L'actualité de la crise : LES MARCHÉS NE S'EN LAISSENT PAS COMPTER, par François Leclerc

Billet invité

Un train peut en cacher un autre, sauf au dernier moment : le discours sur la nécessité de réduire la dépense publique ne masque plus l’état réel du système financier. Une multitude de raisons partielles peut être trouvée pour expliquer la dégringolade en bourse des banques de tous les pays occidentaux, mais elles s’effacent devant une simple et unique constatation : la stratégie suivie jusqu’à maintenant est en faillite, les banques potentiellement aussi d’ailleurs.

Il s’agissait de donner du temps aux établissements financiers pour se refaire, en espérant qu’ils contribueraient ensuite à la relance économique. Quitte à leur laisser la bride sur le cou et à fermer les yeux sur leurs bilans, puis à parallèlement s’engager dans une véritable opération de diversion à propos de la dette publique, empruntant le discours de la rigueur pour les uns tout en en exonérant les autres. Précipitant, au bout du compte, l’économie vers une récession généralisée à tout le monde occidental, qui se précise, détruisant par la même toute perspective réaliste de réduire les déficits comme prévu.

Le plan A a vécu. Empiler les plans de rigueur est une aventure dont on voit en Grande-Bretagne ce qu’elle peut susciter. Ce qui ne signifie pas qu’elle ne doit pas être tentée, faute d’alternative.

Si l’on s’approche du champ de bataille, le tableau se précise. Que ce soit aux États-Unis ou en Europe, les États viennent de se révéler incapables de prendre les mesures décisives, faisant des magistraux faux-pas.

À Washington, Barack Obama a reçu en soirée à la Maison Blanche Ben Bernanke, le président de la Fed, auquel se sont joints Tim Geithner, secrétaire au Trésor, Bill Daley, secrétaire général de la Maison Blanche et Gene Sperling, directeur du Conseil économique national. Un geste pour la galerie, tel que les Français viennent aussi d’y procéder. Aux discours creux succède la figuration muette.

Plus important, les six élus républicains nommés pour participer à la commission bipartisane chargée d’étudier les nouvelles mesures de réduction du déficit ont tous signé la promesse de voter contre tout projet de loi qui viserait à augmenter les impôts. C’est une nomination sous forme de faire-part pour Barack Obama et l’intention d’une nouvelle aventure.

Une même impasse est constatée en Europe. L’intervention forcée et contrainte de la BCE a été saluée comme un geste qui sauvait l’Europe, alors que l’essentiel est ailleurs. Le dispositif monté à grande peine par les Européens pour financer le roulement de la dette des pays entrant dans la zone des tempêtes se révèle incapable – en raison du montage financier sur lequel il repose – de répondre à l’urgence, si l’Italie ou l’Espagne y entraient à leur tour. Tout au plus Chypre pourrait être sauvé.

Pis, toute nouvelle solution consistant à mutualiser à l’étage supérieure la dette, quand bien même les Allemands accepteraient de souscrire aux euro-obligations, n’ayant pas le choix, est désormais devenue peu crédible, pour avoir trop tardé : le morceau est devenu trop gros à avaler. L’édifice de la dette publique financée sur fonds privés est parvenu au bout de sa logique en mettant en évidence que les clients ne sont plus solvables. Quand ce n’est pas le crédit hypothécaire qui trébuche, c’est le financement des États…

Les marchés ont tiré la conséquence logique de ces deux impasses parallèles. Si les États ne sont pas en mesure de gérer comme convenu leur dette, ce sont les banques qui sont désormais à nouveau en première ligne et vont être sous le feu de la mitraille.

Déjà morts et enterrés, les stress tests européens avaient soigneusement écarté de leur analyse la dette souveraine. Les banques ont depuis plastronné, prétendant amortir le choc du nouveau sauvetage grec par des comptes tout aussi biaisés et trompeurs qu’avant. Ne prenant en compte qu’une décote de 21 % de la dette grecque, éludant les pertes sur les produits dérivés – probablement incalculables d’ailleurs – et n’incluant pas dans leur provisions la dépréciation inéluctable de la dette grecque privée. Les comptes des banques sont toujours aussi truqués, point à la ligne.

Dans un premier temps, il a été reconnu que le désendettement allait être un long processus, avec l’intention de justifier ainsi le temps qui était accordé aux banques. Le calendrier étalé d’application de la réglementation de Bâle III en était une des illustrations. A contrario, il a été ensuite affirmé que le désendettement des États devait être accompli en un temps record, mais le rééchelonnement en cours de la dette grecque démontre que c’est illusoire.

La patate est toujours aussi brûlante et les banques viennent de se la faire une nouvelle fois refiler, avec le résultat que l’on a vu. Les marges de manœuvre des dirigeants politiques se rétrécissent, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, structurellement incapables de définir un plan B (pour emprunter à leur vocabulaire).

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172 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES MARCHÉS NE S'EN LAISSENT PAS COMPTER, par François Leclerc »

  1. Les comptes des banques sont toujours aussi truqués, point à la ligne.

    Cette impression que l’on nous ment en permanence , que l’on nous balade avec un « tout va bien, la Grèce est sauvée » ,  » tous les indicateurs sont au vert  » ,  » les banques françaises ont passés les stress tests avec succès  » , etc et j’en passe (on les entends à longueur de journée) , …

    franchement, que c’est désagréable … ( pour rester poli !)

    1. La confiance ne se restaure pas, elle s’instaure seule.
      Et elle ne s’instaurera que par le retour du respect : respect de la classe politique envers le citoyen qui aménera le respect du cityoen envers les politiques, respect mutuel des citoyens, respect des différentes (et suffisantes) règles et lois existantes, …

  2. Les marges de manœuvre des dirigeants politiques se rétrécissent, qu’ils soient au pouvoir ou dans la majorité, structurellement incapables de définir un plan B (pour emprunter à leur vocabulaire).
    Je suppose que vous vouliez écrire  » qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition »
    J’en profite pour vous dire toute l’admiration que j’ai pour ce que vous faites et pour la qualité de vos écrits.

  3. Recherche pour CDD avec embauche immédiate un HDLS ou une FDLS (homme ou femme de la situation) niveau AAA – Profil exigé: vision de l’avenir (sans verres correcteurs) – Expérience reconnue en Bien public – Autorité naturelle (sans OGM) – Sans attache politique, financière ou patrimoniale d’aucune sorte – Expérience de l’action humanitaire souhaitée mais non exigée – Les candidatures venant de Mars ou de la Lune seront étudiées avec bienveillance.
    Rémunération: considération en fonction des résultats
    Postuler auprès de:
    Corps électoral
    Nation France
    France
    (avant le 28-2-2012) qui transmettra
    Politicien, économiste, banquier, visiteur du soir: s’abstenir

  4. « Voter contre tout projet de loi qui viserait à augmenter les impôts  »

    Quel représentant du peuple, surtout démocrate, a pu accepter cela ?
    Ces gens la auraient besoin d’une remise à niveau des fondamentaux démocratiques.

    1. 29 juillet 2011 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 117
      . .
      LOIS
      LOI no 2011-892 du 28 juillet 2011 tendant à faciliter l’utilisation des réserves militaires
      et civiles en cas de crise majeure (1)
      NOR : DEFX1109967L
      L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
      Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
      TITRE Ier
      DISPOSITIF DE RÉSERVE DE SÉCURITÉ NATIONALE
      Article 1er
      Le livre Ier de la deuxième partie du code de la défense est complété par un titre VII ainsi rédigé :
      « TITRE VII
      « DISPOSITIF DE RÉSERVE DE SÉCURITÉ NATIONALE
      « CHAPITRE UNIQUE
      « Art. L. 2171-1. − En cas de survenance, sur tout ou partie du territoire national, d’une crise majeure dont
      l’ampleur met en péril la continuité de l’action de l’Etat, la sécurité de la population ou la capacité de survie de
      la Nation, le Premier ministre peut recourir au dispositif de réserve de sécurité nationale par décret.
      « Le dispositif de réserve de sécurité nationale a pour objectif de renforcer les moyens mis en oeuvre par les
      services de l’Etat, les collectivités territoriales ou par toute autre personne de droit public ou privé participant à
      une mission de service public.
      « Il est constitué des réservistes de la réserve opérationnelle militaire, de la réserve civile de la police
      nationale, de la réserve sanitaire, de la réserve civile pénitentiaire et des réserves de sécurité civile.
      « Art. L. 2171-2. − Le décret mentionné à l’article L. 2171-1 précise la durée d’emploi des réservistes,
      laquelle ne peut excéder trente jours consécutifs. Cette durée d’activité peut être augmentée dans des conditions
      et selon des modalités fixées par décret en Conseil d’Etat.
      « Art. L. 2171-3. − Les périodes d’emploi réalisées au titre du dispositif de réserve de sécurité nationale ne
      sont pas imputables sur le nombre annuel maximal de jours d’activité pouvant être accomplis dans le cadre de
      l’engagement souscrit par le réserviste.
      « L’engagement du réserviste arrivant à terme avant la fin de la période d’emploi au titre de la réserve de
      sécurité nationale est prorogé d’office jusqu’à la fin de cette période.
      « Art. L. 2171-4. − Lorsqu’ils exercent des activités au titre du dispositif de réserve de sécurité nationale,
      les réservistes demeurent, sauf dispositions contraires prévues par le présent chapitre, soumis aux dispositions
      législatives et réglementaires régissant leur engagement.
      « Art. L. 2171-5. − Aucun licenciement ou déclassement professionnel, aucune sanction disciplinaire ne peut
      être prononcé à l’encontre d’un réserviste en raison des absences résultant de l’application du présent chapitre.
      « Aucun établissement ou organisme de formation public ou privé ne peut prendre de mesure préjudiciable à
      l’accomplissement normal du cursus de formation entrepris par un étudiant ou un stagiaire en raison des
      absences résultant de l’application du présent chapitre.
      « Art. L. 2171-6. − Lors du recours au dispositif de réserve de sécurité nationale, les réservistes sont tenus
      de rejoindre leur affectation, dans les conditions fixées par les autorités civiles ou militaires dont ils relèvent au
      titre de leur engagement.
      « En cas de nécessité inhérente à la poursuite de la production de biens ou de services ou à la continuité du
      service public, les réservistes employés par un des opérateurs publics et privés ou des gestionnaires
      d’établissements désignés par l’autorité administrative conformément aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2
      peuvent être dégagés de ces obligations.
      « Les conditions de convocation des réservistes sont fixées par décret en Conseil d’Etat. Ce décret détermine
      notamment le délai minimal de préavis de convocation.
      « Art. L. 2171-7. − Un décret en Conseil d’Etat détermine les conditions d’application du présent chapitre. »
      29 juillet 2011 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 117
      . .
      Article 2
      Après l’article L. 4211-1 du même code, il est inséré un article L. 4211-1-1 ainsi rédigé :
      « Art. L. 4211-1-1. − Les membres de la réserve opérationnelle militaire font partie du dispositif de réserve
      de sécurité nationale mentionné à l’article L. 2171-1 dont l’objectif est de renforcer les moyens mis en oeuvre
      par les services de l’Etat, les collectivités territoriales ou par toute autre personne de droit public ou privé
      participant à une mission de service public en cas de survenance sur tout ou partie du territoire national d’une
      crise majeure. »
      TITRE II
      DU SERVICE DE SÉCURITÉ NATIONALE
      Article 3
      Le titre V du même livre Ier est ainsi rédigé :
      « TITRE V
      « SERVICE DE SÉCURITÉ NATIONALE
      « CHAPITRE UNIQUE
      « Art. L. 2151-1. − Le service de sécurité nationale est destiné à assurer la continuité de l’action de l’Etat,
      des collectivités territoriales, et des organismes qui leur sont rattachés, ainsi que des entreprises et
      établissements dont les activités contribuent à la sécurité nationale.
      « Le service de sécurité nationale est applicable au personnel, visé par un plan de continuité ou de
      rétablissement d’activité, d’un des opérateurs publics et privés ou des gestionnaires d’établissements désignés
      par l’autorité administrative conformément aux articles L. 1332-1 et L. 1332-2.
      « Seules les personnes majeures de nationalité française, ressortissantes de l’Union européenne, sans
      nationalité ou bénéficiant du droit d’asile peuvent être soumises aux obligations du service de sécurité
      nationale.
      « Art. L. 2151-2. − Dans les circonstances prévues aux articles L. 1111-2 et L. 2171-1 ou à l’article 1er de la
      loi no 55-385 du 3 avril 1955, le recours au service de sécurité nationale est décidé par décret en conseil des
      ministres.
      « Art. L. 2151-3. − Lors du recours au service de sécurité nationale, les personnes placées sous ce régime
      sont maintenues dans leur emploi habituel ou tenues de le rejoindre.
      « Elles continuent d’être soumises aux règles de discipline et aux sanctions fixées par les statuts ou les
      règlements intérieurs de leur organisme d’emploi.
      « Art. L. 2151-4. − Les employeurs mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 2151-1 sont tenus
      d’élaborer des plans de continuité ou de rétablissement d’activité et de notifier aux personnes concernées par
      ces plans qu’elles sont susceptibles d’être placées sous le régime du service de sécurité nationale.
      « Art. L. 2151-5. − Les modalités d’application du présent titre sont déterminées par décret en Conseil
      d’Etat. »
      Article 4
      A la fin du deuxième alinéa de l’article L. 2211-1 et au premier alinéa de l’article L. 2212-1 du même code,
      le mot : « défense » est remplacé par les mots : « sécurité nationale ».
      Article 5
      Aux articles L. 4271-1, L. 4271-2, L. 4271-3, L. 4271-4 et L. 4271-5 du même code, la référence :
      « L. 2151-4 » est remplacée par la référence : « L. 2151-3 ».
      Article 6
      La seconde phrase du second alinéa de l’article L. 1424-8-4 du code général des collectivités territoriales est
      supprimée.
      La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
      Fait à Paris, le 28 juillet 2011.
      NICOLAS SARKOZY
      Par le Président de la République :
      Le Premier ministre,
      FRANÇOIS FILLON
      29 juillet 2011 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 1 sur 117
      . .
      Le ministre de la défense
      et des anciens combattants,
      GÉRARD LONGUET
      Le ministre de l’intérieur,
      de l’outre-mer, des collectivités territoriales
      et de l’immigration,
      CLAUDE GUÉANT
      (1) Travaux préparatoires : loi no 2011-892.
      Sénat :
      Proposition de loi no 194 (2010-2011) ;
      Rapport de M. Josselin de Rohan, au nom de la commission des affaires étrangères, no 343 (2010-2011) ;
      Texte de la commission no 344 (2010-2011) ;
      Discussion et adoption le 30 mars 2011 (TA no 91, 2010-2011).
      Assemblée nationale :
      Proposition de loi, adoptée par le Sénat, no 3299 ;
      Rapport de M. Patrice Calméjane, au nom de la commission de la défense, no 3549 ;
      Discussion et adoption le 11 juillet 2011 (TA no 715).
      Sénat :
      Proposition de loi, modifiée par l’Assemblée nationale, no 749 (2010-2011) ;
      Rapport de M. Josselin de Rohan, au nom de la commission des affaires étrangères, no 757 (2010-2011) ;
      Texte de la commission no 758 (2010-2011) ;
      Discussion et adoption le 13 juillet 2011 (TA no 187, 2010-2011).

      Le plus intéressant, à mon sens,est le remplacement du mot « défense » par « sécurité nationale »

      Merci JLS de cette vigilance

      1. et dans le même genre, parce que je suis curieuse, celui ci est pas mal non plus

        11 août 2011 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 24 sur 81
        . .
        Décrets, arrêtés, circulaires
        TEXTES GÉNÉRAUX
        MINISTÈRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS
        ET DE LA RÉFORME DE L’ETAT
        Décret no 2011-941 du 10 août 2011
        portant transfert de crédits
        NOR : BCRB1113297D
        Le Premier ministre,
        Sur le rapport de la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat, porte-parole du
        Gouvernement,
        Vu l’article 12-II de la loi no 2001-692 du 1er août 2001 portant loi organique relative aux lois de finances ;
        Vu la loi de finances et les textes portant ouverture et annulation de crédits pour 2011,
        Décrète :
        Art. 1er. − Sont annulés, pour 2011, des crédits d’un montant de 3 061 646 € en autorisations d’engagement
        et en crédits de paiement applicables au programme du budget général mentionné dans le tableau 1 annexé au
        présent décret.
        Art. 2. − Sont ouverts, pour 2011, des crédits d’un montant de 3 061 646 € en autorisations d’engagement
        et en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général mentionnés dans le tableau 2 annexé
        au présent décret.
        Art. 3. − La ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat, porte-parole du
        Gouvernement, est chargée de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la
        République française.
        Fait le 10 août 2011.
        FRANÇOIS FILLON
        Par le Premier ministre :
        La ministre du budget, des comptes publics
        et de la réforme de l’Etat,
        porte-parole du Gouvernement,
        VALÉRIE PÉCRESSE
        A N N E X E
        TABLEAU 1
        INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATION
        NUMÉRO
        du programme
        ou de la
        dotation
        AUTORISATIONS
        d’engagement
        annulées
        (en euros)
        CRÉDITS
        de paiement
        annulés
        (en euros)
        Action extérieure de l’Etat 3 061 646 3 061 646
        Action de la France en Europe et dans le monde…………………………………….. 105 3 061 646 3 061 646
        Totaux………………………………………………………………………………………………………….. 3 061 646 3 061 646
        Dont titre 2.
        11 août 2011 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 24 sur 81
        . .
        TABLEAU 2
        INTITULÉ DE LA MISSION, DU PROGRAMME, DE LA DOTATION
        NUMÉRO
        du programme
        ou de la
        dotation
        AUTORISATIONS
        d’engagement
        ouvertes
        (en euros)
        CRÉDITS
        de paiement
        ouverts
        (en euros)
        Défense 3 061 646 3 061 646
        Préparation et emploi des forces …………………………………………………………………. 178 203 646 203 646
        Environnement et prospective de la politique de défense……………………….. 144 2 858 000 2 858 000
        Totaux………………………………………………………………………………………………………….. 3 061 646 3 061 646
        Dont titre 2.

        ).

  5. Quelqu’un me pourrait m’expliquer SVP comment SOCIETE GENERALE et BNP PARIBAS on pu hier remonter, (en moins d’une heures!!!), de -20% ou de -14% à 0,00% ? Par expériance dans le domaine financier:

    1) Je ne peux pas croire que seulement des « rumeurs » ou un attacque speculatif puissent créer une tels chute du titre;

    2) Passer de -20% à 0% dans la même séance est simplement un MIRACLE!!!

    Question: Qui est intervenu en aide des deux banques?

    1. Dans les années 80, pour soutenir l’économie US, une décision a été prise au cours d’une réunion « secrète » à la maison blanche sous la présidence de Reagan, en présence du pdt de la FED, du secrétaire au trésor et du PDG de GOLDMAN SACHS, décision donnant mission à cette banque de soutenir les cours de bourse par les moyens à sa convenance, mais avec une « petite cnotrepartie » pour Goldman: avoir accès à l’information avant tout le monde.( Jean de Maillard: l’arnaque -juge d’instruction au pôle financier, mis sur une voie de garage pour ses enquêtes dérangeantes sur la finance internationale et ses relations avec « l’élite » politique mondiale-).Comment cela s’appelle t’il? Difficile de croire que « manipulation au delà de l’atlantique, vertu en deça »…

  6. Le propos est connu mais toujours d’actualité : on ne résout pas un problème avec les idées qui ont contribué à le faire naître, et encore moins avec les gens qui ont propagé ces idées et tentent encore de s’y raccrocher. Le temps est venu de les prier de quitter la passerelle et de céder la barre à une autre capitainerie. L’alternative est simple : ils s’en vont tranquillement ou ils prennent le risque d’être jetés à la mer.

    De l’ignorance économique crasse à la dangerosité des solutions de Marine Le Pen

    Quitter l’Euro ? Pour se retrouver seuls, isolés, avec une monnaie de singe, mais libres ! L’imbécillité insondable des propos tenus sur France Inter par l’intéressée ce jeudi 11 août 2011 mérite le détour : http://www.franceinter.fr/emission-le-79-marine-le-pen#comments

    Le retour au Franc ?
    Existe-t-il une âme charitable pour suggérer à cet agent populiste de prendre le temps de lire avec attention – avec interrogation écrite et devoir sur table à la clé pour vérifier ses capacités d’intelligence du texte – l’article publié le 2 décembre 2010 par F. Lordon dans Le Monde Diplomatique, intitulé « Ne pas détruire les banques : les saisir ! » ?
    http://blog.mondediplo.net/2010-12-02-Ne-pas-detruire-les-banques-les-saisir

    Bien à vous et bravo pour l’énergie que vous consacrez à la qualité de vos chroniques.

    Renaud Bouchard

    1. Dommage que sur ce blog ,où la liberté d’expression devrait être de mise,la censure soit présente
      Il semble que certains nom comme Etienne chouard soit à bannir ??
      Il eut été agréable de penser que comme Think -Tank ,la contradiction soit possible en dehors de la ligne directrice de Paul Jorion.
      Malgré cela merci pour votre travail collectif contribuant à notre information,rajoutez y un peu de tolérance et tout sera parfait.

  7. Au final, ne rique-t-on pas aussi d’ouvrir une guerre de générations entre les détenteur d’épargne (les vielles générations) et de bons du trésor et qui font payer comptant aux jeunes générations leurs excès passés? N’est-ce pas ce qui semble se profiler de manière symptomatique et inconsciente au Royaume-Uni, par exemple? probablement ailleurs par la suite? sans parler du printemps arabe?
    En tout cas, au quotidien, j’entends des propos et assiste à des attitudes qui tendent à l’indiquer. Et je n’ai pas l’impression d’être un cas isolé!

    1. Je pense qu’à partir de 80 ans on devrait ne plus avoir besoin d’économies, c’est ridicule d’en conserver quand sa vie est derrière, j’admire Romain Gary et Gunther Sachs en cela.

      1. Et le problème ne va aller qu’en s’amplifiant !

        Certains disent qu’à la fin de ce siècle, il serafréquent de voir de plus en plus de 150 enaires .

        Comme je n’ambitionne pas ce score ( quelle horreur !) , je me suis contenté depuis une dizaine d’années de bazarder le gras que j’avais pu faire en le donnant de mon vivant à mes enfants et là , promis juré je n’alimente plus que la carcasse .

        Il reste que je préfèrerais à mon auto-redistribution , une organisation sociale qui donne à mes enfants de quoi conduire leur vie sans rien recevoir de leurs ascendants avec ce que cela peut avoir d’humiliant .

        Et avant de me démolir la dentition ( qui est déjà largement virtuelle) et d’en venir à Narayama ( ce que je n’exclus pas ) , je cracherai ma dernière dent en mordant les salopards qui nous ruinent .

      2. je cracherai ma dernière dent en mordant les salopards qui nous ruinent

        .

        Bravo, Juan Nessy !

        Rassurez-vous pour la suite, le coup des 100aires, en pagaille, c’est un effet de la propaganda des ceusses qui veulent encore se faire plus de pognon sur le dos de la bête ! (assureurs & c°)
        Le niveau de vie allant en dégringolant pour une grande partie de la population – y compris des « tièdes » qui se croient à l’abri du lendemain- le niveau de la santé publique suivra : la malnutrition, l’anxiété, les maladies impossibles à soigner pour les gueux…etc, vont rectifier la courbe ! : là encore, les matheux dévoyés ont du nous pondre des courbes – sur lesquelles s’appuient nos technocrates, à l’ouest depuis belle lurette -, ne tenant pas compte du réel …seuls les prédateurs, actuellement bien placés partout, seront centenaires …rien que pour cela, il faut remettre le monde à l’endroit, pour qu’il y aie de nouveau un espoir pour les humains …
        J’espère récupérer assez de force pour devenir une vieille dame indigne = non conforme = éternellement fâchée = gardant ses capacités d’indignation …
        (pour xiao xian : les « BA » ( et, ce n’était pas mièvre ) je les ai faites avant !!! je me sens libre !)

      3. @ Liervol

        Savez-vous combien coûte un hébergement en maison de retraite médicalisée? A moins de trouver un vaccin contre la maladie d’Alzheimer, cette maladie attend encore plus qu’avant nos générations qui, pour vivre plus longtemps en bonne santé, entretiennent leur forme dans des salles de sport, veillent à la santé de leur coeur, de leurs artères etc …

        S’ils ne veulent pas vivre aux dépens ou au domicile de leurs enfants, les retraités très âgés sans économies ont du souci à se faire s’ils ne participent pas à un réseau d’entraide comprenant des personnes de trois ou quatre générations. Personnellement, j’espère que notre réseau d’entraide se perpétuera, mais on n’est jamais sûr de rien . Evidemment, l’exemple que vous avez choisi, Romain Gary-Emile Ajar s’est suicidé, mais pour des raisons personnelles, une maladie alors incurable et douloureuse ..

         » quand sa vie est derrière » ? La vie réserve sans cesse de nouveaux bonheurs et c’est précisément sur le tard que certains peuvent enfin se permettre de vivre pleinement .
        Une question : à partir de quel âge considérerez-vous que votre vie est derrière ? Et si un homme décide, pour le bonheur de sa jeune compagne et le sien, d’avoir un enfant sur le tard, refusera-t-il de le voir grandir et une dame devrait-elle renoncer volontairement à savoir ce que deviendront ses petits-enfants ?
        Plus on avance en âge, plus on tient à la vie, vous le verrez bientôt !!!

      4. Mianne, 3000 Euros par mois.
        Je viens de tester avec une grand-mère.

        Soit, les pauvres ont le droit de crever en silence. Mais … c’est le but du système capitaleux, aussi. Et de faire en sorte que les enfants n’aient pas d’héritage.
        C’est encore mieux.

    2. La guerre des générations… Une fois de plus, de l’enfumage ! Les vieux qui ont du fric savent bien le faire passer à leurs enfants, à quelque niveau qu’ils en aient : donations régulières pour les très nantis (+ le carnet d’adresses pour le pied à l’étrier), ou prise en charge partielle, pour les juste à l’aise (comme moi : j’ai acheté, avec l’héritage reçu de ma mère décédée, un appartement pas très cher en province, et mon fils, sa compagne et leur fille disposent de l’appartement parisien que je termine de payer sur ma retraite ; ce n’est pas avec un smic – bientôt deux, une fois la petite à la crèche – qu’ils pourraient se loger à Paris…). Quant à ceux qui n’ont rien, et leurs enfants non plus, on ne peut pas dire qu’ils soient en concurrence… Les parents, à soixante ans sont au chômage depuis parfois plusieurs années, et il est obscène de prétendre que ce sont eux qui s’accrochent et empêchent leurs enfants d’accéder à l’emploi. Non ce sont les patrons délocalisateurs qui les en empêchent.
      « Les parents ont mangé des raisins verts, et les enfants en ont eu les dents agacées. » Superbe dicton biblique. Faux comme tous les dictons. Mais pendant que les générations s’empaillent autour de la table familiale, la finance continue son sale boulot.
      Quand vous entendez des propos comme cela – toujours la haine de l’autre, même proche, surtout proche !… – répondez que les taux de chômage les plus élevés concernent À LA FOIS les plus jeunes et les seniors…

      1. @ Alexandria

        Vous avez raison . Toujours de l’enfumage, toujours cette même recherche de boucs-émissaires surtout parmi les plus faibles de la société, aujourd’hui les vieux, pour détourner le regard de la foule en colère qui pourrait s’en prendre aux vrais responsables, les délocalisateurs avides, les gros spéculateurs .

      2. Les parents, à soixante ans sont au chômage depuis parfois plusieurs années, et il est obscène de prétendre que ce sont eux qui s’accrochent et empêchent leurs enfants d’accéder à l’emploi. Non ce sont les patrons délocalisateurs qui les en empêchent.

        exact ! voilà aussi pourquoi, foin de la science, les courbes vont s’infléchir !…
        Rappel :
        Qu’est-ce qui fait que la santé s’améliore, et que les gens vivent plus vieux ?:
        – le fait de pouvoir accéder à un système public de santé de qualité pour tous.
        – un bon niveau d’éducation accessible à tous
        – une accession à un logement convenable ( et non hors de prix / spéculation ) pour tous
        – une alimentation = produits de base, de qualité convenable, pour tous (légumes, céréales, fruits, oeufs, lait.)
        – un niveau de vie raisonnable pour tous
        – un emploi régulier, sans salaire astronomique =) cela n’est utile à personne
        – le fait, après avoir cotisé toute sa vie, de pouvoir bénéficier d’une retraite permettant de vivre ( = couvrant les besoins fondamentaux )

        Sommes-nous en train de prendre ce chemin ? Non, puisque toutes nos luttes d’antan sont en train d’être réduites a quia, par le diviseur-destructeur et ses affidés à la tête du Pays, et aux ordres de la phynance sans mesure …

    3. Plus on avance en âge plus on a peur de mourir certainement, mais voyez vous je suis contre les maisons de retraites car y vivre ce n’est plus vivre donc effectivement au risque de choquer je préfère le suicide à la maison de retraite.

      Idem pour Alzheimer être une charge comme ça non merci

      1. C’est vrai que c’est très dur, une personne atteinte d’Alzheimer, je suis concernée par la maladie de ma mère. Malgré tout je fais tout ce que je peux pour lui permettre de vivre le mieux possible et ne considère pas cela comme une charge…

      2. liervol

        – que vous fassiez ce choix pour vous même : c’est votre droit le plus strict !

        – l’ennui, pour le Alzheimer, c’est que la lucidité, après les premières atteintes de la maladie, est d’assez courte durée, et n’a lieu que par intermittence, avant perte totale : d’ailleurs, est-ce cela ou autre chose ? pas toujours évident !

        – des politiciens et, ou conseillers véreux, qui subrepticement, lancent ce genre de propos, dans la Société, ce n’est pas innocent ! c’est comme de montrer du doigt une partie de la population :
        cela s’appelle diviser et détruire : c’est le but à ne jamais oublier ! pendant ce temps là, des politiques iniques se mettent en place ! un homme politique digne de ce nom doit unir l’ensemble de la population, et non travailler pour un clan !
        nous sommes là dans une démarche fascisante =) c’est extrêmement grave ! ce n’est pas anodin !
        Si vous souhaitez, un jour, vous suicider, cela vous regarde ! Il y a une grande différence entre un choix qui n’engage que vous, et un choix de société disloquée ! =) c’est comme si les horreurs de la 2° GM n’avaient pas existées !

        – s’attaquer aux personnes vulnérables, quelles qu’elles soient, est particulièrement ignoble, lâche, lamentable, et non civilisé ! une dérive anti-humaniste est en train de se mettre en place ! il est temps que les Humains de bonne volonté se redressent ! et se fassent entendre !

    4. Âge moyen des 400 mortes et morts dans la rue l’an dernier en fRance (contre 250 il ya a seulement 5 ans…) : 44 ans, de façon très paritaire d’ailleurs, idem pour mâles et femelles.
      Ben tiens ! ça tombe bien : moitié moins qu’une femme qui meurt pas dans la rue, càd en maison de retraite, ou en EHPAD, à 88 ou 90 ans et elzheimerisée…

      1. Ah au fait ! Attention ! C’est pas des chiens là qui meurent dans la rue, hein ! D’ailleurs les clebs ils y crèvent pas dans la rue, on leur d’mande pas leur avis pour les dégager de l’espace visuel pour le grand saut. J’veux dire les hommes et les femmes qui passent à l’As, sur le carreau, au cœur de nos cités qui piquent, c’est pas comme les bêtes. C’est pas pire l’hiver que l’été, non non, c’est juste tout pareil question mortalité au grand air.
        Ya juste un truc très net : ya des gros pics les 6/7 de chaque mois. Rapport au pognon du RSA ou autre qui tombe par là. Donc fatalement, l’envie est un vilain défaut, pi la misère aussi, alors la violence…j’sais pas..
        Comme quoi, c’est compliqué l’pognon… T’as 3 000 à filer au comptable de l’EHPAD chaque 6 du mois et tu crèves à 90 berges sous les néons privés ou dans le noir. T’as 450 à craquer le 6 du mois in the pocket et tu fais terminus sous l’éclairage public, sous la grande ourse ou sous la pluie.

  8. Il paraît que cette spéculation contre la France vise à éviter une fuite des capitaux vers notre pays toujours noté AAA. Si en plus de s’en mettre plein les poches en vendant à découvert les spéculateurs arrivent à ça, bon ben, ils ont gagné.

    1.  » raboter les niches fiscales  » dit l’article de Boursorama . Et pourquoi pas harmoniser les politiques fiscales, annexer carrément les domaines de nobles d’Europe, des principautés et duchés d’opérette? Ces domaines ont reçu un statut d’ états indépendants , allez savoir pourquoi et échappent à la législation fiscale des autres pays . Pourquoi cette indépendance leur est-elle accordée à eux et pas aux autres domaines similaires d’autres princes et ducs à l’intérieur de notre pays et des grands pays voisins? Ces territoires plus des îles avec leur propre monnaie ( Jersey), la Barbade etc ….empêchent toute politique fiscale juste. Le rattachement à un état fiscalement harmonisé ferait disparaître ces minuscules paradis fiscaux, minuscules royaumes, principautés, duchés indépendants. Cela permettrait enfin de contrôler l’origine de l’argent sale et rendrait inutile les fuites de capitaux .

      L’ONU et l’OTAN devraient leur mettre le marché en mains : harmonisation de leur fiscalité avec les nôtres, également harmonisées, et transparence des comptes .
      Ou alors, en cas de refus, annexion par la force de ces minuscules territoires à un grand pays voisin . Les armées de l’OTAN se sont déplacées pour des causes moins justes que celle-ci .
      Sinon, avec ces paradis fiscaux attirant les fuites de capitaux et l’argent sale de la grande délinquance , on n’en sortira jamais .

  9. Barack Obama a reçu en soirée à la Maison Blanche Ben Bernanke, le président de la Fed, auquel se sont joints Tim Geithner, secrétaire au Trésor, Bill Daley, secrétaire général de la Maison Blanche et Gene Sperling, directeur du Conseil économique national.

    OK, pour leurs postes actuels. Mais ces noms ne me disent rien. qui est un ancien de Goldman Sach, par exemple ?

    1. Sperling est un ancien de Goldman Sachs. Daley était chez JP Morgan. Geithner était le directeur de la FED de New York. Tous ont participé, sous la coupe de Larry Summers, au démantèlement sous l’ère Clinton des dernières barrières à la folie des financiers.

      1. oui, on comprend vraiment mieux le scepticisme, un peu après l’élection de celui-ci, de Paul Jorion au sujet d’une politique radicalement différente d’Obama !
        Peut-être celui-ci, lors du « choix » de son gouvernement, a-t-il reçu une aimable visite, le contraignant le couteau sur la gorge ( au propre comme au figuré ) à ce choix …
        Merci ! jusqu’à il y a peu, ces gens là nous étaient inconnus …
        Savoir d’où ils viennent est trés utile .
        Savoir que ce sont les mêmes qu' »on » a installés aux postes clefs en Europe en dit long ( et, ce n’est pas du complotisme, mais du réalisme …) =) espérons qu’ils n’ont pas « infiltré » HSBC, et par là même, le PC Chinois ! …parce que là, on est doublement mal.

  10. ce n’est pas possible

    toutes les banques européennes depuis 2007 ont leur capitalisation qui tend vers 0

    pour moi, c’est simplement la faillite des banques européeennes qui va arriver dans quelques temps

    si le problème n’est pas règlé avant octobre,cela risque d’être le plus dramatique de toutes l’histoire de l’humanité

    1. « cela risque d’être le plus dramatique de toutes l’histoire de l’humanité »

      le plus dramatique quoi?

  11. Les marchés ont tiré la conséquence logique de ces deux impasses parallèles. Si les États ne sont pas en mesure de gérer comme convenu leur dette, ce sont les banques qui sont désormais à nouveau en première ligne et vont être sous le feu de la mitraille.

    Il était temps puissiez-vous avoir raison sur leur soudaine prise de conscience,

    1. Quels sont les noms de ces personnes nommées « marchés » et qui ont tiré une conséquence logique …, qui ont pris conscience de … . afin que l’on puisse aller leur serrer la main pour les féliciter . LOL

  12. Cher Monsieur,
    merci pour votre article.
    Est-il exact comme j’ai cru l’entendre que la mise en oeuvre de Bâle III est remise …aux calandes (grecques…) ?

  13. Lumineux comme toujours Monsieur François Leclerc. Bref pour faire une synthèse lapidaire de votre livraison de ce jour: il n’y a pas de solution et les gesticulations des différentes instances n’y feront rien; donc c’est cuit, ce système est arrivé à son terme et nous ne pourrons qu’assister à son effondrement avec sa cohorte de malheurs; serait-ce le retour des ténèbres ? ça en a tout l’air au vue des évènements qui touchent à tous les étages les constructions humaines nationales et internationales

    1. En fait , c’est peut être une incitation à partager l’idée qu’il n’y a pas d’autre issue  » par le haut  » que Bretton Woods , Bancor , fin du dollar comme monnaie mondiale de référence donc , et quelques outils du style  » interdiction de pari sur les fluctuation de prix  » , des darks pools…

      PS : j’ai aussi entendu, comme écrit plus haut par Renaud Bouchard , l’interview de Marine Le Pen ce matin sur France Inter . Comme le FN lit visiblement ce blog et lui chipe quelques incidentes , il serait bon que le taulier recadre .

      1. Il est difficile d’empêcher que les bonnes idées soient récupérer par les mauvaises personnes. Ceci étant dit, je crois que Paul a eu l’occasion à plusieurs reprises d’être très clair quant au fossé infranchissable qui sépare le FN des partis républicains respectables.

      2. http://blog.mondediplo.net/2011-06-13-Qui-a-peur-de-la-demondialisation

        « ..Dépolluer du FN
        Du problème en question, il est sans doute utile de commencer par déblayer la situation politique – entendre la dépolluer du Front national. Car l’on sent bien que la fortune de l’extrême droite qui capitalise sur ce thème n’entre pas pour rien dans les inquiétudes des signataires. Mais, par une contradiction performative fatale, faire sans cesse référence au FN à propos de tout débat est à coup sûr le meilleur moyen de l’installer dans la position de centralité dont par ailleurs on voudrait l’écarter. Il ne faut se faire aucune illusion, spécialement quand la nouvelle dirigeante du FN s’avère plus futée que son prédécesseur, et démontre déjà assez son talent de récupération : le FN mangera à tous les râteliers, captera tout ce qu’il peut capter, si bien qu’installer le mythe de l’anti-Midas – « le FN transforme en plomb tout ce qu’il touche » – est le plus sûr moyen de contribuer soi-même à la dégradation de ses propres débats. On n’abandonnera donc pas le débat de la démondialisation sous prétexte que le FN qui a senti la bonne affaire s’y vautre avec délice !

        Avant de déserter le terrain, on pourrait en effet au moins avoir le réflexe d’objecter que nul ne s’inquiétait dans les années 1980-1990 que le FN campe sur les idées économiques libérales du RPR-UDF, et nul n’allait soumettre la droite dite « républicaine » à la question de cette embarrassante proximité. Curieusement les proximités ne deviennent embarrassantes que lorsqu’il est question d’en finir avec la finance libéralisée et le libre-échange – et les signataires d’Attac devraient « s’inquiéter » d’avoir ici beaucoup concédé aux schèmes réflexes de l’éditorialisme libéral. Ils pourraient également suggérer qu’on renverse l’ordre de la question, et que « l’éditorialisme » se préoccupe d’aller interroger sérieusement le FN sur ses virages doctrinaux à 180° et sur sa propension récente à aller piller (et déformer) des idées de gauche critique – paradoxe tout de même étonnant si l’on y pense, mais qui semble faire si peu problème que tout le monde se précipite plutôt pour demander à la gauche critique comment elle peut vivre dans pareil voisinage… Moyennant quoi, à force d’envahissements par l’extrême droite, qui ne manque pas de s’en donner à cœur joie avec au surplus le plaisir complémentaire de créer la confusion, et le plaisir supplémentaire de le faire avec la complicité active des victimes de la confusion, il ne restera bientôt plus grand-chose en propre à la gauche en matière économique s’il lui faut abandonner dans l’instant tout ce que l’anti-Midas aura touché. Car il ne faut pas s’y tromper : l’anti-Midas a la paluche aux aguets et il va en toucher autant qu’il pourra. On pourrait donc, par un préalable de bonne méthode, décider d’ignorer les gesticulations récupératrices du FN, de cesser d’en faire l’arbitre intempestif et pollueur de nos débats, et de continuer de discuter des sujets qui nous intéressent…. »

  14. « ou dans la majorité » : « ou dans l’opposition »

    Vu les sollicitations, multiples, tant de François Hollande que de Martine Aubry, auprès d’Elie Cohen, et les positionnements pour le moins ‘biaisés’ et ‘conformes’ de ceux-ci sur la fumeuse ‘règle d’or’, cela se confirme jour après jour concernant ‘l’opposition’ …

      1. Oh que non !
        Rien à rectifier, le premier jet est le bon.
        Peut-être compléter par « opposition majoritaire »
        mais comme Zébu, tout le monde a compris: bonnet blanc et blanc bonnet.

      2. @ François :
        Oui, je confirme ce que dis daniel ( :p ) : un lapsus révélateur, sans doute … 😉
        Mais par contre, daniel, je précise une petite chose, qui a son importance : pas ‘bonnet blanc et blanc bonnet’.
        Juste sur ce point en tout cas, où opposition comme pouvoir (enfin, concernant le pouvoir, j’ai beaucoup plus de doute sur leurs motivations profondes) rament non pas dans le même sens mais bien dans … le ‘fil de l’eau’ des marchés, n’importe comment à droite ou à gauche, cela a peu d’importance, puisque tous vont dans ce même sens.
        Et non pas à contre-sens. Ou pour accoster sur d’autres rives.
        Pour le reste des politiques proposées, on peut quand même faire des distinguos importants.
        Cette précision est à mon sens importante.

  15. ces débats enflammés dont le blog regorge sont longtemps restés à huis clos si je puis me permettre. Autour de nous, dès que nous abordons le sujet, la plupart sont très loins de se sentir concernés. pour leur plus grand malheur d’ailleurs.
    Nos représentants ou futurs représentants politiques ont bien montré aussi l’importance qu’ils accordaient à ces sujets, du moins en public.
    L’accélération des évènements est intéressante car maintenant, la bourse fait la une des journaux télévisés et de « grands » économistes passent à la télé pour prêcher la bonne parole.
    Là où je m’interroge, c’est si les évènements ont pris une tournure dramatique ou si c’est juste le moment choisi pour commencer à préparer l’opinion publique à plus de néolibéralisme, « seule solution » pour sauver nos petites économies… (There is no alternative à la sauce 2011).
    La théorie des crises étant toujours d’actualités, je crains tout de même qu’ils n’en profitent une fois de plus pour charger la barque plutôt que de mettre de l’ordre dans tout ce bazar, ce qui ne serait pas du tout dans leurs intérets de toute manière.
    Pire, politiquement parlant, je ne vois aucun profil qui serait capable de défendre les interets de la nation contre ceux du grand marché. En france, en Europe et encore moins aux USA…

    C’est peut être là qu’il faut trouver quelque chose. L’UMP est un cas perdu mais le PS a toujours défendu ce grand marché. Hors si ni l’un ni l’autre ne sont capables de remettre en cause cette idéologie unique, comment pouvons-nous espérer être écoutés et que des alternatives puisse naître. Devons-nous une fois de plus passer par les guerres pour nous ressaisir?

    1. Le prochain gouvernement (ah! ha! ha!)

      La guerre se profile, les grosses fortunes vont pouvoir s’en mettre plein les fouilles.
      Sans parler de complot, les choses ont vraiment l’air d’être orchestré pour un requiem.

      Politiques, financiers sont déjà à écarter en premier, sinon pas de chocolat social encore moins d’écologie, ne parlons pas non plus de démographie politique…

  16. François Leclerc dit: « Les marchés ont tiré la conséquence logique de ces deux impasses parallèles. Si les États ne sont pas en mesure de gérer comme convenu leur dette, ce sont les banques qui sont désormais à nouveau en première ligne et vont être sous le feu de la mitraille. »

    –> Serait-ce là un miracle mon fils ?
    En fin de compte il suffisait de ne rien faire pour remettre les choses dans l’ordre ?

  17. @françois Même si je sais que vous n’êtes pas dirigeant politique, avez vous de votre ^coté un plan B.
    CONSIDERONS COMME ACQUIS que les mesures de rafistolage ne changeront rien. Incapacité de la politique monétaire à agir comme la politique budgétaire.
    La question étant seulement de savoir si l euro tiendra ou la finance jusqu’ à noel.

    Et après on fait quoi ?

    Il est urgent qu on établisse tous en faisant montre d un cerveau collectif les mesures adéquates sans sombrer dans des débats intellectuallisants qui n auraient d égal que les débats du café de flore.

    1/ Refondation du systeme monétaire mondial : quelle monnaie en pivot ? faut il des changes fixes? flexibles ? doit on revenir aux monnaies nationales en eurozone?
    2/ Refondation de la fiscalité étatique : on voit à travers tous les débats politico/politiciens que la fiscalité revet une importance essentielle. Depuis 30 ans on observe un transfert de la fiscalité des revenus mobiles ( capital, plus value, ) vers les parties immobiles ( TVA, impots sur le revenu,, augmenatation de l assiette). On a vu que cette politique est désatreuse. Ne faut il pas taxer le capital au niveau mondial peu importe son nom ( taxe tobin ……) ? Si oui, ne faut il pas établir un consensus mondial ( chine, usa, europe ) de manière à empecher les arbitrages régmlemntaires et fiscaux ( homogeneisation de la fiscalité sur le capital, combat contre les paradis fiscaux ).
    3/ Refondation de la représentation politique : On a vu au travers de cette crise qu il y a avit une dichotomie politique ( tournée vers l intérieur ) finance tournée vers l extérieur qui abouti à une homogeneisation totale de la pensée économique au grand desarroi des citoyens de chacun des états. Est ce que c ‘est la finance qui doit suivre la structure politique ? ( de l exetrieur vers l intereieur) ? ou est ce que c ‘est l’état qui doit s adapter à la finance ? ( de l interieur vers l exterieur )?

    Nous somme en aout 1944, nous savons que l allemagne a perdu la guerre. Il faut penser maintenant à l après guerre et tout reconstruire. Voila notre chantier.

    1. Programme à discuter, en 4 points :

      1. Engager une restructuration de dette à l’échelle internationale, coup double qui assainirait la situation financière des Etats et réduirait la bulle financière globale.

      2. Restructurer le système monétaire international, avec un système type BANCOR.

      3. Interdire tout ce qui s’apparente à un paris sur les fluctuations des prix.

      4. Gérer l’endettement des Etats selon des procédures démocratiques, homogénéiser la fiscalité et cesser de le financer sur le marché.

      1. François Leclerc,

        Si cela doit se faire cela se fera, mais pas avant qu’ils n’aient réussi à démanteler les nations en privatisant, en dérégulant le code du travail et en retirant toute protection sociale.

        Cela se fera lorsque les pays européens seront des restes de bâtisses ouvertes aux quatre vents.

        Ainsi va l’idéologie.

      2. Je suis heureux de lire un programme, ce programme. Cela vaudrait la peine que vous y consacriez un billet.

    2. @francois

      1/ ok rien à dire
      2/ le bancor monnaie décentralisée est une douce utopie, le pays monétaire dominant n acceptera jamais de ne pas beneficier de sa monnaie léegale comme monnaie de reserve mondiale.
      3/ ça non plus ce n est pas possible. Il se trouve que je suis trader. Et que derrière un investisseur, il y a un arbitragiste et un spéculateur? J ai déja eu l occasion d en disctuter avec PAUL, il n est pas d accord soit….
      4/ok

      1. Si vous n’abandonnez pas rapidement votre job , j’appelle Vigneron qui n’apprécie pas les janus ( et j’avoue que pour ce qui me concerne ….) , et il va encore y avoir du sang de lapin sur le tapis .

  18. Les banques privées, toutes, peuvent utiliser l’argent des citoyens déposants pour spéculer: pas de séparation banques de dépot populaires- banques d’affaires spéculatives. Tant que cette séparation n’est pas réinstaurée (Glass Steagel Act aux USA) les dirigeants de banques seront des banksters. Sarkozy refuse cette mesure basique qui est dans le programme de la Gauche

  19. il devient de plus en plus probable qu’une fermeture des banques et des bourses interviennent dans les prochains jours….peut être même demain, veille du 15 août !

  20. « Très fortes » mesures d’austérité pour l’Italie »

    L’Italie serait prête à répondre aux demandes européennes pour libéraliser entièrement ses services publics locaux et effectuer des privatisations, d’après le ministre italien des Finances.

    L’ Echo

  21. Avec les marchés dictateurs, l’apocalypse (révélation) nous révèle que si nous ne naissons pas avec une cuiller en or dans la bouche, nous sommes soumis à la dictature de la dette ..
    A quoi cela sert il de procréer dans ce cas si c’est pour faire des esclaves ??

    1. Ne pas oublier que, financiarisation oblige, les plus gros emprunteurs ou débiteurs, en valeur absolue bien sûr, sont aussi les plus gros créditeurs ou créanciers. Qu’ils s’agissent des ménages ou des Sociétés Financières bien sûr (pour les Sociétés Non Financières c’est plus compliqué et les Etats sont plutôt quant à eux des créanciers virtuels étant donnée la défiscalisation croissante et persistante..). Suffit pour ça de pouvoir emprunter moins cher qu’on prête. Vieux comme la finance.
      Bref « on ne prête qu’aux riches », ça veut dire ça, aussi<.

  22. Il y a un avantage à cette situation. Mes amis et mes collègues commencent à s’intéresser à l’économie et à la macroéconomie. Ici en Suisse, les medias font la une presque chaque jour sur ce sujet. Un vieux diction disait : Quand on commence de parler de quelque chose sous le casque de la coiffeuse, c’est que cette chose existe! Merci à Vous pour toutes ces infos et analyses.

  23. Bonjour,

    je souhaite rappeler que la crise actuelle est avant tout celle de la solvabilité. Aujourd’hui encore, le ventre des banques est sans doute toujours gorgé d’actifs toxiques dont on ne pourra se débarrasser qu’au bout d’une vingtaine d’années. Comme vous le soulignez, « les comptes des banques sont toujours aussi truqués ». Ainsi, je pense qu’avec la chute vertigineuses des bourses et la dépréciation des actifs qui s’ensuit, on risque de voir un grand établissement bancaire en faillite (avant même de voir un état en cessation de paiement).

    1. Les banques françaises inquiètent en Asie
      avec Reuters Publié le 11/08/2011 à 12:14
      Une banque en Asie a coupé ses lignes de crédit aux grandes banques françaises et cinq autres banques asiatiques sont en train de revoir leurs crédits, ont indiqué jeudi à Reuters six sources bancaires.

      La hausse soudaine du sentiment de risque, associée à la chute brutale des cours des banques françaises mercredi, ont incité certaines banques en Asie à réexaminer leurs risques de contrepartie et à regarder si elles devaient réduire leur exposition aux établissements bancaires européens, ont expliqué ces sources, de six banques asiatiques.

      Le responsable de la gestion des risques au sein d’une banque basée à Singapour a expliqué avoir coupé ses lignes de crédit aux banques françaises en raison des risques de contrepartie qu’elles présentent. « Nous avons coupé. Les limites ont été retirées du système. Il faut obtenir des autorisations pour chaque cas (de crédit, NDLR) », a-t-il expliqué, refusant d’être nommé en raison de la sensibilité du sujet.
      Il n’a pas non souhaité donner le nom des banques visées par cette décision.

      « Il est évident que nous réexaminons (les crédit, NDLR) », a souligné le responsable des risques d’une autre banque à Singapour. « Tout est en rapport avec notre position sur le risque crédit des banques françaises », a expliqué un autre banquier au sein d’une banque japonaise.

      Interrogées sur ce changement de perception des banques asiatiques vis-à-vis des banques françaises, une porte-parole de BNP Paribas a répondu: « Nous ne commentons jamais les rumeurs de marché. » Le Crédit agricole, qui publie ses résultats du deuxième trimestre fin août, n’a pas non plus souhaité faire de commentaire, tandis qu’aucun commentaire n’était disponible dans l’immédiat auprès de la Société générale.

      .

  24. « Plus important, les six élus républicains nommés pour participer à la commission bipartisane chargée d’étudier les nouvelles mesures de réduction du déficit ont tous signé la promesse de voter contre tout projet de loi qui viserait à augmenter les impôts.  »

    Les « élus » US illustrent, version caricature, le comportement de nos 577 et, pas plus pour les nôtres que pour ces personnages hauts en couleur, on ne doute plus de ce qu’ils peuvent bien représenter.

    Cinglés ? Fascistes ? Les mots manquent pour définir ce mélange d’autoritarisme une fois encore manifesté par cette décision de fermer le jeu avant d’avoir commencé – après tout, ces gens-là ne consultent jamais leur population, comme chez nous, mais ils s’arrangent pour leur proposer, en plus, des votes mélangés entre l’élection locale et le maintien de la chasse à l’ours ou autre distraction totalement oblique par rapport à l’essentiel -, de duplicité absolue, d’addiction évidente à l’argent et de refus total d’écouter, même lorsque tout s’écroule, autre chose que leur abyssale fatuité – de ce point de vue-la, le dernier prix Nobel de la Paix n’a besoin d’aucune leçon, sauf peut-être quelques remarques énervées de son caniche nouveau, notre éminent Premium Primus inter Frances -.

    Mais la presse continue à traiter avec sérieux et componction les gesticulations des acteurs aussi lamentables que nuisibles de cette production Chaplinesque, mauvais remake du Dictateur, avec 535 membres + 1 chef d’orchestre candidatant pour la place, aux USA, pour 577 en France, toujours avec un chef d’orchestre, mais deux talonnettes.

    Après ça, les crottes imprimées dans le Sun pour appeler à traquer le « sauvage », la bête brute prête à foncer sur la petite culotte de Cameron paraissent au moins franches du collier.

    Pour infos, à ceux qui ne l’auraient pas capté : carte superposées des quartiers misérables de Londres et des foyers d’émeute.
    http://www.flickr.com/photos/jamescridland/6028703970/

  25. 11/08/2011 – Et si la crise financière ne servait qu’à faire disparaitre les derniers services publics et à mater les salariés ?

    Je ne suis pas le moins du monde un spécialiste des questions économiques et financières et je ne suis pas non plus un adepte de la théorie du « complot permanent » auquel les citoyens seraient confrontés…

    Mais, au bout de ces onze jours de crise financière (si nous sommes au bout…) il m’est venu un soupçon que d’aucuns jugeront naïf : et si cette crise n’avait que deux fonctions, deux objectifs majeurs :

    – Inciter les pays qui en possèdent encore, à se débarrasser définitivement de leurs derniers « services publics », à les vendre, qu’il s’agisse de réseau de transports, de distribution d’énergie, d’acheminement du courrier, de la santé, de la protection sociale, etc. Une vente qui les rendrait miraculeusement rentables au dépend du « service » rendu. La privatisation et la réduction des déficits font partie des conditions (au fait exigées par qui, exactement) pour « aider » des pays ou garantir leurs dettes. Dans les conditions imposées, je n’ai pas entendu parler, probablement que je ne suis pas assez attentif, d’augmentation des recettes auprès des entreprises et des banques imposée par la banque européenne, le FMI ou la Banque Fédérale américaine.

    – Inciter les salariés à accepter de plus en plus de « souplesse » et de plus en plus de « flexibilité » pour reprendre ce mot étrange qui caractérise en fait un nouveau droit de licenciement plus expéditif. Et de moins en moins de protection sociale et d’indemnités de chômage.

    Ensuite, sauf catastrophe pour des gens, des banques et des institutions qui pourraient se brûler en jouant avec le feu, tout redeviendra « normal », sauf pour les salariés et les retraités.

    Aux économistes de dire si je fantasme ou si je pose deux bonnes questions.

    Politis – Claude-Marie Vadrot

    1. La porte est ouverte

      Détruire les services publics (la liste et longue… sécu en prem’s quand même)
      Supprimer le SMIC
      Tous privé
      de tout
      droit

      Sauf celui de se faire exploiter et de fermer sa G

      1. Tant que les français ne se seront pas mis en tête de les détruire à EUX, ceux-là, les vrais sauvages pourront continuer à appliquer la Stratégie du Choc.

    2. Personnellement, je trouve la théorie du complot alléchante, mais, comme vous, je lutte pour la maintenir à distance.

      Cependant, un constat s’impose, matérialisé par les ordres donnés par la BCE en terme de programme de gouvernement imposé à l’Italie : à l’occasion de cette crise, le rapport de force entre états – démocraties – et des institutions – technocraties au service de lobbies ou autres mal définis, pas clairs malgré le fait que eux imposent aux autres de la « bonne gouvernance » – comme la BCE ou le FMI s’est complètement déséquilibré.

      En pratique, nous nous trouvons devant une situation où des démocraties sont sommées d’appliquer des programmes d’austérité qui sont des politiques complètes – d’où invasion du domaine normalement réservé aux élus de la nation qui, eux, sont soumis à la sanction de l’électeur – et en plus, des politiques pas neutres du tout. Des politiques de droite néo-libérales qui, comme par hasard, comportent toujours leur cortège de mesures qui détruisent les conquêtes sociales : recul de l’âge de la retraite, réforme du droit du travail qui vise toujours à « faciliter le licenciement », et tout ça alors que des politiques alternatives existent. Il n’y a donc aucune excuse pour ne pas proposer autre chose que ces recettes qui ne marchent pas (sinon, ça se saurait, et on verrait bien plus de peuples heureux).

      Et puis, il y a les gouvernements. Ils ne résistent pas, ces gouvernements, ils s’aplatissent, ils font la crêpe et obéissent obséquieusement, au mépris des peuples qu’ils sont censés représenter. En soi-même, cet élément est un danger terrible pour l’avenir des démocraties que personne ne semble mesurer vraiment. Pourtant, la récupération par des obscurantistes d’extrême-droite nous tend les bras. Mais bon, je m’éloigne de mon idée de base : les gouvernements cèdent. Pourquoi ? Ils ont pourtant l’arme nucléaire en mains, ces dirigeants : il leur suffit de ne pas se détourner de leur route, et de dire merde très gentiment et poliment à la BCE, au FMI, et autres commissions européennes ou chancelières allemandes : c’est vrai, quoi, on le sait, on le lit à longueur d’article : l’Italie/Espagne/etc. NE PEUT PAS TOMBER SANS ENTRAINER TOUT LE SYSTEME AVEC ELLE !

      Or, la chose que « lémarchés », cette entité mi-amibe, mi-démon des abysses, redoute le plus au monde, c’est la fin de ce système, son écroulement final. Enfin, ils ne sont pas seuls dans la terreur de ce cauchemar, les mêmes institutions, repaires de technocrates et de chancelières allemandes et premiers ministres britanniques conservateurs eux aussi la partagent.

      Conclusion : il faut les envoyer à la gare. Ils n’auront de toute façon aucun autre choix que de sauver le système, parce que c’est ce qui justifie leur existence et les fait vivre. C’est ce qui leur donne leur position et leurs privilèges.

      Ce raisonnement est d’une simplicité enfantine, et il m’étonnerait beaucoup que les gouvernements européens soient incapables de l’avoir fait – enfin, pour Berlusconi, bon – donc, de deux choses l’une :
      – ce sont des lâches incapables d’assumer le mandat que le peuple leur a donné
      – ils ont été pris/achetés/assimilés par le système et sont à sa botte.

      Que ce soit l’un ou l’autre, ce n’est guère engageant, car je ne vois pas beaucoup de personnalités politiques prêtes à affronter les technocrates de tout poil, et à ne pas céder.

      Une question intéressante, c’est de savoir comment on en est arrivés là, comment les gouvernements ont-ils, historiquement parlant, laissé leur pouvoir leur filer entre les doigts pour être repris par ces technocrates dont ils ont permis, aidé voire financé l’avènement. Et aussi, quelle est notre responsabilité à nous, en tant que citoyens, électeurs, censés s’intéresser à la res publica…

      PS : une bête réflexion de dernière minute, coq à l’âne, quoique : les petits jeux boursiers des derniers jours viennent de provoquer une perte comptable (pas réelle, virtuelle) de plus de 5 milliards d’euros pour l’état belge, actionnaire de BNP Paribas Fortis parce que ayant dépensé les deniers du contribuable pour sauver la banque en 2008. Leterme, premier ministre en affaires courantes, bat le rappel pour que la rentrée parlementaire soit précipitée début septembre, pour voter les mesures pour le fonds d’aide européen – et pour faire le budget 2012, afin de rassurer « lémarchés » (avec Didjé le magnifique qui nous explique tout ça tous azimuts). On parie que dans le budget, il va falloir faire payer par les citoyens – oh, indirectement, bien sûr, via des économies sur les dépenses, des investissements qu’on ne réalisera pas, une baisse de la norme de croissance des soins de santé, etc. – cette perte comptable avec laquelle ils n’ont strictement rien à voir ? Mmmh ?

      1. Le grand complot est un leurre, mais une certaine « convergence d’intérêt » est une évidence si l’on regarde l’humanité sous un angle cynique, mais tellement humain (Et au plus nous observons, au plus le phénomène s’accentue, au moins ils se cachent !) :

        Pour devenir riche, il ne faut pas « créer de la richesse », mais la « détourner ». C’est beaucoup plus facile…

        Et là, il y a la cible est toute désignée : le plus riche c’est l’état, le plus facile à piller c’est l’état !

        Parce que « ce qui est à tout le monde en fait n’est à personne » dans la conscience populaire ! Qui s’insurge quand on vole l’Etat ? Pas grand monde !

        Le grand carouselle de la finance, n’est qu’une des facettes d’un grand hold up « vieux comme l’état démocratique »…

        Dans les régimes politiques antérieurs, voler l’Etat c’est voler celui qui détient le pouvoir et il en se laisse pas dépossèder facilement. C’est dangereux, ça peut déboucher sur des guerres ou des arrestations « arbitraires », le fait du Prince…

        Dans une Démocratie, le pouvoir n’est pas acquis et ne vaut pas titre de propriété, voler l’Etat n’est donc pas voler celui qui exerce le pouvoir et il est facile de cacher « ces petites choses » au peuple…

        Ce point se renforce d’autant plus que n’étant que de passage au pouvoir, la tentation est grande d’en profiter soi-même… C’est le principe même de la corruption !

        BAV

        PS : Je n’écris ni ne pense que la corruption soit « inéluctable », mais qu’il est difficile d’y échapper, même si seule une toute petite minorité « triche »

  26. L’offensive des financiers anglo-saxons est en marche. Les banques françaises une à une vont tomber. D’abord la Société Générale, puis la BNP, puis le Crédit Agricole dont les bilans en plus contiennent massivement des obligations d’Etat grecques. Il n’y pas plus de plan A que B ou C. Toutes les annonces triomphantes claironnées après tous les sommets bling blings sont restées lettre morte. Elles n’étaient d’ailleurs pas de nature à régler quoique que ce soit. Notre gnome avait même déclaré qu’il allait réformer le Capitalisme. On a vu. Le nouveau Bretton Woods n’aura pas lieu, désolé pour Paul qui semblait tant y tenir. Pour en sortir, va pas falloir mollir ou être tenaillé par les scrupules. a) Sortir rapidement de l’Euro, b) Rétablir immédiatement le contrôle des changes, c) Nationaliser la totalité du secteur bancaire et financier en créant un service bancaire national séparant l’activité de collecte de celle des placements, d) Rétablir les prérogatives de la Banque de France et mettre fin aux dispositifs Giscard obligeant l’Etat à emprunter auprès du secteur privé…. En attendant Armageddon se poursuit, l’incapable Trichet rachète mais plus pour longtemps les obligations des divers Etats européens dans la mouise…. A 13 heures 30, on est à – 1.60%…. La descente se poursuit, c’est bien d’un naufrage dont il faut parler…..

    1. @ steinmann christian :

      -vos options s’inscrivent sur du très court terme, s’attaquer à certains aspects. Elles ne sont pas des rémèdes , présentent lerus propres inconvénients mais présentent l’avantage commun et cumulatif de mettre un « STOP » temporaire, sans pour autant souffler, à cette mascarade!
      – l’option  » Re- bretton woods » proposée, entre autre par P. JORION, s’inscrit dans le moyen terme ! Et non pas en S31/2011 et ce jusqu’à S52/2013. … me semble t’il …. Trop d’échéances à venir … et sauvegarder ( pour certains) …à tout prix !!!

  27. Alors que la Grèce ne cesse de se débattre pour échapper à la faillite totale provoquée par l’énormité de sa dette, alors que les citoyens européens ont déjà payé cher la crise financière en sauvant les banques en 2008 et pourraient à nouveau devoir payer pour faire sortir l’Union de la crise de la dette européenne actuelle, Wolfgang Hetzer, conseiller anticorruption à l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), a accordé une entrevue au quotidien allemand Die Welt et dans laquelle il évoque une mafia financière qui a corrompu le monde politique.

    La cupidité des financiers associée à la corruption des politiques a, selon lui, mené aux crises et menaces actuelles. Il n’est pas le seul à le penser. « Lorsque le Premier ministre grec Giorgos Papandreou était en Allemagne, il a déclaré que son pays est dans cette difficile situation parce que la corruption est largement répandue en Grèce », a-t-il déclaré.

    « Les politiciens laissent le travail législatif aux mains des institutions financières elles-mêmes »

    La crise a éclaté parce que les financiers ont agi avec cupidité, produisant des dérivés financiers hautement spéculatifs et dangereux. Mais rien ne serait arrivé si les politiques avaient pris des mesures. Il n’y a eu aucune surveillance. Le monde politique n’a pas limité le périmètre d’action des financiers. Il a laissé faire. « La politique a permis aux entreprises financières de ne pas inscrire toutes leurs opérations dans le bilan, et de les cacher. Elle a admis que les banques ne disposent pas de suffisamment de fonds propres en face des risques qu’elles avaient pris. Il n’y a pas eu de limite quant aux opérations sur compte propre des institutions financières avec leurs produits financiers alors que cela aurait été nécessaire. Les politiciens ont admis que les risques de crédit soient transférés jusqu’à 100 pour cent » explique au cours de l’interview Wolfgang Hetzer.

    Aucune loi n’est venue brider les institutions financières. Et lorsque des lois ont été ou sont mises en place, ce sont les financiers eux-mêmes qui s’en chargent. « Les politiciens laissent le travail législatif aux mains des institutions financières elles-mêmes » observe le spécialiste anticorruption. L’expertise dans les administrations des Etats est de plus en plus absente, « la politique délègue son cœur de métier principal, à savoir l’expertise dans l’élaboration de la législation » ajoute M. Hetzer.

    « La politique s’est laissée balader sur la scène mondiale par l’industrie financière »

    On aurait donc un monde politique faible et sous contrôle : « La politique s’est laissée balader sur la scène mondiale par l’industrie financière comme si on la tirait par un anneau dans le nez. L’industrie financière a placé ses intérêts par paquets de milliards dans la politique. C’est bien à cette conclusion qu’est parvenue la Commission du Congrès américain quand elle a tenté d’établir les circonstances qui ont mené à la crise financière » estime le conseiller de l’Olaf.

    La menace majeure de cette mafia: son influence

    Et en face, une véritable mafia financière particulièrement puissante et dangereuse: « Le monde financier suit la logique de la mafia, qui est de suivre le maximum de profit avec le minimum de risques (…) L’idée que la mafia vraiment dangereuse est celle caractérisée par la violence, est naïve. Leur menace majeure est leur influence, leur pouvoir par les liens qu’ils construisent, la façon qu’ils ont ainsi de corrompre lois économiques à leur propre avantage, de les faire dysfonctionner ou ne pas entrer en vigueur [quand ça les gênerait]. Telle est la logique de la mafia » estime Hetzer.

    « L’électeur fait ses adieux à la politique »

    Et au milieu, le citoyen, lui, paie la note et n’y croit plus. « Parce que nul ne s’oppose à ces personnes. Parce que la politique volontairement se livre à leur emprise, l’électeur, de son côté, fait ses adieux à la politique. Nous nous retirons dans la sphère privée, nous nous résignons et nous lamentons que ‘ceux d’en haut’ de toute façon, font ce qu’ils veulent. C’est une attitude qui a toujours fréquemment conduit à des catastrophes auparavant » justifie le conseiller de l’Olaf.

    Au bout de la crise de la dette, il y aura une facture. Et les citoyens devront payer. Ils devront payer pour les banques. « Les banques allemandes et françaises ne craignent rien de plus que la faillite nationale des Grecs, parce qu’ils seraient obligés de mettre une croix sur de grosses créances et d’encaisser de lourdes pertes. Ainsi, les recettes fiscales qui sont encore bonnes en Allemagne seront utilisées pour renflouer ceux-là même qui sont responsables de la situation dans laquelle ils nous ont coincés » expose Hetzer.

    « Nous allons donc sauver les banques encore une fois ? », demande, en guise de conclusion de l’interview, le journaliste de Die Welt.

    « Tout à fait », répond Wolfgang Hetzer. « Tout l’argent dont nous avons besoin pour des besoins sociaux urgents, est maintenant utilisé pour payer les intérêts dus aux banques. Mais de cela on ne parle évidemment pas avec la clarté qui conviendrait », conclut l’expert dans l’interview.

    RtlInfo.be

  28. Une assez bonne analyse dans Médiapart, (titre: « l’impromptu de l’Elysée « ).
    Conclusion de cet article ( je cite):
    « 

    Le communiqué de l’Elysée, après la réunion de travail, ne dit rien de tout cela. Il rappelle juste son attachement à la “règle d’or” et à la stricte réduction des déficits. Mais entre les lignes, on a déjà compris: le gouvernement français est prêt à accepter toutes les conditions posées par le monde financier. Il a déjà capitulé.

      1. « ils sont potes »,dites vous eza … non , je crois plutôt que les politiques sont les larbins, les porteurs de valises, des grands financiers !

    1. oui je suis d’accord avec vous et cette capitulation va laisser
      sur le champ de bataille de nombreuses victimes sacrifiées
      au nom de l’oligarchie

  29. « Les banques solides » (Noyer)
    AFP Publié le 11/08/2011 à 13:22
    La solidité des banques françaises n’est pas affectée par les évolutions récentes sur les marchés, déclare jeudi le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, alors que les valeurs bancaires françaises sont attaquées à la Bourse de Paris.

    Christian Noyer évoque dans un communiqué les « rumeurs infondées qui touchent les banques françaises » et souligne que « les résultats publiés par les banques françaises pour le premier semestre 2011 ont confirmé leur solidité dans un environnement économique difficile grâce à une gestion rigoureuse de leurs risques et un modèle de banque universelle qui repose sur des activités diversifiées ».

    « Les niveaux de capital, appréciés par les fonds propres les plus durs, sont adéquats et les programmes de refinancement à moyen et long terme sont réalisés dans des conditions tout à fait satisfaisantes », ajoute-t-il.

    « Les banques françaises ont réussi les stress tests récemment menés par l’Autorité bancaire européenne, dont les résultats sont conformes à ceux que l’ACP réalise régulièrement », poursuit Christian Noyer. « Christian Noyer souligne, enfin, que les évolutions récentes des marchés boursiers n’affectent pas la solidité financière des banques françaises et la capacité de résistance dont elles ont fait preuve depuis le début de la crise. »

    No comment, ou, comme on dit à Marseille, « ils n »ont pas de figure »

    1. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi le modèle de banque universel est tellement encensé en France alors qu’il avait été abandonné après la crise des années 30 aux USA accusé d’avoir fourni des munitions aux banques pour spéculer et mis en danger l’épargne populaire.

      Accusé d’être facteur de désordre d’un côté et sensé être facteur de sécurité de l’autre. Pourquoi cette différence ? N’y en a-t-il pas un des deux qui ment dans cette histoire-là (et j’ai mon idée là-dessus) ?

    2. La musique que fait ce communiqué ressemble à s’y méprendre aux communiqués des PC des Pays de l’Est juste avant que le Mur ne tombe. Le communiqué serait signé Eric Honnecker qu’on n’y verrait que du feu.Ca sonne faux.

  30. balbutiements d’une ignorante qui commence à peine à mettre des mots sur son désarroi

    « empiler les plans de rigueur est une aventure dont on voit en Grande Bretagne ce qu’elle peut susciter; Ce qui ne signifie pas qu’elle ne doit pas être tentée, faute d’alternative »

    donc TINA provisoire, mais pourquoi ? alors que la suite de l’article montre, si je comprends bien, les contradictions qui s’affichent : long processus de désendettement, et affirmation que celui-ci devait être accompli en un temps record.

    Les mouvements désordonnés du secteur financier, le rétrécissement des marges de manoeuvre du politique, ça mène à quoi, (hors enfin une prise de conscience des dirigeants qui me paraît bien longue, à s’adapter de gré ou de force à la situation réelle).

    1. Cela peut mener à une dégradation sociale et politique, manipulée par des politiques qui y voient une planche de salut. Voir les déclarations de David Cameron devant le Parlement britannique cet après-midi.

      1. Bonjour Jacqueline!
        Je ne comprends décidément pas les propos de F Leclerc aujourd’hui. Comme si la dé dégradation sociale n’était pas engagée depuis 3 décennies. Bien sur qu’elle existe l’alternative il faut simplement l’aider à voir le jour !

      2. Mais qui écoute encore ces gens?

        Je veux dire qui de sensé? Plus que jamais plus personne n’ a envie ni de les entendre, ni de les croire.
        Je dis ça, mais je sais que ceux qui sont réellement informés restent minoritaires. N’ empêche ..

  31. Comme de très nombreux visiteurs de ce site, je lis vos billets avec… voracité !

    J’ai une requête à vous adresser, qui fait appel à votre précieux don pédagogique. Auriez-vous la possibilité (et l’envie) de détailler l’enchainement des mécanismes tournant autour du coeur ( 🙂 !…. ) des banques. Le rapport réel entre les différents ratios Tiers Core (?), le cours des actions des banques, les dépôts auprès de la BCE. Ma démarche est vraiment très ingénue, mais j’ai du mal à trouver des infos précises et bien structurées, même en limitant ma recherche à la situation européenne. Je ne comprends plus grand chose à la situation réelle : quels types de « papiers » sont déposés par les banques auprès de la BCE ? Des obligations ? Des actions ? Autre chose ? Ces dépôts, aujourd’hui, leur donnent droit à quoi, côté création monétaire ? Comment l’évolution des cours boursiers des valeurs bancaires influe-t-elle sur leur solidité ? Qu’est-ce que Bâle III apportera comme changements dans la structuration de ce mécanisme ?

    Si vous en avez le temps, et surtout l’envie, je vous en remercie infiniment d’avance. Et j’imagine que beaucoup de visiteurs de ce site se joindront à moi pour des remerciements tout aussi vifs.

    1. Vous vous posez de bonnes questions, ce qui signifie que vous êtes sur la voie des réponses !

      Mais il m’est impossible, faute de temps, d’y répondre comme je voudrais. Au fil de mes interventions, j’essaye d’être le moins elliptique possible et de mettre en évidence ces mécanismes financiers qui ne sont pas si mystérieux qu’il y paraît au premier abord, mais tout simplement pas familiers.

    2. Pas con, ça serais bien sur le blog un p’tit schéma explicatif indiquant les différents acteurs, leurs liens/ce qu’ils s’échangent etc 🙂

  32. A cette heure, ce ne sont plus seulement les financières qui décrochent, mais c’est une grande majorité de valeurs.

    Nous sommes donc revenus près de trois ans en arrière, avec des perspectives moins bonnes qu’à cette époque.

    1. Ils m’inquiètent ces « bas du front », de gauche ou national, pile et face d’une même pièce? A mon goût Ils sentent un peu trop la naphtaline le renfermé la poussière, la pose déjà-vue, le peplum le ready-made. Pour tout dire: le kitsch!

      1. Ce qui m’inquiète de mon coté, c’est que le monde soit aux mains de dégénérés shootés au néolibéralisme et aux profits sans limite, sans aucune possibilité de remise en question.

        Qu’un homme politique représentant un pari de gauche fasse des propositions de gauche … ça par contre, ça ne m’inquiète pas, au contraire, c’est une bonne chose pour le débat politique.

        On peut être d’accord ou pas (je ne le suis pas), mais la disqualification sans argumentation ça ne vaut même pas l’électricité consommée pour écrire votre commentaire.

      2. yep z’avez raison mais quelle alternative proposez vous ? j’ai beau chercher je vois pas , donc je prends la moins mauvaise ( je ne demande qu’a être contredit) CDT

      3. J’ai cessé depuis longtemps d’écouter les discours des politiciens professionnels. Mais la forme m’intéresse, elle est toujours révélatrice. Or je trouve que le mot « front » a une connotation vraiment militaire, ça me rebute, d’autant que ça colle bien avec le manque total d’humour du personnage.
        Voilà, j’essaye simplement d’analyser ce qui spontanément « m’inquiète » chez ce Mélenchon, qui d’ailleurs ne manque pas de supporters zélés parmi les commentateurs.

      4. « front »

        De quel Front parlez-vous ? …

        Pas du Front Populaire, et des avancées sociales qu’il a autorisées, j’espère …

        « Future » serait-il passéiste ?

        Ah, le bon temps où les gueux trimaient 14 heures par jour, et surtout ne prenaient jamais de congés ! faisaient pas de vieux os, au moins !
        Et ne polluaient pas les plages, avec leurs grossiers appétits, leurs velos, leurs shorts, leurs « marcels » et leur absence de culture patricienne !

    2. Vieux discours d’impuissance mitterrandienne…
      On a déjà donné…
      Il appelle Sarko à « résister ».
      La raison serait aux « agences de notations »
      Il faudrait « rassurer les entreprises »…
      L’emprunt direct auprès de la BCE résorberait la crise…

  33. Ce qui est navrant c’est que, s’il y avait en France un homme ou une femme digne de gouverner la France, il ou elle se serait déjà montré. Non pas avec des critiques ou des envolées lyriques, mais avec un plan d’action complet expliqué assez simplement pour n’avoir besoin ni de promesses, ni de menaces.
    S’il y en a un qui hésite encore, c’est maintenant le moment idéal d’avoir le courage de sortir de l’ombre.

    1. Singapour travaille beaucoup avec l’Australie, l’UK et les USA : Elle est leur tête de pont en Asie.

      Jusqu’au jour où la grande bascule se fera …

  34. L’opposition de gauche Italienne également contre la règle d’or tout comme le PS.
    Pour les mêmes raisons.

    « First, let’s not talk about things that don’t exist in any place in the world, » Bersani said during a hearing of the parliamentary constitutional committee. « Balancing the budget in the constitution — well, we don’t intend to castrate ourselves for centuries from any possible economic policy. » « So let’s find a solution that has flexibility. »
    zero hedge

    1. De rien M. François Leclerc. 🙂 Cela m’attristait de vous voir ainsi vous adresser – tout seul en bas en plus – à la femme invisible. Certaines personnes n’ont visiblement pas goûté le titre de votre billet. 😉

  35. Le plus triste de cette histoire, c’est que si les economies des pays occidentaux s’effondrent, ceux qui perdront le moins seront ceux qui ont achete de l’or par exemple. Les autres verront leurs maigres economies devorees par l’hyperinflation. La chute de l’economie triplera les disparites. Les tres riches seront relativement plus riches et tous les autres tres pauvres. C’est pourquoi meme si je n’aime pas du tout ce systeme, j’ai peur qu’il s’effondre. Sniff…

  36. Le réunion surprise et précipité à l’Élysée hier matin suivi d’aucune annonce puis dans l’après-midi la chute des valeurs bancaire, me laisse penser qu’il se passe quelques chose, mais que l’on ne nous l’a pas encore annoncé….mais quoi, ce sera la surprise!

    Encore bravo aux rédacteurs de ce blog fantastique!

    1. Pour que Merkel vienne elle à Paris, oui il se passe certainement quelque chose.Le terme de ‘bonne gouvernance’ utilisé, me semble porteur de catastrophes.Mais quelle légitimité ont encore ces deux personnes?Sarkozy personne n’en veut plus et Merkel est battue à chaque élection depuis fin 2010.
      Il se pressent de tout détruire à leur gout pour leurs amis avant de quitter les lieux en 2012 et 2013.Et sur ordres des banques qui sont leurs sponsors.(voir lettre de trichet à berlusconi qui est un coup d’état fasciste, désolé pas d’autre terme c’est la réalité).

  37. Source Le Monde – Blog Dechiffrages – 20 01 2009
    Un nouveau Bretton-Woods ? No, we can’t !

    Ceux qui rêvent d’un nouveau Bretton Woods et comptent sur Barack Obama pour le réaliser, devraient se demander ce que cette photo veut dire. L’homme qu’il écoute ici sagement, et qui sera son conseiller pour la reconstruction économique à la Maison Blanche, est Paul Volcker, 81 ans. A cet âge là, on est moins nommé pour un avenir prometteur que pour un passé rassurant. Rassurant pour qui ?

    Paul Volcker a marqué son époque deux fois.
    En 1981, président de la banque centrale américaine, il engagea une politique monétaire ultra-restrictive qui cassa l’inflation mais provoqua une récession de deux ans. Son retour rassurera les rentiers.
    Mais dix ans plus tôt, il était déjà entré dans l’Histoire.

    En 1971, sous secrétaire d’Etat au Trésor de Richard Nixon, c’est lui qui avait insisté pour que le gouvernement américain dynamite les accords de Bretton Woods. Il s’agissait de complaire aux multinationales américaines, aux riches épargnants et à Wall-Street, dont les règles du système monétaire international bridaient l’expansion et l’enrichissement.

    Il est rare qu’on rappelle le casseur pour effectuer la réparation.

    Le système monétaire né à Bretton Woods en 1944, a été bâti afin d’assurer la coopération internationale. Les signataires ont voulu empêcher à jamais les égoïsmes nationaux d’aggraver une crise financière, comme cela avait été le cas en 1929. Toutes les monnaies sont donc rattachées au dollar, lequel est de droit convertible en or au prix de 35 dollar l’once.

    Comment et pourquoi ce système va-t-il éclater ? Depuis la fin des années 1950, la pression sur le dollar s’intensifie. Rien à dire du côté des échanges de marchandises, de services et de revenus : la balance courante américaine est chaque année très légèrement excédentaire.

    C’est du côté des mouvements de capitaux que ça coince.
    Les grandes entreprises américaines investissement tant qu’elles peuvent à l’étranger, où elles cherchent à s’ouvrir de nouveaux marchés, voire à produire à moindre coût.
    L’investissement direct à l’étranger est beaucoup plus rentable que l’investissement aux Etats-Unis.
    Cela vaut également pour les actions d’entreprises étrangères, sur lesquelles se ruent les épargnants américains.
    Les banques américaines font crédit sans sourciller à ces investisseurs, créant autant de dollars qu’ils en demandent.
    Or chaque dollar investi en Allemagne, en France, au Royaume Uni, doit être changé en francs, en deutschemarks, en livres sterlings. C’est ainsi qu’une masse sans cesse croissante de dollars, propageant l’inflation, emplit les réserves de la Banque de France, de la Bundesbank, de la Banque d’Angleterre et de bien d’autres banques centrales. Qu’en faire ?

    Le général de Gaulle, afin de démontrer les limites du système, exerce le droit de la France. Il exige des Etats-Unis de l’or, en échange des dollars accumulés à Paris. Il s’en explique le 4 février 1965 au cours d’une conférence de presse, durant laquelle il décrit de façon fort didactique la situation… Et propose d’en revenir à l’étalon or, afin de verrouiller le système, de le rééquilibrer et de renforcer la main des Etats.

    A Washington, les gouvernements américains successifs tentent de freiner l’appétit de leurs ressortissants pour les investissements à l’étranger.
    Priorité à Bretton-Woods.
    John F. Kennedy soumet au Congrès un projet de taxe de 15% sur les placements en actions et en obligations. Les lobbies mobilisent.
    La bataille parlementaire dure neuf mois.
    Lorsque la loi est votée en 1964, Kennedy a été assassiné et Lyndon Johnson occupe la Maison Blanche.
    Il y ajoute un dispositif contraignant visant à ralentir les investissements directs des entreprises à l’étranger et les crédits bancaires afférents.

    C’est insuffisant. Les multinationales passent outre et les épargnants continuent d’amasser des valeurs étrangères. En 1971, les banques centrales ont accumulé 53 milliards de dollars, près de cinq fois le stock d’or de Fort Knox. Si chaque pays agissait comme la France, la Banque fédérale de réserve sauterait. Richard Nixon est maintenant aux commandes. Va-t-il dévaluer et renforcer la réglementation, afin de sauver le système monétaire international ? Paul Volcker lui recommande tout le contraire. Et il insiste, rapporte Time Magazine.

    Le 15 août, Nixon intervient à la télévision. Il dévoile son « plan d’urgence » : gel des salaires et des prix, surtaxe de 10% sur les importations américaines, et, surtout, fin de la convertibilité du dollar en or.

    Il n’y a plus de limite aux investissements à l’étranger des multinationales américaines.
    En revanche, le nouvel ordre monétaire va propager l’inflation dans le monde entier et conduire au premier choc pétrolier.
    Il est la première étape d’un désengagement généralisé des Etats, une politique que Ronald Reagan accentuera dans les années 1980, et que le « compromis de Washington » étendra au monde entier dans les années 1990.

    La présence de Paul Volcker au côté de Barack Obama laisse peu d’espoir que ce nouvel ordre mondial soit menacé. Mais bien entendu, on voudrait se tromper.

  38. Monsieur Leclerc…
    Vous connaissez nos points de vue et donc, je pense que vous n’aurez pas besoin d’un dictionnaire yvan-français ou d’un « mastère » de psychologie pour décoder mes propos.

    Vous commencez à dire « trop de vérités pas bonnes à dire »…

    D’ici que comme Cameron envoie l’armée dans les rues, le site risque de devenir inaccessible car « troublant l’ « ordre « public » »…

  39. Les marchés ne s’en laissent pas compter . En l’abscence de votre programme et en l’abscence
    d’un plan A qui pourrait consister selon les réflexes des politiques en un fond de sauvegarde
    des Etats alimentés par des coupes budgétaires pour honorer leurs échéances auprés des banques . On a çà :
    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CFRTR1U5:IND
    çà prévoit une depréciation de 17.3 % en 5 ans en $ .
    Autrement dit on prévoit une ‘planche à billets’ qui tourne plus vite ici que là-bas .
    Si c’était auto-réalisateur , ce serait une anticipation rationnelle . Je crois comprendre ce que
    signifie anticipation rationnelle . Au contraire de chez nous où dans la presse financiére on a une explication 3 mois aprés les cours , dans le monde anglo-saxons , les journaux prévoient , les CDS traduisent et les obligations écoutent .

    1. c’est prévu pour leurs zélites, quand les « pilgrim fathers » vont se rebeller contre les « Daltons » =) partiront en vol supersonique pour le désert australien ! au milieu des serpents et autres gentilles bêbêtes, seront en terrain de connaissance …
      si la City fait partie du voyage, on ne les regrettera pas ;..

  40. Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a affirmé
    « Le système bancaire français et européen est solide. Il n’y a pas d’inquiétude particulière à avoir en ce moment. On a une baisse des Bourses et le phénomène est amplifié parce que c’est le mois d’août » conclusion c’est physique aout avec ses chaleurs les bourses baissent , vivement les grands froids

  41. Finalement, pour satisfaire les marchés, il faudrait que l’on supprime l’ensemble des systèmes sociaux des états, pour ne pas dire supprimer les états eux-mêmes, et laisser aux seuls business managers, le contrôle de la planète. Quelque chose qui ressemblerait à la fameuse Worldcompany des Guignols de l’info de Canal+.
    Pour ce qui est de la crédibilité de ces fameuses élites qui nous gouvernent, je vous joins ces liens où les neurosciences démontrent que l’ensemble de nos élites (hommes, femmes politiques, managers etc..) ne sont en fait que des incompétents.
    http://www.sciencedaily.com/releases/2011/08/110809184157.htm
    http://www.psychologicalscience.org/index.php/news/releases/narcissists-look-like-good-leadersbut-they-arent.html

  42. Il y a 2 jours :
    L’Autorité des marchés financiers (AMF) ne juge pas nécessaire à ce stade d’interdire les ventes à découvert après la gift trench des marchés d’actions à la apartment de la dégradation de la note des Etats-Unis, a indiqué lundi une porte-parole du régulateur boursier. L’AMF a ajouté que les régulateurs européens étaient en contacts et qu’ils coordonnaient leurs actions

    Aujourd’hui : (ZH). A European market regulator is considering recommending a temporary ban on negative bets against stocks across the continent, in an effort to stop the tailspin in the markets, according to two people with knowledge of government discussions.

    The two people knowledgeable about the discussions said the authority might propose a ban on betting against all stocks or just financial stocks. It also may propose a ban on a certain type of short selling in which the party making the negative bet does not borrow the share it is shorting first. The bans would likely be temporary, just to calm the markets.

  43. Il faut laisser les Etats et les banques faire faillite
    http://www.courrierinternational.com/article/2011/08/11/il-faut-laisser-les-etats-et-les-banques-faire-faillite
    Le gourou de la finance zurichoise Marc Faber estime qu’une faillite des banques et des Etats ne signifierait pas la fin du monde mais permettrait au contraire de repartir sur de bonnes bases.

    Le secteur financier est devenu bien trop gros par rapport à l’économie réelle. A mon avis, le secteur financier doit s’occuper de garder l’épargne des gens et de la prêter à d’autres. Les banques ne devraient pas s’occuper de trading. Est-ce que le sauvetage des banques aux Etats-Unis a apporté quelque chose à l’économie ? Non.

    En fait, le problème n’est pas tant le manque de réglementations que les politiques monétaires beaucoup trop laxistes qui encouragent la spéculation. Il serait mieux d’avoir des politiques plus restrictives avec des taux d’intérêt plus élevés que des gouvernements qui ne cessent d’augmenter leurs dépenses et de baisser les taux.

    Plutôt pertinent ce qu’il raconte, non?

  44. Gouvernance de la zone euro: Sarkozy recevra Merkel le 16 août

    Nicolas Sarkozy recevra la chancelière allemande Angela Merkel le 16 août à l’Elysée pour évoquer la réforme de la gouvernance de la zone euro, thème sur lequel les deux dirigeants avaient promis des propositions fin juillet, annonce l’Elysée jeudi dans un communiqué. “Comme ils l’avaient annoncé à la suite de cette réunion” (le sommet européen du 21 juillet, ndlr), les deux dirigeants “ont décidé de formuler des propositions communes concernant la réforme de la gouvernance de la zone Euro avant la fin de l’été”, indique le communiqué, précisant que c’est “dans cet esprit” qu’aura lieu leur rencontre du 16 août, suivie d’une conférence de presse conjointe et d’un dîner de travail.

    Les exportations US en nette baisse, le déficit commercial se creuse.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-08-11/les-exportations-us-en-nette-baisse-le-deficit-commercial-se-creuse-856174.php

  45. Sarkozy va t’il refaire le coup de la « règle d’or ». des banksters : utiliser l’argent des citoyens pour renflouer les banksters rois de la spéculation qui mettent cet argent librement dans les paradis fiscaux sans qu’aucune règlementation ni loi ne l’interdise. La Droite sarkozyste est au service des banksters.

    Le prochain président de la BCE sera un ancien de Goldman Sachs. Son programme est celui de la Droite néo-libérale: réduire notamment voire supprimer progressivement le salaire différé ou indirect financé toute leur vie active par les 95% de citoyens travailleurs: droit à l’éducation, à la santé, à la retraite etc. C’est le programme qu’il a déja concocté pour l’Italie avec son compère Berlusconi. Les citoyens travailleurs vont-ils se laisser dépouiller sans réagir?

    1. La Police?
      Rien, elle attend…Quoi? Que la situation dégénère un peu plus, et alors on pourra, au choix ou tout ensemble:

      -Avancer les élections
      -Décréter l’Etat d’Urgence
      -Serrer un peu plus la vis aux plus démunis

      Ainsi sera réalisée une (première) partie du plan de confiscation totale des finances d’un pays…
      Passez muscade!…

      La Police aurait donc ordre de laisser pourrir, que cela ne serait pas si étonnant, dans cette optique.

    2. Mais que fait la police ?

      Il semblerait même que les policiers, l’armée et les agents des forces de l’ordre ne soient guère mieux considérés et traités, quel est avant tout le premier devoir moral d’un gardien de la paix dans une société ? Défendre avant tout les gens qui se fichent pas mal de respecter plus longtemps les lois et l’éthique humaine ? Moi à leur place j’aurais quand même de sacrés problèmes de conscience surtout au regard de certaines pratiques bien peu honorables et défendables de la part des plus grands coquins et filous de ce monde …

  46. C’est ce qu’on appelle parler pour ne rien dire ! :

    « L’Autorité des marchés financiers souligne dans un communiqué « que le fonctionnement régulier des marchés est altéré par la diffusion de rumeurs infondées concernant les valeurs financières cotées à Paris ». Le gendarme français de la Bourse rappelle que la « diffusion d’informations infondées peut constituer un manquement susceptible de sanction ; de même que le fait d’en tirer profit ». « L’Autorité des marchés financiers en tirera toutes les conclusions », conclut-elle. »

  47. Le pétrole WTI est à 83$ ; le Brent est à 105$, il y a une différence de 25% pour le prix d’achat de cette matière première entre l’Europe et les Etats-Unis (si je ne me trompe pas quelque part). Est-ce que François Leclerc ou Paul Jorion a une idée de ce que cela signifie ?

    1. @ Jean Valjean

      Une des explications avancées dernièrement pour justifier (au-delà des classiques questions de différence de qualité et de capacités, qui sont à mon sens caduques) le spread entre le WTI et le Brent tient à la saturation de Cushing – Oklahoma, où convergent désormais les pipelines canadiens et où sont livrés la plupart des contrats sur le WTI.

      1. …ou Julien Alexandre :-)))

        Oui, mais cela signifie également que les USA achètent leur pétrole 25% moins cher que l’Europe (pour le moment), cela va poser un sacré problème de compétitivité pour nous, non ?

    1. Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis presque quarante ans ont superbement ignoré la notion de discipline budgétaire. Tous. Les déficits sont devenus une routine, une facilité pour dépenser plus que ce dont ils disposaient, et personne n’y a trouvé à redire. Ils sont tous coupables et nous, les électeurs, le sommes tout autant. Les marchés, par contre, n’y sont pour rien. La sagesse, dont nous allons avoir besoin dans les années qui viennent, doit commencer par un grand mea culpa national.

      … Ça résume plutôt bien la doctrine qui sous-tend la politique actuelle !

  48. Pis, toute nouvelle solution consistant à mutualiser à l’étage supérieure la dette, quand bien même les Allemands accepteraient de souscrire aux euro-obligations, n’ayant pas le choix, est désormais devenue peu crédible, pour avoir trop tardé : le morceau est devenu trop gros à avaler.

    Pourriez vous expliquer pourquoi? Les USA font bien un QE1, QE2 et peut être QE3. De plus la somme des dettes nationales européennes à l’échelle de l’Europe est tout à fait gérable. Merci.

    1. Parce que les banques sont le problème et non pas la solution ! C’est elles qu’il faut en priorité nettoyer. Faire rouler la dette ne règle ni la question de leur solvabilité, ni celle des Etats, dans un contexte récessif appelé à durer.

      1. Merci pour votre réponse. Il faut en effet au préalable « fermer le robinet » avant de s’attaquer à l’inondation… Pour travailler dans une grande banque d’affaires française, je peux dire qu’en interne de nets progrès ont été faits en ce qui concerne l’endettement et l’utilisation du cash dans les opérations de marché/clientèle. (il aurait fallu bien sûr le faire bien avant…).
        Ceci dit, les banques ne sont pas responsables sur la gestion de la dette des pays au sein de l’Europe monétaire. Si on leur propose de reprendre de la dette de certains pays à des prix canons, en tant que sociétés privées, elles ne vont pas se gêner! Il faudrait donc avant tout revoir la gestion de la dette européenne, c’est à dire redéfinir la mission de la BCE afin de lui permettre d’émettre des eurobonds face à la dette de chacun des états européens. cela nettoierait ipso facto les banques.

  49. « U.S. equity futures erased losses before markets opened today after applications for jobless benefits decreased 7,000 in the week ended Aug. 6 to 395,000, the fewest since early April. »

    Faut bien trouver des raisons objectives à un rebond. 400000 la semaine dernière, révisé à 402000. 395000 cette semaine, révisé la semaine prochaine. Je pouffe !

    http://www.bloomberg.com/news/2011-08-11/european-stocks-u-s-futures-rally-with-metals-as-treasuries-franc-drop.html

    1. Ceux qui ont été radiés des jobless benefits ( on les radie la veille de la publication des chiffres pour les réinscrire la semaine suivante) , ceux qui ne s’inscrivent même plus, qui n’ont plus d’adresse ( expulsés) , les SDF jamais recensés car inscrits nulle part et ceux qui sont morts de privations ou de froid disparaissent des chiffres du chômage . Et c’est pris pour une bonne nouvelle par les gogos !!!

  50. vers une interdiction des ventes à découvert ?

    « … les interdictions seraient en tout cas probablement temporaires… »

    – Bon, aujourd’hui c’est interdit.
    – Ah bon ? Mais hier c’était autorisé !
    – Bah oui, mais aujourd’hui, c’est IN-TER-DIT !
    – OK alors. Et demain ?
    – Ben… demain ce sera autorisé.
    – OK, à demain alors.
    – A demain.

  51. J’ai bien du mal à avaler deux de vos observations:
    « Empiler les plans de rigueur est une aventure dont on voit en Grande-Bretagne ce qu’elle peut susciter. Ce qui ne signifie pas qu’elle ne doit pas être tentée, faute d’alternative. »
    Vous seriez vous converti à la religion « des plans de rigueur » ou plutôt de régression (sociale) ?

    « Les marchés ont tiré la conséquence logique de ces deux impasses parallèles »
    Vous prêter aux marchés des comportements comme s’il s’agissait d’êtres humains. Par ailleurs, vues les évolutions contradictoires d’une heure sur l’autre qui touchent ces mêmes marchés, comment leur prêter une logique ?

  52. tout le monde sait bien ce qui se passe.
    le dollar doit rester la monnaie de réserve. son affaiblissement fait qu’il n’en n’est que plus dangereux.
    et pour cela, il doit tuer tout ce qui se met en travers de sa route
    monnaies, banques, gouvernements, politiciens, pays, économies.
    bien malin qui peut deviner l’issue du combat.

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