L'actualité de la crise : LE DIABLE EST DANS LES GROS DÉTAILS, par François Leclerc

Billet invité

Dexia est-il un « cas particulier » dans le paysage bancaire, comme vient de l’affirmer François Baroin, le ministre français des finances, toujours aux avant-postes quand il s’agit de noyer le poisson ? Fidèle à sa ligne de conduite, il vient d’être tout aussi catégorique en assurant que les banques qui auraient besoin d’être recapitalisées avaient été identifiées par les stress tests – ce qui exclut les françaises – et que la garantie apportée par l’Etat à la bad-bank, qui va récupérer une partie des actifs douteux de Dexia, n’aurait pas d’impact sur la notation de la dette française. Utilisant un argument imparable pour cela : « la garantie n’est actionnée que si elle appelée, et nous faisons le pari que cette opération va fonctionner »…

La vérité est que les dirigeants européens ont trois semaines devant eux pour parvenir à un plan d’ensemble évitant que tout ne s’écroule, et que tout reste à faire. Au sortir du sommet de Berlin d’hier, il n’y a d’accord d’aucune sorte sur aucun des sujets qui devraient le composer. Pour gagner un peu de temps, le sommet européen prévu les 17 et 18 de ce mois est repoussé au 23.

Ainsi que l’a estimé José Manuel Barroso, tout le monde est devant l’inconnue que représenterait une décote supplémentaire de la dette grecque, afin de rendre crédible son remboursement. Non seulement en raison des conséquences que cela aurait pour les banques grecques, qui n’y résisteraient pas, mais également pour l’ensemble de l’économie et des fonds de retraite grecs, et enfin au-delà pour la zone euro. Il n’y a en effet aucun précédent, et l’on a maintenant compris que l’effet systémique d’un tel défaut n’est pas prévisible, ne pouvant se mesurer à la simple exposition des banques à la dette grecque, prises une par une.

Jugeant que la zone euro se trouvait « dans une situation très difficile », le porte-parole du gouvernement allemand, a expliqué ce matin que « il va y avoir maintenant un dur travail sur les détails », tout en précisant que les travaux à venir seraient « confidentiels ». On verra combien de temps les fuites pourront être évitées, sous la pression des marchés. Certes, ceux-ci se sont dans un premier temps satisfaits de l’affirmation selon laquelle les banques allaient être renforcées, mais des « détails » vont devoir vite être fournis.

Avant même de parler du dispositif qu’il va falloir déployer, les estimations continuent d’être très variables à propos des montants à mettre sur le tapis, afin que l’annonce attendue fasse l’effet d’un tir de « bazooka », suivant l’expression venue d’outre-Atlantique (Henry Paulson avait ainsi qualifié le TARP). Depuis reprise par David Cameron, le premier ministre britannique, qui estime par ailleurs que « le temps est compté ». Pas moins de cent milliards d’euros, en tout état de cause. Mais d’autres estimations de JP Morgan et de Nomura dépassent les 200 milliards d’euros annoncés par le FMI et atteignent 400, voire 675 milliards d’euros, le tout dépendant de l’ampleur des décotes à venir et des pays concernés. On est très loin des 2,5 milliards identifiés par les derniers stress tests, que Dexia avait d’ailleurs passés haut la main !

Une triste vérité se fait jour : le simple calcul des besoins de recapitalisation des banques – c’est à dire la profondeur de leur trou potentiel – rencontre de grandes difficultés d’appréciation. Pour mesurer la vanité de l’exercice, il faut par exemple observer la proportion très importante (jusqu’à 10% de leur noyau dur, selon la BCE) des DTA, les Deferred Tax Assests, qui sont des crédits d’impôts sur les pertes antérieures comptabilisés au titre du noyau dur au bilan des banques. Ils ne seront en effet d’aucune réalité, si celles-ci ne produisent pas les bénéfices anticipés.

L’Europe a-t-elle les moyens de ce traitement de choc des banques, dans le contexte politique actuel ? Rien n’est moins certain, ce qui laisse supposer un parcimonieux renforcement des banques, et non pas un tir de bazooka. Surtout qu’il faudra ensuite aborder l’autre grand dossier en attente : comment élever une haute barrière financière, par exemple sous forme de lignes de crédit destinées aux Etats, pour éviter que l’Italie et l’Espagne n’entrent au coeur de la zone des tempêtes ? Mais n’anticipons pas, car les marchés s’en chargent très bien.

Quoique les banques en disent, l’addition commence à être salée pour elles, si l’on ajoute à l’absorption d’une décote supplémentaire sur les dettes souveraine de la Grèce, probablement suivie de celles d’autres pays à venir, l’obligation de s’aligner sur les nouveaux ratios de Bâle III. Dans un contexte où leurs besoins de refinancement au titre de leurs opérations de crédit en cours sont élevés et alors que le marché obligataire accroît ses exigences.

Les banques ont de plus en plus de difficultés à convaincre les marchés d’investir dans leur propre dette, en raison du risque nouveau qu’elles représentent : leur exposition à la dette souveraine qui était hier au contraire jugée facteur de solidité. Jouant un rôle déterminant dans l’offre de crédit aux entreprises, elles risquent de la restreindre ou la rendre plus onéreuse, ce qui revient la plupart du temps au même. C’est par ce biais que la récession économique s’élargira et s’approfondira, créant en retour un nouveau choc sur les banques, qui verront à nouveau leur volume d’affaire diminuer.

La situation de la zone euro a ceci de reconnu que la BCE a des moyens d’action bien plus limités que ses collègues. Faire sauter ce verrou pour l’aligner – solution que les Américains et les Britanniques préconisent – est une décision que l’on ne voit pas les Allemands accepter. Cette porte fermée, il ne reste plus alors en magasin que des montages reposant sur un empilement de dettes, afin de créer un effet de levier au FESF.

Le champ du possible se rétrécit.

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210 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE DIABLE EST DANS LES GROS DÉTAILS, par François Leclerc »

  1. Recapitaliser les banques est une expression vague qui m’inquiète. Elle suggère que les gouvernements vont « mettre à la disposition » des banques des centaines de milliards sans demander de contrepartie sérieuse.

    Or la situation est claire. Si il manque tant d’argent à nos banques elles doivent déposer leurs bilans, lessivant ainsi leurs actionnaires, et donner ainsi la possibilité de les nationaliser pour un euro symbolique avant d’y transfuser l’argent du contribuable.

    Mais nos dirigeants choisiront-ils cette option ? Il n’y a hélas pas de suspens.

    1. Evidemment « La cavalerie  » ne dure qu’un temps, à un moment ou à un autre les chevaux sont fatigués et doivent s’arreter !!!

  2. Quels que soient ces détails, la manière de les interpréter, le résultat reste le même… C’est l’argent public qui finance les pertes du casino spéculatif…
    2, 4, 600 milliards… pour qu’ils avouent des sommes tant exorbitantes, on se demande à combien, dissimulées, elles se montent en réalité…
    Et tout ça se traduit en interrogations sur le nombre de chômeurs supplémentaires, de coupes dans les budgets sociaux, de l’éducation, des administrations… Combien de nouvelles privatisations vendues pour une bouchée de pain (et le sens de cette expression prend maintenant beaucoup plus de valeur)…
    Mais, que le marché se tranquillise, il y aura toujours les bons (avec un grand C) contribuables pour remettre un pièce dans le bandit manchot…
    D’ailleurs, nous sommes les seuls à ne pas voir la bonne nouvelle, pour preuve, l’euro a remonté face au dollar américain de plus de 300 points depuis ce matin…

  3. « Londres appelle l’Europe à sortir le « gros Bazooka » ! »

    http://www.boursier.com/actualites/macroeconomie/crise-financiere-londres-appelle-l-europe-a-sortir-le-gros-bazooka-453534.html?sitemap

    Morceaux choisis :

    « …le Premier ministre anglais David Cameron n’y va donc pas par quatre chemins : il demande à l’Europe d’adopter la tactique du « gros bazooka » pour résoudre la crise de la zone Euro… »

    M. Cameron est convaincu qu’il ne reste en effet que quelques semaines à l’Europe pour écarter le scénario du pire, à savoir une défaillance de la Grèce, suivie d’un possible effet domino dans la zone Euro, menaçant de provoquer un éclatement de la monnaie unique, une grave crise bancaire et une nouvelle « Grande Dépression »… (NDR – le délai de quelques semaines rejoint curieusement celui annoncé par Shapiro du FMI)

    Il ajoute :
    « Il faut suivre le menu… Ce n’est pas à la carte. Il faut tout faire jusqu’au bout », car « le temps presse, la situation est périlleuse ! »

  4. Huitzilopochtli,

    recapitaliser , cest comme les sacrfices humains chez les mayas euh les paztèques , ça rime à rien :

    le soleil se levera toujours – à l’échelle humaine bien sur – , un rituel pour saitsfaire une angoisse primitive ; les traders sont pas très loin du néoltihique …

    et les politique qui courent derriere , car ils ne savent inventer , un rite c’est littéralement « ce qui convient de faire  » .

    typiquement il faut changer de ritualistes , trouver d’autres chamans .

    1. J’aime bien votre idée que c’est le rite qui apporte un nouveau sens et non l’inverse.
      Un peu comme nos actes qui précèdent la conscience de nos actes.

      Ce blog porte une nouvelle façon de concevoir l’économie.
      Mais il n’est qu’une basse de donnée (conscience, sens) susceptible d’être mobilisée le jour ou la façon d’agir changera.
      Existe-t-il une théorie politique comportementaliste qui déclarerait que par des modifications minimes des comportements des acteurs on pourrait progressivement les amener à concevoir autrement leur rôle et entrainerait ainsi de ne nouveaux comportements ?
      Le problème, PJ vient de le rappeler, serait l’adéquation de cette nouvelle façon de changer avec réel qui sinon s’insurge et ressurgit.

  5. Communiqué de ce jour de la Fédération Bancaire Française (FBF) – les passages en gras sont soulignés par mes soins.

    « Il n’y a pas de solution sans restauration de la confiance dans la zone euro

    Les banques françaises prennent acte de la volonté franco-allemande de faire des propositions pour régler la crise dans la zone euro avant la fin du mois d’octobre. La solution à cette crise et le rétablissement de la confiance de l’ensemble des agents économiques passent bien en priorité par la restauration de la crédibilité des États à réduire dettes et déficits publics, la mise en oeuvre rapide du plan de soutien apportant une solution durable à la Grèce, associant, sur une base volontaire, les créanciers privés ; elle passe aussi par l’amélioration de la gouvernance de la zone euro et la mise en place des instruments financiers dont l’Europe a besoin pour rassurer les marchés sur un risque éventuel de contagion.

    En effet, les banques françaises rappellent que l’inquiétude des marchés a pour origine la situation des finances publiques de certains pays de la zone euro, et pas celle des banques européennes elles-mêmes. Certains États doivent retrouver la confiance des investisseurs pour continuer à emprunter sur les marchés dans des conditions satisfaisantes. L’éventuel renforcement des fonds propres des banques européennes n’apporterait pas de réponse à cette question.

    Pour leur part, les banques françaises s’inscrivent déjà dans un processus d’augmentation de leurs ratios de solvabilité : elles ont augmenté leurs fonds propres de 50 milliards d’euros depuis deux ans et se sont fixé pour objectif d’anticiper sur le calendrier prévu antérieurement par les régulateurs pour la mise en oeuvre de Bâle 3. Grâce à la mise en réserve de leurs bénéfices et à l’évolution de leur modèle d’activité, elles sont en mesure de s’adapter aux circonstances et de répondre aux exigences des autorités de régulation tout en continuant à financer l’économie.

    Les banques françaises rappellent en effet que si le cadre réglementaire régissant leurs activités et leur organisation doit assurer la stabilité du système financier, il doit aussi permettre aux groupes bancaires de poursuivre leur mission de financement de l’économie. »

    Traduction
    : Nous ne voulons pas de recapitalisation, qui va être assortie de contrainte et nous stigmatiser. Ne chargez pas non plus trop la barque réglementaire, sinon nous couperons les crédits aux entreprises.

    1. Je suis comme les libéraux, je trouve qu’il y a trop d’état (1), mais pas au bon endroit (2).

      Notes
      1 : je viens de me prendre une prune pour excès de vitesse (52 km/h retenus, au lieu de 50).
      2 : saisie confiscatoire des banques, tout de suite.

      1. Plus le temps passe plus nous nous rapprochons du moment où les décideurs politiques et ceux qui aspirent à l’être ne pourront plus masquer leur parti pris pour la finance et les actionnaires sous divers artifices rhétoriques.

        Ils leur faudra choisir entre d’une part l’instauration d’un néo-féodalisme et donc la fin pure et simple de la démocratie avec tout ce que cela comporte de fins des droits acquis et de paupérisation accrue et d’autre part des mesures radicales qui de facto rétabliront le rapport de force en faveur des salariés et des entrepreneurs, je veux dire de ceux qui savent encore ce que veut dire œuvrer pour le bien commun (il en reste quelques uns, fort heureusement.). Bien entendu dans le premier cas, comme dirait Baraoin, c’est un pari, j’ajouterai, des plus risqués !

    2. Au lieu de rechercher une hypothétique, capricieuse voire frileuse confiance des marchés, nos politiques avachis et soumis à leurs diktats depuis tant d’années, auraient dû investir dans la confiance des peuples, de la population, des gagne-petits, des métro-boulot-dodo, des moutons que vous avez abrutis scientifiquement, stratégiquement !

      Les instruisant, ils auraient pu vous la construire, vous la rendre vivante cette Europe des peuples éclairés alors en économie ! Au lieu de cela, aucune pédagogie intéressante mais des jeux de foire à la télé !

      Mais pas si c.. les citoyens lambda ! Ils savent pour la plupart qu’on peut pas vivre durablement dans l’endettement ! Savent encore compter leur budget ! Quand on a le SMIC et pas des milliards, c’est plus facile, évidemment ! Et qu’on se bat avec son Conseiller financier pour réclamer un p’tit découvert de 100 Euros …

      Vous avez fait confiance à ces eurocrates unis dans le « bon sens près de chez vous » ! Y’a bien longtemps que vous n’en avez plus de bon sens, ni de sensibilité, ni de coeur ! Que des experts-comptables !

      La confiance, ça se mérite. C’est comme en amour et en amitié. Il faut faire ses preuves ! Quel homme politique pourrait dire à son peuple « Ma plus Belle Histoire d’Amour c’est Vous ». Un certain Charles …

    3. sur le 1, je trouve le park-mètre plus narquois que le radar
      sur le 2, de quelle utilité pensent donc devoir servir les banques ? (faire du beurre avec l’argent du beurre ou investir ?

    4. Monsieur Leclerc,

      En 2008, la fin de la crise devait être obtenue par un retour de la confiance. Ils n’en sont pas sortis. Comme à l’époque, ce que je préfère dans cette confiance est qu’elle s’achète et se vend.

      Des mots du genre « fumeux », « mensonge », « déni », « délire » me viennent à l’esprit.

      À part ça, Monsieur Leclerc, ça fait des mois si pas des années que vous annoncez l’arrivée de cette difficulté de recapitaliser les banques et les états. La stratégie de gagner du temps devait donner aux banques les moyens de se refaire une santé. Elle n’a pas marché alors on est passé à mettre la pression sur les états. Comme ils ne se sont pas assez alignés, on leur a fait exploser leurs taux d’intérêts. Mais avec les 30 ans d’optimisation des bénéfices que nous venons de vivre, les états ne peuvent plus se soumettre. Ils le voudraient bien mais n’ont pas les moyens. Nous sommes dans la crise que vous avez annoncé depuis un très long moment.

      Je ne verserai pas une larme sur ce système mais je serai écrasé sous son cadavre.

      1. @ Didier F

        Je ne comprends pas très bien pourquoi les Etats n’ont plus les moyens de se soumettre. Soumettre à qui? Aux marchés?
        C’est le contraire, non?

      2. Les dettes souveraines voient leur taux d’intérêt exploser. Les états ne peuvent donc plus payer. Ici, dans mon esprit, il y a équivalence entre se soumettre et payer. Les états (nos élites) sont d’accord de payer pour sauver les banques mais les banques ne veulent plus de leurs obligations. Elles ne sont plus assez sûres.
        Ce qui est presque drôle, c’est que la spéculation a fait monter les taux pour que ces obligations rapportent plus. Les banquiers ont certainement prêté aux spéculateurs qui bousillent le soutient des états.
        Les Grecs en sont à la désobéissance civile pour refuser ce que la Troïka veut et que la Troïka ne veut absolument pas voir. Naturellement, ces manifestations ne sont pas des événements dignes d’être rapportés.

    5. En effet, les banques françaises rappellent que l’inquiétude des marchés a pour origine la situation des finances publiques de certains pays de la zone euro, et pas celle des banques européennes elles-mêmes. Certains États doivent retrouver la confiance des investisseurs pour continuer à emprunter sur les marchés dans des conditions satisfaisantes. L’éventuel renforcement des fonds propres des banques européennes n’apporterait pas de réponse à cette question.

      J’adore ce passage, ça sent quand même un peu la panique dans le monde feutré des banques, non ? à moins qu’elles ne soit sures qu’il n’y aura pas de réaction des nos zélites politiques (ça c’est probable) et en même temps pas de réactions des peuples (ça , c’est moins probable).

      1. @ hema
        … »réactions des peuples (ça , c’est moins probable)  »
        Va qd même falloir s’organiser un brin ! Parce que , EUX , faut pas se faire d’illusion , y sont prêts ! Y s’organisent très exactement depuis 43 ans , 4 mois et des poussières …

      2. Il serait intéressant de savoir sur quel marché chaque acteur (Etat, fonds de pension, fonds spéculatifs, assurances, banques etc…) se renfloue.

        J’ai cette vision des choses. Chacun cherche à remplir son portefeuille d’une manière ou d’une autre et les « marchés » représentent cet endroit où chacun s’approvisionne comme il peut.

        Oui, mais s’ils sont tous au marché en même temps, ça veut dire qu’ils se battent comme des chiffonniers par le biais de leurs traders respectifs pour bénéficier d’une part du gâteau dont l’autre devra se défaire.
        C’est-à-dire que quand l’Etat parle des « marchés », il pointe qui du doigt? Les banques?
        Et quand les banques parlent des marchés, elles parlent de qui? Des derniers arrivés sur les marchés, c’est-à-dire les Etats, les traders indépendants, les fonds de pension, etc..?

      3. Ils omettent de stipuler que, sauf erreur, la première version officielle de « la crise » expliquait son origine par les « subprimes » et la raréfaction des swaps interbancaires induisant une crise de la liquidité…
        Et maintenant, ils nous servent la soupe réchauffée des dettes souveraines ?
        Je ne sais pas pour vous autres mais moi, j’ai la nette impression qu’ils me prennent pour un parfait abruti…

      4. @taratata

        EUX , faut pas se faire d’illusion , y sont prêts

        Prêts à quoi ? à laisser crever la bête dont ils se nourrissent et à partir pour Mars ?
        Ceci dit pour pas me démoraliser, j’ai pas mis de délai à la réaction des peuples, bien qu’on puisse avoir des surprises.

      5. Pas sur Mars, hema, sur terre, où ils se sont préparé des « zones vertes » sécurisées, fortifiées…

    6. Cher François Leclerc ,

      Merci pour votre dernier paragraphe …Traduction…..disons plutôt ….DECODAGE

      Il me semble indispensable que vous poursuiviez , dans la mesure du possible sous cette forme de décodage structuré , ce travail pédagogique sur cet exemple REEL dont les péripéties du déroulement ne manqueront pas d’occuper l’actualité des prochaines semaines.

    7. A l’extrême, histoire que le balancier penche complètement du coté des riches, il faudrait que la socialisation des pertes se fasse vraiment au maximum.
      Et c’est ce qui est en train de se passer et fait peur tant au FMI raclure de fond de capitalisme par son exploitation de la pauvreté, que à la BM et la BRI, les organes suprêmes de la up-socihati. (France d’en bas, vas te faire voir)
      Et les « agences » de notation vont nous descendre à DDD– avec des 50% d’intérêts annuels.
      Le pied.

      Continuons la descente.

    8. Oui, merci François.
      Et il y a des gens aux Emirats et ailleurs qui seraient prêts à recapitaliser les banques européennes, outre les Etats européens à petits moyens. Les premiers à refuser sont les actionnaires actuels de ces banques, ai-je lu quelque part, qui verraient leur pouvoir se diluer. Ils préfèrent être maîtres à bord d’un navire qui risque de couler, que simples associés dans le sauvetage.

  6. C’est pourtant évident. Nos dirigeants ont décidé à notre place qu’il fallait tout faire pour sauver le système… j’ai bien dit TOUT… Si des peuples entiers doivent crever de faim ou se suicider (comme c’est le cas actuellement en Grèce) cela sera considéré comme un regrettable effet collatéral (comme durant la guerre en Libye…).
    Ne rêvez pas, le système ne s’effondrera jamais ou s’effritera par petit morceaux , tout doucement comme un lent supplice. Il ne chutera qu’à la seule faveur d’un acte politique courageux qui dira STOP on arrête les frais. Pas avant !

    1. L’acte politique courageux, on va l’attendre très très… mais TRÊÊÊS longtemps…
      Il chuterait peut-être que si tous les crève-la-faim entraient en guerilla…

      1. Oui, les temps ne sont pas mûrs pour cet acte-là ou pour les actes de ce genre-là. Le réveil des peuples exige une piqûre plus forte encore, c’est bien ce qui me tourmente.

        Allez mesurer la douleur sociale qui a précédé (et à mon sens, en lecteur d’Howard Zinn: provoqué) le New Deal… voilà le seuil à partir duquel la société sort de son lit…

      2. D’accord, Leboutte, quoi qu’on tende à s’en approcher en voyant les prémices en Grèce et en Espagne, oui oui, en Espagne aussi, sauf que officiellement peut visible pour le moment parce que c’est un gros morceau et il ne faut surtout pas s’étendre sur les possibilité de la contagion…

  7. Certains gérants de portefeuilles parlent d’une dégradation à TRES court terme du triple AAA de la France. Le temps démocratique pourrait ne pas avoir le temps.

    Comme pour Lagarde ou Noyer, les certitudes de Baroin sont au contraire un fort signal d’alerte, du même niveau que les stress tests de Dexia.

    Devant le non-dit, l’opacité soigneusement entretenue, pour ne pas dire les mensonges « à la Lagarde » (vérité en deçà de l’atlantique, mensonge au delà – ou inversement) j’applique la méthode Cantonna.

    1. pareil à la cantona avec de la poudre d’or et des bons alimentaires. Notre minsitre des finances est un menteur 1er e la classe. Tout ce qui dit le contraire se passeje pense aussi notre dégradation AAA les américains poussent dans ce sens là.

  8. La faute à la dette publique et pas à nous banques disent-ils!
    Rigueur, restriction, amaigrissement de l’état encore et encore, comme si cela vait fait un effet certains depuis que c’est appliqué.

    Les Etats pour recapitaliser les banques vont emprunter aux……………..mêmes banques qui vont ainsi bénéficier d’intérêts sur leur propre capital et creuser encore plus la dettes des Etats qui devra encore plus serré la ceinture à ses citoyens pour y faire face.
    pendant ce temps, le citoyen regarde le train passé…………….

  9. François Leclerc écrit : « il ne reste plus alors en magasin que des montages reposant sur un empilement de dettes, afin de créer un effet de levier au FESF. »

    Oui. Et ça me rappelle un vieux jeu d’il y a quarante ans.

    Ce vieux jeu s’appelait « PATATRAS ». Chaque joueur avait une trentaine de bonhommes rouges, ou bleus, ou jaunes, ou verts. Chaque joueur, chacun son tour, devait empiler un bonhomme sur la pyramide de bonhommes.

    On pouvait les empiler les uns sur les autres par la tête, ou par les jambes, ou par les bras, ou par le corps.

    A un moment donné, un joueur finissait par empiler le bonhomme de trop … et PATATRAS ! Le joueur faisait s’écrouler toute la pyramide !

    Les dettes en zone euro, c’est comme le jeu PATATRAS !

    Tout le monde sait bien que, à la fin, toute la pyramide de la zone euro va s’écrouler. Mais c’est pas grave. On s’en fout. On continue à empiler des dettes sur les dettes déjà existantes. Et comme ça, l’effondrement de la pyramide sera encore plus spectaculaire !

    PATATRAS !

    http://www.ina.fr/pub/culture-et-loisirs/video/PUB3252508006/patatras-jeu-patatras.fr.html

  10. Pourquoi la Banque Postale et la Caisse des Dépôts font-elles tant de manières pour créer une filiale commune de financement des collectivités locales françaises ?

    Ne serait-ce pas parce qu’elles devraient reprendre en même temps, selon le plan gouvernemental, les prêts structurés que Dexia leur avait conseillé et avec lesquels elle s’est coincé les doigts dans la porte en négociant des swaps de taux avec des banques présumées américaines ?

    1. Je comprends mal la notion de « bad bank ». Si les prêts accordés aux collectivités locales sont pourris, ne peuvent-elles pas les répudier comme dettes odieuses ? Puisque Dexia est foutue, à qui profite ce stockage de créances hautement douteuses ?

      1. Dong.
        Je te pensais plus pertinent.
        Mais je ne suis une référence que par idées farfelues…
        Jusqu’au moment où elles s’appliquent.

      2. Dettes odieuses ? Faut pas exagérer non plus, les petits malins dans les municipalités qui signaient ce genre de conneries savaient ou devaient savoir les risques qu’ils prenaient… Ils ont voulu jouer au plus fin, c’est tout. On n’est pas dans le cas de la Grèce, à qui on impose des taux usuraires (ce qui permet à des fonds vautours de racheter de la dette grecque pour quelques pour cent de sa valeur nominale, et d’essayer ensuite de se faire payer au prix plein…)

        Concernant Dexia, il faut savoir que c’est une structure à deux niveaux : il y a une holding, Dexia, et plusieurs filiales, en France (Dexia Crédit Local), en Belgique (Dexia Banque Belgique), au Luxembourg (BIL), en Turquie (Denizbank), etc. Les Belges ont racheté leur filiale qui serait, dit-on, saine (dont coût, 4 miards €, plus de 100 points de base d’augmentation de leur dette publique).

        Les Français, eux, souhaiteraient reprendre des actifs de Dexia Crédit Local pour les filer à une nouvelle structure, création conjointe de la Banque postale et de la Caisse des dépôts et consignations.

        La BIL est revendue à la famille royale du Quatar… (qui a déjà acheté KBL) Denizbank et les autres filiales devraient être cédées.

        Resterait alors, dans la Holding, le prix des diverses ventes, ainsi que Dexia crédit local, et surtout, le portefeuille de saloperies (dette grecque, italienne, espagnole, etc)

        Pourquoi ne pas la laisser tomber en faillite ? Pour plusieurs raisons :

        – le risque systémique;
        – le fait qu’on espère toujours tirer quelque chose à très long terme pour les actionnaires (dont l’Etat belge, les régions belges, les communes belges, le syndicat chrétien belge, etc);
        – et surtout parce qu’à l’heure actuelle, cette faillite obligerait la France et la Belgique à garantir les dettes de Dexia. Il faut savoir que les saloperies que Dexia a en portefeuille ont été achetées à crédit. Ces crédits doivent être renouvelés à intervalles réguliers. Cependant, en 2008, Dexia ne trouvait plus de prêteur, aussi B et F ont-elles apporté leur garantie aux emprunts Dexia. Ce programme de garantie a duré trois ans ; il doit prendre fin ce mois-ci. Il semble qu’à l’heure actuelle, la Belgique, par exemple, garantisse encore 40 miards de dettes Dexia (pas les produits pourris, hein, ça, ce sont des créances de Dexia… ce dont il question ici, ce sont les emprunts que Dexia a dû contracter pour pouvoir conserver ces produits pourris et ne pas devoir les vendre et réaliser ses pertes).

        Donc, en gros, pour éviter de payer 40 miards maintenant, les Belges (les Français sont dans la même situation, mais leur part est moindre) ont accepté de garantir encore pendant 10 ans les emprunts de Dexia Holding, à concurrence de 54 miards (en croisant les doigts pour que la situation se redresse).

      3. Luxy Luxe
        Donc on aura bientôt de quoi instruire l’accusation contre les ministres belges, Reynders en premier ? 🙂

      4. Je crois que les ministres belges étaient complètement coincés. En ce qui concerne le rachat de Dexia Banque Belgique, il devenait apparemment indispensable, à la fois pour éviter le bank run et pour que les Français arrêtent de siphonner les dépôts. De même, en ce qui concerne la garantie apportée à la holding, que pouvaient-ils faire d’autre, à partir du moment où le choix est soit sortir 40 milliards tout de suite (ce qui représente à la grosse louche 12,5 % de la dette publique belge) soit de reconduire les garanties en espérant que les choses vont s’arranger ?

        On est dans la ligne des options qui ont été prises en 2008. C’est là que se trouve la faute originelle, qui est de croire que l’on pourrait rafistoler le secteur bancaire dans le respect des règles en vigueur (notamment le respect du droit de propriété des actionnaires).

    2. Je le ré-écris : le gouvernement n’a plus eu l’opportunité de privatiser les deux dernières institutions économiques françaises pour cause de crise qui pénalise sur les « marchés », du coup, il les coule.

      1. Je rappelle juste au passage que sarko et berlu ont les mêmes cabinets politiques conseils américains.
        Au cas où vous auriez perdu de vue leur objectif.

    3. Je ne comprends pas. Les journaux nous parlent de la nationalisation de Dexia par la Belgique mais personne ne parle de la nationalisation par la France. C’est quoi la reprise par la Caisse des dépôts et la Banque Postale? C’est pas une nationalisation?

      1. Pour ce que j’en sais, la France va acheter à Dexia Crédit Local des morceaux de son activité et les loger dans une structure nouvelle, filiale de la Banque postale et de la CDC. Ce n’est pas le schéma des Belges, qui ont racheté une société existante. Les Français ne peuvent pas le faire, semble-t-il, car Dexia Crédit Local est une société « pourrie ».

        Est-ce que c’est une nationalisation ? Tout dépend de ce que vous entendez par ce terme.

        Nationalisation, cela peut viser :

        1. le rachat amiable, par la collectivité, au prix du marché, d’un bien qui est la propriété privée d’une personne;
        2. le rachat forcé, par la collectivité, au prix du marché, d’un bien qui est la propriété privée d’une personne;
        3. la saisie (confiscation) sans contrepartie d’un bien qui est la propriété privée d’une personne.

        Evidemment, le degré de punition de l’actionnaire n’est pas le même : au degré 1, il n’y a pas de punition; au degré 2, la punition est légère, après tout, il reçoit le prix de ce qu’il cède; au degré 3, par contre, on punit méchamment…

        Aujourd’hui, on nationalise au degré 1. Mitterrand, lui, pratiquait la nationalisation au degré 2 (sans le consentement de l’actionnaire, avec indemnisation). Mais quand la vindicte populaire monte suffisamment haut, on nationalise au degré 3 : on saisit sans contrepartie. On a vu cela à la révolution française, ou encore dans l’après-guerre, pour le biens des collabos…

    4. @ Luxy Luxe

      Il y avait dans le temps une notion oubliée : le devoir d’actionnaire ! Celui de participer aux augmentations de capital et d’aller en comblement de passif. Tout se perd.

  11. « d’autres estimations de JP Morgan et de Nomura dépassent les 200 milliards d’euros annoncés par le FMI et atteignent 400, voire 675 milliards d’euros, le tout dépendant de l’ampleur des décotes à venir et des pays concernés »

    ==> on comprend mieux l’expression : « prendre des proportions astronomiques » ou « trou noir de la finance capable d’engloutir l’économie dans une dépression irrésistible »

  12. Bonjour à tous, quelqu’un peut il dire à un néophyte que je suis si des fonds placés en assurance vie sur l’euro à la BNP (CARDIFF) sont menacés à court terme.
    Je vous avoue qu’il est trés difficile d’avoir une vision objective de la situation et surtout de faire le bon choix pour essayer de ne pas perdre les économies d’une vie pour des personnes âgées dont j’ai la responsabilité.
    Merci d’avance de votre aide.

    1. prenez une boule de cristal
      Va t il y avoir inflation ou deflation
      Le systeme va s effondrer d un coup ou petit a petit sur une ou deux decennies
      La Chine va nous tirer ou nous faire plongée
      Va t il y avoir la révolution, ou une dictature

      Et vous comment voyez vous l avenir. Prenez une decision, se sera la meilleur, car la votre. Vous vous y tenez comme ca vous n aurez rien a regreter.
      N oubliez jamais, le mantra absolue face a un banquier.
      LE CONSEILLEUR, N EST PAS LE PAYEUR

      Enfin ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier.
      Même Roubini est sceptique sur la chine
      http://www.slate.fr/story/44581/chine-economie-crise-effondre

      1. j’ai lu la mienne. Liqudité dans ma poche, achat d’or, stockage de nourriture et eau, fusil de chasse sous mon lit.

    2. Non, ne vous inquiétez pas… C’est à long terme que le problème se pose, quand vous essayerez de toucher le capital…

    3. Tout dépend de la réponse que vous voulez entendre… Mais pour ce genre de question, mieux vaut aller sur les blogs de boursorama et autres…

    4. je vous conseil de retirer votre épargne surtout chez BNP une chance sur deux sur un défaut.

      Mais je ne sais pas si il vous laisserons retirer beaucoup de liquidité, en tout cas ils feront tout pour le garder.

      Je n’ai jamais eu confiance sur ce placement car ils prennent votre argent s’amusent avec

      le soucis est soit le système explose et on ramasse nos miettes ou soit il dure mais nous payerons le prix. comme l’avenir n’est pas sur ne laissez pas votre argent à ces requins dans cette période folle mais il est peut etre trop tard

      1. Quoi que BNP est en ligne directe avec jésUS et ne serait pas la première à périr… Ce qui n’empêche pas le petit porteur de se faire crucifier, au besoin…

  13. Taux grec (1 an) à date et heure: 151.201%.
    Il a bondi de 4.911% ce jour.

    Pas de commentaire sur la capacité de remboursement avec une croissance des recettes fiscales d’au mieux 1%.

    Merkozy ont en effet rassuré les marchés…

  14. Aux dernières nouvelles (Le Monde de cet après midi) la CDC et la Banque Postale ont obtenu de créer une filiale qui distribuera de nouveaux prêts aux collectivités locales, mais ne reprendra pas les emprunts toxiques de Dexia…..

    1. J’espère que les dirigeants de la Banque postale ne sont point bêtes au point de reprendre des actifs pourris de Dexia!

    2. Il y a confusion. Des actifs toxiques vont être parqués dans la bad-bank mais il a aussi la question des 70 milliards d’euros de prêts accordés aux collectivités locales, que ni la Banque Postale ni la CDC ne veulent reprendre sans garanties de l’Etat en cas de pertes. Les plaçant dans la situation peu enviable d’avoir à les encaisser ou de rester intransigeant vis à vis des collectivités cherchant à renégocier leurs prêts structurés.

      1. Plus le remboursement des engagements faits auprès des banques et assurances américaines et qui sont à long terme.
        Si le total voisine au millier de milliards, il ne faudra pas être étonné.
        Il suffit de voir les ratios de « tiers one » habituel des banques rapporté à l’effet de levier.
        Et là, coté levier, ils ont faits le maxi, vu des clients non particuliers mais collectivités.
        Le pied.

  15. Qu’attendre des banques ou des politiques ? Ce sont eux qui financent les guerres en Irak ou ailleurs, pour s’approprier les réserves naturelles de pays trop faibles pour leur résister. Ce sont eux qui orientent la recherche médicale vers le maximum de rentabilité. Ce sont eux qui cassent la sidérurgie, le textile, l’agriculture en promettant qu’il n’y aura pas de problèmes de santé, pas de licenciements.
    Aucun doute que ces ploutocrates opprimeront et écraseront les peuples en toute démocratie, et avec le sourire. Responsables mais jamais coupables.

  16. Lundi 10 octobre 2011 :

    Le Premier ministre français François Fillon a estimé lundi que l’Europe se trouvait « sur un volcan qui peut dynamiter à tout moment le continent », affirmant que la crise actuelle pouvait « mettre en péril 60 années de construction européenne ».

    « Personne ne doit s’y tromper : nous sommes sur un volcan qui peut dynamiter à tout moment le continent européen, sa prospérité, son contrat démocratique, son unité monétaire, son unité politique », a déclaré M. Fillon dans un discours de clôture de la journée parlementaire du parti du Nouveau centre (NC).

    http://www.boursorama.com/actualites/crise-l-europe-est-sur-un-volcan-qui-peut-dynamiter-le-continent-fillon-9f80f84ca7b50e5d1ad1ed0cec3f9420

    1. et bien tant mieux on revient au franc ou autre et on garde notre indépendance avec une nouvelle structure avec de vrais citoyens et nons les épouvantailles que nous avons

  17. La vérité est que les dirigeants européens ont trois semaines devant eux pour parvenir à un plan d’ensemble évitant que tout ne s’écroule

    Pourquoi 3 semaines ?

    Désolée si cela a été dit dans un autre article, et que j’ai raté l’explication ^^;

  18. Une action peut valoir 0,00…Donc nationalisons le secteur dépôt et credit aux entreprises et laissons à ces messieurs leurs actifs plus ou moins douteux…En souhaitant que personne n’ait trop investi encore dans les futures complémentaires santé ou retraites….Nos impôts doivent servir à autre chose qu’a fournir des dividendes à des spéculateurs qui se disent libéraux (moins d’etat ) mais qui se tournent vers l’Etat dès que leurs paris risqués tournent Mal…Ils ont dénoncé un « Etat providence »,dénonçons l’Etat providentiel chargé de secourir les spéculateurs-parasites.

    1. C’est un peu ce que nous tous, traîne-savates non initiés tentons de faire au quotidien, Ardechois, et depuis fort longtemps maintenant…
      Mais, force de constater que s’égosiller depuis le fond du puits ne fait pas avancer le schmilblick d’un iota… Il va falloir apprendre à se faire la courte-échelle pour sortir du trou et aller distribuer des baffes en haut lieu… Mais là encore, y’a du boulot

  19. Que pensez-vous de ce qui suis Mr Leclerq?

    « Le chinois Central Huijin Investment, l’une des branches du fonds souverain de Pékin, va monter au capital de plusieurs banques d’Etat, rapporte lundi l’agence de presse officielle Chine nouvelle.
    L’objectif de l’opération est apparemment de soutenir le cours de plusieurs valeurs nationales.
    La Bourse de Hong Kong , qui affichait des pertes notables à dix minutes de la fin de la séance, a rebondi à l’annonce de cette nouvelle pour afficher une très faible hausse à la clôture.
    Il s’agirait du premier achat de titres de la part de Huijin depuis la crise financière de 2008-2009.
    Les opérations débuteront lundi, précise Chine nouvelle sans plus de précisions. »
    (Reuters

    Est-ce vraiment une bonne nouvelle???
    Merci pour votre avis

    1. La situation en Chine est trop ignorée, alors que s’y développe également une crise dont l’un des aspects est une gigantesque bulle financière, assortie d’une forte inflation, que les dirigeants tentent de maîtriser. Un billet est en cours de rédaction à ce propos….

    2. Tel qu’il l’a déjà été dit dans les colonnes du blog, le régime politique « particulier » de la chine lui permet une grande réactivité dans ses tentatives de développement « sécurisés »…
      Ils tentent tour à tour les modèles économiques qui leur semble initialement appropriés mais peuvent aussi y mettre fin sans délai…
      Tel que le dit François, la très discrète situation de la chine n’empêche pas l’existence revers mais les décisions desquelles vous faites mention sont la réponse rapide au constats d’échec.
      Dire si c’est une bonne ou mauvaise nouvelle, pour les chinois, probablement positive pour mettre un terme avant que la vraie crise n’éclate, pour les autres, plutôt négative à voir que ce pays sera probablement beaucoup moins actif qu’espéré dans son aide aux sauvetages et la relance de l’économie occidentale…
      @ François, merci par avance pour le billet que vous nous promettez 😉

  20. La vérité est que les dirigeants européens ont trois semaines devant eux pour parvenir à un plan d’ensemble évitant que tout ne s’écroule, et que tout reste à faire.

    Pourquoi trois semaines s’il vous plais?

  21. Dexia, création balladurienne, était donnée, aux stress-tests bidons publiés cet été 12 ème sur 91.
    Ces gens là mentent comme de vulgaires escrocs.

    1. C’est synonymes, Jef.
      Banquiers et escrocs ont la même définition dans le dictionnaire.
      Le s est pour ne pas oublier le troisième élément cité auteur de la signature de l’accord AGCS.

  22. Mais quel pessimisme. Hé les gars, vous ne devez pas rigoler tous les jours ! Alors bonne nouvelle, le plus dur est derrière nous. Bien entendu nous sommes encore loin d’une situation idyllique mais l’apocalypse financière n’aura pas lieu. Dimanche je prévoyais, sous les quolibets, un cac 40 entre 3300 et 3500 points d »ici la fin de la semaine. Aujourd’hui on approche déjà des 3200. Et si, comme je le pense, une solution est trouvée pour la Grèce, l’euro et les banques d’ici novembre nous pourrions très bien revoir le Cac autour des 4000 points à la fin de l’année.

      1. Ouais, Julien.
        Et dire qu’il existe encore des illuminés qui pensent que leur propagande marche encore… En pleine crise.
        L’argent rend con, décidément.

      2. @ Julien
        Les trolls me rappellent un peu (l’humour en moins) feu le professeur Choron qui jadis provoquait gratuitement les anciens combattants dans les bars les soirs de défilés (il faisait irruption dans les troquets en insultant De Gaule et des trucs du genre). Quand on lui demandait pourquoi, il répondait : « pour me faire casser la gueule ». Le troll de l’époque, quoi. Ici, c’est Optimiste qui vient dire des conneries pour se faire casser la gueule. Mais il est moins marrant que Choron, c’est un fait…

      3. L’arrivée des clones de Jducac et Albin est un signe de santé du blog,
        dont la fréquentation et la réputation ne fait que monter.
        Les serviteurs de la bourgeoisie s’inquiètent de la montée de l’indignation,
        et tonnent de la voix de leur maitre.

  23. Ah ? Alors pourquoi ne pas s’en foutre lorsqu’elles descendent et prendre argument de cette baisse pour justifier votre pessismisme ? No comprendo. En attendant Wall Street s’envole, s’envole, s’envole…. Mais chuut il est vrai que tout va mal.

    1. C’est très compliqué à comprendre !

      La dégringolade des valeurs financières (les banques, particulièrement) a fait chuter les bourses. La perspective de leur renflouement rassure désormais les marchés. Les financières et les bourses remontent, jusqu’au prochain épisode.

    2. vous avez jetez un coup d’oeil au moins sur le marche obligataire avec un bond du tresor grec a 1 an qui a franchi le seuil des 150%. vous devriez relativer sur ce qui se passe sur le marche actions.non hai capito,siamo fritti e non c’e scampo.on est cuit.sortez de votre bulle.saluto!

    3. Quand tu auras compris que la bourse n’est plus qu’un outil de spéculation, optimiste heureux, tu relativiseras ta joie… Foi de trader… !

    4. Non, tout va bien !

      Il y a un accord « complet » sur une recapitalisation des banques et une réponse à la crise de la dette avant début novembre.

      Que demande le peuple ?

    5. Laisse la bourse aux initiés et aux super calculateurs.Toi tu calcules en semaines et eux ils calculent en nanosecondes. Pendant la chute finale contente toi de ton livret Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhh.

  24. @ Samuel
     » Dans une perspective socialiste, il ( Jaurès ) plaide pour un interventionnisme étatique comme manière de contrer la spéculation, en particulier sur le marché du blé, si sensible du point de vue politique et social.  »
    Quand on voit la spéculation effrénée sur le blé en ce moment ….

    1. La première PAC de 62 avait cette esprit, garantir le revenu des agriculteurs, maintenir les prix alimentaires, tout en laissant un peu de souplesse aux états, sont gros point noir est de ne pas avoir dans les années 70 limité ce qu’on appelle le productivisme (qui n’est que l’excès inverse des tickets de rationnements), ce qui aurait évité le coût de la surproduction et un impact environnemental moindre.

    1. La doublette du prix Noblesse d’Économie domestique et d’instruction ménagère des macro zé microcéphales ne laisse pas de me mettre en joie. C’est le monde des Sims et des Sargent Majors…Voila qu’en guise de Major d’home de la maison des Sims européens ils veulent rappeler les pères de la Constitution américaine de 1788… Z’ont dû rater l’épisode un et deux des Sims nos zéconoconstitutionnalistes Grand Siècle. Z’ont pas réalisé le diagnostic complet de l’edifice simsesque dans les règles de l’art. Z’ont pas fait gaffe aux termites qui bouffaient la cahutte. Des super-termites, des termites ogm, résistantes au xylophène, des néo-termites, lointaines descendantes mutantes des célèbres Termitor- hyènes, celles qui passent quand ça trépasse. Et c’est pas l’général Lafayette qui nous revient d’esthète euh des States, mais La Faillite générale, nuance, Srgt Sims ! Bref en fait de 1788 ou 1789, c’est plutôt 1795 qui s’annonce avec nos néo-termitor-hyennes plein les parquets Versailles, les plafonds à caissons, les enfilades, les moulures, les encadrements, les escaliers. les linteaux, les solives, la volige, les chevrons, pannes, arbalestriers, poinçoins zé poutres maîtresses. Voire Directoire et consulat. Pi Nabot-Léon tant qu’on y est, si ça s’corse. Après tout, d’hyennes à Iéna, y manque qu’un Ah ! Il suffit de passer le pont et c’est tout de suite l’A-venture. Le pont d’Arcole.
      Srgt Sims, r’tournez à l’école.

    2. Macro zé microcéphales, l’Oncle Sims fait des miracles :

      Cela s’est fait de manière simultanée grâce à un processus qui ressemble à un miracle », a-t-il rappelé. « Est-ce que quelque chose de ce genre pourrait se passer en Europe ? Certainement », a-t-il indiqué.

      Certitude miraculeuse……

  25. Augmentation des suicides, hausse de la consommation de drogue, développement de la prostitution, accroissement des infections au virus VIH…
    Une étude britannique parue lundi pointe les effets désastreux de la crise économique et des coupes budgétaires en Grèce : « Le tableau de la santé des Grecs est très préoccupant », juge David Stuckler, sociologue à l’université de Cambridge qui a dévoilé les conclusions de son étude dans le journal médical Lancet. « Une plus grande attention doit être portée à la santé et à l’accès aux soins pour s’assurer que la crise n’impacte pas la dernière source de richesse du pays : son peuple », commentent les auteurs de l’étude.
    « Ce qui a lieu en Grèce montre ce qui peut se passer en cas de coupes budgétaires importantes dans le domaine de la santé […] », a dit Martin McKee, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, lors d’une interview.
    suite : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/10/10/la-crise-une-tragedie-pour-la-sante-des-grecs_1584798_3214.html

    S’il y a une limite à l’oppression du « la finance d’abord », je pense qu’on s’en approche en Grèce. Les économies et les privatisations vont encore empirer les choses pour de nombreuses années. Il faudra bien que quelque chose disparaisse, les mesures délétères pour la population ou la population elle-même.
    La Grèce est un des berceaux de la civilisation, pas un pays d’afrique rongé par la malaria et le sida. Mais c’est bien parti pour. J’espère que ça ne s’étendra pas à d’autres pays… Pour ça il faudrait empêcher la Grèce de s’enfoncer, mais comment?

    1. Augmentation de 40% du taux de suicide chez les Grecs. Avec les chiffres de Wikipédia; 2,8 suicides pour 100 000 habitants par an,11 millions d’habitant, soit 2,8 X0.4X 110 = 123 morts de plus par ans à la louche… Mais à mon avis ce chiffre est d’un ordre de grandeur bien inférieur à la réalité.

    2. The September issue of the American Journal of Public Health is now available online featuring 8 studies and articles by an interdisciplinary set of experts, each examining the health risks posed by peak petroleum and what can be done to mitigate and protect against the onset of a major spike in energy prices.

      http://ajph.aphapublications.org/content/vol101/issue9/index.dtl

      The studies are entitled:

      * Public Health and Medicine in an Age of Energy Scarcity: The Case of Petroleum
      * Petroleum and Health Care: Evaluating and Managing Health Care’s Vulnerability to Petroleum Supply Shifts
      * Petroleum Scarcity and Public Health: Considerations for Local Health Departments
      * Peak Oil, Food Systems, and Public Health
      * Peak Oil, Urban Form, and Public Health: Exploring the Connections
      * Peak Oil and Health in Low- and Middle-Income Countries: Impacts and Potential Responses
      * The Public Health Implications of Resource Wars
      * Framing Peak Petroleum as a Public Health Problem: Audience Research and Participatory Engagement in the United States

    3. La Grèce est un des berceaux de la civilisation, pas un pays d’afrique rongé par la malaria et le sida. Mais c’est bien parti pour. J’espère que ça ne s’étendra pas à d’autres pays… Pour ça il faudrait empêcher la Grèce de s’enfoncer, mais comment?

      Je dirais plutôt : l’ensemble de l »Europe n’est pas encore l’afrique rongée par la malaria et le sida. Fléaux auxquels j’ajouterai, entre autres, la corruption et les multiples guerre civiles …

      J’espère que ça ne s’étendra pas à d’autres pays… Pour ça il faudrait empêcher la Grèce de s’enfoncer, mais comment?

      Et si on commençait par être modestes et raisonnables ?
      Et à éviter de nous mettre, par une mégalomanie ayant nom utopie universaliste, dans des situations inextricables et surréalistes.
      Des situations telles que par exemple celle de l’île de Mayotte que des politiciens irresponsables, par simple et misérable calcul électoral et sans avoir véritablement et loyalement consulté le peuple français au préalable, ont subrepticement transformé en département.
      Mayotte est actuellement en proie au désordre généralisé et à la délinquence, et cette ile autrefois pauvre mais paisiblement gérée par un système traditionel vit un véritable climat insurrectionnel.
      Cette ile de l’Ocean Indien est en effet devenue en quelques années un véritable Lampedusa d’outre-mer. Elle ne produit quasiment rien et l’immense majorité de sa population est au chômage et ne survit que par les prestations versées par la France.
      60% de ses habitants ne parlent que le swahili ou le malgache, les musulmans polygames y sont majoritaires et sur 200 000 habitants on compte au moins 60 000 immigrés clandestins. Pour ajouter de la complexité au problème démographique, la maternité de Mamoudzou voit venir au monde chaque année un minimum de 7000 enfants, dont 80% nés de mères immigrées originaires de toute l’Afrique orientale, jusqu’à la cuvette du Congo.
      Pour donner une apparence de légalité à cette départementalisation les politiciens irresponsables qui nous gouvernent ont organisé un simulacre de référendum concernant les seuls habitants de Mayotte, à l’exclusion des Français métropolitains qui pourtant vont de leurs deniers assurer le financement de l’opération… Cette seule population appelée à voter n’allait pas refuser les avantages sociaux promis par le nouveau statut de l’île, et ce fut donc à 95% qu’elle plébiscita la départementalisation, synonyme pour elle d’alignement sur les prestations de l’assistanat servies en Métropole.
      Temps difficiles oblige, la manne promise tarde à se concrétiser et nos compatriotes ont entrepris de se révolter et de détruire les équipements modernes payés par les Français hexagonaux et par les subventions européennes. Mayotte est ainsi maintenant en situation insurrectionnelle. Dépassé par les évènements le gouvernement français va, à quelques mois d’un scrutin dans lequel il joue sa survie, tenter d »acheter un répit en acceptant les exigences des Mahorais qui seront soldées « en roulant la dette » et par les impôts des autres contribuables.

    4. La Grèce est un des berceaux de la civilisation, pas un pays d’afrique rongé par la malaria et le sida.

      Ah oui bien sûr… Pensez vous ! « Berceau de la civilisatipn », ça change tout mon z’ami ! Surtout si c’est la nôtre, de « civilisation », n’est-ce pouah ?
      Et pi c’est vrai que d’l’autre coté, version « berceau d’l’Humanité », ça remonte un peu l’truc, un peu too much hein ? un peu trop roots le bin’s.
      Tain, y’a des jours… on s’en mettrait bien une ouais… mais juste parce que dans ce cas là une seule suffit et que’sinon… bé on manquerait à coup sûr de chargeurs.
      I’m an african man. Iggy.
      http://www.youtube.com/watch?v=mntFacFPHEw

      1. Iggy Pop was finished after ‘Lust for Life’ (1977), which, following that theory, everything since then has been, well, less than good, and occasionally, just unlistenable cack.

        That means 33 years of a has been.

        I would like to attempt to pinpoint exactly the moment that this became apparent, and have, I believe, found it.

        1978.

        Iggy releases ‘new values’, not a particularly great or poor record, just plain.

        But there it is, the song which sticks in the craw, the song which causes an eyebrow to raise, the song I didn’t get.

        African Man.

        Consider the opening lyric – I eat a monkey for breakfast
        Well, okay..

        I’m an African man and I do what I can
        Uh-huh…

        I hate the dirty white man

        Yeah?

        I eat with my fingers

        Cool.

        Live in the bush

        Okay, that’s enough, really. What is he trying to say here?

        Is he celebrating the pure simple life of a man living peacefully with his tribe among all the jungle animals?

        Is he bemoaning the white imperialists and expoiltation of Africa with its wealth of minerals, diamonds and oil?

        Is it, in fact, a clever social comment on the rape of the African nation?

        Oh, Iggy, you are not Fela Kuti, Bob Marley, or even Nelson Mandela.

        You are the product of a nice middle-class Jewish family from Detroit USA.

        What were you thinking?

        Was it a joke?

        Filler for the album?

        Ultimately, all these questions don’t matter; what matters is that the resulting song, with its clichéd ‘african’ percussion and rambling vocal, is the biggest piece of shit ever to emerge post-Lust for Life. The muse was withering. The spark of youthful brilliance was gone.

        In the space of one song.

        African Man.

        Listen to it once and you will never need to suffer listening to any Iggy Pop records from 1978 – now.

      1. Selon l’article, déjà 85.000 grecs auraient déjà quitté le pays…
        Sur une population de 10 millions d’habitants ca représente grosso-modo 1%. Et bien sûr le flux migratoire ne va pas s’arrêter là.

        Ce phénomène va nécessairement jouer sur les finances de l’état et sur le PIB…

        Plouf plouf…

      2. Plouf ter, ce sont les jeunes les plus diplômés qui fuitent, la mobilité professionnelle nécessaire à la monnaie unique est en train de se réaliser.

        Restera, les chômeurs, les retraités et l’armée.

  26. Monsieur Leclerc, je vais être hors sujet, mais feriez-vous un article pour nous expliquer ce qu’a récompensé le Prix Nobel d’économie ? « …la cause et les effets en macroéconomie… »
    merci!

    1. Je ne connaissais pas Christopher Sims et Thomas Sargent, mais le peu que je viens de découvrir ne m’incite guère à poursuivre. Le premier suggère aux politiques de plus consulter les économistes et le second a écrit un ouvrage favorable à Milton Friedman…

      1. Il est peut etre intéressant de disséquer cet exemple concret de production d’ une conception fausse, à partir d’ éléments d’ une conception vraie. Ensuite, de tracer sa diffusion.
         » la fausse monnaie remplace la bonne », mais comment fait-elle ?
        http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/10/10/resoudre-la-crise-de-la-dette-un-jeu-d-enfant-pour-les-nobel-d-economie_1585401_3234.html

        L’ article ci dessus n’ est pas signé.
        Il n’ est pas argumenté.
        Comment influe-il sur notre opinion ?
        Quels changements opérer dans la démarche qualité du journal pour que ce genre « d’ objet conceptuel frelaté » soit travaillé de façon conforme a la ligne editoriale du journal affichée, avant d’ être lâché dans le poulailler ?
        Qui est responsable si cet objet n’ est pas conforme ?
        Il existe beaucoup de points communs entre cet « objet conceptuel frelaté » et la monnaie.
        Il se peut que ce soit la même chose.
        Il faudrait lâcher un PSDJ avec une debroussailleuse dans le bois pour en faire sortir les renards.

      2. Les deux  » Nobel  » ont touché 1,08 million d’euros .
        L’un deux a déclaré que pour l’instant il allait garder ses sous en liquide …

      3. Taratata,

        Oui, d’ailleurs c’est pitié d’avoir tant étudié l’économie, pour finir en laissant 1 million de dollar sur un compte courant en automne 2011…..là, vraiment, pitié.

      4. Tigues.
        Même en lâchant un PSDJ sauvage au milieu de la mêlée, les cohortes légionnairienes auraient tôt fait de dégoter le contre-exemple « kivabien », la contraposée « debiais » ou le sophisme « kifaitque ».
        Vois le groupe des Economistes Atterrés qui se heurte à la falaise…

    2. Allez voir sur le blog de Krugman.
      Certes le nobel est une affaire de cooptation, mais j’ai tendance à faire confiance (oops j’ai failli taper confinance!) à Krugman sur ces gens là (surtout Sargent je crois) de chez « freshwater » (« d’eau douce », comprendre les gens de Chicago par opposition à « saltwater economists » sur la cote atlantique). Ils semblent avoir fait beaucoup pour que les chiffres disent quelque chose « sans a priori » sur la validité d’une approche économique, quand on essaye de voir ses conséquences sur les indicateurs, chose délicate puisqu’il n’y a jamais de manip isolée et reproductible.
      Il se peut bien qu’ils aient bien fait leur boulot et qu’ils aient mis au jour comment tel sac de données contient une « vraie info », mais je ne pense pas qu’ils aient appris à leurs aimable collègues comment se dessiller les yeux de la tonne de représentations qui limitaient quand même l’étendue des questions auxquelles leur travaux apportaient des réponses améliorées.

    3. https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Prix_de_la_Banque_de_Su%C3%A8de_en_sciences_%C3%A9conomiques_en_m%C3%A9moire_d%27Alfred_Nobel

      « Alors que l’attribution du prix Nobel de la paix donne souvent lieu à des controverses quant au choix des lauréats, le « prix Nobel » d’économie est pour sa part essentiellement contesté pour sa pertinence même, en premier lieu parce que la correspondance d’Alfred Nobel ne fait jamais mention de son intention de récompenser cette discipline – ce que souligne notamment depuis 2001 Peter Nobel, son arrière-petit-neveu, ancien médiateur suédois à l’immigration et ancien président de la Croix-Rouge suédoise. Pour certains économistes, ces critiques ont aussi pour but de nier toute scientificité au discours économique.

      Friedrich Hayek, représentant de la libérale école autrichienne d’économie et lauréat en 1974, a déclaré par ailleurs que si on lui avait demandé son avis sur le prix, il aurait « fermement déconseillé » sa création, aucun homme ne devant être ainsi désigné comme une référence sur un sujet aussi complexe que l’économie. Gunnar Myrdal, son colauréat, a lui déclaré que le prix devait être aboli parce qu’il avait été remis à des « réactionnaires » comme Hayek. »

  27. Dexia :
    ‘tain, 90 milliards! Ok, c’est une garantie, mais combien ça va coûter au final? 5, 10, 30… 90 mds?
    Pour 60 millions de français plusse 10 millions de belges ça ne reviendrait qu’à 1200 euros par tête. Sauf que c’est 60 mds pour les belges. Hum, quand même…
    D’un autre côté ils auraient tort de se priver, le système est en train de s’effondrer, entre Grèce, dollar et récession, 90 mds n’y changeront rien et ça permet de faire illusion jusqu’à la prochaine faillite bancaire, qui pourrait emporter définitivement tout le bazar. Il y a forcément un moment ou l’entassement de milliards virtuels « s’envole » (le contraire de s’écrouler puisqu’ils sont fictifs).

    N’empêche, comment on fait pour perdre potentiellement 90 milliards??
    Moi je ne me sens pas capable de perdre seulement un million.

    Et si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la Belgique paye 4 milliards pour Dexia Banque alors qu’elle pouvait l’avoir pour un euro dans quelques jours? Pour éviter la panique?

    1. Ce sont les mêmes qui prennent l’argent dans notre poche de contribuables
      et protègent leur capital ou celui de leurs proches.
      Politiques et banquiers ne sont qu’une seule et même classe bourgeoise,
      de progrès hier face au féodalisme, et à mettre de côté aujourd’hui
      pour commencer à construire une démocratie réelle.

    2. Et si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la Belgique paye 4 milliards pour Dexia Banque alors qu’elle pouvait l’avoir pour un euro dans quelques jours? Pour éviter la panique?

      Non, ce n’est pas comme cela que cela se passe. La société cotée en bourse, dont la valeur a fortement chuté, c’est Dexia Holding. La Belgique n’a pas racheté cette société qui ne vaut rien, mais une filiale, Dexia Banque Belgique.

      Cette filiale aurait une valeur comprise entre 3 et 8 milliards d’euros (admirez la fourchette, ce n’est pas entre zéro et l’infini, mais c’est pas mal quand même). Les Belges ont payé 4 milliards.

      Pour oser un parallèle, imaginez qu’une société commerciale, qui possède un bel immeuble, fasse faillite. Ce n’est pas parce que la société est un panier percé que l’immeuble ne vaut plus rien : il sera revendu par le curateur à un bon prix, et l’argent payé par l’acheteur servira à payer les dettes de la société.

      Ici, les quatre milliards payés par l’Etat belge pour une banque de détail (dont on espère qu’elle est saine, ce qui n’est pas gagné, vu l’incertitude de l’évaluation du prix…) sont passés dans le patrimoine de Dexia Holding. Ils vont servir à payer les créanciers de cette dernière.

  28. « Résoudre la crise de la dette, un jeu d’enfant pour les Nobel d’économie  »

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/10/10/resoudre-la-crise-de-la-dette-un-jeu-d-enfant-pour-les-nobel-d-economie_1585401_3234.html#xtor=AL-32280308

    Qu’en penser ?

    Ce passage déjà pose problème :

    « Je pourrais dire qu’il n’y a pas de questions nouvelles pour la théorie économique avec l’Europe et l’euro », a déclaré lundi M. Sargent lors d’une conférence de presse à l’université de Princeton, dans l’Etat du New Jersey, aux Etats-Unis « …

    Rien de nouveau sous le soleil ? Vraiment ? Et en ce qui concerne le fait qu’ un  » même problème  » se soit  » mondialisé  » n’est -ce pas nouveau comme paramètre par rapport à la crise budgétaire de 1776 qui ne concernait alors que les simples USA ?

    Le  » problème  » dès lors n’est -il pas changé de fond en comble ?

      1. justement, à la réflexion :
        le 1er : « According to information of the “Hellenic Defence & Technology” magazine, the U.S. authorities approved ». info donnée : US donnent un accord de vente. source citée : le Hellenic Defence & Technology magazine.

        ce mag se décrivant lui même sur le web : « The monthly “Hellenic Defense & Technology” magazine has established itself as the most credible, authoritative and accurate publication of its sector in the Greek language.
        Written by professional journalists with decades of experience in reporting on defence technology and policy, as well as university teachers on foreign relations and strategic studies, HD&T provides a competent, independent, unbiased and balanced analysis of relevant developments in Greece and the world, unique in the Hellenic media. »
        sûrement avec beaucoup de mousse aussi…
        http://www.hellenicdefence.gr/eng/eng_amyna.htm

        le second : le gouvernement grec (à ma connaissance, ce ne sont pas particulièrement des parangons de véracité…leurs comptes foireux sont maintenant célèbres sur la planète.). « The reports are not true, said the government spokesman Mr. Mosialos in a statement. “There is no deal, there are no thoughts to acquire 400 tanks, as the publications suggest, there will be no new burdens on the state budget. Categorical denial: there is no such thing” »
        info : l’info n’est pas vraie, pas de deal, nulle idée d’avoir 400 tanks, pas de nouvelles charges sur l’état : « il n’y a rien de tel ». source : le porte parole du gouvernement grec.

        Je note qu’il ne dit pas que l’info est fausse (ou est ce un anglicisme ou un « anglo-grêcisme »?), mais qu’elle n’est seulement pas vraie (comportant des erreurs, ce que l’on trouve presque toujours en chipotant suffisamment).

        En second, il dit qu’il n’y a pas d’accord de vente. pas qu’il n’y a pas négociation, par exemple.

        Ensuite il souligne que le gouvernement n’a pas même pensé à cela…
        le nouveau commandant en chef de l’OTAN vient de faire son premier tour de popottes en europe, avec le message : augmentez vos dépenses militaires, les USA ne peuvent plus tenir seuls. Avec Geithner, çà n’a pas trop marché, ici, on verra (l’angleterre déjà ne saura pas tenir ses engagements)…quoiqu’il en soit,
        le gouvernement grec n’a pas vraiment besoin de penser à cela, un autre y pense à sa place…

        Pour finir, je crois que de nouvelles charges se prépare pour l’état grec (c’est à dire, le contribuable captif), ce qui, si cela est vrai, me laisse aussi hautement dubitatif sur la véracité de sa déclaration qui conclut en excluant toute nouvelle charge possible.

        bref, les comptes, l’armée, l’otan et le gouvernement grec m’incitent moins à la confiance sur les déclarations du porte parole que sur celle du magazine.

        Voire, les déclarations de sarkozy sur les ventes occultes d’armes…

    1. Sur le lien donné par Julien, voici les chiffres réels:

      « Il faut, en effet, savoir que l’armée grecque dispose déjà de 509 Leopard 1 et de 353 Leopard 2 de fabrication allemande et de 339 M-60 américains (plus quelques centaines de chars hors d’âge), soit plus que l’armée française… Et le budget de la défense représente encore 2,18 % du PIB et 4,08 % du budget total. »

      Pas la peine d’en inventer, le réel suffit, non? 🙂

  29. Dexia : le contribuable repasse à la caisse
    par Attac France
    http://www.cadtm.org/Dexia-le-contribuable-repasse-a-la
    Conclusion:
    Le 15 octobre, dans le cadre des actions du mouvement des indignés, nous invitons tous nos comités locaux et adhérent-e-s à agir, à montrer leur indignation, de manière unitaire, en dénonçant les banques et le déni de démocratie que représente la soumission des politiques aux intérêts financiers fauteurs de crise.

  30. Finalement ce qui sort de l’agenda « perpétuel » de nos dirigeants politiques va nettement et de façon constante à l’opposé des solutions préconisées par le blog, tout est toujours suspendu à la réunion d’après – à l’emprunt d’après – et semble reposer sur quelques personnes seulement, aucun recul ne semble plus pouvoir être pris, la situation est caricaturale ! A priori pas de décision d’ordre législatif en vue. Cela laisse perplexe. Un événement particulier (défaut d’une institution ou d’un pays, défaillance d’un dirigeant politique ou économique important ? soulèvement populaire ?) semble pouvoir tout à coup provoquer l’impact dans le mur de ce système, à tout moment.

  31. Les ultra libéraux parlent de libre concurrence.

    OK. que la banque de france, la caisse des dépôts, la banque postale (les 3 appartiennent à l’état) proposent de faire de la banque de dépôt en mettant 25% de ces dépôts en fonds propres. Seuls produits autorisés : les livrets défiscalisés (L.A, PEL etc…) et fiscalisés + les Assurances vies. les placements de la banque ne peuvent être que des prêts aux entreprises et aux particuliers ou les obligations d’états ou d’entreprises pour leurs fonds propres. De plus, l’achat d’action d’entreprises n’est autorisé que quand ce sont des titres de participations (investissement LT dans une société, les titres sont donc immobilisés pendant un long laps de temps)

    Si les autres banques ne suivent pas, elles meurent….mais c’est de la libre concurrence.

    Les survivantes pourront racheter pour une somme dérisoire les actifs (qu’elles souhaitent) aux liquidateurs des banques décédées.
    Ce n’est que de la libre concurrence et ça résoudrait une partie du problème.

    NB : il faut toujours se servir de la force de l’autre pour vaincre (comme dans les arts martiaux).

  32. L’indignation monte d’un cran en Espagne, hier :

    http://www.cincodias.com/mercados/videos/bomba-banco/20111010cdscdsmer_1/

    « Un jeune couple arrivant à l’agence bancaire Novacaixagalicia dans le quartier de Bouzas à Vigo, ont trouvé, dans le sas du DAB, un sac, dans une boîte en carton et un avertissement sur papier «bombe danger». Le jeune homme était sur le point de toucher mais par peur et a appelé la police. Les démineurs de la police nationale dépêchés sur les lieux, ont extrait l’engin explosif, à l’aide d’un robot, hors du bureau, jusque dans la rue, où ils l’ont fait exploser. L’énorme explosion a été entendue près de deux kilomètres, et produit des dommages matériels sur le bâtiment et les alentours. Après avoir été préalablement évacués, les voisins ont pu retourner dans leurs foyers, don les vitres ont toutes été soufflées.
    Le maire de Vigo a condamné cet acte, en espérant que les « scélérats » responsables soient rapidement capturés et a ajouté son soulagement que l’explosion n’ait pas fait de victimes »

    A savoir que Novacaixagalicia est l’une des entités qui avait été secourue par l’état espagnol lors de la fusion avec d’autres caisse locales en failliite… Les 4 dirigeants des dites caisses locales ont encaissé une prime de départ globale de plus de 10 millions d’euros…

    Ça fâche probablement quelques petits porteurs qui se sont fait proprement dépouiller…

    1. Depuis son arrivée en Belgique en 2008, l’administrateur délégué de Dexia, Pierre Mariani, loge dans une suite du prestigieux hôtel Amigo. Prix: 545 euros par nuit, annonce le quotidien flamand « De Morgen » alors que son Salaire / rémunération en 2010 s’élevait à un total de 1 808 588 € .

      .

  33. La dette, c’est le diable

    Pour desactiver le diable, il faut supprimer les monnaies mondiales et les remplacer par du temps passé à faire des bonnes actions en libellant les prix des produits et services en « minutes de bonnes actions effectuées, vérifiées et validées »..

    Tu fais des BA, tu manges, sinon, tu jeunes !!

    1. Ho oui !

      Et pavons les rues de pétales de roses, nous habiterons dans la forêt, tout en haut des arbres, avec les gentils animaux et puis chaque matin tout le monde se donnera la main et se fera des bisous….les ex-banquiers, les employés, les flics et les voyous.

      Là voilà l’alternative crédible au capitalisme, mettre le monde entier sous acides…

      Vous pouvez fermer le blog.

      PS : une BA c’est gratos, sinon ce n’est plus une BA.

  34. 11/10/11 11:20 Jean-Claude Trichet parle de crise systémique et urgente
    * Trichet souligne la montée des risques

    * Il plaide pour une recapitalisation rapide des banques

    * Le FESF doit être le plus souple possible

    par Sakari Suoninen

    FRANCFORT (Reuters) – La crise de la dette dans la zone euro a atteint une dimension systémique, les risques de répercussions sur l’économie augmentent rapidement et les banques sont entrées dans une zone de danger, a déclaré mardi Jean-Claude Trichet, qui s’exprimait en qualité de président du Comité européen du risque systémique (CERS).

    Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) doit être le plus souple possible, a-t-il ajouté devant la com mission des Affaires économiques et financières du Parlement européen, tout en excluant que la Banque centrale européenne (BCE), qu’il préside jusqu’à la fin du mois, prenne part à sa démultiplication.

    « Au cours des trois dernières semaines, la situation est restée très difficile. La crise est systémique et elle doit être combattue avec la plus grande détermination », a-t-il dit.

    « Le haut niveau d’interconnexion du système financier de l’Union européenne a provoqué une hausse rapide du risque de contagion. Cela menace la stabilité financière dans l’Union prise dans son ensemble et affecte de manière négative l’économie réelle en Europe et au-delà. »

    Jean-Claude Trichet a plaidé pour que les gouvernements et les autorités européennes agissent de concert pour résoudre la crise, ajoutant que tout retard aurait des conséquences désastreuses.

    « Il faut que toutes les autorités agissent à l’unisson le plus rapidement, avec le plus grand dévouement pour préserver la stabilité financière », a-t-il lancé.

    Mis sur pied fin 2010, le CERS fait partie du système européen de surveillance financière (SESF), dont l’objectif est d’assurer la surveillance du système financier de l’Union.

    S’il ne dispose pas de pouvoirs réels, il peut toutefois prendre le parti de faire état publiquement de ses interrogations.

    Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Angrand
    (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp

  35. Les grecs se moquent de nous….
    http://www.atlantico.fr/decryptage/scandale-grece-plan-rigueur-mais-achat-chars-industrie-armement-americaine-199502.html

    Et qu’on ne me dise pas qu’il s’agit de leurs gouvernants: ce sont eux qui les ont élu et qui tolèrent que leurs armateurs soient exonérés d’impôts et que leur église ne paie pas l impôt foncier et que le peuple ne paie pas ses impôts et fraude à tout va.
    Gros problème: si on les laisse se planter, c’est nous qui paieront leurs dettes qu’ils ne sauront rembourser. Une seule issue peut-être: la mise sous tutelle, mais comment mettre ça en oeuvre?.

      1. Non, pas davantage, car vous semblez ignorer l’histoire politique du pays en lui attribuant les mêmes libertés électives et sélectives en termes de représentation démocratique, alors que le pays n’a connu ces 50 dernières années que la dictature des colonels puis la main-mise oligopolistique par filiation des Caramanlis et Papandréou.

      2. Albéric,

        Et les avis d’imposition sous-dimensionnés pour nos grosses fortunes et sociétés du CAC 40, ce n’est pas se moquer de nous ?

        En regard de ce qui se pratique systématiquement, par effet systémique, à échelle européenne et mondiale, le cas grec, franchement, c’est de l’épiphénomène.

        Atlantico c’est aussi une drôle d’équipe. Jugez-en vous-même :

        « Parmi les contributeurs figurent entre autres la philosophe libéral-conservateur Chantal Delsol, Amirouche Laïdi (président du club Averroès), le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, Hugues Serraf (ancien de Rue89), le catholique Koz (avocat et auteur du blog Koztoujours), le sociologue Bertrand Vidal, l’écrivain Gérard de Villiers, le libéral Gaspard Koenig, Tristane Banon et Charles Cogan, ancien chef de station de la CIA à Paris. »(wikipédia)

      3. « la main-mise oligopolistique par filiation des Caramanlis et Papandréou. »
        euh…ce n’est pas les mêmes qui démentent l’info…?

        mon espagnol est primaire, mais « Según recoge el diario sueco «Svenska Dagbladet», y de acuerdo con la página web «Defencegreece» y la revista «Defensa griega y Tecnología» »
        le truc suédois semble aussi un clone de l’article de Hellenic Defence & Technology : toujours une seule source.

    1. « Les » Grecs?… Vous oubliez !

      Spécifiez mon cher, spécifiez! Un salarié de base, un fonctionnaire, un patron de grande entreprise, un patron de petite entreprise, un commerçant, un armateur, un paysan, un jeune diplômé sans carnet d’adresses familial, un jeune diplômé héritier d’une grande famille, … vous voyez la diversité « des » Grecs ?

      Vous avez déjà remarqué que certains ont les moyens de tricher, et d’autres pas? De nuire au bien commun, et d’autres pas ?
      Et ce que chacun a en héritage, matériel et/ou symbolique, dans l’existence…

      Dire « les » Grecs, c’est répandre une pensée nationaliste qui sert qui? Vous avez vu la tronche du premier ministre grec? Son parti est aux mains d’une famille… L’autre grand parti, pareil…

      Vous êtes prêt à vous battre pour « la » France ?
      « Les » Français, vous connaissez ?

      Encore un effort !

      1.  » Vous avez vu la tronche du premier ministre grec? Son parti est aux mains d’une famille… L’autre grand parti, pareil… »
        le tous pourris? Faites au moins l’effort d’exposer en quoi, voire pourquoi*, sinon, çà sert qui, justement?

        « Dire « les » Grecs, c’est répandre une pensée nationaliste qui sert qui? »
        …vous avez mis une majuscule à Grec, c’est bien pour parler d’un peuple, non?
        sceptique ou non, reste que seuls les citoyens grecs votent les lois grecques (*théoriquement, dans le canal étroit laissé par l’UE et maintenant le FMI. c’est pareil en france, si vous voyez où c’est (wiki sinon)).

        Et plus généralement, j’ai crû comprendre que ce n’était pas les grecs ou la grèce qui étaient aidés, mais le pilier financier est du capitalisme mondial ou américain, selon la précision de l’appareil optique (les élites américaines, si vous voulez…), c’est à dire l’UE.

        … à vous lire, on croirait que l’organisation des nations unies répand une pensée nationaliste. çà sert qui?

        franchement, je ne vois pas pourquoi on s’interdirait de dire « les grecs se font plumer, et nous aussi avec. »…

        (français) Encore un effort ! , si vous voulez (vraiment) devenir républicains

        à Pierre-Yves D.

        « Atlantico c’est aussi une drôle d’équipe. »
        effectivement…sympa le(s) dénominateur(s) commun(s).

    2. @Albéric de la Bastide
      J’apprecie enormement les commentaires en reponse a votre analyse de la situation greque, digne de TF1.
      Et en complement sur la « democratie » greque, regardez ca:
      http://www.debtocracy.gr/indexen.html
      en haut a gauche vous pouvez cliquer sur les drapeaux pour changer de langue.

    1. La Slovaquie se fait désirer, mais T.I.N.A pour la Slovaquie! Ca ne change rien dans le fond, ça retarde les décisions, c’est tout…

  36. Les banques programment la crise pour gagner avec elle

    Interview de Pedro Paez, économiste équatorien nommé par Rafael Correa pour impulser la Banco del Sur (Banque du Sud) et la monnaie unique pour la région, signale les intérêts occultes derrière la crise, provoquée par les mêmes qui aujourd’hui définissent les politiques d’ajustement.

    http://www.cadtm.org/Les-banques-programment-la-crise

  37. Ca y est! la Slovaquie vote non à l’élargissement du FESF. Le typique cygne noir qui ramène sa fraise…ça va compliquer les choses pour ces messieurs – dames et accélérer le plan B.
    Au fait, sur la 2, aux infos de 20 h. les journaleux découvrent que la Grèce ne pourra pas rembourser ( Hi, hi ) et que la décote c’est entre 50 et 70 % et pas 21 % !!!! – moralité: z’avaient qu’à lire le blog, cela fait des mois et des mois qu’on en parle…- (entre 50 et 70 %, les paris sont ouverts, le gagnant remporte un filet garni…mais de quoi ? surprise! ) et qu’il va falloir en conséquence recapitaliser les banques…défilé des gueules d’enterrement de ces messieurs dans la cour de l’Elysée ou de Matignon…ahhh, le bruit inimitable du gravier qui crisse sous la semelle cuir pleine fleur, je connais, je peux même vous dire que ce n’est pas du gravier lambda, du concassé, mais du roulé calibré juste comme il faut!
    Bon, demain, je vais au Jockey Club, histoire de voir comment se comporte mon Yearling acheté à Deauville ( une pure merveille à ce que m’en dit l’entraineur…)
    Comme ils ont la wi fi ( enfin ! ), je vous passerai peut être un petit message façon, « salut les fauchés clairvoyants » du Club House, entre 2 coupes de champagne et les petits fours qui vont bien; je vous dirai les sentiments du 1% sur les évènements et comment ils vont rincer les autres 99 % ( vous en l’occurrence )..Mais à mon avis, ça va quand même consolider sec à la corbeille!
    La Slovaquie…non, mais franchement ? comment il disait l’ami François Leclerc ? Ah oui; le diable se cache dans les détails? perso, j’ai une autre expression: « le malin se cache dans les plis et replis de l’histoire »; parce que en plus, la Grèce, hein, c’est quoi? 2 – 3 % du PIB de l’Europe, à la louche; quand ça va swinguer du côté de l’Italie ou l’Espagne, alors la….
    Signé: Groucho, alias « la taupe rouge de chez les bourges »

    1. Les journalistes de la 2 ne font peut être pas que découvrir la chose… C’est surtout que globalement, ils ne peuvent s’écarter d’une ligne éditoriale dictée par une autorité supérieure dans « l’intérêt de la nation »…

  38. Ce vote n’a AUCUNE IMPORTANCE. Un nouveau vote, positif celui-là, aura lieu cette semaine. Il s’agit donc d’un non-événement. Désolé pour vous.

    1. @ Optimiste

      1/ Citez le commentaire auquel vous répondez, ou mieux cliquez sur « répondre » sur le commentaire auquel vous répondez. Tout le monde suivra mieux

      2/ Le vote positif n’est pas acquis contrairement à ce que vous affirmez. Après le désaveu du premier ministre Radičová et de son gouvernement (puisque je rappelle que le vote du FESF s’est doublé d’un vote de confiance du gouvernement) orchestré par le populiste de droite Sulik, pourtant membre de la majorité au pouvoir, le résultat du nouveau vote, qui pourrait intervenir d’ici la fin de la semaine, est conditionné par la bonne volonté de l’ancien ministre Robert Fico.

      Il est tout de même significatif de noter le fonctionnement d’un mécanisme de crise européen suspendu à des tractations politiciennes intérieures d’un de ses membres, entraînant la chute de son gouvernement. C’est peut-être un non-événement pour les technocrates qui considèrent qu’après tout, la Slovaquie importe peu (dire qu’elle pèse peu, c’est décrire une réalité ; affirmer que son avis ne compte pas, c’est exprimer du mépris) et peu importe qu’elle ait un gouvernement stable.

      C’est un événement pour ceux qui scrutent les métastases de la crise économique et qui se font une autre idée que vous de la démocratie.

      1. Pour ceux qui ne veulent pas comprendre : « L’opposition social-démocrate slovaque du parti Smer-SD s’est dite prête à soutenir le renforcement du fonds de secours financier de la zone euro (FESF), aussitôt après son rejet mardi soir au parlement, en échange d’élections anticipées.

        Smer est prêt à soutenir le FESF en échange d’un accord sur des élections anticipées, a déclaré à la presse un responsable de ce parti Jan Pociatek, ex-ministre des Finances. Si les pourparlers commencent, je crois que le vote peut intervenir cette semaine, a-t-il ajouté.

        (©AFP / 11 octobre 2011 23h00)  »

        Tout est dit. Fermez le ban.

    2. @Optimiste

      En effet, un non évènement démocratique qu’il sera urgent de contourner bien évidemment. Je ne juge pas la pertinence du refus (temporaire cela va sans dire) slovaque, mais ses tenants et aboutissants illustre bien l’impasse européenne actuelle. D’un côté la tentation autoritaire, le passage en force fédéraliste qui nécessitera un nouveau vote illico, de l’autre l’impossible, ce qui est navrant, solidarité européenne.

      Pas de quoi être optimiste, vraiment pas…

    3. @ Optimiste

      Ce vote n’a AUCUNE IMPORTANCE.

      C’est vrai vos maîtres s’assoie sur la démocratie ! La démocratie, c’est pas de revoter quand on dit non à un vote pour dire finalement oui, vous l’ignorer donc ?

      Encore un très belle exemple de la démocratie de paille qui régne dans le monde actuellement.

      1. J’ai voté non en 1992 au référendum sur Maastricht. Je n’ai donc aucune leçon à recevoir. A l’époque la gauche a majoritairement voté oui. Désormais buvez le calice jusqu’à la lie. Assumez !

      2. @ Optimiste

        Assumez quoi ? Je n’avais pas l’âge de voter à cette date là et je n’aurais de toute façon pas voté oui.

    4. C’est marrant optimiste, ça me rappelle les commentaires pleins de morgues et de suffisances de ceux qui nous expliquaient que Fukushima, franchement, c’est du sur fait, ça n’a aucune importance…

      1. Si je me rappele bien le fait que 3 pays aient votés non a la costitution européene à quand même demandé que l’on change le nom en traité et cà a un peu retardé le processus. Parlerons nous bientôt du traité de stabilisation financière ?

    5. Ce vote n’a AUCUNE IMPORTANCE.

      Analyse bien légère, je dois dire. L’optimisme semble vous aveugler. Mais oui, n’ayez crainte, on obtiendra ce Saint-Graal qu’est devenu le vote slovaque. Regardez le traité de Lisbonne. L’avis des peuples ne compte plus à ce stade. Il faut sauver les banques, pour sauver le marché, pour sauver le système.

      La « petite » Slovaquie mêlée à des luttes politiques internes ne doit pas arrêter le train de l’UE. Alors jeudi ou vendredi, après des tractations politiques, les parlementaires slovaques voteront l’élargissement du FESF. Alors oui, c’est vrai, ce vote n’a aucune importance. Mais sur le plan symbolique, il l’est. Le peuple ne sert plus à rien. Ah si, à passer à la caisse. Là, on saura nous le faire rappeler.
      Par ailleurs, il s’agit de l’élargissement du FESF mais dans quelques semaines, le duo Sarkozy-Merkel nous promet un événement révolutionnaire au sein de l’UE avec, en prime, la modification des traités. Mais, là encore, dormez tranquillement, on évitera soigneusement de consulter le peuple. L’Europe est un enjeu bien trop sérieux pour la confier aux seuls peuples…

    6. Voyons, soyons optimiste. La Slovaquie, au mieux, aura le droit à une dérogation sur sa participation. Au pire, un revolver sur la tempe, elle finira bien par murmurer à contre coeur « oui ». Le CAC n’a pas de prix, son envol justifie TOUS les sacrifices.

    7. Effectivement, aucune importance: l’UE trouvera un artifice à la soviétique pour contourner l’obstacle (comme pour les non hollandais, français et irlandais qui ont été soit ignorés soit revotés)

      J’ajouterai juste deux bémols:
      1. Vouloir à tous prix faire voter des décisions inapplicables (vous imaginez vraiment que les contribuables vont accepter longtemps une baisse de leurs conditions de vie pour financer les c…ries des financiers?) est une belle démonstration d’incompétence.
      2. A force ne pas vouloir entendre la voix des urnes, on finit par entendre celle des armes. C’est l’un des fondamentaux de la politique et il n’y a pas qu’en économie que l’on se recentre sur les fondamentaux.

  39. C’est vrai que la vie parlementaire en Slovaquie, c’est un peu compliqué, mais en fait j’ai regardé les chiffres:
    primo: un petit pays de 5.5 millions d’habitants, le plus pauvre de l’Europe ( dernier ou avant dernier avant l’Estonie ) en gros, le PIB par tête de pipe c’est 60 % de celui de la Grèce
    secundo: les slovaques ont fait des efforts considérables pour se mettre dans les clous des ratios d’endettement de leur pays et on leur demande désormais, au titre de l’élargissement du FESF de verser presque 8 milliards d’Euros pour sauver la Grèce ( pardon, les banques plantées par les dettes grecques)
    tertio: vous allez me dire: au point où l’on en est à faire valser l’anse du panier, qu’est ce que c’est que ces 8 petits milliards, une broutille! oui, oui, sauf que cette somme dérisoire, c’est peu ou prou, 10% du PIB de la Slovaquie
    conclusion: si l’on demandait à la représentation nationale et populaire franchouillarde d’accepter de faire un chèque au FESF de10% du PIB soit à la louche 180 milliards d’Euros – ce qui ferait plus que doubler la dette-, vous ne croyez pas que ça ne coincerait pas un tantinet ? et que le député ayant voté ça, quand il revient dans sa circonscription, les manants l’attendent avec le goudron, les plumes et vont le promener dans le bled à califourchon sur un rail de chemin de fer ?

    1. Ajoutez à cela une campagne populiste à la limite du racisme envers les Grecs, menée par une grande partie des médias télévisés et de presse écrite, relayant complaisamment la rhétorique de bac à sable du parti Solidarité et Liberté, et le tableau est complet. Mais encore une fois, les prises de position affichées par Sulik et Fico sont essentiellement dictées par des intérêts électoraux à l’échelle intérieure. Fico veut voter le FESF, mais veut tirer parti de son ralliement (ça s’appelle du chantage). Sulik vise les prochaines élections en essayant de se parer de toutes les vertus libérales populistes.

      Le calcul est simple et très pragmatique de leur côté : ils savent très bien que le FESF sera adopté, avec ou sans l’accord de la Slovaquie (et les diplomaties européennes se sont chargées de le leur faire comprendre). Aussi, ils ont décidé d’instrumentaliser le vote pour en tirer un bénéfice de politique intérieure.

      1. @Julien Alexandre: sans rien y connaitre dans les méandres de la politique intérieure de la Slovaquie, que vous synthétisez fort bien par ailleurs, je pense que le but du jeu, au delà des tractations inter partis, ce sera de négocier avec les institutions européennes afin d’obtenir de diviser, disons par 5 la « participation » financière de la Slovaquie au FESF; 10% du PIB, aucun parti n’y résistera, surtout dans l’ambiance xénophobe que vous évoquez…or, le but prioritaire de tout élu, c’est d’être réélu; alors…1 à 2 %, ça passe, 10% ça casse !
        Ce qui m’étonne c’est que personne parmi les hauts technocrates bruxellois n’a vu le hiatus! maintenant, ça doit y aller, les pressions, les tractations, les menaces de rétorsion…pour employer une expression imagée, l’on va voir s’agiter la main d’Angela dans la culotte du zouave slovaque….

        1. @ Marx

          Pour en effet bien connaître la classe politique slovaque, je crois malheureusement que vous vous faites beaucoup d’illusions sur sa capacité à faire pression sur l’Europe. Mais attendons le nouveau vote, bien sûr.

      2. « la chancelière allemande Angela Merkel ayant assuré que le renforcement du fonds de secours financier de la zone euro serait bien ratifié d’ici la fin octobre malgré le vote négatif de la Slovaquie. »
        çà roule! l’allemagne prend ses responsabilités, comme ils disent…

        J’aime bien l’argument comme quoi ceux qui s’y opposent le font pour des raisons de calculs électoraux et de politique intérieure. Comme si ceux qui le soutiennent le faisaient pour des raisons différentes, et qu’il était nuisible que la voie démocratique tranche.

        L’exécutif qui dicte le législatif, ce n’est jamais bon…

  40. Mercredi 12 septembre 2011 :

    Un journal allemand brocarde le patron de BNP dans une interview « à trous ».

    Le quotidien allemand Handelsblatt publie mercredi un entretien « à trous » du directeur général de la banque française BNP Paribas, qui a accordé une interview au journal début septembre, mais a refusé que ses réponses soient publiées.

    http://www.boursorama.com/actualites/un-journal-allemand-brocarde-le-patron-de-bnp-dans-une-interview-a-trous-43514d459bf41ff4d1153d6cabbe9772

    Ah bon ?

    Mais pourquoi ?

    Mais pourquoi Baudouin Prot refuse-t-il que ses réponses soient publiées ?

    Parce que, début septembre, Baudouin Prot prétendait que BNP Paribas n’avait pas besoin d’une recapitalisation ?

    Parce que, début septembre, Baudouin Prot prétendait que BNP Paribas était solide ?

    Comme les choses peuvent changer, en un mois !

  41. Handelsblatt est un journal économique et financier allemand. En septembre 2011, Handelsblatt avait interrogé le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot : tout allait bien pour BNP, BNP n’avait pas besoin d’une recapitalisation, BNP était solide, et patati, et patata.

    Mais en octobre 2011, la situation a beaucoup changé : Baudouin Prot refuse que ces réponses soient publiées.

    Handelsblatt publie donc cet interview, mais sans les réponses de Baudouin Prot : le résultat est à pleurer de rire :

    Handelsblatt: Auch Frankreich hat seine Probleme. Sind Sie sich sicher, dass Ihr Land weiter die Bonitäts-Bestnote „AAA“ behält oder, genauer gesagt, behalten darf?

    Prot:

    Die französische Haushaltsministerin Valerie Pecresse hat schon davon gesprochen, dass ein schlechteres Rating das Land etwa fünf Milliarden Euro jährlich kosten würde.

    Prot:

    Können Sie angesichts der Diskussionen um das wackelige Rating und die Probleme der französischen Bankenindustrie überhaupt noch ruhig schlafen?

    Prot:

    Wie wird das Wirtschaftswachstum in Europa künftig ausfallen? Womit plant und rechnet Ihr Institut?

    Prot:

    Sie sprachen von einer Überreaktion der Märkte. Aber die Banken trauen sich doch auch untereinander nicht und legen ihr Geld lieber bei der EZB an. Warum?

    Prot:

    Aber Sie könnten es doch an andere Banken verleihen.

    Prot:

    Haben Sie nun Vertrauen in die Bankindustrie oder nicht?

    Prot:

    Haben Sie das auch in den vergangenen Jahren so gehandhabt?

    Prot:

    Falls es anders kommt: Besitzt BNP Paribas einen ausreichend großen Liquiditätspuffer?

    Prot:

    Aber steckt die Bankenindustrie nicht in einer ähnlichen Situation wie vor der Pleite der US-Investmentbank Lehman Brothers vor drei Jahren?

    Prot:

    Irgendwie drängt sich nach Ihren Worten das Gefühl auf, die Europäer haben das schlechte Image und die Amerikaner die Probleme. Ist das wirklich so?

    Prot:

    Was hat die ehemalige französische Finanzministerin und heutige Chefin des Internationalen Währungsfonds, Christine Lagarde, mit den Äußerungen über einen zusätzlichen Kapitalbedarf von 200 Milliarden Euro für Europas Banken bewirkt?

    Prot:

    Können Sie sich vorstellen, warum Frau Lagarde als neue Chefin des IWF vom Saulus zum Paulus wurde?

    Prot:

    Trotz allem – werden wir angesichts der neuen Aufsichtsregeln nach Basel III nicht notgedrungen Kapitalerhöhungen bei allen Banken sehen?

    Prot:

    Stellt es die Investoren zufrieden, wenn sie künftig keine oder nur eine kleine Dividende bei ihren Bankaktien verdienen?

    Prot:

    Lässt sich das jetzige Dividendenniveau durchhalten, wenn die Belastungen aus dem Engagement in Staatsanleihen zu groß werden?

    Prot:

    Schreiben Sie Ihr Griechenland-Engagement aus Vorsichtsgründen auf den Marktwert von 50 Prozent ab – oder nehmen Sie die 21 Prozent als Maßstab, die von den Buchprüfern gefordert werden?

    Prot:

    Was passiert mit den Anleihen, die erst nach 2020 fällig werden und nicht Teil des Hilfspakets sind?

    Prot:

    Würden in der augenblicklich schwierigen Lage Euro-Bonds Erleichterung bringen?

    Prot:

    Wie groß ist die Gefahr, dass die Euro-Zone auseinanderbricht?

    Prot:

    Glauben Sie, dass die EZB langfristig Staatsanleihen kaufen muss?

    Prot:

    Wollen Sie die Mittelstandsbank IKB übernehmen oder liegt der geplante Kauf angesichts der Turbulenzen auf Eis?

    Prot:

    Grundsätzlich: Macht es Sinn, in schwierigen Zeiten eine Bank zu kaufen?

    Prot:

    Lassen Sie uns den Versuch unternehmen, optimistisch zu sein: Wann werden die Zeiten wieder besser?

    Prot:

    Herr Prot, wir danken Ihnen für das Interview.

    http://www.handelsblatt.com/unternehmen/banken/koennen-sie-nachts-noch-ruhig-schlafen/4745180.html

  42. Mercredi 12 octobre 2011 :

    Grèce : UBS prévoit un effacement de 70 % de la dette.

    UBS estime que la faillite de la Grèce est inévitable et pense qu’un effacement de 70 % de sa dette est nécessaire pour stabiliser durablement le budget du pays.

    Le risque de contagion est important, mais un effet domino est évitable, estime la banque dans une étude présentée mercredi.

    Contrairement aux déclarations politiques qui entretiennent un espoir de sauvetage des finances publiques grecques, les analyses confirment « que la Grèce est tout à fait insolvable », selon les analystes de la division Wealth Management Research d’UBS.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISEDETTEGrece_UBS_prevoit_un_effacement_de_70_de_la_dette121020111410.asp

  43. Mercredi 12 octobre 2011 :

    L’Europe doit recapitaliser « d’urgence » ses banques (Barroso).

    Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a appelé mercredi l’Europe à recapitaliser « d’urgence » ses banques pour stopper la contagion de la crise de la dette, qui a désormais atteint une ampleur « systémique » menaçant de déstabiliser l’économie mondiale.

    Il faut « urgemment recapitaliser » les banques, a-t-il déclaré au Parlement européen.

    Concrètement, il a proposé de relever de manière temporaire à un niveau « beaucoup plus élevé » le niveau minimum de fonds propres « durs » demandé aux établissements, et d’interdire à ceux qui ne respectent pas ces critères de verser des dividendes et des primes.

    Il a exhorté l’Europe à agir pour faire face à « la menace de crise systémique qui est en train de se concrétiser » pour la zone euro, autrement dit une crise susceptible de déstabiliser le système économique et financier mondial.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISEDETTEL_Europe_doit_recapitaliser_d_urgence_ses_banques_Barroso121020111610.asp

  44. un sas pour les déchus de l’euro? : « Londres prône un Non-Euro Group comme contrepoids à la zone euro »
    « L’ex-ministre britannique des Affaires étrangères David Owen a proposé aux pays européens qui ne font pas partie de l’union monétaire de créer leur propre Non-Euro Group (NEG), qui serait un organisme clé de l’UE…
    ..
    De plus, ce projet permettrait de mettre en place un mécanisme de sortie de la zone euro en passant dans une autre union « sans perdre la face ». « Avec la création du NEG il serait possible de définir les droits et les obligations pour les non-membres de la zone euro, ainsi que d’éradiquer l’idée reçue en Europe selon laquelle les citoyens des pays qui ne font pas partie de la zone euro sont des citoyens de seconde zone » » (en gros, il propose de pérenniser les clauses d’exemption signées dans les traités (qui stipulent qu’à terme, c’est euro pour tous), c’est à dire une réforme des traités…c’est un jeu d’annonce et de patience, en fait l’UE. )

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