L'actualité de la crise : A LA RECHERCHE D'UN PLAN A', par François Leclerc

Billet invité

L’exigence d’une recapitalisation des banques européennes par le FMI est un véritable pavé dans la mare. On ne compte plus depuis hier les déclarations outrées sur le thème « quelle mouche a donc piqué Christine Lagarde ? » ainsi que les véhémentes dénégations. Particulièrement venant des Français qui s’accrochent à l’idée, à laquelle ils ont du finir par croire, qu’ils ont les banques les plus solides du monde.

Patatras ! sur le même thème deux autres organismes sont aujourd’hui venus lui prêter main forte : l’IASB – en charge des normes comptables – et l’EBA, le nouveau régulateur européen des banques. Crime de lèse-majesté, le premier explique que certains établissements n’ont pas assez dévalorisé la dette grecque en leur possession. Il s’agit, a-t-on appris par ailleurs, de BNP Paribas et de la compagnie d’assurance CNP. Pour aller droit au fait : ils ont maquillé leurs comptes en minorant la dévalorisation pour adopter une décote complaisante de 21 %, dictée par l’Institute of International Finance puis avalisée par les chefs d’État, qui a prétendu se substituer au marché.

Nous sommes à un tournant de la crise européenne. Reconnaître qu’il faut renforcer les banques prioritairement, c’est admettre que la stratégie jusqu’ici suivie est dans l’impasse. Que la réduction à marche forcée des déficits publics entraîne une crise obligataire qui déstabilise potentiellement tout le système bancaire. Et qu’il faut d’abord renforcer celui-ci pour qu’il soit ensuite en mesure de supporter des processus de défaut ordonné sur la dette publique, comme la Grèce s’y est déjà engagée. Car c’est la suite logique de ce qui est dorénavant préconisé.

L’exemple même du plan de participation des banques au sauvetage de la Grèce – qui ne fonctionne pas, au dire des Grecs – démontre qu’elles ne veulent pas appliquer un plan pourtant a priori taillé sur mesure pour elles. Celles qui ont déclaré vouloir le faire ayant d’ailleurs fortement insisté sur le fait que c’était pour la première et la dernière fois. Tout ceci souligne leur extrême fragilité globale à la crise de la dette publique, que les stress tests avaient d’ailleurs à leur manière reconnue en ne les prenant pas en considération. Certes, le système bancaire européen n’est pas homogène, partagé entre banques plus ou moins solides, mais la question n’est pas là. Leur étroite interconnexion est le problème.

Il s’agit d’une seconde volte-face, après celle qui consiste à rendre désormais prioritaire une relance économique et à repousser à plus tard la réduction des déficits en ne gardant comme mesures dans l’immédiat que celles qui préparent une nouvelle étape de la financiarisation. Les deux sont en effet liées. Le financement d’une relance indispensable contredit inévitablement la réduction des déficits, sauf à renforcer encore plus les mesures de rigueur budgétaire, déjà très poussées dans les pays les plus en crise, et à accroître la crise sociale avec ses conséquences politiques.

Une sérieuse bagarre s’annonce, car les injonctions des organisations internationales heurtent de plein fouet les politiques préconisées par les États européens, à commencer par l’Allemagne et la France s’agissant de la zone euro. Pour ne pas parler des banques qui ont jusqu’à maintenant réussi à éviter des recapitalisations dont elles ne veulent pas car elles atteignent leur rendement financier.

Une sorte d’ébauche de plan B se dessine en filigrane, dont seule la première phase est clarifiée. Il va inévitablement être tenté de combiner dans la confusion les deux stratégies, mais il n’y a pas de plan A’, il faudra s’y résoudre.

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

121 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : A LA RECHERCHE D'UN PLAN A', par François Leclerc »

    1. des pourcentages trop précis pour ne pas etre vraisemblables ,des conciliabules dans des palais vénitiens criant de vérité ,des tractations en temps réel .

      le running gag de bayrou juste énorme mdr , les martine&marine’s completment amorties en lou ravi des tribunes politiques , juppé et delanoe qui ont le beau role wtf !? oO des journalistes en pilote automatique et un peuple nébuleux ..

      une uchronie *sympa* qui arrivera près de chez vous en 2012 !

    2. Une manière parmi d’autres de sortir de l’euro !

      Quarante-neuf pages pour décrire la période allant du 10 octobre 2011 au 23 février 2013 c’est plutôt léger. Toutes sortes de réactions probables étant laissés dans l’ombre on a souvent du mal à y croire, mais comme nous nous basons sur une prévision encore bien plus floue de l’avenir pour décider de ce que nous faisons ou, comme c’est le cas de presque tous les français dans ce récit, pour décider de ne rien faire et de voir venir…

  1. Et n’oublions pas que tout l’argent prétendument à la Grece, et autres, va directement sur le compte des banques.
    La planche est vraiment très pourrie…

  2. « Et qu’il faut d’abord renforcer celui-ci pour qu’il soit ensuite en mesure de supporter des processus de défaut ordonné sur la dette publique, comme la Grèce s’y est déjà engagée. »

    Ha bon..??
    J’aurais loupé l’information..???
    Quel montant a-t’il été retiré et qui sont les gagnants qui ont tout de même été remboursés..????

  3. Si je ne m’abuse, la Banque Postale était exposée à hauteur d’1 milliard d’euros pour la Grèce, et a augmenté de ce fait son capital de 850 millions d’€ ( ça donne à peu près la valeur de la créance…), 15%….
    quid de BNP Paribas, ou SOCGEN?: j »ai vu des chiffres de l’ordre de 25-27 milliards d’€ ???…..pour chacune

    1. Les banques européennes ont 60 000 milliards de créances pourries dans leur coffres.

      Elles partiront bientôt le ventre en l’air. C’est comme ça.

      1. D’où tenez-vous vos sources? Merci d’avance

        PS De l’ordre de 30 ou 40 fois la dette publique française (par exemple), cela me paraît tout de même beaucoup. Mais peut-être me trompé-je, et n’ai pas le sens des proportions.

      2. hi! extrait de l’article:

        méfions-nous des experts en nous rappelant que c’est un amateur qui a construit l’Arche de Noé et un expert qui a fait les plans du Titanic…

  4. Une sérieuse bagarre s’annonce

    Car… « tout arrive à l’existence par la discorde et la nécessite » (Héraclite)

    On peut rester optimiste car ce qui est à l’oeuvre aujourd’hui est le principe de réalité.

    Il est parfaitement inutile voire même dangereux de compter sur la bienveillance de gouvernements inféodés aux banques pour redresser la barre. Par contre, puisque nous sommes dans l’oeil du cyclone, il est parfaitement temps de d’observer ce que nous proposent les candidats des partis politiques et de choisir le moins mauvais programme

    En peu de mots, ça se résume à exiger:

    la fin de l’ouverture de nos frontières sans contre-parties,
    la fin de la libre circulation des capitaux
    la fin de la libre circulation mondiale, en général

    puisque c’est comme ça que nous en sommes arrivés là….

      1. Dans le cas présent il s’agit comprendre comment marche le monde. J’ai bien peur,comme vous, que certains parmi les plus impatients, adoptent cette démarche un peu trop raide pour mon goût et le votre (si j’ai bien compris).

        Nous avons eu à connaitre un autre système qui faisait ses preuves, bon an, mal an, jusqu’à ce que nous prenions le virage de la mondialisation débridée ou anarchique, comme vous voudrez.

        Je constate qu’avec l’argent qu’ils gagnent, les chinois, les indiens, et autres BRIC se lancent dans l’immobilier (pour faire de l’argent facile) et fortifient leur arsenal militaire. Les tibétains n’ont plus qu’à bien se tenir…

        Vous avez dit « pas de l’oie » ? Nous y serons bientôt, je crois.

        Merci de l’intérêt que vous accordez à mes modestes élucubrations.

      2. Le réveil des penchants guerriers vous voulez dire. Je n’y crois pas, tout au moins dans nos pays européens. Quant aux US plus belliqueux ils n’ont plus ni l’argent ni le ressort pour faire la guerre.
        Les chinois sont eux bien trop dépendants du reste du monde pour pouvoir se payer le luxe de mener une guerre mondiale.
        Toute autre était la situation avant la première guerre mondiale ou avant la seconde où les esprits étaient hyper conditionnés par l’idéologie nationaliste. Aujourd’hui le contexte est très différent. Il n’y a plus cette haine entretenue à longueurs de colonnes par toute l’élite d’un pays, de l’école jusqu’à l’Eglise en passant par nombre de littérateurs. Aujourd’hui le pékin moyen est branché en continu sur le monde, et même si c’est parfois confus dans son esprit, il perçoit bien que le mal est global, qu’on s’en tirera pas par la victoire d’un camp sur un autre, par son anéantissement pur et simple. L’apathie générale est sans doute un bon rempart contre la folie guerrière.
        C’est désormais surtout le patronat et le FN et quelques affidés UMP qui attisent les haines et cherchent des boucs émissaires. C’est déjà beaucoup trop mais c’est loin d’être représentatif d’un courant couvrant toutes les couches de la société. Bien entendu la situation peut se dégrader mais croit dans le même temps au sein des populations le sentiment que c’est le système qui est globalement en cause et non pas telle ou telle partie représentée par telle ou telle entité nationale. Depuis les révolutions arabes jusqu’au mouvement étudiant chilien en passant par les émeutes de Londres, ce sont les tyrans ou ou bien ceux qui perpétuent un système inique qui sont visés.

      3. Il n’y a plus de munitions pour bombarder les Lybiens , pas les rebelles . Alors vous savez pour se lancer dans une aventure guerrière, je n’y crois guère . Je pense que notre état ses politique sont en déliquescence. Imaginez l’Elysée encerclé , Matignon bombardé, petite analogie avec la Lybie .Ils seraient tous à Bordeaux dans les salons de la mairie, attendant un hypotétique Massilia .Les effets de manches, le menton volontaire , celà n’imprésssionne plus personne Le risque ce sont des troubles a l’échelon des états , et en lisant les blogs je me rend compte que beaucoups de billets sont vindicatifs , Il y a des comptes a régler, être cocu rend méchant . Alors attention la guerre civile nous guette ,ce n’est certe pas la solution lorsque je dis attention cela vaut pour tout les partis , les riches les pauvres ,quand aux politiques ils ne représente plus rien ,il vaut mieux parler et trouver des solutions . et attention pas avec le sourire ou l’on enfile l’autre, vous savez ce sourire de fiotte ‘on vous fout a la porte d’une entreprise avec ce sourire ( vous étiez très bien mais …) , il risque d’y avoir, des gueules cassées, le métier de DRH va devenir difficile .La dignitée cela se mérite

      4. Les effets de manches, le menton volontaire , celà n’imprésssionne plus personne

        Aucune utilité. Les armées de conscription sont de plus en plus remplacées par des armées de métier, les conflits entre drones et partisans semblant constituer le modèle à atteindre même si la pratique n’en est pas encore bien établie.

        Pour ce qui est des relations entre ceux qui décident et l’opinion, j’ai été très profondément impressionné par ce qui s’est passé entre l’Algérie et la France: le mot guerre est resté interdit au moins jusqu’à la fin des évènements, les combats étant présentées comme des opérations de maintient de l’ordre. Très peu de français exprimaient une opinion (que ce soit pour ou contre) malgré la conscription qui concernait toutes les familles.

        Quand à avoir une opinion à propos de l’Afghanistan, de la Libye ou autres opérations lointaines…

      5. @ Pierre-Yves
        Vous avez raison, les gens ne sont plus conditionnés par un discours monolithique et omniprésent à haïr un camp en particulier ou un pays.
        Cela dit, même si la haine publique est proscrite des comportements, il y a un défaut majeur dont fait preuve notre société, c’est celui du conservatisme.
        Notre monde mute à une vitesse inédite (les internautes dont je fais partie peuvent témoigner de ce « spectacle ») et quand on regarde le JT, on se rend compte que les journalistes sont bien en peine de montrer ce qui mute dans le monde et ce qui est vraiment important. Alors ils distraient les gens pour ne pas perdre leur audience (soulignons que certains journalistes veulent certainement renverser cette tendance, mais la force d’inertie est là….).
        La presse papier est moins mauvaise à ce jeu-là, mais qui lit encore les journaux?
        Je ne sais plus qui disait: « L’opinion publique se fait devant un écran d’ordinateur aujourd’hui ». C’est vrai! Et la surprise sera de taille pour tous ceux qui croyaient que les choses allaient s’arranger ou allaient s’empirer. En fait, on ne sait pas comment les choses vont évoluer parce que l’opinion publique ne s’exprimera pas tant qu’elle n’aura pas compris ce qu’il se passe réellement. A l’heure qu’il est, elle cogite…

  5. « Et qu’il faut d’abord renforcer celui-ci pour qu’il soit ensuite en mesure de supporter des processus de défaut ordonné sur la dette publique, »

    Deux remarques.

    Un. Est-ce l’effet de nectars millisimés ou l’envie de se contredire, par humeur ou jeu d’influence, voire incompétence, ou je-m’en-foutisme peut-être – ainsi de l’exotique Cameron sermonnant la misère accolée au racisme, avec l’à-propos d’un colonisateur bon teint téléporté au XXième siècle -, que des représentants des plus importants organismes mondiaux racontent à peu près le contraire que le voisin ?…

    Deux. C’est à peu près la même musique qu’en 81 qu’il faudrait jouer quand la gauche socialo – déjà agenouillée devant les marchands – a « changé la vie » des entreprises nationalisées. C’est-à-dire en leur faisant un énorme cadeau financier pour compenser les pertes qu’elles auraient avoir si la gôche des vendus avait réellement nationalisé, comme on sait le faire aujourd’hui, sans autre forme de procès.

    En somme, il faudrait couvrir d’argent la canaille qui nous a ruiné hier, en trompant les pauvres étasuniens, avant de nous ruiner et qui nous fait payer aujourd’hui les intérêts exorbitants pour nous prêter l’argent qu’elle nous a fait perdre. Avant, bien sûr, que nous soyions obligés de lui emprunter de nouveau ces montagnes d’or que Lagarde veut à toutes forces lui donner.

    Et ce serait ça la bonne solution, M. Leclerc ?…Ah, ahaaaa. OOH,oohhho, oohhOOOOO!

  6. Que faire?

    Il faut remettre en fonction les pare-feu qui avaient été mis en place avec Roosevelt à partir de 1933 et avec le CNR en France à partir de 1945 et ceux nécessités par l’évolution de la Finance depuis: séparation des banques de dépot et banques d’affaires(Glass Steagel Act); nationalisation de la banque centrale et des banques de dépot; priorité aux dépots nationaux pour la souscription de bons du Trésor; interdiction des CDS et des ventes à découvert; interdiction de fonctionner des paradis fiscaux; interdiction des paris sur les prix statégiques ou essentiels, notamment agricoles et financiers au moins.
    L’ultra-libéralisme financier nous appauvrit de mois en mois; il est à l’origine de la deuxième phase et de l’approfondissement de la crise par l’incertitude radicale qu’il génère.

    Politiquement il va falloir sanctionner les chiens de garde et caniches des banksters (Droite, extrème droite et fausse gauche) si les 95% qui vivent de leur travail ne veulent pas se faire rançonner toujours davantage.

    1. tout à fait d’accord,
      mais il faut aussi passer outre le Traité de Lisbonne
      et autoriser la BCE à prêter aux Etats
      ce qui casserait immédiatement la spirale de le dette
      (toutes mesures détaillées dans le programme du Front de gauche)

    2. @Merl Mokeur,

      Politiquement il va falloir sanctionner les chiens de garde et caniches des banksters (Droite, extrème droite et fausse gauche)

      cela veut dire sanctionner environ 80% des votants? Pouvez expliquer comment?

      1. 50 % des électrices et des électeurs s’abstenant la plupart du temps, je doute que vous trouviez le même chiffre et il ne faut pas confondre les électeurs avec les divers appareils politiques et orthopédiques qui ont accompagné la réalisation de ce système délirant et mortifère qui vient de trouver depuis 2007/ 2008 son point de chute. L’agonie dure toujours, certes, il va donc falloir aider le grand malade à passer l’arme à Gauche. Gentiment mais sûrement.

      2. @coupevignes

        vous sanctionnez les gens en les informant?
        Ceci dit, je suis bien d’accord avec vous que l’information objective, et non pas, comme actuellement, celle noyée dans la désinformation et la propagande, c’est la clef, reste à savoir comment faire?

        @Jeff,

        le taux de participation au premier tour des présidentielles de 2007 était de 84%, le taux moyen sous la cinquième république a été de l’ordre de 80%. Or, sur ces 84% de suffrage exprimés, plus de 80% l’ont été pour des candidats et des partis de droite, extrême droite ou fausse gauche.
        Si vous ne trouvez pas cela représentatif des opinions politiques des français, je me demande ce que vous avez mieux à proposer? Un sondage auprès des participants de ce blog?

        Continuer à croire que, contrairement aux résultats des élections présidentielles, plus de 20% des français ne sont pas orientés à droite, extrême droite ou fausse gauche, c’est ce qui s’appelle prendre ses désirs pour des réalités.

        Avez vous le moindre élément d’information qui permette de dire que la manière avec laquelle les français expriment leurs suffrages aux élections présidentielles n’est pas représentative de leurs opinions politiques? De plus, connaissez vous les opinions politiques de ceux qui s’abstiennent?

        En supposant que Merl Mokeur ait voulu dire:

        « politiquement, il va falloir sanctionner les militants des différents appareils politiques de droite, extrême droite, fausse gauche »

        je vous pose la même question : comment comptez vous faire cela?

      3. @chris06

        « le taux de participation au premier tour des présidentielles de 2007 était de 84%, le taux moyen sous la cinquième république a été de l’ordre de 80%. Or, sur ces 84% de suffrage exprimés, plus de 80% l’ont été pour des candidats et des partis de droite, extrême droite ou fausse gauche. »
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Abstention_en_France Rare participation en 2007 (la plus forte depuis 1965!)
        La même année : élection législative, abstention : 40%! (les députés qui ont voté le TCE…)
        élection européenne, 99, 04, 09 : 53, 57, 59%!!
        referendum : 92 (maastricht), 00 (quinquennat), 05 (traité de lisbonne) : 30, 70(!!), 30%!

        Alors, comment dire… »Ceci dit, je suis bien d’accord avec vous que l’information objective, et non pas, comme actuellement, celle noyée dans la désinformation et la propagande, c’est la clef, reste à savoir comment faire? », me paraît pas mal pour commencer…

        Donc :
        Vous nous prenez une élection, au hasard, sans doute, où 1 le taux de participation a été très élevé (du jamais vu depuis 42 ans!) 2 qui a mis en selle un programme 3 avec une majorité de députés (mal élus eux) et 4 est allé contre un referendum (européen, cela a son importance).
        Et vous trouvez cela représentatif…(dans le bon sens du terme, car c’est effectivement symptomatique.)

        Connait on l’opinion politique de l’abstention? Question bizarre. On peut déjà dire que les représentants élus ne les représentent pas. 40% à l’assemblée nationale, et 30% au parlement européen, ce n’est pas rien.

        Pour mémoire, les deux candidats du second tour qui vous sert d’étalon bienveillant, ont récolté 57% des suffrages exprimés (~49% en comptant l’abstention, ~35% de l’ensemble de population). Soient 43% qui n’ont pas votés pour. Si on s’en tient au « président », 32%, soit 18% de la population, en gros.

        Par contre, ceux qui pensent que ce n’est pas représentatif, sont pour vous dans le fantasme.
        Fantasmatique, le referendum? *

        Il serait peut être temps de se rendre compte que l' »offre politique » n’est pas représentative.

        (*) ceux qui ont voté « oui » devraient quand même s’inquiéter un minimum de la démocratie, ou alors, qu’ils ne viennent pas pleurer plus tard, lorsque des choses plus grosses passeront. Car la porte est bel et bien ouverte maintenant.

      4. J’ai eu du mal à comprendre votre commentaire : 80 % à droite avec la  » fausse gauche… »

        Je traduis avec le PS…

        Evidemment ,l’extrême gauche , le PC et José Bové ça faisait pas une majorité…

        Mais un libertarien vous dirait 95 % des gens ont voté soviétique , alors ça fait la mesure …

  7. Recapitaliser pour contenter des paniquards de la City ?

    Le manque de discernement de nos élites éclate au grand jour ? Quel sera l’effet boomerang ? Des guérillas larvées partout ?

    Diminue l’angoisse des européens au chômage et «rien à perdre» défavorisés des quartiers ?
    Et si nos élites trouvent toujours de l’argent pour recapitaliser les banques (et pour acheter des armes) s’installera un ras le bol général (avec « indignados » et classes moyennes que ni cassent ni brulent) ?

    1. n’est-ce pas un peu angélique de parler de manque de discernement ?
      j’y vois plutôt des gouvernements complices de la finance, tout simplement

  8. Je conseille à tous de regarder la série américaine de Martin Scorcese « Boardwalk Empire ». Malheureusement pas encore diffusé en France mais disponible sur le net.
    Cette série nous rafraichie la mémoire sur les piliers de la démocratie américaine: corruption, racket, triche en tout genre. Et ce modèle de société a été exporté à la planète entière.
    Le cancer est si profond qu’il sera difficile de procéder à une simple chimiothérapie.

    1. […]les piliers de la démocratie américaine: corruption, racket, triche en tout genre.

      pas besoin de bouc émissaire ni d’exportation !!
      les piliers de la démocratie de l’humain: corruption, racket, triche en tout genre.
      ce savoir là est universel et on s’en mange le dégoutant résultat chaque jour
      il n’y a pas de raccourcis possible au respect, à l’entraide et à la bienveillance mais l’orgueil aussitôt ces choses évoquées nous fait hurler à l’utopie

    2. Cette série nous rafraichie la mémoire sur les piliers de la démocratie américaine: corruption, racket, triche en tout genre. Et ce modèle de société a été exporté à la planète entière.
      Le cancer est si profond qu’il sera difficile de procéder à une simple chimiothérapie.

      +1 Quelle juste synthèse!

      1. Tous les concepteurs du système dit « libéral » sont essentiellement et historiquement rattachés au système privé de « la compagnie maritime des indes orientales »ou de l’ Empire Britannique. Aux Etats-Unis,vous avez eu la « Guerre d’indépendance » ou 1ère Révolution(1ère Banque nationale,constitution d’une République aux EU),suivi de la Guerre de sécession(2ème Guerre d’indépendance ou 2ème Révolution au choix). Vous devriez vous intéressez davantage à l’histoire réelle et aux conceptions progressistes inscrits dans leur constitution,plutôt que de tomber dans le piège du faux-nez Impérialiste issu directement des marécages brumeux du système « Anglo-Hollandais »…
        Il vaudrait mieux situer le débat là plutôt que d’attendre « benoitement » les effets dévastateurs de l’effondrement de ce Pays charnière(qu’on l’aime ou pas)dans le processus naturel de Mondialisation auquel nous participons…

  9. Ce matin sur BFM, un invité travaillant pour 18 18 Gestion annonçait tranquillement que les banques étaient obligées de « travestir » leurs comptes pour ne pas être déclarées en faillite. La comptabilisation « mark-to-market » de leurs actifs ne devait pas leur être appliqué sous peine d’effondrement du système.

    C’est donc au fil de la comptabilité que nous sommes suspendus… Pour combien de temps ?

    1. Ils se réveillent, sur BFM…??
      Le mark-to-market a été annulé dés Lehman.
      3 ans après Lehman.. sont longs à la détende.

      Bon, par contre, le hors-bilan existe depuis bien avant Lehman…

      Modif : je ne compte plus les années à partir de JC, la référence temporelle est bien meilleure.

      1. C’est sûrement Olivier Delamarche de Platinium Gestion. Il ne cesse de répéter depuis 2008 sur BFM que les bilans des banques sont falsifiés (mark to fantasy au lieu de mark to market) et que les politiques couvrent ces falsifications en mentant éhontément!

      2. Tu retardes Yvan, on est le 30!
        Et c’est de ça qu’il parlait!
        Ceci dit ils sont loin de se réveiller à BFM: yaka voir les tronches des journalistes qui l’interrogent quand il sort des « ils trichent », « ils mentent ». Delamarche est le bear de service à BFM. ça permet de se dire pluraliste et indépendant.

      3. A ma connaissance, ce n’est pas tout a fait exact. La délibération 157 du Financial Accounting Board (FAS 157) de 2006 posant le principe de la valorisation « mark to market » (MTM, c’est à dire aux valeurs de marché) des actifs financiers des banques reste valide mais a fait l’objet à plusieurs reprises (et pour la dernière fois à ma connaissance) en avril 2009 de possibilités d’assouplissement (ease) dans des situations a priori limitées (marchés inactif ou instable « unsteady »). Comme le marché est effectivement pour le moins instable, il est vraisemblable que les banques en difficulté (toutes ?) ont utilisé cette possibilité. Reste à savoir dans quelle proportion. Mais n’est-ce pas exactement ce qu’indique l’interview rapporté par MM ? La comptabilité des banques doit être de plus en plus « créative » pour dissimuler le fait que les banques sont, selon les « sains principes » du marché 😉 en faillite. Et pas qu’elles d’ailleurs. Et si elles ne le sont pas (encore ?) cela montre bien que les « sains principes » ne sont pas saints.

      4. Ygorf.
        Quelles que soient les règles…

        Personne ne sait ce qui se passe dans une banque (tu le reconnais toi-même) SAUF lorsqu’elle fait faillite.
        Deux gros exemples ayant révélés cette joyeuse crise en sont un exemple flagrant.

        Alors à partir de là, les règles….
        Et Lordon en fait un démonstration claire dans l’impossibilité de superviser les organismes qui, justement, CREENT ces règles. Pour mieux les contourner. Et qui, en sus, peuvent se permettent de corrompre les « instances » de contrôle.
        Une vraie banque est nationale ou ne doit pas exister.

  10. Viva Camila Vallejo ( el pueblo unido, etc…) la Louise Michel façon XXI° siècle de la révolte mondiale qui vient? en plus, qu’elle est jolie, la liberté guidant le peuple…et puis, le chili, tout un symbole, le tehéatre d’opération de la srtégie du choc du capitalisme du désastre!.
    Je l’aime bien façon mosaïque, la nouvelle icône, l’étendard qui nous manque?
    http://www.google.fr/search?q=camila+vallejo&hl=fr&client=firefox-a&hs=tpP&rls=org.mozilla:fr:official&prmd=ivnsuo&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=5uxcTu_uLcbEsgaL96m7Dw&ved=0CEkQsAQ&biw=1348&bih=607

    1. Lousie Michel ! Quel courage ! Quel modèle d’engagement pour nous les femmes ! Je n’ai pas de mots….

    2. http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/300811/les-etudiants-chiliens-relevent-le-defi

      extrait :
      … »Lorsque les journalistes demandent aux lycéens comment ils envisagent la sortie de crise, ils répondent sans hésiter: une nouvelle Constitution au moyen d’une Assemblée constituante. Pour le monde politique chilien -régulé lui aussi par une «Loi Organique Constitutionnelle» et une loi électorale «binominale» aberrante- c’est comme proposer l’enfer ou, du moins, une promesse de purgatoire éternel. Les étudiants et les lycéens viennent de souligner, en effet, la véritable fracture politique qui traverse la société chilienne que les pouvoirs ont jusqu’ici refusé de voir, car il n’y a, en effet, que deux partis au Chili: d’un côté ceux qui ont accepté l’héritage de Pinochet et en ont fait leur propre patrimoine ; de l’autre, tous les autres, tous ceux qui ont été soumis, contre leur gré, leur avis, leurs opinions et leurs valeurs, à cet héritage néfaste qui a fait du Chili le paradis du néolibéralisme. Un pays où celui-ci a pu être mis en place avant que Reagan et Mme Thatcher en fassent leur pain quotidien et qu’il devienne une vulgate économique et politique mondialisée. .. »

    1. Le président de l’EBA s’est fait rappeler à l’ordre, rien de bien émouvant sauf pour lui. L’EBA aurait, selon le Financial Times Deutschland, envoyé une lettre sous sa signature aux 27 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. Il serait préconisé de mettre à profit le Fonds de stabilité financière (FSFE) pour recapitaliser les banques.

      1. @ François,

        Bonjour,

        Tous mouillés sous la pluie….un partage de responsabilités en perspective.

        Le voyeurisme médiatique doit-il tout mettre à nu…intimité, sensualité et acceptabilité des redéfinitions

        Sans contrôle impudique, risque d’inaction ou éloignement du « plus grand nombre ».

        Trop d’étalement, peut être carrément « contre productif »

        Qui sait?

        Combien de mirages ornent compréhensions et explications? inter subjectivités et présents démultipliés du nombre et des possibles.

        Nous sommes nombreux, l’oeuvre est ardue..

      2. @ François Leclerc.
        Les fonds du Fonds(FSFE) ,eux, proviennent d’où, quel connections avec notre portefeuille déjà fort hypotéquer?.
        Car il y en une, c’est certain. Même chose avec les banques centrales, FED, BCE, etc.
        On tourne en rond à relancer le système avec des dettes refinancer par des dettes.
        À tourner comme cela en pensant agrandir le cercle on ne fait que le resserrer davantage vers un cul de sac.
        Il y a d’autres façon de s’en sortir ?.

      3. Le FSFE est financé par les Etats, ainsi que la BCE dont ils sont les actionnaires. Quand une dette n’est pas remboursable, il faut la réduire ou l’annuler. Il y a deux manières d’y procéder, par l’inflation et par la restructuration. Le reste est du bavardage…

  11. des sous pour les banques!!!!
    des sous pour les banques!!!!
    des sous pour les banques!!!!
    des sous pour les banques!!!!

    Ok puisqu’on a besoin d’elles, mais à condition qu’elles se rendent sans conditions (ou aux conditions des peuples : séparation banques des dépots/affaires, interdiction des paris sur fluctuations de prix, interdiction de détention de dérivés nus, sauvetage des banques de dépôts et d’épargne etc….)

    1. Mais où il va le pognon qui passe dans les banques ?
      Elles ont toujours soif !
      Comme disait l’autre : recapitaliser les banques , ( avec quoi ?) c’est essayer de remplir les baignoires sans mettre le bouchon !
      Mais zalors d’où viennent les milliards de benef qu’elles nous annoncent et comment payent elles leurs dirigeants ,collaborateurs, traders et autres surdoués ?

      Jj’ai comme qui dirait l’impression qu’en liquidant la Banque de France et toutes ses succursales une grosse boulette a été faite . Il est vrai qu’elle présentait un gros défaut : sa fonction n’était pas de spéculer . C’est bête , hein ?

  12. Entendu toute la journée sur France Inter, la « bourde » de Christine Lagarde.
    La bourde. La pauvresse révèle du bout des lèvres le Secret de Polichinelle le moins bien gardé de l’internationale bancaire, et voilà, c’est une bourde.

    Bourde versus vérité dérangeante, peu importe, les apparences doivent rester sauves et la situation inchangée. Merci les infos de France Inter.
    Il est à noter que la marquise du FMI semble prendre son rôle très au sérieux.

      1. Comment lier l’unique et le multiple,vaste et vielle question….
        Pour sortir du « système mécaniste » et du « Deus ex machina » de Descartes,consulter les conceptions de Leibnitz sur la question,ça pourrait vous éviter de tomber dans le piège de « la main invisible » des marchés…

      2. Pas si sûr! Il y aura bien une vie après la mort de l’euro.
        cela permettra d’émettre une monnaie nationale nouvelle et une annulation des dettes et des fortunes (dommage pour les riches, mais pas grave, en fait).

  13. Expliquez-moi! s’il vous plait!
    les banques doivent être consolidées avant de pour voir supporter le défaut de la dette Grecque, dites-vous!
    Comment peuvent-elles être consolidées?
    par augmentation de capital?

    mais alors, ce capital est perdu, et qui l’offre aux banques?

    les actionnaires?

    1. Les banques doivent renforcer leurs fonds propres et elles ont une palette de moyens à leur disposition; les actionnaires peuvent souscrire une augmentation de capital, celui-ci peut être ouvert à de nouveaux actionnaires, les banques peuvent utiliser leurs réserves issues de leurs résultats, ou bien émettre certains types d’obligations reconnues comme des « quasi fonds propres ».

      Les actions sont rémunérées par des dividendes, les obligations par des intérêts. Mais le capital peut être utilisé pour éponger les pertes… Les détenteurs d’obligations peuvent ne pas être remboursés ou subir une décote.

    1. « le modèle est le bon » c’est très bien trouvé le titre de votre blog.

      Une petite suggestion tout de même pour assurer une lecture confortable : mettez autre chose que ce blanc sur noir, c’est un vrai supplice pour les yeux !

  14. La situation doit être grave puisque les grands pontes du système commencent à se tirer dans les pattes, mais il était difficile d’imaginer que les grands vainqueurs seraient de bons samaritains les uns envers les autres. Indécrottable l’être humain.

  15. Ce serait plutôt « comment éviter le PLANTAGE, non ?

    Et que penser de PLAN HÉTAÏRE

    Et pour finir ceci : « ils cherchaient le plan et ils ont trouvé un gros gâteux qui l’avait tout avalé « 

  16. Cette évolution n’est pas étonnante. Le capital (les manouevres/opérations des banques et organismes financiers), s’est disloqué de l’économie réelle, un phénomène déjà observé lors de la crise japonaise au début des annés 90.
    Les banques ont joué au Monopoly avec l’argent des épargnants et petits investisseurs privés; maintenant elles demandent aux états de cautionner, c’est-à-dire aux contribuables.

  17. L’évolution ne retiendra que le sens moral, indépendamment du niveau social..
    La nature ne supporte plus les indésirables..

  18. Du 1er septembre 1963 au 31 août 1973, le Français Pierre-Paul Schweitzer est resté 10 ans directeur général du FMI.

    Du 17 juin 1978 au 15 janvier 1987, le Français Jacques de Larosière est resté 9 ans et demi directeur général du FMI.

    Du 16 janvier 1987 au 14 février 2000, le Français Michel Camdessus est resté 13 ans directeur général du FMI.

    Christine Lagarde sait qu’elle va rester plusieurs années à la tête du FMI. Christine Lagarde sait que, maintenant, elle ne peut pas être virée du jour au lendemain par le président de la République.

    Donc maintenant, elle dit ce qu’elle pense : « En Europe, les banques ont besoin d’une recapitalisation urgente. »

    Mardi 30 août 2011, nous apprenons que l’Institut international des normes comptables s’inquiétait des mensonges et des trucages des banques européennes. Des banques européennes n’utilisent pas les prix de marché pour calculer les dépréciations sur les obligations d’Etat grecques qu’elles détiennent. Mais elles utilisent « un modèle interne de valorisation » ! En clair : elles sous-estiment leurs pertes en mentant effrontément !

    Lisez cet article :

    L’Institut international des normes comptables (IASB) s’inquiète des différentes méthodes utilisées par certaines entreprises européennes pour valoriser et passer des dépréciations sur les titres de dette publique grecque, lit-on dans une lettre de l’IASB mise mardi 30 août sur son site internet.

    Dans un courrier adressé début août à l’Autorité européenne de contrôle des marchés (Esma), l’IASB met en garde les régulateurs contre le recours par certaines entreprises à des méthodes internes de valorisation de la dette publique de la Grèce plutôt que par utilisation des prix de marché.

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/certaines-valorisations-de-titres-grecs-critiquees-par-l-iasb_261433.html

    1. @BA
      Pour CASA, les quelques millards perdus off shore ne posent pas de problème ! les CR sont pleines aux as et peuvent remettre au pot, et il ne faut pas oublier tout le reste du réseau mutualiste dont les actifs ne sont en rien pourris BP, CM… le délire à des limites, il faut parler de ce que l’on a une connaissance réelle !

      1. Je dirais même plus : les banques françaises ont tellement de capitaux propres qu’elles ne savent pas quoi en faire.

        Donc les banques françaises ont investi en Grèce 45,042 milliards d’euros.

        Les banques françaises sont trop balèzes.

  19. « Tout ceci souligne leur extrême fragilité global à la crise de la dette publique,que les stress tests avaient d’ailleurs à leur manière reconnue en ne les prenant pas en considération »…
    Si je comprends bien,ces « stress-tests »sont totalement frauduleux une fois de plus.C’est vrai que les Etats n’ont plus le choix,ils doivent se financer auprès des « marchés financiers »qui quand ils sont en faillite se font renflouer par les Etats….???
    Mais enfin,vous n’en avez pas marre qu’on vous prenne pour des C…..ons ?
    Les pyramides,c’était du temps de » Ramses II »,il serait temps d’en sortir….ta gueule Lord PONZI héritier du trône des « Nouveaux Vénitiens »!!!!

  20. D’abord, merci à M. Leclerc de s’investir à essayer d’analyser l’actualité économique.
    Malheureusement, sur ce site, tout le monde abonde dans le même sens, oubliant de parler de ce qui fait remonter les marchés: taxes pour les riches (USA + France? ou autres?), démission du patron de S&P, optimisme des américains (ou manipulations)
    Quoi qu’il en soit, le dicton dit que « le marché a toujours raison » et pour l’instant, les bourses remontent.
    Même si vous pensez qu’elles vont bientôt se planter, ce serait « sympa » d’essayer d’analyser pourquoi (autrement que « oeil du cyclone » ou « calme avant la tempête »…)
    Merci M. Leclerc

    1. A ce que j’ai compris, effet d’aubaine. Les valeurs en action ayant beaucoup baissé, des investisseurs partent à l’achat pour provoquer une remonter une remontée des cours et revendre avant la fin de l’oeil du cyclone.

    2. en effet ça serait inintéressant.
      Cette situation qui maintenant dure depuis deux ans me fais penser au viager. Tout le monde pense qu’il n’en a plus pour longtemps et, finalement, il enterre tout le monde.

      Le marché est bien toujours là. Il a remonté depuis 2008 et beaucoup sont passés à coté de substantielles plus-values. je suis resté hors marché depuis mi 2008, j’ai liquidé des positions en me fiant aux anticipations du LEAP. certaines positions ont beaucoup remonté depuis et le fameux crash final anticipé par le LEAP ne s’est en fait jamais produit.

      L’Amérique imprime de l’argent à tour de bras et, malgré ça, elle est toujours la et sa monnaies est toujours la monaie de réserve. L’europe avance tant bien que mal mais l’euro n’a toujours pas explosé.

      La période que nous vivons est bien difficile à interpréter.

      1. Et il tombe du haut de l’immeuble et à chaque étage il se dit « jusqu’ici tout va bien ».

  21. Des sous! des sous des sales sous??????Vaz y Christine!!!!On a beaucoup exagéré sur Christine…..Moi j’la trouve nickel cette nana au FMI. Non! je vois vous préfériez Dominique….Non! Mettez-y Nicolas le roi des Babas! Où Martine voire la Marine§§§§§§Où y a de la gène y a pas de plaisir. Proverbe Breton. France Furby

  22. L’exigence d’une recapitalisation des banques européennes par le FMI est un véritable pavé dans la mare.

    Etant donné que le FMI va publier cette semaine et la semaine prochaine les Perspectives de l’économie mondiale, le Rapport sur la stabilité financière dans le monde (avec un exercice sur la contagion), et le Moniteur des finances publiques, je pense que Christine Lagarde a parlé cette fois-ci en bonne connaissance de causes…

  23. A propos de la Banque postale et pour répondre au commentaire de @Groucho, j’ai fais quelques recherches sur l’exposition de La Banque postale à la dette souveraine des pays considérés comme fragiles de la zone Euro.

    L’information se trouve à la page 141 du rapport annuel de La Banque postale où est exposé un tableau de leur exposition des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne).

    Il ressort que l’exposition à la dette irlandaise est de 2 millions d’euros seulement, mais de 1 milliard d’euros à la dette grecque (comme signalé par @Groucho), 3,6 milliards à la dette italienne, 2,1 milliards à la dette portugaise et 1,8 milliards à la dette espagnole.
    L’exposition totale aux obligations des PIIGS de La Banque postale est donc de 8,6 milliards d’€.
    A cela, il conviendrait d’y ajouter les 3,2 milliards d’euros obligations récemment acquises par La Banque postale auprès de Dexia, allégeant son bilan de leurs actifs à risques.

    La Banque postale, Dexia et les Collectivités locales, un partenariat obligataire.
    Souvenons-nous :
    Dexia : nouvelle tuile à 17 milliards de dollars
    Gros problème de liquidités :

    Dexia s’est engagé à souscrire lui-même aux émissions obligataires de certaines collectivités locales qui ne trouveraient pas preneur. Le groupe franco-belge débourserait jusqu’à 17 milliards de dollars. http://trends.rnews.be/fr/economie/actualite/banque-et-finance/

    La Banque postale co-partenaire de Dexia va-t-elle venir à la rescousse ?

    Quand Dexia braque la Banque postale
    Est-il moralement acceptable de piller les livrets A des chômeurs et des personnes âgées pour offrir à un Philippe Rucheton, le directeur financier de Dexia nommé en avril 2009 (en provenance de la Société générale), 500 000 euros en prime d’arrivée (golden hello) ? Pire encore, détourner l’épargne postale, que l’on devrait investir d’urgence dans le logement pour répondre aux besoins de 3,6 millions de Français confrontés à la précarité dans ce domaine, au bénéfice de spéculations insensées enrichissant une petite clique d’oligarques, est insupportable. S’il nous reste quelques représentants du peuple, il est grand temps qu’ils se réveillent et obligent les gouvernements à faire marche arrière sur toute cette combine.
    L’article dans son contexte : Indymédia Bruxsel

    Vous avez dit problème de liquidités ?
    Selon la Caisse de d€pôt$ et consignation$ :

    La fusion Dexia/Banque Postale créerait un « monstre »…
    Les deux établissements financiers ont signé en début d’année un accord en vertu duquel la Banque postale s’est engagée à souscrire des obligations foncières émises par Dexia, cette opération devant permettre d’aider la banque franco-belge à résoudre une partie de ses problèmes de refinancement.
    Source : L’Express

    La déclaration de la CDC me fait tout de même un peu rire.
    Elle fonctionne comme un fond souverain depuis que Sarkozy l’a décrété en 2008, en finançant certaines Sté du CAC40.

    Pendant ce temps là, La Banque postale réduit le plafond de retrait des DABs comme à leurs guichets pour soit disant, éviter les fraudes.

    Pour BNP Paribas et la compagnie d’assurance CNP qui héberge l’Assurance vie de La Banque postale, François Leclerc précise :

    Pour aller droit au fait : ils ont maquillé leurs comptes en minorant la dévalorisation pour adopter une décote complaisante de 21 %, dictée par l’Institute of International Finance puis avalisée par les chefs d’État, qui a prétendu se substituer au marché

    .
    Est-ce bien ici, sous la plume de PSDJ me semble-t-il, qu’il a été suggéré de se défaire de son assurance vie car bourré de dettes obligataires ?

    1. Entendu sur BFM la banque postale a essuyé une perte sur la Grèce, provisionné dans ses comptes et jure qu’il n’y a rien d’autre

    2. En effet, Sam’s.

      D’ailleurs, quid de la privatisation de la BP..??
      Et j’ai vaguement l’impression que l’état actuel, au vu de la situation, a préféré se servir dans les caisses sachant que la privatisation allait être difficile.

      (N.B. : pour ceux qui l’ignore, la BP a longtemps été obligée, en tant que seule banque publique, d’accepter les clients refusés par les autres banques. Et que c’est cela qui est devenu sa force, soit le nombre de ses clients en plus du plus grand nombre de bureau en France)

  24. Exposition de BNP Paribas à la Grèce : 8,499 milliards d’euros.
    C’est à la page 6, dans la colonne « Total exposures » :

    http://stress-test.eba.europa.eu/pdf/bank/FR013.pdf

    Exposition du Crédit Agricole à la Grèce : 27,096 milliards d’euros.
    C’est à la page 6, dans la colonne « Total exposures » :

    http://stress-test.eba.europa.eu/pdf/bank/FR014.pdf

    Exposition de BPCE à la Grèce : 1,720 milliard d’euros.
    C’est à la page 6, dans la colonne « Total exposures » :

    http://stress-test.eba.europa.eu/pdf/bank/FR015.pdf

    Exposition de la Société Générale à la Grèce : 6,592 milliards d’euros.
    C’est à la page 6, dans la colonne « Total exposures » :

    http://stress-test.eba.europa.eu/pdf/bank/FR016.pdf

    Total : les quatre banques françaises sont exposées à la Grèce pour 43,907 milliards d’euros.
    Autrement dit : les quatre banques françaises sont exposées à la Grèce pour 63,422 milliards de dollars.

    En ce qui concerne La Banque Postale :
    La Poste a vu son bénéfice net reculer de 21,2 % à 377 millions d’euros au deuxième trimestre en raison d’une provision de 158 millions d’euros liée à la dépréciation des titres grecs détenus par La Banque Postale, sa filiale bancaire.

    http://www.lesechos.fr//entreprises-secteurs/service-distribution/actu/0201592316706-la-poste-rattrapee-par-la-crise-grecque-210923.php

    Conclusion :

    La Banque des Règlements Internationaux, BRI, (en anglais : Bank for International Settlements, BIS) donne les détails dans la table 9E, page 102 :

    http://www.bis.org/publ/qtrpdf/r_qa1106.pdf

    Grèce :
    Prêts des banques françaises au secteur public grec, aux banques grecques, au secteur privé non-financier : 56,740 milliards de dollars.
    « Other potential exposures » ( = dérivés, garanties étendues, engagements de crédits) : 8,307 milliards de dollars.
    Total : 65,047 milliards de dollars.

    1. @BA
      Lorsque vous vous exposez au soleil, vous risquez le mélanome. Pour qu’un risque devienne un fait c’est affaire de circonstances. Elles ne sont pas réunies en Europe.

      1. @BA
        Sauf le respect que je vous dois, je pense que votre combat est vain, car il repose sur une vision erronée de la finance internationale. L’euro n’est pas en danger pour une raison basique : la masse monétaire en €, depuis son origine, évolue nolens volens proportionnellement à la production de biens et service sur zone.
        L’USD, par contre est en grand danger car sa parité actuelle n’est pas fondée « physiologiquement » mais psychologiquement. Elle est maintenue artificiellement (provisoirement) par des conventions, des slogans, des pressions, des menaces et des sanctions. La quantité d’USD fiduciaire et scripturale s’est développée plus rapidement que la mondialisation de son utilisation et la masse de biens et services qu’elle représente ne traduit plus sa parité actuelle.
        Conséquemment, l’Euro contre dollar dispose d’une immense réserve de QE sans affecter sa parité contre USD. Le potentiel de survie de l’€ étant très supérieur à l’USD, il est absurde de pronostiquer la fin du premier sans enterrer préalablement le second.

      2. Voilà enfin une question intéressante :

        Du dollar ou de l’euro, quelle monnaie va mourir la première ?

        Les paris sont ouverts.

        Mais il ne faut pas parier d’argent : il faut parier des choucroutes, ou des bières, ou des saucisses de Francfort.

      3. Deuxième question intéressante :

        Des Etats-Unis d’Amérique ou de l’Union Européenne, quelle construction va s’effondrer la première ?

      4. @BA,

        Du dollar ou de l’euro, quelle monnaie va mourir la première ?

        Aucune idée, mais je parierais bien une choucroute avec vous, si vous le voulez, qu’aucune des deux ne « mourra » dans les dix années qui viennent.

        Le 31 août 2021 un de nous deux enverra une choucroute à l’autre, ok? (en espérant que nous soyons tous deux encore en vie…)

        Reste à s’entendre pour définir le critère précis permettant de constater la mort du dollar (américain) ou de l’euro…

      5. @BA a dit:
        « En 2021, j’aurai 53 ans, si je suis encore en vie ! »
        Alors, vous êtes pardonné, c’est une erreur de jeunesse !
        Un conseil: visitez le site des économistes de LEAP 2020 (GEAP) le plus fiable que je connaisse, traduit en 70 langues, 10 millions de lecteurs x mois.

    2. @POL
      « Sauf le respect que je vous dois, je pense que votre combat est vain, car il repose sur une vision erronée de la finance internationale. L’euro n’est pas en danger pour une raison basique : la masse monétaire en €, depuis son origine, évolue nolens volens proportionnellement à la production de biens et service sur zone. »
      Première différence : « sur zone » et « international ».

      « L’USD, par contre est en grand danger car sa parité actuelle n’est pas fondée « physiologiquement » mais psychologiquement. Elle est maintenue artificiellement (provisoirement) par des conventions, des slogans, des pressions, des menaces et des sanctions. La quantité d’USD fiduciaire et scripturale s’est développée plus rapidement que la mondialisation de son utilisation et la masse de biens et services qu’elle représente ne traduit plus sa parité actuelle. »
      C’est la mondialisation. La valeur du $ n’est pas corrélée d’avec son émission. « soft power » comme ils disent…

      « Conséquemment, l’Euro contre dollar dispose d’une immense réserve de QE sans affecter sa parité contre USD. Le potentiel de survie de l’€ étant très supérieur à l’USD, il est absurde de pronostiquer la fin du premier sans enterrer préalablement le second. »
      Non, il ne sert pas de réserve de change.
      Non, la bce n’a pas les marges de manœuvres de la fed.
      Non, le potentiel de survie de l’euro n’est pas supérieur à celui du dollar.

      Seconde différence : le dollar est une monnaie souveraine ; l’euro un puzzle de souveraineté.

      Troisième différence : le dollar s’est imposé de facto sur le territoire américain après une longue période.

      Quatrième différence : en plus de son omniprésence sur les marchés internationaux, le dollar sert un marché national uni, alors que la zone euro, c’est les pieds nickelés. ( http://www.express.be/business/fr/economy/angela-merkel-nest-plus-soutenue-par-sa-propre-coalition-lhysterie-gagne-lallemagne/151452.htm )

      Cinquième différence : le FMI, la BM, sont « dans les mains » des USA.

      Sixième différence : l’OTAN obéit au président US ; l’UE n’a pas de « défense » propre. Qui « sécurise » le pétrole?

      Juste un rappel : Nixon : « l’OTAN est la seule organisation internationale qui fonctionne. Pourquoi? Parce que nous sommes à sa tête. »

      J’allais oublier la mobilité interne à l’union européenne : faible fluidité par comparaison avec les USA.

      Petite question : l’UE court après les US depuis 65 ans, sauvant le $ quand nécessaire. Et l’UE créerait un concurrent au $?
      Un remplaçant, au cas où celui ci tomberait, ok, et encore , mais un concurrent?
      On aurait d’un coté le commandement de l’armée, et de l’autre le « commandement » monétaire?
      Allons bon!

  25. Se représenter la dette:

    Celle des USA : dette publique = 14 000 milliards de dollars
    l’épaisseur d’un billet de 1 dollar = 0,1mm
    si l’on empilait la totalité de la dette avec des billets d’1 dollar, on ferait 2 fois l’aller/retour de la Terre à la Lune…
    Avec la dette de la France on fait les 2/3 de l’aller.
    Quand arriverons nous à décrocher la lune?

    1. Effectivement intéressant. Ricardo l’économiste sinistre, principal ouvrage publié en 1817, celui dont l’influence est concommitante d’une des plus longues phases B de récession ou croissance lente (1815-1846). Comme les ultra-libéraux il donne la priorité aux intérêts financiers sur les intérêts industriels et sociaux.

  26. La recapitalisation des banques européennes du club UE ne résoudrait de toutes les façons pas le problème. Selon Artus (Natixis) en moyenne les financements court terme au passif représentent pour les banques francaises 9% de leur total de bilan, les emprunts obligataires 15%. C’est d’ailleurs une spécialité francaise que de financer des emplois à moyen et long terme avec des ressources à court terme… Le risque est bien la crise de liquidité et non celui hypothétique qui serait lié à des fonds propres insuffisants. C’est bien sûr la BCE qui répond à ces besoins en liquidités. Sans ces opérations de repo l’euribor aurait déjà « explosé » à la hausse.

    1. Opposer liquidité et solvabilité a-t-il un sens quand la crise conjugue les deux ? Ne pas vouloir reconnaître l’absence de la deuxième n’a rien donné de bon !

      1. Précisément. Entre autres effets, le soutien par la liquidité permet de ne pas assumer les conséquences de la crise. Mais c’est un palliatif cohérent. Comme en 2008 deux écoles s’opposent: i) laisser l’édifice s’effondrer et reconstruire (méthode russe), et redevenir maître de son destin, mais quels hommes publics prendront ce risque alors que les conséquences ne sont pas mesurables ? En 1943 en Europe il n’y avait que les Russes capables de faire Stalingrad, en 1991 il n’y avait qu’eux pour rayer d’un coup de plume l’Union soviétique, l’une des deux superpuissances de la planète. ii) Etayer sans cesse avec de nouveaux échafaudages dés qu’un coin de mur commence à crouler. Le pari est qu’une course de vitesse entre l’effet et la cause peut être remporté grâce au temps, et le temps c’est ce dont disposaient encore il y a peu, et en quantité, les banques centrales et les banques en général (en tous les cas leur horizon est par nature plus lointain que celui des particuliers et des entreprises). C’est une illusion bien sûr. Et la certitude d’un pourrissement interminable entrecoupé de soubresauts aigus. Lorsque la fin se produira (si elle se produit d’une manière qui la rende perceptible) elle se produira mécaniquement, sans qu’aucun projet, sans qu’aucune volonté n’y ait présidé. Ce n’est pas la « crise » en elle-même qui est un problème. C’est l’absence de vision et de foi en autre chose. La crise n’en est que la conséquence. Le vieux monde riche s’accroche à ce qu’il a, a ce qu’il croit encore avoir, et vit dans un imaginaire peuplé de « valeurs » qu’il ne respecte pas. Il ne sait plus qui il est, parce que ce qu’il croit être est devenu une chimère et c’est là aussi la source de sa crise. Il ne sait pas renoncer à ce qu’il a pour créer du nouveau.

  27. A-t-on le moyen de savoir si il y a de savoir si il y a des mouvements de stock d’or en france?

    Je pose la question, car j’aperçois régulièrement depuis cet été des convois sur le périphérique le matin avec 3 camions blindé de la gendarmerie avec un important dispositif autour.
    Ces camions sont identiques à ceux que je pouvais voir rentrer dans le site de la Banque de France à Evry, d’où ma question.

    voila simple question.

  28. Me Lagarde préconise la recapitalisation des banques privées. La phase actuelle de la Crise ne va pas s’arrêter là.
    Quelles sont les mesures, pare-feu nécessaires pour que les citoyens ne s’appauvrissent pas comme en 2008? Les sites du Front de Gauche et de J.Généreux me semblent les plus complets sur cette question essentielle qui devrait être au centre du débat politique assez rapidement.

    http://jacquesgenereux.fr/news/gouverner-face-aux-banques

    EXTRAIT

    3. La réforme de la finance publique et privée à moyen terme

    NB. Cette section ne recense pas toutes nos propositions en matière économique et financière, mais seulement les propositions pertinentes pour l’objet de ce forum. D’autres travaux spécifiques seront amenés à détailler plus avant nos propositions concernant notamment la politique monétaire, le commerce international et l’avenir de l’union monétaire européenne.

    3.1. Finances publiques

    311. En l’absence de déficit conjoncturel, les ressources fiscales et sociales d’un exercice budgétaire sont votées en sorte d’assurer l’essentiel des dépenses courantes des administrations publiques et l’amortissement de la dette.
    312. La dette publique finance les dépenses d’investissement public (services publics et infrastructures), le déficit conjoncturel et, le cas échéant, certaines dépenses courantes nouvelles présentant le caractère d’un investissement (par exemple une augmentation des emplois publics nécessaires à l’efficacité d’un service public).
    313. Les obligations publiques sont émises auprès des agents résidents du pays émetteur ou de l’Union européenne et ne sont négociables qu’entre ces mêmes agents.
    314. La BCE et les banques centrales nationales peuvent souscrire directement aux émissions de dette publique, au taux de base de la BCE et dans la limite compatible avec une inflation modérée.
    315. Outre les concours directs susvisés, la BCE prend les titres de la dette publique en pension ou en achat ferme sur l’open market, à des conditions au moins aussi favorables que les titres privés.
    316. Pacte européen de solidarité et de responsabilité financière. La dette publique des États membres est solidairement garantie par l’Union européenne. En contrepartie, les États s’engagent à user de l’endettement public conformément aux dispositions de la proposition 312 et des principes 2.4 et 2.5.
    317. L’Union européenne doit disposer d’un budget en forte progression afin d’oeuvrer notamment à la convergence économique et sociale de ses membres par le haut, et de disposer de marges d’interventions pour corriger les effets de chocs conjoncturels asymétriques.

    3.2. Banques et opérateurs financiers

    322. Spécialisation et séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires et d’investissement ; les premières ont pour seules fonctions de collecter les dépôts, distribuer des crédits et gérer les moyens de paiements.
    323. Constitution d’un secteur public bancaire, avec, notamment un pôle dédié au financement des biens publics.
    324. Nouvelles procédures pour traiter les défaillances des établissements financiers en conformité avec le principe 2.5., incluant, entre autres, la nationalisation sans indemnisation des établissements défaillants, la faillite organisée et sécurisée (faillite des opérateurs, reprise des dépôts éventuels et crédits socialement utiles par le secteur public bancaire, sécurisation du crédit interbancaire et des crédits aux entreprises non financières, etc.).
    325. Saisie partielle ou totale du capital des institutions financières qui portent atteinte à la sécurité du système financier ou agissent délibérément contre l’État en contrevenant à la réglementation.
    326. Soumission de tous les opérateurs financiers à une réglementation publique stricte afin de prévenir les logiques spéculatives.
    327. Plafonnement public des tarifs bancaires et réduction du taux de l’usure.

    3.3. Instruments financiers

    331. Agrément public obligatoire pour tous les produits financiers anciens et nouveaux.
    332. Limitation stricte de la titrisation (aux seuls cas où elle présente une utilité économique ou sociale effective) et interdiction de toute titrisation « en chaîne ».
    333. Interdiction des ventes à découvert et des produits dérivés dont le sous-jacent ne participe pas au financement de l’économie réelle – en lien avec une réforme du système financier international qui stabilise les taux de change.
    334. Stricte limitation de l’effet se levier sur l’achat d’instruments financiers.
    335. Interdiction des crédits rechargeables et remplacement obligatoire des crédits en cours par un prêt à taux fixe plafonné.
    336. Interdiction des hypothèques en garantie des crédits à la consommation.
    337. Réglementation du crédit au logement (taux fixe et marge fixe sur taux de base de la BCE) et, plus généralement, politique sélective du crédit visant à faciliter le financement d’activités d’intérêt public : logement, énergies renouvelables, reconversion vers agriculture durable, associations, coopératives, etc.

    3.4. Marchés financiers

    341. Création d’une agence publique européenne de notation.
    342. Interdiction des marchés de gré à gré et réintégration de leurs opérations sur des marchés organisés et réglementés.
    343. Agrément public des opérateurs intervenants sur les marchés de produits dérivés.
    344. Suppression de la cotation en continu et restauration du fixing quotidien sur les bourses françaises.
    345. Contrôle public et taxation des mouvements de capitaux entre l’Union européenne et le reste du monde.
    346. Interdiction des transactions entre les opérateurs européens et les places financières off shore, et prohibition des paradis fiscaux au sein de l’Union européenne.
    347. Création d’une Agence européenne de sécurité financière chargée de contrôler le respect des réglementations et les mouvements de capitaux entre l’Union et le reste du monde.
    348. Si la renégociation nécessaire des traités s’avère impossible à 27 pays, nous proposerons de constituer avec les États membres qui le souhaitent un « Espace financier régulé et solidaire » (ESFIRÉSO) dans lequel s’appliqueraient (notamment) les mesures ci-dessus.

    4. Réformes et mesures à court terme

    NB. Cette section ne décrit pas l’ensemble des mesures que nous sommes susceptibles de proposer à court terme.Conformément à l’objet de ce travail, nous décrivons seulement des mesures immédiates nécessaires pour garantir les marges de manoeuvres du gouvernement et immuniser son action contre la spéculation financière.

    Le PG conçoit son action à long terme dans le cadre de l’Union européenne et de l’union monétaire européenne, dans la mesure où il s’avèrera possible de refonder celles-ci sur des principes compatibles avec la démocratie et l’intérêt général. Néanmoins, le souci de promouvoir ce nouveau projet européen n’empêchera pas le gouvernement d’adopter des mesures incompatibles avec le droit européen en vigueur, quand celles-ci sont nécessaires pour immuniser l’action publique contre toute tutelle des marchés financiers et toute atteinte à la capacité financière de l’État. Il le fera en informant ses partenaires européens, en accord avec les mandats donnés par le suffrage universel, et en instituant le cadre légal nécessaire. Il persistera dans le même temps à initier toute négociation pour une refondation de l’Union avec les partenaires européens qui y seront disposés. Par ailleurs, il demandera au Parlement de voter en urgence et prendra toutes les mesures immédiatement nécessaires pour garantir ses marges de manoeuvres financières et pour prémunir son action contre
    la spéculation.

    4.1. Restauration des marges de manoeuvres nationales

    411. Le gouvernement français annonce qu’il suspend l’application de certaines directives européennes en raison de l’état d’urgence économique, social et écologique auquel il entend répondre. Il appelle ses partenaires européens à engager la discussion pour sortir l’Union de l’ornière du traité de Lisbonne.
    412. Si les partenaires européens refusent la négociation, et à chaque fois qu’une décision de l’Union a pour effet d’empêcher la mise en oeuvre du programme validé par le vote des Français, le gouvernement invoque le « compromis de Luxembourg » pour toutes les décisions de l’Union susceptibles d’être prises à la majorité et affectant l’intérêt fondamental que constitue, pour la France, le respect du suffrage universel
    413. Révision de la constitution. Abolition des clauses consacrant le primat du droit européen sur le droit national pour imposer des politiques régressives par rapport au droit national.
    414. Le gouvernement refuse tout examen préalable de son budget par la Commission européenne ou toute autre instance européenne.

    4.2. Mesures d’urgence

    421. Déclaration et taxation sélective des sorties de capitaux.
    422. Plancher minimal de détention d’obligations publiques nationales à l’actif de tous les établissements financiers.
    423. Prélèvement exceptionnel sur le patrimoine financier et les plus hauts revenus, pour apurer progressivement la dette publique engendrée par la dépense fiscale et le sauvetage du système financier.
    424 (idem 325). Saisie du capital des institutions financières qui portent atteinte à la sécurité du système financier ou agissent délibérément contre l’État en contrevenant à la réglementation.
    425. Mesures contre la fraude et l’évasion fiscale (relèvement de l’imposition des Français à hauts revenus résidents à l’étranger, saisies et sanctions pénales pour toute transaction avec des paradis fiscaux, etc.)
    426. Tout ou partie des mesures proposées aux sections 3.2, 3.3, 3.4.

    1. Vous avez raison. Tout le monde ( je l’espère) ressent la nécessité
      d’une action affirmative. Le temps des lamentations ou des oukases idéologiques
      est fini. Place aux propositions pratiques.

      Depuis 30 ans, les grands réformateurs proclament que le peuple
      est en dessous de tout – pas assez rentable, trop exigeant etc..-
      et qu’il doit être réformé .
      Ils ont visiblement échoués, changer la direction de la réforme est naturel.

      Au fond, il suffit de savoir qui sera le réformateur.
      Jacques Genereux l’est sans complexe.
      Qu’il ne prétende pas s’attaquer aux causes premières
      est sympathique. On est ainsi assuré que le travail sera long.
      C’est une raison recevable pour commencer sans tarder.

  29. Axiomatique Grouchienne:
    1.Lorsqu’un état ne cesse de faire des cadeaux aux copains et coquins, faut pas s’étonner si ça finit par partir en brioche.
    2. Lorsque la fraude et l’évasion fiscale sont pratiquées à grande échelle, faut pas s’étonner si ça finit par partir en sucette.
    3. Lorsque ton « gérant de fortune » te propose du 8%-10% pour ton pèze alors que la croissance est à 2, c’est qu’il joue au casino avec ton flouze, mais c’est son boulot: délester le possédant de son pognon en lui faisant miroiter de la défiscalisation, de la sécurité, de la garantie, de la discrétion, etc etc etc, faut pas s’étonner si ça finit en eau de boudin.
    4. quand ta concierge investit en bourse et que ton collègue se met à trader à la petite semaine via l’internet du bureau, TIRE TOI, ça va finir en vrille!
    5. Ne jamais dire « les banques ont un besoin urgent et substantiel de recapitalisation » mais: « le système bancaire est solide, les fondamentaux sont bons, la croissance est au coin de la rue » en bref, soyez blonde!

  30. autre fait relayé dans la rubique « quelle mouche a piqué Christine Lagarde »
    extrait

    « Sur ce:
    Attendu que le processus, qui a conduit au prononcé de la sentence du 7 juillet 2008 et à la
    condamnation du CDR au paiement de sommes élevées à la charge des finances publiques comporte
    de nombreuses anomalies et irrégularités;
    Attendu que le « contentieux Adidas » n’était visé ni par le protocole du 5 avril 1995 ni par la loi du 28
    novembre 1995; que, selon le référé au Premier ministre de la Cour des comptes, du 12 novembre
    2010 relatif à la « défaisance » du Crédit lyonnais, le courrier ministériel du 17 mars 1999, qui a
    étendu, sans validation législative, la garantie du CDR au contentieux lié à la cession des
    participations de la société Adidas, était privé de fondement juridique ; qu’en outre les raisons de
    cette décision n’apparaissent pas clairement;
    Attendu que la légalité du recours à l’arbitrage par le CDR, propriété de l’EPFR qui assume ses risques
    de pertes en application de la loi du 8 novembre 1995, apparait, incertaine au regard des dispositions
    de l’article 2060 du code civil, selon lequel on ne peut compromettre sur les contestations
    intéressant les organismes publics, et plus généralement dans toutes les matières intéressant l’ordre
    public, que cependant, aucun avis n’a été demandé au Conseil d’Etat;
    Attendu qu’en opportunité le recours à la procédure d’arbitrage était tout aussi contestable ; que ce
    sont les mandataires judiciaires du groupe Tapie qui en ont eu l’initiative, alors que les chances de
    succès de l’instance judiciaire engagée par eux douze ans plutôt, étaient à tout le moins
    sérieusement compromises par l’arrêt de cassation; que le principe du recours à l’arbitrage, qui
    aurait été arrêté au moment de la prise de fonction, le 18 mai 2007, du nouveau ministre chargé de
    l’économie, M. Jean-Louis Borloo, ainsi qu’il résulte de l’audition de son directeur de cabinet par la
    Cour des comptes le 20 juillet 2010, a été retenu malgré l’opposition manifestée à plusieurs reprises,
    et dès le 27 février 2007, par le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat; que, selon
    la note établie par celui-ci le 1er août 2007 à l’intention de Mme Lagarde, qui a succédé à M. Borloo
    le 18 juin 2007, le recours à un arbitrage n’apparaissait pas justifié, le CDR étant sorti renforcé de
    l’arrêt de cassation et disposant de solides moyens de droit devant la cour d’appel de renvoi; que
    cette note soulignait les inconvénients et les aléas d’un arbitrage, qui exposerait le CDR et donc l’Etat
    à un risque majeur, compte tenu des revendications déraisonnables affichées par la partie adverse
    dans les conclusions déposées en juin 2007, conclusions qui pourraient être prises en compte par les
    arbitres, malgré leur absence de fondement juridique, dans un souci de conciliation ; que cet avis
    déconseillait au ministre de s’engager dans la voie d’un arbitrage, qui n’était justifié ni du point de
    vue de l’Etat, ni du point de vue du CDR, et pourrait être considéré comme une forme de concession
    inconditionnelle et sans contrepartie faite à la partie adverse; que le ministre, dans sa note, en date
    du 10 octobre 2007, aux administrateurs représentant l’Etat au conseil d’administration de l’EPFR, a
    cependant donné instruction à ceux-ci de se prononcer en faveur de la proposition qui lui avait été
    soumise pour avis par le CDR; que la crainte, invoquée par le ministre devant la commission des
    finances de l’Assemblée Nationale, de voir s’allonger la durée des instances judiciaires et s’accroître
    le montant des honoraires d’avocat déjà exposés par le CDR, explique mal l’abandon de ces
    procédures; que celles-ci étaient proches de leur terme, l’article 131-4 du code de l’organisation
    judiciaire disposant que, lorsque le renvoi est ordonné par l’assemblée plénière de la Cour de
    cassation, la juridiction de renvoi doit se conformer à la décision de cette assemblée sur les points de
    droit jugés par elle, et l’autorité de la chose jugée faisant obstacle à ce qu’une demande déjà rejetée
    puisse être à nouveau présentée sur un fondement juridique distinct ; qu’ainsi que le relève les
    réquisitoires de renvoi de MM. Scemama et Rocchi devant la Cour de discipline budgétaire et
    financière, pour les fautes qui auraient été commises dans la gestion de ce contentieux, les
    honoraires versés aux conseils choisis pour défendre à l’arbitrage, en lieu et place de l’avocat
    historique du CDR, hostile à cette procédure, équivalent à ceux qu’auraient représenté plusieurs
    années de nouvelles procédures judiciaires;
    Attendu que le compromis d’arbitrage, tel qu’accepté par le CDR apparaît également et à de
    nombreux égards irrégulier; que le Crédit lyonnais, ainsi qu’il résulte d’une lettre du président de son
    conseil d’administration, en date du 16 novembre 2010 au président de la première chambre de la
    Cour des comptes, a été exclu de la procédure d’arbitrage; que, par courrier adressé le 28 septembre
    2007 au président du CDR, il s’était déclaré fort réservé à l’égard de cette procédure compte tenu de
    l’arrêt très favorable de la Cour de cassation et qu’il a, en conséquence, refusé de verser la
    contribution forfaitaire de 12 millions d’euros à laquelle était pourtant subordonnée la garantie du
    CDR; que la lettre ministérielle du 17 mars 1999 ne prévoyait pas la garantie du CDR pour
    l’indemnisation d’un préjudice personnel des époux Tapie au titre de leur mise en liquidation
    judiciaire; que le président du CDR a cependant accepté, en signant le compromis du 16 novembre
    2007, de soumettre à l’arbitrage cette demande, d’un montant sans précédent, présentée au titre
    d’un préjudice moral fondé sur des fautes imputées au Crédit lyonnais, qui n’était pas partie à la
    procédure; qu’en acceptant de voir figurer ce poste de préjudice dans le compromis, M. Rocchi
    pourrait au demeurant, selon le ministère public de la Cour des comptes, avoir commis un abus de
    ses pouvoirs sociaux; que le conseil d’administration du COR paraît ne pas avoir été informé
    régulièrement de cette acceptation; que, dans la version du compromis soumise au conseil
    d’administration du CDR le 2 octobre 2007, il était seulement mentionné que les demandes des
    mandataires-liquidateurs au titre du préjudice des époux Tapie étaient limitées à 50 millions d’euros;
    que le conseil d’administration n’a pas davantage été informé de la position du Crédit lyonnais sur la
    procédure envisagée; que les demandes au titre du préjudice matériel apparaissent tout aussi
    excessives, alors que le CDR, qui n’était pas demandeur à l’arbitrage, pouvait dicter ses conditions et
    se référer aux condamnations prononcées par la cour d’appel, laquelle n’avait alloué qu’un euro
    symbolique pour le préjudice moral et 135 millions d’euros, intérêts compris, pour le préjudice
    matériel, tandis que le plafond accepté de ce chef pouvait atteindre, avec les intérêts, 450 millions
    d’euros; qu’alors qu’il prévoyait que le tribunal statuerait en droit et en respectant les décisions
    judiciaires déjà rendues, le compromis, selon la formule de M. le Professeur Clay devant la
    commission des finances de l’Assemblée Nationale, enserrait singulièrement le pouvoir des arbitres
    et pouvait s’assimiler à une transaction, l’une des parties renonçant à des actions en justice pour
    obtenir une contrepartie;
    Attendu que le choix des arbitres n’apparait pas conforme aux pratiques habituelles; que les trois
    arbitres, dont les noms étaient connus dès la réunion du 11 septembre 2007 au cabinet du ministre,
    ont été choisis d’un commun accord entre les parties, avant même la rédaction du compromis, alors
    que l’usage aurait voulu que les modalités de cette désignation soient fixées dans cet acte et que
    chaque partie choisisse son propre arbitre, ceux ainsi désignés nommant à leur tour un président;
    que les liens de l’un des membres du tribunal arbitral avec le conseil de l’une des parties et
    l’appartenance d’un autre aux instances dirigeantes du parti politique auquel adhérait M. Tapie, ont
    permis à la Cour des comptes de considérer, dans son rapport délibéré le 27 octobre 2010, que la
    composition de ce tribunal était d’emblée défavorable au CDR;
    Attendu que la sentence rendue a presqu’entièrement fait droit aux demandes des époux Tapie et
    des mandataires judiciaires; qu’elles ont été satisfaites à hauteur de 80 % pour le préjudice matériel
    et de 90 % pour le préjudice moral; que la somme de 45 millions d’euros a été allouée de ce dernier
    chef, sur le seul fondement d’un acharnement exceptionnel de la banque à l’égard des époux Tapie
    en vue de briser chez eux tout avenir professionnel et toute réputation, sans que le Crédit lyonnais
    ait pu faire valoir ses arguments en défense, et après que le CDR avait renoncé à soulever
    l’irrecevabilité de cette demande des mandataires judiciaires, se satisfaisant de l’assurance que les
    époux Tapie verseraient cette somme pour couvrir l’éventuelle insuffisance d’actif de leur liquidation
    judiciaire;
    Attendu qu’alors que des consultations de sociétés d’avocats spécialisés pouvaient laisser espérer
    une chance d’annulation de la sentence, le ministre a, sans attendre l’expiration du délai d’un mois
    suivant la signification de la décision, dont disposait le CDR pour se prononcer, demandé par écrit
    aux administrateurs représentant l’Etat de s’exprimer en défaveur d’un recours en annulation; que
    des instructions orales auraient même été données à M. Scemama pour que celui-ci, contrairement à
    la pratique de ses prédécesseurs, participe lors de la délibération du CDR du même 28 juillet, au vote
    en défaveur de ce recours, acquis par trois voix contre deux;
    Attendu que de l’ensemble de ces décisions systématiquement défavorables aux intérêts du CDR de
    l’EPFR et de l’Etat résultent des indices graves et concordants faisant présumer que, sous l’apparente
    régularité d’une procédure d’arbitrage, se dissimule en réalité une action concertée en vue
    d’octroyer aux époux Tapie et aux sociétés dont ils détiennent, directement ou indirectement, le
    capital, les sommes qu’ils n’avaient pu jusqu’alors obtenir, ni des tribunaux judiciaires, ni par la
    médiation tentée en 2004, ni lors d’une seconde négociation menée en 2006 après le prononcé de
    l’arrêt de la cour d’appel de Paris, celle-ci ayant également été abandonnée, compte tenu des
    prétentions jugées inacceptables de M. Tapie;
    Attendu que la sentence rendue a permis aux époux Tapie et aux sociétés du groupe Tapie dont la
    situation était, selon certains observateurs, irrémédiablement compromise dès 1992, d’échapper aux
    conséquences des procédures collectives dont ils étaient l’objet et de se constituer un patrimoine
    important;
    Attendu que l’exécution de la décision a entraîné le règlement par l’EPFR, en sa qualité de garant du
    CDR, de sommes dont la charge sera en définitive supportée par l’Etat;
    Attendu que ces faits, à les supposer démontrés, sont susceptibles de constituer à la charge de Mme
    Lagarde les délits de complicité de faux par simulation d’acte et de complicité de détournement de
    fonds publics, prévus et réprimés par les articles 121-7, 432-15 et 441-1 et suivants du code pénal;
    qu’en effet le ministre parait avoir personnellement concouru aux faits notamment en donnant des
    instructions de vote aux représentants de l’Etat dans le conseil d’administration de l’EPFR, voire au
    président de cet établissement public en sa qualité de membre du conseil d’administration du CDR;
    Qu’il y a lieu, en conséquence, d’émettre un avis favorable à la saisine de la commission d’instruction
    de la Cour de justice de la République aux fins d’instruire contre Mme Christine Lagarde;
    Ainsi décidé, par la commission des requêtes composée de M. Gérard PALISSE, président, M. Hervé
    PELLETIER, Mme Françoise CANIVET, M. Serge DAEL, M. Philippe MARTIN, Mme Martine BELLON,
    membres titulaires, et M. Bruno REMOND, membre suppléant, en présence de Mme Assia BELLIER,
    adjoint administratif faisant fonction de greffier.
    Dit que la présente décision sera notifiée par le greffe au Procureur général près la Cour de cassation
    ministère public près la Cour de justice de la République
    En foi de quoi la présente décision a été signée par le président et le greffier.

    http://www.frenchleaks.fr/IMG/pdf/Doc_COUR_DE_JUSTICE.pdf

  31. Personne pour répondre à mes questions?

    Elles sont peut-être basiques et ridicules, je veux bien m’en excuser par avance.
    Mais tout le monde n’est pas expert en finances.
    Et je viens ici, parce que j’apprends beaucoup de choses à vous lire.
    mais………..

      1. C’étais bien, quand avant lorsqu’on cliquait sur un « pseudo », on retrouvait les messages postés par le dit nommé
        -mais bon ….
        (retrouver la question de Tchoo, oh là, là !!!
        m’étonne pas que lui-même se soit égaré, jusqu’à ne pas seulement avoir capté qu’il lui a été répondu …

Les commentaires sont fermés.