L'actualité de la crise : LES MOYENS DU BORD, par François Leclerc

Billet invité

L’injonction de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, à propos de la nécessaire recapitalisation des banques européennes, continue de susciter de violents remous, et les meilleurs esprits sont invités à expliquer tous azimuts que c’est hors de propos.

La palme revient incontestablement à Ariane Obolensky, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF), qui fait référence aux stress tests écartant l’exposition à la dette souveraine pour justifier que les banques françaises n’ont aucun besoin d’être recapitalisées, tentant de faire porter le chapeau aux services du FMI et à leurs hypothèses de travail – selon elle catastrophiques – à propos de certains pays de la zone euro et du danger qu’ils fassent défaut précisément sur leur dette… On appréciera la rigueur du raisonnement.

Les regards se tournent vers ceux qui sont censés, selon Laurence Parisot, la présidente de l’organisation patronale française (Medef), avoir déclenché ce « tam-tam très organisé » à propos d’une « déclaration tout à fait incompréhensible » : les damnés anglo-saxons, ennemis héréditaires du moment.

Outre-Manche, John Cridland, le directeur de la confédération patronale britannique, n’est pourtant pas avare de commentaires sur un autre sujet sur lequel les banques manifestent une grande sensibilité : la séparation de leurs activités de détail (dépôt) et d’investissement. « C’est complètement dingue » s’est-il exclamé dans les colonnes du Financial Times à propos des résultats de la commission dirigée par l’économiste John Vickers à la demande de George Osborne, le ministre britannique des finances, qui doit rendre ses conclusions le 12 septembre prochain.

Reprenant à son compte le chantage habituel de l’association des banques britanniques (BBA), John Cridland a ajouté : « nous ne voulons pas obliger certaines des entreprises d’envergure mondiale qui nous restent à s’éloigner du Royaume-Uni parce que des règles ont été établies unilatéralement dans ce pays ». En pointe sur ce dossier, Vincent Cable, secrétaire britannique libéral démocrate, a de son côté accusé dans le Times les banques de créer « un mouvement de panique » à propos de cette réforme afin de l’empêcher.

Les banques sont décidément à nouveau sur la sellette en raison également de Bâle III, dont elles continuent de tenter d’adoucir les dispositions, notamment en ce qui concerne celles ayant trait aux banques plus particulièrement systémiques, dont la liste sera un secret de polichinelle de plus. Un jeu pourrait à ce propos être lancé afin d’en trouver une qui, à sa mesure, ne le soit pas.

Tout est tenté pour que, là encore, le spectre de la recapitalisation pure et dure soit écarté au profit de montages financiers plus accommodants, en ouvrant la gamme des obligations de tous ordres qui permettent de ne pas faire appel aux actionnaires, ni de les diluer en ouvrant le capital à d’autres.

Patrick Arthus, directeur des études et des recherches de Natixis, se fait l’écho de ces préoccupations dans La Tribune et réclame des régulateurs et de la commission qu’ils fassent « preuve d’imagination ». Il s’y exerce lui-même en proposant d’étendre le champ des obligations sécurisées et revient sans y toucher et les nommer sur les obligations hybrides, les fameuses CoCos, pour proposer l’utilisation des « vraies liquidités » que représenteraient les engagements d’investisseurs institutionnels à acheter des obligations des banques à la demande de celles-ci et en cas de besoin. On consolide les banques avec les moyens du bord !

On revient donc à la case départ, c’est à dire à la régulation des banques. Et l’on peut lire dans de nombreuses colonnes la défense et illustration de la thèse selon laquelle l’unique danger actuel est celui d’une crise de liquidité, face à laquelle les banques centrales ont heureusement les moyens de réagir en les prêtant aux banques sans limitation de montant et à un très faible taux.

Car au spectre de la recapitalisation correspond celui de la crise de solvabilité, rejeté catégoriquement en raison de ses implications. En réalité, ce sont à la fois les États et les établissements financiers qui font face à ce même danger d’insolvabilité, les plus faibles ayant déjà succombé. À cette échelle, il n’est pas observé autre chose que ce que l’on a déjà constaté lors la crise dite « des subprimes », quand le crédit hypothécaire a coulé à flot et sans discernement et que les débiteurs se sont révélés insolvables.

La Grande perdition est une crise d’insolvabilité à très grande échelle, à la dimension de la bulle financière qui a au fil des années enflé dans le cadre d’une activité financière frénétique. Si des contradictions commencent à apparaître parmi les défenseurs d’un système qui est en train de perdre pied, n’est-ce pas le signe qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer ?

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166 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES MOYENS DU BORD, par François Leclerc »

  1. Cette puissance du déni pur et simple de la réalité, cette force partagée par les nombreuses personnes réagissant aux derniers propos de Mme Lagarde, cette mystique, donnons-lui le nom qu’elle mérite, n’a malheureusement plus besoin de sainte Christine -ou d’autres- pour faire appliquer son dogme; l’actuelle présidente du FMI a même frisé l’excommunication bancaire…

  2. « nous ne voulons pas obliger certaines des entreprises d’envergure mondiale qui nous restent à s’éloigner du Royaume-Uni parce que des règles ont été établies unilatéralement dans ce pays ».

    On trouvera la version française de ce discours dans mon billet Occasion manquée, et je voudrais rééditer un extrait de l’éditorial du Financial Times dont je m’étonne qu’il n’ait pas causé plus de vagues:

    Les banques européennes doivent être recapitalisées d’urgence pour arrêter la contagion de la crise des dettes souveraines au secteur financier […] D’abord par une lévée de capital auprès des investisseurs privés, mais si nécessaire en piochant dans les fonds publics […] Une option serait que ce soit l’European Financial Stability Facility [EFSF] qui finance cette opération, qui soulagerait la crise de financement du gouvernement grecque.

    Par contre, il est censuré chez Peyrelevade (j’ai bien testé qu’il faisait un tri). Mais il ne faut pas chercher la raison bien loin, Dans Actualité (21):

    Deux idées circulent à propos de la dette grecque. La première tient qu’elle est trop importante pour être remboursable en l’état : sa restructuration est donc inévitable. La seconde consiste à affirmer que les créanciers privés doivent participer à cet effort et payer leur écot. N’ont-ils pas pris leur risque en toute connaissance de cause ?

    La première idée est fondée : la Grèce ne peut pas se redresser sans un allègement du fardeau excessif qui l’accable. La seconde ne l’est pas : la morale apparente est parfois mauvaise conseillère.

    1. Et voià, c’est encore les idées de père la rigueur (pour les autres), qui gagnent:

      Among the policy proposals being considered by the European Banking Authority is a new guarantee scheme for bank bonds, a controversial measure that would require the eurozone’s €440bn bail-out fund to be given new powers. –Financial Times.

  3. Bon, d’accord, nous sommes d’accord, mais qu’est-ce qu’on fait des cinq Etats insolvables de la zone euro ?

    Le cas le plus énorme : la Grèce. En Grèce, l’Etat est insolvable. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    Deuxième question : les banques françaises sont exposées la Grèce pour 45,268 milliards d’euros, soit 65,047 milliards de dollars. Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    Troisième question : en Grèce, le ministère des Finances avait commandé un rapport aux commissaires aux comptes du Parlement grec. Mercredi 31 août, ils ont rendu leur rapport : « la dette grecque est hors de contrôle. » Alors, qu’est-ce qu’on fait ?

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110831.REU2362/la-dette-grecque-hors-de-controle-dit-une-commission-d-experts.html

    1. Toujours la même chose: on crée de la monnaie ex nihilo. Chaque fois qu’une banque, qu’une institution, qu’un état est ou menace d’être en situation d’insolvabilité, la banque centrale prête avec comme contrepartie des engagements à rembourser auxquels elle fait semblant de croire.

      Comment faire autrement ? Reconnaître l’insolvabilité revient à mettre en grand danger les structures économiques et financières des sociétés humaines développées. Avec les risques d’explosion sociales qui vont avec.

      Faire de l’inflation (changement des règles comptables pour évaluer les actifs dans le système bancaire, , Q1, Q2, et demain Q3, achats par la banque centrale de dettes souveraines) , c’est une voie médiane qui permettra peut être de faire payer les dettes par l’ensemble des acteurs économiques, de manière plus indolore, pour conserver une société qui ne s’effondre pas.

      Avec au final une dépréciation réelle des dettes, et un règlement des situation d’insolvabilité grâce à un apport important de liquidités.

      Les banques pourraient bien avoir raison ! Nous traversons une crise de … liquidités !

    2. On gomme…………tout et on recommence !

      mais en mieux……….on peut essayer……..

      non, c’est par ce que tu essayes que tu n’y arrive pas

      n’essaie pas fait le ! dit le maître Jedi

    3. vu sur :
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/25/fillon-monte-dans-le-bateau-de-papandreou/
      ______________________________________________________
      Ou en est-on ? Le déficit de l’Etat grec a encore augmenté. Pourquoi ? Parce que la politique d’austérité a provoqué un recul de l’activité économique. Un recul plus sévère que celui prévu. Si la Grèce avait été envahie et en partie détruite cela ne serait pas pire. Le recul de l’activité, tel que prévu était de 3,8 %. Il sera supérieur à 5 %. Donc les rentrées fiscales ne sont pas au niveau attendu. Voyez : le gouvernement a réduit les dépenses de 992 millions d’euros. Mais les intérêts à verser aux banques ont augmenté de leur côté de 1,3 milliard d’euro. Ce cercle vicieux peut-il s’inverser et quand ? Non, il ne le peut pas. Il n’y a aucun horizon d’amélioration possible. La Grèce est passée d’une dette à 125 % de son PIB à une dette de 160% grâce à sept plans d’austérité !
      ++++++++++++++++++++++++
      Et que fait la banque centrale européenne pendant ce temps ? Pour ralentir l’incendie, elle achète des titres de dettes « souveraines » sur le second marché. C’est à dire qu’elle soulage les banques de leurs papiers douteux en le payant plein pot au prix où ces banques l’ont libellé en prenant les gouvernements à la gorge. On apprend que le montant de ces achats s’élève à présent à cent milliards d’euros. C’est-à-dire autant que le montant dont aurait besoin la Grèce pour purger la totalité de ses dettes. Démonstration par l’absurde de la valeur de notre solution. Si la BCE avait prêté dès le début, comme nous ne cessons de le dire, cette somme à la Grèce au taux de 1%, comme elle prête aux banques, elle aurait éteint la spéculation. Mais elle aurait aussi dans son coffre du papier de dette solide au lieu du papier pourri qu’elle achète en ce moment. Elle n’aurait donc pas besoin de courir acheter des titres de dettes italienne ou espagnole pour obtenir que le niveau du taux des prêts à ces pays veuille bien baisser un peu et que ces deux pays ne sombrent pas à leur tour.

      1. « Si la BCE avait prêté dès le début, comme nous ne cessons de le dire, cette somme à la Grèce au taux de 1%, »

        si les banques centrales avaient prété à 1% à la Grèce, le cocktail coulerait à flot là bas, c’est sûr un monde de prospérité s’ouvrirait à eux.
        Avec des solutions comme celle là préparez vos brouettes de billets pour aller faire vos courses… Après la Grèce ce serait, le Portugal, puis l’Iirlande, puis l’Italie,… puis la France… Etc…
        Arrêtons…
        Si créer de l’argent ex nihilo avait résolu le moindre problème et n’avait jamais provoqué de « légers » inconvénients [Weimar, assignats, etc…]… depuis le temps cela se saurait.

        « au taux de 1%, comme elle prête aux banques,  »

        Que les banques aillent-elle même se refinancer sur les marchés financiers, elles n’ont AUCUNE RAISON de faire la queue depuis 2008 aux guichets de la BCE. Il s’agit d’un soutien abusif et d’une fraude caractérisée, on est libéral ou on ne l’est pas et si on l’est et bien on l’est pour tout le monde [banquiers inclus]. D’autre part je vois les gens de l’Europe s’exciter sur les prix de l’électricité en France et tout ça au nom du principe de la liberté des prix et de la concurrence et de l’ouverture des marchés mais je ne les vois pas s’exciter sur la fixation des taux d’intérêt par le prince [Trrichet], quelle honte.. Liberté des prix et concurrence… Mascarade.

        « Mais elle aurait aussi dans son coffre du papier de dette solide au lieu du papier pourri »

        Prêter de l’argent à 1% à la Grèce c’est comme filer des bouteilles de whisky à un ivrogne.. Ce ne serait pas du papier solide mais dans ce cas de figure carrément du gâchis… Surtout quand on voit ce que l’état grec fait de cet argent (voir certains salaires de la fonction publique, cetains acquis sociaux là bas).

      2. @Hatoup

        La financement direct est une nécessité mais ne peut se révéler utile et non pas nocif que si les capitaux sont contrôlés dans le même temps, autrement dit si le secteur financier est restructuré.

    4. BA, Michel Martin,

      La finance est là pour éponger l’excédent de monnaie produite. Ça ne marche plus : ce constat au moins nous le faisons tous. La machine à produire du superflu bat de l’aile.

      Il faut donc cesser de produire du superflu et satisfaire les besoins de base de la société, de tous, avant de jouer à la marchande, ou pas.

      C’est évident si l’on considère la crise comme de civilisation, si l’on se place du point de vue humaniste.

  4. @ François,

    Bonjour,

    L’armée contre les banquiers? avec?

    « La politique de défense a pour objet d’assurer l’intégrité du territoire et la protection de la population contre les agressions armées. Elle contribue à la lutte contre les autres menaces susceptibles de mettre en cause la sécurité nationale. Elle pourvoit au respect des alliances, des traités et des accords internationaux et participe, dans le cadre des traités européens en vigueur, à la politique européenne de sécurité et de défense commune. (Article L. 1111-1 du code de la Défense) »

    Fonction politique régalienne, la défense est nationale car elle concerne non seulement la défense militaire et les forces armées, mais aussi toutes les administrations responsables des grandes catégories de fonctions ou de ressources essentielles à la vie du pays (conception globale de la défense). La défense nationale est une des composantes de la sécurité nationale.

    (wikipédia)

    Qui s’intéresse à:

    http://bifp.fonction-publique.gouv.fr/index.php?id=16&no_cache=1&tx_ttnews%5Btt_news%5D=532&tx_ttnews%5BbackPid%5D=1

  5. Je suis un peu bluffé par la précision de vos éclairages. A vous lire, on se sent glisser dans chaque courbure de la crise. C’est cool.

      1.  » Hallucinant  » ce type , au regard de ce blog seulement. Ils sont des millions comme lui à travers le monde ; mais pourquoi éprouve-t-il le besoin de faire une vidéo ?

  6. Retour en arrière sur l’île de Nauru ou plus récemment, sur la Lybie. L’oligarchie en place a investi dans de mauvais placements (http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/08/26/les-investissements-de-la-libye-a-l-etranger-se-sont-reveles-de-mauvais-placements_1563798_3212.html)
    Dans le cas de Nauru, un paradis qui jusqu’au début des années 2000 avait le privilège d’occuper la 2eme place des pays les plus riches du monde par tête d’habitant est ruiné, en banqueroute aujourd’hui.
    De la même manière, ses dirigeants ont « investi » avec l’aide de General Electric pour finir en défaut de paiement. (http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&refer=australia&sid=aYRrEEKDq05Y)
    Aujourd’hui, les ressources naturelles sont complétement épuisées, le diabète et l’obésité tuent la population à petit feu, et l’île s’est reconvertie pour fournir des passeports et des sièges sociaux de banques offshore.

    Quel gâchis ! En 15 ans seulement, le libéralisme a réussi à détruire un écosystème millénaire et ruiner, empoisonner les hommes qui y vivaient. (http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/country_profiles/1134221.stm)

    1. Ce n’est pas le libéralisme, c’est l’inconséquence et la cupidité de l’être humain, dont le libéralisme économique n’est qu’une des variantes. Et c’est pas en 15 ans car je me rappelle avoir lu un article sur ce pays il y a déjà plus de 20 années.

      1. Un aperçu à la fois complet et plutôt succint sur l’histoire de cette île : Nauru. J’ai trouvé ce lien ailleurs sur ce blog, dans l’onglet « L’inventaire de demain » que je vous invite tous à aller voir aussi ! 😉

        Que ce soit 15, 20 ou 40 ans n’a pas beaucoup d’importance. L’histoire de cette île est l’histoire de la planète, en accéléré… et nous l’avons sous les yeux.

  7. La panique arrive au plus haut niveau de nos autorités.
    Et dire que Mme Lagarde disait il n’y a pas si longtemps que tous les clignotants étaient au vert …

    1. J’infirme, tous les clignotants sont au vert, pour la chute. Après Irène, il y a Odette selon les plaisantins de Wall street.

  8. Pourquoi ne parvient-on pas à trouver un consensus pour redonner à la BCE la possibilité de prêter aux Etats, en revenant donc sur les traités européens inspirés par la loi Giscard de 1973? Les états doivent pouvoir se financer à un taux 0; risque inflationniste? Et après? Généralisons le système d’indexation à le belge pour protéger les salaires…

    1. parce que ce n’est pas politiquement correct . . .
      en fait, tant que le système ne s’effondre pas, les spéculateurs (les banques européennes !) engrangent bénéfice sur bénéfice en spéculant sur la dette, ils n’ont pas intérêt à ce que le cercle vicieux soit rompu, la BCE est en train de leur racheter leurs dette « foireuse » au prix du marché ! après leur avoir prété à 0 ou 1% ! c’est tout bénéfice ! pourquoi voulez vous les arrêter ?

      1. Qui comprend vraiment le système ?
        Je ne sais pas,
        mais ce sont toujours les mêmes qui s’enrichissent
        et les mêmes qui s’appauvrissent.
        Ça ne peut que péter ! Ça va péter ! Ou me trompe-je ?

    2. @Jtam,

      il n’y a pas que la BCE qui ne peut pas prêter directement aux états de la zone euro (art.123). C’est vrai aussi pour la FED (Fed Res Act Section 14b), la Bank of England (même art. 123), la Bank of Japan, et toutes les banques centrales qui émettent des monnaies convertibles entre elles et dont les taux de changes flottent librement en fonction de l’offre et la demande sur les marchés du forex.

      C’est ce système, dit des changes flottants, en place de facto après l’abandon de Bretton Woods en 1971 (où c’étaient les gouvernements qui fixaient les taux de changes des monnaies entre elles et non pas les marchés), et de jure après les accords de la Jamaïque en 1976, qui impose aux banques centrales de distribuer l’intégralité de la monnaie qui’elles émettent sur ces marchés via les IFM, ces grandes banques privées qui en ont l’exclusivité.

      L’art.123 du traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de financer directement les états respectifs de la zone euro (que vous croyez inspiré par la loi Pompidou-Giscard de 73 alors que celle ci ne fut que la copie de ce qui se faisait déjà bien avant notamment aux états unis et au royaume uni) est une condition indispensable au maintient de la convertibilité de l’euro dans ce système de changes flottants. Ceci est aussi vrai pour toutes les autres monnaies qui y participent. L’autre condition c’est que toutes les banques centrales qui y participent s’engagent à respecter une politique monétaire basée sur le contrôle de l’inflation dans une bande prédéterminée (inflation targeting framework).

      Donc la vraie question n’est pas de savoir si on doit revenir sur l’art. 123 et donner la possibilité de prêter aux états, mais de savoir par quoi on remplace ce système des changes flottants qu’il s’agit d’abandonner au plus vite! D’où l’appel réitéré par les auteurs de ce blog pour un nouveau Bretton Woods.

      Là dessus, il y a différente pistes:
      1. les gouvernements de la zone euro pourraient décider, unilatéralemment, d’abandonner ce système, mettre en place un contrôle des changes, et fixer le cours de l’euro par rapport au dollar ou un panier de monnaies comme le fait la Chine actuellement avec son Yuan. Vu que l’euro représente tout de même 27% des réserves mondiales il est clair qu’un tel geste provoquerait un sacré remue-ménage (!) et forcerait les principaux acteurs à se mettre autour d’une table pour mettre en place un nouveau système monétaire international.
      2. il y a la proposition franco-chinoise pour la mise en place d’un nouveau système monétaire international basé sur les DTS et une redifinition du rôle du FMI qui est discutée à travers le G20 mais qui se heurte pour le moment à l’intransigeance des Etats Unis.
      3. enfin il y a un système basé sur le Bancor de Keynes qui suppose la mise en place d’une chambre de compensation mondiale des échanges internationaux, qui a fait l’objet de nombreux articles sur ce blog, notamment par Pierre Sarton du Jonchay.

  9. La recapitalisation exigée des banques se ferait avec quels capitaux? Quel prêteur serait assez dingue pour s’y risquer quand on sait que l’insolvabilité des « plus faibles » entraînera une réaction en chaîne, car ceux qui auront prêté aux plus faibles seraient de leur poche à leur tour. Et puisqu’ils auront prêté ce qui leur avait été prêté par d’autres, ils seront insolvables à leur tour, et ainsi de suite.
    on voit, François Leclerc a raison, que le système est en perdition.
    Seul remède: Obliger la monnaie elle-même à se prêter et à circuler via un SMT, et tout ce cirque retrouverait rapidement une équilibre stable.

    1. Pour sortir de la spirale de surendettement généralisé, je serais plutôt d’avis d’émettre une monnaie dédidée au désendettement (et à durée de vie limitée). Une émission égale pour chaque personne. Et si vous n’êtes pas endetté, vous ne savez rien en faire.

      Tout le contraire de la politique top-down suivie par les BC qui n’envisagent que de passer par le système bancaire en espérant que les banques irriguent comme par magie le reste de l’économie alors qu’elles ne pensent qu’à se refaire vu qu’elles savent qu’elles ont des pertes à provisionner. C’est le tonneau des danaïdes.

  10. Toutes les créances pourries qui ont été dissimulées sous les tapis se retrouvent dans les actifs des états et des banques centrales qui n’ont plus que les martiens, vénusiens, et autres aliens à qui les refiler.
    Les beaux jours sont encore à venir.

    1. En clair, il a été émis de la monnaie en grande quantité par les banques centrales en échange de rien! Sans déclencher pour le moment aucune hyperinflation. Cela veut dire que ces masses supplémentaires sont totalement gelées et inactives;

  11. Les différents discours de Dame Lagarde comme ministre français de l’économie puis comme directrice-générale du F.M.I. me laissent perplexe.
    Pourquoi ce quelle dit aujourd’hui ne l’a -t-elle pas dit hier? Nous aurait-on pas menti pendant des mois en nous disant de Bercy que tout allait bien pour les banques françaises?
    On a vraiment le sentiment d’assister à un remake des années trente et le sentiment que nos grands oligarques ne savent plus trop quoi faire.

    1. Elle a changé de référentiel. Elle n’occupe plus la même fonction. Elle a une autre place dans le système.

      Elle ne ment jamais. Elle défend son poste, sa place. Elle justifie son salaire.

      Quelqu’un a écrit que la réalité et la vérité sont des inventions. Vous voyez cette idée en action chez elle. Regardez un peu plus d’autres grands personnages et vous retrouverez cette idée en action.

      1. Quelles sont les compétences particulières de Madame Lagarde en économie dont , ministre française des finances elle est censée être la plus grande spécialiste de France et maintenant, directrice-générale du FMI, la plus grande spécialiste internationale ? Qu’est-ce qui justifie le poste qu’elle occupe et son salaire ? Nous sommes censés appartenir à des démocraties mais personne ne nous a demandé notre avis . Qui ( des noms ) l’a placée à ce poste ?

      2. Mianne,

        En lisant votre texte, je me rappelle avec une nostalgie surprenante les démocraties populaires des pays de l’est. Il en reste au moins une en Corée du Nord.

        Nous sommes dans un monde où l’économie se voit comme une science du genre physique du XVIIIe où ses processus sont soumis à des lois du même type que ceux de cette physique et où, par conséquent, l’opinion des individus ne joue aucun rôle.

        En dehors de ces processus, nous avons le droit de faire tout ce que nous voulons, absolument tout.

        Je vois assez Madame Lagarde comme une personne ayant assimilé ces processus, sachant leur obéir et les imposer. Cela fait d’elle une économiste de très haut vol avec des compétences franchement supérieures à la moyenne.
        Je vois les gens qui l’ont nommée à ce poste comme d’autres personnes connaissant ces processus et reconnaissant en cette dame une personne qui ne va jamais à l’encontre de ce genre d’idées.
        Dans ce domaine, le mensonge, la fraude, la triche n’existent pas. Ce serait comme dire que la gravitation ment.

        je précise que je vois là une boulette majeure de notre siècle en action. C’est une erreur dont nous avons vu les prémisses dans les années 30. Nous allons passer au plat principal. J’en ai très peur et sans faire d’humour.

    2. Elle ne l’a pas dit avant pour ces histoires de psychologie. Nous le savons, puisqu’on nous rebat nos oreilles d’imbéciles : sur les marchés tout est affaire de CONFIANCE, de psychologie. « Apportez la confiance et tout ira bien ». Aujourd’hui trop en chute, les mensonges ne tiennent plus la route.

    3. Le rôle de ministre de l’économie et des finances d’un pays s’apparente aujourd’hui à celui d’un marchand de tapis. Les clients potentiels sont les investisseurs institutionnels internationaux, le tapis, c’est la France et son système bancaire en tant que lieu pour investir et et sa dette publique pour y placer de l’argent.

      Qu’est ce que vous voulez qu’un marchand de tapis vous dise? « Vous pouvez avoir confiance en la solidité de mes tapis, ce sont les plus beaux et les plus solides du monde » ou bien « ils sont troués de toutes parts et je me méfierait s’y j’étais vous »?

    1. Les fuites sont-elles terminées et ce chiffre de 168 bombes d’Hiroshima est-il définitif pour ce seul accident de Fukushima?
      Nous avons, rien qu’ en France, 58 Fukushima potentiels, c’est à dire au moins 168 x 58 = 9744 bombes d’Hiroshima qui nous menacent – une paille- tant que le démantèlement de ces 58 centrales, la plupart plus que trentenaires, ne sera pas achevé. A-t-il seulement commencé ?

  12. Ils ne savent peut-être plus à quel saint se vouer
    mais ils pompent toujours et encore avec insistance
    la mamelle des travailleurs qui produisent les richesses
    et se collent à tout ce qui pourrait être exploité et les nourrir.
    … foutus goinfres putain de pleutres

  13. Pourquoi, les banquiers et les traders ne sont ils pas en prison actuellement ??
    La mission des banques n’est elle pas de faire tourner l’économie au lieu d’entasser les billets de banques ??
    Les politiques doivent reprendre la main sur cet outil que sont les banques !!

    Biensûr, il nous faut des politiques intègres et non corrompus, donc étroitement surveillés par les Peuples !!
    Il nous faut des Hommes mûs par leurs convictions et non par les billets de banque ..
    En cas de grabuge, il faudra d’abord s’occuper de ceux qui fomentent le grabuge !!

    L’histoire nous montre que lorsqu’il n’y pas de chef, lorsqu’il y a trop de chefs ou de mauvais chefs, cela ne fonctionne pas..
    Il faut donc un BON chef et un seul..

    Comprenons bien, qu’il nous faut aimer toutes les créatures, mais cela n’empêche pas de combattre les comportements inappropriés des créatures manquant de lumière ..

    1. vous appelez de vos vœux un dictateur « éclairé » ? c’est vrai qu’avec la montée de l’extrême droite en Europe, cette solution nous pend au nez !
      +++++++++++++++++++
      que pensez vous de cette analyse vue sur :
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/08/19/la-dette-est-un-pretexte/

      Pour justifier l’austérité, on nous répète que la dette française est insoutenable. C’est faux ! Tout part d’un chiffre lui aussi présenté comme une vérité révélée, une loi de la nature. Il s’agit d’un ratio entre le montant de la dette et celui de la richesse produite telle qu’elle est mesurée par le très discutable « PIB ». Il faut tordre le coup à cet indicateur qui sert à affoler les esprits et à aveugler le débat public. Ce ratio est nettement supérieur dans plusieurs pays à celui de la France et pas de peu. Ainsi le Japon a-t-il une dette publique égale à 200% de sa production annuelle. Personne ne lui cherche noise. Il est à un niveau plafond pour les Etats-Unis et pour l’Islande (plus de 100% du PIB). Les Etats unis n’en font qu’à leur tête et les Islandais ont décidé de ne pas payer ! En fait tout dépend en réalité de qui détient la dette et du rapport de force du pays endetté avec ceux qui lui prêtent. Au Japon ce sont les Japonais qui prêtent à leur Etat. Ils ne lui font donc pas de chantage. Aux Etat unis, l’oncle Sam, ses six cent mille hommes de troupe et ses 50 % de dépenses militaires mondiales ont créé une garantie politique liée à leur puissance ! En Islande c’est la révolution citoyenne ! La dette et ses taux sont un rapport de force, un fait social et politique. Et seulement, après cela, un problème comptable.

    2. «Pourquoi, les banquiers et les traders ne sont ils pas en prison actuellement ??»

      Parce qu’il y a des gens influents comme l’auteur du blog La Refondation du Capitalisme, désolé de devoir le dire, qui savent coudre un discours cousu de fil blanc qui consiste à s’indigner d’eux tout en les exonérants. Il suffit, pour que cela porte ses fruits, qu’il y ait une masse critique de pigeons. C’est comme ça.

    3. mais cela n’empêche pas de combattre les comportements inappropriés des créatures manquant de lumière ..

      Bienvenue chez les terriens, xiao xian !

    4. @Xian
      Je pense qu’il faut d’abord de bonnes idées. Puis que ces bonnes idées diffusent et soient reconnues comme telles par une majorité. Grâce au jeu démocratique, émerge alors un leader ou une équipe chargé de les mettre en oeuvre.

      C’est, il me semble, ce que tente de faire Paul Jorion sur les deux premiers points.

      1. Ne vit on pas correctement avec 3000 euros mensuels par individu ?
        Alors je me demande pourquoi cette phobie de la collection de billets de banque dans des coffres poussiéreux ??

        En fait pour gérer un pays, il nous faut deux colonnes:
        Une colonne « ressources » et une colonne « besoins »..
        Alors, deux solutions logiques:
        1) la colonne ressources permet de satisfaire tous les besoins (l’union de tous les besoins)
        2) La colonne ressource permet de satisfaire une partie des besoins (l’intersection de tous les besoins)

      2. et sur le troisième point je verrai bien le candidat du Front de gauche . . .
        même si la notion d’homme providentiel me hérisse !

      3. Ne vit on pas correctement avec 3000 euros mensuels par individu ?

        Si seulement tout le monde pouvait en avoir le tiers . Je connais un couple de trentenaires qui vit avec 470 euros par mois pour deux en attendant depuis de longs mois que le statut d’handicapé soit reconnu pour le mari, destiné au fauteuil roulant pour une hernie discale inopérable. La femme est bipolaire. On ne se presse pas de leur reconnaître un statut leur permettant de se nourrir, mais on n’a pas oublié de commencer par leur enlever leurs enfants en leur reprochant de ne pas leur donner une alimentation variée !!!
        Avec la baisse des subventions accordées aux associations caritatives, l’hiver qui s’annonce verra des personnes mourir de faim en France.

    5. L’histoire nous montre que lorsqu’il n’y pas de chef […] cela ne fonctionne pas..

      Quand? Où?
      Pour l’instant, sur internet il n’y a pas de chef et ça fonctionne.

      1. Pour l’instant, sur internet il n’y a pas de chef et ça fonctionne.

        Ca fonctionne… certes. Mais internet n’est ni une nation, ni une entreprise. L’internet nous permet de communiquer, d’échanger des idées, des fichiers, des infos, de faire passer les nôtres, d’être en contact avec des amis éloignés dans le temps ou dans l’espace, de jouer etc. Un « téléphone » amélioré, quoi. Le téléphone, il n’a pas de chef non plus et il fonctionne.

        A moins que tu rêves d’un état en démocratie directe via internet ? Je doute que même un état de ce type puisse être dépourvu d’un « chef »… Même si ce chef pourrait être un groupe de gens…

        Mais je manque peut-être d’imagination.

      2. @Olivier B
        La politique s’effectue dans l’espace-qui-est-entre-les-hommes. L’homme, seul, est par définition a-politique.

        On autant besoin de chefs que de bouc-émissaires.

  14. Selon Zero-Hedge, bruxelles dit travailler à un troisiéme plans de
    sauvetage de la Grèce. Selon ZH, le second n’aurait duré que 5 semaines.
    Un exemple pédagogiques des effets de l’austérité:
    une planche savonnée, même la bonne volonté n’y résiste pas.

    Ce pourrait être plus simplement l’annonce de la réalisation
    du travail européen de juillet et aout, encore à mettre en musique,
    par les parlements et les banques privées conviées de force au festin.

    Précisions bienvenues. Excuses si déja signalé.

    1. Vont te répondre ‘Paska !!’
      Ou Vittu !
      Ou Perkele !
      Ou Saatana !
      Ou tout ça en même temps (mais en prenant le temps entre les jurons et en appuyant sur la première syllabe).
      Faut se méfier, avec les ‘petits’ peuples : un jour, on se retrouvera plus qu’entre ‘grands’ et on sera mal (sans compter que niveau gros mots, c’est gouleyant).

      1. En effet, Eza, je rectifie :
        Pour le bien du peuple européen, il vaudrait mieux que les vrais Finlandais reste entre eux.

  15. Voilà le bon point de vue !

    Chili: pour sensibiliser, les étudiants jeûnent, courent, s’embrassent
    De Miguel SANCHEZ (AFP) – 17 août 2011
    SANTIAGO — Ils jeûnent depuis des semaines, courent un marathon de 75 jours, s’embrassent interminablement: les étudiants chiliens, mobilisés depuis trois mois pour une éducation gratuite de qualité, déploient des trésors de créativité pour sensibiliser à leur cause.

    A l’heure d’une manifestation de masse jeudi à Santiago, la santé d’une poignée de lycéens en grève de la faim préoccupait, y compris les autorités, à l’image du ministre de la Santé, ou du président du Sénat Guido Girardi qui leur a rendu viste mercredi.

    « Nous sommes prêts à sacrifier notre santé pour obtenir une meilleure éducation », a lancé à l’AFP Francia Garate, 18 ans, sur un matelas de son lycée occupé à Buin, près de Santiago. Francia jeûne depuis une semaine, mais l’état de trois grévistes depuis un mois, dont une hospitalisée, inquiétait.

    Mais les étudiants ont su aussi faire rire, à travers leurs slogans, leurs happenings, pour dénoncer un système éducatif à deux vitesses, dont le pan public est parent pauvre (4% du budget) depuis le désengagement de l’Etat sous la dictature (1973-90)

    « Mon père est charpentier, je ne peux payer mes études ! », clamait la banderole d’un manifestant grimé en Christ, portant une croix lourde comme son emprunt étudiant. Clin d’oeil à un Chili ultra-majoritairement catholique, et aussi extrêmement inégalitaire.

    « Tu veux étudier ? Joue à la loterie ! », « Cinq ans à étudier, 15 à rembourser ! » ont crié d’autres slogans des manifestations depuis mai, parmi les plus massives (jusqu’à 80.000) depuis le retour de la démocratie il y a 21 ans. « Excusez-nous de déranger, c’est votre avenir qu’on prépare ! »

    Le gouvernement, défiant, a parfois paru attiser la verve étudiante, comme lorsque le président Sebastian Pinera a lancé que « l’éducation est un bien de consommation » ou qu' »au bout du compte, rien n’est gratuit dans la vie ».

    En juillet, un millier d’étudiants ont fait sensation, en organisant sur la Place d’armes un rassemblement on ne peut plus pacifique: un marathon de baiser, qui a vu les couples s’embrasser sans fin, sous une banderole « Pour l’éducation, avec passion ».

    Avant cela, plus de 2.000 étudiants en haillons, maquillés en zombies ensanglantés, avaient dansé avec un certain brio face au Palais présidentiel, le « Thriller » de Michael Jackson, hommage à une éducation publique « mort-vivante ».

    « Education gratuite au Chili: en quelle langue faut-il te le dire ? », est un autre succès étudiant sur internet, un clip enregistré en 12 langues pour expliquer leur lutte urbi et orbi.

    Depuis le 13 juin, un drapeau un peu défraîchi: « Education gratuite tout de suite », court sans interruption les rues du centre de Santiago, dans un circuit autour de la présidence.

    Plus de 10.000 anonymes ont déjà assuré ce relais qui ne s’arrête plus: le week-end des amis, parents, promeneurs, en semaine des employés de bureau, des passants, la caissière d’un supermarché, pour courir un, deux tours, parfois plusieurs heures.

    « De nulle part, comme par magie, des coureurs sont apparus », raconte à l’AFP Alfonso Castillo, un des initiateurs du marathon. Qui bouclera sans mal fin août l’objectif de 75 jours, 1.800 heures, pour symboliser 1,8 milliard de dollars de bourses qui couvriraient les études de 300.000 étudiants défavorisés.

    Mais nul sans doute n’a capté autant l’attention que Camila Vallejo, la charismatique dirigeante communiste de 23 ans de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili (Fech).

    L’étudiante en géographie, à l’éloquence dure mais posée, est devenue le visage emblématique du mouvement, un visage fin aux yeux bleu-vert auquel des milliers d’internautes, étudiants ou pas, ont déclaré leur flamme, prêts à la suivre jusqu’au bout.

    BRASILIA (AFP) – Quelque 2.500 étudiants brésiliens ont manifesté mercredi à Brasilia pour exiger que le gouvernement consacre 10% du produit intérieur brut à l’éducation, prenant exemple sur la contestation au Chili et soutenus par des dirigeants étudiants de ce pays.

    « Nous voulons réaffirmer l’unité des mouvements des étudiants du Chili, du Brésil et de l’Amérique latine », a déclaré à la presse la présidente de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili, Camila Vallejo, 23 ans, qui a dirigé les manifestations dans son pays.

    « Chili, ami, le Brésil est avec toi », ont répondu les Brésiliens massés devant la Banque centrale, où ils ont vidé un camion-citerne rempli d’eau en signe de « nettoyage » de la corruption, et une délégation a été reçue par la présidente brésilienne Dilma Rousseff.

    « Chi, chi, chi, Le, le, le! », criait la Brésilienne Julia Vasconcelos, 21 ans, en brandissant un drapeau chilien. « Nous soutenons la lutte des Chiliens et espérons que cela réveillera les Brésiliens », a-t-elle déclaré à l’AFP.

    Les étudiants latino-américains se sont mis d’accord, récemment au cours d’une rencontre à Montevideo, pour organiser une journée de lutte dans toute la région l’année prochaine, a expliqué Luiz Felipe Maciel, un des dirigeants de l’Union nationale des étudiants (Une) du Brésil.

    La manifestation des étudiants brésiliens coïncide avec la préparation en cours du nouveau plan national d’Education pour les dix prochaines années. Ils souhaitent que le parlement vote l’octroi de 10% du PIB à l’éducation (contre 5% actuellement, selon le ministère).

    Une forte contestation étudiante dure depuis plus de trois mois au Chili pour une réforme de l’éducation. Plus de 200 personnes ont été blessées et 1.400 arrêtées au cours de heurts en marge de manifestations la semaine dernière.

    1. @Grundi

      Merci des infos du Chili, les solutions ne viendront que de la convergence des luttes et des rêves, alors vaut mieux savoir ce qui se passe ailleurs.

  16. Les banques (toutes ?) sont très vraisemblablement insolvables dans la mesure où leurs actifs vendables ne permet pas de couvrir leurs dettes exigibles. Elles maintiennent une solvabilité comptable apparente en valorisant leurs actifs d’une façon irréaliste. Il faut dire qu’il n’y a actuellement pas de prix de marché pour nombre d’actifs plus ou moins pourris qu’elles ont à leur bilan – sans compter le hors bilan. Une des raisons pour lesquelles les gouvernements européens se sont finalement décidé à « aider » la Grèce – trop tard, trop peu, trop mollement et en l’étranglant – est qu’en laissant ce pays faire défaut il faudrait dévaloriser les crédits que lui ont fait les banques, que leur situation d’insolvabilité ne pourrait alors plus être dissimulée, que quelques unes d’entre elles sauteraient vraisemblablement amenant le risque d’une crise systémique. Tout cela est assez simple. Ceci étant les banques sont comme tout le monde : tant qu’elles peuvent éviter l’illiquidité, elles s’en sortent ; et si elles ont un préteur en dernier ressort, elles peuvent éviter l’illiquidité – possibilité que les entreprises productive n’ont pas et que les etats de l’UE n’ont plus depuis qu’ils ne peuvent plus monétiser leur dette. Et jusqu’à présent, la BCE a mangé son chapeau et, contre tous ses engagements, a joué correctement le rôle de préteur en dernier ressort auprès des banques. Nécessité faisant loi, elle continuerait sans doute mais elle va être forcée d’arrêter pour des raisons politiques, la cour constitutionnelle allemande, une partie du gouvernement allemand et la politique de certains états (la Finlande pour commencer mais ce n’est pas fini) lui mettant des bâtons dans les roues. Ceci étant, sauver les banques de cette façon ne résoudrait pas le problème macroéconomique général de la crise économique réelle qui s’installe comme l’échec de la politique d’Hélicoptere Ben aux USA l’a montré. Sans compter qu’à l’exception de la survie à court terme du système bancaire actuel aucun des déséquilibres financiers et monétaires ne serait réglé. Et que ce serait profondément immoral.

    Il faudrait passer à autre chose.

      1. Oui, et en l’occurrence aussi à F. Lordon dont il faut écouter et réécouter la brève intervention (15 mn) au Colloque des économiste atterrés de 2010. Il fait partie de la petite phalange des économistes dont on peut reprendre les interventions un an plus tard et se dire qu’ils étaient exactement sur le coup, non seulement pour expliquer le passé (ce qui est relativement facile) mais pour explorer l’avenir.

      2. Ygorf, Merci. Croyez bien que je suis Lordon de près. Il gagnerait à écrire dans un style plus limpide. Je crois qu’il a fait un effort dans son dernier billet.

    1. ne faudrait-il pas faire tomber le tabou de l’interdiction faite à la BCE de prêter directement aux Etats au même taux qu’elle prête aux banques ?
      en prêtant aux banques, la BCE entretient le cercle vicieux de la spéculation sur les dettes des Etats, en effet, quel banquier va se refuser le bénéfice annoncé en empruntant à 1% à la BCE pour préter à 3, 4, 6, 8, 12% aux Etats !

      1. Ce n’est pas un tabou, ce n’est que justice, maintenant universellement accepté du moins en Occident. L’Etat emprunteur est maintenant considéré comme n’importe quel autre emprunteur, ménage, entreprise, collectivité locale. Il n’a plus le privilège exorbitant de fabriquer de la monnaie autant qu’il voulait, à taux zéro, sans aucune sanction comme ce fut le cas, certes, pendant des siècles.

        C’était un privilège exorbitant parce que l’inflation qui en résultait était payée surtout par les plus pauvres. C’était injuste aussi dans la mesure où les entreprises nationalisées bénéficiaient de taux d’intérêt plus faibles que les entreprises privées du même secteur avec lesquelles elles étaient, de ce fait, en concurrence déloyale. Ceci impliquait bien entendu des contraintes plus sévères pour les personnels du privé…

      2. @RV

        Ce serait évidemment la meilleure façon de replâtrer le système jusqu’à la prochaine crise mais cela imposerait une fédéralisation des budgets publics car sinon, évidemment, un pays pourrait s’affranchir de toute limite dans ses déficits,ce qui augmenterait les taux d’intéret de tous les pays de l’UE, ferait baisser l’euro, inciterait d’autres pays der l’UE à jouer le même rôle de passager clandestin, risquerait d’amener des pays extérieur à se lancer dans des dévaluations compétitives – comme dans les années 30 – et pourrait déboucher sur une hyper-inflation tout en aggravant la crise. On comprend qu’il y ait des hésitations ; même si on peut souhaiter que l’euro baisse un peu et que l’inflation augmente un peu, on sait comment cela commencerait mais on ne sait pas où cela s’arrêterait.
        Pour l’instant, cela semble complètement hors de saison actuellement compte tenu de la position de l’Allemagne. Mais ne nous y trompons pas. En application du célèbre adage du Guépard « tout changer pour que rien ne change », nos gouvernements pourraient être tentés finalement de tenter le coup. Certes, cela serait totalement contraire à tous les traités, tous les engagements, toutes les déclarations et toutes leurs conceptions économiques « saines » répétées ad nauseam mais il sont en fait capables d’un très grand pragmatisme lorsqu’il s’agit de sauver les meubles et que tout ce qu’ils ont essayé a échoué : cf la politique monétaire US. Bon, pour l’instant il en sont à essayer de faire payer la crise au bon populo. Mais les plus intelligents parmi eux savent que cela ne peut pas marcher et les autres vont le découvrir tôt ou tard. Donc, tout est possible.

      3. @erreipg

        La justice néolibérale a une vraie sale gueule ! 🙂 L’inflation nuit surtout aux rentiers et ce n’est pas un hasard si, au moment où le rapport entre revenus du travail et ceux du capital s’était quelque peu rééquilibré, dans les années 70, la voie a été ouverte pour le monétarisme et sa « justice » pour les plus fortunés.

        Il n’y aura pas de solution viable à cette crise si, au moins dans un premier temps, l’Etat ne récupère pas le droit d’émettre de la monnaie et pose fermement la main sur l’épaule de la finance. Vous devrez faire avec…

  17. Le serpent de mer du « Glass Steagall » devient un vrai marronnier……
    Même le parti socialiste….. 🙂
    Sans référence au pères…… N’exagérons pas les références aux malheureuses expériences passées…… « Séparons » les activités historiques.
    La mise en faillite « organisée » de ces messieurs est moins envisagée…….
    Patience, le chaos humain est « organisé. » .
    Les vies d’amants sont des vies denses.

  18. « Corrige et remplace » …
    Tel pourrait être le titre que l’on pourrait donner à ce qui est en train de se passer dans l’économie réelle.
    A fortiori quand c’est Carrefour, 2nd entreprise mondiale de distribution, derrière Wal Mart.

    C’est éminemment révélateur des transformations en cours :
    – croissance dans les ‘marchés émergents’ (Amérique Latine, Asie), les nouveaux Eldorado de la distribution,
    – effondrement du résultat courant en Europe, particulièrement en France (-40%), où le résultat ne s’est pas ‘tant’ effondré grâce aux petites surfaces de proximité, en croissance ;
    – effondrement aussi en Europe, notamment en Grèce et en Italie : « Dans tous les pays, le chiffre d’affaires est affecté par un environnement économique très difficile, mais plus particulièrement en Grèce et en Italie. » ; « L’impact sur la profitabilité de la baisse du chiffre d’affaires de 472m€ et de la marge commerciale notamment en Italie, a été partiellement compensé par une excellente maîtrise des frais généraux en Pologne, Belgique, Espagne et Italie. La rentabilité en Grèce et en Italie s’est détériorée, conséquence des conditions économiques difficiles. » [En Italie, Carrefour est le second groupe de distribution] ;
    – en Asie par contre, tout brille : « Le résultat opérationnel courant augmente de 10,8% à 135m€, principalement en raison d’une solide performance en Chine et du redressement confirmé de Taiwan. »

    Plus spécifiquement, on peut retrouver la trace de la crise financière dans les sédiments ainsi exposés :
    – « Les charges non courantes s’élèvent à 884m€. Les principaux postes sont les suivants: 516m€ de charges d’impairment (principalement en Italie) (…) » : les ‘impairment’ sont des dépréciations d’actifs ou de Goodwill, soit de la ‘sur-valeur’ au ‘prix du marché’ ;
    – « La charge d’impôt est de 490m€, en hausse de 105,8% au S1 2010 due principalement à la comptabilisation d’une provision pour risque fiscal en Espagne de 268m€. Le taux d’impôt est affecté également par la non déductibilité des charges d’impairment en Italie. » : non seulement Carrefour doit provisionner ce qu’il appelle pudiquement ‘un risque fiscal’ pour l’Espagne mais encore intégrer une non déductibilité fiscale de la dépréciation de ses actifs en Italie.
    Où quand la crise frappe deux fois : d’abord en dépréciant la fameuse ‘valeur’ des entreprises, ensuite fiscalement …
    Ces fameuses ‘Charges non courantes’ ont tout simplement explosé de … +150% en un an.

    Le tout dans une optique guère plus optimiste pour l’année 2011, puisque Carrefour prévoit une baisse de -15% par rapport à 2010 sur son résultat courant en année pleine.

    En conclusion, on a :
    – un effondrement en Europe, surtout dans les pays touchés par la crise (seule l’Espagne résiste ‘bien’), y compris en France, du modèle de l’hypermarché, au ‘profit’ de structures de proximité : c’est en soit plus que révélateur des transformations en cours ;
    – la ‘tentation asiatique’ et dans une moindre mesure, ‘latine’, en lieu et place de ce vieil occident ‘usé’ pour la distribution ;
    – un modèle économique touché de plein fouet par la crise financière, tant par les effets de la crise économique que par les dépréciations financières que ce modèle doit intégrer, sans compter les conséquences de la spéculations sur les marchés des commodities : « La marge des activités courante, en pourcentage du chiffre d’affaires, recule de 40 pb (-20 pb hors essence) principalement due à la France, l’Italie et la Grèce, à la hausse des tarifs fournisseurs dans un contexte de hausse des matières premières et à l’absence de gains aux achats. »

    Voilà la réalité économique.
    Et elle n’est pas près de s’améliorer.
    En attendant, on ‘fait avec les moyens du bord’, soit, réinventer les ‘commerces de proximité’.

    1. On peut aussi acheter une part importante de la nourriture, et d’autres produits, directement aux producteurs pour avoir ce qui si rare dans les rapports économiques: un rapport gagnant/gagnant (et aussi du point de vue qualitatif) et non un rapport perdant, gagnant, perdant (producteur, distributeur, consommateur).

      1. Juste Marlowe.
        Ce que ne montre pas ces chiffres et le phénomène d’effondrement d’un certain modèle de distribution/consommation (mais aussi de production), c’est que d’autres modèles commencent à croître, notamment les circuits courts (de type AMAP, mais aussi circuits de distribution de produits bio ‘alternatifs’, ventes directs chez producteurs, marchés, etc.).
        La réorientation phénoménale en cours du modèle ‘hypermarché’ vers les ‘markets de proximité’ indique bien qualitativement que le ‘Main model’ intègre, contraint et forcé, cette transformation.
        Dans une chaine de commercialisation indépendante de produits bio, j’avais fais la remarque à un vendeur que ce serait intéressant de mettre en valeur l’origine des produits, surtout pour les producteurs locaux, afin de valoriser les ‘circuits’ courts, pour tout le monde : énergie en transport, coût réintégrés dans les prix, etc.
        Depuis, systématiquement, une étiquette ‘Produits locaux’ y figure, ce qui permet de choisir entre les différents producteurs d’un même produit ou d’une même catégorie (légume, fruit, etc.)… quand on peut choisir.
        Ensuite, le problème est plus complexe pour le distributeur puisque le vendeur m’a expliqué que les producteurs locaux ont parfois du mal à assurer le volume nécessaire au distributeur et que celui-ci doit se fournir aussi ailleurs que localement.

      2. @zébu

        Dans une chaine de commercialisation indépendante de produits bio, j’avais fais la remarque à un vendeur que ce serait intéressant de mettre en valeur l’origine des produits, surtout pour les producteurs locaux, afin de valoriser les ‘circuits’ courts, pour tout le monde : énergie en transport, coût réintégrés dans les prix, etc.
        Depuis, systématiquement, une étiquette ‘Produits locaux’ y figure, ce qui permet de choisir entre les différents producteurs d’un même produit ou d’une même catégorie (légume, fruit, etc.)… quand on peut choisir.

        C’est vrai que, quand on ne les cultive pas soi-même, c’est un vrai bonheur de savoir de quel jardinier local proviennent les légumes qu’on achète.
        Un tout petit producteur de volailles élevées en liberté avait répondu au contrôleur qui lui imposait d’acheter une machine pour imprimer un numéro de référence sur chacun de ses oeufs .
         » Pour quoi faire ? je peux écrire moi-même à la main la date de la ponte et même le nom de la poule qui l’a pondu . »
        Le nom de la poule ? En voilà une idée sympathique . Quel plaisir de savoir que cet oeuf à la coque, c’est la poule rousse Caroline qui l’a pondu pour nous .
        Impossible de trouver cela dans un hypermarché .

    2. @ Zebu, Marlowe, Michel Lambotte,…..

      Voilà la réalité économique.
      Et elle n’est pas près de s’améliorer.
      En attendant, on ‘fait avec les moyens du bord’, soit, réinventer les ‘commerces de proximité’.

      Faut il s’en désespérer ou s’en réjouir, probablement ni l’un ni l’autre, mais c’est un fait, le monde a commencé à changé, et je crois qu’on peut sans regret, faire une croix sur l’ancien , pour construire le nouveau.

      Pour avancer dans ce sens, j’ai participé le Week-End dernier à un forum citoyen qui au delà de son titre rejoignait la plupart des problèmes et des solutions abordées ici.

      http://www.convergenceenergetique.org/Declaration-de-Lezan-Gard-le-28

      Ce qui m’a paru très intéressant, en sus de ce qui a été dit, c’est le public bigarré, non sectaire solidaire et volontaire:

      -Des citoyens qui ne veulent pas de gaz de schistes dans leur jardin (on peut comprendre)
      -Des militants de toujours et de toutes les luttes: OGM, Nucléaire, …
      -Des communistes qui ne s’affichaient pas comme tels
      -Des syndicalistes d’EDF qui se posent beaucoup de questions et d’autre syndicalistes
      -Des paysans
      -Des jeunes, beaucoup , studieux, qui prenaient des notes à toutes les conférences
      -Des fanas des énergies renouvelables et des rêveurs de l’énergie libre
      -Des élus, des professionnels qui venaient apporter leur expertise (juridique, technique,….)
      -Des « un peu allumés » fort sympathiques http://dimensionfuture.free.fr/indiens.arcenciel.htm
      -Des quasi-marginaux, (Mais marginaux par rapport à Quoi ???)

      Pas vu un dirigeant du CAC 40, et, si il y avaient des traders, ils ont été très discret ,….

      Bref, une joyeuse bande de quelques milliers de personnes assez représentative (avec les exceptions mineures ci-dessus).

      Last but not least:
      Ovation d’une délégation des « Indignados » qui préparent une pétition pour exiger un référendum européen. plus de mille personnes debout à applaudir plusieurs minutes, et la représentante des « Indignados » en larmes. Beau moment d’émotion pure.

      Cordialement à tous

      1. Je vous envie. Dans mon coin, je passe encore pour un ovni quand j’en parle. Mais bon. C’est sans doute parce que je vis dans un endroit où la paysannerie a résisté. Il y a dix ans, il y en avait encore qui vivaient sans électricité.
        Le changement ne se fait sentir que depuis quelques années seulement. Même si l’immobilier a fait rage, les traditions survivent et les élus locaux ont gardé la tête froide. Mais il était temps que ça s’arrête.

  19. Bonsoir,
    « Question sans rapport avec l’article »
    Peut-on évaluer la proportion du déficit commercial de la France qui est due aux importations des produits français fabriqués à l’étranger, par exemple:
    – voitures Dacia fabriquées en Roumanie, destinées au marché français
    – produits de luxe fabriqués en Asie
    – Depuis la fermeture de la raffinerie Total à Dunkerque, achat du carburant raffiné. Auparavent, l’importation du brut (à un coût moindre que le produit raffiné) permettait la revente (peut-être, aussi exporter) les autres sous-produits de raffinage
    …………
    Dans les choix qui conduisent une société à délocaliser sa production, Il me semble que l’intérêt des entreprises va à l’encontre de l’intérêt de la balance commerciale de la nation.
    Qu’en pensez-vous?
    Cette remarque est-elle pertinente?

    1. Les Dacia ne sont pas des voitures françaises mais des voitures roumaines et l’impact de leur importation en France doit être analysée comme celle des importations de Wolkwagen (par exemple). En dehors de cela Dacia ne concerne l’économie française que de deux façons : une partie des profits que réalise cette entreprise roumaine est rapatriée en France par Renajult qui(j’imagine) doit en être le principal actionnaire contribuant ainsi à accoitre les résultats du groupe. , améliorant la balance des paiements – et éventuellement détériorant la balance commerciale si la vente des voitures étrangères se fait au détriment des voitures française). Au niveau microéconomique, cela permet à Renault de rester dans la course à la dimension dans un marché où la taille minimale pour être compétitif est considérable et alors que son marché domestique (la France) est forcément stagnant car il s’agit d’un marché de renouvellement.
      Il faut ajouter que la notion de « voiture française » tend elle-même a devenir assez floue car les constructeurs nationaux ne font plus que le montage des véhicules en France et qu’une bonne partie de pièces que leur fournissent les équipementiers sont produites à l’étranger.

      1. Bonjour,
        Dacia est une société roumaine dont l’actionnaire principal est Renault SA à hauteur de 98 %. Ses bénéfices sont donc enregistrés en Roumanie et reversés au prorata à Renault, mais dans le cadre de l’alliance Renault-Nissan BV qui est une société de droit néerlandais. Je n’ai pas accès au dossier fiscal de Renault SA mais je doute que ces bénéfices soient imposés en France.

      2. @Yves de Bressy
        Merci pour ces précisions. Mais même si les profits de Dacia sont rapatriés en Hollande – et dans la mesure où des ménages français possèdent des actions Renault, des ménages français vont toucher des dividendes augmentés, ce qui accroit le Revenu national français (mais pas le PIB) et ils vont payer des impôts sur ces dividendes (pas beaucoup il est vrai) ce qui accroit les rentrées fiscales

    2. sur Total, (pour Total, à priori, c’est parmi tant d’autres)
      « Takieddine et Total en Libye
      Le marchand d’armes franco-libanais Ziad Takieddine a reçu près de 7 millions d’euros du géant pétrolier français Total en marge d’un contrat gazier conclu avec le régime libyen. Le versement de 9,8 millions de dollars (6,9 millions d’euros) a été effectué par Total à l’automne 2009. Total a confirmé le versement, mais parle d’un opération « courante ».
      http://www.frenchleaks.fr/-Takieddine-et-Total-en-Libye-.html

    3. Les produits de luxe

      Il était un temps où le vrai luxe était, dans tous les domaines, le sur-mesure.

      De nos jours « les produits de luxe », vendus à des milliers ou des dizaines de milliers d’exemplaires sont des leurres, marchandises qui prétendent valoriser ceux qui les achètent et qui doivent rapporter un maximum de profit à leurs promoteurs et à leurs actionnaires.

      Rien de luxueux là-dedans, c’est le principe des marques vendues aux caves.

      1. D’aucun parleraient de « fétichisme ». Ca me rappelle les histoires de pies racontées par ma grand-mère. C’est fou ce qu’on retrouve dans leurs nids.. du diamant aux vieilles punaises d’inox écrasées.

  20. Un article met en balance le compartimentage entre le monde des entreprises d’un côté et le monde des états de l’autre, selon le formatage analytique d’un cabinet de consulting :

    Comment les entreprises du CAC 40 font-elles pour enregistrer des bénéfices record malgré la crise ?

    Comment expliquer que les entreprises puissent s’enrichir à ce point alors que les Etats sont toujours plus endettés ?

    L’une des explications réside dans le fait que les Etats ont la responsabilité d’assurer un certain nombre de services publics alors que les sociétés sont libres d’investir dans les secteurs d’activités qui leur paraissent les plus générateurs de valeurs.

    Ce que l’on peut constater, c’est la distance irréductible que ce type de commentaire exprime entre secteur public et secteur privé bridant tout rapport entre ces 2 groupes. Ainsi, la génération de valeur supérieure provoquée par une liberté d’investissement s’oppose fondamentalement à la contrainte d’une responsabilité de service public.

    Par convenance le profit s’oppose donc à la responsabilité. Dans cette logique, à quelle irresponsabilité voulez-vous donc que soient portées les dettes ? Forcément aux pouvoirs publics implacablement coupables de vouloir rendre service. Tant que les politiques aux manettes exprimeront cette bonne volonté entendue il ne faudra pas s’attendre au moindre changement. En résumé, trop bon trop con.

    Bientôt apparaîtront les peuples derrière les états.

  21. N’est-ce pas le signe qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer ?

    Oui,

    Mais que la crise nous fasse pas un trop grand halo au dépend du réel saint homme, si seulement le soleil pouvait davantage éclairer le monde pour plus de rigueur et de morale commerciale.

    Hier ils se moquaient beaucoup des premières personnes touchés par la crise, mais aujourd’hui c’est bien plus ces gens que le monde prend en dérision, avec l’égal mépris qu’ils peuvent avoir envers les plus blessés et opprimés.

    Il faut que les premiers prennent davantage la parole et que le mécréant se coupe d’abord la langue comme ça nous serons déjà mieux à quel autre démon se vouer pour les premiers enfers marchands. Progresser ce n’est pas seulement juger l’autre pour plus d’efficacité et de primes, c’est acheter et se vendre ensemble dans la même direction.

    J’ai le plaisir de voir les plus grosses têtes aux universités d’été, c’est sur le monde avance ce n’est pourtant que les premières lamentations attendez de voir la suite dans leurs palabres.

    Avec une nouvelle feuille de route et meilleur bonne conscience mondaine, nous allons réparer et soigner ce qui n’a pas marché. Avec le même petit objectif de désolation, regagner en compétitivité, et par là, regagner du trafic et de la confiance.

    Un certain nombre de process, forts bien élaborés autour des nouvelles figures pourront davantage nous y conduire en toute réelle assurance de conduite à l’image.

    Pour moins voir surtout venir le déclin, qu’écrivent d’abord les nombreux faux prophètes de la compétitivité et concurence à outrance ? Le monde c’est du bétail, lisez, et fonctionnez surtout d’abord partout com nous autres !

    Nous voulons à la fois penser un meilleur Business Plan Global et cela même si la planête est davantage à feu et à sang à cause de nos premières conneries bancaires et commerciales.

    A la découverte du monde de l’entreprise vend d’abord ton frère et ta soeur, marque davantage le corps de l’autre et si cela ne te suffit pas, va de nouver jouer au casino comme les rentiers. En vérité aucune réelle remise en cause, qui plus est envers les plus hauts placés dans la pyramide sociale, c’est peine perdue quel monde de fous.

    La capacité de rester productif et compétitif dépend surtout d’un plus grand lavage de cerveau global. Sinon comment mieux relationner plus longtemps sur terre sans plus grand intérêt marchand et commercial en tête ?

    Pour ça que le prophète a un peu la voix enrouée, leur propre réussite mondaine prend en réalité davantage l’humanité en otage.

  22. Comme à mon habitude je vais faire un commentaire que personne ne lit en raison de mes positions affichées qui vont à l’encontre de bien des commentateurs de ce blog, mais je persiste !
    J’habite à Lanzarote, à Arrecife pour être précis, non pas dans les ghettos pour touristes mais dans une petite ville normale avec ce que l’on peut espérer trouver (il y a quelques mois je résidais à Santa Cruz de Tenerife) …
    Ma maigre retraite me permet de vivre presque décemment si j’ose dire puisque les Canaries font partie de ces zones excentrées de l’Europe qui comme les Dom-Tom français jouissent d’un statut fiscal particulier, mais je ne peux pas me permettre de posséder une voiture (d’ailleurs qu’en ferais-je) et les quelques économies que j’arrive à réaliser sont exclusivement consacrées à mes séjours au Japon.
    Lanzarote est une économie complètement artificielle basée uniquement sur le fait que toute l’année on est assuré d’y trouver le soleil et des températures agréables. Artificielle, un peu comme les pays producteurs de pétrole, parce qu’il n’y a rien sinon la manne des millions de touristes qui viennent de toute l’Europe y séjourner… Il n’y a pas d’eau, il y a une usine de dessalage de l’eau de mer à côté de la centrale électrique et deux fois par semaine un bateau vient faire le plein des cuves de gasoil. La seule production agricole anecdotique est le Malvesy, un vin assez corsé qui rappelle aux connaisseurs le vin de la région de Cahors et qui est hors de prix, et pour cause cette année la récolte a été nulle en raison du manque de précipitations au moment de la véraison…
    Donc, tout est artificiel, tout est basé sur le tourisme, comme l’économie de la Norvège ou de la Libye sont essentiellement basées sur le pétrole (pour le moment) et comme le soleil est chaque jour au rendez-vous, le pétrole de Lanzarote c’est le soleil …
    Mais à quel prix ! J’ai déménagé au début du mois d’août, pour faire transférer ma ligne de téléphone (Telefonica) il a fallu un mois et je n’ai toujours pas de connexion internet (je me permets de communiquer avec les rares lecteurs de mes commentaires grâce à la bienveillance d’un ami résidant dans le même immeuble qui a installé un câble depuis son appartement pour me faire profiter de ce service. Et pourquoi faut)il attendre plus d’un mois pour être connecté alors que dans n’importe quel autre pays d’Europe il faut au maximum 48 heures ? Parce que les Espagnols n’ont aucune notion de rentabilité et vivent selon leur rythme, ce qui explique la gravité de la crise que vit en ce moment l’Espagne. Les Canaries sont une exception au sein de l’Espagne mais on y trouve une nonchalance intolérable qui précipitera à terme la désertion des touristes et des investisseurs par lassitude.
    Un tout dernier exemple très significatif : une de mes nièces travaille chez MAPFRE, l’équivalent d’AXA, sur le continent, près d’Alicante. Elle est très occupée non pas pour de nouveaux contrats d’assurance mais pour liquider des contrats existants car les souscripteurs n’ont plus d’argent pour payer !
    La crise européenne va exploser en Espagne, ce n’est qu’une question de mois ou de semaines !

    1. Je vous ai lu complètement :
      ‘Parce que les Espagnols n’ont aucune notion de rentabilité et vivent selon leur rythme, ce qui explique la gravité de la crise que vit en ce moment l’Espagne ».

      Vu l’heure tardive (2 heures du matin), je ne peux que contester cette affirmation sans prendre le temps d’argumenter mon désaccord.
      Mais, pour faire court, mettre la crise sur le dos des peuples n’est-ce pas un peu fort de café ?

      Dans le même genre d’idée, le sous-développement en Afrique est dû aux africains ?
      Il y a tant à dire …

      1. « ‘Parce que les Espagnols n’ont aucune notion de rentabilité et vivent selon leur rythme, »

        On ne peut pas prendre cela comme spécialement péjoratif !

    2. En tout cas, je ne sais pas si les espagnols sont nonchalants, mais après 8 jours passés en Espagne avec le soleil autant dans le ciel que dans les relations humaines, quel choc en rentrant en France! froideur, violence, bousculades, saleté…bof.

      1. Ces régions espagnoles (Canaries et autres) existent presque uniquement pour les touristes, ces « électeurs en déplacement « .
        Pour faire une comparaison avec l’agriculture industrielle, il s’agit en fait de culture et d’élevage hors sol.

    3. « les espagnols n’ont aucune notion de rentabilité et vivent selon leur rythme »

      Ils ont tout à fait raison !

  23. Les 25 raisons de zerohedge de croire à la panique.

    Et ma foi, toutes ne sont pas mauvaises.

    Pour ma part, ayant prévu avec chance le mois pour le Portugal, je me suis lancé impétueusement sur celui de Septembre pour l’Espagne.
    Je ‘crains’ donc d’être dans les choux, un peu comme les alertes Defcon 3 récurrentes sur zerohedge.
    Mais remplacez ‘Espagne’ par ‘Défaut grec’, ou par ‘Italie’ ou par quelque chose d’un peu de poids, et cela se tient néanmoins, encore.
    « En Septembre se coupe ce qui pend. »
    Question :
    – la grappe ?
    – la dette ?
    – au nez ?

  24. Et l’on peut lire dans de nombreuses colonnes la défense et illustration de la thèse selon laquelle l’unique danger actuel est celui d’une crise de liquidité, face à laquelle les banques centrales ont heureusement les moyens de réagir en les prêtant aux banques sans limitation de montant et à un très faible taux.

    c’est, si je comprends bien, de la création monétaire, qui au lieux de passer devant le représentant élue, est donné directement aux banques ?
    Pourquoi pas a 30 % comme pour la Grèce ?

  25. Madame Jezabel Coupey-Soubeyran, membre du Conseil d’Analyse Économique aurait déclaré récemment :

    [L’objectif d’une société] « n’est pas d’avoir des banques profitables, mais de bénéficier d’un secteur bancaire stable au service de l’économie réelle »

    Si une telle lumière envahit les milieux dirigeants -au moins en France- tous les espoirs sont permis ! Notons toutefois que si Mme Coupey-Soubeyran a fait une telle remarque cela signifie sans doute que cette évidence n’est pas, à ce jour, clairement perçue dans son entourage.

    Rappelons que le CPE est un organisme officiel chargé de conseiller le premier ministre

    (citation extraite de « La Croix » du 31 août)

  26. J’ai entendu parler d’un nouvelle crise, prévue pour 2012/ 2013, sur les crédits hypothécaires immobiliers US avec les crédits destinés aux classes moyennes : les crédits ARM et les crédits Alt’ A (les subprimes étant faits pour les pauvres)

    Alors je me demande quelle bulle va éclater en 1er, celle de ces crédits hypothécaires US ARM et Alt’A ou avant, celles des dettes souveraines?
    Who’s next?

    Quand je pense que les socialistes en France veulent, dans leur programme pour les présidentielles, taxer le capital; va falloir qu’ils se pressent très, mais alors très vite parce que y en aura plus du tout au rythme où l’on va.
    Avé, marchés boursiers ! Nous, assurance-vie, PEL, livret A, morituri te salutant !

    De l’autre côté, à droite, au centre et même à gauche, ils veulent la rigueur, pour tailler dans les budgets. Et si le premier budget à tailler c’était les intérêts de la dette?
    Bref, faire défaut.
    Mais pour nos gouvernants et ceux qui rêvent de prendre leurs places, penser à faire défaut est un très vilain défaut.

    1. je ne sais pas si les socialistes veulent « taxer le capital », par contre je sais que le Front de gauche propose d’imposer les « revenus » du capital, au même taux que les « revenus » du travail, c’est à dire en moyenne à 40%, ce qui, n’est pas du tout la même chose . . .

      1. Certains essaient de remettre les pendules à l’heure, vaste programme par rapport au rouleau compresseur-désinformateur en cours, surtout depuis que certains tentent de sortir de TINA !

        Une certaine petite brise est la bienvenue !

        Petit rééquilibrage !

  27. A quel sein se vouer ?
    A celui qui vous donne la tétée.
    La BCE et le particulier déposant.
    Retirez leur ces 2 seins.
    Déposants , ne déposez plus , retirez.
    Entrepreneurs , entendez vous pour payer cash et ne plus faire appel au banquier pour vos trésoreries.
    Particuliers , oubliez les DAB , retirez tout votre argent en début de mois.
    Commerçants , cassez vos appareils à carte de crédit.

      1. Foi de laïque, je pencherais plutôt vers
        Saint-Georges, terrassant le dragon de l’ultra-libéralisme
        et
        Saint-Martin, adepte de la juste redistribution …

  28. @ Zébu
    Oui bien déroulées ces 25 raisons pour une nouvelle crise
    Je déguste particulièrement : « …et , à moins que quelqu’un arrive monté sur son cheval blanc avec des billions de dollars…

  29. Comment remettra-t-on le compteur à zéro ?

    La BCE prête aux banques à 1%, celles-ci prêtent aux états à 4%, les états tels que la Grèce ou autres ne peuvent plus payer, nous voilà pris à la gorge d’une dette (de la BCE aux banques, autrement dit : des contribuables européens aux banques) que l’on ne peut plus payer (voir la situation de la Grèce.

    Si l’on nationalise (européanise) les banques, fin du problème ?

    1. La monnaie fondante

      – c’est ce qu’il va falloir faire partout, tant qu’il n’y a pas, de nouveau, séparation stricte des banques de dépôts, et des banques de « tripatouillage »= d’affaire.

      – trés important, en particulier, en ce qui concerne les besoins fondamentaux : alimentation en particulier : relocalisation des produits indispensables à la vie, suivant les coutumes de chacun, exigence de produits de qualité – bien loin des empoisonneurs et tricheurs de la grande distribution. Court-circuit des multinationales agro-alimentaires et autre grande distribution .
      – maintien, et, ou, retour, des métiers sur les régions : emplois retrouvés ou préservés, remaillage des territoires . . tout ceci étant fort utile sur le plan de la vraie écologie en tant que vision globale, manière de vivre, lien social ( et non green-washing )
      Tout ceci, pour être réellement efficace, doit être construit et réfléchi .

  30. Les commissaires au comptes du Parlement grec viennent de rendre leur rapport :

    « La dette grecque est hors de contrôle. »

    Maintenant, il va falloir agir.

    1- Première possibilité : le statu quo.
    On continue de faire ce qu’on a toujours fait.
    La BCE continue de racheter des obligations d’Etat grecques pour « rassurer les marchés », qui ne sont jamais rassurés.
    On continue de faire des « plans de sauvetage », qui ne sauvent jamais personne.
    On continue de faire des « Fonds de Stabilité », qui ne stabilisent jamais rien.
    On continue de faire des centaines de réunions, qui ne règlent jamais les problèmes.
    On continue d’apporter des milliards d’euros en garantie, que nous ne reverrons jamais puisque la Grèce ne peut pas rembourser ses dettes.
    Rappel : concernant le Fonds Européen de Stabilité Financière, la France s’est engagée pour un plafond de garantie de 159 milliards d’euros. Je dis bien : 159 milliards d’euros. La Grèce est incapable de rembourser : les contribuables français vont l’avoir dans le …

    2- Deuxième possibilité : l’Union des dettes.
    L’Union Européenne devient une Union des dettes. Le problème grec est réglé. Les contribuables européens paieront.

    3- Troisième possibilité : l’explosion.
    Les pays européens ne peuvent pas avoir la même monnaie. La Grèce sort de la zone euro. La Grèce retourne à sa monnaie nationale, la drachme. La Grèce dévalue massivement pour relancer son économie.

    4- Quatrième possibilité : la privatisation de tout.
    La Grèce privatise tout, sauf la Justice, la Police et l’Armée, parce qu’il va falloir réprimer les émeutes. La dette grecque est enfin remboursée. Le chaos s’installe.

    1. En 3 : La Grèce dévalue massivement, mais cà ne relance pas son économie
      En 4 : La dette Grecque ne peut être que partiellement remboursée

      Je vote pour les solutions 3 et 4 réunies.

      Je verrais bien en plus une solution 5 qui est une mise en défaut au mieux partiel.

  31. Monsieur Leclerc, une confirmation des contradictions dont vous parlez :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/01/banques-la-controverse-bat-son-plein-entre-le-fmi-et-les-europeens_1566038_3234.html
    «  »Les fonctionnaires du Fonds monétaire international ont provoqué une vive controverse avec les autorités de la zone euro en présentant des estimations montrant les graves dégâts causés au bilan des banques européennes par les titres de dette des Etats de la zone en difficulté qu’elles détiennent », a indiqué le quotidien britannique. »
    On sent bien les Rosbifs complètement solidaires de l’Europe…………

    Monsieur Leclerc.
    Le FMI n’a pas du digérer le fait que les pays de la Zone Euro ne veuille plus faire appel à lui en intégralité.
    Et si nous faisons le parallèle avec les états ricains en faillite, eux ne font pas appel au FMI.
    Il y a donc une certaine logique à gérer les affaires de l’Euro en interne.

    Autre chose non négligeable : la GB a largement augmenté sa « dotation » au FMI car il est RENTABLE.
    Ainsi, les Rosbifs perdent-ils de l’argent lorsque la Grèce n’a plus d’obligation complète à être sous domination FMIste.

    1. « Les calculs des économistes du FMI montrent que si les banques européennes inscrivaient à leur bilan les obligations des Etats de la zone euro à leur valeur de marché, leurs fonds propres tangibles chuteraient d’environ 200 milliards d’euros au total, soit de 10 à 12% ».

    2. @ Yvan :
      Je pense surtout que les dissensions qui se font jour au sein de la nomenklatura financière internationale sont dues au fait que le FMI est la dernière instance, en cas de pépin.

      Et ce que dit le FMI a justement son importance : il est urgent de recapitaliser les banques européennes, parce que si vous ne le faites pas, c’est le FMI qui devra le faire, en injectant massivement des fonds dans vos banques pourries.

      Et le FMI ne veut pas injecter ces fonds, parce qu’il sait que ces injections seraient à fonds perdus.

      Ou …

      Le FMI ne peut pas injecter ces fonds.
      Car que possède le FMI ?
      Un stock d’or, de 3000 tonnes, déjà entamé à plusieurs reprises par différentes ventes (dont 400 tonnes en 2009).
      Des lignes de crédits, d’un montant de 750 milliards de dollars.
      Grosso modo, 1000 milliards de dollars.

      On peut estimer que dans l’appel à recapitaliser en urgence par le FMI des banques est dû au fait que si celles-ci ‘plantent’, les états concernés n’ayant plus les moyens d’intervenir comme en 2008, le FMI sera en première ligne et que ses lignes de crédit sont tout simplement insuffisantes, au regard des besoins qui seraient alors générés.
      D’où l’appel d’urgence.

      Ne quittez pas, un opérateur va vous répondre …

    3. Hhmm.. Zébu.

      Le FMI agit comme une banque. Soit, ces 1000 milliards, sont-ils ses fonds propres…??
      Auquel cas, il peut soumettre un pays comme l’Espagne sans problème. Voire, plusieurs.

      1. Non le FMI n’est pas une banque. Il ne peut créer de la monnaie et ne peut donc préter que ce qu’il possède – et encore ce qu’il possède en monnaie convertible. Et comme le dit Zébu, malgré l’énormité de ce que cela représente en dollars, ce n’est pas grand chose par rapport à ce qui serait nécessaire actuellement pour tenter de stabiliser le système comme il est. Il n’est donc pas possible qu’il joue le rôle de préteur en dernier ressort. Il n’a d’ailleurs pas été fait pour cela mais pour « aider » les pays ayant des difficultés de balance de paiement. Et même dans cette fonction, lorsqu’il a été efficace (si, si, cela est arrivé), il n’a prété qu’une petite partie des sommes nécessaires mais son pret permettait aux pays en cause d’obtenir en prets privé un multiple du pret du FMI. Malgré les efforts depuis quelques années pour sortir du « consensus de Washington » (une véritable catastrophe dont le bilan est extremement lourd) et pour réorienter et élargir son action dans des directions moins stupides ( et DSK a joué un rôle correct ici – pour un directeur du FMI s’entend), il n’a tout simplement pas les moyens de contribuer à régler les problèmes actuels et ne peut que lancer des avertissements. La solution passe, comme cela est défendu régulièrement sur ce blog, par un nouveau Bretton Woods qui réorganiserait le Système monétaire international(SMI) sur la base d’un développement du plan Keynes de 1944. J’ajoute que si c’est une condition nécessaire à la solution de la crise, ce n’est nullement une condition suffisante dans la mesure où la crise (IMHO) ne provient pas fondamentalement d’un dérèglement du SMI.

      2. La capacité du FMI a émettre de manière autonome des DTS et à devenir une banque centrale internationale a été proposée en 2009 par Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale chinoise et cela n’est pas passé inaperçu !

      3. @ Yvan :
        Je ne crois pas. D’après ce que j’ai compris, ses seuls fonds propres, c’est son or.
        Le reste, ce sont des accords de prêts multilatéraux (accordés par les états membres si j’ai bien compris).
        Comme le dit François, ce n’est donc pas ‘pour compte propre’ qu’il émet des DTS.

        Calcul des fonds propres :
        lingot 1 kg = 58 700 dollars
        1 tonne or = 1000 x 58 700 = 58,7 millions de dollars
        A supposer qu’il reste encore 2500 tonnes au FMI : 2500 x 58,7 millions de dollars = 146,75 milliards de dollars.

        Vont pas aller bien loin avec ça, sans effet de levier (minimum fois 10) …

  32. Bonjour à tous,

    L’hyper-inflation est en marche dès aujourd’hui, 1ier septembre 2011… C’est la seule solution pour tirer la dette de la zone euro vers le bas…

    1ier signe fort, depuis le 27 juillet 2011, les allemands ont été encouragés par voie de presse à acheter de l’or… Pourquoi pas nous ?
    http://www.bild.de/geld/wirtschaft/edelmetalle-gold/grosser-run-auf-gold-banken-melden-ansturm-18957128.bild.html

    2ième signe fort, par décret selon l’article 51 de la LOI no 2011-900 du 29 juillet 2011 du Code Monétaire et Financier, les français n’ont plus le droit à partir du 1ier septembre 2011 d’acheter de l’or et de l’argent avec des espèces…
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=0AFE61162443C23A32F9B49E456830A1.tpdjo04v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006169848&cidTexte=LEGITEXT000006072026&dateTexte=20110831

    3ième signe fort, sous-entendu ce 27 août 2011, la BCE va devoir faire tourner massivement sa planche à billets…
    http://www.ecb.europa.eu/press/key/date/2011/html/sp110827.en.html

    … dont ce passage clé :
    « This includes implementing both non-standard monetary policies and our interest rate policy. Interest rate policy depends on the outlook for price stability. The use of non-standard measures depends on the functioning of the monetary policy transmission and must be commensurate with the level of malfunctioning or disruption of money and financial markets and segments of markets »

    1. @Philippe Soubeyrand

      1. vous confondez hyperinflation et inflation

      2. cela fait maintenant plus de deux ans que la FED fait tourner très massivement sa « planche à billets » ($2000 milliards en deux ans, tout de même!), l’inflation est toujours aussi basse (évidemment, puisque les liquidités injectées par la FED sont allées intégralement dans les poches des capitalistes qui les thésaurisent plutôt que de les dépenser), et vous croyez que si la BCE se mettait, maintenant, à injecter 200 ou 500 milliards par le même mécanisme d’assouplissement quantitatif utilisé par la FED, cela entraînerait de l’hyperinflation? Pourquoi?

    2. @chris

      C’est pire que ça. La BCE n’augmente absolument pas les liquidités en circulation par exemple par le rachat de dettes souveraines puisque les liquidités créées sont immédiatement réabsorbées par la BCE via l’émission d’obligations à taux fixe et à écheance d’une semaine prises par les banques. Rien à voir avec les QE 1, 2 ou, prochainement sur vos écrans ! 3 de la FED, qui mise sans succès sur l’anticipation d’inflation des acteurs économiques pour relancer le bazar.
      Pour envisager un effet inflationniste de la politique de taux et d’assouplissement de la BCE, faudra, éventuellement, attendre un defaut à l’échéance des dettes souveraines et bancaires à son actif, et la recapitalisation subséquente de son bilan par les banques nationales de l’Eurosystéme.
      Je reste fasciné, les bras tombés, devant tous ces exorbités de l’hyperinflation qui, au fin bas-fond de la pire déflation récessive de l’histoire, mouilleront encore leurs brailles ou leurs Pampers seniors à la simple évocation de l’Hyperinflation, imminente – toujours – et fatale – fatalement… Et ce avec aux manettes la banque centrale la plus orthodoxissime et inflationophobe de l’Histoire, passée comme, espérons le, à venir…

  33. jeanpaulmichel 31 août 2011 à 22:09 La panique arrive au plus haut niveau de nos autorités.

    Toujours cette tendance à l’exagération et ce penchant bizarre pour les incantations, sur ce forum !… Je n’ai pas l’impression qu’ils paniquent tant que ça, là-haut. Au contraire, il me semble que les mesures qui ont été prises, parfaitement pesées et pondérées, ne reflètent rien qui soit fait dans l’affolement ou dans l’urgence. Et c’est fort heureux, vous en conviendrez. De plus, quand j’entends les socialistes annoncer sereinement la création, dès 2012, de 300 mille emplois jeunes dûment financés par les recettes fiscales, ainsi que le retour à 60 ans de l’âge légal de départ à la retraite, j’avoue que je suis tout à fait rasséréné. Je profite donc de l’occasion pour remercier François Hollande, Martine Aubry et, surtout, Ségolène Royal à l’égard de qui je ressens personnellement à présent comme un frémissement favorable pour la présidentielle.

    1. 300 M emplois jeunes ne valent-ils pas 300.M chômeurs de plus de Sarko ? Au moins, les premiers produiront quelque chose !
      Maintenant, si vous avez des idées pour créer des emplois « marchands » ne vous en privez pas, la main invisible du marché est en panne.
      Ironiser sur le partage du travail, sur les 35h. est le passe temps des béotiens !
      Le travail étant cyclique, le temps à lui consacrer doit être élastique (- ou +)

    2. Ahhhh, l’impressionisme, la ‘belle époque’ !!
      Celle de l’âge d’or du capitalisme …

      Et par petites touches, vous nous dressez un bien beau tableau que voilà.
      Mais il est vrai qu’avec ce travail pictural, il faut prendre du recul pour voir se dégager l’esquisse d’ensemble.
      Beaucoup.
      Au moins depuis le Mexique.

      Vous voyez bien de là-bas, j’espère ?

    3. Etonnant, Duchesne, que vous n’insistiez pas trop sur les mesures prises par les socialos espagnols et grecques contre leurs peuples.
      Car votre système coince les socialos tout comme les libéraux…

      Chérissez plutôt votre système en perdition, plutôt que de vous perdre en idéol… politique.

    4. Je n’ai pas l’impression qu’ils paniquent tant que ça, là-haut.

      Pincez-moi je rêve, ce n’est pourtant pas ce que j’ai bien vu l’autre jour.

      Toujours cette tendance à vouloir se voiler la face comme avec les gens ayant grandement travailler à la banque de France ou autre part dans leur vie. Mais comment font-ils certains dans leur double retraite dorée pour pouvoir toujours exprimer une meilleure langue de bois aux autres.

      Il y a pourtant bien des signes qui ne trompent même plus les petits enfants, mais pas seulement en société, sur
      les marchés, dans les eaux, sauf bien sur pour les gens comme Duchesne et compagnie, aujourd’hui ça va très bien avec maitresse, que moi aussi j’aimerais bien parfois faire penser les gens plus correctement sur la crise et les choses. Les vaines incantations positivistes à vouloir faire revenir à tous prix la confiance, la crédulité, l’ingénuité d’un double langage de vie, celle d’une grande naïveté et on se demande parfois qui sont vraiment
      ceux qui amènent un plus grand déclin et aveuglement moral dans l’histoire du genre humain.

      Pas un pour rattraper l’autre j’ai beaucoup d’actions et d’intérêts, pour le retour de la grande confiance perdue, pour une meilleure position je serais même prêt à faire davantage véhiculer sur terre et s’il le faut plus longtemps une plus grande mauvaise foi et langue de bois, faire courbette et sourire bien faussement ce n’est pas bien difficile à l’image. Il suffit juste de savoir mieux s’excercer devant la glace, comme ça les premiers damnés de la terre auront déjà beaucoup moins l’impression de nous voir paniquer et gémir les premiers devant la perte, comme sur le très grand souci d’une croissance qui bien sur n’est pas prêt de revenir de sitôt.

      Croissance, croissance revient tout de suite à nos pieds, et oui forcément ça les met quand même un peu mal à l’aise dans certaines universités d’été de mes deux. Il y a pourtant d’autres signes qui sautent aux yeux, la négligence par exemple au niveau de l’habillement, de la coiffure, de l’éthique, de la conduite, des lois, de la justice, du droit comme sur tant d’autres choses bien écoeurantes pour un bon nombre. Sur le reste je vous rejoins ça fait grand peine à voir le politique mondial, mais vous savez ce n’est pas uniquement la France, le Président, son premier Ministre, c’est un peu partout la même sinistrose dans tous les partis du monde.

      « Prends garde au politique par devant, au banquier par derrière, au bureaucrate par tous les côtés. »

      « Hélas entre le marchand, le politicien, le bureaucrate et la putain, la vertu ne se trouve même pas au milieu mon pauvre enfant. »

      « Nul puissant ne peut être entendu comme premier témoin de moralité dans sa propre cause, faut pas être faible. »

      « Autres requins intouchables, mêmes mœurs de corruption des êtres et des lois autre part. »

      Et je pourrais poursuivre avec mon petit appareil photo, mais quel grand déclinogue je fusse pour les premières lumières de mon temps, faudrait peut-être que je pense à m’acheter du collyre et du positif à la première marchande de fleurs. Je vois si mal les choses toujours cette même tendance chez moi à ne vouloir jamais faire passer du positif dans les choses, ça ressemble pourtant bien de plus en plus à de la merdasse, à des sables mouvants, à
      un plus grand mauvais sort jeté au monde. J’ai beau essayé de me boucher le nez, de fermer les yeux, apparemment
      ça marche toujours pas mieux pour faire revenir confiance et foi en mes premières valeurs de réussite, c’est bien de faire le mal, de construire trente caisses partout dans les premiers temples du commerce mondial mais de laisser toujours qu’une seule caissière écoeurée pour tous en sacrifice, ça permet même de pouvoir toujours se dire un peu les mêmes choses pour plus de tranquillité d’esprit dans un conseil d’administration, tu parles d’une époque.

      Salaud de pauvre sort donc tout de suite de mon bureau, de ma société, de mes premières valeurs de réussite, c’est d’abord notre histoire, mon droit aussi à vouloir toujours te faire la leçon en premier.

      Evidemment dans un tel monde, mieux compris et mieux payés les premiers pauvres d’esprit de l’écriture.

  34. Christine Lagarde, spécialiste du nouveau langage économique aurait pu trouver une formule plus originale et dont elle est spécialiste, pour parler de la recapitalisation des banques:
    Par exemple: « Dans le contexte actuel de croissance négative, il faut rapidement réduire le ratio d’insolvabilité des banques pour prévenir l’explosion déliquescente du système financier. »

    A chacun son langage.

    1. ou proposer une r »i »capitalisation des banques…
      Avec « ri » comme « rincer les contribuables » au profit des banques

  35. une nouvelle boucle de rétroaction positive : la bulle de l’immobiler particulier explosera en 2012 pendant des échéances electorales car on aura les stats notariales pour 2011 !!

  36. Nemo 1 septembre 2011 à 11:23 Christine Lagarde, spécialiste du nouveau langage économique

    Certes, elle a un langage qui ne plaît pas à ceux qui portent des oeillères en guise de bésicles et qui, nostalgiques, regrettent déjà le départ « précipité » de l’ancien patron du FMI.

    Certains vont jusqu’à regretter qu’il n’ait pas été présent lors du dernier épisode grec. Demander à un pyromane de donner son avis sur le travail des autres pompiers-pyromanes, en voilà une idée qu’elle est utile ! Le pire, c’est qu’ils croient vraiment que celui qui a participé – avec d’autres – au plan absurde de 2010 aurait pu être davantage efficace en 2011. Voyez-vous, j’ai la faiblesse de penser que ce que DSK a fait subir aux Grecs par l’entremise des nervis du FMI s’avère plus violent qu’une gâterie précipitée à New-York .

    Ca, ce n’est pas moi qui le dis, mais David Desgouilles, blogueur associé sévissant sur le site de Marianne2.

  37. Jeudi 1er septembre 2011 :

    Angela Merkel s’est employée à montrer du doigt les « sociaux-démocrates et les Verts » qui « n’ont qu’un seul mot à la bouche : les euro-obligations », qui permettraient d’émettre des emprunts communs au sein de la zone euro.

    « Tous les pays mettraient leurs dettes dans un pot commun », a-t-elle critiqué. « Mais je vous le dis : celui qui vit à crédit menace son avenir ».

    Si on additionne la dette publique et la dette privée, quels sont les pays les plus endettés ?

    1- Médaille d’or : le Japon, avec une dette totale de 458 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : le Portugal, avec une dette totale de 363 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : l’Espagne, avec une dette totale de 355 % du PIB.

    4- Le Danemark, avec une dette totale de 341 % du PIB.

    5- La Suède, avec une dette totale de 340 % du PIB.

    6- La Norvège, avec une dette totale de 334 % du PIB.

    7- La Belgique, avec une dette totale de 328 % du PIB.

    8- Les Pays-Bas, avec une dette totale de 327 % du PIB.

    9- Le Royaume-Uni, avec une dette totale de 322 % du PIB.

    10- La France, avec une dette totale de 321 % du PIB.

    C’est à la page 6 :

    http://www.bis.org/publ/othp16.pdf

    Conclusion :

    Sur les dix pays les plus endettés du monde, neuf sont des pays européens.

    1. Le chiffre des USA sur les dettes privées m’étonne un peu . Serait-ce parce que, comme dans le cas des subprime, le surendetté qui rend sa maison ne doit plus rien, sa dette est effacée, et que le système de la faillite personnelle qui existe là-bas depuis longtemps, fait disparaître les dettes des particuliers ?
      Car enfin, Les Etats-Unis sont le pays dont les habitants vivent le plus à crédit, non ?

      1. Car enfin les États-Unis sont bien le pays dont les habitants vivent le plus à credit, non ?

        Hé bé, non, c’est le Canada, et de très loin…
        Et si l’Etat US s’endette autant que possible, ou qu’impossible plutôt, les entreprises US non financières sont très peu endettées, et les ménages continuent à se désendetter et à faire grimper leur taux d’épargne… Sont loin des niveaux d’épargne records français ou italiens (15 à 16 %) les ménages ricains, mais faudrait qu’ils arrêtent ces cons, à qui on va vendre et prêter cher ? merde ! C’est même tout l’problème, le bin’s financier mondial peut pas durer longtemps comme ça…

    2. @BA,

      quel est le lien entre la première partie de votre commentaire (« Angela Merkel …. menace son avenir ») et la deuxième (« Si on additionne … neuf sont des pays européens ») ?

      Si vous parlez des euro-obligations, de la mise en commun des dettes publiques de la zone euro, pourquoi parler ensuite des dettes totales (en passant, du secteur non financier) des 9 pays européens les plus endettés (parmi lesquels 4 ne sont pas dans la zone euro)?

      Calcul de propagande qui ne veut strictement rien dire.

      c’est joliment dit!

      1. Le lien est évident :

        les pays européens riches n’accepteront jamais la création des euro-obligations pour aider les pays européens hyper-endettés.

        Maintenant, certains continuent à croire que bientôt, il va y avoir la création des euro-obligations.

        Ils peuvent continuer à croire.

        L’essentiel, c’est d’y croire.

  38. il semblerait que l’état le plus serein soit le Vatican. Serait ce dû a la prière ?
    Dans ce cas, prions pour que l’esprit sain atteigne nos grands économistes ! mouarf !

    1. L’exonération d’impôts sur les biens des religions, y compris sur les immeubles que le Vatican possède et loue à Paris sur les Champs-Elysées préserve la sérénité et ça paye un max .

      Je n’ai pas encore bien compris ce qui différencie les nouvelles religions, dénommées « sectes », qui embrigadent des enfants et qui payent plein pot leurs impôts, des religions mêmes assez récentes dénommées « religions », qui pour certaines, embrigadent elles aussi des enfants et même des enfants âgés de quelques semaines sur des fonts baptismaux , et qui sont exonérées quand même d’impôts .

    2. C’est malheureux pour la religion, le temple, la foi, que l’état du Vatican apporte toujours autant de luxe, de confort et de si haute position matérielle au premier poncif romain de l’univers, hélas l’esprit saint ou de pauvreté ne semble pas toujours mieux passer dans notre temps envers les plus hautes instances religieuses et rationnalistes de notre temps. Il est vrai que les gens courent de plus en plus vite de nos jours en matière de religion aussi bien pour réussir les premiers au Vatican, servir le Pape lui baiser les pieds. Ils sont déjà si occupés dans leur propre agenda pour faire plus grande messe universelle, mais pourquoi donc si peu de grâce partout dans le monde des affaires, serait-ce dû à la prière où plutôt à la peur de perdre grandement la foi à Rome. Peut-être même que l’esprit Saint ne souffle pas plus à Rome qu’ailleurs dans le meilleur des mondes.

      Il n’y a en vérité qu’un seul Pape que j’ai réellement aimer dans ma vie, ce n’était pas non plus un berger allemand, j’étais tout jeune il n’a pas bien durer longtemps hélas, deux trois où jours, il avait même un regard beaucoup plus clair et compatissant envers les plus touchés par la vie, on ne sera bien sur jamais réellement toute l’histoire. Oh mon Dieu, j’entends déjà la musique des cloches et des anges dans les cieux, pourquoi me rappeler déjà au silence à tes cotés, j’aimerais tant voir le final.

      Trop de morale ne fait sans doute pas plus aimer les gens envers toutes ces choses, oui mieux vaut se faire parfois tout petit et pas trop parler de religion soupirante aux autres, oui c’est vraiment pas le moment de leur parler des choses un peu plus autres dans la vie.

      J’espère au moins qu’ils savent bien ce qu’ils font, les gens peinent déjà grandement pendant la messe.

      1. Jérémie, vous parlez sans doute du successeur de Jean XXIII, Jean-Paul Premier, mort empoisonné moins d’une semaine après la petite fumée de son élection . Ce pape d’origine italienne, à l’air chaleureux, venait d’exprimer son désir de revenir aux valeurs de pauvreté du christianisme et refusait de perpétuer les habitudes financières vaticanes . C’est à peu près à cette époque ( fin des années 70) que le grand responsable des finances du Vatican, un certain cardinal Marcincus, échappa aux poursuites pour le meurtre par défenestration d’une petite secrétaire pas assez soumise, l’Etat du Vatican n’ayant pas signé d’accords d’extradition avec l’Italie.

  39. Je vous avais causé que les Chinois allaient devenir les « terrorist », hé bien, c’est en cours :
    http://www.lepoint.fr/monde/special-11-septembre-2011-qui-sont-les-nouveaux-ennemis-de-l-amerique-01-09-2011-1368835_24.php
    « Dans un autre sondage, 52 % des Américains estiment même que la Chine est devenue la plus grosse puissance économique du monde, contre 32 % les États-Unis. En 2009, les deux pays étaient à égalité, ce qui traduit la peur du déclin américain. »

  40. yvan 1 septembre 2011 à 14:12 : Je vous avais causé que les Chinois allaient devenir les « terrorist », hé bien, c’est en cours (…) Dans un autre sondage, 52 % des Américains estiment même que la Chine est devenue la plus grosse puissance économique du monde

    Et encore les Chinois ne sont-ils à l’heure actuelle qu’en phase terminale de leur expérience collectiviste. Quand ils lui auront donné le coup de grâce et achevé Marx et Lénine pour de bon, vous verrez ce dont ils sont capables véritablement. Ils pourront alors se jeter à corps perdu et sans plus aucun scrupule dans le piège béant du grand capital. Les devins qui conjecturent pour bientôt l’avènement d’un capitalisme réformé devraient lorgnoter du côté de la Chine. C’est de là-bas qu’arrivera leur formidable locomotive qui emportera le reste du monde sur son passage. Les wagonnets occidentaux seront alors chinois ou ne seront pas.

    1. Avez vous vu le défilé militaire des dernières festivités du Parti Communiste Chinois sous les portraits monumentaux de Marx et Hegel ?

      Un parti discipliné, armé de la théorie marxiste-léniniste, pratiquant l’autocritique et lié aux masses populaires ; une armée dirigée par un tel parti ; un front uni de toutes les classes révolutionnaires placés sous la direction d’un tel parti ; voilà les trois armes principales avec lesquelles nous avons vaincu l’ennemi.

      Œuvres choisies de Mao Tsé-toung, tome IV

    2. Les dissidents s’inscrivent en faux. Par conséquent ils ouvrent une voix / voie vers un imaginaire que vous ignorez. Le peuple n’est pas la locomotive, loin de là. Tracer un sillon, son propre sillon, c’est d’abord se concentrer sur cette tâche.

    3. @ Duchesne dit: « Les devins qui conjecturent pour bientôt l’avènement d’un capitalisme réformé devraient lorgnoter du côté de la Chine. C’est de là-bas qu’arrivera leur formidable locomotive qui emportera le reste du monde sur son passage. »
      Ce n’est pas l’imagination qui vous étouffe !
      Et ils produiraient quoi dont nous serions friands les chinois ? Des trucs à 2 balles ?
      Et pour les services, il leur faudra des générations pour atteindre notre niveau. Quant à l’art, c’est trop tard pour eux: les cathédrales, les musées et leur contenu, c’est déjà pris !
      Enfin, les avantages comparatifs en latitude/longitude, climatiques… c’est ici.
      Mais le sujet est: quel monde nouveau ? et vous nous bassinez avec du recuit.

      1. Et ils produiraient quoi dont nous serions friands les chinois ? Des trucs à 2 balles ?

        Je croyais que c’était le Chinois Lenovo qui fournissait au monde tous les ordinateurs dernier-cri, et que la recherche technologique se faisait maintenant en Chine .

        Quant à l’art, c’est trop tard pour eux: les cathédrales, les musées et leur contenu, c’est déjà pris !

        Toutes les statues de guerriers, de cavaliers, enfouies, les musées de statuettes de jade de toutes les époques, les temples , la porcelaine peinte, les tableaux, la peinture sur soie, la calligraphie, les jeux d’échecs de toutes tailles aux personnages en ivoire, la marquetterie incrustée de nacre, et tout le reste, leur civilisation a duré quelques millénaires de plus que la nôtre.

      2. et vous nous bassinez avec du recuit.

        Monsieur l’ex-banquier « orthodoxe », j’aime bien quand vous vous lâchez …surtout avec Duchesne
        (pas le père, sang dieu ) …
        ceci étant dû à ma (nouvelle) mauvaise nature !

        Duchesne croit, dirait-on, que TOUS les chinois sont des descendants forcenés des Gengis-Khanides …
        Or, je pense, et j’espère, qu’il y a aussi de dignes descendants des Tang, pour ne citer qu’eux …

        Ce qui déferle ici, actuellement, c’est un ultra libéralisme sans frein, sans loi, et qui nous vient de l’ouest, avec à la tête de notre malheureux Pays un sous-vers-rien, ce qui n’est pas aidant.

      3. @Mianne
        Les chinois n’ont pas inventé le computer et le prix actuel de ceux ci est cacahuète dans notre budget.
        Quant aux objets d’art rarissimes du monde entier, ils ont été pour l’essentiel pillés depuis belle lurette par l’occident, mais l’art qui vaut le détour en Europe est d’abord architectural !

  41. Mianne 1 septembre 2011 à 13:50 : des religions qui pour certaines, embrigadent elles aussi des enfants et même des enfants âgés de quelques semaines sur des fonts baptismaux.

    Votre propos sur l’embrigadement par le baptême religieux me remet en mémoire la proposition qui avait été faite il y a deux ou trois mois sur ce blog par un génial intervenant, d’accorder le droit de vote aux nouveaux-nés. J’avais souscrit tout de suite à cette idée, n’y trouvant que des avantages, notamment des économies substantielles en temps et en argent qu’une telle solution procurerait. Lors des échéances électorales, plutôt que d’organiser des scrutins dispendieux qui vous mobilisent toute une population un dimanche de printemps, il n’y aurait en effet qu’à demander aux employés municipaux d’envoyer au ministère de l’Intérieur, par simple frappe sur la touche d’un clavier d’ordinateur, les intentions de vote de l’ensemble de l’électorat qui figureraient en mentions marginales des registres d’état civil. L’opération ne coûterait rien, et, chose peu négligeable, on n’aurait plus jamais besoin de déranger les électeurs.

    1. Vous ne croyez pas si bien dire ! Une personne de ma ville s’est aperçue que sa mère était inscrite comme ayant voté sur le registre . Or, sa mère est grabataire, incapable de parler ni d’écrire, comme un certain nombre de personnes de la maison de retraite médicalisée où elle se trouve.
      On peut supposer que quelqu’un s’accapare les votes de ces personnes en signant à leur place . On s’est déjà aperçu que quelqu’un faisait aussi voter les morts.
      D’ici à ce que quelqu’un inscrive les noms des nouveaux-nés sur les listes d’un parti, comme on les inscrit sur les registres d’une Eglise bien précise …
      Une grande économie , on ne dérangerait pas les électeurs puisqu’ils n’ont le droit de voter que pour des élections nationales dont les élus n’ont aucun pouvoir . En effet, ceux que l’on a élus doivent se soumettre ensuite aux décisions de responsables européens que nous n’avons pas élus mais que l’on nous impose . Dictature ?

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