L'actualité de la crise : L'ESPRIT DE MUNICH, par François Leclerc

Billet invité.

Nous nous approchons de la croisée des chemins. Le « temps de la démocratie » hypocritement réclamé par les autorités politiques européennes pour masquer leur impuissance fait désormais défaut. Elles font désormais face à leur propre échec consommé, tandis que le spectre de la récession prend le pas sur celui du déficit.

Faisant écho aux parlementaires allemands qui ont annoncé vouloir prendre leur temps pour discuter des mesures du sommet européen du 21 juillet dernier, en vue d’une éventuelle adoption, le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, a déjà prévenu que le bouclage du programme d’échange d’obligations avec les banques ne pourrait pas intervenir avant « la première ou deuxième semaine d’octobre ». Plus l’urgence se précise, plus les délais se rallongent, et ce n’est pas fini.

Car la crise n’attend pas et utilise la bourse pour le faire savoir, le marché obligataire étant barré, sous haute surveillance de la BCE. Celui des CDS est par contre florissant, ce qui n’est jamais bon signe. Il y a décidément toujours quelque chose qui cloche.

Le taux de la dette des pays dans le collimateur étant contenu, celui des grands pays continue de baisser, porteur d’un rendement négatif en ce qui concerne l’Allemagne mais havre d’une sécurité introuvable ailleurs. Voilà qui accentue le grand écart entre les uns et les autres et rend encore plus hypothétique la cohésion de la zone euro et potentiellement moins avantageux pour les mieux dotés l’émission d’euro-obligations. Refusées d’un côté et présentées comme solution miraculeuse de l’autre (d’autant plus facilement qu’elles ne subissent pas l’épreuve du feu).

Les valeurs financières continuent de chuter brutalement, faisant perdre à la Société Générale 40% de sa capitalisation boursière en un mois, un record que les autres mégabanques, toutes aussi malmenées, ne lui envient pas. Imposant demain, pour reconstituer leurs fonds propres, un effort encore plus important, accentuant encore la concurrence engagée sur le marché obligataire avec les Etats et les grandes entreprises.

L’avenir s’annonce sombre, tous les pays révisant à la baisse leurs perspectives de croissance, Allemagne compris. Des discussions théologiennes s’engagent sur l’existence avérée ou non d’un krach boursier ou d’une récession économique en vue. Nier, toujours nier, surtout devant l’évidence, est écrit en lettres d’or dans le bréviaire des coupables !

Cas d’école s’il en est, le sauvetage de la Grèce rencontre de sérieux problèmes. Dans l’immédiat parce que la Finlande, et dans la foulée l’Autriche, la Hollande et la Slovaquie, réclament des garanties grecques pour verser leur contribution, remettant tout l’édifice en cause, mais plus à terme et irrémédiablement en raison de la forte récession qui s’y confirme. Le PIB pourrait selon le ministre des finances, se contracter de 4,5% cette année, au lieu des 3,8% prévus, un pourcentage identique à celui de l’année dernière. Pour la troisième année consécutive, la Grèce est en récession.

Le pays prend le chemin de ne pas remplir son contrat pour la deuxième fois, pour une simple et unique raison : son insolvabilité qui demeure et n’a été que très marginalement prise en considération.

Les déclarations crispées en provenance de toute les capitales européennes illustrent mieux que tout la voie sans issue dans laquelle continuent de s’engouffrer les gouvernements. Soit en refusant catégoriquement non seulement l’émission d’euro-obligations, mais aussi de nouveaux financements pour renforcer les moyens du Fonds de stabilité européen (FSFE), en accord avec ses nouvelles missions, soit en préconisant des sanctions futures pour les pays qui sortiraient des clous (à supposer qu’ils y rentrent d’abord), en suspendant les crédits communautaires dont ils bénéficient – fonds de cohésion et structurels – c’est à dire en les enfonçant davantage. La Grèce, le Portugal, l’Italie et l’Irlande pourraient être au premier chef touchés, pour des montants de plusieurs milliards d’euros annuels chacun.

Dernière touche avant que tout ne s’écroule, il est question d’étendre aux dix-sept pays membres de la zone euro ce que les Français ont appelé la « règle d’or », l’introduction dans la constitution (ou la Loi fondamentale pour les Allemands) de mesures strictes de limitation du déficit public. Un affichage sévère pour une application dont l’usage dira la rigueur effective, quand ses modalités précises seront définies.

Dans ces conditions, ne reste de proposé qu’un seul tunnel de sortie, que les Espagnols continuent d’emprunter à leur tour. Le gouvernement veut ainsi faire avaliser en urgence par le Parlement un nouveau train de mesures destinées à rapporter 4,9 milliards d’euros, venant s’ajouter aux 50 milliards d’euros déjà dégagés. Ce qui ne résout en rien la lancinante question du déficit des régions, dont la majorité n’est pas parvenue, les deux années précédents, à remplir leurs objectifs de réduction des déficits.

A-t-on jamais vu dans l’histoire européenne autant de constance aveugle ? Il vient à l’esprit les Accords de Munich, si l’on cherche un précédent. En craignant que les mêmes causes produisent aussi une catastrophe. En l’occurrence l’éclatement programmé de la zone euro, suivie de l’entrée avec tambour et trompette dans une récession économique profonde et prolongée.

Cela sera le prix à payer pour une stratégie de sauvetage prioritaire d’un système financier qui montre à nouveau qu’il est à bout de souffle, l’expression de la totale inconséquence d’une génération entière de responsables politiques incapables de se hisser au niveau de leurs supposées responsabilités. Héritage désastreux du capitalisme financier poussé dans ses retranchements sous l’effet de ses propres contradictions.

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148 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : L'ESPRIT DE MUNICH, par François Leclerc »

    1. Grand merci! « La préoccupation de l’emploi demeure seconde dans les choix qui sont effectués, reléguée qu’elle est après la défense de la monnaie, la réduction des déficits publics, le productivisme ou la promotion du libre-échange. » Saisissant avec le recul !

      Dans la foulée, « L’esprit de Munich », également identifié par Jacques Généreux (il y a un an, il y a un siècle, il y a une éternité)…

      1. Il est donc plus que probable que l’Allemagne se retirera prochainement de l’Union monétaire, croyant ainsi sauver son économie et conforter ses citoyens industrieux, tout en cherchant à recapitaliser ses banques. Elle attirera vraisemblablement dans son orbite les pays du Benelux et l’Autriche et sera ainsi à même de reconstituer un bloc autour d’un deutschemark tout puissant qui rachètera à bon marché le reste des actifs européens. Une sorte d’ « anschluss” économique.

        Qu’ils rachètent ce qu’ils veulent …. le problème étant de trouver des acheteurs pour leur production.
        Et les acheteurs en période de récession, se comptent sur les doigts de la main.

      2. non edith j y crois pas un instant

        l’ALLEMAGNE NE PARTIRA JAMAIS de la zone euro et fera tout pour rester dans la zone euro.
        J’avais écrit un texte la dessus il y a quelque temps

        Faites ce que je dis mais faites pas ce que je fais …
        par Pierre-François, vendredi 17 juin 2011, 12:48

        Dans un système économique basé sur la compétitivité prix ( concurrence), par opposition à la compétitivité hors prix (où l’entreprise a un avantage concurrentiel), la variable clé pour réussir à créer du bénéfice ( chiffres d’affaires – coûts) est le coût du fait notamment de la forte intensité concurrentielle.Ce qui empêche l’entreprise de jouer sur la variable prix et donc le chiffre d’affaires ( prix * quantités).Dans une zone de monnaie unique composée de plusieurs pays et d’ entités juridico/économiques différentes, en l’absence d’harmonisation fiscale et sans modèle social commun, ces coûts sont les salaires, la fiscalité et les charges sociales.

        Pour être compétitif et donc exporter dans cette zone à monnaie unique, il faut abaisser ces coûts (salaires, fiscalité et protection sociale) quitte à comprimer la demande intérieure.Baisser la fiscalité et les charges sociales appellent soit à une redéfinition du modèle social ( privatisation de prestations normalement prises en charges par la collectivité ) ou à un transfert de fiscalité des entreprises vers d ‘autres catégories ( consommateurs via la TVA , demain peut être la TVA sociale, ménages via la montée en force de l’impôt sur le revenu).

        Restent les salaires, pour maitriser les salaires, il faut contrôler les charges des ménages. En effet si les charges augmentent trop, les salariés par un effet de second tour exerceront une pression sur les entreprises pour connaitre des augmentations de salaires.Ce qui cassera la dynamique désinflationniste et l’avantage compétitif de l’entreprise. Si ces charges de ménages proviennent essentiellement de pays hors zone ( alimentation, produits finis, essence), il est essentiel d’avoir une monnaie forte pour amortir les chocs inflationnistes hors zone.

        Quid maintenant de l ‘exportation hors zone monétaire où la devise redevient une variable d’ajustement? Dans ce cas là, la compétitivité ne se retrouve pas améliorée puisque la monnaie est forte et surévaluée par rapport aux devises étrangères.

        Conclusion: Pour réussir dans un régime de monnaie unique avec monnaie forte, il faut exporter dans la zone unique et importer hors zone. Mais si un pays exporte dans la zone, ça veut dire qu’un autre pays importe, et il se retrouve lui dans un cercle d’incompatibilité ne pouvant plus exporter hors zone du fait de la monnaie forte.

        Comment exporter avec une monnaie faible ? Là, il s’agit de l’exact opposé, il faut exporter hors zone et importer dans la zone , la monnaie redevenant une variable d’ajustement.

        Il y a donc deux visions différentes; chacune dépendante de la monnaie selon que l’on soit en monnaie forte ou en monnaie faible.Deux visions, qui débordent largement sur le champ politique, le but ultime étant d’avoir la main sur la variable monétaire.

        Cette zone, bien évidemment c’est la zone euro. A ce jeu là, l’Allemagne a un leadership incontestable faisant de Francfort sa chasse gardée. A l’heure où tous les pays sont tentés de copier le modèle allemand, cet exemple montre que l’Allemagne ne peut pas être un modèle car il s’agit d’un jeu à somme nulle.Ses excédents constituant les déficits des autres pays de la zone euro.

        En le copiant, non seulement la demande interne sera comprimée mais les effets positifs initiaux annulés, chaque pays rentrant dans une compétition par le bas ( entre eux ) en détruisant qui plus est son modèle social. Il y a un parallèle évident avec les dévaluations monétaires successives des années 50 aux années 80, quand chaque pays dévaluait l’un par rapport à l’autre.Là, devant l’incapacité de dévaluer la variable monétaire, le cas est symétrique, chaque pays dévalue son modèle social ( salaires, fiscalité, charges sociales) sans que personne en retire de bénéfices économiques, l’avantage concurrentiel étant perpétuellement déplacé vers les bas. Et que dire alors du modèle social ?

        La parabole de l’Allemagne,c’est celle d’un double paradoxe : si tout le monde copie le modèle allemand tout le monde sera perdant y compris l’ Allemagne ; en laissant le modèle tel quel, seule l’Allemagne y est gagnante économiquement au dépend à la fois de son modèle social rhénan (qui avait fait toute sa spécificité) et des autres pays de la zone euro.

        Ce paradoxe amène une grande interrogation sur notre partenaire leader, l’Allemagne veut elle vraiment qu’on la copie?

      3. Edith.
        Je t’ai trouvé un acheteur :
        http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/19/total-confirme-avoir-verse-7-millions-d-euros-a-takieddine-pour-un-contrat_1561549_823448.html
        « Le nom de Takieddine a été cité à plusieurs reprises par des témoins dans le cadre de l’enquête sur le volet financier de l’affaire des sous-marins de Karachi. »
        Si ça se trouve, il pourrait aussi nous racheter quelques iles grecques…

        Avant nationalisation et réquisition d’office, bien sûr.
        Je FAIS confiance en l’Humain. Avant l’argent.

      4. à Pierre François
        Je me demande cette histoire de monnaie faible et forte, importation et exportation, si c’est bien ça ?

        Car si j’ai bien compris, l’allemagne avec un euro fort exporte, alors que tant d’autres importent, d’où, tous nos hangards à marchandises importées dans les zones industrielles, et de ce même fait que le commerce et l’industrie ne sont plus différenciés…
        donc oui dans un sens, c’est ça
        mais après pour produire, et non revendre du déjà près à vendre, importé, il faut bien aussi importer quelques matières premières, cela même si on remetait en route et l’acier et le charbon, que l’Europe de l’acier et du charbon a totalement laminé
        bref, ce n’est pas carrément si simple de chez simple
        sauf que dans nos pays, on ne survivrait pas avec un salaire indien ou chinois ou africain

        Je ne sais pas combien sont rémunérés ceux qui travaillent dans les prisons, ils sont très mal payés mais ils ont un lit et quelque chose à manger tous les jours .
        Peut-être que, je ne sais pas, mais …

    2. troublant …

      il y en a pourtant toujours eu des « qui alertent », et voient plus loin …politique, écologie …etc :

      le rouleau compresseur neolib. les a fait taire, peu à peu .

      la marchandisation du monde : il faut vraiment y mettre un terme .

    1. sur ce sujet des va-t-en guerre
      la contradiction des infos me laisse perplexe

      par ex entre nos infos et celles-là
      -août « Libye –défaite des rebelles  »
      http://www.infodabidjan.net/international/libye-%e2%80%93defaite-des-rebelles/
      (la vidéo est de Rayyisse)
      -juillet « La Libye, elle est comme ça pour de vrai »
      http://wikistrike.over-blog.com/article-la-libye-en-photos-ce-que-les-medias-occidentaux-ne-vous-disent-pas-80535429.html
      (Mahdi Darius Nazemroaya est un spécialiste du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Il est un chercheur associé au Centre de Recherche sur la Mondialisation : Mondialisation.ca)

      donc après, que penser ???
      je me rabats sur des infos plus accessibles telles celle-là
      « Un chirurgien bordelais au chevet de la Libye »
      http://aquitaine.france3.fr/info/un-chirurgien-bordelais-au-chevet-de-la-libye-69017722.html
      ou là-même, mais titrée autrement ici
      « Docteur Gérard » le Gaulois du moment ! Conférence des tribus libyennes – 6 mai 2011  »
      http://www.legrigriinternational.com/article-docteur-gerard-le-gaulois-du-moment-75410844.html
      (la source reste FR3
      http://aquitaine.france3.fr/info/un-chirurgien-bordelais-au-chevet-de-la-libye-69017722.html?onglet=videos&id-video=000269765_CAPP_DrLeClouerecinterviewcomplte_010620111138_F3
      (évidemment reprise par Rayyisse !!
      car il suffit d’écouter à 5mm, quand il explique que c’est comme si chez nous, à la tête des rebelles libérateurs de Sarkosy, compris comme affreux, bête et méchant, étaient les ministres-mêmes, celui de justice, et celui de l’intérieur du gouvernement-même de Sarkosy)

  1. MÜNICH! Qui jouera le rôle de Chamberlain, Daladier, Mussolini et Hitler? L’annexion des Sudètes qui précèdera de peu l’invasion de la Bohème par les troupes de la Wehrmacht sera l’acte final de la trahison des démocraties. Qui joue le rôle du malheureux président tchécoslovaque Hacha, patientant dans l’antichambre pendant le dépeçage de la Tchécoslovaquie? Qui sera le nouvel Heydrich, exécuté par des résistants Tchécoslovaques formés en Grande Bretagne?
    Méfions-nous des métaphores historiques. Elles sont souvent vraies.

    1. Vous parlez de la seconde guerre mondiale, elle ne se reproduira pas, ni rien d’approchant, inutile de faire un parallèle de ce type.

      1. @Jean Valjean

        J’aimerais entendre l’argumentaire parce que ça n’a rien d’évident il me semble…

      1. Que nenni ! Papandréou est clairement un Quisling : de formation quasiment exclusivement anglo-saxonne (Canada pour le secondaire puis Amherst College (Mass.) + London School of Economics + Harvard), sa mentalité anglo-saxonne absolument néo-libérale (né aux USA d’une mère états-unienne ; il parle encore mieux l’anglais que le grec ou …le suédois) lui fait appliquer – au nom du socialisme de son papa dévoyés (et le socialisme et le papa) – une politique de classe sans exemple connu, ou sinon du temps des Colonels.
        Ce qui paraissait une plaisanterie, il y a quelques semaines encore, est en passe de se réaliser : vente aux intérêts privés du patrimoine et des services publics grecs en vue d’une totale exploitation par les intérêts privés (« toll-booth economy ») dans l’espoir de raquer quelques milliards d’euros avec la grande braderie des transports, des aéroports, et pourquoi pas des sites, des plages, des îles…

      2. [désolée du HS]

        @ Nerima-kun : Connais pas le CV ou le pédigrée de Papandréou, mais OK. Pas d’accord du tout avec la politique qu’il mène non plus. Ceci étant : il faudrait peut-être rappeler tous les bienfaits de Nea Dimokratia aussi, et puis, au-delà de ces constats connus : quelle alternative ?

        Le KKE est trop enfermé dans ses archaïsmes.
        Syriza ? Connais pas leur programme.

        Et puis en Grèce, une urgence : abattre l’église orthodoxe. Après, on pourra peut-être construire autre chose – faut-il rappeler que le gouvernement grec prête serment devant un _pope_ et pas devant le parlement ou le peuple grec ?

  2. L’esprit de Munich terme utilisé par Jacques Généreux concernant la gestion européenne de la crise Grec.
    Chez nos monarq… heu non!!!
    Nos bon maît’es heu non!!!
    Enfin bref!! certains appellent ça du courage politique, c’est surement vrai.

  3. Vous croyez vraiment qu Angela va nous envahir ???
    Votre titre est sans doute un tantinet malheureux…..

    1. « Esprit de Munich »

      = état d’esprit = manque de courage = lâcheté = ne pas vouloir voir la catastrophe qui arrive = faire la politique de l’autruche = nier le réel = espérer que si on ne le dit pas, ça n’arrivera pas = pactiser avec le diable ( ou baiser le cul du diable ) et penser que ce sera sans conséquences …etc …

      = expression ne signifiant pas que cela produira les mêmes effets, avec les mêmes protagonistes, mais qu’il règne un état d’esprit trés dangereux, pouvant mener à des catastrophes ( par exemple : une montée de l’extrême-droite auprès des droites-extrêmes dans tous les Pays occidentaux …) de grande ampleur, dont on peut percevoir quelques aspects, mais dont on ne sait pas en réalité où cela peut mener .

  4. Crise financière : CDS, le réveil des monstres assoupis

    Contre Info, 18 février 2008
    Ingénierie financière. Derrière cette formulation fort impressionnante pour les non initiés, se dissimule tout un bestiaire de mécanismes complexes, mais dont la fragilité et parfois la déraison sont dénoncés depuis longtemps par ceux – peu nombreux – qui ont su garder la tête froide devant les montants et les rémunérations astronomiques qui ont cours dans la « finance structurée. »
    En phase d’expansion du crédit, toutes sortes de business se sont créés en empilant des créances sans jamais prendre en compte un possible retournement du marché, ni accumuler les provisions pour les mauvais jours. Ces montages, extrêmement profitables grâce à l’effet de levier qui transformait un différentiel de quelques points de base en un business modèle générant une manne sonnante et trébuchante, n’ont jamais – court-termisme faisant loi – envisagé un retournement de tendance durable.
    Mais pour tous les addicts, que ce soit aux opiacés ou au crédit facile, le réel vient un jour réclamer sa part – douloureuse.
    Nous y sommes.
    Pour ces milliards de papiers échangés dans l’euphorie expansionniste, l’heure des comptes est arrivée. Que valent-ils ? Qui peut payer ses dettes ?
    Dans un monde où la dette, donc la confiance, constituait le moteur, ce processus est dévastateur. Les créances des uns sont les actifs des autres, qui ont à leur tour permis de lever de nouvelles dettes, en une énorme pyramide de traites tirées sur un avenir lui-même alimenté à crédit.
    Dans un monde tel que celui là, où sont les dollars, les vrais dollars sonnants et trébuchants, qui permettent de solder les comptes ?
    Nulle part. Les revenus des salariés américains ont été réduits à la portion congrue. Leur patrimoine, ce sont ces maisons surévaluées d’au moins 30%, invendables désormais.
    Cet « accident industriel » qu’a constitué la défaillance des emprunteurs subprimes dans le monde merveilleux de la finance structurée, a volatilisé la confiance et crevé la bulle .
    Dès lors, cette hémorragie de valeur s’est propagée de place en place. L’effet de levier – parier 10 en amenant 1 et en empruntant 9 – qui multipliait les gains, si bénéfique en phase ascendante, se révèle un piège sanglant dans les circonstances actuelles.
    Quelques pourcents de pertes – un accident pour une entreprise classique – deviennent un drame pour des structures dépourvues de capitaux propres. Le dollar est cassé, dit-on à Wall Street. Crime de lèse-majesté. Les investisseurs-prêteurs affolés veulent récupérer leurs mises. Pour les rembourser, il faut vendre du papier – des promesses – invendables, lorsque tout le monde sait que le père Noël, finalement, n’existe pas.
    C’est le cycle baissier infernal.
    Les banques voient fondre leurs réserves et les comptes des fonds d’investissements sont tendus à l’extrême.
    Dans les belles histoires tragiques ce sont là normalement les circonstances où le chevalier blanc entre en scène. Dans le casting, il existe, c’est l’assureur.
    Le chevalier blanc sur lequel comptaient les scénaristes de Wall Street ce sont les monolines, ces entreprises de monoculture industrielle, comme leur nom l’indique, dont la vocation était de garantir pour la forme les investissements de pères de familles que constituaient les emprunts des municipalités et des administrations.
    Saisies, comme Monsieur le Trouhadec, par la débauche de l’argent facile de ces dernières années, ces grenouilles se sont voulues des bœufs à même de digérer les plus lourdes pertes rendues possibles par les petits génies des modèles prédictifs du risque qui faisaient se pâmer Wall Street.
    Elles ont accepté de garantir les produits les plus exotiques, grisées par l’ivresse du moment, sans jamais accumuler en regard de provisions pour l’hiver du crédit.
    Aujourd’hui, leur compte est bon. Ou plus exactement il est très mauvais, tellement mauvais, que ces ruminants devenus sacrés sont l’objet de toutes les précautions.
    Proclamer ce que tout le monde sait, c’est à dire que ces entreprises sont incapable de faire face aux dépréciations des actifs qu’elles ont accepté de garantir, est une perspective tellement effrayante que personne n’en veut prendre le risque.
    Car si les livres de comptes restent présentables c’est grâce à ces assureurs qui théoriquement soutiennent la valeur d’actifs grignotés par la baisse en offrant leur garantie.
    Les autorités de la place, les agences de notations, les banques, veulent préserver autant que faire se peut cette fiction, ces zombies, ces morts vivants.
    Mais si la disparition, inéluctable à terme, dans le cimetière de la création destructrice de ces dinosaures soudainement inaptes est reconnue par tous, qu’ils veuillent les dépecer comme Eliot Spitzer ou se saisir du gras de la bête, comme Warren Buffet, le mal est encore bien plus profond.
    Car Wall Street, et au delà la finance dans son ensemble – oui, votre banquier aussi – partage avec l’espèce moribonde des assureurs un gène commun, un mécanisme identique, qui répond au doux nom de CDS. Les Crédit Defaut Swaps.
    Ces contrats d’assurances signés de gré à gré entre les établissements financiers promettaient de garantir le principal et les intérêts en cas de défaillance de l’emprunteur ou de perte sur la valeur des titres.
    Le montant total des valeurs assurées par ce type de contrat était de 900 milliards en 2000. Il atteint désormais 45 000 milliards. Vous avez bien lu, 45 000 milliards de dollars. Trois fois le PIB des USA. Deux fois la capitalisation des places boursières américaines.
    Cette croissance exponentielle donne un indice de la démesure à l’œuvre ces dernières années dans les marchés du crédit.
    Où sont les CDS ? Partout. Le modèle de dilution du risque, dont Wall Street se félicitait, a répandu dans chaque nœud du réseau de la finance le virus dormant qui ne demande qu’à se réveiller.
    Pas complètement dupes de leur invention, les financiers ont réassuré le risque assumé et se sont couverts en achetant à leur tour une protections fournie par des CDS eux-mêmes garantis par des CDS… en une chaîne de solidarité dont la résistance ne vaut que celle de son maillon le plus faible [1].
    Avec ce mécanisme, au delà la défaillance des monolines, se profile à l’horizon le déclenchement d’une monstrueuse cascade de demande de remboursement, que personne ne serait en mesure d’effectuer, puisque personne n’a de réserve, et que nombre d’actifs sont constitués de créances dont la valeur s’évanouit de jour en jour.
    Nous avons là le scénario du « Perferct Storm, » comme le nomment les américains. Ou, pour reprendre le mot du directeur de la Deutsche Bank, d’un « Tsunami » dévastateur, auquel même les plus grands établissements auront du mal à résister.
    Si cette perspective devient réalité, les monstres sont lâchés. Bienvenue dans Jurassik Park.

    [1] Ce mécanisme de réassurance en cascade explique – en partie – les sommes colossales de l’en cours des CDS, puisque le nominal est comptabilisé autant de fois que de de contrats de couverture. Mais cette « duplication » ne diminue pas la dangerosité du système, elle la démultiplie.
    Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1714

    1. « [1] …. »
      C’est bien, pourquoi notre Paul, si j’ai bien compris, mais je pense que oui, nous explique qu’il conviendrait d’interdire ces CDS-nus, déjà pour simplifier

  5. @ MM les administrateurs du blog,

    Serait-il possible d’insérer 2 boutons en bas des pages afin de pouvoir se rendre simplement au post suivant ou au post précédent ? Rêvons un peu, on pourrait y ajouter aussi une petite liste déroulante qui permette de se rendre directement sur le post que l’on sélectionne parmi les 10 derniers en ligne.

    Ça serait vraiment épatant pour passer rapidement de l’un à l’autre et permettrait d’améliorer la vitesse de contribution (ça commence à devenir harassant avec la production quotidienne du moment).

    Merci d’avance.

    PS: et aussi un bouton « panic » qui permette de faire apparaître un sorte de feu d’artifice sur l’écran pour le jour où tout va franchement mal. C’est ce dont j’aurais vraiment aimé disposer le jour de l’article de FL « Ouch, ça fait mal » ou quelques autres. 🙂 🙂

    1. Cela a peut être été déjà dit, mais pourquoi pas un forum, au lieu ou en plus des commentaires ? Trop de travail pour la moderation ? Un forum est beaucoup plus souple, puis chaque article du blog pourrait contenir le lien vers le sujet de discussion, et chaque sujet de discussion du forum contenir l’article en première page. Ensuite, bon courage pour modérer, certes…

    2. il faut savoir qu’au tout début du blog il y avait ces boutons précédant/suivant.
      Qu’est ce que je les ai regretté quand ils ont disparus. Et puis on s’habitue 🙂
      Le bouton panic pourquoi pas, mais alors plutôt sur les sites de bourses…

  6. Je viens de regarder les historiques :
    Sur un an 19 mars 2007 en zone dollars le DJ n’a pas varié, même indice ou presque, 12 200 environ, le cac lui a perdu 20% environ pour la zone euro, par contre avec l’augmentation de l’euro de 1.33 à 1.57 pour les zones dollars qui vendent du cac la perte du cac n’est que d’environ 1.5% sur un an sans tenir compte du cours exact achat vente de l’euro ( cac en dollar 7260.40 dollars le 19 mars 2007, 7152.84 dollars le 19 mars 2008) …..No comment.

    Les zones dollars peuvent vendre du Cac et rapatrier un maximum de devises chez eux.
    C’est les états unis en crise et c’est les européens qui payent en zone euro.
    A quoi joue la BCE?

  7. @ MM les administrateurs

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    C’est le nombre de contributions reçues ce jour à 19h12 au post de Zébu  » REFUSER DE PARTICIPER SELON LES RÈGLES ACTUELLES » !

    Je dis Bravo, BRAVO, BRAVO à Zébu et à tous les contributeurs.

    Il y a forcément quelque chose d’essentiel dans ce post qui doit être soigneusement commenté et diffusé à ceux qui gouvernent. Chiche ?

    1. Ceux qui gouvernent n’en ont rien à … de Zébu, de son billet et d’un obscur blog tweet machin chose d’internet…

      1. Auraient-ils lorgné la place pour d’autres objectifs ?? ..
        Que comment les qualifiez ??, pourrait-on dire berluscornien ?
        (car Nicolas Sarkosy ne fut-il point l’avocat de Sylvio Berlusconi ?)

        par ex:
        « La justice sur les traces du pacte Sarkozy-Tapie ‘
        extraits :
        « En clair, que l’affaire Tapie s’apparente bel et bien, comme nous l’avons fréquemment écrit, à un scandale d’Etat, impliquant les plus hautes autorités jusque dans les sommets du pouvoir. Il faut prendre le temps de lire, en effet, cette décision motivée. Tout y est décrit par le menu, avec une grande précision. On y trouve ainsi le décompte enfin exact et irréfutable des sommes qui ont fait l’objet de ce« détournement de fonds publics » : 403 millions d’euros au total, dont 304 millions d’euros sont tombés, en net, dans la poche de Bernard Tapie. On y trouve aussi les indices nombreux de l’illégalité probable de cet arbitrage, et la cascade d’irrégularités qui l’ont accompagné. On y trouve de même la confirmation des manquements à leurs obligations d’indépendance d’au moins deux des arbitres.
        On y trouve, enfin, la mention de la très grave responsabilité de Jean-Louis Borloo, l’éphémère ministre des finances qui, le jour même de son arrivée à Bercy, le 18 mai 2007, n’a rien eu de plus pressé à faire que de demander le lancement de cet arbitrage illégal au profit de Bernard Tapie, dont il avait été l’avocat pendant de nombreuses années »
        « Et puis surtout, il y a ce constat terrible qui résume toute l’affaire Tapie :« De l’ensemble de ces décisions systématiquement défavorables aux intérêts du CDR de l’EPFR et de l’Etat résultent des indices graves et concordants faisant présumer que, sous l’apparente régularité d’une procédure d’arbitrage, se dissimule en réalité une action concertée en vue d’octroyer aux époux Tapie et aux sociétés dont ils détiennent, directement ou indirectement, le capital, les sommes qu’ils n’avaient pu jusqu’alors obtenir, ni des tribunaux judiciaires, ni par la médiation tentée en 2004, ni lors d’une seconde négociation menée en 2006 après le prononcé de l’arrêt de la cour d’appel de Paris, celle-ci ayant également été abandonnée, compte tenu des prétentions jugées inacceptables de M. Tapie.  »
        « Si scandale d’Etat il y a, ce n’est pas parce que l’Etat a connu des dysfonctionnements, comme cela peut arriver ; ce n’est pas parce que des choix hasardeux ont été faits, par incompétence ou par négligence, dont les contribuables vont devoir payer les conséquences. Non ! C’est parce que tout a été fait, en connaissance de cause, pour organiser un « détournement de fonds publics ». »
        « De notre côté, à Mediapart, voilà près de trois mois que nous enquêtons sur ce volet évidemment décisif de l’affaire, pour chercher à comprendre la raison cachée pour laquelle les plus hautes autorités de l’Etat ont pris la lourde responsabilité de suspendre le cours de la justice ordinaireLes pièces de ce difficile puzzle, nous avons cherché par de très nombreuses enquêtes (voir également notre onglet « Prolonger ») à les assembler. En enquêtant sur les relations secrètes entre Bernard Tapie et Nicolas Sarkozy au début des années 1990 ; en enquêtant ensuite sur les relations d’amitié et de très forte proximité entre le même Bernard Tapie et Brice Hortefeux, le premier des fidèles de la Sarkozie… »
        http://www.infodabidjan.net/international/la-justice-sur-les-traces-du-pacte-sarkozy-tapie/

        400 millions, une bagatelle, si ce détournement continue, avec d’autres affaires, ..
        -dont le procès des petits enfants Renault, qui eux-aussi semblent-ils, ont les dents crochues- on n’en a pas fini d’arroser à fonds perdus des cause « berlusconiennes » avec l’argent publique
        (c’est qu’aujourd’hui, c’est un fait, il faut avoir être né avec un porte-monnaie entre les dents, pour …)

        NB Je rajoute, c’est seulement parce qu’on ne le dit pas assez mais dans 98% des établissement privés, pour 17 % des enfants scolarisés, les enseigants sont rémunérés par l’état, car 98% des établissements privés soit la quasi totalité de la maternelle au lycée sont sous contrat

      2. « 21,3 % environ des élèves du secondaire (collèges et lycées) étaient scolarisés dans un établissement privé en 2010-2011. 97,3 % de ces élèves étaient scolarisés dans un établissement sous contrat »
        http://www.education.gouv.fr/cid251/les-etablissements-d-enseignement-prives.html

        pour le primaire
        (même site .gouv
        http://www.education.gouv.fr/cid251/les-etablissements-d-enseignement-prives.html)
        « Obligation par la commune de résidence de financer la scolarisation d’un élève accueilli dans une école privée d’une autre commune
        Loi n° 2009-1312 du 28 octobre 2009 »
        « Le contrat simple pour les écoles primaires ou spécialisées. Les classes doivent avoir fonctionné pendant au moins 5 ans, et les locaux doivent répondre aux exigences de salubrité. L’établissement sous contrat simple doit ensuite organiser l’enseignement des matières de base par référence aux programmes et aux horaires de l’enseignement public. Les maîtres sont nommés par l’autorité privée et salariés de droit privé, mais rémunérés par l’État. »

        « Tous les établissements privés d’enseignement peuvent obtenir des financements publics dans les conditions fixées par la loi »
        « Pour les établissements d’enseignement privés sous contrat, selon la loi n° 59-1557 du 31 décembre 1959, l’État prend en charge la rémunération des personnels enseignants, les charges sociales et fiscales incombant à l’employeur ainsi que les dépenses de formation initiale et continue des enseignants. Les collectivités locales participent quant à elles au fonctionnement matériel des classes sous contrat sous la forme de forfaits. Pour l’enseignement secondaire sous contrat d’association, la contribution financière des départements et des régions est obligatoire »
        « Les établissements privés d’enseignement du premier et du second degrés scolarisent 2 033 000 élèves, soit 16,9 % des effectifs en 2010-2011 : 13,4 % des élèves dans le premier degré, et 21,3 % dans le second degré.

        Le nombre d’écoles et établissements scolaires privés est de 8 970 en 2010-2011. Cela représente 13,7 % du nombre total d’écoles et établissements. 9,9 % des écoles sont privées. 31,9 % des collèges et lycées sont des établissements privés. »
        http://www.education.gouv.fr/cid251/les-etablissements-d-enseignement-prives.html

        il y a un lien sur ce site
        évidemment si on clique on lit encore, car le privé, le privé..
        « Le financement public des établissements d’enseignement supérieur privés
        L’État peut subventionner les formations d’enseignement supérieur privées. Certaines écoles sont financées par les ministères de l’Agriculture et des Affaires sociales, mais un grand nombre d’entre elles bénéficient d’une subvention du ministère de l’Éducation nationale.
        L’établissement doit avoir été « reconnu » par l’État : la reconnaissance procède d’un contrôle du fonctionnement de l’établissement, de ses formations et de son personnel d’encadrement et enseignant. La reconnaissance de l’Etat permet ensuite à l’établissement de solliciter des subventions dont l’attribution n’est pas automatique.
        En 2006, 58 établissements privés d’enseignement supérieur sont subventionnés par le ministère chargé de l’enseignement supérieur, dont 13 établissements d’enseignement supérieur libre, 32 écoles privées d’ingénieurs et 13 écoles privées d’enseignement supérieur de gestion.  »
        http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid49085/les-etablissements-d-enseignement-superieur-prives.html

        Tout ça c’est juste pour ceux-là qui rêvent, que le privé, et le privé, alors que les fonctionnaires, et les fonctionnaires, fatalement d’une institution publique
        (et encore je ne donne pas les statistiques ..

  8. Nous sommes face à un problème aux sources multiples :
    – gouvernance d’une nullité absolue
    – démocratie malade de la non implication des citoyens dans la chose publique
    – déficit d’éducation, de formation dans les domaines de l’histoire, de l’analyse et de l’esprit critiques
    – hégémonie de moins en moins voilée d’une petite caste de possédants qui dominent le monde
    – montée du danger de l’extrême-droite et des régimes autoritaires qui pourraient s’engouffrer dans la brèche au fur et à mesure que le système se meurt – conséquence directe du déficit d’éducation
    – société où la communication et la solidarité ont presque perdu tout sens – fesse de bouc et autres téléphones portables, IPhones et IPads n’étant que de misérables gadgets destinés à faire consommer et à se bercer de l’illusion qu’on n’est pas seul au monde, et qu’on « nous aime »

    Quand on additionne le tout, finalement la situation est presque logique, son évolution prévisible. La peur, la panique et la lâcheté – sans compter l’appât du gain à court terme et le phénomène de la tête dans le sable – sont une telle réalité que nos dirigeants chéris foncent droit dans le mur malgré des voix de plus en plus audibles et venant de tous horizons qui leur disent de ne surtout pas faire ça.

    Faut-il nourrir un espoir ? Faut-il espérer qu’un Concile Mondial de Ploutocrates se réunisse, voie la fin du système arriver et décide de mettre de l’eau dans son vin pendant quelques temps, histoire d’assurer sa survie pendant encore une ou deux générations ? Faut-il espérer voir un tel concile siffler la fin de la récréation en dictant à nos chers dirigeants une autre marche à suivre ? Ce serait faire l’hypothèse d’une intelligence et d’une capacité de recul et d’auto-critique suffisantes dans les esprits des ploutocrates. Certains l’ont, comme Warren Buffet, mais visiblement, ils ne sont pas en majorité.

    Alors, il reste la prise de conscience – l’illumination, en quelque sorte – des peuples tant qu’il est encore temps, tant qu’ils ne sont pas encore totalement plongés dans le marasme et mûrs pour être récupérés par d’autres intérêts. Et là, une variable implacable entre en jeu : le temps. Combien en reste-t-il avant l’implosion finale ? Combien en faut-il pour éveiller les peuples ?

    On devrait faire naviguer l’humanité à bord d’un vaisseau spatial se déplaçant à des vitesses relativistes, cela permettrait d’avoir plus de marge de manoeuvre…

    1. c’est bien vrai que si l’on s’en réfère à l’histoire, le profitocrate est vraiment mauvais

    2. « Alors, il reste la prise de conscience »

      Je suppose que vous vous comptez parmis les éveillés.

      Mais si tout les éveillés se contentent de discuter sur le web, ça va pas pisser bien loin.

      Non ?

      Pour ma part, je crois que tant qu’on vit dans le confort (frigo régulièrement garni), on ne croit pas nécessaire de bouger.
      Et quand la motivation arrive, faim, froid, embêtements très concrets, alors on a d’autres chats à fouetter (besoins vitaux) que l’avenir du monde.

      Vous parlez d’illumination des peuples (!!!) C’est du délire.

      Que faites vous, Vous ?

      1. Oulà ! Quelle passion ! 🙂
        Je suis censée me répandre en excuses, là ? Malheureusement, ça ne risque pas. Vous m’en voyez d’ailleurs fort triste 😉

        Pour votre info, vous faites un gros coup d’épée dans l’eau, là, ce que vous sauriez si vous aviez lu d’autres commentaires acerbes que j’ai faits, entre autres sur le billet REFUSER DE PARTICIPER SELON LES RÈGLES ACTUELLES par exemple.

        Allez, bon vent, et bonne lecture avant de commenter ! 😉

        PS : pour votre info, une liste non exhaustive de ce que je fais, puisque ça semble vous intéresser :
        dans le désordre, je milite/me forme/rassemble/mobilise/organise (mouvements de grève)/négocie/résiste/gagne/explique/convaincs/dis ce que je pense aux huiles/planche sur des dossiers de fond/etc. – le tout dans la vie réelle du vrai monde où il y a des êtres de chair et de sang qui peuvent vous renvoyer à vos chères études si vous leur balancez du vent ou si vous leur faites prendre des risques pour rien.

      2. Je lutte par l’exemple contre le déni lié à la passivité, à l’intérêt exclusif pour le court terme.

        Pas de pesticides ni d’insecticides dans mon petit jardin, ( Rien pour Mosanto) je composte un peu, bonjour la gent ailée qui me visite en masse chaque jour (combien ça coûte un oiseau en liberté ? )
        Je n’ai ni GSM, ni I- Epate, ni I- Apode, mon temps m’appartient.
        Je consacre chaque jour au moins un quart d’heure au bien être de mon chat qui me le rend bien.

        Je rends service si nécessaire.
        Je m’occupe régulièrement de deux parents très âgés.
        Je ne demande aux autres que ce qu’ils peuvent ou veulent donner ( dans l’échange relationnel- pas dans l’échange marchand auquel je suis soumise comme nous tous)
        Mais avec des réticences.
        Je n’achète pas de l’huile « pour friture ou pour ceci » mais de l’huile étiquetée spécifique; je n’achète pas non plus des épices pour spaghettis ou pour poulet, mais les épices particulières dont j’ai besoin – ras-le bol de l’infantilisation du consommateur.
        Je n’utilise jamais les services de quelqu’un qui travaille en noir.

        Je n’ai pas d’or et je m’en fiche. Mon but dans la vie n’a jamais été de devenir riche, je suis venue au monde nue et je quitterai ce monde en perdant même mon corps.
        Entre-temps j’essaie de vivre avec des commodités pécuniaires suffisantes et nécessaires.

        Comme le nécessaire commence à manquer à de plus en plus de gens pour vivre décemment, je m’insurge devant tant d’inégalités et je m’interroge, je fréquente ce blog pour cette raison.
        Il devrait au moins faire bon vivre pour tous sur cette merveilleuse planète.
        Alors à ma modeste échelle je fais la guerre à ceux qui en font un enfer.

  9. Entre des malades économiques(folie du jeu) et des incompétents politiques (car tous formés dans les mêmes écoles de pensée), nous pauvres passagers (on n’a pas les clés de la voiture mais on y roule quand même sans décider de la direction) n’avons que peu de solutions.
    L’une peut-être serait de licencier les incompétents pour faute grave (et c’est un euphémisme) et interdire les malades de casino…
    Car, et j’aimerais bien un papier de Paul ou François sur le sujet, il y a quand même de fortes probabilités que le coût de cette crise économique majeure (majeure car en 1929, les économies nationales n’étaient pas autant interdépendantes les unes des autres, en tout cas tel est mon souvenir de lectures sur la période), soit assumée par les seuls passagers.
    Cette contraction va laisser bon nombre de citoyens dans le désespoir, la misère, la maladie, sur la route (sans auto cette fois).
    De plus, et tel est le fond de mon commentaire, elle aura tout autant de conséquences politiques. On voit mal comment en effet, la classe politique actuelle, pourrait maintenir sa domination sans la mise en place de régimes à tendances totalitaires et donc antidémocratiques.

    Bien à vous.

  10. François, comment serait-il possible que les responsables politiques dont vous parlez pour regretter leur incapacité, leur cécité devant la crise dans laquelle le monde s’enfonce durablement, comment imaginer donc, ne serait-ce qu’un seul instant que ces gens-là qui de tout temps ont archi cautionné, porté à bout de bras, le système d’où est sorti la crise puissent comme par enchantement se muer en des personnages dont l’état d’esprit et la grille de lecture aurait mué du tout au tout !!!
    Ces gens sont à l’image du capitaine suffisant du Titanic qui, de concert avec le concepteur des plans, s’enorgueillissaient de l’insubmersibilité du navire : ils vont nous conduire, avec le système dont ils sont les principaux artisans, en tant que concepteurs, maitres d’oeuvre, promoteurs et défensuers acharnés, jusqu’au naufrage! Cette issue semble être consubstantiellement induite par la logique qui préside à l’organisation selon laquelle notre monde fonctionne !

    Nous sommes en présence d’une tendance inexorable à la compréhension de laquelle, dans des registres différents, des gens comme Philippe Grasset et Bernard Stiegler, pour ne citer qu’eux deux, consacrent leurs instructive réflexion !

    1. Ils sont tétanisés, dès les premières manifs, ils sortiront les chars, les réservistes… les fleurs aux fusils pour défendre le mont capital.
      Au prix de l’once, il faut protéger les couilles en or des couillons dehors.
      Mais souvent dans l’histoire les fusils de l’ordre se sont retournés.
      Ne tremblez-pas !

  11. Ce titre ne me choque pas outre mesure . Il n’ y aura pas de guerre , en tout cas entre l’Allemagne et la France . D’ailleurs il n’ y plus de raison d’y en avoir , nous ne sommes plus du tout en mesure
    d’entraver la domination Allemande sur le continent , seuls les Américains et les Russes peuvent le faire .
    Par contre j’ai le sentiment et quelques faits majeurs le justifient , d’une démission politique et sociale de nos dirigeants largement rélayée par la presse et les couches moyennes , en
    particulier vis à vis de l’Allemagne .

    1. nous ne sommes plus du tout en mesure
      d’entraver la domination Allemande sur le continent , seuls les Américains et les Russes peuvent le faire

      Pas trop d’accord. Le suicide démographique allemand en cours ne lui permettra pas de dominer bien longtemps.
      Et les américains auront bientôt d’autres chats à fouetter, eux dont les Etats sont au bord de la dévolution. (Ce n’est pas une faute de frappe;))

    2.  » nous ne sommes plus du tout en mesure
      d’entraver la domination Allemande sur le continent « .

      Curieuse remarque, sur quoi vous basez vous pour dire cela?. Sur les performances économiques de l’Allemagne?. Mais quand toutes les économies de l’europe se seront éffondrées, qui achetera des produits allemands??, la chine?. Même avec l’autriche et le benelux, le marché interieur ne sera pas suffisant pour maintenir leur croissance au taux actuel. De plus, vous oubliez une chose, le démographie, celle de l’allemagne est désastreuse, aux alentours de 1,5 enfants par femmes, ce qui n’est pas le cas de la France -acteullement 2,1 – me semble t’il. La moitié des enfanst nés dans l’union europeenne sont français. Le rapport de force va s’inverser d’ici 20 à 30 ans, voir même avant. J’habite prés de l’allemagne, je puis vous assurer que lorsque l’on se rend chez eux, nous sommes surpris de voir aussi peu d’enfants. L’allemagne est actuellement puissante, mais elle devient un pays de vieillard, et jamais dans l’histoire, un pays avec une population vieillissante n’a tenu trés longtemps le haut de l’affiche.

      1. Un régime démographique peut se changer voir le cas de la France , entre autres avant et aprés 1942 .
        La perte démographique Allemande a un rapport avec l’euro fort , comme au Japon , ces deux pays contrairement aux piigs et à nous dont le génie national consiste en une ‘synthése’ du Nord et du Sud ( c’est à dire moitié/moitié plutot en dessous ) , maintiennent avec une monnaie trop forte un moins-disant social relatif , en vue de compétivité , d’un autre coté les USA ne leur laissent pas le choix en jouant sur un $ en baisse mais surévalué .
        La fin du $ sera la fin du couvercle qui les maintient sous pression .
        Quant à nous avec nos ‘superbanques’ mélées jusqu’au coup dans les dysinvestissements des PIIGS c’est le contraire qui nous attend : austérité , baisse démo pour les sauver ces banques . Seuls les Allemands peuvent y aider .
        Ils ne sont pas dupes et rechignent ‘à payer’ , obtiennent des concessions politiques . D’autre part il n’ y a pas que la Chine ( allié naturel des US) à vouloir s’équiper de machines-outils il y a aussi tous leurs concurrents , l’Inde , la Russie , la Turquie/Irak ( vieil axe Allemand ) , les pays d’Europe de l’EST . Nous aurions tord d’espérer une chute du $ , ou le remplacement par un bancor , à moins que celui-ci soit réellement mondial , ce dont je doute .

  12. se muer en des personnages dont l’état d’esprit et la grille de lecture aurait mué du tout au tout !!!
    On appelle cela révision déchirante ou retournement de veste.
    En réponse à Christo.

  13. Hermanneke (Van Rompuy de son petit nom) vient de revenir d’une croisière en Arctique (il a les moyens, où un lobbyiste lui offre ?… Oups, pardon, c’est pas bien, je me repends, je le ferai plus :P), et il déverse sur la population belge via l’outil de propagande du JT de la RTBF la sagesse et la clairvoyance de nos gouvernants :

    Évangile selon Saint Hermanneke : Il y a des problèmes en Europe, oui. Mais de là à parler de récession, il ne faut pas exagérer ! L’Europe est coriace, l’euro est coriace, et notre modèle européen survivra. (répéter ad libitum, ad nauseum)

    Y a pas à dire, Hermaneke est le flambeau de la qualité de nos gouvernants !

    C’est qui que Angela et Nicolas voulaient comme président de leur gouvernement économique européen, déjà ?

    Ah… ah, oui. OK.

  14. Un article à la une paru dans le quotidien anglais « Times » propose de virer l’Allemagne de la zone Euro et de laisser la place royale à la France.
    On dirait que l’Allemagne devient un poids pour les pays adhérents à la zone, alors que Merkel ne sait plus où elle en est, elle n’a pas de solutions en dehors de la phraséologie habituelle et on se dirige vers un état anarchique des choses: la Finlande demande des gages avant de payer pour la Grèce, on craint que d’autres pays pourront suivre cet exemple.
    On est pas au bout de nos peines, la pièce ne fait que commencer. Je me demande si cela va tourner en farce ou en tragédie.

      1. Parlons-en de cet Institut.
        «L’Institut Turgot ambitionne d’être le cercle de réflexion libéral francophone de référence, sur le modèle anglais de l’Institute of Economic Affairs.» D’après wikipedia
        Un Institut qui s’est toujours élevé contre la réglementation du milieu financier!
        Deux-Montagnes Québec

  15. @francois leclerc,
    Merci une fois de plus pour l’information de haute qualité de ce blog.Je vous trouve pour le coup tellement réaliste,comme toujours,et malheureusement pessimiste quant à une issue positive,mais je crois que vous avez raison.J’ai le sentiment que l’on a touché le fond et que l’issue est fatale ainsi que vous le précisez ou pressentez .Oui, le capitalisme outrancier non régulé aura fait imploser beaucoup de choses; les vraies valeurs, de courage, de compétence, de responsabilité et de respect sont quasi anéanties, à de rares exceptions près.L’argent a triomphé,comme fin en soi alors qu’il n’est qu’un moyen.Le factice et le virtuel sont la loi,or nous ne sommes pas au cinéma, mais dans ce qui constitue la moelle épinière d’une « démocratie »: ses valeurs.Quelles valeurs voulont nous préserver, faire vivre et prospérer ?
    Oui, la lacheté va triompher et laisser sur le carreau bien des espoirs qui vont encore rester déçus.Pourquoi avoir donné à ce qui est important si peu de valeur et tant de prix à ce qui en a si peu ? Et les coupables dans tout ça, impunis une fois de plus parce que soudés en une caste « supérieure », une « élite » tellement compétente et responsable et donc inattaquable?…Cherchez l’erreur.La médiocrité aura été au delà de toutes les folles espérances de ses promoteurs, sous le masque de la vertu !! Quel tour de passepasse, quelle duplicité, bravo !
    Et maintenant que l’euro va sombrer, que la pseudosolidarité se délite, les masques tombent, mais il va falloir passer à la caisse, celle que des prédateurs sophistiqués justifiant toujours l’injustifiable nous ont vendu comme la panacée absolue et unique: celle du pire.
    Comment rétablir un équilibre, toujours délicat mais indispensable à nos systèmes dits démocratiques et fragiles, car complexes, probablement trop comme le suggère paul jorion dans une récente vidéo ? Une démocratie sans valeurs, sans justice, n’en est pas une.Les grecs l’avaient déjà compris car conscients des limites de la conscience humaine et de sa nature encline à la faiblesse face au pouvoir et aux responsabilités, sauf une fois de plus pour quelques esprits trop rares.Mais oû sont ils ceux là ?Et pourquoi ne nous représentent-ils pas ou ne sont ils pas écoutés ? Paul Jorion et quelques autres, dont vous, vous battez au quotidien pour nous informer de manière précise et nous avertir des menaces qui planent depuis trop longtemps au dessus de nos têtes.Vous proposez des solutions, érigez en principes que des règles saines et indispensables doivent réguler et présider au contrôle de l’économie.Sans règles claires et justes, point de salut, point d’équilibre.Pourquoi n’êtes vous pas suivis par les resposables politiques? Car ils sont incompétents et couards, irresponsables(je reste poli), chevillés à leurs « petits »intérêts de réelection et de promesses en tout genre, voilà tout.L’art de la politique au plus haut niveau, c’est de poser les bonnes questions et de dire comment les résoudre, puis de le faire.
    J’ai malheureusement l’impression de me répéter et de paraître « ringard »dans mes propos, or je pense qu’ils sont censés et que je ne suis pas le seul à penser ainsi.Mais quid de leur traduction politique, quid de la poursuite d’une volonté progressiste mettant en avant les lois de la connaissance et du savoir au bénéfice de l’économie et de la société démocratique dans son ensemble ? Pourquoi répéter sans cesse les erreurs et se confronter aux évènements alors que l’on sait depuis longtemps qu’il faut saisir l’occasion de prendre les bonnes décisions? Celà a trop profité à une oligarchie qui elle même pour certains(trop peu nombreux) de ses membres semble s’étonner d’avoir pû bénéficier d’autant de passes droits…
    Nous voilà donc à la croisée des chemins, vous parlez de munich, et je crois là encore que vous avez raison.Les couards n’ont jamais fait avancer les civilisations, seuls quelques êtres exceptionnels et courageux, souvent au péril de leur vie(moins en matière économique, mais puisque tout est relié à l’économique de nos jours,et que l’économie c’est un choix politique,responsable,au sens de la « res » »publica », la chose publique littéralement)ont montré le chemin à suivre.Le vide sidéral qui nous entoure va t’il se remplir soudainement d’une comète éclairante qui va nous remettre vers le droit chemin ? Je crains qu’il ne soit trop tard et que les dégats de trente à quarante ans de mensonges et de faiblesse ne prennent peut-être une autre forme de résolution à savoir celle de la rebellion, de la colère et de la voie du changement par l’inévitable violence qui nous avait épargné pendant de longues années en europe pacifiée.Toutefois, restons optimistes, et « rien ne se fait sans un peu d’enthousiasme » disait victor hugo.
    Malgré les dégats causés, j’ose espérer que le cynisme ancré dans les mentalités des financiers dits de haut vol(« take the money and run »)sera éradiqué, mais je dois avouer que j’en doute fort.
    Entre cioran qui disait « ne nous suicidons pas tout de suite,il y a toujours quelqu’un à décevoir » et montaigne « rien ne vaut qu’on se rompe la tête », je préfère le second, même si la réalité ne nous incite tout de même pas à un fol optimisme de bon aloi.
    Pour ma part, après avoir été licencié pour cause de crise de subprimes au sein d’un promoteur immobilier d’origine espagnole depuis qques années,la folie financière m’aura permis notamment grâce à votre blog de me renseigner et de m’informer pour comprendre les mécanismes qui nous entourent et nous dirigent en fait, mais nous dépassent au quotidien.Comprendre, c’est mieux anticiper le futur.Mais mon seul ressort, c’est le vote et le partage de mes idées et convictions, et vous y contribuez,merci.Mais pour qui vais je voter et donner ma confiance(?!), vais je voter ?Quel est le sens d’un vote aujourd’hui ?Tout semble complexe,mais à qui profite cette complexité, désormais je le sais.L’hypertrophie de l’industrie financière combinée à une complicité de la classe politique nous a mené là oû nous sommes,la spéculation financière n’est effectivement plus tolérable, elle tue la démocratie, la cohésion necessaire à toute société qui souhaite évoluer.Si la nature a horreur du vide,il se remplira par quelque chose, quoi ?Les politiques n’ont pas de réponse si ce n’est celle des inégalités grandissantes, est-ce là un projet de société ?La vie, pas seulement sur un plan privé,mais sur un plan économique est donc bien un éternel recommencement, fait de commencements et de ruptures, mais ces dernières trop répétitives sont orientées à dessein, il faut mettre fin à ces cycles mortifères, malheureusement c’est trop souvent par la souffrance de l’immense majorité qu’une ultra minorité mue exclusivement par ses intérêts privés,aveugle et/ou consciente aura pris le risque de mener nos destins communs vers des cieux toujours inconnus, certes, mais de plus en plus indeterminés.
    « L’espoir est le pilier du monde »(proverbe africain)…

    1. Philos – t’es sympa mais fait plus court svp
      un blog se lit mieux de cette manière
      et tout le monde n’a pas le talent de François Leclerc….
      Sans rancune…

    2. C’est un blog ou le mur des Lamentations?
      Chacun a ses misères et ses colères, mais on n’est pas chez le psy.
      Messieurs les modérateurs, pourquoi ne pas diviser le blog en plusieurs parties, par exemple coups de gueule et gémissements, informations et liens, boîte à idées/projets etc. Finalement, un blog-forum.

      1. @ José

        Dans l’absolu, c’est envisageable. Le problème – notre problème – c’est qu’à en moyenne 600 messages par jours ces temps-ci, on a déjà la tête sous l’eau… et profond ! Alors l’idée de multiplier les espaces, euh, comment dirai-je… vous avez saisi l’idée ? 😉

      2. @Kurtz et José
        C’est la fête foraine dans votre village aujourd’hui pour balancer des balles de sable sur des commentateurs qui ont besoin de s’exprimer avec sincérité? Besoin de vous défouler ce soir? Pourtant on a tous besoin d’écoute et de tolérance dans ce monde de fous. Et il n’y a pas de honte à aller chez un psy: il peut vous apprendre (entre autres) à accepter les autres dans leurs différences. Ce n’est pas facile mais c’est utile: « Sans les autres je ne suis rien! » (Hubert Audriaz).
        Quant à la longueur et au style de Philos vous n’êtes pas sérieux. Chacun fait comme il peut ici étant donné que nous ne sommes pas sur un blog littéraire. Et si notre hôte écrit très bien il est moins sévère que vous heureusement!

      3. @Julien Alexandre
        Si vous avez besoin d’un coup de main, n’hésitez pas à faire signe. Certains parmi nous ont peut-être moyen de contribuer.

        @D-croissance
        Bis: chacun a ses misères. Mais si chacun se met à s’épancher, ce lieu va péricliter. Pour les coups de gueule, OK ça donne un état de l’opinion, un peu de variété pourquoi pas, mais bon, l’économie s’écroule, c’est acquis; il faut faire quelque chose, c’est acquis etc. Certains commentateurs (dont je ne suis pas) apportent un plus, essayons de ne pas noyer leurs messages.

  16. En effet. Il vaut mieux reculer pour mieux sauter. Dans le vide.

    Sinon, si un veau dans l’assistance veut que je lui fasse crédit, je suis toujours preneur.
    Signé : le veau d’or européen.

    Veau qui est une épine dans le pied des cowboys car leur « fortune » est virtuelle. 330 millions dont 48 millions aux bons d’alimentation, 3 millions en prison, 1 millions dans la surveillance, 500 mille dans la police, 5 millions en hérance, 3 millions de clandestins et 90% d’armés prêts à tirer sur tout ce qui bouge.

    Comme dit la Mafia (qui a au moins un code d’honneur) : tout homme a un prix………….

    1. James euro bond , avec un pseudo pareil saute tout de suite svp.
      Et épargne nous ta prose inutile et incompréhensible – merci d’avance
      Quel est ton prix ? … doit pas être élevé…..

      1. @ kurtz
        un: t’es pas obligé de lire tous les posts
        deux: le ton dédaigneux que tu prends pour faire des remarques n’est pas obligatoire

      2. En effet, Kurtz.
        Autant que tes dettes et ton envie de « richesse ». Je ne veau en effet « rien ». Au sens financier. Et heureusement.

      3. Précision.
        Kurtz, fonctionnement à l’américaïn, essaies de commencer à comprendre que ça ne marche pas. Mais je ne peux pas être intelligent à ta place.

  17. Ces pathétiques négociations européennes en forme de naufrage interminable et grotesque m’évoquent un autre round européen languissant sur quatre années se finissant également en un naufrage « fondateur », celui de la CED. Mendès, aprés d’autres en sauta, la IVe aussi pour une bonne part, et l’Europe en démarra sa course avec une jambe, un œil et un poumon en moins.
    On coupe la seconde, crève le second sous vos yeux bonnes gens. C’est fête, spectacle gratuit, clowns, singes savants et mort en direct. Il est bon pour une fois Van Rompuy, non ? en Monsieur Loyal…

    1. Tu vois juste, encore une fois, Vigneron.
      Tous ensemble, ou… rien.

      Ceci écrit, il semble que la prise de conscience soit assez importante pour que des lamba (le Latin ne prend pas d’s) que nous sommes puissent sauver ce qui peut l’être.

      Pour ma part, j’ai 26 personnes à sauver en cas d’effondrement par absence d’argent. Et je suis prêt.

      La question fondamentale : combien en as-tu à sauver..???

      1. Allez, Yvan, James Euro Bond, qui que tu sois, j’t’achèves !…

        des lamba (le Latin ne prend pas d’s) que nous sommes

        Le latin ne prend pas d’s, OK. Là c’est du grec, mais la règle est la même.
        Et puis, écris « lambda », stp : la onzième lettre de l’alphabet grec.

  18. Les banques JPMorgan Chase et Wells Fargo ont abaissé leur prévision de croissance des Etats-Unis, la première avertissant que les risques de récession restaient « élevés », selon une note publiée vendredi.

    Les analystes de la banque d’affaires JPMorgan Chase estiment que le produit intérieur brut (PIB) américain progressera de 1 % au quatrième trimestre, contre une prévision précédente de 2,5 %.

    Pour le premier trimestre 2012, ils attendent une hausse de 0,5 %, contre 1,5 % auparavant.

    « La confiance des consommateurs a chuté et le revenu des ménages s’est détérioré », souligne JPMorgan Chase, qui déplore par ailleurs la faiblesse du marché immobilier et la fragilité des petites entreprises.

    Au total, « pour les quatre prochains trimestres, nous ne pensons pas que la croissance soit plus forte que celle du premier semestre » de 2011, écrit la banque.

    Malgré la baisse des prix de l’énergie, « les risques d’une récession sont clairement élevés », prévient la banque.

    Wells Fargo a également révisé ses prévisions de façon importante, même si les changements sont moins drastiques que chez sa consoeur.

    Les analystes de la banque de San Francisco (ouest) tablent désormais sur une croissance du PIB des Etats-Unis de 1,6 % en 2011 et 1,1 % en 2012, contre respectivement 1,7 % et 1,9 % précédemment.

    « En l’absence d’une intervention appropriée de la Banque centrale européenne, de la Réserve fédérale et de l’Etat américain, il est complètement possible que la spirale à la baisse actuelle dans l’économie et les marchés financiers ne se renforce elle-même », observe John Silvia, de Wells Fargo.

    Ces notes suivent de peu celle d’une autre banque d’affaires américaine, Morgan Stanley, qui a abaissé jeudi ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale et a vu les Etats-Unis et la zone euro « dangereusement proches de la récession ».

  19. Etrangement, l’opuscule « De quoi Sarkozy est-il le nom » n’a pas eu le succès de son pendant, « indignez-vous », sans doute parce que l’auteur du premier maintient « l’hypothèse communiste », qu’il est bien seul d’ailleurs à maintenir, et que l’on entend de moins en moins, n’ayant pas pris soin de développer son argumentation au fil du temps….

    Si je résume les critiques concernant notre système économique, beaucoup concernent le système financier qui est sans doute directement source d’instabilité, mais personne ne nie à présent que l’économie réelle va mal aussi, de façon autonome, de part ses mécanismes intrinsèques.

    Personne ne porte de diagnostique sur l’économie réelle, sauf à savoir que la finance exerce sur elle un effet néfaste…. comme si ses mécanismes restaient entièrement opaques, méconnus voire métaphysiques.

    A ce propos j’insère une petite remarque concernant l’équation de J.B. Say (encore ?), qui résume à elle seul la malédiction générale, la cauchemar total de l’économie. Oui parce que je l’ai sans cesse devant les yeux cette équation …

    Bref : cette équation pouvait à la rigueur paraître anodine il y a 40 ans, mais pour le dire vite, le capitalisme peut être défini par un ensemble de fonctions, ce qui implique qu’on lui définisse un domaine de définition. Une fonction mathématique ne s’applique que sur un domaine de définition précisé à l’avance, par exemple 1/X s’applique à l’ensemble X des nombres réels, moins le 0.

    Je pose donc la question : Quel est le domaine de définition du capitalisme ? Concernant la variable de la productivité, il est clair que si cette variable augmente beaucoup elle suffit à elle seule à faire capoter le système puisque, elle conditionne la structure du travail. Et plus précisément, dans l’équation de Say, elle va induire le remplacement de nombreux salariés peu qualifiés par peu de salariés hautement qualifiés, qui auront tendance à aggraver le phénomène de l’épargne et donc de la surproduction inhérente déjà à ce système.

    Rappel :

    Valeur de ce qui est vendu = Salaires + frais + bénéfices.

    – Du temps d’Aron, et de Marx, l’on pensait que le capitaliste réinvestissait tout son capital pour acheter de la force de travail dans le procès de transition entre capital, marchandise, capital.

    – Or Keynes l’a dit (la préférence pour la liquidité) l’épargne peut prendre le pas sur l’investissement, surtout en période de crise, lorsque la demande globale est faible.

    Et le processus global de l’augmentation de la productivité porte en lui même une aggravation de l’épargne, puisque l’on remplace de nombreux salariés à faibles rémunération par quelques super salariés mieux payés, ces derniers ne pouvant qu’avoir tendance à épargner davantage.

    Pour régler le problème de l’équation de Say, on ne peut que « tricher », soit par le crédit qui n’en est pas un, soit… quelque chose qui reste à imaginer, je doute fort que le bancor y suffirait, c’est pourquoi moi aussi je maintient l’hypothèse, non, la certitude d’une hypothèse… communiste, par nécessité.

    Si seulement les dirigeants, les économistes mêmes, pouvaient comprendre à quel point ils se plantent. Qu’il n’y a pas de remboursement des créances, que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne ! S’ils veulent tout casser, qu’ils continuent à réclamer le remboursement des dettes !

    1. >lisztfr

      Etrangement, l’opuscule « De quoi Sarkozy est-il le nom » n’a pas eu le succès de son pendant, « indignez-vous », sans doute parce que l’auteur du premier maintient « l’hypothèse communiste », qu’il est bien seul d’ailleurs à maintenir, et que l’on entend de moins en moins, n’ayant pas pris soin de développer son argumentation au fil du temps….

      Il y a une réponse toute simple à cela: « De quoi Sarkozy est-il le nom » est totalement illisible, ce qui ne serait pas grave si son auteur en plus n’ajoutait une couche d’âneries, de hauteur cosmique, à sa petite chose…

      Faut vraiment être givré pour faire une ode au Maoisme maintenant.

    2. J’aimerai bien avoir quelques explications sur ce que vous appelez l’équation de Say. La loi de Say classique ne me semble pas vraiment pouvoir s’appliquer dans le raisonnement que vous présentez. Mais peut-être ais-je raté quelque chose

    3. pourtant Badiou a eu droit à quelques passages dans les médias

      normal ! ce maoiste invétérré était tout à fait présentable en représentant repoussoir de l’idée communiste!

      mais les possédants aurant beau tout faire, la réalité est la plus forte et l’émancipation sociale a le futur pour elle , qu’elle s’appelle communiste, socialiste, anarchiste ou autre choses , la lutte sociale sera toujours là !

      1. pourtant Badiou a eu droit à quelques passages dans les médias

        normal ! ce maoiste invétérré était tout à fait présentable en représentant repoussoir de l’idée communiste!

        Vous vouliez écrire, invertébré, n’est ce pas?

    4. Chut ! taisez-vous ! Lisztfr, brillantissime, comme d’hab – et je suis sérieuse ! –, répète ses Études transcendantales

      1. Lisztfr, brillantissime, comme d’hab – et je suis sérieuse ! –

        Spécial encyclopédie de l’humour. Exemple pour le chapitre « deuxième degré », suivi immédiatement d’un exemple pour le chapitre « troisième degré ». Et je suis sérieux… enfin peut-être.

  20. Le nouveau bouc hémisphère vient d’être trouvé :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/08/19/agences-de-notation-des-anciens-temoignent_1561503_3234.html#ens_id=1268560
    «  »Des clowns ! » a tranché le Prix Nobel d’économie 2008, l’américain Paul Krugman. Depuis la crise des subprimes – que les agences de notation n’ont pas vu venir – et après la dégradation de la note américaine par Standard & Poor’s (S&P), les critiques pleuvent. Pouvoir illégitime, conflits d’intérêts, calculs erronés… Ces derniers mois, l’opinion publique a changé, et la place des agences est aujourd’hui sujet à interrogations, notamment quant à leur rôle dans le déclenchement de la crise. Mais qu’en pensent les principaux intéressés ? »

    D’ici que les principaux intéressés augmentent leur commission pour « juger » de « produits » tels que les sociétés multinationales, les états, les municipalités, toi, moi, les autres, ce serait comique !!!!

    Mieux vaut en effet casser ce thermomètre trop révélateur. Surtout que ça peut sauver les riches.
    Nous vivons une époque formidable.

    1. Heeeeeuuu..
      Thermomètre de mes fesses, si je peux m’exprimer rein-si (ou rincé). Ne croyez pas que le lamba soit dupe. Même si beaucoup « espère » la « richesse ».

      Tudieu, je deviens plus paradisiaque que le papouné catholissique avec son dieu financier….

  21. Les agences de notation sur la sellette avec max keiser et william k. black (KEISER REPORT)
    suivi de michael hudson sur CONTER PUNCH guard dogs for the banks.the case against rating agencies.
    et enfin sur business insider .moody’s analyst BREAK THE SILENCE says rating agency ROTTEN to core with CONFLICTS,CORRUPTION,and GREED

    Car les plus lucides aujourd’hui l’ont compris,le chaos n’est pas regule par des regles,mais par l’egoisme des puissants,que plus rien ni personne ne bride.la fraude est donc le second moteur du capitalisme. JEAN DE MAILLARD.

  22. Je fait un rêve ! i have a dream !

    Vient le jour proche ou tout les états ne seront plus qu’un seul. Nous le nommerons « Bank’s Terre ».
    A Dieu petites nations beliqueuses. A Dieu vos religions erronées. A Dieu querelles de clochers !
    L’humanité réunit sur Bank’s Terre ne connaitra plus ni guerre ni famine.

    Soyez la foi en Nous, Braves gens !

    Quoi qu’il en soi, vous n’avez pas le choix. Le processus est en marche. La destruction des états à commencé.

    La Lutte finale, Vous la vouliez ?

    La voici.

  23.  » L’esprit de Munich » , le meilleur résumé que l’on puisse trouver. Bravo François . Dalladier et Chamberlain qui ne voulaient pas affronter la barbarie annoncée de peur d’effaroucher l’opinion ambiante. Et nos  » dirigeants » qui se couchent pour rassurer les marchés , alors qu’il faudrait leur rentrer dedans. A force de se coucher , ils finiront en descentes de lit , et se feront marcher dessus définitivement. A nous de réagir et de les dégager.

      1. En votant pour un programme qui ressemblerait à celui là :
        •L’introduction immédiate d’une taxe sur les transactions financières pour bloquer la spéculation;
        •L’interdiction immédiate et définitive des armes de spéculation massive, à commencer par la vente à découvert et les CDS.
        •La fin des sauvetages sans conditions: les banques renflouées devront être nationalisées et placées sous contrôle démocratique. Elles seront au service des besoins sociaux, pas des actionnaires privés.
        •Toutes les institutions financières «trop grosses pour faire faillite» doivent être découpées en banques à taille humaine ;
        •Non aux mesures d’austérité, oui à de nouvelles recettes publiques. Les services et investissements publics doivent être rénovés et développés. Les mesures fiscales doivent viser à la fois la redistribution des richesses et l’augmentation des recettes.
        •La dette publique doit faire l’objet d’un audit citoyen; la dette illégitime doit être annulée
        •La Banque centrale européenne doit être mise sous contrôle démocratique. Il faut réviser son mandat de façon à lui permettre le financement direct des Etats membres de la zone euro.
        Extrait du programme d’ Attac .

  24. Juste pour corriger une petite erreur :
    « …l’expression de la totale inconséquence d’une génération entière de responsables politiques… »
    Il faut lire, selon moi :
    « …l’expression de la totale inconséquence d’une génération entière d’irresponsables politiques… »

    1. inconséquent , cette politique mené depuis Tatcher et Reagan ?????

      elle a permit aux possédants de reprendre une partie de ce qu’ils avaient dû lâché aux peuples occidentaux par peur des rouges !

      il n’y a eu aucune inconséquence dans cette affaire !

  25. Munich social ? (Seguin)

    Munich politique ? (Perse)

    Munich global ? (The Who, We wont get fooled again)

    C’est trop facile, au boulot les enfants.

    1. Je le dis depuis assez longtemps : cela va nous faire un boulot de reconstruction qui devra néanmoins éliminer cette « richesse » qui nous tue par prise en otage.
      Syndrome de Stokholm Alain Térieur.

  26. La « règle d’or » est une absurdité totale de réalisme économique de vouloir à tout prix réduire les déficits publics alors que nous sommes au bord de la récession, ce qui ne peut qu’aggraver la situation tout comme le second plan d’aide à la Grèce qui est pire que le premier qui a déjà échoué. Décidément on peut dire que Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre! Les dirigeants politiques et les marchés financiers. Le balancier va repartir dans l’autre sens, le bon sens celui d’une sérieuse réglementation des marchés financiers.

    1. Sarkozy ne la propose que car il sait très bien qu’il sera battu donc plus pour lui pour les suivants.Si par catastrophe il était réélu pour un motif ‘x’ ou ‘y’, je ne donne pas 3 semaines pour qu’il convoque le Congrès pour l’annuler.
      Je m’attends à une cohabitation perso en 2012 car Hollande et Aubry sont trop faibles, mais les Français intelligents voteront largement à gauche/ecolo aux législatives ensuite pour le censurer, ce qui de facto mettra chaque mercredi au conseil des Ministres sarko en face d’un gouvernement de gauche/ecolo…j’attends déja le premier conseil avec Eva Joly comme Garde des sceaux devant le monarque reconduit de justesse mais sans pouvoir.

  27. L’EUROPE des 27 !!!
    le PEUPLE EUROPEEN !!!
    pauvre de nous !

    Chassez le naturel, il revient au galop.

    Et dire que des Chevènement, Seguin, Guaino et j’en passe ont été traités de je ne sais quoi, alors qu’eux seuls avaient la vision de ce qui nous attendait.

    Si vous cherchez l’esprit du Gaullisme, référez vous à ce qu’ils ont dit et écrit depuis tant d’années, notamment JPC qui n’a pas varié d’un pouce depuis 1983.

    1. Edith.
      Seul Seguin, qualifié de « droite » comme De Gaulle, a pensé au moins 5 minutes par jour à son pays…
      Vois-tu le déluge…??

      Un indice : de plus en plus de toubibs, médecins, envoient paître les labos.

      1. Yvan, je suis désolée, mais je ne comprends absolument pas ton commentaire.

        Chevènement, Guaino et Seguin ont toujours voulu établir des relations économiques internationales qui tout en respectant les autres, serviraient leur nation (j’entends par nation : Etat plus population).

        Celui qui suit le plus la ligne Gaulliste est Chevènement, c’est à dire que sans se refuser à tout esprit de mondialisation, il exigeait que cela soit fait avec des outils de régulation et de protection des pays et des peuples.
        C’était à mon avis le seul cadre où la mondialisation pouvait se faire (et contrairement à ceux qui pensent que Chevènement est un souverainiste, je pense au contraire, que si ses préconisations avaient été prises en compte, l’Europe aurait été plus longue à s’articuler, mais serait certainement plus solide).

        Seguin était ce que l’on appelle un Gaulliste de gauche

      2. Le « Gaulliste de gauche », en tant que ministre du travail, a tout de même concédé au patronat la suppression de l’autorisation administrative de licenciement au motif qu’elle était un obstacle à l’emploi.
        Il a également engagé le processus de destruction du service public de formation professionnelle pour adultes en limitant la contribution de l’État.

      3. @ Monsieur HR

        Et oui, c’est l’époque où j’ai compris que le RPR rejoignait l’idéologie libérale udf/ps …
        Seguin a toutefois tenté de rééquilibrer cette mesure en faisant quelques aménagements sur la « participation des salariés ».

        En réalité, Seguin s’est libéré du tournant chiraquien au moment de Maastricht. Et c’est de ce Seguin là dont je parle

      4. « gaulliste de gauche »: bourgeois chargé de récompenser les collabos dans le monde du travail.
        Leur heure de gloire: la « participation » pour limiter la prise de conscience de 68.

  28. La récession au sens keynésien, c’était une croissance insuffisante pour diminuer le chômage, avant 1974 2,5% par an. Pendant la période keynésienne la dépression (baisse du PIB) était inconcevable.
    Aujourd’hui les stats de croissance prévue comme d’inflation sont bidouillées sur ordre présidentiel . Et on parle de récession comme si c’était le sexe des anges.
    La soi-disant règle d’or prépare la grande récession euro-américano-niponne pour une ou deux décennies. Et pourra-t’on en sortir un jour? Rien de sûr.

  29. A-t-on jamais vu dans l’histoire européenne autant de constance aveugle ?

    Encore un bel exemple donné aujourd’hui par Maurice Lévy, patron de Publicis, dans sa tribune parue dans Le Monde.
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/16/en-finir-avec-le-deficit-des-finances-publiques_1560103_3232.html

    Tout le bréviaire libéral y est ânonné avec une constance désarmante : assistanat, Etat Providence, état dépensier qui vit au dessus de ses moyens, modèle obsolète, compétitivité, déclin économique, privatisation, etc… Tous les poncifs y sont. Assez cocasse de la part de celui qui commence par reprocher aux experts qui se succèdent sur nos écrans leur « moutonnerie ».

    Parmi les solutions proposées, vous remarquerez qu’il ne prévoit rien en matière de fiscalité des revenus du capital. Mais le plus choquant réside à mon sens dans la 3ème mesure : « Une vraie, une sérieuse, une profonde réforme de nos structures administratives et de nos systèmes sociaux, pour pouvoir à l’avenir réduire drastiquement nos coûts afin de pouvoir servir la dette ». Se « servir la dette » m’a fait sursauter.

    Je ne sais pas s’il s’agit d’un « lapsus calami » ou d’une utilisation consciente et faite à dessein par celui qui a appris à manipuler nos désirs, mais « servir » en dit long sur leur volonté inconsciente ou explicite. Ainsi, la dette deviendrait le nouveau maître à servir (au même titre que les marchés) devant lequel nous devrions nous prosterner en lui apportant de bon gré toutes nos minces économies pour le salut – officiellement – de nos emplois, mais – officieusement – de la caste des grands prêtres de la finance. La dette, grand principe transcendant commandant tous les autres.

    Plus question de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité, non… Tous ces beaux principes sont balayés par le souffle plus grandiose, plus merveilleux, plus prometteur de lendemains enchantés de la dette.

    « Il faut payer » nous assène t-il comme si aucune autre alternative n’était possible. « Il faut payer » et « servir la dette », tels sont les horizons indépassables de notre avenir. Toutefois, dans un élan de grande générosité, il se propose de mettre la main au porte-monnaie mais à titre EXCEPTIONNEL signifiant ainsi qu’il y a des limites à sa générosité, tout en précisant plus loin que le déficit public ne sera résorbé que par une réforme en profondeur des « vaches sacrées » à savoir nos structures administratives et sociales. Ainsi les choses sont claires : je paierai un peu et les autres beaucoup.

    La « dette » est ainsi devenue le nouvel épouvantail jeté en pâture au bon peuple pour mieux lui faire avaler les couleuvres à venir. Après le leitmotiv sécuritaire, nous aurons le leitmotiv déficitaire.

    Car à bien y réfléchir, et sur ce point Mélenchon a raison, parler de la dette en la proratisant par rapport au PIB d’une seule année fausse le problème. En effet, si la dette, remboursable sur 7 ou 8 ans, est comparée au PIB des 7 à 8 années à venir, elle ne correspond plus aux 80 et quelques % annoncés avec force catastrophisme, mais à seulement 12% du total, et ramenée au prorata des prélèvements obligatoires à 24%. Voilà de quoi relativiser un peu les données du problème.

    Alors que penser du spectre de la dette : réalité ou manipulation ?

    1. j’ai entendu Mélanchon sur cette affaire de comparaison biaisée

      mais les comparaisons biaisées n’est ce pas une marque des idéologues libéraux depuis 30 ans.

      quand on y réfléchit, ces libéraux n’auraient jamais pu ( ni Tatcher ni Reagan aussi ) appliquer leurs recettes s’ils les avaient présenté aux peuples;

      ils ont systématiquement agit dans le mensonge ou ont créé eux-mêmes les problèmes ( baisser les impôts c’est assuré les déficits futurs )

      les idéologues libéraux ont repris l’antienne nazi cher à goebbels : toujours des mensonges toujours plus gros qu’ils passeront comme vérité !

    1. = nouveau journal propaganda des idées neocon-neolib., sarkophile bien sûr ; hélas, non sarkophage.

      et, c’est tout.

      1. UMP= FMI= DSK
        Ils sont bien concurrents sur le même créneau de marché,
        chacun voulant se placer en tête de gondole…

    2. Avec Robert Castel, je préfère utiliser les termes d’Etat Social que d’Etat providence dont la connotation péjorative constitue un artifice rhétorique au service de l’idéologie néo lib.

      1. Ce n’est pas tant la connotation péjorative qui me gêne que son côté faussement « miraculeux » : la Providence romaine n’est que le nom de l’heureux hasard. Il n’y a pas d’heureux hasard à ce que l’État, qui a le droit régalien de lever les impôts, les redistribue d’une façon solidaire. C’est un choix politique. Soigneusement refusé…
        Pour le reste, vous avez raison :

        artifice rhétorique au service de l’idéologie néo lib

        , en plus de renoncer délibérément – l’État – à lever correctement les impôts, de façon proportionnée et juste.
        Vivent les riches, dont la fortune ainsi préservée était censée dégouliner le long de la pyramide des classes sociales, jusqu’aux gueux qui auraient pu, à défaut d’étancher leur soif, en lécher quelques gouttes en balbutiant des remerciements…
        C’est mal barré !…

      2. Bon, pour en finir avec l’État Providence, la référence Wiki sur l’origine de l’expression…
        En France ,

        L'expression "État-providence" a été forgée sous le Second Empire par des républicains français qui critiquent le cadre individualiste de lois comme la loi Le Chapelier ( interdisant les groupements professionnels ou ouvriers ), et veulent promouvoir un « État social » se préoccupant davantage de l’intérêt de chaque citoyen et de l’intérêt général.
        L’expression aurait été employée pour la première fois par le député Émile Ollivier en 1864, pour dévaloriser la capacité de l’État à mettre en place un système de solidarité national plus efficace que les structures de solidarité traditionnelles (comme les corporations interdites par la loi Le Chapelier).
        D'après le juriste Alain Supiot, la formule État-providence est d'origine catholique : elle serait issue de la nouvelle doctrine sociale de l'Église, formalisée par le pape Léon XIII dans son encyclique Rerum novarum, dans laquelle on trouve une légitimation explicite de la tutelle publique sur la sphère économique,. Mais, comme le relève à sa suite Pierre Legendre, « la traduction française de cette encyclique ne parlait plus de Providence ! », ce que cet auteur considère comme un « bel exemple de censure à méditer en France »

        En Allemagne, vers 1870, le terme Wohlfahrtsstaat est utilisé par les « socialistes de la chaire » (universitaires) pour décrire un système qui annonce les politiques bismarckiennes en matière sociale8.

        En Grande Bretagne , l'expression welfare state (littéralement : « État du bien-être »), forgée dans les années 1940, coïncide avec l’émergence des politiques keynésiennes d’après-guerre. L'expression welfare state qui voulait frapper les esprits en s'opposant au warfare state de l'Allemagne nazie, aurait été créée par William Temple, archevêque de Cantorbéry.

        La conception minimaliste inverse de l'État-gendarme, contredit ces visions et érige en principe fort que rôle et missions de l'État sont cantonnés aux fonctions régaliennes (police,armée,justice), avec cependant des exceptions possibles comme la prise en charge d'activités ou de biens/services utiles mais ne pouvant être rentabilisées par une gestion privée (Ex : infrastructures dites publiques)

        Depuis 1970 , en particulier sous les assauts du monétarisme et du néolibéralisme , la « main visible » de l’État est vivement contestée par la Révolution conservatrice,

        Aujourd'hui, la question de l'État-Providence est au centre d'un large débat du fait :

        - de l'arrêt de la période favorable à son essor et à son financement ( période dite des Trente Glorieuses).
        - des mutations importantes que connaissent les Sociétés qui pratiquent l’État-providence. ( mutations démographiques, sociologiques, économiques , institutionnelles et idéologiques).
        - de la diversité des principes et pratiques revendiquées par les États et les Sociétés où il a été mis en place.

        Donc, pour résumer ce sont des socialistes français sous le second Empire qui dénoncèrent et inventèrent la notion « d’Etat Providence » en défendant le corporatisme contre la Loi Le Chapelier… C’est confus la politique… bouhhh…

      3. @vigneron: je vois pas ce qu’il y a de confus là-dedans. L’Etat était aux mains des capitalistes et cherchait à briser les liens de solidarité des pauvres (les corporations ouvrières). Par la suite, des luttes politiques ont permis de rééquilibrer le contrôle de l’Etat et par conséquent de retisser des liens de solidarité au niveau national. Mais ce n’est qu’un pis-aller, amha (ça peut se discuter*). En tous cas, dès que cela fut fait, les capitalistes se sont données pour but de briser ces liens de solidarité en déplaçant le pouvoir vers une structure plus élevée, supranationale (l’Europe).
        C’est ça la guerre des classes, la ligne de front bouge.

        *Mes arguments pour dire que ce n’est qu’un pis-aller sont que le contrôle de ces liens est moins démocratique, vient moins de la base. L’aide apportée par l’Etat est vécue comme une aumône venant d’en-haut alors que dans la corporation l’entraide était horizontale et on se serrait les coudes entre pairs. De plus, d’un point de vue stratégique, il s’agit toujours d’une course pour parer les avancées capitalistes, ces derniers ayant toujours l’initiative et le choix de leur champ de bataille. Les capitalistes ont alors beau jeu de se présenter comme progressistes auprès des gogos de gôche et les prolétaires se retrouvent malgré eux alliés aux conservateurs (les cathos réac ou les fachos par exemple). Dans le fond, t’es peut-être pas de mauvaise volonté, tu comprends peut-être juste rien à la guerre qui a lieu.

      4. Le passé est mort et ne reviendra plus.
        C’est de solutions nouvelles dont nous avons besoin.
        D’où sans doute une grande angoisse collective que chacun gère à sa manière car nous devons INVENTER.

        Bien à vous

  30. Un article tres interessant sur rolling stones de matt taibbi:Is the SEC covering up wall street crimes. vraiment ils se foutent bien de notre gueule!

  31. Esprit de Munich.

    Georges Bernanos disait que c’était surtout l’esprit qui manquait aux « imbéciles et aux lâches ».

    Croire aujourd’hui que le situation est similaire c’est aussi ne pas comprendre que les politiques n’ont aucun moyen, ni aucun désir, d’agir, tellement ils sont habités par le fétichisme de la marchandise et de l’argent qui rêgnent sur la planète mondialisée.

    « la décadence globale de la politique en tant qu’instance régulatrice de la vie sociale se manifeste de différentes façons : comme refus de la politique et des idéologies traditionnelles de la part des « citoyens » ; comme perte de souveraineté de la part des Etats nationaux ; comme réduction néolibérale des compétences de l’Etat. La politique se trouve réduite au rôle indispensable mais subordonné qui est structurellement le sien dans la société de la marchandise, même si, pendant une grande partie du XXe siècle, les nécessités liées à la phase ascendante de cette société (dépassement des formes précapitalistes, intégration de toute la population dans la logique de la marchandise) ont pu faire paraître plus grand le rôle de la politique.(…) La politique ne jouit plus d’aucune autonomie ou capacité de décision. Elle se trouve réduite à la politique économique, et à un seul type de politique économique : l’effort, souvent désespéré, pour maintenir la compétitivité d’un pays sur le marché mondial en train de devenir fou. Les divergences entre les forces politiques se réduisent alors à presque rien. Et quand le sourire télégénique d’un aspirant homme politique compte davantage que ses promessess (de toute façon irréalisables), il ne s’agit pas d’une dégénérescence, mais d’un aboutissement logique ».

    Anselm Jappe. L’avant-garde inacceptable. Réflexions sur Guy Debord.
    Lignes. Editions Léo Scheer. 2004.

  32. @Zebu et Julien Alexandre :

    Votre proposition de cloturer son AV pour mettre l’argent sur un compte courant ou livret semble caduque en cas d’écroulement de l’EURO (et donc de l’inflation).

    Bon au moins on les ferra chier!!!!!!

  33. Seul élément de progression : les personnages s’enfoncent toujours un peu plus à chaque acte.
    Roger Blin

  34. 20 ans que les imbéciles sont à la manoeuvre : exemple
    1 milliard de profit , toutes garanties fournies , pas d’enclenchement car la cotation bancaire du dirigeant est faible.
    Profit 15000 € semaine , dirigeant ferme car pas de réinvestissement , pour placer en finance.
    Emplois 300 même activité , 150 dans l’une , 150 dans l’autre , on charge l’autre de déficits pour la liquider.
    Allez faire un tour du coté des tribunaux de commerce , 20 ans que les voyous…..
    J’en ai marre…………..

  35. l’attitude de ces gouvernements ressemble à l’acharnement thérapeutique pour sauver un système financier en coma dépassé ! Il est trop tard pour le sauver!

  36. En 2008, j’avais écris ceci sur le forum boursorama :

    Angela M
    15/12/2008 à 13:52

    Au sujet D’Angela :

    Quand j’ai vu l’allemagne vouloir faire cavalier seule dans cette crise au nom de l’orthodoxie allemande qui pourtant est loin d’être ce qu’elle devrait quand on connait l’exposition des banques allemandes.

    Je me suis dit qu’une grande occasion pour que l’europe serve à quelque chose avait été manqué.

    L’allemange se joue l’individualisme et tente de mettre un nouveau plan de sauvetage sur pied, sauf que si Angela sait que le mur de Berlin est tombé on dirait qu’elle ignore toujours que celui de WS est aussi par terre aujourd’hui.
    On dirait qu’elle est incapable de faire preuve d’anticipation, venant de l’est c’est un peu normal vous me direz mais quand même.

    Alors j’ai envie de reprendre la Phrase de Churchill, en changeant les termes pour Angela

    « Vous aviez à choisir entre L’Europe et l’individualisme ; vous avez choisi l’individualisme et vous aurez la pire recession de toute l’europe. »

    car ne comptez pas sur le peuple allemand pour dépenser chère Angela, déjà quand il part en vacances, même en italie il ammène avec lui ses spaghettis Liddl pour ne pas dépenser alors là.

    Vous allez pouvoir vous garder, vos machines outils, vos belles autos, vos produits chimiques, Angela, et les déficits vous aussi vous allez les avoirs, vases communiquants Angela.

    Les Allemands ont les cuisines les mieux équipées en Europe, probablement les meilleures voitures du monde, mais pour cela mangent des saucisses avec des frites ou il y a plus de graisse que de pommes de terre, et servent des spaghetti de la marque PATEX … on ne peut pas tout avoir, heureusement.
    PS 1 spaghetto, 2 spaghetti, 3 spaghetti …. le S n’augmente pas la quantité.

    Les Français sont peut-être plus chauvins que les Allemands, mais achètent plus aux Allemands qu’ils ne leurs vendent.
    Au minimum 15 Md (15.000.000.000) par an.
    Et se sont les Allemands qui se plaignent.

    d’après un sondage 40% des Allemands seraient pour quitter la zone EURO, ce qui veut dire que compte tenu du nombre de ceux qui ne savent pas, une majorité est pour l’abandon de zone euro.
    Il ne faudrait plus 2 DM pour 1 EUR mais peut être seulement 1,50 DM pour 1 EUR. Et là le chômage monterait en flèche avec des risques sociaux énormes.
    Finalement leur mentalité n’a pas changé: ils se croient les meilleurs du monde et le font sentir aux autres.

    1. Les balances commerciales positives des uns sont les balances commerciales négatives des autres,
      Messieurs les néo libéraux aux commandes expliquez moi comment on fait pour n’avoir que des balances commerciales à l’équilibre pour chaque pays sans aucune intervention possible simplement en faisant appel à votre dieu « le marché ». C’est impossible.

      Et quand bien même que cela serait possible ce serait un mélange de communisme et de mercantilisme supervisé par l’Otan qui bombarderait le pays qui exporte trop pour le faire rentrer aussitôt dans les clous,

      Nous avons des politiques qui se focalisent sur les déficits alors qu’ils devraient se focaliser sur tous ces produits virtuels qui permettent de faire de l’argent là où le travail ne le permet plus.
      C’est cette hydre financière monstrueuse dont il faut couper la tête.*

      La finance doit être au service des peuples et non les peuples prosternés au service de la finance, il serait temps qu’un politique le rentre dans sa tête et agisse au lieu de laisser faire.

      Les Etats ne sont pas des SARL, il n’y a rien au dessus des Etats, rien même les banques centrales ne sont rien sans les Etats, car sans Etat plus d’état de droit, plus rien

      Le Cinéma pour presser encore les peuples ça suffit !!!

      1. « Nous avons des politiques qui se focalisent sur les déficits alors qu’ils devraient se focaliser sur tous ces produits virtuels qui permettent de faire de l’argent là où le travail ne le permet plus.
        C’est cette hydre financière monstrueuse dont il faut couper la tête.*
        La finance doit être au service des peuples et non les peuples prosternés au service de la finance, il serait temps qu’un politique le rentre dans sa tête et agisse au lieu de laisser faire.
        Les Etats ne sont pas des SARL, il n’y a rien au dessus des Etats, rien même les banques centrales ne sont rien sans les Etats, car sans Etat plus d’état de droit, plus rien
        Le Cinéma pour presser encore les peuples ça suffit !!! »

        bis ! …

        actuellement, je vois sur le plan politique, ici même,un mélange d’ Eva Joly, pour sa rigueur face à la corruption, de J.L.Mélenchon, pour son pas de coté, son goût de la « chose publique », et son analyse des situations, beaucoup plus fine qu’on ne veut bien le faire entendre ( ainsi que le fait qu’il soit personna non grata pour tous les cadors qui nous ont menés là où nous sommes : la catastrophe partout,),
        à suivre, car pas assez audible actuellement, mais se démarquant sensiblement des TINAesques : soit Arnaud Montebourg (?), avec en soutien les économistes : J.Généreux ( le fait qu’on le tienne à l’écart, alors qu’il y a de nombreuses années qu’il analyse les situations avec rigueur et humanisme fait, pour moi, sens ), Frédéric Lordon, parce qu’il dérange tant d’aucun,
        avec sa vive intelligence, et son regard opposé ET construit, les économistes attérés dans leur ensemble : ils oeuvrent, mais ne sont pas bien en cour : c’est bon signe!, et l’équipe Jorion, bien sûr …
        Madame Aubry est une femme respectable, mais je pense qu’elle ne peut faire le pas de coté
        indispensable ( famille trop impliquée dans l’histoire, qui s’avère un désastre, de l’UE ultra-libérale) : tant qu’il n’y a aucune remise en question de la « concurrence libre et complètement faussée », ce n’est pas même la peine de penser pouvoir se dégager de l’enlisement avant effondrement : les marais salants nous aspireront tous.
        La troisième personne du PS est trop responsable de l’état de mort apparente dans lequel est plongé le parti qu’il a dirigé 10 ans ~ et du fait qu’il ne se démarque guère du parti de droite actuelle, quant à l’UE et les politiques de rigueur qu’il compte mettre en place, si .
        Pourquoi pas un trium »vir »at, avec une femme et deux hommes …
        un homme légèrement macho ( kiça, kiça ?), une femme énergique, un homme capable d’ une part plus féminine, pour faire le lien : équilibre, complémentarité.( et des âges divers: une bonne équipe, c’est cela!)

    1. Allez un petit tour du côté de l’insee.

      Après que mon père me dise qu’il gagnait 200 000 anciens francs en 1959, alors que la baguette ne valait même pas 40 anciens francs. Le paquet de gauloise était à 80 anciens francs. Prenons 30 jours de baguettes en 1959 si on divise 1200/200 000 =0.006 par contre si on divise en 2010 30/3150=0.009
      Si on fait la conversion, il faut 1.2 euros 2010 (soit presque 8 francs) pour 0.8 cte de nouveaux francs 1960
      A part ça la monnaie n’a pas fondue et je comprends pourquoi plus personne ne part un mois en congé l’été.

      insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip483.pdf
      .

  37. l’expression de la totale inconséquence d’une génération entière de responsables politiques incapables de se hisser au niveau de leurs supposées responsabilités.

    C’est très simple c’est une génération qui n’a pas connu la guerre et son cortège de misères…

    1. Une génération d’enfants gâtés dont l’idéal c’était les USA, comment voulez vous qu’ils puissent remettre en cause leur modèle ?

      1. C’est sûr le rêve américain, c’est de repousser toujours un peu plus loin la frontière.
        Or aujourd’hui il n’y a plus de frontière à repousser, on atteint les limites de notre globe.
        Donc de facto c’est la fin de l’ « American dream », car à ce jour et avec nos piètres moyens, inutile de penser coloniser le cosmos. Donc il va falloir complètement changer de « Rêve » et de modèle et aller vers un modèle de « Sobriété heureuse » thème que développe Pierre Rabhi.
        C’est cela ou ce que je ne souhaite pas, faut-il le préciser pour certains, le retour des conflits armés avec leur cortège de malheurs. Très difficile virage à prendre pour cette génération occidentale, qui a connu toute sa vie la Corne d’Abondance. De la capacité de prendre ou non ce virage, va dépendre entièrement notre futur et celui de nos descendants.

      2. Que serait ce « rêve américain » ultra-libéral sans le sparadrap « compassionnel » des ONG ?

        Le capitalisme sans frontières pour les nuls crée des situations humainement insoutenables.
        Son programme, remplacer l’Etat- providence par des structures compassionnelles d’intégration dans le système.

        Les indignés sont apolitiques ? Ils ont tort, la dignité est un enjeu politique.
        http://www.dailymotion.com/video/k4avvqgc5gz5LeyQqB#from=embed

    2. C’est très simple c’est une génération qui n’a pas connu la guerre et son cortège de misères…

      A problème simple réponse simple : une guerre – attention ! une vraie de vraie ! avec « cortège de misères » hein ! pas du chirurgical virtuel, loin des frontières nationales, mercenairisée, sous coke puis morphine – par génération pour aguerrir nos « tafioles » de représentants politiques, uh ?
      Soyons fous, lâchons nous, c’est août, c’est dimanche et il fait 40° C à l’ombre…

      1. « Mon cher » vigneron vous vous payez ma fiole je suppose!

        S’ il vous est arrivé de me lire dans de précédents messages, vous auriez dû comprendre que pour moi la guerre n’est pas une solution, même que souvent une guerre prépare la prochaine.

        Mais je persiste à croire que de ne pas avoir connu de « vrais périodes difficiles », ne facilite pas la prise de conscience par cette génération – effectivement américanisée – des conséquences potentiellement catastrophiques de son « insoutenable légèreté.

      2. @joan

        Ah ok, donc on passe de :

        qui n’ont pas connu la guerre et son cortège de misères

        à

        qui n’ont pas connu de vraies périodes difficiles

        Nuance, toute petite peut-être pour vous, considérable selon moi…
        Et s’il y a de « vraies » (j’adôôôre les « vrais » trucs ou machins…) périodes difficiles, c’est quoi les « fausses » ?

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