L'actualité de la crise : BANG BANK ! par François Leclerc

Billet invité.

Le monde bancaire est à nouveau en émoi, et nous avec. Non seulement en raison de sa nouvelle spectaculaire dégringolade boursière, mais tout autant pour ce qui l’attend encore devant.

Pour les Américains, le danger vient des filiales des banques européennes, le risque étant que leurs capitaux soient rapatriés d’urgence en Europe, pouvant ainsi les amener à manquer à leurs engagements et contaminer les banques américaines. Les fonds monétaires américains y contribuent, qui restreignent leurs prêts aux établissements européens – ou bien ne les accordent qu’à très court terme – accroissant leurs difficultés de financement.

En Europe, tous les signaux clignotent. Les dépôts des banques à la BCE restent très élevés (80 milliards d’euro cette semaine), signe qu’elles répugnent à prêter leurs liquidités à leurs consoeurs, tandis que le spread Euribor-OIS, indicateur de référence des tensions du marché interbancaire, est à son plus haut niveau depuis 2009. La BCE avait réactivé en mai dernier son offre en dollar et une banque non identifiée qui l’a utilisé aujourd’hui pour emprunter 500 millions de dollars à sept jours, signe que cette dernière éprouve des difficultés à s’en procurer pour honorer ses engagements, accréditant les inquiétudes de la Fed.

Les tensions financières ne sont pas au niveau de celles qui étaient subitement apparues lors de la faillite de Lehman Brothers, mais elles sont fortes et semble-t-il, installées. Plaçant la BCE dans l’obligation de faire feu de tout bois, en soutenant d’une main le marché obligataire par ses achats de titres italiens et espagnols, et en tendant son autre généreuse main secourable aux banques.

Les marchés bruissent de rumeurs à propos de ces achats et de leur poursuite. Convaincus que la BCE ne peut en rester là si elle veut montrer sa détermination. Ce qui revient à créer une situation nouvelle d’addiction pour l’Italie et l’Espagne, dont l’accès au marché obligataire est conditionné par la relance de ce programme que la BCE avait suspendu. Ainsi qu’à rendre pour le moins incertain le passage de relais qu’elle entend obtenir du Fonds de stabilité financier européen, vu les ressources limitées de celui-ci.

Le système bancaire européen marche à nouveau en crabe et le marché obligataire n’est pas en meilleure posture. Même si paradoxallement les taux des pays considérés comme les plus solides continuent de baisser, exprimant une profonde aversion au risque des investisseurs qui fuient les bourses et se ruent vers les seuls refuges disponibles. Les rendements des obligations américaines et allemandes sont même descendus en dessous du taux d’inflation, ce qui signifie que ceux qui les achètent préfèrent perdre de l’argent ! Il ne fait pas bon, ces temps-ci, de disposer de capitaux…

Les banques sont pourtant à la recherche des capitaux, mais elles ne représentent pas le meilleur des placements, comme on peut le constater, tandis que les investisseurs traditionnels menacent de faire défaut. En application de Solvency II, l’équivalent pour les compagnies d’assurance de Bâle III pour les banques, les groupes d’assurance pourraient en effet vite bouder les émissions de titres obligataires des banques, selon un rapport de l’Institute of International Finance (IIF), cette nouvelle réglementation entrant en vigueur en janvier 2013. Or les assurances détiennent environ 60% de la dette des banques, qui sont elles-mêmes à la recherche de 750 milliards de dollars pour répondre aux nouvelles exigences de fonds propres qui sont les leurs. Combinées, les deux réglementation produisent un effet inattendu et désastreux, ce que la Banque des règlements internationaux (BRI) avait déjà souligné. Des accommodements sont à prévoir.

Le balancier est à nouveau du côté du système bancaire, qui espérait l’avoir repoussé. La crise de la dette n’est pas seulement publique, elle est aussi privée et réclame tout autant d’attention. Elle intervient alors que se multiplient les signaux d’un nouveau ralentissement économique touchant l’ensemble du monde occidental, qui s’approche dangereusement de la récession. Ce fantôme que tous les responsables politiques cherchent à exorciser.

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146 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : BANG BANK ! par François Leclerc »

  1. « Pour les Américains, le danger vient des filiales des banques européennes, le risque étant que leurs capitaux soient rapatriés d’urgence en Europe, pouvant ainsi les amener à manquer à leurs engagements et contaminer les banques américaines »

    Un juste retour des choses, bien.

  2. Bonjour,
    Le petit jeu va durer encore longtemps ?
    Les banques sont insolvables comme les états alors autant éteindre la lumière correctement pour mieux la rallumer (d’une manière différente ) non ?

      1. C’est pourquoi il me semble que nous devons créer un nouveau système économique et un nouveau système financier qui ne soit pas fondé sur la dette.

        Qu’en pensez-vous ?

        Qu’en pense Monsieur François Leclerc ? Monsieur Paul Jorion ?

        Qu’en pensent les lecteurs de ce blog et les internautes – Citoyens Payeurs de Dernier Ressort ?

        Daniel Maniscalco

        PS : Cela pourrait faire l’objet d’un discussion à part entière ou d’un billet de Paul Jorion ou d’un billet d’invité.

  3. « qu’à rendre pour le moins incertain le passage de relais qu’elle entend obtenir du Fonds de stabilité financier européen, vu les ressources limitées de celui-ci. »

    C’est pire que celà !
    A ma connaissance, le FSE n’a toujours pas en caisse le premier centime d’euros supposé servir à ses missions. D’ici à ce que, la crise perdurant et d’approfondissant, on le passe aux pertes & profits des idées en retard d’une guerre à la rentrée, il n’y a pas loin.

    1. Entièrement d’accord avec toi, en plus il ne s’agirait d’un fond que de 400 milliards je crois…il n’y a pas de quoi tenir très longtemps!
      Quand va-t-on se décider à permettre à la BCE de prêter aux États de la même manière qu’aux banques.
      Et là, pour le coup, si c’est la BCE qui prêtent, il n’y a quasiment plus de limite.

      De toute façon cela ne règle rien sur le fond, le système économique est caduc.

      Bien à vous.

    2. De plus, la garantie demandée aux états et aux citoyens par extension à qui on demande de payer s’élève à plus de 120% des montants finaux actuellement estimés (dont 20 % pour la France du montant total du FSEF).

      Est-ce normal ?

  4. La Suède avertit d’un risque accru d’une détérioration de son économie.

    Le ministre suédois des Finances Anders Borg a admis, à la lumière de la chute des Bourses européennes jeudi, que « le risque » d’une détérioration de la situation économique était plus grand qu’il ne l’avait prévu.

    « Il faut espérer que cela n’ira pas aussi mal que pendant l’automne 2008, mais le risque que cela soit plus grave que je ne le croyais, ce risque a grandi aujourd’hui », a déclaré le ministre conservateur dans un bref commentaire diffusé par la télévision suédoise TV4.

    Selon lui, les autorités suédoises sont bien préparées à affronter tout problème. Mais les ménages seront affectés, a-t-il ajouté.

    M. Borg commentait la chute de 6,73 % de la Bourse de Stockholm.

    Jeudi, les Bourses européennes ont connu une nouvelle journée noire, en raison des doutes vivaces sur la vigueur de l’économie mondiale et des craintes sur la capacité des banques à se financer, comme au plus fort de la crise de 2008.

    Le gouvernement suédois a annoncé mardi vouloir renforcer son arsenal de mesures pour mieux protéger ses secteurs bancaire et financier, encore en bon état, contre l’impact de la crise de la dette, qui réduira « fortement » la croissance économique du pays.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=29222688581c83e45c316d902675f3c8

    1. la couronne suédoise ‘la monnaie ) a « une indépendence d’un quart d’heure » par rapport à l’euro ,est ce que ça suffira à déjouer le hft et autres yoyos boursiers ?

      1. Pour poursuivre ce que dis Thomas sur le fait que les ménages seront affectés.

        Les ménages n’en n’on-tils pas marre d’être toujours affectés ?

        Devront-ils aussi déclarés comme l’Allemagne, le Luxembourg, Les Pays-Bas et la Finlande,
        qu’ils ne veulent plus payés pour le FESF ?

        Les citoyens devront-ils faire pression sur Nicolas Sarkozy pour que celui-ci ne fasse pas payer aux français ce que les peuples pourraient encore appeler un renflouement des banques et du système bancaire actuel ?

    2. BA, svp

      Pouvez-vous nous éditer une liste des taux obligataire par pays dont vous seul avez le secret.
      Les pays que je souhaite : France, Allemagne, GB, Irelande, Portugal, Espagne, Italie, Grèce, Chypre, Russie, Pologne, États-Unis.

      Grand est mon merci d’avance.

      1. @ tous merci,
        je ne parviens pas à faire moi-même sur Bloomberg, je me demande s’il ne faut pas être abonné.

        Quoiqu’il en soit, votre présentation est beaucoup plus simple et attractive. Le principe qui consiste pour ces webmasters de croire qu’en bourrant d’info une page web on la rend plus attractive est débile. Cela se voit qu’ils ne savent pas ce qu’est la nécessité du vide, du silence, de la respiration, quoi. Qu’est-ce qu’un son sans silence devant ou derrière ? C’est un bruit inaudible, un chaos, qui empêche de réfléchir. Voilà à quoi me fait penser cette page Bloomberg.

  5. Les américains jouent un jeu vraiment pas net… Faisons plus confiance a l’Asie, ça changera.
    Quand, on voit les investissements en Chine réalisés par des multinationales US et Allemande ! Je me pose la question de notre retard en la matière…

    1. Non, les américains ne jouent pas net, mais ce n’est vraiment pas nouveau.
      Le prochain numéro sera de faire croire à des tensions dans le couple Franco-Allemand. Dans un contexte plus fédéraliste, la situation de la zone euro est meilleure que celle des US, et cette volonté, maintenant totalement assumée, de nouvelle gouvernance économique, ne va certainement pas leur plaire.
      Il serait tout sauf surprenant, de voir fleurir dans les jours qui viennent, via le Wall Street Journal et autres médias anti-Euro à la botte de la City et de Wall Street, des articles bien vicelards sur la rupture probable du tandem et la sortie prochaine de l’un ou de l’autre de l’euro.
      Le plus rigolo sera de voir ces articles relayés par ceux qui y trouveront la justification de leurs prévisions, « l’Allemagne va sortir de la zone euro, on vous l’avait bien dit ».

    2. Un mien ami me prétend que les amerloques ne considèrent pas du tout la monnaie comme nous autres.

      Elle ne serait pour eux, par habitude depuis 60 ans, qu’un outil parmi d’autres pour asseoir leur puissance politique et leur influence économique. En clair, avec la première armée du monde, la première économie (1/3 de celle du monde), la première monnaie, et tutti quanti, ils n’en ont rien à cirer d’un dollar faiblard qui dégringole et qui permet d’exporter.

      Sa position est un peu faiblarde à mes yeux car il me semble qu’on hypothèque l’avenir en laissant filer sa monnaie. J’aimerais bien vous entendre là-dessus.

      1. ca s’apelle avoir une monnaie souveraine, assise par une puissance militaire, ce qu’on a plus.

      2. Ben, déjà, pour commencer, l’économie US ne fait plus 1/3 de l’économie mondiale depuis un bout de temps [plus de 50% en 1945…], et ça ne s’est pas arrangé depuis 2007…

      3. Il est clair qu’un QE3 signerait la fin de l’USD. Déjà, en raison de la quantité de $ créée ex-nihilo, sa valeur réelle est très inférieure à la parité actuelle. L’amérique est un « tigre en papier »
        (doublement) et la fin de sa puissance est proche. Il est incompréhensible que nos dirigeants actuels s’en soient rapprochés alors qu’il s’agissait de rejoindre les BRICS au plus tôt. L’Europe elle, devrait tenir, et l’UK venir bientôt à résipiscence.

      4. Propos tenus à l’Elysée (réference en fin de citations)
         » Mais, en outre, le fait que de beaucoup d’Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour le règlement des différences qui existent à leur profit dans la balance américaine, ce fait entraîne les américains à s’endetter et à s’endetter gratuitement vis à vis de l’étranger car, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre »
        (…)
        « les Etats-Unis, dis-je, subissent, d’année en année, des balances déficitaires. Non point certes que le total de leurs échanges commerciaux soient en leur défaveur. Leurs exportations de matières dépassent leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties dépassent toujours sur les entrées. Alors il se crée, en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous la forme de prêts en dollar accordés à des Etats ou des particuliers, sont exportés au dehors et bien entendu cette augmentation de la circulation fiduciaire américaine rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur des Etats-Unis d’où chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là il résulte, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises. »
        http://www.ina.fr/politique/elections/video/CAF90037733/conference-de-presse-du-president-de-la-republique-charles-de-gaulle.fr.html

      5. post de 10h16 : erreur sur le lien internet de la conférence de presse du 04/02:65.
        Le bon lien est :
        http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-economique/video/CAF89046394/conference-de-presse-du-general-de-gaulle.fr.html
        Giscard aurait-il quelque choes à dire sur la conférence de Tokyo de 1964 où, ministre des finances? Il soutenait les propositions françaises qui faisaient suite à celle d’un économiste belge de la fin des annnées 5O.

        Le système monetaire internationnal est abordé à la 25eme minute (il sera réformé à la 25eme heure…).

    3. Toto vous pouvez faire confiance a l’Asie, mais sachez que celle ci ne vous ferra jamais confiance.

  6. Ce n’est pas du texto, mais Charles Beigbeder, pdg de POWEO, vient de déclarer sur BFM TV que la contribution exceptionnelle des hauts revenus serait acceptable à condition qu’entre autres on ouvre à la concurrence les secteurs de l’éducation et de la santé. Contre une obole, abandonnez vos droits!

    1. On peut se passer de POWEO et POWEO ne peut se passer, ni de ces clients, ni de ses fournisseurs.
      On peut aussi oublier le nom de Charles Beigbeder * !
      (*) à ne pas confondre avec Marc Beigbeder, le talentueux contributeur d’Esprit.

    2. Ca y est! Royal Brushing sort du bois….il veut détruire les derniers services publics qui nous restent, l’éducation et la santé, pour se faire du fric dessus!
      bon, là, il faudra descendre dans la rue, mais pas avec des pancartes, svp, des piques! et y planter des têtes!

      1. sauf erreur il n’est plus le PDG de POWEO :

        « Un article de France Soir du 23 février 2011 intitulé : « Comment Charles Beigbeder a pigeonné les autres actionnaires de Poweo » est curieusement retiré du site de France Soir peu de temps après sa publication. Une copie de cet article est toutefois lisible sur un site consacré à la candidature de la ville d’Annecy aux Jeux olympiques d’hiver »

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Beigbeder

    3. On peut y répondre de cette manière :
      – Non, elle sera sans contrepartie. Et puis quoi encore !
      – Non elle ne sera pas exceptionnelle. Elle sera pérenne et d’un taux marginal entre 90 et 100%

    4. Privatiser pour privatiser : j’aimerais bien que les revenus et patrimoines de ces riches privatisés soient privatisés pour le bien public et le bien commun ! 8-))

    5. la contribution exceptionnelle des hauts revenus serait acceptable à condition qu’entre autres on ouvre à la concurrence les secteurs de l’éducation et de la santé

      quoi ! déjà exceptionnelle, l’aumône : et, faudra pas y revenir !
      contre l’abandon – et, là, bien sûr DEFINITIFdes services publics ( ce qu’il en reste ) de Santé et d’Education ! car, une fois que c’est installé, nul retour en arrière : ne pas se leurrer !

      abject, ignoble, méprisable individu !

      le diable le patafiole ! qu’il crève sous son tas d’or !

    6. quant à Maurice Levy, contre la contribution fiscale exceptionnelle, il demande une mise à plat sérieuse de la protection sociale et une refonte des cotisations sociales !

      contribution exceptionnelle contre destruction des protections sociales !

      à la télé, cette partie de l’article n’est pas citée, on se demande pourquoi

      tous des porcs !

  7. Bank of America ne parvient pas à convaincre le marché
    Par Antoine Landrot le 17/08/2011
    L’établissement est conduit à multiplier les cessions pour renforcer son capital, dont la solidité est mise en doute par les investisseurs

    Les banques françaises ne sont pas les seules à subir la méfiance des investisseurs. Bank of America (BoA) subit également une purge qui a vu son cours plonger de plus de 36% en trois mois et de près de 50% depuis le début de l’année –malgré les rebonds de jeudi et lundi derniers. Les comptes de l’établissement sont toujours affectés par la crise immobilière américaine; en conséquence, le marché doute de la solvabilité à long terme de la banque au regard des futures exigences réglementaires de Bâle 3.

    La crise des subprime a provoqué la multiplication des contentieux; ces derniers ont ainsi conduit BoA à verser en juin 8,5 milliards de dollars en cash à des investisseurs de titres adossés à des prêts hypothécaires (mortgage-backed securities, MBS) commercialisés par sa filiale Countrywide en échange de l’abandon des poursuites. La banque a par ailleurs dû provisionner 20 milliards de dollars dans ses comptes du deuxième trimestre pour couvrir d’autres risques liés aux crédits immobiliers. Une prudence bienvenue: début août, l’assureur AIG a entamé une procédure pour récupérer 10 milliards de dollars perdus dans des MBS.

    Cerise sur le gâteau, BoA a dévoilé la semaine dernière une exposition brute de 16,7 milliards de dollars (11,8 milliards d’euros) aux pays périphériques de la zone euro dans ses comptes au 30 juin.

    Cette situation fait douter de la solidité de la banque face aux futures exigences de Bâle 3. A 8,23% au 30 juin, son ratio tier 1 est inférieur à ceux des banques universelles rivales JPMorgan et Citigroup.

    En conséquence, le marché fuit le titre. John Paulson avait ainsi réduit l’exposition à BoA de l’un de ses fonds de moitié au deuxième trimestre. Le gérant milliardaire avait justifié cette décision par sa surprise devant l’étendue des difficultés de la banque dans les crédits hypothécaires. Des décisions similaires ont été adoptées par d’autres hedge funds, comme TPG-Axon Management et Appaloosa Management, note l’agence Bloomberg.

    Pour redonner leur confiance, les investisseurs réclament des mesures radicales: cessions d’actifs et/ou augmentation de capital. Cette dernière possibilité est exclue par la direction de BoA, mais les cessions se multiplient. Si l’établissement éprouve des difficultés à céder ses parts dans China Construction Bank, il a cédé ses activités de cartes de crédit au Canada (à TD Bank), en Espagne (à Apollo Capital) et compte faire de même au Royaume-Uni et en Irlande.

    L’agefi

  8. Ils savent plus ce qu’ils veulent chez S&P?

    News Headline Summary:

    S&P US budget control act could undermine already fragile economic recovery.

    S&P says federal budget deal could affect state and local ratings.

    News du Japon, qui lui aussi suit la mode ‘plan de rigueur’.

    Japan government to seek 10% spending cut for financial year 2012.

    Et enfin les Banques…le tsunami s’approcherait d’une zone épargnée jusqu’ici:le Canada

    http://www.zerohedge.com/news/next-domino-fall-canada

    1. Dissy.
      S&P subit actuellement des pressions…
      Le Japon est un pays capitaliste.
      Voir si le Canada peut aussi faire du QE.

  9. Depuis 2007 les décideurs s’évertuent de sauver les banques mais ne vaut t’ il mieux pas les mettre en faillite contrôlée en séparant leurs activités, économiques (ménages et entreprises) et financières (marchés).
    L’idée c’est de sauver l’économie en reportant les pertes sur la finance.

    1. OK !

      Les citoyens devraient le faire dès demain !

      Par exemple, pour la rentrée, tous les citoyens pourraient mettre en faillite :

      – La FED
      – La Banque d’Angleterre
      – La BCE
      – Les banques américaines trop grosses pour faire faillite
      – Les banques européennes en faillite (déjà technique ?)

      8-)) J’en ris d’avance ! (il faut bien rire un peu dans cette crise !)

      Je serais d’ailleurs très surpris, si tous les citoyens de ces pays, en droit, concrétisaient, cela par leur autorité souveraine de la chose et de l’intérêt publics cette initiative citoyenne et peut-être salutaire.

      Et vous qu’en pensez-vous ?

  10. Je pense que beaucoup donneraient chers pour savoir quelle banque… Mais j’imagine d’ici la curée ! Beau bank run en perspective… Ca marcherait mieux que le coup Cantona ! Le pire c’est que c’est probablement un secret de polichinelle pour « ce petit monde »… Et que rien n’empèchera cette curée d’avoir lieu ! Sauf que seuls les gros auront la possibilité de sauver leur billes et que les petits risquent de perdre toutes leurs économies !

    Donc, les pronostics sont ouverts :

    1. A combien d’heure la faillite d’une grosse banque européenne ?
    2. Quels effets sur le « pays » de la banque ?
    3. Quels effets sur les autres banques européennes ?
    4. Quels effets sur l’Euro ?
    5. Quels effets sur la bourse ?
    6 Et plus important que toutes les questions précédentes : quels effets sur les gens ?
    7. …

    Bien à vous et bonne nuit

      1. Bonjour Yvan,

        Pouvez-vous expliquer ? Je ne comprends pas votre phrase.
        D’avance merci

        Si c’est de mon pseudo dont vous parlez, c’est mon surnom depuis l’université (Ce qui fait déjà bien longtemps). Il est à comprendre comme « empêcheur de tourner en rond » ou « mouche du coche ». Ca n’a rien d’agressif ou d’irrespectueux. Ca permet juste à mes amis de savoir qui écrit et il y en a quelques uns ici.

        BAV

      2. Chips.
        Ne jamais sortir un élément de son contexte. Sinon, nous faisons de la politique. Et donc, le film permet de qualifier au contraire bien à propos.
        Yvan n’était pas mon surnom de fac.
        Par contre, le discours commercial : vous devez être des ingénieurs « mouche-du-coche », là, oui, on me l’a BIEN répété.

    1. J’adore vos questions !

      Des réponses ?

      1 – Dans l’heure ou en août ou en septembre-octobre-novembre
      2 – Un effet domino
      3 – Un effet domino
      4 – Aucun si c’est une banque de la City ! Je rigole 8-))
      Le krach prévisible ou prévu par les financiers pour instaurer les DTS comme monnaie mondiale (réfléchissez !) avec une chute de 30% des valeurs boursières qui sont paraît il surévaluées selon certains analystes
      5 – End gaming – Fin de partie. Et si toutes les bourses fermaient ainsi que les agences de notation
      6 – Un crise sociale dans le cas le plus pire. Dans le meilleur des cas, une apocalyspe (au sens de révélation), un éveil des consciences des peuples et des politiques à reprendre leur souveraineté économique, financière et politique…

      J’aime bien votre quizz.

      Et nos autres lecteurs, qu’en pensent-ils ?

      1. Finalement, la « rumeur » que le Daily Mail avait rapportée n’était sans doute pas sans fondement.

      2. Les rumeurs sont peut-être une manière d’informer les masses des prochaines actions.

        Il serait peut-être intéressant de lister les rumeurs émises et voir si celles-ci se sont réalisées.

        La lecture de ce document par tous les lecteurs de ce blog sur l’application de l’energie dans le domaine de la société et en particulier de l’économie pourrait vous apporter un éclairage particulier qu’il serait intéressant d’étudier !

        http://www.syti.net/SilentWeapons.html

        La connaissance nous affranchira dit-on !

        Informez-vous et faites vous votre propre opinion !

        Soyez un vivant point d’interrogation et ne laissez jamais personne penser ou décider à votre place !

        Vous pourrez alors décider en connaissance de cause.

        Vous serez alors de vrais êtres humains et des femmes et des hommes libres et responsables

    1. bonjour
      pour le cours de la Société Génèrale, -12% en une seule séance, n’est ce pas un Krach?
      Merci.

  11. Angela et Sarko en ont déjà trop fait; tant pis pour les « marchés », ils finiront par se fatiguer et aller trop loin serait suicidaire…. or pour se suicider il faut du courage et ils n’en ont pas! Tant pis aussi pour les cigales du club med dont la France fait largement partie, les faillites sont saines et parfois salutaires. De toutes façons la messe est dite.

    1. Les anglais, tous bons ennemis de notre plancher à vaches qu’ils sont, nous ont sauvé la mise au moins 2, voire 3 fois (14-18, 39-45, et 1789…). Alors oui, ils aimeraient bien nous inféoder mais c’est pas facile de tuer son ennemi préféré. Regardez, ils étaient 2 fois moins nombreux que nous pendant la guerre de 100 ans, donc bien meilleurs que nous, mais au moment du coup de grâce, une petite pucelle a eu raison de leur détermination. C’est le syndrome du « qui aurai-je à combattre si mon ennemi est mort » ?

      1. Aux boulets anglophobes !
        Alors le racisme et autre antisémitisme : pas admis sur le blog ! Mais alors l’anglophobie, allons-y à cœur joie ?
        Pour votre gouverne, je suis anglo-saxon, je lis ce blog assidument et ne suis en rien responsable de la situation (ni actuelle, ni passée).
        Je comprend et partage votre dégout de la situation actuelle, mais attention à qualifier correctement les personnes cibles de vos accusations, vos métonymies sont dangereuses.

      2. Cher ami,

        Il faudrait éviter les généralités.
        Si vous aviez un tant soit peu vécu dans un pays étranger, vous sauriez que là bas c’est ici.
        Les mêmes questions, le même désir de bien vivre et de prendre soin des siens, le désir de vivre ensemble.
        En vérité, entre la France et l’Angleterre, c’est une longue histoire d’amour contrarié.
        Saviez-vous qu’à deux reprises dans l’histoire, la France et l’Angleterre ont failli être réunis en une seul monarchie?

        Bien à vous.

      3. @nab

        Merci pour votre intervention (ainsi qu’à Mitch), ça nous aère un peu l’habitacle blogal.
        Par contre pas trop d’accord quand vous dites « En vérité, entre la France et l’Angleterre, c’est une longue histoire d’amour contrariée. », biscotte des belles (ou longues, idem) histoires d’amour pas contrariées, ou contrariantes, ce serait comme qui dirait un oxymore, donc pardon mais vous faites dans le plépnasmatique. Dites simplement « grande histoire d’amour », point (point en angliche).

      4. @ Nab et Mitch

        Erreur sur la personne, je ne suis pas anglophobe. manqueriez-vous d’humour (anglais :)) ?

        Je suis juste attentif à quelques faits historiques qui nous montrent que nos 2 chers pays (je suis français, du moins je crois) se sont joyeusement étripés pendant des siècles, pour différents motifs dont je me fiche. Et ce malgré quelques périodes d’amour torride fortement impulsées par des défaites militaires cuisantes de notre bon vieil hexagone.

        Je constate simplement qu’il semble que la GB choisisse à nouveau une voie très différente de la nôtre. Et ce au motif peut être louable de servir la puissance de la GB de leur point de vue mais pas du mien. Alors qu’il faudrait un peu se serrer les coudes du côté des bourses et des monnaies, c’est une évidence. Au fait, pourquoi être au sein de l’Europe, en tirer tous les avantages (et une part de ses inconvénients), et ne pas adopter la monnaie de Monsieur tout-le-monde? Y aurait-il une différence entre nous qu’on m’aurait cachée ?

        Il ne vous aura pas échappé que jusqu’à preuve du contraire, la GB est une place financière de premier ordre et que l’Argent (le sien comme ce lui des autres qu’elle draine) y est roi pour un grand nombre de ses concitoyens.

        Donc, dans ce contexte, je rappelais simplement qu’en cas de vrai coup dur, l’Angleterre a toujours été à nos côtés. Avec des arrières-pensées politiques ou pas, peu importe, c’est humain. En revanche, en cas de paix, il semble qu’elle mette un point d’honneur à tout faire pour mettre des battons dans les roues de ses partenaires (l’Europe) sans se admettre une seule seconde du tort qu’elle fait.

        En clair, je m’interroge sur ce paradoxe d’amour et de répulsion continu entre nos 2 pays.

        Suis-je plus clair ?

      5. Hhmm.. Non, Thom.
        La GB n’a pas été pour nous dans la dernière avant prochaine guerre. Mais contre les Allemands…
        Et les vieilles rancunes sont encore bien vivaces…

        Tous Corses. Là est notre avenir. 😉

      6. Tiens, il y a moins d’un an, les Allemands ont pu finir de payer la dette de la guerre 14-18…
        Je ne t’explique donc pas 39-45…

      7. @ Yvan

        La GB n’a pas été pour nous dans la dernière avant prochaine guerre. Mais contre les Allemands…

        Bien sûr qu’elle était contre les allemands et, de fait, aux côtés de la France. C’est tout le paradoxe. Je ne fais pas de procès d’intention, du moins pas ici et maintenant. Je réponds simplement à Xian qui dit (surement qu’il a raison, hélas) que les spéculateurs et les anglo-saxons ne lâcherons rien.

        En fait, j’espère, je souhaite, que dis-je je prie, pour que le pragmatisme et l’intelligence surgisse dans les esprits et que, face à la grande détresse, le champs de ruines, la GB change de bord et se range à nos côtés. Plutôt changer radicalement que mourir, en quelque sorte.

        On peut toujours rêver.

      8. A Vigneron,

        Il pourrait être utile de changer de lecture.
        Je vous conseille de laisser tomber La Belle au bois dormant, essayez Kundera, l’insoutenable légèreté de l’être.

        Désolé, on me signale qu’il n’y a pas d’images, tant pis ce sera pour la prochaine fois.
        Dont be serious, it’s just a joke!

        Bien à vous.

      9. @Nab

        Hè ho, qui c’est qu’a installé le cadre du débat froggy-rosbeef sur le mode fleur bleue ? Et pis nous à Bordeaux, on sait ce qu’on leur doit aux anglais, leurs négociants en premier, et ils sont toujours le bienvenu. On s’est toujours mieux entendu avec eux qu’avec les parigots, et ça va pas changer.
        Pour Kundera, j’avais préféré le livre du rire et de l’oubli, mais bon, c’est vieux et aujourd’hui ça m’tomberait des mains, sûr.
        Là je relis l’intégrale Oui-Oui… tain ! c’est ardu ! Je respire entre deux tomes avec Spinoza. Nobody’s perfect…

  12. J’ai regardé la rediffusion de C dans l’air hier soir ( Oui bon ma main a ricoché sur la zapette ) et j’entendais un journaliste Mr François Lenglet si je me souviens bien qui disait qu’il nous restait 3 ans avant d’être dans la même situation que l’italie ….

    Prédiction ou réelle estimation ?

  13. Les « pronostics »…
    Si une guerre faisait autant de morts et de ravage que ce qui se passe actuellement dans la corne de l’Afrique, on aurait tôt fait de saisir le conseil de sécurité du problème.
    La manière dont est traitée actuellement les cours de la bourse et, parallèlement cette famine, en dit long sur les priorités de nos élites journalistes et de nos gouvernants.
    Alors que fait-on, des paris sur le nombre de morts.
    Ah, non, c’est pas côté en bourse.
    Scheiß!

    Bien à vous.

  14. Le temps de la réforme démocratique keynésienne de la Finance est venu. La contre-réforme oligarchique néolibérale a vécu.
    MM les réformateurs que proposez vous :
    pour éviter la catastrophe!
    pour mettre en place une structure financière au service de la social économie écologique?

    1. A merl mokeur

      Pourquoi réformateurs ?

      Propositions

      1- Les êtres humains pourraient vivre sans argent par l’échange des services qu’ls ont à offrir
      Ce n’est d’ailleurs pas si bête car si on enlève l’argent … que reste t’il ?

      2- Les monnaies libres et complémentaires ou le revenu d’existence !

      3 – Une monnaie mondiale éthique d’échange pour tous les êtres humains pour vivre investir épargner construire sa maison voyager se cultiver s’éduquer

  15. « La BCE avait réactivé en mai dernier son offre en dollar et une banque non identifiée qui l’a utilisé aujourd’hui pour emprunter 500 millions de dollars à sept jours, signe que cette dernière éprouve des difficultés à s’en procurer pour honorer ses engagements, accréditant les inquiétudes de la Fed. »
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=27665#comment-216130

    J’insistai, de mon coté, sur le « secret »…

  16. si demain il y a de nouveau une chute lourde, j pense que cette foi-ci on y est pour de bon .

    crise difficile qui nous attend….

    1. Si l’économie et la finance chute en bourse !

      Vous devrez compter environ trois semaines pour un effondrement global selon certains articles sur Internet de personnes conscienctes de la situation.

      Comme la chute a démarrer la semaine dernière un premier jalon est au 30 août.

      L’avenir nous dira ce qui va se passer.

      Dans tous les cas pour sortir de cette crise les citoyens devront agir et mettre en oeuvre les solutions qu’ils estiment nécessaires sur leur territoire et dans leurs activités personnelles et professionnelles.

      Des personnes et ressources se fédèrent pour atténuer le choc à venir.

      Un manière de se préparer est de lire ceci
      https://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=3139

      Pour agir concrètement vous pourrez lire à la fin le chapitre 20 qui vous présente des actions très pratiques à réaliser.

  17. Un interview d Henri Sterdyniak dans l’Huma

    Henri Sterdyniak « Ils donnent le pouvoir aux pyromanes »
    Mots clés : Crise financière,

    Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, critique les 
politiques d’austérité visant à rassurer les marchés. Il fait des propositions pour réduire l’emprise des spéculateurs.

    Quelle 
peut être 
la portée de la dégradation, sans précédent, de la note américaine ?

    Henri Sterdyniak. De tout temps, le secteur financier est parasitaire jusqu’à devenir totalement déstabilisant aujourd’hui. Il imagine des scénarios totalement improbables. Les États-Unis ne rembourseraient pas leur dette, la zone euro éclaterait, les pays comme l’Italie ou l’Espagne ne rembourseraient pas leur dette… Cela génère des séquences autoréalisatrices. En s’attaquant à la note d’un pays, les taux d’intérêt de celui-ci grimpent, ce qui le fragilise encore plus. Les marchés se retrouvent alors confortés dans leur prévision. Le cycle infernal est enclenché. On assiste à une nouvelle crise financière dont on ne peut pas encore préjuger de l’importance, mais qui va contribuer à déclencher une nouvelle crise réelle.

    N’est-ce pas déjà le cas en France avec l’arrêt brutal de la croissance au deuxième trimestre ?

    Henri Sterdyniak. Le chiffre du premier trimestre était trop fort et s’expliquait par des circonstances exceptionnelles, comme la fin de la prime à la casse. Alors que, dans tous les pays européens, règnent des politiques d’austérité qui pèsent sur la croissance, avec des taux de chômage extrêmement élevés, le scénario le plus probable est celui d’une croissance lente avec une certaine instabilité.

    Les réactions des dirigeants politiques face à ce nouvel épisode de la crise 
vous paraissent-elles 
à la hauteur ?

    Henri Sterdyniak. Elles sont catastrophiques. En poursuivant la réduction des déficits par la réduction des dépenses, les gouvernements donnent raison aux marchés. D’autre part, si tous les pays essaient de réduire leur déficit, l’activité chute. Avec une croissance faible, les recettes diminuent, les dettes et les déficits publics s’accroissent, et les marchés replongent. Les dirigeants se livrent à une tâche impossible qui consiste à rassurer les marchés. Ils donnent le pouvoir économique aux pyromanes qui sont responsables de la crise. En France, le gouvernement a fait une réforme des retraites pour rassurer les marchés et, demain, il lancera une réforme fiscale de la santé, une réforme des allocations familiales, ou encore une réforme de l’assurance chômage dans ce même but. La situation est donc préoccupante sur le plan économique, social et politique.

    Quelles sont les réformes nécessaires pour arrêter 
le cycle infernal ?

    Henri Sterdyniak. La politique économique qui vise à réduire la dépense publique n’est pas une fatalité. Il faut se ressaisir à l’échelle européenne et à celle du G20. Il faut diminuer le poids des marchés financiers, en garantissant les dettes des États et retirer aux agences de notation le droit de dégrader la note d’un pays. Pour garantir les dettes, la Banque centrale européenne (BCE) doit prendre des mesures pour imposer aux banques l’achat des titres publics à des taux raisonnables et, si nécessaire, elle doit intervenir directement dans le financement des États. La constitution d’un système bancaire public pour financer un certain nombre d’investissements utiles, dans les énergies renouvelables ou les innovations de transformation écologique dans notre industrie, est également indispensable.

    Ensuite, la zone euro doit adopter une véritable stratégie de croissance. L’activité économique ne peut pas s’appuyer sur l’endettement des ménages, sur des bulles financières, mais sur les salaires et les revendications salariales. La création d’une banque européenne de développement durable, pour financer des investissements favorisant l’emploi et la transition écologique, peut également être un instrument au service d’une véritable relance de la croissance.

    Le chef de l’État 
met l’inscription dans 
la Constitution 
d’une «règle d’or» 
au centre du débat politique. Quel est le danger ?

    Henri Sterdyniak. Nicolas Sarkozy profite de la situation pour faire pression sur une certaine fraction de la gauche. Il ne faut pas que celle-ci apparaisse raisonnable vis-à-vis des marchés. Notre objectif ne doit pas être de réduire à 3% du PIB notre déficit public en 2013. Notre grand objectif doit être de relancer la croissance, l’emploi, de prendre des mesures fortes contre les marchés financiers et de coordonner la croissance à l’échelle européenne. En mettant dans la Constitution la prétendue «règle d’or», on obtiendra une politique budgétaire totalement corsetée. La contrainte sera tellement forte, qu’elle obligera à des mesures d’austérité supplémentaires.

    Entretien réalisé par Clotilde Mathieu

  18. Jeudi 18 août 2011 :

    – France : la Bourse de Paris s’effondre de 5,48 %.

    – Royaume-Uni : la Bourse de Londres s’effondre de 4,49 %.

    – Espagne : la Bourse de Madrid s’effondre de 4,7 %.

    – Allemagne : la Bourse de Francfort s’effondre de 5,82 %.

    – Italie : la Bourse de Milan s’effondre de 6,15 %.

    A la Bourse de Paris, les actions des banques s’écroulent. L’indice bancaire européen a terminé la séance en baisse de 6,74 %.

    L’action Société Générale, qui avait déjà plongé de près de 15 % le 10 août sur des rumeurs de difficultés financières, a chuté de 12,34 %, à 21,60 euros euros. Elle a ainsi perdu 37,81 % depuis le début du mois, portant à 46,3 % sa perte depuis le début de l’année.

    L’action Crédit Agricole perd 7,29 %. BNP Paribas perd 6,76 %. Natixis perd 6,04 %.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE77H0PV20110818

    1. Une question aux financiers de ce blog.

      Est-ce que les banques considèrent qu’une partie de la valeur de leurs actions cotées correspond à des fonds propres ou des quasi fonds propres ? Que se passe-t-il alors si la valeur de l’action tombe à qq centimes ? Les fonds propres de la banque ne valent plus rien ? La banque est en faillite car en non conformité avec les ratios de fonds propres exigés ?

      1. ce n’est pas très grave,

        car la chute d’une action n’affecte pas le bilan d’une entreprise tout simplement parce que la comptabilisation se fait au moment de l’émission des actions

        néanmoins, il y a une corrélation entre valeur d’une action et faillite. je pense que c’est une histoire de confiance et de méfiance.

      2. Lorsque le cours de bourse s’effondre, les autres institutionnels financiers rechignent à preter à cette banque. Ceci accentue ses problèmes de liquidité à court terme.
        Elle est obligée de vendre ses meilleurs actifs en catastrophe, et si cela ne suffit pas (ou qu’elle n’y arrive pas), c’est la faillite (Lehman brother).

        Le problème est que cette faillite touchera les autres institutions financières qui avaient des engagements financiers de plus long terme avec elle : ça c’est l’effet domino.

  19. Même les émotions financières s’expliquent beaucoup mieux en POESIE !!!

    La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue à Berlin.
    Angéla von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse.
    On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.

    Nicolas :
    Madame, l’heure est grave : alors que Berlin danse,
    Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
    Voyez la verte Erin, voyez l’Estrémadoure,
    Entendez les Romains : ils appellent au secours !
    Ils scrutent l’horizon et implorent les Dieux.
    Tous les coffres sont vides et les peuples anxieux
    Attendent de vous, madame, le geste généreux !
    De leur accablement ils m’ont fait l’interprète :
    Leur destin est scellé, à moins qu’on ne leur prête
    Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
    Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider…

    Angéla :
    Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu’il y a méprise.
    Folle étais-je de croire à une douce surprise
    En vous suivant ici seule et sans équipage.
    Je m’attendais, c’est sûr, à bien d’autres hommages !
    Mais je dois déchanter et comme c’est humiliant
    De n’être courtisée que pour son seul argent !

    Nicolas :
    Madame, les temps sont durs et votre coeur est grand.
    Vos attraits sont troublants, mais il n’est point décent
    D’entrer en badinage quand notre maison brûle !
    Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
    Notre Europe est malade et vous seule pouvez
    La soigner, la guérir et qui sait ? La sauver !
    Nous sommes aujourd’hui tout au bord de l’abîme.
    Vous n’y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
    Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
    Qu’on les châtie un peu, mais votre main de fer
    Est cruelle aux Hellènes et nous frappe d’effroi !

    Angéla :
    J’entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière,
    L’ouvrier mécontent, le patron en colère.
    Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
    L’or du Rhin, c’est leur sueur et leur habileté.
    Et vous me demandez, avec fougue et passion
    De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
    Ce serait trop facile et ma réponse est non !

    Nicolas :
    On ne se grandit pas en affamant la Grèce
    En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
    Nos anciens nous regardent et nous font le grief
    D’être des épiciers et non pas de vrais chefs !
    Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
    Un seul geste suffit et demain à Bruxelles

    Desserrez, je vous prie, le noeud de l’escarcelle !

    Angéla :
    Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle.
    Votre éloquence est grande et mon âme chancelle…
    Mais si je disais oui à toutes vos demandes,
    Je comblerais la femme et trahirais l’Allemande !

    (Ils s’éloignent, chacun de leur côté)

    Auteur inconnu.

    1. Un vrai talent d’écriture! me fait penser aux Voraces contre les Coriaces; à quand l’alexandrin, et en 3 actes, svp?
      Bien à vous, Maître Novy, nous avons trouvé notre barde ( un peu comme dans Astérix… )

      1. Pour répondre à Bruno, les Horaces etc…je connais, je m’en servais dans les formations de gestion de crise, sujet: comment dilater l’espace-temps et se libérer de la succession d’évènements trop rapprochés, c’est systémique, MADS/MOSAR;
        les Voraces contre les Coriaces, c’est un opuscule paru il y a 10-15 ans lors d’une élection présidentielle, un truc marrant, tout en vers et en alexandrins!

  20. Or les assurances détiennent environ 60% de la dette des banques,

    [qui ont elles mêmes des obligations d’état (grecques, italienne, es, etc….)]

    et qui sont elles-mêmes à la recherche de 750 milliards de dollars pour répondre aux nouvelles exigences de fonds propres qui sont les leurs

    Ah Ah Ah, ah ah ah, Aah Aah Aah !!! …..

    le pire c’est qu’ils ne sont riches que virtuellement, puisque tout leurs bénefs sont assis sur des dettes irremboursable.

  21. c’est pourtant simple pour sortir de la crise….
    il faut appliquer la regle de trois…. (cours moyen 2eme année)

    1- instaurer une « regle d’or » européeenne
    2- instaurer une « regle d’or » financière
    et
    3- instaurer une régle d’or » euh….. euh……
    euh….
    politique…..

    Monsieur Sarkozy… Est-ce que j’ai bien appris ma leçon?
    Monsieur Sarkozy…. Est-ce que j’ai mon examen?
    Monsieur Sarkozy…. Est-ce que je peux être ministre moi aussi?

    1. Oui oui bien sûr et bientôt être mis en examen aussi, on a toujours besoin de lampistes à l’Elysée !
      N’est-ce-pas Mme Lagarde ?

      1. Il devrait selon Alan Greenspan atteindre à terme plus de 6 000 $ l’once.

        Ce n’est donc pas cher et vous pouvez en acheter par petites quantités ou d’un montant défini

        J’ai connaissance de sources pour le faire si cela vous intéresse.

      2. « Ce n’est donc pas cher et vous pouvez en acheter par petites quantités ou d’un montant défini

        J’ai connaissance de sources pour le faire si cela vous intéresse. »

        Oups… z’allez vous faire engueuler, vous…

  22. la perte de 10% de sa valeur pour un titre en une seule séance est-elle considérée commo un krack? merci.

    1. Un krach est « un effondrement brutal des valorisations d’une classe d’actifs, comme les cours sur un marché financier à la suite d’un afflux massif d’ordres de vente » (wikipedia). Alors si cela ne concerne qu’un seul titre, je dirais non.

    2. Non, une baisse de 10 % sur une valeur n’est pas un krach. D’ailleurs, -10% sur un titre est un événement relativement fréquent en bourse.
      Un krach est lié a une classe d’actifs.
      A ma connaissance, il n’existe pas de définition précise. Il semble exister un consensus : c’est une chute de 10% en une séance ou 20% en quelques jours (ce qui est le cas depuis le 22 juillet).

  23. Si jamais on s’en sort de celle-là, je me converti, comme Pascal.

    Et c’est quand même des salauds à la bourse, il gâchent les JMJ. C’est pas gentil pour Ratzinger, c’est tout ce que j’ai à dire que voulez-vous.

    Tout a été dit et Jorion le racontera demain encore pour ceux qui ont raté un épisode….j’espère en tout cas.

  24. Fears Grow in Europe That Banks Need Cash dans le NYT

    FRANKFURT – The European banking system is showing signs of a cash crunch, analysts say, but a lack of clear data may be exaggerating the gravity of the problem, sowing mistrust among banks and making them reluctant to lend to each other as well as businesses and consumers.Bank shares led a renewed plunge by global stocks Thursday, as tentative signs of stress in the interbank market caused investors to assume the worst.There was particular alarm after a single bank, out of nearly 8,000 in the euro zone, took advantage of a European Central Bank program that ensures institutions have ample access to dollars. The bank, which the E.C.B. declined to identify, borrowed $500 million on Wednesday, a relatively modest sum. But it was the first time any bank had tapped the E.C.B. dollar pipeline since February. A shortage of dollar financing for European banks was one of the more alarming features of the financial crisis in 2008.European shares tumbled Thursday, with the main stock index in France down 5.5 percent and the major German index off 5.8 percent. On Wall Street, the major indicators were down 4 percent or more in midafternoon trading, with the Dow Jones industrial average falling more than 450 points. In the sell-off of stocks, money poured into gold and U.S. Treasury securities.The market reaction highlighted how skittish investors are in the absence of comprehensive information about the banking system. While there are statistics to tell economists whether industrial output and unemployment are going up or down, there is no instrument on the financial dashboard that clearly signals when banks are having trouble meeting their daily cash needs by borrowing from each other. « We don’t have the basic data, » said Nicolas Véron, a senior fellow at Bruegel, a research organization in Brussels. « We need more granular information about liquidity conditions and conditions on the interbank market. »

  25. Bonjour à tous

    Selon Zero Hedge la banque en question est la SNB ( suisse)
    Selon Zero Hedge il y aurait un accord négocié entre la finlande et la grèce pour que cette dernière rembourse la partie finlandaise du bailout européen. D’autres ayant appris cet accord réclameraient le même traitement > grec bailout 2 terminé!

    Pour ceux qui plaignent le sort de l’état providence, ou de leurs rente, AV, épargne etc…qui se demandent quelles vont être les réponses des entrepreneurs politiques européens aux problèmes qui ne cessent, comme le progrès de faire rage, je conseillerais la lecture du dernier billet de JC Werrebroucke sur son blog.

    PS: A propos du refus des règles: n’ayez plus peur c’est la première condition nécessaire. Entraînez vous à transgresser: vous pouvez ,par exemple, commencer par compisser un avion…le reste suivra ….

    Cordialement.

  26. Mais tous ces gens ont donc peur?… le pathos, disait un ami, j’y comprends rien… Que ceux qui flippent lèvent le vit… ou ce qu’il en reste…

  27. Appel européen contre la dictature financière :

    Cet Appel est une initiative citoyenne née d’échanges entre lectrices et lecteurs de Mediapart. Il est proposé à la signature des citoyennes et citoyens européens. Il peut être imprimé, mis en ligne et diffusé sur tout support à la condition expresse que son intégrité soit respectée. Une charte lui est annexée afin que chaque signataire puisse prendre connaissance des conditions de signature, de publication, de diffusion et de suivi de la pétition….

    http://blogs.mediapart.fr/blog/les-invites-de-mediapart/180811/appel-europeen-contre-la-dictature-financiere

  28. Le capitalisme se prend les pieds dans le tapis. Les états sont endettés…le système « monopoly » financier s’emballe, se gonfle, se dégonfle, exagère, dramatise, et tutti quanti.
    La famine, à droite… la guerre, à gauche…Les guignols politico financiers gesticulent, font leur cirque. Nos expert politico-économico télévisuel habituels du tout et du grand n’importe quoi fanfaronnent…
    Pendant ce temps, moi je frappe ces mots. Pendant ce temps, les gens vivent, triment, meurent… moments de peines, moments de joies alternent.
    Pendant ce temps l’univers continue son expansion.
    Tiens, on toque à ma fenêtre. J’ouvre. C’est un gars du côté de la galaxie d’andromède de passage sur la Terre. Il me félicite. Que dis-je ! Il nous félicite. Il parait qu’on fait bien marrer le reste de l’univers. On pourrait vivre correctement avec ce que l’on a. Pourtant, on s’amuse à détruire tout ce qui nous permettrait de pouvoir le faire juste pour une envie stupide de posséder et profiter plus que l’autre. Il paraît que le reste de l’univers se marre! C’est drôle, non ?

  29. Le vrai problème va commencer quand les clients des banques vont appliquer la solution Cantonna. Bon, ça ne sera pas pour changer de système, mais pour sauver leurs éconocroques. Il n’empêche que les retraits vont s’accélérer…

    1. C’est écrit dans l’article: il faut bien placer son argent quelque part ! Là où le risque est considéré moindre.

      1. Moi, si que j’étais un puissant d’la finance, j’lancerais l’idée des « OTAN Bonds Securities »… Pour des OTAN’bombs securities quoi. Bon ok, ça existe déjà, c’est les T Bonds. Mais bon, ce s’rait plus clair, plus explicite… « Investissez dans l’acier ! Pas dans l’or ! trop mou comme métal c’te saloperie… »

      2. C’est juste mais il faut en tirer une conclusion qui n’est (pratiquement) jamais perçue : le problème n’est pas seulement un problème de dettes, c’est aussi un problème de créances. Les déséquilibres multiples du système (au niveau international avec les excédents structurels des pays producteurs de pétrole et des pays pratiquant des politiques mercantilistes d’excédent commerciaux) comme aux niveaux internes avec la captation d’une part croissante des revenus par les plus riches dont la propension à épargner est nécessairement forte ajoutées aux politiques favorisant les fonds de pension comme systèmes de retraite dans les pays anglo-saxons (et chez nous l’assurance-vie), encourageant l’endettement des ménages pauvres et moyens pour compenser la stagnation de leurs revenus et la multiplication des opérations de spéculation financières etc…. génèrent des excédents financiers considérables qui ont besoin de débouchés et qui rencontrent alors la tendance bien connue des régimes politiques démocratiques à préférer un financement de leurs dépenses, même improductives, par des emprunts beaucoup plus indolores que des augmentation d’impôts, d’autant plus que les taux réels sont très bas (quand ils ne sont pas négatifs) et que ce sont leurs successeurs qui devront en supporter la charge.

        Dans une économie capitaliste telle que la rêve par exemple les républicains US, ces fonds excédentaires doivent aller à l’investissement des entreprises et permettre à la machine de repartir. Las ! Dans le monde réels, es détenteurs de ces excédents veulent la sécurité et par dessus tout la liquidité. Les actions et le financement des entreprises sont incapables de fournir ces qualités et ces fonds sont donc dirigés vers les marchés des titres publics des pays relativement les plus solides car ce sont les seuls à offrir la liquidité exigée et cde seront les derniers à s’effondrer. Et du moment que l’effondrement n’intervient pas avant la fin du trimestre, les perspectives financières trimestrielles publiées restent connes, ce qui est le plus important pour les gestionnaires de fonds…

        Et voilà pourquoi les taux d’intérêt sur les titres publics français continuent à baisser alors que l’on dit partout que notre crédit est atteint : http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN10:IND

        Mais devinez comment tout cela va se terminer ?

      3. Et s’il y avait trop d’argent? Se déplacant de bulle en bulle, l’excédent de monnaie sans contrepartie ne peut nécessairement que perdre sa valeur: c’est ce qui se passe. L’excédent d’émission monétaire incontrôlée ne peut qu’aboutir à la récession, purge inéluctable d’un système dopé par une molécule nommée dollar! La dévaluation de cette monnaie est inéluctablement au bout du chemin: le gavage par la fausse monnaie, qui obère toute valeur et biaise tous les prix, a ses limites.

  30. Les rendements des obligations américaines et allemandes sont même descendues en dessous du taux d’inflation, ce qui signifie que ceux qui les achètent préfèrent perdre de l’argent ! Il ne fait pas bon, ces temps-ci, de disposer de capitaux…

    Euh c’est pas pour dire mais ça fait un moment que les rendements obligataires US sont très en dessous du taux d’inflation et ne parlons pas du RU… Le fait nouveau est effectivement que le Bund allemand les rejoigne. Mais il faut bien voir que les yields 10 ans US comme allemands ont chuté d’un tiers depuis juin, 2 à 2,10 % contre 3 à 3,10, soit 100 pb… Et que l’inflation est à la baisse et surtout l’anticipation d’inflation encore plus à la baisse. Bref, oubliées, enterrées, les menaces inflationnistes, c’est bien déflation et récession qui pointent leur nez.
    Trichet va pouvoir baisser ses taux… Pour Bernanke ce sera plus difficile…
    De toutes façons qu’importe ! Cette valse des taux est dérisoire. La messe est dite. Les marchés (Pimco en tête) ne s’étaient pas trompés depuis deux mois en anticipant la rechute carabinée qui s’installe, i.e la chute finale en fait, et en se ruant sur les dettes d’États triple A (ou double…), emplettes faites sur les spéculations bullaires autorisées par les QE..

    1. Agence France trésor

      http://www.aft.gouv.fr

      S’ils veulent encore prêter, je parle des banques, les taux fixes devraient repartir à la baisse

      TEC 10 du jour

      Indice Tec10 au 18 Août 2011 2.76 %

      Les valeurs du mois :
      18 Août 2011 2.76 %
      17 Août 2011 2.89 %
      16 Août 2011 2.92 %
      15 Août 2011 2.92 %
      12 Août 2011 2.91 %
      11 Août 2011 3.00 %
      10 Août 2011 3.13 %
      09 Août 2011 3.13 %
      08 Août 2011 3.11 %
      05 Août 2011 3.15 %
      04 Août 2011 3.16 %
      03 Août 2011 3.13 %
      02 Août 2011 3.12 %
      01 Août 2011 3.16 %

      MAJ le 18 août 11

    2. Il ne fait pas bon, ces temps-ci, de disposer de capitaux…

      de diou, on a le livret A à 2,25% net, et c’est de la collecte pour le logement social, de l’épargne éthique, comme les futures euro-obligs !

  31. Mesdames et messieurs … Je vous signale tout de suite que je vais parler pour ne rien dire.
    Oh ! je sais ! Vous pensez : « S’il n’a rien à dire … il ferait mieux de se taire ! »
    Évidemment ! Mais c’est trop facile ! … c’est trop facile !
    Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n’ont rien à dire et qui le gardent pour eux ?

    Eh bien non ! Mesdames et messieurs, moi, lorsque je n’ai rien à dire, je veux qu’on le sache !
    Je veux en faire profiter les autres !
    Et si, vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n’avez à rien dire, eh bien, on en parle, on en discute !
    Je ne suis pas ennemi du colloque.
    Mais, me direz-vous, si on en parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ?
    /…./
    parlons de la situation, tenez !
    Sans préciser laquelle !
    Si vous le permettez, je vais faire brièvement l’historique de la situation, quelle qu’elle soit !
    Il y a quelques mois, souvenez-vous la situation pour n’être pas pire que celle d’aujourd’hui n’en n’était pas meilleure non plus !
    Déjà nous allions vers la catastrophe nous le savions …
    Nous en étions conscients !
    Car il ne faudrait pas croire que les responsables d’hier étaient plus ignorants de la situation que ne le sont ceux d’aujourd’hui !

    Oui la catastrophe, nous le pensions, était pour demain !
    C’est-à-dire qu’en fait elle devait être pour aujourd’hui !
    Si mes calculs sont justes !
    Or, que voyons-nous aujourd’hui ?
    Qu’elle est toujours pour demain !
    Alors je vous pose la question, mesdames et messieurs :
    Est-ce en remettant toujours au lendemain la catastrophe que nous pourrions faire le jour même que nos l’éviterons ?
    D’ailleurs je vous signale entre parenthèses que si le gouvernement actuel n’est pas capable d’assurer la catastrophe, il est possible que l’opposition s’en empare !

    Raymond Devos.

  32. Bonjour,

    me vient l’idée que ce qui se passe en bourse et dans cette « crise » c’est comme le crash de l’avion air france rio-paris au milieu de l’atlantique, les pilotes n’ont pas vu que l’avion était en décrochage.
    Pareillement nos politiques et décideurs ne voient pas que le systéme ne tient plus en l’air, il a décroché tout simplement, ce n’est pas une explosion en plein vol mais un bon gros décrochage d’un appareil si lourd et massif que personne dans la carlingue ressent les effets de la chute…

    Moins combien en deux semaines à la bourse ? si c’est pas un krack je sais pas ce que c’est … et quasi aucun articles dans la presse, c’est si banal l’economie qui plonge depuis 2008.

    cordialement

  33. Vendredi 19 août 2011 :

    Le PIB grec va chuter de 4,5 % au moins en 2011.

    Le produit intérieur brut grec se contractera de plus de 4,5 % cette année, a prévenu vendredi le ministre des Finances Evangelos Venizelos.

    « Ces derniers mois, la prévision était de 3,8 % à 3,9 % de contraction. Elle est désormais supérieure à 4,5 % », a prévenu le ministre, interrogé sur la radio SKAI.

    « Les négociations sur le contenu du deuxième plan de sauvetage octroyé au pays par le Fonds monétaire international et l’Union européenne ne seront pas achevées avant la mi-octobre », a-t-il ajouté.

    Selon Evangelos Venizelos, la Grèce n’aura pas besoin d’adopter de nouvelles mesures d’austérité du moment que le programme actuel est respecté.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEA130220110819

  34. Vendredi 19 août 2011 :

    Finlande : la querelle sur les garanties peut faire capoter le plan d’aide à la Grèce.

    Au terme d’un sommet de crise le 21 juillet, la zone euro a annoncé un deuxième plan d’aide à la Grèce, de 158,6 milliards d’euros.

    L’accord entre Helsinki et Athènes prévoit que la Grèce dépose dans les caisses de l’Etat finlandais une somme qui, ajoutée aux intérêts qu’elle produira, couvrira au bout du compte le montant du prêt garanti par la Finlande.

    Le ministère finlandais des Finances a refusé de commenter le débat en cours sur les nantissements, mais un porte-parole a rappelé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que l’accord annoncé mardi ne devait pas représenter une surprise car Helsinki insistait depuis des mois, et dans la plus grande transparence, sur l’obtention de telles garanties.

    L’aide européenne aux pays en difficulté a en effet été l’un des thèmes centraux de la campagne des législatives d’avril en Finlande. Les sociaux-démocrates – deuxième formation politique nationale – avaient insisté sur le fait qu’ils ne participeraient pas à un gouvernement qui accorderait un prêt sans nantissement, et le Parlement a fait de ce point une exigence pour ratifier l’octroi d’un nouveau prêt.

    « Dans les jours qui viennent, nous allons bien voir s’il est acceptable que seule la Finlande bénéficie de nantissement, la question des prêts européens ayant provoqué de gros affrontements politiques chez nous, ou s’il faut reprendre complètement l’ensemble du plan d’aide », selon Mme Tiilikainen, directeur de l’Institut finlandais des affaires internationales.

    La Finlande est un partenaire crucial dans le plan d’aide car elle est l’un des six pays de la zone euro à bénéficier d’une note de crédit AAA.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_querelle_sur_les_garanties_peut_faire_capoter_le_plan_d_aide_a_la_Grece_190820111308.asp

  35. Confirmant les analyses de F. Leclerc avec une touchante diligence, les bourses…A 14h30 ce jeudi mi-ensoleillé d’aout 2011, à huit minutes du Soleil sur une périssable planète dont la date de préemption n’a pas été indiqué par le barbu en costume blanc qui l’a lancée dans le grand bain…plongent :

    ESTX50 EUR P 2 167.19 Pts -1.79%
    DOW JONES 10 990.58(c) Pts -3.68%
    Nasdaq Comp 2 380.43(c) Pts -5.22%
    Nikkei 225 8 719.24(c) Pts -2.51%

    le CAC surnage un peu mieux, mais il frôle la mythique barre des 3000pts, comme dirait Bernard Guetta, ou David, à moins que ce ne sont frère d’un premier lit, Ernest Guetta-ri, reconnu pour ses talents d’animation dans les mariages qu’il faisait profession d’animer avant de s’associer un certain Hardy pour écumer les planches et bientôt les plateaux de cinéma avec un compère dont le nom s’est perdu à la suite des nombreux déménagements du demi-frère, un assez chaud lapin mais peu porté sur la discrétion…Mais ceci ne nous regarde pas.

  36. Monsieur Leclerc.
    Ceci devrait vous intéresser :
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110819trib000643275/les-banques-francaises-sont-elles-solides-le-top-50-des-banques-les-plus-sures-au-monde.html
    Article à repomper sans limite.

    Et, ce qui me fait me poser deux questions … :
    – la Banque Postale : elle n’a plus la garantie de l’état..?????????????????
    – la CDC : pourquoi ne pas tous nous y mettre..?????????????????

  37. Je vais faire bondir tout le monde mais une agence de « notation » est nécessaire.
    Ainsi, lorsque je fais travailler un sous-traitant, hé bien… je le visite.
    Ceci devient, de facto, ma responsabilité. A mes très grands risques et périls, d’ailleurs.
    D’accord, les agences ne voient QUE les BILANS… Et encore…

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110819trib000643285/vent-de-revolte-contre-sp-aux-etats-unis.html
    Je reste suisse sur le coup. Ca rapporte plus. Comme l’impunité.

    1. Oui, Yvan, vous avez peut-être raison à la condition que la ou les agences de notation soient indépendantes.
      Votre article montre à quel point les risques de conflit d’intérêt existent. Il suffit que 3 fonds d’investissement soient mécontents de la dégradation de leur note pour résilier leur contrat. Je suis certain que celles qui récupéreront ses fonds seront beaucoup plus magnanimes pour ne pas perdre cette nouvelle manne financière.
      Finalement, ne faudrait-il pas féliciter S&P pour son courage… à moins qu’il y ait encore derrière la dégradation de la note de la dette américaine une sombre manipulation ?

      1. « Et vous les agences de notation, qui vous note ? ». Un Juvénal dans l’audience pour traduire çà en latin ?

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