L'actualité de la crise : LES OGRES NE SONT PLUS CE QU'ILS ÉTAIENT, par François Leclerc

Billet invité. Les billets de François Leclerc paraissent quasiment toujours précédés de la seule mention « Billet invité ». Dans ce cas-ci cependant, je me vois forcé de marquer mon désaccord avec lui : les ogres sont selon moi toujours bien des ogres. Pour ce qui touche à la restructuration de la dette grecque, il me semble tout à fait prématuré de dire quoi que ce soit quant à ses conséquences en Europe : le système reste dans un état « critique » – au sens que l’on attache à ce terme en physique. Pour ce qui touche à l’inflation, elle est toujours prête à l’emballement et les banquiers centraux ont raison de s’en méfier comme de la peste, en particulier dans une période comme celle-ci où les prix subissent simultanément des tensions inflationnistes et déflationnistes. Quant à l’hyperinflation, la taille du désastre est telle si elle devait se déclencher que tout doit être fait pour en éloigner le risque, ce qui n’est pas le cas en ce moment aux Etats-Unis où Ben Bernanke à la tête de la Fed a déjà recouru deux fois à la planche à billets depuis le début de la crise, et n’exclut pas d’y recourir encore. Pour moi, les ogres demeurent ce qu’ils étaient.

Nous vivons décidément une époque formidable, comment ne pas en convenir ?

Pour ne retenir que cela et rester dans notre sujet, la planète entière est secouée par une crise financière qui n’arrête pas de rebondir. Elle est momentanément calmée en Europe, mais le suspens s’intensifie au bout de la dernière ligne droite aux Etats-Unis, fruit de l’âpreté de la campagne électorale qui est engagée et de choix budgétaires incontournables auxquels la société est désormais confrontée. Ce n’est pas nécessairement la débâcle qui s’annonce, mais bien la poursuite du déclin déjà engagé.

Les démocrates et les républicains s’affrontent sur le terrain de la diminution de la dette publique avec des arrières-pensées électorales – les uns voulant taxer les plus riches et éviter de trop larges coupes dans les budgets sociaux, les autres exigeant exactement le contraire – au nom de ce qu’ils intitulent pompeusement leurs visions du pays. Les mesures à prendre, leurs modalités et contenu, ainsi que leur calendrier, font l’objet des négociations acharnées à marche forcée, de propositions et contre-propositions permettant à chacun de prendre l’opinion à témoin de la pureté de ses intentions. Incertaine, l’issue ne devrait pas tarder. Avec le risque d’un dérapage.

On constate en attendant que les marchés font jusqu’à maintenant preuve d’une incontestable placidité aux Etats-Unis, ce qui conduit à s’interroger. En Europe, ils ont même salué un plan de dernière heure, car il fait a minima la part du feu.

La plus immédiate des explications est que ces mêmes marchés ne peuvent pas croire – à neuf jours de l’échéance – à ce qu’un défaut sur la dette américaine puisse au final intervenir, vu l’énormité de la chose. Mais il y a d’autres manières de comprendre leur attitude.

Soit, comme cela est intervenu en Europe, parce que l’impact d’un tel défaut est en réalité exagéré, surtout s’il est de courte durée et que le Trésor américain en panache les effets. On aurait alors affaire dans l’immédiat à un bénin hoquet. Ce ne serait cependant que partie remise. Soit car les investisseurs ne disposent pas d’alternative pour se retourner et qu’il leur faut, vaille que vaille, de pas faire plonger la dette américaine, qui joue deux rôles à la fois, refuge et précipice au bord duquel ils n’ont d’autre choix que s’agripper. Le dos à la falaise, les marchés peuvent-ils précipiter leur propre perte en sapant l’un de leurs piliers financiers ? Il faut encore et toujours vivre avec la dette et trouver les moyens de la financer, faute d’autre ressource de même nature disponible en grand. Le sable des châteaux-fort doit être mouillé pour tenir droit, mais il est connu qu’il sèche vite au soleil.

Ce que les Européens sont en passe de démontrer est toute autre chose : une restructuration ordonnée de la dette n’est plus nécessairement synonyme de chaos financier et peut au contraire contribuer à sortir d’une impasse. Voilà une nouveauté, quand bien même celle qui vient d’être décrétée est limitée, un précédent a été institué. En dépit du chœur immédiatement formé par tous ceux qui ont exigé de ne pas y revenir à nouveau (dernier en date, Lorenzo Bini Smaghi, gouverneur de la BCE), ce ne serait pas la première fois qu’une telle barrière serait finalement franchie, à la prochaine occasion. Nécessité fait loi.

S’il se révèle pratiquement impossible de faire absorber par de seules coupes budgétaires la résorption des déficits publics, il ne reste pratiquement que deux solutions : restructurer la dette ou lancer délibérément l’inflation. Comme par hasard, il s’agit des deux monstres qu’il ne faut pas absolument pas rencontrer. Mais l’on constate pourtant que le premier donne des signes de pouvoir être apprivoisé, à confirmer dès demain lundi. Qu’en est-il de l’autre  ?

Depuis des décennies, l’inflation a été représentée comme un ogre dévorant tout ce qu’il trouve sur son chemin, spécialement les petits enfants, dénommés dans le scénario de ce film d’horreur « les petits rentiers ». Les banques centrales ont inscrit sur leur fronton la mission de la combattre sans merci et s’y sont employées avec leurs arsenal monétaire. Au moindre frémissement de la bête, elles frappaient pour la contenir dans son enclos.

Depuis que cette crise est entamée, elles n’ont cessé de déverser des liquidités sur le marché financier, sans pourtant réveiller l’ogre qui s’est contenté parfois d’ouvrir une paupière. La seule inflation que les chevaliers blancs ont fait se dresser, c’est celle des actifs, et plus particulièrement des matières premières. Dans les pays occidentaux développés, le « second tour » redouté – lorsque l’inflation atteint les produits de consommation – ne s’est pas produit, dans un contexte de sur-production et de sous emploi. Serait-ce à dire que cette deuxième statue du Commandeur est, elle aussi, descendue de son piédestal ? Que l’inflation ne serait pas le danger dont il fallait à tout prix se prémunir ?

Une deuxième raison justifie qu’elle n’honore pas son rendez-vous : les marchés n’en veulent à aucun prix, car les investisseurs verraient la valeur de leurs actifs financiers fondre en conséquence. Les petits rentiers ont bon dos ! Lire les discours de Ben Bernanke, le président de la Fed, c’est feuilleter une anthologie de propos rassurants destinés à Wall Street et arguant de la capacité de son institution à résorber les liquidités qu’elle a déversées pour prévenir le démarrage de l’inflation ! Se plonger dans les oeuvres complètes du résident de la BCE, Jean-Claude Trichet (à Dieu ne plaise !), c’est lire et relire un seul avertissement, celui de son implacable détermination à combattre l’hydre chaque fois qu’une de ses têtes repousse.

Pour cette même raison, l’hyperinflation qui est présentée par certains comme inéluctable, lorsque tout aura été tenté, est la dernière resucée d’un spectacle de Grand Guignol. « Attention, le méchant arrive derrière toi ! » crient les petits enfants effrayés, parce que le jeu le veut. L’histoire peut toutefois se terminer ainsi, mais elle n’est pas encore écrite.

D’ailleurs, à tout bien considérer, d’où vient cette inflation qui fait grimper démesurément le prix des actifs ? Des salaires trop élevés, de l’insuffisance de la production ? On le saurait. Elle est le résultat d’une spéculation financière qui se nourrit d’elle-même, de surcroît alimentée par les injections de liquidité des banques centrales, jusqu’au jour où… Les banques centrales jouent les prix de vertu, mais c’est par elles que le malheur arrive.

L’inflation des prix à la consommation n’est pas au rendez-vous et une première restructuration limitée de dette va être réalisée en Europe. Une porte est fermée, une autre a été entrebâillée : voilà ce que l’on peut aujourd’hui observer, en incluant le Royaume-Uni, où les risques d’installation de la stagflation sont patents.

Ce qui n’interdit pas de penser que la voie de la restructuration, aussi complexe soit-elle, est la seule praticable. Non seulement parce qu’elle allégerait le fardeau des Etats, dont le système financier voudrait amoindrir la mission pour la faire sienne, mais également par qu’elle dégonflerait, de manière ordonnée et non pas sauvage, la gigantesque bulle financière qui s’est constitué durant les dernières décennies. Elle heurterait donc de plein fouet les intérêts du système financier.

L’argument selon lequel « ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », qui interdirait de procéder à une telle réduction autoritaire au prétexte, toujours le même, des petits rentiers à protéger, est-il recevable ? Non, car rien n’interdirait de procéder à un échange d’actifs avec de nouveaux apportés en garantie, issus dans le cadre de l’émergence de nouveaux instruments monétaires qui accompagnerait inévitablement un tel maelstrom.

En dernière instance, ce qui est un comble, les gardiens du Temple se retrouvent démunis devant la crise. Pouvant colmater les brèches, ils en suscitent ailleurs et ne réparent pas le navire. La BCE vient de partiellement se retirer du jeu, la Banque d’Angleterre ne sait pas sur quel pied danser et reste coite, la banque du Japon tient le pays le nez hors de l’eau, celle de la Chine Populaire a fort à faire face à l’inflation qu’elle a crée. Seule, la Fed pourrait encore se résoudre à faire un grand bond en avant et relancer un nouveau programme d’achat de la dette US, pour tenter de sauver ce qui reste à l’être.

Si les marchés s’emballaient, elle n’aurait pas le choix et a prévenu avoir prévu un dispositif en cas de défaut sur la dette. Jean-Claude Trichet a formulé le même avertissement, depuis le sommet européen.

La situation reste très instable, de grandes embardées ne peuvent jamais être exclues. Cette crise est de nature rampante et rebondissante, depuis la chute libre initiale. Est-ce dans les jours qui viennent que la digue, à force, va finir par céder ? Ou bien un nouveau répit va-t-il être gagné ? Si Barack Obama devait prendre seul la décision de relever le plafond de la dette par décret (en vertu d’un alinea de l’article 14 de la Constitution) américaine), cela devrait sérieusement chahuter sur les marchés.

Mais les ogres ne sont plus vraiment ce qu’ils étaient.

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49 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES OGRES NE SONT PLUS CE QU'ILS ÉTAIENT, par François Leclerc »

  1. Si Obama peut décider par décret de l’augmentation du plafond de la dette, pourquoi perdre son temps en tant de palabres inutiles avec des républicains idéologues et bornés?Ne sont ils pas eux aussi (voire encore plus)coupables durant les années Bush d’avoir fait exploser cette dette avec leurs stupides réductions d’impôts aux plus riches?

  2. Petite remarque: L »hydre inflationiste n’est pas aussi hasardeuse.
    Dans une relance keynesienne, la planche à billet est destiné au bas du systeme. Aux salariés, aux entreprises, aux services publics. Les salaires augmentent, les prix aussi…
    Dans le cas d’une relance par le haut, qui n’est pas du tout keynesienne, les liquidités disparaissent dans les dettes financiéres. L’économie réelle moins rentable que les produits dérivés et autres placements spéculatifs re reçoit donc rien. Pas d’inflation donc, sauf en bourse, sur les marchés des matieres premieres, sur l’or, l’argent etc…
    Inflation dans la spéculation!
    Cela se voit aujourd’hui sur tous les indicateurs depuis longtemps.
    Conclusion s’il l’ont veut de l’inflation réelle, il ne faut pas soutenir les banques.
    L’exemple de Weimar n’en est pas un. L’Etat sans recette n’avait plus que la ressource de la planche à billet pour s’entretenir. Quand aux bénéfices, ils partaient tous dans les cartels internationaux, au Royaume Uni et aux USA, et en France!
    Si les USA continuent le QE, pour soutenir leurs banques, il est évident que le résultat risque d’etre catastrophique et de nous entrainer vers une autre Grande Dépression.
    Par contre si Obama privilégie une relance par le bas, grands travaux publics (Les USA en ont bien besoin!), il y aura de l’inflation, mais aussi une reprise, ou au moins une stabilité.
    L’erreur c’est d’avoir mis 10 000 milliards pour sauver de la finance:
    Enorme erreur, pure folie. Ce n’était pas bien régir, c’était comme d’habitude, n’importe quoi!
    C’était du chantage, et meme joseph Stigitz le dit fermement dans son dernier bouqin:
    Un odieux chantage, le hold-up du siècle!

    1. Tout à fait.

      Tant que la création monétaire des banques centrales va intégralement dans les poches des capitalistes et des spéculateurs et rien dans celle des employés on aura pas affaire à de l’inflation mais à une augmentation du prix des matières premières et des actifs du capital.

      Les banquiers centraux n’ont rien compris au problème et pensent pouvoir lutter cotre la déflation en donnant l’argent à ceux qui en ont déjà trop et au lieu de le dépenser ne font que l’accumuler encore plus.

      Les chiffres sont têtus: aux USA, depuis la soi-disant reprise de la croissance au deuxième trimestre de 2009, 99% de la croissance de la valeur ajoutée est allée dans les poches des capitalistes (en augmentation du profit des entreprises, des intérêts et des loyers) et seulement 1% dans celles des travailleurs. D’où une perte de pouvoir d’achat pour les travailleurs puisque le prix des matières premières a augmenté de beaucoup plus que 1%.

      Ce a quoi on a affaire depuis le deuxième trimestre est en fait un transfert accéléré de valeur ajoutée de la part de la valeur ajoutée revenant aux travailleurs vers la part revenant au capital.

      Il s’agit ni plus ni moins du plus grand pillage de l’histoire.

  3. Eh bien, ça promet des journées palpitantes à venir!
    Il est effectivement un peu mystérieux pourquoi l’hyperinflation ne vient pas.
    En fait, l’inflation semble s’exporter dans le tiers monde, déjà largement dollarisé. Pour prévenir la chute du dollar, ces pays l’adoptent de plus en plus comme monnaie. Dans ce cas, la fed doit pourvoir de monnaie le monde entier, le dollar circulant largement un peu partout.
    Une telle monnaie devenue « mauvaise » et précaire, circule plutôt bien, sauf aux USA mêmes, en voie de tiers-mondisation.
    Pour l’essentiel, et plus sérieusement, il s’avère que l’essentiel des sommes injectées ne nourrit pas l’inflation, car les salaires stagnent et le chômage et la précarisation progressent. Les citoyens européens n’ont pas tellement les moyens de dépenser plus pour nourrir l’inflation.
    Et les riches spéculent avec les leurs actifs, mais n’augmentent pas significativement leur consommation non plus.
    Pour remettre tout cela en marché, je suggère l’introduction dès à présent d’un SMT en laissant en place la monnaie actuelle.
    La nouvelle monnaie SMT circulerait parfaitement et se substituerait largement à la monnaie actuelle qu’il vaut mieux laisser dormir, justement pour éviter l’hyperinflation.
    Pour en savoir plus, je propose aux intéressés la lecture de mon petit livre qui peut être reçu en m’envoyant un mail: johannes.finckh@wanadoo.fr

  4. « Ne sont ils pas eux aussi (voire encore plus)coupables durant les années Bush d’avoir fait exploser cette dette avec leurs stupides réductions d’impôts aux plus riches?  »

    Et un million de victimes civile en Irak !

  5. EUUUUHHHHHHHH !!!!!!!!!!

    on doit pas vivre dans le meme pays, moi mon caddie il est passe de 90 a 150 euros a quantite et qualite egale, et pour la meme frequence d’achat !!!!! L’inflation est belle est bien reelle et peut importe tous les mensonges dont on nous bassine. Mais c’est tant mieux, c’est ce qui fera changer reellement les choses.

    1. C’est parce que le panier de la ménagère n’est pas un produit d’investissement. Il y a en effet un peu d’inflation importée, et un peu peu d’inflation tout court via les marges des entreprises, mais c’est très limité (vers 3 ou 4%/an), et tant que les gens ne se plaignent pas massivement, ce ne sont pas les gouvernements qui vont se plaindre, ça augmente les impôts sans augmenter les dépenses.
      Les périodes d’inflation ont été nombreuses dans l’histoire, ce n’est pas très gênant pour la plupart des gens, l’inflation (jusque 10 à 15%/an) ne devient un problème que si les salaires n’augmentent pas simultanément, l’avantage s’il suit à peu près étant que les loyers et les remboursements d’emprunts baissent en part relative.
      Il est facile de mitonner un budget ménager représentatif, de l’alimentaire, des chaussettes, un abonnement téléphone, du gasoil pour faire 30km/jour, etc, et d’ajuster les salaires horaires et prestations sociales pour compenser la hausse.
      C’est pendant les périodes d’inflation faible, de préférence, qu’il faut mettre ce système en place pour qu’il soit indolore pour le budget de l’état et rassure le retraité. Maintenant, par exemple, là, tout de suite.

    2. Le prix de votre caddie a doublé alors que les producteurs n’ont pas augmenté leurs prix, au contraire . Il vaut mieux acheter directement aux petits jardiniers ou à la ferme à la sortie de votre ville des produits de saison , à l’ami Vigneron son vin etc …

    1. 1 De la mauvaise inflation.

      La mauvaise inflation , c’est celle qui est issue de la hausse des matières premières, voir même si on se place dans un cadre national ou communautaire , issue de la hausse des prix des produits importés.
      Or étant paysan, je suis bien placé pour le savoir: le prix des produits agricoles s’envole, même si la volatilité « déforme les courbes ». Et pas seulement: le prix des métaux s’envole aussi, celui du pétrole.
      Surtout en ce qui concerne les matières agricoles, nous, ressentons peu ces hausses de prix. Mais dans les pays en développement, c’est une autre histoire. En effet, le coût de la main d’oeuvre y est bon marché; les prix la consommation dans ces pays sont composés surtout du coût des matières premières. Il y a fatalement , surtout depuis 2007,( à cause de la hausse des prix agricoles, qui a démarré vraiment à ce moment là),de l’inflation dans absolument tous les pays à bas coût de main d’oeuvre. Et plus la main d’oeuvre est bon marché , plus l’inflation risque d’être forte.
      Donc cette inflation-là n’est pas du tout due liée à la hausse des revenus des travailleurs-consommateurs, en particulier à la hausse des salaires. Elle n’est due qu’à la hausse des matières premières.
      Ce n’est donc pas de la « bonne inflation », et par conséquent qu’est ce que c’est? De la mauvaise inflation; voilà.

      Et j’irai même encore plus loin: si on augmente trop les salaires, car les salaires (et oui!C’est comme les cours de la bourse, ou les profits des SA: ils ne peuvent pas monter jusqu’au ciel), et bien si ils augmentent trop vite, l’inflation augmente tellement qu’elle gomme tout ou une très grande partie de la hausse de pouvoir d’achat escomptée. Et puis il n’y a pas que les travailleurs. D’autres n’ont pas de salaire, et voient les prix monter.

      Mais pour lutter contre l’impact social de la mauvaise inflation, présente je vous le rappelle, de manière universelle dans les pays, à faible coût de main d’oeuvre, il y a une arme fatale: j’ai nommé les hausses de salaires( et des allocations sociales). Ce type d’inflation touche les personnes qui travaillent et , si on réagit suffisamment vite, n’entraîne pas de hausse de chômage. Augmenter les salaires, et le seuil de pauvreté n’a plus qu’à bien se tenir.
      Et ne me dites pas qu’ augmenter les salaires, c’est jeter de l’huile sur le feu et relancer de plus belle ce type d’inflation! Voici pourquoi: ce type d’inflation est causé principalement par la hausse des prix agricoles.. Or la hausse des salaires dans le monde, même dans des pays comme le Vietnam ou l’Argentine, n’ a que peu d’impact sur les prix agricoles. Si tous ces pays voient leurs salaires augmenter sensiblement, cela aura un impact ( notamment à cause de la hausse à venir de la consommation de viande) Mais cet impact sera peu signifiant car lent, et faible, .Donc augmentez les salaires, dans ces pays, les prix des produits alimentaires et encore moins agricoles n’en augmenteront pas pour autant.
      Qu’on nous dise qu’en France c’est difficile d’augmenter les salaires, ça peut se défendre. Mais dans des pays comme l’Argentine, la Roumanie, la Chine ou pire encore le Vietnam, bien moins cher que la Chine, excusez-moi!!
      En Chine les salaires minimaux ont pris deux fois +20%, en 2010 et 2011; un exemple à immiter pour tous les pays à faible coût de main d’oeuvre

      Et puis cette « mauvaise inflation » n’est pas mauvaise pour tout le monde. Je suis bien placé pour le savoir. Vous avez deviné? Et oui je suis paysan! Comme de nombreux habitants des pays en developpement (55% au Vietnam, source wiki, par exemple)!
      Alors je veux bien croire que la pauvreté progresse globalement dans les villes des pays frappés par cette « mauvaise inflation » mais dans le cas des campagnes c’est une toute autre histoire, à condition que les paysans aient quelques excédents à vendre, ce qui est le cas du plus grand nombre d’entre eux. Cela tombe même à pic pour redynamiser ces agricultures qui en ont bien besoin. Pour réduire l’exode rural aussi.

      La mauvaise inflation n’est donc pas mauvaise pour tout le monde

  6. En réponse à JQM[Jean Quatremer], j’ai écrit: ‘L’inflation est mauvaise pour tous, sauf les endettés,’
    Cela m’inspire deux remarques

    2 De la bonne Inflation
    C’est vrai, la hausse des prix n’est pas bonne pour ceux qui achètent. Donc pour tout le monde!
    Que peut avoir l’inflation de bonne?
    En elle même, pas grand chose (encore que: voir 3) Mais:
    ‘La « bonne inflation » n’est que le marqueur d’une politique de hausse de salaires, favorable, elle,au pouvoir d’achat des salariés.’.

    Ainsi , si on pouvait augmenter les revenus des consommateurs, tout en gardant un niveau faible d’inflation, type 2% maxi ( et vous savez bien que je ne prends pas cette valeur au hasard: BCE), et bien j’en serai le premier ravi! Mais vous savez bien que ça ne marche pas. QU’IMPORTE L’INFLATION POURVU QUE LE POUVOIR D’ACHAT REEL DES MENAGES AUGMENTE!! Or comment voulez vous que ce pouvoir d’achat des ménages augmente sans provoquer un genre d’inflation résiduelle? Justement, c’est cela,la « bonne inflation »! .
    Et dans le même temps, on refuse les hausses de salaires, on tourne le dos à des politiques plus redistributives, on augmente les taux bancaires, au nom du jugulement de l’inflation.
    On mène une politique inégalitaire, en plus, néfaste pour l’économie européenne ( point de vue simplement keynésien), et tout ça au nom de la lutte contre l’inflation.
    On l’aura bien compris, « lutte contre l’inflation » est le politiquement correct pour dire »politique de blocage des salaires » et « hausse des taux » bref « politique économique inégalitaire ».Jean-Claude Trichet n’a-t-il pas dit récemment« la dernière des choses à faire, c’est d’augmenter les salaires »?La lutte contre l’inflation excuse tout. Couvre tout …ou presque.

  7. 3 De l’Europe, ce pays d’ endettés.
    J’ai écrit à JQM: « L’inflation est mauvaise pour tous, sauf pour les endettés, »’
    Autant écrire « ‘L’inflation est mauvaise pour tous, à l’exception de tout le monde »!! 🙂
    En effet parmi les endettés, nous avons:
    __ De nombreux états, la majorité de ceux composant la CEE étant gravement endettés. Vous étiez au courant:;-)?
    __ Des ménages, bonjour l’impact sur la demande intérieure!
    __ Des PME qui s’endettent pour investir
    __ Des SA multinationales. Ce n’est pas forcément pour investir que les sociétés cotées en bourse s’endettent mais plutôt pour payer des dividendes toujours plus élevés à leurs actionnaires, libres comme l’air (vive le libéralisme !), totalement infidèles aux entreprises dans lesquelles ils investissent (et donc désinvestissent aussi vite), et toujours plus gourmands. Du coût, les SA se voient obligées de verser des dividendes importants,globalement très proches du montant de leur bénéfices et parfois même supérieurs au montant de leur bénéfices! Alors forcément elles s’endettent. De plus en plus.

    Pfiou!!! Cela fait un paquet de monde! Alors ou bien on continue à tout faire pour le créancier (hausse des taux et surtout inflation zéro) ou bien on commence à desserrer l’étau des taux. Et on laisse l’inflation monter.
    Trichet augmente les taux. Trichet siffle la fin de la récré. Ah bon? La crise est déjà terminée? Alors pourquoi y a-t-il encore autant de monde qui doit autant d’argent ? La croissance est de retour? Faut le dire vite.

    Et, pour donner de l’air aux endettés, ce qui me semble indispensable pour la bonne santé de l’économie, quoi de mieux que l’inflation? « Cela va inciter les acteurs à s’endetter encore plus » serait une bonne remarque, mais nous n’en sommes plus là! Malheureusement. En effet, on en est à un point tel qu’il faut donner les moyens aux débiteurs de pouvoir rembourser. Un peu comme pour cette histoire de sub-primes par exemple. J’espère que vous vous en souvenez quand même?!! Ce sont les hausses de taux concoctées par Greenspan qui ont mis le feu aux poudres (Notre Trichet avait été beaucoup plus sage lui, à l’époque). Un peu (non carrément) comme la Grèce aujourd’hui.
    Et les niveaux d’endettement sont tels que , inflation ou pas, taux faibles ou élevés, cela ne changera pas grand chose au comportement des différents acteurs: on ne s’endette pas pour le plaisir de s’endetter, figurez-vous!
    Si vous voulez que les acteurs éco s’endettent moins: donnez leurs en donc les moyens!: hausse des salaires quand c’est possible, meilleure redistribution des richesses, allant du fortuné créancier au travailleur-consommateur, fiscalité efficace pour faire rentrer l’argent dans les caisses, lutte contre les dépenses-gaspillages,et une fiscalité qui s’en prend le moins possible à celui qui embauche et qui investit vraiment (oui, ça aussi allez bon si vous voulez(grognements)), et pour les sociétés cotées, des règles qui responsabilisent enfin leurs actionnaires. Etc…

    Vous ne trouvez pas qu’on en a fait assez comme ça pour les créanciers ces trente dernières années non?! Regardez le résultat!
    Ah tiens en passant je vous rappelle que le créancier, il est de moins en moins européen et de plus en plus chinois :-). Vous soutenez les créanciers contre les débiteurs ? C’est gentil de penser aux chinois! Mais il n’ont pas besoin de ça…ça se passe plutôt bien pour eux, pour l’instant…

    Je vous ferai remarquer en plus, que si on reconnait que l’inflation c’est bon pour les débiteurs , et bien il s’agit de n’importe quelle inflation, « bonne » ou « mauvaise » .
    Pour rendre le système plus favorable aux débiteurs, fatalement au dépend des créanciers , toute inflation est bonne à prendre; Et cette fois-ci, plus elle est élevée mieux c’est.

  8. En conclusion.

    Qui doit avoir peur de la « bonne inflation »?
    De fait, depuis que l’inflation est jugulée, cela fait trente ans, les inégalités de revenus ne cessent de croître. Ce n’est pas un hasard.
    Qui doit avoir peur de la « bonne inflation »?En réalité, personne. Les inégalités sont arrivées à un point tel qu’elles sont devenues très néfastes à l’économie. Et tout le monde en pâtit. Alors donnons de l’air aux débiteurs,et menons une politique d’impulsion à la hausse du pouvoir d’achat du plus grand nombre.

  9. Faut-il en rire…?
    Ou bien…en pleurer …?

    Je crains qu’en « haut-lieu » le choix ait été prononcé en notre désavantage of course..
    Non mais :
    Pour qui(QUOI !!! ) vous -nous prenons nous ???

    Persuadons nous une fois pour toutes : nous sommes des me..des à leurs yeux.!!!
    On ne le sait que trop désormais. N’empêche : ça fait ch…er !!!!!!!!!!!!!!!!!

  10. Les ogres ne sont plus ce qu’ils étaient ne signifie pas qu’ils ont cessé d’exister. Un défaut sur la dette n’est cependant plus un tabou absolu et l’inflation reste une option que combattent les milieux d’affaire.

    Le pilotage à vue devient plus compliqué, comme l’actualité américaine le montre, succédant à l’européenne. Mais les solutions permettant de gagner encore du temps sont elles pour autant épuisées ?

    La situation est très critique, elle est également évolutive.

    1. Un pilotage à vue suppose de la chance de ne pas rencontrer trop de turbulences. Comme l’indique le mot « piloter » ou « gouverner », il s’agit de tenir les commandes et de les maintenir efficaces.
      Or, les banques centrales n’ont pas l’efficacité pourtant souhaitée et souhaitable:
      ça patine « grave »!
      En effet, il ne saurait être véritablement dans l’esprit des instituts d’émission de notre monnaie, mais c’est pourtant ainsi:
      Elles émettent de grandes quantité de monnaie fraîche chaque fois que la situation l’exige. Vrai pour la Banque du Japon depuis 20 ans, vrai aussi pour la BoE, la Fed et la BCE depuis au moins fin 2008.
      Or, nous constatons que ces énormes liquidités supplémentaires n’ont pas l’impact de relance souhaité ou souhaitable.
      Une politique monétaire à ce point expansive aurait provoqué en d’autres temps des poussées inflationnistes hors contrôle.
      Pourquoi ce qui devrait « théoriquement » foutre en l’air la monnaie n’a, apparemment, pas cet effet?
      La réponse est ce que l’ex-président du FMI avait observé: ces énormes sommes supplémentaires sont aussitôt « gelées » et ne « descendent » pas dans l’économie réelle pour faire demande.
      Ces sommes nourrissent tout au plus des inflations aux niveau des actifs très spéculatifs, pour, ensuite, rester inefficaces pour une véritable circulation ou pour soutenir le crédit aux entreprises. Ces sommes ne font que tenter de protéger les détenteurs de créances pourries. Et leur fuite dans la détention liquide en coffre.
      Or, pour pouvoir efficacement « piloter » une monnaie, il faudrait que les banques centrales puissent aussi obtenir que toute la monnaie émise circule réellement et ne cesse de faire demande.
      Or, cela ne s’obtient pas avec la monnaie telle qu’elle est faite quand le numéraire lui-même devient valeur refuge. Une monnaie qui devient valeur refuge et qui est thésaurisée (90% de la masse liquide émise!) est en fait une monnaie QUI FAIT DEFAUT elle-même!
      Tous les défauts de paiement que nous observons découlent directement de la monnaie elle-même qui fait défaut au moment même où nous aurions le plus besoin qu’elle passe de main en main pour régler et solder toutes les transactions présentes. C’est l’histoire du parapluie prêté par la banque par beau temps et refusé par temps de pluie…
      Un pays qui fait défaut est en fait la monnaie qui lui fait défaut, car cette monnaie fait défaut en n’étant pas disponible à des crédits pour des taux acceptables et payables.
      L’émission dès à présent d’un SMT, en laissant en place la monnaie actuelle (pour éviter des mouvements hyperinflationnistes) permettrait aux banques centrales de réellement piloter et d’éviter un crash. J’ai vu hier une émission sur le « décrochage » et la chute d’un avion, car les pilotes n’avaient pas accéléré malgré un problème d’alourdissement de l’appareil par la glace.
      Le problème est que les banques centrales veulent accélérer (elles ont raison de le vouloir…), mais le manche ne répond pas bien!
      Le SMT serait un kérosène plus efficace!
      Pour en savoir plus: contactez -moi.
      jf

      1. Ya-t-il toujours une réelle concertation entre les pays de la BRICS et l’Europe pour définir une autre devise internationale que le dollar US ?

        Voir l’article intitulé « BRIC up a new monetary system »

        « 

        Simultaneously, efforts are on for a future Euro-BRICS summit, which would bring together at least the core of the European Union, namely Euroland countries on the one hand and Brazil, Russia, India, China and South Africa on the other. Such a formidable combination of three and a half billion people will, directly or indirectly, bring together four continents…
        … It is now acknowledged without exception that one important reason for the global financial crisis is that the international monetary system has been dollar-centric for too long…

        http://www.financialexpress.com/news/column-bric-up-a-new-monetary-system/811556/1

    2. @ FLeclerc

      j’apprécie votre « modération »
      les ogres font effectivement partie de la mythologie et doivent ètre traités par les « adultes » que nous sommes censés ètre comme tel : des fictions , parfois utiles à la pédagogie.
      la situation réelle en est autrement , dans sa complexité….et son horreur !!
      ce qui me gène à mon humble niveau , c’est l’absence de « transparence » démocratique sur ce qu’il se passe vraiment (cf. le commentaire de JFinckh sur le « mystère » concernant l’hyperinflation) et l’impossible à produire des solutions auxquelles je puisse adhérer réellement quelque-soit leur coté « désagréable » .
      à ce niveau il s’agit d’une faillite de l’organisation de la représentation politique dans nos communautés occidentales , qui si elles ne sont pas abordées poserons immanquablement des problèmes socio-politiques..
      en tout cas merci de votre travail.

  11. Je crois depuis le début qu’une solution à tenter est de faire revenir les banques centrales dans le giron de la puissance publique, quitte à créer des instances de contrôle adéquates, et de limiter à nouveau la circulation des capitaux. En théorie, cela doit écarter la probabilité d’une hyper-inflation tout en engendrant une hausse des prix et une dépréciation de la valeur des crédits à même de dégonfler les dettes.

    Il n’y aura vraisemblablement aucune solution heureuse à la crise en dehors d’un recouvrement de la souveraineté d’une part, de la restructuration du secteur financier d’autre part….

    1. @Nicks,

      En théorie, cela doit écarter la probabilité d’une hyper-inflation

      Ah oui? D’où sort elle cette « théorie »?

      Les exemples d’hyperinflation ne manquent pourtant pas par le passé, le phénomène est toujours le même : l’état est surendetté et ne parvient pas à augmenter ses recettes pour rembourser ses dettes, à la place il a recours à la planche à billet. Au début cela n’a pas trop d’effets mais si ce recours à la planche à billets est trop important ceux qui détiennent la monnaie perdent confiance en l’état et essayent de se dégager de la monnaie et des créances sur l’état en achetant des biens tangibles ou des monnaies et titres étrangers. Et plus ils le font, plus l’état a recours à la planche à billets pour compenser la fuite. Le phénomène s’emballe très rapidement et la monnaie finit par perdre toute valeur.

      En quoi votre « théorie » permet elle d’écarter ce phénomène?

      Et puis, en quoi le « recouvrement de la souveraineté » fera t’il des miracles? Je vous rappelle que tous les exemples d’hyperinflation (il y en a des dizaines) ont eu lieu dans des pays qui avaient l’entier contrôle de l’émission de leur monnaie.

      1. Un élément important de cette crise doit être pris en considération: c’est la monnaie de référence mondiale qui est sur la sellette ! Dans ces conditions, « Acheter des biens tangibles ou des monnaies étrangères », c’est vite dit ! Quels biens tangibles, disponibles en quantité suffisante et liquides ? Quelles monnaies, qui ne seraient pas prises dans la tourmente ?

      2. @François Leclerc,

        vous avez parfaitement raison, ce que vous décrivez est ce qui s’appelle le privilège exorbitant qu’a le (ou les) pays qui émettent la plus grande part des réserves. Plus cette part est importante, plus le pays qui émet cette monnaie peut en créer sans risquer une hyperinflation de sa monnaie. C’est le cas aujourd’hui bien évidemment du dollar mais aussi dans une moindre mesure de l’euro. Ceci dit, même si ce risque est plus limité dans le cas du dollar ou de l’euro pour les raisons que vous expliquez, il n’est pas complètement nul non plus. Si Bernanke et Trichet se mettaient à accélérer la cadence de création monétaire, même ces monnaies finiraient par courir ce risque.

        C’est pour cela que ceux qui croient qu’un « retour à a souveraineté nationale » via le Franc nous protégerait d’avantage contre l’hyperinflation qu’avec l’euro se gourent complètement!

      3. @Chris06

        Déjà, je n’ai jamais dit que la souveraineté monétaire voulait dire retour au franc. C’est la BCE que je vise…

        Par ailleurs, la mesure d’accompagnement obligatoire, c’est le contrôle des capitaux. On devrait par ce biais, à la fois récupérer des recettes et limiter la nuisance des marchés. Il n’y a pas eu d’hyper-inflation en Europe dans les années 70, quand ces outils étaient à disposition des états.

        Si cette décision se faisait à l’échelon européen, je pense que l’ordre mondial en serait changé et qu’un nouveau système monétaire serait illico discuté. Quand le premier marché mondial cause, on l’écoute. Bien entendu, tout cela repose sur la probabilité bien ténue je le concède, que nos dirigeants européens aient d’un coup un éclair de lucidité et envoient valser quelques traités et l’idéologie dominante tout en défendant l’intérêt de l’Union.

      4. @Nicks,

        pardon j’ai mal interprété ce que vous écriviez.

        A mon avis, c’est plus qu’un contrôle des capitaux et un changement des statuts de la BCE qu’il faudra. Il faut que l’euro sorte du système des change flottants.
        C’est effectivement une décision qui peut se prendre à l’échelon de l’eurogroup et qui entrainera une réorganisation complète du système monétaire et financier international.

        Mais comme vous le dites, il faudrait pour cela que les dirigeants politiques aient un éclair de lucidité…
        Mais cela viendra, j’en ai aucun doute. Pas avec ceux en place actuellement bien sûr, et pas tant que l’Allemagne bénéficie de la croissance de la demande des pays émergents pour ses exportations, mais cela changera d’ici deux ou trois ans. Dès que la croissance en Chine va commencer à ralentir, tout changera.

        PS: évitez de comparer la situation actuelle avec celle des années 70, cela n’a rien mais absolument rien à voir. Durant les années 70 le niveau d’endettement public et privé était un des plus bas de l’histoire. Aujourd’hui, il bat tous les records historiques. Nous sommes dans la situation exactement inverse à celle des années 70.

      5. @Chris06

        Bien sûr, il y a la dette. Il faudrait donc qu’un transfert de richesse massif soit opéré, ce qui revient à restructurer les créances en fonction du patrimoine. Difficile bien sûr de trier le bon grain de l’ivraie et encore plus difficile de faire accepter au « bon père de famille » (en voilà une expression abjecte) que ses placements vont être un peu écornés, pour la bonne cause. On pourra toujours essayer de lui expliquer que le mieux pour assurer son avenir, c’est de garantir celui de la collectivité et des instruments de solidarité, parmi eux, les services publics. Il y a du travail…

        Entre la prise de conscience nécessaire de nos politiques et celle tout aussi indispensable des petits rentiers pas toujours innocents, je me demande ce qui est le moins hypothétique…

  12. MATCH JORION vs LECLERC

    Quelle différence en fait ? Du degré de nocivité de ces voyous ? Quelle importance ! Ce qui compte, n’est-ce pas la nocivité en elle-même ? Dont nous sommes tous convaincus. Le reste n’est-il pas que peccadilles ? Allez, calmons-nous tous. Dans les jours, les semaines qui viennent, nous savons tous que cela va secouer. Et sérieusement.

  13. Sarko et Merkel ont invité Défaut à un ptidej très récemment malgré l’opposition de Trichet, Inflation s’invitera à une prochaine occasion, et tant pis si Trichet hurle.
    Contrairement à Défaut, très docile, Inflation fait ce qu’il veut, on peut le tuer assez facilement quand on est courageux mais pas le diriger, vaut mieux ne pas l’oublier avant de l’inviter à casser la graine chez soi.
    Ce n’est pas la nature des ogres qui change, c’est qu’ils peuvent être utiles tout en étant plusse supportables, un temps, qu’une révolution avec des têtes coupées sur des piques.
    Faut quand même être au bout du rouleau pour les laisser sortir de leur cage… Je suppose que c’est ce que FL voulait dire.

  14. second post aprés erreur sur la page lors du premier post.

    le probléme de l’inflation, n’est pas de savoir si elle est bonne ou mauvaise mais si elle peut ou non résoudre le probléme des endettés.

    Il me semble que lorsque l’on est endetté, l’inflation est une mauvaise solution puisqu’elle va diminuer la marge de mnouvre en érodant encore plus le pouvoir d’achats. C’est a dire que pour garder le même pouvoir d’achat il faudra dépenser plus. Hors lorsque l’ont est endetté, dépenser plus augmente les possibilité de défaut sur la dette par désolvabilisation et par augmentation des besoin de paiements augmente la dette(cercle vicieux).

    Pour des états deja endetté pour qui il devient de plus en plus difficile de se procurer de nouvelle dettes. L’inflation qui ferait baisser les marges des entreprises serait la porte ouverte vers une augmentation des faillite, des licenciements et autres mauvaises nouvelles économiques, puisque cela implique une augmentation des cout sociaux, chomage, prix de la santé et des travaux public. Certes certaines entreprise y verrait la une bonne affaire, si elle n’oubliait pas que l’inflation érode aussi leur avoirs et fini toujours par réduire la demande qui fini par réduire les marges de manoeuvre et augmente les risques de défaut.

    Dans les cas difficile la taxation des plus riche n’est malheureusement pour eux l’unique solution. Soi il perdre par l’inflation soi il perdre par imposition, mais dans les deux cas la pertes sera incontournable et a moyen terme encore plus énorme, troubles sociaux.

    Donc de se point de vue, l’inflation reduit la consommation des masse (de pauvres) et réduits les marges et bénéfices des riches ainsi que leur patrimoine, car il devient dur de penser que les actif et partimoine continueront a monter si la demande faibli. A l’inverse payer plus d’impot peut réduire l’augmentaion de la dette et du coup réduire l’inflation et conservé la consommation au niveau actuel. Les pertes d’un coté équilibrant les pertes de l’autres.

    Du coup si les riches acceptait de payer plus d’impot il ferait en sorte de maintenir la machine en fonctionnement et diminurait les risques de voir leur patrimoine fondre comme neige au soleil. Car pour beaucoup ce patrimoine il n’en ont pas besoin, il ont deja suffisement gagner ces derniéres années pour vivre et plus d’argent dévaluer ne leur sera d’aucune utilité puisque en voulant gagner sur 10% il mettront leur 90% en danger.

    Donc je pense que se qui se passe aux états unis, n’est malheureusement qu’un histoire de dupe, cette a dire une histoire de politiciens voulant faire plaisir a leur électeurs pour être élu ou réélu. En aucun cas il ne font une analyse concrete est correcte de la situation économique et des réelles impactes. Ils défendent des idéologies est il se trompe lourdement sur les risque qu’il vont encourir a vouloir défendre des idée politique qui n’ont aucune réalité économique.

    Je dis juste que si les riches américains ne mettent pas volontairement la mains a la poche, il risque fort de se retrouver les poches vides. Et cela dans des temps records, car des mouvement massifs de capitaux pourrait bien leur faire comprendre que dans certains cas il faut savoir perdre un peut avec le sourire que tout perdre par idiotie.

    M’enfin la classe dirigente et riche américaine a deja perdu une bonne partie de son épargne a avoir voulu la proteger en endettant encore plus leur pays. Une minoroté des banquiers ont gagner mais non la majorité des riches qui ont confié leur argent aux banques.

    Je pense que les riches américains devrait réfléchir a deux fois sur le conportement de leur représentant au senat, car il ne me semble pas qu’ils soi, ces réprésentants, en train qui protéger les interet de leur électeur fortuné. ……

    1. Il me semble que lorsque l’on est endetté, l’inflation est une mauvaise solution puisqu’elle va diminuer la marge de mnouvre en érodant encore plus le pouvoir d’achats. C’est a dire que pour garder le même pouvoir d’achat il faudra dépenser plus. Hors lorsque l’ont est endetté, dépenser plus augmente les possibilité de défaut sur la dette par désolvabilisation et par augmentation des besoin de paiements augmente la dette(cercle vicieux).

      ce que vous décrivez n’est pas de l’inflation. Ce que vous décrivez c’est ce à quoi on a affaire actuellement, c’est à dire l’augmentation des prix des matières premières sans augmentation des salaires. Il est clair que dans ce cas le poids des dettes ne diminue pas mais le contraire.

      L’inflation, c’est l’augmentation générale des prix, c’est à dire des matières premières, des produits finis, des services et des salaires. Il n’y a pas de perte de pouvoir d’achat dans un régime inflationniste puisque les salaires augmentent au même rythme que le prix des achats.
      L’inflation diminue le poids des dettes qui ont été souscrites à taux fixe puisque les salaires augmentent plus rapidement que le taux d’intérêt qui lui reste fixe.

      L’inflation est avantageuse pour tous ceux qui ont souscrit des dettes à taux fixe, est néfaste pour ceux qui ont souscrit des dettes à taux variable et pour les rentiers, plus précisemment les créanciers des dettes à taux fixe.

      Aujourd’hui nous ne sommes pas dans un régime inflationniste puisque comme le dit Paul Jorion nous avons affaire à la fois à des forces inflationnistes (la création monétaire des banques centrales qui entraîne l’augmentation du prix des matières premières et la spéculation sur les actifs) ainsi qu’à des forces déflationnistes (la surproduction, une panne de la croissance de la demande et une diminution des dettes privées suite au surendettement des ménages et des entreprises ainsi que la liquidation des dettes suite aux banqueroutes).

      1. Comment ça ! il n’y a pas d’inflation parce que les salaire n’augmente pas ?

        Certes il n’y a pas de perte de pouvoir d’achat lorsque les salaire augmente aussi, mais c’est valable pour les salarier pas pour les chomeur et autre. Voire surtout pour les fonctionnaire qui se foute pas mal des autres qui paient leur retraite a crédit …

      2. oui, dire que l’augmentation des prix des matières premières ou d’une partie des biens de consommation est de l’inflation constitue un abus de langage. On en arrive alors à dire des inepties du style dans un cas l’inflation diminue le poids des dettes et dans l’autre l’inflation les augmente. Cet abus de langage ne permet aucunement de comprendre ce qu’est l’inflation et ses effets.

        De plus, s’il y augmentation du prix d’une partie des biens et que les salaires n’augmentent pas ceci entraînera forcément une diminution du prix d’une autre partie des biens

        L’inflation est la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

      3. « s’il y augmentation du prix d’une partie des biens et que les salaires n’augmentent pas ceci entraînera forcément une diminution du prix d’une autre partie des biens »

        Cela ne veut rien dire, en plus c’est clonplétement illogique. Se n’est pas parce que les salaire ne monte pas qu’il y a une diminution du prix sur une autre partie des biens.

        C’est se que j’appel un abus éhonté de language et sens et de signifiant ….

      4. @chris06: « Il n’y a pas de perte de pouvoir d’achat dans un régime inflationniste puisque les salaires augmentent au même rythme que le prix des achats. »

        Les salaires n’augmentent jamais au même rythme que le prix des achats, même dans les pays comme la Belgique où il y a une indexation automatique des salaires. Les salaires augmentent toujours avec un temps de retard. Et plus l’inflation est forte (rapide), plus les salariés trinquent. Non mais vous imaginez devoir aller demander une augmentation de 1% tous les jours si les prix augmentent de 30% par mois? La réalité c’est que les prix augmenteront de 30% pendant deux mois, puis les statistiques apparaîtront, les salariés grogneront et on leur augmentera le salaire de 50% (perte sèche de 10%) et ainsi de suite.
        Il y a néanmoins une bonne inflation pour les salariés, c’est lorsque les prix suivent les salaires. C’est-à-dire lorsque l’inflation est provoquée par la hausse des salaires. Dans ce cas-là ce sont les producteurs qui trinquent et ont un temps de retard. Mais c’est si rare, ce n’est possible qu’en période de forte croissance et de pénurie de main d’oeuvre.

      5. @logique,

        si c’est logique: si une partie des biens augmentent en prix et que les salaires n’augmentent pas, il leur restera moins d’argent à dépenser sur une autre partie des biens et leur prix diminuera.

        @moi,

        s’il y a une inflation de 30% par mois et que les salaires n’augmentent que de 50% tous les deux mois, c’est à dire perdent 10% de pouvoir d’achat tous les deux mois c’est à dire 60% par an, vous vous imaginez bien que cela ne peut durer bien longtemps!

        L’inflation c’est une augmentation générale et durable des prix.

        Dans un régime inflationniste, même si les salaires ont un léger temps de retard sur l’augmentation générale des prix (qui correspond à la périodicité de paiement des salaires, si elle est mensuelle, il y a un retard de maximum un mois) il finissent toujours par augmenter en suivant l’inflation. Et quand l’inflation est de 30% par mois, comme l’on connue les pays d’Amérique latine dernièrement ou l’Allemagne entre les deux guerres, les salaires ne sont plus réévalués et versés mensuellement mais toutes les semaines ou même si c’est de l’hyperinflation, quotidiennement.!

        Quand l’inflation était de 10 ou 12% par an comme l’on connue les pays européens à la fin des années 70 et au début des années 80, les salaires augmentaient eux aussi de 10 à 12% par an.

        Aussi, l’inflation n’est jamais « provoquée » par l’augmentation des salaires, mais celle ci est une conséquence de l’inflation. Les causes de l’inflation sont multiples et complexes, un emballement de la demande, une augmentation significative et durable du prix des matières premières, une augmentation de la quantité de monnaie émise par rapport à la quantité de marchandises…

    2. Ce que vous décrivez est une mauvaise inflation: une inflation qui peut advenir même quand les salaires n’augmentent pas, une inflation qui n’est pas due à la hausse des salaires.
      C’est une inflation dont les conséquences fâcheuses se soignent justement par une hausse des salaires et des redistributions de richesses plus fortes..
      Ensuite vous saisissez une chose: pas de salut sans plus de redistributions des profits.
      Les dirigeants européens pensent s’en être tirés à bon compte, cette fois-ci, au sujet de la dette grecque. Ils croient qu’ils vont s’en sortir ainsi, et même certains tiennent à profiter de la crise pour imposer des politiques de » rigueur ». Nous ne sommes donc pas sorti de l’auberge.

  15. Conte de fée : « Imaginons que les ogres n’aient plus de dents…
    La restructuration des dettes a réussi ; Les banquiers sont mis à significative contribution ; l’inflation importée stagne ; la bulle de liquidités se résorbe,… ».

    Il n’en reste pas moins que vous demeurez avec 7 milliards de terriens sur les bras, sur une planète dont TOUTES les ressources régressent en qualité et en quantité sans aucune perspective énergétique nouvelle. On ne fore pas au fond des mers par plaisir mais par nécessité.

    Vous n’avez pas réglé non plus le problème d’un modèle économique basé sur la dette qui nécessite une croissance infinie pour seulement survivre. Il y a des dettes exponentielles parce-que le système fonctionne ainsi, pas en raison d’un manque de vertu.

    Alors, les péripéties actuelles, tactiquement passionnantes, n’ont qu’un intérêt stratégique limité. L’appauvrissement général est inéluctable ; il faut seulement en assurer l’équité. Là est le véritable enjeu.

    Car l’on voit bien le monde qui se dessine : une oligarchie internationale, à la tête de grands cartels, règne sur une planète ravagée, peuplée de gueux.
    Grâce aux moyens et réseaux d’information, elle fait et défait les gouvernements au gré des caprices d’une opinion apeurée, gavée de jeux du cirque et de spectacles stupides. Elle s’appuie sur une élite de technocrates, largement endogamique, dont la première vertu doit être la fidélité et la loyauté.
    En fait, on y est presque.

    La phase de la reconstruction utile, égalitaire et écologique n’est, je le crains, pas pour demain.

  16. Pour ce qui touche à l’inflation, elle est toujours prête à l’emballement et les banquiers centraux ont raison de s’en méfier comme de la peste, en particulier dans une période comme celle-ci où les prix subissent simultanément des tensions inflationnistes et déflationnistes. Quant à l’hyperinflation, la taille du désastre est telle si elle devait se déclencher que tout doit être fait pour en éloigner le risque, ce qui n’est pas le cas en ce moment aux Etats-Unis où Ben Bernanke à la tête de la Fed a déjà recouru deux fois à la planche à billets depuis le début de la crise, et n’exclut pas d’y recourir encore.

    C’est parfaitement résumé : c’est à un véritable combat de Charybde et Scylla entre les forces inflationnistes et déflationnistes qu’on à affaire. Pour le moment il est impossible de dire qui sera le vainqueur.

    Comme le dit Taleb, les banquiers centraux qui essayent de produire de l’inflation à coup d’assouplissement quantitatif dans cet environnement déflationniste sont un peu comme celui qui essaye de verser en peu de ketchup sur son assiette quand le flacon est bouché : on secoue une fois, rien ne sort, deux fois toujours rien, et, finalement, au lieu d’un peu de ketchup c’est une grande tache rouge qu’on finit par avoir sur son assiette et ses vêtements!

    1. Quel environnement déflationniste? Où voyez-vous de la déflation? On croirait entendre l’ours tropical (son nom ne me revient pas) et ses élucubrations déflationnistes qui lui ont complètement fait louper le rebond boursier et la bulle sur l’or.

      1. @Moi,

        L’environnement déflationniste provient du fait que les dettes privées (celles des ménages et des entreprises) dans les pays de l’OCDE sont à un niveau maximal et ne peuvent que diminuer.

        Cela ne veut pas dire pour autant que nous avons affaire pour le moment à la déflation puisque les banques centrales essayent de provoquer de l’inflation en injectant des quantités de monnaie impressionnantes.

        Si l’environnement n’était pas déflationniste, les quantités de monnaie injectées par les banques centrales auraient provoqué une inflation phénoménale.

        Le rebond boursier et l’augmentation du prix de l’or étaient prévisibles puisque les liquidités injectées par les banques centrales ont allimenté la spéculation .

        Si les banques centrales arrêtent d’injecter des liquidités vous verrez bien que ceci ne servait qu’à momentanément stopper la déflation… et le rebond boursier se transformera soudainement en véritable krach.

      2. L’environnement déflationniste provient de la crise de la consommation.
        Des richesses mal réparties menacent le niveau de consommation? Les dirigeants des pays de l’OCDE avaient trouvé la parade: que les ménages s’endettent pour consommer!
        Mais l’endettement trouve toujours ses limites. Ce qui est arrivé. Les richesses sont toujours mal réparties et les ménages ne peuvent plus s’endetter d’avantage, cherchent à se désendetter. Du coup, l’économie est malade de sa consommation. Les clients ne se pressent pas dans les boutiques, et da

  17. Julien l’Apostat va-t’il départager les belligérants ??

    ce feuilleton est plus passionnant que la crise grecque ; Santa Crisis on the blog !

  18. Merci pour ce billet sur l’inflation.
    Si même les 2 experts du blog que sont M Leclerc et M Jorion ne sont pas d’accord sur ce point, c’est que ce point est complexe.

    Perso, je pense que les poussées inflationnistes sur les matières premières, vont ralentir la consommation et donc la croissance nous amenant vers la récession et donc vers des poussées déflationnistes.

    Voici un article sur le sujet :
    http://www.daily-bourse.fr/analyse-Meteo-economique-Canicule-demain-Hiver-de-Kondra-vtptc-13186.php

    L’extrait intéressant :

    « Des taux réels négatifs : Prélude aux épisodes récessionistes ?

    Mais trève de diversions ; si les facteurs de détection de la prochaine récession sont encore peu visibles , l’ un d’ entre eux vient d’ apparaitre sur le radar de certains analystes . Il s’ agit de la courbe des taux réels , dont chaque passage en territoire négatif finit par provoquer , à l’ horizon de 6 à 18 mois , une phénomène récessif .

    Pour valider ses propos , l’ auteur s’ appuie sur l’ évolution de la courbe du CPI et celle des taux à 10 ans . Chaque progression annuelle violente du CPI , par delà le taux à 10 ans , a provoqué une récession d’ ampleur variable durant les dernières décennies . En voici l’ illustration graphique depuis les Sixties , avec un 3ème graphique en close-up sur le niveau actuel , légérement négatif …. »

  19. Dans ma petite litote personnel, j’avais songé, prendre un pseudo, histoire de relativiser ma personne, j’avais songé: « j’ai arrête de manger des enfants, ça a goût de poulet d’y l’ogre (d’ailleurs j’ai arrêté le poulet pour ne pas être tenter) », c’était un peu long, certes mais là c’est désespérant monsieur Leclerc. A quoi bon suivre un blog, qui réalise vos intentions, le but d’un commentateur c’est de râler, non pas d’applaudir 😉
    Bon j’applaudis (non pas contre le préambule, oui ça va mal) mais pour cette espoir, ça pourrait être pire.

  20. Un petit commentaire un peu aide.
    Un jour on nous dit, ouhlala, les USA font faire défaut, aboutissement de la crise, cataclysme total. Peut pas y avoir pire !
    48h plus tard, on nous dit : ils n’arrivent pas à se mettre d’accord, bon au fond, un défaut des USA ne serait sans doute pas si dramatique.
    Outre que celui qui lit cela est paumé, il se pose encore et toujours la question du sérieux des économistes dont une part importante du boulot, si j’ai bien compris, est une évaluation du risque.
    Il est vrai que c’est le vent qui tourne, pas la girouette;-)

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