Flash – 11h : CHAMPAGNE POUR PRESQUE TOUT LE MONDE ! par François Leclerc

Billet invité

À l’école des sorciers de la finance, la Fed, le maître de la classe des grands, a sonné le début de la récré. « Champagne pour tout le monde ! » s’est écrié Wall Street, actionnant ses ressorts les plus intimes, saluant faute de mieux le guichet ouvert et gratuit offert pour les deux années à venir. Cela n’a rien donné auparavant pour l’économie, mais c’est accessoire et rappelle les pays en conflit, où la guerre est si jolie et les fêtes si folles…

Les places européennes ont commencé par suivre, soulagées mais pas certaines qu’il y a assez de bouteilles en réserve pour tenir, l’euphorie de l’ivresse n’ayant qu’un temps… Déjà, on attend l’ouverture de Wall Street dans cette ronde boursière infernale.

À Manchester, on a aussi mis les bouchées doubles pour se rattraper, mais d’une autre manière. À son tour, une émeute y a éclaté, alors que dans les quartiers des villes déjà touchées des milices d’auto-défense ont patrouillé cette nuit. Pour protéger de la « racaille criminelle » le petit commerce et la communauté, surtout si elle est « blanche et respectable ». Un officier de police a appelé la population à « réfléchir soigneusement qui elle soutient », en prélude aux arrestations qu’elle prépare sur la base des images enregistrées par le réseau de caméras de télésurveillance.

En Israël, c’est sur un tout autre mode que les classes moyennes ont exprimé leur profond malaise et mis en cause pour ses conséquences sociales le modèle économique néo-libéral, soutenant massivement (80 % selon un sondage) les manifestants, qui font non sans ironie référence aux Égyptiens de la place Tahrir. Si l’on se déplace jusqu’au Chili, ce sont des dizaines de milliers d’étudiants qui continuent de s’opposer depuis trois mois à la cherté élitiste de l’université. Les mineurs du cuivre venant d’annoncer qu’ils se joignaient aux étudiants.

Même modèle, contestations différentes.

Quels vont être les lendemains de ces fêtes ?

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86 réflexions au sujet de « Flash – 11h : CHAMPAGNE POUR PRESQUE TOUT LE MONDE ! par François Leclerc »

  1. Quels vont-être les lendemains de ces fêtes?Un lancinant mal de tête, très probablement. A moins que l’on réussisse à inscrire le projet de référendum suivant:

    Référendum

    Voici mon projet de Référendum :

    Une question est posée aux Français.

    « Voulez-vous conduire au pouvoir à la prochaine élection présidentielle de 2012 une formation politique qui vous imposera pour votre bien les dix orientations suivantes :

    1- La concurrence non faussée entre économies à standards salariaux abyssalement différents ;

    2- La menace permanente de délocalisation ;

    3- La contrainte actionnariale exigeant des rentabilités financières sans limites, telles que leur combinaison opère une compression constante des revenus salariaux ;

    4- Le développement de l’endettement chronique des ménages qui s’ensuit ;

    5- L’absolue licence de la finance de déployer ses opérations spéculatives déstabilisatrices, le cas échéant à partir des dettes portées par les ménages (comme dans le cas des subprime) ;

    6- La prise en otage des pouvoirs publics sommés de venir au secours des institutions financières déconfites par les crises récurrentes ;

    7- Le portage du coût macroéconomique de ces crises par les chômeurs, de leur coût pour les finances publiques par les contribuables, les usagers, les fonctionnaires et les pensionnés ;

    8- La dépossession des citoyens de toute emprise sur la politique économique, désormais réglée d’après les seuls desiderata des créanciers internationaux et quoi qu’il en coûte aux corps sociaux,

    9- La remise de la politique monétaire à une institution indépendante hors de tout contrôle politique ;

    10- La marche absolue vers le nucléaire, sans consultation ni débats préalables sur les coûts et risques financiers, industriels, sociaux et environnementaux. »?

    Votre réponse est négative ? Parfait. Vous tenez votre destin entre vos mains. Votre avenir sera ce que vous en ferez. Votez pour un programme dont les thèmes sont précisément contre tout ce que vous venez de lire.

    Ecrivez à votre Député, à votre Sénateur pour leur dire que cette « Règle d’or  » est une ineptie et que s’ils s’avisent de la voter, s’ils s’avisent une fois de plus d’interpréter votre pensée et vos choix, il leur en cuira.

    Une plaie béante ce gouvernement , à renverser en 2012. En évitant de reconduire son clone, si possible…

    Bien à vous,

    Renaud Bouchard

    Références :

    Je reprends ici pour partie les conclusions de l’excellent article de F. Lordon publié dans la dernière livraison du Monde Diplomatique d’août 2011 :
    F. Lordon, » La démondialisation et ses ennemis « .
    http://toutsurlachine.blogspot.com/2011/08/analyse-la-demondialisation-et-ses.html

    Sur les référendum (a) :

    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/approfondissements/referendums-ve-republique-leurs-resultats.html

  2. Ce sont des fêtes, oui, d’une certaine manière. Je suis de ceux qui rêvent qu’elles se multiplient.
    Parce que, tout de même, trop, c’est trop et qu’on ne peut continuer « comme cela »…

  3. La crise Européenne qui va certainement rebondir pour la xième fois prochainement aura vite fait de refermer le ‘free bar’…

  4. Ils semblent en tout cas vachement décidés à faire la fête :
    http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-emeutes.-Trois-hommes-ecrases-par-une-voiture-a-Birmingham_6346-1903320-fils-tous_filDMA.Htm
    « Selon la BBC, qui cite les témoignages de personnes du voisinage, les victimes appartenaient à une groupe d’autodéfense et tentaient de prévenir les pillages dans le quartier. Elles sortaient d’une mosquée.

    Les trois hommes ont été renversés peu après une heure du matin. Deux sont morts sur le coup. Le troisième homme, qui a été hospitalisé, a succombé peu après des suites de ses blessures. »

    Lu par ailleurs :
    La police incite la population à dénoncer les « terroristes » et lui conseille de « bien choisir son camps »…

    D’ici qu’à chaque décès de policier ils fusillent 10 personnes tirées au hasard, ça nous rappellera de bons souvenirs.

  5. « Pour protéger de la racaille criminelle le petit commerce et la communauté, surtout si elle est blanche et respectable. »
    Vision paut etre un peu reductrice du probleme, les gens ici se sont reelement senti abandonnes car dans la nuit de lundi on a vu des scenes de pillage se deroule dans certains quartiers pendant plus d une voire deux heure sans que la police ne montre signe d existence. Et ca dans toutes sortes de quartiers, blancs ou non, respectables ou non. Vous faites surement reference a l EDL qui essaie de recuperer la situation, mais elle n opere pas vraiment dans des quartiers favorises. On a observe le meme phenome de  » veille citoyenne » dans des quartiers turcs, sikhs, bangladais, ou tout simplement tres multiethniques. En Angleterre dans les villes la mixite sociale (ou au moins une juxtaposition de populations defavorisees et privilegiees d une rue a l autre) est une vraie realite dans de nombreux quartier, contrairement a d autres metropoles comme paris. Surement Il existe un risque de tensions communautaires, mais pas seulement dans le sens « petits blancs respectables » contre les autres.

    1. C’est plus complexe, vous avez raison de le rappeler. Et comme vous dites, il s’agit bien d’une « juxtaposition de populations… »(ce qui renvoie au débat communautarisme versus intégration).

      Je ne reprenais pas à mon compte les expressions que vous soulignez, les ayant mis en italique.

      L’expérience tend à monter que ce sont toujours les pauvres qui souffrent le plus de la violence sociale, émeutes comprises. Parce qu’ils ne bénéficient pas des mêmes protections que les riches. Ils tentent alors de se protéger comme ils le peuvent, avec leurs propres moyens.

      Mais l’utilisation politique des émeutes, c’est une autre affaire, comme on commence à le voir. Et ce n’est qu’un début.

      1. Merci Michel d’avoir apporté cette précision. Sinon je l’aurais fait.

        Effectivement, cette phrase – « Pour protéger de la racaille criminelle le petit commerce et la communauté, surtout si elle est blanche et respectable » – est réductrice. Elle est même dangereuse, surtout sur ce blog qui s’efforce à dire la vérité et non pas ce que raconte le ‘main-stream media’. Ce genre de remarque ne fait qu’étayer les divisions raciales et sociales, or dans le cas présent ces milices sont un exemple extraordinaire de rassemblement des différentes communautés pour pallier à l’absence de l’état (police invisible dans de nombreux cas).

        Je viens de voir à l’instant un reportage sur SKY news sur la communauté Sikh qui a organisé un des ces milices d’auto-défense à Londres. Pour tout le monde, pour toute la communauté.

        Michel a aussi raison de souligner que dans des grandes villes en Angleterre la mixité sociale est bien plus présente qu’à Paris (où je vis).

      2. « Pour protéger (…) la communauté, surtout si elle est blanche et respectable » : si ces expressions ne sont pas de vous, vous devriez les mettre entre guillemets et indiquer vos sources. Stigmatiser insidieusement un groupe ethnique quel qu’il soit, même blanc, revient toujours à blesser inutilement des gens. Vous devriez peut être y faire plus attention et être sans ambigüité sur un tel sujet. Maintenant, si ce que vous affirmez est un fait observable (à savoir que des milices protègent effectivement et seulement une communauté blanche et respectable – de gens qui ne le sont donc peut-être pas ?), alors vos propos sont légitimes (mais il convient à ce moment d’indiquer des sources vérifiables sur ce sujet).

      3. J’ai utilisé des italiques, comme je le fais d’habitude, pour au contraire prendre mes distances avec des emplois de mots ou des expressions.

    1. Touati qui s’est définitivement décrédibilisé depuis 2007, qui n’a remarqué aucune des bulles qui sont apparues depuis 1991. Il est étonnant que de tels commentateurs soient encore et toujours sollicités.

    1. l’article de Sudouest écrit :

      La prolongation des violences ne ferait qu’alimenter les débats sur les causes cachées de la haine : les coupes claires dans les budgets sociaux, la panne sèche de l’ascenseur social, le chômage des jeunes qui atteint 30 % dans certains des quartiers embrasés. Hier matin, toute l’Angleterre a ouvert les yeux sur cette réalité.

      Ben espérons que les anglais les ouvrent, leurs yeux, sur cette réalité. Malheureusement, j’en doute.

      Car quand je vois les titres des journaux de merde à grand tirage britanniques d’aujourd’hui, j’ai l’impression qu’ils essaient bien de leur fermer, les yeux!

      The Times

      David Cameron today pledged all necessary powers to police to track down and jail the rampaging youths who looted shops and burnt homes in a spree of wanton violence, saying water cannon would be available…

      The Sun

      SHOP A MORON
      Name and shame a rioter

      The mirror

      Self-pitying scumbags
      Tony Parsons on the warped logic of no-hopers good for nothing – and afraid of nothing

      The dailymail

      At last Cameron orders police to come down hard on sick looters (some aged as young as NINE)

      Des débiles mentaux, des petits merdeux, des bons à rien, des malades, voilà tout ce que la presse britannique à grand tirage a à dire!

  6. Suite à la Vidéo de Paul et ce billet de François.
    Pourquoi tant de « remu-ménage » sur les mouvement des bourses ?
    Encore une fois ce « rebond » ne m’a pas du tout surpris, mystère ou pas, il « devait » se produire. Telle est mon intuition. Les logiciels boursiers font en sorte que, selon les exigences du moment et le rythme à suivre, le « yoyo », ressérré ou étalé c’est selon, doit produire ses effets de crêtes et de vallées propres au terrain de jeu recherchépar les traders. Les mouvements de la bourse sont entièrement déconnectés de l’économie réelle et normale, l’implication des banques dans ce casino stérile empoisonne littéralement l’économie indispensable et productive. Mais la planète peut sauter sous nos pieds, les marchés boursiers continueront le monopoly mondial, au moins tant que des sous-hommes et des sous-pays, soutiers de l’économie minimum, seront en état de travailler…
    Philippe Béchade (en congé actuellement je crois) a souvent fait allusion aux algorythmes à l’œuvre, qui « de toute façon » « pilotent » la bourse. Bizarre que personne n’y ait fait allusion.

    1. Une chose est un phénomène, une autre sa perception et sa mesure  !

      Il n’y a pas de baromètre pour mesurer l’implosion en cours du système, et les bourses en sont un des thermomètres imparfaits et biaisés. On pourrait intituler « A la recherche de l’indice perdu » l’exercice qui consiste à en trouver un rendant parfaitement compte de la situation. C’est illusoire, même le fameux Baltic Dry Index à qui l’on attribue parfois ce rôle (à tort) a ses limites…

    1. Heureusement que je suis radin… sinon j’étais capable de me laisser tenter et de payer la tournée générale.

  7. Et ça ne vaut même pas une bolée de cidre!!!!En attendant la rentrée sociale en France et le printemps breton…Vive les canards sauvages! France Furby

  8. François écrit :

    En Israël, c’est sur un tout autre mode que les classes moyennes ont exprimé leur profond malaise et mis en cause pour ses conséquences sociales le modèle économique néo-libéral, soutenant massivement (80 % selon un sondage) les manifestants, qui font non sans ironie référence aux Égyptiens de la place Tahrir.

    Mais le prix de l’électricité comme du gaz devront bien grimper en Israël grâce à ceux de la place Tahrir…
    Xinhua via afriquinfos
    http://www.afriquinfos.com/articles/2011/8/6/brevesdafrique-184200.asp :

    Le procès de M. Moubarak mercredi a révélé en particulier le problème relatif à l’approvisionnement d’Israël en gaz naturel provenant d’Egypte.

    Les procureurs ont accusé l’ancien président égyptien d’avoir convenu avec l’ancien ministre du Pétrole Sameh Fahmi de signer un contrat avec la compagnie Eastern Mediterranean Gas pour fournir à Israël du gaz naturel à bas prix, ce qui s’est traduit par une perte d’environ 120 millions de dollars pour la partie égyptienne.

    M. Moubarak a nié les accusations portées à son encontre. Mais le gazoduc à Arish, en Egypte, a fait l’objet de cinq actes de sabotage depuis février, le dernier ayant eu lieu le 30 juillet.

    Les saboteurs ont utilisé des explosifs similaires à ceux utilisés les fois précédentes en ciblant différents tronçons du gazoduc. Pour l’heure, les autorités n’ont encore annoncé aucune arrestation de suspects. Les travaux de réparation sont en cours, et un plan visant à renforcer les mesures de sécurité a été mis en place pour protéger le gazoduc.

    « Ces attaques porteront atteinte aux relations économiques bilatérales basées sur le secteur du gaz », a indiqué Gamal El-Gawad, directeur du Centre Ahram pour les études politiques et stratégiques, lors d’une interview accordée à Xinhua.

    Aucun individu ni groupe n’a revendiqué la responsabilité de ces actes ciblant le gazoduc, destinés probablement à faire cesser l’exportation du gaz naturel vers Israël.

    Selon M. Gawad, il y a beaucoup de groupes conservateurs au Sinaï qui refusent d’exporter du gaz vers Israël. Il pourrait également y avoir une responsabilité liée à la région, a-t-il ajouté.

  9. « Yemoko, issu d’une famille originaire de la République démocratique du Congo (RDC), réfute toute base ethnique à cette contestation. « Il y a des Noirs, mais pas seulement. J’ai vu des gens de toutes les origines », insiste-t-il. (…) Le pillage des boutiques de marques, pourtant peu populaire chez ses compatriotes, ne l’émeut pas plus. « On n’est pas violents contre les gens, et puis, ici, on n’a pas incendié de bâtiments. En revanche, on cible les richesses. On ne fait que reprendre l’argent qu’on a donné. Si on met l’économie à terre, ça va peut-être faire bouger les choses », argumente-t-il.
    source : http://www.leparisien.fr/international/un-emeutier-de-londres-on-cible-les-richesses-10-08-2011-1560926.php

  10. Quelqu’un a-t-il entendu dernièrement un syndicaliste?
    Quels magiciens les ont fait disparaitre au fond du chapeau médiatique ?

    1. Lettre de Marx à Engels du 10 décembre 1869:
      « l’ouvrier ordinaire anglais hait l’ouvrier irlandais qu’il voit comme un concurrent qui pèse sur son niveau de vie (en faisant baisser les salaires). Il se sent supérieur à l’Irlandais car il appartient à la nation dominante et devient ainsi un instrument des aristocrates et des capitalistes anglais contre l’Irlande, renforçant ainsi leur pouvoir sur lui-même. (…) Cet antagonisme est le secret de l’impuissance des ouvriers anglais malgré leur organisation. Il est le secret du maintien de la domination capitaliste »

      1. Retour vers le futur.
        Ce n’est donc pas une « légende urbaine. »…. ?!!!!
        Le Viagra est l’avenir de « l’hommo- syndickus  » organisateur des antagonismes désamorcés. 🙂
        Merci pour ce morceau choisi Charles.
        69, année névrotique.

  11. « Quels vont être les lendemains de ces fêtes ? »
    Je crains bien que le monde soit « verrouillé » pour longtemps.

    Il me semble (je n’ai aucune compétence particulière, alors j’y vais mollo) qu’il y a trois stratégies pour voir une minorité imposer ses intérêts propres, à une majorité : la violence, la propagande et la verroterie ou autres colifichets.

    ll me semble (mollo, mollo, encore) qu’on a souvent vu utiliser deux de ces processus à la fois (la violence et la propagande nazies ou communistes ; la violence et la verroterie pour les peuples colonisés ; la propagande et la verroterie pour voir se constituer le Nouveau Monde, peuplé de bigots avides d’argent à l’infini) ; mais notre pseudo libéralisme issu de nos ex-social-démocraties n’aurait il pas un talent nouveau pour marier les trois ?

    Propagande massive (y compris la publicité commerciale, qui promeut un certain type de société, conçue en dehors de tout débat politique ; sans parler de la confusion entre presse et activité commerciale) associée à la dépendance des masses pour la verroterie moderne (ah ! on leur fait même croire que cette verroterie permet des révolutions .. sans idéologie politique : la révolution 2.0) et en temps opportun une violence multiforme (cf. Londres actuellement, mais aussi Mélanie Klein ‘La stratégie du choc’ dont un chapitre traite de la violence liée à la cotation de emprunts d’Etat, manipulée par une droite soucieuse de limiter les dépenses sociales).

    On est englués ..

    1. The USA should invade the USA and win the hearts and minds of the population by building roads, bridges and putting locals to works.

      Paul Myers

  12. En 2005 en France on a glosé sur l’échec du modèle d’intégration républicain français.
    Maintenant on voit que le modèle communautariste anglais produit aussi des émeutes urbaines.
    Ce que nous avons par contre en commun c’est que nous sommes deux nations ayant eu un Empire, et que de cet ex-Empire viennent des populations souvent pauvres attirées par le miroir aux allouettes de notre société de consommation et d’abondance. Le problème c’est que cette société est en crise économique grave, et les alouettes sont frustrées de ne pas accéder aux biens dont elles rêvaient.
    Alors elles s’énervent et vont piquer le grain directement dans les silos.

    1. Ce que nous avons aussi en commun c’est une société inégalitaire où se creuse l’inéquité du partage de la richesse.

      Le racisme qu’est-ce que c’est? Le racisme c’est une maladie mentale consistant à spontanément interpréter toutes les dynamiques sociales selon un prisme « racial » ou ethnique.

      1. @ Ric
        Le racisme semble une maladie mentale, mais en fait il est né à l’époque coloniale comme support idéologique (représentation indépendante de la réalité) de l’esclavage puis du colonialisme.

    2. Ce qu’on constate en fait avec du recul, c’est une planète où l’espèce dominante se bat pour avoir des miettes du gâteau et rien d’autre…Tout le monde essaie de se tailler sa part, ça peut devenir très violent, voir dans de nombreux pays, Amérique Latine, Afrique, Chine, pas très agréable même pour les détenteurs de « grosses parts » car il faut toujours les défendre

    1. Vu qu’il s’agit seulement pour eux d’égrainer « des mesures » dont ils disent  » que nous serons amenés à prendre », on peut évidemment s’intérroger de savoir qui peut bien leur tenir le stylo ?

  13. En tout cas, en France, pour les contribuables imposables, voir lourdement imposables, ça devient, « enfin », plutôt la soupe à la grimace que le champagne. Pendant que Sarko et Baroin disent qu’ils ne vont surtout pas augmenter les impôts pour calmer leur électorat… Et bien ils augmentent… les impôts sur les revenus des particuliers en réduisant sérieusement les possibilités de les diminuer. Ils devraient nous sortir encore de nouvelles mesures dès début septembre pour renforcer les coupes sur les niches fiscales, voir rediminuer le plafond fiscal.
    On a encore de la marge dans ce sens là, suffisamment de marge pour soit augmenter les recettes fiscales et à activité constante, continuer de réduire notre déficit, soit maintenir les recettes fiscales en anticipation d’une baisse de la progression du PIB, ce qui, je pense, est en train d’être anticipé. Donc suffisamment de marge pour ne pas augmenter les taux des tranches ou mettre en place de nouvelles tranches, ou augmenter la CSG, ou… la TVA au moins jusqu’aux prochaines élections…
    Le gouvernement ne se donne visiblement aucune latitude sur le ratio dette/PIB de cette année et de l’an prochain, quelque soit l’activité, les marchés tiennent nos gouvernements pas la barbichette. Ca va bientôt devenir « à quitte bute le mieux » pour conserver notre AAA. Et pourquoi pas, dans un avenir proche, supprimer toutes les niches fiscales ou quasiment. Dans cet esprit, les droits de succession sur le conjoint survivant et autres recettes supprimées ces dernières années et qui nous font tant défaut, pourraient revenir rapidement à l’ordre du jour si l’activité chute.

  14. Les bourses ont perdu 930 Mds € dans les premiers 9 jours d’août.
    http://www.expansion.com/2011/08/10/mercados/1312931351.html

    Pour Roubini l’Espagne ne pourra pas éviter la récession et l’Irlande et le Portugal seront insolvables l’année prochaine. Pour lui ces deux pays sortiront très probablement de l’euro dans les prochaines 5 années.
    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3298223/08/11/Roubini-predice-que-indudablemente-Espana-va-de-nuevo-hacia-la-recesion.html

    Chute des ventes de logements en Espagne en juin: – 22,9 % .
    http://www.eleconomista.es/vivienda/noticias/3298436/08/11/La-compraventa-de-viviendas-profundiza-su-caida-hasta-el-229-en-junio.html

    1. Roubini devient un tacheron pénible dans le prédiction des catastrophes en Europe.
      Cet acharnement à ne pas voir leur poutre, et brosser dans le sens du poil
      ses auditeurs anti-tout laisse penser qu’il a des fins de mois difficiles (les 30 derniers
      jours , vu la constance dans l’auto-aveuglement.)

      Par les temps qui courent que vaut une prédiction à CINQ ans ?
      Et il n’y a personne pour lui remontrer que ses trucs sont du toc ?
      Roubini : celui qui persévère à mépriser son lectorat ou son auditoire,
      pas comme Oudini. Rien dans les poches, rien dans la tête, tout
      dans la boule de cristal. Tout l’avenir dans et par les cartes: Master-Card, Bleu, Visa, etc…
      .

      ( En passant, son score de prédicteur ne doit pas être loin derrière « celui qui monte sur une table
      quand les taux d’intérêt montent d’un demi-point. » )

      « celui qui monte sur une table quand les taux d’intérêt montent d’un demi-point. »
      tiré de « L’anti-bloc-notes de Louis-Henri Brulard  » par J.P. VOYER

      1. Pécresse parle de l’abandon de ‘quelques niches fiscales’…motif de ce choix?Sa réponse: elles ne sont pas éfficaces!!Il aura fallut 4 ans pour s’en rendre compte?
        Mais aucune hausse d’impôt…je demande à voir!
        Une niche fiscale supprimée Valérie c’est une hausse de taxes déguisée tu sais, nous ne sommes pas si idiots.

    1. On pouvait encore croire aux lendemains qui chantent, c’est beau la jeunesse. Mais la gueule de bois est vite arrivée…
      En guise de socialisme on a eu les années pognon, avec Tapie comme figure emblématique!
      Et le fameux « Vive la crise » présenté par Yves Montand et Laurent Joffrin. Il s’agissait de nous convaincre des vertues de l’économie « libérale de marché », et de la « concurrence libre et non faussée ». Ce sont les mêmes qui plus tard (sauf Montand paix à son âme), ont fait de la retape pour le camp « ouiste » en 2005. Finalement tout cela se termine aujourd’hui par un grand feu d’artifice financier et une récession économique dont on ne mesure encore pas toute l’ampleur et les conséquences.

  15. @tous ceux qui veulent que ça change

    Dans une zone économique et financière proche du « zero rate bound » ( taux d’intérêts nuls) et pour longtemps apparemment ,la politique monétaire devient par définition inefficace.
    Dans une configuration analogue pendant la grande dépression, la politique budgétaire avait pris le relais, car les agents ( entreprises , ménages ) étaient incapables de modifier leur comportement. MAIS voila, aujourd’hui hui nous sommes confrontés à 2 écueils majeurs:

    1/ la dette atteint des proportions qui rendent quasi impossible l utilisation d une politique budgétaire expansionniste cad financée par dettes problème 1 = endettement trop important
    2/ On pourrait passer outre par une politique budgétaire financée par fiscalité entre équilibre entre offres et recettes. Quel serait alors l impact sur la fuite des capitaux étant donné que nous sommes dans un monde de change flexible à la parfaite mobilité de capitaux
    problème 2 = mobilité parfaite des capitaux ( change flexible) qui rend la politique budgétaire moins efficiente.

    Nous voyons donc que cette grande crise ressemble énormément à la grande récession des années 30 avec deux différences notables : un endettement bp plus fort des agents ( état, ménages ) et une ouverture surtout financière des économies beaucoup plus forte.
    De plus, il y a un précédent récent avec le japon des années 90 qui n’arrive pas à sortir de cette spirale que d aucuns appelleront trappe à la liquidité/recession. Le japon a tenté à de multiples reprises des relances budgétaires qui se sont toutes révélées défectueuses. La seule conséquence a été un carry trade massif des agents japonais emprunter en yen pour placer dans une autre monnaie. Aujourd’hui ,nous observons le meme phénomène avec le dollar par rapport aux autres monnaies, ce qui favorise la demande externe mais certainement pas la demande interne. C ‘est d autant plus vrai pour un pays comme les USA à la composante interne importante.

    Résumons :

    situation des années 30 : un état pas endetté, des ménages endettés, des taux de marge des entreprise faible, changes fixes, mobilité réduite des capitaux.

    situation d aujourd’hui : un état endetté, des ménages endetté , des taux de marge fort et globalement des entreprises en bonne santé financière, changes flexibles, mobilité quasi parfaite des capitaux

    En faisant cet état des lieux, il semble que le seul outil dont nous disposons aujourd’hui hui comparé aux années 30 est le taux de marge des entreprises. Or, la politique industrielle depuis 1975 est fondé sur un mythe, ce sont les profits d aujourd’hui hui qui doivent créer les investissements de demain et les emplois d après demain. Mythe car c est omettre un élément fondamental par rapport aux années 70, c est que l economie est beaucoup plus ouverte ( financièrement et économiquement) aujourd’hui hui. Des lors, il y a des arbitrages financiers et fiscaux mondiaux ce qui contredit biensur l hypothèse d allocation parfaite des ressources. En créant un monde ou le capital a une mobilité parfaite et le travail est lui immobile par définition, on a démultiplié ces arbitrages. Des lors la célèbre phrase d helmutt Schmitt reprise à tue tete par nos gouvernements ou institutions qui gouvernent le monde ( banques centrales, banques, entreprises) entrainés qu eles sont par un pseudo contenu intellectualisant ( supply side economics, chicago boyz et libertariens en tout genre) non seulement est fausse mais encore plus dangereuse car aggravant une situation initiale délicate.

    Que faire ?

    Persuadé que la solution viendra d une vue hétérodoxe comme celle qui existe sur ce site, avec Paul et les autres,j en appelle à votre bonne volonté car aujourd’hui i la boite à outils apparait très délicate rapport à une situation ultra complexe. J attends vos propositions que vous soyez d accord ou pas sur le diagnostic. N hesitez pas a le corriger d ailleurs.

    1. question: pourquoi ce refus de l’inflation en 2008?
      n’est ce pas un moyen de purger la rente et relancer le système?
      c’est quoi le bleme? uniquement le rapport de force avec la rente? la compétition internationale?
      la guerre euro dollar?

      1. On evoque souvent l inflation au singulier alors que son utilsation au pluriel serait peut etre plus adequate. Il existe non pas une inflation mais des inflations:

        inflation par les couts internes : cette inflation provient des couts internes aux entreprises et- aux ménages. Ces couts ce sont essentiellement les salaires. A chaque nivellement des salaires par le haut, les profits ( ventes – couts) baissent. Pour reconstituer la marge; dans un effet de second tour les entreprises répercutent l augmentation de leur cout sur l output ou produit fini.

        inflation par la demande = c’est un déséquilibre entre l offre et la demande ou biensur la demande est excedentaire par rapport à l offre.

        inflation importée externe par les couts : elle correspojnd à l augmentation du pétrole, à la baisse de la devise, hausse des matieres premeires.

        Dans les années 70, on a etabli qu il fallait reconstituer les profits des entreprises.
        Ca veut dire soit augmenter le chiffre d affaires ou baisser les couts. On a choisi la seconde voie/ En s attaquant à l offre, c est à dire en multipliant la concurrence l inflation par la demande a baissé. En s attaquant aux salaires, on a reconstitué les profits des entreprises
        L inflation importée a elle aussi fortement baissée due au degonflage du prix du petrole dans les annees 80 et surtout à la mondialisaion et aux delocalisations dans des pays a bas couts.

        En combattant, l inflation on a permis aux marches financiers d exploser littéralement dans les années 80 . Eseentiellement sur 2 compartiments : 1/ le compartiment actions qui correspond aux capitaux propres 2/ le compartiment dettes qui correspond aux obligatiions corporate pour les entreprises et aux obligation souveraines pour les etats. Pourquoi ? car la desinflation permettait de proteger les créanciers. Or a la base, les marchés financiers servent à financer les entreprises. En financant des entreprises aujourd hui , c etait l emploi de demain conformément à la formule. La réalité c est que seuls les profits et par là meme les actifs ont progresse.
        Les salariés pour compenser cette perte de revenus ont du s endetter pour acheter des actifs ( financiers ou immobiliers ) puisque seuls ceux ci sont rémunérateurs. C’est ce qu on appelle l effet richesse. Plus le prix d un bien immobilier augmente, plus le montant de prets contactés par ailleurs peut augmenter. Mais que se passe t il quand ca diminue?
        La on plonge directement dans la crise des subprimes aux usa qui s est propagée sur l ensemble de la planète dans les bilan des banques via des produits financiers complexes ( ABS, MBS, CDO). Ces produits visaient normalement à exterioriser le risque immobilier des banques , ils l ont en fait démultiplier.
        Les Etats ont donc du réagir massivement par 2 canaux : 1/ politique monetaire expansionniste ( baisse des taux d interets , acahts massifs de titres immobiliers detenus par les banques) 2/ politique budgetaire par endettement en se concentrant surtout en france et en europe sur les problemes de liquidité bancaire.
        L endettement d aujour dhui n est pas la consequence ( c est moins vrai aux usa ) de la relance mais d un effet ciseau lié à la contraction du pib ( reccettes qui diminues des depenses qui augmentent ).
        Et nous voila aujourd hui après ce petit parcours des années 70 à aujour dhui.

        Alors que faire ?

        L inflation peut en effet etre une solution. Encore faut il qu elle soit gérable. Car on peut tres vite deborder sur de l hyperinflation ( +10 +20 % par an comme dans les années 70 meme si techniquement on ne l apas appelé tel quel). L inflation salariale permettrait effectivement aux travailleurs de se relancer via la consommation. Mais il ne faut pas que l entreprise la repercute par un effet de second tour sur le prix final auquel cas on rentrera dans la spirale ( inflation salariale inflation produit fini à nouveau inflation salariale car le pouvoir d achat diminue etc etc etc = hyperinflation). Il faut donc dans ce cadre que l entreprise accepte de baisser son taux de marge. Ca aura pour effet une repartition plus equitable entre rémunération du travail et du capital.Quand je parle des entreprises, je parle evidemment des entrrpises coteess mais aussi des entreprises non cotees.
        En dehors de l hyperinflation qui nous indique bien que linflation doit etre absolument géré, l inflation revet une dualité : 1 / augemente les salaires
        2 / elle baisse les possibles financements des entreprises.

        Quele effet l emporte sur l autre ? Pour etre honnete je suis incapable d y répondre. Ma conviction et que pour avoir une inflation forte il faut y avoir un secteur public important car par deffinition une inflation va decourager l entreprise. Dans l etat actuel des nos economies largement dominé par le privé ca risque de decourager l entreprise.
        Au dela de cette problematique générale, on voit bien que le probleme numero 1 concernant l inflation est la rentabilité avec toujours la menace sous jacente de l arbitrage financier et fiscal ( le fameux appel alain delon à baisser l impot autrement il continuera à habiter en suisse.).
        Donc pour mener une politique inflationniste avec baisse des taux de marge des entreprises il est essentiel pour ne pas dire indispensable d empecher cet arbitrage. C est à dire combattre les paradis fiscaux , c est a dire aussi etablir une veritable convergence fiscale sur le capital pas sur le travail entre chine usa europe et plus généraklement un consensus mondial).

        N oublions pas que l inflation a toujours coincidé dans un autre etat de l economie ( change fixe, etat fort , mobilité reduite des capitaux ) et que cette réalité n est plus la réalité d aujour dhui. Donc un maitre mot = régulation mondiale sur le capital.

      2. @rené,

        vous l’avez bien dit plus haut, la politique monétaire est inefficace, et depuis déjà plusieurs années. Il est complètement illusoire de penser que dans cet environnement les banques centrales puissent réussir à contrôler une inflation de l’ordre de 6% à 8% par an sur une durée suffisamment longue (min. 10 ans) qui permette de réduire significativement le poids des dettes.

        Après plus de 2000 milliards de $ d’assouplissement quantitatif, tout ce que la FED a réussi à produire c’est l’inflation du prix des matières premières et des actifs boursiers et maintenir les taux d’intérêts des prêts aux ménages et aux entreprises au plus bas mais cela n’a entrainé aucune inflation des salaires, aucune diminution notable du chômage et aucune augmentation de la demande par rapport à l’offre. Toutes les sommes injectées par la FED se sont retrouvées accumulées dans les réserves des IFMs et n’ont servi qu’à regonfler les valeurs boursières et alimenter la spéculation sur les matières premières. D’où une perte de pouvoir d’achat pour les travailleurs et un très joli cadeau dans la poche des capitalistes.

        Combien faudra t’il que la FED ou les autres banques centrales en injectent encore pour qu’on comprenne que c’est la pire des solutions? Tout ce qu’elles arriveront à produire par le QE c’est le contraire d’une inflation bénéfique et au pire une hyperinflation incontrôlable.

        Nous sommes face à une crise de surproduction et de surendettement, espérer que les banques centrales pourront solutionner cela en produisant une inflation bénéfique, durable, et contrôlable, c’est vraiment croire au père noël!

    2. Assez bien vu, René, il me semble.
      Ajoutons dans les deux cas une crise classique de suraccumulation du capital
      ne trouvant pas de demande solvalble.
      Dans la crise en cours, le capital ne trouvant pas de terrains d’investissement
      à la hauteur des revenus financiers, a créé des bulles (capital fictif) jamais atteintes,
      ni même imaginées (par moi et bp d’autres en tout cas).
      Ce capital, prêté aux particuliers et aux Etats, a permis de reculer les échéances.
      Mais nous approchons sans doute des dernières échéances.

      Alors que faire ? demande René, après beaucoup d’autres.
      Considérant que le capital va devoir détruire des capacités de production considérables
      (dans des proportions supérieures aux années 30 ?),
      la seule façon d’éviter la barbarie, c’est d’en finir avec sa tyrannie,
      de mettre enfin la démocratie aux commandes,
      cad la production au service des besoins de l’humanité,
      dans le respect des limites de la planète.

      – Mais il faut une révolution alors ?
      – Disons qu’il faut se préparer à affronter la classe capitaliste et son Etat, oui.
      – C’est possible ?
      – L’issue n’est jamais acquise, la confrontation est inévitable.
      La victoire dépend de la légitimité du nombre, et de la raison de la force, donc de la préparation.

    3. @rené,

      entièrement d’accord avec votre constat.

      Vu que les deux problèmes les plus urgents sont:
      1. le surendettement des états et des ménages dans tous les pays de l’OCDE
      2. le système monétaire des changes flottants et la mobilité quasi-parfaite des capitaux

      je ne vois pas d’autre solution que:
      1. abandonner le système des changes flottants et revenir à un système de changes fixes et négociables entre gouvernements par rapport à un étalon monétaire commun type DTS et contrôler les flux de capitaux comme le fait déjà la Chine actuellement (qui serait une première étape relativement simple à mettre en place en attendant la mise en place ultérieure dune chambre de compensation des échanges internationaux et d’une monnaie supranationale de type Bancor qui prendra forcément beaucoup plus de temps)

      2. procéder à une restructuration ordonnée du surplus de dettes des états et des ménages dans tous les pays de l’OCDE en garantissant un plafond maximum des avoirs financiers des ménages et en liquidant le surplus de dettes en contrepartie des créances restantes de manière progressive suivant la taille du patrimoine.

      Je dis qu’il faut faire 1. avant 2. puisque sans contrôle des flux de capitaux 2. est impossible à faire.

      1. @chris 06

        Effectivement le change flexible et la parfaite mobilité des capitaux n a de sens pour une économie sous la forme état / nation dans la possibilité d’utiliser sa politique monétaire.
        Dès lors que par rapport à la structure politique ( europe) ou l’état de l’économie ( usa et sa trappe à la liquidité ) interdise la possibilité monétaire, il convient de s interroger sur l éventualité de passer en change fixe. Ce qui permettrait la pleine utilisation via un controle des changes massif de la politique budgétaire.
        Interrogation d autant plus lègitime mais à la réponse difiicile car rappelons les états sont à des niveaux de dette très important éliminant de facto la politique budgetaire par endettement.
        Alors oui reste alors, la politique bidgétaire par stérilisation fiscale ( à chaque dépense publique correspond une augmentation de la fiscalité). Il reste en effet plein de pans fiscaux fiscalité inexploitée par nature immobile ( tva dans la restauration à 5.5%, fiscalité sur les hauts revenus ). Le tout encadré par un controle des changes fixe. Rappelons juste le précédent miterrand avec une politique de relance budgétaire qui en théorie sur le papier ( change fixe, controle des changes ) devait fonctionner. Il en a résulté un echec patent par l’épuisement des reserves monétaires ce qui a amené tour à tour à un cercle dévaluation / inflation / dévaluation etc etc et le tournant de la rigueur en 1983.

        Je reste intimement convaincu que la solution passe par un consensus politique / économique mondial ou du moins surotut avec les trois acteurs majeurs ( USA / UE / CHINE). Et notamment par une redéfinition de la collecte fiscale pour que chaque pays puisse justement mener une politique de stérilisaton fiscale. Si on interdit l arbitrage fiscal et si on arrive à imposer le capital de manière uniforme dans le monde, nous aurons fait un grand pas un avant.
        Comme vous je reste sceptique d’une relance par l inflation car je pense qu elle peut nous amener dans des abimes tres profondes( hyperinflation et désintégration totale de l economie ou plus rien n a de la valeur).

      2. Et je suis convaincu d’autre chose aussi, c’est que la solution n est pas dans la boite à outils traditionnelle, elle viendra d une refondation de la pensée macroéconomique. De penseurs hétérodoxes à la pensée à la fois innovante et ambitieuse.

    4. re question naïve: avec une monnaie universelle et constitutionnalisée, pourrait-on pas faire de la création monétaire qui alimenterait les secteurs économiques tel que le social (rme chômage, retraite etc…) santé, culture, infrastructure public, justice, éducation, recherche ……
      cette manne monétaire serait inflationniste, mais les entreprises seraient ainsi soutenues par la demande (bonne inflation?) le fiscalisme des entreprises ne servirait ( par destruction monétaire), qu’a contrôler le niveau d’inflation.
      l’argent irait du bas vers le haut et par un jeu de règlement social permettre une économie plus intensive qu’extensive.
      à terme le niveau d’inflation se stabiliserais (plus de fiscalisme=moins d’inflation=plus d’épargne (pour les adeptes de la propriétés privées))
      Le fiscalisme serait ainsi garantie par les épargnants eux même (possédant).
      les investissements seraient financés de la même manière et la rente généré utilisé pour stabiliser l’inflation (toujours par destruction monétaire)
      bien sur cette monnaie serait gérée par une Banque mondiale (avé une gestion démocratique et garantie par des critères techniques et automatiques (constitution monétaire))
      est-ce naïf? oui je présume.

      bien sur faudrait régler aussi le problèmes d’hyper-productivité que générerait ce système avec une constitution économique (protection de l’intérêt collectif, notion de crime économique contre l’humanité, crime économique contre les générations futur etc….)

      1. Un monde avec une seule monnaie, la création monétaire se transmettrait automatiquement dans l’économie et donc en inflation. On ne pourrait pas extérioriser la création monétaire comme c’ est le cas avec une monnaie pivot- mondial.

        L ‘idée d une monnaie bancor supranationale est en soi une bonne idée. Mais jamais elle ne sera acceptée par l ‘économie monétaire dominante. En l’occurrence la chine. Pourquoi accepterait elle de prendre le bancor et de ne pas avoir le contrôle sur sa création monétaire?
        Alors qu avoir une monnaie légale qui ferait office de monnaie de réserve mondiale( ce que le général de gaulle appelait un privilège exorbitant.) permettrait à la chine de connaitre une croissance sans fin sans la menace inflationniste. Jamais ils n accepteront comme les USA n avaient pas accepté cette solution en 1944.

        Notons tout de suite un ultime paradoxe entre la situation politico/économique de nos pays en occident et la situation chinoise.
        En occident tout le débat actuel est à l’état miminum. Entrainé par le tea party aux USA, relayé en europe par les courants populaires en agitant le chiffon populaire de l impot , l’accent est mis sur les fameuses tax cuts ( vous savez le mythe que les « tax cut pay for themselves » ) et les coupes dans les dépenses budgétaires. Bref, toutes ces politiques conduisent à un démantèlement de l’etat pour le retour à l’état de nature cher à nos Philosophes des Lumieres.
        En chine, on a exactement l inverse, un capitalisme d’état dérivant parfois en capitalisme totalitaire. Quel paradoxe !!!!!!! A l heure où, l on delaisse l etat au profit d une elite financière, on va se faire satelliser par un pays où l’etat est surpuissant et est appelé à devenir tout puissant à l avenir.
        En prenant un certain recul hitorico/philosophique, la notion d’état existe dans une version duale.
        L’état existe biensur dans ses objectifs tournés vers l’intérieur, c’est l état providence, l ‘état organisateur de la société civile. Cette notion prendra toute sa puissance après 1945 sous la pensée notable de John Rawls.
        Mais il existe aussi dans sa vision historique et juridique westphalienne par rapport à des objectifs sécuritaires tournés vers l exterieur. Nous nous constituons en état pour notre sécurité par rapport à des menaces extérieures.Menaces émanant soit de groupes ou d’état.
        Mais de quelle sécurité parlons nous ? La bombe atomique apres la seconde guerre mondiale a introduit le mythe kantien européen de la paix perpétuelle. Si il èy a fort à parier que cette analyse semble juste sous l angle militaire, la sécurité extérieure n’est pas mis en cause. Quel pays peut objectivement prendre la risque d’un déferlement nucléaire ?
        Mais c’est oublier que la sécurité n’est pas que militaire. Elle est aussi financière et culturelle.
        Aucun pays dans l histoire aux finances négatives n a réussi à un imposer sa culture sa manière de vivre. Voulons nous demain adopter le modèle chinois basé sur le capitalisme autoritaire pour ne pas dire totalitaire ?
        Mésestimer la puissance de l ‘état, c est n ‘avoir aucune conscience historique, aucune conscience civilisationnelle. La puissance de l’état étant sans égal car agrégeant les vues individuelles. Ne pas avoir d’état c’est être sous la menace de celui qui en a un. Peu importe la forme que revêt cette menace.

      2. @rené

        Effectivement c’est une brillante plaidoirie

        Mais je vois pas pourquoi, une monnaie supra nationale remet en question l’état?
        (bon ok!! elle l’égratigne)
        De plus si la monnaie chinoise servait de réserve mondiale elle se retrouverait tot ou tard, comme les usa avec le dollar, confrontée au paradoxe de Triffin.
        Il me semble que l’économie chinoise est totalement différente de celle des usa,
        elle a fixée le capital en l’alléchant par son vaste marché intérieur et en a profité pour devenir la grande manufacturière du monde, mettant à bas tout nos systemes dont nos valeurs sociales et démocratiques (la triste réalité de la démocratie indexé sur le taux de croissance), mais à terme elle sera confrontée comme l’Europe, le Japon et d’autre pays à la « réal géo-économie » et à la gestion de son secteur primaire, ce qui est moins le cas des usa.
        Il lui reste son marché intérieur!!! mais il lui faudra combien de temps avant de le saturer? en europe il a fallu moins de 30 ans.
        Elle se retrouvera, comme nous, face à une économie ricardiene(l’offre fait la demande)
        qui effectivement, contrairement à nous, par son autoritarisme peut forcer les salaires à suivre les gains de productivités (à condition que les rentiers chinois ne contrarient pas cette démarche) et donc, être plus pérenne que notre économie.
        Mais ça réglerait pas les enjeux que représente l’accès aux ressource.
        Accès qui sera de plus en plus prégnant pour tout le monde ainsi que le véritable mur que représente les désordres écologiques.
        La Chine peu donc avoir intérêt, même si elle est dominante, à négocier une monnaie supra nationale. Monnaie qui bien sûr ne pourra être négocier qu’avec l’aval de la Chine.

        Quand à la modélisation historique, il me semble que c’est un domaine assez délicat.

        L’histoire de l’homme n’est qu’une vaste confrontation soit disant basé sur des valeurs civilisationnelles, religieuses, culturelles etc..
        Mais derrière ça il n’y a qu’une seule triste réalité: l’accès aux ressources, la rapine, la cupidités, bref l’économie.
        La religion, la civilisation, le nationalisme et je vous parle pas de nos fameuses valeurs, ne sont que des vecteurs permettant ces confrontations.
        Je pense profondément que la guerre militaire n’est qu’une guerre économique radicalisée à l’extrême, et une guerre social une confrontation économique à l’intérieur du groupe.

        Il me semble aussi que la perception du groupe c’est élargie. Qu’en se sociabilisant
        (sous la contrainte des rapports de forces) l’homme est passé du groupe familiale à la cité puis à l’état et que le dernier enjeu aujourd’hui c’est le groupe humain.
        Et si c’est réellement le cas, rien dans l’histoire ne pourra plus servir de socle aux nouveaux concepts. « même si l’histoire a toujours prouvée que….  » bin!! ça risque de plus être le cas demain. ( je pense que demain est là depuis 2008)
        et vous même l’avez dit:
        « Et je suis convaincu d’autre chose aussi, c’est que la solution n est pas dans la boite à outils traditionnelle, elle viendra d une refondation de la pensée macroéconomique. De penseurs hétérodoxes à la pensée à la fois innovante et ambitieuse. »

        Moi aussi j’en suis convaincu.

  16. On dirait que ça « re krach » en Europe,15h10:-2 % environ…verdict avec l ouverture à wall street …

  17. Une réunion d’urgence à l’Élisée, les bourses qui tombent entrainées par les bancaires, la Société Générale qui perd plus de 11% à cette heure, ça vous évoque quoi ?

  18. les semblants de rebonds ne durent pas longtemps
    malheureusement la França ne va tarder a predre son AAA
    la sociéte generale va boire la tasse et elle ne sera pas seule

    comment vont-ils faire pour nous dire que tout va bien.

  19. La lutte des classes s’intensifie. Le camp des plus riches l’emporte évidement. 2012 sera l’année des destructions des divers aides sociales, une austérité très forte dans l’espoir d’enrayer la non maitrise des dettes. Je suis curieux de voir quelle sera la réaction de la population. La majorité sera t elle prête à fermer les yeux pour sauvegarder ses richesses et donc accepter un deuxième mandat de la droite actuelle, puis accepter de voir une partie de la population se faire spoliée ? Oui, c’est ce qui va de passer, sans aucun doute. Je vais devenir une bonne fois pour toute misanthrope. Déçu que rien n’ait changer, simplement que tout se soit modernisé. Nous sommes misérables dans tous les sens du terme.

  20. à propos de syndicat…..méfiez-vous de l’eau qui dort!!! ç’est « underground » mais on affute pour la rentrée. Les sages-femmes redescendent dans la rue mi-septembre, les médecins commencent à ruer dans les brancarts…..l’été est très chaud dans les hôpitaux français…sans vous parler de la situation catastrophique des grosses maternités. Quant à la rentrée des enseignants? Gloops!Je vous parlerai de la situation de l’agro-alimentaire en centre-bretagne une autre fois. Faut pas tout manger d’un coup! France Furby syndicaliste- militante

    1. Out……
      Chérèque en blanc et Tibault en tongs !
      Naufragés du cap Nègre…….
      Vacance des pouvoirs, vacances de classes.
      Accouchement prévu en septembre, …… mais sans sages femmes.

      1. C’est uniquement par égard pour Furby que je n’ai pas déversé un tombereau d’injures sur les syndicats (doit-on seulement parler de leurs chefs ?)….je n’en pense pas moins.

  21. Pour les banques étasuniennes également le répit aura été assez bref.

    money.cnn.com rappelle que « There are nearly 900 banks on the FDIC’s list of troubled institutions, the highest number since 1993. Only 76 banks were at risk as the Great Recession took hold”.

    http://finance.fortune.cnn.com/2011/05/24/problem-banks-list-hits-888/?iid=EL

    “Some will refer to that period as a golden age of banking, » she said, but « with the benefit of hindsight we now know that a substantial part of those record profits were illusory. The profits are coming back now, but in some ways they are just as questionable. Banks posted their biggest quarterly profit since the credit bubble burst in the first quarter, earning $29 billion in the first quarter. That is biggest number since a $36 billion profit in the second quarter of 2007. But as has been the case in recent quarters, the main driver of bank profitability was not revenue growth but the release of loan loss reserves. Banks took $31 billion worth of loss provisions and turned them into profits in the latest quarter, Bair said”.

    Le retour des profits des banques étasuniennes, les plus élevés depuis 2007, n’est pas la conséquence d’un retour à la profitabilité mais simplement de reprises sur provisions, non récurrentes donc…. La conjonction épuisement des réserves ainsi provisionnées + retour (probable) de la récession risque de leur être désagréable.

  22. les bourses, ça se recasse la gueule, ad nauseam, quelles gueules des bois mes chers vont nous faire la leçon?

  23. @Pierre
    Les syndicats même de gauche ne sont là que pour organiser les travailleurs afin que le partage des fruits de la croissance ne soit pas trop en la défaveur de leurs membres.
    La politique des syndicats vient de la base et les travailleurs sont pour l’instant sous le choc et dans la peur de perdre leur emplois, chacun pour soi sauf en cas de licenciement collectif ou les syndicats se contentent souvent d’organiser les négociations de prime de licenciement.

    1. La politique des syndicats

      Les syndicats « ouvriers » ne font pas de politique, et ils le réclament..
      Parfois, ceux des « ouvriers patrons » se risquent…….
      Lire plus haut la lettre de Marx à son pote.
      Lucide.
      C’est extra !

  24. Si j’étais le dirigeant d’un grand groupe oeuvrant principalement dans le domaine de la surveillance, du sécuritaire, de l’armement ou alors du tout contrôle de plus de l’homme se sentant de plus en plus écoeuré et dégouté, je me dirais alors mais c’est très bon tout ça pour les affaires, une autre petite coupe de champagne alors pour Mme. Et sinon votre premier domestique comment il va en ce moment ? Oh m’en parlez pas nos misérables deviennent si peu bien élevés et violents en société, c’est sur ça doit certainement venir de leurs mauvaises gènes, mais nous bien sur c’est pas du tout pareil, le monde est à nous, le monde nous appartient tout le temps à l’image.

  25. Bon article. L’italique marque la distance de l’indéniable manipulation de presse qui se poursuit pour stigmatiser les révoltés. Tout cela rappelle la couverture des émeutes de banlieue en France, où les bouffées de colère sont toujours présentées comme des comportements déviants venant d’asociaux, voire de sauvageons.

    Le plus drôle, en serrant bien les dents, étant le Sun qui appelle à dénoncer les sauvages et se permet de dévoiler des visages captés par les photographes de presse, durant les manifs/émeutes. On voit que ce journal populaire est en fait l’auxiliaire zélé de la repression généralisée qui s’amorce, brutale et accompagnée de peines lourdes, à n’en pas douter.

    J’aimerais que des journalistes et/ou des syndicats de journalistes dénoncent, s’ils le peuvent, cette pseudo-presse qui foule au pied non seulement son devoir d’impartialité, son fondement de dénonciation des pouvoirs, et la simple dignité humaine.

    Alors même que les gens qui font vivre le Sun et autres organes faisandés sont ceux-là qui sont, pour partie, dans les rues, et souffrent le plus des coupes su les bugdgets sociaux, les retraites et autres acquis que l’Angleterre réussissait à conserver, malgré la faux maniée déjà par Tina Tatcher et reprise par Cameron.

    De toute façon, cette nouvelle dérive du « journalisme » façon « Je suis Partout » doit faire le tour du Net et ne pas rester dans le silence de l’impunité. Ce serait un coin de plus plantée dans le corps d’une presse déjà malade des pouvoirs, en Angleterre comme ailleurs.

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