L'actualité de la crise : COMEDIANTE ! TRAGEDIANTE ! par François Leclerc

Billet invité

Plus la perspective d’une recapitalisation des banques se précise, plus les tensions entre celles-ci et les autorités européennes s’accroissent. Cela se manifeste par les tentatives publiques des établissements bancaires d’y échapper, ainsi que par des discussions plus discrètes sur l’ampleur et les modalités de l’opération.

Josef Ackermann, patron de la Deutsche Bank, s’est dressé vent debout. « Il me paraît douteux qu’une hausse du niveau des fonds propres pour l’ensemble des banques soit une mesure appropriée pour résorber la crise de la dette publique », a-t-il déclaré, en insistant bien : « Le débat actuel sur la recapitalisation est contre-productif parce que d’une part il envoie le message qu’une décote est plus probable, et d’autre part comme les moyens nécessaires à une recapitalisation ne vont sûrement pas venir des investisseurs privés, ce serait finalement aux Etats de lever les fonds, ce qui ne ferait qu’aggraver la crise de la dette ». Tout est dit, ou presque.

Les autorités européennes ont finalement admis que le renforcement des banques s’imposait, mais sans en clarifier les raisons. Les Français ont pratiqué l’art du camouflage en prétextant qu’il s’agissait de respecter les nouveaux ratios de Bâle III. En réalité, la situation des banques européennes est très variée, suivant que l’on considère les espagnoles, plombées par l’éclatement de la bulle immobilière, les allemandes qui n’ont toujours pas digéré leurs actifs toxiques américains ou les françaises et italiennes en raison de leur exposition à la dette souveraine. Comme on le voit, l’opacité continue sans surprise de régner. Seule réponse possible, est-il désormais concédé : un coup de bazooka, qui risque à l’arrivée d’être un pétard mouillé.

Le bras de fer engagé est promis à rebondir. Car les banques tentent de biaiser en cherchant à améliorer leur ratio via la vente d’actifs et la réduction de la taille de leurs bilans et engagements. BNP Paribas et la Société Générale ont montré la voie et d’autres banques italiennes et allemandes seraient sur le point de les suivre. Cela ne fait pas l’affaire des autorités européennes, qui craignent que cette réduction de voilure ne se traduise par une diminution du crédit aux entreprises. Celles-ci, à la différence des entreprises américaines qui vont directement se financer sur le marché, sont dépendantes à hauteur de 80 % des banques pour se financer. Déjà atone, la croissance économique en souffrirait. Pour préserver autant que possible sa rentabilité, le système bancaire apporterait une nouvelle fois sa contribution à l’économie en appuyant sur ses épaules alors qu’elle se noie.

Les banques cherchent à éviter les voies qui leur sont proposées : soit de se recapitaliser par leurs propres moyens, soit de subir une infamante injection de capitaux publics. Cette hypothèse s’imposerait après une période de 6 à 9 mois, si elles n’y parvenaient pas elles-mêmes, après avoir été reconnues défaillantes par de nouveaux stress tests qui sont dans les tuyaux.

L’intervention dans leurs affaires des États n’est évidemment pas souhaitée par les banquiers, dans le contexte de défiance dans lequel leurs établissements sont plongés, qui pourrait inciter les dirigeants politiques à exiger cette fois-ci quelques compensations. À imposer des conditionnalités, comme dit le FMI quand il s’agit des États. On a entendu à ce propos Jean-Claude Juncker réclamer des sièges dans les conseils d’administration et José Luis Barroso l’arrêt de la distribution des dividendes et bonus. Il y a loin de la coupe aux lèvres, mais on ne sait jamais…

Le renforcement des fonds propres des banques n’a pas non plus leurs faveurs. Trouver de nouveaux investisseurs, argumentent-ils, est tâche impossible, alors que se dessine la perspective de décotes sur les obligations souveraines détenues par les banques : ce serait comme leur demander de venir perdre de l’argent !

Derrière cet argument s’en dissimule deux autres :

1/ Les actionnaires ne veulent pas vendre à prix sacrifiés les nouvelles actions qu’ils devraient émettre pour augmenter le capital, étant donné le coup de tabac que les banques viennent de subir. La valorisation boursière des banques a en effet été rabotée en moyenne de 40 %. Procéder ainsi reviendrait dans ces conditions à accorder une place importante aux entrants et à un partage du gâteau au détriment des actionnaires en place. L’hypothèse d’une augmentation de capital réservée aux actionnaires n’est même pas envisagée…

2/ Toute autre forme de renforcement des fonds propres, telle l’émission d’obligations sécurisées, se fera à un coût élevé – en dépit des achats décidés par la BCE qui sont destinés à l’éviter – et diminuera d’autant la rentabilité des futures opérations financières des banques. En désespoir de cause, on voit ainsi poindre à nouveau les CoCos (obligations convertibles), bien que le Comité de Bâle ait refusé de les prendre en considération dans le calcul du noyau dur des fonds propres. Mais on peut toujours essayer…

La farce va changer de décor. Une intransigeance de façade va être proclamée, mais des assouplissements vont être concédés. Toute l’attention va être dirigée vers la nécessité de respecter un nouveau ratio de fonds propres durs, considéré comme le plus solide rempart que les banques doivent bâtir. Au détriment des modalités détaillées de son calcul, qui repose sur une définition des fonds propres à géométrie incertaine et sur une pondération des risques de leurs actifs effectuée selon les modèles des banques elles-mêmes.

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109 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : COMEDIANTE ! TRAGEDIANTE ! par François Leclerc »

  1. AVENIR : réduction de voilure , démentellements partiels , cessions à des privés pour création de banques départementales non associées à d’autres , non en réseau.
    Le crédit est trop dangereux pour être groupé.
    La bonne économie repose sur des banques de proximité , des gens qui se connaissent , des hommes indépendants et d’expérience , des banquiers paysans , avec du bon sens paysan et une longue connaissance du tissu d’activité local , pas des chefs d’agence irresponsables qui giclent tous les 3 ans.

    1. « des gens qui se connaissent » est antinomique avec « des hommes indépendants » = dans les mondes parallèles, tout est possible mais sur terre, il faut faire, jusqu’à preuve du contraire, avec « l’homme »

    2. « Cela ne fait pas l’affaire des autorités européennes, qui craignent que cette réduction de voilure ne se traduise par une diminution du crédit aux entreprises. Celles-ci, à la différence des entreprises américaines qui vont directement se financer sur le marché, sont dépendantes à hauteur de 80 % des banques »
      Il suffirait simplement de banir le « crédit fournisseur » qui fait que les multinationales et la grande distribution font leur trésorerie sur le dos des PME/PMI en leur imposant des délais de paiement démentiels (90,120 jours). L’Etat et les Collectivités ne sont pas exempts de ce vice de forme qui tient essentiellement au fait que la propriété de l’objet est acquise à la livraison et non pas à son règlement.
      Sauf erreur, et alors que le développement et l’innovation des PME françaises est asséné par les candidats à la candidature comme un leit-motif récurent, je n’ai pas vu la moindre proposition dans ce sens dans les programmes publiés. La création d’une banque dédiée, régionalisée, est une bonne chose mais fait, une fois de plus, figure de pansement sur une jambe de bois car ne faisant que transférer le problème sans résoudre la question de fond.

      1. Cher Alain
        Rien n’empêche les parties à un contrat de modifier la date de transfert de propriété au moment du complet règlement…c’est une histoire de rapport de force.
        Si un nombre significatif de PME-PMI-TPE-TPI modifiaient, discrètement leur conditions générales de vente…cela pourrait donner lieu à de jolis procès 😉

      2. @ Yann Q,

        Une PME qui pourrait modifier ses conditions générales de vente à l’insu d’une multinationale ? Et/ou avec l’accord de toutes les PME du secteurs ? Justement une PME est PME car elle n’a pas d’argent ni de temps pour se promener et faire le tour des popotes. Et puis ce qui caractérise les PME est, contrairement aux multinationales, la diversité des intérêts (financiers mais pas seulement), des objectifs et des « culture ».
        Finalement : même remarque que plus haut : votre suggestion n’est possible que dans un monde parallèle, pas sur terre.

      3. A propos du crédit fournisseur, en France.

        Le crédit fournisseur, de notoriété publique, n’est pas le même en France et en Allemagne.
        Des lois ont été votées en France pour que le crédit fournisseur soit ramené à 45 jours fin de mois ou à 60 jours date de facture, ce qui est assez équivalent.
        Certaines professions se sont émues des difficultés que ces dispositions allaient entrainer, et en particulier la filière du livre où régne en maître, depuis des lustres, la pratique du 90 jours fin de mois le 10 (ce qui signifie qu’un livre imprimé le 10 avril, livré au distributeur le 20 avril, au libraire le 30 avril, vendu par le libraire, au comptant, en mai ou juin si tout va bien, ou retourné par le libraire en juillet si ce livre n’est pas vendu, est payé par l’éditeur à l’imprimeur (entre 4 et 8 % du prix de vente final) le 10 août.
        La profession, arguant des difficultés des libraires et des éditeurs, a obtenu que la loi ne soit pas appliquée et que les conditions de paiement dans toute la chaîne soient convenues de gré à gré, ce qui permet maintenant d’envisager le 120, voire les 150 ou 180 jours.
        Imaginez la cascade de frais financiers pour l’imprimeur et l’éditeur qui est payé à 90 ou 120 jours par le distributeur qui est, à 99 %, une filiale d’un grand éditeur.
        Et pourtant un nombre sans cesse croissant de libraires « indépendants » connaissent des difficultés qui vont entraîner la fermeture d’un grand nombre d’entre elles dans les deux ou trois ans à venir, comme cela s’est passé de l’autre côté de l’atlantique.

      4. @zerodeconduite
        Sur terre et en France en particulier, certaines PME sont connectées entre elles figurez-vous 😉
        En réunir une centaine sur tout le territoire en utilisant ces réseaux est plus que faisable…c’est même en discussion…

      5. @ Yann Q,

        Bonne nouvelle ; merci pour l’information. Toutefois, j’attends de voir l’union des PME d’un même secteur. Mais il est vrai qu’internet est de nature à révolutionner bien des choses. Affaire à suivre donc.

      6. à yvan,

        Ce qui tendrait à prouver que des lois sont faites uniquement pour être tournées,.
        Et au profit de qui, je vous le demande ?

    1. Bien malin qui pourrait s’avancer, vu l’état d’enfumage qui est le nôtre, et l’ampleur du désarroi de ceux qui sont censés nous gouverner…
      Wait and see?

    2. Recapitalisation de facade des banques au prix d’une augmentation de l’endettement à court et moyen terme.On gagne six à trente six mois de répit pour passer quelques échéances électorales et on espère un retour d’une croissance hypothétique facon Zangra.On peut gagner un peu de temps en augmentant les impots et en essayant de vendre les bijoux de famille avec un résultat probant à l’image de ces chers grecs.Reculons systemiquement pour mieux faire sauter la Banque .La seule certitude, c’est l’identité du payeur final .Regardez dans votre glace et vous y verrez le couillon !

  2. Publié dans Challenges N° 271 du 6/10 « Les banques se mettent au régime »
    « La crise et les règles de Bâle 3 les obligent à une refonte de leurs activités.

    « Certaines banques pourraient alléger ainsi leur gestion d’actifsLes banques européennes, soumises à Bâle 3, ne profiteront pas du festin »
    L’article n’est pas encore disponible en accès libre.

    Les banques françaises sont hypertrophiées, un petit tableau éloquent nous apprend que 4.700 Ma de leurs bilans = 2,5 PIB pour 0,7 aux USA.
    (BNP 1.998, CA 1.594, SG 1.132)
    Fonds propres « durs »120 Ma, c’est du propre pourrait on persifler.
    « Elles ont dans leurs bilans bien d’autre chose que du crédit » selon Georges Ugeux.
    « Les banques françaises sont, parmi les européennes, les plus vulnérables du point de vue de l’endettement » selon une étude de Barclays Capital.
    « En réduisant leurs bilans elles améliorent à la fois leur solvabilité et leurs liquidités »
    ………………..

    Le 3/10, un article en accès libre, Pourquoi elles se mettent au régime ?
    Une interview de Romain Burnand, co-dirigeant de Moneta Asset Management
    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20110930.CHA4883/pourquoi-les-banques-francaises-se-mettent-au-regime.html

    1. Je sais pas mais une banque monte une agence à 2 pas de chez moi.
      Il y a 6 mois une agence d’une autre banque a vu le jour à 100m.
      Elles investissent dans l’immobilier ?
      Ou elle se prépare à se transformer en épicerie ou bureau de tabac ?

  3. On pourrait réquisitionner les banques, avec expropriation de l’actionnaire. Celui conserve ses bouts de papier mais perd les droits de vote afférents et ne touche plus de dividende. Voilà. C’est facile et c’est pas cher.

  4. L’exemple de Dexia a montré qu’un niveau de 10,4 % de fonds propres durs, c’était insuffisant. Dexia avait 10,4 % de fonds propres durs, et pourtant Dexia est morte.

    En Suisse, les grandes banques devront avoir un niveau de fonds propres durs de 19 %.

    Le projet prévoit en substance que les banques trop grandes pour faire faillite, comme UBS et Credit Suisse, devront doubler le niveau de leurs fonds propres (19 % des actifs pondérés en fonction des risques, contre 8 % actuellement), remplir des exigences plus sévères en matière de liquidités, et améliorer la répartition des risques.

    http://www.tdg.ch/actu/suisse/national-serre-vis-face-grandes-banques-2011-09-19

  5. Le mot « recapitalisation » est un euphémisme, pour ne pas dire sauver de la faillite, sauver du gibet. Ce mot est une création ad hoc, qui ne correspond à aucune réalité, il crée la possibilité de maquiller une réalité qui est en fait un dépouillement au profit des banques.

  6. L’économie « réelle » vient de prendre une claque:
    Coface dégrade la Grèce et Chypre, met en garde USA, France et Allemagne

    Je connais bien le mécanisme de l’assurance-crédit, ayant effectué une mission chez EULER HERMES.

    La conséquence directe de ces dégradations (montée du risque crédit) est une hausse des prix à l’export (les primes augmentant), donc une hausse des prix à la consommation in fine.

    Nous, et par là je veux dire la population des pays concernés, allons donc faire face simultanément à plusieurs phénomènes:
    – restriction sur les prestations étatiques (la rigueur), ce qui était déjà prévu
    – baisse du pouvoir d’achat, à cause de la hausse des coûts de production (dégradation par la COFACE, donc primes plus importantes, donc prix de revente augmentant), donc inflation
    – salaires au mieux stagnants (ROI d’au moins 15% constants demandé par les investisseurs, alors que les coûts augmentent)
    – contraction des effectifs (ROI demandé + conséquence de la dégradation par la COFACE + moins d’accès au crédit industriel)

    Conséquences (évidentes, bien sûr):
    – montée du chômage
    – inflation accrue
    – baisse des recettes fiscales

    Je crois que l’on vient d’entrer dans une nouvelle spirale descendante, mais qui va nous toucher immédiatement et directement…

    Serions-nous en phase de « tiers-mondialisation »?

    1. « les frelons ne sucent pas les aigles : mais pillent les ruches des abeilles »
      William Shakespeare,
      ou en langage plus courant :
      « Pour la France d’en Haut : des Couilles en Or
      Pour la France d’en bas : des Nouilles Encore » !
      C’est au peuple de décider s’il veut être « tiers-mondialisé »…un « simple » évènement peut mettre le feu !

  7. @ François Leclerc: Les titres des billets de Maitre Leclerc auxquels nous aurons provisoirement échappé, mais jusqu’à quand ?:
    – E la nave va! traduction, : « c’est à la va comme je te pousse »
    – Pourvou que ça doure: en cas de stabilisation très provisoire du processus d’effondrement…
    – Rattraper le couteau qui tombe ? ( ça c’est en cas de dégringolade du secteur bancaire…)
    – Un spectre rôde de par le monde : les 99 % font des petits ( des métastases dirait un indécrottable libéral échevelé ) ndr: le libéral est désormais échevelé, comme l’économiste est distingué, c’est l’air du temps qui veut ça…
    – sur le Titanic, au moins, il y avait un chef d’orchestre…( ça, c’est en cas de cacophonie étincelante…)
    – Alea jacta est! : la faillite déclarée de certaines banques…
    – Nemo auditur quam propriam turpitudinem allegans ( personne ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes pour obtenir un pardon ) ça c’est pour les banquiers repentants ( ça m’étonnerai, mais bon, l’inattendu reste toujours possible
    A vous les studios!

      1. on va faire autrement : » Welcom to Mad-Marx » ?

        ; )..supporte plus les « e ».

        Ps : 3eme groupe (venir et non venier)

      1. « quam »
        Ah, le terrible pronom relatif latin ‘qui’, tourmenteur des écoliers…
        Quam en est la forme accusatief féminin singulier [le féminin étant en l’occurrence utilisé dans des formulations d’ordre général].
        Une traduction plus littérale rendra sa fonction plus compréhensible :
        « Nul n’est (ne sera) entendu, qui allègue(ra) de ses propres turpitudes »

  8. avec l’usine à gaz des Coco’s, ils font faire péter la demeure et bouter le péril hors de la tragédie, aux calandes grecques ! 😉

  9. Frédéric Lordon à Ce soir ou jamais (vidéo), déjà cité sur ce blog par Marc Agone, dissy et d’autres:

    2’29: « Les banques sont les dépositaires de fait de deux biens publics vitaux: » (…)
    « les encaisses monétaires de la population » (nos dépôts et épargnes)
    « l’intégrité du système des paiements » (cartes de banque, distributeurs de billets, virements …)

    3’36: « on parle de ‘prise d’otages’ quand il y a une grève, mais, ça, c’est une prise d’otages …cosmique! (…) personne n’en parle jamais. »

    3’50: « le corps social doit se poser la question de savoir s’il continue de tolérer que ces deux biens publics vitaux soient ainsi remis à des intérêts privés, et spécialement à des intérêts privés aussi mal éclairés que ceux de la finance, quand elle est mouillée jusqu’aux sourcils dans les marchés de capitaux »

    5’00: les solutions? « Dé-privatiser » …C’est d’abord nationaliser, vu l’urgence, mais nationaliser, s’il est le premier mot de la déprivatisation, n’en est pas le dernier. Il faut après « communaliser ». Lordon indique les conditions à satisfaire d’après lui, les détails et la pratique restant à créer collectivement par le « corps social ».

    http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/faut-il-sauver-les-banques-et-a-32091

    1. Il propose tout simplement d’attendre que les banques fassent faillite les unes après les autres pour les « dé-privatiser » une à une en les rachetant pour 1€ symbolique. Rien ne s’opposera plus alors à leur sauvetage par le trésor (ou la BdF).

      Avec un tel plan la notion de too big too fail disparait.

    2. Oui. Mais non.
      Regardez ce qui se passe dans la privatisation des profits et la socialisation des pertes :
      Lorsqu’une banque va mal, elle se fait « nationaliser ». Soit, l’état devient majoritaire.
      Et dès qu’elle va mieux grâce à sa garantie, elle est re-privatisée de façon à ce que les actionnaires initiaux perdent le moins possible.
      Tel l’antimatière, l’anti-Lordon existe.

      1. Moi je préfère la renationalisation de la monaie.
        Celle des banques est nécessaire mais pas suffisant pour résoudre l’ocean des problèmes

  10. Josef Ackermann dit qu’il doute en la capacité de la classe politique de résoudre les probèmes et incidents inhérents à la crise financière, il doute qu’elle ait des moyens et le temps pour venir à bout des difficultés actuelles.

    1. Qu’un pdg d’une grande banque européenne émette cet avis n’a rien d’étonnant en soi.
      Mais depuis quand la « classe politique » résoudrait-elle « les probèmes et incidents inhérents à la crise financière ».
      C’est bien cette « classe politique » qui a fait passer en force le traité de Lisbonne qui interdit aux Etats d’emprunter à la BCE ou à leur banque centrale nationale, non ? Et l’une des cause majeure de cette crise européenne est bien cette interdiction que se sont infligés les Etats !
      Les moyens sont là sous notre nez mais les « politiques » n’ont aucune intention de les utiliser. Tout ce qu’ils acceptent de faire c’est de « rassurer les marchés », belle formule lourde de sens !
      Tant que la BCE prête aux banques à 0 ou 1% et que ces dernières prêtent aux Et

    2. Il ne fait là qu’essayer de propager le dogme de « l’impuissance des Politiques » et de « la Loi des marchés »
      Mais qui donc a obligé les Etats à se financer via les marchés et pas via la BCE ?
      Le traité de Lisbonne ! Et ce sont bien les « Politiques » qui ont imposé ce traité aux peuples européens, imposé contre la volonté de 3 pays consultés qui ont dit NON.
      Qui a autorisé les agences de notation à intervenir en Europe et qui plus est de se saisir elles-mêmes de leur sujet d’étude ? Ces même « Politiques » à la tête de l’Europe, en juin dernier . . .

      Alors, non, les « Politiques » ont toute « capacité » à modifier les lois qui régissent la finance, la question serait plutôt de dénoncer au profit de qui ils font ces lois !

      Il n’y a pas de dépérissement de l’Etat ces 20 ou 30 dernières années, il y a une privatisation des Etats, en ce sens qu’ils font des lois dans l’intérêt d’un très petit nombre et non plus dans celui du plus grand nombre.

  11. Désolé d’être totalement hors sujet mais j’ai une question à Paul Jorion et/ou François Leclerc.

    Est-ce vrai que ce sont les états qui payent les agences de notation pour être notés ?

    Si oui, depuis quand ? De quelle manière ? Sur quel budget ?

    Si cette question a déjà été traité, je vous pris de m’excuser.

    Cordialement.

      1. Merci pour votre réponse, la question que je me pose est la suivante ; que se passerait-il si demain les états décidaient de ne plus payer les agences de notation.

        Je trouve incroyable que des états payent des sociétés privées pour se faire massacrer (exemple : la Grèce).

        1. Le problème est plus vaste et englobe le mode de financement de la dette publique, pas seulement sa notation.

      2. Merci encore, pourriez-vous nous faire un article sur ce problème car je suis persuadé que très peu de personnes savent que les états payent les agences de notation.

        Merci d’avance.

      3. T’as raison Finistérien, pourquoi aller engraisser des gonzes qui vont te dire que des méchancetés et en plus le répéter partout dans les dîners en ville ? Hein, j’te l’demande ? Warum ?
        Fais comme moi : accepte de raquer uniquement les toubibs qui te disent – et avec le sourire siouplait ! : « tutto va bene ! » Si t’en trouves pas, ou plus, ou trop cher, bé t’en vois pas et c’est marre !
        Ps : pense à faire pareil avec les comptables, commissaires aux comptes, contrôleurs et inspecteurs de toutes sortes, audits, consultants, conseillers, experts, etc, etc etc.

  12. J’ai écouté et regardé hier soir grâce au relais pris par le Monde le débat Hollande-Aubry.
    J’avoue que je n’ai pas de télévision et que j’habite à Lanzarote, ceci explique cela.
    J’ai laissé un commentaire sur mon blog (tout nouvellement créé et assez aride) dont voici le lien :

    http://jacqueshenry.wordpress.com/2011/10/13/deuxieme-tour-des-primaires-socialistes-en-france/

    Naturellement je ne me suis pas trop étendu sur les propositions des deux impétrants qui se sont plutôt empêtrés dans des déclarations de principe au sujet de la finance, à croire qu’ils ignorent tous deux ce qui se passe en ce moment avec les banques. Mais j’ai tout de même pouffé à plusieurs reprises (pour reprendre une expression chère à Pierre Desproges) malgré un sentiment de panique à l’idée d’imaginer l’un des deux candidats à la tête de l’Etat Français dans quelques 200 jours !!!

    1. Et que diriez-vous d’un deuxième tour « à la 2002 » ? Sarkozy – Le Pen… Ca le fait, non ?

      Mais je ne suis pas sûr qu’il y a de quoi pouffer…

      1. @RV

        Je rejoins Michel je pense. Si tu crois que Hollande/Aubry (biffer bientôt la mention inutile) sera plus conséquent(e) que Sarko, tu peux trouver utile de voter utile… Sinon tu peux voter (par exemple) Eva Joly… puisque de toutes façons, comme en 2002, si on a Le Pen contre « un autre », ce sera l’ « autre » qui gagnera haut la main, d’office. Et des tas d’électeurs « de gauche » voteront par dépit…

        Et puis, comme le faisait aimablement remarquer PJ il y a quelques jours (je ne sais plus où dans ce blog), ce n’est plus (pas ?) du tout à ce niveau-là que les choses se décident, on le voit bien !

      2. En tous cas je ne regrette pas de n’avoir pas voté pour Montebourg qui s’embourbe avec ses explications concernant son choix pour Hollande. Il envoie une lettre demandant aux candidats de s’expliquer sur le fond et in fine appelle à voter Hollande simplement parce qu’il serait le plus rassembleur. Comprenne qui pourra !

        Enfin si, j’ai compris, un(e) émule de Delors (le point commun entre Aubry et Hollande selon Montebourg ) à l’Elysée lui convient très bien. On a envie de dire : tout ça pour ça.

      3. Ça y est Pierre Yves, t’as cerné le triste petit arriviste lambda que c’est le Monsieur M. Heureusement c’était son acmé, son point zénith, il nous emmerdera plus ce sous-sous-tonton. Beaucoup d’arrivisme pour pas beaucoup d’arrivage comme disait l’autre…
        Méfiance quand même, ce mec est prêt à tout. J’serais pas surpris de le voir un jour grenouiller avec la droite dure. Sa morgue et son triomphalisme dimanche soir m’ont littéralement glacé. Quand je pense qu’il y a dix ans de ça, à l’époque de ses mamours avec Peillon, il avait réussi à me piéger, ce foutriquet…

      4. @ Pierre-Yves et Vigneron

        Loin de moi l’idée de défendre le dandy, mais avez-vous vu ceci dans la lettre de réponse de Hollande ?

        « Dans cet esprit, il sera de ma responsabilité de faire en sorte que les banques reviennent à leur vrai métier : financer l’économie réelle, notamment les PME. Enfin, je propose d’interdire purement et simplement aux banques les activitésspéculatives les plus risquées, qui ne contribuent pas au bien-être collectif, notamment les ventes à découvert. La séparation des banques de dépôts et des banques d’investissement est in fine la meilleure garantie que les banques cessent d’utiliser les comptes courants de leurs clients à des fins spéculatives.

        Ceci vaut pour la France. Mais cela ne sera pas suffisant : nous devrons changer les règles du jeu de la finance mondiale. Je fais trois propositions précises :

        – Je propose d’interdire les pratiques de marché sans rapport direct avec l’économie réelle. Les produits dérivés, sur lesquels s’échangent aujourd’hui plusieurs centaines de fois le PIB mondial, ne devraient être autorisés que lorsqu’ils permettent à une entreprise de couvrir des besoins réels. »

      5. Sur le même thème la réponse de Martine Aubry :


        Tu connais mon engagement à reprendre la main sur la finance. C’est un préalable au nouveau modèle que nous devons bâtir : l’efficacité dans la justice ! Les mesures que j’appelle de mes vœux n’ont pas changé tout au long de cette campagne : recapitaliser les banques en faisant entrer l’Etat à leur conseil d’administration et en leur imposant en contrepartie d’une part une stricte limitation des bonus bancaires, d’autre part des obligations précises de financement des entreprises et des ménages ; séparer les banques de dépôts et les banques d’investissement, c’est essentiel pour protéger l’épargner des Français ; interdire certaines pratiques spéculatives comme les ventes à découvert ; plafonner les frais bancaires et mieux encadrer le crédit revolving qui plonge dans le surendettement de nombreux ménages ; créer à l’échelle européenne une taxe sur les transactions financières pour casser la spéculation, faire porter le poids du remboursement de la dette au système bancaire et non aux contribuables nationaux, mais aussi pour lancer des programmes d’investissement ; mettre en œuvre une agence de notation publique européenne ; interdire les relations des établissements financiers et bancaires avec les paradis fiscaux et bancaires qui sont le trou noir de la finance mondiale, ainsi qu’agir pour la suppression des paradis fiscaux à l’échelle européenne et du G20. En parallèle, nous devrons créer une Banque Publique Européenne, à partir du Fonds de Stabilisation Financière, pour empêcher la spéculation contre les dettes souveraines, et en France même, créer une Banque publique d’investissement sous forme de fonds régionaux. La finance doit être mise au service de l’économie et non l’inverse, et l’économie au service de l’humain…

      6. @tous

        Au vu de ces deux réponses, je fais comme le dandy. Encore faudrait-il que Hollande ait les c…illes de le faire. Mais dans l’autre hypothèse, il faudrait que Aubry ait les ov…res de le faire aussi !

        Je trouve néanmoins Hollande plus clair et plus direct dans sa réponse. Aurait-il visité ce blog plus souvent et plus longtemps que sa concurrente ? 😉

        Alors Monsieur Hollande, si vous devenez Président de la République, et si vous me lisez, je vous adresse cette supplique : ne nous décevez pas !!! Merci Monsieur Hollande !!!

      7. @Olivier B

        je trouve néanmoins Hollande plus clair et plus direct dans sa réponse. Aurait- l visité ce blog plus souvent et plus longtemps que sa concurrente ?

        Plus clair ? Plus direct ? Vous avez lu ? Un seul engagement direct, avec usage de l’indicatif : « Je propose d’interdire purement et simplement aux banques les activités spéculatives les plus risquées, qui ne contribuent pas au bien-être collectif, notamment les ventes à découvert. La séparation des banques de dépôts et des banques d’investissement est in fine la meilleure garantie que les banques cessent d’utiliser les comptes courants de leurs clients à des fins spéculatives »
        « In fine la meilleure garantie » qu’il dit notre HEC…
        Donc le reste est superfètatoire dans la lutte contre la spéculation. D’aileurs l’énarque expert en rhétorique ne s’y trompe pas et vous y trompe en utilisant le conditionnel ensuite (« ne devrait être autorisés… ») ou en brandissant la proposition « au niveau international »…
        Et ne parlons pas de l’outrance sur les chiffres, digne ni d’un HEC, ni d’un énarque, avec ses « centaines de fois le pib mondial » de transactions sur dérivés, c’est juste dix fois, à tout casser. Mais là, on est d’accord, c’est digne de monsieur m. Tout juste s’il reprend pas la proposition de ce dernier – à se taper le cul sur le tarmak – d’interdire l’achat de Boeings à Air France ! Et son « Capitalisme coopératif » ? Ah bé non tiens. Tu m’étonnes… Son grand petit art de la synthèse au Françoué, il a des limites, quand même. Eh ! Montebourg « Ministre d’État de la politique industrielle et du capitalisme coopératif », ça aurait d’la gueule, hein ? On n’a pas fini d’se marrer avec c’t’oiseau là…

        Et mine de rien, dans le laïus à la Martine, ben j’ai compté pas moins de seize engagements précis. Et apparemment ils dateraient pas de lundi ou mardi…

  13. Si l’objectif à atteindre est un ratio, en quoi s’agit-il de « biaiser » venant des banques si celles-ci cherchent à réduire le dénominateur plutôt que d’accroître le numérateur ? Le concept de ratio (plutôt que valeur nominale) a été choisi pour que les fonds propres puissent couvrir des potentielles pertes en fonction de la taille d’une banque. Si celle-ci choisit de réduire le montant de ses encours en gardant un montant de fonds propres identique, cela fonctionne également… certes pas comme les autorités le voudraient. On se retrouve donc dans une situation de :
    – besoin de recapitalisation des banques pour calmer les marchés
    – besoin de relancer le crédit bancaire pour stimuler la croissance
    – refus des banques de concilier les deux, ce qui se ferait au détriment de leurs profits et actionnaires
    – réticence des autorités nationales à entrer au capital des banques

    Solution ?

  14. Toute l’attention va être dirigée vers la nécessité de respecter un nouveau ratio de fonds propres durs, considéré comme le plus solide rempart que les banques doivent bâtir. Au détriment des modalités détaillées de son calcul, qui repose sur une définition des fonds propres à géométrie incertaine et sur une pondération des risques de leurs actifs effectuée selon les modèles des banques elles-mêmes.

    Ne dispose-t-on pas dans les cartons de modèles alternatifs opérationnels pour définir les fonds propres et la pondération des risques ?

  15. Portugal le président Cavaco Silva s’insurge contre “Merkozy”.

    Après Rome, Lisbonne conteste le couple “Merkozy” et ses velleités de diriger les destins de l’UE : Aníbal « Cavaco Silva s’est très vigoureusement insurgé contre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy », titre ainsi Público. Selon le quotidien lisboète, le président de la République a manifesté à l’occasion d’un déplacement en Italie le 12 octobre son inquiétude face à l’émergence au sein de l’Union d’un « directoire, non reconnu ni mandaté, qui fait fi des institutions communautaires et limite leur marge de manœuvre ». Le chef de l’Etat a ajouté qu’il s’agissait là d’une voie « erronée » et « dangereuse » pour répondre à la crise européenne.

    http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/1052471-le-president-cavaco-silva-s-insurge-contre-merkozy

  16. C’est officiel, puisque ce sont les allemands qui le disent (arf …) :
    « L’Allemagne devrait donc, contrairement à beaucoup de pays européens, échapper à une récession »
    MAIS, « (…) en cas d’aggravation de la crise de la dette, « la conjoncture allemande serait pénalisée plus que prévu, et l’Allemagne tomberait en récession« , écrivent-ils. »

    Patatras (ce n’est pas le nom d’une ville en Grèce).

    PS : les allemands, quand ils écrivent ‘récession’, ils ne l’écrivent pas ‘rilance’.
    C’est sans doute parce qu’ils écrivent dans une autre langue que le français, allez savoir …

      1. A cette époque il avait sans doute raison de vouloir avancer dans ce domaine, disons, des mathématiques, d’ailleurs sans doute pas seulement la théorie des nombres mais la géométrie aussi. Enfin, tout ce qui permet aux expérimentations d’être conceptualisées, éventuellement recréée, ou d’inventer de nouvelles expériences inédites à partir de concepts, formules, calculs, prédire des résultats… Ne prenons pas Pythagore pour un bouc, tout de même! L’avantage des maths c’est que quand on a prouvé un théorème, c’est acquis, point. Il faut juste pas oublier les postulats/paramètres de départ quand on veut l’appliquer… D’où l’intérêt d’une certaine critique de la complexité (quand on ne maîtrise plus les paramètres et qu’on veut appliquer des formules) chez un Jorion.

  17. Des décotes de dettes se préparent en cachette:
    Dans le cadre du démantèlement de DEXIA et de ses conséquences, un problème particulier est celui des communes belges actionnaires historiques via Le Holding communal et la banque fusionnée dans DEXIA que fut le Crédit communal.
    Le Holding, qui possède près de 14% des actions de DEXIA a recapitalisé la banque a raison de 500 millions il y a un peu plus d’un an. Il a dû emprunter ces 500 millions et avec d’autres emprunts, le Holding à des dettes de 1,7 milliards d’Euros, supérieures à ses actifs puisque l’action DEXIA ne vaut plus que 0,75 Euros. Théoriquement en faillite (ce qui serait catastrophique pour les communes belges), le Holding serait peut-être sauvé si une partie de la dette de 1,7 milliards qui est logée…. chez DEXIA Banque était abandonnée.
    DEXIA acceptera-t-elle une décote d’une partie de sa dette pour sauver son sauveur? La réponse devrait tomber avant ce vendredi et cette solution de bon sens n’est pas du tout certaine car la droite flamande ne verrait pas d’un mauvais œil a disparition d’un héritage de la Belgique d’avant le régionalisation et la disparition d’un outil public, même si cela doit coûter cher à toutes les communes belges et donc aux flamandes aussi. La stratégie du choc est toujours bien utilisée par les néo-libéraux qui peuvent sacrifier beaucoup de monde pour le triomphe de leur idéologie..
    Il est douteux que le holding ARCO des syndicats chrétiens puisse espérer profiter de la même bouée de sauvetage que les communes.

  18. un article sur le monde économie: la on est vraiment dans la comédiante!!!!!
    « Alors que s’ouvrira vendredi une réunion des ministres des finances du G20 à Paris, Bercy a estimé jeudi 13 octobre que la transformation du Fonds européen de stabilité financière (FESF) en banque serait la meilleure solution pour répondre à la crise.
    Mais elle est prête à envisager d’autres solutions si cette proposition se heurte à l’hostilité de l’Allemagne, a ajouté le ministère. La France est également disposée à ouvrir un guichet public de recapitalisation des banques, sans toutefois être certaine que beaucoup de banques s’y présentent.
    Baroin est décidément incontournable!

  19. Si je suis: les banques allemandes et espagnoles sont plombées par de la dette privées, et les françaises et italiennes par de la dette publique!

  20. Et voilàààààààààà… la démocratie triomphe avec l’approbation du FESF par le parlement slovaque. Désormais nos leaders vont pouvoir finaliser les différentes solutions afin de mettre progressivement fin à cette crise qui n’a que trop durée. Une bonne nouvelle en cette journée d’automne.

    1. Merci, optimiste. Euh, quel FESF au fait ? Celui à 440, celui à 9XX, celui à 25XX ?
      (Mds d’euros)
      Dit autrement, est-ce un (t)chèque en blanc que font les slovaques ?
      (Piotr sort de ce corps)

      1. @ yvan
        « Dit autrement, est-ce un (t)chèque en blanc que font les slovaques ?
        (Piotr sort de ce corps) »
        Je me parlais à moi-même,
        mais mes jeux de mots ne font de moi qu’un piètre Piotr

      2. Ouuupsss. Pardon, Timiota.
        J’avais interprété dans l’autre sens… Désolé.
        Je lis de moins en moins bien en voulant lire le maximum de commentaires.
        Et cela devient impossible vu le nombre.
        Là, j’ai pas de solution.

      1. Très mal vu, Yueh.
        Dans la même « logique » (manipulation), vois l’ ham(burger)éric-haine dream, la confiance dans les zinvestisseurs, les médias contrôlés par les 147, la volonté de rouler le client ambiante dans TOUTES les structures économiques de la terre.
        Faut bien « gagner sa vie »… ma chère Suzèle…

    2. Le vote au Parlement est acquis grâce à la social-démocratie locale§ Une trahison de plus à mettre au débit de la social-démocratie européenne.Il est que nos duettistes François Aubry et Martine Hollande sont pour le « machin » à tondre les contribuables.

    3. @ Optimiste: « Cette crise qui n’a que trop durée » …fréquente trop La Durée, l’optimiste! confond duré et Durée ( pâtissier à la mode , queue à la con, coin dégustation des macarons exigu, rombières emperlousées en pagaille, mais gogues à l’étage dans un état épouvantable, bottes en caoutchouc conseillées, comme quoi les bourges se comportent dans les pissotières publiques pire que les camionneurs…serveuses sympathiques, addition salée, mais le chocolat avec la Chantilly n’est pas mauvais, enfin, cela ne vaut pas celui du Meurice – essayez les chiottes à côté du bar, un pur délice, parfumées, des orchidées, des serviettes maousses moelleuses… )

  21. Advice to the G20 leaders: The G20’s three strategic priorities in 2012/2014 to avoid a « tragic decade »

    In 2009, LEAP/E2020 gave three pieces of strategic advice to the G20 leaders:

    . in priority, create a new international reference currency to replace the US Dollar, which is now unable to hold the role of the pillar of the global monetary system

    . at the same time ensure that the public authorities take control of the major banks which have become real « black holes » of liquidity, either by nationalization or other methods

    . finally, carry out via the IMF, a thorough audit of the American, British and Swiss financial systems at the heart of the financial world.

    Without these essential reforms and their rapid implementation in the six months following the G20 summit in London, we indicated that the « window of opportunity » would close for several years.

    http://www.leap2020.eu/Advice-to-the-G20-leaders-The-G20-s-three-strategic-priorities-in-2012-2014-to-avoid-a-tragic-decade_a7862.html

    1. Ca envoie du lourd, là; mais n’est ce pas un peu « orienté » le site zero hedge ?

      PS: merci à charles A, VV et Boson pour leurs réactions…
      « Marx Attack »m’est venu à l’esprit à lire leurs brillantes et facétieuses propositions…un tee shirt adapté et discret complèterait le dress code de rigueur….pour les réunions secrètes…
      http://adamo.tumblr.com/post/39780432/marx-attacks-via

  22. Un de vos meilleurs articles, Monsieur Leclerc.
    Notes, toujours difficiles à départager, mais la situation actuelle apporte une matière tellement importante que le secret de Polichinelle des autorités Européennes sur la raison réelle de nécessité de recapitalisation des vamp… banques soumises au régime US devient accessoire.
    Passons.
    Le « coup de bazooka »… Je ne sais plus de qui vient cette « bêtise », mais les ennemis de l’humanité en sont vraiment réduits à petit, nul, dérisoire, triste,…
    Pas une raison pour les plaindre, mais le rétablissement de la peine de mort risque de se faire de façon complètement involontaire style cowboy comme ils veulent tous que nous fonctionnions.
    Cépamoi… cépamoi…
    Hypocrites car irresponsables.

  23. Le Portugal, l’Irlande, l’Italie, la Grèce et l’Espagne sont les cinq ENORMES problèmes de la zone euro. En mai 2010, les dirigeants européens ont mis 750 milliards d’euros sur la table : ils pensaient qu’un Fonds de Soutien de 750 milliards d’euros stabiliserait la zone euro. Ils pensaient qu’un Fonds de Soutien de 750 milliards d’euros rassurerait les investisseurs internationaux.

    Lisez bien ces quatre articles : c’est tout simplement hilarant !

    Lundi 10 mai 2010 :

    Un plan de 750 milliards d’euros pour défendre la zone euro !

    Décidée à mettre un terme à la contagion de la crise grecque, l’Union européenne a frappé un grand coup dans la nuit de dimanche à lundi en mettant en place un plan de stabilisation de 750 milliards d’euros en lien avec le Fonds monétaire international.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100508trib000507111/un-plan-de-750-milliards-d-euros-pour-defendre-la-zone-euro-.html

    Jeudi 13 janvier 2011 :

    Zone euro : discussions sur un doublement du Fonds de soutien : 1500 milliards d’euros.

    Le ministre des Finances belge, Didier Reynders, s’est prononcé jeudi 13 janvier en faveur d’un doublement des capacités d’aide mises à la disposition de la zone euro, à 1 500 milliards d’euros, et a indiqué que des discussions en ce sens avaient actuellement lieu en Europe.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/01/13/zone-euro-discussions-sur-un-doublement-du-fonds-de-soutien_1465331_3234.html

    Mardi 27 septembre 2011 :

    Quelque 2.000 milliards d’euros pour le Fonds européen de stabilité ?

    La Commission envisage de renforcer les mesures pour lutter contre la crise de la dette. Elle étudierait la possibilité d’étendre le Fonds de stabilité financière à 2.000 milliards d’euros contre 440 milliards prévus le 21 juillet.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20101130trib000577749/quelque-2.000-milliards-d-euros-pour-le-fonds-europeen-de-stabilite-.html

    Mercredi 12 octobre 2011 :

    Le FESF porté à 2500 milliards d’euros ?

    La zone euro réfléchit parmi plusieurs options à multiplier par jusqu’à cinq, soit à terme jusqu’à 2500 milliards d’euros, la puissance de feu de son Fonds de secours financier pour les pays en difficulté (FESF), ont indiqué mercredi à l’AFP des sources européennes.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/10/12/97002-20111012FILWWW00664-le-fesf-porte-a-2500-mds-d-euros-a.php

  24. @ Paul Jorion,

    ce lien vous mènera à une vidéo de François De Closets, qui fut l’un de vos contradicteurs lors de la fameuse émission où vous vous êtes opposé à Eric Woerth chez Frédéric Taddéï. Il y explique que la seule solution pour s’en sortir est une cure d’austérité d’au moins 100 milliards (et qu’il faudra imposer tout de suite). Voilà en tout cas un homme qui n’a pas peur de ses convictions mais qui ferait mieux de regarder à quoi ont mené les politiques d’austérité en Grèce ou en Argentine. Rappelez-vous, M. Jorion, cet homme riait lorsque vous aviez dit que le gouvernement allait nous servir sa potion libérale… Et il va de soi que pas un mot n’est dit de la politique fiscale désastreuse des 20 dernières années ni de la crise de 2008. Quel faussaire !
    Voici le lien :

    http://www.laprovence.com/video/Pour%2BFran%25C3%25A7ois%2BDe%2BClosets%252C%2Bla%2Bcrise%2Bne%2Bfait%2Bque%2Bcommencer/iLyROoaf2xtM/laprovence/

    1. Et quand je pense que ce  »journaliste »,  »pseudo économiste » a écrit il y a quelques années un  »torchon » intitulé : Toujours Plus, dans lequel il critiquait les avantages des salariés de la fonction publique, etc, etc.

      S’il avait la moindre honneteté intellectuelle, il devrait réécrire son bouquin afin de le réactualiser en montrant qui sont les véritables parasites de la société : banques, fonds de pension, etc, etc.

      Mais il fait partie du système alors …

      1. >jeanpaulmichel

        Et quand je pense que ce monsieur a été longtemps « journaliste » sur NOS chaines publiques, payés avec NOS impôts. Autant dire qu’il a eu un sacré fromage pendant toute sa petite vie…

        Sacrés libéraux: toujours à vouloir avoir le beurre, l’argent du beurre, la crémière et en plus à réclamer les applaudissements du public pour leur courage!

        Par ailleurs, question vulgarisation scientifique, il a toujours été d’une profonde incompétence.

        Autant dire que voilà quelqu’un qui mérite son salaire.

  25. Jeudi 13 octobre 2011 :

    L’agence d’évaluation financière Fitch a abaissé jeudi la note de la banque suisse UBS d’un cran à « A », et a indiqué qu’elle envisageait d’abaisser les notes de nombreuses autres grandes banques, dont les banques françaises Crédit Agricole et BNP Paribas, et la banque helvétique Credit Suisse.

    Fitch a par ailleurs abaissé d’un cran, à « A+ » les notes de deux banques régionales allemandes, Landesbank Berlin (LBB) et Berlin-Hannoversche Hypothekenbank.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20111013.AFP5666/fitch-abaisse-la-note-d-ubs-et-envisage-d-abaisser-celles-d-autres-banques.html

  26. @ BA: mais quand on emprunte, on doit rembourser le capital plus les intérêts, si je ne m’abuse…donc on va rajouter de la dette à la dette, non ?
    2500 milliards, ça fait quand même un gros paquet de fric; on va où là ?
    PS: la dégradation de l’UBS ( les pires des tordus qui vivent de l’évasion fiscale comme des proxénètes du pain de fesse ) me fait frétiller du goujon, si j’ose dire!

  27. On va où ?

    On va vers la falaise, comme un troupeau de lemmings va vers la falaise quand il est affolé.

    Et nous allons tomber dans le fjord.

    Et nous allons nager dans l’eau glacée du fjord.

    Jeudi 13 octobre 2011 :

    L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé jeudi soir la note souveraine de crédit à long terme de l’Espagne d’un cran, de « AA » à « AA-« , avec perspective négative.

    http://www.boursorama.com/actualites/s-p-abaisse-la-note-de-l-espagne-aa-avec-perspective-n-gative-46d1b2a8f6e18ae5bf6beecfa066d6f0

    1. Exceeeellent, ça, BA.
      Que les dettes deviennent de plus en plus insurmontables et injustifiées. Cela aidera le mouvement suivant.

  28. « Les banques cherchent à éviter les voies qui leur sont proposées : soit de se recapitaliser par leurs propres moyens, soit de subir une infamante injection de capitaux publics.  »

    C’est ce que les « cajas » espagnoles ont fait : de 45 il y a 4 ans il ne reste que 15, dont 5 intervenues à 100% par l’état, dont deux il y déjà plus d’un an, et on ne voit pas de modèle se dessiner. Trois ou quatre des dix sont devenues des entreprises cotées et ont trouvé assez de capital; elles ont commencé à réduire leur bilan, personnel, points de vente, etc (sans pour autant réduire les rémunerations et parachutes dorés de leur cadres). En tout cas le flou reste, puisqu’elles doivent reconnaitre que le sol et les appartements dans leurs bilan valent beaucoup moins, la reconnaissance de ce fait est trop lente.

    Si la récapitalisation veut dire continuer à ne pas reconnaitre les pertes et faire payer le contribuable on n’ira pas loin. Quelques banques doivent faire faillite.

  29. Vendredi 14 octobre 2011 :

    Banques européennes : recapitalisation à 298 milliards d’euros, selon une étude de Goldman Sachs.

    Les nouveaux tests de résistance menés par l’autorité bancaire européenne (EBA) pourraient révéler des besoins de recapitalisation de 298 milliards d’euros, selon une simulation réalisée par les analystes de la banque américaine Goldman Sachs publiée vendredi.

    Jeudi, les analystes de la banque helvétique Credit Suisse avaient évalué les besoins de fonds propres au terme de tests de même nature à 221 milliards d’euros.

    http://www.boursorama.com/actualites/banques-recapitalisation-a-298-mds-d-euros-selon-etude-de-goldman-sachs-3048b13de67d602ad2a15bc3431158c8

  30. Le fait d’accepter d’intégrer la décote du marché secondaire des titres de dette des principaux états en difficulté dans les bilans du privé marque une étape essentielle dans cette crise et renforce énormément l’euro.
    L’addition va être sacrément salée pour les banques et représentera au moins une voir deux années de résultat perdu pour les actionnaires car devant être réinvesti en fonds propres.
    La situation n’est pas la même qu’en 2008 : les politiques vont chèrement défendre le bout de gras et tout faire pour ne pas reporter le poids des pertes sur la collectivité et si cela doit être le cas, ils auront leur mot à dire dans la gestion de tout ça.
    Cette 3em crise de l’euro commence visiblement à se terminer et aura été finalement moins dure que les 2 précédentes, l’euro n’est même pas descendu sous 1.3$ ce coup là. Les marchés croient de moins en moins à l’éclatement de la zone euro.

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