitivement défaut !

    1. La violence c’est eux.
      Elle commence par l’exploitation et l’oppression des peuples par le capital.
      Nous, nous sommes la force qui s’organise lentement ici,
      plus vite ailleurs, mais au rythme des désastres de la crise,
      et qui résiste par tous les moyens quand il faut,
      jusqu’à dissuader finalement la classe dominiante de continuer à employer la violence.

      1. Les désastres de la crise ? non; les crimes qu’ils (le marché y compris les agences de notation)
        commettent au nom de la crise.

        La f(r)ange la plus riche (1%) de la population se satisfait pleinement e la crise, c’est dans un tel milieu qu’elle prospère le mieux, les coupe-feux sociaux n’étant plus en mesure d’être entretenus.

  4. Merci Mr Leclerc !
    Voici la réponse a ma question formulée dans un billet precedent.
    Ce blog est plus réactif que nos dirigeants…

  5. Monsieur Leclerc,

    A l’avant dernier paragraphe, vous vouliez sans doute écrire 23 octobre et non pas septembre.
    Au quatrième paragraphe, peut-être vouliez vous dire que la date avait été reculée, et non avancée.
    Sinon, c’est pas rassurant ce que vous nous dites là.
    Tout ce beau monde a la rationalité du lemming moyen.

  6. Un autre aspect du bras de fer en cours avec les banquiers est l’acceptation volontaire de la restructuration, l’ISDA attendant ce point pour se prononcer sur le déclenchement des CDS.

    Car enfin, le cas de Erste en Autriche et, surtout, l’absence de réponses, concernant la confirmation de la juste valorisation en valeur de marché de leurs CDS, de quelques banques dont Lloyds Bank ainsi que des italiennes et des grecques est inquiétante du point de vue de la réalisation du risque systémique. Non ?

    Sans chambre de compensation pour ces swaps, c’est un peu l’inconnu si tout le monde ne les a pas valorisés honnêtement dans ses comptes (si certains attendent les flux d’assurance des banques grecques et italiennes, cela risque d’être délicat). Davantage que la question de l’image pour la zone euro, cela pourrait expliquer la réticence de la BCE concernant un défaut de la Grêce…

      1. @ Renou
        Merci, mais maintenant ce sont les conditions de déclenchement des CDS qui m’interrogent.
        Si c’est du gré à gré, personne ne m’aidera…
        L’opacité est reine, jusqu’à ce qu’on mette fin à la couronne.

      2. erste c’est simple

        Imaginez que vous êtes actionnaires de la Lloyds, vous assurez des portes containers qu flottent sur l’eau avec plein de belles marchandises de dedans.
        Quand le bateau arrive au port tout va bien, quand le bateau coule la cloche sonne et votre petit bateau vaut zéro. Facile. C’est tout ou rien.

        Et bien le 9 octobre, les petits bateaux de Erste contiennent plein de belles promesses de remboursement ce qui pemet d’envisager un bénéfice de 800 M €
        Et durant la nuit du 9 au 10 en raison de la tempête, un certain nombre de petits bateaux ont coulés ce qui permet d’afficher un perte de 800 M€ soit 1600M € de paume.

        Ce qu’il serait intéressant de comprendre, c’est à quoi a été utilisé cet argent ?
        – Est-il investi dans des spéculations malheureuses ?
        – Est-il utilisé pour financer des infrastructures industrielles concurrentes à nos industries ? (l’argent magique non remboursable est très pratique pour créer des entreprises rentables)
        – Comment vont être réellement réparties les pertes. Qui va garantir le traitement équitable des créanciers?
        – Quelle est la crédibilité de la direction de cette banque ?

        L’expérience montre que si l’on ne fournit pas la liste des pertes dans le détail et qu’on ne retrouve pas les épaves et les corps, il y a toute les chances qu’il s’agisse d’une arnaque supplémentaire. (Quelle surprise pour le banquier ayant financé un immeuble à rénover de trouver un terrain vague à l’adresse indiquée?)

        Comment va réagir la tutelle de cet établissement ?
        – placement conservatoire sous administration judiciaire
        – gel des actifs
        – suspension des autorisations d’intervention sur les marchés

        Prenons les paris :
        Je parie que l’inertie et la complaisance sont toujours d’actualité.
        Et vous ?

    1. Est il possible que tous ces politiciens lors d’un Gvain par exemple décident de décréter tout CDS existant illégal partout dans le monde à partir du jour J heure H(et d’en interdire tout usage aussi)?Quelle conséquence cela aurait sur le système?Est ce souhaitable et faisable?Les politiques peuvent toujours changer toute loi non?Surtout si c’est dans l’intérêt supérieur de la collectivité,sinon à quoi servent ils?

      1. Voilà le programme que les politiciens professionnels,
        pour garder leur « job », de gauche comme de droite, refusent tous,
        et que la révolte des peuples devra imposer:
        Dans l’intérêt de l’écrasante majorité de la population, il est urgent d’exproprier les banques et de les mettre au service du bien commun en les nationalisant et en les plaçant sous le contrôle des travailleurs et des citoyens. Non seulement il faut se refuser à une quelconque indemnisation des grands actionnaires, mais il convient en outre de récupérer sur leur patrimoine global le coût de l’assainissement du système financier. Il s’agit également de répudier les créances illégitimes que les banques privées réclament aux pouvoirs publics. Il faut bien sûr adopter une série de mesures complémentaires : contrôle des mouvements de capitaux, interdiction de la spéculation, interdiction des transactions avec les paradis fiscaux et judiciaires, mise en place d’une fiscalité qui a pour objectif l’établissement de la justice sociale… Dans le cas de l’Union européenne, il convient d’abroger différents traités dont ceux de Maastricht et de Lisbonne. Il faut aussi modifier radicalement les statuts de la Banque centrale européenne. Alors que la crise n’a pas encore atteint son apogée, il est grand temps de prendre un tournant radical afin de donner une issue anticapitaliste aux convulsions bancaires et boursières.
        Extrait de
        Les vertus de la répression financière
        par Eric Toussaint
        http://www.cadtm.org/Les-vertus-de-la-repression

  7. La question que je me pose maintenant, c’est de savoir si vraiment ils naviguent a vue en esperant tenir le plus longtemps possible ou si finalement ils misent sur un pourrissement de la situation qui finirait par faire rentrer tous le monde dans le rang…
    Laisser s’installer le chaos pour que le bon peuple apeuré finissent par accepter de se faire plumer sans broncher !
    Ce serait trés machiavélique, mais le systeme néo-libéral n’est pas a ca pret !

    1. Oui, mais non, Plagueis.
      Il n’y aurait pas eu renforcement général de la sécurité intérieure de tous les pays fin 2008 – début 2009.
      Ni campagne publicitaire pour payer plus d’impôt et « soutien » aux indignés de la part de certains des plus riches.
      Ils naviguent à vue et savent que les 99% sont un danger réel. Pour l’instant contenu.

      1. Oui car quand les gens n’ont vraiment plus rien à perdre, c’est dangereux pour tout le monde. Il n’y a pas vraiment où aller se réfugier…

  8. Je suis indigné, que 2 = 2. Depuis quand ? qui a eu l’idée saugrenue ? Un complot, Ah si ! je le veux. Et comment si ça n’est pas un complot ??? En mille Émile ?

    La science économique n’a pas eu lieu, et elle n’a toujours pas lieu c’est ça le plus drôle, car il y en a un dont il ne faut pas prononcer le nom, un ou deux, chut ! Celui dont tu ne prononceras pas le nom, 666, la bête, le Malin… Marx ? non. Malthus, Say (oops) et Keynes. arggggg !

    Aubry n’a rien dit sur Keynes.

    Je parie que pas un candidat ne prononcera pendant la campagne électorale, le nom d’un économiste quel qu’il soit d’ailleurs, ni de toute sa vie cela va sans dire…

      1. Exact, il ne va pas plus loin que Keynes: sauver le capitalisme.
        Erreur historique: les soins palliatifs à cette étape de décomposition,
        sous la houlette ou pas de Hollande, ne feraient qu’agraver le désastre.

  9. D’après mes informations, les autorités Italiennes sont en contact étroit avec des ONG historiques très puissantes (issue de Sicile et de Calabre), extrêmement rôdées aux « affaires » de niveau international et ayant de fortes représentations à New-York et Chicago, entre autres.

    Le gouvernement Italien aurait demandé à ces ONG de négocier avec les autorités Européennes et surtout des USA, ainsi qu’avec les institutions financières afin de leur « expliquer » ou est l’intérêt commun bien compris, et les inciter à une coopération accrue.

      1. Genre?

        mah ….mais pas jong … fia ? mais pas fia…ble

        un peu comme :

        yack …(pas sur la route du sel) …( pas) ouz-o …-ay, peut-être

        le fait est que ce sont des sortes d’ONG …

        terrible !

        Tout est à revoir de fond en comble.

    1. Le problème des indignés, c’est qu’ils représentent surtout 99 fois 1%.
      Ils sont à l’image des puissants qui cherchent à se construire un radeau.
      Mais eux, il n’ont rien pour le construire.
      Une pensée commune, une vision commune leur permettrait de prendre place sur la plus haute montagne.
      C’est ce que proposait F..L au cinquième jour de son dernier billet.
      Mais je ne suis pas sur que les 99% soient plus aptes à coopérer que les 1% qui s’entredéchirent.

      1. @jjay

        Je crois qu’on peut avancer trois éléments pour expliquer le peu de succès qu’a ce mouvement en France : une situation sociale encore relativement confortable (le fameux modèle français, dont les restes protègent encore suffisamment), une difficulté à adhérer à un mouvement qui se veut apolitique et qui renonce donc à peser au bout du compte et pour finir, une attitude attentiste avant les élections présidentielles de 2012. La tradition de politisation de notre pays ne lui permet pas de s’identifier à ce mouvement qui à mon sens, n’a pas d’avenir sous cette forme. Cela dit une mobilisation même gentillette vaut mieux que pas de mobilisation du tout…

      1. A Bruxelles, on était 500 au départ et entre 10 et 12 000 à l’arrivée au Cinquantenaire Impressionnant !

      2. @Martine-Bxl
        J’y étais. C’était plutôt le contraire : +- 7000 à la Bourse et, vu la longueur et les haltes, beaucoup ont quitté avant le cinquantenaire. C’était trop long avec tours et détours, haltes devants des lieux symboliques.

  10. François Baroin, qui présidait ce G20 Finances et en a donné un compte-rendu, a cherché à noyer le poisson

    A 1 ou 2 par semaine, voire par jour, ça va finir par se voir, ou par se sentir, tous ces poissons crevés, noyés par Baroin.

  11. François Leclerc écrit : « La provenance des fonds qui devraient permettre de stabiliser la zone euro reste la question centrale, car le coup de bazooka réclamé n’est plus dans les moyens des Européens »

    Les Européens ne tireront pas au bazooka ?

    Comme d’hab.

    Alors les Européens feront des grands gestes avec les bras.

    Comme d’hab.

    Les moulinets des Européens n’ont qu’un seul effet : ça fait du vent.

    Tous ces sommets, toutes ces réunions, tous ces G20, ça ne fait que des grands gestes avec les bras : ça fait du vent.

    1. Pour des gestes avec les bras,François Hollande semble assez doué.
      Pour le bazooka,je ne sais pas comment Angela va vendre un leveraging à 2.5 trillions d’Euros
      à son parlement.Idem chez nos cops en Finlande,Autriche…Slovaquie etc.
      Bien entendu j’entends déja Sarko dire que c’est un montant ‘virtuel’,que cela ne va rien couter,qu’il vient encore pour la 14ème fois de sauver la zone Euro et que c’est tout juste si on va pas gagner beaucoup de tunes avec ce machin.C’est une assurance ou une garantie.
      Je doute qu’il évoque l’hypothèse ou tout se casse la g…et qu’en conséquence nous serons tous ruinés.Passage garanti de AAA à triple Zéro, enfin junk.
      Si y a plus rien après 2.5 trillions ou peut toujours essayer 5/10/20…

      1. Mais si ! Sarkozy évoque l’hypothèse où tout se casse la g….. devant ses amis : dans le Canard Enchainé, nous avons pu lire certaines déclarations très très intéressantes de Sarkozy à ses visiteurs.

        Mercredi 14 septembre 2011, le Canard Enchainé rapporte des phrases ahurissantes de Nicolas Sarkozy à propos des Etats européens surendettés :

        Sarkozy fait de la mauvaise Grèce.

        « Nous quittons une zone de turbulences, a confié Sarkozy à ses conseillers et à des visiteurs, pour entrer dans une zone de clash possible. Si la Grèce n’est pas sauvable ou ne veut pas se sauver, alors les Etats européens en tireront les conséquences. Il faudra alors éviter à tout prix un effet domino qui s’étendrait au Portugal, à l’Espagne et à l’Italie, et qui pourrait conduire à l’implosion de la zone euro. Cela dit, les Espagnols et les Portugais ne sont pas les Grecs : ils ne mentent pas sur leurs chiffres et ils font ce qu’ils disent. »

        (Le Canard Enchaîné, mercredi 14 septembre 2011, page 2)

        Comme le remarque le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy ne fait plus d’allusion aux Italiens lorsqu’il déclare : « Cela dit, les Espagnols et les Portugais ne sont pas les Grecs : ils ne mentent pas sur leurs chiffres »

        Pourquoi Sarkozy ne mentionne-t-il pas les Italiens ?

        Parce que les Italiens mentent sur leurs chiffres ?

        Il en sait, des choses, Sarkozy.

        En fait, nous saurons la vérité sur la situation économique et financière de l’Italie lorsqu’un nouveau gouvernement succèdera au gouvernement Berlusconi.

        Et à ce moment-là, nous saurons les vrais chiffres de l’Italie.

      2. @ BA
        Quand le nouveau gouvernement arrivera en Italie, le plongeon sera déjà là. Il vaudrait mieux embaucher des plongeurs, pour sauver ce qu’il est encore possible de sauver.

  12. Tu vois, Paul, avec quelques commentaires « intélligents » on se rend compte que la finance n’est, méme, pas un sous produit de la raison !
    Il me semble manifeste que notre cerveau n’est pas en adéquation avec nos besoins, il est trop complexe par rapport à ce nos besoins, ce qui signifie qu’il exite pour autre chose !.
    En fait, nous ne sommes que le support génétique d’autre chose, mais comme l’historien, l’antropologue ne peux deviser que sur ce qu’il croit avoir été, sans savoir se prononcer sur ce qu’il adviendrat !

  13. Paul,
    Soyons de bon compte !
    Ou le mouvement des ‘indignés » a passé la barre fatidique et ces théories financiéres feront partie de l’histoire, ou ce mouvement s’éstompe, et le fachisme qui s’en suivra ne s’occupera plus beaucoup de tes théories;
    Tu en es ou ?

  14. Bonjour, je lis ce blog depuis des mois, avec de plus en plus de difficultés. Je ne suis pas au niveau. Je suis juste une femme qui a commencé à s’intéresser à la Bourse quand j’ai commencé à comprendre que l’entreprise où je travaillais, rachetée par des financiers, était devenue de fait leur vache à lait, à crème bien grasse plutôt.. Allez, je le fais court, au final : un ancien patron en Californie, 200 salariés lourdés (si cela dit quelqu’un, l’histoire est racontée avec tant d’intelligence, de pugnacité, par Deuxtrois dans son blog http://loyal-touch.blogspot.com/ ), et quelques bribes de connaissances sur un système qui est décortiqué ici à échelle beaucoup plus vaste.
    J’ai juste envie d’écrire aujourd’hui, parmi les commentaires de cet article, que je me sens enfin un peu soulagée. Vous êtes ici des penseurs, des analyseurs, vous alertez, vous « prévoyez », vous agissez tant que vous pouvez à titre individuel, mais moi, je me sentais immobile, totalement impuissante face à ce qui arrive et à ce qui nous est promis. Et voilà que j’ai quelque chose à quoi me raccrocher, le mouvement semble en marche, vais aller me faire les muscles, moi…
    Merci pour vos lumières, mieux vaut aller dans la mélée éclairés..

  15. ( La situation actuelle me fait penser à Brassens)
    Les sabots d’Hellène
    Etaient tout crottés
    Les trois capitaines
    L’auraient appelée vilaine
    Et la pauvre Hellène
    Etait comme une âme en peine
    Ne cherche plus longtemps de fontaine
    Toi qui as besoin d’eau
    Ne cherche plus, aux larmes d’Hellène
    Va-t’en remplir ton seau
    🙂

  16. Rien a voir? Ou peut-etre tout a voir: Le Monde 15 Oct 2011

    Il y a quelque chose de profondément gênant à voir des délégations commerciales étrangères, comme celle tout récemment envoyée par la France, se précipiter en Libye en quête de contrats, alors que se prolonge le calvaire de Syrte, sur lequel les capitales occidentales gardent le silence

    Si mes souvenirs sont bons, Mr. Sarkozy justifiait l’intervention en Libye pour ‘sauver les civils… ‘Gênant’ Je dirai a vomir.

    1. Les interventions impérialistes ont toujours été déguisées.
      Ici les rapaces ont du aller chercher très loin, le peuple français étant un peu vacciné…
      C’ était le comble de l’hypocrisie: « sauver les civils »!
      Ca a marché, au départ, sur le papier…

  17. la dernière de Schäuble : http://www.romandie.com/news/n/_Une_taxe_mondiale_sur_les_transactions_financieres_pas_realiste_151020112110.asp

    « Il est apparu clairement que nous devions l’instaurer en Europe, a dit le ministre à l’issue de discussions avec ses homologues du G20 à Paris vendredi et samedi. Ce n’est pas réaliste à l’heure actuelle de vouloir en faire une taxe mondiale, a-t-il dit.

    Mais au sein de l’Union européenne plusieurs pays y sont opposés aussi, comme le Royaume-Uni qui craint pour sa place financière de Londres et la Suède.

    Cette semaine, M. Schäuble avait déclaré que si la taxe ne pouvait pas se faire au niveau européen, l’Allemagne était prête à faire cavalier seul sur ce dossier qui lui tient à coeur.

    L’Allemagne ne sera pas seule, il y aura au moins la France avec elle, a répondu la France, assurant que, si un accord n’était pas possible au niveau de l’Union européenne, la taxe pourrait être mise en place au sein de la zone euro. »

  18. Paul, en 92, j’ai imprimé des billets d’un million de Zaire pour Mobutu, le deal, c’était  » une tonne de billets pour lui, deux tonnes de billets pour « les autres », les trois palettes ont été embarquées dans le méme avion, avec quelques bouteilles !
    Alors, quand des gars me parlent de théorie économique, ben , moi, j’ai vendu ce genre de systéme économique au Kilo !
    Et je te dit pas ce qu’on faisait à Lumumbashi, la, c’était le pied, on imprimait des dollars vu que le zaire à Tonton Mzé, cà se vendait plus des masses ! le bléme, c’est qu’a l’époque, fallait photocopier sur les « rank zerox couleur », un nouveau truc mais super chére pour les casettes d’encre, alors j’ai dit aux gars: vu qu’on sait que c’est nous qui imprimons, ben, on va plus imprimer qu’une face, question économie !
    Tu va pas me croire, Paul, mais mes faux dollars imprimés, uniquement en recto, valaient plus que le truc de mobutu qu’on avait imprimez des deux coté !
    Et on m’a foutu hors de l’école à 13 ans ?
    Fait moi plaisir, Paul, laisse ma fille t’expliquer l’orientation de sa thése, elle est pire que moi !

    1. Voilà une bonne solution pour faire des économies.
      Comme la BCE risque de devoir imprimer des Euros à tour de bras,
      et sans le budget pour l’imprimeur, un seul côté, ça va plus vite, et c’est moins cher!

    2. @kalon
      (…) Pardon papa, mais y’a pas de quoi être fier ! M’enfin, ‘faut c’qui faut, pas vrai ?
      … le problème étant bien que, si chacun (les Baroin compris) se dit la même chose, on est assez mal barrés.

      Content de revenir auprès de vous, merci à vous tous et à vigneron pour ses poèmes.
      Merci Paul.

      PS. A-t-on la possibilité d’afficher (poster pour l’envoyeur, et voir) des images ici ?

    3. @Kalon
      En extrapolant cet exemple surréaliste, on peut imaginer le volume de vrais/faux USD sur la planète et la lutte des US contre toute velléité de création d’une monnaie internationale ! Dès lors, la convertibilité du $ apparaitrait au grand jour: proche du kopeck

  19. IL est de plus en plus évident que les américains appuient de plus en plus fort sur la tête des européens.
    Ont-ils l’intention de les noyers?
    pour quels intérêts?
    c’est pour cacher leur propre impuissance?
    la déconfiture européenne aurait-elle une chance d’être bénéfique aux USA?

    1. …ou DETOURNER L’ATTENTION de leurs propres CITOYENS et ainsi gagner du temps ?

      La fameuse BULLE financière a commencé aux USA il y a environ 30 ans.

      Les 3 conditions d’une REVOLUTION énumérées par la CIA…sont rassemblées.

      Gardons espoir, un stress intense permet parfois de trouver LA SOLUTION…qui sait!

  20. Comprend moi, Paul, vous ne savez que penser les choses, moi, je les crée, pas au niveau mondial, c’est vrai, mais je le réalise là ou vous ne pouvez que le penser !

    1. toutes nos réalisations ne font que rendre l’homme un peu plus esclave , la production ne suffit plus, y faux surproduire pour vivre , nul cela ne marche pas non plus, l’argent , il faut toujours plus ,il n’y a pas de limite ,avec moins d’argent moins de pouvoir d’achat il faut surproduire pour essayer de faire moins cher, une meilleure répartition serai une des solutions pour l’immédiat, mais que vaut l’argent ? on parlent de milliards ,d injection de liquidité ,c’est effrayant même la phrase fait peur . Seule une voie ou voix « comme vous le sentez » s’élève celle de la vie et de la terre ,cette une guerre que nous vivons.Une guerre contre la terre! j’ai lu sur (le temps des crises de Michel Serres) cette phrase « vainqueur,vaincu:nous ignorons qui va gagner, sauf que nous savons qu’en cas de victoire , nous serions battus « 

  21. @Kalon

    peut être que Mr Jorion est dèja endormi…
    C’est pas demain matin qu’il doit nous faire la météo et lever quelques voiles sur les pudeurs de sa dernière vidéo?

  22. Une remarque générale: en fait, l’argent ne sert à rien, il semble. On dirait que le seul but est de le « stocker », on dirait que nombre sont simplement « accros »et que ce que nous vivons est la manifestation de cette dépendance. A mon sens, changer le concept est vraiment nécessaire (si on veut avancer).

  23. Pensée Fitchienne :

    « Non seulement le système bancaire est grand par rapport au reste de l’économie britannique, mais il y a aussi une volonté politique accrue de réduire le soutien implicite aux banques du pays. »

    De deux choses l’une :
    soit grâce à l’accélération de la constatation des pertes le système bancaire va retrouver une taille réduite raisonnable.
    soit il va falloir organiser un plan de soutien au manque de volonté politique.

    Il serait donc très malvenu de réduire le financement des partis politiques qui nous sont favorables, en raison de la mise en oeuvre de plans d’économies mal ciblés.

  24. http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00388674-slovaquie-l-instabilite-politique-pourrait-menacer-la-note-s-p-233716.php

    « Le gouvernement d’Iveta Radicova a été contraint à la démission mardi après avoir engagé sa responsabilité sur le vote de la réforme du Fonds européens de stabilité financière, repoussée par le parlement. Les élus ont finalement approuvé le texte jeudi à l’issue d’un nouveau vote (voir ).
    La chute du gouvernement de centre-droit, qui reste en charge des affaires courantes jusqu’aux élections anticipées de mars, met en péril les réformes programmées, jugent les analystes. »

    1. Encore un exercice de « démocrassie » vibrant, c’est presque du niveau primaire, bientôt le collège encore un effort Mesdames, Messieurs…
      Encore quelques discussions de préau avec de bons banquets pour fêter la banqueroute et le retour de l’esclavage en grande pompe.
      Un énarque c’est pas cap, de grand chose.

    1. Le problème, avec les nouveaux pauvres, c’est qu’ils manquent d’entrainement, de savoir faire et de démerde; quand t’es pauvre depuis trois ou quatre générations, tu sais te débrouiller, les bons plans pour survivre, etc…là, c’est vraiment le pied tendre qui débarque au Far west!
      bienvenue chez les ruinés!…l’impression d’être au milieu de l’océan, sur un glaçon qui fond…

  25. Devinette: par qui, où et dans quel contexte historique ces quelques lignes ont été écrites?

    « Dans cette ville, les belles-lettres étaient encore plus rares que la loyauté, et leur admirateur était encore moins considéré qu’une lune d’hiver. La valeur de chacun était estimée à l’aune de sa fortune, et, en tout lieu, les ignorants étaient érigés en modèle. Les gens n’avaient d’autre soucis que celui de sauver leur richesse, même au prix de leur honneur, et d’augmenter la quantité d’or et d’argent en leur possession, quand bien même cela dût se faire au détriment de leur religion et de leur noblesse. »

    Il ne s’agit ni de New-York, ni de Londres…

    1. Cela me fait penser à du Voltaire ou du Montesquieu…

      Donc : littérature philosophique et morale des 17 et 18è siècles. Je chauffe ?

      1. Langue au chat ?

        Je reconnais que ce n’est pas facile: le poète arabo-musulman Ibn Bassam qui dut fuir sa ville natale Santarem dans ce qui n’était pas encore le Portugal, après que cette dernière fut conquise par les armées chrétiennes d’Alphonse VI de Castille en 1092-1093. Il se réfugia alors à Séville qui était elle sous le contrôle de la Dynastie berbèro-musulmane des Almoravides (leur capitale était Marrakech mais ils régnaient sur Al Andalus: l’Andalousie). Dans ce texte il parle donc de Séville, et du climat qui régnait dans la ville à cette époque, une époque d’incertitudes…

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Bassam

      2. Belle épine dans l’image d’Epinal d’un âge dor Andalou.
        Cet âge d’or a peut être une part de vérité, mais c’est surtout un besoin « civilisationnel » du monde arabe pour se trouver via un âge d’or une forme d’égalité avec la réussite (comprendre domination) culturelle occidentale, sans jugement de valeur sur cette dernière (qui se charge souvent bien de se dézinguer, quand même).

  26. Découverte ce matin de (maison d’études, fr C)

    http://www.shmuel-trigano.fr/

    Une façon presque athéiste (conceptuelle) philosophique, d’envisager Israel comme l’illustration du problème du manque (peuple sans pays, au moins historiquement), de la vacance nécessaire pour permettre à un être d’être…. On retranche au plein un élément, ce retrait matérialise en quelque sorte, le vide, un vide. Etrange….une sorte d’hallucination de la vacance, de l’absence…

    Il en va de même pour l’argent, c’est uniquement la pauvreté qui permet la richesse.

    Enfin le thème de l’absence a été rebattu dans notre civilisation, encore qu’en ce moment on a tendance à l’oublier, la pensée d’un négatif nécessaire, d’un creux, d’une « réserve », et j’ai du mal à rattacher cela à la psychanalyse plutôt à des théories du deuil, car en ce qui concerne l’inconscient c’est la tentative de combler un inconnu noétique, épistémologique, par une idée…ce n’est pas une conceptualisation de l’absence mais de l’inconnaissable.

    On pourrait dire en général qu’en Occident l’absence a pris la forme du manque de la connaissance, du noumène de Kant.. autrement dit c’est marginal.

    J’ai retrouvé pratiquement du Deleuze chez Schmuel, – se retirer, pour laisser place à la femme, l’autre. Or Deleuze parle du devenir femme de l’homme, du devenir enfant de la femme…

    1. Stiegler parle souvent du « défaut qu’il faut », mais je n’ose pas en dire plus (Pierre-Yves D connait finalement son Stiegler sur le bout des doigts mieux que moi)

      1. Timiota,

        n’ hésites pas surtout, mes lectures sont déjà anciennes, je suis loin d’avoir tout lu de lui, j’avoue même n’avoir pas lu ses derniers livres, me contentant d’écouter certaines conférences vidéos sur son site ars industrialis. 😉

      2. Oui,
        Moi je lis tout ce qu’il publie.
        C’est vrai qu’il y a une mécanique qu’on finit par reconnaitre, mais contrairement avec ce qui arrive avec d’autres essayistes/philosophes où je vois que la ficelle s’use, je reconnais à Stiegler un pouvoir d’universalité, c’est à dire d’avoir une représentation assez complexe pour survivre à ce test de la lassitude « on reconnait votre truc » (voire vos expressions fétiches chez des Hervé Juvin), test qui pour moi a fini par être négatif même pour les excellentes plumes du Diplo (Halimi, par exemple) ce qui rejaillit sur les François Ruffin et autres à qui je n’en veut nullement d’ailleurs.
        En revanche, je m’y perds pour parler dudit Stiegler, faute de m’entrainer sur quelque « victime » régulièrement.
        Si je dis à mes collègues de travail, « là tu vois, la façon de faire de l’agence machin sur les contrats trucs, ça désublime et ça prolétarise notre travail », je ne suis pas rendu.
        Au mieux, j’en suis à faire passer du J. Généreux, du R. Sennett, ou du NN Taleb (j’attends un tir de notre vigneron s’il lit cette évocation de M. extrémistan qui dilue ses idées (« ses » ?) et les vends trop bien).
        J’ai plus de mal à savoir si les Bruno Latour et coll. doivent être pris comme du lard ou du cochon, je manque de recul (découverts il n’y a qu’une grosse année), et j’ai été séduit par les choses « hybrides » , » l’anthropologie symétrique » en première lecture. Peut être est-ce soluble dans le savon de Marseille toutefois.

      3. Dans « La part Maudite  » (Vigneron dirait « la part des anges » , G. Bataille évoque une thèse similaire : La profusion serait nécessaire ET a la nature ET DONC a l’espece humaine pour mettre en place un système . On ne peut fonctionner que sur un immense gachis …puisque ltoute l’énergie provient du soleil et la quasi totalité de celle ci est gachée …
        En gros , notre système DOIT etre un système ouvert , et nous tentons de fonctionner en système fermé .

  27. « François Baroin, qui présidait ce G20 Finances »

    Evidemment, si l’on donne une des réunions les plus centrales de la planète à présider à un guignol à brushing, un cervelle trouée avec dents, on ne peu pas s’attendre que ces distingués serviteurs de la banque nous sorte un plan qui permettrait ne serait-ce que de ne plus regarder le rouge sur les comptes, à la fin de chaque mois.

  28. En parlant de « mauvais points » et en souvenir d’une récente rencontre entre Paul Jorion et l’ineffable Bruno Colmant, ce dernier vient encore de commettre une superbe ‘tribune’ dans la très mal nommée « Libre Belgique » :
    http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/article/691924/l-economie-belge-est-en-souffrance.html

    Admirons au passage la technique de propagande (à la manière du ‘pied dans la porte’) : on commence par faire semblant de pleurer avec les pauvres et de craindre avec les faibles.
    Une fois la confiance arrachée, il ne reste plus qu’à faire croire que plus de libéralisme, plus d’économie de marché et plus de capitalisme vont nous guérir … du libéralisme, de l’économie de marché et du capitalisme.
    Un bel escroc ! Comme les médecins de Molière qui pratiquaient saignée sur saignée pour guérir un anémique.

  29. @Osiris

    A la lecture de cet article, je ne peux qu’ abonder dans votre sens :
    Cette vision étroite de la situation est pitoyable, a la limite du supportable !

  30. En argumentaire pour le caractère primordial de la pénurie d’énergie en tant que raison initiale des crises économiques actuelles :
    http://www.moneycontrol.com/news/wire-news/china%60s-oil-demand-growth-slows-furtherq3-ndrc_599922.html
    //////////////:
    By Jim Bai and Melanie Lee

    BEIJING/SHANGHAI (Reuters) – China’s apparent oil demand growth slowed further in the third quarter, largely in line with economic growth in the world’s second-largest economy amid domestic policy constraints and global uncertainties.
    ///////////////
    Ce qui explique que l’oil ne grimpe pas malgres le PO (2007)….Il y a toujours une raison , ou un fusible (societal , economique etc ..) qui maintient la demande inf a l’offre malgres la baisse .

  31. Ils sauveront les banques avec nos retraites. Ils solderont les routes, les îles, les jardins publics au plus offrant. Ils spéculeront sur nos maisons, notre santé, notre éducation. Ils mettront, à force de stress, la moitié des travailleurs sous antidépresseurs – et l’autre moitié au chômage. Ils lèveront des impôts sur nos égouts, nos chaussettes, notre haleine – plutôt que de toucher à leurs bénéfices. Ils raseront les forêts. Ils videront les mers des thons, des baleines, des sardines. Ils pressureront les roches. Ils feront fondre les pôles. Ils noirciront l’Alaska. Ils réchaufferont l’atmosphère jusqu’à ébullition. Ils nous vendront un air coté en Bourse. Ils affameront des continents.

    la suite :
    http://www.fakirpresse.info/Contre-l-oligarchie-la-fincance-et.html

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