L'actualité de la crise : LES FAITS SONT TÊTUS , par François Leclerc

Billet invité

Le torchon brûle aux États-Unis et le feu couve en Europe. La simultanéité de ces deux crises spécifiques exprime au mieux l’entrée de l’ensemble dans un deuxième paroxysme et l’accentue.

En Europe, on découvre très vite que le nouveau sauvetage a été taillé a minima, ce que les marchés ne manquent pas de faire savoir à leur manière. Moody’s menace de faire descendre le dernier cran à la note grecque. Implacable, le thermomètre des taux obligataires et des spreads monte et rejoint les maxima d’avant le sommet. L’Espagne et l’Italie sont droit dans le collimateur, sonnant la fin des demi-mesures prises à la sauvette et du théâtre d’ombre. Les émissions à court terme des deux pays de ce matin sont sans ambiguïtés : les taux ont grimpé.

La mise en place des échanges de titres avec les banques, sous l’égide du gouvernement grec et l’Institute of International Finance, va commencer début août et va permettre – pour ce que l’on en saura – de mieux connaître les détails de ce qui est pudiquement dénommé les procédures. La navigation va être au plus près.

Le montage financier mis en place avec le Fonds de stabilisation (FESF) pour financer les plans de sauvetage est condamné à imploser. Il est prévu que le Bundestag discute de son avenir à l’automne, de manière s’annonçant très houleuse, sous la forme de l’avènement du MES (Mécanisme européen de stabilité), mais ce nouveau dispositif construit sur le même modèle est déjà en retard d’un train. Les partisans de l’émission d’euro-obligations, dont les rangs grossissent, pensent que le temps travaille pour eux.

En attribuant au FESF de nouvelles missions pour soulager la BCE, on a déplacé le problème sans le résoudre, on l’a même accentué. L’échafaudage que représente un véhicule spécial chargé d’opérer de gigantesques prêts et dont les financements reposent principalement sur des garanties d’État a atteint ses limites. La question n’est plus d’augmenter l’enveloppe financière à sa disposition, comme de plus en plus envisagé, mais de revoir intégralement la copie.

Deux raisons vont l’imposer : la nécessité de sauver du naufrage l’Espagne et l’Italie – et toute la zone euro avec eux – ainsi que l’impossibilité d’emprunter sur le marché en s’appuyant sur la seule garantie de l’Allemagne et de la France, la notation de celle-ci n’étant pas gravée dans le marbre. Passons sur le différentiel qui s’amenuise entre le taux auquel le FESF emprunte et celui auquel il prête.

A court terme, une difficulté de dernière heure vient par ailleurs de survenir, qui menace le plan lui-même. « Le FMI continuera de jouer son rôle » a affirmé de manière sibylline Christine Lagarde, sa directrice générale, laissant planer l’incertitude sur la décision de l’institution de co-financer le nouveau plan européen. Amenant Charles Dallara, directeur général de l’Institute for International Finance (IIF), monté en première ligne pour y rester, à déclarer, depuis Washington également : « Je pense que non seulement notre offre ne serait plus valide [si le FMI ne suivait pas], mais le plan Marshall et le programme du FMI pour la Grèce ne le seraient pas non plus. » C’est pour le moins une amicale pression sur le FMI, à se demander même qui commande.

Symbole des plus frappants, un nouveau personnage est désormais au premier plan : le représentant attitré des méga-banques. Qui le nouveau ministre des finances grec, Evangélos Vénizélos, vient-il hier de rencontrer à Washington ? Timothy Geithner, Christine Lagarde… et Charles Dallara !

En tournant et retournant le paquet européen pour le scruter sous tous les angles, en raison de la confusion qui s’est instaurée sur les chiffrages de l’aide effective à la Grèce qu’il représente. Hugo Dixon, un journaliste de Reuters, s’est essayé à calculer l’évolution du ratio dette/PIB en résultant, qui exprime au mieux la capacité de remboursement d’un pays. Sa conclusion est que, tous effets confondus et sur la base des hypothèses mêmes de l’IIF, celui-ci va se détériorer au lieu de s’améliorer… Car il faut prendre en compte les conséquences de ce que les financiers appellent le credit enhancement, les garanties de toutes natures – assurance, collatéral, etc…- que la Grèce va apporter à ses prêteurs afin de les compenser d’éventuelles nouvelles pertes. Des dispositions sur lesquelles on ne s’est pas exagérément étendu.

Plus petite mais lourde de conséquences si elle s’élargit, une autre fuite a été trouvée à la barque. La Compagnie nationale des commissaires aux comptes français vient d’estimer nécessaire que les « événements » liés à l’application du plan européen soient pris en compte dans les comptes arrêtés au 30 juin 2011, dont la communication devrait intervenir début du mois prochain. Cette anodine disposition comptable a comme effet que la perte de valeur des obligations grecques décotées de 21 % va devoir être inscrite et faire l’objet d’une provision correspondante à cette date, en diminution des résultats.

Mais cette noble association – qui regroupe les 14.500 commissaires aux comptes que compte le pays (!) – va plus loin et manifeste ouvertement les inquiétudes qui se sont d’ailleurs traduites par un examen de la situation en cours à Bruxelles, en plus discret. A la demande des banques, la discussion porte sur un étalement des provisions, ce que les comptables ne veulent pas avaliser, car lorsqu’un risque est identifié, les règles comptables générales imposent de le prendre en compte sans délais…

Ces empêcheurs de tourner en rond soulignent l’importance d’« une information complète sur l’exposition aux risques souverains ainsi que sur les estimations retenues en matière de valorisation des actifs ». Ce que les stress tests ont fait timidement rentrer par la porte de service, en se contentant de rendre public des informations de base, sans les prendre en compte, les comptables veulent le faire par la porte de devant, en les intégrant dans les comptes des banques.

Chacun, dans l’immédiat, réagit comme il peut et de la place où il se trouve. Christian Noyer, gouverneur de la banque de France, se réjouit pour sa part de la concrétisation à venir d’un pacte de stabilité plus strict et de l’avènement de sanctions automatiques en cas de non respect de celui-ci. Il exprime ainsi non seulement sa vision singulière du renforcement de l’Europe, mais la nécessité devant laquelle se trouve le gouvernement français d’entrer sans plus attendre dans le vif du sujet, c’est à dire d’adopter de nouvelles mesures destinées à conforter la note AAA de ses finances publiques. Ce que les financiers appellent dans leur langue détournée la consolidation budgétaire.

Déja engagée, l’austérité va gagner la France. D’un côté un coup de rabot sur les niches fiscales va être passé, dans l’intention manifeste de rendre moins douloureux l’effort en le répartissant entre ceux qui vont devoir l’accomplir. De l’autre, c’est le volet politique : Nicolas Sarkozy en appelle au dépassement des « intérêts partisans » pour justifier l’adoption de la règle d’or budgétaire. Des roublardises, tout au plus.

Allianz, la méga-assurance européenne, tire d’autres conclusions. Elle vient d’annoncer qu’elle allait diversifier son énorme portefeuille de 150 milliards d’euros. Abandonnant les obligations souveraines pour investir dans les obligations émises par les grandes entreprises ou par les pays émergents, et enfin dans les covered bonds (obligations sécurisées), dont les banques sont friandes. Ce sont des instruments financiers appartenant à la famille de la titrisation, mais qui sont adossés à des actifs de qualité et non sortis du bilan de l’émetteur, qui apportent de fortes garanties aux investisseurs. En annonçant la réorientation de sa stratégie d’investissement, Allianz offre une vision éclairante et à retenir des nouveaux points d’appui de la finance.

Enfin, également signalé par la lettre de qualité éditée de Bruxelles par Susanne Mundschenk et Wolfgang Münchau, Eurointelligence à qui ce billet doit beaucoup, la banque irlandaise Allied Irish Bank vient de s’engager sur une voie toute nouvelle créant un précédent. Principal prêteur sur le marché hypothécaire, elle va utiliser en partie les financements publics qui lui ont été attribués pour se renflouer afin de soulager non pas ses comptes mais ses clients, prenant donc le problème à la base. Elle ouvre ainsi en Europe la porte à une autre politique – destinée ou non à être suivie – dans les autres pays où une bulle immobilière énorme a éclaté, en premier lieu en Espagne. Il faudra toutefois examiner, vu les déconvenues des plans de restructuration de prêts immobiliers américains, la réalité des résultats irlandais.

Même réaffirmée sous une version se prétendant adoucie, la stratégie de résorption de la dette reposant d’un côté sur la lente remontée de la pente par le système financier, à qui il est laissé les coudées franches, et de l’autre la brutale réduction du déficit public par les États, n’est pas plus qu’hier tenable. C’est devant cet obstacle que sont toujours placés les dirigeants européens.

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32 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES FAITS SONT TÊTUS , par François Leclerc »

  1. L’Espagne incapable ce matin de placer entièrement les 3 Mds € de dette à 3 et 6 mois qu’elle voulait placer, malgré le fait de payer 41 % de plus que la dernière fois.
    http://www.cotizalia.com/noticias/2011/tesoro-acude-mercado-prima-300pb-tiene-20110726-71675.html

    Selon l’économiste Tyler Cowen, auteur de « The Great stagnation », la Grèce devra fermer ses banques et quitter l’euro avant l’automne.
    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/tyler_cowen_espana_deberia_aceptar_un_ano_de_sufrimiento_extremo_y_tratar_d

    En Espagne, entre janvier à mai 2011, les intérêts de la dette (8,7 Mds € ) représentent déjà 60 % de l’impôt sur le revenu encaissé par l’Etat dans la même période (14,4 Mds €). Et si ça continue comme ça, à la fin de l’année ça sera 27,4 Mds €, c’est à dire le 77,3 %.

    Selon le président de la banque BBVA, Francisco González, chaque fois que la prime de risque monte de 100 points de base l’Espagne paie 12,4 Mds € de plus par an, argent avec lequel on pourrait créer 160 000 emplois.

    La dette espagnole a augmenté de 87% depuis 2007.

    http://www.abc.es/20110726/economia/abcp-interes-deuda-come-ingresos-20110726.html

    J.Stiglitz dans une conférence à El Escorial: « L’endettement est l’esclavagisme du XXIe siècle ».
    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/stiglitz_el_endeudamiento_es_el_esclavismo_del_siglo_xx1

    Et en visite à une assemblée du 15-M (los indignados du 15 mai) dans le Parque del Retiro de Madrid: « ça me passionne de voir cette énergie, ça me touche vraiment ». Et en parlant de la crise économique: « On ne peut pas remplacer les mauvaises idées par l’absence d’idées. Il faut les changer par de bonnes idées. […] Ça va être difficile […] mais on a maintenant une grande occasion de réunir science économique et engagement et justice sociale pour réussir une nouvelle économie. »
    http://www.abc.es/20110725/espana/abci-nobel-201107252016.html
    http://politica.elpais.com/politica/2011/07/25/actualidad/1311587752_619822.html

    1. Très étonnant ce document signé Patrick Arthus qui n’analyse l’activité des banques que dans leurs activités d’intermédiation, et qui laisse de côté comme quantité négligeable pour l’analyse leurs interventions en compte propre ou pour le compte d’autrui sur les marchés financiers.

      C’est alors à ne rien y comprendre, en particulier pourquoi les banques ont en détention autant d’obligations souveraines. Les rendements sont plus faibles, mais la liquidité est au rendez-vous, sur le second marché, et – jusqu’à maintenant – le risque très faible. Autant de qualités qui permettaient de renforcer la structure de bilan des banques.

      Question à Patrick Arthus (s’il venait à en prendre connaissance) : quels actifs vont remplacer la dette souveraine afin de jouer le même rôle  ? Sur quels collatéraux de qualité vont pouvoir être adossés les covered bonds nécessaires en quantité ?

      1. Pourquoi les banques ont elles autant de titres d’états ?
        – certainement parce qu’au départ çà renforce leur bilan

        – mais il y a peut être une autre explication :
        – un excès de stock de titres invendables tout bêtement.

        – les banques sont chargées d’acheter les titres émis par l’état en vue de les revendre à leur client assurant habituellement un portage plus lucratif que le versement des intérêts.
        – cependant aujourd’hui les entreprises et les investisseurs ne placent plus leur fonds dans des titres d’états aussi facilement que l’on voudrait nous le faire croire. On se demande pourquoi d’ailleurs.

        Là encore il faut gratter un peu le détail des bilans, ces titres sont ils en portefeuille depuis longtemps, quelle est la part en excédent ?
        Bonne continuation.

  2. Irlande :

    Pour la banque nationale irlandaise, AIB, annonce des bénéfices, absorbe EBS et doit trouver 15Mds avant le 31/7.

    Pour la banque IL&P, doit trouver 4 Mds deviendra donc aussi une banque nationale bien que ses actionnaires privés ne soient pas d’accord.

    Pour la banque BoI ( avec un i pas un L) qui doit trouver 5 Mds, l’état se contentera de 32% si les investisseurs anonymes se manifestent .

    Enfin l’état liquide Irish Bank Resolution Corporation issue de la fusion de l’Anglo Irish Bank et l’Irish Nationwide Building Society déjà nationalisées.

    Comme quoi, inutile de paniquer, il y a des solutions simples et efficaces pour se débarrasser des mauvais prêteurs.

    Nationaliser, permet de réduire le circuit de décision, le montant des bonus, et de maitriser le coût du crédit, ensuite si la banque choisit de sauver tel ou tel client dans l’intérêt national, c’est de la politique. Cela règle aussi les discussions sur la taxation des bénéfices futurs.

    Faut il habiter sur une île pour le comprendre ?

    Et si Mr Obama nationalisait quelques banques américaines, cela changerait durablement l’équilibre de la terreur entre les états et les marchés.

    Suggestion idiote ? Sans doute, sauf si c’est une chance de se faire réélire.
    L’ancien gouvernement irlandais a pu mesurer comme il était populaire de secourir les banques à fonds perdus.

    1. bien vu !
      c’est ce que propose le Front de Gauche en France, création d’un pôle public financier . . .
      on va y venir, petit à petit . . .

      1. Le FdG se garde bien de proposer une nationalisation du secteur bancaire, sans parler du secteur financier, et du capital dans son ensemble. Seulement un pôle bancaire public…
        Le FdG propose sur tous les sujets l’eau tiède du PC, soit PS compatible.
        Un mini programme commun…avec les résultats pires que Mitterrand

  3. « le thermomètre des taux obligataires et des spreads monte et rejoint les maximums d’avant le sommet. L’Espagne et l’Italie sont droit dans le collimateur, sonnant la fin des demi-mesures prises à la sauvette et du théâtre d’ombre. Les émissions à court terme des deux pays de ce matin sont sans ambiguïtés: les taux ont grimpé. »

    Bonjour, je n’ai pas l’impression que les taux grecques, irlandais et portugais ont retrouvé leurs « maximums » d’avant crise, mais qu’au contraire, depuis le début de la semaine, ils ne bougent plus trop suite à leurs spectaculaire baisse d’après sommet !!!
    Quand aux 10 ans Italien et Espagnol ne sont-ils pas toujours à environ 6%, les 5 ans à environ 5%, et les 2 ans à un peu plus de 4%. C’est assez haut mais du 4% à 5% c’est tout à fait supportable, non ?

    « En Europe, on découvre très vite que le nouveau sauvetage a été taillé a minima, ce que les marchés ne manquent pas de faire savoir à leur manière. »

    Tout est une question de point de vue… D’ailleurs même des pessimistes comme Stigliz notent la puissance des décisions et évoquent une stabilisation possible.
    Les marchés et institutions, dans leur ensemble, ont-ils mal réagi ?
    La aussi, verre à moitié vide ou à moitié plein ?
    On pourrait se dire l’inverse : que les marchés actions ont bien réagi (cf fin se semaine dernière) et qu’ils sont plus angoissés aujourd’hui pas les US que part l’Europe, que l’€ a touché les 1.5$ et pris plus de 2% en quelques jours, que les taux grecques, Irlandais et Portugais se sont beaucoup détendus (même si toujours bien trop hauts), que l’Italie et l’Espagne peuvent toujours se financer sur les marchés (cf taux évoqués) etc etc etc.
    Si les marchés avaient vraiment mal réagi, le CAC serait à 3300, les taux auraient continué sur leur lancée explosive, l’euro serait à 1$ et les 3 agences de notation auraient mis la Grèce en défaut total immédiatement et l’Irlande et le Portugal en défaut partiel.

    Quand à la main à la poche du secteur privée, certains vous diront que 21% c’est moins que 50% et d’autres vous diront que 21% c’est plus que 0%.
    Entre 500 millions et 1 milliard de perte pour chacune des grandes banques françaises, ce n’est quand même pas rien.

    Je vous trouve très dur.

  4. « … l’évolution du ratio dette/PIB en résultant, qui exprime au mieux la capacité de remboursement d’un pays ».

    « Au mieux » ? Pourquoi pas dette/rentrées ?

    Si les grosses entreprises payaient les impôts que leur taux d’imposition suppose, ce serait différent. Mais comme on est très loin du compte… pourquoi ne pas être réaliste et s’en tenir aux rentrées effectives ?

      1. Oui, avec rappel de l’anecdote du haut fonctionnaire qui raconte comment ce fut introduit sous Fabius, une vue de l’intérieur révélatrice quant à la « science économique » des gouvernants.
        (si JA peut nous le retrouver une fois de plus…. en faire un tag ?)

      2. c’était celui-là :

        http://econlib.wordpress.com/2010/10/11/la-tribune-histoire-du-critere-des-3-de-deficit/

        style boursouflé mais bon…l’histoire est signifiante…inventer des nouvelles formes de comptabilité pour mieux cacher l’esprit des choses…

        l’histoire du défaut américain nous fait rendre compte qu’un défaut (ou un financement de la dette) à hauteur de 350 milliards et un autre à hauteur de 14 000 milliards, ce n’est pas la même chose…il est plus aisé de sauver la Grèce que les USA bien que ces derniers aient un ratio dette/PIB moindre…

    1. Ce qu’il faudrait considérer, c’est la dette tout court…peut-être la dette nette financière (grosso modo la dette à laquelle on soustrait les actifs financiers de l’état)…

      le ratio dette/PIB nivelle tout…le défaut du Zimbabwe ne remettra pas en cause les équilibres mondiaux…celui des USA si…on pourrait inventer un autre ratio : dette d’un pays/PIB mondial…les USA seraient à 25 % !

  5. Pendant ce temps, le comté de Jefferson (Alabama / 658000 hbts) est en faillite. La plus grosse faillite depuis celle du Comté d’Orange en 1994.

  6. de toute façon, ces plans ne sont mis en place que pour gagner du temps

    ce temps gagné n’est ni pour les peuples, ni pour les économies, ni pour les politiques

    ce temps est uniquement pour implanter la banque-MES qui enlèvera tout pouvoir aux États Européens les quelques pouvoirs qui leur reste sur leur économie au niveau national

    une fois la banque-MES en place, il sera impossible par tout moyen légal de pouvoir aller contre cet organisme privé qui fera ce que bon lui semble des économies des peuples européens…

    enfin, avec un peu de chance, le système implosera avant et cela est bien la seule lueur d’espoir qu’il reste aux peuples

  7. Je soupçonne les commissaires aux comptes d’avoir pris de la potion magique , je ne vois pas
    s »appliquer le principe d’évaluer les actifs au prix du marché , ou alors faudra le gonfler le
    marché !

  8. +de détails :
    http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/grece-le-prive-previent-qu-il-retirera-son-offre-sans-nouveau-pret-du-fmi-25-07-2011-1544931.php
    « Le lobby bancaire qui a lancé jeudi une offre des créanciers privés pour réduire la dette de la Grèce, l’Institut de la finance internationale (IIF), a prévenu lundi que cette offre ne tiendrait pas sans nouveau prêt du Fonds monétaire international à Athènes.
    Si le FMI n’apportait pas plus d’argent à la Grèce, « je pense que non seulement notre offre ne serait plus valide, mais le plan Marshall européen et le programme du FMI pour la Grèce ne le seraient pas non plus », a affirmé le directeur général de l’IIF, Charles Dallara, lors d’un point de presse à Washington. »

    http://www.lepoint.fr/economie/lagarde-met-en-garde-les-etats-unis-26-07-2011-1356338_28.php
    « La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a pressé, mardi, les États-Unis de surmonter au plus vite le blocage politique sur le plafond de la dette publique. Un échec des responsables politiques américains à forger un consensus à ce sujet aurait de graves conséquences dans le monde entier, a-t-elle mis en garde. « L’heure tourne, et il est évident que ce problème doit être résolu immédiatement », a-t-elle déclaré lors d’une intervention au Council on Foreign Relations, un institut de recherche politique américain, selon la transcription de son intervention. »

  9. L’or se vend malgré son prix élevé. Chez Christies – commissaires-priseurs et marchands d’art – on note que 90 pourcent des lots vendus oscillent entre 500mille et un million de livres anglaises. Ce qui veut dire que les objets d’art, meubles et tableaux vendus servent comme placements de sécurité.

  10. Mardi 26 Juillet 2011 :

    Dette des Etats : Italie et Espagne se financent au prix fort.

    L’Italie et l’Espagne étaient actifs sur les marchés ce mardi et ont subi de plein fouet la hausse des coûts de financement.

    Le Trésor italien a émis des obligations à six mois pour un montant de 7,5 milliards d’euros. Les taux d’intérêts sont en forte hausse par rapport au dernier placement : 2,269 %, contre 1,988 % à l’occasion de la précédente émission de même échéance.

    1,5 milliard d’euros de titres à deux ans ont également été levés, avec des taux qui se sont envolés à 4,038 %, contre 3,219 % lors de la précédente émission.

    Le Trésor espagnol a pour sa part levé 2,885 milliards d’euros de bons à 3 et 6 mois. Tout comme l’Italie, l’Espagne subit tout autant l’envolée des taux d’intérêts.

    Les taux sont montés à 1,899 % pour l’émission à 3 mois (contre 1,568 % lors de la dernière émission de cette échéance le 21 juin).

    Les taux sont montés à 2,519 % pour l’émission à 6 mois, contre 1,776 % le 21 juin dernier à l’occasion de la précédente émission de même échéance.

    Le répit n’aura donc été que de courte durée sur le marché de la dette des Etats. Et ce, malgré l’accord sur la Grèce entériné entre les ministres des Finances de la zone euro vendredi dernier.

    La Banque d’Italie a annoncé que « cette hausse des taux illustre les inquiétudes et les doutes des investisseurs quant aux mesures prises lors du sommet européen de Bruxelles ».

    http://www.oblis.be/fr/dette-des-etats-italie-et-espagne-se-financent-au-prix-fort-12885

  11. Comme vous le dèmontrez les solutions sont multiformes , pourquoi la règle d’or est elle une roublardise :
    ( Des roublardises, tout au plus.)

    1. 270711 – Valèrie Pécresse : « Soit on veut réduire la dette, et on vote la règle d’or ».

      Il n´y a pas le choix, ça se dit comment déjà en anglais ? There Is No Alternative (TINA), on a une nouvelle Thatcher française ! Cheers my british friends 🙂
      Moi, désormais, dès que j´entends « il n, y a pas le choix », où que ce soit, ça déclenche en moi une sonnette d´alarme : « Attention, on t´enfume ! »

      PS: Elle pourrait éviter de parler de « 3ème voie » tout de même, je sais bien que ses potes ministres régaliens lui en causent régulièrement, mais elle ferait bien de tenir sa langue !

      1. @ Vincent Wallon 27 juillet 2011 à 18:47
        Pour une fois je ne vous dis pas la même chose. Encore que……

        Les Allemands n’aiment pas non plus se faire enfumer. Leur réticence à la remise à niveau de leurs frères Grecs s’explique certainement par leur expérience de remise à niveau de leurs frères de l’Est, détournés du capitalisme durant 44ans. Quel bilan !
        http://www.lefigaro.fr/impots/2011/07/25/05003-20110725ARTFIG00516-les-allemands-continueront-a-payer-l-impot-reunification.php

        Remarquez néanmoins leur conscience de la nécessité d’une bonne gestion des finances publiques.

        70% des Allemands préfèrent le désendettement de l’Etat, à la baisse des impôts. Ils sont donc pour la rigueur plus que pour une politique orientée vers la consommation. Cela témoigne d’une grande maturité en matière d’économie. Pourtant depuis 10 ans les salaires sont bridés.

        A n’en pas douter ils doivent avoir été conditionnés à travailler beaucoup –certainement pas moins, comme nous nous l’avons fait en France, avec nos retraites à 60 ans et nos 35 heures- et ils n’aspirent pas à consommer plus.

        D’après vous, quel est leur slogan de comportement économique pour aborder le futur ? Est-il à l’opposé du mien ?

        Bien cordialement

  12. Mercredi 27 juillet 2011 :

    L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé mercredi avoir abaissé de deux crans, de CCC à CC, la note de la dette de la Grèce.

    L’agence estime que la restructuration de la dette grecque proposée dans le nouveau plan d’aide au pays équivaudrait à un défaut sélectif de paiement.

    Le risque d’un futur défaut de paiement de la Grèce est susceptible de rester élevé, précise Standard and Poor’s dans un communiqué.

    La dégradation est assortie d’une perspective négative, ce qui signifie que Standard and Poor’s pourrait à nouveau abaisser la note grecque dans les mois à venir.

    http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=df370e3789d542f5152151d087d666fe

  13. Ce qui s’est passé depuis jeudi est très clair : les investisseurs internationaux n’ont pas du tout été rassurés par le sommet européen.

    En zone euro, les dominos vont continuer à tomber : l’Italie et l’Espagne sont les prochains dominos.

    Jeudi 21 juillet 2011 : réunion des chefs d’Etat et de gouvernement européens.

    Vendredi 22 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne repartent à la hausse.

    Lundi 25 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    Mardi 26 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    Mercredi 27 juillet 2011 : les taux des obligations de l’Italie et de l’Espagne sont en hausse.

    Italie : les taux obligataires s’envolent.

    Les taux obligataires italiens se sont de nouveau envolés mercredi 27 juillet lors de l’émission par le Trésor de 942 millions d’euros de titres à échéance dix ans, signe des inquiétudes persistantes des investisseurs, a annoncé la Banque d’Italie.

    Le Trésor italien, qui a presque atteint le maximum prévu fixé à 1 milliard d’euros, a placé ces obligations à dix ans indexées sur l’inflation en zone euro à un taux de 4,07 %, contre 2,51 % lors de la dernière opération similaire le 27 mai 2011.

    (Dépêche AFP)

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