L'actualité de la crise : DANS LA NASSE ! par François Leclerc

Billet invité.

D’ambition modeste puisque destiné à « éloigner les incertitudes », mais « allant dans la bonne direction », un accord encore flou dans les détails de réduction du déficit et de déplafonnement du montant de la dette est finalement intervenu dimanche soir à Washington, qui devrait être voté par les deux chambres d’ici mardi soir.

Symboliquement, il ne comprend aucune remise en cause des avantages fiscaux des plus fortunés. De nombreux arbitrages restent à faire en matière de coupes budgétaires, qui permettraient ensuite d’enjamber l’échéance des prochaines présidentielles, l’essentiel reste à décider. L’idée est de procéder graduellement dans les dix années à venir, moins abruptement qu’en Europe, mais l’exercice n’en sera pas moins lourd de conséquences.

Que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe, une même nasse est mise à l’oeuvre : par tous les moyens, les Etats sont sommés de réduire leur voilure et diminuer leur endettement. Hier ennemi public n°1, faisant désormais pâle figure, l’inflation cède le pas à la dette.

Quand il ne s’agit pas d’une commission bipartisane chargée d’opérer les coupes budgétaires d’ici à Thanksgiving fin novembre prochain, on parle de la nécessaire adoption de « règles d’or » figeant dans le marbre constitutionnel l’équilibre budgétaire. Comme si la sanction des marchés n’était pas suffisante et que des mécanismes supplémentaires, se voulant irréversibles, étaient nécessaires pour l’obtenir sans férir. Faut-il croire que la tâche est difficile et qu’il faut mettre toutes les chances de son côté !

Dans toutes les propositions sur le tapis, l’objectif est de prioritairement diminuer les dépenses sans accroître les recettes, au nom de la diminution de la pression fiscale et sans toucher à toutes les formes d’évasion fiscale. De créer un contexte où les coupes seront automatiques et ne pourront faire l’objet de débat que dans un cadre contraignant à l’extrême. Imposant le choix de sacrifices au nom du réalisme.

En Europe, les Allemands jouent le rôle du méchant avec le BCE, qui n’en a que pour la nouvelle gouvernance et les sanctions automatiques. Wolfgang Schaüble, le ministre des finances, est à la recherche en interne au pays des conditions politiques permettant de garantir le sauvetage de la zone euro, il multiplie à cet effet les gages à l’aile libérale de la coalition au pouvoir. Dernier en date : sa proposition d’arrêt immédiat des subventions européennes aux pays ne respectant pas le Pacte de stabilité. Une brillante idée qui les plongera davantage dans l’insolvabilité.

Aux Etats-Unis, le couperet s’annonce différemment, une commission bipartisane du Congrès devant se mettre d’accord dans les quatre mois, faute de quoi un paquet de mesures défini à l’avance serait automatiquement mis en oeuvre. C’est tout au moins ce que prévoit l’accord en cours d’adoption.

Au-delà de ces échéances proches, il est question d’aller plus loin. Les républicains américains proposent eux aussi d’adopter un nouvel amendement à la Constitution, afin d’imposer l’équilibre budgétaire. En Europe comme aux Etats-Unis, on remarque toutefois qu’une telle règle ferait obstacle aux investissements à long terme, ceux que seul l’Etat finance. Et qu’il faudrait définir le périmètre de ce qui serait pris en compte, notamment les Etats fédéraux ou les collectivités locales, sur lesquels il serait facile de se défausser.

En Europe, on oppose que la Loi fondamentale allemande impose cet équilibre depuis 1949, ce qui n’a pas empêché d’y déroger et d’accroître l’endettement. La loi adoptée en 2009, pour application en 2016, prévoyant d’ailleurs des « circonstances exceptionnelles » permettant de passer outre.

Aux Etats-Unis, l’adoption d’un amendement à la Constitution supposerait une majorité qualifiée des 2/3 à chacune des deux chambres et sa ratification par les 3/4 des Etats fédéraux. Mais de nombreuses voix préconisent que l’équilibre soit calculé sur plusieurs années, tandis que d’autres font remarquer que des exceptions devraient être nécessairement prévues, à l’approbation du Congrès, ce qui ferait de cette disposition de la Constitution la seule qui ne serait pas intangible…

Qu’importe ces arguments ! Toutes ces constructions n’ont qu’un seul et unique objectif : créer les conditions pour faire accepter une sévère rigueur budgétaire afin de diminuer les déficits sans tarder, telle qu’elle s’installe en Espagne, en Irlande, au Portugal, en Grèce, au Royaume Uni, et s’annonce ailleurs. Aboutissant aux Etats-Unis à démanteler le peu qui existe de solidarité sociale, et à la réduire en Europe. Ainsi qu’à plonger dans la récession les fleurons de l’économie occidentale, à quelques exceptions près, qui ne sauraient durer dans ces conditions. Signant la première contradiction d’une situation qui les accumule.

Ces constructions poursuivent d’autres objectifs, moins visibles, également destinés à défendre les intérêts du système financier. Céder la place aux établissements financiers sur le marché obligataire, où il y a foule, a été précédemment identifié. Mais le but poursuivi est aussi de redonner de la vigueur à la dette souveraine, devenue un placement risqué.

Vitor Constancio, vice-président de la BCE, avait le 15 juin dernier dévoilé le pot aux roses en s’alarmant de la concurrence montante entre les banques et les Etats sur le marché obligataire, et du risque de hausse des taux qui en résultait. Cette fois-ci, c’est Nikolaus Von Bomhard, Pdg de Munich Re, le premier réassureur mondial qui gère 200 milliards d’euros d’actifs, qui a mangé le morceau. « Il n’existe plus de placement absolument sûr, auquel nous étions habitués depuis des années », a-t-il estimé en faisant référence aux crises européenne et américaine, précisant : « Un emprunt d’Etat n’est plus ce qu’il était par le passé. » L’idée est bien donc de revenir aux amours perdues et aux plaisirs d’antant.

De plus en plus décorrelé du monde économique, enflée à l’extrême et sans autre référence de valeur que celle du marché, si capricieux, la sphère financière a besoin d’étais pour consolider son échafaudage instable. Si les Etats ne peuvent plus être les prêteurs en dernier ressort, via leurs banques centrales, en raison de l’énormité des engagements que cela supposerait, ainsi que des dangers de l’inflation qui pourrait en résulter, qui mettrait tout l’édifice financier à bas, que reste-t-il d’autre comme point d’appui ?

Voilà la seconde contradiction: le capitalisme financier en est venu à scier la branche sur lequel il était assis et voudrait maintenant qu’elle soit rafistolée. Mais si le prix à payer pour la réparation entraîne globalement dans la récession l’économie occidentale, Etats-Unis en tête, comment l’objectif pourra-t-il être atteint ?

La réaction mitigée des marchés asiatiques, ce matin, prend en compte les résultats très décevants de l’économie américaine dévoilés en fin de semaine dernière.

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80 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DANS LA NASSE ! par François Leclerc »

  1. Bjr,
    Que comprendre ?
    Tout le monde s’est trompé ? ici et ailleurs ?
    1) Pas d’éclatement de la zone euro.
    2) Pas de krach aux USA
    Que reste t’il ?
    Inflation pour payer la dette ?
    Blocage des salaires afin de ne pas dépasser le budget ? (Prévu dans la constitution)
    Taille à coup de hache dans le social ?
    Hausse des impôts ?

    Alors….Révolte ou pas révolte ?

    1. En effet ce n’est pas un bon jour pour les Cassandres… Le système, même gravement atteint, a un résilience certaine.

  2. Il nous manque aujourd’hui un écrivain de la trempe de Robert Musil (je conseille la lecture de « L’homme sans qualités »,sa description de la modernité et son anticipation de l’horreur à venir laisse perplexe) pour appréhender la suite…ce qui nous attends!

  3. …Symboliquement, il ne comprend aucune remise en cause des avantages fiscaux des plus fortunés….
    …c’est Nikolaus Von Bomhard, Pdg de Munich Re, le premier réassureur mondial qui gère 200 milliards d’euros d’actifs, qui a mangé le morceau. « Il n’existe plus de placement absolument sûr, auquel nous étions habitués depuis des années », a-t-il estimé en faisant référence aux crises européenne et américaine, précisant : « Un emprunt d’Etat n’est plus ce qu’il était par le passé. » L’idée est bien donc de revenir aux amours perdues et aux plaisirs d’antant….
    Mais reste toujours l’argent mafieux et son commerce discret ..
    …Par définition il est difficile d’estimer précisément les sommes qui y sont amassées. Selon un recoupement des chiffres du GAFI (Groupe d’action financière contre le blanchiment de capitaux), de l’OCDE et de l’ONU, de 11 milliards de dollars détenus dans les paradis fiscaux en 1968, on se situerait maintenant entre 5.000 et 6.000 milliards de dollars ! Oui, vous avez bien lu. On ajoutera encore que plus de 4.000 banques offshore y sont installées et que l’on compte plus de 2,4 millions de « sociétés écrans ». Le système ne profite d’ailleurs pas qu’aux multinationales, loin de là. Les fonds illégaux, issus de la corruption ou de trafics divers, sont conséquents puisqu’ils représenteraient 10 à 20% des capitaux amassés, à savoir 500 à 1000 milliards de dollars.
    Il est encore plus stupéfiant d’apprendre qu’à l’heure actuelle, la moitié du stock d’argent de la planète transite ou réside dans des paradis fiscaux ou des centres offshore. Entre 1990 et 2000, le flux des capitaux transitant par les paradis fiscaux a été multiplié par 5. Preuve, si besoin en était encore, de l’attractivité exercée par les paradis fiscaux, dont on peut sans hésiter affirmer qu’ils constituent désormais un rouage essentiel au fonctionnement de l’économie mondiale. Aujourd’hui, la criminalité organisée mondiale draine des actifs estimés à plus de 2.000 milliards de dollars. Les estimations qui suivent représentent une année de profit à l’échelon mondial :
    ■500 milliards $ pour le trafic de drogues ;
    ■450 milliards $ pour le trafic des véhicules volés ;
    ■200 milliards $ pour le marché de la contrefaçon, dont 50 rien que pour le commerce de faux médicaments ;
    ■25 milliards $ pour la traite des êtres humains ;
    ■12 milliards $ pour le trafic de déchets polluants.
    Bien que ces chiffres ne soient que des estimations, l’ordre de grandeur est toutefois sans appel. Mais pour que le tableau soit complet, il y manque toutefois le créneau principal qui lui n’a jamais fait l’objet d’études statistiques sérieuses : la criminalité financière. Sa forme la plus courante reste l’échange entre multinationales de sous-produits entre différentes filiales à des prix calculés au mieux pour échapper au fisc. On pourrait rajouter les multiples délits d’initiés. On devrait surtout rappeler que cette pratique représente à elle seule entre 700 et 1.000 milliards de dollars de profits annuels.
    La criminalité organisée dans son ensemble profite de l’opacité d’un système qui cautionne beaucoup trop la discrétion concernant l’origine des montants accumulés dans les paradis fiscaux. Ainsi se mêlent librement les capitaux légalement accumulés et ceux provenant de la criminalité organisée.
    À tel point qu’elle représenterait désormais de 2 à 5 % du PIB mondial, et de 10 à 20 % des avoirs existant dans les paradis fiscaux et les centres offshore !
    Le recyclage de cet argent, devenu « propre » par la grâce des habituelles transactions de blanchiment d’argent , lui permet d’être réinjecté dans le circuit financier mondial sans qu’on ne puisse plus l’identifier. La criminalité organisée est donc, à côté des acteurs majeurs de la finance, l’autre grand vainqueur de cette mondialisation. En toute discrétion .

    ET PENDANT CE TEMPS LES POPULATIONS POURRONT TOUJOURS SE PARTAGER LES MIETTES …ET SUBIR LES CHOIX INDIFFERENCIERS DES POLITIQUES ( AU SERVICE DES NANTIS..)…à moins qu un jour une marche des indignés à l’échelle mondiale commencerait à faire bouger les choses à contrario …

    1. Mais, les paradis fiscaux n’existent plus!? Ne vous souvenez-vous pas des mesures prises après la première crise, on allait voir ce qu’on allait voir?
      Quoi? (cri de goret façon Coluche) On nous aurait menti?

      1. Dans la même allocution présidentielle Mr Sarkozy disait à la fois:
        « Je ne mens jamais »
        et un peu plus loin:
        « Les paradis fiscaux c’est terminé »

        Donc les paradis fiscaux n’existent plus. Ou alors vous ne croyez pas à la parole présidentielle?

  4. Aucun n’est disposé à céder une parcelle d’acquis.
    De soubresauts en soubresauts , il faudra une vraie guerre monétaire ou militaire pour faire plier les uns et les autres.
    Alors sortons les armes qui sont les notres.

  5. Game is not over! Shot again!

    L’Empire joue les prolongations, la chute est reportée aux calendes grecques ( je ne l’ai pas fait exprès!)

    En attendant la machine à broyer l’ Etat Providence ou ce qu’il en reste va fonctionner à plein régime.

    En France de nouvelles « réformes » des retraites et de la sécurité sociale sont dans le « pipe ».

    Reporter encore l’âge de départ, augmenter encore le nombre d’annuités, tailler dans les dépenses liées aux longues maladies etc, etc, etc…

    Demandez le programme, il y en aura pour tout le monde! Après 2012 cela va de soit!

    En voiture, en voiture, le néo-libéralisme n’a pas fini d’essorer les classes populaires et moyennes!!!

  6. Il sera interessant de prendre connaissance de la répartition des prochaines adjudications des Treasuries (volumes souscrits et répartition entre la FED et les non résidents). Même si le défaut n’est pas techniquement déclaré et en supposant que l’accord de cette nuit soit voté par les deux chambres le vers est désormais dans le fruit. Les Treasuries ne sont plus un refuge sûr. Certaines banques recommandent désormais, à défaut d’autre chose, les émissions obligataires corporate. Mais il n’est pas certain que ce soit plus sûr et que les volumes obligataires émis soient capables de compenser les volumes de reconnaissances de dette proposés par l’Etat étasunien.

    http://www.guardian.co.uk/business/2011/jul/31/us-aaa-credit-rating

  7. J’y vois du bon . Les ‘populations’ y compris couches moyennes , courroie de transmission du pouvoir , découvrent qu’en haut çà ne marche plus comme avant , l’ascenseur reste en panne .
    Sans le choix ou avec , peut étre va t il leur venir à l’idée que l’issue , la leur en tout cas dépend
    de leur initiative . Initiative au sens réel , c’est à dire production . Se réapproprier les moyens
    de production , comme aurait dit un autre toujours incompris . Et ramener le logos et le politique
    à sa juste proportion . En France çà risque d’étre plus difficile , l’état est sacré , mais la nation
    encore plus , quoique ceux qui s’en réclame s’efforce de le faire oublier .

  8. François
    Cela fait près de 4 ans que je fréquente assidûment et activement ce blog. Et je dois dire que j’en ai vécu des veilles d’apocalypse… On dit facilement que les écologistes sont des millénaristes mais, de ce point de vue, à côté des économistes et spécialistes de la finance « non classiques », ce sont des francs rigolos. Les écolos nous disent que si l’on ne change pas de cap, dans 50 ans les choses vont aller vraiment mal. Mais du côté de l’économie et de la finance alternative, c’est tous les mois qu’on nous prédit la fin du monde (ou de l’un ou l’autre empire…).
    Allez, je provoque… Mais ne croyez-vous pas que comme, tout humain qui s’essaie à la prospective, nous ayons une fâcheuse tendance à croire ce que nous espérons au fond de notre cœur? Les enfants croient au Père Noël et beaucoup d’adultes en la vie éternelle dans un paradis très sympathique… alors pourquoi ceux qui espèrent en la justice sociale et en la solidarité entre humains ne seraient-ils pas sujets au péché mignon de prendre leurs rêves pour des réalités?
    A propos de l’exemple de cette crise du plafond de la dette US du 2 août 2011, ne devrait-on pas être prudent quand on regarde les indicateurs, non pas ceux réservés aux techniciens de la finance mais les essentiels. algré une dette colossale et aucune perspective de s’en sortir, les USA empruntent sur les marchés internationaux à du 3% environ, le dollar reste moyennement élevé et de toutes les bourses importantes, ce sont le Nasdag le Dow Jones et le SP 500 qui on,t le plus performé depuis le 1er janvier. Donc, le (ou les) marché(s) font confiance à celui que vous, nous, décrivons comme moribonds.
    Cela remet bien de nos prévisions en cause. Ce foutu marché ne serait-ce finalement pas qu’un troupeau de moutons envoyé là où le décident quelques bergers bien cachés et dirigé par les aboiements des chiens médiatiques bien dressés. Ainsi, ce lundi matin, tous les bulletins d’information disent: « un accord a été trouvé » alors que ce n’est que le Xème PROJET d’accord dont les prédécesseurs n’ont pas passé le cap des 2 chambres législatives. Les marchés asiatiques sont annoncé en hausse sensible (accueil mitigé dites-vous François : + 1,34% a Tokyo je crois que vous êtes un peu pessimiste…).
    Ce à quoi je veux en arriver est que la réalité que vous analysez très finement n’a peut-être guère d’importance. Ce qui compte est la vérité officielle qui, tout comme l’histoire, est écrite par les vainqueurs. Et depuis 40 ans, les vainqueurs ne sont pas ceux qui veulent le bien du plus grand nombre mais bien ceux qui veulent le bien d’une minorité dont ils font partie.
    Le changement que vous souhaitez, que je souhaite, ne viendra sans doute pas du dévoilement de la réalité qui restera trahie par le discours dominant. Et je crains donc aussi que les impasses financières et économiques que le réel amènera ne seront pas dépassées par une fin inéluctable du système capitaliste mais bien par une saignée encore plus douloureuse des peuples qui continueront à plonger vers l’injustice sociale et l’exclusion de masse au nord et vers la misère, la famine et les morts prématurées et injustes au sud.
    Je reste passionné et grand amateur de vos analyses mais, tout comme j’admire le Marx historien , sociologue et économiste mais désapprouve le Marx politicien, j’admire les Paul et François analystes mais suis dubitatif face au Paul et François prévisionnistes (même si la prévision du crash du système hypothécaire états-unien par Paul fut d’une grande prescience).
    Pour ma part, en tenant considérant vos analyses comme les plus éclairantes et en tenant grand compte dans mon action politique, je ne crois pas que le fruit capitaliste soit mûr et qu’il tombera sous l’effet de ses actuelles contradictions internes. En bon objecteur de croissance, je préfère militer pour attaquer l’ennemi par son point faible: la nécessité pour sa survie d’une croissance de la production et de la consommation. Cette contradiction-là fera, je le crois, mûrir l’abcès plus vite et espérons-le, le fera un jour crever avec le moins possible de dégâts chez les victimes désignées du parasitisme capitalisme (j’aime bien la sémantique nouvelle d’extractivisme pour désigner le productivisme-consumérisme) car quand on n’endosse plus béatement le costume de l’homo oeconomicus taillé par pour nous par nos adeptes du prêt-à-porter capitaliste, beaucoup de souffrances peuvent être évitées (je parle évidement du nord de la planète et des 80% de la population qui! ne sont pas encore de véritables exclus).
    Toujours prêt à échanger avec vous et à mieux faire connaître le projet de l’objection de croissance. …

    1. La comparaison Père Noël / désir de justice sociale et de solidarité est très pertinente ( de mon point de vue ). Lutter contre la surconsommation, c’est facile quand on est pauvre mais quand on gagne bien sa vie, ça devient nettement plus compliqué : il faut bien que l’argent gagné aille quelque part : s’il n’est pas dépensé ce sont les banques qui « s’amusent » avec.

    2. J’écris souvent que je ne connais pas la fin du film, et c’est vrai! Ni Cassandre, ni Démiuge. Peut-être un peu Prométhée, alors coupable de ce que Gaston Bachelard dénommait joliment « le complexe d’Oedipe de la vie intellectuelle » ! En tout cas, je ne suis pas un adepte du catastrophisme rédempteur.

      Quant à la croissance, ou la décroissance, parlons-en ! Je voudrais bien savoir en premier lieu comment la mesurer, ce que l’on prend en compte, quelles externalités et comment, pour parler comme les économistes.

      1. J’essaie de répondre à la fois @ Gotoul et @ François

        Comment ne participer à l’orgie croissantiste si l’on est pas exclu du système ? C’est, de fait, la lourde question de l’effet rebond: si on limite ses gaspillages, pas mal d’argent reste disponible. Alors, soit on consomme autre chose (mais alors le gain est perdu), soit on met son argent à la banque et on rentre dans le système pervers dénoncé ici.
        Bien sur, on peut: 1) garder ses sous sous (mais non, ordinateur, ce n’est pas un doublon!) son matelas mais c’est un peu dur de voir son fric si durement gagné fondre sous l’effet de l’inflation (que Johannes me pardonne);
        2) Placer son argent éthiquement mais même des crédits intelligents (usages sociaux, environnementaux, ou culturels) font tourner la machine productiviste.
        Donc les objecteurs de croissance (OC) conséquents font le choix opposé à celui promu par Sarkozy: plutôt que de « travailler plus pour gagner plus », ils préfèrent « travailler moins pour vivre plus ».
        Et donc, François, une externalité est que les OC (s’ils étaient plus nombreux) laisseraient le travail à ceux qui en sont encore esclaves, poussant à la baisse du chômage et réduisant les rangs de l’armée de réserve des travailleurs qui permet au capital et aux entrepreneurs de pousser les salaires à la baisse.
        Les OC ont un projet/programme politique qui recoupe souvent celui des progressistes radicaux mais, de plus, leurs comportements individuels ont aussi pour but de diminuer la consommation et la production (mais l’influence sur le 2ème terme n’est que faible et indirecte). Le PIB est un indicateur trop nul pour que sa baisse soit un objectif en soi mais les échanges marchands sont évités: service d’échanges locaux, ressourceries, donneries, potagers collectifs et autres circuits courts font partie de ce qu’ils promeuvent. Ces démarches ont été analysées et plutôt approuvées par les spécialistes du don que sont les membre du MAUSS.
        Certes, sans relais et soutien politique, de telles expérimentations existentielles (Arnsperger) resteront îlots de vertu ou gouttes d’eau dans l’océan du vice mercantile. Mais même si on peut douter de l’évolution positives des règles collectives (comme François, ni Cassandre ni démiurges), il y a de la jubilation à ne plus se laisser duper et à essayer de contribuer aussi peu que possible à engouffrer nos sociétés dans l’impasse productiviste.
        Un autre avantage est que la démarche n’est pas celle du tout ou du rien: chacun prend, garde ou abandonne ce qui lui convient ou pas dans le délicat équilibre entre l’habitus et l’idéal.

        Et surtout ne croyez pas que les OC sont des ascètes; ce sont de sacrés jouisseurs qui, justement, vivent aussi pleinement que possible malgré la prégnance de l’angoisse mortifère générée par le capitalisme omniprésent.

    3. @ Alain A

      Je suis assez d’accord avec vous. Obama a baissé son pantalon, rien d’étonnant puisque Wall-Sreet a financé sa campagne. Que pèsent les appels de François, Paul et les autres à un nouveau Bretton-Woods ? Je crois qu’un peu de vacance reposerait les neurones.

    4. « En bon objecteur de croissance, je préfère militer pour attaquer l’ennemi par son point faible: la nécessité pour sa survie d’une croissance de la production et de la consommation. »

      Et vous avez raison. Tout comme l’âge de pierre ne s’est pas fini par manque de pierres, le capitalisme ne finira pas par manque de capital. Il finira car les citoyens préféreront la décroissance (ou la stabilité) aux chimères de la croissance infinie dans un monde fini. Et le principe même de la création monétaire par le crédit et la réserve fractionnaire, avec intérêts, ne peut y survivre.

      Ceci-dit, ne trouvez-vous pas amusant que cette « crise » financière d’une ampleur inconnue arrive pile au moment où le monde atteint le peak-oil ? (selon l’AIE c’est arrivé en 2006)

    5. Je partage tout à fait votre point de vue :
      1. La fin du capitalisme n’est pas inéluctable si les peuples qui en ont peu ou prou tiré profit jusqu’ici sont sacrifiés. Question : dans des pays démocratiques, le supporteront-ils ? Ma réponse : je ne le crois pas.
      En un mot, les prévisions faites ici ne valent que dans la mesure où les paradigmes ne changent pas. Si la social-démocratie se mue en dictature, évidemment le prévisionniste doit adapter son canevas.

      2. La pratiquant moi-même – et je suis loin du séminaire – l’objection de croissance (j’adore ce terme !) est fondamentale. Sans renoncement à tout ou partie (majeure partie) au sel de la société de consommation, il n’y a pas de conscience politique véritable.
      Je ne suis pas pessimiste car je constate que, plus l’idéal consumériste devient d’une inaccessibilité sacrificielle, plus la prise de conscience progresse.
      Dans le vital domaine agricole, tant chez les professionnels que les simples amateurs, les gens commencent à prendre conscience des terribles impasses sanitaires mais aussi économiques dans lesquelles le marché les a enfermés. Beaucoup réalisent que, en jardinant ou en achetant à des jardiniers, l’on se nourrit à meilleur prix, plus sainement, et l’on favorise le mouvement.
      Dans les campagnes, je constate tous les jours que, ici où là, nombre de particuliers s’improvisent agriculteurs ou éleveurs et contribuent, à bas coût, au ravitaillement de tous (y compris les urbains). Évidemment, ils se heurtent à l’obstacle étatique et aux marchands en place de tous acabits ; mais ils sont là et bénéficient de l’aimable complicité de la majorité.
      Ils veulent la jouer mondial, il nous faut répondre local.
      Dans cet esprit, il n’y a pas de surproduction, les légumes en excédent sont généralement offerts ou échangés, et pas détruits comme dans les magasins en face.
      Tout ceci, certes modestement, éveille à une autre forme d’organisation sociale. La concurrence s’y estompe au profit d’une solidarité naturelle qui relativise jusqu’à l’idée de nation.

    6. Quand en Septembre 2001, j’ai fait un topo de 2h sur ce qui allait se passer, suite à la réaction des USA au x attentat du 11, mon « patron » de l’époque m’a répondu : « Les américains ne laisseront jamais ça se faire », j’ai répondu en conclusion : « Nous verrons bien… »
      Quand en mars 2003 les USA sont allés en guerre contre l’Irak, j’ai déclaré, c’est le début de la fin. Mes « commanditaires » de l’époque m’ont répondu qu’au contraire c’était un signe que les choses irait mieux après.
      Quand en Novembre 2005 je suis passé en mode survie suite à la menace sur l’alimentation et les indicateurs économique, mes copains ont rigolé en me regardant planter des arbres à pain.
      En 2006 le compte à rebours inéluctable* a commencé, ponctué par les échéances administratives, économiques et financières des États et Institutions financières.
      A chaque échéance, les Cassandre** ont prévenu et proposé des alternatives; toujours ignorées.
      Maintenant, vous pouvez toujours ne pas croire ce que vous dit votre garagiste sur l’état de votre voiture, et penser qu’il veut seulement vous vendre une neuve, elle ne s’en Déglingue pas moins.

      *inéluctable : On ne peut pas faire mentir Shakespeare.
      **N’oubliez pas, Cassandre disait la vérité.

    7. @Alain A.

      Le capitalisme ne veut pas la croissance de la production, il veut juste la croissance du profit. Et donc si à cause du pic pétrolier la production ne peut plus croître, alors cela signifie pour lui qu’il faut appauvrir encore plus les pauvres. On est en plein dans cette logique quand on essaie d’imposer l’interdiction des déficits publics. Le capitalisme est tout à fait compatible avec la diminution du PIB, mais dans ce cas il n’est plus du tout compatible avec la démocratie. Il tolère la démocratie en période de forte croissance de la production mais c’est tout, et encore, à condition de la pervertir en influençant la population et les hommes politiques par la pub, le lobbying, l’entrisme, les conflits d’intérêts…

  9. « une sévère rigueur budgétaire …. telle qu’elle s’installe en Espagne, en Irlande, au Portugal, en Grèce, au Royaume Uni, et s’annonce ailleurs. »

    Ailleurs … que de précautions (dans toute la presse en général) pour éviter d’écrire : France.
    Je me suis toujours interrogé sur les raisons de cette auto-censure.

      1. Bonjour, si vous avez lu mon extrait de bel ami vous savez comme moi que le 21ème n’a rien fait de neuf que le 19ème en autre ait déjà fait;

        Blague à part, moi aussi je veux acheter de l’emprunt grec sur le marché à -50% pour le faire racheter ensuite pour le fond de stabilité européen à -21% de sa valeur.

        Moi aussi je veux être une banque et plumer ces peuples qui redemandent à se faire presser….tandis que moi j’engraisse…

      2. Bien paré …

        Je parlais d’une tendance à l’évitement touchant particulièrement la France, sans méconnaître le Bouthan par ailleurs.

        Mais je peux comprendre que, sans intention malicieuse, il est inutile d’ajouter des raisons à l’excès de consommation d’anxiolytiques ou d’anti-dépresseurs dans nos contrées.

  10. « […] les Allemands jouent le rôle du méchant […] ». Et plus loin : « […] arrêt immédiat des subventions européennes aux pays ne respectant pas le Pacte de stabilité. Une brillante idée qui les plongera davantage dans l’insolvabilité. »
    Cela fait un moment que je me demande comment les Allemands peuvent être assez inconscients pour ne pas se souvenir qu’ils font l’essentiel de leur vertueux commerce avec d’autres pays européens. S’ils étranglent leurs clients, leurs vertueuses caisses seront rapidement à sec. Ils pourront éteindre la lumière quand ils auront fini…

  11. Monsieur Leclerc, une question demeure à l’heure actuelle sans réponse pour moi : d’où vient ce corpus idéologique tendant à remplacer les choix politiques par des procédures automatiques ? Les mesures proposées (imposées ?) actuellement d’interdictions et de pénalités, limitant les « degrés de liberté » de l’action politique, ne sortent pas de nulle part ; ce sont bien des créations humaines, dont on doit trouver l’origine chez divers auteurs d’un passé plus ou moins récent. Malgré mes recherches, je ai pas trouvé trace de tels écrits ; avez-vous des références sur ce sujet ?

    1. Il n’y a pas de corpus idéologique derrière tout cela, simplement le constat que dans nos démocraties, le premier souci des politiciens est de se faire ré-élire…souci qui coupe à beaucoup d’entre eux le courage d’agir à rebrousse poil quand la situation exige des sacrifices. Alors on imagine de se cacher derrière des automatismes institutionnels comme on s’est caché longtemps derrière le bouc émissaire « Europe ». C’est une vraie faiblesse de nos démocraties surtout maintenant qu’elles sont confrontées à des régimes autoritaires jouant à fond la carte du capitalisme sauvage.

      1. Il y a quand même des convergences troublantes entre les mesures envisagées ici ou là. Enfin, on peut toujours penser que les politiques copient les uns sur les autres, tant ils manquent d’imagination créative, mais je reste dubitatif.

      2. Il faut donc débarrasser le politique du soucis de sa réélection. Une présidentielle par décennie et une législative tous les quinze ans. On pourrait élire les Maire pour la vie…
        Comme cela, nos élus pourraient enfin travailler ou installer des baronnies locales style mafia sicilienne…
        Faut choisir….

      3. @erreipg: Soyons clairs. Le premier souci des politiciens est de se faire ré-élire par les riches…souci qui coupe à beaucoup d’entre eux le courage d’agir à rebrousse poil des richesquand la situation exige des sacrifices des riches. »

        On n’appelle pas ça démocratie mais ploutocratie. Donc à quoi ça vient cette histoire de vraie faiblesse de nos démocraties?

    2. Ces nouvelles procédures automatiques et contraignantes visent à brider, limiter la liberté politique et la marge de manœuvre des États, et les belles élites politiques oublieraient qu’un même effort de rigueur, de contrôle, d’interdictions automatiques pourrait concerner aussi les transferts de fonds opaques, les paris (et paradis) financiers, le parasitisme économique prédateur ? L’idée leur était pourtant un (tout petit) peu venue après le crise des subprimes. Le désir de brider la liberté pour ne plus laisser faire n’importe quoi est toujours là, mais à « curieusement » changé de cible. Fichtre ! Mais qui c’est donc qui détient le pouvoir alors ? Qui c’est qui tire les ficelles ? 🙂 Ou simple constat lucide des politiques qui savent désormais que le véritable pouvoir leur échappe, qu’ils sont incapables d’affronter efficacement les lobbies et mafias financières planétaires ? Plus facile de culpabiliser les peuples… Et puis, influences, relations, amitiés de gens du même monde font le moule mental de l’aveuglement idéologique dominant…

  12. Je ne suis pas étonné le moins du monde, je « savais » qu’il en serait ainsi.
    Vous n’auriez donc pas compris que les « intéréssés » au système financier ne désirent absolument pas qu’il y ait un dénouement quelconque?
    On a oublié que le capitalisme actuel est d’une plasticité à toute épreuve. Ce capitalisme-là est en couhoutchouc, celui de 1929 était cassant comme du verre. En très résumé, quand on s’aperçoit que les banques restant en lice depuis 2008, renouent avec d’énormes profits dans une économie malade, au chômage indéracinable, et ceci, sans produire un gramme de biens quelconques, que les marges financières auront été tellement grandes et l’habileté manœuvrière aussi grande, quasi sans limite, que ce sytème financier, tant qu’il y a un minimum de soutiers sous-payés et surtout résignés pour faire fonctionner un minimum l’économie réelle et vitale (puisqu’il faut faire n’importe quoi pour survivre) ce qui écarte pour le moment le spectre de pénuries, ce sytème financier dis-je, a encore, semble-t-il, une large marge de manœuvre. Et peu importe que ces profits soient basés sur du vent, car c’est ce « vent » financier et monétaire qui sert à s’approprier frauduleusement le monde entier .
    Depuis plus de vingt-cinq ans les sociétés ont été chrorophormées, leur déculturation et leur perte de repères assurée et confirmée par la prégnance insensible, mais déterminante, des cartels bancaires sur le monde. Après le marxisme et le socialisme qui furent et restent des colifichets de la haute finance, ce sont le mercantilisme et le principe de financiarisation de toutes choses qui imprègnent désormais, et à saturation, l’immense majorité de nos cervelles. Et nous voilà hébétés…

      1. @Amutio
        Hébétés ne veux pas dire abêtis… mais seulement rester bouche bée devant tant de cynisme vulgaire si joliment décrit par Rumbo.
        Fermons la bouche et serrons les dents: cela risque fort de croître et d’embellir…

    1. Je ne l’aurais pas dit ainsi, mais votre description me semble juste.
      La société est dépolitisée et atomisée. Elle n’offre pas ou plus de résistance
      spontanée à toute les spoliations dirigées contre elle.
      Le microbe qui a fait chuter son auto-défense -un VIH- se nomme
      droite réactionnaire.
      Cette maladie se soigne: information, débat,etc., toute l’activité
      de ce blog!

  13. Ben voyons ! Pourquoi pas ?

    GB: HSBC envisage 30.000 suppressions d’emplois malgré un bond des bénéfices

    LONDRES – La banque britannique HSBC, une des premières d’Europe, envisage de supprimer jusqu’à 30.000 emplois dans le monde – soit près de 10% ses effectifs – d’ici à 2013 pour réduire ses coûts de fonctionnement, a indiqué à la presse le directeur général du groupe, Stuart Gulliver.

    M. Gulliver a fait cette déclaration alors que la banque venait d’annoncer un bond de 35% de son bénéfice net au 1er semestre de cette année, qui a atteint 8,9 milliards de dollars (6,2 milliards d’euros).

    Selon M. Gulliver, 25.000 emplois pourraient être supprimés dans les deux ans, en plus des 5.000 suppressions annoncées lors de la publication de ces résultats.

    (©AFP / 01 août 2011 11h08)

    1. Et en même temps, HSBC envisage la création de 15.000 nouveaux emplois dans les BRICS (Pays émergents en fait)…
      Le centre de gravité de la sphère du capitalisme phynancier se déplace…

  14. Catastrophisme rédempteur ?? Coup de pied dans la fourmilière et Révolution ! personne ne prendra la moindre décision puisque si j’ai bien compris il n’est pas un seul décideur qui n’ait les mains liées, d’une manière ou d’une autre. Quand aux décisions qui doivent être collectives …collectives autant essayer de faire des ronds de fumée à travers des barreaux de chaise… comme disait mon grand père !
    Enfin, on peut toujours prier, ou se joindre à un quelconque égrégore pour un nouveau Bretton Woods !
    merci à tous !

  15. Les fanatiques ultra-liberaux ont bien disposé leurs pions, sur tous les tableaux et nous voilà presque, comme dirait Goodis, « Whith no hope return ».

    On croyait que la crise, faisant éclater les dogmes, déferait les armées des drogués de la mondialisation heureuse. On peut seulement constater qu’ils accélèrent. Il n’est même plus question de discuter du bien-fondé de cette dilapidation de sommes astronomiques, qui vont revenir sur les écrans du Marché à la vitesse de la lumière, puisque les banques à qui on prête et les États même, sont aujourd’hui les plus grands, les officiels spéculateurs, comme le signale François Leclerc en expliquant leur concurrence sur les marchés.

    Ils ont fait semblant de changer en mimant de graves interrogations et de prétendues remises en question avec toute la gravité de bateleurs confirmés qu’ils sont, nos décideurs. Ah, le capitalisme, quel grand malheur! Il faut le reformer, car nous ne laisserons personne au bord du chemin…

    Tout celà, tous ces discours flotte sans poids dans l’air lourd de nos réveils affamés. Manip de spin-doctors US et UE, sous la houlette des vautours bancaires et peut-être des injecteurs d’argent sale du crime organisé, derrière. Crime organisé qui représente 15% du PIB mondial et dont on serait surpris qu’il ne cherche pas à s’introduire dans la salle de bal des riches. mais, curieusement, on ne parle jamais de ces hyènes à l’affut.

    On attendait au moins les casques bleus de l’assainissement du capitalisme pourrissant, on reçoit les nettoyeurs de sociétés chargés de serrer encore plus fort le garrot ultra-libéral.

    Quelqu’un doute-t-il encore que les riches, des deux côtés de l’Atlantique, ont capté toute la richesse matérielle et barré l’avenir de peuples entiers. Même l’ermite retranché dans les Appalaches, ou au fin fond de la Lozère, s’en est rendu compte ?…

    Signe des temps, signe du lent écroulement de la propagande qu’on nous déverse dessus depuis le consensus de Washington, l’évidence nouvelle est alimentée par une masse de plus en plus importante d’ouvrages critiques, souvent très critiques du capitalismes, de de ses églises, ses non-dits, ses comploteurs et les passe-droits no limits du groupuscule aux commandes de la politique, des médias et de la finance.

    Ils n’en ont cure, les Sarkozy, les Obama, les Merkel et autres Trichet ou Rompuy, le transparent 1er UE. Il suffit juste pour eux de fermer les yeux et de ne pas écouter les cris des gens, mais de relire les stats que leur mitonne la cour, et de se dire qu’ils vont trouver une nouvelle pub, un nouveau coup avant les prochaines élections.

    Malheureusement, même leurs meilleurs soldats sont comme la plus belle fille du monde…Ainsi, le FMI.

    Ah, le FMI, en voila un organisme qui n’a ménagé sa peine pour dézinguer les peuples ! Mais Jusqu’à ces derniers temps, tout le monde trouvait ça bien, socialistes et libéraux du même côté de la tartine. Qu’est-ce qu’on aimait lui cirer les pompes au directeur du FMI…
    Fallait chercher dans la zone pour trouver des marginaux genre Survie, ou des économistes infréquentables qui déliraient des horreurs sur la crème de l’élite. Alors que personne ne voulait combien le FMI était bon et saignait, purgeait, cautérisait les populations pour leur bien.

    Malheureusement, dans la déferlante, même le fameux FMI se fait littéralement laminer. Une lame dans les entrailles de la bête, un rapport sur ses chercheurs et leurs pratiques.

    Travaux biaisés, tordus pour servir des idées pré-conçues, hypothèses systématiquement occultées, résultats sans portée heuristique en général, donc travail unidirectionnel, répons pour l’église ultra-libérale, voilà ce que balance sans ménagements un audit que le Monde Diplomatique a déniché. Y a encore quelques journalistes qui font le job…

    Cet audit, s’il le fallait, confirme que le cœur de cette entreprise générale de démolition du monde social sur la planète, est une secte. Une secte qui fait depuis 20 ans le bonheur des Riches. Une seule recommandation de l’audit indépendant donne la tonalité de l’évaluation : « il est nécessaire de mieux hiérarchiser et coordonner les études au sein du FMI. À cet effet, la Direction devrait désigner un Coordinateur des études (CE), haut fonctionnaire de l’institution qui serait chargé d’en coordonner les études, notamment en établissant des normes pour les revues de qualité et des règles de publication, de promouvoir une plus grande ouverture d’esprit et de s’attaquer aux autres points faibles identifiés dans la présente évaluation. »

    Qu’importe, les membres de la congrégation de l’argent-roi continuent de mettre en scène et en route des saignées si ineptes et violentes que Molière en aurait sans doute conçu un autre chez d’œuvre pour les clouer.

    A se demander même s’ils n’ont pas laissé croitre et embellir toute cette spéculation, s’affirmer cet exorbitant pouvoir des banques, s’écrouler pays après pays sous le joug FMI, pour en venir là. Pour nous amener au pied de cette obligation totalement hors-sol de nous faire hara-kiri, de ruiner ce qui nous reste de bien-être et de régulation sociale, avant de coincer toute politique dans la vierge de fer ultra-libérale.

    Oh, voilà que je complotise, moi. C’est grave, docteur ?

    1. « Crime organisé …dont on serait surpris qu’il ne cherche pas à s’introduire dans la salle de bal des riches ».. Mais…, Contempteur, n’avez-vous pas remarqué que c’est lui qui compose tous les membres de l’orchestre? N’est-ce pas Frankie?

      1. Je n’irais peut-être pas aussi loin, mais il m’étonnerait que le crime organisé laisse faire nos représentants et les commerçants sans tenter d’amener gentiment ou vigoureusement ceux-ci vers des positions adéquates. De toute façon, il a déjà de beaux lieux ou s’ébattre, comme les paradis fiscaux et autres chambres de compensation, comme l’expliquait le trublion Robert…

  16. Tout va bien dans le monde,

    Celui qui était capitaliste, libéral, socialiste, communiste le montrera toujours de nouveau à son prochain, pourquoi d’abord changer avant l’heure, avant l’éclatement, avant l’autre, surtout de nos jours et devant un plus grand compte à rebours final sur les marchés ?

    Tout va bien dans le monde, les marchés fonctionnent toujours à plein régime, rendement, les uns et les autres écrivant toujours à peu près les mêmes choses excellentes aux autres.

    Tout va bien dans le monde, plus personne ne peut plus guère venir nous sauver autrement que dans les mêmes termes habituels et économiques si souvent entendus dans l’histoire.

    Tout va bien dans le monde, Christine Lagarde a de nouveau pris rendez-vous chez le coiffeur, dans l’espoir peut-être de pouvoir mieux trouver une autre solution plus présentable.

    Tout va bien dans le monde, car si plus personne n’est dans l’erreur d’une pensée et d’une conduite humaine alors plus personne n’a plus guère besoin d’appeler au secours,

    Au secours, au secours, nout avons hélas toujours un peu les deux pieds dans la merdassse, tout va hélas de plus
    mal sur les marchés, dans les états on voudrait bien changer quelque peu les choses, mais pas trop quand même.

    Comment quelqu’un qui n’aime pas du tout voir le capitalisme ou le communisme chez l’autre comment pourrait-il déjà se sentir bien chez lui, dans la vie, alors on ne rase plus du tout les poils des pattes, du museau.

    Prières alors de Jérémie dans le même temps :

     » Que l’abus du tout commerce mondial disparaîsse à tous jamais de la terre  »
     » Qu’avant l’éclatement de l’orage les plus grands fassent de nouveau dans leur pantalon  »
     » Qu’avant la fin 2012 les êtres se préparent plus autrement à mieux recevoir l’autre chez lui  »
     » Que les plus riches ne se vantent pas toujours de pouvoir échapper les premiers à la disette  »
     » Qu’avant la fin 2012 les plus grands dévoyés perdent déjà quelques centimètres à l’image faut pas nuire  »
     » Qu’avant la fin 2012 les premières valeurs du monde ne fassent déjà plus vanter l’animal qui est en nous  »
     » Qu’avant la fin 2012 les premiers démons du commerce mondial deviennent déjà un peu plus livides  »
     »
    Il y a des gens qui disent : Nous nous lassons bien vite de prier. Et pourquoi donc gens de peu de foi ? Il n’y a rien d’impossible pour un homme qui ne croit plus du tout en la rentabilité, com en la rédemption possible des plus grands usuriers de ce monde selon le point de vue où l’on se place dans la vie.

    Si je ne crois pas que l’autre puisse être davantage sauver dans les larmes et les lamentations de plus sur les marchés, comment pourrais-je alors encore croire qu’il soit possible de voir les choses autrement avec le plus
    grand mytho du blog.

    L’homme ne vit pas seulement de marché, de capitalisme, d’animalité, de socialisme, de marxisme, de bureaucratie à la fois, mais de toute bonne parole qui sort de la bouche de Jérémie et encore aujourd’hui je ne suis pas trop bien fichu je me suis pas très bien rasé ce matin.

    Prions de nouveau alors le Ciel et les Anges avec persévérance, fidélité et constance.

    Amen

    1. Tout va bien dans le monde, Christine Lagarde a de nouveau pris rendez-vous chez le coiffeur, dans l’espoir peut-être de pouvoir mieux trouver une autre solution plus présentable.

      Utilité réelle de tous ces personnages ? La première mesure budgétaire de rigueur serait de faire l’économie de la rémunération et des avantages en nature des personnes inutiles et souvent nuisibles qui nous mènent à la catastrophe .

  17. vous ne dîtes rien sur les futures dévaluations du dollar US, est-ce à cause de votre œdipe envers l’oncle Sam ?

  18. Bonjour,
    Ma première venue sur ce blog.
    Dites moi une chose. Pourquoi personne ne parle t’il de toutes ces choses en surface ? (surface = presse écrite, télévisée, radio). Tous ces journalistes, dans leur intégralité, ne peuvent être taxés de collusion avec le grand capital quand même ! On a l’impression que ce sont 10 banquiers qui dominent le monde, encaissent tout le pognon, décident des guerres, tuent les récalcitrants, etc…
    J’ai du mal à vous suivre tout de même sur cette voie.

      1. bonjour,

        Donc, personne ne sera jamais au courant de tout cela. Donc, cela n’existe pas, et par conséquent tout peut continuer alors. Dormez tranquille braves gens.

    1. Bonsoir Jake

      L’appartenance à un groupe social déterminé est bien plus la cause de l’autocensure de beaucoup de journalistes qu’une quelconque collusion avec le grand capital.
      Et puis, quand même, les médias dominants ont des propriétaires, des rédacteurs en chef, des chef de rubrique et des tas de hiérarchies qui font comprendre comment on progresse et comment on se fait virer…
      Je ne connais pas votre âge Jack, mais mon âge m’a fait assister, après des rachats de titres par des puissances d’argent, à la modification du contenu rédactionnel de publications auparavant plus lucides.
      La force du système n’est pas dans la collusion de 10 banquiers mais dans l’imposition depuis 2 siècles d’une logique à laquelle la majorité collabore, consciemment ou inconsciemment.

    2. Jake B, le credo de ce blog : aucune allusion à un complot, jamais, never !

      sinon on passe de la déflation à l’inflation, François est parfois bourru, mais il sait s’adapter.

  19. y a un truc que je comprends pas, si on fait adopter la règle d’or, devrait plus y avoir besoin d’augmenter le plafond de la dette, en théorie !!

  20. Cette « soumission » face à la dette est stupéfiante, et tout bonnement sidérante. Non seulement, elle nous apporte une preuve supplémentaire d’une subordination totale du politique au financier, confirmant au passage la disparition totale de toute forme de démocratie et adoubant la thèse d’un « fascisme libéral », mais renforce aussi la probabilité, prenant de plus en plus le visage de l’inéluctabilité, d’une sortie de crise par la violence. Puisque rien ne semble vouloir venir à bout de ce système capitaliste oppresseur ayant fait de l’argent, comme le fait justement remarquer Paul Jorion dans « Le capitalisme à l’agonie », une arme de combat et de domination, et qu’aucun début de réforme du système ne pointe l’ombre de son nez, seule la violence physique sera en mesure d’abattre le vampire qui suce le sang des peuples. Comment pourrait-il en être autrement? Par effet miroir, la violence en appelle une autre, et celle que la rigueur annoncée imposera aux peuples ne peut qu’à terme se déplacer sur le terrain de la violence physique, dernière arme extrême quand, faute d’un courage suffisant, les voies de la politique, de la diplomatie, et tout simplement de la raison et de la sagesse, ont échoué.

    Si l’élite dominante, arcboutée sur ses privilèges et ses possessions, ne fait rien pour lâcher du mou, elle ne doit pas oublier que les « autres », après y avoir goûté avec délice, tiennent aussi aux leurs : santé, bien-être, confort, et relative sécurité, quitte à se voir restreindre quelques libertés. Or, le démantèlement de l’Etat-social, ressenti comme attentatoire à ces privilèges et sans aucune compensation pour en atténuer les effets, et le déploiement de mesures de plus en plus répressives pour maîtriser la violence générée par le malaise social finiront, tôt ou tard, par allumer l’étincelle qui mettra le feu aux poudres avec restauration d’une forme de Tribunal Révolutionnaire et de son cortège de sang, le « peuple » étant « toujours avide de trouver des coupables » (Fouquier-Thinville ).

    Hegel aura eu raison de souligner que nous n’apprenons jamais rien de l’Histoire, encore moins quand elle nous semble éloignée alors même que les conditions de sa reproductibilité frappent à notre porte. Tels Louis XVI et Marie-Antoinette enfermés dans leur bulle versaillaise, nos élites sont enfermées dans la leur, et c’est malheureusement quand la vue se voile et que l’aveuglement règne en maître que le pire est à craindre,

    Même si cet accord, aussi flou soit-il, retarde l’échéance de la fin, il ne fait que remettre un peu d’huile sur le feu et ne résoud aucun problème de fond en prenant, au contraire, le risque de transformer le mécontentement ambiant en une colère sourde et aveugle.

    Comme Olivier Berruyer, j’ai peur… de cette peur qui « ne peut se passer de l’espoir » (Spinoza) et trouve en elle toutes les ressources d’un nouveau courage pour en combattre les causes.

    1. Oui mais si les peuples ne se révoltent pas ? Ce qui est plus effrayant encore peut-être ? On va vers un esclavage financier du monde ?
      Pierre Sarton du Jonchay le disait dans un de ces billets. Les peuples auront le choix entre la révolte ou l’esclavage.
      Je me demande ce qui est le pire ?

      1. Oui mais si les peuples ne se révoltent pas ? Ce qui est plus effrayant encore peut-être ? On va vers un esclavage financier du monde ?
        Pierre Sarton du Jonchay le disait dans un de ces billets. Les peuples auront le choix entre la révolte ou l’esclavage.
        Je me demande ce qui est le pire ?

        La révolte par des manifestations de rue signifie maintenant , depuis juillet, la mort sous les balles réelles des forces de l’ordre , sinon c’est la mort de faim car les nouveaux esclaves ne sont même pas nourris et logés par les nouveaux « maîtres » !

      2. « Les peuples auront le choix entre la révolte ou l’esclavage. »

        Pour se révolter, il faut être esclave.

        « Je me demande ce qui est le pire ? »

        No comment ?

  21. On a eu droit à un grand psychodrame. C’est la victoire des démocrates mous et des républicains mous. Ceci dit, aucun problème n’est réglé , car augmenter le plafond de la dette, cela mène à quoi? L’économie américaine continue à broyer du noir et on peut penser que le plafond sera à nouveau crevé. Quant aux coupes sombres dans les budgets fédéraux, il faudra voir ….Bref, une rustine de plus comme en Europe
    . Il est évident que le mal ne tient pas seulement dans le niveau des dettes même si il y a un problème, car c’est la souveraineté des états qui est mise à mal, mais qu’il faut revenir à un système financier un peu plus contrôlable, car à quoi sert de créer de la monnaie si cela est pour servir à la spéculation sur les marchés de matières premières ou autres? C’est ce à quoi à consister la politique d’Obama.

    1. « les républicains mous », alors que les banquiers – dixit, je crois, François Leclerc, couraient dans les antichambres pour les inciter à plus de modération ?…J’ai dû rater quelque chose.

  22. Et pendant ce temps là ,à St Tropez, on sabre lEs bouteille de champagne a plusieurs milliers d’Euros la bouteille, il y a toujours d’aussi gros bateaux dans le port .
    Notre Président est parti en vacances , et on sait jamais,si il lit votre blog , vous allez les lui gâcher

  23. Blog de Paul Jorion » L’actualité de la crise : DANS LA NASSE ! par Franç… Toutes ces constructions n’ont qu’un seul et unique objectif : créer les conditions pour faire accepter une sévère rigueur budgétaire afin de diminuer les déficits sans tarder, telle qu’elle s’installe en Espagne, en Irlande, au Portugal, en Grèce, au Royaume Uni, et s’annonce ailleurs.

    Et en France, pendant que personne ne touche aux impôts des riches, cela fait plusieurs années que les pauvres trinquent , avec des coupes à la hache dans les aides sociales , soi-disant à cause de la crise :
    Un exemple concret :
    Un vieux voisin, qui vit seul sur un minimum vieillesse d’environ 600 euros, a vu son Aide au Logement , versée mensuellement par la CAF, passer successivement de 220 euros à 190 euros au 1er janvier 2010 et encore plus brutalement de 190 euros à 130 euros au 1er janvier 2011 , soit une diminution de 90 euros en deux ans pour les mêmes revenus et en dépit des augmentations indiciaires annuelles de son loyer .
    La Banque de France , qui a étudié son dossier de surendettement , a estimé qu’il lui faudrait un revenu minimum de 740 euros par mois pour faire face à ses dépenses générales normales de personne âgée en mauvaise santé, assimilée à un célibataire sans enfants. Il n’a pas les moyens financiers de recevoir dignement ses petits-enfants et s’oblige à trouver souvent des prétextes par fierté. Notre association de voisins a décidé de verser chaque mois en douce une cinquantaine d’euros à son propriétaire afin que la demande de règlement du loyer soit diminuée d’autant . Nous ne pourrons hélas pas toujours aider nos voisins dans la peine si leur nombre devient trop important .
    Si la France applique un programme d’austérité encore plus sévère, toutes les personnes comme ce vieux monsieur et les familles RSAistes n’auront d’autre solution que d’offrir leur poitrine aux balles réelles des forces de l’ordre dans les manifestations – émeutes de la faim .

  24. Ce qui s’est passé depuis le jeudi 21 juillet est très clair : les investisseurs internationaux n’ont pas du tout été rassurés par le sommet européen.

    En zone euro, les dominos vont continuer à tomber : l’Italie et l’Espagne sont les prochains dominos.

    La chute de l’Italie et de l’Espagne déclenchera l’explosion de la zone euro.

    Jeudi 21 juillet 2011 : réunion des chefs d’Etat et de gouvernement européens.
    Vendredi 22 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne repartent à la hausse.
    Lundi 25 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.
    Mardi 26 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.
    Mercredi 27 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.
    Jeudi 28 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.
    Vendredi 29 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.
    Lundi 1er août 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    Italie : taux des obligations à 2 ans : 4,479 %.
    Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,004 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux des obligations à 2 ans : 4,403 %.
    Espagne : taux des obligations à 10 ans : 6,200 %.

    1. « Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,004 %. Record historique battu »

      Record depuis la création de la zone euro.

  25. Ce qui est drole chez les conservateurs , d’ici et d’outre Atlantique , c’est que ce sont les plus gros dépensiers mais ils excellent à jouer les vertus offensées . Si bien que l’opinion croit que ce sont eux les économes , et au contraire croit que sont les gauches qui gaspillent . La réalité est exactement contraire mais le préjugé persiste .
    Ce qui est encore plus drole c’est que notre droite , la plus béte du monde , c’est bien connu ,
    joue un role précurseur en suprimant les niches fiscales . Avec leurs dispositions la droite US
    se crée les conditions pour imposer les riches parce qu’ils n’auront pas d’autre choix .
    En continuant sur leur lancée ils vont imposer les vrais riches , et partir en croisades contre les
    paradis fiscaux . Il faut réélire Sarkhozy et encourager les Teas Party , moi je dis .
    Je ne crains rien ma cassette ne connait pas les taxes .

  26. J’estime qu’Obama s’en tire bien . Il a réussi à obtenir des républicains une diminution
    de 1000 milliards pour la guerre en Irak , et à les mettre face à leurs réalités en les amenant à
    reconnaitre qu’ils défendaient les riches .
    Que le plafond de la dette soit limité est une bonne chose .
    Lui reste à se dépatouiller du soutien à l’immobilier , c’est le plus dur .

  27. La régle d’or , Je t’en fiche . Parlons en d’or , j’en connais un rayon là-dessus , ce nobliau de Sarkhozy qui parle à tord et à travers , ce dispendieux , il a vendu 405 t d’or du temps qu’il était
    ministre des finances . En cassette , pardon en cachéte !
    Gordon Brown a du s’expliquer devant le Parlement pour çà , mais lui il a fait çà s’en me prévenir !
    Il a qui il a vendu çà . J’ai quelque soupçons , mais j’en dirais pas plus .

  28. Il serait bien de rétablir votre fil régulier sur la situation à Fukushima.

    En effet, parmi les nombreuses crises qui se développent en parallèle, l’affaire de Fukushima est loin de se stabiliser, contrairement à ce que l’on pourrait penser à la lecture des annonces triomphantes sur le contrôle de la température des réacteurs par exemple.

    Car du côté de la décontamination, au delà sur l’interdiction de plus en plus étendue sur la commercialisation de la viande bovine (après Fukushima c’est au tour du département d’Iwate qui vient d’être mis sous embargo), Tepco vient entre autre d’annoncer avoir mesuré 10 Sieverts (oui, vous avez bien lu, 10 000 milli Sieverts !… et avec aussi des risques de présence de gaz -H2???), près d’un pylône entre les réacteurs 1 et 2 …sans réellement comprendre pourquoi !!!

    http://news.tbs.co.jp/newseye/tbs_newseye4790720.html
    http://www.asahi.com/national/update/0801/TKY201108010451.html

    Cordialement,
    Noko

    1. Je continue de suivre la situation à la centrale et ne vais pas manquer d’y revenir, mais pas sous la forme d’un journal au jour le jour, en tout cas dans l’immédiat.

      Il se justifierait bien davantage de l’entreprendre sur la situation au Japon, mais comment faire en n’y étant pas et sans comprendre le japonais  ?

      Dans un article paru aujourd’hui dans « La Tribune », je me suis efforcé d’évoquer sous tous les angles les conséquences de la catastrophe. Elles se révèlent bien plus importantes qu’il n’a été prédit, et ce n’est pas fini !

      Cordialement.

      1. Je vis en France mais suis née à Fukushima et peux vous aider, si vous le souhaitez, pour vous fournir des éléments et des traductions sur la situation là bas (y compris sur les autres aspects politiques, économiques…au delà des seuls problèmes énergétiques/nucléaires).

        Cordialement,
        Noko

  29. Sortie de crise : la voie du milieu n’est qu’une dérobade.

    Dans la crise (américaine, ndt) du plafond de la dette, les faits sont simples : les républicains ont, clairement, pris l’Amérique en otage, menaçant de saper l’économie et de perturber les activités essentielles du gouvernement s’ils n’obtiennent pas des concessions politiques qu’ils n’auraient jamais réussi à faire adopter par le biais de la législation.

    La chronique économique de Paul Krugman (RTBF)
    29 07 2011

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