L'actualité de la crise : LES CAUSES ET LES CONSÉQUENCES, par François Leclerc

Billet invité

La Grande perdition a ses causes profondes, embrouillées par le tourbillon au jour le jour de l’actualité, ainsi que ses conséquences, dont on a le loisir de contempler les rebondissements. Au premier rang desquelles figure un désendettement chaotique et impossible, qui se manifeste spectaculairement en Europe, mais également aux États-Unis, comme on l’a vu lors de l’épisode de la dégradation de leur notation. Cette fois-ci, on a vu trop grand dans l’endettement !

L’Europe est l’épicentre de la crise actuelle, faisant croire qu’il s’agit d’une crise de l’euro en confondant les causes et les conséquences. S’appuyant sur l’idée qu’une construction européenne inachevée en est à l’origine, et qu’il suffit donc de reprendre celle-ci pour tout régler. Oubliant au passage que la crise est mondiale et pas européenne. Employant un maître-mot, adoré par certains et honni par d’autres : le fédéralisme. Cherchant au bout du compte une solution politique miraculeuse à un problème financier aigu, tandis que d’autres voient dans cette situation la justification de leur opposition de toujours.

On avait cru auparavant cerner le diagnostic, en préconisant que l’Allemagne recentre sa croissance économique sur le développement de son marché intérieur. À la manière des États-Unis réclamant des Chinois qu’ils réévaluent leur monnaie et réorientent leur production vers leur marché intérieur. Mais ces rééquilibrages ne peuvent au mieux se réaliser que progressivement, laissant les problèmes qu’ils identifient entiers dans l’immédiat, sans aborder les autres, plus fondamentaux.

Plus d’Europe sans attendre, tel est le programme que vient de proposer dans Die Welt le très pro-européen ministre allemand des finances Wolfgang Schaüble. Il préconise une fois de plus des transferts de pouvoir fiscal et budgétaire plus importants au niveau européen, tout en souhaitant qu’ils bénéficient d’une légitimité démocratique, dont il ne précise pas les modalités.

Il est proposé de serrer les rangs dans l’adversité, pour ne pas avoir à affronter dans le désordre une crise qui sinon emporterait tout, et pas seulement l’euro. Au nom d’une discipline budgétaire renforcée et en l’occurrence à courte vue, qui – on le voit clairement déjà en Grèce, et ce n’est pas un cas particulier – fait plonger l’économie occidentale dans une spirale récessive, et sans doute dans la stagflation. La peste et le choléra à la fois.

Une variante de cette politique s’appuie sur l’éventuelle arrivée prochaine au pouvoir des sociaux-démocrates, en Allemagne et en France, porteurs d’une inflexion sociale rendant plus acceptable la poursuite de la stratégie de désendettement actuelle. Mais le problème n’est pas qu’elle soit acceptable – ce dont on peut douter – mais tout simplement possible !

Si au chapitre du diagnostic les dirigeants n’ont pas été particulièrement brillants, à celui des remèdes, on se réfugie volontiers dans des solutions qui n’en sont pas. L’émission d’euro-obligations en est l’exemple même, qui fait penser que parce que le pansement va être plus résistant le malade va en sortir guéri. Se mettre à plusieurs n’est pas une solution magique, faut-il encore tirer sur le bon fil rouge !

Deux grandes questions demandent en réalité à être tranchées et sont actuellement en débat :

1. Va-t-on ou non poursuivre la restructuration de la dette grecque au-delà de ce qui a déjà été décidé, ce qui ouvrira la porte à ce que la même opération soit réalisée demain pour un autre pays ?

Jacques de Larosière, ancien directeur général du FMI, et ci-devant conseiller de BNP Paribas, affirme ce matin dans Les Échos que la dégringolade boursière des banques « défie la raison ». Selon un calcul dont on aimerait beaucoup connaître le détail, il considère en effet que les banques françaises pourraient rattraper en moins d’une année de bénéfices la perte que représenterait la comptabilisation à la valeur de marché actuelle de l’ensemble des titres de dettes souveraines qu’elle détiennent. Il est des paroles irréfléchies : on nous permettra de dire « chiche ! », afin de faire rendre raison aux marchés.

En prélude à la réunion d’aujourd’hui des ministres des finances européens, George Osborne, le chancelier de l’échiquier britannique, vient quant à lui d’appeler instamment les banques à renforcer leurs fonds propres.

Si elle est lourde de conséquences, la décision à prendre n’est pas compliquée dans son énoncé : faut-il ou non partager le fardeau du désendettement avec les investisseurs privés ? Si oui, comment les soutenir, puisqu’ils n’en sont pas plus capables que les États placés sur la sellette ? Si la patate est à ce point brûlante, suffit-il d’attendre qu’elle se refroidisse ou faut-il carrément la couper ?

2. Le parapluie financier qui va devoir être ouvert pour protéger l’Italie et l’Espagne va-t-il ou non se faire aux bons soins de la BCE ?

Sur cette deuxième question, on constate des prises de position contradictoires. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a déclaré ce matin que « tout filet de protection durable doit venir des gouvernements », manière détournée de dire que la BCE ne peut pas y pourvoir, tandis que Der Spiegel affirme que Mario Draghi, futur président de la BCE, serait favorable à ce que le FESF obtienne une licence de banque, ce qui lui donnerait accès aux financements de la banque centrale.

Les analystes financiers, pour leur part, manifestent leur scepticisme à propos du rôle central qui serait accordé au FESF. En premier lieu parce que sa nouvelle voilure pourrait avoir comme conséquence, en contre-partie des garanties supplémentaires concédées par les États, une diminution de la note des mieux dotés.

En second lieu parce que si le FESF ne s’appuyait pas sur le financement de la BCE, son mécanisme de rehaussement du crédit rappellerait celui des produits structurés de triste mémoire. Un rapprochement qui n’échappera pas aux marchés. Les garanties fournies par les États constitueraient les réserves prévues pour le rehaussement global du crédit du FESF, avec pour fonction in fine de garantir les États eux-mêmes. Un tel empilement de garanties ferait du FESF une dangereuse structure toxique en puissance, est-il analysé.

Voilà résumés les véritables enjeux des jours et des semaines à venir. Le reste est accessoire, si ce n’est irréaliste. Si la situation appelle une réponse politique, celle-ci devra s’appuyer sur des engagements financiers et non pas sur un énième raccommodage. À défaut d’un plan B, un plan A’…

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220 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES CAUSES ET LES CONSÉQUENCES, par François Leclerc »

  1. – Restructurer la dette au niveau européen;
    – Augmenter les impôts selon une taxation progressive.

    Même cela ils ne le feront pas. Je ne vois pas comment.

    1. Il suffit d’emprunter à taux trés faible directement à la BCE. (Coimme les ricains et les japs)
      Avantage; ça fait baisser le patrimoine des riches. Et baisser l’euro. En 2001 l’euro était à 0,9$.
      Pas de quoi s’affoler donc…Je ne me souviens pas qu’a l’époque l’Europe était en faillite…
      (Pour le pétrole no problem: Le cours chute et chutera encore, pas de soucis…)
      Propagande, pipo total, racontar des neolibéraux qui ne veulent pas perdre, refusent l’évidence de leur déchéance qui a déja eu lieu en septembre 2008. La banqueroute totale, ils survivent grace à nos impots et pretendent trouver ça normal!!!! La dette des états c’est du pipo.
      Pas des oucis, avec l’inflation, personne ne paiera les rentiers!
      Il n’y a qu’une seule crise: Celle des rentiers néolibéraux du jurassic-capitalisme et de la globalisation style néerdenthal, ou mongolie inferieure.
      Hahahahahaha!
      Septembre 2011: Le mort vivant rale encore…

      1. Il faut emprunter SANS INTÉRÊTS, tout court… !
        De quel droit des banques privées nous extorquent elles leur propre impôt via les besoins de financement des états ?
        Ils vous ont tellement lavé les cerveaux que vous ne vous rendez même plus compte du racket ?

      2. Ha , il me semblait bien aussi que j’avais le cerveau trop propre et je ne savais pas d’où ça venait .

      3. Vale, Juan, el sarcasmo no ayudara…
        La gente tiene que entender su parte de responsabilidad, no crees ?
        Pienses que puede servir cualquiera elección de políticos para resolver el problema ? Quien de Rajoy o Rubalcaba tendrá valor para sacar España de la trampa europea antes que el país se vuelve como Grecia ?
        El secundo promete aumentar impuestos en tabaco y alcohol para financiar la deuda… Joder !

      4. En fait , je suis plus Nessy que Juan .

        J’attends donc la traduction , car ,en tant que simple latiniste , je crains de faire des faux ou contre-sens .

      5. le Danemark -si je ne me trompe pas- à opter de taxer le gras car c’est mauvais pour la santé, on pourrait tout de suite en revenir de taxer le sel, vu l’excès de sel est mauvais pour la santé et puis rajouter la taxe sur le sucre car le sucre …
        (tant que les milliardaires ne sont pas touchés

  2. Privatisations, fédéralisme, les deux faces d’une même volonté: l’affaiblissement des états. L’inusable « diviser pour régner ».

  3. @François Leclerc, Paul Jorion et tous,

    Avez-vous entendu parler de ceci ?
    http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/09/lunion-met-le-paquet-sur-la-gouvernance-%C3%A9conomique-de-leuro.html

    Et où l’on voit toujours les auto-désignés « pro-européens » (pro-européens ? ou pro-libéraux ? enfin bref) toujours obecter que ces lois sont démocratiques du fait que le parlement européen les vote. Et ce faisant ces gens confondent éternellement les conditions de vote d’une loi (si l’on accorde au Parlement européen un statut démocratique que l’on peut par ailleurs discuter. De quoi le parlement européen est-il représentatif au juste ? mais passons) et les conditions d’exercice de ces lois.
    Que le Parlement européen vote des lois anti-démocratiques rend-il ces lois légitimes ?
    Et sur la base de traités internationaux dont la légitimité est elle aussi très discutable par ailleurs ! Techniquement la question de la place relative d’un traité par rapport à la constitution d’un pays dans la hierarchie des lois reste toujours posée malgré même les arbitrages qui ont été donnés sur cette question par les divers conseils constitutionnels (leurs équivalents dans les divers pays) nationaux.

    Pour moi, la démocratie (même imparfaite telle que nous l’avons connue jusqu’ici) n’est plus qu’un lointain souvenir. Et ce n’est pas un hasard si les « libéraux » s’en félicitent avec un parfait cynisme.

    Excusez moi, je viens de vomir.

    1. Le TCE est un coup de force du nain appuyé à Versailles
      par les partis du système (UMP et PS).
      Il n’aura jamais aucune légitimité.

    2. Il n’y a pas de démocratie… C’est ce qu’ils vous ont tous foutu dans le crâne en vous donnant l’immense pouvoir de foutre un bulletin dans une urne de temps en temps pour vous calmer…
      C’est une gouvernance par représentation, qui n’a rien à voir avec la démocratie… Les « élus » le sont suite à des campagne plus ou moins truquées financées par le grands argentiers de la planète, qui sont créanciers et attendent des retours sur investissement en terme politique de la part de leurs débiteurs…
      Quand vous aurez compris ça, vous verrez qu’ils n’y a aucune issue…

      1. @ Philippe Méoni
        « … Quand vous aurez compris ça, vous verrez qu’ils n’y a aucune issue…
        C’est qui  » vous  » ?
        Il y a toujours eu des gens pour baisser les bras et tu lis trop le blog de Jorion
        Il est certain qu’il va falloir probab’ vivre dangereusement …

      2. Vivre le poing levé et dangereusement… ?
        J’entends parler de promesses de « révolutions » depuis les années 70…
        Les emmerdes se sont succédés au même rythme que l’alternance des gouvernements, sous les menaces quotidiennes du bon peuple toujours prêt à tout faire péter comme en 89, qu’y disent toujours après 3 ou 4 ricards bien servis par Gégène, le patron ex FLN du café de la place…
        Arf ! j’attends encore ceux qui avaient promis de me suivre… et qui ont voté sarko en 2007…

      3. à Bruno
        L’élection du président au suffrage universel direct n’apporte rien au « mérite » à la démocratie. Après la révolution de 1848, elle nous a valu l’élection de Napoléon III, à notre époque nous voyons bien qu’elle catalyse surtout les magouilles et non pas le « mérite »

      4. @Bruno
        Le système électoral a été pensé et conçu en opposition avec l’autogouvernement « du peuple, par le peuple, pour le peuple » (pré)jugé impossible (manque d’éducation) et non souhaitable (manque d’efficacité; la population ne doit pas être «distraite» de sa raison d’être sur Terre : produire; s’intéresser à la chose publique est une «distraction»). D’ailleurs les théoriciens comme Sieyès et Madison ne parlaient jamais de démocratie, mais de gouvernement représentatif. Au début, le suffrage était censitaire (seuls les citoyens actifs avaient le droit de vote). C’est par un tour de passe-passe avec le suffrage universel qu’on a voulu faire croire qu’il s’agissait de démocratie.

        « L’esprit même d’un système parlementaire est d’élire des « représentants » pour cinq ans pour se débarrasser des questions politiques, de s’en remettre aux « représentants » pour ne plus avoir à s’en occuper, c’est-à-dire tout le contraire d’un projet démocratique. »
        Cornelius Castoriadis, La force révolutionnaire de l’écologie (1992) in Une société à la dérive, Seuil

    3. Même si les lois européennes prévalent sur les lois françaises, il y a dans les faits quelques légèretés prises avec les textes lois au moment de la transposition dans le droit français. beaucoup de lois sont complétement dénaturées. Un exemple, raconté à arrêt sur images: l’encadrement du salaire des traders. Déjà au niveau européen, la France avait réussi à affaiblir le texte de départ. Une fois arrivée sur le sol français, la loi n’a strictement plus aucun contenu.

    4. à Ken Avo
      3 octobre 2011 à 15:15

      @François Leclerc, Paul Jorion et tous,

      « Avez-vous entendu parler de ceci ?
      http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/09/lunion-met-le-paquet-sur-la-gouvernance-%C3%A9conomique-de-leuro.html

      Et où l’on voit toujours les auto-désignés « pro-européens » (pro-européens ? ou pro-libéraux ? enfin bref) toujours obecter que ces lois sont démocratiques du fait que le parlement européen les vote. Et ce faisant ces gens confondent éternellement les conditions de vote d’une loi (si l’on accorde au Parlement européen un statut démocratique que l’on peut par ailleurs discuter. De quoi le parlement européen est-il représentatif au juste ? mais passons) et les conditions d’exercice de ces lois. »

      D’autant plus avec l’abstention.
      🙂 c’est la construction européenne : en travaux : chantier interdit au public.
      En gros, çà marche comme çà : le conseil (les chefs d’états) élit un président de commission qui nomme un gouvernement de commissaire, et la commission ainsi constituée nomme les juges. Le parlement doit avaliser la nomination de ces commissaires et de ces juges. Après ces désignations, la loi suit la procédure : 1 proposition de la commission, 2 accord unanime du conseil, 3 dans certains domaines (pas les plus importants), accord du parlement. Dans la pratique, la commission soutient une majorité, mais à géométrie variable selon les sujets (cf son habitude de ramener à l’ordre du jour certains dossiers, et d’en laisser filer d’autre, comme vous le dites, elle a une certaine tendance. J’appelle çà le « clapet anti retour » : avec patience, çà ne se dirige que dans un sens).
      La commission concentre donc le pouvoir législatif, la nomination des juges, et possède (sur le papier) le droit de contraindre l’exécutif des pays membres (sur le papier donc via par exemple des amendes : en réalité, elle doit s’appuyer sur des pays membres pour contraindre d’autres pays membres.). Le lien que vous donnez montre qu’elle cherche à se doter de pouvoirs réels propres et indépendants des états participants.

      « Que le Parlement européen vote des lois anti-démocratiques rend-il ces lois légitimes ? »
      Il a tous les défauts du monde, mais il ne fait que contresigner des lois que la commission lui propose et que le conseil a déjà avalisées. Une construction européenne des petits pas comme tentée a conduit à une politique du déséquilibre permanent : la constitution du serpent monétaire, puis de l’acte unique et de maastricht, puis de lisbonne sont dans l’ordre la fixation des taux de change pour permettre la création du marché unique (forcément ultralibéral) puis de la monnaie unique, pour rendre l’unification fédérale(nécessaire pour juguler l’ultra libéralisme) inéluctable.
      « hors UE, point de salut ».

      « Et sur la base de traités internationaux dont la légitimité est elle aussi très discutable par ailleurs ! Techniquement la question de la place relative d’un traité par rapport à la constitution d’un pays dans la hierarchie des lois reste toujours posée malgré même les arbitrages qui ont été donnés sur cette question par les divers conseils constitutionnels (leurs équivalents dans les divers pays) nationaux. »
      …Ce n’est pas pour rien qu’ils l’on qualifié de constitutionnel… Et de toutes manières, en cas d’opposition du droit indigène, il suffit d’attendre un gouvernement ou un parlement indigène adéquat : le droit européen est transposé en droit national (le gouvernement applique ou fait voter le parlement sur ces sujets, une des raisons au fait que l’assemblée n’a pas la maîtrise de son agenda, même avec les récents aménagements : le ministre de l’industrie va discuter avec les autres ministres de l’industrie sur une proposition d’un commissaire, puis après accord, revient et « propose » ces accords à la transposition. « Propose », c’est limite diplomatique, la commission ayant l’exclusivité de la proposition (et demandant la compétence des compétences, c’est à dire le droit de décider qui peut quoi.)). C’est d’ailleurs ce qu’ont fait les chambres en modifiant la constitution française pour pouvoir ratifier le traité de lisbonne.
      Donc concernant la hiérarchie des lois, c’est le texte européen qui prime sur le texte français, au mieux modulo la transposition.
      C’est une mode qui se répand par ailleurs : la gréce bien sûr, mais aussi la libye (l’otan est un organisme de défense ; l’onu s’occupe du droit international et reconnaissait le régime libyen), la côte d’ivoire (le conseil constitutionnel du pays avait avalisé gbagbo (ou la nullité du vote? je ne sais plus))…Quand Sarkozy parle de normalisation au sujet de notre retour dans l’OTAN, c’est à l’aune des traités européens : tant qu’un pays de l’UE est dans l’OTAN, tous les pays de l’UE sont impliqués militairement dans l’OTAN.

      « Pour moi, la démocratie (même imparfaite telle que nous l’avons connue jusqu’ici) n’est plus qu’un lointain souvenir. Et ce n’est pas un hasard si les « libéraux » s’en félicitent avec un parfait cynisme. »
      Si on parle d’un suffrage universel, et d’un contrôle des pouvoirs normaux (monnaie langue terre) d’une nation, en france, c’était quand? Suffrage universel : 1958 (46 pour les élections locales), année du traité de rome et départ de la construction européenne ; 66 (? à un ou deux ans près 😉 ), départ des troupes américaines, 71 monnaie contrainte ; négociation à la future OMC fait par un représentant, un commissaire (déjà!) européen.

      à Charles A.
      3 octobre 2011 à 15:58

      « Le TCE est un coup de force du nain appuyé à Versailles
      par les partis du système (UMP et PS).
      Il n’aura jamais aucune légitimité. »
      Légitimité…dans votre coeur ou votre tête, peut être, mais les textes sont là, adoptés après lubrification de la constitution française par le parlement, où il n’ y a aucune opposition à l’UE, à peine quelques pseudos sceptiques qui ne proposent rien de politiquement tenable, soit électoralement, soit techniquement. C’est un coup d’état, la souveraineté nationale (les élus) contredisant la souveraineté populaire (le referendum), et ceci nécessitant une modification constitutionnelle préalable : les élus ont modifié la constitution pour voter (1er coup d’état) contre la volonté générale (2ème coup d’état) un texte qui transfert la souveraineté de cette même volonté (3ème coup d’état).
      De plus, le TCE, qui fonctionne avec le TFUE (tous deux : « les traités » ou « traité de lisbonne »), est un traité récapitulatif : il reprend les traités antérieurs depuis le traité de rome, jusqu’à celui de maastricht (celui de nice, je ne sais pas : je pense que c’était une première mouture pour lisbonne).
      Sinon, « partis du système », c’est très raccourci : ils sont d’accord sont nombre de sujets, et en opposition sur d’autres : le « système » ce sont les points communs avec lesquels la majorité est d’accord.

      Un proverbe dit que « le patron vendra la corde avec laquelle on va le pendre », mais dès à présent, on sait que « l’ouvrier la fabriquera, pour le patron, avant, comme il fabrique ses propres liens ».

  4. Il y a des moyens pour casser cette mécanique. Jacques Généreux en parle dans son livre « nous on peut ». Il est possible de le faire de façon légale, arrêter la progression et la dynamique de la Communauté européenne. J’ai personnellement écrit à des hommes politiques (et je continue) proposant des arguments qu’ils peuvent utiliser. Nous sommes faibles, mais nombreux, et il s’agit de peser sur le rapport de forces, par la répétition. TOUS les moyens sont bons. Voici ce que l’un de mes jeune fils m’a envoyé: http://www.youtube.com/watch?v=B2kvtRprvkk

    1. Une sacrée claque d’Orelsan…On peut en penser ce qu’on veut, et il y a des choses à jeter, c’est sûr..Mais c’est rare d’entendre quelqu’un qui se lâche avec une telle intensité.

  5. Il se dessine à l’horizon, de plus en plus flagrantes, ces multiples méthodes récurrentes d’intimidations contre les militants, les élus et les citoyens en colère. Les répressions s’intensifient !

    Si cela est possible filmez le tout ! Que cela ne reste pas secret. Les médias ne pourront continuer de se taire devant l’évidence… Causes, effets !

    Bon courage à toutes et à tous !

    Papillon

    1. Ce serait donc forcément sur un modèle jacobin d’influence française. Dans ce cas, je suis bien évidemment partant. Mais il va y avoir de légères oppositions ! 🙂

    2. Je connais rien aux modèles x ou y et aux influences.

      Pourquoi une trentaine de gouvernements quand un seul suffirait?
      et la même question pour la justice, la police, l’armée, l’éducation, la santé, etc..

      Des économies d’échelles comme disent nos adorés financiers!

      1. @Julien
        pourquoi 30 gouvernements quand un seul suffirait?

        Parce que le « ein volk, ein reich, ein fuhrer » on a déjà donné.

        Et d’ailleurs tous vos copains européeistes sont entrain de dire ouvertement « et puis pourquoi s’emmerder de 30 gouvernement quand une seule banque centrale dirigée par un ancien de chez les voyous de Goldman Sachs peut faire le job? ».

        Le fédéralisme est pavé de bonnes intentions.

      2. @ Kerjean
        Ce genre de réponse (une fois y a eu quelque chose qui ressemblait et c’était pas bien ou alors ça a pas marché) permet de disqualifier tout et n’importe quoi.
        L’Europe de la finance existe. Que pouvons nous lui opposer ? Soit nous essayons de construire une structure réellement démocratique qui puisse lui tenir tête (mais attention, ça suppose de la construire des gens qui pensent pas comme nous, voire même des étrangers), soit nous nous replions sur notre vielle nation, notre belle région (Ah, qu’elle est belle notre Bretagneu !), notre canton, notre village, notre carré de choux.
        Si la BCE a tant de puissance, c’est qu’elle n’a personne en face. Si nos gouvernements sont de droite et choisissent des types de droite pour leur confier les clés du coffre, c’est que nous n’avons pas su convaincre au-delà de notre petit cercle d’intimes qui pensaient déjà pareil que nous.
        Tout est pavé de bonnes intentions, le fédéralisme, les États-Unis d’Europe, ou le charbonnier-maître-chez-soi et le plutôt-un-petit-chez-moi-qu’un-grand-chez-les-autres.
        Moi, l’idée d’une Europe unie, ça me plait. En plus ça horripile Cameron qui est à la fois conservateur et anglais, ce qui, vous en conviendrez, ne peut être que bon signe.
        Nozvezh vat.

      3. @ Julien,

        L’échelle de l’économie, le paradis des « coûts » bas ?

        Faut-il toujours frotter notre humanité au sang de nos frères?

        Ne peut-on sacrifier notre temps et un tantinet de con-fort à notre mère la terre, une « valeur » sûre de sa gratuité désappropriée ?

        Ou sont les poisons volés, sinon en toi dilués ?

        Une cravate pour un style, une cravache pour des billes, et des « drôles élevés » dans ces « présents » là ?

        Les contresens mêlés et les paradoxes entre-dissous, dix sous, cent morts, un flash au jt, dînette, branlette et ronronrond ?

        Noir Désir – One Trip One Noise
        http://www.youtube.com/watch?v=UAnXOA4kDmk

        daniel balavoine sauvez l’amour
        http://www.youtube.com/watch?v=gZxnQToDF0U

        Quand l’envie cessera-t-elle de nous posséder de ses grimms-ass, nos égos focalisés en lignes de mire ?

      4. Quand on ne connait « rien » , on évite de donner un avis.
        Aucun système vivant ne sort du système parcéllisé …il doit bien y avoir une raison ? Le système humain originel est basé sur l’ affect et l’affect ne fonctionne que si les individus se connaissent , donc des groupes restreints .
        Les gains de productivité ne se gagnent que par une perte d’ humanité .

    3. Les régions françaises n’ont pas grand chose à voir avec les länder allemands ou les  » cantons  » suisses . Ni administrativement , ni économiquement , ni par le degré d’autonomie .

      1. …tss, tss, je m’inscris en faux ! Comme d’habitude, on oublie notre héritage culturel français pour s’extasier devant la moindre trouvaille anglo-saxonne. Colonisation culturelle pas morte !

        Beaucoup de slogans de Mai 68 étaient des plus appropriés, quel que soit le jugement qu’on porte sur cette période. On pourrait déjà en recycler certains (écologie politique) ou s’en inspirer :

        – À bas la société de consommation !
        – À bas la société spectaculaire-marchande !
        – À bas le vieux monde !
        – L’aboutissement de toute pensée, c’est le pavé dans ta gueule, C.R.S.
        – L’action ne doit pas être une réaction mais une création.
        – L’agresseur n’est pas celui qui se révolte mais celui qui réprime.
        – Arrêtez le monde, je veux descendre.
        – La barricade ferme la rue mais ouvre la voie.
        – Le bonheur est une idée neuve.
        – La bourgeoisie n’a pas d’autre plaisir que de les dégrader tous.
        – C’est pas fini !
        – Cours camarade, le vieux monde est derrière toi ! (…mon préféré)
        – Déculottez vos phrases pour être à la hauteur des Sans-culottes.
        – L’économie est blessée, qu’elle crève ! (…voilà !)
        – Enragez-vous.
        – Faites la somme de vos rancoeurs et ayez honte.
        – Ici, on spontane.
        – Il est interdit d’interdire.
        – J’ai quelque chose à dire mais je ne sais pas quoi.
        – La liberté, c’est la conscience de la nécessité.
        – Millionnaires de tous les pays, unissez-vous, le vent tourne.
        – Ne nous attardons pas au spectacle de la contestation, mais passons à la contestation du spectacle.
        – Ne vous emmerdez pas, merdifiez.
        – Ne prenez plus l’ascenseur, prenez le pouvoir.
        – Nous sommes des rats (peut-être) et nous mordons. Les enragés ! (…déjà)
        – Nous voulons vivre.
        – La nouveauté est révolutionnaire, la vérité aussi.
        – Pas de liberté aux ennemis de la liberté.
        – Prenons la révolution au sérieux, mais ne nous prenons pas au sérieux.
        – Que c’est triste d’aimer le fric !
        – Révolution, je t’aime.
        – Seule la vérité est révolutionnaire.
        – Soyez réalistes, demandez l’impossible. (…mon 2ème préféré)
        – Le vent se lève. Il faut tenter de vivre. (…vive P.V. !)
        – Vibration permanente et culturelle.
        – Vite !
        – Vous aussi, vous pouvez voler. (…comment faut-il l’entendre ?)

        …ces slogans sont, par définition, du domaine public, et donc libre de droits, d’emplois et de contre-emplois, mais il faut rendre hommage au site qui les a collationnés, et qui en donne bien d’autres encore :
        http://users.skynet.be/ddz/mai68/index.html

      2. @ Nerima-kun

        Pas d’embauche, vive la débauche.
        ( Thionville, 1983- une rue sombre et venteuse, en hiver.)

      3. @ Nérima-kun
        Deux qui m’avaient beaucoup plu, début des années 80.

        – Rue du Chevaleret (75013), ambiance brouillard pont de Tolbiac :
        « Viol de nuit,
        Terre des hommes. »

        – A l’angle de la rue de Ménilmontant et de celle des Pyrénées (75020) :
        « Symphonie des éléments fous,
        La chaleur de ton souffle est à l’échelle du vent.
        L’État ne peut que s’écrouler
        comme un château de cartes. »

      4. « Céder un peu, c’est capituler beaucoup »

        = affiche stylisée/ étudiant des Beaux Arts, avec un doigt qui « part » dans l’engrenage d’une machine, entraînant la main, et le bras =)
        on ne saurait toujours mieux dire face à la concurrence libre et trés faussée !

      5. Les anglo saxons sont bien meilleurs que nous pour les slogans…
        Je trouve celui ci absolument génial !
        bien sûr « Yes we can » , « In god we trust », « Join the navy »,
        On voit où cela les a mené tous ces magnifiques slogans que les anglo-saxons sont si habiles à débiter…
        Modérez votre joie et réservez vos compliments à ceux et celles qui le méritent eventually

    1. Le slogan entier est :
      We are anonymous,
      we are legion,
      we are 99%
      we don’t forget,
      we don’t forgive,
      expect us!

      1. Pas mal , pas mal ! Au moins c’est offensif !
        Et nous si on faisait le GALT , Gang d’Attaque pour la Libération Totale…
        Ou alors le CNR , Conseil National de la Révolution …
        A vos idées ! On se réunit quand et où ?

  6. En fait de remèdes imaginés à la BCE ou à Bruxelles, ils s’apparentent tous à temporiser, en espérant sans doute que l’inflation ou la croissance ou tout autre mécanisme dilue les « pertes qu’il faut prendre » et les fasse disparaître sans douleur.

    Ce n’est pas une stratégie qu’il faut rejeter a priori, car elle permettrait d’éviter bien des malheurs.

    Cependant un petit calcul montre vite l’ampleur du problème: s’il faut enregistrer une perte de 50% sur une montagne de papiers financiers, et si les mécanismes permettent une dilution de 3% par an, alors il faudra 23 ans pour digérer la perte (intérêts composés: 1.03 à la puissance 23 fait 2). Et si par hasard ces mécanismes n’apportaient que 2% par an, il en faudrait 35 ans.

    On a donc le choix soit entre des mesures brutales immédiates, soit de trainer pendant toute une génération un boulet financier… Cruel dilemme.

  7. Plus je lis les articles de ce blog – et d’ailleurs merci à tous les contributeurs et administrateurs des commentaires, ça doit prendre un temps dingue – plus, même si je pense que ma compréhension de toute une série de mécanisme s’affine et s’améliore, plus j’ai la sensation d’être un poisson rouge dans un bocal (avec plein d’autres poissons rouges) qui regardent des drôles de bipèdes qui s’agitent, là, hors du bocal et hors d’atteinte. Et ces drôles de bipèdes, ils peuvent soit décider de renouveler l’eau du bocal, soit la laisser devenir saumâtre, ou même la jeter (et nous avec) dans la cuvette des toilettes et puis tirer la chasse…

    Enfin, ce n’est pas tout à fait exact, mais ça donne une bonne idée du sentiment d’impuissance et d’éloignement que l’on peut avoir vis à vis des stratégies et décisions prises en haut lieu. Mais ce qui importe, pour moi, c’est pourquoi ma description est inexacte : nous ne sommes pas impuissants. A tort ou à raison, peut-être parce que les classes dirigeantes de ce que j’appelle la ploutocratie mondiale (et a fortiori occidentale et européenne) sont tellement persuadées d’avoir le contrôle sur le « bon peuple » que nous sommes, gorgés de TV variété-télé-réalité-talk-shows vides de sens et d’intérêt, d’IPhone et IPads à acheter, etc., mais en tout cas, ce qui compte, c’est que le vernis démocratique de nos sociétés demeure tout de même plus profond que l’on veut bien le penser. Encore faut-il se saisir de cette opportunité. On se cache trop facilement derrière le « tous pourris », « rien ne changera de toute façon ». Trop facile, trop simple, de nous dédouaner ainsi, nous les citoyens qui sommes pourtant le coeur de la démocratie – si elle commence à sentir le poisson pourri ou la marée, c’est en immense partie notre faute, parce que nous ne votons plus, parce que nous ne nous intéressons plus à la chose publique, parce que nous ne sommes plus inscrits à des partis politiques, parce que nous n’allons plus aux réunions de ces partis pour faire entendre nos voix et préférons les laisser faire leur ronron entre eux, pour ensuite nous plaindre qu’ils ne s’occupent pas de nos problèmes. C’est tellement plus confortable, moins fatiguant, plus facile…

    Mais bon, je ne vais pas répéter ma sempiternelle râlerie sur le sujet – quoique ce soit déjà fait 😛 – tout ce commentaire pour dire que, au-delà des questions qui sont posées dans l’article, moi je n’en vois qu’une seule qui vaille d’être répétée, soulignée, tweetée, fesse-de-bouc-ée, etc. :

    Quand les citoyens européens (ceux de la sacro-sainte classe moyenne, ceux de la classe ouvrière, les retraités, bref tous ceux qui forment une immense majorité et donc font et défont les gouvernements dans une démocratie) bougeront-ils enfin tous leurs fesses ? Quand enfin cesseront-ils d’élire des gouvernements de droite qui n’ont fait que s’attaquer à leurs acquis et leurs droits et aller dans le mur ?

    Enfin, bon, je suppose qu’on va encore me taxer d’arrogance et de non respect des gens, du peuple, etc. Il n’en demeure pas moins que ma petite cervelle tente désespérément de comprendre comment et pourquoi les peuples continuent, envers et contre tout, à élire des gouvernements de droite, à apparemment gober les mirages du « mérite », du « rêve américain », du « si vous vous donnez, vous recevrez les fruits de vos efforts » (sans parler des père te mère La Rigueur)…et n’y arrive pas.

    1. Et j’ajouterais que les européens ont déjà commencé à bougé. Par contre, ça ne passe pas aux informations télévisuelles nationales.
      Ça bouge chez les grecs, comme chez les anglais et les américains.
      Et c’est normal: Ce sont les premiers touchés par la crise.

      Attends un peu que le gouvernements viennent nous dire qu’il n’y a plus d’argent pour la sécurité sociale. En bon français, ça sera « tout le monde à Paris pour brûler tout ce qui bouge! »

      1. @Julien

        faut savoir ce que vous voulez.
        Parce que les Grecs sont justement entrain de se révolter contre ce gouvernement unique que vous appelez de vos voeux plus haut.

      2. J’espère de tout coeur que vous avez raison. Je connais la théorie de l’élastique : à un moment il finit par céder tout d’un coup, mais la difficulté c’est de tenter de savoir quand – et au prix de quels sacrifices – ce moment arrivera. Ceci étant, j’espère que la réaction sera celle-là et pas la résignation « bon, ben puisque c’est comme ça, on n’y peut rien, on doit être raisonnables… »

      3. En bon français, ça sera « tout le monde à Paris pour brûler tout ce qui bouge!

        J’ai comme un doute, sur le début de la phrase…

  8. On oublie trop qu’une majeure partie du problème trouve son origine du fait que les états doivent s’approvisionner auprès de banques privées, contre intérêts…
    Elle est là, l’escroquerie du siècle !
    Le secteur bancaire s’est ainsi assuré la distribution de crédits, très bien rémunérés, à moindre risque, couverts par les contribuables de chaque pays…
    Et qu’on ne vienne pas me chanter que ce n’est que pure coïncidence de la part de ces esprits tordus capables d’inventer les CDS et autres, à gogo, suffisamment stratèges pour avoir fomenté la bonne stratégie…

  9. @François Leclerc,
    Vous serait-il possible de rédiger un billet sur votre analyse des propositions des candidats du PS pour tenter de résoudre la crise? Les primaires sont pour très bientôt.

    1. Oh oui… ! et tant que vous y êtes, François, puisque vous n’avez que ça à faire, voudriez vous me donner la recette de la tarte Tatin ?

    2. J’ai eu l’occasion d’écrire que les marges de manœuvres des dirigeants du parti socialiste étaient bien réduites en regard de celles dont ils ont disposé quand les temps étaient plus prospères.

      C’est dire que j’observe, hélas, la largeur du fossé qui globalement les sépare de ce qui serait nécessaire, aux nuances près de leurs professions de foi.

      Si je devais voter à ces primaires, je voterai contre la candidature de François Hollande, pourquoi en faire un mystère ?

      1. à FL
        Votre réponse est on ne peut plus claire et il n’y a pas de mystère.
        à Meoni
        cette recette très simple est justement le résultat d’une catastrophe à l’entrée du four, la tarte se renversa et on découvrit que la pâte était bien meilleure cuite au dessus et que les pommes caramélisaient au fond, eurêka.

      2. Merci pour cette réponse, François, quand bien même elle me laisse un peu sur ma faim.

        Pour les autres, sachez que je change d’avis tous les jours. Soit je vote pour Montebourg qui est le seul a exprimer un avis sur la finance, mais je ne suis pas certain que son volontarisme ne soit sans lendemain, soit je ne vote pas. Si vous avez des arguments, je suis preneur.

      3. Valls et Hollande n’auront pas ma voix. La cure d’amaigrissement de l’homme au complet gris passe-murailles, l’homme normal me fait l’effet d’un Obama à la française. Sans doute très affuté intellectuellement mais sans envergure, pas l’homme des situations de crise. Pierre Larrouturou en sait quelque chose, combien de fois ce dernier essaya de provoquer des débats au sein du PS, demandes qui furent sans cesse repoussées par François Hollande.
        Montebourg avait quelques bonnes idées sur la papier, mais ça fleure trop l’amateurisme au mauvais sens du terme, alors peut-être Martine.
        On connaît son parcours, on connait son caractère.
        Le différend à propos du nucléaire entre Hollande et Martine a sans douté été le déclic.
        Martine est beaucoup plus combative et tranchée.

      4. Et pendant ce temps là.

        Pendant que les doctes, qui avaient bien compris que l’heure n’était plus à palabrer au sujet du sexe des anges, discutaient du prénom de l’élu(e), l’ennemi renforcait ses positions.

      5. Un second tour Montebourg contre Hollande-passe-muraille aurait au moins l’avantage de faire remonter dans le débat ce qu’on n’y voit pas assez.
        Rôle de la finance, rôle des échanges internationaux (protectionnisme européen ou bancor).
        Avec une explosion de l’euro dans les semaines qui suivraient, on peut se bercer de l’idée trop pure que cela ferait réfléchir les gens.
        Ne pas oublier à l’inverse la « stratégie du choc » de Naomi Klein : à l’occasion d’une situation de désorientation, les Chicago boys ou leurs émules reconverties (Minc, Jouyet, Madelin, …) sortent d’un pseudo conclave un homme providentiel, qui s’empresse de presser le citron…

      6. Hollande était sur france cult samedi ,j’ai peut être écouté d’une oreille distraite , mais je ne l’ai pas entendu énoncer la moindre idée … affligeant ! J’avais l’impression qu’il ne jouait que sur le côté « sérieux » que lui ont collé les médias dominants . Il se « présidentialise  » comme ils disent !

      7. @ timiota,

        Bonjour,

        Aucune monnaie dominante ne peut tomber sans réaction des armées…

        Santé !

        La dette, cure de pacification interétatique, d’épuration de la pensée mathématique ?

        A vos contes ?

      8. @timiota

        Jouyet et Madelin dans le même sac à balancer dans le lac Michigan, faut pas pousser…
        Même si le Jean Pinou est bien président d’Aspen France.

        Les membres du conseil de surveillance sont élus par l’assemblée générale pour des mandats de trois ans, renouvelables deux fois. Le conseil de surveillance comprend au maximum trente membres. Il est actuellement présidé par Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés Financiers. Voici sa composition 
        PATRICIA BARBIZET Administrateur-Directeur Général Artemis
        RAMAN BET-MANSOUR Avocat associé Debevoise & Plimpton LLP
        PASCAL CAGNI Vice-Président et Directeur Général, EMEA Apple Europe Inc
        PHILIPPE CAYLA Président EuroNews
        PIERRE-ANDRE DE CHALENDAR Directeur Général Compagnie de Saint Gobain
        BERTRAND COLLOMB Président d’honneur Lafarge
        NICOLAS DUFOURCQ Directeur Général Adjoint Directeur Financier Cap Gemini
        ALAIN GRANGE CABANE Président Fédération des entreprises de la Beauté
        JEROME HURET Consultant JPH Consult
        PIERRE HURSTEL Directeur des Ressources Humaines Monde Ernst & Young
        JEAN PIERRE JOUYET Président Autorité des Marchés Financiers
        MARC KARAKO Executive Vice President and CFO Carlson WagonLit Trave
        THIERRY DE LA TOUR D’ARTAISE Président Directeur Général Groupe Seb
        FATINE LAYT Président Oddo Corporate Finance
        MARIE-CHRISTINE LEVET Directrice Générale Déléguée NextRadioTV
        OLIVIER MELLERIO Associé Interfinexa
        ALAIN MERIEUX Président Directeur Général BioMerieux
        GERARD MESTRALLET Président Directeur Général GDF Suez
        HANNA MOUKANAS Directeur Général Oliver Wyman France
        NICOLAS NAUDIN Vice-President Corporate Strategy & Planning EADS
        GILLES PELISSON Président Directeur Général Accor
        BERTRAND RICHARD Associé SpencerStuart
        AUGUSTIN DE ROMANET DE BEAUNE Directeur Général Caisse des Depôts et Consignations Associé Directeur du Bureau de Lyon McKinsey & Company
        REMY WEBER Président Directeur Général Lyonnaise de Banque
        ALAIN WEILL Président Directeur Général NextRadioTV
        Appartiennent en outre, ex officio, au conseil de surveillance de l’Institut Aspen France les dirigeants des autres instituts Aspen de par le monde :
        TARUN DAS Directeur Général Aspen Institut India
        WALTER ISAACSON Président The Aspen Institute, USA
        MIKIO KATO Directeur Exécutif Aspen Institute Japan
        CHARLES KING MALLORY IV Directeur Général Aspen Institut Deutschland
        ANGELO MARIA PETRONI Secrétaire Général Aspen Institute Italia

        Oh ben dis donc, ils sont deux de chez Next Radio au Conseil de surveillance d’Aspen France, Weill le PDG et sa directrice déléguée ! Et Jorion qu’a été accueilli pendant des mois sur les antennes de BFM…
        http://www.aspenfrance.org/Conseil-de-surveillance,88.html

      9. les Chicago boys ou leurs émules reconverties (Minc, Jouyet, Madelin, …) sortent d’un pseudo conclave un homme providentiel, qui s’empresse de presser le citron…

        d’autant plus que, il y a ceux qui souffrent de désorientation temporo-spatiale … faudrait vraiment pas qu’ils s' »em-mêlent » encore :

        « Ces «repentis» qui tentent de repasser à gauche
        Par Laurent Mauduit

        Jean-Pierre Jouyet, Bernard Kouchner, Stéphane Richard, Jacques Attali et maintenant Fadela Amara. Une cascade d’anciens hauts fonctionnaires ou d’experts, qui ont fait carrière ou se sont enrichis grâce au PS et avaient ralliés Sarkozy en 2007, ont récemment (re)déclaré leur flamme à la gauche. »
        /Mediapart.

        Quant à nous,nous ne souffrons pas tous d’agnososie

    3. Joyeux, le débat télévisé des primaires socialistes !

      Valls nous engage à faire un effort
      « aussi important que celui que la France a dû faire après la guerre ».

      Aubry veut limiter la hausse du Smic « tant que la croissance n’est pas là ».

      Hollande, prendrait « des décisions lourdes(…) sans doute rapidement ».

      Tous le même caviar, car ils approuvent tous le programme du PS:
      le capitalisme, autrement dit l’agonie des peuples comme horizon indépassable.

      Nous voilà prévenus. Si en 2012, Sarkozy est remplacé par un président socialiste,
      ce sera pour continuer la même politique : plans d’austérité, salaires au rabais,
      poursuite des licenciements, guerre pour Total et autres maitres des toutous politiciens.

      1. Exact. Quand les français vont-ils se décider à rechercher d’autres solutions, dans leurs têtes et les programmes des différents partis autres que le duo au pouvoir et les satellites, mêmes bien déguisés ?…

      2. Je viens de recevoir la liste des bureaux de vote parisiens pour la primaire du PS.
        Ca tombe bien c’est dans la même école que pour les élections ordinaires, et dans ma rue s’il vous plait !
        Mais, là, franchement je me tâte ….
        Avec les socialistes, il faut être honnête, il y aura une différence d’avec la politique de Sarko (plus de redistribution, les pauvres seront un peu moins maltraités), mais dans les discours et les mesures annoncées, je ne vois guère de quoi initier un changement de civilisation.

      3. J’y vois une similitude : les États-Uniens ont triomphalement élu Sa Nullité Obama (dès 2007, j’étais fixé sur la vanité du bonhomme : éloquence creuse et auto-satisfaction), qui n’est absolument qu’un Bush III, continuateur et amplificateur des guerres néo-coloniales ignobles (la valeureuse guerre des drones en AfPak, les exécutions extra-judiciaires sont de son fait) et « buddy »-« buddy » avec Wall Street et l’oligarchie (cf. la « réforme » des assurances-maladie).

        …eh bien oui, Hollande serait tout à fait notre Obama, en moins « handsome ». On peut espérer que le peuple français, chargé de révolutions et moins crédule (« gullible ») ou lessivé (« brainwashed ») que le peuple états-unien, échappe à ce changement de marionnettes…

        Car dans le Guignol où nous parque l’oligarchie, une marionnette a déjà, et incroyablement, explosé : DSK, qu’il nous aurait fallu respectueusement élire, sommé et assommé par ses « compétences » !

        On peut donc espérer un coup de théâtre… un bon coup dans ce théâtre !

      4. @ Renard

        J’ai pris la peine de citer trois du casting, mais ajouté, en parlant de la bande des six:

        Tous le même caviar, car ils approuvent tous le programme du PS:
        le capitalisme, autrement dit l’agonie des peuples comme horizon indépassable.

        Celui qui gagnera sera le meilleur acteur pour l’alternance,
        c’est à dire la pièce UMPS alias MEDEF, mais avec autre discours et tête
        car Sarko a très bien servi (grand acteur) mais le public est fatigué.
        Faut changer pour que rien ne change.
        Sauf que élus par les travailleurs, il auront plus de facilité à les enfoncer encore!
        Bref, la gauche plus rien, sauf caviar.

      5. je m’étais décidé à ne pas voter. Mais quand je vois (notamment dans ma famille) des gens de droite trop contents de pouvoir passer pour des gens de gauche à moindre frais (une charte peu contraignante) s’apprêter à voter Hollande, et bien j’y vais.

      6. Unité et différence

        Les candidats à la candidature affichent à la fois leur unité et leurs différences qu’il nomment personnalités.
        Voici une phrase de Manuel Valls, contenue dans une interview accordée le 19 mai 2008 au journal France-Soir :

        Le socialisme, au XIXe siècle, a été inventé pour remplacer le capitalisme. Or, nous devons assumer pleinement l’économie de marché. je préfère parler de la gauche.

        Que tous ceux, qui, ici et ailleurs, nous parlent, avec des trémolos dans la voix, de leur questionnement infini à propos du vote avant le vote, veuillent bien nous dire si cette phrase du gentil Manuel, est à mettre au compte de l’unité ou de la différence.
        Il est certain qu’aucun des barons médiatiques qui mettent cette tragique comédie en lumière ne se risquera à poser la question, tant l’idée de socialisme serait une vieille idée de nos jours.
        Mais pourtant…

      7. Valls ne dit rien d’autre que la théorie approuvée par les autres
        dans le programme du PS
        et la pratique de tous les politiciens professionnels,
        depuis les Radis jusqu’au Flan de Gauche.
        Tous derrière le caviar et une crise en retard.

      8. Certes, certes,
        mais c’est pas tout à fait pareil que la droite.
        La différence est sans doute minime mais pour le gars qui en fin de mois à du mal à joindre les deux bouts, ça fera une différence les euros en moins ou en plus.
        Evidemment quand on a un bon salaire, une bonne retraite ou qu’on est bien indemnisé pour le chômage ou avec les mutuelles pour les ennuis de santé on s’en fout un peu….

        Prenons ces élections pour ce qu’elles sont, ni plus ni moins. Le vote n’empêche nullement l’action extra parlementaire. Je ne vois pas où est l’incompatibilité. A moins de soutenir que seule une révolution avec renversement pur et simple du gouvernement en place nous fera changer de régime. Pourquoi pas, mais il ne me semble pas que ce soit l’option privilégiée sur le blog.

        Autre argument, les options actuellement défendues par les candidats aux primaires ne seront pas nécessairement d’actualité quand les élections présidentielles auront lieu. Avec l’évolution de la crise les positions peuvent se radicaliser, tout simplement parce que certaines solutions actuelles ne seront plus praticables. Pas certain que la radicalisation irait dans le même sens à droite, de même à gauche la personnalité des candidats ne sera pas un facteur nul, on sait bien que dans les situations de crise, le facteur personnel joue.

      9. Je me permets d’ajouter qu’il en est de même au chapitre des solutions économiques pour changer d’air, et même changer d’ère.

        Il y en a qui veulent raccommoder le grands corps malade et d’autres qui veulent l’enterrer pour passer à autre chose.
        Le choix entre le bon grain et l’ivraie me semble à faire sur quatre élements.
        – reprise de la production monétaire par notre Etat;
        – lois de séparation banques de dépot/banques d’affaire;
        – suppression du day-trading, du plus court jusqu’à 6 mois ou plus; suppression des marchés taux et marchés secondaires opaques;
        – élection européenne du président de la BCE.

    4. si vous posez la question , c’est que vous avez apparemment la réponse. Vous n’ attendez, que la confirmation de votre choix , à moins que vous ne cherchiez un excellent coup de pub . Ne croyez vous pas que les tenanciers et les intervenants du blog ne vous informent suffisamment sur le choix que vous pourriez faire? si choix il y a ! cdt

    5. Il faut voter par elimination: Pas sego: Elle a deja perdu, pas Holland et Aubry: C’est le choix des appareils et des medias, pas Vals qui serait mieux avec Borloo, reste Montebourg surtout pour faire ch.. les medias et les elephants.

      1. …pour faire ch.. les medias et les elephants.

        C’est là le souci… Le prochain scrutin n’aura figure que de vengeance personnelle…
        Or, admettant que certains politiques offrent un discours différent, avant le vote, rien n’assure qu’ils tiendront leurs engagements une fois élu, comme toujours, c’est filer un chèque en blanc contre une lettre cachetée à n’ouvrir que lorsqu’il est trop tard…
        C’est là la faille du système, c’est qu’une fois qu’ils sont aux postes, le citoyen ne peut plus rien faire sauf à râler lors du repas de famille dominical…
        Le gouvernement par représentation n’est pas la démocratie, c’est une grosse esbroufe…
        J’aurais voulu avoir le droit de faire révoquer sarkozy lorsqu’il a engagé la france dans le traité de lisbonne, contre l’avis populaire exprimé par le précédent référendum…
        Mais tant que le peule ne se satisfera que du devoir accompli en foutant un bulletin dans une urne une fois de temps en temps, rien ne pourra changer.

      2. Si Martine Aubry voulait continuer à développer sa société du soin mutuel, elle aurait ma voix. Mais la levée de bouclier machiste (genre Julliard et même Attali) l’a fait reculer. Vraiment dommage. Lire le dernier petit livre d’Alexandre Jollien « Eloge de la faiblesse » permet de comprendre que ce projet a du sens et que ce n’est pas un projet d’infirmière. C’est un projet qui remet au centre notre apprentissage de notre métier d’homme et nous rappelle qu’on ne peut pas le déléguer à l’état providence, aussi utile soit cet état providence.

      3. @ atanguy,

        Bonjour,

        Auriez-vous omis dans votre liste un détail… éléphantesque ?

        Ki manque donc à votre appel « haine-nu-mératif » ?

        Pour le détail « caché » ?

        Ballet jour né

      4. Je pense qu’Aubry serait moins pire que Flamby : elle vient d’une famille et d’un terroir authentiquement prolétaires, elle est plutôt imprévisible (voire piquée) comme son père, elle réagit vivement et rageusement quand on lui pique l’ego et qu’on la mésestime, et surtout c’est avec elle que le trublion Mélenchon s’entend le mieux parmi ses anciens camarades de parti. Si La Méluche fait un gros score au 1er tour et les Verts-Joly aussi, l’alliance des gauches …se gauchira quand même plus nettement ! Les socio-libéraux à la Valls devront la mettre en veilleuse…
        …je sais que ça ne serait qu’une évolution à la marge et que le PS resterait globalement et indécrottablement pro-libéral, pro-institutions, pro-UE libérale, pro-sioniste, pro-bobo, pro-TINA…
        …mais ce serait mieux que rien dans la conjoncture immédiate des Présidentielles. Ce petit essai pourrait ensuite être transformé aux législatives qui suivent, s’il se trouve un contingent suffisant de députés du Parti de Gauche et des Verts, indispensables former une majorité.. (attention : je ne suis absolument pas un inconditionnel de La Méluche ni d’aucun de nos politocards mais nous sommes bien dans la soupe des rapports de force, qui est l’essence – hum, plus ou moins explosive – du choix politique).

      5. @ Neruma-kun

        Je pense qu’Aubry serait moins pire que Flamby : elle vient d’une famille et d’un terroir authentiquement prolétaires

        J’adore votre humour . J’éprouve quelques difficultés à considérer le père de Martine Aubry,, l’ex ministre des Finances Jacques Delors, comme un prolétaire . Parions qu’elle n’a jamais vécu dans un taudis ni vu ses parents passer des nuits blanches à essayer de trouver l’argent manquant pour remplir le frigo familial après le 15 du mois .

        D’ailleurs, tous les candidats socialistes sont issus de la haute bourgeoisie . L’oligarchie financière permettrait-elle à un authentique enfant de prolétaires, à un véritable défenseur des intérêts des pauvres, d accéder aux élections présidentielles sans lui saboter son ascension politique et sa campagne électorale par l’intermédiaire des médias ? J’en doute .

      6. @Mianne

        …le terroir lillois est quand même historiquement prolétaire (maintenant le terme de « prolétaire » n’est peut-être plus de mise : personnellement, j’aime bien le concept de « multitude » cher à T. Negri…)

        …pour la famille d’Aubry, OK, le terme est outré ; maintenant, ce n’était pas non plus la grande bourgeoisie ! …fils d’un petit bourgeois de province, Delors a d’abord fait « carrière » comme syndicaliste, c’est à mettre à son crédit (si j’ose dire). Pour Royal, son papa a fini lieutenant-colonel, ce n’est pas encore de la haute bourgeoisie, si c’est de la bonne… pour Fabius par contre (qui n’ose plus être candidat) par contre, là, oui, c’est de la haute…

        Si mon terme était quelque peu outré, le vôtre aussi. 1 partout et la balle au centre…

  10. Une nouvelle étude fait apparaître que Bruxelles comptera d’ici 2020, 1.329.000 habitants.
    Si on ne crée pas 10.000 emplois par an à Bruxelles d’ici 2020, la Région-capitale aura un taux de chômage de 36% et comptera quelque 224.000 demandeurs d’emploi au lieu de 76.000 en 2010, ressort-il d’une étude réalisé par le professeur André Lambert, de l’Association pour le Développement de la Recherche Appliquée en Sciences Sociales (ADRASS).

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/689349/bruxelles-devra-creer-10000-emplois-par-an-d-ici-2020.html

    1. Bruxelles,
      224.000 demandeurs d’emploi, soit 36% de chômeurs …

      Ben, au moins, pourront faire la manche devant l’entrée-sortie des artistes =) on sait que du flouze, ils en ont à revendre nos pickpockets !
      sont combien employés là-dedans en tout ?
      une petite redistribution »spontanée  » serait bienvenue =) 2 mois de salaires/indemnités par tête de pipe, ça vous fait un impôt « naturel » …
      voyons, pour Barroso, ça va chercher dans les combien ? et pour la Baronne ? et pour Rondpoint ? =) je pose 2, et je retiens 1 …j’y renonce …quand y’a trop de zero , y’a trop de zero…

  11. La France et la Belgique soutiendront Dexia .
    « Les gouvernements français et belges sont derrière leurs banques. »
    Didier Reynders a affirmé ce lundi que les gouvernements français et belge feront ce qu’il faut pour soutenir Dexia, actuellement dans une période de troubles et menacé de dégradation par Moody’s.

    « Les gouvernements français et belges sont derrière leurs banques. Que ce soit Dexia ou une autre, on suit la situation au jour le jour (…) Tous les jours, le gouvernement français et le gouvernement belge font ce qu’il faut pour être derrière nos banques », a dit Didier Reynders.

    Ce lundi soir, l’action Dexia cède 10,16%, à 1,3 euro, à la clôture de la Bourse.

    18h20

    Réunion d’urgence chez Dexia.

    Un conseil d’administration extraordinaire a été convoqué ce lundi soir chez Dexia. Selon nos informations, la réunion commence à 18 heures.

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/689354/la-france-et-la-belgique-soutiendront-dexia.html

    1. Oueps ! Et du coup, depuis 18h, ici en Belgique…. « on » reporte la plénière…En vue de la formation du gouvernement », et pour info, il est 23h36…. …Tiens donc ! tu m’étonnes Louis ;-)))

    1. @ Pierre,

      Bonjour,

      http://media.la-bas.org/mp3/111003/111003.mp3

      Tu peux m’héberger deux ou trois nuits en octobre ? S’il te plaît, « sobriété » assurée ?

      La BCE lance le short-string d’hiver.

      L’évènement est considéré comme climatique par nos meilleurs scientifiques.

      La haute couture gémit de plaisir, avec si peu de matière, les profits-roll over the rain-beau.

      Les dames de la haute affichent la fine-anse de leurs hanches langoureuses.

  12. @ François LECLERC

    Vous parlez d’or.

    Chacun de vos paragraphes appellent à la fois moult commentaires quant à leurs implications et aucune retouche ou remarque car ils sont la pure vérité. C’est du lourd aurait dit Yvan.

    Sur le FESF, je me permets d’en remettre une couche car « ce machin » me sort de plus en plus par les yeux. Si seulement il était pensé dans un cadre de refonte du système ! Mais non, il ne fait qu’en renforcer la perversité et l’inanité ! Ce sera un truc énorme, assis sur des dettes énormes, le tout porteur de toxicité infernale.

    Les mots me manquent pour décrire le dégoût que me procure ce bal des faux-derches (pardon pour l’expression) qui n’ont pas émis la moindre intention de changer ni les règles ni les principes qui régissent l’ensemble du système. Au contraire, ils veulent le verrouiller davantage pour que les pilules amères que la bourse anticipe deviennent des missiles format Hiroshima sur nos populations.

    De quoi ont-ils peurs ? De se couper un bras alors que la gangrène gagne?
    Ne voient-ils pas qu’il est temps de changer radicalement ? C’est maintenant qu’il la faut la rupture, tout de suite. cela suffit d’attendre les prises de conscience qui ne viennent pas de cette caste confite et bouffie de suffisance. Si encore ils avaient le panache séduisant de l’aristocratie d’épée ! Mais non, ils ne sont que spectres blafards s’auto-administrant mutuellement des félicitations d’audace quant leurs décisions ressemblent à de l’eau tiède croupissante.

    BASTA ! Faut-il hurler et tout casser pour se faire entendre ?

    1. Hurler et tout casser semble être la seule possibilité, effectivement… Mais, combien le feraient par peur de ne pas savoir ce qui se passerait après ?
      Les français font partie de ceux qui ont encore trop à perdre pour prendre le moindre risque de cette nature et préfère la politique de l’autruche, la tète dans le sable…

      1. J’abonde… combien de siècles d’humiliations inhumaines et grotesques a-t-il fallu pour que le peuple français se révolte enfin entre 1789 et 1794 !
        Et, tout de suite, la bourgeoisie des villes et les nouveaux riches des campagnes (biens nationaux acquis à vil prix) l’ont cornaqué et l’ont livré, pour qu’il se calme, au Petit Caporal afin de lui servir de chair à canon dans son délire impérial (+1M de morts sur 20-22M d’habitants !).
        Non, une révolution, ça ne se trouve pas sous le pas d’un cheval et c’est comme la guerre : on sait comment ça commence mais on ne sait pas comment ça finit (au mieux, en … »révolution » : réinstitution des classes et des institutions).
        Ceci dit, la révolte est nécessaire et elle aura lieu, nécessairement !

      2. @Nerima Kun :

        Pourriez vous en dire plus sur la révolte non révolutionnaire qui semble avoir vos faveurs .

      3. @ Juan

        …j’entendais « révolution » dans le sens étroit des révolutions historiques, fort peu satisfaisantes et encourageantes en effet, mais le terme reste indispensable pour désigner l’élan vital et social de rejet (révolte) et de reconstruction / refondation.

        …je serais tenté de vous dire que la vraie révolution est intérieure (au fait, c’est le vrai sens du mot « jihad »), mais là, je botterais tout de suite en touche dans la 4e dimension, la spirituelle…

        …à cette limite, il y a (du moins au plus compromis avec le siècle) : St.François d’Assise et les grands renonçants, la vie érémitique, les monastères chrétiens, les monastères bouddhiques, Gandhi, Lanza del Vasto, Auroville (échec), les phalanstères, les communautés, les villages à retaper (peuplés ou non de gauchistes épiciers mais toujours officiellement saboteurs de trains), les communautés de troc et autres SEL (monnaies alternatives), les associations (d’entraide, restos du coeur, enseignants bénévoles, ferroviphiles et autres philatélistes pacifiques), les cercles artistiques (chorales, fanfares, groupes artistiques, créateurs déjantés) ou sportifs (boxe, foot ou rugby plutôt que la drogue dans les quartiers)…

        …sérieusement : il y a les Indignés et autres occupeurs de Tahrir ou de Wall Street : ça, c’est un vrai début… je suis intéressé par leur côté amorphe (pas aboulique), déstructuré, sans chefs à tuer, isoler ou corrompre, par leurs revendications vagues, imprécises, fluctuantes, irrécupérables car impossibles à résoudre pour le Système mais qui le mettent perpétuellement en accusation. L’article suivant de dedefensa.org m’a convaincu (qui s’inscrit dans une perspective eschatologique, mais bon, chacun ses goûts) : http://www.dedefensa.org/article-l_automne_americain_souffle_sur_wall_street_03_10_2011.html

        …nous sommes à l’aube de nouveaux mouvements de protestation et de reconstruction qui répondront aux conditions très spéciales de notre temps ; il sera difficile de faire l’économie totale des violences et des contre-violences mais ce ne sera peut-être pas le chaos révolutionnaire ou répressif (par analogie, car ce n’était pas exactement la même chose, on reste encore stupéfait de l’effondrement très peu sanglant du communisme et de la sphère soviétique, monolithes qu’on pensait séculaires ; on dirait que, oui, après tout, c’est possible, yes, we can, ha ha ha !)…

        …il faut évidemment ne plus prêter la main (on repasse par le personnel et l’intérieur) : simplifier sa vie, plus de crédit, plus de carte de crédit, fermeture des comptes dans les banques du Système, beaucoup moins de consommation, le potager ou le jardin ouvrier, la télé cassée, etc. Il faut aussi pousser à la roue : plus d’assurances-vie telles que maintenant.., à la rigueur investissement dans les fonds éthiques (s’il y en a et s’il faut investir) et les banques mutualistes (à créer ?), protestations systématiques, grèves d’un nouveau type, démocratie directe, contestation des impôts, ne rien laisser passer dans les administrations, les journaux, etc. et, dans les conversations, ne plus tolérer : le simplisme, la pub infâme, le racisme, le « scape-goatism », le TINAisme, etc. gueuler, contester, se gausser, informer…

        …il faudra bien aussi le retour à la culture (lecture, littérature, poésie, musique, dont musique classique, si déprimée), l’art comme manifestation de vie, de renaissance… si la révolution doit être avant tout intérieure, elle sera ensuite culturelle, comme l’avait pressenti, pour mieux en pervertir la nature, le gnôme sanglant du Hunan. Il faut retrouver une morale de l’action (perso, j’aime bien relire les écrivains dont il faut, de nos jours, se gausser : Malraux, St.Ex, les écrivains de guerre comme Tolstoï, Barbusse, Bernanos, Remarque, Zweig, voire les moralistes et pacifistes bourgeois, incroyable hein ! …Georges Duhamel ou Romain Rolland !!!).

        Et vous, quels ingrédients pour votre soupe révolutionnaire ?

      4. @Nerima – Kun :

        Merci de votre longue et circonstanciée réponse ( qui me fait un peu douter cependant que vous abondiez autant que ça avec Philippe MEONI ).

        Quels ingrédients pour  » ma soupe révolutionnaire  » ?

        Si vous attachez quelque intérêt à mes intrusions sur ce blog depuis 3 ou 4 ans , vous aurez remarquer ma grande affinité de pensée avec Léon Tolstoï que je reciterai une fois de plus .

        Dans l’épilogue de « Guerre et Paix  » , il s’interroge sur les deux problèmes essentiels de l’histoire : le pouvoir , et la force qui met les peuples en mouvement . Pour le second qui est un peu celui sous tendu par le titre de ce billet , il écrit ( et j’emboite son pas ):

         » Le mouvement des masses n’est produit ni par le pouvoir , ni par l’activité intellectuelle , ni par l’union de l’un et de l’autre , comme le pensent les historiens , , mais par l’activité de tous ceux qui prennent part aux évènements , et qui se groupent de telle façon que ceux qui agissent le plus directement sont les moins responsables , et réciproquement . »

        Plus loin :  » … le concept de cause ne s’applique pas au phénomène que nous examinons . »

         » Le lien le plus indestructible , le plus lourd , le plus constant qui nous attache à nos semblables est ce qu’on nomme le pouvoir , et le pouvoir , pris dans son sens véritable , n’est que l’expression de plus grande dépendance où l’on se trouve à l’égard d’autrui  » .

        Je crois que les vrais hommes d’Etat le savent , et leur plus grand talent doit consister à recevoir la charge de donner les quelques coups de pagaies qui laisse la pirogue à flot et dans le sens du courant où « les masses » cherchent leur survie et leur espoir .

        Sur les ingrédients , dont vous citez certains , je me suis mouillé des miens dans un post récent que j’essaie de retrouver pour ne pas faire trop long ici .

        Mais ce ne sont que quelques idées d’un (vieux ) croûton qui se livre aux bouillonnements de la soupe en cours .

        Un croûton cornélien dans une soupe racinienne .

      5. @Juan
        //// » Le lien le plus indestructible , le plus lourd , le plus constant qui nous attache à nos semblables est ce qu’on nomme le pouvoir , et le pouvoir , pris dans son sens véritable , n’est que l’expression de plus grande dépendance où l’on se trouve à l’égard d’autrui » ////
        On dirait du B. de JOUVENEL (Du Pouvoir ) Qu’il faut lire meme si l’auteur est actuellement hors jeu …. il dit « Qu’est ce qui nous meut ? » et constate que physiquement peu de choses physique nous contraint a obéir ..meme a crever ds des tranchées …
        C’est bien une aliénation qui nous meut … meme si nous gueulons , nous suivons le troupeau .

      6. @ Juan Nessy

        …j’ai donné quelques raisons qui, à la relecture, me paraissent bien pauvres, naïves et contradictoires, je n’ai sûrement pas l’étoffe d’un révolutionnaire et mes révoltes sont brèves, si intenses ; hélas, je ne suis qu’un bobo concerné, comme beaucoup, ici.

        Concerné, parce que, quand même, oui, déjà un peu : « allô, Maman, bobo ! » ces derniers temps…

        Ah, Tolstoï …merci ! …un de mes maîtres mais que je connais encore fort peu (chaque âge à ses plaisirs : la retraite qui, déjà, entre dans mon horizon, pourra me permettre de relire, hum, lire son oeuvre).

        Moi qui vis au Japon (Tokyo, arrondissement de Nerima ; « kun » = suffixe familier après le prénom d’un gamin) et m’intéresse au bouddhisme zen, j’ai trouvé une perle rare, parmi tant d’autres, dans la Guerre et la Paix : la scène (en fait, je me rappelle plutôt de son adaptation filmée par Bondartchouk) où Pierre éprouve – « techniquement » parlant – un phénomène de satori ; prisonnier des Français en retraite, un soldat le menace de son fusil pour le faire rentrer dans le rang, alors qu’il s’est levé et paraît faire quelques pas vers la steppe, hagard et comme frappé d’une idée fixe ; la menace de mort est alors le déclencheur ; il part d’un rire surhumain : « moi, mon âme immortelle, ils prétendent l’enfermer » …

        Ceci pour vous (re)dire que je tiens que la vraie révolution ne peut être qu’intérieure… pour les « illuminés », il n’y a d’ailleurs rien à redire ni changer au monde, impermanent mais parfait, en tant que résultante de tout ce qui s’exprime, il est comme il est, le reste est fuite imaginaire et égotiste.
        Evidemment, le non-illuminé de base (nous tous) criera au fatalisme… mais il n’y aurait, paraît-il, que le rôle à jouer, en toute sécurité de simple acteur, ici bas ; et nous jouons les concernés face à la crise qui s’abat, qui n’est elle-même qu’un épiphénomène, sans doute : le pire typhon sur l’océan est indécelable à 100 m de profondeur.

        Évidemment, il y a rôles et rôles et il faut pouvoir jouer le sien en toutes circonstances : par exemple quand on se retrouve dans la file sélectionnée pour la chambre à gaz… (cf. Etty Hillesum http://fr.wikipedia.org/wiki/Etty_Hillesum)

        Comme disait un maître Zen (sur le Mont Kôya au-dessus de Kyôto, alors que le monastère attaqué de toutes parts commençait à brûler) à ses disciples affolés qui lui demandaient quoi faire pour se sauver… « sautez au beau milieu des flammes ».

        …pour revenir à Tolstoï, on sait que sa correspondance, brève, épisodique mais intense, avec Gandhi aida grandement ce dernier à mettre au point, en Afrique du Sud, le concept de la non-violence « satyâgrahi ». On sait moins qu’il était aussi en relation avec d’autres « utopistes révolutionnaires », par exemple, ici, l’écrivain japonais Tokutomi Rôka (http://www.ndl.go.jp/portrait/e/datas/297.html ou encore http://www.britannica.com/EBchecked/topic/598404/Tokutomi-Roka) qui prônait le retour à une vie agraire sensible mais productive et calme; et près de la tombe duquel j’habite, dans l’arrondissement tokyoïte encore peu radioactif de Setagaya (oui, parce que j’ai quitté Nerima, il y a quelques années déjà, mais bon…)

    1. Le 4 juillet, l’état du Minnesota avait déjà fait faillite dans l’indifférence la plus totale. D’ccord, il ne fait que 5,3 millions d’habitants mais c’est quasiment la moitié de la population de la Grèce et j’imagine que son PIB doit être comparable.

  13. Et dans tout cela, que devient la droite « décomplexée » ? Parce que vous vous souvenez, ces gens qui lancent de l’argent en l’air, le rattrapent… du pied, de la main.

    Quand je vois certaines faire les boutiques.. pourquoi cette robe, parce que c’est joli. Une robe c’est joli, une blouse, des bottines… Comment leur faire comprendre que l’avenir c’est le socialisme et que tout le monde sera habillé pareil, et que fini les robes à fleurs made in GB, extra fashion ? Ceux qui en profitent n’ont que faire du reste, on ne vit qu’une fois.

    Les fonctionnaires européens touchent 4400 e par mois sans impôt, puis 10 000 pour un chef de bureau, ou davantage. Et il y a encore des échelons au dessus, ça c’est le bas de l’échelle. Comment voulez-vous qu’ils considèrent autre chose, surtout que ce n’est pas une torture comme travail. Il en va de même pour chacun qui en profite, tous ceux qui vous parlent dans les médias ont pour priorité de conserver leur généreux émoluments, c’est leur unique objectif. Le reste ils s’en fichent.

    1. l’avenir c’est le socialisme et que tout le monde sera habillé pareil,
      et que fini les robes à fleurs made in GB, extra fashion ?

      Le socialisme, c’est la démocratie réelle, enfin autorisée par la fin de l’exploitation,
      soit l’appropriation sociale du produit du travail.
      Le vêtir, le dévêtir et autres joies ne concernent que chacun.

    2. Que devient la droite « décomplexée » ?

      En 2013, elle se montre au tout nouveau New Order Café, Boulevard Saint Germain à Paris : vigiles armés, stars du cinéma et de la politique souriant en terrasse, café crème à 200 €, dress code UBS ou FR3. Face code : strictly beautiful.

    3. Le roi est nu.

      La société achète du silence – leur silence – pour bien moins que ça. On peut donc continuer à bavarder complaisamment.

  14. Bonjour à tous,

    François, il semble que Dexia traverse une zone de tempêtes encore plus fortes que les autres banques. Dégradée par Moody’s aujourd’hui, conseil d’administration extraordinaire ce soir. Avez vous des précisions supplémentaires ? Merci

    1. Je crois avoir compris qu’une restructuration de Dexia est tentée, celle-ci cédant à la Banque Postale et à la Caisse des Dépôts des actifs douteux selon des valorisations pour elle avantageuses. Les deux partenaires voudraient récupérer en compensation l’activité de crédit aux collectivités locales, qui était initialement filialisée en France par la Caisse, sous le nom de Crédit Local de France.

      1. C’est une contre-offensive de Dexia, qui ne veut pas céder l’activité. Une « bad bank » sinon rien !

    2. Ca chauffe à wall street.

      The FINal Countdown.

      UPDATE 3: C -9.7%, BAC -9.3%, MS -7.1% & CDS blowing too in Financials (GS +60 at 387bps, MS +53 at 547, BAC +34 at 451, C +32 at 347…and Insurers (AIG +70 at 540, HIG +45 at 465, MET +27 at 390, PRU +_35 at 340, and BRK +20 at 270)

      In the last hour, financials have accelerated to the downside very rapidly. It seems perhaps that the credit markets were on to something and now equities are realizing that something is definitely worrying market professionals.

      http://www.zerohedge.com/news/final-countdown

      Octobre sera très secoué semble t’il?

  15. l’avenir c’est le socialisme et que tout le monde sera habillé pareil

    Gné ? C’est ça, et tous en rose camarade ?

    Et puis pourquoi donc s’habiller hein ? Nu ! Enfin nu, pas de place pour mettre un porte-feuilles et autre monnaie. Vive le nudisme socialiste !

    1. Dosette.
      C’était, en effet, un des cotés de l’état d’esprit naturiste à sa fondation en France. Ca a bien dérivé…
      Maintenant, si la moitié des gens sont à poil, c’est un miracle et pour les autres, on a l’impression d’un concours à celui ou celle qui portera un accessoire de luxe, montre, bijoux, autres.

      Mais ce n’est pas le seul mouvement qui ait vu ses valeurs dériver, notez.

    1. Stiglitz aussi.
      Il paraît que les mégaphones sont interdits. Les manifestants répètent en chœur ce que disent les orateurs afin d’être entendus par le plus grand nombre. Une idée à retenir.
      Les chaînes de télé sont désormais présentes et de plus en plus de personnalités accourent.
      Est-ce le début de quelque chose ?

      1. « Il paraît que les mégaphones sont interdits. »
        Indication que des mesures seront prises pour freiner/empêcher les réactions, les oppositions. D’abord des mesures ‘soft’… et après ? Tout sera fait pour qu’ils conservent leur pouvoir. Sans doute n’obtiendrons-nous rien de valable et de véritablement concret sans violence (leur violence ou la nôtre).

        Je constate aussi que les français s’interrogeant sur leur vote futur choisissent par élimination , ce qui suppose qu’il n’y a personne qui conviendrait réellement.

        En Belgique, on négocie un nouveau gouvernement et on nous prévient: le PS nous averti qu’ils feront des concessions aux libéraux, à condition que l’inverse soit aussi fait. Rien de nouveau. Sauf que pour conclure madame PS nous averti qu’il y aura une rigueur nécessaire. « Mais tout le monde paiera » rassurez-vous. Il n’y a pas d’alternative, hein. Ah bon ?

    2. Le milliardaire Soros soutient les « indignés » de Wall Stree.

      Mais c’est pas réciproque !

      Et puis quand allons-nous abandonner le langage de l’ennemi ?

    3. On se marre. L’époque est trop drôle décidemment :  » Georges Soros soutient les Indignés  » – Vraiment désopilant ! Un peu comme Louis XVI qui a soutenu le peuple en se coiffant d’un bonnet phrygien tout en préparant sa fuite à Varennes dans le but de fédérer les armées aristocratiques européennes pour attaquer la France et ses insurgés…

  16. Et voilà le super hypocrite du jour :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/10/03/le-milliardaire-soros-soutient-les-indignes-de-wall-street_1581740_3222.html
    « Les traders sont trop payés car ils devraient travailler gratuitement pour moi. Je suis leur guide, leur mentor, leur Dieu Absolu et je n’accepte pas qu’ils soient meilleurs que Moi. »

    Va y avoir de la concurrence pour le meilleur dieu de la finance sur terre…
    A moins qu’un « économiste » vienne les « départager ».

    1. Désolé, Yvan, j’avions pas vu votre post et j’ai posté la mienne il y a qq minutes.

      Un volontaire pour déplacer mon post sous celui d’Yvan svp ?

  17. Cher M. Leclerc

    Je suis d’accord avec vos analyses mais vous n’insistez pas assez sur le rôle néfaste de l’Allemagne dans tout ce foutoir. Si les teutons n’avaient pas figer leur salaire il y a 10 ans, l’euro aurait eu une petite chance. Aujourd’hui, l’industrie de l’Europe du Sud a fortement baissée et les desequilibres courants sont abyssaux. Un seul coupable : l’Allemagne qui se gargarise de ses excedents et de ses travailleurs pauvres. Nous les latins avons eu le tort d’aimer les produits allemands plus que les nôtres.
    Sans ce desequilibre primaire, les crises bancaires seraient inexistantes !
    J’ai une proposition massue pour que l’euro fonctionne sans souci : indexer les salaires minimaux des pays europeens sur le taux de couverture de la balance courante national. Si on avait fait cela en 1999, le Smic allemand (s’il existait), serait autour de 1500e net alors que le français serait vers 900 e.
    Je vous garantie qu’on vivrait bcp mieux ! Plus d’excedent fou donc plus de crises bancaires.
    Par contre plus bcp d’audi à Paris ou Athènes mais des pays en capacité d’importer et d’exporter des biens utiles.
    Sans mécanisme de ce type l’euro ne tiendra pas lgtps alors qu’il n’a pas que des inconvenients.
    Mais les cousins germains n’arrivent pas à comprendre ou accepter la notion d’équilibre en économie qui pourtant est la base de l’échange. Deutschland uber alles a la vie dure !

    1. …il n’est jamais bon de stigmatiser tout un peuple …même s’il m’arrive personnellement de le faire avec les « Etats-Uniens » et les « Anglo-Saxons », hé hé, surtout à cause de leur complicité passive ou active avec les ignobles guerres néo-coloniales d’Irak-AfPak et le système néo-libéral qui les a drogués au crédit.
      Il y a quand même, c’est vrai, et souvent, le principe d’une certaine responsabilité collective (plus au sens « karmique » que juridique ou moral d’ailleurs), mais la balance est difficile à tenir et l’anathème raciste jamais loin..
      …alors peut-être que « les » Allemands, en ce moment, ont une certaine responsabilité dans le droit fil de ce que vous exposez.
      Mais avant de ressortir le « Deutschland über alles » (ou, pour moi, le « Rule Britannia », « The Shining City on the Hill », « The Land of the Free »), il faut savoir que les Allemands nous considèrent souvent – avec une commisération qui n’est pas infondée – comme « Die große Nation », « la Grande Nation » qui s’y croit encore, péremptoire, contradictoire, napoléonienne mais flottant dans ses lambeaux d’histoire. De fait, le vibrion Sarkozy est à Napoléon III ce que ce dernier était à son oncle illustre (cf. jugement de Victor Hugo). C’est dire qu’il n’en reste rien, que du vent !

      Savez-vous seulement que, par deux fois, 1994 (proposition Schauble, oui, l’actuel ministre des finances « teuton ») et 2000 (cf.discours de Joschka Fischer à l’université Humboldt de Berlin en mai 2000 ; http://www.leforum.de/artman/publish/article_527.shtml) , l’Allemagne a proposé à la France une véritable fédération européenne, passant notamment par une union fédérative entre les deux pays (double nationalité des ressortissants, lois communes, etc.) ? ..et que les minables autorités françaises (Chirac!) ont opposé à ces gestes extraordinaires, un silence …catastrophique, dont on paye aujourd’hui, je crois, les conséquences…

  18. Deux petites citations pour la route :

    « Compound interest is the most powerful force in the universe. »
    – Albert Einstein

    « Banking establishments are more dangerous than standing armies. »
    – Thomas Jefferson

  19. Y a des analystes qui se lâchent :
    « Pékin aurait délibérément privilégié la lutte contre l’inflation au détriment de la croissance, laquelle pourrait chuter sous les 8% qui sont le minimum technique pour prévenir une hausse du chômage. »
    « Pour le 5ème lundi consécutif, les places boursières sanctionnent l’absence de toute avancée sur le dossier grec durant le week-end:
    ‘Les annonces selon lesquelles la Grèce pourrait ne pas remplir les objectifs de réduction du déficit cette année et l’an prochain énervent les opérateurs‘, souligne un professionnel basé à Londres. »
    (Seule solution : ‘Le lundi au soleil …’)
    « l’Europe ira donc droit dans le mur car l’Allemagne ne propose de aucun ‘plan B’ si les plan d’aide du 21 juillet s’avère insuffisant. »
    « En plus de la rigueur prônée par l’Allemange, l’Europe fait face aux premiers signes tangibles d’un ralentissement économique: le secteur manufacturier dans l’Eurozone reste se contracte pour le deuxième mois consécutif en septembre (le PMI s’enfonce sous la barre des 50 et désormais sous les 49), a indiqué Markit. »
    « Alcatel-Lucent (-11%) est victime d’une étude négative sur le secteur des équipementiers télécom (qui ont déjà perdu plus de 50% en quelques mois… il faut croire que ‘le pire’ n’est pas encore dans les cours !). »
    « le jeu de massacre continue sur les valeurs automobiles avec Renault (-3%), Valéo (-3,5%) et Faurecia (-7,3%) »

    MAIS il y a quand même une bonne nouvelle :
    « Parmi les rares rescapés du jour, Pernod-Ricard s’envole au final de +3,6% alors que la notation de sa dette vient d’être relevée. »
    Normal !! Avec tous ces financiers qui se bourrent la gueule …

      1. @Philippe Meoni :
        Cela fait belle lurette que Pernod-Ricard ne fait plus que dans le pastis : Absolute Vodka, Whisky et whiskey Chivas, Jameson et Glenlivet ; Rhum Havana Club, Gin Beefeater, et même champagne Mumm …
        Z’ont le choix, les banquiers et les traders et pas seulement que de mettre ou non des glaçons dans le pastis 🙂

      2. Vrai, Zebu, c’était histoire de dire que le citoyen lambda aide, bien aussi, au développement de cette société… 😉

  20. DEXIA latest news.

    La banque franco-belge doit annoncer ce lundi soir une vente accélérée de ses fleurons, le reste de ses actifs étant logé dans une «bad bank».

    http://www.lefigaro.fr/societes/2011/10/03/04015-20111003ARTFIG00728-le-sauvetage-de-dexia-s-organise-en-urgence.php

    Un autre fleuron proche de la fin également.

    American Airlines s’effondre en Bourse sur des rumeurs de faillite.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2011-10-03/american-airlines-s-effondre-en-bourse-sur-des-rumeurs-de-faillite-867360.php

    1. Et pendant ce temps, ici en Belgique, « Y’EN A PAS UN QUI SUIT « … comme dirait Coluche….Non,non; …
      « Ils dorment »…Ou alors, « ils chicanent, pour savoir si c’est la faute du P.S, du C.D.H ou de »….
      Clair ! ….Un « petit » peuple fait de « petites choses »….
      Il avait un tout petit zizi…et un gros cul…Le père UBU ;-)))….
      C’était un extrait de ….. » Martine apprend le monde qui l’entoure »..
      Belle leçon de vie ;-))
      M’en vais …dans mon hamac moi !

      1. S’identifiant à son personnage et faisant triompher le principe de plaisir sur celui de réalité, Jarry a vécu comme il lui plaisait avec ses trois attributs : la bicyclette, le revolver et l’absinthe. Il leur sacrifiera la respectabilité et le confort. Dans une petite baraque proche d’une rivière, à côté d’un lit-divan, Rabelais composait l’essentiel de sa bibliothèque. L’humour lui a permis d’accéder à une liberté supérieure. « Jarry jouant Ubu, non plus sur scène mais à la ville, tend ainsi un terrible miroir aux imbéciles, il leur montre le monstre qu’ils sont. Il dit « Merdre aux assis ». » (Georges-Emmanuel Clancier)
        – Wikipédia –

    2. C’est l’occasion pour Paul Jorion d’acheter un avion pas trop cher ! Il en a bien besoin , avec toutes ces demandes d’interviews à travers l’europe !

  21. Dexia, et maintenant selon Boursorama

    Panique à Wall Street avec la diffusion d’une nouvelle rumeur -non confirmée naturellement- de démission de Georges Papandreou en provenance de l’antenne allemande d’un grand quotidien anglo-saxon

    De plus en plus d’ indignés devant Wall Street

    Rumeur de faillite d’American Airlines

    Et pire, Borlot nous laisse tomber dans la tourmente, tout va mal

    1. Si je comprends bien, des banques autrichiennes (UE & zone €uro) ont prêté à des Hongrois (UE mais hors €uro) des Francs-Suisses (ni UE ni €uro) : faut pas s’étonner si ça ne marche pas.

      Mais si une banque autrichienne prête des Francs-Suisse, elle doit elle-même les emprunter … donc, si les hongrois ne remboursent pas la totalité des Francs-Suisses, mais seulement l’équivalent de leur valeur au moment de l’emprunt, la banque autrichienne doit, elle quand-même rembourser la totalité des Francs-Suisses qu’elle a emprunté pour le crédit en question. Or, le Franc-Suisse s’est apprécié par rapport au forint hongrois, mais aussi par rapport à l’€uro, donc la banque autrichienne y perd doublement: sur la partie de la dette non-remboursée par les hongrois, et sa dette à elle qu’elle doit rembourser en Francs-Suisses mais avec un €uro affaibli.

      Dur.

      Mais comme un hongrois qui emprunte en Hongrie des forint hongrois dans une banque hongroise (en fait une succursale hongroise d’une banque autrichienne) ne peut pas savoir qu’il y a dans l’affaire autre-chose que des forint hongrois, et que le montage baroque Franc-Suisse/€uro/forint est le fait de la banque autrichienne, dont c’est le métier, il est assez normal que ce soit la banque qui paye l’addition. Elle n’avait qu’à pas tenter d’entuber des Hongrois.

      Est-ce que cela donnera des idées aux municipalités françaises qui se sont faites avoir de la même façon ? Curieux que le nom « Dexia » me vienne à l’esprit.

  22. Et pire, Borlot nous laisse tomber dans la tourmente

    Pire…Vous êtes sûr?
    (mais c’est peut-être un autre Borloo?)…

  23. ça accélère effectivement .

    Peut être l’agonie capitaliste fonce-t-elle pour égaler le record des neutrinos sprinters entre la Suisse et l’Italie , de façon à rendre caduque la loi de causalité .

    Plus de causes , plus de conséquences .

    1. Il n’y a pas plus de raisons pour que le Royaume Uni perde son AAA que pour la France de le conserver. D’autant plus qu’avec les USA les anglais via leurs banques détiennent la télécommande de la notation (certes ils ont du dégrader les USA, mais là c’était quand même un peu gros).

      Nous assistons à une guerre sans merci des USA + UK contre la zone euro, et tous les coups sont bons. La zone euro avait pour défaut (à leurs yeux) de mieux réussir à caser ses dettes obligataires, ce qui pour Uncle Sam est le risque ultime : ne plus pouvoir continuer avec sa planche à billets car personne ne lui achète ses bonds…

      On constate une fois de plus que l’Europe est une basse cour avec plein de bonnes, gentilles et bien grasses poules, qui croient pouvoir discuter avec les loups.

      En tous cas les anglo saxons ont bien réussi leur coup : si ça pète (ou plutôt quand ça va péter), ça sera de la faute des européens et de leurs divisions. En ce sens, je ne peux pas totalement leur donner tort…

    1. Rien. Dans quelques jours ils envoient la police anti émeute, chacun rentrera chez soi, comme à Madrid…

    1. Cher Oil Man,

      – Etes-vous de ceux qui considèrent que la crise financière a été révélée par la crise énergétique qui débutent en 2004 avec la fin de la croissance de l’offre de pétrole et qui culminent en 2008 avec l’emballement spéculatif autour de cette ressource maîtresse ? En ayant à l’esprit que la finance était malade depuis fort longtemps, surtout depuis que les USA ont imposé la dérégulation au reste du monde après le passage du pic pétrolier USA au début des années 70.

      – Etes-vous de ceux qui considèrent que la fin de la croissance de l’offre en pétrole suivie par une décroissance de l’offre mondiale, vu le poids du pétrole dans nos économies modernes, ne peut mener qu’à la fin de la croissance économique, à une insolvabilité croissante, une décroissance de l’offre en crédit, à des muliples dips (cyle inflation-déflation), à l’effondrement de la plupart de pyramides de ponzi, à une certaine démondialisation, à des émeutes de la faim, à des révolutions, etc … ?

      Bien à vous,

      PO08

  24. C’est fini pour Dexia, qui sera vendue par appartement, et bonjour le Crédit Local. Le gouvernement français refinancera cette bad-bank via la banque de la poste et la caisse des dépôts.
    http://www.lepoint.fr/economie/exclusif-la-banque-dexia-vendue-a-la-decoupe-04-10-2011-1380453_28.php

    Suivante?
    On parle de la Société générale, mal en point depuis un moment et que la disparition de Dexia va désormais laisser en ligne de mire, ou de l’assureur Groupama, qui serait très impliqué dans les CDS de la Grèce.

  25. J’ai lu avec attention l’ensemble de qui s’est écrit ici et m’engage à une question que je propose à tous, question qui, pour nombre d’entre vous, peut sembler provocatrice, voire agressive, mais son sujet n’est pas, réellement, de cet ordre.
    Voilà cette question:
    Ne serait-il pas possible que les causes fondamentales de cette crise majeur soit à rechercher au-delà de notre tangible situation économique mondiale?
    Parce que, même si il est vrai que l’épouvantable détérioration, au risque de l’effondrement, de cette économie ne peut que se percevoir par même le plus sot, cela n’oblitèrerait-il pas le véritable souci qui serait que le manque de réponse à apporter à cette crise viendrait de ce que nous n’avons pas su, collectivement, produire de nouveaux concepts, et ce, dans quasiment l’ensemble des matières façonnant nos sociétés complexes.
    Car, enfin, quoi, à y regarder de plus près, mis à part quelques rares avancées (incontestablement) majeurs en science ou en médecine, quelques artistes marginaux perdu dans un brouhaha de vulgarité, quelques philosophes à peine lu, et, il est vrai, d’autres réfractaires s’exprimant, avec peine, ça et là, nous nous retrouvons empêtrés dans de vielles antiennes, d’anciennes pensées qui, à mon sens, ne peuvent absolument pas résoudre le fantastique aléa devant lequel nous sommes.
    Il n’est qu’à prendre, pour exemple, la politique, pour saisir combien les réponses proposées viennent en droite ligne de thèses passées aux origines, pour certaines, du début du XIX° siècle.
    C’était comme si nous nous déplacions, encore, que par la seule traction animale.

    Ne serait-il temps de tout requestionner au risque de remettre en cause de nos postulas les plus établis?
    Ne serait-il temps d’être, enfin, créatif, et de ne plus répéter les mêmes rengaines, de ne plus faire et penser comme le voisin, ce faire et ce penser non pas parce que c’est beau mais parce ce voisin, lui-même, nous imite?
    Ne serait-il temps de cesser de considérer notre monde comme achevé, de considérer qu’il n’y a plus rien à découvrir, de considérer que tout est indépassable, de considérer qu’il n’y a plus rien à comprendre, a savoir, a découvrir, de considérer qu’il nous faut reconsidérer nos anciens avec l’œil de la modernité?

    Et puis, pourquoi faire de l’Anglais langue de l’esprit quand le Français, avec l’Allemand, sont les deux véritables expressions des philosophes, laissons l’anglo-américain aux scientifiques comme le Latin le fut autrefois et faisons de notre verbe le Grecque de maintenant.
    Croyez bien que les élites mondiales, surtout les plus progressistes, ont bien compris que la complexe précision de notre parlé ne peut qu’ouvrir les perspectives de l’entendement, et puis l’Anglais, devenu langue du « vulgaire », ces élites, pour se distinguer, ne pourrons (et je suis sûr, ne peuvent), que choisir que ce qu’il y a, d’expression, de plus complexe.

    Je suis de cet étrange génération des cinquante ans qui, connaissant encore le monde ancien, a un pied profondément ancré dans l’actuel contemporanéité, qui, en 68, n’avait, d’âge, que la décennie et qui, aujourd’hui, comprends combien le flux informatique et la révolution électronique modèle les jeunes cerveaux comme l’écriture et le livre le fit à son époque (lire, à ce sujet, ce jeune homme qu’est Michel Serres), la différence en est que ce qui pris des millénaires pour se développer se fait, maintenant, en un petit siècle.

    Nous nous devons, obligatoirement, d’accompagné d’amples et profondes réflexions l’évolution politique et économique qui nous est nécessaire au risque, sinon, qu’aucune solution ne soit adaptée à notre situation.

    1. Bonjour,

      Il serait grand temps de voir le monde tel qu’il est, tout simplement.
      L’Homme n’est pas le centre de l’univers.
      L’univers, ce sont d’abord des lois physiques, dont l’une stipule qu’il faut de l’énergie pour toute activité de transformation. Or, l’Homme ne fait que transformer des matières premières pour ses besoins.
      A partir de là, comme il résulte de l’achèvement de la mondialisation que l’accès aux ressources, matières premières et énergie, devient plus difficile (plus couteux, en économie), sauf à changer de lois physiques, la messe est dite, n’en déplaise aux Hommes.
      Une simple étude de la corrélation entre le prix du pétrole et l’activité économique, sur la seconde moitié du 20ème siècle, met très bien en évidence ce phénomène. Et la montée du prix des ressources naturelles, depuis le début du 21ème siècle, est sans appel.
      Doté d’un imaginaire, l’Homme se croit hors de portée des bassesses matérielles.
      Désillusions à venir.

    2. @ theuric :

      « Ne serait-il pas possible que les causes fondamentales de cette crise majeur soit à rechercher au-delà de notre tangible situation économique mondiale? »

      1) pas mondiale, « occidentale » (= Europe de l’Ouest + USA)

      2) oui. Pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité (je crois) nous avons régressé technologiquement:
      – depuis la fin de Concorde, on ne sait plus voler à Mach 2 en civil
      – depuis la fin du SR-71, on ne sait plus voler à Mach 3, même en militaire
      – depuis la fin des navettes spatiales, on ne sait plus ramener sur Terre des produits de l’espace
      – depuis cet été et l’explosion de la fusée Soyouz, on ne sait plus aller à la station spatiale internationale
      – ça fait longtemps que nous avons oublié comment aller sur la Lune

      Et personne ne s’en inquiète, il n’y en a que pour les banques. Le coût du programme Apollo était de 100 milliards de dollars (constants), moins que 1/10 du coût du sauvetage des banques. La société « occidentale » a dégénérée, elle mourra donc, et c’est tant-mieux pour l’Humanité. Et dommage pour les humains de ces sociétés.

    3. Bonjour,
      vous a raison de questionner et ce blog l’a fait egalement dans de nombreux articles et commentaires des annees passees. Oui nous faisons face a une crise de notre civilisation , un changement de paradigme est indispensable pour la survie de notre espece mais l’hyper complexite des systemes en oeuvre et la concentration/interpenetration du pouvoir economique et politique est telle que personne n’ose ou n’a interet a court terme a ouvrir la boite de Pandore du changement. ( voir Jared Diamond : « collapse » ou M. Ruppert http://www.imdb.com/title/tt1503769/)

      L’enorme defi que represente la depletion energetique ne nous donnera pas le temps necessaire a une prise de conscience collective generalisee susceptible de revolutionner nos societes.
      Nous vivons sur une manne energetique qui s’epuise dans un pardigme de croissance infinie sur une planete finie avec comme critere majeur de jugement l’argent …. comment cela peut il tenir? pauvrete, guerres, regression sociale et culturelle sont au programme des rejouissances 2012-2030
      Vous avez choisi d’avaler la pilule rouge, bienvenue dans la realite !

    4. « nous nous retrouvons empêtrés dans de vielles antiennes, d’anciennes pensées qui, à mon sens, ne peuvent absolument pas résoudre le fantastique aléa devant lequel nous sommes. »

      Il me semble que la règle est que, mise à part la période de l’enfance et de l’adolescence où sa vision du monde se forme, l’homme s’efforce de ne pas en changer, quoi qu’il en coûte, pendant le reste de sa vie. Il n’adapte son comportement que le moins possible et le plus tard possible.

      Vous parlez de l’utilisation de l’anglais par les scientifiques: dans 99% des cas ils n’ont besoin que de le lire et parfois de l’écrire mais l’enseignement continue à prétendre leur apprendre à le parler (je dis prétendre parce que s’il y parvenait ce serait considéré comme une terrible catastrophe!)

      Vous parlez d’informatique: la manière dont on s’en sert est catastrophique, il existe des centaines de gens qui expliquent comment et pourquoi, à première vue ils semblent qu’ils perdent leur temps, y compris auprès de ceux qui les écoutent et les comprennent mais s’empressent de penser à autre chose.

      Bon, à part ça les choses changent trop vite et c’est quasiment toujours dans le mauvais sens?

    5. @theuric. Merci, pour cette fenêtre ouverte. Je suis encore plus âgé que vous, et c’est vrai que nous avons l’avantage d’avoir connu autre chose, d’autres références, qui permettent de comparer.
      On pourrait dire, si l’on considère les choses au niveau du système solaire et de l’évolution, que notre espèce est un parasite qui a bien tourné. Qu’il est peut-être même trop tard pour que notre espèce se perpétue sur une Terre à bout de force. Même si elle un don exceptionnel d’adaptation. Mais la fin n’est pas proche, et en attendant, que faire?.
      Au niveau de la décennie ou des générations, je pense que tout est envisageable pour l’avenir: le sous-développement rapide de l’Europe, la guerre, des pôles de croissance au milieu de la misère (et des réduits fortifiés et armés au milieu de la misère), un sursaut émergeant d’une violente prise de pouvoir…
      Pour moi, deux chose certaines: 1/ laisser la structure actuelle aux décideurs en place ne va rien résoudre. 2/ on attache trop d’importance à la soi-disant puissance de la Bourse. Elle n’est qu’un élément de l’économie, elle-même élément de la puissance d’un peuple.
      Les causes du marasme d’idées? Un indice: Dans les années 80, j’étais un indépendant en contact avec des petites et grandes entreprises, pour m’attacher leur clientèle. Je constatais une mutation à la tête des grandes entreprises. Les hautes directions provenaient de plus en plus de la formation financière. Et le développement de l’entreprise s’éloignait des produits (le savoir-faire) et développait un revenu basé sur le jeu de la finance (Bourse, destockage, conditions de paiement à plus de 6 mois, nouvelle forme de management, etc)
      Je pense que ces choix de directions on pesé sur l’orientation de l’économie.
      De même, je me demande si la formation (et parfois le métier) d’une majorité d’hommes politiques dans le domaine du Droit, n’est pas un handicap de la sphère politique. Une même façon de penser, d’agir, qui pèse sur les décisions, et l’esprit créatif politique.
      Ceci n’est qu’une modeste participation pour faire avancer le shmilblik

  26. Pinel (le biologiste) disait :  » Nous sommes le résultats de nos pensées passées, non adaptées au présent. « 
    Actualisons, actualisons !

    1. @ Sam’s,

      Bonjour,

      Tous actionnaires de la misère SA !

      Dividendes en sous- et fous- rires ..

      Leo Ferre – Ni Dieu Ni Maitre
      http://www.youtube.com/watch?v=zp92AapPfUk&feature=related

      Léo Ferré – Madame la misère (1969)
      http://www.youtube.com/watch?v=-tOD9J-b5lQ&feature=related

      Frères humains / L’amour n’a pas d’age – Léo Ferré
      http://www.youtube.com/watch?v=_bmj0soPPYY&feature=related

      Frères humains qui après nous vivez,
      N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
      Car, si pitié de nous pauvres avez,
      Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
      Vous nous voyez ci attachés cinq, six :
      Quant à la chair, que trop avons nourrie,
      Elle est piéça dévorée et pourrie,
      Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
      De notre mal personne ne s’en rie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      Si frères vous clamons, pas n’en devez
      Avoir dédain, quoique fûmes occis
      Par justice. Toutefois vous savez
      Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis ;
      Excusez-nous, puisque sommes transis,
      Envers le fils de la Vierge Marie,
      Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
      Nous préservant de l’infernale foudre.
      Nous sommes morts, âme ne nous harie,
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      La pluie nous a débués et lavés,
      Et le soleil desséchés et noircis ;
      Pies, corbeaux, nous ont les yeux cavés,
      Et arraché la barbe et les sourcils.
      Jamais nul temps nous ne sommes assis ;
      Puis çà, puis là, comme le vent varie,
      À son plaisir sans cesser nous charrie,
      Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
      Ne soyez donc de notre confrérie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
      Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
      À lui n’ayons que faire ni que soudre.
      Hommes, ici n’a point de moquerie ;
      Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

      Léo Ferré. Guillaume Apollinaire. Marie
      http://www.youtube.com/watch?v=hWYh92CvuvQ&feature=related

      Léo Ferré interprète Arthur Rimbaud – Nuit de l’enfer
      http://www.youtube.com/watch?v=vFdUkYAwS_o&feature=related

      Léo Ferré chante Rimbaud : Les poètes de sept ans
      http://www.youtube.com/watch?v=N5kT7n9hTfk&feature=related

  27. Message pour Alain LOREAL
    Petite diversion

    Grâce, ou à cause de toi, j’ai dit que j’allais voter « Montebourg » aux primaires, comme je suis un garçon consciencieux, j’ai assisté à son discours hier soir à Pessac 33, et comme je suis de parole , j’irais tout de même voter dimanche (pour lui).
    Mais, STP, dis lui de faire un peu moins d’emphase, de s’écouter un peu moins parler, de chercher un peu moins les ovations et de nous parler un peu plus de ce qu’il fera concrètement et surtout de comment il le fera.
    Néanmoins, il n’a pas dit trop de conneries, à part celle là, qui te fera certainement plaisir 🙂 ,
    « Que tous les Alain Minc, les Alain Duhamel et tous les Alains du monde aillent se faire pendre »
    C’est approximatif mais c’est à peu prés ça, et ça illustre par l’exemple ce que je disais plus haut.
    Il s’est ensuite bien sûr, excusé piteusement pour tous les Alains présents dans la salle.
    Allez bon courage pour Dimanche.

    1. C’est vrai, tu es un gars sérieux, je peux le confirmer.
      J’enregistre donc ta remarque dans un coin de mon cerveau. 😉

  28. Tout ce débat a un coté surréaliste.
    En effet, pourquoi le fait que la dette, dans le système actuel, ne peut jamais reculer, est passé systématiquement sous silence?
    La dette ne peut pas reculer, car le capital se place et obtient toujours un rendement positif, faute de quoi, il ne se place pas : Si le capital financier n’obtient pas le rendement espéré, son détenteur opère des replis en retirant des sommes conséquentes en liquide et les place dans les coffres. C’est ainsi que 90% de la monnaie liquide est hors circuit.
    Et une partie de ces fond revient seulement quand des gains substantiels, notamment spéculatifs, sont en vue.
    pour le reste, il s’applique le jeu des intérêts et des intérêts des intérêts (intérêts composés), une vieille loi de croissance exponentielle qui obtient le doublement du capital entre sept et dix ans, peut-être jusqu’à quinze ans quand le rendement est plus faible.
    Mais, même en appliquant « seulement » quinze ans, cela est absolument énorme, car un tel accroissement implique que la dette croit selon une courbe parfaitement symétrique!
    Créances et dettes sont jumelles.
    Et parce que, tant que nous avons une monnaie telle qu’elle est, la croissance exponentielle et infinie des avoirs monétaires est interne au système capitaliste, tous ces débats autour de la réduction de la dette seront parfaitement stériles.
    On peut bien obtenir que telle ou telle dette recule (celle d’un pays par exemple), mais cela n’a pas de sens, car cela entraînera obligatoirement une croissance accélérée du pays voisin.
    Ou une accélération des dettes des ménages ou des entreprises.
    Résultat, les intérêts à verser, tantôt aux créanciers privés d’un pays tantôt à ceux d’un autres ne peuvent qu’augmenter, car l’endettement global augmente inexorablement.
    La seule voie qui permettrait de répondre à ce problème, qui résoudrait cette équation:
    L’émission d’une monnaie nouvelle, un signe monétaire marqué par le temps (SMT) ou « monnaie fondante », car cela serait le seul moyen d’organiser des circuits économiques sans le versement inéluctable de la rente du capital (l’intérêt de la monnaie). Dans ce cas, et dans ce cas seulement, un désendettement sur le large front s’engagera, réduisant, il est vrai, dans ce même mouvement, aussi les avoirs financiers des plus fortunés, progressivement et en parallèle avec le désendettement du monde entier.
    Il faut savoir que, mondialement et macroéconomiquement, la somme des dettes est à tout moment égale à la somme des avoirs financiers (actuellement plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars, tendance croissante), et, en additionnant les deux, la somme est nulle.
    C’est pourquoi, aussi,, il n’y a pas d’épargne macroéconomique.

    1. Le concept de monnaie fondante est intéressant, intellectuellement parlant, car il favorise l’investissement au détriment de la thésaurisation.
      Il y a un mais : c’est un concept aussi révolutionnaire que la restauration de la monarchie ou des soviets. Les chances que ce concept entre dans la danse sont voisines du zéro. Et pourtant, la plupart des monnaies complémentaires (e.g. monnaies locales) y ont recours pour cantonner la monnaie à une unité de compte et d’échange, et non à la thésaurisation.

      1. Vous avez sans doute raison, hélas!
        Ceci dit, ce concept reste « révolutionnaire » tant que les économistes ne feront pas l’effort de penser et de regarder la réalité en face.
        Est-il encore justifiable de continuer comme si la monnaie capitaliste, notre monnaie actuelle qui est capitaliste et qui impose les conditions capitalistes toujours et partout, comme si cette monnaie était un concept un tant soit peu tenable?
        Comment justifier un jour de plus que la monnaie puisse faire défaut, simplement parce que les investisseurs peuvent la retenir et la soustraire à l’échange?
        Ecoutant BFMbusiness en boucle, j’apprends que les investisseurs sont maintenant gavés de liquidités, qu’il attendent simplement. Qu’ils attendent (spéculent donc) que ça baisse encore!
        Pour acheter les industries, ensuite, pour une bouchée de pain…
        Tant que nous aurons une monnaie spéculante par nature, il est vain de croire que les régulations, voire les fameuses « interdictions sur les paris des prix et CDS et que sais-je encore changent quoi que ce soit à ce problème de fond.
        Comment continuer à passer sous silence le fait que les intérêts des intérêts ne peuvent que faire croître toujours plus les dettes et les créances en même temps, sans qu’il ne soit possible, autrement que par des défauts actés, de réduire cette mécanique qui repartira ensuite de plus belle?!
        La révolution viendra quand des économistes se lèvent et cessent d’être les serviteurs serviles des milliardaires et du grand Kapital!

    2. « En effet, pourquoi le fait que la dette, dans le système actuel, ne peut jamais reculer, est passé systématiquement sous silence? »

      Exactement ! merci de le rappeler.

      1. A mon sens, si les économistes s’occupaient de cela, ils ne pourraient plus rester les serviles serviteurs d’un système capitaliste tel qu’il est. Un système qui finit toujours avec une crise systémique, économique et sociale. En dépit de toutes les richesses accumulées, on s’aperçoit alors que ce système capitaliste est tout à fait inapproprié à organiser une économie stable et durable.
        Pourquoi?
        Parce que l’on maintient cette fiction tout à fait fétichiste et perverse d’une monnaie qui, tout en étant soi-disant faite « pour circuler » et pour aller de main en main, est en fait l’instrument de l’éxploitation le plus redoutable et le plus féroce.
        Et cette qualité lui vient simplement du fait que la monnaie est susceptible d’être thésaurisée. La notion du temps qui passe est exclue du signe monétaire lui-même. Et c’est pourquoi, au lieu de « coûter » à son détenteur (comme tout autre bien), la monnaie coûte à ceux qui n’en ont pas et rapporte à ceux qui en ont.
        Sans aucune justification ni économique ni morale!
        Cet état de fait obtient qu’un intérêt, la rente du capital, est toujours exigé et obtenu par ceux qui on accumulé du capital,.
        Pour en savoir plus: contactez-moi par mail: johannes.finckh@wanadoo.fr; et je vous expliquerai mieux.

    3. 1/ ne pas payer d’intérêt ne va pas appauvrir le créancier, mais simplement l’empêcher de s’enrichir
      2/ ne pas rembourser la dette, mais la laisser à l’état de promesse ne va pas appauvrir le créancier
      3/ le risque de ne pas tenir la promesse ne va pas appauvrir le créancier
      4/ ne pas tenir la promesse est punissable par la Loi du plus fort
      5/ La décision de ne pas tenir la promesse peut être décidée par la Loi d’un Etat
      😉

  29. Mardi 4 octobre 2011 :

    La Bourse de Tokyo finit en baisse de 1,05 %.

    La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 1,05 % mardi, tout en terminant loin de ses plus bas du jour, les investisseurs continuant de couper leurs positions sur les plus grandes capitalisations.

    Les principales victimes du jour sont les financières et les sociétés de négoce. Selon Goldman Sachs, les investisseurs situés en dehors du Japon ont vendu près d’un tiers de ce qu’ils ont acquis au cours des onze mois séparant septembre 2010 à juillet 2011.

    Avec un Nikkei proche de plus bas touchés pour la dernière fois en mars, après le séisme et le tsunami qui l’a suivi et avec des poids lourds de l’industrie dont la capitalisation a atteint des plus bas de plusieurs années, de nombreux investisseurs institutionnels semblent s’éloigner des marchés d’actions.

    Aux valeurs, les bancaires ont fait grise mine. Mitsubishi UFJ Financial Group 8306.T a de son côté abandonné 3,78% dans le sillage du plongeon affiché lundi à Wall Street par Morgan Stanley MS.N , la banque japonaise détenant une participation non négligeable dans sa consoeur américaine.

    La crainte d’un ralentissement de la croissance, en Chine notamment, s’est traduite par un repli des sociétés de négoce, en particulier celles qui sont le plus exposées aux variations de la demande en métaux, à l’image de Mitsubishi Corp 8058.T en baisse de 5,74%.

    Pour suivre ce qui se passe à New York en temps réel, la video est à cette adresse :

    http://www.livestream.com/globalrevolution

    Le site officiel du mouvement « Occupy Wall Street » :

    https://occupywallst.org/

    1. C’est clair, si on ne réagit pas, on va se faire Nikkei !

      …et sinon, aujourd’hui, comment se porte le CACa-rente à la Bouse de Paris ?

  30. Mardi 4 octobre 2011 :

    Grèce : le prêt de l’Eurogroupe est encore reporté, la réunion du 13 octobre est annulée.

    La zone euro a demandé lundi soir des économies et privatisations supplémentaires à la Grèce pour combler les trous attendus de son budget pour 2013 et 2014, tout en annonçant le report d’une décision sur le versement d’un prêt crucial pour le pays.

    « Nous demandons à la Grèce d’accepter des mesures supplémentaires » en terme d’économies pour 2013 et 2014, allant donc au-delà de celles qui viennent d’être annoncées pour cette année et la prochaine, a déclaré à Luxembourg le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, à l’issue d’une réunion du forum de l’Eurogroupe qu’il préside.

    « Nous avons également pressé le pays d’accélérer ses privatisations dans l’immobilier » notamment, a poursuivi M. Juncker.

    Il a ajouté qu’une réunion de l’Eurogroupe, envisagée un temps pour le 13 octobre afin de débloquer une tranche de prêts internationaux de 8 milliards d’euros dont le pays a absolument besoin pour éviter la faillite, avait été « annulée », faute de pouvoir disposer de tous les éléments d’évaluation nécessaires à cette date.

  31. @ F Leclerc

    Vous parlez de stagfation.

    Avec la récéssion qui nous pend ou nez, la contraction du crédit bancaire, et les problèmes de solvabilité, j’aurais plutôt tendance à dire Déflation.

    D’un autre coté, les dirigeants aux manettes feront tout pour éviter la déflation, car cela remet en cause le systeme (quel intérêt d’octroyer un prêt avec aucun intérêt ou un intérêt négatif :-))

    Merci pour vos articles qui se lisent trés facilement et qui sont néanmoins complets!

  32. Heureusement il n’y a pas que des mauvaises nouvelles.
    En voici une bonne qui nous vient des Etats-Unis :

    « La WGAE, l’association qui regroupe les scénaristes de cinéma et de la télévision a soutenu les manifestants contre «le système financier qui a éloigné le capital des entreprises qui produisent au profit de la spéculation qui redistribue de larges sommes à une minuscule poignée de personnes».(Libération, aujourd’hui.)

  33. Bonjour Paul ! Salut à toutes et à tous. Paul, pourrais-tu nous écrire un billet, comme tu sais le faire, au sujet de ce qui se trame en Chine, s’il te plait ? Cela permettrait à certains de réviser les acquis et à d’autres de découvrir le début de la fin dans ce pays. Merci et bonne continuation.

    Papillon

  34. Arretez de fouiller le moteur et d’interroger l’ ordi ….Il n’ y a simplement plus assez d’ essence dans le réservoir .

  35. Et le CAC qui continue à plonger. Un vrai bonheur.
    Il faut reconnaître à la rente qu’elle est capable de s’euthanasier elle-même.

  36. REGARDEZ CE DOCUMENT : ALESSIO RASTANI sur un direct BBC.

    Enjoy : http://www.youtube.com/watch?v=aC19fEqR5bA&feature=player_embedded

    Ou pourquoi on ne peut pas en sortir tant qu’il y aura des parasites de la sorte, qui en plus parlent désormais à découvert : les politiques doivent reprendre la main et sortir de la situation d’agneaux sacrificiels dans laquelle ils se sont plongés !

    EDIT : ledit personnage est un imposteur : http://www.lepost.fr/article/2011/09/28/2600882_alessio-rastani-le-faux-trader-qui-a-berne-la-bbc.html

    Dommage, on aurait pu enfin avoir un acte 1 de la finance à visage découvert, au lieu de ça juste un hurluberlu qui décrédibilise la pensée non-mainstream…

    RE-EDIT : j’ai l’impression d’avoir vécu au fond d’une caverne cette fin de semaine, coincé dans une isba de montagne sans internet, c’est rafraîchissant. Je viens de lire le mot de Paul Jorion sur le cas Rastani. Je maintiens que ce genre de comportement dessert réellement ceux qui alertent sur l’aspect non soutenable des pratiques financières de nos jours.

  37. Une solution pour un ordre (monde) nouveau:
    Le PPP de jean-Luc Mélenchon et les solution de Jacques Généreux.

    1. Depuis le « dégage! » au militant communiste « indiscipliné », prononcé avec ce regard de haine immédiatement transformé en sourire commercial dès qu’il a vu la caméra :
      http://www.lepoint.fr/politique/quand-jean-luc-melenchon-somme-un-militant-communiste-de-degager-25-09-2011-1377229_20.php
      , c’en est trop!
      Qu’il s’en aille aussi!
      Plus confiance depuis son vote en faveur de l’intervention en Lybie, je ne crois pas plus à son mea culpa qui a suivi, un type intelligent comme lui savait parfaitement ce qui allait se passer.

      Encore un professionnel de la profession dans la niche des gouailleurs et bonimenteurs de foire, mais bien trop colérique et autoritaire, ce qui est bien plus inquiétant.

      1. Intelligent Mélenchon ? Ben merde alors…
        Et alors attendre son vote pour la poursuite des opérations en Libye pour saisir le fond du problème Méluche… bravo… quelle perspicacité, quelle sagacité !
        Je sais, je sais, « vieux motard que j’aimais », mais quand même…

      2. Vous n’avez quand même pas raté le docu de Pierre Carles, Fin de concession. ..un grand moment de cinéma, quel grand acteur !

      3. @ Vigneron

        Intelligent Mélenchon ? Ben merde alors…

        Je ne le sous-estime pas, il a bien été capable de faire une OPA sur la direction du PC, alors disons expérimenté en lieu et place! 😉

        Et alors attendre son vote pour la poursuite des opérations en Libye pour saisir le fond du problème Méluche… bravo… quelle perspicacité, quelle sagacité !

        Merci je suis flatté! Saisir le fond de l’arnaque idéologique est une chose abstraite et subjective, cautionner un coup d’état colonialiste par un vote est un acte concret, comme au poker, il faut payer pour voir.

        Je suis prêt à parier qu’il vient de perdre une partie de ses 7à8% espérés au 1er tour

      4. il a bien été capable de faire une OPA sur la direction du PC

        Tu parles, marcher dans les pas de son Grand Maître et Tonton trente ans plus tard pour boulotter les ultimes tripes froides du cadavre que le tonton modèle fit du PC… quel exploit. Vous croyez qu’il va éviter la vente du siège du Colonel Fabien ? Hmmpf…
        M’enfin, ça f’ra toujours pas mal de « voix de gauche » qui ne partiront pas en goguette avec la Marine. Deux ou trois % qui doivent bien faire plaisir au Sarcopte pour son p’tit cap Horn du premier tour. C’est salissant ces p’tites histoires, non ?

        Saisir le fond de l’arnaque idéologique est une chose abstraite et subjective, cautionner un coup d’état colonialiste par un vote est un acte concret

        « Coup d’État colonialiste » ? Moi j’veux bien, why not, mais ce serait pas un tiot subjectif par hasard, voire un zeste idéologique comme représentation de l’affaire Kadhafi ? Ah non ? Ah bon.

      5. « Coup d’État colonialiste » ? Moi j’veux bien, why not, mais ce serait pas un tiot subjectif par hasard, voire un zeste idéologique comme représentation de l’affaire Kadhafi ? Ah non ? Ah bon.

        L’affaire Kadhafi? C’est un peu réducteur et aussi idéologique non?
        Nous verrons bien si des troupes ou bases militaires s’installent ou pas, il me semble qu’un organisme « humanitaire » nommé Africom, basé actuellement à Stuttgart se gèle les c…..es, car les shorts d’opération ne sont pas fourrés… En attendant les membres des Brics qui avaient investi en Lybie ont dégagé, c’est curieux ces méthodes!

        Pour la marine, c’est toujours ça de moins pour le moment, mais on prépare ainsi son avenir aux prochains reflux des vases communiquants. 😉

  38. auparavant les rois levaient les impots pour pouvoir faire la guerre et assurer leur train de vie-
    ceal n’ a pas changé nos puissants politiques agissent de mème pour assurer leur survie et leurs privilèges-

  39. http://www.latribune.fr/opinions/20111003trib000653627/de-la-schizophrenie-allemande.html

    De la schizophrénie allemande…

    L’Allemagne est à la commande. Mais les politiques allemands de tous bords sont écartelés entre une opinion publique qui ne veut plus donner un seul euro aux pays d’Europe du Sud et leurs propres convictions proeuropéennes. Jamais le fossé n’a été aussi grand. Quand les Allemands répondent non à l’aide à la Grèce par une écrasante majorité dans les sondages, les politiques allemands se mobilisent massivement pour avancer dans la « solidarité » européenne : on nous annonçait un combat féroce et un scrutin incertain, jeudi au Parlement allemand, sur l’extension du rôle du Fonds européen de stabilité financière… le Bundestag l’a adopté à 523 voix contre 85 contre et 3 abstentions… On a connu des votes plus serrés. 80% des Allemands sont pour moins d’Europe, 86% des parlementaires sont pour plus d’Europe… Difficile de parler de représentation nationale.

  40. Mardi 4 octobre 2011 :

    Wall Street ouvre en nette baisse face au spectre d’un défaut grec .

    La Bourse de New York a ouvert en nette baisse mardi, après avoir fini la veille au plus bas depuis un an, le marché craignant de plus en plus un défaut de la Grèce : le Dow Jones perdait 1,11 % et le Nasdaq 0,69 %.

    Lundi, Wall Street avait fini en forte baisse : le Dow Jones avait perdu 2,36 %, le Nasdaq 3,29 %, et le S&P 2,85 %.

    La dégringolade se poursuivait mardi matin, en raison « d’inquiétudes persistantes quant à la capacité de la Grèce d’éviter un défaut », a expliqué Andrea Kramer, de Schaeffer’s Investment.

    Le gouvernement grec a reconnu dimanche qu’il n’atteindrait pas ses objectifs de réduction du déficit cette année. Dans la nuit de lundi à mardi, la zone euro a annoncé le report d’une nouvelle tranche d’aide financière à la Grèce, réclamant de nouvelles économies et de nouvelles privatisations.

    Les investisseurs s’inquiètent des conséquences potentiellement catastrophiques d’un défaut du pays sur le système financier, d’autant que la banque franco-belge Dexia, au bord de l’asphyxie, court droit vers un démantèlement.

    http://www.boursorama.com/actualites/wall-street-ouvre-en-nette-baisse-face-au-spectre-d-un-defaut-grec-aee7ec0676fbbdf99131dc2061e33a0b

    1. Comment le DJ a-t-il pu remonter autant dans la derniere heure? je n’ai pas vu d’info a ce sujet ce matin. Je vois juste que l’Italie a ete degrade de 3 crans, pas de quoi monter au plafond…

  41. Mercredi 5 octobre 2011 :

    Le ministre de l’Economie François Baroin a indiqué mercredi qu’une reprise par la Caisse des dépôts (CDC) et la Banque postale d’une partie des activités de prêts aux collectivités locales françaises de la banque franco-belge Dexia était « la piste la plus sérieuse ».

    http://www.boursorama.com/actualites/dexia-francois-baroin-confirme-la-piste-caisse-des-depots-banque-postale-09183a54598279cdafca86389a5f4fab

    En clair :

    CONtribuables français, préparez-vous à payer.

    CONtribuables belges, préparez-vous à payer.

  42. Mohamed El-Erian: Untreated, the Greek infection now threatens Europe’s core
    Europeans, and with them the rest of the world, are discovering what all doctors know – a persistently misdiagnosed and incorrectly treated infection can eventually threaten even the healthiest part of the body, thus requiring more drastic medical intervention whose effectiveness is less assured.

    This is what is happening in Europe today. A debt and growth crisis in the outer periphery of the eurozone (Greece) has been allowed to destabilise the inner periphery and the outer core (Ireland, Italy, Portugal and Spain). In addition, signs of dislocations are now visible in the inner core – both through the banking system and directly.

    http://link.ft.com/r/9ULF66/HYJQQ8/Y8OT4/97ZTYB/JERY6F/AZ/h?a1=2011&a2=10&a3=5

  43. L’obligation de politiques européennes convergentes, de loyauté budgétaire, de solidarité, complémentarité des économies etc etc sont des éléments essentiels pour la réussite de l’euro.
    C’est le discours de Jacques DELORS  » L’euro actuel n’est pas le mien ».

    MAIS, un fait est plus fort qu’un Lord Maire! La convergence, la politique budgétaire commune, la solidarité etc c’est du bla bla pour philosophes. Il ne suffit pas de le proclamer et, soyons un brin réaliste, c’est IMPOSSIBLE à appliquer.Personne, aucun gouvernement ne veut appliquer de telles politiques.

    Donc on doit faire SANS cette convergence et le beau bla bla.

    Une zone monétaire unique n’est plus viable, que cela plaise ou non.

    Je fus étonné quand j’ai appris que la Grèce rejoignait l’euro. Ce pays a toujours dévalué sa monnaie, comment pourrait-il survivre sans cette dévaluation chronique? Je m’étais dit , naïvement, que les « Grands  » décideurs avaient des raisons que je ne connaissais pas.

    Pour situer la Grèce, en 1976, la drachme grecque = le BEF. Parité entre la Drachme et le franc belge. En 2001, la drachme ne valait plus que 0,11 BEF. pratiquement une dévaluation de 90% en 25 ans!

    En 1976 1 DEM = 17 francs belges
    En 2001 1 DEM= 23 francs belges

    Imaginons donc la dévaluation de la drachme grecque par rapport au DEM!!!

    Depuis 10 ans, la Grèce vit avec une monnaie qui n’a pas dévalué par rapport à la monnaie utilisée par l’Allemagne. C’est intenable.
    Je regrette la future et inévitable explosion de la zone euro actuelle, cela sera un échec, mais hélas, 3 fois hélas, l’échec est incontournable.

    Structurellement, les pays du SUD de l’Europe doivent dévaluer par rapport à la monnaie utilisée par le Nord de l’Europe. Nous ne pourrons pas échapper à cette obligation mathématique.

    Par contre, pour y arriver, il y a plusieurs solutions.

    1) Chasser la Grèce, l’Espagne, l’Italie de la zone euro. Pour moi très mauvaise solution tant psychologique qu’économique. Chasser , exclure est traumatique et il faudrait un coup de force pour libeller toutes les dettes en euros de ces pays dans la nouvelle monnaie de ces pays, car garder la dette en euro et dévaluer sa nouvelle monnaie par rapport à l’euro serait dramatique.(Deux variantes: retour à la monnaie nationale ou création d’une monnaie commune à ces pays du Sud)

    2) Revenir aux monnaies nationales pour tout le monde. La plus catastrophique des solutions, quid de le dette libellée en euro, dévaluations successives, enfin, l’enfer.(Dévaluations successives concurrentielles, ruine des économies, inflation galopante)

    3) Soutenir structurellement les pays du SUD. Si les pays du NORD injectent des recettes dans les budget des pays du SUD, recettes compensant le manque de dévaluation, cela reviendrait à dévaluer les monnaies du Sud. mais, il faudrait que le NORD injectent en one shot 30% de recettes supplémentaires dans les budgets du Sud pour compenser les 10 ans de non dévaluation et une injection annuelle après le one shot d’environ 4% des recettes des pays du Sud, soit la dévaluation annuelle enregistrée avant l’euro . C’est le système utilisé actuellement, mais il est intenable à moyen terme, il permet de gagner du temps, n’arrange pas du tout la situation et est donc irréaliste comme solution.

    4) Sortie organisée et volontaire de l’Allemagne, Autriche, Finlande et Benelux de la zone euro, création d’une nouvelle monnaie européenne commune à ces pays, tout en conservant toutes les dettes en euros.Les autres pays gardant l’euro comme monnaie commune. C’est à mon avis, la moins mauvaise solution, je ne dis pas qu’elle soit bonne, elle est simplement la moins mauvaise, sachant que la zone euro actuelle ne peut pas résister encore très longtemps.
    Il n’y aurait aucune « exclusion », la nouvelle monnaie serait réévaluée par rapport à l’euro d’environ 30%. Les dettes restant en euros, mais en fait un euro dévalué, les dettes diminueraient tant dans zone euro résiduelle qui aurait un taux d’inflation important que dans la nouvelle zone où la dette diminuerait au moins du montant de la réévaluation par rapport à la zone euro.

    Le but final serait de permettre, petit à petit, sans précipitation, aux pays de zone euro (Pays du Sud) d’intégrer, un par un, la nouvelle zone monétaire NORD.

    Mais l’ajustement de parité NORD – SUD est indispensable et plus on attend plus on payera.

    Échec: oui, c’est vrai. Mais mieux le reconnaître et trouver une solution que de vivre à la petite semaine comme actuellement, sans jamais rien résoudre, pire en accentuant la crise.
    Les Grecs ont menti! C’est vrai, mais avec la bénédiction des autorités européennes qui savaient que les comptes étaient truqués!

    En fait, des dirigeants européens ont considéré qu’il n’était pas convenable que le pays, berceau de la démocratie européenne, ne fasse pas partie de la zone euro.
    C’est une décision philosophique, prise par des intellectuels bla blateur, ne connaissant rien à l’économie, mais bons historiens, qui a fait entrer la Grèce dans le zone euro.
    La Grèce fut la danseuse de l’Europe qui a cru qu’elle avait les ressources financières suffisantes pour payer le doux spectacle de la danseuse grecque!

    La Grèce dans la zone euro, c’était le petit luxe » car nous le valons bien !! » C’était notre petit plaisir et tout à coup on a considéré que la facture était trop élevée pour le spectacle, non renouvelé, de cette danseuse!

    Mais, maintenant on est dans la m…. jusqu’au cou, sans le moindre espoir de s’en sortir avec la politique menée par ceux qui nous gouvernent.

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