L'actualité de la crise : LEURS SUCCESS STORIES, par François Leclerc

Billet invité

Alors que les ministres des finances et banquiers centraux du G20 sont réunis à Paris pour tenter de sauver le prochain sommet de Cannes, une certitude se confirme : telle qu’elle est combattue, la crise européenne n’a pas d’issue. Depuis des mois et des mois, les obstacles tardivement dressés sur sa route ont été à chaque fois balayés ; les autorités européennes sont plus que jamais dépassées, car ce sont à la fois les banques et les États qu’il faut désormais conforter. Le constat est donc simple à dresser, à lire leurs propres déclarations… ou à enregistrer leur silence.

Les mégabanques ne s’y réfugient pas, pour le moins, qui mènent en Allemagne et en France une bataille ouverte contre leur recapitalisation, comme l’on n’en a jamais vue. À Berlin, cela prend la dimension d’une véritable révolte. On se souvient, à ce propos, que Christine Lagarde, qui connaît son monde, avait précisé que celle-ci devait être obligatoire, c’est à dire imposée si nécessaire. Faudrait-il donc sauver les banques malgré elles, en finit-on par se demander ?

Une autre interprétation peut être donnée de cette situation ubuesque. Ne voulant pas être recapitalisées, les banques veulent porter un coup d’arrêt à des restructurations de dette à répétition qui ne sont plus le tabou qu’elles ont été et qui les menacent, n’étant pas non plus prêtes à accepter que l’on mette le nez dans leurs affaires. Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale, vient de tenir à cet égard un raisonnement éclairant mais inquiétant : « à quoi servira, a-t-il dit, d’injecter quelques milliards dans les banques si l’Italie venait à faire défaut, car cela ne serait pas suffisant », se réfugiant par ailleurs dans l’affirmation que « le risque sur l’Italie n’est pas avéré » ? Mais que faire alors s’il le devient ?

Les affrontements en cours vont être l’occasion, une fois connu leur dénouement, de mieux apprécier la toute puissance des banques, habituées à ce que leur avis soit écouté et suivi sans discuter.

Raison pour laquelle on peut craindre que les autorités européennes placent comme de coutume les curseurs selon des critères biaisés et finalement arrangeants. De Berlin à Paris, on entend déjà qu’il faudra agir… là où le besoin se fera sentir. Amenant, si l’on veut aller au fond de la question, à s’interroger sur le sens que peut bien avoir un pansement, s’il n’est pas suivi du traitement intensif des causes profondes de la fragilité constatée.

Goldman Sachs vient à son tour de rendre public des simulations, qui aboutissent à des besoins de recapitalisation des banques européennes de 298 milliards d’euros. Les hypothèses de départ sont intéressantes à connaître : décotes de 60% sur les titres grecs, 40 % sur les irlandais et portugais, 20 % sur les espagnols et les italiens, en utilisant un ratio de 9 % des fonds propres durs et les hypothèses de dégradation macro-économiques des précédents stress tests. 68 banques sur 91 échoueraient à des tests menés dans ces conditions, dont les principales banques allemandes et françaises.

Ce qui est valable pour les banques va aussi l’être pour les États. L’échec du plan A était déjà patent depuis des semaines, mais il se confirme que non seulement les autorités sont incapables de concevoir un plan B, mais aussi qu’elles vont enfanter dans la douleur d’un simulacre de plan A’, bricolé à la hâte pour tenter de l’afficher à Cannes. Comme on le sait, l’objectif est de trouver un levier pour augmenter la capacité d’intervention financière du FESF, afin d’empêcher l’Italie et l’Espagne de tomber dans le trou, car ce serait la fin de tout. On parle d’une assurance par le FESF garantissant certaines émissions obligataires à hauteur de 20 %, dans l’intention de couvrir d’éventuelles pertes ne dépassant pas cet ordre de grandeur, afin de rassurer les investisseurs. C’est mince.

Pendant ce temps-là, tels des rouleaux compresseurs, les mesures de rigueur budgétaire créent dans les pays qui les empilent allègrement – Royaume-Uni, Espagne, Portugal et Grèce – une détérioration de la situation sociale impressionnante, désespérée et parfois explosive. Sans pour autant aboutir à la réduction poursuivie des déficits publics, en raison de leurs effets sur la croissance et par ricochet sur les recettes fiscales.

La Grèce est progressivement paralysée par les grèves qui se multiplient dans tous les secteurs, ainsi que par des actes de désobéissance civile et d’occupation de ministères. Les salariés sont pris en étau entre la diminution de leur revenu et l’augmentation des impôts et taxes. La Troïka en est venue à exiger la diminution du salaire minimum, au prétexte qu’il est plus élevé qu’en Espagne, au Portugal et dans les pays de l’Europe de l’Est.

Utilisant une expression particulièrement adaptée à la situation, Klaus Regling, le directeur du FESF, a estimé que la Portugal pourrait devenir une « success story », au moment même où le gouvernement présentait son projet de budget 2012, annonçant, « au nom de l’urgence nationale », la suppression temporaire des 13 et 14éme mois pour les fonctionnaires et retraités dont les revenus dépassent 1.000 euros mensuels, la contrepartie accordée en raison de bas salaires. Ainsi qu’une hausse des taux intermédiaires de la TVA et des coupes dans le budget de la santé et de l’éducation. Afin de l’aider, et sur le mode de ce qui a déjà été réalisé pour la Grèce, la Commission va constituer une « task force » chargée de mettre le pays sous surveillance et sous contrôle.

Prise dans le même tourbillon, l’Espagne va rater son objectif de réduction du déficit et Standard & Poor’s, après Fitch, la dégrade, tandis que le programme de privatisation connaît un nouveau coup d’arrêt. Tout s’en mêle : les 17 régions ne contiennent pas leur déficit, les banques sinistrées ne trouvent pas acquéreurs, la croissance n’est pas au rendez-vous comme annoncé et le chômage atteint officiellement le taux de 21 %. Sans compter que le secteur bancaire est envahi d’actifs hypothécaires et de crédits accordés aux promoteurs immobiliers que l’on fait rouler faute de pouvoir obtenir leur remboursement.

Selon l’OCDE, l’Irlande donne « des signes encourageants de reprise », une croissance de 1,2 % étant attendue en 2011. « Des progrès satisfaisants sont réalisés dans la réduction du déficit public, mais il faut faire beaucoup plus », estime-t-elle sans surprendre, considérant ses « atouts structurels (…), un environnement favorable aux entreprises [une fiscalisation avantageuse maintenue contre vents et marées], la flexibilité du marché du travail et une main d’œuvre qualifiée ».

En Italie, la croissance s’est affaiblie comme presque partout, tandis que d’après la Banque d’Italie plane la menace d’un resserrement du crédit, les banques tentant ainsi d’améliorer le ratio de leurs fonds propres par rapport à leurs engagements. À son tour, le pays s’engage dans une spirale récessive tandis que l’inflation continue de monter.

Hors zone euro, mais en dépendant totalement, la stagflation est déjà installée au Royaume-Uni, dont 40 % des exportations sont dirigées vers l’eurozone, en baisse en dépit de la dévalorisation de la livre sterling qui ne joue donc pas son effet. Il en était attendu le contraire, afin de compenser les conséquences de l’austérité et de la baisse de la consommation intérieure. Selon une étude de l’Institute for Fiscal Studies, 600.000 enfants supplémentaires vont entrer dans la pauvreté entre 2009 et 2012, du fait d’une baisse moyenne des revenus de 7 % sur la même période, sans équivalent depuis 35 ans, alors que l’inflation atteint presque 5 % et que les allocations sociales ont été diminuées.

Mais il serait erroné de croire que l’Allemagne et la France sont épargnées. Les prévisions de croissance sont à nouveau diminuées en Allemagne, passant pour 2012 de 2 % initialement à 0,8 %. La demande intérieur est incertaine tandis que les exportations, moteur traditionnel, sont à la baisse après un feu de paille dû au rattrapage. Elles subissent le contrecoup de la récession ou de la faible croissance des pays européens, leur premier débouché. Un resserrement du crédit est également craint, phénomène général à toute la région.

En France, la croissance devrait être de 1 % maximum en 2012, en chute par rapport à cette année (1,6 %), impliquant l’adoption de nouvelles mesures de rigueur, une fois le cap des élections présidentielles passé.

Puisque l’on ne peut pas l’ignorer, que peut-on attendre du prochain G20 ? Des discussions à propos de la taxe sur les transactions financières, qui permettront à ceux qui l’auront défendue de reporter sur les autres la faute du fait qu’elle ne soit pas adoptée. De vague déclarations tarabiscotées sur la réforme à venir du système monétaire international, qui n’iront pas jusqu’à proposer un calendrier, et l’adoption d’un « code de bonne conduite » pour gérer les flux de capitaux perturbant l’économie des pays émergents, faisant ainsi de nécessité vertu. Ainsi que des généralités sur la relance économique, auxquels les pays disposant d’excédents vont être invités à contribuer, les autres se consacrant à la « consolidation budgétaire ». À propos de la stabilisation de la zone euro, on entendra les pays du BRICS proposer de participer à une recapitalisation du FMI, afin que celui-ci continue d’y prendre toute sa part. Y voyant une opportunité de prendre les États-Unis, qui ne veulent pas cotiser, à contre-pied et de justifier leur montée en puissance au sein du Fonds. Tout cela est maigre.

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129 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LEURS SUCCESS STORIES, par François Leclerc »

  1. La situation est bien trop explosive pour que l’Humanité y compris ses dirigeants les plus corrompus puissent s’en sortir seule ! Un danger majeur imminent provoquera certainement et manifestement l’Unité humaine. Cette Unité dans la Diversité verra naître une social-démocratie économique et politique. Elle était dans les esprits et dans les coeurs, elle sera dans les faits. L’intervention Divine nous apportera les clefs manquantes à notre évolution …

      1. La confiance pour les marchés n’existe plus. C’est fini. Maintenant c’est une question de temps ! Cher Papa Noël ! Confiance et foi c’est la même chose. La foi c’est de la confiance qui se déploie dans le temps. Ils ont vu à court terme. Donc aucune foi dans l’à-venir et à court terme aucune confiance puisque les flux financiers se traitent maintenant à la nanosecondes près! D’une nanoseconde à l’autre, comment veux-tu Père Noël que je puisse t’accorder ma confiance ! Et que toi, tu puissent confectionné tes jouets dans ton usine. Tes ouvriers sont traités comme des objets interchangeables ! Oui, c’est beau, la foi c’est de la Confiance ! Le véritable libéralisme ne pourra survivre que dans une forme de socialisme éclairé et éclairant pour chacun ET pour tous. Nous n’aurons pas d’autre choix. Tout est prêt ! Vous en aviez rêvé ! Voilà maintenant que ça arrive ! Certes, l’accouchement est difficile, laborieux, pénible ! Mais, le nouveau-né détruit le ventre maternel avant d’émerger à la lumière., c’est la Loi de la Vie !

      2. Oui et encore mieux que des frites, Papa Noël ! Car ce qui était caché nous est dévoilé. A commencer par les mensonges, les magouilles, les trafics, la corruption, les scandales, etc…. Pas à un jour sans l’éclatement d’affaires ! … Rien de caché ne vous sera dévoilé ! Quand une bulle éclate, elle révèle ! Révéler c’est apocalyptique : un euphémisme !

    1. La social democratie a trahie le peuple. Prenez DSK, patron du FMI qui a coulé la Grece
      Ah s il vous plait ne meler pas dieu au boxon ambiant. C est deja bien assez compliqué pour ne pas inviter des gens qui ne sont pas de cette planete.

      1. J’ai une autre vision des choses. Quand l’intervention divine surgira, chacun sera libre d’y croire ou pas. Mais une idée traîne depuis longtemps sur Internet, c’est celle d’un projet qui s’appelle Blue Beam et qu’il intéressant de connaître à notre époque.
        Alors, je suis pour l’intervention divine, mais pas n’importe laquelle!

      2. Sociale-démocratie, ça reste une appellation fort vague. Comme le peuple d’ailleurs. Le peuple a tout autant trahi la sociale-démocratie en votant à droite.

        La vérité, c’est que c’est toute une génération d’Européens qui s’est passivement ralliée au modèle triomphante de ces trente dernières années. Tant qu’il avait du pain et du jeu à la télé, on se contentait de râler après les chômeurs et les immigrés, boucs émissaires désignés par la propagande. Maintenant qu’une part importante de la population commence a « vraiment » souffrir, il est permis d’espérer que les électeurs réagiront dans le bon sens (très grand coup de volant dans le sens de la reprise en main de l’économique par le politique au nom de l’intérêt général) avant l’effondrement européen généralisé.

        Mais, quoi qu’il arrive, les citoyens européens et français n’auront eu que ce qu’ils méritent. Ils
        votent pour leurs dirigeants, ça s’appelle la démocratie, et ils sont responsables. Les Français en particulier disposent d’un des éventails politiques les plus riches qu’on puisse imaginer (ça suscite en général l’ironie, d’ailleurs, y compris de la part des biens pensants français).

      3. Sociale Démocratie, je dis ton nom…

        Vous vous tromper d’attribution; c’est une erreur de pavillon.
        L’ex du FMI est ce qu’il veut, mais PAS social démocrate.
        Il n’est pas le seul à « bénéficier » de cette erreur de port d’attache.
        Leur publicité est assez bien faite, sans doute.
        Mais rien n’oblige à avaler l’asticot, l’hameçon et la canne à pêche…

    2. @ TOUILEB Mouloud
       » Un danger majeur imminent provoquera certainement et manifestement l’Unité humaine  »
      Comme le 11 septembre , par exemple ?

    3. Attention…

      Il ne faut pas confondre deux termes:
      Eschatologie (du grec ἔσχατος / eschatos, « dernier », et λόγος / lógos, « parole », « étude ») qui est la description de la fin des temps. Ou, comme certains diraient, « passage et résurrection ».
      Apocalypse (du grec ἀποκάλυψις / apokalupsis) signifiant révélation.

      Pour paraphraser Nietszche, « l’un peut entraîner l’autre »… Et inversement 😎

      Bon, je suis d’accord, il s’agit d’un autre débat.

  2. extrait d’une intervention de l’économiste Jacques Généreux à la fête de l’Huma 2011 :
    __________________________________________________________________
    S’il est vrai que des gouvernements nationaux ont apparemment des marges de manœuvre réduites, c’est à dire un certain nombre d’instruments sur lesquels apparemment ils ne peuvent ils ne peuvent plus agir, c’est parce qu’ils l’ont décidé, c’est à dire que ce ne sont pas des Martiens ou un espèce de cataclysme dans l’univers qui aurait fait que tout d’un coup, brutalement, les gouvernements du monde ne pouvaient plus contrôler les mouvements de capitaux, ne pouvaient plus mener d’autres politiques monétaires, les mesures de libéralisation de la finance qui ont en effet donné le pouvoir aux capitalistes et aux gestionnaires des fonds de capitaux, ce sont des mesures qui ont été décidées par des gouvernements nationaux, élus par des électeurs, et qui ne sont appliquées que dans la mesure où les gouvernements nationaux le veulent bien, donc personne n’a imposé le pouvoir de la finance, quand on dit aujourd’hui ce sont les marchés financiers qui décident, en fait c’est une illusion, les marchés financiers n’ont aucun pouvoir, les marchés financiers n’ont que le pouvoir que les politiques veulent bien leurs donner, demain Papandréou ferme son marché en Grèce, dit, je suspends tout règlement de la dette, et j’invite aimablement les financiers et les créanciers à venir négocier à mes conditions leur refinancement et le remboursement partiel de leur dette, sinon ceux qui ne veulent pas négocier, on remboursera 0%, et bien ils l’ont dans l’baba ! et oui ! parce que, quand on vous dit comme le disait monsieur François Fillon, je suis aujourd’hui à la tête d’un Etat en faillite, et quand à longueur de temps, tous les soirs on vous parle de la faillite probable ou possible de la Grèce, encore de la manipulation, un Etat ne fait pas faillite, jamais, ce qui peut arriver à un Etat, c’est qu’il ne puisse plus payer sa dette et qu’il ne puisse plus la rembourser, donc il peut être en cessation de payement, mais vous voyez la différence entre un Etat et un autre acteur, quand une entreprise est en cessation de paiement, et ne peut plus assumer ses dettes, elle !, elle peut être mise en faillite, c’est-à-dire que l’on va saisir la totalité de son actif et de ses biens, qu’on va le liquider pour payer les salariés, pour payer les impôts, pour payer les créanciers, et puis il ne restera plus rien pour le capitaliste ou 3 centimes, six sous, s’il reste quelque chose, c’est ça la faillite ! un Etat ne peut pas faire faillite, donc si Papandréou il arrête de payer, ceux qui vont faire faillite, ce sont des fonds d’investissement spéculatifs et des banques qui sont trop exposées, l’Etat grec va s’enrichir, et ceux qui vont faire faillite, ce sont les spéculateurs, c’est ça la réalité, donc, les gouvernements ont le pouvoir, les marchés financiers n’ont aucun pouvoir, ils n’ont pas de police, ils n’ont pas d’armée, ils ne vont pas venir saisir l’Acropole et les biens grecs pour se faire rembourser, alors que un Etat qui fait appliquer la loi dans son pays, lui, il peut confisquer tous les biens d’une banque ou d’un fonds d’investissement qui ne respecte pas la réglementation, c’est d’ailleurs ce que nous ferions au Front de Fauche si nous étions au pouvoir
    _____________________________________________________________________

    1. @ RV
       » … c’est d’ailleurs ce que nous ferions au Front de Fauche si nous étions au pouvoir .  »
      c’est vrai que les erreurs de frappe sont parfois étranges !
      Et J. Généreux aussi : « …donc, les gouvernements ont le pouvoir, les marchés financiers n’ont aucun pouvoir, ils n’ont pas de police, ils n’ont pas d’armée… »
      Je vois d’ici Papandréou envoyer ses flics , son armée , à l’assaut des banques pour défendre son peuple des malversations des vilains spéculateurs . L’histoire a montré si souvent ce genre de situation !
      Qui c’est ce mec ? Un qui se place pour le prochain gouvernement , un économiste degôche parmi tant d’autres . J’ai envie de vomir.
      @ Amsterdamois
      On n’est pas en 1936 pdt la guerre d’Espagne.
      L’histoire ne repasse pas les plats . Ça serait trop long d’en causer ici .
      Tu mélanges tout .

      1. Jacques Généreux a tout à fait raison, cher Taratata.
        La BCE combien de divisions ? La BNP ? La Deutsche Bank ?
        Ni les peuples ni les Etats ne sont dans les mains des banques. Les gouvernements y mettent leurs peuples parce qu’ils le veulent bien (et les gouvernements en connaissance de cause, et les peuples par méconnaissance du sujet).
        Le jour où un gouvernement européen dira qu’il ne paye plus et imposera sa volonté aux banques et aux marchés financiers, elles n’auront aucun choix, tout s’arrêtera là.

      2. Il est vrai qu’il est exceptionnel que deux évènements puissent se passer à l’identique avec quelques décennies de décalage.
        Mais je garde en mémoire les écrits de Primo Levi (auquel on devrait à nouveau s’intéresser) qui a bien traduit le danger d’une société civile entièrement aux ordres d’une idéologie.
        Comme il l’a tristement démontré, ce ne sont pas les monstres (Himmler, Goebels, Hitler…) qui seuls auraient pu faire sombrer l’humanité comme elle a sombré alors.
        Sans la masse des petits et hauts fonctionnaires effectuant avec zèle et promptitude leur devoir, cela n’aurait pas été possible, pas à cette échelle.
        Aussi à mon sens faut-il rester vigilant lorsque l’on proclame que cette époque est entièrement derrière nous, sur certains plans et en terme systémique, les choses n’ont guère changées sur le fond.
        Après ce que dit Généreux est à mon sens correct, c’est bien l’État qui détient l’autorité publique et la capacité de faire et défaire les lois. Il s’agit bien davantage qu’une question de détention de la force publique. C’est un choix politique. Pour le reste, il n’y a pas d’argument à apporter en pour ou en contre, c’est ton appréciation.
        Pour assumer des positions économiques divergentes de la majeure partie de l »‘intelligentsia actuelle », il faudra beaucoup de courage, de volontarisme et je dirais presque d’abnégation au président qui se lancera dans cette bataille dans laquelle il apparaît que certaines idées (de progrès, de solidarité, de bien commun) soient immédiatement taxées de populisme, de démagogique, de bien « pensance ». Les mots ont leur sens, il ne faut pas l’oublier.
        Il est établi par exemple que l’on peut parler des fonctionnaires comme d’un groupe défendant ses privilèges (lors de mouvement de grève par exemple), a contrario dès qu’il s’agit des plus privilégiés, on passe pour un gauchiste sectaire si on défend l’idée qu’ils expriment également des revendications catégorielles. Il y a vraiment des choses en ce bas monde que j’ai du mal à comprendre.

      3. la finance n’a peut-être pas d’armée
        mais financer les campagnes des va-t-en guerre, promouvoir la guerres pour par ex: la liberté immuable, la guerre contre par ex: le prétexte d’ armes de destructions massives,

    1. Le lapsus Flan de Gauche du PS est plus adapté
      car il ne propose qu’un altercapitalisme, avec comme d’habitude
      un bon fauteuil pour les rabatteurs.

      1. C’est bien, continuez à vous tromper d’adversaire, à tirer à boulet rouge sur le Front de Gauche, tout comme les staliniens, pendant la guerre d’Espagne, s’employaient plus à éliminer les anarchistes et tous ceux qui n’étaient pas de leur avis, qu’à combattre les franquistes…

      2. Voilà une comparaison aussi inconsistante que le même Flan Gôche du PS…

        De plus, c’est une insulte à tous les combattants espagnols.
        Ce n’étaient pas de vieux nomenclaturistes mitterrandiens
        à la recherche de nouveaux strapontins dans un gouvernement capitaliste.

        L’insulte est encore pire pour les revolutionnaires espagnols:
        ils n’ont jamais vendu la soupe de la « révolution par les urnes ».
        L’Espagne, comme tous les autres affrontements, victorieux ou pas,
        sont la démonstration que les urnes n’ont jamais conduit à aucune révolution.
        Mais au caviar, toujours !

      3. Arrêtez votre char(les), vous êtes gonflants à tout le temps attaquer le FdG. Vous avez déjà affirmé qu’il négociait les fauteuils ministériels avec le PS, information démentie par Mélenchon sur son blog. Si ça devait être le cas, je serais écœuré comme pour le ralliement de Montebourg à Hollande, mais pour l’instant ce n’est pas le cas ! Évitez d’affirmer des choses qui ne sont pas prouvées et qui ne sont que des rumeurs.

        1. @ Charles A.

          Je plussoie au propos de Jiel. Le blog n’est pas une tribune politique, et les hors-sujets querelles de clochers entre FdG et NPA, soyez gentil de les exporter là où elles ont leur place.

  3. Bonjour Monsieur LECLERC: Pourquoi les banques sont-elles si reticentes a se recapitaliser? Le processus semble incontournable, alors qu’est ce qui est si douloureux qu’elles y rechignent toutes? Je vous remercie par avance de vos explications.

    1. Voilà ce que j’ai écris hier :

      Le renforcement des fonds propres des banques n’a pas non plus leurs faveurs. Trouver de nouveaux investisseurs, argumentent-ils, est tâche impossible, alors que se dessine la perspective de décotes sur les obligations souveraines détenues par les banques : ce serait comme leur demander de venir perdre de l’argent !

      Derrière cet argument s’en dissimule deux autres :

      1/ Les actionnaires ne veulent pas vendre à prix sacrifiés les nouvelles actions qu’ils devraient émettre pour augmenter le capital, étant donné le coup de tabac que les banques viennent de subir. La valorisation boursière des banques a en effet été rabotée en moyenne de 40 %. Procéder ainsi reviendrait dans ces conditions à accorder une place importante aux entrants et à un partage du gâteau au détriment des actionnaires en place. L’hypothèse d’une augmentation de capital réservée aux actionnaires n’est même pas envisagée…

      2/ Toute autre forme de renforcement des fonds propres, telle l’émission d’obligations sécurisées, se fera à un coût élevé – en dépit des achats décidés par la BCE qui sont destinés à l’éviter – et diminuera d’autant la rentabilité des futures opérations financières des banques. En désespoir de cause, on voit ainsi poindre à nouveau les CoCos (obligations convertibles), bien que le Comité de Bâle ait refusé de les prendre en considération dans le calcul du noyau dur des fonds propres. Mais on peut toujours essayer…

      1. jouons le jeu des libéraux imposons leur le prix du libre marché et laissons les perdre l’argent mal investi! non de diousse!

      2. les banques ne craignent-elles pas aussi que l’Etat, en participant à la recapitalisation, n’entre au titre d’actionnaire et de fait ait son mot à dire sur les stratégies à venir ?

    1. Il n’ y a pas de crise, il n’y a que des attaques de spéculateurs cupides qui crèent des mouvements shizophréniques de valeurs pour s’enrichir !!

      1. Pour en finir avec la crise systémique, il n’y a qu’à émettre des SMT avec lesquels la banque centrale pourrait acheter par exemple au prix fort et sans décote une part des dettes souveraines.
        Pour faire bonne mesure, elle pourrait le faire réparti sur tous les pays de la zone, histoire de diffuser tout de suite largement ces SMT.
        Et on verra que ces SMT seraient très bien acceptés par tous, car ils pourraient éviter toute décote brutale!
        Cela serait trop « simple » et trop bon marché sans doute…
        Cela permettrait de retrouver une solvabilité instantanément partout, car ces SMT iront opérer sans délai des investissements absolument partout, pourront servir rapidement à des désendettements aux gouvernements et aux particuliers et aux entreprises.
        Rien n’empêche l’usage des SMT tout en gardant pleinement valables les euros ancienne mouture!
        La seule condition serait, évidemment, de ne plus émettre de la nouvelle « ancienne » monnaie, évidemment.
        Dans ces conditions, l’ancienne monnaie restera dans la trappe ou alors retournera peu à peu à la banque centrale, car elle deviendra progressivement inutile, dès que l’on s’aperçoit que les SMT fonctionneront infiniment mieux.
        En procédant ainsi, je suis convaincu que ces SMT pourraient trouver l’assentiment même des financiers les plus intraitables, confrontés actuellement à la menace, insupportable pour eux, de perdre l’essentiel de leur mise.
        Avec les SMT, le capital est protégé dans ses montants actuels.
        Par contre, le rendement futur du capital baisserait sensiblement, ira, en quelques mois, vers le voisinage de zéro, sans pour autant devenir négatif.
        Il suffit juste que la Banque centrale le fasse!
        Une telle mesure aussi simple me laisse perplexe, et pourtant cela marcherait sans problème particulier.
        L’économie repartirait instantanément et vigoureusement. On verra aussi que le retour rapide de ces SMT dans les caisses des différents gouvernements leur permettra de racheter sans décote peu à peu l’ensemble des dettes souveraines sans s’endetter à nouveau.
        Toutes les mesures de rigueur budgétaires pourront dès lors être prises sans provoquer aucune récession d’aucune sorte!
        Allons, courage!

      2. Xian.
        En effet, ce n’est pas une crise. C’est 1929 démultiplié par les effets leviers beaucoup plus importants et une interconnexion quasi-totale.
        Soit, et vu aussi le gouffre existant maintenant dans la caisse du virtuel, les milliers de milliards déversés en 2008 puis par la suite n’ont fait que maintenir l’apparence tant bien que mal.
        Je pense que Monsieur Leclerc devrait de temps en temps rappeler la taille de ce virtuel par rapport au réel, histoire que tout le monde voit le « léger souci »…
        Je pensai d’ailleurs que l’allongement de la dette (comme le font les US sur 100 ans) permettrait de socialiser les pertes en douceur, mais la sur-enchère pour trouver des zinvestisseurs tue là aussi naturellement le mouvement.
        Nous vivons une époque formidable, les gars.
        Les noms des « dirigeants » actuels resteront dans les livres d’histoire comme ceux qui furent les plus corrompus de tous les temps, et les banques et les riches, les plus abrutis.
        Remarquez d’ailleurs que même les « admirateurs » de riches ont créé une carte gogole pour pouvoir les localiser. Vous dire…

      3. OK.

        Liste des spéculateurs…qui sont en train de mettre le monde à feu et à sang ?

        En dehors des dirigeants actuels et répertoriés ainsi que le dit si bien YVAN.

      4. Le piège est facile, Arielle.
        Tout ceux qui ont ou UTILISENT de l’argent.
        Et là, nous en revenons toujours et encore et éternellement à TOUS les outils que l’humain crée.
        Ils peuvent être utilisés en bien ou en mal.
        Même une pierre peut être utilisée pour construire, comme pour … tuer.

        Essaie de me coincer sur le bien ou le mal, éventuellement… 😉

      1. Charle A @
        « L’argent et le crédit sont des biens publics. Arguments: »
        Chic, on va pouvoir aller rendre visites gratuitement « aux dames », qui sont elles aussi publiques !
        Au fait, vous confondez souvent votre poche et celle du voisin ?

  4. les Etats ne font pas faillite, et pourtant c’est ce que l’on tente de faire à la Grèce, en les poussant à vendre tout et bientôt leur souveraineté.
    Papandréou à même l’outrecuidance de se comparer aux occupants de Wall Street déclarant lui aussi lutter contre la mainmise du fiancier sur le politique.

    1. Hop, hop, hop ! Comme vous y allez là mon bon monsieur ! J’ai entendu à la télé et à la radio que l’occident à vécu au dessus de ses moyens depuis des années. Ce genre de comportement, et bien c’est mal, c’est pour ça qu’il faut que tout le monde rembourse quitte à se serrer la ceinture, quoi de plus normal ? Ce n’est qu’une fois la dette remboursée que nous aurons l’absolution collective.
      Depuis quand peut-on tolérer que les gens ne paient pas leurs dettes, c’est un péché car c’est du vol !

      Ce raisonnement vous insupporte ? Ben moi aussi, mais j’en entends des dérivés (avec moins ou pas de références religieuses) tout le temps dans mon entourage. J’ai beau tenter d’expliquer que ce n’est pas si simple, mais rien à faire… j’en suis désespéré.

      1. Je constate plutôt qu’il est très facile de convaincre que le vol,
        c’est le capitalisme lui-même.
        D’ici un an ou deux, au milieu des désastres du système,
        cela deviendra le pur bon sens pour 99 %.

      2. Mitch, si je peux me permettre : éteignez la télé, ce n’est pas parce que c’est « vu à la télé » que cela représente la vérité. Comme dans tout milieu, il y règne une conformité et des codes plus ou moins inconscients. Résultat : une mono-vérité orthodoxe s’y diffuse et installe un climat sur l’opinion. C’est une forme de propagande, bien plus insidieuse que dans les états dictatoriaux, mais également bien plus efficace – voir les travaux de Chomsky à ce sujet :

        http://www.librairie-brillat-savarin.be/2010/08/dvd-coffret-chomsky-cie-chomsky-le-pouvoir-inedit/

        Le système commence cependant de lui-même à s’ouvrir un tout petit peu, et des voix hétérodoxes comme celle de Paul Jorion ou de Frédéric Lordon commencent à se faire entendre là où elles n’avaient pas le droit de citer jusqu’ici : télés, radios, conférences dans les institutions internationales.

        Tout ceci pour dire que vous auriez raison si effectivement l’occident avait vécu au dessus de ses moyens. Mais ce n’est pas le cas. Depuis les années 70, 10% de la richesse produite par l’occident qui jusqu’ici allait au travail ont été récupérés par le capital. Ces 10% représentent bien plus que le montant de nos déficits (retraites, sécu, etc…). Il s’agit d’un casse gigantesque réalisé à l’aide de communication et de lobbying. La société ne pouvant plus soutenir le modèle de consommation, on a alors facilité l’accès au crédit, qui s’est installé comme base du système. Ce qui revient à dire qu’il faut hypothéquer les revenus de demain pour manger aujourd’hui. Système insoutenable à terme. Et prévisible…

        Dire que l’occident a vécu au dessus de ses moyens me semble un peu rapide.

        Pour le reste, je pense moi que le monde occidental a par ailleurs baigné dans un culte de l’abondance qui s’est transformée en cupidité, et qu’il est temps que cela cesse. La crise actuelle de la dette n’est pas une cause, mais un symptôme. Qu’on le veuille ou non, nous allons vers autre chose. Quoi ? Cela dépendra de la capacité des uns et des autres à se mobiliser pour peser sur la nouvelle donne.

        Autre ressource : le livre enquète, salué partout, qui explique de façon très factuelle comment nous sommes passés d’un monde plutôt collectiviste et dévelopementaliste à un monde néo-libéral. Dogme, stratégie, dates… Un livre qui permet de sortir de la théorie du complot et de ressortir avec une boite à outils. C’est toujours pareil : ce n’est pas parce qu’on l’a « lu dans un livre » que cela est La Vérité. Comme pour la télé ou les radios industrielles. Il est cependant très éclairant, et croisé avec d’autres travaux (docus, analyses, essais…), il fait sens (émission de radio avec l’auteur via ce lien) :
        http://www.librairie-brillat-savarin.be/2010/08/la-strategie-du-choc-naomi-klein/

      3. Salut Mitch
        Donc je veux bien t’emprunter 10000 €. Bien sûr, je ne te les rembourserais jamais car cette idée t’insupporte !!!!! mdr. Avec des idées de ce genre, je pense que vous allez faire furreur !!!

      4. Vraiment Tordu.
        La prise en otage par la dette, ça ne te dit rien…???
        Même dans le Code Napoléon d’il y a 200 ans, tu retrouves la dénomination « pouvoir du prêteur de deniers » pour éviter le mot USURIER.

      5. Alexandre, pour appuyer tes dires, je rappelle aux novices que la terre est ronde.
        Or, en 2008, a été calculé que la somme des PIB sortants de l’ensemble des pays était supérieure de 10% au total des PIB entrants.
        10% « évaporés »… Mais pas pour tout le monde, je pense.
        Et ces chiffres datent, en plus. Car vu la situation actuelle, ce doit être pire. Ce que nous pouvons constater lorsque l’on découvre la fortune réelle d’un dictateur déchu par rapport à l’estimation de sa fortune estimée…
        Lorsque c’est le double ou plus, c’est du « classique »…

      6. Mitch @
        Mais mon bon monsieur, quand dans une vieille famille on a vécu au dessus de ses moyens en empruntant, on sait ce qu’il advient: vente des bijoux de famille.
        L’histoire française connaît déjà la solution.
        Vendons ce qui appartient à l’état. Commençons par l’immobilier de prestige dans lequel se vautre nos dirigeants politiques: Elysée, Rambouillet, La Lanterne à Versailles,etc…
        La France est un pays moderne qui sait construire du moderne, écolo, pas cher et fonctionnel.
        Et pour la Grèce, quelques iles sans habitants du coté des cotes turques feront l’affaire.

      7. Albin le bien libéral.
        Va vivre aux US pour « profiter » de tes fantastiques idées… Je ne te donne même pas 6 mois pour revenir au galop. Voire, à la nage.

      8. @ Mitch
        une dette légale n’est pas forcément légitime . . .
        Quand une règle européenne oblige les Etats à emprunter sur le marché (à des taux de 5, 7, 9, 13, 18%) alors que les acteurs du marchés sont autorisés par une autre règle européenne à emprunter à la BCE (à 0 ou 1%), la légitimité de la dette légale tombe.
        Ces règles européennes ne sont pas venues de Mars mais ont été édictées par les gouvernements européens au plus grand mépris d’au moins trois opinions publiques consultées qui avaient en 2005 pour la France votées NON au traité constitutionnel . . .
        Donc, oui, les politiques ont tout pouvoir pour changer les règles, encore faudrait-il qu’ils soient au service du plus grand nombre et pas à celui d’une oligarchie . . .

  5. De bien mauvaises nouvelles pour Merkozy:

    The lead negotiator for private holders of Greek debt has said that investors are unwilling to accept a haircut of greater than 21pc on their bonds:

    Quote Charles Dallara, managing director of the Institute of International Finance, criticised European leaders on Friday for failing to allow the July deal to proceed. He said any greater losses imposed on Greek bondholders could prompt investors to sell the sovereign debt of other eurozone countries, destabilising the single currency.

    “We do not see that a compelling case has been made to reopen the deal,” Mr Dallara told the FT. “A deal is a deal.”

    This causes a bit of a pickle for politicians, especially German chancellor Angela Merkel. Analysts and officials have already been mooting haircuts of between 50pc and 60pc.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8782663/Debt-crisis-live.html

    Et grosse ‘ambiance ce soir entre la Macédoine et la Grèce:

    Greece is in a great chaos … and it is obvious that Europe has so far failed to find a good solution […] It would be better for Europe to officially announce (Greece) bankruptcy, which is certain, as soon as possible.

    Finance Minister Zoran Stavreski told reporters.

    Macedonia and Greece have been locked in a two-decade dispute over Macedonia’s name.

      1. @Dissy En langue française? Voyons donc mon cher monsieur, étant donné que l’élite intellectuelle française a décidé de parler anglais, étant donné que l’élite politique a décidé de laisser aller le français comme langue de l’union Européenne, je ne vois pas pourquoi…
        André Lorimier
        Deux-Montagnes Québec

      2. Ça dit que c’est le bordel un peu partout et encore plus en Grece
        Pendant ce temps les indices us robotisés montent jusqu’au ciel, la machine est déréglée

  6. Un coup de projecteur !!??

    Depuis Maastrich et l’interdiction faite aux Etats européens d’emprunter à leur propre banque centrale à 1,5% d’intérêts, ces derniers doivent emprunter sur le marché financier à des taux bien supérieurs alors que les banques peuvent emprunter auprès des banques centrales ..

    En quelques mots, les banques peuvent acheter une liasse de 100 euros pour 101,5 euros et vous la revendre entre 105 et 250 euros en fonction du crédit que vous contractez.. L’instrument monétaire a été inventé par les Sumériens qui adoraient le Dieu à cornes Baal !!

    J’appelle cela « une pompe à fric » pour ponctionner et asservir les Peuples au travers des agences de notations qui exercent une pression permanente sur les Etats !!

    1. @xian
      En ce qui concerne la France, l’interdiction pour l’Etat de se financer auprès de la Banque de France existe depuis la Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 et son article 25 : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »
      Cet article a été en effet repris dans le traité de Maastricht, en 1992.

  7. October 14, 2011 – NEW YORK -You want to know the real reason banks aren’t lending and the PIIGS have control of the barnyard in Europe? It’s because risk in the $600 trillion derivatives market isn’t leveling out. To the contrary, it’s growing increasingly concentrated among a select few banks, especially here in the United States. In 2009, five banks held 80% of derivatives in America. Now, just four banks hold a staggering 95.9% of U.S. derivatives, according to a recent report from the Office of the Currency Comptroller. The four banks in question: JPMorgan Chase & Co. (NYSE: JPM), Citigroup Inc. (NYSE: C), Bank of America Corp. (NYSE: BAC) and Goldman Sachs Group Inc. (NYSE: GS). Derivatives played a crucial role in bringing down the global economy, so you would think that the world’s top policymakers would have reined these things in by now – but they haven’t. Instead of attacking the problem, regulators have let it spiral out of control, and the result is a $600 trillion time bomb called the derivatives market.

    http://moneymorning.com/2011/10/12/derivatives-the-600-trillion-time-bomb-thats-set-to-explode/

      1. donc je vous souhaite bon courage pour poser un cumulus ou quoi que ce soit dans le genre, qui ne supporte trop pas l’erreur d’installation, avec les notices traduites en français par google

      2. @Dissy J’ignorais que la Belgique était devenue anglophone, certainement pas du temps de mes études à Lîdje (Liège). Toutes mes excuses pour mon ignorance.
        P.S. Malheureusement pour vous, le Québec n’est pas encore multilingue…
        André Lorimier
        Deux-Montagnes Québec

    1. @ Dissy. Vous écrivez que «A Montréal 52 pct des habitants maitrisent trois langues.De Westmount à Repentigny.»
      Vos chiffres sont fantaisistes. Voici ceux de l’étude de
      Patricia Lamarre sur le multilinguisme des jeunes Québécois
      Département de didactique, Faculté des sciences de l’éducation
      Université de Montréal

      Les allophones demeurant dans la région métropolitaine de Montréal (RCM) représentent 18 p. 100 de la population.
      46,8 p. 100 des allophones du Québec (et 44 p. 100 de ceux vivant à Montréal) se déclarent trilingues
      .Donc 46,8% de 18% ne représentent jamais que 8,42 % de la population, très loin de vos 52 %
      La plupart des Québécois de « souche » francophones même s’ils peuvent de débrouiller très bien en anglais, très peu sont trilingues (moins de 0,5%)…

      N.B Westmount est une ville à majorité anglophone au coeur de la ville de Montréal, reliquat du complexe d’infériorité québécois face au colonialisme britannique bienveillant!

      André Lorimier
      Deux-Montagnes Québec

  8. Cher François Leclerc,

    Nous sommes beaucoup à savoir que l’inéluctable est engagé et que les perspectives sont très sombres.
    Je vous propose un execice de style qui serait de pondre un article « à l’envers », résolument optimiste, en prenant tous les artifices possible de l’utopie, ceci afin d’imaginer une sortie par le haut de cette situation. Ca vous dit ?

    1. A un moment donné, avec une lecture trop rapide, j’ai lu ‘pondre un article pervers, résolument optimiste’ …

      1. C’est bon.
        Je ne suis pas le seul à lire parfois trop vite 🙂
        Mike : il suffit de lire ou regarder les mass-media. 😉

  9. Bonsoir M. Leclerc

    298 milliards, pas un drachme de plus?
    Comment kils font pour connaitre au centime près l exposition des banques européennes aux divers actifs ki valent rien?
    Cety pas eux qui leur ont refourgue de cette camelote?

    GS va avoir le dernier mot dans ce jeu de poker menteur?
    Elle est infiltrée partout, y compris dans les dettes des collectivités locales françaises!
    Le mot fait cher.

  10. Bonsoir, Monsieur Leclerc.

    J’interviens extrèmement peu sur ce site que je suis depuis plusieurs années.

    Pour moi, il est sans conteste un des meilleurs que je connaisse (c’est par charité pour les autres que je parle au pluriel).

    Il est évident que cette qualité vient d’un travail collectif auquel travaillent tous les intervenants qui écrivent les billets, mais aussi les auteurs des commentaires le plus souvent avisés proposant des éléments de rebonds qui mutiplient les connections possibles de pensées amenant à une compréhension de la situation de plus en plus convaincante. Il ne faut pas dans tout cela oublier le travail de modération qui doit être très important surtout au regard des flux de commentaires.

    Cependant, j’interviens sur un de vos billets pour vous faire par de mon admiration pour la rigueur, la clarté et aussi l’humour que vous développez dans vos publications quotidiennes.

    Une question que je me pose et qui est sans réponse rationnelle : comment faites vous pour accéder à et digérer la masse d’informations nécessaire pour vos écrits, au jour le jour, aussi près de l’actualité, en les rendant si accessibles?

    Contrrairement à ce que vous dites plus haut, la seule explication, pour moi, possible : vous êtes dans un pacte faustien.

    Merci Monsieur Le clair

  11. Recapitalisation des banques à 298 milliards  d’euros ?

    La dynamique du système va peut être faire baisser le coût de cette recapitalisation…

    Frédéric LORDON http://www.pluzz.fr/ce-soir-ou-jamais-2011-10-11-22h45.html (à la 45 ème minute) pense que l’effondrement des banques est inévitable.

    Quand le risque systémique se matérialisera, les états auront l’opportunité de venir les « ramasser à la pelle et au petit balais » en les rachetant en état technique de faillite avec une valeur de capitalisation tombée à 0 euro…

    Procédé que je ne recommenderais tout de même pas car on sera alors tous au bord du précipice et moi, malheureusement, je n’ai pas de jardin potager…

  12. 99%15 october . net

    On organise les barbecues que l’on peut.
    et vous pouvez venir avec votre pique nique et vos ballons de foot
    en plus il va faire beau.

    La fête des voisins en quelque sorte.

    Pendant ce temps les délégués du 1% se réuniront pour la énième fois depuis 37 ans
    pour nous expliquer comment grâce à eux :
    « c’est pas plus mal que si c’était pire ».
    « Et que si çà continue il va falloir que cela cesse »
    (ps :Merci de faire passer la copie des menus sur le blog et éventuellement la copie de la facture du traiteur,qui ne fait pas crédit et on le comprend).

    Tous ensemble, Tous ensemble , yeah…

  13. Hot line du FMI :

    >Une crise financière !
    >où donc ?


    >Je vois…
    Vite appelez l’ambulance…

    >Non finalement appelez police secours.

    >N’oubliez pas de me transmettre le rapport du médecin légiste.

  14. Même la potion magique ne fonctionne plus :
    Les bons conseils de l’oncle Sachs

    Pour trois fois rien, on va vous expliquer comment on vous a mis dans la mouise….
    Pour à peine plus, on va vous expliquer pourquoi vous allez y rester.

    Si vous pouvez régler d’avance et en liquide c’est mieux.

  15. La voie de la sagesse financière:

    L’Europe a besoin d’un conseil d’administration de taille restreinte, qui aurait la capacité de proposer des solutions et de les faire approuver par une majorité simple ou qualifiée.
    …. Cela nous rappelle d’ailleurs la manière dont fonctionne la Fed : la moitié +1 des gouverneurs approuvent ou rejettent les initiatives monétaires qui sont discutées collectivement.

    source chronique agora

    Finalement ces parlements nationaux qui trainent les pieds , c’est agaçant..
    Poourquoi ne pas s’inspirer des organisations performantes?

  16. Je pense que nous tournons autour du pot .

    Les états, les banques ne veulent pas voir ce qui nous pend au nez et font tout pour la retarder :
    la mégadévaluation qui remettrait (dans la douleur ) les compteurs à zéro …

    De la ruine certes mais un redépart à zéro : finies les importations massives des produits « à bas coût » , chinois , autres BRICS et peut être intraeuropéennes .
    Le souci est aussi que le règne de la dérégulation, de l’absence de règles, du tout permis sera terminé .

    Fin d’un cycle dans le drame …

    Mais il en est toujours ainsi quand il ne s’agit pas de la valeur de notre monnaie , il s’agit du sang qui est versé dans une guerre . Un pays, ou plusieurs , ratatinés sont aussi une dévaluation .Sans parler des gens sacrifiés . Mais les morts en général ne s’insurgent pas .

  17. Hors sujet.

    Vous vous souvenez peut-être de ce qu’est la loi Disney pour la prolongation de la protection des droits d’auteurs aux USA en vu de protéger les droits de la dite marque qui allait tomber dans le domaine public (voir ici), en Europe, il y a ce que personnellement j’appellerai la loi Johnny, qui avec sa longue carrière allait voir ses premières interprétation tomber dans le domaine public, et alors hop là, on fait passer le droit d’une durée de 50 ans à une durée de 70 ans après la première interprétation, comme si Johnny avait besoin de cela pour continuer à gagner des sous… (voir ici)

    Je ne sais pas si cela transparait dans les informations française, ici en Belgique, Arcelor-Mittal vient d’annoncer la fermeture de la sidérurgie à chaud dans la région de Liège, ce n’est pas une nouveauté me direz-vous d’annoncer la fermeture d’une grosse lourde en Europe de l’Ouest, à la limite on est étonné que cette industrie soit encore vivante étant donné les fermetures qui ont déjà eu lieu ces dernières décennies.
    Ce qui est intéressant de voir, ce sont les raisons de cette fermeture, il est vrai que les hauts-fourneaux sont à l’arrêt depuis plusieurs années suite à la crise de 2008, il est vrai que l’on replonge vers la crise, il apparait que ce site est le moins rentable du groupe en Europe tout en étant profitable et tout en répondant à la norme de productivité demandée par le groupe Arcelor-Mittal, mais les mobiles de M. Mittal pour fermer ce site ne sont pas que ceux-ci, il veut faire diminuer l’offre de tôle d’acier afin de faire remonter les cours sur le marché (dixit le reportage de la RTBF – (La Première) ce samedi matin), il en effet pas question qu’Arcelor-Mittal vende le site à un concurrent, il est bien question de fermer le site.
    Donc comme bien d’autres fois, nous avons là un outil de production rentable, utilisé par des gens compétents et gagnant honnêtement leur vie (je ne dis pas qu’ils roulent sur l’or, je dis qu’ils gagnent plus que leurs homologues chinois ou indiens) qui va fermer pour les intérêts financiers d’un groupe en bénéfice afin de mieux rémunérer ses actionnaires.
    Le gouvernement a été sollicité (par les syndicats, de mémoire) afin de racheter l’outil de production (évalué à 1 milliard d’Euro), mais c’est défendu par l’Europe pour éviter les problèmes de concurrence. (Tiens bizarre, quand il s’agit de sauver une banque, c’est possible de la nationaliser, quand il s’agit de sauver une industrie, cela ne l’est pas… deux poids deux mesures dans la loi ?)

    Une fois n’est pas coutume, je propose que les états prennent le contrepied des financiers à la place de leur cirer les pompes, et qu’une « loi Arcelor-Mittal » soit voté afin que dans un tel cas l’outil industriel ne puisse pas être démantelé, mais qu’une vente forcée soit faite avec le bénéfice de la vente (déduction faite des frais) allant aux actionnaires (ici Arcelor-Mittal), il ne peut s’agir donc d’un vol de l’outil de production (même si c’est tentant de le proposer), il s’agit d’un maintient de l’outil et des emplois qui y sont liés.

    1. Hors sujet, peut-être quoique tout se tienne.

      Ici en Lorraine, de l’autre coté de la frontière, Arcelor-Mittal va fermer le site de Florange.
      Plusieurs millers d’emploi directs et indirects sont en voie de disparition dans la vallée de la Fensch en voie de paupérisation accélérée.

      http://lorraine.france3.fr/info/arcelormittal-florange—tous-mobilises-70319839.html

      Lorsque Mr Mittal a racheté Usinor-Sacilor, la seule chose qui l’intéressait étaient les brevets.
      Ils ont acheté le  »savoir » et ont fermé les sites de production.
      Les petits indiens sont plus  »productifs ».

      Un lot de consolation pour la lorraine : la proximité du Luxembourg.
      C’est vrai que travailler dans un paradis fiscal, dans un établissement bancaire à l’ambiance feutrée est … rassurant.
      Un secteur en plein avenir …

      1. la siderurgie européenne etait condamnée de toute façon , alors plutot que de démanteler soi même , la france à deleguer le sale boulot à qqun d’autre un autre pays …

        dans le batiment , ça faiait deja longtemps que l’on achetait du mittal ça n’a pas surpir bcp de monde !!!

        un autre exemple :

        les chantiers navals ont fermé , il y en a plein en corée du sud maintenant , ils vont fermer surement un jour , ce sera une entreprise non coréenne qui fera le sale boulot aussi là bas , la suede a depensé des fortunes en vain pour sauvegarder ses chantiers .

        c’est de la real politik , vaut mieux donner les brevets – et fermer les usines – à un pays avec qui on a des accords stratégiques « en béton » …

      2. fensch vallée, vieille chanson de bernard lavilliers, avant les mittal…

        Viens petite bourgeoise demoiselle
        Visiter la plage aux de Wendel
        Ici pour trouver l’Eldorado
        Il faut une shooteuse ou un marteau
        La vallée d’la Fensch ma chérie
        C’est l’Colorado en plus petit
        Y a moins de chevaux et de condors
        Mais ça fait quand même autant de morts

        Tu ne connais pas, mais t’imagines
        C’est vraiment magnifique une usine
        C’est plein de couleurs et plein de cris
        C’est plein d’étincelles surtout la nuit
        C’est vraiment dommage que les artistes
        Qui font le spectacle soient si tristes
        Autrefois y avait des rigolos
        Ils ont tous fini dans un lingot
        Le ciel a souvent des teintes étranges
        Le nom des patelins s’termine par ..ange
        C’est un vieux pays pas très connu
        Y a pas de touristes dans les rues

        en live :
        http://www.wat.tv/video/bernard-lavilliers-fensch-vallee-1yvp7_2fgqp_.html

    2. Une fois n’est pas coutume, je propose que les états prennent le contrepied des financiers à la place de leur cirer les pompes

      Comment voulez-vous que des gouvernements qui ont livrés les Etats au marché financier prennent le contrepieds ?
      Il faudrait peut-être d’abord changer les gouvernements !
      ça tombe bien il y a des élections dans quelques grands pays européens d’ici peu . . .

    3. La nationalisation d’un bien privé d’intérêt stratégique est tout a fait adapté à ce genre de situation.

  18. Après m’avoir indiqué après l’épisode d’août « ce qu’ IL FAUT
    penser de la crise » (c’est moi qui souligne), le Crédit agricole me convoque à une webconférence sur ce thème.
    C’est l’affolo ou quoi ? Moi j’m’en fous, j’ai rien à perdre sauf des dettes. Au fait, une question : dans le cas de la disparition du créancier, que devient une créance ?

    1. Regardez bien votre emprunt, ce n’est pas avec une banque qu’il est contracté mais avec une compagnie d’assurance mandaté par cette banque . Pacifica par exemple dans le cas du Crédit Agricole .
      Résultat : si la banque disparait , l’assureur est toujours là , et la créance aussi …

      Demandez aux américains dont la banque a fait faillite , à qui ils remboursent leurs maisons ….

      1. Pacifica, filiale d’assurances dommages de Crédit Agricole Assurances, n’a rien à voir avec la faillite du créancier, n’est en aucun cas l’organisme préteur ou une partie d’autre chose que du contrat d’assurance lié (éventuellement) au prêt. Quel que soit le failli ou les conditions de règlements de sa déconfiture, ses créanciers se retournent évidemment prioritairement vers ses débiteurs. c’est tout. Les actifs, ici les créances de l’emprunteur, sont rachetés ou liquidés (bradés) mais ce qui les constitue, ici les contrats de crédit entre l’emprunteur et la caisse régionale de CA, n’est absolument pas remis en cause. Les conditions énoncées dans le contrat restent identiques, seul la partie créancière change.

    2. si un créancier meurt, un autre lui aura racheté ses créances avant et c’est à lui que tu paieras tes dettes.
      des dettes ça peut être très intéressant d’en avoir en cas d’inflation mais si on commence par une période de déflation, ça peut te causer des soucis d’en avoir.

      1. Merci pour m’avoir éclairée sur l’identité véritable de mon créancier. Evidemment, c’était sot de penser que ça pouvait être aussi simple…
        Quand je dis que je n’ai rien à perdre, je pense à de l’épargne : contrairement à nombre de compatriotes, je n’ai aucune assurance-vie ou machin de ce genre, ma propension marginale à épargner étant désespérément faible !

        Pour le reste méditons la sagesse antique : sapiens nihil unquam perdere potest, quia bona sua semper habet secum (la sage n’a jamais rien à perdre, car il porte tout son bien en lui).

      2. les écolos n’étant toujours pas très partant de critiquer la guerre
        (alors cependant que la guerre pollue de détruire et tuer

  19. Là ou passe la spéculation l’herbe les arbres les hommes ne repoussent pas.
    C’était écrit il y à des millénaires.
    Jésus l’avait dit qui chassa les spéculateurs.
    La fin du monde est pour bientôt mes amis.
    Aucune action n’arrétera le flot destructeur.
    N’espérez plus rien.
    Essayez de vous sauver.

    1. « Jésus l’avait dit qui chassa les spéculateurs. » !!! c’est qui? Connais pas ,quelqu’un peut m’aider. y va faire parti du G20 ? Ah y est suis perdu .

  20. Une monnaie sans contrepartie est le produit du système et non son objet, sauf pour le (système) financier lui-même un produit du système. Voilà la totalité des variables de l’équation, tout le reste n’est que produits dérivés. Un système sans contrepartie pour la majorité est le produit du Pouvoir et non son objet, sauf pour le (pouvoir ) financier lui même un produit de pouvoir. Voila la totalité des variables du problème, tout le reste n’est que questions dérivées. La monnaie est donc le produit du pouvoir et non l’inverse. Voila quels seront au final les termes du choix : Le pouvoir de l’argent n’est que la façade du Pouvoir. Et à celui là, il suffit de dire ‘non’. Tout le reste n’est que question dérivée. Il n’y a au final qu’une interrogation : A qui faut-il dire non ?

  21. Je commence à avoir des problèmes de dissonance cognitive: d’un côté – ici – , les lanceurs d’alerte et des démonstrations implacables et argumentées, de l’autre, un flux d’informations généralement lénifiantes, avec de temps à autre un Frédéric Lordon et un Paul Jorion qui crèvent l’écran, et au milieu, des bourses en lévitation organisée – je n’ai pas trouvé mieux comme expression- avec, en outsider de plus en plus présent, la vague des indignés qui ne cesse de grossir, la mayonnaise commençant à prendre!
    question 1: sommes nous vraiment en train de prendre le chemin de la cata bancaire et étatique systémique ou certains prennent-ils leurs désirs pour des réalités ?
    question 2: la génération spontanée des « indignés », le front du refus de la dictature des marchés, de l’austérité généralisée – surtout pour les modestes, naturellement- est t-elle le prélude à un embrasement généralisé, un mouvement social inédit pouvant déboucher sur un renversement radical des rapports de force ?
    2 questions, qui a les réponses ?
    observation personnelle: pour avoir vécu le « pré – 68 » à l’époque, il y avait des mouvements durant l »hiver et au début du printemps, aux USA, en Allemagne, en Italie, etc…avec des motifs explicites, guerre au Vietnam, Rudy Dutchke, et surtout une montée du mécontentement profond d’une immense majorité de jeunes; si l’on compare, aujourd’hui, c’est la jeunesse qui se heurte de plein fouet à une sorte de plafond de verre l’empêchant de s’insérer dans la société, plus une horreur économique envers les salariés, les demandeurs d’emploi ( cf « la gueule de l’emploi » ) ça n’a vraiment plus rien à voir avec le côté festif de mai 68 ( on s’est bien marrés )
    PS: je sais que la prévision reste un art délicat, surtout en ce qui concerne l’avenir…

  22. Quand même les libéraux prévoient la Révolution:

    « Une révolution couve probablement aux Etats-Unis. A l’époque de la guerre froide, la CIA s’était vue confier la mission de faire le portrait d’un pays susceptible de connaître une révolution. Elle en avait conclu qu’un tel pays aurait trois caractéristiques :

    – un profond fossé entre les riches et les pauvres ;
    – une classe moyenne en voie de disparition… ou qui n’avait jamais existé ;
    – beaucoup de gens avec beaucoup de griefs.

    Les Etats-Unis répondent à chacun de ces critères. Et d’autres encore auxquels la CIA n’avait pas pensé. L’indice U6, une mesure large du chômage américain, est en hausse… avec 16,5% de la population sans emploi. On trouve 6,2 millions de personnes en recherche d’emploi depuis plus de six mois. Les Américains sont 7 000 milliards de dollars plus pauvres, selon David Rosenberg, qu’ils l’étaient il y a quatre ans. Et les prix de l’immobilier continuent de baisser.

    Oui, il y a aussi une Grande Correction en cours. Ajoutée aux politiques du gouvernement US, elle lamine les pauvres.

    Des millions de personnes marginalement prospères s’estiment flouées par le système. Le chômage des jeunes atteint des niveaux dignes de la Grande Dépression de 1929. Plus de 45 millions d’Américains dépendent des bons d’alimentation.

    […]

    Les riches s’enrichissent. Les classes moyennes s’appauvrissent ; elles sont en concurrence avec le pillage impérial — des richesses provenant d’Asie, achetées avec des dollars qui n’ont jamais été gagnés… et ne seront jamais remboursés.

    Les classes moyennes des Etats-Unis n’ont pas hésité à vendre leurs propres enfants, les condamnent à la servitude perpétuelle de la dette. Les enfants américains ont des obligations financières dont le montant atteint entre cinq et 15 fois la production annuelle des Etats-Unis. A moins de se révolter, ils devront travailler toute leur vie pour payer les excès de leurs parents.

    Mais que feront les Américains lorsque les générations futures n’en pourront plus ? Ils ne peuvent pas devenir esclaves, ils le sont déjà. La plupart sont déjà confrontés à une vie entière de dette d’étudiant, dette immobilière et dette médicale.

    Que peuvent-ils faire ? La révolution, bien sûr !  »

    (Bill Bonner. http://la-chronique-agora.com/le-chomage-etouffe-la-classe-moyenne-aux-etats-unis-la-revolution-gronde/ )

    A lire aussi: « Chine/Etats-Unis : la guerre du pétrole a déjà commencé »

    http://la-chronique-agora.com/chine-et-etats-unis-la-guerre-du-petrole-a-deja-commence/

  23. Un truc marrant :
    Hier visite de locaux de bureaux dans la région de Grenoble avec une personne d’une des 3 grandes agences qui gèrent ce business, bonne approche et compétente, plaisant donc car ce n’est pas toujours le cas.

    Donc visite d’un open space de 100m2 et la on apprend qu’il y a aussi qq gros bailleurs et que pour ce bureau le bailleur c’est le groupe des notaires ou un truc comme cela.
    Ça aurait peu être le groupe des dentistes, de je ne sais quoi.
    Et la je me dis : c’est un putain pays de rentiers aux mains de quelques uns au moins dans ma région (ou l’immobilier est fort cher)

  24. @ touileb et tim k

    La réalité, c’est ce qui refuse de disparaître quand on a cessé d’y croire , Ph K Dick

    pas de petits hommes verts , de rayon télépathe ou de divine intervention ,c’est juste la cupidité , l’avidité , une boucle de rétroaction positive dans les circuits neuronaux de certains qui amene toute une civilisation dans le mur .

    soyez un peu adultes !

    1. Un effet démultiplicateur, afin de lui donner plus de moyens financiers sur la base de sa dotation actuelle.

    2. Je vous remercie de votre réponse, mais j’ai mal posé ce que je ne comprends pas. L’effet démultiplicateur est obtenu comment considérant que le premier rouage est la dotation actuelle ? Mais peut-être que vous avez déjà traité cette question dans un de vos nombreux billets ?

      1. Il y a plusieurs méthodes , sur lesquelles l’accord n’est pas fait. L’une, qui semblerait tenir la corde, consiste à assurer les investisseurs jusqu’à concurrence de 20% de leurs pertes, ce qui est sensé les inciter à acheter des obligations pour cinq fois le montant de ces pertes éventuelles, pour lesquelles ils seront couverts. A condition de prendre le risque que la décote soit supérieure ! L’effet de levier recherché dans cet exemple est de 5.

    3. En gros, ça consiste à prendre et gonfler une baudruche, à écrire dessus 450, puis à continuer de le gonfler jusqu’à ce qu’il atteigne une taille de 2500.
      Dans les deux cas c’est du vent, les montants indiqués n’existent pas et ne peuvent pas exister, ce ne serait, éventuellement, possible que pour un pays « accidenté » dans le cadre d’une économie en forte croissance, or ce n’est pas le cas, et transférer les dettes des uns sur les autres ne pourra que les pousser à tomber aussi. Dans ce cas ils auront d’autres soucis que de rembourser pour un autre pays.

  25. Dans la plupart des émissions radio télé, dans les articles et commentaires, on dit :

    – Après l’Irlande, la Grèce, le Portugal, il y a l’Espagne, l’Italie, la Belgique, etc …

    J’adore le « ETC », je me demande quel est ce pays … qui est très souvent cité. Si j’y habitais, je commencerais à me quelques soucis.

  26. J’aimerais préciser quelques point, ceux qui n’ont que des dettes et/ou un toit et un travail pensent qu’ils n’auront rien à perdre…ceux qui ont acheté une petite ferme avec un puit..;pensent qu’ils seront à l’abri du besoin!

    FAUX ..même si lors des dernières guerres, ceux qui avaient de la famille parmi les Agriculteurs s’en sont mieux sortis que les autres.

    Cette époque est terminée car, entre autre la plupart des gens réagiront différemment et surtout efficacement ..en ne respectant pas ces avantages particuliers et égoistes!

  27. Non je pense que vous vous trompez tous ceci n »est qu’une histoire d’amour. L’amour de l argent certes. Et comme chacun sait les histoires d’amour finissent mal en général

  28. Mais pourquoi dites vous que la crise Européenne n’a pas d’issue. Regardez l’Irlande, elle sort déjà la tête de l’eau.

  29. Des chiffres affolants sur l’économie !

    New York Times du 15 octobre: Evolution des importations de chaque pays de l’Eurozone entre sept. 2008 et août 2011

    Plutôt que la finance c’est l’économie qui compte pour 99% des gens.

    Ces chiffres sont trop globaux pour qu’on puisse en tirer les indications nécessaires sur la situation réelle des pays de l’Eurozone (peu importe le montant des oeuvres d’art importées en Grèce en passant par la douane – par contre si les importations d’énergie et de matière première y on chuté de 40% on ne voit pas comment l’industrie peut survivre.)

    Si ces chiffres ont un sens la situation économique de l’Italie n’a absolument rien à voir avec celle de la Grèce.

  30. Pour ceux qui comptaient sur les Indignés pour les sortir de la mouise :
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/15/la-planete-des-indignes-manifeste-dans-plus-de-700-villes_1588071_3224.html#ens_id=1584602
    « les « Indignés » peinent à faire émerger un leader, véritable caisse de résonnance de leurs revendications. »
    Non seulement ce n’est pas le but de la manoeuvre, car nous voulons un multilétalisme jusque dans les organes de décisions, soit, des assemblées, mais…
    Vous pensez sérieusement que les pouvoirs mondiaux en place laisseraient émerger des contre-pouvoir…???

  31. Grâce à Dieu (pour en revenir à la 1éré intervention de TOUILEB Mouloud), nous avons GOCHMOL et GOCHDUR qui s’affrontent pour, in fine, nous sauver.

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