L'actualité de la crise : LE REGIME DE LA DOUBLE PEINE, par François Leclerc

Billet invité

Les dirigeants européens ne faillissent toujours pas à une tradition désormais fermement établie : ils ne réagissent que le nez sur l’obstacle, au dernier moment, pour adopter à chaque fois des mesures insuffisantes sur lesquelles ils doivent revenir. N’épiloguons pas !

Après avoir été niée sur tous les tons, y compris celui de l’outrage, la recapitalisation des banques est désormais admise comme inévitable – sauf par les Français, qui doivent avec les Belges démanteler Dexia – afin de leur permettre de faire face aux épreuves qui les attendent et pour lesquelles elles ne sont pas armées. Mais il est uniquement question de reproduire ce qui a été fait, avec le succès que l’on constate, lors de la chute de Lehman Brothers : la recapitalisation sera « coordonnée », nous dit-on, mais laissée au bon vouloir des autorités nationales… On s’attend donc à ce que de nouvelles miettes soient planquées sous les tapis.

La crise de Dexia, quant à elle, couvait depuis longtemps mais on avait tenté de la repousser autant que possible, en application de la seule véritable stratégie dont les dirigeants peuvent se prévaloir : gagner du temps. D’une manière ou d’une autre – en cours de discussion – cela va aboutir à ce que les Etats belge et français accordent leur garantie à une bad bank qui aurait du être crée depuis longtemps. En contradiction avec l’amaigrissement des engagements publics proclamé haut et fort.

Le chemin est ouvert pour l’application d’une double peine : renflouer les banques sur capitaux publics tout en diminuant les déficits. Calibrer dans les deux cas les choses à moitié, faute de pouvoir faire autrement, à ne pas choisir. Ne rien régler en conséquence, et faire durer le plaisir. Ils volent de victoire en victoire.

L’idée est de procéder si possible en trois temps : 1/ Finalement accorder aux Grecs le versement en suspens de la tranche de 8 milliards d’euros du prêt, dont la décision vient d’être à nouveau retardée. 2/ Renforcer les banques. 3/ Organiser ensuite le défaut de la Grèce, sur la base d’une décote de 50% de sa dette. En espérant avoir à s’en tenir là.

La dégradation de l’Italie par Moody’s vient pourtant de montrer que cela ne résoudra rien. Un mécano supplémentaire est bien en discussion por y faire face, mais Jean-Claude Trichet n’a pas attendu longtemps pour couper court à toute tentative d’implication de la BCE dans un montage financier destiné à élever une barrière financière empêchant l’Italie et l’Espagne de tomber dans le trou. Pas question, a-t-il asséné !

L’octroi d’une licence bancaire au Mécanisme européen de stabilité (MES) a été étudié, dont la mise en place prévue mi-2013 pourrait être avancée, mais il s’agit d’un plan sur la comète, car les événements devraient se précipiter. Ce montage suppose par ailleurs la participation de la BCE ; faute de cela, un autre sera nécessaire, plus osé, qui impliquera sans rémission les Allemands et les Français, et les menacera si les choses venaient à mal tourner. Le faire adopter n’est donc pas gagné, la pente reste toujours aussi glissante.

« La perspective que l’Europe puisse plonger à nouveau en récession apparaît plus probable », vient d’analyser Standard & Poor’s. Ben Bernanke, le président de la Fed, juge de son côté la reprise économique « proche de fléchir ». Il faut, dans ces circonstances, une forte dose d’ingénuité ou une sacré foi du charbonnier pour fonder sa politique, comme le font les socialistes, sur la reprise de la croissance qu’ils prétendent favoriser. Plus ils s’approchent du pouvoir, plus ils se réfugient eux aussi dans le déni ! Ne pouvant reconnaître dans ses fondements une crise qui appelle d’autres réponses que celles qu’ils sont prêts à fournir.

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190 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE REGIME DE LA DOUBLE PEINE, par François Leclerc »

  1. Voilà c’est fait nous venons d’entrer dans les dominos.
    Il faut maintenant mettre les dirigeants dehors.
    Créer un nouveau monde.

    1.  »Créer un nouveau monde »
      La première brique a été posé, la deuxième est au séchoir?
      Faudrait s’activer un peu l’hiver( froid et économique) approche sérieusement.
      On peut mettre en parallèle les analyses de la chute inéluctable du système et travailler davantage sur le nouveau monde et ne pas attendre  »d’avoir le nez sur l’obstacle »

    2. Analyse très intéressante des effets de Dexia
      par Eric Toussaint président CADTM
      Krach de Dexia : un effet domino en route dans l’UE ?
      http://www.cadtm.org/Krach-de-Dexia-un-effet-domino-en
      La conclusion de bon sens:

      Dans l’intérêt de l’écrasante majorité de la population, il est urgent d’exproprier les banques et de les mettre au service du bien commun en les nationalisant et en les plaçant sous le contrôle des travailleurs et des citoyens. Non seulement il faut se refuser à une quelconque indemnisation des grands actionnaires, mais il convient en outre de récupérer sur leur patrimoine global le coût de l’assainissement du système financier. Il s’agit également de répudier les créances illégitimes que les banques privées réclament aux pouvoirs publics. Il faut bien sûr adopter une série de mesures complémentaires : contrôle des mouvements de capitaux, interdiction de la spéculation, interdiction des transactions avec les paradis fiscaux et judiciaires, mise en place d’une fiscalité qui a pour objectif l’établissement de la justice sociale… Dans le cas de l’Union européenne, il convient d’abroger différents traités dont ceux de Maastricht et de Lisbonne. Il faut aussi modifier radicalement les statuts de la Banque centrale européenne. Alors que la crise n’a pas encore atteint son apogée, il est grand temps de prendre un tournant radical afin de donner une issue anticapitaliste aux convulsions bancaires et boursières.

      1. Article intelligent, mais 100% trotskiste ou Marxiste-Leniniste, au choix.
        On retourne direct au bon vieux temps de l’Union Sovietique …. bon courage.

      2. @ Pasquier

        Pourquoi toujours cette même rengaine de « retour » ? La barbe ! J’ m’en tape la brioche Pasquier ! Il nous faut créer notre avenir à partir des expériences passées et présentes. Pas faire un copié-collé d’un truc qui sent la poussière. Je suis pour un socialisme du XXIème siècle. Tout neuf ! Comprendes ?
        M’enfin !

        Papillon

  2. Les champions du retournement de la veste sont déjà en lice : Attali, Jouyet, Yama Rade, Kouchner, Stephane Richard tous ralliés au sarkozysme soutiennent à présent François Hollande. Ce sont les « repentis », et leurs rangs n’ont pas fini de grossir pour préserver leurs avantages.

    1. Les socialistes ne sont pas à la hauteur, comme le souligne encore François Leclerc, mais dimanche j’irai au charbon. Je ne voterai pas pour Hollande. Mon acte est peut-être dérisoire, mais pourquoi devrais-je par mon abstention participer à cette farce médiatique ? Une occasion nous est donnée de faire mentir les trop beaux sondages, utilisons-là.

      PS. ce que vous dites des intentions affichées de Rama Yade n’est pas exact.

      1. Franchement, Pierre-Yves, je voudrais te dire que participer au vote avant le vote, c’est participer à la farce.
        Tu inverses la réalité.

      2. Marlowe,

        A vrai dire je m’attendais à ta réaction.

        Ceci dit, ce n’est pas mon seul argument, j’ai exposé les autres dans le fil du billet « Les causes et les conséquences ».

      3. Ce n’est pas un retournement de veste,
        c’est une compréhension et fidélité au système.

        La bourgeoisie tente toujours d’avoir deux fers au feu, en France comme ailleurs.
        Quand elle a grillé un acteur, ici la droite (UMP et Sarko),
        elle met en scène la « gauche » dite d’alternance.

        Cette « gauche » PC-PG-PS jouera encore une fois son rôle
        de gardien des classes populaires au service du MEDEF,
        comme toujours et partout, sous Mitterrand ou Jospin en France,
        sous Zapatero, Socrates, Papandréou, etc ailleurs…

        Les primaires du PS, avec six acteurs, sont le premier acte
        de la comédie de boulevard écrite par la classe dirigeante, »Tout changer… »

        C’est avec les luttes, qui éclosent dans le mondecontre les banquiers,
        que la comédie prendra fin, mettant tous ces acteurs au rencard.
        En attendant, goûtons leur talent, et rions bien fort!

      1. Pourquoi avec 1000€ par mois ?? le RSA tout au plus…… puisqu’ils estiment que cela est décent, voire même carrément du profit. Qu’ils aillent donc visiter le bas de l’échelle !! un logement hlm ?? ben non …sdf….. qu’ils aillent également regretter d’avoir fermer les foyers d’urgence et fait sauter les budgets des associations caritatives. Bref qu’ils visitent pleinement ce qu’ils ont mis en place a grands renforts d’arguments économiques et de démagogie du social.

      2. En complément de la proposition de Marlowe, je propose de loger l’oligarchie dans des « zones de non droit » comme ils disent à la tv avec le RMI en fin de mois et la police pour les harceler tous les jours. Bien évidement les résidences actuelles de l’oligarchie seraient proposées aux habitants qui auront dû quitter leur logement pour faire de la place à nos « élites ».

  3. La vitesse des évènements ne leur laisse plus le temps de ne pas passer pour des incompétents.

    « Nos banque sont solides » Valérie Pecresse le 14/09/2011

    1. Il n’y a pas de rapport entre la situation de Dexia et celle des autres banques françaises, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse. Le 05/10/2011

      1. Si elle continue sur la même tendance, ce sera:
        26/10/11 « le système bancaire français n’est pas en faillite. »
        16/11/11 « Ne retirez pas votre argent de votre banque, il est garanti par l’état »
        07/12/11 « L’état n’est pas en faillite à cause des banques »
        28/12/11 « C’est la faute aux fonctionnaires, aux pauvres et aux Grecs si nous devons réduire les retraites, supprimer la sécurité sociale, baisser les salaires et augmenter vos impôts. »
        18/01/12 « Ce n’est pas civique de ne pas payer vos impôts supplémentaires sous prétexte que vous n’avez plus d’argent, bande de citoyens indignes ! »
        08/02/12 « Pitié, pas le bûcher, je n’ai fait qu’obéir aux ordres ! »

  4. J’ai entendu Eva Joly à la radio, et elle me semble en parfaite adéquation avec mon opinion sur les choix à faire pour améliorer la situation de notre pays, à tout point de vue !

      1. Si je puis me permettre un brin de prosélytisme politique, je rappellerais qu’il devrait (du moins je l’espère) y avoir, aux prochaines présidentielles, un candidat représentant le mouvement des objecteurs de croissance: Clément Wittman, sans doute:
        http://clementwittmann2012.fr/programme.htm
        Décroissance ou barbarie!

      2. Alors ça y est, ça recommence !…

        Il y en a deux (ou plus ?) qui ont quelques bonnes idées, mais les bonnes idées de l’un ne sont pas exactement les bonnes idées de l’autre, c’est « moi j’lai vue la première, la bonne idée », l’autre répond « mais moi la bonne idée, je la pousse encore plus loin que toi, na ! »

        Soyons bien clairs : je suis pour la non-croissance (et non pas pour la décroissance). Un enfant de cinq ans (comme ma fille, par exemple) comprend qu’on ne peut pas continuer à ponctionner de manière croissante, polluer de manière croissante une planète qui ne l’est pas, elle, croissante. Au passage, je rappelle l’existence de l’excellent livre de Tim Jackson, « Prospérité sans croissance ».

        Mais deux candidats remettant en cause la croissance, et qui vont faire à vue de nez à eux deux environ 8 ou 9 %… ça aussi ça porte un nom.

        Ca s’appelle du gaspillage.

    1. Tout comme les six acteurs de la comédie primaire
      « Tout changer…pour une gôche plus rien »,
      elle entend se mettre au service de l’alternance de sa majesté Capital.

      Encore et toujours, la classe dominante va chercher la « gôche »
      quand la droite est discréditée, et surtout dans la crise,
      quand il faudra freiner les ardeurs d’en finir avec la dictature du capital.

      Le moment de dire « Rideau » se rapproche.

      1. T’inquiète pas, Charlot, toi et moi faisons partie des 99%, nous ne sommes pas nés de la dernière pluie, et, qui sait, peut-être nous retrouverons-nous un jour derrière la même barricade?

    2. oui très convaincante avec de mots précis -un très bon vocabulaire et du concret-et on voit qu’elle a réfléchit avant de répondre-

    3. Éva, oui elle était convainquante sur France inter mais économiquement dans une impasse.

      Mais j’aime bien aussi le tit nicolas

      sa sincérité
      son respect des institutions et contre pouvoirs
      sa culture
      son esprit républicain
      ses engagements sociaux et humanistes
      ses compétences
      sa capacité à unir tous les français
      sa pédagogie
      sa vision de l’histoire
      son impartialité
      sa capacité à défendre le faible et pourfendre le fort
      son sens de la famille
      son combat contre le système financier et autre paradis fiscaux
      son sauvetage du monde
      sa défense des minorités
      les grandes qualitées morales de ses conseillés

      houla la!!! que c’est compliqué tout cela… Jean Luc, Éva, nicolas et tous les autres….
      puis je avoir des conseils?

  5. Rappel d’un communiqué datant du 23 juillet 2010

    Dexia meilleure que BNP,SG et CA

    PARIS (Reuters) – Dexia a annoncé vendredi avoir largement réussi les tests de résistance des banques européennes à des scénarios de dégradations économiques pires que prévu et à une nouvelle crise sur les dettes souveraines.

    Recapitalisée à hauteur de 6,4 milliards d’euros durant la crise financière par la France, la Belgique et le Luxembourg, Dexia a affiché un ratio Tier One de 10,9% dans un scénario « stressé ».

    La barre de 6% a été choisie par le Comité européen des contrôleurs bancaires (CESB) comme seuil de fonds propres suffisants et le minimum réglementaire est de 4%.

    Ce chiffre de 10,9% est le plus élevé des quatre autres banques françaises testées (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et le mutualiste BPCE.

    « En conclusion du stress test, il apparaît que Dexia n’aurait pas besoin de fonds propres supplémentaires pour résister au scénario ‘dégradé’ à deux ans du CEBS, y compris en cas de nouveau choc lié aux dettes souveraines » a indiqué la banque franco-belge dans un communiqué.

    L’organisme de surveillance européen a publié vendredi les résultats des 91 banques évaluées vendredi.

    _________________

    Oui,à la lecture de cet article vous devez être comme moi,les bras vous en tombe.
    Les stress test étaient bien entendu bidons,comme annoncé largement ici sur ce blog.

    1. Le dernier communiqué de presse concernant la seconde fournée des stress test, le 15 juillet 2011, il y a trois mois donc:
      Résultat du stress test 2011 à l’échelon de l’Union européenne : aucun besoin de levée de capital additionnel pour Dexia

      1. Ah mais vous n’aviez rien compris, les stress tests, c’était pour voir si la banque résistait à un stress supplémentaire en supposant qu’elle était saine au départ, ça n’empêchait pas du tout que la banque se casse la figure toute seule comme DSK dans son sofitel parce qu’elle était pourrie au départ.
        On n’est quand même pas allé soulever le couvercle avant de faire les tests (on ne tient pas à être asphysxié par les émanations toxiques)!

  6. Mais il est uniquement question de reproduire ce qui a été fait, avec le succès que l’on constate, lors de la chute de Lehman Brothers

    Comprendre iniquement ?

    1. Message perso. Philippe.
      J’ai commencé à rédiger ma méthode mais ai eu des occupations par ailleurs. Je n’oublie pas, néanmoins.

      1. Cool sympa, Yvan, sous entendu que j’en ai vraiment un besoin ardent, même pour comprendre du François Leclerc dans le texte ? 😉

      2. Phiphi.

        Il n’y a jamais de sous-entendu dans mes écrits. Car il faut une dose d’intelligence ET de malhonnêteté que je n’ai pas. On peut pas tout avoir.
        Ce qui ne m’empêche pas de manipuler simplement lorsque, au contraire, je détecte la malhonnêteté dans une manipulation de liber-t’à-rien.
        Là, je manipule par DEUX façons uniques qui sont l’attaque directe d’un sophisme et l’exposition du foutage de gueule de l’enfoiré qui veut tromper, et le double sens sur les propos libidinoeux (c’est nouveau ça vient de sortir plus ou moins fabriqué à partir de libidos. Un Grec obsédé par autre chose que l’argent. Ca arrivait à l’époque)
        Et demande aux anciens ici, tu auras la simple confirmation.

        Monsieur Leclerc est par contre, a mon avis, parfaitement compréhensible et parfois, vu ce qu’il expose… trop. Au vu des faits.
        Mais bon. Comme j’écris souvent, mieux vaut souffrir en regardant la réalité que de continuer à se faire avoir.
        Si tu as un avis différent, notes, je m’en moque. Malgré mon ouverture d’esprit. Et peut-être grâce, d’ailleurs.

      3. Pas de méprise Yvan, je ne voulais pas te froisser et si je le fis, c’est absolument involontaire, mille pardons…
        Je faisais juste un peu d’auto-dérision car je reconnais sans détour faire partie du club des « cultivés limités » et, ne m’en veux surtout pas, par ce côté « un peu farce » au sujet de FL, te remercie de ne pas m’avoir oublié au sujet ta proposition de méthode pour comprendre l’essentiel de PSDJ.
        Copains quand même ?

  7. Pour ceux qui minoreraient encore l’impact éminemment politique qu’a la BCE sur le quotidiens des citoyens européens, je recommande l’écoute de Francfort- Capitale du capital , reportage diffusé dans l’émission radiophonique de Daniel Mermet, Là bas si j’y suis sur France Inter.
    Épisode 1
    Épisode 2

  8. Je feuillette le blog depuis quelques temps, et bien que novice en matières économiques, il me semble que l’ensemble des analyses ici relèvent du bon sens et je les partage pour la plupart.

    Mais si désormais on connaît les mécanismes actuellememt à l’oeuvre, si on sait analyser et décrire les causes de l’effondrement, pourquoi est ce qu’on ne passe pas plus de temps à proposer une solution, ou autre chose ?

    Ne pouvant reconnaître dans ses fondements une crise qui appelle d’autres réponses que celles qu’ils sont prêts à fournir.

    Quelles seraient ces réponses ?

    1. De mon point de vue, si je connaissais les réponses à apporter et le nouveau système à mettre en place, je serais déjà dans la rue.

    2. La seule réponse, c’est de mettre fin à la dictature du capital,
      exproprier les expropriateurs, socialiser la production,
      autrement dit la mettre au service non des profits,
      mais des besoins de tous, dans les limites de la planète.

      – Mais c’est une révolution, mon brave !
      – Oui, monsieur, et de civilisation!

      Les premiers pas ont été rappelés ici:
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=29341#comment-235971

      1. Si on nationalisait les grandes surfaces? ça permettrait de renflouer les caisses de l’Etat, de sécuriser un approvisionnement , en faisant le choix d’un approvisionnement qualitatif( fini les poulets de merde ou les ouvre-boite qui ouvrent rien…c’est du vécu et ça fout les nerfs), de proximité …ect
        une idée comme ça…

      2. Ah! voili voilà, c’est-y-pas la dictature du prolétariat ceci celà ?
        Et Paul Jorion en est… C’est du joli tout ça.
        mettre fin à la dictature du capital, oui bien sûr, expropriez les expropriateurs, pour ? s’approprier de la production et la mettre au service des besoins, ah?
        Oui, mais pour qu’il y ait capital, il faut qu’il ait travail, et vice versa. Qui se chargera de l’exploitation des forces productives socialisées?
        Vous dites »au service des besoins et non des profits », mais c’est en générant des besoins (tous les besoins) que le capitaliste engrange du profit, ou quoi ?
        Le temps de la socialisation est terminée.

  9. Le principal problème, aujourd’hui, est d’une simplicité enfantine.

    Aider la Grèce, recapitaliser les banques, d’accord… mais AVEC QUOI ? Où trouver le fric ? En s’endettant, je veux dire en se « grècifiant » encore plus ?

    La quadrature du cercle, la fuite en avant infernale, qui expliquent l’impasse où se trouve le système. Et son asphyxie irréversible.

    1. Avec des prêts américains que bernanke promet dans son discours au soutien à l’économie (pas un QE3, mais presque) prononcé hier…
      Ça fait des mois que je soutiens cette théorie et elle s’est en partiellement vérifiée en août après l’accord des 5 banques centrales…
      Le but est que l’europe devienne débitrice, solidaire et indivisée des USA

      1. Hé oui, pas question que les investissements ne puissent se réfugier autre part que dans la dette US, alors il faut plomber l’Europe mais juste ce qu’il faut pour en prendre le contrôle à moindre coût.
        C’est la seule solution pour les Ricains, faire revenir assez de capitaux.

      2. je ne suis pas sûre que le peuple des USAs soit tellement content, lui aussi, il semblerait que cela râle pas mal de partout

    2. « Où trouver le fric? » C’est avant-tout un problème de création de richesses. Et il semblerait que, à ce niveau, nous ne soyons pas « sortis de l’auberge »…

      Autre point: sans tomber dans le catastrophisme, je ne m’interroge plus à savoir si la « stratégie » tenue n’a pas comme but, d’un point de vu « franco-français », de tenir autant que possible, jusqu’aux élections?

      Je rejoins la conclusion de FL, concernant le principal parti d’opposition actuel. Ce qui n’est pas donner pour autant un blanc seing au parti au pouvoir, vu ce que je viens de dire. Je ne parlerais même pas du FN.

      La réponse à tout ça viendra des choix de l’Allemagne – vu son poids, à plus d’un titre -. Où sont donc ses intérêts, ultimes, dans toute cette affaire? Elle a , elle, les moyens d’une vision à long terme. La réponse est à l’internationale.

      1. dans ma logique, le principe serait de le prendre dans les poches de ceux qui en ont vraiment trop, plutôt que de vouloir gratter le budget de ceux qui peinent déjà à la fin du mois, mais bon, les maîtres de l’économie du moment ne pensent pas comme moi,
        (les féodalités financières ….)

      2. Où trouver le fric

        Oui, pourquoi chercher ce qu’il n’y a pas quand pour le trouver il faut se rendre esclave d’une dette qui fout en l’air les objectifs espérés.
        pourquoi chercher une chose qui du fait même que tu la cherche te défini comme un serf, taillable et corvéable.

        il faut supprimer l’argent et tout ce système financier qui ne sert que ceux qui le possèdent déjà.

      3. @ Bruno

        « avant-tout un problème de création de richesses »

        Qu’appelez-vous « création de richesses » ? De quelles « richesses » parlez-vous ?

        S’il s’agit d’augmenter encore artificiellement le montant des engagements financiers mondiaux, ce qu’on appelle aussi le crédit, je vous signale que c’est l’implosion de ce dernier qui nous conduit tout droit vers la Grande perdition.

        Alors en rajouter, vraiment ?

      4. @ Cécile

        Le but, c’est de diminuer en proportion l’endettement par rapport à la richesse créée.

        En ce qui concerne l’équité côté redistribution, il n’est pas évident que l’on soit « au top » (je dirais même l’inverse), ceci depuis déjà un bon nombre d’années.

        @ Le Yéti

        Bien d’accord avec vous: il y a valeur ajoutée et valeur ajoutée! quoi de comparable entre ce dont vous parlez, construire une voiture, du consulting, construire un pont, ou des immeubles (vendus à des prix de « bulle »…)?

        Le but n’est pas d’en créer de l’artificielle, mais de la réelle (en particulier de par l’innovation technologique).

        Si peut importait l’origine de la « valeur ajoutée », il suffirait par exemple d’employer 3 millions de fonctionnaires d’un seul coup pour que tout aille pour le mieux (la masse salariale des fonctionnaires est incluse dans le PIB/PNB). Une absurdité.

        C’est avant tout un choix politique, et nous avons les politiciens que nous méritons.

    3. Ceci dit, la Grèce n’est pas un pays pauvre.
      Il y a beaucoup de richesses, plutôt que de privatiser à tour de bras, baisser de 20 % les salaires et enfoncer le pays dans le but inavoué de faire payer aux peuples (grec et européens) ce que les privilégiés ne veulent pas lâcher, il faut que ce pays entame une profonde réforme fiscale, établisse un cadastre, que les armateurs et l’Eglise orthodoxe soient mis à contribution. Sans parler des dépenses militaires.
      Sur ce terrain le silence de la troïka est assourdissant car ce serait pour elle renier toute son idélogie néo-libérale.

      1. Je pense qu’il serait plus juste de dire culte de la profitation (élevé comme le principe gestionnaire de toute l’économie)

      2. Tout à fait d’accord avec vous. La Grèce n’est pas un pays pauvre, mais un pays appauvri par les gougnafiers de la mafia financière international.

      3. @Pierre-Yves D.
        « Sur ce terrain le silence de la troïka est assourdissant car ce serait pour elle renier toute son idéologie néo-libérale. »
        Bien vu.

  10. Voici un extrait de Nicolas Bouzou, jeune économiste libéral à la mode, dans Le Monde aujourd’hui (« La crise de confiance envers Dexia peut la mettre au tapis »)

    Il y a des débats entre les libéraux. On voit ici que les actionnaires de Dexia en place préfèrent l’option de l’intervention de l’Etat, de préférence à d’autres apports en capital, pour la raison que ces derniers dilueraient leur pouvoir. Les salauds… Mais c’est bien sûr ! 🙂

    « En revanche, je pense que le système bancaire est dans son ensemble sous-capitalisé et il est certain que l’Etat n’a pas les moyens de renflouer toutes les banques sauf, mais c’est politiquement délicat, à créer un prélèvement obligatoire à cet effet. Il va donc falloir que les banques trouvent des actionnaires à l’étranger, et ils seront plus en Chine ou aux Emirats qu’en Angleterre… Les actionnaires des banques ne vont pas apprécier car cela diluera leur pouvoir, mais tôt ou tard il va falloir que les politiques tapent du poing sur la table : ce n’est pas à l’Etat de sauver les banques. »

  11. « S’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème » Nos politiques ont fait leur ce proverbe Shadock ils le suivent a la lettre. Pourtant il y a des solutions et donc des problèmes… mais il faudrait que les détenteurs de dettes d’état fassent le deuil de leur placement c’est tout, perso une annulation des dettes d’état et une reprise en main de la création monétaire par chaque pays( usa y compris) je pense que ca aurait de la gueule vous ne trouvez pas?Et ne me dites pas que ca mettrait en faillite les banques elle ont prit des risques elles ont perdu , ca fait partie des joies de l’investissement il faut juste garantir les dépots.

  12. En parlant de récession américaine :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/10/05/washington-previent-ses-allies-que-les-coupes-budgetaires-du-pentagone-affecteront-l-otan_1582367_3222.html
    « M. Panetta. Mais il a prévenu que si le Congrès ne trouvaient pas de nouvelles économies à faire d’ici à la fin de l’année, le budget du Pentagone pourrait « faire face à des coupes supplémentaires qui seraient dévastatrices pour notre sécurité nationale comme pour la votre ». Ce budget devrait s’élever à près de 700 milliards de dollars en 2012, représentant environ 40 % des dépenses militaires mondiales. »
    Soit : « les gars, va falloir mettre la main à la poche si vous voulez qu’on puisse continuer à dominer le boxon. »

    Des nouvelles d’une « kinoumanque » (ancienne kinoument) :
    http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-FMI-appelle-la-zone-euro-a-ne-pas-tuer-la-croissance-_6346-1996736-fils-tous_filDMA.Htm
    « «Vouloir atteindre des cibles chiffrées en matière de déficit ne doit pas se faire au risque d’une contraction à grande échelle de l’activité économique» »

    Et là, tout de même, va falloir qu’ils nous expliquent leur éventuelle « solution ». Surtout que la privatisation intégrale d’un pays a bien montré ses limites. (US)
    Ou alors, ils sont restés coincés à cette optique et, chose qui pourrait être marrante, transformer un pays en une seule et unique « entreprise » au service des actionnaires amènerait quoi, pour vous…??

    1. Léon Panetta. Boss de la CIA nommé par Obama en janvier 2009. Six mois plus tard coup d’état au Honduras… Deux ans plus tard succède a Robert Gates a la défense. Six mois plus tard, ce sera Noël!… Merry crisis and happy new fear!…

  13. « mais tôt ou tard il va falloir que les politiques tapent du poing sur la table : ce n’est pas à l’Etat de sauver les banques »

    Le chien ne mords pas la main qui le nourris, par contre le peuple quand il atteins ses dernières limites se comporte comme le pire des chiens. (Louis XVI sans souvient encore !!!)

    1. Il s’en souvient? Comment fait-il alors que je me suis laissé dire qu’il n’avait plus toute sa tête?

    2. C’est plus pernicieux ! L’Etat est un paravent ! Les politiques savent entre eux ce qui va se passer. Il s’agit d’un plan et d’une stratégie programmés de destruction dans leurs seuls intérêts et de leurs familles. La mondialisation et privatisation est un plan de déstabilisation générale de la personne, de la famille, de l’entreprise et de toutes les institutions afin d’enclencher un conflit mondial généralisé. Tous contre tous. Créer le chaos pour au bon moment instaurer le régime qui leur conviendra. Préserver coûte que coûte et d’une autre manière, leurs intérêts. Ces gens-là ont des villas très sécurisées, des réseaux secrets des moyens de fuite imminents prêts à quitter provisoirement la Terre…Toutes les mesures anti-populaires ont été prises pour provoquer ces révoltes. La population saura-t-elle réagir à temps de manière pacifique. Le Retour au Sacré sans la Violence, tel est le véritable enjeu !. Seules les énergies-informations Divines sont capables d’intervenir en chacun ! « Ils ne sont pas entrés dans le Royaume et ont empêchés d’y entrés ». Voilà l’oeuvre satanique des chiens !

  14. Les politiques sont des traitres, à la solde des financiers et des banquiers.
    Ils sont leurs marionnettes.
    Nous vivons dans une ploutocratie à la Berlusconi (bling-bling et partouzes)
    Je vote Mélenchon.
    Le seul à vouloir faire payer ceux qui ont joué et laisser la faillite comme seule solution à ceux qui ont perdu.
    Le seul à vouloir mettre les banques centrales au service des États et non du Marché.
    Le seul qui aille contre la clique du « fric à ne rien faire ».
    Un prochain Kennedy ?

      1. Mélanchon contre Kennedy qui voulait détruire la fed en 1960 et contre la guerre au Vietnam. on sait ce qui est arrivé. vous voulez sa mort a Mélanchon?

      2. que du bien.
        sauf que, quand on s’élève contre les intérêts des puissants (et de leurs valets), l’assassinat n’est pas loin (surtout au prix des balles)

    1. Tous pourri a part un soixante-huitard grincheux…
      Soyons serieux.

      La seule personne politique qui est fait quoi que se soit de concret contre la corruption, elle Eva Joly que je sache.

      Les autres font seulement des beaux discours.

      Il faut regarder les faits, pas les paroles. Ca devient souvent plus clair

    2. Regardons juste quelques points du programme du Flan de Gauche…

      – Pas de réquisition des banques et assurances pour créer un monopole public en charge de l’investissement utile et coupant certains circuits de la spéculation. Juste un pôle public (Caisse des dépôts, banque postale…) à côté du secteur bancaire et assurantiel privé. C’est toujours celui-ci qui fera la loi, comme avec les « nationalisations » de l’idôle Mitterand…
      – question de l’indemnisation des gros actionnaires même pas posée alors que cette indemnisation des actionnaires lors des privatisations de 1982 a joué un rôle essentiel dans l’amorce de l’endettement public.
      – seul secteur d’activité promis à la création d’un secteur public est celui de l’énergie mais l’expropriation des gros actionnaires de Total ou de GDF Suez n’est pas évoquée.
      – dette: pas d’ annulation.mais rééchelonnement d’une partie, dont on a vu les effets en Amérique du Sud avec le plan Brady.

      Conclusion: eau tiède teintée d’une pointe de nostalgie
      pour le capitalisme mixte des trente Glorieuses,
      parfaitement compatible avec des ministres partageant la soupe du PS.
      Un Kennedy mais en infirmier des soins palliatifs du capitalisme agonisant…

      1. @ Nicks
        Le rôle attribué par la bourgeoisie au Flan de Gauche du PS est double
        – détourner les luttes vers les urnes,
        les détourner du tous ensemble, de la grève générale,
        comme PC et cie l’ont tojours fait, de Mai 68 à la lutte pour les retraites par exemple.
        – prendre le manche quand le camp de droite est usé,
        car cette gauche respectueuse, modèle Mitterrand, est plus à même
        de faire avaler la régression inscrite dans la crise.
        C’est ce qui risque de se vérifier.
        Le changement et la vie sont ailleurs.

      2. @Charles

        Mais non, vous avez peur que les gens ne souhaitent que démarrer un nouveau cycle plus clément, ce qui sera de toutes façons, l’unique résultat d’une révolution et ce sera déjà pas mal (et vous vous en féliciterez en grognant par habitude sur l’Etat, qui vous permettra de vieillir tranquille). Nous ne sommes pas en 1981. La gauche ne peut pas se contenter d’accompagner le libéralisme, puisque le chemin est terminé. Si une gauche revenue au pouvoir se contentait de dire qu’elle ne peut rien faire (mais avec compassion tout de même), alors je pense que les citoyens se mobiliseront. Le capitalisme lui, survivra. Ce qui m’importe est qu’on puisse à nouveau le structurer fermement. Quand à son tour cette structure aura été usée, hé bien nos descendants se chargeront de refixer les boulons.

        En attendant, je voterai Mélenchon parce qu’il n’y a strictement rien à perdre…

  15. Il faut reconnaître que les zautorités UE sont tout à fait constantes, dans l’arrogance incapble, le déni servile et la goinfrerie perpétuelle au niveau personnel – voir notamment le salaire du dénommé Tichet, sa demeure de fonction, ses indemnités diverses pour enfants, maladie, etc, ainsi que ceux de ses compères directeurs de la BCE, par exemple.

    Tout cela est voulu. On nous mène dans le mur, dans la misère et la résignation à toute vapeur. Que les « véhicules spéciaux » pour regonfler de nouveau les banques soient à terme inopérants, puisque le système de captation spéculative des marchés financiers est inchangé, c’est une évidence pour un enfant de CP. Donc, Trichet et la cohorte des responsables UE agissent en connaissance de cause.

    Quel est le but, au-delà d’une incarnation de la « stratégie du choc », c’est-à-dire profiter de l’affaiblissent créé par des plans d’ajustement structurels qu’on nous impose à répétition et de la sidération des peuples devant la misère qui frappe soudain à la porte et des filets sociaux retirés par des canailles tricolores ?…

    Il paraît que entre la récession et la concurrence des pays émergents, le capitalisme WASP et catholique chez nous a vu définitivement baisser le taux de profit. Il me semble qu’Harribey l’a souligné dans le monde Diplomatique, à travers sa controverse avec Lordon, reprenant ainsi la prédiction donnée initialement par Marx.

    Faut-il penser que, conscient de cette limite, les dirigeants escomptent, dans les deux ou trois ans qui viennent, des poussées nationalistes suintant des peuples à bout, pour nous refaire le drame d’il y 100 ans, puis celui d’il y a 70 ans, nous lancer dans une nouvelle guerre qu’il prendraient soin de ne pas nucléariser, ou à doses homéopathiques, sans craindre de hausser puissamment le curseur des tueries ?…

    Faut-il penser, François Leclerc que les dirigeants, tous pays confondus de l’UE ne sont définitivement pas assez fous pour asseoir un capitalisme renaissant sur le taux de perte qu’engendrerait un tel scénario ?…

  16. Quand l’Allemagne lance un emprunt à 3 mois, elle doit payer un taux d’intérêt de 0,300 % environ.

    Mercredi 5 octobre 2011, la France a lancé un emprunt à 3 mois : la France a dû payer un taux d’intérêt de 0,340 %. Les taux sont en baisse par rapport à la précédente émission.

    Et le Portugal ?

    Mercredi 5 octobre 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de … 4,972 % ! Les taux sont en hausse par rapport à la précédente émission.

    http://www.romandie.com/news/n/BONDSLe_Portugal_emprunte_722_mio_EUR_a_trois_mois_taux_en_legere_hausse051020111310.asp

    Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux qui augmentent.

    Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

    Le soi-disant « Fonds Européen de Stabilisation » ne stabilise rien du tout.

    Et les soi-disant « plans de sauvetage » ne rassurent pas du tout les investisseurs internationaux.

    1. Dites, quelqu’un pourrait-il mettre en musique cette perpétuelle litanie de BA ? Façon triste, désespérée. Le titre serait : « Plus les jours passent… ».

      1. Le problème de BA , c’est que , s’il a tort , il s’exprime pour ne rien dire , et que , s’il a raison , il n’aura plus rien à dire .

      2. je suis très attentive aux messages de BA, et même plus j’apprécie ses messages
        (elle a un bon tempéremment, elle n’est pas trop suceptible,
        mais vu que moi, je n’aime pas trop cette manière de la charrier pour le plaisir de la charrier
        donc désolée mais oh là là, -là, là, là – las, las

    2. Eurékasantéconomie.
      En Chine, me dit-on, lorsqu’on est en bonne santé et que l’on rend visite à son médecin, c’est tarif plein pot. Mais lorsqu’on est malade c’est gratuit et c’est au soignant de faire preuve de son efficacité.
      Ce principe devrait être appliqué aussi en économie. Les pays devraient emprunter à des taux leur permettant de s’acquitter sans difficultés de leurs dettes, plus élevés lorsqu’ils sont en bonne santé financière, mini lorsqu’ils sont en difficultés.
      Un monde autre. Avec plus de cigales que de fourmis. Peut-être.

    1. Il faut prendre pou cela l’image d’un ballon descendant un escalier: il descend inéxorablement en donnant parfois l’illusion de remonter lors des rebonds.

  17. Pour les « socialiste » : LE REGIME DE LA DOUBLE PEINE, ET DU DOUBLE LANGAGE
    En 2010, entre juin et septembre, un débat s’est déroulé à l’Assemblée nationale sur la séparation des banques de dépôt et des banques d’investissement.
    Le porte parole du Groupe socialiste s’appelait Pierre-Alain Muet ……
    Mais il expliquait : « Je précise que nous proposons la séparation des activités, non pas la séparation des banques, car même le président américain ne propose pas de revenir à un Glass Steagall Act tel qu’il existait aux Etats-Unis. »
    Le secteur affaires de BNP-Paribas à Baudoin Prot et le secteur des dépôts et des crédits à Prot Baudoin……..

      1. et des gogos à faire rêver qu’on rase gratis dans le paradi terrestre du grand capitalisme, qui est si bon, si bien, si démocratique et tout et tout

  18. http://plus.lefigaro.fr/article/dexia-le-debat-enfle-sur-les-consequences-dun-soutien-20111005-563116/commentaires

    Par exemple :

    Quand vous empruntez à votre banque, une grande part de la différence entre le taux d’intérêts qu’elle vous demande et celui auquel elle emprunte elle même est constitué par « la rémunération du risque ».
    Ce principe est la base de l’argumentaire libéral:
    Un investisseur prend des risques et doit être rémunéré pour cela.
    Vous comprenez que ce principe fondamental explose lorsqu’il n’y a plus de risque.
    C’est le cas ici, nous, les 99% de la population, assurons la totalité du risque.
    C’est vrai pour Dexia mais aussi pour les autres banques, on a déjà fait cela pour le crédit Lyonnais, vous vous rappelez?
    Cela rend encore plus abject les rémunérations obscènes des banquiers, pourquoi sont ils rémunérés s’il n’y a plus de risque.
    Vous voyez à quel point cela remet en cause l’essence même des « théories » libérales ?

    1. De toutes manières cette « rémunération du risque », même si le risque était réel, est par définition l’acceptation de la loi du plus fort et du plus gros. En effet, il est évident que les plus gros peuvent assumer plus de risque: ils jouent en effet avec de l’argent dont ils n’ont pas vraiment besoin. Donc cette « rémunération du risque » a pour effet mécanique la concentration du patrimoine.

    2. @.Lisztfr
      Bien vu en effet une partie des interret est censée rémunérer le risque pris par l’investisseur mais quand c’est le bon peuple qui paye tout pourquoi rémunérer le risque surtout qu’il est majoré pour permettre la grasse rémunéation des banques.Les banques ont pris le pouvoir pendant que le bon peuple faisait des heures sup pour payer ses crédits avec la complicité des politiques qui n’ont qu’une très vague idée de ce que c’est que de mériter sa paye.

    3. Ce Qu’il Faut Déduire : Rémunérer le risque n’est que sémantique pour déguiser le fait de la spéculation, (gagner du pognon sans rien avoir produit), autre mot lui aussi, mais plus vulgaire aux yeux des gogos que nous sommes

      1. je pense que c’est pas si facile d’être un bon banquier, mais que là, non ils sont nuls, c’est pourquoi nous ne sommes pas très contents
        (c’est idem de notre président

    1. Ca fait plaisir de voir les israèliens eux-même manifester contre ce gouvernement qui les gouverne et dont on n’a rien le droit de dire ni de critiquer sans risquer de se faire traiter d’antisémite, cela même fusse-t-on d’origine juive, mais juif laic avec un nom de consonnance juive ou quand bien même juif pratiquant
      Merci à ces israéliens qui manifestent, en même temps qu’aux Etats Unis ça manifeste, qu’en Grèce ça manifeste encore, c’est bien de dire que nous sommes nombreux en ce vaste monde à être mécontents, si nous étions encore plus nombreux,
      -il me semble que ce n’est qu’un début-
      cela inciterait peut-être nos élites à réfléchir autrement
      -sinon je ne vois pas, mais peut-être c’est simplement qu’ils sont tellement au dessus de nous, à tellement planer, qu’ils en sont suicidaires
      (on n’est plus en 1940, l’huanité n’a plus les moyens de se payer une guerre, elle n’y survivra pas
      hors s’il me semble, de la marche au pas cadencé imposé de la loi du marché au monde : la seule chose que nous ne savons, ni ne pouvons, ni n’osons pas trop, ni tellement faire c’est partager

  19. Mercredi 5 octobre 2011 :

    Une majorité d’Allemands en faveur d’un retour au deutsche mark.

    Plus d’un Allemand sur deux (54 %) souhaite le retour du deutsche mark comme monnaie de paiement alors que la zone euro traverse une crise sans précédent, selon un sondage pour le magazine Stern publié mercredi.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111005trib000654264/une-majorite-d-allemands-en-faveur-d-un-retour-au-deutsche-mark.html

  20. Arrêtez de regarder les indices boursiers, en particulier US ; ils sont manipulés par la Fed, de même que cette dernière manipule les cours du pétrole brut américain (aucune raison objective d’avoir 30$ d’écart entre le Brent et le WTI).

    Se focaliser sur les indices c’est hurler avec les loups.

    On s’approche inexorablement de Thanksgiving où les coupes budgétaires US doivent être approuvées, et mon petit doigt me dit qu’on va remettre 100$ dans le nourrain, car les dissensions Democrates/Républicains se cristallisent encore ces derniers jours, et le mouvement des 99% va mettre encore un peu de pression là dessus.

    Je crois qu’entre l’Europe et les USA c’est la course à la falaise à qui sautera le premier, les anglo saxons ayant un avantage de taille : leurs money markets et leurs infrastructures financières, véritables machines de guerre contre l’Europe. Mais j’ai la faiblesse de croire que les grands déséquilibres sont plus chez eux que chez nous (bien qu’on soit peu brillants)…

    1. le jeu se joue entre les élites friquées, qui à vrai dire s’il me semble, ne concernent pas tant que ça, sauf que que ne feraient-elles pas pour nous diviser
      (la guerre, c’est des gens qui se connaissent

  21. ‘Occupy Wall Street’ protests spread across US .

    http://www.youtube.com/watch?v=uI9iOdUBLwg&feature=player_embedded#!

    http://www.youtube.com/watch?v=tFz1VVXsWRU&feature=player_embedded#!

    Le président de la banque centrale américaine, Ben Bernanke, et le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, ont déclaré mardi 4 octobre qu’ils comprenaient l’exaspération exprimée par nombre d’Américains vis-à-vis de Wall Street. « D’une manière générale, les gens sont assez mécontents de l’état de l’économie et de ce qui se passe », a déclaré M. Bernanke à propos des manifestations qui durent depuis la mi-septembre à New York.

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/10/05/bernanke-et-geithner-comprennent-l-exasperation-des-anti-wall-street_1582289_3222.html

  22.  » Aveuglement stupéfiant », « inquiétant déni de réalité », « capitalisme financier aussi stupide que coupable »: à propos de Dexia, l’éditorialiste du Monde ne mâche pas ses mots! Je suis stupéfait! J’avais l’habitude d’un ton plus feutré! Cette fois on dirait bien que des masques tombent, que quelque chose est en train de bouger:

    Désastre bancaire et bûcher des vanités
    Editorial du « Monde » | | 05.10.11 | 13h28 • Mis à jour le 05.10.11 | 14h44

    « Vingt ans après le Crédit lyonnais, la France connaît donc son deuxième désastre bancaire. Les 6 milliards d’euros engloutis en 2008 dans le sauvetage public de Dexia l’ont été en pure perte. Etats et banques centrales sont à nouveau à son chevet pour organiser tant bien que mal une faillite ordonnée, plongeant salariés, collectivités locales et petits actionnaires dans l’inconnu.
    La crise financière actuelle a eu raison des belles paroles que tenait encore, en avril, Pierre Mariani, le patron de Dexia : « Nous avons retrouvé notre pleine autonomie de financement, attestant de la solidité des progrès accomplis en termes de structure financière. »
    En juillet, Dexia passait haut la main les « stress-tests », pour annoncer, en août, un retour aux bénéfices dès le troisième trimestre !
    Cet aveuglement stupéfiant – ou cet inquiétant déni de réalité – ne constitue que l’épilogue d’une improbable fuite en avant qui débute il y a deux décennies.

    […]

    Après une privatisation improbable, un déficit de surveillance évident et un manque de courage politique en 2008, l’histoire de Dexia peut se résumer à la chronique d’une mort annoncée. Comme le symbole d’un capitalisme financier aussi cupide que coupable. »

    1. Il faudrait sans doute que la justice s’en mêle, et vérifie (comme déjà suggéré par P. Jorion dans le passé) que toutes ces déclarations matamoresques n’étaient pas destinées à pouvoir vider la caisse dans des conditions pas trop défavorables. Mais je n’ai pas d’infos ou de données permettant de vérifier si vidage de caisse il y a eu, ou si c’était simplement de la stupidité et du déni à l’état pur.

    1. et c’est pour ça qu’ils vont reculer ???
      (qu’est-ce qu’on en sait : il a déjà fallu deux guerres,

  23. Bonjour à tous,

    Comme c’est la première fois que je commente sur ce blog j’en profite pour tous vous féliciter rédacteurs comme lecteurs, pour cet endroit très instructif et dynamique. J’apprends beaucoup ici notamment à travers les liens.

    J’en viens à ma question, de novice certainement mais bon:
    Ne serait ce pas un bien si Dexia disparaissait tout simplement? Je sais que ce n’est pas aussi simple, mais étant donné qu’elle est spécialisée dans le prêt aux collectivités locales, si elle disparaissait, on pourrait se dire que la dette de ces dites collectivités disparaîtrait avec non? Je pense qu’il y aura certainement possibilité pour ses créanciers de récupérer ses créances justement auprès des collectivités locales, mais ne serait ce pas le moment d’effacer une partie de la dette? Et quelles conséquence est ce que cela aurait?

    1. MB, moi aussi suis assez novice, mais je tente une réponse, on me corrigera si nécessaire :
      Annuler la dette signifierait demander aux épargnants de cette banque de s’assoir sur une partie de leurs économies. car c’est bien l’argent déposé dans les banques qui est prêté (au taux de fractionnement près). Seriez-vous prêt à cela vous-mêmes en tant que client de Dexia ?
      Par contre, en profiter pour renégocier tous ces taux d’intérêts sans queue ni tête, basés sur taux de changes et autres, pourraient peut être eux, être revus et assainis, sans toucher au capital. Ainsi, de mon point de vue, le capital des épargnant serait préservé, mais ils devrait assumer une perte de rentabilité, ce qui me semblerait normal. La banque elle même assumerait ses pertes.

      Suis-je dans le vrai ?
      Merci.

      1. Merci de ta réponse.

        Il y a 2 ans la France injectait 2 milliards d’euros dans cette banque. N’aurait il pas mieux valu se servir de ces deux milliards pour garantir les épargnants et solder les comptes? Bon c’est sûr je dérive.
        En fait, en cas de faillite de notre banque nous sommes, je crois, garantis à hauteur de 100 000 euros par l’état. Il serait peut être intéressant de voir a combien s’élèvent les épargnes dans cette banque et les créances en cours des collectivités.

      2. Ce n’est pas tant le problème des petits épargnants qui inquiète les décideurs, c’est surtout ce que cette banqueroute entraînerait comme perte aux « grands investisseurs » sans lesquels, nous dit ont, toute vie terrestre est impossible…

      3. il y a déjà des années les retraités anglais sont aller jusqu’à manifester nus pour exprimer combien ils avaient été dépouillés de toute une vie d’économie,
        les grecs manifestent, je ne sais pas trop sinon que la TVA basique est à 23 % voire plus, je ne sais pas si aussi le pain mais le PQ c’est sûre, et tout le savon -lessive, liquede vaiselle, shampoing
        (j’ai compris qu’elle était à 11% autour de l’année dernière, après une première augmentation, les grecs avaient manifesté )
        mais en vérité tous ces gens très sérieux, la BCE, la Fed, le FMI, Barroso, Obama, Sarkosy et co
        est-ce qu’ils en ont braire ou est-ce qu’ils s’en foutent carrément complètement de nous, je ne sais pas,
        (je suis assez d’accord pour une démission du président ou gouvernement grec, -sont-ils eux-même vendus, sinon achetés, je ne sais pas
        mais les politiques en postes me semblent très très vassalisés et carrément manquants de courage

    2. J’espère que je ne dit pas trop d’ânerie mais : si un établissement bancaire dépose le bilan, ses biens son liquidés, c’est à dire, ses filiales sont vendues ainsi que ses actifs immobiliers et surtout ses créances qui valent encore de l’argent (les prêts ne sont donc pas annulés mais vendues). De cette manière, les créanciers de cette banques sont remboursées dans l’ordre : L’état, les salariés puis les clients et fournisseurs.

      Donc non cela ne serait pas un bien, les dettes seraient toujours dues et les épargnants pourraient perdre une partie de leur argent…

      1. Dexia est un cas particulier : ce sont les communes et collectivités qui ont acheté des parts du capital. En cas de faillite ces communes perdent ce qu’elles y ont mit et un dividende important pour elles (15%/an !).
        Mais les actifs d’une banque faillie sont toujours reprit, inutile d’espérer cesser de payer.

      2. je ne suis pas top en économie, mais la faillite, je sais, mon père a fait faillite, c’était une petite scierie, avec l’indépendance de l’algérie l’algérie à décider de scier son bois, les grosses scieries françaises qui scieait le bois d’Algérie se sont subitement mis à scier du bois français, elles ont jouer le prix du bois pour couler un max de petite scierie, elles ont produit une hécatombe de faillite de scierie, dont celle de mon père
        je témoigne pour dire que lors de sa faillite
        -ceux qui lui devaient de l’argent, ne l’ont jamais payé, aucun juge ne s’en est occupé
        -ceux-là à qui il devait de l’argent l’ont fait chier, tous, même pour un fifrelin, là les juges étaient là,
        mais s’occuper des grosses scieries qui sciaient le bois de l’Algérie, comme si les algériens ne savaient pas seulement scier leur bois, puis subitement quand leur bon plan a été perdu se sont retourner pour couler avec la même férocité, le même appat du gain contre leur propres compatriotes, alors qu’avant elles s’afficahaient super-bleu-blanc-rouge et co
        (-cela cependant que mon père il avait ses copains d’école qui bossaient dans sa scierie, il ne pouvait pas humainement les lacher du jour au lendemain, à l’époque à la campagne, c’était surtout un seule salaire dans chaque famille, il allait les mettre dehors, il ne l’a pas fait, il a scier de plus en plus fin pour préserver le travail, il est passé de la charpente à la cagette, et même ça n’a pas suffit il a coulé-)
        Bref, ces gros pour qui l’Etat bataillent, donc qui coutent en guerre, pour finalement n’en rester qu’à leur propre profit, tout ça c’est passer à plus de quinze milles au-dessus de la justice, car la justice s’en fout, pour moi, c’est immoral, mais en démocratie, il n’y a rien à en redire, c’est légitime et c’est légal alors que et pourtant ???
        (combien en a couté la guerre d’Algérie, pour soutenir des assoiffer de profit

  24. Un des avantages de la primaire socialiste en tant que pseudo pré-pésidentielle , c’est qu’elle fait apparaître dans les interpellations de bons sujets de choix pour le vrai combat de dans 6 mois .

    Monsieur Leclerc , j’espère que nous aurons alors l’interpellation économique, telle que vous la posez en partie aujourd’hui , à trancher au travers des réponses des candidats .Car c’est au travers de cette réponse particulière là que l’on pourra accorder du sens et du crédit à leurs autres réponses sur l’ environnement , l’énergie , la sécurité publique , la solidarité sociale , l’emploi ,l’éducation ,la fiscalité , la place de la France , l’Europe .

    A moins , comme c’est possible que l’histoire n’accélère encore son cours , et qu’il n’y ait plus rien à trancher , par KO .

    Reste à savoir qui sera KO ou à l’agonie .

      1. Si les peuple son Ko le capitalisme a du mouron a se faire c’est la base du système si la base disparait tous peut arriver

      2. le capitalisme s’en fout,
        il vend les armes de guerres, les blindages magnétiques, les barrières électroniques, et co
        il est en bonne place sur le marché de la sécurité et du mercenariat, celui de la privatisation des prisons et co
        il faut arrêter de rêver, le capitalisme absurde qui sévit actuellement ne va pas tomber comme ça, c’est à nous de lui retourner qu’il est absurde et sans lendemain

    1. Pour prolonger ce que vous dites, je pense que dans les situation de crise, ce qui en temps normal est considéré comme détail négligeable peut faire à l’arrivée une différence.
      C’est la raison pour laquelle nous ne devrions pas négliger ces primaires.

      Par la force des choses certaines des postions tenues par les candidats actuels ne seront plus d’actualité car l’histoire qui avance à la vitesse d’un cheval au galop les aura rattrapés.
      Tout est possible, des émeutes, une révolution, une répression impitoyable, ou même rien, alors faisons nos provisions, sélectionnons les personnalités que nous estimons les plus à même d’aller dans le bon sens quand la crise connaîtra ses nouveaux tournants. Après il sera trop tard pour regretter de nous être abstenus. Qui ne connait dans son entourage des personnes qui ont voté Sarkozy et aujourd’hui le regrettent ? Montebourg ou Aubry à l’Elysée, je regrette, ce n’est pas la même chose que Sarkozy, Fillon ou Juppé. Ceux qui en fin de mois ont peine à joindre les deux bouts savent ce que c’est les euros en plus ou en moins. Pour le reste l’action extra-parlementaire est également possible. Bref, marchons sur nos deux jambes.

      Chacun joue sa petite partition. En un sens je comprends ceux qui déclarent sans arrêt ne plus rien attendre des élections et appellent à l’abstention. Les socialistes sont décevants. Mais je ne pense pas qu’ils soient humainement fondamentalement plus médiocres que la majorité d’entre nous. C’est surtout le poids des appareils, la place de l’élection présidentielle dans notre constitution qui donnent à ces élections des allures de course à l’échalote, plus toutes ces années d’absence de débats au sein du parti socialiste, la faute à qui d’ailleurs, devinez ? Pour beaucoup celui qui dans les médias et les sondages a aujourd’hui toutes les faveurs.

      La réalité est que les candidats font profil bas de peur de ne pouvoir ratisser large ou pour se positionner en vue d’obtenir un futur maroquin. C’est regrettable, consternant, mais dans le cadre institutionnel actuel impossible d’échapper à cette logique. Alors prenons ces élections pour ce qu’elles sont, une fenêtre, certes très petite petite et ouvrant sur un horizon assez bouché, mais une fenêtre tout de même, qui nous permettra peut-être quand la situation mouvante et instable que nous connaissons aura évoluée d’ouvrir d’autres fenêtres, dégageant alors de meilleures perspectives.

      1. mon ordi est très malade, il a dijoncté tout mon message est passé à la trappe, je n’ai pas envie de tout réécrire donc jen serais un peu brutal vis à vis du PS
        je m’en fou de leur primaire, si c’est pour se la jouer SOS à la mode US, comme si le socialisme US avait à voir avec le socialisme français
        surtout de voir Obama, franchement quelle perte de temps et quelle perte d’argent alors que la gauche française aurait tant d’autre chose à faire que d’investir dans ce cinéma
        donc je searis brutale mais sincère, ces primaires du PS sont pour moi, un fait de non retour, plus jamais de jamis même au deuxième tour je ne voterai PS
        vraiment, ce cinéma de leur primaire, pour ce que j’en pense, c’est le trop du trop du trop
        la gauche à autre chose à faire, le PS en est là, pour moi, suffit, ça va

  25. Pauvre pays !
    Le pays des hellenes se fait « agrècer » par la finances
    et « dégrècer » par l’Europe…
    Le niveau de vie de ces gens ne cesse de « régrècer »
    Alors que la richesse d’une certaine élite progrèce !

    Mais voila qui disgrèce… sur une discrasse jetée par la finance mondialisée !

    A+

  26. Quant au déni des politiques je suis saisi par l’incompréhension des citoyens de ce pays . Leur aversion pour l’impôt fait qu’il faudra beaucoup de talent au futur Président pour leur annoncer les mauvaises nouvelles et nous convaincre que l’effort demandé (inévitable) est juste. Les hiérarques de tous les partis sont conscients du désastre mais malheur à celui par qui le scandale arrive. La guerre économique a ceux-ci de terrible que les champs de bataille sont loin et que les cadavres sanglants et démembrés ne s’y voient pas. Finalement l’homme de la rue croira encore longtemps que c’est le problème des banques, des institutions financières et des puissants. Peut-être les riches y perdront-il quelque chose et alors, c’est bien fait. Le bourse s’effondre ! je m’en fous j’ai pas d’action moi ! Faire de la politique dans ces circonstances c’est un exercice d’équilibriste qui conviendra à un homme d’état ou à un flagorneur sans scrupules de type extrême.

    1. Ce ne sont pas les citoyens qui refusent de payer plus d’impôt, ce sont les lobbies libéraux qui incitent (comme l’a fait le Tea Party) à ne pas augmenter les impôts.

      Une diminution des impôts réduit les marges de manœuvre d’un état. Est ce que cela entraine également une baisse de la souveraineté des états? Je pense que oui.

    2. à V48
      Est-ce que tu sais qu’avant Giscard la TVA n’existait pas, ce n’est pas lui qui l’a inventée mais c’eszt lui qui la mise en place. La TVA est un impôt, aujourd’hui, c’est le premier bugdet de l’état, il est parfait pour les milliardaires.
      Tous les milliardaires sont d’accord pour augmenter les taxes à la consommation, laquelle est un impôt, par contre les milliardaires n’aiment pas les hausse d’impôt dont ils pourraient faire les frais, donc il faudrait arrêter de dire impôt seulement comme ça
      les gercs voient la TVA monter en flèche , je répête la TVA est un impôt
      par contre l’imposition des milliardaires grecs, elle, n’a pas seulement été bousculé d’un yota, ce n’est pas le même impôt, mais pourtant cela reste un impôt dont on pourrait sans embage augmenter et qui pourtant, comme par hasard, n’augmente pas

  27. La chancelière allemande Angela Merkel a jugé mercredi « justifié » de recapitaliser les banques européennes qui en ont besoin, soulignant que le « temps presse » et que son pays était prêt à le faire « si nécessaire », alors que le secteur est très fragilisé dans la zone euro par la crise de la dette.

    « Il est justifié, s’il y a un constat commun que les banques ne sont pas assez capitalisées, que l’on y procède, compte tenu de la situation actuelle sur les marchés financiers, mais pour le faire, il faut bien sûr établir des critères pour cela », a-t-elle souligné devant la presse à Bruxelles, à l’issue d’une visite à la Commission européenne.

    « Le gouvernement allemand est prêt, si nécessaire, à réaliser une telle recapitalisation » des banques chez lui, a dit la chancelière allemande.

    « Pour les marchés il est important qu’on aboutisse à des résultats », a-t-elle jugé, soulignant que « le temps presse et donc, il faudrait que cela se fasse vite ».

    Elle n’a pas exclu que la question puisse devoir être abordée au prochain sommet des dirigeants européens à Bruxelles, les 17 et 18 octobre.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISEUE_l_Allemagne_juge_justifie_de_recapitaliser_les_banques_si_necessaire051020111610.asp

    En clair :

    CONtribuables allemands, préparez-vous à payer pour sauver les banques allemandes.

    CONtribuables français, préparez-vous à payer pour sauver les banques françaises.

    1. Je vous prie d’excuser mes petites connaissances en la matière, mais je vais (encore) me risquer à aller dans un sens inverse volontairement, afin de faire avancer le schmil-blick :

      Si on ne recapitalise pas quand nécessaire, que se passerait-il ? Il faudrait que les investisseurs prennent leur pertes. Jusque là, je suis assez d’accord, étant donné que le taux d’intérêt doit servir de prime de risque. Il faut bien que de temps en temps le placement échoue.
      Mais la majorité des investisseurs n’est-elle pas des épargnants comme vous et moi qui ont déposé leur argent à la banque (donc prêté à la banque) ? Et donc j’ai l’impression que c’est un peu la même soupe tout cela :
      Soit on recapitalise les banques (et/ou états) avec l’argent public, et c’est tout le monde qui paye,
      Soit on laisse faire faillite (ou défaut), et ce sont les investisseurs/épargnants qui trinquent, et donc au final c’est nous qui payons aussi (le « nous » n’est pas le même obligatoirement que le « tout le monde » plus haut).
      La 2eme solution permet surement plus de rééquilibrer un petit peu la répartition de richesses. Dans ce cas, seuls ceux qui ont de l’argent paieront, et pas ceux qui n’en ont pas.
      Mais j’ai comme le sentiment, que c’est dans le cas n°2, que le mécontentement se fera le plus entendre…

      1. Réponse à Pample :

        il faut laisser les banques faire faillite.

        Il ne faut pas recapitaliser les banques avec l’argent du contribuable.

        Il ne faut plus que Pierre Mariani, ancien élève de l’ENA, patron de la banque Dexia, gagne
        1 809 411 euros par an.

        En 2010, combien d’euros ont gagné les banquiers français ?

        Frédéric Oudéa (Société Générale) a gagné 4 350 000 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

        Baudouin Prot (BNP Paribas) a gagné 2 713 015 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

        Laurent Mignon (Natixis) a gagné 2 007 784 euros.

        Pierre Mariani (Dexia) a gagné 1 809 411 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

        Jean-Paul Chifflet (Crédit Agricole) a gagné 1 805 731 euros.

        François Pérol (Banque Populaire – Caisse d’Epargne) a gagné 1 606 000 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

        Michel Pébereau (BNP Paribas) a gagné 1 411 284 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

        Michel Lucas (Crédit Mutuel) a gagné 1 113 195 euros.

        Patrick Werner (La Banque Postale) a gagné 710 712 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

        Etienne Pflimlin (Crédit Mutuel) a gagné 630 141 euros. C’est un ancien élève de l’ENA.

        Jean-Marie Sander (Crédit Agricole) a gagné 359 031 euros.

        http://www.lesechos.fr/diaporamas/voir_diaporama.php?id_diap=DIAP290411932_114660

      1. la négociation est possible
        les Etats recapitalisent soit mais sous condition
        1° interdiction des paris sur les prix

  28. mais pourquoi les bancaires flambent à la hausse aujourd’hui ?
    suite aux derniers accords des politiques ? ou la décote de -50% est-elle finalement une bonne nouvelle, les cours en avaient intégrés une plus forte ?

    1. @ karluss: mais c’est parce que les Etats, c’est à dire, nous les contribuables, vont voler à leur secours, sauvant ainsi les actionnaires…la valeur des actions s’envolent donc, pur produit de la socialisation des pertes; elle est pas belle, la vie ?

  29. Une tête bien faite est mieux qu’une tête bien pleine.

    (Montaigne, Essais [1580].)

    « La formulation du problème est souvent plus importante que sa résolution, qui n’est peut-être qu’une question d’habileté mathématique et expérimentale. Pour soulever des questions neuves, des possibilités nouvelles, pour regarder des problèmes anciens sous un angle nouveau, il faut de l’imagination et c’est cela qui fait vraiment avancer la science. » (Einstein et Infeld, 1938).

    http://web2.uqat.ca/profu/textes/strat_app/10resolution.htm

    Il s’agit donc d’une architecture de l’information non-linéaire ou plutôt multilinéaire, multidimensionnelle et multidirectionnelle.
    En l’occurrence une architecture baroque, fractale, invisible, hétérogène, fluide, interactive, malléable, pliable, intégrant la rupture et la discontinuité et permettant une multiplicité de parcours et de combinaisons dans un médium hybride et digital mêlant le texte, l’image et le son.

    http://www.ceaq-sorbonne.org/node.php?id=97&elementid=203

    1. Lisztfr, j’ai toujours dit que t’avais un potentiel coincé par un truc.
      Et tu me le confirmes à chaque fois.
      Va falloir extravertir en écoutant les réactions dans leur maximalité histoire de faire du sélectif dont tu es capable.
      Les autres sont plein d’enseignements. Et surtout pas les « spécialistes ».
      Sélection naturelle, aurait dit Dare-win.

  30. Petit tour en l’Espagne :
    Zapatero « donne son accord » ce jour…
    L’armée US va compléter son dispositif « bouclier anti-missiles » de l’OTAN, initié par GW Bush, par la mis en place de matériels dans sa base permanente de Rota, près de Cadix.
    Cette base fait partie des installations US Army sur le territoire espagnol depuis 1953, composées de Zaragoza, Rota et Moron.
    http://www.20minutos.es/noticia/1178817/0/espana/antimisiles/otan/

    Pendant ce temps…
    100.000 fonctionnaires dans les rues pour protester contre les coupes budgétaires dans le service public
    Allongement des délais de prise en charge dans les hôpitaux (moyenne 12 mois pour un contrôle ophtalmo.)
    Fermeture progressive de tous les dispensaires d’urgence locaux
    Les pharmacies de 3 provinces ne sont plus remboursées, depuis 4 mois, des factures des médicaments qu’elles distribuent.
    Baisse de 5 % et retard de paiement des salaires des employés municipaux : 5ème mois – Suppression totale de leur complément annuel
    Les poubelles ne sont plus collectées dans les quartiers périphériques de Madrid
    Fermeture définitive du centre culturel international Niemeyer, de la fondation de lutte contre les violences faites aux femmes (instauré par la reine sofia l’an dernier)
    Une ligne « TGV » Madrid-Valence à 500 millions d’euros avec 10% de fréquentation…
    Le 3ème mariage de la Duquesa de Alba,85 ans, l’une des figures les plus richissimes d’Espagne, au rang plus élevé que la reine d’angleterre, sous les applaudissement du bon peuple et le regard de tous les médias, pendant que les avocats des « campecinos » intentent procès sur procès contre cette duchesse pour détournement des subventions européennes utilisées à construire des piscines et extensions luxueuses de son domaine en lieu du développement agraire sur ses terres…
    Des élections présidentielles le 15 novembre avec l’élection quasi certaine de Rajoy, du parti populaire (à droite), alors que les élus du même parti ont déjà raboté sérieusement tous les services publics dans les provinces en faillite dont ils ont la charge (Cataluñya, Valencia, Murcia, Madrid…)
    l’Espagne sur le même chemin que la Grèce…

    1. S’ils sont OK pour la droite , on peut leur refiler notre Sarko, il est petit mais quelle énergie, ça leur permettrait de plus vite faire le tour, et nous qu’est-ce que ça nous débarrasserait

  31. Combien de temps pour arriver à la solution : es prêts ne seront pas recouverts. Les prêteurs perdent leurs économies. Les banques font faillites. Les actionnaires sont ratissés. Les états garantissent les dépôts en liquide et apurent les banques des autres dettes. Les banques reviennent dans le circuit mais avec les actionnaires ratissés ?

    Elle a été proposée en 2008.

  32. Remarquons le manque de perspicacité de Baroin qui déclarait que les banques françaises n’avaient pas à être capitalisées..A voir une telle incompétence on se demande s’il ne s’agit pas de mauvaise foi…A remarquer que ces deux questions se posent également pour nos candidats aux « primaires »,qui n’ont pour excuse que le fait de poser les vrais problèmes risque de faire voler en éclat leur parti qui a une grande part de responsabilité dans la situation actuelle (Lisbonne ,mais aussi mascarade pour le vote du traité constitutionnel.)..Là aussi il s’agirait de savoir s’il s’agit de fourberie ou d’incompétence…

    1. @Ardéchois
      je pense que les hommes politiques montrent et font ce qui plait au bon peuple .Donc tout va bien, les banques sont OK et pas KO. Quand à savoir si il s’agit de fourberie ou d’incompétence ,un lot des deux peux faire une belle promotion (jeu de mots)

  33. Le patron de Dexia s’appelle Pierre Mariani : c’est un proche de Nicolas Sarkozy.

    En 2010, Pierre Mariani a gagné 1 809 411 euros.

    http://www.lesechos.fr/diaporamas/voir_diaporama.php?id_diap=DIAP290411932_114660

    A propos de Pierre Mariani, voici un extrait de Wikipedia :

    Le successeur d’Axel Miller, Pierre Mariani, un proche de Nicolas Sarkozy, s’est octroyé un salaire fixe en hausse de 30 % par rapport à Axel Miller.

    Le conseil d’administration de Dexia a accepté «à l’unanimité» le 13 novembre 2008 de porter à un million d’euros le salaire annuel du directeur général et de fixer à 2,25 millions d’euros son bonus maximum. Axel Miller ne touchait «que» 825 000 euros de fixe, et son bonus était plafonné à 1,8 million d’euros.

    C’est le comité des rémunérations, composé notamment de Denis Kessler, ex-numéro 2 du Medef, et d’Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts, qui a fait ses propositions.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dexia#Salaire_de_Pierre_Mariani

      1. comme ils ont les moyens de faire sauter les banques, avec tout ce qu’ils savent sur les transferts de fonds, les provenances , et autres magouilles pas nettes , on leur obéit . c’est la mafia , quoi .
        les caf et autres écoles, peuvent aller se rhabiller .
        juste les armes, c’est encore bon .
        des despérados ?

    1. Oui, et Pierre Richard qui a si brillamment transformé une activité saine en fruit pourri, que devient-il ce brave homme ? Un parachute mort-doré ?

  34. N’oubliez pas qu’on finira tous avec un cancer de Fukushima :

    http://www.romandie.com/news/n/_Fukushima_Tepco_doit_sacrifier_une_partie_de_ses_effectifs_et_activites_031020111410.asp

    Fukushima: Tepco doit sacrifier une partie de ses effectifs et activités

    TOKYO – Un panel d’experts mandatés par le gouvernement japonais pour superviser la restructuration de la compagnie d’électricité Tepco recommande des réductions drastiques de coûts, emplois et activités pour payer les dégâts dus à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima.

    Etudiant les perspectives de la société sur la décennie jusqu’au printemps 2021, les spécialistes estiment que Tokyo Electric Power (Tepco) risque de manquer cruellement de fonds et qu’elle doit dès lors faire des économies drastiques.

    Le panel évalue à 2.555 milliards de yens (près de 25 milliards d’euros) les réductions de frais possibles en dix ans, à condition que Tepco révise ses méthodes d’approvisionnement, rationalise le fonctionnement de ses filiales, supprime quelque 7.400 postes (14% des effectifs) dans tous le groupe, dont 3.600 pour la maison-mère d’ici à 2014, et sabre les salaires du personnel.

    […]

    Les experts jugent en outre que les hauts dirigeants du groupe d’électricité doivent assumer la responsabilité de l’actuelle situation, ce qui signifie partir, renoncer à leurs pensions de retraite et rendre leurs actions Tepco.

    La compagnie va devoir tenir compte des avis formulés dans le document rendu public lundi pour établir un nouveau plan de ses activités à moyen terme, condition sine qua non pour l’obtention des avances de l’Etat destinées à l’indemnisation des victimes de la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl en 1986.

    TOKYO ELECTRIC POWER

    (©AFP / 03 octobre 2011 14h35)

    1. « Les experts jugent en outre que les hauts dirigeants du groupe d’électricité doivent assumer la responsabilité de l’actuelle situation, ce qui signifie partir, renoncer à leurs pensions de retraite et rendre leurs actions Tepco. »
      Dans la série des « non-dits »… :
      « Les actionnaires ne doivent surtout rien perdre car il serait dommage que la « confiance » dans l’ « économie » ne puisse plus corrompre un maximum de personnes. »

  35. Un peu d’espoir, néanmoins :
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/10/05/la-chine-et-la-russie-craignent-que-le-printemps-arabe-donne-des-idees-a-leurs-populations_1582757_3218.html
    « Il y a d’abord une raison de principe puisque Pékin et Moscou ont traditionnellement une position de non ingérence dans les pays étrangers. C’est un principe intangible pour ces deux Etats. Et puis, la Russie et la Chine, qui sont loin d’être de réelles démocraties, conçoivent toutes deux quelques inquiétudes à propos du printemps arabe en général, qui pourrait donner des idées à leur propre population. »

    L’inconvénient est un risque de guerre mondiale.
    Mais on ne peut tout avoir, non plus.

    1. donc, y qu’à surtout rien dire et aussi de ne rien faire
      (tant que les milliardaires ne sont pas touchés

    2. mon précédent commentaire s’est égaré, il n’avait pas à être là, c’était une réponse à « ancestral »

      à Yvan
      le va-t-en guerre de Srakosy, Sarkosy en Côte d’Ivoire, Sarkosy en Lybie, franchement je ne capte pas tout mais ce qui est clair c’est que ce n’est pas clair,
      (j’essaye de suivre un peu les infos sur la Côte d’Ivoire, c’est francophone, ça ne me complique pas trop la vie, on nous a bavasser de Ouatarra et Outarra, mais même Outarra, c’est la cata, ça marche pas, …
      la Lybie, c’est pas le top non plus, c’est le bouzin total, l’Otan a été reconduit, trois mois de bombardements n’ont pas suffit ….)

      on peut continuer avec Sarkosy va-t-en guerre en Syrie, Sarkosy met son véto contre un état palestinien, Sarkosy va-t-en guerre en Iran, sarkosy va-t-en guerre au Pakistan (une première, un pays avec l’arme nucléaire, un super jack pot si ça gagne),

      il peut, au point où il en est tout est possible
      il est nul, on le sait, il a été ministre du budget, une vraie catastrophe, il a fallu qu’il use de « populisme » pour être élu avec ses slogans de je te prends pour un con type « travailler plus pour gagner plus »
      alors si avec « Sarkosy tout est possible » on est pas encore sûre d’avoir atteint le pire

      (ça ne m’empêche pas d’être réconfortée quand médiapart et co essaye de le sortir parce qu’évidemment qu’il n’est pas clair et qu’à ce point de n’être pas clair, des questions se posent, je me sens un peu rassurée, cet homme – là, je ne sais pas mais il m’effraie, il est quasi dangereux, il se dit de droite, on le regarde faire il est quasi d’extrème droite, vivement qu’on en soit débarrassé

      1. Oui, Cécile.
        Cet homme est dangereux.
        Il me donne l’impression de vouloir compenser les années de refus d’adhésion de la France à l’OTAN. Il « rattrape » donc.
        Alors, bien évidemment, à une époque où, avec une crise profonde de l’accumulation de richesse, il faudrait faire preuve de multilatéralisme mesuré afin de limiter la casse, le mouvement guerrier renforce l’unilatéralisme des US.
        Soit, les positions de chacun vont se radicaliser et fournir une excuse unique aux riches possédants pour lancer un conflit histoire de faire diversion.
        Car pour eux, cela se résumera à ça.

      2. Ça c’est vrai Cécile : on n’est vraiment pas sûrs d’avoir atteint le pire, ni le Pire d’ailleurs (pour faire un mauvais jeu de mot).
        ET sur un autre registre : qu’attend la Grèce pour s’affranchir de ses chaînes cad sortir de l’UE ?

  36. J’entends, par-ci, par-là, que tout est voulu, laissez moi rire!
    Et puis, entre le coquin et le crétin, je choisirais toujours le premier, lui, au moins, fait preuve d’intelligence.
    Cela voudrait-il dire que je pense que le plus grand nombre de ceux qui décident de nos sorts futurs ne seraient que des sots, que nenni!
    L’inconscient, vous connaissez?
    Et la fuite en avant?
    Notre société évolue, et que vous le vouliez ou non, peu sont ceux qui en font réflexion!
    Beaucoup, même, reviennent à de si vieille antiennes que nous pourrions nous demander si nous sommes au XIX° ou XXI° siècle!
    Adam Smith, Karl Marx connaissaient-ils l’ordinateur?
    Non, bien sûr.
    Alors, essayer de renverser un conservatisme, là, le néo-libéralisme, par un autre conservatisme, le communisme révolutionnaire est absurde et inefficace!
    Ou même l’anarchisme, version écolo, Baboeuf, nous revoilà!
    Cet obscurantisme ne touche pas que l’économie et le politique, le religieux, aussi, s’en mêle.
    Bidiou, quelle tambouille.
    Alors moi, quand je commence à raconter que l’économie ressemble beaucoup au dynamisme écologique de la nature, c’est à dire à la création de richesse par la transformation de matière première grâce à l’énergie et que l’on me regarde comme un énergumène d’E.T. en me lançant un « tu me prends la tête ».
    Comme si penser pouvait faire mal au crâne, flemmard va!
    Qui dit usage d’énergie dit, obligatoirement, pollution, parce que la pollution n’est que de l’entropie, et que, dans la nature, les premiers pollueurs furent les plantes (enfin, leurs ancêtres, les premières cyanobactéries), parce que, sachez le, l’oxygène fut, pour cette complexe écologie de ce temps reculé presque pré-préhistorique, essentiellement bactérienne et anaérobique, un véritable poison.
    Donc, notre problème n’est pas une diminution de l’exploitation de l’énergie mais de faire de manière à ce que cette entropie expose le moins possible la vie qu’il y a sur notre planète.
    C’est la même chose au sujet de notre problème économique gravissime.
    Les solutions ne sont pas à rechercher derrière nous mais devant nous!
    Ainsi, Beaumparchais, s’il vivait aujourd’hui, fumerait le cigare avec les patrons des sociétés de cotation!
    Et pourtant, qu’il était donc moderne et progressiste, à son époque!
    C’est d’une optique nouvelle, qu’il nous manque, de faire cesser tout ce fatras conservatiste!
    Il nous manque une nouvelle renaissance!
    Ce conservatisme qui n’est là que pour cacher la peur que nous avons tous de cette nouveauté qui nous ébranle (c’est là que se cache notre complexité inconsciente), de cette société qui se fait sans nous parce que nous avons peur de la penser.
    Je comprends qu’il y ait de la colère, mais ne pensez-vous pas qu’il serait bien plus efficace de penser à de nouvelles lois économiques?
    « Ah, mais je ne suis pas économiste, ni mathématicien. »
    Moi non plus, mais je m’y attelle.
    C’est comme cette idée que la Terre est trop petite pour 7 milliards d’être humains.
    Et alors, l’espace est là pourquoi, pour nos beaux yeux?
    « Mais nous ne pouvons pas aller plus vite que la lumière. »
    Pourquoi, Einstein est indépassable?
    Il se disait la même chose, au sujet de la physique classique à la fin du XIX° siècle.
    Qu’il est donc difficile de ne pas confondre simplisme avec simplicité!

    1. Je comprends qu’il y ait de la colère, mais ne pensez-vous pas qu’il serait bien plus efficace de penser à de nouvelles lois économiques?
      « Ah, mais je ne suis pas économiste, ni mathématicien. »
      Moi non plus, mais je m’y attelle.
      C’est comme cette idée que la Terre est trop petite pour 7 milliards d’être humains.
      Et alors, l’espace est là pourquoi, pour nos beaux yeux?
      « Mais nous ne pouvons pas aller plus vite que la lumière. »
      Pourquoi, Einstein est indépassable?
      Il se disait la même chose, au sujet ….

      Ni Smith ni Marx ne connaissaient l’ordinateur, par contre il me semble qu’un esprit simple -et jeune,?-, comme le vôtre connaît le clavier, c’est bien.
      Cependant, malgré, ou grâce à l’ordi et à d’autres objets d’un modernisme échevelé, l’exploitation n’a pas essentiellement changé, elle reste elle-même, les classes restent les classes, un capitaliste est toujours quelqu’un qui a du capital et un prolétaire quelqu’un qui doit toujours trouver à vendre son temps et force de travail…
      bien entendu, les solutions ne sont pas derrière nous, parfaitement, mais ce que vous proposez est derrière nous, il ne s’agit pas d’inventer de nouvelles lois économiques (phrase qui n’a aucun sens, aucun).
      En fait vous êtes beaucoup plus conservateur que Marx( bien sûr, laissons Smith …avec Wesson ?) que vous n’avez ni lu, ni même survolé, mais vous en avez entendu parler, c’est tout.

      1. Voyons, soyons inventif:
        Partons de l’idée qu’un pouvoir rend fou, ou cela nous mène-t-il?
        Que cela nécessiterait qu’il soit contrôlé.
        Oui mais, qu’est-ce qu’un pouvoir, avoir le pouvoir?
        « Avoir le pouvoir », tout est là, parce que le pouvoir s’appartient, dû moins donne-t-il cette impression.
        Le pouvoir est la capacité d’autorité et/ou de coercition sur d’autres personnes, unique ou multiple, et parce que cela donne, le plus souvent, le sentiment, infantile, de toute puissance à celui qui le détient, cela fait que le pouvoir est ce qui, dans nos sociétés, se doit de se manier avec la plus grande des circonspections et prudences.
        Alors, n’y a-t-il pas inutilité de remplacer un pouvoir par un autre, celui de l’argent par celui de la politique ou de toute autre sorte, puisque chacun, dans sa position, risque fort de souffrir des mêmes travers psychologique, voire pathologique, c’est à dire ce sentiment de toute puissance qui fait prendre des décisions parfois d’une absurdité la plus extrême?
        Il est, pour moi, de l’évidence que oui.
        Alors, comment faire?
        Faire de manière que chaque catégorie de pouvoir soit relevée (ainsi, le monde scientifique ou artistique comme celui du journalisme détiennent-ils, chacun à leurs façons, un type de pouvoir, plus ou moins important), puis qu’une organisation subtile se fasse pour que chacune de ces entités s’inter-contrôlent.
        Mais, quel nom donner à cette multitude de pouvoir?
        Je donne le nom d’entité sociale à ces pouvoir différents, du plus petits aux plus grands (c’est à dire aux différentes capacités d’action sur la société).
        Ces entités sociales ont-elles un pouvoir individuel ou collectif?
        Les deux, suivant l’ordre hiérarchique dans lequel se retrouve chaque personne et l’équilibre interne de chaque entité.
        Ce serait la raison pour laquelle le monde militaire est étroitement assujetti à celui du politique, et que le monde de la justice se doit d’être entièrement indépendant de ce même monde politique?
        Bien entendu!
        Mais si chaque entité sociale est régulée par d’autres entités sociales, n’y a-t-il pas un risque de bloquer la société?
        Évidemment que oui, c’est la raison pour laquelle il faut être précis dans une telle mise en œuvre et que chacun en comprenne l’intérêt.
        Mais les individus composant ces entités ne sont-ils pas des êtres pensant, sujets à la morale et à l’éthique?
        J’émets l’idée que chacune de ces entités n’ont ni morale, ni éthique mais des mécanismes propres, et que la plus grande part de ceux les composantes sont psychologiquement plus ou moins contraint par le groupe auquel il « appartiennent », les personnes les plus indépendantes se retrouvant soit à la marge, soit à la direction de ces entités.
        Donc, la morale et l’éthique sont-elles des questions individuelles ou collectives?
        Elles sont des questions d’ordre surtout individuelles et familiales (l’éducation) et, de façon moindre, des sociétés et nations, et non pas des entités sociales.
        Cela voudrait-il dire qu’une nation ne peut être une entité sociale?
        Les entités sociales composent les nations, et ces nations englobent l’ensemble des entités sociales qui sont en leur sein.
        Mais il y a contradiction avec le fait que certaines entités sociales ont des tendances internationaliste, comme le monde scientifique ou artistique.
        C’est vrai, cela peut paraitre contradictoire, à y regarder de plus près, certaines de ces entités sociales semblent comme scindées en deux composantes, nationales et internationales.
        Alors, les problèmes économiques insolubles devant lesquels nous sommes ne viendraient-ils pas d’un manque, entre-autre, de contrôle politique?
        Bien sûr!
        Ai-je raison de ce que j’avance?
        Je ne sais, n’ayant pas les outils qui me permettraient de prouver tout cela, mais, du moins, cette idée a-t-elle le mérite d’expliquer pourquoi l’U.R.S.S. s’est effondrée et de répondre, de façon élégante, aux tribulations du jour sans revenir à de vieux réflexes.

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