L'actualité de la crise : LES PETITS COMPTES DE LA DETTE, par François Leclerc

Billet invité.

Dans les effets d’annonce destinés à frapper les esprits qui ont suivi le sommet consacré au sauvetage de la Grèce, il est difficile de faire le tri de tous les impressionnants chiffrages annoncés à propos de la participation des établissements financiers. Et pour cause.

Cela résulte à la fois d’imprécisions dans la description des modalités des options qui leur sont proposées – dont il ressort l’impossibilité d’analyser les résultats de calculs qui restent obscurs – et du mélange savamment entretenu de plusieurs modes d’appréhension de la dette.

Il y a d’abord la diminution nette de la valeur faciale de celle-ci, de son principal, qui résulte de décotes. Puis la diminution du montant des remboursements sur une tranche de plusieurs années, effet de son étalement. Est également utilisé le ratio dette/PIB, dont le calcul résulte de projections du PIB.

Certains chiffres qui ont été évoqués ont ainsi mélangé le résultat de la décote présente dans des options avec celui de l’étalement.

Si l’on cherche à mesurer l’effort des banques, ainsi que la réalité de l’impact financier final du dispositif, cela dépend bien entendu des décisions qui vont être prises par les détenteurs de la dette grecque. Qui va s’engager dans quelles options et pour quel pourcentage de la dette qu’il détient ? Aujourd’hui, il ne peut être procédé qu’à des estimations, qui demanderont à être confirmées.

Le calcul final fera aussi intervenir une donnée qui n’a pas été fournie, ou qui reste encore à négocier. Les taux des nouvelles obligations à 15 ans ou 30 ans qui feront l’objet d’un roulement ou d’un échange. Leur impact en est d’autant plus fort en terme de coût total du crédit que la durée de celui-ci est long, ce qui est le cas.

En résumé, il pourrait y avoir d’un côté diminution du montant du principal de la dette mais de l’autre augmentation du coût du crédit. Pour un résultat cumulé à déterminer. Au final, l’effort annuel sera diminué, la durée de remboursement allongée, et le ratio dette/PIB dépendra de l’évolution de ce dernier.

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48 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES PETITS COMPTES DE LA DETTE, par François Leclerc »

  1. Si vous voulez y voir plus clair je vous invite à creuser le rôle de la BEI puisque c’est l’organisme qui gère FESF. Le show politique est désormais terminé, on rentre dans une phase tout a fait opérationnelle. Rien de tel que le Luxembourg pour traiter cette étape avec la discrétion nécessaire.

    1. en Quoi cela est artistique?
      le flouse n’a rien d’humain ,il est depuis longtemps un outil de servage,(artistique ?)
      vivre est un actif ou payer des intérêts est devenus normal…
      Bien vus votre message si JAJA veut bien ?
      à pluche

    2. Excellent Piotr, excellent, je la replacerais.

      Merci pour ce trait d’humour avant le trait sur nos créances.

      Si le transfert du risque de contrepartie lié à la dette grecque est bien engagé, la formule retenue va vite rendre lisible le coût potentiel, pour l’instant, pour les contribuables de chaque pays impliqués dans ce sauvetage et risque de rendre compliqué uen deuxième couche pourtant déjà prévisible.

      Le plan présenté a le mérite d’exister, mais malheureusement il ne prévoit rien (ou si peu au travers des nouvelles missions du FESSF soumises au veto de chaque pays) pour l’Italie et l’Espagne, le calme n’est donc que provisoire.

      La tempête va reprendre dès les prochaines émissions de dette publiques italiennes et espagnoles pour ces deux pays, et, a minima, à l’occasion du suivi du programme des privatisations pour la Grèce (jamais le programme, ni en nombre, ni en montants ne pourra être respectété.

      A cette occasion, les investisseurs (banques, cie d’assurances, fonds, particuliers) pourrait réduire leur contribution, tout comme les états (dont les populations vont commencer à réaliser que les coûts potentiels pourraient ne pas le rester, avec les conséquences prévisibles à l’occasion des éléctions), restera donc la triste réalité.

      Pour le coup, le dernier trimestre risque d’être (ce sera bien le dernier) riche en évènements.

      Il est temps de penser au nouveau monde que nous voudrons alors construire.

      1. Rien a voir , Vigneron : Bessie Smith
        //////Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à gagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa » (maman et papa).

        En 1923, Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia pendant le cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930.
        Bessie Smith photographiée par Carl van Vechten

        Le soir du 26 septembre 1937, Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton).

        Les gens qui chantaient le blues et la misère , la vivaient cette misère …si qquns ont choisis la drogue et l’ alcool , on pouvait leur trouver des circonstances atténuées …..j’ai du mal a pleurer les dépravés « artistiques » actuels qui ne pleurent que sur eux seuls .

      2. @kerqu’ose

        C’est ça mon colon… Ya un alcoolisme méritant, celui des gueux et des filles d’esclaves déportées, pi un alcoolisme honteux, le mondain, c’lui des « dépravés artistiques »…

        Là faut oser, mais, comme dit l’autre, cette engeance là, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les r’connait.

      3. @vigneron

        Rh rh rh… Ben son nom c est amie la maison du vin… Une fin pareille quand on a ce nom la, c de la prophetie auto realisatrice.

  2. Seule mes dettes d’amour me préoccupent réellement…Vous me direz : « c’est un peu simple »… Mais en y réfléchissant mieux, il ce pourrait qu’il y ait un lien potentiel au mieux aller de l’humanité et de la planète à d’évoluer dans ce sens.

  3. Bonjour!

    La gigantesque production de dettes est aussi une création monétaire.
    Si la bulle peut se réduire par la ruine de certains titres ou la décote de certaines valeurs faciales, la création monétaire excessive n’est-elle pas de nature à produire de l’inflation? Une inflation par ailleurs déjà en oeuvre dans les matières premières, notamment les matières premières agricoles et l’énergie fossile.
    La BCE on le sait, n’a qu’une seule mission, totalement obsédante et autarcique, la lutte contre l’inflation précisément. Mais celle-ci, « euthanasie du rentier », avantage les débiteurs, et les Etats pourraient y trouver avantage, puisque devant alors rembourser une dette dévaluée en raison inverse du taux d’inflation. Cela au prix d’un conflit avec leurs amies les banques, bien sûr.
    En résumé: la pression inflationniste n’est-elle pas en place mondialement? Et y céder ne va-t-il pas être une politique de sauvetage des Etats, applicable facilement aux Etats-Unis et peut-être déjà choisie par certains dans ce pays, et en UE moyennant un conflit avec la BCE et les acteurs financiers, que ne manqueraient pas de livrer des gouvernements élus prochainement par le refus populaire de l’austérité ?

    L’éventualité de l’inflation paraît absente de ce blog. Elle est cependant peut-être inévitable à moyen terme.

    1. Les causes actuelles de l’inflation, dans le monde occidental, sont en premier lieu à rechercher dans celle qui touche les matières premières et d’une manière générale les actifs financiers. A ne pas confondre avec ce que les financiers appellent le « second tour », c’est à dire les conséquences de la précédente sur les produits de consommation courante. La plus efficace des luttes contre l’inflation, dans un contexte de surproduction et de sous-emploi, consisterait donc à s’attaquer à sa cause première: la spéculation financière.

      L’augmentation de la masse monétaire qui résulte des différents programmes engagées par les banques centrales a pour effet principal de créer une nouvelle bulle d’actifs financiers, alimentant la spéculation.

      L’hypothèse d’une hyper-inflation, consécutive au lancement de nouveaux programmes massifs d’injection monétaires et d’achats d’actifs par les banques centrales ne peut pas être exclue, en dernière instance. C’est ce qui reste quand tout a été essayé.

      Mais l’imagerie traditionnelle des petits rentiers qui en seraient les premières victimes doit être corrigée. Ce seraient les grands investisseurs qui seraient les plus touchés ! Ce qui explique l’accent mis sur la lutte contre l’inflation ces dernières décennies et les inquiétudes qui se manifestent dans les milieux d’affaire américains à ce propos.

      1. Si ce que vous dites est vrai:
        « L’hypothèse d’une hyper-inflation, consécutive au lancement de nouveaux programmes massifs d’injection monétaires et d’achats d’actifs par les banques centrales ne peut pas être exclue, en dernière instance. C’est ce qui reste quand tout a été essayé »,

        alors,
        … ON Y VA !

        Rire grinçant.

      2. J’ai vécu en ‘hyperinflation’ au Brésil dans les années 80.Je peux vous dire que à partir d’un certain seuil tout le monde passait à l’or et au dollar US.C’est monté à un moment à 2000 pct(d’hyperinflation)!!
        On perd tout repère, dés qu’on reçoit un salaire ou paiement il faut vite faire des stocks, le dépenser ou le convertir.On avait trois quotations du Dollar(officiel, parallèle et tourisme).J’ai connu 4 monnaies différentes en quelques années….le gouvernement Collor(qui fut ensuite victime d’un impeachment pour corruption)avait bloqué les comptes épargnes et bloqué le cruzado au dollar, ce fut une cata, même si l’inflation chuta immédiatement.
        Le Brésil s’est bien remis depuis et nous donne des leçons à présent, comme quoi rien n’est perdu pour l’Europe.

      3. Euh je vois pas trop en quoi le bresil peut la ramener aujourd hui…

        Ce pays est une catastrophe. Ils dezinguent a toute vitesse leurs ressources pour un ephemere bonheur de consommation a credit. Les terres sont accaparees par de gros agro industriels qui affament les populations locales, le probleme des tres pauvres est resolu en les chassant a coup de pied au cul des favelas pour qu ils aillent reconstruire un peu plus loin, un peu plus pauvre.

        Le miracle bresilien, c surexploitation des ressources, mono culture mortifere dependante de la petrochimie et export contre devises + consommation de produits importes a credit.

        On verra dans 10 ans si les bresiliens auront reussit l exploit de se nourrir exclusivement de cailloux….

    2. @Leboutte,

      l’inflation du prix des matières premières sans inflation des salaires, c’est pas de l’inflation. Et cela ne diminue pas le poids des dettes mais le contraire puisque cela diminue la capacité à rembourser ces dettes.

      1. @ chris06,

        On peut discuter de la définition de l’inflation.
        Mais pour la BCE, défenderesse des intérêts du « rentier » (appellation métaphorique plus que scientifique), çàd du taux d’intérêt réel (taux nominal corrigé par le taux de hausse des prix), l’objectif de lutte contre l’inflation est bien un objectif de lutte contre la hausse des prix!
        S’il y a hausse générale du niveau des prix, donc chute de la valeur « réelle » de la monnaie, les débiteurs (ici les Etats) remboursent leur dette avec un argent dévalué, autrement dit ils remboursent plus facilement – en tout cas ils remboursent moins en termes réels.
        En cas de hausse des prix, le titulaire d’une dette d’Etat, de 1, perçoit un intérêt réel amoindri par la hausse des prix, qui pourrait même être négatif, et de 2, possède un titre dont la valeur réelle (nominal « moins » hausse des prix) se réduit de mois en mois.
        Quant aux salaires, le système s’en fout, il ne se prive pas de faire dire par les économistes que l’emploi et/ou le niveau des salaires sont des « variables d’ajustement », les salaires évolueront selon le rapport de forces.

      2. Exactement.

        On voit que les USA ont lancé le QE1, 2, 3, et cela n’a pas créé d’inflation, ceci démontre assez qu’il ne suffit pas d’émettre de l’argent pour créer de l’inflation. Il faut que ce soit mis en circulation dans le circuit économique, et sans doute un critère de vélocité de l’argent nous renseignerait à ce sujet…

      3. @Lisztfr
        « On voit que les USA ont lancé le QE1, 2, 3, et cela n’a pas créé d’inflation. » Ce qui confirme bien que les QE ne sont pas de la planche à billets : il s’agit surtout de mettre de grandes quantités « d’argent » à disposition de quelques grands acteurs du monde économique pour investir à un taux d’intérêt quasi nul. Question, M. Jorion : peut-on encore parler de création monétaire ou de création d’argent à propos des QE ? Cette « monnaie » ne circulant pas dans l’économie réelle, il n’y pas de risque d’inflation (ou alors, d’inflation importée lors que cet « argent » se retrouve investi dans les pays émergents gros exportateurs). Je m’interroge.

      4. @Leboutte,

        On peut discuter de la définition de l’inflation.

        S’il y a hausse générale du niveau des prix…

        vous voyez bien qu’il n’est pas nécessaire d’en discuter!

        inflation = hausse générale du niveau des prix
        c’est à dire hausse du prix des matières premières ET des produits finis et des services : d’où hausse des salaires

        c’est cette inflation là qui diminue le poids des dettes (qu’elles soient publiques ou privées). Pas s’il n’y a qu’inflation du prix des matières premières sans inflation des salaires!

      5. Si au contraire, c’est de l’inflation. Mais c’en est de la très mauvaise, effectivement. Au minimum, les salaires doivent suivre l’inflation, due à la hausse des matières premières, et devraient même la dépasser.
        Etant donné notre situation économique, la hausse des salaires, elle, provoquera très peu d’inflation.Parce que l’état de la demande est , hum, mauvais.

      6. @jeanbaba,

        non, vous ne trouverez aucun texte d’économie qui définisse l’inflation comme l’augmentation des prix des matières premières. L’inflation c’est l’augmentation générale des prix, c’est à dire des matières premières ET des produits finis ET des services, c’est à dire la diminution de pouvoir d’achat de l’unité de monnaie: la conséquence en est l’augmentation des salaires puisque la différence entre le prix des produits finis et le prix des matières premières augmente. C’est le fait que les salaires augmentent qui fait que l’inflation diminue le poids des dettes. S’il n’y a que le prix des matières premières qui augmente ceci ne diminue pas le poids des dettes, mais le contraire.

    3. @Chris:
      /////non, vous ne trouverez aucun texte d’économie qui définisse l’inflation comme l’augmentation des prix des matières premières./////

      Il faut bruler les textes d’économie ….nous avons changé de paradigme : Nous étions dans un système ouvert et le nouveau système est « fermé » …de par la finitude des matiere premieres et surtout de l’ énergie ….. croire en une possibilité de gain de productivité technologique est du scientisme ….
      Le système a commencé a se globaliser meme si la pénurie d’abondance va freiner ce processus .
      Mon point de vue est que la constante du système est le maintient du consumérisme, donc l’obligation d’ un cout raisonnable des Mat. et de l’energie ….
      De ce fait , il faut une variable qui gouverne cette necessité …et cette variable c’est le nombre d’accédants a ces Mat.et énergie ……la courbe des accédants (demande)doit suivre la courbe de l’offre « facile » .
      Ces « perdants  » peuvent se trouver dans le pays ou hors pays , …ou les deux plus probablement. ..
      Ce modèle ne produit pas d’inflation , sauf a un délitement trop important d’un pan d’économie ……Seul le traitement affectif de l’augmentation constant des « largués » (je parle de l’affect des non largués bien sur) sera un problème …..L’humanisme a modérer , les « perdants » a camoufler , des raisons « plausibles » a trouver ….mais 3% par an c’est suffisamment lent pour anesthesier l’affect qd on fait artie de ceux qui restent ds la barque et qui peuvent accumuler de l’or ou des « avoir » .

      1. @Kercoz,

        je ne suis pas partisan de brûler des livres, quels qu’ils soient.
        l’inflation étant une notion abstraite définie par ses textes d’économie, vous pensez vous débarrasser de cette notion?

        Ce modèle ne produit pas d’inflation

        alors pourquoi vous préoccupez vous d’arriver à un modèle qui ne produise pas d’inflation puisque vous voulez vous en débarrasser?

        la courbe des accédants (demande)doit suivre la courbe de l’offre « facile » .

        qui décide de l’évolution future de la courbe des accédents et de celle de l’offre « facile »?
        qui fait le calcul?

      2. @Chris:
        ////qui décide de l’évolution future de la courbe des accédents et de celle de l’offre « facile »?////

        Personne , l’attracteur de la constante « consumériste » exerce des rétroactions : il y a des tensions qui augmentent (la derniere etait le prix du brut) , jusqu’ à fusion d’ un fusible qui réduit la demande : crise économique …………mais il est possible que d’autres « fusibles » servent a réguler le surplus de demande : guerre , famine , conflit local , délitement d’un secteur important …..c’est le fameux « plateau ondulé » des cours des MAT.
        Il n’ y a pas , a mon sens, de complot ou de machiavélisme …juste des opportunistes .

        /////// l’inflation étant une notion abstraite définie par ses textes d’économie, vous pensez vous débarrasser de cette notion?////
        Là c’est tout a fait intuitif ……du fait que l’inflation existait dans un système « ouvert  » axé sur des resources infinies et reposant sur un trop plein de gachis ( trop plein nécessaire au sens de Bataille dans « la part maudite » qu’il aurait du appeler « la part des anges » ), …il me parait amusant de penser qu’il n’en sera pas de meme dans un système fermé ou les rétro-actions ne seront pas amorties par l’infini des ressources .
        Si je recherche un modèle stable c’est par plaisir intellectuel , on a les jeux qu’on peut …sachant que l’inertie du système est trop forte pour n’ y rien pouvoir changer .
        Je persigne donc dans la supériorité des systèmes parcellisés auto-organisé sur les systèmes centralisés , aussi bien pour des raison de sociologie nécessaires que de mathematiques tout aussi nécessaires .

      3. @Kercoz,

        Personne , l’attracteur de la constante « consumériste » exerce des rétroactions

        comment ça ‘personne », il faut bien que les choses ait un prix, concrètement, qui fixe le prix du baril de pétrole?
        Et qu’est ce que cela veut dire  » l’attracteur de la constante « consumériste » exerce des rétroactions »?

        vous dites que vous voulez un système sans inflation, cela veut bien dire un système où les prix sont fixes, où ils n’augmentent ni ne baissent pas. Qui fixe le prix du baril de pétrole, à quelle valeur?

        e persigne donc dans la supériorité des systèmes parcellisés auto-organisé sur les systèmes centralisés

        expliquez voir comment concrètement votre système parcellisé « s’auto-organise » pour extraire et raffiner le pétrole!

      4. /////// Et qu’est ce que cela veut dire » l’attracteur de la constante « consumériste » exerce des rétroactions »?//////

        Hou là ! c’est pas simple , ça peut demander des plombes et je risque de lasser ….
        En court : la th.du Chaos ou « complexité » , montre que les modèles/systèmes se forment et s’auto-régulent sur des positions stabilisés dits « attracteurs » , dont il est difficile de sortir (inertie forte et effet de collage) .
        Notre précédent modèle s’appuyait sur un système ouvert et sans limite au niveau des MAT. premieres et de l’energie ……… Ce modèle a donné de forts gains de productivité qui ont permis la production de biens peu utiles et de biens inutiles … avec le corolaire du modèle Urbain et de l’ hyperspécialisation .
        Meme si les conditions ne sont plus requises pour que ce modèle reste ‘fiable » , l’ attracteur le conservera …jusqu’ à rupture et changement d’ attracteur plus conforme aux intrants dominants de l’equation modelisatrice .
        Cette période « conservatoire » (et illogique) force le modèle a une certaine stabilité …stabilité qui nécessite un consumérisme minimum , et donc un prix de l’energie compatible ……
        D’ ou les « fusibles » qui éliminent régulièrement un surplus d’accédants ……
        Personne ne fait le calcul …personne ne prévoit le prochain fusible ! trop compliqué l’ « extrème sensibilité » aux variables d’entrées .
        On sait que ça doit peter , mais pas ou , …trop de candidats fusibles .

        ///////vous dites que vous voulez un système sans inflation, cela veut bien dire un système où les prix sont fixes, où ils n’augmentent ni ne baissent pas/////

        Non , les systèmes stables de type « naturels » ou chaotiques ont une stabilité qui est la somme des instabilites …. c’est là le coeur de l’avantage des systèmes complexes (et ils ne sont tous ds la nature , parcellisés ou fractal) …….si nous sommes vivants c’est parce que notre choeur est en arythmie permanente et non régulié , ce qui le force a faire bosser les relances et régulations en permanence et lors d’ un trauma ou emotion plus fort il pourra ré_agir de façon efficace …
        une définition superbe de ces systèmes : «  » » » Dans les systèmes naturels , les « bruits » sont constituants du signal ; dans les systèmes (humains /techno ou économiques) , les bruits perturbent puis détruisent le signal . » » » » » » »
        On pourrait développer la réflexion sur l’inflation comparée en système parcellisée et en système globalisé ……. En premiere etude le système globalisé semble présenter des avantages certains …..Mais c’est là du trompe l’ oeil …qui vient du fait que ttes les rétro-actions gérées par le système parcellisé (naturel) ne sont pas utilisées ds le système globalisé …Nous les négligeons comme de peu d’importance , mais aussi parce que c’est mathématiquement impossible a effectuer …d’ou le fractionnement et la fractalisation en usage ds les systèmes naturels …..
        Je pense qu’un début d’inflation ds un système restreint provoque une retro-action correctrice sans repousser le problème ni l’éluder .

  4. Les différentes options à disposition des banques et les montants concernés n’étant pas une obligation mais un choix pour chacune, on peut penser que chaque banque va tenter d’en faire le moins possible pour ne pas diminuer ses bénéfices ou dégrader son bilan, et qu’au final le résultat sera infime pour le budget grec. Le décote immédiate me paraît la moins probable, puisque les banques ont désormais la garantie que les grecs payeront, ou d’autres à leur place.
    Ces déclarations impliquant des pertes pour les banques me paraît de la poudre aux yeux dont on n’aura les vrais chiffres que dans un an ou deux. Une opération de relation publique pour faire croire au public que les banques coopèrent, histoire d’éviter la colère du public : « mais regardez, nous aussi on contribue, comme tout le monde ! » Mon oeil, oui. Mais faudra sans doute longtemps pour le prouver.

  5. L’effort des banques, c’est l’effort des épargnants!
    Tant qu’on tape « sur les méchantes banques », on passe à coté du problème essentiel qu’est le fonctionnement même de la monnaie et du numéraire!

  6. Haïti vient de déclarer n’avoir même pas reçu la moitié des aides promises après le séisme de janvier 2010.
    Alors la Grèce, nouvel Haïti européen ?
    Combien parie-t-on que le sommes extravagantes sorties du chapeau en catastrophe pour éteindre l’incendie, n’étaient qu’effet d’annonce ?

    1. Et la richesse nette des ménages américains, $ 60 000 milliards, vous vous la représentez ? Avec un endettement proche de celui de l’Etat, certes, soit près de 15 000 milliards et 20 % du patrimoine brut, près du double de l’endettement des ménages français, mais quand même. On comprend mieux ce que veut dire le sacro-saint « effet richesse » qui hante les nuits de Bernanke… 200 000 $ par tête de pipe, dont seulement un tiers en biens immobiliers (les deux tiers en France, très très surestimés évidemment), retraite oblige, ça pèse sur les marchés mondiaux, plus encore que la dette fédérale.

  7. vois comme pleurer est facile.

    cela coule des yeux..
    Pas d’effort..

    j’ai grandis dans ..

    vous etes sans aucunes larmes …

    des gens dans la rue ,vos amis ,vos êtres c’est juste un détail..

  8. Interview de Roberto Lavagna.

    Né en 1942, c’est un économiste argentin réputé, qui a surtout été ambassadeur puis ministre de l’économie de l’Argentine entre 2002 et 2005.

    Il est donc arrivé au pouvoir au lendemain du défaut de son pays sur sa dette publique, qui reste à ce jour le plus gros défaut historique, ayant porté sur 100 Md$ de dette.

    Il a également été candidat à la Présidentielle argentine de 2007, où il a réuni près de 17 % des voix sur son nom.

    http://www.les-crises.fr/interview-roberto-lavagna/

  9. La seule chose qui stoppe la fureur de l’huissier c’est de lui donner de l’argent.
    Ou avez vous vu que tous ces guignols ont donné de l’argent ? Nulle part , rien , nada , du flanc.
    Attendez vous à voir la suite Lundi.

  10. Grèce : le plan d’aide peut enrayer la contagion dans la zone euro (Stiglitz)

    L’accord de la zone euro sur un nouveau plan d’aide à la Grèce peut « contenir la contagion de la crise », affirme le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz dans le quotidien grec Ta Néa samedi.
    « Les décisions des dirigeants européens sont une réponse à ceux qui contestent l’euro, une réponse qui semble être convaincante et peut contenir la contagion de la crise », a indiqué M. Stiglitz.
    Ces décisions constituent « une claire solution politique », « un pas vers l’intégration de la zone euro et de l’Europe », a souligné l’économiste.
    Selon M. Stiglitz, « le cadre annoncé est vraiment important, il reste à voir les détails ».
    Il a relevé que « le renforcement du fonds de secours européen (FESF), le rachat des obligations sur le marché secondaire à des prix réduits, la substitution des obligations grecques par d’autres bénéficiant de conditions plus favorables ainsi que les garanties offertes par la Banque centrale européenne (BCE), constituent un plan important qui fait face au problème ».
    M. Stiglitz s’est félicité du fait que l’Europe s’est résolue lors du sommet de jeudi à privilégier « le développement » tout en déplorant le fait que la solution des euro-obligations a été rejetée.
    Il a toutefois indiqué que « tant que l’intégration européenne avance », l’idée de l’euro-obligation, à savoir « la possibilité des pays-membres de la zone euro d’accorder des prêts à des taux réduits gagnerait du terrain ».

    Bon, Joseph Stiglitz est certainement moins qualifié que beaucoup ici pour porter un jugement objectif sur ce 2em plan.

  11. Rapport entre la mythologie égyptienne et l’économie moderne ?

    J’en vois certains… par exemple l’imprégnation par la pensée d’un temps cyclique. L’acharnement à vouloir faire renaître la croissance comme de rassembler les morceaux du corps démembré d’Osiris ; l’attente de la crue du Nil, – ou celle de la décrue du chômage ; la participation à l’ordre politico-cosmique du Maât, qui est devenu l’ordre capitaliste.

    En tout cas nul ne contestera le degré hautement scientifique de la théologie égyptienne comparée à Hayek. Elle a le mérite d’être mieux illustrée, sur papyrus d’origine. On peut visiter de beaux pays en prétendant l’étudier.

    1. Ils n ont jamais pu reconstituer completement le dieu puisque celui ci a eu le penis gobe par un poisson.

      Ca doit etre ca qui coince quand ils tentent de reconstituer l osiris-economie… Y a plus le balancier pour l equilibre…

  12. Si je comprends bien M. Stiglitz, jouer avec 330 millions d’esclaves de la finance (zone Euro) au lieu de 11 millions (Grèce) est une perpective fascinante …

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