Flash – 14h00 : SINISTRES CRAQUEMENTS, par François Leclerc

Billet invité

Krach ou pas krach ? Le distinguo est désormais superflu, même si le yo-yo continue de plus belle. En une semaine, Paris a perdu 12,86 %, Londres 15 % et Francfort 17 %. Les investisseurs ont aussi fait leurs petits préparatifs, qui consistent à vendre à tour de bras.

L’événement de la journée est la réunion de la Fed, car il n’est plus attendu grand chose des dirigeants politiques, sans munitions, dépassés et sommés de réduire les déficits. La BCE a été forcée de jouer les sauveurs en Europe, comment la Fed va-t-elle pouvoir y échapper aux États-Unis?

Exprimant le risque sur leur dette (ainsi que les effets de la spéculation), le coût des CDS des États européens continue de grimper, exception faite pour l’Espagne et l’Italie, présumés protégés par le parapluie de la BCE. Les CDS sur la France sont montés à 161,25 points de base, et ceux sur l’Allemagne à 84,17 points de base, dépassant ceux sur le Royaume Uni (82,50 points de base). Les marchés visent désormais le cœur de cible.

Signifiant que les obligations américaines restaient envers et contre tout un refuge – car il en faut bien un – les CDS sur la dette américaine se sont repliés à 56 points de base. Refuge toutefois précaire, en attendant que la menace de récession se précise

David Cameron, le premier ministre britannique, a convoqué en session extraordinaire le Parlement et renforcé les effectifs de la police à Londres, qui vont passer de 6.000 à 16.000 policiers. Rien n’est dit à propos de Bristol, Liverpool et Birmingham où des émeutes ont également éclaté.

Parties des quartiers déshérités, les émeutes embrasent les quartiers chics, la police étant totalement débordée.

On s’attend à d’autres sinistres craquements, cette fois-ci dans l’édifice financier.

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123 réflexions au sujet de « Flash – 14h00 : SINISTRES CRAQUEMENTS, par François Leclerc »

  1. Mardi 9 août 2011 :

    Les rendements des emprunts italiens et espagnols sont en repli mardi en matinée, les investisseurs s’attendant à de nouveaux rachats de la part de la Banque centrale européenne (BCE), tandis que la France et la Belgique pourraient à leur tour être sous pression.

    « Nous n’avons pas encore vu de rachats de la BCE, mais on s’attend à ce qu’elle s’implique à nouveau, et dans des volumes importants », explique un trader.

    La BCE a élargi lundi son programme de rachat à l’Italie et l’Espagne, troisième et quatrième économies de la zone euro, intervenant de façon importante sur les marchés obligataires.

    Mardi, le rendement du papier italien à 10 ans reculait de 19,7 points de base (pdb) en matinée, à 5,134%, tandis que son homologue espagnol se détendait de 16,3 pdb à 5,05%.

    Le marché obligataire pourrait tester la détermination de la zone euro à affronter la crise de la dette en mettant sous pression d’autres pays en délicatesse avec leurs finances.

    « En fin de compte, l’Italie et l’Espagne sont sorties du jeu, donc nous allons regarder ensuite du côté de la Belgique et de la France – des pays qui sont sans protection », prévient un autre trader.

    Le rendement des obligations françaises à 10 ans grimpait de 7,5 pdb sur la séance à 3,22 %, soit la plus mauvaise performance parmi les pays de la zone euro.

    (Dépêche AFP)

    Alerte !

    La France et la Belgique sont attaquées !

    Alerte !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CFRTR1U5:IND

    1. BA ! O N S ‘ E N F O U T des CDS !

      n’ont qu’à aller voir ailleurs si on y est !!!
      n’ont qu’à aller voir la Chine, ils vont apprendre comment se faire recevoir avec un pied dans les fesses !

      La BCE a aujourd’hui un rôle qui ENFIN servira à l’Europe ! qu’elle se dépêche d’enfiler ses beaux habits.
      Si elle donne des instructions pour engager une austérité récessionniste, on pourra lui répondre que si elle veut être remboursée, il faut pas couper la branche sur laquelle elle est assise.

    2. C’est une politique suicidaire dans l’état actuel des choses…la BCE n’a pas les moyens de tenir une telle politique sur le moyen terme, elle peut faire défaut si elle réitère de telles interventions…on est totalement dans l’instant…demain n’intéresse plus les banquiers centraux européens…le mois de septembre va être très rude…

      1. @l’albatros,

        pourquoi dites vous qu’elle n’a pas les moyens?

        Pourquoi la BoJ a t’elle eu les moyens de mener cette politique pendant près de 12 ans déjà, la FED et la BoE pendant près de deux ans et à un rythme beaucoup plus élevé, et la BCE non?

    3. La BCE ,en rachetant de la dette italienne,….. fait par rapport à sa mission un demi tour à 180°. Et change d’objectif sans l’avoir dit, sa mission étant de veiller à la stabilité des prix et à l’inflation.
      Le mois d’août 2011 aura vu la BCE prendre l’habit d’un FMI européen en envoyant des notes à l’Italie exigeant de prendre des décisions pour en contrepartie racheter de la dette italienne.
      En faisant comme la Federal reserve c’est à dire racheter de la dette, la BCE fait passer le statut de l’€ qui était celui du DM à celui de la drachme. Il faudra voir comment les Allemands, les Hollandais et les Flamands vont réagir de voir de la drachme dans leurs poches à la place dues DM et des florins.

      1. @bsna,

        l’achat par la BCE de 5 ou 10 milliards d’obligations Italiennes ou Espagnoles ne va pas entraîner d’inflation. La FED a fait la même chose depuis déjà deux ans et au rythme de 2000 milliards d’obligations américaines et cela n’a pas entrainé d’inflation aux USA. La BCE pourrait racheter pour quelques centaines de milliards d’obligations Italiennes et Espagnoles que cela ne créerait pas d’inflation. Vu que les liquidités créées par les banques centrales pour racheter ces obligations s’accumulent dans les réserves des IFMs et servent a alimenter la spéculation sur les actifs et ne circulent pas dans l’économie productive, cela ne risque pas de créer d’inflation.

        cela serait bien si ça pouvait créer de l’inflation.

      2. Pas tout à fait comme la FED, la BCE achète sur le marché secondaire après que la finance se soit bien gavé

      3. @Liervol,

        la FED achète elle aussi toutes ses obligations d’état américaines sur le marché secondaire.

        Je ne sais pas d’où tous ces gens tirent l’idée que la FED peut faire de la monétisation directe alors que la loi lui interdit.
        L’article du Federal Reserve Act Section 14b est l’équivallent américain de l’article 123 du traité de Lisbonne pour les européens. Elle lui oblige à acheter tous les titres d’état à travers des Open Market Operations, procédé qui est exactement identique à celui observé par la BCE.

        Toutes les banques centrales sont obligées par loi à passer par le marché secondaire pour acheter des obligations de leurs états respectifs. C’est vrai pour la FED, la BCE, la BoE, la BoJ…

  2. Toutes ces évolutions me laissent groggy!
    On a l’impression de sortir d’une affreuse gueule de bois. Mais non, il s’agit tout simplement de faits réels, factuels, vérifiables. Où nous précipitons-nous? Fukushima, bien que catastrophique, nous parait tout à coup bien secondaire, tant notre société vacille sur ses bases. C’est comme cela que le colosse de Rhodes est tombé, ou le phare d’Alexandrie?… pourtant reconnus comme faisant partie des 7 merveilles du Monde… les bases…

  3. Il est évident que beaucoup ne veulent pas parler de krach et pourtant.
    Je suis estomaquée de voir sur BFMTV (je zappais avant de fermer ma télé) ALERTE INFO : LES BOURSES REPASSENT DANS LE VERT ! Et ben, c’est pas gagné. Parce que je pense comme vous que seul un changement radical nous permettra de nous en sortir. Les bourses européennes repassent dans le vert !!! Boudu con, comme en dit en pays toulousain !

  4. A 14h30, le CAC 40 évolue à nouveau dans le vert, après une chute de plus de 4% dans la matinée. Qu’est-ce que c’est que ce bazar ?

  5. Bonjour,
    Il me semble avoir entendu Mr Cameron annoncer un passage des effectifs policier dans Londres de 6.000 à 16.000 (et non de 16.000 à 60.000 )
    Je pense a une erreur (mineure, l’idée reste la même) de saisie lors de votre billet.
    Dans le cas où l’erreur serait de moi, acceptez toutes mes excuses !

    1. Jean claude Trichet le pape de la finance, mais quel âge peut-il bien avoir?…La retraite a sonnée depuis longtemps déjà pour cette vielle carpe, elle est au moins centenaire…Enfin joli carrière, après un demi siècle poussiéreux passé dans le boudoir de la Banque de France pour finir sur le trône de l’économie minée de l’Europe, notre gaillard a fière allure et débonnaire avec ça : tout le monde au pas et que ça saute (ils sont compléments givrés passé un certain âge, nous devrions les immobiliser avant une nouvelle catastrophe.)

      1. C’est vrai qu’il semble bien décrépi pour décider de la vie des jeunes générations ! Il faudrait le remplacer au plus vite !

  6. Les mouvements sur les marchés des CDS des états souverains est tout à fait étrange…

    Les CDS américains ne se sont pas envolés alors que la note du pays a été dégradée…
    Ceux des Français s’envolent et correspondent aux taux payés pour un pays noté AA+ voire AA ou AA-…
    Ceux des Allemands opèrent également une montée…et pendant ce temps là, un pays se paye le luxe de passer « under the radar », malgré des émeutes incontrôlées, une politique de rigueur inefficace, une inflation à 5 %, des déficits publics très élevés (supérieurs à la France) et une croissance atone proche de la récession…le tout orchestré par un incompétent entaché par le scandale News of the World et son vice premier ministre, qui par sa compromission tourne le dos à toutes ses déclarations de campagne…

    Que les marchés s’attaquent à la France c’est probablement la meilleure chose qui puisse arriver…ils prennent plus de risque qu’avec n’importe quel autre pays…

    1. Marrant hein quand même comme la logique des marchés est totalement floue et pas du tout partisane.

      J’espère seulement que les émeutes anglaises sont le résultat d’un gourou à la Tyler Durden .

      Que se passerait il si la City exploserait à la sauce FightClub/ 911 ?

    2. Bien vu, Albatros.
      Mais pas du tout étrange. Les US sont maintenant OBLIGES de faire couler n’importe qui d’autre qu’eux pour essayer de « donner » le « change ».
      En parlant de cela, le fait de soutenir le dollar par les swap est de la complicité qui devrait être punie par la loi.
      Mais bon, l’association de malfaiteurs est AUSSI légale dans la finance. Car rien n’interdit.

      Ce qu’il faudra suivre de près est la tromperie sur la GB. Car il sera intéressant de voir jusqu’où les truands ricains soutiendront le petit frère anglais.

  7. Bonjour,

    à propos des interventions actuelles de la BCE dont parle BA, j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi ce n’est pas en contradiction avec l’article 123 du Traité Européen. Je n’arrive pas à trouver une analyse ou une explication là-dessus. Merci à vous !

    Article 123 du Traité:
    1.Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-près dénommées «banques centrales nationales», d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

    2. Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales ationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit.

    1. La réponse est dans le texte : ce qui est interdit, c’est l’acquisition directe auprès des institutions, organes ou organismes de l’Union, des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques, autres organismes ou entreprises publics des Etats membres.

      Ici, la BCE acquiert sur le marché secondaire et pas directement aux émetteurs. En d’autres termes, les banques acquièrent les titres publics lors de leur émission, puis s’en délestent à la BCE (dont le bilan regorge donc de titres probablement surpayés…).

    2. Si j’ai bien compris, il s’agit pour la BCE d’acheter de la dette sur le marché secondaire, soit indirectement aux Etats qui eux, émettent leurs obligations sur le marché primaire.

    3. @Phil ogm,

      ce que fait Trichet n’est pas de la monétisation directe. La BCE ne prête pas directement aux administrations publiques des états membres, elle prête aux IFMs (les grandes banques privées qui ont l’exclusivité de la distribution des fonds crées par la BCE) en prenant en collatéral les obligations des états membres qui ont été achetées par ces IFM. Les IFM empochent la différence de taux entre celui des obligations et le taux directeur de la banque centrale.

      La FED, la BoE, la BoJ, la BCE, toutes les banques centrales font la même chose, pas de monétisation directe puisque la loi leur interdit (aux Etats Unis c’est le Federal Resrve Act Section 14b, pour la zone Euro et le Royaume Uni c’est l’article 123…).

      1. Bon, je crois avoir saisi.

        Ainsi, sur la forme, pas d’illégalité, même si sur le fond, c’est discutable.

        Au passage donc, les banques privées, aidées par la BCE, vont encore se faire de l’argent sur le dos des Etats, si je comprends bien (?)

        En tout cas, merci pour vos réponses !

      2. @Phil Ogm,

        non, pas d’illégalité sur le fond non plus. Les banques centrales font ce qu’elles font depuis des décennies déjà, injecter des liquidités qui permettent au système bancaire de financer les acteurs économiques (publics et privés).

        La seule différence c’est qu’elle le font maintenant a un rythme accéléré pour faire en sorte de maintenir les taux d’intérêts les plus bas possibles et éviter la déflation des actifs (mobiliers et immobiliers). C’est sympa pour ceux qui détiennent des actifs car cela permet de prolonger l’illusion qu’ils se font de la valeur de leurs actifs, mais c’est horrible pour ceux qui veulent démarrer dans la vie et n’ont aucun moyen de payer ces prix surréels pour un logement ou démarrer une petite entreprise ou un commerce.

        Et oui, les banques privées vont encore se faire de l’argent sur le dos des états, comme sur le dos de n’importe quel débiteur d’ailleurs…

    4. Je pense que la BCE achète sur le second marché et que les vendeurs sont de grands institutionnels genre fonds,banques et assureurs en opposition avec »acquisition directe ».Non?

  8. « Rien n’est dit à propos de Bristol, Liverpool et Birmingham où des émeutes ont également éclaté. »

    Ce matin à la RTBF, il me semble qu’une journaliste parlait depuis l’Angleterre et apparemment d’une de ces villes de « chars dans les rues »… Mon réveil sonne à 6:00

    L’information est bien sûr à confirmer ! J’ai eu trop de boulot pour recouper cette info, mais je serais très heureux qu’on me l’infirme… Qu’on me dise que j’étais pas encore bien réveillé !

    BAV

    1. « La police a appelé des centaines d’agents en renforts et, fait rare, a déployé des véhicules blindés dans certains des secteurs les plus touchés, tentant de reprendre le contrôle des événements face à la situation chaotique rapportée dans des quartiers de Londres. Mais des actes de vandalisme ou des affrontements avec la police étaient aussi rapportés dans trois autres grandes villes du pays à Birmingham (centre), Bristol (ouest) et Liverpool (nord-ouest). »

      1. Merci de me confirmer l’info. Même si tous nos pays connaissent ce genre de phénomènes régulièrement, là ça fait froid dans le dos !

        BAV

  9. « Krach ou pas krach ? Le distinguo est désormais superflu »

    Pas tout à fait. Seul est vrai krach, le big krach, fera changer les choses. S’il y a un rebond, patati-patata, on sera reparti pour un tour en attendant la prochaine grosse baisse. Il faut perdre encore 10-15% dans la semaine pour que la panique soit incontournable et qu’on se décide à prendre les taureaux par les cornes.

  10. point marché à 15h : cac 40 en baisse de 0.15%
    les robots hft et les banques centrales sont en mode rachat à tout va !!!
    TRICHET n’a pas fini de manger son chapeau !!!!

  11. Hier soir, j’écoutais sur France culture un entretien avec François Mauriac (de 1962) que je recommande à tous. Il parlait de la grande misère des ouvriers avant guerre de la méchanceté et de la tyrannie de la grande bourgeoisie de l’époque. Il en était encore effrayé pourtant bourgeois lui même. L’heure de la revanche a sonné et c’est pas la gauche actuelle qui n’a de gauche que le nom qui va nous aider.

  12. AAA : combien de temps encore la France va garder son AAA puisque le Maitre du monde, les USA ont perdu le leur ? Ils ne vont pas laisser ça impuni, quand même.
    Un jour, deux ?

    1. @marie,

      cela est il vraiment si important que cela?

      Les USA viennent de perdre leur AAA et que font tous ceux qui sont en train de vendre leurs actions actuellement? Ils placent le cash en bons du trésor américain et leurs taux d’intérêt baissent.

      Le phénomène exactement identique s’est produit il y a une dizaine d’années au Japon quand il a perdu son AAA.

      Si les bourses du monde entier sont en train de s’effondrer, ce n’est pas parce que les Etats Unis ont perdu leur AAA, c’est parce que tous les indicateurs économiques paru la semaine dernière sont au rouge, indiquent clairement que la soi-disant reprise de la croissance mondiale des deux dernières années est en train de piquer du nez et que tant que les banques centrales n’annoncent pas qu’elles vont réinjecter de façon coordonnée quelques milliers de milliards de $ ou d’euros ou de yen, les bourses vont continuer a chuter.

  13. Bonjour
    Je ne comprends pas grand chose en finance , tou ce que j’ai compris c’est que ça va mal mais il ne faut pas s’inquiété et que tout va rentrer dans l’orde
    que ‘es ce qui va réellement se passé dans les jours les mois qui suivent , es ce que quelqu’un a une réponse une idée la dessus , on en a marre de pas savoir ce que nous réserve l’avenir et d’entendre que demain tout ira mieux

    Nina

      1. « Mon modèle, c’est moi-même! Je suis mon meilleur modèle parce que je connais mes erreurs, mes qualités, mes victoires et mes défaites. Si je passe mon temps à prendre un autre modèle comme modèle, comment veux-tu que ce modèle puisse modeler dans la bonne ligne? » JC Vandamme

    1. Demain:

      Chômage à deux chiffres, et puis Inflation à deux chiffres ou Déflation.

      Montée des extrémismes ( c’est bien sûr légitime, quand les « partis de gouvernement sont tout entier accaparés à la tâche de conserver le « système » et son « catéchisme » qui profitent tant à leurs commanditaires).

      Le tout engendrant:
      Guerres civiles, et donc limitation draconienne des libertés publiques (du kaki partout)
      Radicalisation des conflits pour accéder aux matières premières (guerres froides régionales).
      Rappelons que c’est la deuxième guerre mondiale qui mit fin à la crise de 29, et non le « new deal ».
      Ce « bain de sang » à venir est quand même régulièrement annoncé depuis 2008… à condition de ne pas trop trainer sur les medias tv, papier et web officiels…

      Pour éviter ça, dans l’immédiat, il n’y a pas 50 solutions:
      Laisser mourir/tuer les banques, en essayant de sauver le maximum de l’épargne des ménages.

      Ce qui peut se résumer comme suit:
      – ou bien les classes moyennes (celles qui font les élections) admettent qu’elles ont joué et qu’elles ont perdu une bonne partie de leur épargne (fallait pas confier ses sous à la banque…; fallait pas élire les mêmes clowns…; fallait prendre des cours du soir en économie/finance…),
      – ou bien on aura ce qui est décrit plus haut.

      Comme les classes moyennes ne voteront jamais pour de « l’inédit » en matière de politique économique (incroyable de voir comment ces dernières ont intériorisé et fait leur le discours de ceux qui s’enrichissent sur leur dos), et encore moins pour tout ce qui de près ou de loin exigerait le sacrifice de 10, 20 voire 30 ans d’épargne (qui accepterait de tout perdre, même si c’est la seule solution pour garantir un avenir meilleur à la génération suivante?), et bien vous pouvez certainement vous attendre au charmant cocktail décrit plus haut…

      J’oubliais: bonnes vacances!

      1. Si vous comprenez l’Anglais voici à peu près les même conclusions tirées sur Zero Hedge, tant qu’une montagne d’argent virtuel toxique(derivatives)restera dans les tuyaux et que le souci des banques TBTF ne sera pas traité, rien ne sera réglé,le système ne sera pas purgé.

        Macro Commentary: The endgame of TBTF banks and rising rates.

        Global markets are stabilizing a bit after authorities worldwide are pulling out all the stops to stem the bloody tide. Greece and South Korea have followed Italy’s recent lead and even banned the short-selling of equities. Brazilian Finance Minister Mantega said the G-20 was prepared to take action to calm the global crisis. The concerns over the debt levels of Italy, a country which is Too-Big-To-Bailout, are quickly spreading to the US as Citigroup and Bank of America both fell over 15% yesterday. Personally, I don’t think it’s necessary to bifurcate these two problems much, both the Italian crisis and the TBTF bank sell offs in the US represent the same thing, potential threats to the banks that make up the $700tr derivative market. The $60tr global economy can take a haircut on billions of dollars in Greek debt, but it simply cannot take a haircut on $700tr in global derivatives sitting on the balance sheet of every major government, hedge fund, financial services company, TBTF bank, insurance company and major corporation that engages in any hedging activity. Greece, Italy, Spain, Portugal and Ireland could all simply restructure their debt and life would go on were it not for the leverage of the banks that hold them. In the US, real estate could be allowed to fall to its market clearing price or be written off by the lender were it not for the leverage of the banks that own it. No matter which way you turn, all roads lead to the TBTF banks, their leverage and the $700tr derivatives market. Until these issues are resolved, we will continue to go through bouts of panic, instability and market routs. The entire global economic system is threatened by the continued status quo regarding our TBTF banks and the global derivatives market. Everything else is just noise. Governments can be upgraded or downgraded, currencies can rise and fall and equity markets can rally or sell-off. But if one of the TBTF banks collapses, the game will change immediately to one of fear and collapse as the size of the potential asset write-downs that will follow is simply overwhelming.

        http://www.zerohedge.com/news/macro-commentary-endgame-tbtf-banks-and-rising-rates

  14. Je me demande combien ca va nous (contribuable) couter cette histoire….on a une idée des montants engagé par le BCE?

    1. Combien ça va vous coûter, mais le soucis n’est pas d’être contribuable ou non mon cher, c’est ce qui reste de nos libertés que nous allons perdre, back to servage again.
      La note est hors de prix.

  15. Bonjour,
    Je n’arrive pas à trouver de réponse à une question, donc je vous la soumets. En 1994 (je me souviens, j’avais fait un stage dans une société de bourse), le CAC 40 était autour de 2000 points. 17 ans plus tard, en pleine « crise », il est autour de 3000 points, soit +50% en 17 ans. Cela revient à une hausse de 2,5% par an, soit bien plus que la croissance moyenne du PIB sur ces 17 années. Et cela ne prend pas en compte les dividendes versés par ces entreprises aux actionnaires. D’un autre côté, cela ne prend pas en compte non plus la composition du CAC40 qui peut varier en fonction des sociétés les plus capitalisées, et donc potentiellement les plus rentables. Mais il me semble que cette composition varie tout de même relativement peu. La « crise » actuelle, n’est-elle pas un simple retour à la normale ? Cela ne serait pas nécessairement moins une crise pour autant, parce que derrière les actions du CAC40 il y a des salariés et la baisse des cours a un impact important sur « l’économie réelle », mais est-on certain qu’il ne s’agit pas simplement d’un ajustement « justifié » ? J’aimerais bien que ce ne soit pas le cas. Parce que s’il s’agissait bien d’un ajustement, cela signifierait que le reste du temps, ce n’est que bulle financière (bulle qui crée des emplois malgré tout), que le modèle économique en temps « normal » n’est pas viable, alors qu’il justifie notre mode de développement. Cela signifierait aussi que les périodes de hausse des cours qui bénéficient à tous, mais surtout à certains, sont financées par les krachs boursiers et plans de rigueur associés qui sont financés par tous, et peu par certains.
    Pourquoi ne parle-t-on de la pertinence des cours que lorsque ceux-ci s’effondrent, de la pertinence des notes financières que lorsque celles-ci sont mauvaises. Si le krach n’est qu’un ajustement légitime, qu’une explosion de bulle, alors ce ne sont ni les agences de notation, ni les acteurs des marchés financiers, ni même les spéculateurs à l’œuvre actuellement qu’il faut remettre en cause, mais ceux qui ont permis (et les politiques en premiers lieu) le développement d’une richesse (et de richesses) qui n’est pas basée sur une réalité économique.

    1. Bonjour Marc,

      Permettez moi de vous répondre sans vouloir vous discréditer :

      Ce qui est très inquiétant, c’est que vous puissiez penser qu’il s’agit d’un simple retour à la normale… Avez vous raté un épisode depuis 2007 ? Et vous êtes très nombreux à le penser…

      La tâche va être rude à la rentrée de septembre si nous voulons éviter la propagation de Londre à Paris…

      1. Bonjour Philippe,

        Désolé, mais c’est un peu court, surtout si nous sommes nombreux à le penser…

        Rien ne prouve que les niveaux des actions (comme les niveaux des prix de l’immobilier par exemple) sont aujourd’hui à un niveau moins pertinent qu’hier. Exemple : en 2010 avec la prime à la casse la vente des voitures a été artificiellement maintenue à un taux élevé. Aujourd’hui il n’y a plus de prime à la casse donc les ventes baissent. Laquelle de ces deux situations correspond le plus à la réalité de l’économie du pays ? Idem pour la richesse créée (toujours artificiellement) par l’envolée des prix de l’immobilier (en France, en Espagne, aux États-Unis, etc.).

        Je ne prétends pas que cette situation n’est pas grave. Elle l’est. La baisse des bourses peut entrainer un renchérissement du prix de l’argent, freiner l’économie, détruire des emplois, mais cela ne prouve en rien que ce n’est pas une correction. Or c’est essentiel car si c’est une correction, rien ne sert de tout faire pour lutter contre, cela ne fera que recréer les conditions d’une nouvelle crise dans quelques mois. Et il se trouve que ce sont souvent les mêmes qui paient. Si c’est une correction, il faut travailler sur un modèle de développement plus stable et plus pérenne, moins artificiel. Peut-être se concentrer davantage sur la redistribution. C’est un autre débat.

    2. Votre commentaire rejoint quelque part les questions que j’exprime de manière moins rigoureuse un peu plus bas.

    3. L’entreprise en elle-même se fiche du cours de ses actions en bourse. Elle a récolté l’argent en émettant les actions lors de sa mise en bourse. Après, ce n’est pas son affaire.
      Cela en théorie, parce que dans les faits, pour éviter justement que l’entreprise ne se fiche des cours de bourse, les actionnaires ont lié la rémunération des patrons à ce cours de bourse (stock options, etc). C’est ainsi que les entreprises font parfois des conneries pour augmenter le cours de bourse de leurs actions ou pour donner un gros dividende aux actionnaires. Des conneries qui parfois mettent en péril la survie même de l’entreprise (fusion stupide, distribuer des dividendes au lieu de réinvestir les bénéfices, etc).
      En résumé, la bourse ne crée pas d’emplois (si ce n’est les traders, etc), elle en fait perdre. En Allemagne, les grosses entreprises sont souvent détenues par des familles qui ne veulent pas mettre leur entreprise en bourse (Bosch par exemple). Et elles se portent mieux, ainsi que l’ensemble de l’économie, parce que l’entreprise se centre sur ces objectifs à elle et non sur ceux des actionnaires.
      Article sur la question ici: http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=REA_082_0131

    4. On ne peut pas juger ainsi, il y a eu des dilutions, des entrées, des sorties ect depuis 1994, d’ailleurs le cac 40 n’est plus regardé comme représentatif aujourd’hui alors c’est comme comparer la teneur en sucre de pommes et d’oranges.

  16. Les hyènes dépècent la planète mais on crie haro sur les émeutiers de la faim dans London burning…

    1. Rien ne change, les médias obéissants aux politiques montrent les émeutiers comme de redoutables individus. C’est une façon bien infantile de désigner à la critique populaire les groupes qui ont en eux une étincelle de changement vrai , afin d’éloigner d’eux mêmes les regards et les critiques et de se dédouaner de leurs mensonges et turpitudes. pour faire simple « c’est pas nous les dangereux, c’est les autres, ce sont eux qu’il faut empêcher de nuire » . Je crois rêver. Le problème, me semble t-il, c’est que les politiques ont avec eux et pour eux, les médias, les finances, la police, et même l’armée pour nous faire fermer nos g……….. si jamais nous prenais l’envie d’imiter nos frères anglais.

    2. Emeutiers de la faim ? à ce que je vois, ce ne sont pas précisément les rayons des pâtes alimentaires qui sont pillés….angélisme, quand tu nous tiens!

    3. Le 1er ministre ainsi que le Maire de Londres ont interrompus leur vacances suite aux émeutes. Par contre, ces même responsables ne jugent jamais utiles de revenir en urgence suite aux cataclysmes économiques, au pillage financier, autrement plus important que ces petits pillages de boutiques (jean, baskets, lecteurs mp3…etc). Les dirigeant demeurent fort avec les faibles, et faibles avec les forts.

      1. Normal : dans le premier cas (émeutes), leur retour, c’est l’appel du pied aux électeurs terrorisés, alors que dans le second (cataclysme économique), ça ne vaut pas la peine d’interrompre leurs vacances, leurs électeurs n’en entravent pas une broquille…


  17. « Les fondamentaux économiques et politiques ne justifient pas selon nous la baisse des marchés actions internationaux de ces derniers jours », soulignent Eric Chaney, chef économiste, et Jean Sorasio, directeur des investissements du groupe AXA.
    « Nous estimons que le ralentissement économique aux Etats-Unis et en Europe ne va pas durer, même s’il justifie les révisions à la baisse de prévisions économiques et de résultats d’entreprises trop optimistes », ajoutent-ils.

  18. Vivant à Bristol, je trouve le traitement des médias exageré.
    Cela c’est passé dans le quartier « altermondialiste » qui présente des émentes depuis 1 an contre l’implantation d’un supermarché « tesco » ayant pour effet de virer les squatteurs les alentours et menace les petits commerces.

    Cela me fait penser à la crise des banlieux en France. Les médias anglo-saxon présentaient un portrait de la France similaire à l’Irak.

    1. Me disais la même chose , traitement sensationnliste et anxiogène des médias, comme d’habitude, aucune vergogne!
      Pourtant depuis le net et les commentaires des articles ils devraient se calmer, et prendre concsience qu’ils ne font que mettre de l’huile sur le feu, mais non, c’est le contraire.

  19. L’Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro.

    Bilan de l’Eurosystème au vendredi 5 août 2011 :

    Capital et réserves : 81,480 milliards d’euros.
    Total de l’actif : 2 004,290 milliards d’euros.

    Sur ces soi-disant « actifs », combien de centaines de milliards d’euros sont EN REALITE des actifs pourris ?

    http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2011/html/fs110809.fr.html

  20. Il y a comme un parfum de mystère dans le fonctionnement de la bourse. En cas de krach, celui qui vend perd énormément, d’accord. Mais, en toute logique, ces pertes sont bien récupérées par celui qui achète opportunément à l’étiage? A un moment ou un autre, les pertes des uns sont compensées par les gains des autres; et la valeur REELLE des entreprises n’en est pas affectée. Alors pourquoi les bourses font-elles la pluie et le beau temps sur toute la planète? Est-ce parce que la valorisation boursière d’une entreprise conditionne sa capacité d’emprunt? Mais alors, pourquoi ne pas développer les circuits de prêt hors de la sphère boursière, en se basant sur d’autres critères, comme certains l’ont suggéré?
    Ces questions sont naïves, mais bien loin des considérations financières, la remise en question de la définition actuelle du bien-être (voir l’étude de Tim Jackson) n’aurait-elle pas pour conséquence une modification radicale du visage de la finance? Etant entendu que ce changement devrait diffuser à tous les niveaux de la société, c’est une affaire de générations, donc pas une solution pour aujourd’hui.

    1. « En cas de krach, celui qui vend perd énormément, d’accord. Mais, en toute logique, ces pertes sont bien récupérées par celui qui achète opportunément à l’étiage? A un moment ou un autre, les pertes des uns sont compensées par les gains des autres; et la valeur REELLE des entreprises n’en est pas affectée. »

      Je crains que vous n’ayiez absolument tout faux. Il faut que vous repreniez depuis le début.

      1. Il n’y a pas de lois de conservation en économie? On est dans l’ésotérisme, ou bien suis-je formaté par les sciences?

      2. @josé

        « Homme de sciences » et « homme d’affaires » = entités antinomiques.
        On a donc besoin des deux.
        Moi j’aime bien les deux, tout en n’étant ni l’un ni l’autre bien sûr.

      3. @José: il n’y a aucun gain quand on achète, le gain ne se fait éventuellement qu’à la vente. Donc les pertes ne sont pas récupérées par les acheteurs en solde. Elles le seront peut-être par eux quand ils revendront, si la bourse remonte. Et pour qu’elle remonte, il faut bien qu’il y ait du nouvel arrivage d’argent frais dans ce petit jeu. En gros, c’est une pyramide financière et malheur à celui qui est dedans quand elle s’écroule.

      1. Je cite M. Krugman , paul de son prénom aussi .

        ATTENTiON au serrage de ceinture qu’ils veulent bientôt faire passer, comme c’est annoncé depuis HIER dans toutes les presses locales et nationales, l’austérité et puis l’austérité dans l’austérité………etc etc

        « Ceux qui demandent aujourd’hui des coupes dans les dépenses sont comme les docteurs du Moyen-âge qui traitait les malades en les saignant, les rendant au final encore plus malades.

        http://www.challenges.fr/actualite/economie/20110801.CHA1312/paul-krugman-l-accord-sur-la-dette-americaine-est-un-desastre.html

    2. @José,

      En cas de krach, celui qui vend perd énormément, d’accord.

      Non, tout dépend du prix auquel il avait acheté ses actions. S’il les avait acheté la semaine dernière et que le cours s’est effondré et qu’il les revend il perd la différence. S’il les avait acheté il y a trois ans à un prix inférieur au cours auquel il les revend il fait un profit, même si le cours s’est effondré sur la semaine précédente. Son profit est inférieur à celui qu’il aurait obtenu s’il les avait vendu la semaine précédente mais il n’a pas perdu d’argent.

      Mais, en toute logique, ces pertes sont bien récupérées par celui qui achète opportunément à l’étiage?

      de quelles pertes parlez vous? Celui qui achète des actions opportunément à l’étiage ne fait de profit que si il les revend à un prix plus élevé auquel il les a acheté.

      A un moment ou un autre, les pertes des uns sont compensées par les gains des autres; et la valeur REELLE des entreprises n’en est pas affectée.

      je ne comprends toujours pas de quelles pertes et de quels gains vous voulez parler. Et qu’appelez vous « la valeur réelle des entreprises »? Il y a la valeur de marché ou valeur boursière d’une entreprise, c’est à dire le nombre d’actions multiplié par le cours de l’action, mais qu’est ce que la valeur réelle?

      Est-ce parce que la valorisation boursière d’une entreprise conditionne sa capacité d’emprunt?

      Non, pas directement, la capacité d’emprunt d’une entreprise dépend de sa capacité à dégager les sommes nécessaires de ses revenus pour rembourser l’emprunt.

      Mais alors, pourquoi ne pas développer les circuits de prêt hors de la sphère boursière, en se basant sur d’autres critères, comme certains l’ont suggéré?

      les prêts aux entreprises se font déjà hors de la sphère boursière, ils se font auprès des banques. Est ce que vous ne confondez pas « prêt » et « participation au capital »?

      1. @chris06
        pas complètement neuneu, je parle de gain ou de perte pour la différence entre prix d’achat et prix de vente; C’est la raison pour laquelle je parle de gain pour l’achat à l’étiage (vu la définition d’un minimum).
        Concernant la valeur réelle:
        N’étant pas économiste, je n’ai qu’une notion confuse, plutôt intuitive, de ce que peut être la valeur d’une entreprise ou la façon de la mesurer. Mais je ne crois pas qu’il s’agisse de son prix; je crois même que de manière générale c’est la confusion entre les deux notions qui mène le capitalisme ou tout avatar dans l’impasse. La distinction est peut être plus claire dans le domaine de l’environnement, où accorder un prix quel qu’il soit à une espèce vivante serait une aberration.
        La valeur est peut-être une nébuleuse, qui contient aussi bien le prix au sens traditionnel que l’utilité sociale par exemple; et je concède que sur des notions aussi floues il est difficile de bâtir du solide. Pourtant, d’une part nous constatons chaque jour que la théorie économique en vigueur n’est pas moins vaporeuse; d’autre part, c’est la théorie quantique qui en détruisant un univers de certitudes a le plus fait progresser notre connaissance du monde physique. A l’économie d’en faire autant.

    3. En matière financière, on peut aussi raisonner en remontant le temps : si l’on perd en vendant ce que l’on a acheté plus haut, c’est que son vendeur au plus haut a gagné en vendant au bon moment. C’est ce qui se passe dans les pyramides de Ponzi ou dans les bulles : tous ceux qui sortent à temps sont gagnants, et récupèrent l’argent des gogos qui sont entrés après eux.

      1. @Ligérien
        D’accord, certains s’en mettent plein les poches, c’est bien ce que je disais, mais alors où se cachent les Madoff?

    4. Lu ce jour sur le site d’une grande chaine nationale de TV française : les épargnants doivent-ils se débarrasser de leurs actions dans le contexte actuel ? réponse de « l’expert » : non, les baisses ont été trop importantes, et vendre maintenant serait réaliser ces lourdes pertes. Dire de telles âneries, actuellement, c’est soit être incompétent, soit être malhonnête et prendre les gens pour des pigeons,
      Les probabilités de retournement à court terme étant faibles, et les probabilités que çà s’aggrave étant fortes à court ou moyen-terme.

    1. @vmigeat,

      bof.

      Celui qui écrit cette lettre confond perte de valeur de la monnaie avec augmentation du cours de l’or, et monétisation directe avec ce que fait Trichet.

      C’est dommage car la lettre commençait bien!

      1. @chris06

        Quand je vois comme ce matin le franc suisse presque à parité avec l’euro alors qu’il valait 4.5 francs français, c’est vrai que l’euro à 6.5 francs n’a pas perdu de valeur par rapport au franc suisse en ce jour. A peine 30%
        Alors ce n’est pas l’or qui monte mais bien les monnaies qui baissent.
        Pour Trichet il monétise mais en prenant bien soin de faire profiter les copains de la finance avant en taux et commissions dont nous nous passerions bien. Vive BB (Ben Bernanke) il coûte en définitive moins cher pour meilleur résultat.

      2. @Liervol,

        Berruyer écrit :

        Mais bon tant que les clowns de la télé continuent à bien employer le mot « hausse de l’or » et surtout pas celui de « baisse de la monnaie », tout roule – ils sont nazes quand même, comme si l’or pouvait « monter » alors que cela fait 6 000 ans que c’est l’étalon monétaire…

        la perte de valeur de la monnaie ne se mesure pas par rapport à un seul bien physique que se soit l’or, le pétrole ou le Big Mac) mais par rapport à l’ensemble des biens et services. La perte de valeur de la monnaie se mesure par le taux d’inflation, pas l’augmentation du cours de l’or.

        Et pourquoi passez vous maintenant au cours du Franc Suisse par rapport à l’Euro?
        C’est sûr que si on mélange tout et n’importe quoi, le cours de l’or et du franc suisse en euro, on ne risque pas de comprendre grand chose…

        Pour Trichet il monétise mais en prenant bien soin de faire profiter les copains de la finance avant en taux et commissions dont nous nous passerions bien.

        Trichet monétise exactement de la même manière que toutes les baques centrales dans le système des changes flottants. Toutes les banques centrales, la BCE, la FED, la BoE, la BoJ, la SNB… sont légalement obligées à passer par le marché secondaire pour acheter des obligations d’état. Cette obligation légale est la conséquence de la mise en place d’un système de changes flottants depuis 1971.

        Berruyer écrit:

        Quoique, tu me diras que le traité de Maastricht précisait bien aussi « l’acquisition directe, auprès [des États], par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. » (art. 123) – dire que c’est toi qui l’as négocié ! Tu en as racheté combien de milliards aujourd’hui d’ailleurs ? Arf, trop drôle, comme si j’interdisais à mon fils d’acheter un scooter, et qu’il demandait à son meilleur ami de le faire, avant de le lui racheter…

        Il ne semble pas comprendre que l’article 123 interdit à la BCE, comme à toutes les banques centrales de l’union européenne (la BCE et celles du Royaume Uni, de Suède ou de Norvède) de financer directement les états et à passer par le marché secondaire pour acheter des titres d’état. Or Trichet passe par le marché secondaire, comme le font toutes les banques centrales de la planète depuis la mise en place du système de changes flottants.

        Si on veut se passer de cela, ce n’est pas l’article 123 qu’il faut éliminer, mais changer intégralement le système monétaire international de changes flottants.

    2. @vmigeat

      Attention, dites à Berruyer qu’il froisse inutilement du niçois de premier choix. Dites lui bien pour son prochain billet de répéter religieusement :
      – L’or monte très normalement mais l’euro ne baisse pas, jamais en fait, très normalement aussi.
      – La BCE et (Saint) Trichet appliquent toujours une sage politique monétaire merveilleusement équilibrée et pertinente et ne monétisent jamais « directemenr » ou « vulgairement », enfin bon, voyez c’que j’veux dire… à l’américaine kôôa…
      Merci pour lui, j’veux dire pour « l’àlaised’Eze » bien sûr.

      1. @vigneron,

        tiens, maintenant vous changez d’avis radicalement (cela doit être une réaction épidermique qui vous fait prendre systématiquement le parti inverse de ce que j’écrit) et l’or devient selon vous le seul et unique indicateur de la perte de valeur de la monnaie?

        Et sur la politique monétaire de la BCE,je me contente de remarquer qu’elle suit à la lettre ce que lui impose la loi et ses statuts (définis par les états membres) : ne pas financer directement les états et veiller à maintenir l’inflation aux alentours de 2%. Contrairement à ce qu’écrit Berruyer.
        Les qualificatifs « sage, merveilleusement équilibré et pertinent » vous appartiennent. Pas à moi.

      2. Le petit niçois ne marche jamais, il galope. Comme un lapin de garrigue, entre serpolet, thym-citronelle, basilic, trèfle blanc, rouge, et trèfle de plaisanterie…
        Non mon lapin, je retranscris juste – à grand peine caricaturée – la doxa àlaised’Ezienne. Doxa qui veut nier que pour nombre de ses adeptes et acheteurs – et non pour moi qui n’en suis qu’un témoin amusé – la détention d’or est bel et bien toujours la protection ultime contre la supposée dévaluation actuelle (effective) comme virtuelle (anticipée, à venir…) de la ou les monnaies et Doxa àlaised’Ezienne encore qui nie que la BCE est exactement dans la même situaton que la FED. Elle aura juste eu quelques deux ou trois années « d’admirable retenue de vierge effarouchées » – i.e de retard sur la grande frangine nettement plus dévergondée – avant d’en venir aux mêmes humiliantes extrémités intromissives. Sur les obligations d’Etat bien sûr puisque sur les actifs bancaires ça avait déjà sacrément « quantitativeasé »… Dans le plus grand respect de l’Art « 123 Soleil », certes. Et du seuil suprême des 2 % d’inflation, Grands Dieux ! bien sûr ! En situation résolument déflationniste, tu parles d’un exploit…

        Cela dit je suis plutôt d’accord pour dénoncer la caricature de Berruyer en particulier quant il prend « pour argent comptant » le prix de l’or pour étalon de l’euro ou signe ultime de la politique censément arrangeante ou laxiste de la BCE.
        Sauf que moi, je ne tiens pas ce discours tout en ayant planqué quelques lingots par devers moi… « aucazoú » bien entendu, « aucazou »…

      3. @vigneron

        après la discussion l’autre jour sur l’évaluation du risque de défaut, je comprends mieux que vous en êtes toujours à confondre une mesure d’un paramètre qui se fait au présent avec une évaluation d’un risque futur.

        Le prix de l’or n’est pas une mesure de la dévaluation de la monnaie au présent, et ne l’a jamais été. Mais c’est un bon indicateur du risque d’une dévaluation future.

        Ce que vous ne semblez aussi toujours pas avoir compris c’est pourquoi une situation déflationniste comme actuellement, qui correspond exactement à l’inverse d’une dévaluation de la monnaie, paradoxalement augmente le risque d’une dévaluation future. Je vous laisse réfléchir là dessus…

      4. @chrise

        Ouaip mon cher lapin chrétien. Et sachant que plus, que l’inflation ou la dévaluation en elles-mêmes, c’est bien son anticipation qui constitue le problème central aujourd’hui comme hier (comme son souvenir mais c’est une autre histoire), je comprend bel et bien que les lapins dorés de garrigue niçoise, malgrè leurs dénégations réitérées, sont à mettre dans le même sac que tous les petits écureuils effarés de France de Navarre et d’ailleurs qui ont bien acté présentement et de façon tout à fait « mesurable » leur « estimation » actuelle d’une dévaluation virtuelle future dans leur petit tas de matière « fait-cale », « aucazou » bien entendu, pardi…

      5. @vigneron,

        continuez à perdre votre temps et à faire une fixation sur ce qui représente même pas une noisette dorée parmi cent de ces petits écureuils. Vous croyez vraiment que c’est ça qui va les protéger quand ils vont découvrir qu’il y a au moins la moitié des noisettes qui sont vides? En attendant, le lapin doré de garrigue niçoise continue de gambader, ça sent si bon le thym et la lavande!

      6. ///////Sauf que moi, je ne tiens pas ce discours tout en ayant planqué quelques lingots par devers moi… « aucazoú » bien entendu, « aucazou » ////
        Bof …planquer qqs lingots ou …caser son « drolle » en science éco …c’est du kiff ..de l’assurance vie … »AUCAZOU »

      1. La distinction est pourtant bien facile à faire: c’est la différence entre innocence et culpabilité.

        Parler de collaboration, quand ces citoyens ne font que se protéger et remplir leurs devoirs (on ne leur demande pas d’identifier des innocents!), me paraît « limite ». A force de refuser de « collaborer », dans le Sud, on a fini par tolérer la corruption généralisée, et même par coopérer avec la pègre, en sorte que les petits modèles de vertus sont aujourd’hui les collabos du crime organisé.
        Mais j’oubliais… « l’honneur est sauf », puisqu’on ne « collabore » pas avec la méchante « police » (sic). Et puis, ce n’est pas grave « j’ai été chanceux que ce ne soit pas tombé sur moi mais sur le voisin… je passerai à travers les gouttes… tant pis pour le voisin, qui n’est ni plus ni moins responsable que moi de la situation: chacun sa route, chacun son chemin, bla blabla… »

        Admettons qu’on aille plus loin, et que l’on considère effectivement les pilleurs comme des victimes (d’un système politique injuste), poussées par la faim, et les dit policiers comme des agents de la conservation dudit « système » qui les opprime. Dans un tel cas, il appartient à chaque policier de se rappeler qu’il est au service du peuple, et de se demander où est le peuple, et de choisir son camp, comme il appartient à chaque citoyen d’en faire autant. Soit. Mais alors il s’agit d’une guerre civile, et il n’y a aucun sens à parler de gens qui collaborent et d’autres qui coopèrent. Il y a simplement deux conceptions de ce que doivent mutuellement les membres d’une même communauté qui s’affrontent, deux communautés en fait. Et c’est aussi absurde de parler de « collaboration » dans un tel cas que de parler de « collaboration » entre protestants et de « coopération » entre catholiques (ou l’inverse).
        La configuration n’est en rien similaire à celle de l’Occupation.

        Dans tous les cas, le mot « collaboration » est donc ici de trop.

    1. Horreur ! Ce site doit être interdit ou alors notre loi « informatique et libertés » est court-circuitée .
      En attendant, tout « recto » ayant son « verso », ce site peut permettre aux informaticiens hackers d’ identifier les provocateurs en civil disséminés dans la foule , par exemple celui qui fera éventuellement semblant de tirer sur les forces de l’ordre, afin de légitimer des tirs massifs à balles réelles des forces de l’ordre sur des manifestants devenus trop nombreux .

      1. pfffff des pauvres malheureux qui volent des chips, et pour les plus courageux, le gros lot, mieux que le jackpot du loto,un écran plat…

        Franchement, Cameron devrait avoir honte.

    1. Seuls les avis ne changent pas d’imbécile :
      « Décidément, définitivement, la France a choisi la modernité. Ainsi, il ne s’agit plus de se battre pour ou contre l’Europe : l’Europe est faite ; pour ou contre la mondialisation : elle est inéluctable ; pour ou contre la flexibilité : il y en a un bon usage ; pour ou contre l’économie de marché : elle est là et personne ne songe plus à la remplacer, y compris à l’extrême-gauche. » Laurent Joffrin Le Nouvel Observateur, 9 septembre 1999
      « Les dogmes libéraux avaient déjà créé une injustice massive » Laurent Joffrin Le Nouvel Observateur, 9 août 2011

  21. Ouvrez les yeux gens du marché, petits actionnaires.

    Je vous en prie n’ayez plus peur de perdre de l’argent, bon c’est vrai c’est juste un petit moment douloureux à passer pour les petites et moyennes entreprises, le marché providence, pour parvenir toujours à ces choses qui vous donnent plus de prix.

  22. Bonjour à tous

    Au sujet des émeutes qui ravagent l’angleterre: ( malheureusement, pressé par le temps, je ne puis vous indiquer le lien pour cette info.)
    Il semblerait que ce puisse être une réponse à la nouvelle tactique efficace de la police anglaise contre le trafic de drogue: le marché de l’héroïne se serait bien asséché ces derniers temps, ce qui laisse deux groupes bien frustrés: les drogués qui n’ont plus assez d’argent pour renouveler les maillons de leur chaîne et les trafiquants qui perdent beaucoup d’argent….. Ces émeutes, « spontanées » seraient donc la réponse de ces groupes.
    C’est assez plausible: il me souvient d’une interview d’un commissaire de police français, au sujet des banlieues françaises, qui disait que 30% de l’économie des banlieues vient du crime organisé et que vouloir y mettre fin déclencherait une forme de guerre civile….

    Bien sur, cela met en lumière la dramatique absence de solutions d’espoir pour tous ceux qui sont parties de groupes défavorisés laissés à l’abandon.
    Il faut tout de même se rappeler que c’est bien l’impératif posé à leurs pantins politiques par les capitalistes dans les années 75 ( post choc pétrolier 1) de les pourvoir en main d’oeuvre à bas prix pour faire baisser les salaires et conserver leurs marges et dividendes qui a mené à cette situation….

    On voit bien au mexique, la puissance effrayante des cartels de la drogue, on a bien vu les mafia qui ont proliféré et pris un certain pouvoir en ex urss; on ne peut pas oublier cet aspect extra institutionnel dans la réflexion sur ce qui vient….
    Les tensions qui vont peser sur les « gens de peu » en europe, ne proviendront pas seulement d’une absence d’espoir économique mais aussi d’une compétition féroce entre institutions ( étas et sociétés affiliées) et ceux qui s’organisent à la marge et ne rechignent pas à la violence pour s’emparer de c qu’ils désirent….

    Après tout, les Grimaldi, pirates qui se sont emparés d’un territoire par la force au moyen âge sont désormais des « people »!

    Il serait quand même utile de se souvenir que la chute de l’empire romain a causé ruines et souffrances avant qu’une autre organisation sociale se mette en place…..
    Bon courage…..

    (PS: selon certaines infos, les forces spéciales tuées dans le crash de l’hélicoptère en Afghanistan seraient celles du commando ayant « terminé » ben Laden. Pour un premier essai de nouvelle arme,c’est réussi …. mais je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser à la commode disparition de Lee Oswald et de Ruby dans la foulée…)

    Cordialement….

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