L'actualité de la crise : LES FUITES INFERNALES, par François Leclerc

Billet invité

Pas un jour ne se passe sans qu’une nouvelle échéance attendue ne ponctue l’actualité, en règle générale de manière plus inquiétante que prometteuse. Hier, Ben Bernanke prononçait son discours annuel de Jackson Hole (Wyoming), à l’occasion de l’université d’été des banques centrales, pour finalement ne rien annoncer sinon qu’il passait la main. Renvoyant au discours de rentrée de Barack Obama, à l’occasion du Labor Day qui tombe cette année le 5 septembre. Le sujet du moment n’étant plus les déficits mais la récession et la question du jour comment combattre les uns sans précipiter l’autre.

Vers la fin septembre, il est attendu la décision du Bundestag, qui devrait ratifier les décisions du sommet des chefs d’État et de gouvernement européens du… 21 juillet dernier, alors que se poursuit à propos de la Grèce une course de vitesse en marche arrière.

Cette fuite est sans fin et n’apporte pas de solution.

Nous nous dirigeons vers le centre d’une dépression, où comme chacun sait règne un lourd et étrange calme plat, alors qu’autour c’est le gros temps. La Grande Perdition est désormais arrivée à maturité, elle se manifeste simultanément dans tous les domaines et l’ensemble du monde développé : tour à tour financier et économique, politique et social. Avec une attention particulière réservée au monde politique, traversé par des contradictions exacerbées et faisant face à des blocages de plus en plus difficiles à contourner. Craignant l’arrivée de crises sociales accentuées, telles qu’elles se répandent dans le monde, au Chili, en Israël aujourd’hui, avec comme dénominateur commun la lutte contre les inégalités sociales et dans le cas de l’Inde contre la corruption.

Aux États-Unis, le blocage politique provient de l’opposition irréductible entre les démocrates et les républicains, à propos de la meilleure manière de réduire le déficit public. La montée en puissance dans le camp républicain du candidat ultra-conservateur, le gouverneur du Texas Richard Perry, ne rend pas optimiste pour la suite. Après avoir prévu d’envoyer à Barack Obama une « lettre de licenciement », il a vivement condamné comme étant « déloyale et traîtresse » toute éventuelle mesure de relance de l’économie par la Fed et vient d’ailleurs d’être exaucé, pour des raisons qui ne sont pas celles qu’il avance.

À Jackson Hole, la banque centrale étasunienne vient de rendre tout simplement son tablier, reconnaissant qu’elle est désarmée, renvoyant la balle au gouvernement et laissant sur leur faim les analystes qui espéraient, comme celui du cabinet IHS Global Insight cité par l’AFP, qu’elle affirmerait au moins « Nous savons ce qu’il faut faire, nous le ferons si nécessaire. » Le niveau des espérances diminue alors que la crise s’approfondit.

En Europe, ce sont les Allemands qui engagent la retraite. À l’offensive, les idéologues d’un libéralisme toujours renaissant de ses cendres font alliance sans façon avec les doctrinaires hors du temps de la Bundesbank, adeptes des vertus de la rétention. Aveugles au point d’être convaincus de pouvoir continuer à obtenir le beurre et l’argent du beurre sur leurs marchés européens, dont la croissance continue diminue au fur et à mesure que la rigueur s’affirme.

Angela Merkel enfonce le clou en réclamant une plus grande implication de la Cour de Justice de l’Union européenne, qui devrait selon elle être en mesure d’exiger des États qu’ils revoient leurs prévisions budgétaires si elles ne sont pas conformes avec le plan de stabilité. Après les foudres de la BCE, les procédure constitutionnelles et les mesures de coercition automatiques, voici venu le temps des Cours suprêmes, aux jugements tout aussi sans appel et à la légitimité démocratique fort éloignée.

On piétine : le plan de sauvetage de la Grèce est mis en péril par des petits pays exigeant des garanties et les hauts fonctionnaires recherchent d’urgence un montage financier tarabiscoté de plus pouvant les offrir sans exclusive. Le Fonds de stabilité financière devrait voir ses missions élargies, mais sans les moyens correspondants. L’émission d’euro-obligations – présentée comme une panacée – est repoussée au jour lointain où les problèmes qu’elle devraient permettre de régler auront été préalablement résolus…

Annonciateur d’un nouvel irrésistible épisode européen, la croissance espagnole vient à nouveau de ralentir, atteignant 0,2 % au deuxième trimestre selon l’Institut national de la statistique. Elle est tirée par la demande extérieure, qui ne compense que partiellement le ralentissement de la demande intérieure. L’emploi continue de décroître et le chômage officiel atteint 20,89 %. C’est le moment que choisit, avant son départ, José Luis Rodriguez Zapatero pour à la fois lancer en urgence une réforme constitutionnelle chargée d’établir une règle d’or du déficit public et de lancer un plan de relance de l’emploi dont les objectifs ne peuvent être que modestes, pour ne pas parler des résultats. La spirale continue d’être descendante.

Au Japon, l’expérience de centre-gauche s’effondre, tandis que le pays s’enfonce. À tort, on ignore la situation du pays, qui continue de s’essoufler et doit faire face à la constante réévaluation du yen en raison de la crise du système monétaire international (SMI) qui s’accélère et dont il est la première victime (après la Suisse). Après les interventions coordonnées des pays du G7, ainsi que les interventions japonaises renouvelées sur le marché des changes, sans succès, le gouvernement vient de décider la création d’un fonds spécial de 100 milliards de dollars, pris sur les réserves de change, destiné à aider les entreprises à investir à l’étranger, afin d’acquérir des entreprises ou des ressources naturelles. La délocalisation de l’industrie japonaise passe à la vitesse accélérée, augurant d’autres problèmes, notamment au niveau de l’emploi, de la consommation intérieure et des ressources de l’État. Parachevant le déséquilibre de l’édifice financier japonais.

Nicolas Sarkozy tente de donner corps à sa présidence du G20 et de relancer la réforme du SMI en tentant de convaincre les Chinois d’accélérer le processus qui pourrait mener à la convertibilité du yuan, puis ensuite à l’adoption d’un panier de devises l’intégrant, pour devenir la monnaie de référence internationale qui graduellement détrônerait le dollar suivant de savantes procédures négociées à mettre en place. L’occasion inespérée d’un swap protégeant les avoirs en dollars chinois. Mais une transition à froid est-elle vraiment réaliste ?

Faute de savoir – si ce n’est dans les mots – comment résoudre l’équation impossible permettant de conjuguer la relance à court terme et la réduction structurelle des déficits à long terme, car les priorités sont en train de changer, les grands stratèges cherchent une sortie monétaire. Et l’on reparle d’une banque centrale mondiale, en filigrane si l’on peut dire, chargée d’émettre cette nouvelle monnaie qui rééquilibrerait le destin du monde. Avec toujours l’espoir insensé de dénicher une solution qui ne soit que monétaire à l’implosion du système financier qui se poursuit, pour continuer d’évacuer l’inconcevable perspective qui dégonflerait l’énorme bulle toujours aussi menaçante : la restructuration globale de la dette.

Il sera ensuite temps de s’attaquer aux racines du mal. De stopper la machine à produire de la dette en redistribuant la richesse, notamment fiscalement, et d’interdire sans autre forme de procès les produits et transactions financières spéculatifs.

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247 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES FUITES INFERNALES, par François Leclerc »

    1. Les moignons ,c’est une métaphore ,j’espère.On ne voit que vos moustaches.
      Cher rockeur de mon coeur.

      1. Sur cette question de la redistribution de la richesse et de la pauvreté, est-ce que de ce que il nous a été conté comme de ce qui aviendrait « un monde à 2 vitesse » que j’ai interprêté pour ma part avec des ultra-pauvres partout et des ultra-riches partout, n’est pas justement cela qui tenterait d’avoir essayé de s’imposer ??
        (mais qui ne va et ne peut qu’échouer, même financièrement la sécurité a un coût, et l’accroissement des inégalité se paye argent comptant

      2. A force de tenir ce genre de discours gauchisants, les puissants qui ont le bras long vont vous tomber dessus à bras raccourci.

        Plus sérieusement, je trouve que « De stopper la machine à produire de la dette en redistribuant la richesse, notamment fiscalement, et d’interdire sans autre forme de procès les produits et transactions financières spéculatifs » est un bon résumé de ce qu’il faut commencer par faire. Dommage que tout le monde ne partage pas ce constat.

      1. que font les syndicats / a quand un appel à la grève générale au niveau européen / que dire chacun défendant son bout de gras / on oppose les ouvriers au fonctionnaire les ouvriers aux patrons en confondant la minorité qui se remplit les poches avec ceux qui rament et parfois chute pour se retrouver au RMI puisque indépendant vous n’avez pas le droit au chômage même en ayant cotisé 20 ans / que faire on parle de complexité / pourtant les choses sont simples ou du moins le devrait / comment fédérer les gens je ne vois qu’une solution la démocratie / avez-vous entendu un politique nous proposez un programme pour que nous puisons tous ensemble décidez de tous les sujets important c’est-à-dire la démocratie….

  1. la restructuration globale de la dette

    Hérétique ! Il ne faut surtout pas dire des trucs pareils ! Repentez-vous et inclinez-vous bien bas devant le système actuel, sinon vous serez à la fois pendu, jeté au bûcher et écorché vif. Enfin bref, vous allez mourir jusqu’à ce que vous soyez mort ! Le tout en étant forcé d’écouter du Francis Lalanne 🙂

    Plus sérieusement, les solutions à apporter sont connues, Paul Jorion et vous-même les avez souvent citées sur ce blog. Mais elles vont contre les intérêts d’une minorité qui a une influence considérable… Parfois, je rêve qu’on ait un gouvernement (pourquoi pas européen !) qui ait le cran de faire un bras d’honneur à la finance internationale, et de prendre les mesures radicales qui s’imposent. Mais ce n’est qu’un voeu pieux.

  2. Une devinette :

    Qui vient de déclarer : « En Europe, les banques ont besoin d’une recapitalisation urgente. » ?

      1. En fin 2008 quand Sarkosy a décidé de sauver les banques avec de l’argent public, j’ai eu la désagréable impression qu’il mettait les mains des banquiers dans nos poches.
        Ensuite les bénéfices des banques ont atteint à nouveau des sommets et l’on nous a dit que tout avait été remboursé avec intérêts, bravo l’artiste.
        Or je ne pense pas que les propos de C.Lagarde s’arrêtent aux frontières de la France et les rumeurs concernant au moins deux de nos grandes banques sont préoccupantes.
        Alors pourquoi des banques qui auraient remboursé leurs prêts et payé les intérêts dès 2009 et réalisé encore des bénéfices importants en 2010 seraient-elles à nouveau au bord du gouffre?
        On ne nous dit pas tout…

    1. C’est une personne qui est tellement menteuse que l’on ne peut même pas croire le contraire de ce qu’elle dit (cf. ?). D’ailleurs, elle dit une chose et son contraire en une seule phrase :
      « Ri Lance ».

      1. Et l’on peut lire ici et là que les banques françaises (européennes ?) ne se prêteraient plus les unes aux autres, préférant stocker leurs liquidités à la BCE, même à vil taux; que la SG court après des dollars…Et que depuis que S&P a corrigé la note des USA, le Trésor US a rarement vu arriver tant de clients pour ses obligations, toujours à vil taux…
        Nous cacherait-on encore quelque chose de désagréable ? Pas bien….

      2. En Juillet 2008 attaque du cartel de l’or (JPMorgan,…). Octobre 2008, Warren Buffet « investit » dans Goldman Sachs. Forte chute de la bourse pendant cette période.
        Eté 2011 nouvelle attaque du cartel de l’or soutenue par les autorités régulatrices (forte augmentation des appels de marge). Warren Buffet « investit » dans Bank of America. Société générale, parfois surnommée Goldman Sachs européen, fait appel à Rothschild pour réguler son cours de bourse.
        L’histoire est-elle en train de se répéter? Amha oui. Mais cette fois le filet de sécurité des états est, sinon en lambeaux, pour le moins bien troué.

    2. ????????????????????
      N’a t’elle pas dit récemment que tous les clignotants étaient au vert ?

      Serait-elle de plus … daltonienne ?

      1. L’impôt

        acte de contribution de l’individu à la collectivité sociale humaine le sollicitant légalement et obligatoirement

        Cette collectivité est unie par des lois, les murs moraux de la maison, passons les fautes de goût ou d’entretien.

        L’unité du spectacle de l’échange vivant est monétaire

        Nos individus ses terminaux, affectés.

        Sa garantie militaire

        Quand le fils prodigue revient en courant se taper les corvées fuies avec zèle, c’est que la raclée et l’expulsion définitives ne sont pas loin…et le monde avait fini de s’étendre.

        Pas vrai « papa »?

        Ce message s’autodétruira dans 15 000 milliards de picosecondes, vite, bennie, va t’planquer, ton compte est pas bon, comme le sait tout pauvre standard, même corrompu à la moëlle de ta misère…hahaha

        Allons retailler les « âmes » dans nos chairs de rêve, cet espace de peur à reptiliens freudés.

        http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110826.OBS9264/exclusif-fukushima-la-carte-du-desastre.html

        Un bel appel que celui de la tendresse…vous l’entendez encore, au fond de vos coeurs d’hommes

        «  »
        Poème de Friedrich von Schiller plus connu comme pièce chantée du quatrième et dernier mouvement de la neuvième symphonie de Beethoven. Le titre original est : « Ode an die Freude ».
        «  »
        Notre hymne européen…
        «  »La Neuvième Symphonie en ré mineur, Opus 125, composée par Beethoven de 1822 à 1824, fut dédiée à Friedrich Wilhelm III, roi de Prusse, et interprétée pour la première fois à Vienne le 7 mai 1824. Ignaz Schuppanzigh dirigeait l’orchestre, en présence du compositeur lui-même. Cette symphonie eut d’emblée un très grand succès, et sa première donna lieu à cinq rappels alors que seul l’Empereur pouvait bénéficier de trois rappels.

        Beethoven avait construit sa symphonie en ajoutant à la fin du quatrième mouvement une Ode à la Joie. Ajouter un final avec choeur était une idée à laquelle il songeait depuis 1807.

        Beethoven a manifesté l’intention de composer une œuvre à partir de l’Ode à la Joie de Friedrich von Schiller au moins dès 1792. «  »

        Un père à l’affect exacerbé par le génie…

        Des rapports « fous » de la musique et des êtres

        Exercice pour anella la muette:
        L’épiphyse eπϕ , clin d’oeil sans code précédent, la tête de l’os du coeur de l’âme, ou quand trois inconnues définissent une quatrième inexistante? Un chemin, simplement

        Union Européenne – Hymne à la joie
        http://www.youtube.com/watch?v=wXNvDaWcxbw

        L’Europe que j’aime pourrait ressembler à cet air..

        Joie ! Joie ! Belle étincelle divine,
        Fille de l’Elysée,
        Nous entrons l’âme enivrée
        Dans ton temple glorieux.
        Ton magique attrait resserre
        Ce que la mode en vain détruit ;
        Tous les hommes deviennent frères
        Où ton aile nous conduit.

        Si le sort comblant ton âme,
        D’un ami t’a fait l’ami,
        Si tu as conquis l’amour d’une noble femme,
        Mêle ton exultation à la nôtre!
        Viens, même si tu n’aimas qu’une heure
        Qu’un seul être sous les cieux !
        Mais vous que nul amour n’effleure,
        En pleurant, quittez ce choeur !

        Tous les êtres boivent la joie,
        En pressant le sein de la nature
        Tous, bons et méchants,
        Suivent les roses sur ses traces,
        Elle nous donne baisers et vendanges,
        Et nous offre l’ami à l’épreuve de la mort,
        L’ivresse s’empare du vermisseau,
        Et le chérubin apparaît devant Dieu.

        Heureux,
        tels les soleils qui volent
        Dans le plan resplendissant des cieux,
        Parcourez, frères, votre course,
        Joyeux comme un héros volant à la victoire!

        Qu’ils s’enlacent tous les êtres !
        Ce baiser au monde entier !
        Frères, au-dessus de la tente céleste
        Doit régner un tendre père.
        Vous prosternez-vous millions d’êtres ?
        Pressens-tu ce créateur, Monde ?
        Cherche-le au-dessus de la tente céleste,
        Au-delà des étoiles il demeure nécessairement.

        http://www.youtube.com/watch?v=U8lpPZdBYL0&feature=related
        en couleurs…

  3. Hé bien, c’est gai !!!!
    Il doit y avoir quelque part sur la planète un village, une communauté qui tourne rond !!?

  4. Merci Monsieur Leclerc pour ce papier qui a, comme de coutume, le mérite de la clarté.

    De fuites en avant en complexifications les déséquilibre grandissent, la corde se tend.

    Connaissant assez le fond complètement à côté de la plaque de l’électorat ricain, le refus des financiers de lâcher quoi que ce soit, additionné à celui d’industriels incapables de sortir de la logique implacable de l’esprit corporates, avec le manque de burnes de politiques qui ne veulent que conserver leurs strapontins, etc… avez vous encore le moindre espoir qu’on puisse ressortir par le haut de ce binz mondialisé ?.

    En d’autres termes a combien quantifiez-vous les chances qu’on pourra éviter la grosse castagne, et surtout comment ?

    C’est affreux de sentir poindre ce sentiment global qu’il faudra toucher le fond, cycle du monde que les hypocondres formulent encore et encore sur la nécessité de la guerre.

    1. la guerre est déjà partie, et feu sur la Côte d’Ivoire, et feu sur la Lybie, les avoirs de la Syrie sont déjà bloqués …
      et après il y a encore de la marge, avec l’Iran et …..

  5. Je m’excuse de simplifier . Qu’est ce qui permet à l’Allemagne de se poser en ultime recours
    sinon son industrie , qu’elle a maintenu coute que coute , ses machines-outils .
    Nous nous sommes dans le luxe , ne pourait-on pas y ajouter quelque chose d’autre , méme
    d’une maniére colbertiste , TGV , Airbus …Histoire de pouvoir mieux négocier notre sort .
    Sur 4000 projets d’investissement en 2011 un seul en France .
    Nous avons de belle banques certes mais çà ne fait pas tout , la city laissons là au Anglais .

    1. La différence? L’euro est haut pour la France, et fort pour l’Allemagne. A même monnaie. Il n’y a qu’à regarder les balances commerciales. Différence de productivité. Et vu le poids de l’Allemagne dans la zone euro…

    2. Vous avez raison: il nous manque quelques industries et surtout projets.
      ( « quelques » est un euphémisme : la pays est une friche industrielle.)

      Les outils de prévisions et de planifications ont été détruits
      pour faire place nette à l’initiative privée.
      Or l’initiative privée est faiblarde, et il faut regarder les chiffres:
      vous êtes gestionnaire de fonds. Si vous investissez dans dans la création
      industrielle, en cas de succès, le retour sera au mieux de 4%,
      et l’immobilisation des capitaux est longue.
      La même somme placée dans la finance peu rapporter du 15%,
      tout en restant largement liquide.
      Il y a longtemps, un bateleur politico-médiatique l’avait dit:
       » 10 millions de Francs dans les affaires: les problèmes commencent.
      la même somme dans la finance: l’argent en retour tombe régulièrement. »
      Le choix est vite fait.
      C’est en ce sens que la finance détruit l’économie matérielle.

      Et l’initiative privée est quasi absente:
      si Colbert est connu pour son volontarisme industriel ( et sa manie
      du règlement concernant les esclaves, les ouvriers et les chantiers navals,
      mais c’est une autre question), c’est bien parce que l’initiative privée faisait défaut
      même quand elle était outrageusement favorisée.
      En tout cas, en vertu des traités signés et de l » idéologie libérale, le colbertisme
      c’est fini – j’en vois qui se frotte les mains…

      On est mal barré du côté lutte contre le chômage. Et les handicaps sont plus profonds
      qu’en apparence. Il y a au moins la haine délirante de l’éducation nationale
      pour l’apprentissage et la formation technique. Il faut y rajouter
      le violent désintérêt pour ce qui est technique et technologique montré par les intellectuels.
      Un type qui sort d’une usine ne peut qu’une sombre brute, imperméable
      à la culture et bas du front.
      Les chômeurs attendront: seule une industrie riche et diversifiée serait capable
      d’employer toute cette créativité mise en attente.

      1. @ daniel
        Largement d’accord avec vous; l’initiative privée est marginale et, pour ne pas être anarchique ou contreproductive, ne peut se développer que dans le cadre de l’initiative publique. Que l’état initie de grands travaux, en définisse et trace les structures dans les néo énergies, les technologies, les outils de connaissances… et la sous traitance privée aura du grain à moudre.
        De plus, chaque PME/PMI devrait disposer d’un pôle de R&D, soit en interne, soit mis à sa disposition ( gratuit ou à faible coût) par la région.

      2. Nos docteurs sont pour la plupart expatriés. Sarko les a bannis du territoire. Nous en aurions grand besoin dans nos entreprises.

      3. « la haine délirante de l’éducation nationale pour l’apprentissage et la formation technique »
        On a l’impression que vous ne connaissez pas le système éducatif. Ou alors, comme beaucoup de gens, que ne l’envisagez que sous l’angle de votre seule expérience. Pourtant ce type de formation existe bel et bien, et en masse… C’est juste qu’il proprement méprisé. Et le mépris pour ce type de formation vient en général de la population elle-même: allez dire à une mère de famille que son fils va devoir rentrer dans un lycée professionnel ou un CFA (ben oui on n’a pas juste besoin d’ingénieurs) , cela sera vécu comme un drame, une régression. Surtout si c’est pour une formation proprement technique.

      4. de olivier:
        « C’est juste qu’il proprement méprisé. Et le mépris pour ce type de formation
        vient en général de la population elle-même:  »

        à olivier:
        Je ne vois pas de contradiction entre ce que je vois d’expérience
        et ce que vous dites.
        Bien sûr qu’elle existe, cette Education Technique et Technologique.
        Il n’est pas possible de faire autrement.
        Mais elle existe en dehors de l’ éducation nationale ou contre son gré.
        Elle n’a jamais voulu s’en charger loyalement.
        Et elle ne fait que refléter les préjugés communs, une prévention
        qui « vient en général de la population elle-même ».

        J’ai une assez longue expérience de l’ éducation nationale , en tant qu’usager
        et parent d’ éléves. De plus, ma fille ainée a été prof de maths et est maintenant
        Principale de collège. Je ne vous dit pas les discussions au sujet, par exemple,
        de l’abstraction introduite sans nécessité dans l’enseignement des maths au collège !

        Je suis un fana. de l’ AFPA. et j’ai bénéficié de son enseignement.
        J’en profite pour remercier tous les acteurs de cette remarquable institution.

        Un à-coté:
        Paul préconise le bannissement des « paris nus ».
        Une telle interdiction signifie une chute drastique des activités liées à la spéculation.
        Il chiffre la baisse à 80%environ. L’ activité classique d’une banque ne serait
        pas touché mais les « autres » . Plus ceux qui gravitent, intellectuellement ou par
        intérêts , autour de la spéculation, essentiellement pour la justifier
        ou la faciliter. Soit un cataclysme pour l’emploi, si cette décision
        était appliquée brutalement.
        C’est là ou l’AFPA pourrait jouer son rôle dans le flexibilité et le recyclage
        de tous les hauts personnages projetés sur le marché concurrentiel de l’emploi.
        L’ AFPA pourrait les aider à avoir une meilleure perception de ce qu’ils préconisent
        pour les autres; ils pourraient enfin parler par expérience de la mobilité sociale.

        L’ AFPA, un organisme indispensable. Même dans le recyclage bancaire…

    3. Même cela, les machines-outils, ne va pas durer… Et à qui les vendre, si les autres européens sont sur la paille, alors que la Chine et l’Inde commencent à en fabriquer elles-mêmes. L’Allemagne commence à être en plus mauvais état que ce qu’on veut bien nous “vendre”…

    4. Amusant de constater que l’industrie allemande semble être encore en Allemagne.

      Y a t il un problème de compréhension des rapports de force par nos élites ?

      Comment voulez vous favoriser l’investissement local quand les grands principes de gestion de l’ économie restent au niveau des discours quelque soit le parti politique au pouvoir.

      Bientôt il y aura davantage d’AIRBUS produit en Chine qu’en France
      La plupart des grands groupes français ont transféré leur siège social au Pays Bas pour des rasions fiscales.

      Les grandes sociétés informatiques françaises ont quasiment achevé la délocalisation de l’intégralité de leurs centre d’études et de développement. (ce qui donne le la pour l’illusion confortable concernant la pérennité du secteur tertiaire)

      Notre agriculture et notre pêche est en phase d’extermination ce qui achèvera notre industrie agro-alimentaire.

      Heureusement pour nous sortir de l’impasse un gisement inattendu de ressources fiscales a été découvert : les résidences secondaires et les tickets d’entrée d’Eurodisney.

      Continuons comme cela, et nous deviendrons bientôt un exportateur de matières premières.
      et de main d’œuvre. Nos enfants émigrés pourront ainsi envoyer de l’argent au pays pour rembourser la dette.

      1. alors investissons dans le fumeux projet de la carte d’identité et co (qui sait tout..) à puce
        car vive l’Etat policier (à l’intérieur)
        et acclamons les aventures militaires de notre président, celle passé en Côte d’Ivoire, celle présente en Lybie, celle dont il rêve future en Syrie car vive l’Etat policier (à l’extérieur)
        et puis dans cet perspective sécuritariste, ça nous fait déjà tellement de bons emplois à créer ..

    1. La différence entre L’Hagarde-arrière et l’Hagarde-avant, c’est qu’elle dit ce qu’on lui dit de dire en fonction de qui dirige la boutique où elle est employée …
      Aux zuesses ( = FMI en son triste état actuel …espérons avant fermeture, dissolution, dispersion, ventilation ), elle cause zuesses :
      « ouh, pouah, les vilains zeuropéens » …et, là, elle obtient une prime .
      Et, c’est tout.

    2. Il fut un temps où la France n’avait pas à se soucier de ce que pouvait raconter la direction du FMI.

  6. Mince alors !

    On dirait un zodiac qui n’a plus de zodiac que le nom …. les rustines ayant remplacé le caoutchouc.

  7. Effectivement, la solution est la restructuration voire le défaut sur les dettes. Mais pour que cela soit possible techniquement et accepté par les « petits épargnants », il faut que la puissance publique mette la main sur la banque centrale européenne et puisse contrôler les capitaux. Il s’avère que c’est strictement interdit par les traités européens. Il faudra pourtant s’en affranchir. Le temps est désormais compté…

    1. Je crois qu’il est inutile de se référer aux traités européens car cela fait belle lurette que la banque centrale européenne s’en affranchi.
      Les traités européens sont – à mon sens – devenus caduques.

      Il n’y a guère qu’au citoyen lambda qu’ils sont opposés pour mieux l’asservir.

      1. @Jeanpaulmichel

        Elle s’en est affranchie (partiellement) car c’était ça ou le gouffre mais tant qu’elle reste indépendante, avec pour seule mission de contrôler l’inflation, le sol sera mouvant pour l’euro et l’Union…Mais il est évident que les traités sont désormais totalement obsolètes.

      2. Mon sentiment est que les traités servent à donner une couleur « légale » aux décisions qui sont prises par les institutions alors que dans les fait elles sont souvent absolument illégitimes. En effet, au mieux le peuple n’est pas consulté et au pire les dirigeants vont à son encontre (cf traité de Lisbonne ou la politique libre-échangiste mise en oeuvre depuis 30 ans). Je me demande si il ne faudrait pas quitté cette Europe là pour en créer une nouvelle, démocratique, avec les pays qui le souhaitent.

    2. Les dernières personnes que l’on consultera sont les petits épargnants.
      Quel intérêt de consulter des gens qui confie stupidement leur argent à n’importe qui.
      Il est plus profitable de consulter les gros emprunteurs qui nous font vivre grassement.

  8. […] « en redistribuant la richesse, notamment fiscalement » […]

    Une refonte de la fiscalité fait-elle partie de la solution?
    Oui et plus, elle en est un préalable.

    Les « impôts » ( France) viennent de sortir une étude sur les niches fiscales.
    Pas de surprise : 50 milliards de manque à gagner pour l’ Etat, tous les ans.
    Pas de surprise encore : elles sont inefficaces et donc inutiles.

    Parmi les 50 milliards de cadeaux, 6 milliards retiennent l’attention:
    Ce sont des remises de chaâarges pour le personnel de maison.
    En profitent principalement : les 10% les plus riches fiscalement.

    Ce que disent ces chiffres, c’est que donner de l’argent aux riches
    ne sert à rien. Pas d’emploi en plus, pas d’ initiatives créatrices, pas d’ascenseur social,
    rien qu’une thésaurisation stérile avec fuite dans les paradis financiers,
    Au final , rien qu’un pays mis en coupe réglée dans ses oeuvres vives.

    La doxa libérale au nom de quoi ces cadeaux sont faits est inopérante.
    C’est une monstrueuse gabegie -monstrueuse vue la souffrance sociale infligé-,.
    pour le bien d’une minorité déja bien pourvue.

    Si on rajoute les gains mécaniquement induits par les emprunts d’ Etat
    on voit que ces gens là font pognon de tout…

    Soit ce service des impôts est un repaire d’ultra-gauchistes irresponsables,
    soit le peuple est bien fatigué,- fatigué politiquement et désabusé moralement-
    car ces 50 milliards sont LA solution à un désendettement crédible et progressif.
    Tout le reste n’est que brouillard idéologique, en particulier la « rigueur »
    telle qu’un « plan » récent essaie de nous faire ingurgiter…

    1. Bien sur, voter Sarkosy c’etait porter assistance aux plus riches et aujourd’hui certains parmi eux trouvent cela un peu inquiétant d’être montres du doigt et bientôt livres a la vindicte populaire.

    2. Mais enfin, Daniel, vous ne voudriez tout de même pas que je ne puisse déduire de mes impôts mon jardinier, le majordome, ma gouvernante et ainsi de suite!
      par contre, évidemment, il est hors de question de déduire les cotisations des mutuelles santé complémentaires….pour ce qui me concerne, je ne déduis pas ma cotisation au golf de Saint Nom la Bretèche,donc la rigueur fiscale est ainsi partagée par tous.

      1. il n’y a pas que les très riches qui bénéficient de réduction d’impôts pour la garde des gosses, le ménage, le jardin et co
        mais ce qui est sûre, c’est que les non-imposables eux qu’ils soient jeunes avec des enfants à garder, vieux avec besoin d’une aide-ménagère, n’ont aucunement droit de ces réductions d’impôts, et quoique moins riches les payent eux plein pôt
        (où alors sinon ils rentrent dans la catégorie des cas sociaux, alors là on leur concède sans doute, peut-être une aide, il faut remplir des dossiers ….
        car sait-on jamais …

      2. @cecile

        C’est tout l’intérêt de la réduction d’impôt.

        il faut avoir potentiellement une grande surface imposable
        pour pouvoir bénéficier au mieux des réductions fiscales
        et arriver finalement a ne pas en payer du tout.

        Profitez de la journée du patrimoine pour visiter les belles demeures que vous financez avec vos impôts pour entretenir le patrimoine « historique » privé de nos élites.

        Curieusement si pour des raisons de solidarité nationale ce type d’aide était suspendue pendant cinq ans je ne suis pas certain que ces demeures tomberaient soudainement en ruine. De plus, on pourrait publier la liste nominative des bénéficiaires et les sommes allouées comme on l’a fait pour les agriculteurs et les subventions européennes.

  9. A mon humble avis, nous devrions agir sur la nature humaine et notamment sur son âge mental, qui actuellement est de 10 ans …

    1. ^@ xian:
      « De la nature humaine (Thomas Hobbes) »

      S’efforcer, c’est appéter ou désirer
      Se relâcher c’est sensualité
      Regarder ceux qui sont en arrière, c’est gloire.
      Regarder ceux qui précèdent, c’est humilité.
      Perdre du terrain en regardant en arrière, c’est vaine gloire.
      Être retenu, c’est haine.
      Retourner sur ses pas, c’est repentir.
      Être en haleine, c’est espérance.
      Être excédé, c’est désespoir.
      Tâcher d’atteindre celui qui précède, c’est émulation.
      Le supplanter ou le renverser, c’est envie.
      Se résoudre à franchir un obstacle prévu, c’est courage.
      Franchir un obstacle soudain, c’est colère.
      Franchir avec aisance, c’est grandeur d’âme.
      Perdre du terrain par de petits obstacles, c’est pusillanimité.
      Tomber subitement, c’est disposition à pleurer.
      Voir tomber un autre, c’est disposition à rire.
      Voir surpasser quelqu’un contre notre gré, c’est pitié.
      Voir gagner le devant à celui que nous n’aimons pas, c’est indignation.
      Serrer de près quelqu’un, c’est amour.
      Pousser en avant celui qu’on serre, c’est charité.
      Se blesser par trop de précipitation, c’est honte.
      Être continuellement devancé, c’est malheur.
      Surpasser continuellement celui qui précédait, c’est félicité.
      Abandonner la course, c’est mourir.

      Pas très engageante la nature humaine brute de fonderie !

  10. Je ne voudrais pas vous décourager dans votre combat ni jouer les trouble-fête, surtout que le soleil n’a pas été franchement au rendez-vous cet été, paraît-il, et que l’automne commence déjà à poindre à l’horizon. Mais je suis rentré avant-hier de deux mois de vacances que j’ai passés dans plusieurs pays étrangers, européens, américains et asiatiques. Bien qu’encore un peu déboussolé, je puis apporter un témoignage à chaud. Vous voudrez bien m’en excuser par avance, mais le voici : nulle part je n’ai été amené à constater que le captialisme fût en train d’agoniser. Voilà, c’est plutôt brutal et inattendu, je le reconnais, mais c’est ainsi. Certes, on sent bien ici et là qu’il a essuyé des contusions, le capitalisme, quelques écorchures aux genoux. Mais ce n’est pas parce qu’on trébuche une fois qu’on se met aussitôt à agoniser, à moins d’être d’une constitution particulièrement chétive, ce qui n’est pas le cas du capitalisme, ainsi que vous le savez. Bref, aucune agonie, ni même un quelconque début de malaise ou d’indisposition. Voilà, il me semblait important de vous apporter ce témoignage. Si au cours d’un prochain périple, je constate un changement dans le capitalisme, je ne manquerai pas de vous en tenir informé.

    1. Je ne sais pas quels milieux vous avez fréquenté durant vos vacances mais il semble que la situation n’est pas prête de s’arranger dans la vraie vie malgré vos constatations …

      http://www.20minutes.fr/ledirect/776292/economie-mondiale-ministre-allemand-finances-promet-7-ans-vaches-maigres

      Si on nous promet 7 années de vaches maigres c’est que la réalité est bien supérieure.
      Et bien naturellement tout ceci se passera dans le calme et la bonne humeur.

      Laissons le temps à la  »maladie » d’incuber, on en reparle dans quelques mois voire … semaines.

      1. @Duchesne

        Vous auriez du enlever les Ray-Ban avant d’observer, on ne voit pas tous les détails sinon…

    2. Entièrement d’accord avec toi! Le capitalisme (qui doit sans doute être réformé), n’est mort que dans la tête des français formés à l’école marxiste et qui n’ont jamais rien compris à l’économie.

      1. Zenith, vous au moins vous savez prendre de la hauteur ! Les Français vont avoir besoin de politiques de votre trempe ; que suggérez-vous comme réformes ?

      2. En attendant, les marxistes ont une explication de la crise.
        Les économistes du système, eux, ont passé leur temps à se cacher les yeux
        pour ne pas la voir arriver, puis annoncer sa fin tous les trimestres.
        Heureusement, qui n’aime pas les bouffons ?

      3. Le capitalisme (qui doit sans doute être réformé)

        Ça tout le monde est d’accord.

        français formés à l’école marxiste et qui n’ont jamais rien compris à l’économie.

        Là par contre… C’est, pardonnez moi l’expression, bête et méchant. Voir imbécile.

        Un Troll bien laid et bien aigri en effet 😀

      4. Il y a même un journal anglais conservateur qui dit que Marx avait raison!
        Mais où va t’on Marie Chantaale?

    3. Tout dépend de vos fréquentations et de vos sources d’information.
      Et vous devriez savoir que la b-a-ba de l’hospitalité c’est de faire en sorte qu’aux yeux de l’invité tout paraisse allez pour le mieux.

    4. Je ne sais pas ce que vous faites pour avoir les moyens de prendre deux mois de vacances ni votre degré de naîveté pour le proclamer mais c’est pour le moins choquant . Moi je n’en ai pas pris du tout faute de moyens tout en bossant 70 heures par semaine!

    5. C’est marrant je suis en train de faire le meme genre de voyage (Europe, Asie, USA ) mais depuis 1 an et seul les premiers mois furent des vacances. La difference est donc que j’ai bosse ( et bosse toujours ) a l’etranger mais ce n’est pas la seule, mes conclusions etant bien differentes.
      Vous devez simplement comprendre que lorsque l’on va en VACANCES quelque part on ne peut en aucun cas juger de la situation economique reelle, lorsqu’on y bosse et qu’on y reste plusieurs mois on peut en avoir une petite idee ( qui n’est pas forcement exacte je le reconnais ).Tout ca pour vous dire que partout ou je suis alle, j’ai assiste AU MIEUX a un ralentissement de l’activite economique qui s’accompagne sytematiquement de previsions sombres. Etant donne que tout ce que j’ai vu etait lie de pres ou de loin au commerce avec le monde occidental, si celui-ci continue de chuter tout le reste suivra….

    6. Monsieur butine ? à droite, à gauche, un coup l’Amérique un coup l’Asie un coup l’Europe. C’est trop bon hein ? J’ai dû vous voir passer dans votre superbe carlingue en fer blanc. Sa divine apathie sa divine athambie sa divine aphasie nous aime bien à quelques exceptions près on ne sait pourquoi…
      Ce type va bientôt nous prendre pour la post-humanité. ÉH OH MACHIN QUAND C’EST TI QU’TU DESCENDRAS DU CIEL?

    7. Hélas, ce Duchesne là n’est pas le père Duchesne, sang dieu !

      on lui dit de regarder à droite, il regarde à droite, l’est point contrariant …passe à coté des clochards, sans les voir, fréquente même peut-être uniquement les rupins d’ici, de là-bas et d’ailleurs, ne regarde pas ce qui dérange : c’est contraire à ses principes …fonctionne en vase clos, même mondialisé .
      voilà pourquoi la mondialisation ultra-libérale, c’est louche …

      1. Je l’ai reconnu, c’est le petit Canard-Duchêne qui barbote dans les eaux du château de Versailles.
        Champagne !

    8. Ah ! Monsieur Duchesne ! Pourquoi donc etre allé chercher si loin ce que vous pouviez trouver dans notre pays et qui est en conséquence amplement exposé dans Le Figaro ? Pour vos prochaines vacances – décembre et janvier, je suppose – faites donc d’une pierre 2 coups et essayez la Suisse. Vous serez moins perturbé par le décalage horaire et vous améliorerez votre bilan carbone.

    9. Oui tout va bien Madame la Marquise, mais comme en mai 1940 où on disait à la terrasse des cafés de Saint-Germain à Paris que les Allemands ne passeraient jamais la ligne Maginot, comme en …

      L’impensable arriva. Pourquoi ? A cause des multiples causes interdépendantes en cours de murissement. Idem pour la crise du monde matérialiste scientiste financier occidental qui dégénère. Quand va t-il s’effondrer et avec lui tous les autres pays qui ont eu la bêtise de le copier ?

    10. La vision de Duchesne n’est pas complètement fausse. Il se trompe à mon sens sur le fait que rien ne menace à l’heure actuelle le capitalisme. Il est malade et gravement. Crise mondiale il y aura. Mais à l’arrivée le capitalisme n’aura pas disparu. Le renouveau impliquera peut être un contrôle plus strict par les autorités……. dans un premier temps. Puis la nature humaine reprendra petit à petit le dessus et le désir de posséder de plus en plus redeviendra la norme jusqu’à la chute suivante et ainsi de suite.

      1. Peut être Duchesne a t’il raison, le capitalisme n’est pas à l’agonie, il mue, il souffre pour perdre sa peau de capitalisme social pour devenir un capitalisme de l’ècole de Chicago, toute une génération de think tanks abreuvée des idées de Milton Friedman aide pour enlever les restes de l’ancienne peau. Une fois les masses populaires ecrasées sous la dette publique, sans filet de protection sociale et acceptant de salaires de survie ( pas pour tout le monde) le capitalisme 2.0 qui est en fait une variante du fachisme 1.0 va pouvoir prendre son envol….

    11. Je viens également de passer deux mois à l’Etranger, et je crains de devoir dire que vous ne fûtes point le meilleur des observateurs.
      Pourtant, mes deux mois, je les ai passés dans ma ‘troisième patrie’, un pays en pleine expansion économique, la Colombie, dans un continent guère touché par la crise financière depuis 2007. Un des plus beaux pays du monde, du reste.

      Et pourtant, pour qui sait observer et qui a des liens avec les autochtones, sous la surface, il s’en passe des choses. La crise globale que s’offre l’humanité – je ne parle point simplement des péripéties financières – n’y est point à un stade aussi avancé qu’ailleurs; le pays ayant le bonheur d’être immense et encore relativement peu peuplé, son empreinte écologique n’a pas encore dépassé ses capacités régénératrices, quand le reste du monde les a franchies depuis plus d’un quart de siècle.
      Mais il y a ces multiples détails : le mode de vie américanisé des classes aisées, de plus en plus incapables de faire quoi que ce soi sans la bagnole, l’airco etc; et donc, un gaspillage énergétique de plus en plus massif; des masses de déchets plastiques toujours plus grands; une extension toujours plus grande d’une agriculture chimique mortifère… Ces pêcheurs sur la côte qui, en raison de la surpêche, proposent en grillade aux touristes des poissons coralliens herbivores, en lieu et place des carnassiers jusqu’à présent consommés mais désormais disparus; la conséquence en sera, de plus en plus, une prolifération des algues jusqu’alors contenues par ces poissons brouteurs, et donc un étouffement des récifs coraliens et à terme la mort de tout l’écosystème.
      Et puis ces amis qui travaillent dans le système financier ou d’autres positions économiques clefs, depuis lesquelles ils voient s’accumuler de gros nuages et s’empressent d’investir leurs actifs et économies dans des biens tangibles, terres agricoles et autres.

      Non, vraiment, lorsqu’on ne se contente pas de faire paresseusement le touriste, mais que l’on observe et interroge, on se rend compte que tout est interconnecté, qu’un système économique fondé sur l’expansion et la destruction infinies dans un monde aux ressources finies n’est pas viable à terme, et que c’est toute l’oikoméné qui est en danger. Que l’humanité est confrontée à une crise totale, qui n’en est qu’à ses débuts.

      Alors après, cela signifiera-t-il simplement la mort du capitalisme, faute de ressources à piller et de terres à conquérir, ou bien la mort de l’humanité elle-même? L’avenir le dira, mais ce sera de toutes les façons un avenir sombre et sanglant.

      1. Je connais bien la Colombie aussi; Vous auriez pu de même citer la culture de la canne à sucre.
        Les ingenios (sucreries) ont racheté les terres aux petits paysans tout en leur offrant un travail. Ceux-ci y ont vu la fin de la pauvreté. Mais devenus journaliers, ils l’ont quittée pour entrer dans la misère et la précarité. Les cultures vivrières ont disparu pour céder la place à une agriculture extensive bourrée d’engrais, et destinée essentiellement à la production de carburant. Mais la canne est très exigeante en eau. Sous la vallée du Cauca s’étagent 3 aquifères. Le 1er est maintenant asséché. Selon un connaisseur il reste 10 à 15 ans d’eau.
        La guérilla sert de prétexte à l’état policier et à la corruption considérée comme moindre mal; la corrupiton sert de prétexte à la guérilla.
        Et une ouverture progressive des frontières qui ne profite qu’aux plus hautes strates.
        Bref, un pays du sud presque normal.

    12. Tout à fait, pour la classe moyenne haute, dont vous faites peut être partie, ce n’est pas près de se voir encore, il y a de la marge. A contrario, pour les plus pauvres, ça fait longtemps que tout est à l’agonie. C’est un ressenti très personnel en fait. Ou alors, il faut savoir retirer ses oeillères et prendre du recul, ce qui n’est vraiment pas évident. La partie visible de l’iceberg est encore d’un blanc à peu près immaculé et éclatant sur son sommet, vous avez de la chance de pouvoir l’observer d’en haut, profitez en bien.

  11. Ceux qui sont aux affaires et ceux qui aspirent à y être savent bien qu’un jour, peut-être très proche, il faudra faire un défaut plus ou moins général.
    Il faut donc que la domination prépare le terrain en supprimant tout ce qui demeure ici ou là comme « avantages sociaux » et en préparant un nouvel ordre dans lequel les évolutions politiques des deux derniers siècles n’auront été qu’une parenthèse.
    Quand la politique aura disparu, ceux-là s’imaginent qua la question sociale ne pourra plus être posée, son concept ayant disparu dans le langage, la rêgle d’or et la gouvernance ayant remplacé une démocratie dont il est facile de voir qu’elle est en fin de vie.
    Ainsi, les propriétaires du monde imaginent réellement proche cette fin de l’histoire à laquelle ils aspirent.

    1. J’ai vraiment l’impression que vous vous racontez des histoires Bernard James. Nous sommes combien sur terre ? Et vous croyez encore à cette fable, à cette réalité là ? Je veux dire, celle qu’on vous raconte, véritable cauchemar d’une pensée unique. Alors qu’il y a 7,5 milliards d’êtres humains comme autant de vouloir vivre. Ma parole, vous suivez à la trace la bête qui vous hante, Marlowe.

      1. Il y a quelques siècles, un grand auteur, contemporain et rival du premier Marlowe disait :

        Nos vies sont tissées de l’étoffe dont sont faits nos rêves.

        Suivre à la trace la bête qui me hante me paraît bien préférable à la misère d’obéir aux ordres qui me sont donnés, et aux quels un grand nombre de contemporains semblent obéir.

  12. « Angela Merkel enfonce le clou en réclamant une plus grande implication de la Cour de Justice de l’Union européenne, qui devrait selon elle être en mesure d’exiger des États qu’ils revoient leurs prévisions budgétaires si elles ne sont pas conformes avec le plan de stabilité. »

    Cela ne me choque pas. Désolé

    1. Pour comprendre l’inanité de la position de Merkel, il faut savoir qu’un tribunal ne trouve son efficacité que dans la disposition d’une force armée capable d’exécuter par la force sa sentence.
      Mettons, par exemple, que la Belgique ou la France, pourquoi pas, se fasse condamner et refuse de s’exécuter volontairement. Que peut faire Merkel. Envoyer la Wehrmacht ? Heu, la Bundeswehr, pardon.

      1. Il n’empêche : en finir avec des budgets bidons, basés sur des prévisions fumeuses, ne peut faire de mal à personne. Le fait que vous évoquiez l’obligation d’une force armée pour imposer ce minimum d’honnêteté prouve bien que nous sommes dirigés par des … par des quoi, déjà?

      2. A partir du moment où un accord a été trouvé et signé (plan de stabilité), pour quelle raison, à son propre niveau (pays), ne pas l’appliquer?

        Parce que l’on ne le peut même pas, dans la réalité?

        Si c’est ça l’explication: les jours de l’Europe, telle que nous la connaissons actuellement, sont comptés.

        Pour répondre à votre question: ce que peut faire l’Allemagne? Quitter la zone euro. Tout simplement

        Cordialement

      3. Tout à fait d’accord avec Igor.

        Les lois ne contraignent que ceux qui les respectent, c’est à dire pas grand monde.

        Le quotidien est plutot pavé de privilège, de dérogation, et de délits.

    2. Cela me choque car cela signifie la fin totale de la souveraineté des Etats. Et donc de la démocratie. Je suis certain que les Peuples ne se laisseront pas faire. Et pour éliminer le risque extrême-droite, une seule solution : fédérer les citoyens au niveau européen autant qu’au niveau national. Ne voit-on pas naître ici et là des « indignés » dans tous les pays de l’Europe? Aujourd’hui j’en ai la ferme conviction : seule l’irruption d’une telle force au niveau européen peut changer qqchose. Les solutions classiques nationales ont toutes été épuisées, on en voit les limites à chaque sommet européen ou mondial. La seule question est : « quand? »

      1. fin totale de la souveraineté des Etats [..] et de la démocratie

        dites -vous. Comme vous y allez !
        Elie Cohen à C dans l’air disait récemment : « Si les gouvernements veulent recouvrer leur pleine souveraineté et ne plus dépendre des marchés financiers, ils n’ont qu’à voter des budgets en équilibre ». Tout est là…

      2. Reste au moins une personne pour prendre au sérieux Elie Cohen,
        le champion du plantage en prime time…
        Des mois que personne n’avait osé s’y référer.
        Humour deuxième degré ?

    3. Eh bien moi, si.
      D’abord parce que la construction d’un budget ne relève pas des compétences communautaires. D’où l’incompétence de la cour. Et qui la saisirait ? Dans quels délais ? Pour un jugement rendu au bout de combien de temps ? Qui en forcerait l’exécution ? Autant mettre tout de suite en vacances définitives nos parlements, ce serait moins hypocrite ! Il y a déjà des sanctions prévues pour le non respect des critères de Maastricht, sur lesquels d’ailleurs tout le monde s’asseoit sans vergogne. Faut’il rappeler qu’un déficit annuel de 3% a été accepté? Les rédacteurs auraient quand même pu s’attendre à ce que 3% + 3% + 3%, ça finisse par faire beaucoup au bout d’un moment! A quoi ça sert de rajouter des contraintes quand on fixe des règles débiles et qu’on ne les fait pas respecter ?
      Ensuite, parce que le consentement à l’impôt par la souveraineté populaire est le fondement de la démocratie française. Le parlement, composé des représentants du peuple, vote et contrôle le budget. Si on veut que le contrôle soit effectué par quelqu’un d’autre, pourquoi diable avoir fait la Révolution qui a enlevé ce pouvoir au monarque pour le rendre au peuple ?

      1. L’essentiel, « en bon gestionnaire »? Que le taux de déficit (MAXI de 3%, selon les engagements pris) soit inférieur au taux de croissance. Structurellement, on en est loin, en tout cas dans certains pays…

        Quant au problème de souveraineté, pourquoi alors avoir signé un pacte de stabilité, si on ne pouvait pas s’y tenir, ou encore pire, on n’avait pas l’intention de le faire? Pas très fair-play « vis-à-vis des petits copains »…

      1. Si ça se trouve selon les propos de Jérémie spécialement revenu pour la circonstance sur le blog, Angela Merkel n’est pas non plus la plus Angelique des femmes actuelles. Je n’irais quand même pas jusqu’à dire qu’elle est bien la plus bête, difficile parfois de faire un choix sur les marchés, mais qu’elle est donc la plus bête des femmes politiques de notre temps ? Moi en France j’hésite encore entre Mme Lagarde et l’autre grande nunuche de la politique, si si je vous assure ça fait parfois grand peine à voir lorsqu’on les observe en coupant le son.

        Ha si seulement ce n’était pas toujours la femme qui rechercherait systématiquement à porter la culotte à la maison, le monde serait certainement plus autre sans autant de femmes de pouvoir et d’influence, très mysogine en plus le pauvre Jérémie, mais pourquoi donc il ne lit plus guère aussi femme actuelle ?

        Peut-être même que la très grande bétise du monde en politique ne vient pas toujours que des hommes, mais bien un peu de la femme d’influence recherchant bien encore à savoir mieux se vendre corps et Ame en politique, se sentir plus supérieure aux autres, les pauvres hommes sont toujours si bêtes à voir, pauvre France.

        C’est bon pour les marchés, c’est bon pour la femme actuelle, pour ça d’ailleurs que le pauvre Jérémie n’est plus guère bien apprécié pour sa très grande pauvreté d’esprit, et dire que l’Allemagne ose encore aujourd’hui nous faire principalement la leçon de conduite et de raison, et bien dis donc ils ont grandement avancés en matière de modestie et d’écoute de l’autre en Europe.

        Il y a déjà tant de faux prophètes aussi bien dans votre propre tête Mme Merkel.

    4. Entretien d’Alain Juppé avec le quotidien « Le Parisien » (27 août 2011)
      extraits
      « Comment la France va-t-elle accompagner la transition en Libye ?

      La conférence des amis de la Libye que nous organisons le 1er septembre a pour objectif la reconstruction du pays. Nous attendons que le Conseil national de transition précise sa feuille de route politique et formule ses demandes. Il faut bâtir un Etat de droit, remettre en route la production pétrolière…

      La France sera prioritaire dans les marchés de la reconstruction ?

      Nous serons sur les rangs. Le CNT vient de déclarer qu’il s’adresserait prioritairement aux pays qui l’ont aidé. Quand on m’interroge sur le coût de l’opération – le ministère de la Défense parle d’un million d’euros par jour -, je fais remarquer que c’est aussi un investissement sur l’avenir. Les ressources du pays ont été confisquées par Kadhafi qui a accumulé des stocks d’or. Cet argent doit servir au développement de la Libye. Une Libye prospère sera un facteur d’équilibre pour toute la région.  »

      « Avec la tempête financière qui dure la zone euro est-elle en danger ?

      C’est une crise de surendettement mondial, on a vécu à crédit partout. La situation reste fragile. Quand on reproche au président de la République d’être en décalage par rapport à ce qu’il disait en 2007, je suis stupéfait : c’est comme s’il n’y avait pas eu en 2008 la plus grave crise économique depuis un siècle. Il est normal de s’adapter aux circonstances nouvelles. Pour un Etat comme pour un ménage le surendettement est mortel. Il faut donc serrer les dépenses et se procurer des recettes supplémentaires, ne pas laisser déraper les déficits. Le Parti socialiste se grandirait s’il acceptait cette réalité, surtout au moment où le gouvernement socialiste espagnol va adopter la règle d’or. Si le PS appliquait les promesses que ses candidats font pour les primaires, je ne donnerais pas trois mois de survie à l’économie française : les agences de notation sont là, les marchés aussi. »

      http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/article_imprim.php3?id_article=94832

  13. « la restructuration globale de la dette »

    « stopper la machine à produire de la dette en redistribuant la richesse, notamment fiscalement, et d’interdire sans autre forme de procès les produits et transactions financières spéculatifs »

    Un personne à réussi cela il y a longtemps, il vivait du côté de la forêt de Sherwood.

    1. Ce mec me plait assez au début de l’histoire.
      Mais à la fin, il se rallie à un Roi Richard (sic) providentiel qui va tout arranger et lui laisser 10%.

  14.  » Annonciateur d’un nouvel irrésistible épisode européen, la croissance espagnole vient à nouveau de ralentir, atteignant 0,2 % au deuxième trimestre selon l’Institut national de la statistique. Elle est tirée par la demande extérieure, qui ne compense que partiellement le ralentissement de la demande intérieure. L’emploi continue de décroître et le chômage officiel atteint 20,89 %  »

    Il est marrant de voir que ce sont les néolibéraux qui deviennent les adeptes malgré eux de la
     » décroissance « … Ils arrivent à inventer dans les faits ce qu’ils refusent par idéologie.

    Pas sûr cependant que « les gueux » aillent contempler benoitement l’ été prochain le Yacht Club d’Antibes ou de Monaco avec le même sourire niais et la même désinvolture nonchalante et attentiste…

    1. Jeff, m’est avis que tant qu’il pourront continuer à le faire en suçant des glaces il ne leur viendra pas à l’idée de renvoyer tout ce beau monde mouiller aux Bahamas.

  15. Ce ne semble plus être une fuite sans fin, c’est devenu un mode de fonctionnement normal pour ceux qui croient encore entretenir le fonctionnement du système jusqu’au dernier bout du bout du bout….

    Lorsqu’un système doit finir de fonctionner c’est :

    – soit parce qu’il y a une intervention extérieure à ce système,
    – soit parce que ceux qui dirigent ce système, quels qu’ils soient, n’ont d’autre choix que de décider de faire imploser volontairement ou par renoncement à agir de façon réaliste

  16. La question se pose très sérieusement aujourd’hui : faut-il sauver les états, moribonds d’avoir voulu eux-même sauver les banques ?

    Ou faut-il au plus vite les précipiter dans leur chute et construire de zéro un autre système social ?

    1. Merci lisztfr, c’est excellent !
      Sarko et Merkel au chevet de Frankeinstein, vraiment impayable !

  17. Je viens d’explorer les sites des différents candidats PS.
    Aucune des principales propositions de ce site, premier site économique au top je sais plus quoi, n’est explicitement reprise :
    – rééquilibrage des revenus travail-capital;
    – interdiction des paris financiers;
    – nouveau système monétaire international.
    On fait dans le flou ou dans l’anathème, mais pas de solution simple et:ou concrète.
    C’est à désespérer ou à se demander : « Qu’est-ce qui les en empêche ? »
    J’en arrive à la conclusion que c’est la faute à Jorion. A cause de lui je comprends trop bien ce qui se déroule sous nos yeux (flippant votre article Monsieur Leclerc) alors qu’il est si simple de dire que taxer les riches (ça peut pas faire de mal et c’est surement nécessaire, mais ça répond pas au problème de fond) suffira à tout arranger. L’idée qu’on ne puisse pas réparer ce système qui s’écroule sous le poids de ses rustines ne doit pas être électoralement correct.
    Me reste (je me crois encore de gauche) à essayer de deviner lequel a le mieux compris la situation mais n’ose pas en causer devant des micros.
    Plouf, plouf…

    1. Si le système n’est plus réparable, à quoi sert de voter ?
      Dialectiquement, si un menteur persiste à vous faire voter, entre autre pour maintenir la fable que nous vivons dans un pays démocratique, il doit affirmer que le système est réparable.

      Avez vous compris ?

      1. Mais il n’est pas certain qu’un leader se révèle par la dialectique . Ni un peuple d’ailleurs .

        Vivez vous en famille par la dialectique ?

      2. « Un menteur dit : « Je mens ». En disant : « Je mens », il dit la vérité. Donc, la disant, il ne ment plus. Dans ces conditions, il ment encore, mais s’il ment, ce n’est que parce qu’il dit la vérité en avouant être un menteur. Par conséquent, disant la vérité lorsqu’il reconnaït mentir, il redevient menteur en prétendant qu’il ment. Conclusion : On peut mentir parce qu’on dit la vérité, et inversement, dire la vérité lorsqu’on ment. » Une saison chez Lacan, P.Rey, p162

      3. Si tu dis qq chose de vrai , tu sera pendu …….Si tu dis qq chose de faux , tu sera décapié …
        Que dis tu ?

      4. A MM,

        A MM. : vous écrivez « On peut mentir parce qu’on dit la vérité, et inversement, dire la vérité lorsqu’on ment. » Une saison chez Lacan, P.Rey, p162″

        La conclusion que tire lacan sur le paradoxe du menteur s’ applique au réel quand il dit la phrase ce dessus.

        Or ce  » menteur » est une créature de la pensée, une conception fausse.
        Un tel menteur qui mentirait toujours, n’ existe pas dans le cadre reel ou lacan tire ses conclusions.

        Il est inutile de spéculer sur les conséquences réelles de ce qu il peut dire ou ne pas dire (le menteur). Les seules conséquences réelles sont celles dues a la crédulité de ceux qui adhèrent a ce genre de chimères, sorties de leur cadre pour un usage bien réel.
        Ces conceptions peuvent etre fignolées au pixel près.
        Ensuite, on nous les vends.
        Je m étonne de la médiatisation de la créature  » les riches qui veulent payer des impôts »
        Ils viennent d’ etre copieusement ridiculisés par le candidat en tête du Ps.
        Cette créature est conçue a partir de quelques éléments réels.
        Les décisions concernant ces créatures vont s appliquer a tous ceux que l’ on fera entrer dans la case « riches ».
        On ne parle pas de cela.
        Il n y a pas si longtemps il a été dit en substance que :  » riche c est a partir de 4000 euros par mois ».
        Ces riches là, bien réels, n ont pas accès aux paradis fiscaux, ni a la monnaie centrale émise en masse. Ils sont les seuls a payer, payer , payer encore et toujours. Il n y a plus de réélle différence de train de vie entre un tel revenu et un revenu « assisté » ( priorité crèches, aides au logement , cheques ceci-celà…).
        Ces politiques sont les gestionnaires d’ une situation qui les dépasse. Ils feront le spectacle tant que la bête chancelante tiendra sur ses pattes.
        Ce n’ est pas la bonne méthode, cette methode va décevoir encore, le mur du réel approche.
        Il faut parler monnaie, paradis fiscaux européens, accès aux matières premières, alliances etc.., ne serais-ce que pour négocier la baisse de la facture de la mondialisation pour les Français.

        Si on ne peut parler de cela, alors il ne faut pas se plaindre, le peuple reportera tot ou tard sa colere sur lui même.

      5. Ibhf nirm rpubhr n qrpbqre prggr cuenfr
        Pour ne pas lire la phrase ci-dessus, n’utilisez pas l’algorithme rot13 😉

        Paradoxe du menteur

        Le paradoxe du menteur devient plus intéressant lorsqu’on en considère la version suivante : « Je mens en ce moment même ». Si la phrase est vraie, alors c’est qu’elle est fausse. Mais si elle est fausse, alors elle devient vraie !
        Cela indique que quand une phrase peut se prendre elle-même pour énoncé, cela peut conduire à une situation instable (voir pangramme autodescriptif).
        Cette phrase réalise une action du fait de son énonciation, c’est une contradiction performative. Autre exemple : « je suis mort » (si je parle c’est que je suis encore vivant).

        Et pour Onc’ Paul 😉

        Ainsi Kurt Gödel fait référence explicitement au paradoxe du menteur dans l’article de 1931 sur ses deux célèbres théorèmes d’incomplétude : pour établir la preuve du premier théorème d’incomplétude, il parvient à coder une certaine forme de ce paradoxe du menteur (où cependant la démontrabilité remplace la vérité). Il n’y a plus paradoxe, mais on montre que l’énoncé ainsi construit n’est pas prouvable (et pour d’autres raisons, sa négation ne l’est pas non plus).

      1. En des temps moins extravagants, on aurait pensé que voter pour un candidat qui ne sera pas élu est une étrange affaire.

      2. Tous se sont couchés dans le passé devant des gouvernements pro-capitalistes,
        et continuent de le faire dans leurs programmes, seulement « à gauche »
        en parole pour vendre des suffrages contre autant d’oeufs de caviar.
        C’est le business des politiciens professionnels.

    2. Le jeu électoral est de réussir à faire croire que le père Noël pour nous, Robin des bois pour les anglo et le Qi Qong pour les asiatiques sont opérationnels pour nous tirer d’affaire.

    3. Les réponses de la gauche de gouvernement sont comptables, sans idéologie et surtout sans utopie créative. La social-démocratie dans toute sa splendeur. Son rôle consiste à mettre des emplâtres sur des jambes de bois. Il ont tous, au PS, des propositions pour relancer la consommation sans creuser la dette. Mais comme l’écrit si bien Marlowe, la gauche de gouvernement est menteuse pour nous faire voter et pour maintenir la fable que nous vivons dans en démocratie.
      La nuance entre un Sarkozy est un Hollande est mince. Le style peut-être, plus soft pour les plus démunis, dans un premier temps, mais qu’à force de ne rien faire pour les plus riches, le dieu « Marché » va lui botter les fesses et en bon social-démocrate et il nous replongera dans l’austérité.
      Je pense que la réponse à nos problèmes globaux n’est pas inscrite dans les pseudos protocoles, pseudo-démocratiques, mais dans une véritable chute hors élection de ce pouvoir corrompu.

    4. Je pense que tu n’es pas à La Rochelle.
      Je suis d’accord avec toi que le lieu se prête plus « au flou et à l’anathème » qu’à la clarification des positions.
      Cependant ,on y croise des intervenants très pointus – ex: Pierre Jacquet ou Stéphane Boujnah
      Pour trouver mieux, il faut aller chez qui ?

      1. Je ne veux surtout pas du technocrate Hollande, et malheureusement c’est lui qui est aux avant postes dans les sondages chez les sympathisants de gauche.
        Je préfère de loin la détermination d’une Eva Joly, qui est une des rares avec Montebourg de parler d’une sixième république, d’une vrai décentralisation de ce pays, d’une véritable transparence dans les institutions et surtout d’une émancipation vis à vis des forces obscures de la finance.
        Le problème de la gauche de gouvernement, c’est qu’elle se laisse enfermer dans le piège que lui tend la droite depuis des décennies: être crédible dans la gestion d’un société capitaliste. On est un homme de gauche moderne ( pour un homme de droite) lorsqu’on a reconnu ( à la manière d’un Valls) la société capitaliste comme étant un must. C’est quand-même drôle de voir que pour le très conservateur Telegraph, seul Valls serait un homme de gauche moderne.
        C’est toujours en rapport à ce qualificatif que notre gauche se laisse piéger par la droite.
        L’humanisme, le droit à l’égalité à la justice et à la solidarité sont des concepts philosophiques qui datent, et qui sont pourtant d’une cruelle actualité.

    5. @Renard, 27 août 2011 à 23:00

      Je vous suis sur cette voie.
      A ce propos, qui a écrit :

      Pour l’instant, libéraux et sociaux libéraux ne se préoccupent que d’une chose. Guérir le seul système qu’ils croient indépassable. Le guérir en répondant à ses exigences, d’après ses propres normes. Et nous nous proposons de l’affronter et de soumettre l’action publique à d’autres normes.

      Ne porte-t-il pas quelque part notre espoir ?

    6. Cette crise n’est pas boursière. Elle est celle d’un modèle de développement. Cette crise n’est pas nationale. Elle est celle de la mondialisation libérale. Nous devons y apporter des réponses qui à la fois protègent les Français et engagent un nouveau cours dans la construction d’une véritable politique européenne. Avec ClaudiaRoth, co-présidente des verts allemands, nous ferons rapidement des propositions communes en ce sens.

      Oui, il est possible d’agir pour désarmer les marchés financiers. Cela fait vingt ans que je m’attache à cette question, d’abord comme juge au pôle financier quand je luttais contre la corruption, ensuite quand les gouvernements norvégiens et islandais m’ont demandé de les conseiller, enfin aujourd’hui comme présidente de la commission du développement du Parlement Européen. Oui, les leviers existent pour imposer un nouveau cours à la finance internationale. Rien ne nous empêche d’interdire définitivement les ventes à découvert qui permettent de spéculer sur la baisse d’un titre qu’on ne détient même pas. Rien ne nous empêche de fermer les marchés de gré à gré de produits dérivés qui sont des marchés opaques. Rien ne nous empêche d’interdire la spéculation sur les dettes souveraines en interdisant les CDS ‘nus’. Rien ne nous empêche de créer rapidement une agence de notation publique et européenne. Rien ne nous empêche de conduire un audit de la dette des pays de l’union européenne. Les citoyens ont le droit de savoir. Au nom de mon expérience, je vous le dis : les hedge funds, les fonds de pensions, les paradis fiscaux, les traders ou les banquiers ne feront plus la loi.

      Discours de clôture d’Eva Joly lors des journées d’été EELV à Clermont Ferrand

      1. Vous m’avez convaincu: mon vote sera Mélenchon-Joly 50-50. M’enfin quoi, avec tous les progrès quotidiens dans le monde, on est encore obligé de mettre dans l’urne un bulletin monolithique, avec quoi comme résultat? le vote FN protestataire de certains, qui n’ont pas pu l’exprimer autrement, et le vote « utile » à contrecoeur pour beaucoup d’autres, sans moyen d’exprimer le « oui mais ».
        Alors, à quand un panachage, une pondération du vote sur chaque candidat, qui aiderait aussi à sortir de cette p… d’ornière du bipartisme?

      2. Alors, à quand un panachage, une pondération du vote sur chaque candidat, qui aiderait aussi à sortir de cette p… d’ornière du bipartisme?

        oui, j’en disais un mot précédement : pour moi, trium »vir-mulier »at : E.Joly-JLMélenchon-A.Montebourg ( celui là, on ne l’entend pas assez ) faut voir) …pour leurs qualités intrinsèques, et leur pas de côté, âges divers (donc, bon travail d’équipe : l’un a plus de culot, fonce plus, l’autre pondère …etc), regard mixte …trés complémentaire …et cela nous sort des éléphants.

    7. la situation c’est qu’ici, des commentaires estiment que des salaires(le gain de vie) de 1 à 20 voir 1 à 30 seraient acceptables
      tant que l’on considère normal qu’il existe des droits de vie plus grands que d’autres il y aura toujours, des magouilles pour obtenir plus de droits de vivre.
      l’argent n’a pas a signer le droit de vivre plus ou moins bien.
      or il ne fait que cela, établir et distribuer les privilèges.
      l’argent n’a rien à faire dans les ressources pour entreprendre le nécessaire au vivre ensemble. ce n’est qu’un jeu de pouvoir, pouvoir qui est compris comme un usage de privilèges au lieu d’être une force créatrice.

      1. Pourquoi pas un salaire unique et permettant a chacun de vivre ?
        Ah oui le mérite !
        En quoi Md Betancourt doit avoir plus de revenus
        Ah oui elle ne travaille pas !
        Le PDG de TOTAL doit gagner plus que celui qui risque sa vie sur une plateforme
        Le chirurgien plus que l infirmière
        Aucune justification n’est acceptable

      2. @pladao

        D’accord avec vous . Aucun humain ( et c’est encore plus injuste s’il se tourne les pouces) n’a moralement droit à plus de revenus de vie qu’un autre qui travaille aussi . Le mérite ? Les longues études ou le mérite lui donnent déjà l’avantage de choisir un travail plus intéressant et moins pénible physiquement, mais ne justifient pas l’attribution de privilèges financiers en plus .

        La somme des revenus divisée par le nombre de personnes donnerait à chacun un revenu décent.qui, une fois dépensé, relancerait la machine économique . Aujourd’hui les pauvres ne peuvent manger jusqu’à la fin du mois ni remplacer l’électro-ménager qui tombe en panne pendant que les trop riches, qui ont déjà tout et ne peuvent dépenser plus, immobilisent dans des coffres ou jouent au casino leur surplus de revenus , en retirant chaque jour davantage loin du circuit économique.
        Un système qui s’auto-asphyxie !

      3. Là c’est du grand n’importe quoi! Dans un métier il n’y a pas que l’intérêt. S’il y a disparition de l’échelle des salaires, dans cette société idéale qui se dirigerait vers certains métiers à responsabilité, qui présentent des risques et demandent une qualification ou des aptitudes?
        Pompier par exemple: responsable de vies humaines, il risque la sienne et doit suivre un entraînement et une remise à niveau permanents. Pour le même salaire, ne vaudrait-il pas mieux être épicier?
        Une échelle de salaires est nécessaire, mais fonction de l’utilité commune (article 1er DH 1789).

      4. @jose
        La plupart de pompiers sont des bénévoles, agir pour le bien commun peut être un moteur supérieur à l’appât du gain.

    8. Tout de même, parmi les candidats, Arnaud Montebourg tient un discours assez radical, non?

      Malheureusement, ce n’est pas lui qui l’emportera…

      1. Et moi je tiens un discours bien plus radical et je ne suis pas candidat.
        Au moins je ne risque de tromper que moi.

      2. Bien sur mon commentaire vous dérange au point de ne pas répondre
        Car cela vas a l’encontre de vos idées de conserver vos futiles avantages sur les autres
        Ben voyons pourquoi ce gueux cette pauvresse aurait autant que moi
        Moi je travaille moi j ai fais des efforts
        Moi je suis supérieur
        Je mérite plus que les autres
        En quoi vous êtes plus utile qu’un rêveur qu’un balayeur qu’une servante
        En quoi il faut des différences ?
        Il y a une seule raison pour le justifier
        Les fleurs dans un champ de blé c est inutile
        Mais que de beauté pour les yeux
        La supériorité vous la justifiez comment ????

      3. Dans le secteur medico-hospitalier public, il y a entre 25 et 30 ans, il y avait entre soignants un différence de salaire de 1 à 3 ou 4 environ …et cela ne posait aucun problème à personne.
        Il est vrai que les loyers n’avaient pas suivi une courbe exponentielle .
        Il faudrait vraiment rebâtir avec un vision d’ensemble plus égalitaire : ce qui correspond à notre culture .
        Dans les grandes Entreprises, avant financiarisation, les échelles devaient être de 1 à 6, voire 10.
        Et, cela n’empêchait pas les riches d’être riches !! mais, cela restait décent.

        C’est cela qui compte, un minimum de décence.

        En effet, la pénibilité ( et donc l’usure) devrait être prise en compte dès le salaire, et non « un pied dans la tombe et l’autre sur une peau de banane « . Ainsi que l’utilité, la nécessité profonde d’une profession, pour la collectivité humaine.
        Et, toutes ces fioritures et déclinaisons de métiers tournant autour du néant, et sur-payés, devraient être déclarées caduques. ( spéculation – marketing-fausse communication-tv réalité …etc )

  18. D’aucuns diront que si on restructure la dette globale, il sera ensuite temps de redémarrer la meme machine à produire de la dette sous couvert de mesurettes pour redistribuer la richesse, notamment fiscalement, et sans jamais, au grand jamais, interdire les produits et transactions financières spéculatifs.

    1. Oui, Sylvain, c’est ce qu’on appelle la double contrainte paradoxale résumée en  » Pile je gagne, face tu perds ».
      1) tu restructure toute la dette ? Ok, je continue d’en créer pour m’enrichir à tes dépends
      2) tu ne restructures pas la dette ? Ok, je continue de t’appauvrir

  19. Tous les nababs de la finance doivent avoir les choquotes en ce moment . La vue du gouffre qu’ils sont en train de creuser doit leur donner le vertige . Ca sent la panique , une odeur scatologique . Aucun d’eux ne s’en offusquerais , le vice est leurs vertu . Et parmis tous leurs vices , la cupidité est le plus pervers , celui par lequel ils peuvent s’offrir tous les autres . Quel plaisir de pouvoir contempler avec mépris la décomposition de ce monde de gueux en se croyant à l’abri de tout.
    La révolte naîtra du chaos .

  20. Tu as aimé « La Société du Spectacle » de Guy Debord? Toi aussi tu te poses des questions existentielles? Toi aussi tu as l’impression parfois que le monde ne tourne pas rond?
    Alors fonce sur ta connexion ADSL haut-débit et regarde ce film. Il est pour toi! http://www.delaservitudemoderne.org/video.html#film

    Plaisanteries mises à part, il s’agit d’un travail monumental de récolte d’images, chapeau les gars!
    Un ton pas toujours juste selon moi… Cela dit, les images vue du ciel et la prise de recul en général sur notre monde tombe à point nommé! La narration fait office de claque dans la gu**le pour ceux qui voudraient se réveiller.

    N’oubliez pas d’aller voir sur d’autres sites des pubs avant, pendant et après ce film qui malheureusement n’en propose pas directement…

    1. A voir absolument.
      Pour moi, pas une alternative, mais peut importe.
      Excellent, décapant, y compris sur le plan esthétique!

      1. merci pour ce lien, l’alternative je la vois pas , je peux essayer de me la construire mais je crois que cela va être à la Robespierre , au moins je saurais la fin .
        ( promu de son école d’avocat un jeune homme avec un discours attendais louis XVI , sur le perron du château au retour de son sacre , l’orage et le vent firent en sorte que les yeux et les oreilles du roi ne lui prêtèrent aucune attention , ce jeune homme c’était Robespierre )

    2. A travers le visionnage de ce petit film fort bien réalisé techniquement, je trouve que les auteurs s’illusionnent grandement de leur coté, comme si le fait de répéter continuellement le même mot marchand dans l’esprit des êtres pouvaient mieux permettre d’y échapper. Je vous assure leur petit documentaire est doublement consternant, j’y relève même une certaine forme de propagande idéologique qu’ils préfèrent bien avant tout faire entendre aux petits.

      Non quelque chose qui n’est pas vraiment bon à suivre, quand bien même se serait bien fait sur le plan esthétique faut pas trop exagérer non plus sur toutes choses, on n’est pas tous non plus des esclaves, des irréfléchis, je suis déjà si peu poétique dans la forme. A vrai dire avec un tel langage révolutionnaire , je comprends mieux maintenant pourquoi les choses ne sont pas prêts non plus de s’arranger sur terre.

      Travailleurs, travailleuses, pensez d’abord comme nous et cela afin de pouvoir mieux servir avant tout les premiers intérêts révolutionnaires de nos propres et meilleurs Maîtres à penser la chose révolutionnaire, mais tout ça bien sur ne change rien à rien. Bref ils n’y échappent
      pas plus, enfin si cela peut leur permettre de moins penser comme un esclave, de mieux penser plus efficacement contre le capitalisme, le plus grave c’est qu’à travers les divers propos exprimés, les auteurs de ce film ne semblent même pas s’aperçevoir au quotidien, bien triste monde là je les rejoins, mais pour le reste ce sera sans ma propre participation révolutionnaire, le mal est déjà si grand comme ça partout, oui la crise appartient bien toujours aux mêmes personnes, contribuant par conséquent à une meilleure mise en place progressive de tout ceci et cela partout.

      Pauvre Jérémie tiens j’aurais mieux fait de ne pas revenir l’ouvrir, faut pas trop gâcher quand même la révolution qui se prépare, pensez d’abord comme nous, sinon couic plus de poésie.

    3. Oui… toujours cette même critique de la critique de la violence insurrectionnelle. Entre ça et une Susan Georg qui incite à la délation des « casseurs » à la Police, il y a de la marge non?

      Le problème, c’est qu’il faut se repasser le film, l’arrêter aux moments où ils proposent des solutions, et les écrire pour les retenir.

      C’est à dire effacer de notre esprit les poubelles qui brûlent et les projectiles envoyés de manière virile sur les camions des forces de l’Ordre. La puissance de l’image.. ben tiens!

    4. l’aliénation est la désignation polémique de la servitude volontaire d’autrui disait Lordon; tous les jours, je vois des gens heureux, pas au sens imbécile du terme, heureux de poursuivre le maintient de leur condition actuelle, voir heureux de désirer l’améliorer aux moyens que leur propose ce monde qui décidément, ne veut rien d’autre que tourner rond.

  21. bon sang !!!
    j’avais l’impression que tout ce calmait, et la d’un coup vous me cassez le moral….
    y a t-il de la speculation sur la peur?
    faudrat il l’interdire aussi.
    bon dimanche
    dire que quand j’avais vingt annees j’ecrivais sur les murs : il est interdit d’interdire

    1. Oui vous pouvez spéculer sur l’indice VIX (pas pour la gorge) qui mesure la volatilité du marché via les écarts entre les options put et les options call.Quand la volatilité augmente c’est la peur qui augmente on peut donc spéculer sur la peur

  22. @francois leclerc
    Toujours aussi pertinent et clairvoyant, mais je crois que malheureusement vous préchez dans le désert, aucun politique n’aura le courage, la compétence et la responsabilité d’aller dans le bon sens de vos analyses.Je viens de lire un article que je vous recommande(source non vérifiée mais qui semble fiable, via le blog de marc candelier), « le scandale du réseau mafieux des banques centrales éclate »; oui, la réalité dépasse bien la fiction la plus débridée.A consulter donc sur http://www.marc-candelier.com.

    Je crois véritablement que les banquiers feront toucher le fond à la société et emploieront tous les moyens, même illégaux pour préserver leurs avantages exhorbitants fruits de trente années de dérégulation,de lâchetés politiques et de manipulation des électeurs serviles et naîfs.Nous n’en sommes plus aux échanges de politesse entre gens bien éduqués, tout celà désormais n’est que perte de temps.Même avec un fort taux d’abstention, les mêmes responsables politiques élus mèneront les mêmes politiques au bénéfice d’une minorité ultra privilégiée de manière inégalée dans l’histoire(sauf peut-être à la période monarchique)se foutant ouvertement du sens du vote et de l’intérêt général du pays.Tout celà avec force annonce en affirmant le contraire et en oeuvrant, puisqu’il n’y a plus aucun contrepouvoir, avec l’arrogance et la morgue de ceux qui ont tout obtenu et ne respectent que ceux de leur « camp ».

    Je vous conseille également de regarder sur ce blog la video de susan george(lien gérard fillion,crise après crise), qui met en perspective des chiffres hallucinants et ses remarques lors de cet interview réalisé lors d’un passage au canada, tout en gardant un calme et une clarté dans ses propos.

    C’est en touchant le fond que l’on pourra peut-être rebondir, mais après des chocs violents dont on ne peut sous estimer l’ampleur et la durée.Je crois que l’europe n’est pas mûre pour réagir, ses politiques sont désunis et irresponsables.Paradoxalement seuls les états-unis pourraient apporter des remèdes car leur système malgré ses imperfections est le plus mûr pour stopper cette folie dérégulatrice qui pourrait emporter tout leur système,et ils ne le veulent pas vraiment en fait.Sinon, et bien le pire est bien en face de nous.
    Une note d’humour, car c’est celà qui peut nous sauver aussi, allez voir sur internet le dernier show de Jon Stewart, c’est à hurler de rire sur la situation actuelle avec notamment un sketch sur la mise en liquidation d’une agence de la BofA par un particulier irrégulièrement saisi !!! A voir absolument, en entier de préférence…

    1. Même avec un fort taux d’abstention, les mêmes responsables politiques élus mèneront les mêmes politiques

      Et avec plus de 50%? Il serait intéressant de connaître le taux maximum qui invalide une élection. Quelqu’un le connait ici?
      Parce qu’exiger des bulletin blanc dans les bureaux de vote et la touche « no sé » sur les machines électroniques (ou les interdire carrément), ça serait plus simple comme insurrection.

      1. @miluz
        A ma connaissance(je n’ai pas fait la recherche,il est un peu tard là),mais sans prendre trop de risque, je crois qu’il n’y a pas de quorum afin d’invalider une élection.Comme quoi, les rédacteurs des récentes constitutions et notamment de la cinquième république(1959), n’avaient pas anticipé un tel rejet des élections représentatives et donc des représentants du peupel(!).
        Effectivement, comment légitimer une élection avec 50 % au moins de votes blancs ! Et quand il y en a, l’abstention étant plutôt la règle(pour moi ces deux actes à un tel niveau équivalent d’ailleurs à un refus des candidats en lice, et donc à un rejet, et devraient être pris en compte de manière active comme pour un vote nominatif,et motifs valables à de nouvelles élections).
        A une certaine époque, certains hommes politiques(rares) auraient pris acte de celà et se seraient reconnus illégitimes malgré leur élection avec une telle abstention (quel a été le taux max d’abstention pour une présidentielle sous la 5 ème ?).
        La loi doit effectivement être le dernier rempart et prévoir ce type de situation à mon sens.

  23. Et l’on reparle d’une banque centrale mondiale, en filigrane si l’on peut dire, chargée d’émettre cette nouvelle monnaie qui rééquilibrerait le destin du monde.

    Pouvez-vous citer vos sources, M Leclerc ? Un détail m’aura échappé dans la presse ? Dans une annonce aux jeux du Pacifique ?

    1. Je peux donner une source publique: une tribune de François Rachline dans Le Monde daté du 26 août.

  24. Ce n’est pas taxé les riches car si on spécule de la même façon cela ne change rien au problème !!! C’est Mr Todd qui explique cela il faut faire un protectionnisme européen en réindustrialisant nos contrées … Combien coût à chacun de nous les euro-députés , pour une politique qui est soit-disant commune ?
    J’irai plus loin que ça l’argent est devenue irrationnelle voir immatérielle . Vous pouvez spéculer sur tout . Mais quand vous spéculez sur de l’irrationnel que devient cette valeur elle augmente sans raison . quand reste t’il du rationnel ??? Rien car nous sommes toujours dans cette virtualité … Mais comme nous disons toujours , il y a toujours un retour à la réalité !!! Donc la nous commençons à revenir vers cette réalité . Mais il est tellement plus simple de ne pas voir ou de ne pas croire cette réalité que nous engageons une politique de l’autruche …
    Et nous continuons dans le même sens !!! Mais la politique le monde dans lequel nous vivons nous a rendu tellement indépendant que nous n’avons plus aucune croyance …. Quelle soit religieuse ou autre. Il faut revenir sur des fondamentaux et des valeurs saines . Mais à quand nos politiques engagerons tout ça ??? Avant qu’il ne soit trop tard , ou quand la gangrène sera déjà bien commencée ?

  25. Je voudrais rappeler à tous ceux qui douteraient encore de la bonne santé du capitalisme dans le monde, que le gros événement planétaire de cet été, ce n’aura été ni la grossesse de Carla Bruni ni la relaxe de notre Casanova national DSK, mais le gain de 190 millions d’euros opéré par un prolo écossais, lumineux auteur de quelques croix tracées sur un ticket d’euromillion.

    Je me trouvais dans mon duvet ce matin-là, sous une tente infestée de moustiques, lorsque j’ai entendu cette fabuleuse nouvelle à la radio. Je venais d’être réveillé par des clameurs et des chansons aux accents ibériques s’élevant de tentes voisines qui saluaient à tout rompre ce formidable événement. Par contraste, la munificente beauté naturelle du parc national de Huascarán tout proche nous parut soudain évoquer, à mes deux coéquipiers francebroques et à moi-même, un dimanche après-midi à La Courneuve.

    Quand il y a autant de gens à travers la planète qui aiment l’argent et le réclament de toutes leurs forces et de toute leur âme, il n’y a pas de raison que le capitalisme craigne pour sa santé. S’il s’enrhume demain, le capitalisme, il y aura six milliards d’individus pour lui tendre un grog et le border bien au chaud dans son lit. Il nous enterrera tous.

    1. Mais c’est bien ce que nous craignons Monsieur Duchesne ; « qu’il nous enterre tous ». On voudrait bien vivre un peu. Et si possible sans se laisser distraire par les jeux du cirque.

  26. Je me permets de signaler cet article paru dans Médiapart (pour les abonnés):

    «Tout prend désormais la forme d’une entreprise et la couleur d’une marchandise»

    où Clément Sénéchal interroge Christian Laval, auteur de « La Nouvelle Ecole Capitaliste », livre à paraître à la rentrée.
    Le point de vue semble très synthétique, et assez distancié.

    Il rappelle entre autres que dans « Néo-libéralisme », c’est le préfixe « néo » qu’il faut prendre au sérieux.
    Citation:

    Prédomine une logique de l’efficacité, au détriment de la logique de souveraineté. En résulte une instrumentalisation des législations, des régimes de protection sociale, des services publics, des systèmes éducatifs, des connaissances, au nom de la sacro-sainte compétitivité.

    Etc…

  27. « On l’a tuée à coups de chassepot,
    « A coup de mitrailleuse
    « Et roulée avec son drapeau
    « Dans la terre argileuse.
    « Et la tourbe des bourreaux gras
    « Se croyait la plus forte.
    « Tout ça n’empêche pas Nicolas
    « Qu’la Commune n’est pas morte. »
    la suite :
    http://www.rougemidi.org/spip.php?article6096

    VIVE LA COMMUNE !

  28. Renard 27 août 2011 à 23:04 : Mais à la fin, il se rallie à un Roi Richard (sic) providentiel qui va tout arranger et lui laisser 10%.

    Non, Richard n’a jamais eu le temps de monter son affaire car en rentrant de la troisième croisade il est mort en France, devant Château-Gaillard. Sans même parvenir à Douvres, donc. En tout et pour tout Richard 1er n’aura régné sur l’Angleterre que quelques mois. Comme quoi, on peut avoir un coeur de lion et mourir jeune.

    1. « Château-Gaillard, la forteresse voulue par Richard Durant plusieurs années de guerre, il parvient à redresser la situation et à défendre efficacement la Normandie. Il fait construire Château-Gaillard près des Andelys, sur la rive droite de la Seine. Cependant, le pape lui impose une trêve qui profitera à Philippe Auguste.

      Richard meurt le 6 avril 1199 des conséquences d’un carreau reçu durant le siège de Châlus en France, château de son vassal. Il est enterré près de ses parents en l’abbaye de Fontevrault près de Chinon, mais ses entrailles sont enterrées à Châlus, où elles sont toujours conservées. Son cœur repose à Rouen, capitale de la Normandie. »

      http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-richard_coeur_de_lion-1023.php

  29. Pourriez-vous préciser pourquoi l’initiative française de réforme du FMI à froid vous semble anecdotique ? (peut-on dire à froid en ce moment ?)

    Il me semble que la proposition franco allemande de taxer les transactions pouvait déjà traduire une sorte d’ultimatum à la finance anglo-saxonne et révèlait un alignement de la France sur les propositions de l’Allemagne.
    Taxer les transactions et proposer aux autres partenaires (zone euro + chine) une réforme du SMI représente une véritable initiative. Bien sur il y aura opposition farouche des USA et des Anglais (Japon aussi probablement) et les progrès seront lents, mais cela permet d’avoir une solution sur la table à chaque G20 face à la paralysie américaine.

    1. @Marc,

      Il me semble que la proposition franco allemande de taxer les transactions pouvait déjà traduire une sorte d’ultimatum à la finance anglo-saxonne et révèlait un alignement de la France sur les propositions de l’Allemagne.

      La proposition franco-allemande suggère t’elle une remise en cause de la sacro-sainte liberté de mouvement des capitaux entre la zone euro et le Royaume Uni? Non, alors pourquoi pensez vous qu’une taxe sur les transactions dans la zone euro se traduise en un « ultimatum » à la finance anglo-saxonne? Ce sera plutôt le contraire qui se produira, les transactions jusqu’alors effectuées depuis Paris et Berlin se feront désormais à Londres comme cela c’est déjà produit durant les années 90 quand la Suède avait passé une taxe Tobin et l’avait abandonnée après deux ans seulement et quasiment aucun revenu de la taxe puisque toutes les transactions de la bourse de Stockholm s’effectuaient désormais depuis Londres.

      Mais nos politiciens franco-allemands le savent bien, cela fait encore partie de ces annonces poudre-aux-yeux comme celle de fermer les paradis fiscaux sans jamais remettre en cause la sacro-sainte liberté de mouvement des capitaux!

      Qu’ils commencent par annoncer la sortie de l’euro du système monétaire international des changes flottants et la mise en place d’un système efficace de contrôle des capitaux sortants, voilà ce que serait un véritable ultimatum à la finance anglo-saxonne!

      1. Le fait de proposer une solution qui serait un premier pas de reprise en main par le politique de la finance internationale représente pour moi un ultimatum envers la main mise anglo-saxonne sur la finance internationale (qui représente la colonisation du XXI siècle avec comme faut nez les droits de l’homme, la démocratie..) car c’est attaquer le noyau dur de la richesse américaine.
        Il y a derrière cette proposition un pas vers une fracture du SMI ; c’est une façon de forcer la main des USA vers une réforme avec eux ou sans eux ; même si la France et l’Allemagne ont parlé en langage diplomatique, ils proposent au G20 une solution inacceptable pour les USA. Le fait de rencontrer la Chine pour rentre convertible le yuan et créer une monnaie internationale n’est ce pas une deuxième pas dans le même sens ?
        Il s’agit toutefois d’une simple supposition, ils auraient pu faire une proposition plus forte, d’ailleurs M Leclerc n’a pas relevé.

      2. @Marc,

        Bon, je vais prendre un exemple concret, peut être ceci facilitera t’il la compréhension:

        mettons que vous soyez un investisseur français ayant un compte résident à la BNP Paribas à Paris sur lequel vous avez 10 million d’euros avec lesquels vous désirez vous constituer un portefeuille d’actions d’entreprises côtées à Paris et Frankfurt. Si vous passez les ordres d’achat et de vente d’actions depuis ce compte vous devrez vous acquitter pour chaque transaction, d’une taxe Tobin en vigeur dans la zone euro (vous savez, celle qui est supposée être une « solution qui serait un premier pas de reprise en main par le politique de la finance internationale, un ultimatum envers la main mise anglo-saxonne sur la finance internationale (qui représente la colonisation du XXI siècle avec comme faut nez les droits de l’homme, la démocratie..) qui attaque le noyau dur de la richesse américaine…).

        Par contre, rien ne vous empêche d’ouvrir un compte résident en euros (si, ça existe!) à la Barclays de Londres au nom d’une société patrimoniale ou d’un trust fund dont vous êtes le bénéficiaire, d’y transférer les 10 millions d’euros depuis votre compte à la BNP Paribas (puisqu’il n’y a aucune barrière aux mouvements de capitaux entre la France et le Royaume Uni) et d’y effectuer les transactions, tax free, depuis ce compte sur des titres de ces mêmes entreprises côtées à Paris ou Frankfurt et désormais aussi côtées à Londres.

        Résultat des courses :

        taxe pour le gouvernement français ou allemand = 0
        reprise en main par le politique de la finance internationale = inexistante
        ultimatum envers la main mise anglo-saxonne sur la finance internationale = encore pire

        c’est pourquoi je dis que sans contrôle des capitaux sortants de la zone euro, cette proposition de taxe sur les transactions financières dans la zone euro n’aura pas plus d’effets que de pisser dans un violon.

      1. Bien évidemment parler de taxer les transactions cela sous entend de limiter la circulation des capitaux, c’est bien une proposition qui met en cause les USA au G20.
        Aujourd’hui on constate que Mme Parisot met directement en cause les USA dans la crise de la dette Européenne avec des » fausses informations orchestrées outre atlantique »..ce qui démontre une fois de plus la tension qui monte entre Europe – USA sur les solutions pour sortir de la crise et conforte mon commentaire.

  30. Bonjour. Comme d’habitude, papier très intéressant. Mais il y manque à mon sens un élément de poids, à savoir la remise en cause de la mondialisation marchande version OMC. On ne peut pas concevoir une durable sortie de crise sans envisager l’abandon du libre échange tel qu’il est (de moins en moins il est vrai) pratiqué. S’attaquer à la financiarisation de l’économie et à ses symptômes les plus révoltants sans se préoccuper des modes de production et d’échange avec, en corollaire, l’exigence d’un développement soutenable, c’est s’arrêter au milieu du gué. Vous évoquez la récession, qui à mon sens est d’ores et déjà à l’oeuvre, mais, au moins en Europe, elle sera probablement une occasion rêvée pour nos oligarques de mettre plus encore en cause les acquis sociaux au nom du réalisme. C’est en fait tout un système de domination et d’exploitation qui aujourd’hui est en crise. Mais soyons assuré qu’il sera âprement défendu (Cft les programmes des principaux candidats à la Présidentielle). Cordialement.

    1. @ Alain
      J’ai tendance à partager votre avis :
      On ne peut pas concevoir une durable sortie de crise sans envisager l’abandon du libre échange tel qu’il est (de moins en moins il est vrai) pratiqué. S’attaquer à la financiarisation de l’économie et à ses symptômes les plus révoltants sans se préoccuper des modes de production et d’échange avec, en corollaire, l’exigence d’un développement soutenable, c’est s’arrêter au milieu du gué.

      Pour remettre en cause les échanges version OMC, il faudrait peut-être revisiter la charte de 1948:
      http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/omc/pdf/doclahavane.pdf

  31. S’il y a si peu d’activités du privé, c’est non seulement parce qu’il ne sait pas quoi produire et quel sens ça aurait. Mais admettons même qu’il y ait des réponses à ces deux questions, il faudra bien constater que les 40 années qui viennent de s’éc(r)ouler, auront vu le système scolaire se transformer à un point tel que la transmission des savoirs aura disparu des préoccupations de l’Education. Or, on ne sait pas produire de richesses sans une transmission au plus grand nombre d’une charpente intellectuelle.
    Ceux qui auront eu des enfants pendant cette période savent comment il aura fallu ramer pour aller à l’encontre des dérives de l’école. Ne pas lacher prise, affronter de face le passage de l’homo faber à l’homo festivus .
    Naturellement comme il n’y avait pas moyen d’aller contre ce mouvement des écoles de la compétence-où-les-savoirs-sont-construits-par-les-élèves, on a juste pu construire un radeau pour « son » enfant. Dans la plus grande tristesse.

    1. J’ai quatre enfants, et j’en connais pas mal d’autres
      Ce dont il m’inquiète est la réforme en cours, dont je vous conseille de vous informer car elle constitue une véritable avancée dans le sabordage du primaire

      Par exemple, les lauréats du concours IUFM, recrutés niveau Master, après une formation universitaire enseignée à l’université, seront désormais jetés directement dans les classes de primaire. Leur formation à enseigner est en passe d’être allignée sur celle quasi inéxistante des professeurs du secondaire. Je souhaite bonne chance à vos petits enfants

    2. @ bsna 28 août 2011 à 10:14

      écoles de la compétence-où-les-savoirs-sont-construits-par-les-élèves

      Vous pouvez faire un beau discours à des classes d’enfants, si vous ne leur donnez pas les moyens de « construire leurs connaissances » (et c’est un travail qu’on ne peut faire à la place des autres), ce discours n’aura pas beaucoup d’effet sur l’apprentissage. Ayant participé à des colloques de formateurs d’enseignants dans différents pays du monde, je peux vous assurer que tous connaissent ce qui se fait dans les autres pays et que nous avons un langage commun de la France au Québec et en Finlande, du Sénégal à la Corée, en passant par le Japon et -de plus en plus souvent par la Chine. La notion de « construction de la connaissance » a été créée à la même époque (les années 30) par le Suisse Piaget, le Russe Vigotsky et l’Américain Dewey, chercheurs qui, parfois, travaillaient avec des équipes d’enseignants.
      Dans tous les pays sans exception, le but de l’école est la transmission des savoirs. Mais cela ne se fait pas comme entre vases communicants. Les élèves ne sont pas des entonnoirs.
      La difficulté du métier d’enseignant vient du fait que chaque élève doive tenter de s’approprier ces connaissances, et il ne sert à rien d’apprendre par cœur des définitions si elle ne sont pas comprises et intégrées au reste du savoir, cad si le savoir n’est pas construit. Piaget l’a très bien expliqué et de nombreux chercheurs dans le monde depuis.
      Le métier est très difficile, demande donc une formation très poussée qui commence dans la plupart des pays du monde dès l’entrée à l’université, pour durer quatre à cinq ans.
      En France, on veut « former sur le tas », sans les moyens; certains disent que ce qui manque le plus en France, c’est la formation des décideurs : hauts technocrates, députés et ministres. Je pencherais plutôt pour la thèse suivante : Ils sont informés, ils comprennent les enjeux, mais leurs objectifs ne sont peut-être pas les nôtres = former au mieux le plus grand nombre de jeunes, dans un service public et gratuit …
      En tant que parent :
      Depuis l’école primaire, mes enfants (14 et 16 ans) ont rencontré beaucoup d’enseignants qui les ont aidés à construire leurs connaissances, puis à bien classer et mémoriser ces connaissances; actuellement, ils réussissent bien leur scolarité et leur savoir est solide. Des progrès en orthographe sont encore possibles, bien entendu, mais cela ne les empêche pas de bien raisonner et d’avoir un bagage qui leur permet de bien raisonner. Et ils débrouillent bien en allemand et en anglais aussi, grâce au système public de bilinguisme précoce, mis en place en Alsace-Lorraine.
      Ayant aussi des enfants qui ont maintenant 35 et 36 ans, je peux vous dire que les deux plus jeunes ont jusqu’à présent été mieux aidés dans leur scolarité par leurs enseignants.
      Depuis la suppression de nombreux postes, je constate que le nombre de cours non assurés est en réelle augmentation en 2010-2011. Les chefs d’établissements semblent avoir pour ordre de refuser de communiquer toute statistique à ce sujet.
      Voilà où se situe le vrai problème.

    3. pourquoi bosser à l’école quand ton père ( sinon déjà ton grand père ), tes frères et soeurs sont ou ont connu de longues périodes de chomage ?

      je suis d’une génération qui a connu l’ascenseur social ( parents ouvriers ) moi-même ingénieur.

      que peuvent penser des gamins dans les quartiers ou les jeunes sont à 50% chomeurs ?

      le problème , c’est pas l’école, c’est le fait qu’il n’y a plus de taf permettant de vivre dignement pour de plus en plus de personnes.

      comme il faut bien vivre le bizness se développe au grand

      PS : il semblerait que le chomage des jeunes diplomés augmente fortement : erreur des possédants à rectifier rapidement , car les diplômés sont les meilleurs supports de ce système inique.

  32. La nature humaine n’ayant pas changé depuis la préhistoire, mais sa puissance sur la nature ayant énormément progressé, cela n’augure rien de bon, s’il ne se reprend pas en main pour se maîtriser..
    Ce qui s’est passé dans le dernier siècle, c’est comme si vous preniez un enfant de 4 ans qui joue avec des jouets en bois, et à 4,5 ans, vous lui donnez des poignards, des mitrailleuses, des grenades, des bombes …
    Stanley KUBRIK a très bien résumé l’épopée humaine dans son film « 2001 l’odyssée de l’espace », quand on voit le singe, qui après avoir touché le monolithe, ramasse un os de fémur et le tend au bout de son bras désormais armé pour dominer ses congénères..
    Rien n’a changé, sauf l’os de fémur qui est devenu un lance-roquettes ou une crise financiere organisée ..

    Peut être que la prochaine mutation, planifiée par le Cosmos et qui arrive à la vitesse d’un cheval au galop, fera disparaître l’homo-sapiens au profit de l’homo-conscience.

    Ainsi en est il dans l’Eternel Infini !!

    1. Peut être que la prochaine mutation, planifiée par le Cosmos et qui arrive à la vitesse d’un cheval au galop, fera disparaître l’homo-sapiens au profit de l’homo-conscience.
      Ainsi en est il dans l’Eternel Infini !!

      Un lac réfléchit mieux les étoiles qu’une rivière. [Théodore Jouffroy]

      Cheval vers qui et vers quoi se dirige d’abord le monde au grand galop de tout avoir ?

      Viens autre cheval, ne part pas toujours au grand galop vers la grande perdition annoncé.

      Ce sont surtout les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent les êtres. [W Shakespeare]

      Qu’est-ce qu’une étoile ? Et on lit son nom dans un livre, et on croit la connaître. [J Renard]

      Cheval nous avons trop aimés cela pour avoir peur que cela s’arrête dans la mangeoire.

      Cheval si les choses se gatent à quoi serviront encore les premières fausses étoiles ?

      Plus personne ne les suit vraiment car c’est déjà bien un peu partout la dictature.

      Et alors les étoiles tomberont, et les puissances des cieux seront ébranlées.

  33. @François Leclerc,

    De stopper la machine à produire de la dette en redistribuant la richesse

    Un petit graphique vaut mieux qu’un long discours.

    Volume total de dettes (publiques + privées) aux USA:

    Q1 2009 : $ 52 729 milliards
    Q1 2011 : $ 52 604 milliards

    Quantité de dettes produites sur les dernières deux années : – $ 125 milliards
    (par comparaison, la machine avait produit + $ 6 203 milliards de dettes durant les deux années précédentes Q1 2007 – Q1 2009)

    Horreur, damnation, cela fait déjà deux ans que la machine à produire la dette est stoppée!

    Et c’est la même chose dans tous les pays de l’OCDE.

    Ni les sujets du Roi, ni ses chevaux
    Ne purent démarrer de nouveau
    La machine à produire la dette

      1. @argeles39,

        je parle du volume de dettes publiques ET privées (des particuliers et des entreprises).

        Le graphique plus haut c’est pour la totalité du marché du crédit (dettes publiques + privées) aux Etats Unis. En Zone Euro, au Japon, au Royaume Uni, c’est la même chose : les dettes publiques augmentent, les dettes privées diminuent d’autant (normal puisque il y a juste transfert de l’un vers l’autre) : pas de nouvelles dettes produites. La machine à produire de nouvelles dettes est en panne depuis plus de deux ans… et elle n’est pas prête de redémarrer avant longtemps, très longtemps.

    1. A supposer votre information exacte, vous laissez entendre que l’épargne des gens fortunés aux USA aurait reculer d’autant que la dette. Admettons, tant mieux…

      Pouvez-vous expliciter un peu plus tout cela?

      1. @Johannes Finckh,

        non, je ne laisse pas entendre cela… l’épargne des gens fortunés aux USA n’est pas égale au volume des dettes ni n’est elle composée exclusivement de créances de dettes publiques et privées américaines.

        Quand à savoir si les statistiques de la branche de St Louis de la FED sont exactes, c’est comme demander si les statistiques de la banque de France sont exactes. Je n’en sais fichtre rien mais je n’ai rien de mieux à vous proposer.

    2. Pas de faux débat, j’aurai du écrire: démonter la machine à faire de la dette ! Car il est certain qu’elle est largement grippée.

  34. Cécile 28 août 2011 à 12:21 : Leur formation à enseigner est en passe d’être allignée sur celle quasi inéxistante des professeurs du secondaire. Je souhaite bonne chance à vos petits enfants

    Si vous vous êtes donné pour mission de leur enseigner l’orthographe, un conseil : laissez tomber ! Plus tard, nos petits-enfants ne vous en seront que plus reconnaissants.

  35. Charles A. 28 août 2011 à 11:07 : En attendant, les marxistes ont une explication de la crise.

    Malheureusement, les tonitruants discours d’un Mélenchon, au milieu de la tourmente, font aussi peu de bruit que le mimodrame éploré d’une carpe égarée dans le Musée Océanographique de Monaco.

    1. Je ne parlais pas des effets de manche des éternels politiciens professionnels,
      destinés à négocier des postes dans la classe dirigeante, mais des explications de la crise.
      En dehors de l’explication marxiste de la suraccumulation,
      suite à l’augmentation de la part des revenus du capital, on attend toujours…

  36. lacsap15 28 août 2011 à 00:33 : Je ne sais pas ce que vous faites pour avoir les moyens de prendre deux mois de vacances ni votre degré de naîveté pour le proclamer mais c’est pour le moins choquant . Moi je n’en ai pas pris du tout faute de moyens, tout en bossant 70 heures par semaine!

    En somme, vous avez opté pour la formule travailler plus pour en profiter moins. Ne me dites pas que vous l’avez fait de votre plein gré, à moins d’être naïf ou de chercher à être provocant.

    1. Euh… Vigneron, help. Y’en a un qui fait rien qu’à nous embêter. En plus, il se moque et ses posts sont creux au possible.

      1. Bah, laisse, c’est le p’tit canard laquais …
        Faut qu’il se trouve un vocation. Paraît que ça leur arrive, aux capitalistes, à un certain âge : la ‘pub-erté’, qu’ils appellent ça.

  37. J’ai un souci: puisque le monde entier dépend des Etats-Unis, serait-il raisonnable de penser que personne (hormis les Etats-Unis) n’a d’autonomie?

    1. Questions hautement utiles : qu’est-ce que l’indépendance d’un pays ? Qu’est-ce que l’indépendance d’un peuple ? Avec l’OTAN, certains pays ont abandonné le droit de s’opposer à la guerre (cf. riposte automatique en cas d’agression d’un des membres). Ce qui se profile, avec l’UE, c’est l’abandon d’une partie de la souveraineté nationale en matière d’élaboration et de contrôle du budget de l’Etat. Etc… Le concept de l’Etat-nation se délite et çà ne date pas d’hier. Bonne chose ? Mauvaise chose ? Je n’ai pas de réponse mais quand les intérêts financiers, économiques et politiques sont trop imbriqués au point que cela devient évident, alors, cela me pose problème. Je voudrais pouvoir voter en me disant que mon vote sera utile à la réalisation d’un programme politique clair, précis et connu. Pas de blanc seing à des zigotos pour qui la politique est une « carrière professionnelle ».

      1. Personnellement, je me dis : pourquoi ne pas dire carrément les choses de manière à pouvoir faire avec? Ainsi, si aucun pays n’est indépendant et que tous dépendent des Etats-Unis, autant mettre « cartes sur table » et voir la politique internationale (adjectif, au passage, qui n’a plus de sens) telle qu’elle est. Pourquoi multiplier les discours politiques, économiques,etc, sur la France, ou le Japon, ou, l’Afrique du Sud ,si tous ces « pays », en fait n’ont aucune autonomie et ,de toutes façons dépendent des Etats-Unis? Autant parler directement du projet Etats-Unien pour le monde, au moins on sera « au clair ». J’ai sensation que tous ces discours ne font qu’entretenir une confusion qui, à mon sens, n’est pas porteuse, est source de pathologie.

      2. Je voudrais pouvoir voter en me disant que mon vote sera utile à la réalisation d’un programme politique clair, précis et connu. Pas de blanc seing à des zigotos pour qui la politique est une « carrière professionnelle ».

        Question d’indépendance, la France ne faisait plus partie de l’OTAN depuis De Gaulle, jusqu’à ce que notre président actuel nous y remette en douce, sans nous consulter par referendum .

    2. le monde entier dépend des Etats-Unis

      La manière dont est suivie par beaucoup la politique « intérieure » des Etats Unis et aussi celle d’un nombre de plus en plus grand d’autre pays, pas seulement lors des élections ou autres évènements mais en permanence, et pas seulement « du point de vue français », comme c’était encore le cas il y a 20 ou 30 ans, est une preuve évidente que ce n’est plus chez nous que ça se passe.

      Le fait que les pays environnants n’aient pas accepté la révolution de 1789 a eu une grande influence sur son déroulement, ce n’est donc pas une chose entièrement nouvelle, mais une France réellement à gauche s’opposant aux Etats Unis dans une Europe à droite est pour le moins difficile à imaginer…

  38. Parce que les dettes ne peuvent jamais, en dehors des défauts dûment actés, reculer, il est illusoire de mener des politiques de rigueur pour y parvenir. Même si, pas « miracle », les milliardaires et autres fortunés devaient décider de prendre à leur charge une part conséquente de cette dette (ce qui n’est pas encore le cas, mais Warren Buffet et quelques autres pensent que l’on devrait leur demander de payer davantage d’impôts…), même dans ce cas, cela ne changera pas fondamentalement le problème du défaut lié à un défaut de confiance.
    En fait la rétention liquide ne peut que s’accentuer, et on comprend le désarroi de la Fed et de hélicoptère-Ben de ne plus savoir quoi faire…
    Des politiques de relance ne marcheront pas davantage.
    Tant que l’on ne parvient pas à maintenir la monnaie en circulation convenablement, nous aurons ce problème systémique pas si nouveau que cela.
    A quand l’émission d’un SMT?

  39. HS : Les chômeurs mis à contribution à Saint-Trond: une proposition illégale

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-chomeurs-mis-a-contribution-a-saint-trond-une-proposition-illegale?id=6656043

    Bravo le veau.
    Les esclaves de l’époque étaient nourris logés au moins…

    à mettre en corrélation avec ça :(anpe et abus de pouvoir)
    http://www.youtube.com/watch?v=JFsctiGEyso&feature=player_embedded

    La société s’automatise, les supports de travail deviennent les facteurs de décisions, l’immatériel devient intelligent, l’homme devient esclave de son bébé, le progrès.

    Avant de créer il faut anticiper. L’homme crée d’abord et modélise après, quand le mal est fait.

    J’avais un prof de mercatique, qui nous disait que selon lui, dans le doute, il fallait essayer.
    J’ai bien peur que cette formule soit la philosophie d’un grand nombre d’acteurs décisionnaires.

    J’écrivais que le respect était une notion qui ne trouvait pas encore de sens véritable aujourd’hui. On perçoit de loin ce que ça pourrait bien vouloir dire, sans pour autant pouvoir l’appliquer comme une valeur élémentaire.
    Le respect, la sagesse, l’égalité, la fraternité, la liberté, placés dans un même contexte, ne sont en fait que des mots qui signifient la même chose.
    Des conceptes qui déranges et qui sont aujourd’hui ignorés ou transformés.

  40. Plus les gens s’opposeront révolutionnairement à eux, et cela histoire d’avoir moins mal socialement, et plus hélas la nouvelle Dictature Mondiale se mettra progressivement en place partout dans les corps,

    Mais pourquoi donc Jérémie ne nous aime plus guère beaucoup en matière de révolution
    bien trompeuse de plus.

    Qu’avez-vous donc fait de mon slogan perdu ? Demain peut-être les gens s’en morderont
    beaucoup moins les doigts en société.

  41. je vomis , nous on fait des blablas moi y compris et un mec Warren Buffet, 3ème fortune de la planète, qui faisait déjà parler de lui la semaine dernière en réclamant une augmentation des impôts pour les riches, a annoncé qu’il allait investir 5 milliards de dollars dans Bank of America , j’ai regardé le cours si il revend dans les 24 heures +1 milliard ,allez Warren dans vingts ans t « es mort lâche toi aide les autres

    1. Mon dernier coup d’éclat,renflouer Bank of America;mesurez la grandeur du symbole ,j’ai failli écrire du syndrome;God bless America!

  42. Bonsoir à tous

    Sur le site du telegraph le dernier billet d’Evans Pritchard: l’allemagne gagnée par l’hystérie…
    Selon lui, le 7 septembre, la cour suprême allemande statuera sur la légitimité des bailout à l’européenne. C’est loin d’être gagné vu l’opposition qui monte en allemagne pour assumer tout et le reste.
    même Georges Ugeux sur son blog s’indigne des pratiques douteuses de garanties collatérales négociées entre grèce et finlande et réclamées depuis par d’autres bailleurs…

    les eurosceptiques sont à la fête et sonnent l’hallalli …..
    mêmes sons de cloches genre tocsin et glas sur Business Insider et Zero hedge….

    « Old Charlie stole the handle and the train it won’t stop now , no way to slow down »
    (Jethro Tull – pour les dinosaures, mes semblables)
    Cordialement.

  43. Lagarde’s ugly truth on debt, Financial Times, 28/8

    Where the FT disagrees, is in Ms Lagarde’s willingness to allow taxpayers to act as unpaid lifeguards for the financial system – rescuing the banks if private investors will not. This shifting of risk from bondholders was a bad idea in Ireland and generalising it across the eurozone will not improve it. It would be better to fill capital holes by mandatory debt to equity swaps that put unsecured bondholders where they belong – behind both taxpayers and depositors.

  44. … avant, c’était bien … on avait une ou deux petites vidéo musique de la part de Paul Jorion.

    Ca devient vraiment austère l’austérité 😉

  45. Samedi 27 août 2011, à Jackson Hole, Christine Lagarde a parlé de la situation économique et financière. Surtout, elle a prononcé une phrase très importante en ce qui concerne l’Europe.

    Elle a dit ce qu’elle pensait de la situation financière en Europe : « banks need urgent recapitalization. »

    « En Europe, les banques ont besoin d’une recapitalisation urgente. »

    http://www.imf.org/external/np/speeches/2011/082711.htm

    En clair : les banques européennes sont sous-capitalisées. Le ralentissement de la croissance dans tous les pays d’Europe va avoir des conséquences dévastatrices sur les banques. Si par malheur il n’y avait pas de recapitalisation, les banques européennes feraient faillite.

    Problème : où trouver l’argent pour cette « recapitalisation urgente » des banques européennes ?

    Je sens que les contribuables vont encore morfler.

    1. En tout cas je confirme ma chère banquière n’a pas voulu m’augmenter d’une misère mon découvert autorisé comme si j’allais mettre en péril la banque.

      tout va bien

  46. Je remets à votre lecture cet article de 2008 qui parle de crise monétaire à venir en Europe :

    On a les mêmes ingrédients mais différents, ce ne sont pas les déficits des pays du club med qui sont la tête d’affiche, la présentation est différente, c’est la fuite des capitaux des pays du club med pour cause de crise mondiale qui les retrouvent du jour au lendemain sans financement.

    Donc la dette des états n’était bien pas la cause de la vague 2, la vague 2 est du au rapatriement des capitaux comme en 1932
    On retrouve aussi nos milliards de besoin de refinancement des banques européennes :

    L’article de 2008
    après la crise financière , se profile la crise monétaire aussi redoutable!
    L’Europe au bord de la crise monétaire

    27 octobre 2008
    Les mouvements massifs de capitaux qui fuient le risque provoquent une crise gravissime sur le front des devises, en une réédition de celle qui avait éprouvé l’Asie en 1996. Mais cette fois, le monde entier est concerné, de l’Amérique Latine à l’Europe de l’Est sans oublier l’Asie. A tel point que Krugman, reprenant l’expression forgée par feu Saddam Hussein, la qualifie aujourd’hui de « mère de toute les crises. » Dans cette nouvelle tourmente, contrairement à la première vague qui avait frappé le crédit, c’est l’Europe – et ses banques – qui sont en première ligne, avec une exposition aux pays émergents qui se chiffre en trillions de dollars. Au risque de voir exploser l’Union Monétaire ? Certains l’envisagent, et en tout cas mettent un prix sur ce futur potentiel. Voici les faits, rapportés par Evans-Pritchard.

    La crise financière qui se répand comme une traînée de poudre dans tout l’ex-bloc soviétique menace de déclencher une deuxième crise bancaire en Europe de l’Ouest, encore plus dangereuse, entraînant l’ensemble du continent dans un véritable marasme économique.

    La solidité des monnaies est testée jusqu’à la rupture à la périphérie de Union Monétaire Européenne, durant cette tourmente qui rappelle celle de l’effondrement du serpent monétaire européen en 1992.

    « C’est la plus grande crise monétaire que le monde ait jamais vu », déclare Neil Mellor, analyste à la banque Mellon.

    Les experts craignent que ce chaos ne puisse bientôt déclencher une réaction en chaîne au sein de la zone euro elle-même. Le risque réside en une augmentation brutale de la fuite des capitaux quittant l’Autriche et des pays du « Club Med » qui tablent sur les financements de l’étranger pour couvrir les énormes déficits de leurs balances des comptes courants.

    Les données les plus récentes de la Banque des Règlements Internationaux montrent que les banques d’Europe occidentale ont dans leurs livres la quasi-totalité de l’exposition au risque né du dégonflement de la bulle sur les marchés émergents.

    Elles détiennent les trois-quarts du total 4 700 milliards des prêts bancaires octroyés en Europe de l’Est, en Amérique Latine et dans les pays émergents d’Asie lors du dernier boom mondial du crédit. Cette somme dépasse largement les montants de la débâcle des crédits hypothécaires US.

    L’Europe a déjà eu un premier avant-goût de ce que cela pourrait signifier. Les mésaventures de l’Islande lui a coûté 74 milliards de dollars. Les Allemands ont perdu 22 milliards.

    Stephen Jen, responsable du secteur des devises chez Morgan Stanley, affirme que le crash des marchés émergents est un risque largement sous-estimé. Il menace de devenir « le deuxième épicentre de la crise financière mondiale », qui concernerait cette fois-ci l’Europe et non plus les USA.

    L’exposition des banques autrichiennes sur les marchés émergents est égale à 85% du PIB – avec une forte concentration en Hongrie, en Ukraine et en Serbie – qui tous, avec la Biélorussie, se pressent à la porte du FMI pour obtenir des prêts pour leur sauvetage.

    Le montant de cette exposition au risque représente 50% du PIB en Suisse, 25% en Suède, 24% au Royaume-Uni, et 23% en Espagne. Aux États-Unis elle n’est que de 4%. L’Amérique restera spectatrice durant ce nouvel épisode.

    Les banques espagnoles ont prêté 316 milliards de dollars à l’Amérique latine, près de deux fois le montant accordé par l’ensemble des banques américaines ( 172 milliards) à ce qui était autrefois le pré carré des États-Unis. D’où les doutes croissants qui s’expriment sur la santé du système financier espagnol – déjà en situation de stress en raison de la crise de l’immobilier – au moment où l’Argentine se rapproche d’un nouveau défaut de paiement, et où la devise, les obligations et les actions Brésiliennes sont en chute libre.

    D’une manière générale, les États-Unis et le Japon se sont tenus à l’écart du boom du crédit dans les marchés émergents. Cette fête du crédit a été un jeu européen – souvent en utilisant des fonds en dollars, ce qui ajoute encore à l’aspect terrible du « deleveraging, » ce processus de liquidation mondial, qui propulse le dollar vers des sommets. Nulle part ailleurs ce phénomène n’a été plus extrême que dans l’ex-bloc soviétique.

    La région a emprunté 1 600 milliards de dollars, euros et francs suisses. Quelques propriétaires qui ont pris de gros risques en Hongrie et Lettonie ont souscrit des crédits hypothèques libellés en yens japonais. Ils ont tout simplement subi une hausse de 40% de leur dette depuis juillet. Personne ne les avait mis en garde contre ce qui pouvait se passer lorsque le carry trade [1] avec le Japon connaîtrait une inversion brutale, comme c’est le cas avec ce retournement de cycle.

    Les experts du FMI avaient rédigé un rapport il y a deux ans, intitulé « Asie 1996 et l’Europe de Est 2006 – la réédition du Déjà vu ? », qui avertissait que cette région était le théâtre des plus dangereux excès financiers dans le monde.

    Ce texte, inexplicablement, n’a jamais été publié, bien que des copies non officielles aient circulé. Peu de choses ont été faites pour tenter de refroidir la croissance du crédit, ou pour mettre fin à une dépendance mortelle à des capitaux étrangers. La semaine dernière, les discrets auteurs de ce document ont tenu lors revanche, lorsque l’Europe de l’Est est partie en vrille.

    La Hongrie a stupéfié le marché en augmentant les taux de 3% pour les porter à 11.5% en une dernière tentative pour défendre le cours du Florin vis-à-vis de la monnaie européenne.

    Les requins des hedges funds sont attirés par l’odeur du sang et voient se former une liste de devises qui sont leurs victimes potentielles. « L’économie n’est pas assez forte pour supporter le choc, donc on sait que ce n’est pas viable », avertit Simon Derrick, spécialiste des devises à la Banque Mellon.

    La Roumanie a multiplié par 9 son taux au jour le jour pour tenter d’endiguer la fuite des capitaux, rappelant ainsi les mesures désespérées prises par les banques Scandinaves dans les derniers jours de la crise du SME en 1992 – décisions qui avaient transformé en catastrophe la crise bancaire des pays nordiques.

    La Russie est également dans l’oeil du cyclone, en dépit de sa richesse énergétique – ou à cause d’elle. Le coût de l’assurance sur la dette de l’Etat russe, par le biais de contrats de Credit-Defaut Swaps (CDS), a bondi à 12% la semaine dernière, a un niveau plus élevé que celui qu’avait atteint la dette Islandaise, avant que Reykjavik ne subisse son « Crépuscule des Dieux. »

    Les marchés ne croient plus que la structure du budget et des dépenses de l’État russe soient viables maintenant que le pétrole menace de plonger à moins de 60 dollars le baril. La dette extérieure de l’oligarchie (530 milliards de dollars) dépasse le niveau des réserves en devises du pays. 47 milliards de dollars doivent être remboursé au cours des deux prochains mois.

    Les courtiers suivent la situation avec une attention particulière au moment où la contagion passe de la périphérie au cœur de la zone euro. Ils suivent l’évolution des différentiels de taux entre les bons du trésor à 10 ans de l’Italie et de l’Allemagne, qui fournissent un baromètre du stress auquel est soumis l’union monétaire.

    Cet écart a atteint 93 points de base, soit 0,93%, la semaine dernière, plus haut niveau observé depuis la création de l’Union Monétaire. Personne ne sait où se situe le point de rupture, mais une valeur supérieure à 100 serait considérée comme une alarme rouge. Le marché a pris bonne note que ce vendredi, les plus grandes banques portugaises, Millenium, BPI, et Banco Espirito Santo se sont préparées à accepter en urgence les garanties de crédit offertes par l’Etat.

    Hans Redeker, responsable du secteur devise à BNP Paribas, écrit qu’il existe un danger imminent que les parités des devises de l’Europe de l’Est soient rompues si les autorités de l’UE ne prennent pas une pleine conscience de la gravité de la menace, ce qui à son tour provoquerait une dangereuse crise pour l’Union Monétaire elle même.

    « Le système est paralysé, et il commence à ressembler à celui du mercredi noir de 1992. J’ai bien peur que cela ait un effet déflationniste sur l’économie de l’Europe occidentale. Il est pratiquement garanti que l’offre de monnaie dans la zone euro soit sur le point d’imploser », estime-t-il.

    Léger réconfort pour les lecteurs britanniques : les banques du Royaume-Uni n’ont pratiquement pas d’exposition sur l’ex-bloc communiste, à l’exception de la Pologne, qui est l’un des Etats les moins vulnérables.

    La menace pour la Grande-Bretagne réside dans les pays émergents d’Asie, où les banques ont accordé 329 milliards de dollars de prêts, presque autant que les Américains et les Japonais réunis. Que vous le sachiez ou pas, votre fonds de pension coule en même temps que les obligations des entreprises vietnamiennes et les prêts octroyés à des magnats indiens de l’acier. Personne ne vous l’avait dit ?

    Ambrose Evans-Pritchard the telegraph
    Contre info

  47. François Leclerc a écrit :

    Le Fonds de stabilité financière devrait voir ses missions élargies, mais sans les moyens correspondants. L’émission d’euro-obligations – présentée comme une panacée – est repoussée au jour lointain où les problèmes qu’elle devraient permettre de régler auront été préalablement résolus…

    Je suis étonné de ne pas voir mentionner, au fil des articles et des commentaires, le MESF (Mécanisme Européen de Stabilité Financière).
    C’est bien ce mécanisme qui est appelé à prendre le relai du FESF … en 2012/13 il me semble, via des DTS, comme pour le FMI.
    Une forme d’euro-bonds financés par le MESF ?

  48. C’est la restructuration de dettes qui n’ont pas lieu d’être qu’il faut mais ils ne peuvent pas agir car selon les contrats de couverture les fameuses armes de destruction massive, ils ne savent pas ce qu’ils déclenchent. L’évènement de crédit tant redouté de Trichet, c’est le débouclage en cascade des CDS sans qu’il y ait assez d’argent pour les règler……….

    1. Oui merci pour l’explication @]liervol, je comprends.
      Cela veut dire que même en doublant le fonds du FESF par le MESF, ce ne sera pas suffisant.
      Alors on bricole, en espérant que ça tienne et pour que rien ne change

  49. Le message de Benanke est limpide :

    « Débrouillez vous sans moi. »

    Merci, mille fois.
    Pourvu que çà dure.

  50. Mr Leclerc merci de la qualité de vos billets et belle conclusion de l’article:
    « Il sera ensuite temps de s’attaquer aux racines du mal. De stopper la machine à produire de la dette en redistribuant la richesse, notamment fiscalement, et d’interdire sans autre forme de procès les produits et transactions financières spéculatifs. »

    « Redistribuer la richesse » , donc si on étudie l’histoire, la Gauche vaut mieux que la Droite: les progrès de la redistribution en période de paix ont été légiférés quand la « Gauche » et ou le mouvement social était forts , en France 1936, 1945 (Sécu), 1968, 1981…, Aux USA Roosevelt, les travaillistes en Angleterre en 1945…
    La montée de l’inégalité s’est opérée quand la Droite était majoritaire: Reagan, Thatcher, Bush; la gauche caniche (Droite de la gauche) aussi y a parfois contribué: Clinton et la fin du Glass Steagel Act…

    « ’interdire sans autre forme de procès les produits et transactions financières spéculatifs. »
    Les pouvoirs publics vont peut-être y arriver sans vraiment le vouloir vu l’absence , voulue par la Finance, de pare-feux efficaces dans le système.

    Pourriez vous SVP donner la référence d’un ou deux de vos billets (Mr Jorion ou vous)sur la question: peut-on commencer par un seul pays? Quelles sont les mesures de rétorsion possibles de la Finance, quelles sont les mesures d’accompagnement nécessaires?

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