L'actualité de la crise : LES JOURS LES PLUS LONGS, par François Leclerc

Billet invité.

Vers 16 heures, les taux obligataires grecs à 10 ans avaient encore grimpé en flèche, à 17,727%, les espagnols à 6,250% et les italiens à 5,909% (après avoir franchi la barre des 6% quelque temps). Sur les places boursières, les valeurs financières subissaient le contrecoup des stress tests de vendredi dernier, qui se révèlent comme prévu un coup d’épée dans l’eau.

La Société Générale accusait un plus bas à -4,90% et Deutsche Bank frôlait les -3%. Les britanniques perdaient plus de 3% et les italiennes s’effondraient  : Intesa Sanpaolo perd -6,32% et Unicrédit -5,29%.

Les jours vont être longs d’ici au sommet européen de jeudi prochain, consigne étant donnée par Jean-Claude Trichet, jamais plus à l’aise que dans son rôle de père fouettard, d’améliorer « la discipline verbale » (sic).

A croire qu’il a été entendu par les Allemands, qui après avoir laissé planer l’incertitude sur leur participation au sommet, ont finalement admis du bout des lèvres qu’il pourrait en résulter une « accalmie » de la situation. On a connu plus d’enthousiasme.

Un plan de rachat de la dette grecque fait l’objet de nombreuses supputations, auquel il manque les dernières touches, décisives et gardées pour la fin. L’Institute for International Finance, porte-voix des mégabanques, aura rempli sa mission et les uns et les autres, Allemands d’un côté et BCE de l’autre, finiront peut-être par monnayer leur ralliement. De combien sera effectivement réduite la peine des grecs ? Il sera alors possible de le chiffrer et de vérifier que la montagne n’a pas accouché d’une souris.

Trois nouvelles questions seront alors immédiatement posées, si tout se passe bien : le gouvernement grec a-t-il une seule chance de réaliser son nouveau plan d’austérité et de privatisations, alors qu’il n’en prend pas le chemin ? La Commission va-t-elle décider de donner un coup de pouce en modifiant les conditions de déblocage de ses fonds dits de cohésion ? Quel sera le prochain pays qui demandera à bénéficier de mesures identiques, la voie étant ouverte à des rachats de la dette au prix du marché ?

Les marchés ne vont pas se poser autant de questions et ce serait bien le diable s’ils ne poursuivent pas leurs amicales pressions sur l’Italie et l’Espagne en menaçant encore plus fort de faire sauter leur sursis.

A l’avant-garde des socialistes européens et candidate à la candidature, Martine Aubry préconise un « refinancement durable » à des taux d’intérêts préférentiels de la dette grecque. Elle demande que la BCE achète la dette souveraine des pays attaqués, la mise sur pied d’un « robuste fonds de solidarité financière », l’émission d’eurobonds, une taxe sur les transactions financières pour abonder le budget européen et enfin le renforcement de l’Eurogroupe assorti de la création d’un poste de ministre de l’économie de la zone euro.

Bien que loin de régler la crise de la dette européenne, encore très imprécise, cette réflexion tranche avec le silence auquel nous étions accoutumés. Toutefois, substituer de la dette à la dette, tout en l’étalant et en la faisant bénéficier des meilleurs taux du marché grâce à sa mutualisation, n’est pas un plan à la hauteur de la crise, dont l’ampleur et la profondeur ne sont pas prises en compte.

Socialistes, vous pouvez mieux faire !

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176 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES JOURS LES PLUS LONGS, par François Leclerc »

      1. Qui es tu ?

        Qui es tu, toi propriétaire de ce corps
        Le propriétaire n’est pas la propriété
        Dans ce temple, tu vis des moments forts
        Par les sens, à chaque instant abreuvé

        Tu te meus sans cesse en équilibre
        Dans ce décors changeant et mouvant
        De ta machine tu sens être la fibre
        Tu commandes à tes ressorts émouvants

        Qu’une agréable sensation t’atteigne
        Et te voilà jusqu’aux larmes, rieur
        Qu’ on te pique comme une teigne
        Te voilà en larmes, pleurant ta douleur

        Qui es tu, toi qui ressens ces vibrations
        Qui de partout viennent en légions
        Tu les filtres de tes belles persiennes
        Te les appropriant, les faisant tiennes

        Quand la nuit tes yeux se ferment
        Chef d’orchestre, tu poses ta baguette
        Les musiciens alors, de leurs termes
        En rêves, te décrivent leur pipelette

        Qui es tu, toi qui me lis de tes yeux
        Qui souris de mes mots, de leur jeu
        Toi qui luis sous ton précieux toit
        Qui s’amuse sans cesse de tes doigts

  1. La position de Martine Aubry est définie par l’économiste Daniel Cohen, qui fait partie de son équipe de campagne, et pour qui il n’existe qu’un problème de solidarité financière au sein de la zone euro. Autrement dit, il n’y aurait pas de problème de solvabilité globale de la zone.

    C’est l’opinion majoritairement des économistes socialistes, de Jean Paul Fitoussi, des économistes de Terra Nova…

    N’oublions pas que le compromis politique sur lequel compte les socialistes pour se faire élire, inclut la défense des épargnants. La dette publique est le moyen de contenter le petit capital et les bénéficiaires des dépenses sociales.

    Évidemment cela n’est pas très « durable »…

    1. Pour que ce soit durable, ne faut il pas éviter de procréer pendant 15 ans, afin de revenir à une population de 1 ou 2 milliards d’humains ??

      1. xian, c’est laisser croire que tous les humains sont responsables, non?, pour l’occident c’est accéléré le processus (excepté en France) pour les pays du sud c’est les rendre responsables de s’être laisser prendre leurs richesses et de ce pillage de n’avoir eût d’éducation pour leurs filles (puisque le meilleur moyen de limiter une démographie c’est l’éducation des femmes), je te laisse l’orient.

      2. Une population de 2 milliards d’humains. Cool
        C’est le joli programme d’une certaine population généralement bien nantie et qui met en œuvre les moyens d’y parvenir.
        T’inquiètes, mon pronostic (conservateur) est – 3 milliards d’ici 50 ans. La planète et la connerie s’en occupe.

      3. concept délicat à formuler à la légère, sous l’anonymat d’un pseudo ; méfiance, les tendances eugénistes ne sont pas loin…

      4. Regardez dans le quid.. En 1960 nous étions à 2 milliards ou 2,5 milliards sur Terre..
        C’est à dire qu’un individu né en 1960 aura vu la population mondiale multipliée par 3 ou 4 en l’espace de sa vie (une vie de 80 ans)

    2. Quand ces « experts » que je connais bien affirment que la spéculation est nécessaire car elle crée de la liquidité, on est en droit de se poser des questions quand à leur compréhension de la dégénerescence du capitalisme.
      Pour proposer des solutions qui aient une chance de marcher il faut :
      -1) comprendre de quoi on cause
      -2) être créatif et radical
      Toutes chose qui nécessite un courage politique que nos zélites ne possèdent pas…
      L’angoisse permanente des socialistes c’est d’être considéré meilleurs gestionnaires que la droite, pas de changer le monde…

      1. Persiflage : vous avez des fréquentations bizarres.
        L’erreur est permise un laps de temps limité, après c’est de la perversion.

        Sérieux:
        « L’angoisse permanente des socialistes c’est d’être considéré meilleurs gestionnaires que la droite, pas de changer le monde… » : Excellents : je la note dans mes petis papiers.

        Un article critique et informé sur Tera-Nova dans le Monde Diplo.
        (Référence perdue , 2007 je crois.) : habillage de Gauche pour une idéologie de Droite.

  2. Salut François !

    Ton appel aux socialistes bien qu’utile, ne trouvera certainement aucun écho…En effet le tournant néo-libéral a été amorcé en 1983 sous un gouvernement…socialiste ! Jospin ne s’est pas fait prié pour signer Lisbonne et la libéralisation des marchés de l’énergie, de la poste etc.

    Le parti socialiste est un parti de gouvernement ( même si ça fait longtemps éh,éh…), ce sont des gestionnaires, non des visionnaires…

    Et à en croire leurs querelles ridicules, ils sont aussi illettrés…Tout ce qui se passe actuellement a été décrit par le menu sur ce blog depuis plus de 3 ans…

    J’en profite tout de même pour te remercier pour la R.P que je suis toujours avec assiduité !
    Un bel été !

    1. ce sont des gestionnaires, non des visionnaires…

      Pire que ça, ils se laissent complexer par les gens de droite, c’est pourquoi ils veulent prouver
      qu’ils font mieux que la droite et ils en font plus que la droite elle-même.
      C’est un mauvais calcul car la droite ne reconnaîtra jamais leurs qualité de gestionnaire, par contre le peuple de gauche qui les a élus se sent trahi et il a raison.

    2. Compter sur le PS pour prendre des mesures qui s’imposent, c’est effectivement bien déraisonnable. Avec ce « projet », il faut bien se rendre compte que le maximum du politiquement audacieux a été concédé. C’est là leur position de compromis, entre les intérêts préférentiels des financiers père-fouettards (et des épargnants, ok) et ceux des peuples de la zone euro. Je suppose qu’ils ont tout donné en plus… qu »ils ne pouvaient pas aller plus loin. C’est pathétique, ils n’ont visiblement rien compris. Mieux vaut en rire.

    1. Oui certes…encore qu’une résurrection de mort constatée demeure irréaliste de tous bords

      Mais non, il y a bien une banque « Lazare », non ?

    2. Les techniques de réanimation ont beaucoup progressé avec les nouvelles technologies.. On relate même un cas, à Toulouse, (voir le docteur Charbonnier), un cas de réanimation d’un mort clinique avec electrocardiogramme plat, encephalogramme plat, cerveau à 15°C depuis 15 minutes.. La premiere chose que décrivit le réanimé à son entourage est la plaque de fabrication située sous la table d’opération sur laquelle il était mort clinique.. Il leur énuméra le n° de fabrication à 10 chiffres, qu’il était parti regarder pendant sa mort clinique.. Une seule évidence s’impose.. La conscience n’a pas besoin du corps pour subsister ..
      Ayons confiance dans les techniques de réanimations financieres, surtout si elles se déroulent selon les plans des banques…

  3. La réaction allemande indique peut-être tout simplement que la situation ne serait pas aussi catastrophique qu’on aime à se la présenter. La dette de la Grèce est loin d’être insurmontable pour l’Union Européenne.

    Le catastrophisme ambiant sert alors peut-être, et avant tout, à poursuivre l’unification européenne à marche forcée.

    1. … et surtout poursuivre cette unification dans la direction prise dès le départ : une Europe des riches (ah !… ces fameux « nomades » dont nous parle l’ineffable Jacques Attali dans chacun de ses livres…) au service exclusif de la ploutocratie, et quant aux peuples… lâchons-leur les symboles de la démocratie (genre référendum de 2005) quitte à s’asseoir dessus si ça ne va pas dans le sens souhaité.
      Ah… la divine surprise de cette méga-crise qui n’en finit pas de se répliquer. À moins qu’elle n’ait été organisée, cette méga-crise, pour ouvrir un boulevard à la « stratégie du choc » décrite par Naomi Klein. Bon on dirait bien qu’elle leur échappe un peu, maintenant, cette crise. Mais tant qu’il y a du jus à en tirer…

      1. De ces « nomades libres dans leur tête », tout a été dit – et avec quel style ! – par Gilles Châtelet dans Vivre et penser comme des porcs (disponible en Folio).

      2. totalement d’accord. les plans d’austérité à répétition où l’on profite pour alléger le droit du travail, où l’on privatise à tout va (la grèce en première place), où l’onrédui le poids de l’état est la curieuse réponse à cette situation de crise.

        organisée ou pas, l’occasion était trop belle pour ne pas en profiter.

        reste à savoir dans quel état nous finirons…

  4. « Socialistes, vous pouvez mieux faire ! »

    Ah là, pour une fois, pas d’accord avec François Leclerc ! A lire ce qu’Aubry, Hollande et les autres dinosaures socio-démocrates disent du problème de la dette, non, moi je suis sûr qu’ils ne peuvent pas du tout mieux faire !

    Et, non, je ne plaisante pas. Il suffit de reprendre leurs interventions depuis 2008 pour savoir qu’ils ne comprennent strictement rien à rien à cette crise. Ils restent empêtrés dans la vieille logique des marchés. Peut-être même pas seulement par étroitesse d’esprit, mais aussi par intérêt bien compris.

    C’est d’ailleurs à ceci que se jouera la prochaine présidentielle… et l’éventuelle sortie de crise : à la compréhension des mécanismes de la crise. Les socialistes, eux, en sont parfaitement et définitivement incapables.

    PS (post-scriptum !) : à ce point de ma petite réflexion, je me demande si François Leclerc est toujours en désaccord avec moi 😉

    1. Vous préférez les vouer aux gémonies ? J’aime mieux les encourager, on ne sait jamais… J’ai eu l’occasion d’écrire combien les marges de manoeuvre étaient désormais étroites pour le courant historique social-démocrate.

      1. Ces illusions sont balayées dans le Livre de Lefèvre et Savicky « la société des socialistes Ed du Croquant.
        Les membres du PS dotées de vrais convictions socialistes et enracinés dans le tissus social ne sont plus qu’une infime minorité sans pouvoir aucun sur la marche de leur parti.

      2. bonjour,

        mr Leclerc : « J’aime mieux les encourager, on ne sait jamais… »
        même du faux peut surgir le vrai…soyons optimistes!

        Je vous sens un peu tendre…

        La sociale-démocratie, c’est bien démocratique?
        « changeons l’europe » disent ils 3 ans après avoir ratifié, contre le referendum, et à l’instar de l’ump, le traité de Lisbonne (celui qui constitutionnalise le libéralisme, remet le législatif aux mains de l’exécutif (qui interdit les aides entre états aussi), voire le juridique (nomination des juges), et qui ne se modifie qu’à l’unanimité des 27 sous la condition que la commission « propose »). Souveraineté nationale contre souveraineté populaire, concentration des pouvoirs, c’est une drôle de démocratie pour moi…

        La sociale-démocratie, c’est bien socialiste?
        C’est pas juste un nom pour faire pendant à la démocratie de la RDA, social renvoyant à Volk (le peuple, au sens germanique), et non pas à socialisme? La société civile (par opposition à l’état) en termes plus modernes, et le marché au sens économique, n’est ce pas une traduction plus juste en français du « social » de la RFA?
        Pour « preuve » :
        -depuis la chute de la RDA, la réunification a pesé sur la population (les médias d’ailleurs adorent dire que les cotisations de l’ouest ont profité aux allemands de l’est, alors que les deux populations ont subi économiquement le contre coup de la réunification), mais a permis l’envol des bénéfices (les médias sont ici d’une discrétion d’ange, on ne mord pas la main… ex : http://www.monde-diplomatique.fr/1997/04/ROWELL/8076 « Qui a profité de l’unification allemande ? ») des grosses boîtes, et surtout des banques (ces mêmes capitaux qui ont pu s’investir dans (la future crise) des cds (qui justement cherchaient preneur).
        -nos socialistes sont les plus grands privatisateurs (privatistes, serait plus clair comme nom selon moi). ( à l’internationale, comme ils disent : Lamy à l’OMC, DSK au FMI…même Ben Ali avait sa place à l' »internationale socialiste »).

        « Les promesses de la social-démocratie »…on les a, j’ai l’impression : un beau marché unique (comme en agriculture l' »openfield » a été choisi contre les bocages, avec les résultats que l’on connaît sur les sols) meilleur alloueur de ressources… :
        « Le Traité de Lisbonne, tout comme la Constitution européenne qu’il a vocation de remplacer, instaure l’ « économie sociale de marché » comme un des objectifs principaux de l’Union européenne : « Elle (L’Union) œuvre pour […] une économie sociale de marché hautement compétitive […] »  » http://fr.wikipedia.org/wiki/économie_sociale_de_marché

        « Extrait de l’article du 04/04/2005 de Serge Le Queau (ATTAC) « Économie sociale de marché : un faux ami » : « Attention, le terme « économie sociale de marché » (en allemand Soziale Marktwirtschaft) est un faux ami comme on dit en lexicologie, c’est une étiquette trompeuse. Il est remarquable que pas un exégète du traité n’ait expliqué la signification de cette locution pourtant omniprésente. S’ils l’ignorent, c’est presque pire… L’ « économie sociale de marché » ne renvoie pas du tout à un mixte entre économie sociale et économie de marché. Il s’agit d’un courant de pensée né dans l’Allemagne fédérale d’après-guerre et rassemblant des économistes conservateurs autour de la revue ORDO (d’où l’autre nom de ce courant, l’« ordolibéralisme »). Ses fondateurs, les économistes Walter Eucken, Wilhelm Röpke et Alfred Müller-Armack ont très largement influencé la politique économique des chanceliers allemands, conservateurs (CDU) mais aussi sociaux-démocrates (SPD), ce qui les a auréolé de la paternité intellectuelle du « miracle économique ouest-allemand ».«  ».
        Miracle exporté à la « réunification européenne ».

        Les encourager à quoi, à continuer? Vous croyez vraiment à un changement dans les axes politiques qu’ils suivent depuis au moins trente ans?!?

        Pardonnez moi cette ironie, mais, pour paraphraser mr Jorion, avant que de faire, il faudrait encore et qu’ils puissent faire ( Rapports géopolitiques, traités, notamment européens, unanimité pour modification, etc…), et qu’ils puissent vouloir (j’ai un doute, mais serait ce du pessimisme?), et surtout qu’ils puissent penser autrement (là aussi, je doute : d’abord parce qu’un politique en action utilise surtout la pensée d’autres, ensuite parce que cela remettrait en cause le marché unique(c’est à dire la société civile, le peuple économique) européen) ; reste la solution du marché, qui évitera les remous…des marchés, et dont la préférence va à une intégration européenne (une entreprise intégrée est nécessairement plus efficace, et on aura des gains de volumes), un endettement européen, qui nécessite un genre de ministère, un budget, et donc des impôts (un transfert ou un plus?), un respect des critères de maastricht (les 3% magiques), mais rien de bien socialiste, par contre tout parfaitement social-démocrate…)). Après tout rien que de très pragmatique…à première vue.

        Des dettes à meilleur tarif pour pouvoir faire plus de dettes, après avoir alourdi la dette publique pour désendetter les « marchés », marchés qui avait failli, au nom d’une opposition à la dette, gabegie de l’état, et de l’efficacité des marchés : le marché est mort, vive le marché, ou vive la dette européenne aurait été peu porteur comme slogans auprès de l’électorat, surtout de gauche.

        Quand mr Jorion dit que le capitalisme est mort, eux ils se réfugient à l’étage supérieur… Aubry que vous citez en fin de billet ne fait que répéter les positions de l’eurogroup : Juncker avait dit la même chose il y a peu.

        entre « peut mieux faire », et « les vouer aux gémonies ? » il y a sûrement plus constructif comme critique, ne serait ce que leur refuser ce nom : socialiste.

        Bien à vous

      1. J’ai commencé la lecture du billet de Jean-Luc Mélechon du 11 juillet, prometteur et décapant.
        Je poursuivrais DQP.

  5. La première priorité reste de chasser le pouvoir actuel(faire pire qu’eux c’est difficile).
    Ensuite on verra.Un peu plus de justice dans la gouvernance et la fin du ‘diviser’
    pour mieux diriger, serait déja un grand plus coté zénitude.5 années avec l’agité
    et son gouvernement de plus en plus Fnisé, non merci.
    Tout sauf ça.10 ANS de sarkozysme, cela serait la destruction totale de la sociale démocratie
    et des malheureux restes du CNR.

  6. @ F. Leclerc

    « Vous préférez les vouer aux gémonies ? »

    Non, je préfère passer à autre chose. De toute façon, le pays va y être contraint. Si les socialistes parviennent au pouvoir en 2012, ils se comporteront comme le Grec Papandréou ou l’Espagnol Zapatero. Et on aboutira aux mêmes catastrophiques impasses.

    Bien sûr, il est louable de préférer les « encourager ». Mais enfin, la crise a maintenant bientôt quatre ans et, pas plus tard que hier encore, Hollande et Aubry nous serinaient toujours les mêmes niaiseries sur la dette. Il y a un moment où la volonté d’encourager cède devant le principe de réalité.

    Maintenant, passer à autre chose, mais à quoi et à qui, c’est bien là la terrible question 😉 🙁

    1. gémonies renseignement pris chez M. Littré
      « Terme d’antiquité. À Rome, escalier sur lequel on exposait les corps des condamnés qui avaient été exécutés (étranglés) dans la prison ; de là on traînait leurs corps avec des crocs dans le Tibre.  »
      Sympa !

    2. ils se comporteront comme le Grec Papandréou ou l’Espagnol Zapatero. Et on aboutira aux mêmes catastrophiques impasses.

      Mais pourquoi ce constat évident n’est-il pas à la base de la réflexion commune sur ce blog ?

    3. Maintenant, passer à autre chose, mais à quoi et à qui, c’est bien là la terrible question

      c’est ça la grosse ficelle de ce système. rien d’autre n’est pensable.
      regarder l’empilement infini des dettes, c’est faire face aux feux du soleil
      les pires options(pour les plus faibles) s’appliqueront pour continuer indéfiniment ce jeu.
      les modifications des règles proposées ici peuvent elles modifier suffisamment le jeu du système pour le rendre plus viable?
      le mécanisme politique et biaisé aussi.
      modifier les règles du consensus humain du vivre ensemble c’est déjà plus « coton »
      bien trop de gens sont contents d’être dans une société où l’on peut faire sa place en profitant d’autrui
      comment faire pour interdire les paris sur l’abus d’autrui?
      c’est à une refonte de l’humain que l’on a à faire, bigre …
      et c’est pas le même sur tout les coins de la planète.

  7. Bonjour,
    Le rachat de la dette grecque par le Fonds Européen de Stabilité Financière est une bonne idée, de communiquant, qui ne sert à rien en pratique.
    Si les titres de la dette grecque affiche un prix d’échange largement inférieur au nominal, il s’agit plus particulièrement des émissions les plus anciennes, il faut rappeler que la liquidité (hors arbitrages) est faible sur les titres offrant ces décotes.
    Aussi, il ne faut pas imaginer que les investisseurs, porteurs de titres de dette grecque vont les apporter en masse.
    Ceci pour deux raisons.
    D’une part, cela entérinerait les pertes (pas prévues dans les stress tests), particulièrement pour le banking book, réputé tenu jusqu’à l’échéance des titres. Techniquement, cela reviendrait à « manger des fonds propres », ce qui n’est vraiment pas la priorité en ce moment (pour personne).
    D’autre part, si le sommet européen de jeudi se termine sans officialiser le défaut grec, avec un boneto d’enfer, alors les créanciers auront majoritairement intérêt à tenir la position (ce qui leur permettra de sécuriser et d’encaisser les prochaines « tombées », c’est-à-dire le capital des prochains titres de créances arrivés à échéance).
    Ce raisonnement par l’absurde permet d’avancer, avec une probabilité élevée, que l’alternative à privilégier est la suivante :
    1- Pas d’accord  On fait de la comm et on annonce que le FESF rachètera la dette grecque sur le marché secondaire (on a vu plus haut que ce n’est que de l’esbroufe) ; (les marchés ont peu de chance d’acheter ces salades, qui plaisent pourtant à Bruxelles).
    2- Accord  On annonce, à tout le moins, un défaut partiel sur la dette grecque et là place à la créativité et au fun (l’ISDA devra se prononcer clairement). Il faudra surfer la vague (a pretty one).
    Ps. Contrairement à ec que j’ai lu dans un post, en pratique, les positions vendeuses de CDS ne sont certainement pas majoritairement dans les hedge fund. On parle d’argent. C’est sérieux. Pour espérer encaisser le gain sur des CDS, il faut avoir une banque bien de chez nous comme contrepartie, pas un SPV enregistré dans les BVI ou autres bantoustan de la finance. Et là, ça va faire mal. J’espère que ce n’est pas pour ça que les français freinent des 4 fers pour ce fameux défaut partiel (lol).
    PS2 : Jolie petite communauté ici. On m’en avait parlé. J’ai lu toute la matinée.

      1. Bonjour Tomate,

        SPV = Special Purpose Vehicle = structure ad hoc = par exemple un fonds.

        BVI = British Virgin Islands = Iles Vierges Britanniques = l’un des paradis fiscaux.

    1. Bonjour ,

      Puis-je représenter ci-dessous une question émise lors d’un article précédent mais restée sans réponse……………..sans doute liée à l’argumentaire que vous développez………
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      (((Pourrais-je connaître votre avis sur la conversation suivante prélevée aujourd’hui dans un blog du quotidien « Libération »…………….nous pourrions y découvrir quelques indices intéressants…)))

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      DEBUT DE L’ ECHANGE……………

      QUESTION :

      Rachat de la dette grecque
      Je ne suis pas un spécialiste de la dette obligataire mais j’avoue que l’idée de racheter de la dette grecque décotée comme moyen de réduire l’endettement de ce pays me laisse perplexe. Tout d’abord, il me semble que cela ne pourrait pas être de la dette arrivant à maturité, sinon il ne pourrait y avoir décote sans défaut. Cet effort ne ferait donc qu’augmenter la note. Ensuite, je m’interroge sur les volumes de titres susceptibles d’être ainsi rachetés. Pour de nombreux intervenants, notamment les banques, cela reviendrait à faire apparaître des pertes conséquentes, ce qu’ils cherchent précisément à éviter. J’ai le sentiment que les taux d’intérêt extravagants affichés ces derniers temps ne concernent qu’un niveau de transaction marginal sur le marché secondaire. Enfin, il me semble clair que les plans de soutien visent en premier lieu à limiter les pertes pour les banques détentrices de titres. S’il s’agit d’entériner de larges décotes, alors à quoi bon l’intervention publique?

      REPONSE :

      C’est simple

      La zone euro ne peut pas vivre normalement avec un pays membre qui ne pourrait plus emprunter et qui ne pourrait donc plus rembourser les dettes contractées auprés des banques européennes.

      En effet, si ces banques devaient passer leurs obligations grecques par pertes et profit, elles provoqueraient immédiatement un effondrement du cours des sicav et autres FCP constituées en partie par ces obligations.

      Il faut donc sauver les finances grecques pour sauver les banques et, par voie de conséquence, l’épargne des électeurs allemands, français, etc etc…

      SOUS-QUESTION en réponse……………………….!!!!!!!!!!!!!!!! :

      Je suis d’accord…
      mais relisez bien ma contribution, je ne dis pas le contraire. Je m’interroge seulement sur cette modalité de soutien, apparue la semaine dernière me semble-t-il et qui fait flores (Jacques Delors en parle dans sa récente tribune au Monde), consistant à racheter de la dette sur le marché secondaire (c’est à dire les transactions sur des titres déjà émis) pour réduire l’endettement public grec. Je ne vois pas en quoi cela peut réduire la note des plans de soutien dont la plus grande part sert à rembourser des obligations arrivées à échéance, notamment ceux détenus par le secteur privé, et non pas à financer le déficit public courant.

      FIN DE L’ECHANGE…………………!

      1. @ Otroméros,

        Partie QUESTION
        – Effectivement, le rachat de titres grecs évoqué ne peut concerner que le marché secondaire, donc avant échéance des titres;
        – Ces rachats auraient pour conséquence de concrétiser les pertes, ces dernières s’imputant immédiatement en réduction des fonds propres.
        – Le sujet des volumes est assez complexe, faisant intervenir beaucoup d’opérations d’arbitrages et d’ALM (gestion actif/passif), mais oui les transactions sur fortes décôtes hors ALM et arbitrages sont faibles, au regard des volumes à recycler.

        Partie REPONSE
        – La zone euro peut vivre avec un pays qui ferait défaut, mais les banques du pays en questions sauteraient (à coup sûr les banques de détail) détiennent d’importants portefeuilles de dettes souveraines du pays. Ce faisant, d’autres banques partenaires, dans des pays voisins pourraient enregistrer des pertes.
        – L’épargne des petits porteurs (obligations bancaires, d’état, et autres dettes court terme des banques) pourrait être réduite dans des proportions importantes, mais là les politiques ont la main pour dire ce qui doit être oublié ou garanti. En tout état de cause, c’est l’authansie de la rente pour les épargnants du pays concerné, même si le petit porteur de 10k€ d’emprunt LCL, BNP, CASA ou autres ne se vit pas comme tel.
        Partie SOUS QUESTION
        – Le rachat de dette grecque sur le marché secondaire permet, pour la part qui sera apportée de réduire effectivement à moindre coût la dette et sans défaut, mais dans des proportions faibles. Dans tous les cas, cette mesure mérite d’être mise en avant, parcequ’elle est simple, ça ne mange pas de pain, et c’est économiquement une bonne affaire pour la Grèce, mais je doute que cela puisse prendre des proportions importantes, sauf à ce que la BCE exerce une amicale pression sur les banques européennes pour aller apporter leurs titres dans ce coupe gorge (Exane vient de pondr une note, traitant de ce sujet de manière positive, j’avoue ne pas partager, mais tous les goûts sont dans la nature).
        Le rahcat sur le marché secondaire, appuyé de pressions de la BCE sur les banques pour apporter leurs titres à l’échange prrésente l’avantage de pouvoir éviter le défaut grec, de faire participer les banques à la paume et de diminuer les besoins du FESF. Au total c’est donc pas mal, d’autant que ça alimente le news flow avec un semblant de solution. Mais ça ne change rien à l’essentiel (voir ci-après).
        Partie PERSO:
        Detoute façon ça change rien au contexte:
        – Illusoire de faire cohabiter les pays du nord (Allemagne, Autriche, Pays Bas) et du Sud (au moins, Espagne, Grêce, Portugal);
        – La hausse de ces derniers jours des taux Italie et Espagne est vraisemblablement irréversible (en tout cas effet cliquet certain) et nous garantit de nouveaux drames à chaque émission du Trésor italien.
        – Une solution impliquant les banques va reposer le problème des fonds propres et celui de la liquidité interbancaire.

      2. Il faut donc sauver les finances grecques pour sauver les banques et, par voie de conséquence, l’épargne des électeurs allemands, français, etc etc…

        Mais dans ce cas, il ne faut pas faire participer à ce renflouement, par une augmentation de la taxation et par l’impôt, les électeurs allemands, français, etc, etc… qui n’avaient pas d’épargne dans les « sicav et autres FCP constituées en partie par ces obligations » ou même pas d’épargne du tout, comme pour les précédents renflouements des banques, totalement malhonnêtes à leur égard . .

    2. @Nemo
      Pas mal vu, j’y connais pas grand chose mais ce que vous écrivez semble tellement logique, que ça doit pas être loin d’être vrai.
      Je vote pour le 1, »y’en a marre de toutes ces salades, partons en vacances et on verra bien en septembre », c’est comme Borloo qui veut réunir le congrès en août, « he, ho.., ça va pas la tête ». (D’ailleurs je pense qu’il serait bien emmerdé si on lui disait « OK », mais par contre, il saura nous rappeler qu’il l’avait bien dit, si ça explose à la rentrée).

  8. Bonsoir,

    Je ne sais pas si quelque chose de mieux peut-être véritablement proposé. Les états ayant de l’argent (suivez mon regard vers l’Allemagne et les pays du nord) ne se départirons pas de leurs réserves pour aider les pays en difficultés. D’autre part la seule manière rapide d’obtenir des financement rapide serait justement de taxer les transactions financières.

    Mais par contre je pense qu’il faut aller bien plus loin en abolissant tout simplement le principe du Credit Default Swap en Europe. Certes bon nombre de financier vont hurler mais et après ?

    D’autre part il faut financer la croissance du marché grec pas uniquement le désendettement. Car très honnêtement ce n’est pas avec leur économie en somme toute assez peu compétitive qu’ils se sortiront de leur endettement. Il faut générer des revenus et des marges de manœuvres financières afin que le ^pays accélère son désendettement. Cela reste relativement incompatible avec l’austérité.

    Et coup de poker, si une révolution survenait en Grèce, que le peuple sortait de l’Europe, qu’il dénonçait sa dette et qu’il nationalisait TOUT en mettant en place un contrôle des flux financiers, un impot progressif et une monnaie non convertible pour éviter la fuite des devises ? Quid si après cela le pays se finançait auprès des pays émergents détenteurs de larges réserves de liquide en échange de 49% des prts de ses autoroutes, ports etc … ? Bien entendu cela impliquerait un plan Marshall exceptionnel dans ce pays sur les NTICS, dans l’éducation et les universités et surtout dans les énergies renouvelable. Bien entendu l’agriculture et le tourisme continuerait d’amener du cash. A l’orée 10 ans une transformation spectaculaire pourrait avoir lieue et cela juste en dénonçant la dette … .

    C’est faisable, cela assurerait l’avenir du pays, ferait perdre de l’argent à beaucoup d’investisseurs, ferait perdre la confiance en Europe mais sauverait la Grèce au prix d’une perte de confiance de financier qui de toutes les manières ont un risque non négligeable de faillite à court terme et seront donc remplacés par d’autres … . Et je pense que là l’Europe dirait JOKER !!! Parceque ce scénario personne n’en veut … .

    Mais qui veut d’une Grèce Zombifiée et sous perfusion ?

    Ma vision vous semble-t-elle si ridicule que cela ?

  9. Et si cette crise devait durer plusieurs années, combien en réchapperont-ils en bonne santé ? Et moi même dans ma propre bétise sur le blog suis-je bien encore normal, réellement sain d’esprit ? Ne devrais-je pas plutôt me retirer demain ? L’homme ou la femme de ce monde pourra-t-elle bien encore longtemps supporter tout ceci et cela sans rien dire ni broncher, tant pour elle-même que pour ses propres enfants. Qu’atttendre de nos élites si ce n’est peut-être toujours un peu les mêmes choses qui nous font mal et qui nous conditionnent tant habituellement l’esprit et les corps. On change les hommes, on change de têtes, on change de poulets ou alors de coqs à chaque fois dans la grande basse-cour mondiale, des politiciens, des marionnettes, mais hélas le système ou la matrice se fout pas mal de broyer de plus en plus de vies, détruire le monde voila donc le principal but de leur existence sur terre comme sur les marchés ou à l’image. Ce courage que nous avons bien tous perdus en société, oui défendons-nous bien jusqu’au bout ces mêmes concepts de vie ou de mort, le grand conditionnement machinal du monde dans la matière, le commerce des êtres oui on n’a jamais vraiment fait mieux dans l’histoire.

    Socialistes je ne crois même plus en vous ni en la bureaucratie, mais c’est pas étonnant à force.

  10. Parler du partage des richesses » à tout bout de champ sans jamais, jamais analyser ou même décrire ce système de régulation capitalo-financièr de l’économie qu’ils ont alimenté jusqu’à la chute finale est une énorme tartufferie. « Ils feignent de s’affliger des conséquences tout en s’accommodant des causes » disait Bossuet. Qu’attendre d’un courant idéologique qui a envoyé les ouvriers socialistes français s’entretuer avec des ouvriers socialistes allemands, qui a été de toutes les guerres coloniales, et installé Pétain. Que vont-ils nous sortir de leur chapeau pour servir le capital, le prix à payer pour être « l’alternance » nécessaire en « démocratie ». Ils proposent maintenat un ministre des finances européens (sans doute choisi par Goldman Sachs) pour qu’il soit bien clair que là où il y a élection, il n’y a pas le pouvoir … La « gouvernance » des experts …
    Parti socialisme, socialisme parti comme l’a si bien analysé l’ami Lordon.
    Le concept UMPS est juste même s’il est pollué par la Marine
    http://www.fredericlordon.fr/textes/crise/refuses/pdf/Parti_socialiste.pdf

    1. bien envoyé taupe rouge!c’est necessaire de temps en temps de se raffraichir la memoire le court-terme et ses marches financiers ont fait des tas de degats ces dernieres decennies!

      1. Nous sommes nombreux dans ce blog à être convaincus de la nécessité de combattre l’hégémonie de la pensée libérale et d’offrir une alternative au capitalisme. Cela passe par des débats avec des milieux divers, par la construction de passerelles. Le dernier billet de P Sarton du Jonchay a des tonalités radicales qui montrent que des « lignes » bougent. Bien sûr mes amis et moi considérons que le blog traite chichement l’ « économie réelle », la sphère de la production et des rapports de production qui ont leur propre logique de crise. L’exacerbation des antagonismes sociaux est parvenu à un point critique à l’échelle de la planète. Ce nœud de contradictions ne se résoudra pas par la tranquille et bienveillante évolution des élites sans l’irruption dans le champ économique et politique de forces sociales organisées, susceptibles d’offrir une alternative crédible au capitalisme, sur les lieux de production d’abord, dans la rue, dans « des » urnes, avec des revendications immédiates et transitoires, des programmes …
        Je suis persuadé que le texte http://alencontre.org/?p=3063 de François Chesnais peut intéresser les lecteurs du blog, je l’ai proposé à Paul et à François en tant que billet invité …

      1. @hema

        Si vous continuez à assimiler Crapaud à cette sinistre langue de bois de mauvais tract PCF seventies, il pourrait bien se sentir obligé de réapparaître, sortir de sa mare…

    2. Merci la taupe rouge 04, pas mieux :
      « Ils feignent de s’affliger des conséquences tout en s’accommodant des causes » disait Bossuet.

      1. « Ils feignent de s’affliger des conséquences tout en s’accommodant des causes » : et ce ne sont pas les seuls, sauf à considérer que les causes sont strictement économiques, monétaires.

        La tyrannie de l’échange monétisé est telle que l’on ne la remet pas en cause.

    3. @ La taupe rouge,

      Lordon ou Chesnais?

      Lordon est pour l’éclatement de la zône Euro et d’une recombinaison en deux groupes:

      Soit on décide d’arrêter le tir tant qu’il est encore temps, sachant que l’explosion financière qui s’annonce autour des défauts publics pourrait bien apporter d’elle-même ses « solutions » : constat d’impossibilité d’une eurozone qui persisterait dans les mêmes principes « allemands » de politique économique, fracture en sous-blocs avec formation d’un groupe non-allemand où la révision profonde du cadre économique, monétaire, financier et bancaire, et l’apaisement des tensions internes qui s’en suivraient, permettraient de mieux repartir vers la formation d’une entité politiquement intégrée, c’est-à-dire vers l’affirmation authentique d’une souveraineté régionale, qui deviendra en fait une souveraineté nationale, mais d’une nouvelle nation, constituée à partir des anciennes.

      Alors que Chesnais est pour une consolidation de cette zône:

      L’opportunité est créée de construire, entre les citoyens des pays d’Europe, une véritable union. La solution progressiste n’est pas la sortie de l’euro. Elle est d’aider à la convergence des luttes sociales et politiques menées aujourd’hui de façon dispersée vers un objectif de contrôle social démocratique commun de leurs moyens de production et d’échange, donc aussi de l’euro. «Saisir les banques» ! Oui, dans tous les pays où le mouvement social en aura la force; oui en incluant la BCE dans leur nombre.

      Et vous, vous êtes pour quoi, puisque vous prenez parti pour ces deux options contradictoires?

  11. « Peuvent-ils faire mieux ? Si oui, que ne le font-ils ? »
    Réponse : parce qu’ils ne sont pas équipés pour çà, à tous points de vue (et de toutes les façons, ils ne visent que « la victoire » – leur victoire).
    Il suffit de les écouter pour se convaincre qu’ils sont complètement à côté de la plaque, et je salue vos efforts pour ne pas le voir et encore moins le dire.

    On peut regretter une forme de despostisme éclairé, de type Gaullien par exemple. Mais compte tenu de la tournure des évènements, il ne faut pas y compter « même pas en rêve ».

  12. Pour la Grèce ca marchera peut être… mais si le Portugal, l’Espagne et surtout l’Italie s’y mette « sérieusement », comment voulez vus que l’Allemagne cautionne 3000 milliards de dette publique ?
    La zone euro est morte, ou si pas morte elle sera bientôt sérieusement invalide
    (à propos, les taux portugais à 2 ans viennent de dépasser les 20%)

  13. On a de la peine à croire que certains sociaux démocrates cherchent à faire mieux alors qu’ils ont tenu le rôle ambigu d’opposants à Sarko tout en le soutenant pour les retraites(on se rappelle de certaines déclarations d’Aubry) ,sur le Congré de Versailles(€),sur l’Afghanistan ,la Libye etc,et surtout sur l’asphyxie de toute opposition(silences sur les options dites européennes….déclarations d’Eva Joly)…Un seul souhait une bonne défaite de la pensée unique en 2012…On essaie de faire ce qu’il faut!!!!!

  14. « Socialistes, vous pouvez mieux faire ! »
    Chers amis, je sui votre site depuis des années. Vous faites la même erreur qu’Emmanuel Todd, vous voilà en bonne compagnie ! Lui aussi croit que les élites peuvent changer parce qu’elles le doivent.
    Face à une crise systémique qui est aussi celle d’une société ou plutôt d’un type de société, il est illusoire d’attendre que les “ élites “ responsables de la situation ou une partie de ces “ élites “ se ressaisissent. C’est trop tard. Les énarques comme Martine Aubry ou les gens comme Mme Lagarde ou Mr Trichet ne peuvent pas concevoir qu’une alternative autre que leurs habitudes qu’ils confondent avec un savoir, puisse seulement être crédible. Ça fait quand même plus de10 ans que tout ce beau monde lutte ouvertement ou torpille par en dessous la taxe Tobin ! Et ce n’est qu’un tout petit exemple ! Ils ont tous vécu sous le libéralisme et l’européanisme triomphant et comme les aristocrates de 1789, ils ne connaissent et n’admettent qu’un monde, le leur.
    La position sociale de ces politiques, leurs sponsors (n’ayons pas peur des mots) doivent tout à la société néolibérale et vous voudriez qu’ils se renient ? Certes la polémique et l’anathème ne conduisent à rien mais les illusions n’ont plus !!
    Nous avons une crise financière systémique, reflet d’une crise de société. Comme en 1789 en France, en 1917 et 1990 en Russie, à chaque fois bon gré mal gré, les élites ont dégagé et cela le PS le sait mieux que vous…
    Nous arriverons bientôt à un point politique où le moindre écart face à l’orthodoxie libérale sera dénoncé comme une trahison. C’est le sens de la position d’Éric Kantor prêt à couler l’Amérique pour défendre son idéal libéral et ses sponsors.
    De financière la crise devient politique et en quelque sorte c’est avant tout une crise des “élites“, incapables d’anticipation. Inutile de courir après eux, c’est trop tard.

    1. Évidemment.

      1. Il ne faut pas avoir fréquenté du tout ces fameuses élites pour imaginer qu’elles puissent évoluer car elles constituent avant tout une classe sociale avec ses intérêts communs (le patrimoine, les réseaux,…), ses solidarités ou ses rites.
      Le rêve de l’élu socialiste, c’est que son rejeton fasse l’ENA.

      2 Quand je vois certains « socialistes » aux Dîners du siècle » ou autres « Trilatérales »…, je n’ai plus de doutes (je n’en ai jamais eu). Pas davantage quand j’en vois d’autres collectionner articles de luxe et objets d’art, se goinfrer dans les restaurants les plus chics ou fréquenter les pince-fesses.

      3. Les socialistes ont oublié leur marxisme, tout comme Mitterrand avec ses 110 propositions (effectivement d’inspiration socialiste). Car les infrastructures de la production déterminent toujours les superstructures des idées, donc la politique.
      Je ne sache pas que les socialises français aient rompu avec les concepts productifs capitalistes. Donc, rien à espérer d’autre que de petits ajustements fiscaux (déjà pas si mal) et autres mesurettes. Mais rien à la hauteur de l’enjeu qui nécessite de vrais ruptures (Ecologie, Epuisement des ressources, Eau potable, Disparités pays pauvres et riches, Energies propres, Démographie, Fin de l’industrie du gaspillage, Véritable politique culturelle, Fin de la publicité et autres débilités télévisuelles, Contrôle étroit du mandat politique,… ) Des milliers de petits et grands chantiers dont les socialistes néolibéraux sont quasiment absents.

      Le Drame des socialistes – il est vrai assez médiocres pour avoir songé à DSK pour les représenter – c’est qu’ils n’ont pas compris que c’est l’immobilisme qui est mortel, pas le changement.
      Le temps, c’est ce qui manque le plus.

      1. Eh! quand il n’y a plus de foot… on essaie la météo.
        Ou comme sur TF1, les petits villages de Jean-Pierre Pernault!

    1. Pas écouté l’émission en question, mais rien qu’à en lire le titre il me semble que les grenouilles demandent toujours un roi!

  15. « Les jours les plus longs » est un titre très bien trouvé, et d’autant plus que, lorsqu’on regarde à qui l’oligarchie fait payer l’addition, on se dit que jamais autant de monde n’a dû autant à si peu.

  16. Ils ont voté pour l’intervention en Libye à part quelques réfractaires comme Emmanuelli.
    Ils ne méritent donc que mon mépris.

  17. « Socialistes, vous pouvez mieux faire ! »

    Visiblement non. Il faut arrêter de croire qu’il y a la gentille gauche d’un côté et la méchante droite de l’autre. La triste vérité est que les responsables politiques sincèrement de bonne volonté sont marginalisés et existent tant à droite qu’à gauche…

    1. Peut-être qu’il faudrait aussi arrêter de voir en le Parti Socialiste LE SAUVEUR qui réalisera tous les fantasmes et utopies politiques.

      La réalité est qu’il est aujourd’hui impossible de mettre en place une politique radicalement différence de celle en cours.

      Puis l’impulsion du changement viendra plus probablement des peuples. La meilleure chose à faire étant alors de mettre à la tête de l’État le parti politique le plus à même de répondre aux sollicitations des peuples.

    1. 3) Séparer banques de dépôts et banques d’affaires. Dans un monde aussi dangereux pour les épargnants, on ne voit pas pourquoi les banques devraient les mettre en risque pour gagner leur argent sur les marchés financiers. Protéger les épargnants des spéculateurs en distinguant les activités de financement de l’économie du jeu dangereux des marchés : il faut l’incroyable égoïsme des hauts dirigeants bancaires, dont les bonus dépendent de la spéculation, pour continuer de jouer ainsi au casino avec l’argent des autres.

      http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/laurent-joffrin/20110718.OBS7240/crise-financiere-avons-nous-de-bons-dirigeants.html

      1. Disons qu’ils leur faut des otages, des victimes potentielles, sinon ils seraient obligés de payer les pertes de leurs poches et de celles de leurs actionnaires, là c’est le nirvana pour eux en cas de pertes ces ceux qui ne touchent jamais les gains qui paient la note.

    2. Il cite le nom Paul Jorion mais dans sa liste de mesures, « Protéger les épargnants des spéculateurs en distinguant les activités de financement de l’économie du jeu dangereux des marchés » il prend bien soin de laisser la spéculation libre…

    3. Joffrin pense visiblement qu’en « distinguant » les activités de financement de l’économie du jeu dangereux des marchés, on « protégera » les épargnants. Il imagine sans doute que cette « distinction » créera une paroi étanche entre les deux types d’activités : les spéculateurs joueront sagement entre eux sans embêter personne. Ce n’est pas comme ça que ça se passe, et toute mesure de type Glass-Steagall est tout à fait insuffisante.

      1. Existe-t-il une séparation « étanche » entre l’argent « propre » et l’argent « sale » ?
        Existe-t-il une « protection » de l’argent des épargnants consommateurs contre les diverses spéculations et élucubrations financières ?
        L’interdiction des paris sur les prix dans les clandés ne relève-t-elle pas aussi d’une belle utopie ?

        « Distinguer » et « sépare »r pour tenter de « protéger » le bon grain de l’ivresse du jeu spéculatif à tous les niveaux, n’est-ce pas un premier pas ?
        Pas à pas.
        Au dessus du vide…..
        Insuffisant, mais nécessaire.

        Interdisons les paris sur la mort et sur la vie !
        Mais que fait l’armée ?!!! 🙂
        Le joueur ne gagne que de l’argent de perdant.
        Quand le jeux est 100% pur, c’est de la drogue dure.
        Le capitalisme se noie dans un compte défait dont blanche neige est l’héroïne.
        Je ne suis qu’un nain de jardin noyé dans les raisins.
        C’est bientôt les vendanges……..

      2. Effectivement les propositions de Mr Joffrin sont caduques. Le système est incapable de s’auto-réguler. Les banques spéculent car elles n’ont aucun autre moyen de gagner de l’argent.
        Surveiller un tas d’argent qui ne vous appartient pas ne rapportent rien ou si peu, s’en servir oui parfois, utiliser le privilège de créer de l’argent présente un avantage évident et immédiat.

        La titrisation de la dette initiée dans les années 90 à la suite de la crise immobilière, pour nettoyer déjà le bilan des banques, a été poussé à son paroxysme.

        Le plus d’Europe n’est pas la solution, on s’en serait aperçu, car depuis quinze ans le refrain c’est « plus d’Europe ou le chaos », et le chaos je crois qu’on l’a déjà.

        Le niveau national, reste le seul niveau disponible où l’on peut identifier une autorité et des lois, appliquer un système judiciaire cohérent et assurer le contrôle physique des dirigeants et des entreprises.

        La nationalisation des banques est la seule alternative, oui c’est la fin d’une certaine forme d’aristeurocratie mais ils s’en remettront. D’ailleurs les banques irlandaises ont été nationalisées de fait, il n’y a donc aucun tabou à briser.

        Dans les années 80, une banque mutualiste régionale dirigées par ses clients communiquait sur le fait qu’elle investissait 80% des prêts sur des projets situés sur son territoire. Elle contribuait ainsi au développement de sa région dans un mode que l’on qualifierait aujourd’hui de développement durable et responsable.

        Les banques des années 2000 ont financé d’une part des projets visant à délocaliser les outils de production stratégique et d’autre part à financer les projets visant à acheter ces produits en provenance de ces usines délocalisées.

        Le résultat : un transfert technologique et financier hallucinant entre les ETATS-UNIS et la CHINE dont les conséquences stratégiques commencent seulement à apparaître au grand jour.

        En quoi devrait-on remercier les banquiers pour leur contribution ?
        Inutile de prolonger l’agonie d’un système qui ne nous est pas réellement utile mais qui peut encore faire énormément de dégâts.

        Lorsque l’alarme incendie retenti, il n’est plus temps de s’interroger si l’on aurait du choisir des rideaux ignifugés. Il faut utiliser les Canadairs.

        Donc on nationalise, puis on apprend à gérer son budget.

      3. Il faudrait aussi « distinguer » certains mots.
        mondialisation : 全球化
        internationale : 國際
        « Les damnés de la terre » ou « We are the world »…..
        Nations ou aliénation des langues et des cultures ?
        Comment ces réalités et ces vérités furent inventées ?
        Dieu est mort mais il bouge encore.

  18. Le problème est que les allemands ne savent pas du tout comment arrêter les vagues. La diversité en matière de propositions, conseils, augures……….. montre à quel dégré la déconcertation est grande au sein de la classe politique.
    Pire: même la France est regardée, par des économistes allemands, maintenant avec circonspection. Elle n’est plus vraiment considérée comme un facteur stabilisateur dans l’euro-dyssémetrie. On se demande si elle ne serait pas un jour l’une des prochaines cibles des agences de notation.
    On dit officiellement que l’Allemagne veut sauver l’euro, mais le contraire peut être vrai aussi. Les temps changent, les monnaies aussi. « La politique n’est pas une science exacte » disait l’ancien chancelier Otto von Bismarck au 19e siècle. Donc la continuité en politique n’existe pas.

  19. Je ne suis pas sur qu’aujourd’hui M. Fillon pourrait les memes déclarations qu’en 2007 à Calvi ou il nous disait qu’il avait hériter d’un pays en faillite, j’avais à l’époque trouvé qu’il avait eu un certain courage a dire cela , le directeur de France Trésor avait du manger son chapeau.Dire la meme chose ces jours , provoquerait la débacle complète des marchés financiers qui n’en sont pas loin et pour le coup la faillite certaine de notre pays

  20. Martine Aubry a donné l’ensemble des modalités de traitement de la crise sauf une, la création monétaire par la BCE pour apurer la dette qu’elle rachetera aux états défaillants. Il reste aux socialistes pour l’appliquer, à prendre les rênes en Europe. Rembourser les créanciers en monnaie de singe est globalement légitime, mais les effets de l’inflation doivent être corrigés pour les faibles revenus. La solution du défaut ne sera pas retenue car connotée trop agressive dans un contexte mondial insécurisé.

    1. @Pol,

      pourquoi continuez vous à croire que l’assouplissement quantitatif tel qu’il a été pratiqué jusqu’à présent par les banques centrales (par la Fed, la BCE et la BoE depuis trois ans et par la BoJ depuis vingt ans) va solutioner les problèmes?

      Rembourser les créanciers en monnaie de singe est globalement légitime, mais les effets de l’inflation doivent être corrigés pour les faibles revenus.

      c’est surtout que la monnaie de singe en question se reporte intégralement en spéculation sur les matières premières, les valeurs mobilières, l’immobilier parisien ou chinois ou autre. Loin de circuler dans l’économie productive et d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs et diminuer le poids des dettes, c’est le contraire qui se produit.

      L’assouplissement quantitatif que vous cautionnez n’est en fait qu’un transfert accéléré et gigantesque de valeur ajoutée de la part revenant au travailleurs vers les spéculateurs en tout genre.

      Loin de causer une inflation bénéfique qui augmente les salaires et diminue le poids des dettes c’est le contraire qui se produit : perte de pouvoir d’achat et diminution du revenu de l’état et remboursement des dettes encore plus difficile qu’avant.

      Mais bon, continuez de croire aux miracles de l’assouplissement quantitatif tel qu’il a été pratiqué jusqu’à présent par Bernanke et compagnie si cela vous fait plaisir.

  21. Pour « pouvoir mieux faire », il faudrait aux socialistes une approche différente de la monnaie!
    Au fond, pourquoi « les marchés » seraient-ils indulgents pour des insolvabilités certaines? N’oublions pas que les banques investissent pour le compte des épargnants, et certains risques du capital ne peuvent se prendre qu’en se payant avec des taux élévés.
    Il n’y a véritablement aucune sortie possible sans que l’on n’obtienne pas que la monnaie ne soit plus le moyen de pression ultime pour obtenir, pour les capital, toutes les conditions exigées.
    Il y en a qui ne veulent pas se laisser enfermer dans des discussions autour de la construction de la monnaie. Dans ce cas, ils restent enfermés dans les conditions mêmes de l’ordre pervers (ou du désordre plutôt) capitaliste.
    Même si la BCE rachète finalement massivement de la dette grecque, un peu comme le QE américain pour les BT américains, cela ne résoudra pas la logique de la dette qui ne peut que croître (tout comme les créances en face)!
    Cela est tellement flagrant que je ne comprends pas pourquoi la monnaie reste à ce point taboue.
    Pour en sortir, introduisons le SMT. D’accord, c’est surtout une proposition politique, mais je la propose aux socialistes, dès lors qu’il prennent au sérieux la question sociale.
    Comment faire? Cela est exposé dans mon petit livre que j’enverrai à qui me le demandera au johannes.finckh@wanadoo.fr

  22. Martine Aubry préconise un « refinancement durable » à des taux de bla blabla….
    Quand j’entends le mot « durable » maintenant, je m’enfuis en courant…….

    On nous a tellement vendu:
    le développement durable
    la croissance durable
    l’agriculture durable

    bientôt nos « z’hommes politiques » feront de la politique durable ??????????

  23. 2012 !

    Nous sommes en 2012. Il y a maintenant 3 mois, le dollars s’est effondré et la zone euros a éclaté. Les hommes politiques ne cherchent plus a mettre des rustines pour boucher les trous, le mal est fait. Il doivent maintenant affronter la réalité. Les conséquences n’ont pas tardées a se faire sentir. Le dollar ne vaut plus rien. Les échanges internationaux se font en Yuan et les chinois se retrouvent avec mille milliards de bon du trésor qui ne valent plus rien. La situation ne peut pas être pire. Dans le monde entier, la consommation s’effondre, mois après mois, c’est de pire en pire. De nombreuses banques se retrouvent en faillite et les gens se ruent dans les agences bancaires pour essayer de sauver leurs économies. Le temps de la débrouille générale est arrivé. Dans les mois qui suivent, les dépôts de bilan des PME-PMI explosent littéralement et les agences pour l’emploi sont subbmergées. Elles aussi n’ont plus d’argent a distribuer. Les etats se retrouvent les uns après les autres en fallite. Le manque de moyen entraine la chute d’Internet au niveau mondial avec l’effet amplificateur que l’on imagine. C’est la fin d’un système. Le monde impitoyable de la finance a scié la branche sur laquelle il était assis. les émeutes sociales se multiplies aux etats-unis et en Europe. Les tensions international sont de plus en plus vives car chacun se rejette la faute de se désastre. L’ombre d’une troisième guerre mondiale se profile a l’horizon.

    Bienvenue ! Nous sommes en 2012 !

    Heureusement, pour l’instant, c’est juste un horrible cauchemars… La question que l’on doit se poser, c’est de savoir si il est trop tard pour éviter le pire et si les hommes politiques font vraiment ce qu’ils peuvent pour éviter le pire. Personnellement, je ne le pense pas.

    1. Sur le blog de Jacques Attali celui ci nous souhaite de bonnes vacances 2011 en espérant que les prochaines soient aussi bonnes . Cela ressemble à 1936, en 40 les vacances étaient différentes

    2. @ Denis

      Étant donné que personne prévoit jamais les événements essentiels d’une époque (le dernier cas ce sont les révolutions arabes), merci de nous avoir rassuré en écrivant votre petit scénario. On sait maintenant que ça ne se passera pas comme ça.

    3. Vous écrivez je cite : « De nombreuses banques se retrouvent en faillite et les gens se ruent dans les agences bancaires pour essayer de sauver leurs économies. »

      Question subsidiaire : si le dollar et l’euro ne valent plus rien, dans quelle devise vous demandez vos économies.?..;)

      1. On voit déjà depuis plusieurs années une ruée vers l’or, cette dernière s’est- accélérée depuis ces dernières semaines:
        Bourses : les investisseurs se reportent sur l’or
        http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/07/18/bourses-les-investisseurs-se-reportent-sur-l-or_1549959_3234.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20110718-%5Bzonea%5D&ens_id=1268560

        Les prix de l’or atteignent des sommets. Quelle création d’activités économiques génératrices d’emploi cela crée-t-il? Aucune, et même pire cela risque d’en détruire, en augmentant les coûts de l’utilisation de l’or industriel aux applications variées et créatrices d’emplois elles :

        The Many Uses of Gold (les nombreuses utilisation de l’or)
        http://geology.com/minerals/gold/uses-of-gold.shtml
        Gold Use Categories:

        Jewelry : Bijouterie
        Dental : Dentistes
        Financial : financière en garantie des monaies
        Medical : Médecine
        Electronics : Electronique
        Aerospace : Espace
        Computers : Ordinateurs
        Awards : Récompenses et médailles
        Glass : industrie du verre ( protection thermique en lien avec l’écologie
        Gilding : plaquage or: protection contre l’usure et la corrosion de certaines structures

        L’or comme objet de spéculation ne produit rien et ne crée aucun emploi…

        Sujet peu abordé ici me semble-t-il…

        Autre sujet seule une relance de l’emploi pourra nous sortir de la crise actuelle et nous protéger des crises futures; il faudrait revenir à l’esprit de la déclaration de Philadelphie, qui constitue la base des objectifs de l’OIT
        En voici un court extrait:

        La déclaration de Philadephie

        En 1944, la Conférence internationale du travail, réunie à Philadelphie, aux Etats-Unis, a adopté une déclaration qui redéfinit les buts et objectifs de l’Organisation internationale du travail (OIT) en énonçant notamment les principes suivants :

        le travail n’est pas une marchandise,
        la liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès continu,
        la pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous,
        tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales.

        (fin decitation)
        Roosevelt en 1944 avait convoqué les chefs d’états des puissances occidentales à participer à cette réunion de Philadelphie cela avant que ne démarrent les négociations de BrettonWoods

        Nos dirigeants actuels G8, G20 ou autres Eurocrates, mettent la charrue avant les bœufs en avançant au premier plan les problèmes financiers. Ces derniers n’existeraient pas si une politique mondiale de l’emploi avait existé, notons que la plus grande partie des « trentes glorieuses » a été soutenue par une politique inspirée des principes de l’OIT, et en particulier sur l’insistance même du gouvernement américain à ce qu’il y ait des négociation collectives annuelles afin que les gains de productivité se trouvent redistribués au travail, au moins en partie. Ce qui fait que les économies américaines et occidentales n’avaient pas eu besoin de recourir à des politiques de crédit exorbitantes comme cela allait devenir le cas avec l’apparition des politiques libérales (fondamentalistes de l’économie de marché) prônées par Reagan et Thatcher et reprises dans pratiquement tous les pays à quelques exceptions près…

        Les dettes privées et publiques ont commencé à croitre de manière catastrophique au milieu des années 1980. De plus les cadeaux d’exonération fiscale faits aux revenus les plus élevés n’ont fait qu’accroitre le problème des dettes publiques. Notons que c’est un problème auquel Obama doit faire face, les républicains ne voulant pas revenir sur ces disposition iniques.

        Qui en Europe et dans le monde aura le courage de mettre ce thème de « la primauté de l’emploi » et du social sur toute autre considérations. Autrement dit quelles personnalités politiques et économiques auront le courage de s’opposer aux idéologues fondamentalistes de l’économie de marché, de revenir sur le dogme « Markets know best » « Les marchés savent mieux »

        Je l’avais écrit dans un petit blog perso en 2009, cette crise n’est financière que par les conséquences d’une crise économique structurelle bien plus profonde.
        http://prehistopaul.multiply.com/journal

        Paul T.

    4. @ Denis,

      La caste financière, reflet accentué de l’humanité actuelle, vénale et egoïste, vendra elle même la corde qui la pendra.

  24. La Grèce a bientôt 1/3 de son économie au black, ce qui permet d’équilibrer un peu les deux autres encore dans le rouge… et l’orange des gaz de combat contre les émeutiers.

    En France tout est calme nous avons encore le droit de rire en attendant les choses sérieuses du type guerre sociale ouverte, ah pardon, l’on m’informe que nous y sommes déjà et qu’il y aurait des millions de victimes selon les organisations syndicales, et aucune selon la police.

  25. Une critique de fond adressée à M. Leclerc, et indirectement à Paul Jorion.

    Le feuilleton que vous décodez, avec information, recul et talent, n’ a jamais de valeur prospective. Il s’agit d’une description, d’un décodage en lequel je ne lis jamais la moindre valeur d’augure, à part celui de l’inanité des politiques.

    Arrivé par hasard sur ce blog il y a plusieurs mois, j’avais fait un commentaire simple – je ne peux pas faire autrement, je ne suis pas connaisseur en finance : quand un pays allait-il se mettre en cessation de paiement, procédure bien huilée pour les entreprises ? Votre réponse fut laconique « Pour un pays, ce n’est pas si simple ».

    En effet, et d’ailleurs je m’en doutais. Mais ce à quoi nous assistons, c’est pourtant bien cela. Je n’ai été prophète de rien, mais je regrette que vous n’ayez pas alors exploré la piste et expliqué les difficultés, l’adossement des dettes privées et publiques, les règles de main-mise du « système supra-national » (FMI, BCE, par exemple).

    Paul Jorion fonde une partie de sa notoriété sur la prévision de la crise de 2008. A le lire, je lui vois d’autres talents. Mais alors, pourquoi ici, sur son blog, vous n’avez pas discuté de scénarios ? Pourquoi avoir adopté le rôle de commentateur limité au présent ?

    Ne vous seriez-vous pas prudemment cantonné au rôle de l’expert vulgarisateur, celui que précisément vous avez fustigé, à grand renfort du choeur des pleureuses du progrès, pour ce qui concerne le nucléaire ?

    Montrer la difficulté, décoder l’actualité, stigmatiser les décisions creuses ou contre-productives, très bien. Mais, drapé de votre savoir et de votre qualité d’écriture, ne voyez-vous pas que vous faites le lit des pessismistes ? Certes, cela renforce ce que j’ai déjà appelé la ligne éditoriale de ce blog. Mais que nous sommes loin alors, d’uen part, des propositions argumentées de PJ, d’autre part d’une université web 2.0 qu’il a pourtant appelé de ses voeux.

    Ce n’est pas pour rien que frétillent ici des esprits brillants, cultivés, mais pessismites, attachés à une pensée passée plutôt qu’à l’aventure, un fond gauchisant extrêmement sympathique mais dont je n’ai pas vu beaucoup de propension à proposer, hormis des rengaines révolutionnaires auxquelles ils semblent pourtant ne plus vraiment croire, en tout cas en regard de leur facilité à critiquer. Souhaitez-vous vraiment attirer les plus belles figures du regret, et écarter les batisseurs, privilégier ceux qui pleurent à ceux qui font – même mal ?

    Continuez ce comentaire lugubre, désespérant, et que croyez-vous qu’il adviendra ? La résignation. Le triomphe des cassandres. Est-ce l’objet de ce blog ? Personne ne se pavanera sur des ruines, du fait de les avoir annoncées. Jamais un désastre n’a embelli quoi que ce soit ni qui que ce soit.

    Par contre, développez des scénarios, des idées, mêms loufoques, en tout cas nouvelles. Osez. Pour ce que j’en vois, développez ce que veut dire un défaut de paiement d’un pays. Est-ce qu’un pays peut vivre en gelant ses dettes ? Comment peuvent réagir – ou pas – les entités supra-nationales, en quoi leur discours fait le lit – ou pas – des nationalistes; comment se font les rapports de force ? Que veut dire la puissance militaire entre oays de la zone euro ? Quels sont les ressources financières ultimes, les décisions de l’échelon national ou européen qui se mettront en mouvement ?

    Vous avez les connaissances, la plume, le lieu, l’auditoire : osez ! Et si cet exercice vous semble impossible …. alors, à quoi servent ces chroniques, pour nous, et votre savoir, pour vous ?

    1. Cher pieds, votre indignation est légitime : ce blog ne fait que ce qu’il fait, ne parle que de ce dont il parle, et limite ses ambitions à ses ambitions propres. Et vous avez encore raison sur un autre point : sans les pessimistes, tout cela ne serait pas arrivé. Le jour où on aura besoin de boucs-émissaires (le moment finit toujours par arriver !), il ne faudra pas oublier de regarder de ce côté-là.

      Ah ! et comme le disait l’autre : « Bonjour chez vous ! »

    2. « …développez des scénarios, des idées, mêmes loufoques, en tout cas nouvelles. Osez… » Luc Besson, on t’a reconnu…!

    3. Vous avez les connaissances, la plume, le lieu, l’auditoire : osez ! Et si cet exercice vous semble impossible …. alors, à quoi servent ces chroniques, pour nous, et votre savoir, pour vous ?

      Ah si seulement l’homme dans l’histoire pouvait parfois se sentir un peu plus inutile à rien, surtout dans ces certains moments.

      Et vous, ne voyez-vous pas que vous faites un peu le lit de tous les gogos et ultra-positivistes de nos sociétés,
      ne pas trop parler des problèmes, divertir l’opinion, oui dites-nous surtout Mr leclerc des choses qui ne nous dérange pas trop.

      Répondez d’abord à nos premières attentes en matière de progrès, ah si seulement nous pouvions toujours et encore construire à plusieurs un plus grand mirage en société, comme ça guère peu de remise en cause de nos conduites.

      Oui à chacun sa propre conception de l’aventure, de la raison et de l’évolution, ce qui est surtout désespérant
      mon cher monsieur, c’est de pouvoir encore entendre ce genre de propos. Pourquoi vouloir continuellement jeter l’opprobre et le discrédit sur les « cassandres » de mon espèce comme vous dites. Est-ce que cela devrait être
      aussi l’objet de ce blog pour mieux dormir chez vous ?

      Jamais un désastre n’a embelli quoi que ce soit ni qui que ce soit.

      N’est-ce pas déjà un grand désastre spirituel et moral pour les peuples ? Et si au contraire la ruine des plus grands grippe-sous et matérialistes, pouvait encore nous éviter un plus grand désastre climatique ? N’auriez-vous pas vous aussi un peu la vue courte de votre coté ?

      Par contre, développez des scénarios, des idées, mêms loufoques, en tout cas nouvelles.

      Du nouveau, de l’imagination, mais surtout tout ce qui pourrait encore bien nous permettre et à travers votre propre vie talentueuse de mieux asseoir plus longtemps notre propre domination sur les êtres, toujours bien sur dans l’idée et le progrès de pouvoir fonctionner plus longtemps à l’habitude,

      Oui pourquoi vouloir faire avant tout le mal des gens dans vos propos Mr Leclerc, vous savez ce n’est vraiment pas bien, on devrait même rechercher davantage tous à les enfermer et les arrêter tous ces Cassandres et Prophètes de malheur pour nos marchés, comme ça s’est sur le monde se sentirait déjà un peu plus inspiré à construire quelque
      chose d’un peu moins dérangeant et plus complaisant pour tous

      Sauvez-nous, Sauvez le monde Mr Meclerc, Sauvez les marchés Mr Jorion et dépéchez-vous même de nous écrire des solutions, car voyez-vous en ce moment nous éprouvons même de plus en plus la pétoche.

      Mieux encore on vous reproche déjà ceci ou cela après avoir bien mis la muselière aux êtres depuis des lustres.

    4. Cher pieds aussi ,

      Vous ne trouverez pas sur un quelconque blog de bonnes réponses ou alors , hola! danger !

      Vous pouvez y trouver ( en particulier sur celui ci ) de bonnes questions ( dont quelques unes des vôtres) et de l’information critique . Et tout bon polytechnicien vous dira avec raison qu’un énoncé de problème satisfaisant contient en lui même sa (ou ses ) solution(s).

      L’engagement personnel ( car c’est le seul qui vaille) ne ressort pas d’un blog .

    5. Le blog n’a pas d’objet, ses rédacteurs publient, les commentateurs commentent, les lecteurs lisent. Chacun vit sa vie et échange ses informations, ses impressions, ses idées, ses ambitions.
      Bien malin celui qui sait si telle ou telle décision est née sur ce blog ou si le blog n’en est que l’écho.

      Il est un moyen plus confortable et efficace que de discourir perché sur une caisse en bois dans Central Park sous la pluie.

      L’optimisme c’est être capable d’envisager les choses sous un autre jour que celui de la crise de croissance perpétuelle que l’on nous sert matin midi et soir depuis la fin de la guerre froide et des trente glorieuses .

      Merci d’envisager ce blog comme une réaction d’espérance et d’enthousiasme.

    6. @ Les pieds dans le plat

      Au fond vous demandez à P.Jorion de vous remonter le moral, de vous rassurer, de calmer les angoisses que produit l’avenir chez vous. De faire le psy, quoi. Vous êtes dans le groupe de ceux qui exigent de lui des solutions concrètes pour sauver leur pognon ou lui demandent de fonder un parti politique et de convoquer les masses populaires dans la rue à fin de changer la Réalité. C’est le groupe des impatients qui confondent la Pensée avec la Politique ou avec la Thérapie de groupe.

      Quant à votre reproche de faire « le lit des pessimistes », là c’est carrément idiot. Reprocheriez-vous à un cancérologue, qui passe la journée à diagnostiquer des cancers, de faire des « commentaires lugubres », de prêcher « la résignation » et de favoriser « le triomphe des cassandres » parce qu’il ne propose pas des nouveaux scénarios thérapeutiques et des idées de guérison, « mêmes loufoques »?

      Si vous n’avez pas compris qu’on est sur un site où l’essentiel est l’information, l’échange de données, le décryptage des événements économiques, vous perdez vraiment votre temps ici. Allez sur un quelconque notredamedubonsauveur point com et vous trouverez plein de « batisseurs » prophétisant l’avenir, qui apaiseront votre anxiété.

      1. Vous représentez à merveille ce que je déplore. Mon moral va bien, merci, et je n’exige pas de solutions concrètes, seulement l’évocation des possibilités. A quoi sert l’analyse la plus exacte si ce n’est pour un diagnostic, et derrière un traitement ? c’est là que votre métaphore du cancérologue est plus exacte que vous ne le pensiez.

        Plus profondément, quelle est votre motivation à débattre ici ? Êtes-vous sûr de ne pas vous enfermer dans une conviction un peu sinistre ? De ne pas verser dans un confort du tout va mal, ritournelle certes exacte, mais dont au fond il faut surtout sortir, plutôt que d’en suivre les variations aporétiques ?

        Où est le confort : à être lucide ensemble, mais stérile, ou bien à chercher ? Et que croyez-vous qu’en pensent ceux qui cherchent ? Ils vous admirent peut-être, mais marchent sans vous. Le simple fait que vous confondiez regarder devant et prophétiser est … confondant.

        Fondez donc votre quecesthorrible.com, les fauteuils du désespoir bien rodé seront encore plus moelleux.

      2. @ Les pieds dans le plat

        Tu as rien compris, mon pote. Moi je suis très optimiste, puisque je pense que le capitalisme va s’effondrer et qu’il y aura après un autre système moins fou. J’ai beaucoup aimé la chute du franquisme vécue en direct et celle du communisme vue à la TV en compagnie d’amis de l’Est de l’Europe. Maintenant j’attends de voir la chute du capitalisme en direct du Net, sur le meilleur observatoire francophone des délires du libéralisme économique.

        Tu devrais être content d’avoir accès à une loge pareille, au lieu de te plaindre que le spectacle est trop angoissant et de croire que le spectateurs dans la salle peuvent avoir une influence directe sur ce qui se passe sur la scène.

        Mais bon, je crois que personne est dupe ici: derrière tes jérémiades sur un supposé « confort du tout va mal » et une soi-disante « lucidité stérile », tu dissimules mal ta pétoche de laisser de plumes dans l’écroulement du système.

      3. @Pablo75 19 juillet 2011 à 12:09

        vous remonter le moral, de vous rassurer, de calmer les angoisses que produit l’avenir chez vous. De faire le psy, quoi.

        Conversation de bistrot entre deux analysants
        Deux analysants de Lacan se connaissent. L’un d’eux, au bistro le plus proche du 5, rue de Lille, attendait
        l’heure de son prochain rendez-vous lorsqu’il vit se pointer l’autre qui, à en juger d’après sa mine catastrophée, devait tout juste sortir d’une éprouvante séance.
        Aimablement il lui propose sa table et s’inquiète auprès de lui, de son état.
        Et l’autre d’y aller d’un discours où s’épanchait son abattement. C’est alors que l’idée lui vient qu’il fallait comme il le formula aussitôt, qu’il y retourne – entendez : à son analyse. Sitôt dit sitôt fait.
        Le premier resta au bistro. Il voit bientôt revenir l’autre, l’humeur complètement transformée, un large sourire aux lèvres. Ce changement si spectaculaire et si brusque, excite – bien entendu – la curiosité du premier. Que s’est-il donc passé ? Et comme l’autre semble-t-il ne demande qu’à le lui dire, il l’interroge sans détour :
        – Et alors. Qu’est ce que tu lui a dit ?
        – Que j’avais le sentiment d’être foutu !
        – Oui ? Et qu’est ce qu’il t’a répondu ?
        – Il m’a dit : « Mais VOUS ÊTES foutu . »

        (In « les impromptus de Lacan » 2009 p.47-48).

      4. @Pablo75
        Je reconnais votre solide culture, notamment littéraire, et votre grande intelligence, et aussi la pertinence des liens que vous citez… Je n’ai pas autant d’admiration pour vos gros bras et votre agressivité me fait un peu peur parfois, je le reconnais.
        J’ai l’impression (mais je peux me tromper) qu’une divergence de vues avec vous dans une conversation dans un bistrot peut facilement mener aux soins intensifs.
        Tant d’agressivité… et vous, Pablo, de quoi avez-vous peur?

    7. Quel joli pied !*

      – plus y’a de mauvaise nouvelles plus le blog a de traffic : ce n’est pas ça
      – un pessimiste n’est jamais déçu : pas ça non plus
      – etc

      * en anglais : what a fair foot

    8. Commenter.
      Décoder.
      Montrer.
      Justifier les lamentations, quand ce n’est pas se lamenter.
      Et, bien sûr, se moquer des critiques (ce qui est quand même bien plus facile que d’y répondre, n’est-ce pas, Paul ? mais il est vrai que je ne suis pas du sérail )

      Définitivement, ce n’est pas ma tasse de thé, car il n’y a pas ici d’énergie de demain. Oui, vous êtes utile, utile aux prises de conscience du coté obscur de la force, mais un poids de plus pour ceux qui veulent avancer. Tout à la critique, que reste-t-il à faire ?

      Vous fûtes une agréable découverte. Mais j’ai troqué un ronronnement pour un autre. Un espoir pour une lassitude. N’en tenez bien sûr aucun compte, je suis sûrement le seul. Et c’est plus confortable.

      Ah ! j’oubliais : « Bonjour chez vous ».

      1. « Un espoir pour une lassitude. N’en tenez bien sûr aucun compte, je suis sûrement le seul »

        Que nenni !

        Autant la richesse des échanges et le partage des savoirs de ce blog est prodigieusement intéressante autant il y a intérêt à marcher dans les clous.

      2. Définitivement, ce n’est pas ma tasse de thé, car il n’y a pas ici d’énergie de demain.

        Cher Pieds dans le Plat comme je comprends votre réaction, mais comment réellement savoir à quoi ressemblera l’énergie de demain ?

        Et puis comment savoir ce qu’est la véritable action juste ou pas à exprimer de nos jours sur le blog ou alors en société ? Surtout dans un tel monde ou l’on préfère bien plus demander aux êtres de répondre d’abord positivement à nos premières attentes pour se sentir peut-être un peu plus rassurer d’avancer, com dans l’expression de certaines choses, car sinon vous ne serez évidemment pas du tout considérer comme quelqu’un de très OK pour le progrès plus positif et moins plombant de l’homme.

        Vous savez si ça se trouve votre propos n’est peut-être pas non plus la meilleure chose à faire entendre à nos semblables surtout en ce moment, pourquoi n’y voir alors que le coté négatif et inutile dans les propos des prophètes de malheur, cette même tasse de thé que vous préférez plutôt boire de votre coté, et puis de temps en temps et à votre niveau n’êtes-vous pas parfois un peu porteur de lamentations et de négatif pour les autres.

        Au sujet de ces mêmes prises de conscience habituelle, relisez plutôt Pablo75 dans sa réponse.

      3. Le plat est bien trop vaste pour vos pieds.

        Il aura tout juste pu refroidir vos ampoules .

        Avancez donc .

        Mais ,apparemment , vous ne semblez pas trop savoir où vous allez ; ça viendra sans doute quand votre souci de reconnaissance et de dépassement de soi aura repéré le moment où le héros devient un hors la loi , le juge un dictateur , la force tranquille l’agressivité .
        Vous aurez alors « assaini » le quart des qualités nécessaires pour être un peu plus qu’un leader selon ce qu’on en dit d’habitude , et qui semble votre caractéristique propre .

        En fait le vrai défi est pour vous qui êtes naturellement porté à agir et décider vite , risquer et commander .

        Compte tenu de ce que vous avez pu percevoir ici et ailleurs , et de votre parcours propre que seriez vous prêt à risquer ?

        Ceci est une question qui n’appelle pas de réponse bloguesque .

      4. L’article publié ce soir, de PSDJ et un autre auteur, est une excellente réponse à ma critique : anticipation des scénarios possibles.

        Paul, et François, je vous présente mes excuses : j’aurais attendu 24h, je n’aurais pas écris ma critique, puisque les chroniques de FL sont contrebalancées par ces analyses prospectives, enfin.

        @Juan Nessy :à part le fait que vous dveloppez vos arguments à mon encontre, j’aime bien ce que vous avrez écrit. Deux précisions : l’adjectif « vite » est de vous; et non, je n’agis que dans une minuscule sphère, sans spectateurs, et l’idée même d’héroïsme me déplait, surtout dans sa vision médiatisée.

  26. « Chacune de mes pieces est esgalement mienne, que toute autre : Et nulle autre ne me fait plus proprement homme que cette cy. Je doy au publiq universellement mon pourtrait. La sagesse de ma leçon est en verité, en liberté, en essence, toute. »

    C’est ce « toute » à la fin qui m’a immédiatement fait penser à Céline (C’est Montaigne, Essais 3). Et finalement une certaine rectitude dans le ton, chez Montaigne, se retrouve dans la « petite musique », de Céline. Céline, gros copieur. En fait l’intégralité de sa « musique » en ce qui concerne le Voyage, c’est du Montaigne. On se souviendra d’ailleurs que c’est le seul auteur auquel il fait explicitement référence dans le Voyage. J’exagère peut-être…

    Céline non plus n’a rien compris à l’économie. Il a jeté tout le monde dans le même panier, pauvres et riches, également indignes. Il est vrai qu’on croyait à cette époque, que Marx avait tout compris et que c’était trop compliqué… Ou trop simple et contingent. Or c’est simplement nécessaire. Comme le dit Tyler Durden :

    http://www.zerohedge.com/article/guest-post-us-economy-extremely-vulnerable-recession-2011

    « The US Economy Is Extremely Vulnerable To Recession in 2011

    « Everything should be made as simple as possible… » – Albert Einstein

    You don’t need a degree in macro economics to understand an economy. Just because an economy is complex, the analysis need not be. »

    Faute de réfléchir à la pratique l’on se retrouve comme Rimbaud à la fin de sa vie, regrettant de ne pas avoir appris à soigner une jambe ! Il aurait donné toute sa poésie je suis sûr, pour retrouver sa guibolle intacte. Bref…

    1. Non Lisztfr, pas sa jambe, ses pièces d’or dans sa ceinture… Quant à Céline, la finesse et l’intelligence de ton analyse me donne envie de lire tout… tes écrits.
      « La clarté des idées peut arriver à vous gâter aussi ; qu’il est écoeurant alors, le commerce avec ces êtres vagues, vaporeux, tout en aspirations et pressentiments ! Que effet risible , mais du tout plaisant, produit leur papillonnement sempiternel, leur quête toujours avide, eux, absolument incapable d’envols et de prises !… »

    2. Montaigne Céline, Tyler « Fight Club » Durden, Einstein, Rimbaud…. Micmac
      Mais heureusement les élucubrations sont bien lisztiennes.
      Nihilisme célinien et stoïcisme montaignien, à propos du p’tit Bèbert, qui va crever, sans le Plutarque, sans le Montaigne ni bon dieu, ni le grand Kierk te garde, juste avec le grand Cric le croque…
      Le voyage (le vrai, pas celui de Lisztfr dans ses effarantes Cyclades montaigno-célinienne…) :

      Sous le pont, l’eau était devenue toute lourde. J’avais plus du tout envie d’avancer. Aux boulevards, j’ai bu un café crème et j’ai ouvert ce bouquin qu’elle m’avait vendu. En l’ouvrant, je suis tombé sur une page d’une lettre qu’il écrivait à sa femme le Montaigne, justement pour l’occasion d’un fils à eux qui venait de mourir. Ca m’intérressait immédiatement ce passage, probablement à cause des rapports que je faisais tout de suite avec Bébert. Ah! qui lui disait le Montaigne, à peu près comme ça à son épouse. T’en fais pas va, ma chère femme ! Il faut bien te consoler !… Ca s’arrangera !… Tout s’arrange dans la vie… Et puis d’ailleurs, qu’il lui disait encore, j’ai justement retrouvé hier dans des vieux papiers d’un ami à moi une certaine lettre que Plutarque envoyait lui aussi à sa femme, dans des circonstances tout à fait pareilles aux nôtres… Et que je l’ai trouvée si joliment bien tapée sa lettre ma chère femme, que je te l’envoie sa lettre !… C’est une belle lettre ! D ‘ailleurs je ne veux pa t’en priver plus longtemps, tu m’en diras des nouvelles pour ce qui est de guérir ton chagrin!… Ma chère épouse ! Je te l’envoie la belle lettre ! Elle est un peu la comme celle de Plutarque !… On peut le dire ! Elle a pas fini de t’interésser!… Ah ! non ! Prenez- en connaissance ma chère femme ! Lisez-la bien ! Montrez-la aux amis. Et relisez-la encore ! Je suis bien tranquille à présent ! Je suis certain qu’elle va vous remettre d’aplomb !… Vostre bon mari. Michel. Voilà que je me dis moi, ce qu’on peut appeler du beau travail. Sa femme devait être fière d’avoir un bon mari qui s’en fasse pas comme son Michel. Enfin, c’était leur affaire à ces gens. On se trompe peut-être toujours quand il s’agit de juger le coeur des autres. Peut-être qu’ils avaient vraiment du chagrin ? DU chagrin de l’époque ? Mais pour ce qui concernait Bébert, ça me faisait une sacrée journée. Je n’avais pas de veine avec lui Bébert, mort ou vif. Il me semblait qu’il n’y avait rien pour lui sur terre, même dans Montaigne. C’est peut-être pour tout le monde la même chose d’ailleurs, dès qu’on insiste un peu, c’est le vide. Y avait pas a dire, j’étais parti de Rancy depuis le matin, fallait y retourner, et j’avais rien rapporté. J’avais rien absolument à lui offrir, ni à la tante non plus.

  27. Essayons d’y voir clair.
    – La productivité ne cesse d’augmenter. Avez-vous visité une usine automobile ? Silence, presque personne ne travaille, des robots et des automates partout. Et c’est pareil pour la majorité des usines fabriquant (assemblant) la majeure partie de nos produits manufacturés.
    – la production mondiale est aujourd’hui totalement éclatée et fragmentée, il n’y a plus de produits « made in France, in USA ou in China », chaque produit est composé d’une multitude de composants différents conçus, fabriqués et assemblés dans un nombre très élevé de pays ; il est, par exemple, impossible de savoir, à propos de Boeing et d’Airbus, lequel des deux génère plus d’emplois en France ;
    – chaque composant est fabriqué de plus en plus dans des pays à bas coût de main-d’oeuvre Asie, Océanie, Magreb, etc.), et avec un nombre restreint de salariés en raison des robots et automates. Dès qu’un entrepreneur envisage d’ouvrir une nouvelle unité de production forcément plus moderne (moins de personnel et plus de robots et automates) il évalue la future zone d’implantation en fonction notament des faibles coûts salariaux, c’est ainsi qu’on commence à délocaliser la production de Chine jugée trop chère maintenant.
    – Les produits finis sont vendus aux classes moyennes de tous les pays du monde et à toute la population des pays occidentaux, dits riches. Mais l’occident n’a plus d’industrie et ne produit donc aucune richesse réelle et emprunte pour acheter des produits fabriqués par peu de personnes dans des pays pauvres par des salaries très peu payés (Hic).
    – Les matières premières nécessaires à notre civilisation occidentale sont non renouvelables dans l’état de la technique actuelle (pétrole, terres rares, etc.)
    – Le crédit, la monnaie dette s’emballe : Inflation exponentielle du crédit pour faire tourner une économie où des rentiers/chômeurs achètent à crédit des produits fabriqués par des robots entretenus par quelques salariés vivant au seuil de la pauvreté dans les pays en voie de développement
    – Le casino des bourses et des produits dérivés (CDO, back office, etc.) a créé une dimension supra-économique où le montant des échanges dépasse de beaucoup le montant du PIB mondial
    – La morale et l’éthique sont mortes, seule reste la prédation des lâches
    – La techno-science occidentale patine sur place, incapable de produire de la nouveauté alors que les anciennes grandes théories élaborées au début du 20° siècle ont montré leur inexactitude, incomplétude, voire leur fausseté

    Tout va péter
    Le matérialisme nihiliste détruira tout, les hommes, les animaux, la nature.
    Mais avant il a déjà réussi une chose : il a détruit notre âme.

    1. Exact. Le problème de surproduction endogène du capitalisme couplé au progrès technique ne trouve d’issue que dans l’obsolescence programmée et la perfusion au crédit, seules capables de transfigurer le taux d’équipement des ménages en travail de Sisyphe au seul profit de hiérarques cupides.
      Cela n’a rien de nihiliste, cela est politique. Et stupide. Mais rien ne vous oblige à la soumission.

      Votre âme est intacte, nous irons tous au paradis des catastrophistes, mais réservez votre jugement car le chômage n’est pas le problème mais la solution, et les chômeurs indemnisés ou autres bénéficiaires de revenus de transfert ne sont pas des rentiers (terme polémique utilisé par les « métiers du social » pour prohiber l’idée même de revenu de base inconditionnel) ni les cellules cancérigènes d’un corps en crise qui s’imaginait sain. Qu’il crève. Et voyons ce que nous pourrions tirer de sa charogne vers la résilience.

      Ça a déjà pété, mais ça prendra du temps pour que tout le monde s’en rende compte.

      1. Ça a déjà pété, mais ça prendra du temps pour que tout le monde s’en rende compte.

        Effectivement, cela prendra un certain temps.

    2. Bonjour,

      Pascal, je partage votre analyse, en pire, sauf que pour moi, non, la morale (chose suspecte) et l’éthique (domaine du rêve) ne sont pas mortes.

      Notre âme ? Vous voulez parler de notre conscience, je présume.
      Vous semblez faire de l’Homme beaucoup de cas.

      Rien que de très naturel à ce qui va se produire, selon moi.
      Le domaine du vivant est celui des cycles, et c’est folie de l’Homme que d’avoir cru s’en être affranchi.

      Je crois surtout que c’est l’Homme dans sa multitude, ses illusions, et ses organisations sociales qui est menacé.
      Sa conscience, ma foi, difficile de dire ce qu’il en adviendra. Elle tirait surement parti de l’abondance dont nous bénéficions, pour l’instant encore. Mais c’est dans le combat pour la survie qu’elle s’est forgée ; Alors dans l’adversité, peut-être se développera-t-elle encore.
      Elle dispose en tout cas encore de beaucoup de marges, me semble-t-il.

    3. Tout à fait juste.
      J’ajouterais autre chose:
      Comment maintenir une croissance continuelle dans un monde dont les ressources sont finies (au sens « limitées »)?
      La croissance des uns doit donc se faire au détriment des autres.

      Encore une petite réflexion, dont les implications font froid dans le dos.
      Quels sont les pays concernés par la crise?
      Les pays nord-occidentaux me direz-vous.
      Oui, mais en fait il s’agit des membres de l’OTAN, organisation guerrière et hégémonique s’il en est…

      Conclusion?

  28. est ce qu’il faut sauver le grand frère bryan ?

    Non, parce que je suis à sec là, heu raisin sec pardon.

    quel stroumpherie.

  29. M Leclerc! Vous n’êtes pas le seul à en appeler aux socialistes, pour qu’ils fassent mieux!
    Ce texte bien qu’un poil longuet est aussi limpide que pertinent, à l’image de beaucoup des vôtres.

  30. La conceptualisation de la solution à la crise de la dette européenne est simple: mutualisation de la dette des états européens, inflation contrôlée (faire payer les rentiers et la spéculation stérile) pour la purger, proscrire tout budget de ministères et d’états en déficit (règle tacite mais punition des incompétents par le vote), mise en place d’un système monétaire international nouveau (panier de monnaie)
    Evident à concevoir, KKolossal à mettre en place !

    1. @Pol,

      comment fait on dans la situation actuelle pour créer de l’inflation contrôlée? Je parle bien sûr de vraie inflation, celle qui augmente le prix des denrées et des salaires et diminue le poids des dettes? C’est à dire une inflation qui ne détériore pas le pouvoir d’achat des ménages et ne se reporte pas entièrement sur la spéculation sur les matières premières, les valeurs mobilières ou l’immobilier parisien ou chinois?

      1. @chris06
        La BCE ayant repris à son compte l’ensemble des dettes des états crée de la monnaie avec laquelle elle rembourse ses créanciers !
        (Par ailleurs on punit la spéculation stérile et indexe le revenu minimum sur l’inflation)
        L’inflation est toujours favorable au débiteur et nuisible au créancier.

  31. @ Denis

    Bienvenue ! La question que l’on doit se poser, c’est de savoir si il est trop tard pour éviter le pire et si les hommes politiques font vraiment ce qu’ils peuvent pour éviter le pire. Personnellement, je ne le pense pas.

    Il y a bien longtemps que je ne me pose plus cette question.

    Ils ne peuvent changer les choses car ils se connaissent et s’entretiennent bien tous ensemble en coulisses depuis des lustres, comme quoi les meilleurs restaurateurs de la terre ne font peut-être pas non plus le meilleur bien alimentaire des êtres, surtout pour les plus affamés et les plus écoeurés des êtres en période de disette.

    Vous savez ce n’est pas non plus sans raison lorsqu’au début d’intervenir de temps en temps sur le blog de Paul j’ai choisi de prendre le pseudo de Jérémie.

    Quiconque se livre pourtant trop au commerce se rend en réalité beaucoup plus esclave graduellement de toutes ces choses.

    Ce qui est élevé chez les grands de ce monde est pourtant bien une grande abomination morale dans les écritures.

    Irrité autrefois par la prédication du prophète, le commissaire en chef du temple met le prophète aux ceps toute
    une nuit. Du coup, Jérémie envisage de renoncer à prophétiser en vain pour ses semblables, mais il ne peut garder
    le silence, c’est plus fort que lui.

    Le monde de nos jours n’est en réalité qu’un grand rêve mondain bien entretenu par la plupart de nos élites mondiales et commerciales, voilà donc aujourd’hui la bien triste et désolante réalité de notre civilisation,
    et en plus ils ont encore le toupet de vous dire que la crise du monde est finie. C’est pas croyable !

  32. C’est fait: l’or a passé la barre des 1600$ l’once, je rappelle qu’après guerre c’était 35$ l’once.
    C’est un signe évident de manque de confiance dans le papier monnaie ou autre.
    Dans le livre de Pierre Leconte « La grande crise monétaire du XXIième siècle a déjà commencé » édité en décembre 2007, l’auteur prévoyait que l’or allait évoluer dans une fourchette comprise entre 1400$ et 2100$ l’once (à l’époque on était à 700$ l’once, dans les années 90 à 200$ l’once)
    Sa prévision est en voie de réalisation: il fallait acheter de l’or à l’époque et mieux dans les années 90.

    1. Le plus amusant c’est que beaucoup d’achats d’or se font sur de « 

      l’or papier

      et à l’aide des instruments de spéculation habituels de nos amis financiers.
      Soyez plus concret tenter d’aller acheter et d’obtenir de l’or physiquement , essayez de rencontrer les gens qui vendent de l’or pour comprendre leur motivation.

      Si vous n’en trouvez pas, il vous reste à vous inscrire à un stage d’orpaillage dans l’une des rivières du sud de la France.

      Il y a toujours plusieurs méthodes pour prendre son temps.

      1. USA entrée en application de la loi Dodd-Frank : La section 742(a) de cette loi sur la “protection des investisseurs” mettra fin dès le 15 juillet aux marchés de gré à gré sur les métaux précieux, y compris l’or et l’argent.

        Ce qui signifie que désormais les particuliers lambda ne peuvent intervenir sur les marchés des métaux qu’à condition de se faire livrer physiquement sous 28 jours.

        C’est un petit pas dans la bonne direction, il suffit de l’étendre aux hedge funds pour que la spéculation s’effondre. Il parait évident que le particulier lambda peut toujours investir dans un fonds consacré à ces supports du moment qu’il confie ses fonds à un spéculateur professionnel.

        En tout cas, c’est l’intention qui compte. et c’est aux usa donc vous pouvez toujours vous inscrire au stage d’orpaillage en rivière.
        Parce que coté livraison d’or papier certains vont vite déchanter.

    1. Oui c’est possible, rassurez-vous ça ne dure pas longtemps, faut juste connaître les périodes, ne vous plaignez pas je n’éprouve pas tout le temps le goût d’importuner les gens sur ces questions. J’éprouve parfois l’impression de nuire à la qualité de lecture du blog pour les autres intervenants plus agés et calés sur la question économique ou financière, aujourd’hui et demain je tacherais alors de vous épargner cela progressivement.

      Vous verrez c’est possible, par contre ils ne pourront pas toujours modérer plus longtemps les êtres un peu plus sanguins et écoeurés surtout si la crise perdure dans le temps, voilà c’était juste pour vous dire cela sur ce fil.

  33. Anecdote : François Hollande c’est bien fait avoir avec des montage de crédits à taux variables dans sa municipalité . C’est à mon avis assez révélateur . Quant aux bons Daniel Cohen et Fitoussi comme économistes … Comme aurait dit Marx a sa maniére biaisée , l’initiative viendra
    des masses . Mais là on est encore au XIX siécle à espérer du politique et de l’idéologique .
    Heureusement il y a d’autres initiatives qui ne font pas la une des médias .
    Malheureusement la ‘masse’ est bien anéthésiée au regard des perspectives , on a affaire , je
    crois à un gros matelas de couches moyennes ( couches c’est le mot , çà renvoie au nursing de Brzezsinsky ) . L’adhésion aux réglementations sécuritaires me semble significatif . Le pessimisme a peut étre au moins la vertu de les réveiller , d’autant plus qu’on atteint un seuil
    critique où la couche est menacée .

  34. La gauche genre Martine Aubry ou la droite type Fillon ne sont absolument pas différentes, c’est la même analyse, la même idéologie ou pour être plus clair les mêmes formations, le même milieu social menant aux mêmes choix…

    Pour eux la désindustrialisation n’est pas le fait d’un capitalisme parfaitement logique qui privilégie uniquement la maximisation du capital engagé par quelque moyen que ce soit mais le fait d’un système social dépassé, devenu intenable face à la montée des émergents.
    Ce système social, le nôtre, étant trop préoccupé de protéger les plus faibles et d’assurer la meilleure répartition des richesses produites entre tous.
    Ils pensent : liberté, égalité, fraternité…avec les travailleurs chinois, indous, africains !
    Il ne leur vient pas à l’idée que l’on puisse penser : liberté, égalité, fraternité pour les travailleurs chinois, indous, africains avec les travailleurs Français, allemand, étatsuniens…

    1. Lorsque vous êtes un entrepreneur capitaliste, votre objectif est de faire le maximum de profit.
      Or avec l’amélioration des conditions de vies des salariés qui s’est produite dans les pays riches pendant les trente glorieuses, ce taux de profit a baissé, d’autant plus que la crise énergétique des années 70 est passé par là.
      Pour rebondir il fallait inventer la révolution néo-libérale, celle qui à mis en concurrence tous les salariés de la planète. A ce jeu là il est évident que le taux de profit va être démultiplié par l’exploitation de salariés aux conditions de vies digne du XIXième siècle, d’où la tendance à délocaliser chaque fois que possible. Ce faisant l’entrepreneur capitaliste fait d’une pierre deux coups, puisque le chômage augmentant dans les pays riches, cela fais baisser les revendications salariales dans ces pays riches. Pour être complet il semblerait que concernant l’Europe dans son ensemble 2/3 des échanges se fassent en intra-UE et 1/3 hors de l’UE, donc les délocalisations ne seraient qu’une cause minoritaire de la baisse tendancielle du niveau de vie des salariés dans l’UE. La cause prépondérante serait ( selon un point de vue marxiste) la tendance multi-décennale à la captation des gains de productivité par le capital au détriment du travail. Ce qui confirme bien que le slogan: « Travailler plus pour gagner plus », est une arnaque grandiose!

  35. Vous y viendrez au remplacement des devises par des bonnes actions réalisées pour pouvoir manger et vivre.. Vous y viendrez !! Sourires ..

    1. En bon français , on dit :  » je vis de bonne soupe et non de beaux discours  »

      Mais les vers de Molière courent , à votre aune ,le risque d’être rangés au rayon des devises .

      Et pour le moment , la soupe des pragmatiques hémiplégiques n’est bonne pour personne , sauf quelques illuminés sordides .

      1. Bien vu Juan..
        L’économie réelle, c’est le litre de bonne soupe et non son prix en devises..
        Alors autant remplacer les devises (économie virtuelle) en bonnes actions tangibles..
        Sourires..

  36. L’or poursuit son envolée et dépasse 1610 dollars l’once.

    Le métal jaune est tiré vers de nouvelles cimes par une série de facteurs qui incitent les investisseurs à la prudence en matière de placements et les poussent à se précipiter vers les actifs jugés les plus sûrs, comme les métaux précieux.

    Leurs nerfs sont mis à rude épreuve en ce moment par la crise des dettes souveraines en zone euro, les négociations toujours infructueuses sur le plafond de la dette publique aux Etats-Unis, mais aussi les tests de résistance bancaires européens qui ont peiné à rassurer les épargnants sur la santé du secteur.

    http://www.romandie.com/news/n/L_or_poursuit_son_envolee_et_depasse_1610_dollars_l_once190720111007.asp

  37. Je suis en colère
    Si on regarde se qu’on fait nos hommes politiques ces dernières années ,ils ont pris des décisions sans consulter la base , 35h , nucléaire , impôts « montée ,descente » , grand chantier , exonération de touts sorte ,toutes ces lois qui n’avaient qu’un seul but , soit enrichir un peu plus ceux qui l’étaient déjà , soit se donner la possibilité d’être réélus , il n’était pas rare de voir une entreprise changer de département avec fanfare et trompette dans le seul soucis d’être exonéré de charges pendant mini 5 ans , et de montrer qu’un politique pouvait créer de l’emploi dans sa région , foutaise lorsque vous enlevé 20 emplois pour les mettre 20kms plus loin , vous crée une seule chose un dérèglement du secteur sur lequel vous le faite , avec en prime une exonération de charges donc un manque à gagner pour le sociale . Et aujourd’hui quand j’essaye de m’informer,
    DSK. La surprenante révélation d’Anne Mansouret
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    Bernadette Chirac ne fera pas appel de l’invalidation de son …
    Prix du carburant: Eric Besson défend le patron de Total
    Grands titre Google actualités politique et économique, je crois qu’on est mal barré

  38. Votre attention SVP: notre président, toujours prompt à aller chercher la croissance avec les dents, rend hommage aux sept azimutés du FAMAS irréversiblement devenus eux-mêmes.com.

    1. « Mourir pour des idées, l’idée est excellente.
      Moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eu.
      Car tous ceux qui l’avaient, multitude accablante,
      En hurlant à la mort me sont tombés dessus.
      Ils ont su me convaincre et ma muse insolente,
      Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
      Avec un soupçon de réserve toutefois:
      Mourrons pour des idées d’accord, mais de mort lente,
      D’accord, mais de mort lente. »
      Brassens

  39. Mardi 19 juillet 2011 :

    Espagne : le Trésor émet 4,45 milliards d’euros de bons 12-18 mois, taux en forte hausse.

    Le Trésor espagnol a émis mardi pour 4,45 milliards d’euros de bons à 12 et 18 mois, a annoncé la Banque d’Espagne, le pays souffrant d’une forte hausse des taux d’intérêt dans un contexte de tension sur les marchés.

    Les taux ont particulièrement bondi sur l’émission à 12 mois, à 3,702 %, contre 2,695 % lors de la dernière émission de cette échéance le 14 juin, tandis que sur celle à 18 mois, ils ont également augmenté, à 3,912 %, contre 3,26 %, également le 14 juin.

    Ces taux sont aussi très supérieurs à la tendance du marché, les bons espagnols à 12 mois ayant clôturé lundi à un taux de 2,100 %, ceux à 18 mois à 2,350 %.

    http://www.romandie.com/news/n/Espagne_le_Tresor_emet_445_mrd_d_EUR_de_bons_12_18_mois_taux_en_forte_hausse190720111107.asp

  40. @ Paul Jorion

    Maintenant que vous voici connu et reconnu, pourquoi pas organiser une petite tournée aux USA afin de leur faire entendre votre point de vue et vos propositions ?

    Tel que vous êtes parti, vous obtiendrez sans difficulté quelques prime-time télévisés et des tables rondes de prestige.

    Rien que de faire connaître votre intention d’aller là-bas vous ouvrira de nombreuses portes : universités, journaux, fondations, etc.

    Un rêve ? Chiche, I had a dream …

    1. Le plus grand malheur qui puisse arriver à une personne dans sa vie c’est qu’elle devienne trop connue, alors on l’a sollicitera sans cesse dans les médias afin qu’elle puisse également à son tour exprimer son propre point de vue et exprimer ses propositions, et sa famille et sa santé vous y pensez un peu ? Dans ce monde ou il devient constamment une obligation pour tous de devenir une star, une étoile, quelqu’un d’utile, de productif, d’important, de prestigieux, afin qu’on puisse pareillement se rappeler d’abord de vous dans l’histoire, mais si demain plus grande panne de courant comment fait-on alors pour mieux parler progrès et meilleure assurance vie aux êtres ?

      L’Amérique aujourd’hui ne serait-ce pas plutôt le dernier pays au monde ou il faudrait partir
      en avion, en voiture, à la nage, à pied, à vélo aussi bien pour les autres que pour soi même.

      1. Ne croyez pas que cela soit une chimère.

        Oui, Monsieur Paul, je connais un peu l’Amérique du Nord pour y avoir vécu 3 ans.
        Les mayonnaises y prennent tout aussi bien qu’ici quand les bons ingrédients y sont assemblés. Vous êtes et vous avez les bons ingrédients. Seul l’ordre d’incorporation diffère. Il suffit souvent de penser à rajouter un soupçon de sucre à la fin, celui que les américains affectionnent tant dans la sauce César. Ça adoucit leurs mœurs.

        Je comprendrais cependant fort bien vos réticences à vous lancer. Qui pourraient aisément s’expliquer par votre passé là-bas et l’attitude somme toute renégate (vu des US) qui fut la vôtre. Une sorte de serpent réchauffé dans le sein de l’Amérique, dans ce qu’elle avait de plus intouchable, de plus précieux aux yeux de l’américain moyen, à savoir son rêve de propriété privée (enclosure). Votre esprit insoumis et observateur a démontré l’irréalisme du système tel qu’il dérivait. Bref, vous avez un peu cassé le mythe américain.

        Rassurez-vous, les américains ont au moins une grande qualité, celle de changer du tout au tout quand il s’agit de survie, de leur intérêt. Ils appellent cela le pragmatisme. Ils vous écouteront si vous leur démontrez qu’ils se sont trompés. Ou plutôt qu’on les a trompé. Et qu’ils ont tout intérêt à changer. Ils ont plus à perdre qu’à gagner à ne pas le faire.

  41. juan nessy
    19 juillet 2011 à 10:45

    Post scriptum : comment arrive-t-on sur le blog de Paul Jorion , ou tout autre , « par hasard »?

    à titre strictement perso, c’est Fukushima qui m’a conduit sur ce blog…
    amitiés militantes à toutes z’é à toussss…

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