L'actualité de la crise : LES MÉGABANQUES MÈNENT LA DANSE, par François Leclerc

Billet invité.

Au fil des péripéties qui se succèdent et de l’attente qui se prolonge, les Européens voudraient parvenir à réaliser trois démonstrations. Au risque de poursuivre leur dérapage pour tomber dans le gouffre, ce qui à ce degré d’inconséquence ne peut pas être exclu, l’Italie venant d’émettre de la dette à 5 ans et 15 ans aux taux records de 4,93% et 5,90%. En attendant, ils tournent autour du trou, ce qui va de soi s’agissant de la dette.

1. Un transfert du privé au public de la dette souveraine grecque pourrait sous une forme ou sous une autre être obtenu, la part prise par les Etats n’étant pas encore décidée. La BCE aura entretemps acheté de la dette espagnole et italienne pour stabiliser dans l’urgence le marché, après avoir clamé que l’on ne l’y reprendrait plus. Les banques ayant trouvé en l’Institute for International Finance (IIF) le meilleur interprète de leurs intérêts, prêtes à faire la part du feu à condition d’avoir des garanties pour le futur et que leur geste ne soit pas renouvelé. C’est en cours de discussion.

2. Le débat sur les conséquences d’un défaut sur la dette (ou événement de crédit) apparaît pour ce qu’il est : le cache-sexe de la défense des intérêts du système financier. Comme en témoigne d’ailleurs la menace réitérée que vient de prononcer la BCE à l’égard des Irlandais : « Si vous touchez aux obligations seniors émises par les banques dont vous financez la restructuration, je leur coupe les vivres ! ». La crise actuelle peut se décrire comme un affrontement feutré entre les Allemands et la BCE, les premiers voulant impliquer financièrement les banques (d’autant que l’addition ne serait pas si élevée pour les leurs) et la seconde y faisant obstacle de tous ses moyens, au nom d’intérêts supérieurs non clairement identifiés. L’IIF est sur l’étroite ligne de crête.

Il en ressortirait, si le plan de celle-ci était retenu dans son principe, le report du retour sur le marché de la Grèce … aux calendes grecques. Ce retour hypothétique restant toutefois l’argument-clé pour exiger la réduction précipitée du déficit public, condition préalable à ce que les taux baissent et que tout le monde soit content. Enfin, presque tout le monde, car les Etats européens risqueraient fort de devoir assumer, au final de l’exercice, le défaut de remboursement de la dette grecque, même achetée avec décote ! Car, selon la BCE, le pic de la dette grecque devrait être atteinte en 2012, mais à la condition que le gouvernement persévère « dans la consolidation budgétaire et l’application totale des réformes structurelles et des programmes de privatisations ». Une paille  !

A noter, pour la petite histoire que si les Etats devaient être remboursés, ils réaliseraient une excellente opération financière, à l’instar des hedge funds qui se risquent à de telles spéculations, payés à maturité plein pot pour des obligations achetées au rabais, si aucun défaut n’intervient.

Sortie des marchés, le remboursement de la dette pourrait être nettement plus étalée, rendant plus vraisemblable celui-ci. Cette constatation élémentaire, qui diminuerait la pente du toboggan dans lequel le pays a été très inconfortablement assis, n’est visiblement pas partagée, car l’objectif est de profiter de l’occasion pour réaliser à chaud les réformes structurelles qui sont dans toute l’Europe recherchées, afin d’alimenter la chaudière du système financier. A son tour, Giulio Tremonti, le ministre italien des finances, vient de proposer d’inscrire la règle d’or de l’équilibre budgétaire dans la constitution.

3. Dans les pires conditions, la mutualisation de la dette des pays de la zone des tempêtes progresserait forcée et contrainte. Non pas avec l’objectif de favoriser une relance économique permettant de stopper l’approfondissement de tendances récessives prononcées dans toute l’Europe, mais a minima, dans l’espoir d’être remboursé du portage des dettes contractées à cause de la crise financière.

Cette vision étriquée porte, comme on le verra, en elle même son propre échec. Elle n’est pas à la hauteur de la crise financière qui se poursuit et va inexorablement atteindre de nouveaux pays, ce qui est largement engagé en dépit de toutes les dénégations. Les critiques qui pleuvent sur les agences de notation sont l’expression même du déni dans lequel les décideurs européens se complaisent. Tout à leur logique, ils se raccrochent aux fragiles branches à leur portée tandis que le sol se dérobe progressivement sous leurs pieds.

Si l’on voulait un symbole exprimant au mieux la situation, on le trouverait sans conteste dans la tenue, aujourd’hui à Rome, d’une nouvelle réunion associant l’Institute for International Finance (IIF), la BCE et la Commission européenne, des représentants des compagnies d’assurance et du gouvernement grec. Pour sauver les apparences, elle est présidée par un représentant du Trésor italien, mais l’on sait que c’est l’IIF qui en est le pivot. Ce sera la quatrième réunion de cet aréopage, qui semble seul capable de faire progresser le dossier.

Le symbole sera d’autant plus fort que cette réunion se substituera dans les faits au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement que le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, a vainement tenté d’organiser demain vendredi. Elémentaire : les leaders ne peuvent que voler au secours de la victoire, sauf à déchoir ! Le sommet se tiendra donc, « en temps opportun » selon la Commission, pour avaliser si tout se passe bien (façon de parler) le plan des mégabanques.

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147 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES MÉGABANQUES MÈNENT LA DANSE, par François Leclerc »

  1. MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE :

    le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

    http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

    8 mai 1945 : fin de la Seconde guerre mondiale.

    2 décembre 1945 : le gouvernement de Charles de Gaulle nationalise la Banque de France, et aussi les grandes banques françaises.

    En fait, en 2012, il suffira de voter pour les bonnes personnes.

    1. En fait, en 2012, il suffira de voter pour les bonnes personnes.

      Très bien BA. C’est qui les « bonnes personnes », histoire que l’on arrête de tourner autour du pot ?

      1. Bon je sais que ce n’est pas bon ici de promouvoir le candidat dont je vais parler, mais la proposition de M. Mélenchon que les États empruntent directement à la BCE, ressemble presque à une nationalisation… faisable ou pas, c’est sur que c’est un point clé de la proposition, mais l’intention semble y être.

      2. Petit extrait du programme de « Salut public » (sic) de Jean-Pierre Chevènement :

        « — Dans votre programme, vous considérez que les antinucléaires font «du terrorisme intellectuel» !

        J-PC : On ne remplacera pas de sitôt, pour des raisons purement économiques, l’électricité tirée du gaz et du nucléaire, bien moins chère que celle provenant des énergies dites renouvelables. Les antinucléaires ont l’esprit de secte. Dans leur vision, l’esprit critique, le doute méthodique n’ont pas leur place. L’accident de Fukushima est d’abord un accident naturel. Tokyo Electricity, l’opérateur nippon, n’a pas pris toutes les précautions nécessaires. L’industrie nucléaire doit rester dans le giron de la puissance publique. « 

        http://www.politique-actu.com/elu/pour-programme-salut-public-jean-pierre-chevenement/285970/

        Doit sûrement avoir un poste pour notre Claude Allègre national !

      3. le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

        à BA: aucun de ceux que vous citez ne proposent cela, même pas la nationalisation des banques -qui ne veut rien dire si elle ne sont pas sous contrôle social, au minimum d’un gourvernement des travailleurs-.
        Lisez leurs programmes: tous sont altercapitalistes.

      4. Pardon d’insister, mais j’ai trouvé ceci sur le site du front de gauche:

        A cette fin la BCE doit être transformée dans ses missions pour être mise au service des populations et soumise à un contrôle démocratique. Ce qui nécessite aussi, au niveau des Etats un processus de réappropriation publique des systèmes bancaires et de crédit.

      5. Concernant le Parti De Gauche :

        – constitution d’un secteur public bancaire, avec notamment un pôle dédié au financement des biens publics

        – levée du secret bancaire

        – nouvelle procédure pour traiter les défaillances des établissements financiers en conformité, incluant, entre autres, la nationalisation sans indemnisation des établissements défaillants, la faillite organisée et sécurisée (faillite des opérateurs, reprise des dépôts éventuels et crédits socialement utiles par le secteur public bancaire, sécurisation du crédit interbancaire et des crédits aux entreprises non financières, etc.)

        http://programme.lepartidegauche.fr/programme/4-chapitre-1–refondation-republicaine/10-8-controler-lactivite-bancaire

      6. à BA: lisez bien ce que vous avez posté ou écoutez bien de le discours de Stalingrad:
        à aucun moment il n’est question de nationaliser,
        et encore moins bien sûr de socialiser le secteur bancaire.
        Seulement de faire un pôle public.
        Ni de nationaliser aucun autre secteur clé.
        Il s’agit bien d’altercapitalisme, comme le proclament certains dirigeants du FdG,
        compatible avec les places de députés et ministres négociés avec le futur Zapatero français…
        Autrement dit, ce blog est mille fois plus sérieux et intéressant.
        Ne perdons pas de temps avec les rustines.

      7. @Charles A.
        Ayant approfondi la question, vous avez raison.
        Le plan du Front de Gauche est de créer un pôle public bancaire en concurrence avec les banques déjà existantes pour ne pas avoir à gérer les actifs pourris de ces dernières.

        Bonne ou mauvaise idée?

      8. Ce qui est une mauvaise idée, c’est de ne pas exproprier le capital,
        de tenter en vain de le remettre sur pied.
        Quand la bête à l’agonie menace de toutes les barbaries,
        la bonne idée, le bon sens, c’est l’euthanasie,
        prélude indispensable à la démocratie.

        Je sais, il faudra encore quelques années de misère accrue,
        de catastrophes écologiques, de répression sauvage,
        et quelques guerres pour que la majorité s’y résolve.
        L’important, c’est, pour limiter les dégâts,
        que la majorité d’entre nous s’y préparent, rassemblent,
        et organisent ceux qui sont déjà dans la course.

      9. Charles A, tu as raison. C’est trop peu. Le Front de Gauche devrait aller plus loin : nationalisation de toutes les banques.

        La banque, le crédit, la monnaie sont des services publics.

        La banque, le crédit, la monnaie doivent être un monopole d’Etat.

    2. Votez pour moi BA, pour une Europe Fédérale ! Le palais du Luxembourg honorera la nation française dans sa reconversion en musée, c’est promis BA.

      1. Je vois qu’on peut compter sur vous pour garder le musée, on vous laissera un ou deux sénateurs valides pour vous assister 🙂

      2. Le 4 février 2008, à Versailles, quels sont les sénateurs qui ont voté « contre » ?
        Le 4 février 2008, quels sont les sénateurs qui ont sauvé l’honneur ?
        Réponse :

        UMP :
        Contre : 4. – MM. André Lardeux, Roland du Luart, Mme Lucette Michaux-Chevry et M. Charles Pasqua.
        Parti Socialiste :
        Contre : 30. – MM. Bernard Angels, David Assouline, Mmes Maryse Bergé-Lavigne, Alima Boumediene-Thiery, MM. Jean-Louis Carrère, Michel Charasse, Pierre-Yves Collombat, Roland Courteau, Jean Desessard, Michel Dreyfus-Schmidt, Mme Josette Durrieu, MM. Charles Gautier, Jean-Pierre Godefroy, Claude Haut, Mmes Annie Jarraud-Vergnolle, Bariza Khiari, MM. André Lejeune, Alain Le Vern, Jean-Pierre Masseret, Marc Massion, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Michel, Michel Moreigne, Daniel Percheron, Marcel Rainaud, Gérard Roujas, Claude Saunier, Jean-Marc Todeschini, Robert Tropeano et André Vantomme.
        Communistes, républicains, citoyens :
        Contre : 23. – Mme Eliane Assassi, M. François Autain, Mme Marie-France Beaufils, MM. Pierre Biarnès, Michel Billout, Mme Nicole Borvo Cohen-Seat, MM. Robert Bret, Jean-Claude Danglot, Mmes Annie David, Michelle Demessine, Evelyne Didier, MM. Guy Fischer, Thierry Foucaud, Mmes Brigitte Gonthier-Maurin, Gélita Hoarau, MM. Robert Hue, Gérard Le Cam, Mme Josiane Mathon-Poinat, MM. Jack Ralite, Ivan Renar, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean-François Voguet.
        RDSE :
        Contre : 1. – M. Bernard Seillier.
        Non inscrits :
        Contre : 2. – MM. Philippe Darniche et Bruno Retailleau.

        http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2007-2008/99020416.asp

        Si les « contre » avaient gagné, il y aurait eu un référendum sur le traité de Lisbonne.
        Malheureusement, les « pour » ont gagné.
        Et il n’y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne.

      3. à BA :

        Plus amusant encore, le PS s’est massivement abstenu : 32 pour, 121 contre mais142 abstentions, sur 300 députés/sénateurs : députés 17 pour, 91 contre, 93 abstenus, 3 absents, sénateurs 15 pour, 30 contre, 49 abstenus, 2 absents Si au lieu de s’abstenir, ils avaient voté contre,  » les « contre » avaient gagné, il y aurait eu un référendum sur le traité de Lisbonne.
        Malheureusement, les « pour » ont gagné.
        Et il n’y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne. »

        http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/04/431513-Traite-de-Lisbonne-decouvrez-comment-ont-vote-votre-depute-et-votre-senateur.html
        le député PS du Nord, Marc Dolez : « Alors qu’en votant non, les parlementaires de gauche peuvent imposer au président le référendum dont il ne veut pas, le boycott revient à renier les engagements pris ».

        ce vote était pour rendre la constitution française compatible avec le traité,

        puis le vote à l’assemblée, trois jours plus tard, pour ratifier le traité :
        121 pour, 25 contre, 17 abstentions, 42 absents (205 députés PS)
        http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp
        Subitement, les abstentionnistes votent…pour le traité.

        C’est beau la politique…

      4.  » Je juge déplorable la position du groupe Socialiste de l’Assemblée Nationale, annoncée ce jour, de boycotter la réunion du congrès de Versailles, le 4 février, pour la révision de la Constitution préalable à la ratification du Traité Européen.

        Alors qu’en votant non à la révision de la Constitution, où la majorité des 3/5 est requise, les parlementaires de gauche peuvent imposer au Président de la République le référendum dont il ne veut pas, le boycott revient à renier les engagements pris et à se rendre complice de cette forfaiture qui consiste à faire adopter par le parlement un projet de traité précédemment repoussé par le peuple.

        Profondément attaché au respect de la souveraineté populaire, je refuse pour ma part de cautionner cette indigne complicité et me rendrai donc, le 4 février, au congrès de Versailles pour voter non.

        Marc Dolez »
        http://www.marc-dolez.net/article-15443057.html

        http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/04/431513-Traite-de-Lisbonne-decouvrez-comment-ont-vote-votre-depute-et-votre-senateur.html
        SCRUTIN PUBLIC SUR l’article unique du projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l’Union européenne, le traité instituant la Communauté européenne et certains actes connexes : http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp

    3. La nationalisation des moyesn de production ne répond absolument pas au problème systémique causé par la monnaie! C’est un coup d’épée dans l’eau.

      1. Mais PAS TOUS les moyens de production !

        Pas tous !

        Simplement quelques-uns :

        le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;

        http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance

        Entre 1944 et 1946, il y a eu effectivement certaines nationalisations.

        Mais il n’y a pas eu nationalisation de tous les moyens de production de France.

    4. Oui ,la protection sociale,les services publics,si âprement élaborés par le Président De Gaulle,le CNR,et bien d’autres,ont été laminés ces derniers temps.
      En somme l’ultra libéralisme déchaîné par une bande organisée de banksters-voyous a « gagné » comme le disait Soros1e à sa manière,ou bien avant,Lénine.
      Je commencerai donc par éliminer.
      Puis j’éliminerais encore s’il le faut bien sûr.
      Enfin,en cas de malheur,il faudra donc entrer Véritablement en Résistance.
      L’essentiel du programme auquel j’adhére est ici,sur ce Blog.

      1. Concernant le Parti De Gauche :

        – constitution d’un secteur public bancaire, avec notamment un pôle dédié au financement des biens publics

        – levée du secret bancaire

        – nouvelle procédure pour traiter les défaillances des établissements financiers en conformité, incluant, entre autres, la nationalisation sans indemnisation des établissements défaillants, la faillite organisée et sécurisée (faillite des opérateurs, reprise des dépôts éventuels et crédits socialement utiles par le secteur public bancaire, sécurisation du crédit interbancaire et des crédits aux entreprises non financières, etc.)

        http://programme.lepartidegauche.fr/programme/4-chapitre-1–refondation-republicaine/10-8-controler-lactivite-bancaire

        Concernant le parti « Debout la République » :

        1/ Mettre au pas la finance pour la remettre au service de l’économie réelle.
        Séparer de nouveau les activités de banques d’affaires et de banques de dépôt.
        Renforcer le pôle public dans la banque de dépôt par la réappropriation publique d’une banque pour mettre fin à l’inflation continue des frais et services bancaires qui sont une rente toujours plus lucrative pour le système financier.

        http://www.debout-la-republique.fr/-Le-projet-politique-.html

    5. Pour ma part, dans l’optique d’un désaxage salutaire vers la gauche (vous savez, le vieux machin liberté, égalité, fraternité), d’un reboot constitutionnel démocratique dont on ne pourra se passer tant nationalement qu’au niveau de l’Europe, ce sera le Front de gauche. D’aucuns diront que ce n’est pas le lieu, mais je suis certain que ce débat s’imposera ici à l’approche de 2012. Parler de la situation économique sans entrer dans le champ politique relève à mes yeux de la même ânerie du « toutes choses égales par ailleurs ».

      1. Merci, L’Argentin… Ça fait des mois que je me demande, en lisant ce blog, avec passion, d’ailleurs, vu l’excellent niveau des posts proposés et de la plupart des commentaires, quand on en viendra à parler concrètement des échéances qui approchent. Et de la construction d’un authentique programme politique qui nous donnera du grain à moudre (parole de syndicaliste !) bien au-delà de ces échéances. Pour moi aussi c’est le Front de Gauche. Et pas seulement pour 2012…

      2. Pareil pour moi les copains. Si certains sont défrisés par Mélenchon, qu’il s’attarde sur la lecture de Jacques Généreux, qui est la tête pensante de tout cela et que -moi et d’autres- ont connu avant la percée du FdG.

      3. Les dirigeants PC et ralliés du FdG ont un programme dit altercapitaliste,
        plus à droite que celui de Mitterrand en 81.
        Ils prendront les places de députés et ministres auprès du caviar,
        comme ils l’ont toujours fait…celles qu’ils ont déjà négocié auprès du PS.
        A défaut d’une alternative socialiste, cette alternance fera le jeu du FN.
        Renforçons donc les luttes et l’alternative, la vraie démocratie,
        face aux Zapatero et Papandréou de toujours.

      4. Ainsi que les considérables « La dissociété » et « Le socialisme néo-moderne ».
        Après le passage de Jacques Généreux dans Parlons Net, Paul Jorion avait dit s’être découvert un frère 😉

      5. @Charles

        Si la révolution doit avoir lieu un jour, elle aura lieu. En attendant et parce qu’il faut exploiter la moindre des possibilités de mieux-disant réel, l’échéance électorale de 2012 doit être exploitée au mieux. Je ne vois pas d’autres alternative à gauche, que le PG. Ca ne mange pas de pain d’essayer…

      6. Si, refaire Mitterrand, cette fois-ci en farce,
        autrement dit refaire la Gauche Plus Rien,
        c’est, dans la crise qui ne fait que commencer, faire le lit du fascisme.

        Il faut défendre au contraire, dans les élections comme partout,
        le seul bon sens: exproprier le capital,
        mettre un terme à sa tyrannie.

      7. @Charles

        Il n’y aura pas de révolution avant l’effondrement. Les indignés sont de gentilles personnes qui restent bien dans les clous du politiquement correct. Il n’y a que les anciens soixante-huitards qui se laissent envahir par la nostalgie de leur jeunesse et qui entrevoient la possibilité de refaire quelques communautés qui dureront le temps d’un été et de quelques fleurs (moments agréables cela étant dit) Mais ce qui nous attend si rien n’est tenté dans le cadre actuel, n’aura rien de bucolique. Si un soulèvement se produit et j’y participe, mon but sera de restaurer l’Etat dans ses prérogatives, c’est à dire l’organisation du collectif solidaire. Et croyez bien que comme d’habitude, des gens comme vous, anarchistes, communistes marxiens et autres, vous vous ferez déposséder de vos efforts par ceux qui savent que les structures façonnent la société. Mais vous vivrez mieux vous aussi, ce pour quelques dizaines d’années, ce qui est bien l’essentiel et bien suffisant…

    6. Toujours d’actualité: « Ni Dieu, ni César, ni tribuns, producteurs sauvons nous nous mêmes » Eugène Pottier. L’internationale.
      Sommes nous capables de prendre nos affaires en main? C’est dès la rentrée qu’il faudra agir massivement sans attendre un hypothétique vote providentiel en 2012, qui, même si il devait se produire n’aboutirait à rien sans pression populaire (voir l’exemple de l’Islande).

      1. +1

        La politique c’est tous les jours, pas une fois tous les 5 ans, et pas la peine d’attendre la rentrée ou la révolution (le jugement dernier du larbinat 8) ) pour s’y mettre!

        Politique énergétique du moment: cet été nous créerons une cuve à biogaz ou deux avec mes potes agriculteurs. C’est la grande classe!

        La découverte du jour, vue chez castorama: en caisse une plaquette vous invite à échanger des heures de bricolage entre clients castorama; ceci n’est pas une blague, vous êtes plutôt jardinage, il y a certainement un de nos clients qui est plutôt assemblage, contactez-vous sur casto…

        Sans déconner! Certains de mes semblables attendent encore l’urne nationale ou la filiation catoramienne pour se mettre à la politique…. on n’est pas sortis de l’auberge!

        Salutations anarchistes

        Merci à tous pour la qualité de votre blog

  2. C’est quand même ahurissant.

    Des banques prêtent à la Grèce. Le taux d’intérêt inclut une rémunération pour le risque de défaut associé. Les banques pouvaient même s’assurer contre ce risque via des CDS. La Grèce s’avère insolvable. Les banques ne veulent pas assumer ce risque qui se matérialise. Elles parviennent à convaincre les états européens d’assumer ce défaut à leur place (sous couvert d’effondrement général financier).

    Pourquoi les politiciens européens acceptent-ils cela? La réponse ‘tous pourris’ ne me satisfait pas, même s’il y a sans doute une part de vrai. Et oui un défaut de la Grèce voudrait probablement dire une gestion de problèmes en cascade chez les banques privées, et éventuellement une nationalisation de certaines avec recapitalisation via les fonds publics. Mais il me semble que cela coûterait moins cher que d’assumer l’intégralité des pertes sur fonds publics. Alors quoi? De quoi les politiciens ont-ils peur? Comment les banques les tiennent-elles par les couilles?

    1. Apparaître comme le(s) responsable(s) de l’écroulement du chateau de cartes, si près des élections ! Vous n’y pensez pas !

    2. Un élément de réponse est que les CDS sont du vent : il n’y a pas de lien entre le souscripteur et le risque assuré, comme dit P. Jorion « c’est comme si tu prenais une assurance sur la voiture de ton voisin afin de toucher qque chose s’il a un accident », par ce fait, peut être que le paiement des primes de défaut risquerait de ruiner les émetteurs de CDS qui ont +/- parti lié avec les banques privés.
      Un autre aspect est de voir la liste des pays en risque de défaut de paiement comme des digues, si la plus proche de la tempête lache, la suivante sera attaquée aussitot par les flots, et comme les digues intérieures sont en mauvais état (les dettes espagnoles et italiennes sont dans les mains des banques systémiques françaises et allemandes), c’est tout l’édifice qui risque de tomber ruinant au passage ceux qui ont les moyens d’être ruinés et créant une crise économique à cause d’un blocage financier total.

    3. Ils ne sont pas pourris.
      Ils appartiennent à la même classe sociale,
      qu’ils soient élus de droite ou de gauche n’y change rien.
      Ils servent le capital, qui le leur rend bien,
      en les faisant élire.

      – Mais alors, dites-moi Oscar, le peuple va se soulèver ?
      – Il s’y prépare, monsieur. En attendant, voici votre robe de chambre, monsieur
      – Et vous Oscar ?
      – Je ne me permettrai pas d’opiner devant monsieur…

    4. la réponse est que le monde de la finance est une mafia donc TRES dangereuse et les politiques savent très bien ce qu ils risquent ……… je remets ici un article sur les paradis fiscaux à lire attentivement afin de comprendre à quel niveau d organisation en sont ces gens : quhttp://bloginlondon.wordpress.com/2011/06/12/les-paradis-fiscaux-en-7-vers-illustres/

    5. Mathieu,

      Ne cherchez pas trop. Pour ce qui est des politiques, comme les chefs, ils ont toutes les caractéristiques des serpents et une bonne partie de la progéniture qui bosse dans la finance (la BFI ou gestions) ou rêvent d’y aller. Parceque gérant, market maker, trader ou autres sales, ce sont les méchants, mais concrêtement tout le monde voudrait être méchant.
      Sans compter que les lobbys des financiers ne sont pas les moins puissants. Sans compter la vulgate actuelle des élites qui est celle du modèle libéral de libre échange. Même si l’édifice craque, la conversion des esprits, puis des comportements (ce serait pas dans l’esprit du Siècle) sera longue. Entre les neuneus qui récitent leur cathéchisme depuis Blair House et le traité de MasseTrique , sans y rien comprendre, notamment quant à l’aspect structurant d’une monnaie commune, et ceux qui ont réellement profité de la restructuration libérale emportée par le projet européen des années 90’s, la révolte n’est pas aux portes des leaders d’opinions.

    6. Pour moi, ils n’ont pas du tout peur des banques. Ils agissent ainsi parce qu’ils jugent que c’est la meilleure solution. Principalement pour deux raisons conscientes :

      1- c’est conforme à leur paradigme (: le prix est dicté par l’offre et la demande ; le marché est plus efficace que tout autre mécanisme pour faire des choix ; la recherche de l’intérêt particulier engendre l’intérêt général ; etc.) et ils n’en changeront pas, quels que soient les échecs observés et les démonstrations de l’inefficacité de ce paradigme.

      2- cela leur permet d’accélérer la mise en œuvre de ce paradigme (stratégie du choc). Sans la crise globale, combien d’années leur aurait-il fallu pour forcer les peuples à abandonner leur souveraineté, les structures sociales, etc. ?

      et une raison inconsciente (ou inavouée) :
      3- ils ne peuvent se résoudre à abjurer leur paradigme, car il leur procure un avantage personnel : confier les décisions au marché leur permet de ne pas avoir à prendre des décisions difficiles (la loi du marché, impersonnelle, agit et tranche les différents pour vous)

  3. Pourquoi, et en dépit de vos excellents exposés pour lesquels je vous remercie à cause des précisions factuelles qu’ils apportent, n’admettez-vous pas suffisamment clairement qu’aucune réduction de la dette n’est possible dans ce système?
    A supposer qu’un pays puisse dégager un excédent budgétaire primaire, auquel cas seulement sa dette diminuerait, il est évident que cela impliquerait toujours un gonflement des dettes et insolvabilités privés.
    D’autre part, un seul pays ne serait pas tous les pays, surtout pas en même temps!
    Aucune logique de croissance économique n’y parviendra!
    Il reste cette réalité toute mathématique, selon la formule des intérêts et des intérêts des intérêts (ou intérêts composés) qui établit d’une façon totalement incontournable que les placements financiers grossissent tout le temps. Or, quand les placements grossissent (en dehors des « événements de crédit » évidemment), cela veut dire que la dette (privée et publique!) grossit symétriquement, les deux sommes (créances et dettes) étant toujours identiques et s’annulent constamment à tout montant: la somme de toutes les créances = la somme de toutes les dettes. Le doublement des montants, selon cette formule exponentielle, est de l’ordre de sept à dix ans!
    Il est absolument impossible d’imaginer même un équilibrage! Cela va dans le mur comme vous le savez évidemment!
    C’est bien pourquoi je propose avec une constance obsédante le SMT, seule mesure technique efficace qui conduirait à une réduction organique et efficace des créances et dettes immédiatement et dès à présent. Et, cerise sur le gâteau, un défaut de paiement majeur deviendra tout simplement impossible avec ce système. Les défauts partiels seraient faciles à surmonter.
    Par contre, la réduction et l’établissement des taux d’intérêts autour de zéro réduirait à néant la rente du capital.
    Avantage pour les « capitalistes »: leur capital ne sera plus menacé d’aucun défaut. Enorme sécurité (faible rendement).
    Avantage pour les débiteurs: ils ne seront plus jamais insolvables, en tout cas au niveau systémique ou aju niveau d’un état ou d’une grande institution.
    Avantage pour tous: l’augmentation du revenu du travail dans l’exacte mesur que la rente du capital disparaîtra.
    Inconvenient pour les rentiers: la lente fonte de leurs richesses en excès.
    Je peux comprendre la résistence des milliardaires, mais je ne peux comprendre la passion de vouloir ignorer cette issue qui est partagée, hélas, par la majorité des économistes et des citoyens.
    Pourquoi y a-t-il toujours et encore cette incapacité à penser la monnaie comme étant constamment en mouvement circulaire?
    Pour en savoir plus:
    écvivez à: johannes.finckh@wanadoo.fr, en me laissant votre adresse postale, et je vous enverrai mon petit livre: « quelque chose de nouveau de la planète monnaie » – 20 euros pour les solvables, gratis pour ceux qui ne le sont pas.

    1. Vous avez peut-être remarqué que je me tiens en règle générale à l’écart des débats sur la monnaie. Non pas qu’ils n’ont pas d’importance, mais parce qu’ils m’apparaissent comme une sorte de point de fixation déchaînant de fortes passions, des débats sans fin, et éludant les problèmes dans leur globalité.

      Je ne considère pas pertinentes les explications monétaires de la crise et ne pense pas que les remèdes qui doivent y être apportés peuvent se limiter à ce champ, question de logique !

      Sur vos instigations je me suis toutefois intéressé à Silvio Gesell, que je ne connaissais pas. J’ai aussi révisé ce que je savais du bancor de Keynes, pour rester dans ce domaine monétaire. Mais je suis convaincu qu’avant toute chose une étape doit être franchie : il est impératif de procéder à un gigantesque coup d’accordéon pour réduire drastiquement la masse des capitaux qui parcourent le monde en y faisant beaucoup de dégâts.

      Quant à la manière d’y procéder, je m’inscris dans la lignée des travaux d’Anne Krueger, du temps où elle était directrice générale adjointe du FMI: restructuration mondiale ordonnée sous les auspices d’une autorité à créer. En y incluant des mesures de protection résultant d’échanges de titres avec de nouveaux actifs gagés en utilisant un nouveau panier de devises.

      Viendra ensuite le moment de prendre toutes les dispositions pour que cela ne recommence pas. Fondamentalement, je pense que c’est une distribution équitable des richesses qui est en question. Ce qui ne sera pas exclusif d’autres mesures, comme l’interdiction des paris sur les fluctuations des prix, dont l’objectif est de remettre l’activité financière à sa place.

      La problématique du crédit se posera alors tout autrement, que ce soit pour les Etats, les entreprises ou les particuliers, sans compter bien d’autres ruptures, qui à mon sens sont seules réalistes, même si elles apparaissent lointaines, voire incertaines.

      1. Mais quand méme , si l’euro n’était pas si élevé , la Gréce et d’autres aurait peut étre moins de pb .
        Cet article est interessant , mais ne parle pas justement des effets sur le cours de l’euro .
        Supposons que les politiques arrivent à faire entendre raison aux banques et à la BCE .
        Qu’ ils parviennent à bien nous emballer le défaut grec , sans en faire un paquet cadeau .
        Que d’autres suivent . La Finance US le prenant trés mal , l’euro baisse , mais bien …
        C’est tout benef pour nous , les US et les Japonais ne vendent plus un clou et méme les Grecs
        pourront produire quelque chose .
        Et cerise sur le gateau , je reve là , les Américains font pareil avec leur banques , et leur $ .
        Là , faut que je me pince .

      2. Merci beaucoup, Cher Monsieur Leclerc, pour votre réponse tout en nuances. On peut effectivement vous suivre sur un plan pragmatique.
        Les écarts entre créanciers et débiteurs sont devenus à ce point extrêmes qu’il ne semble plus possible, autrement, de maintenir debout quoi que ce soit si on ne procède pas ainsi.
        Ceci dit, on peut quand même craindre que la confiance – qui, je l’admets, n’est déjà plus vraiment là – dans le fait qu’une dette sera payée sera ébranlée durablement.
        Mais au fond, c’est peut-être un mal pour un bien!
        Car la logique financière et spéculante a quand même beaucoup contribué à créer ce même surendettement qui emportera tout prochainement, un peu partout dans le monde.
        Qui sait, les créanciers seront alors, à l’avenir plus prudents et plus responsables? Rêvons!
        Pour ma part, il me semble, néanmoins, et je l’ai tellement dit et redit, que la monnaie qui est aussi valeur refuge ultime ne peut absolument pas fonder une économie durable et un développement durable, car une telle monnaie est le capitalisme lui-même!
        Tout ce que vous exposez avec tant d’énergie et tant de connaissances de détail pointe clairement dans cette direction.
        Vous pensez que les causes ne sont pas monétaires, moi je pense que si!
        Evidemment, changer de paradigme au niveau de la monnaie reste un problème éminemment politique, nous pourrions nous rejoindre sur un tel point.
        Je ne comprends toujours pas pourquoi l’immense majorité des économistes se maintient dans une admiration servile du grand capital.
        Les très riches sont tout de même seulement une petite minorité, et l’immense majorité de population bénéficierait d’un changement de régime monétaire. Alors, une majorité politique me semble envisageable pour peu que les économistes admettent que la monnaie doit être un tant soit « précarisée » au lieu de rester fétichisée. sans doute, avec ce qui se prépare, les défauts de paiement et les crises systémique en cascade et au niveau mondial impliquant tous, nous avons une notion à quel point l’ordre monétaire dans son ensemble est « fondant » tant que l’on n’introduit pas l’unité monétaire « fondante », histoire des la maintenir durablement vivante.

      3. Ça fait plaisir de vous lire M. Leclerc, vraiment. Tout ce que je lamente est de ne trouver nulle part, un discours similaire au vôtre mais avec moins de technicisme sans toutefois perdre en rigueur. Ce n’est un reproche d’aucune manière puisque j’y trouve mon compte en me voyant forcé à étudier sérieusement vos analyses et leurs dérivations et y gagnant, donc, en connaissances. Je pense qu’il serait utile que quelqu’un se mette sérieusement à une vulgarisation rigoureuse car au final, quelles que soient les décisions qui seront prises ( si d’aventure, quelqu’un va vraiment décider enfin quelque chose ) et leurs conséquences, ce sera la rue qui tranchera. Elle le fera dans l’ignorance des enjeux et guidée par la loi du meilleur propagandiste qui est très rarement porteur de vérités objectives. Dans ce cas-là, il n’y a pas besoin d’être devin pour prévoir de très mauvais jours en perspective.

      4. Fondamentalement, je pense que c’est une distribution équitable des richesses qui est en question

        Absolument d’accord

        Bon, pour en arriver là, démarrons la machine à baffes et à donner des coups de pieds au cul. Pendant que cette machine tournera à plein régime, on aura le temps de se faire une société plus juste qui nous tiendra bien le coup pour une ou deux centaines d’années si on n’est pas trop bêtes.

        Et en ce jour de fête nationale,
        Aux armes Citoyens
        Formez vos bataillons
        Marchons marchons
        Qu’un sang impur abreuve nos sillons

        http://www.blinkx.com/watch-video/roberto-alagna-la-marseillaise/DWNFWGXhpkUlsk2cAINdzw

      5. M. Leclerc écrit ceci:
        « Je ne considère pas pertinentes les explications monétaires de la crise et ne pense pas que les remèdes qui doivent y être apportés peuvent se limiter à ce champ, question de logique ! »
        JF:
        J’aimerais bien que que alliez au fond de cette « question de logique », car là, franchement, pour le moment, ce n’est qu’une affirmation sans beaucoup de consistance!
        A vous suivre vous-même, vous apportez suffisamment d’éléments qui font de la crise de la dette l’événement central! Dès lors, rejeter la critique du fonctionnement même de la monnaie ne tient pas, à mon sens!
        J’ai bien compris que vous n’avez pas très envie de vous expliquer là-dessus, mais là aussi, est-ce donc tenable?

      6. Johannes finckh, c’est juste des maths des moins ou des plus, bien sur on peut jouer sur la monnaie pour gagner du temps, mais y à pas de miracle, c’est trop tard, une dévaluation de l’euro il y a quatre cinq ans avec une gestion du capital à nos frontières, avec une construction fiscal Européenne (avec quelques souplesses, comme pour nos région et les taxes locales) et une ambition d’augmenter le niveau de vie Européen (et plein d’autres trucs bien).
        Là on joue à utiliser la crise pour glorifier le libéralisme:
        http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/HALIMI/20760
        (merci à liervol)
        On est sur un référentiel terre plate, tout les adaptations mathématiques (et monétaire) retardent ou précisent le théorem: la somme des égoïsme est préférable à l’ensemble.

        Il y aura de l’inflation avec ou sans dévaluation (en tout cas au niveau alimentaire c’est sur, revenu agricole 2009: 9000 euros avec une population de 50 ans en moyenne des gens qui ont les reins solides, on le fera pas tout les deux ans, la commission déplace le problème en ouvrant au Mercasur, mais y à toujours des failles, la terre on n’en fait plus, la météo on la fait pas) .
        Et personne n’y est préparé.

      7. Le truc c’est qu’il faut pas raisonner en masculin, pour faire simple, en jeu (les échecs, le jeu de go, l’awale, les échecs c’est le pire, j’aime bien les échecs 🙂 ), mais disons un jeu de go à n dimension (en gros l’important c’est les frontières, on déplace des frontières), mais avec aucun objectif de gagner (du féminin, donc, là où le masculin jouera sur une seule dimension et gagnera à tout prix), juste d’équilibrer les choses (pas de héros, pas de gloire).
        Bref c’est nul 🙂 (mais on a pas le choix).
        Si vous jouez avec la monnaie, vous précisez sur un point (je vais faire féminin, des chaussures, le regard de votre belle mère, la place de tel photo, etc..), ça efface tout le reste (posture social, etc.. tout).
        On les connait si on focalise sur un os ils ce jettent dessus (dixit lamy et la dé-mondialisation), on a pas le choix, chaque posture mathématique sera desservit et validera leurs uniques dimensions (toute la complexité d’une vie social, de choix et de compromis, ce résumera à une photo et ils choisiront celle qui vous déplait, si vous jouez à leurs jeux)

      8. l’inflation, en tenant compte de la quantité de monnaie émise, devrait être très importante et même incontrôlable. Le fait que nous n’avons vraiment une inflation massive est pour moi une preuve de la thésaurisation massive (plus de 90% de la monnaie liquide émise). Le phénomène est encore beaucoup plus extrême au Japon. Pour les dollars, il y en a tellement dans de monde entier! Mais ils ne décelnchent pas, non plus assez curieusement une hyperinflation.
        Ce petit jeu où tous les espaces monétaires se tiennent par la barbichette d’un volume très excessif est une situation monétaire assez inédite.
        Bien sûr, les prix alimentaires et pétroliers augmentent et frappent les plus modestes beaucoup, mais si on croit les statistiques officielles, et si on tient compte que d’autres prix baissent plus ou moins sensiblement, il ne semble pas qu’aujourd’hui une inflation soit déclenchée véritablement. Mais le danger d’hyperinflation existe réellement, dès que la confiance en la monnaie disparaît. La chose est possible en zone euro, car, du fait des pays insolvables, ces pays n’auront bientôt plus d’autre choix que de quitter l’euro et de revenir à une monnaie nationale (avec dévaluations sans doute). Ce qui se passera alors, ce chapitre n’est pas encore écrit, mais bon, tant que les créanciers se contentent de retirer de plus en plus d’euros du circuit au fur et à mesure que la confiance dans le système bancaire baisse (du fait des « événements de crédit »), il est possible que l’euro finira tout simplement comme seule monnaie nationale allemande avec, peut-être avec les Pays-Bas et l’Autriche en plus. Même la France ne pourra absolument pas soutenir indéfiniement le taux de change de l’euro actuel, du fait de son déficit commercial. Mais franchement, à l’arrivée, cela serait plutôt salutaire, mais ne sauvera même pas le système, le prolongera peut-être un peu. car la dette court toujours loin devant…

      9. @Johannes

        Je suis assez d’accord avec François Leclerc pour dire que le problème de la monnaie est important, mais secondaire par rapport au problème de la distribution des richesses (tous biens confondus). Vous pourriez avoir un SMT, mais avec une distribution très inégale de la richesse, cela ne résoudrait rien: les riches seraient dans un rapport de force tellement favorables qu’ils pourraient aisément continuer à exiger des rentes très importantes.

      10. à Mathieu qui écrit ceci à Johannes::
        Je suis assez d’accord avec François Leclerc pour dire que le problème de la monnaie est important, mais secondaire par rapport au problème de la distribution des richesses (tous biens confondus). Vous pourriez avoir un SMT, mais avec une distribution très inégale de la richesse, cela ne résoudrait rien: les riches seraient dans un rapport de force tellement favorables qu’ils pourraient aisément continuer à exiger des rentes très importantes.

        JF répond:
        Ce que vous affirmez-là n’est pas démontré.
        J’ai pourtant tendance d’admettre que le recul du régime rentier capitaliste ne se fera que progressivement et lentement avec l’introduction du SMT.
        Mais il réculera néanmoins irresistiblement. Alors que, si nous maintenons la monnaie actuelle, la rente capitaliste (les revenus du capital) continueront à augmenter.
        Vous voyez la nuance, ou est-ce que je recommence?
        Il me semble, justement, qu’une correction par le biais de restructurations drastiques des dettes (et donc des créances) et qui est le seul moyen actuellement pour sauver ce qui peut l’être, serait beaucoup plus insécurante pour tous qu’une « euthanasie lente des rentiers telle que Keynes le souhaitait en s’inspirant déjà, de toute évidence, de Silvio Gesell.
        Aussi, le « pouvoir » des très riches cèdera du terrain, pas d’un coup d’un coup, mais peu à peu avec l’introduction du SMT.
        Je vous recommande la lecture de mon petit livre qui expose tout cela très précisément. Je vous l’envois si vous me contactez par mail en m’indiquant une adresse postale où l’envoyer: johannes.finckh@wanadoo.fr

  4. Dans le désordre mais on n’en est plus a ça près du tout dans le capitalisme liberalo-bling actuel…

    – a chaque fois que les prives merd#$t, on appelle a la rescousse le public.
    Qui non content de se voir cracher a la gueu%e par les suce-cites en permanence, repond présent : TROP BON TROP C$#

    – annulons toutes les dettes et pas seulement celle des pays en voie de développement

    – qui veut nous faire croire que la situation de la Grece est catastrophique avec seulement 330 Milliards de dette…versus 14 000 Milliards pour les USA

    – c est quoi déjà les bénéfices des Google, Oracle, Microsoft, Apple, Total, LVMH, etc. Et c’est quoi la valeur fondamentale qu’apportent ces entreprises au quotidien de notre humanité?

    Oui il faudra voter pour remettre dans l’ordre les valeurs. Car le mur est tout proche… mais c’est peut être une chance! Donc vivement le 2 Aout ou quelque part entre Septembre et Octobre. La crise qui arrive s’annonce libératrice :: Game Over.
    ENFIN!

  5. Et si les créanciers (pleins aux as) se prenaient des pertes de 70% dans les dents ?
    Cela permettrait aux gens modestes de parler d’autre chose..
    Je repropose de supprimer les devises et les remplacer par du temps de travail vertueux (les fameuses B.A., bonnes actions) en libellant les prix des produits et services en minutes de travail vertueux et non plus en devises (un kilo de pommes de terre valant 15 minutes de bonnes actions et non plus un euro ou un dollar quarante).. Ainsi nous lancerions le monde dans une spirale montante de bien être généralisé.. !!
    A vous lire avec intérêt ..

  6. Je vois certains appeler de leurs voeux pieux un éclatement du système.
    Ils y voient une occasion de tout remettre à plat.
    et j’aimerai avoir cette foi.

    mais ceux qui ont compris le principe de la stratégie du choc sont peut être plus réalistes. Cette crise qui ne fait que s’aggraver va être une formidable occasion de remettre les choses à plat… et se débarrasser une bonne fois pour toutes de la démocratie et de l’état social qui nous restent depuis la deuxième guerre et le new deal.

    Comment ne pas voir trichet et les autres appeler à une gouvernance économique, à la création de ministres européens des finances et autres élucubrations qui visent à retirer le peu de souveraineté qui reste aux peuples. la loi de 73 est à n’en pas douter un des fondements du système actuel et de la montée des dettes telles que nous les voyons aujourd’hui. Et ils veulent aller plus loin. bien plus loin.

    Cette crise est à n’en pas douter la meilleure manière d’y parvenir. Les politiciens, toutes couleurs confondues nous promettaient le progrès et le bien être, maintenant, c’est l’austérité qu’ils nous promettent. C’est la fin de l’état, grand coupable aux yeux des marchés. ce même état qui se saigne aux quatre veines pour les sauver.

    non, je deviens pessimiste et cette crise que j’appelais de mes voeux pour changer le système, elle arrive, mais ce que j’en attendais n’arrivera pas et de sombres jours s’avancent vers nous.

    1. @Mr J,

      la loi de 73 est à n’en pas douter un des fondements du système actuel et de la montée des dettes telles que nous les voyons aujourd’hui

      Non, ce n’est pas un des fondements du système actuel.

      Combien de fois va t’il falloir répéter que la loi pompidou-giscard qui interdit à la banque de France de financer directement le trésor n’est que la conséquence de l’abandon du système monétaire international de Bretton Woods et l’adoption d’un système de changes flottants.

      Un des fondements du système actuel, c’est le système des changes flottants, c’est à dire un système par lequel les taux de changes des différentes monnaies ne sont pas fixés par les gouvernements des états suite à des négociations et par rapport à un étalon commun (en l’occurence avec Bretton Woods, le dollar, lui même étant défini comme étant un trente cinquième d’une once d’or) mais flottent en fonction des aléas des marchés forex.

      C’est à dire un système où les gouvernements, de facto, abdiquent le pouvoir au profit des marchés financiers.

      Un système de changes flottants présuppose que les banques centrales ne puisse pas financer directement les états et qu’elles soient indépendantes des gouvernements respectifs, sinon, un tel système partirait à la dérive très rapidement.

      Il est clair que le système des changes flottants est un désastre et est une des causes principales de la crise que nous vivons actuellement.

      Mais on ne peut pas faire tout et n’importe quoi, du genre garder le système des changes flottants et relaxer l’interdiction faite aux banques centrales de financer leurs états respectifs.

      On ne peut pas non plus revenir au système de Bretton Woods où le dollar et les Etats Unis étaient les seuls maîtres à bord.

      Ce qu’il nous faut c’est abandonner ce désastre qu’est le système des changes flottants et mettre en place un système basé sur un étalon monétaire mondial commun (cf Bancor) et une chambre de compensation mondiale.

      Le problème c’est que les Etats Unis et un certain nombre d’autres pays ne veulent pas en entendre parler.

      Donc, qu’est ce qu’on fait en attendant?

      1. Mais la Chine est bien maîtresse de sa monnaie non, en dehors des Etats-Unis qui peuvent se le permettre en tant qu’émetteurs de la monnaie de réserve mondiale ? Pourquoi le fait de retrouver le pouvoir d’émettre la monnaie ne forcerait-il pas à un changement de système monétaire mondial ? Je crois qu’il faut le faire. Je ne sais pas s’il y aura des dérives (on peut lire Lordon et sa proposition de crédit socialisé pour les éviter éventuellement) mais au moins on court-circuite la finance et l’urgence elle est là, pas ailleurs…

      2. @Nicks,

        la chine ne fait pas partie du système des changes flottants, il n’existe pas de marché forex pour le EURCNY ou le USDCNY out toute autre paire avec le Yuan.

        Si la zone euro veut reprendre le contrôle de sa monnaie comme peut le faire la Chine, il faut tout d’abord qu’elle sorte l’euro de ce système des changes flottants. La question devient alors, que se passe t’il avec les réserves en euros détenues par des non résidents (Chine, pays du golfe, etc…) qui représentent environ 26% des réserves mondiales?

      3. Si le problème se réduisait à la question

        que se passe t’il avec les réserves en euros détenues par des non résidents

        … et si au passage on se débarrassait de la dette illégitime en la refilant aux banques d’investissements, isolées des fonctions de crédit évidemment !

      4. à chris06

        vous dites : « Un système de changes flottants présuppose que les banques centrales ne puisse pas financer directement les états et qu’elles soient indépendantes des gouvernements respectifs, sinon, un tel système partirait à la dérive très rapidement. »

        et vous dites : c’est « la conséquence de l’abandon du système monétaire international de Bretton Woods et l’adoption d’un système de changes flottants. »

        un système de change présuppose l’interdit d’emprunt ; l’interdit d’emprunt est la conséquence du système de change. ???!!!
        .
        En mettant de coté que cette dérive est déjà patente : pourriez vous expliquer en quoi cette mesure est un garde fou dans un cadre dollar qui n’a pas ces mêmes contraintes?

        « interrogé en 2008, Valéry Giscard d’Estaing déclare sur son site internet : « La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j’étais ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s’agissait à l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu’il soit émis par une entité privée ou publique »

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Forex
        « Ce marché, mondial par nature, est le deuxième marché financier de la planète en termes de volume global, derrière celui des taux d’intérêt.

        Les transactions en volume étaient :

        * pour 43 % entre banques ;
        * pour 40 % entre une banque et un gestionnaire de fonds ou une institution financière non bancaire ;
        * et enfin pour 17 % entre une banque et une entreprise non-financière
        * et aussi des particuliers qui utilisent les plateformes des banques »

        Les « mégabanques mènent la danse »!

      5. @Anatine,

        si cela pose un problème, un précédent que la Chine n’a pas puisque les pays duquel elle importe des denrées n’ont pas de réserves en Yuan.
        Que se passerait il si la France voulait importer du pétrole d’Arabie Saoudite sachant que les Saudis ont accumulé des réserves en euros?

        Sur la dette illégitime, pour pouvoir s’en débarrasser il faut tout d’abord définir les critères qui font qu’une dette est illégitime ou non. Comment faire?

      6. Au temps pour moi. Mais si l’euro sort du système et que la BCE peut en émettre, que peut faire un gros possesseur de cette devise ? N’être pas content et trépigner ? (L’Europe est le premier marché mondial, je pense qu’en discutant un peu, ça devrait s’arranger. Or justement, pourquoi ne pas parler d’un nouveau système monétaire ?)

  7. La stratégie du choc, c’est bien pour des chocs localisés : on charcute et on se goinfre. Mais – comme cela se profile – si tout se casse la figure, c’est l’organisme entier qui est détruit.

    L’on peut toujours se tromper, mais je crois que la stratégie du choc demande du temps et des réserves mobilisables au point concerné. Ex: la Grèce coule ; j’en profite parce-que là où je suis l’on n’est pas en situation de faiblesse. Mais si toute la finance explose, il manquera du temps et des disponibilités pour agir.
    Sans compter que les peuples concernés devraient normalement, ébranlés par la secousse, sortir de leur torpeur. Tant qu’il ne s’agit que des grecs, ça n’inquiète vraiment ni les grecs (« l’Europe nous en sortira »), ni les autres (« on n’est pas concernés »). Mais si tous les pays européens venaient à sombrer, connaître un chômage de masse, des coupes budgétaires drastiques, des réductions notables de pensions et autres prestations, ce serait une toute autre chanson pour les gouvernants.

    En un mot, j’ai toujours cru que la voie de la sagesse capitaliste s’appelait : sens de la mesure (ex: les 30 glorieuses). Faute aujourd’hui de contre-pouvoirs (syndicats, Etats,…), le capitalisme s’est emballée et ça ne peut que le conduire que dans le mur.
    La fable du scorpion et de la grenouille quoi.

    1. ce n’est que la peur des rouges qui a vu les capitalistes lachés des miettes aux peuples, et encore uniquement aux peuples occidentaux !

      il n’y aura pas de Roosvelt cette fois-ci, car il n’ya plus de mouvement social suffisament puissant

      le new-deal ne fut qu’une réponse à un risque de révolution.

      les possédants et leurs larbins sont aveuglés par leur « victoire » .

      ils iront au bout de leur logique !

      socialisme ou barbarie

      1. Exact.
        Le premier ministre d’un petit Etat me confiait un jour:
        « Mon pays est abandonné, avec très peu d’aide internationale.
        Il nous manque un parti communiste qui ferait peur… »

    1. Ah ben voilà BA, on sentait bien qu’il fallait juste un peu vous pousser ! Les 2 « républicains de droite » ont fière allure, un qui accepterait volontiers des ministres FN dans son gouvernement, et l’autre qui fait plus simple en braconant directement sur les terres du FN, avec un soupçon de complotite aiguë. Je crois que ça ferait drôle à ce pauvre Melenchon d’être mis dans le même sac que ces 2 là… Très drôle même.

    2. Qu’ils nous débarrassent le plancher : TOUS

      Il me paraît évident qu’on ne peut pas demander aux vieux routiers d’un système d’en imaginer un autre : quelques uns peut-être mais c’est rare.

    1. Vous ne votez pas à droite, mais vous invitez les autres à le faire, et pour des pedigrees gratinés qui plus est. Que faut-il comprendre ?

        1. En fait, en 2012, il suffira de voter pour les bonnes personnes.

          A la question « Qui sont les bonnes personnes ? », vous répondez :

          Les personnes qui sont des nonistes républicains : Chevénement, Mélenchon, Dupont-Aignan, etc.

          Juste avant d’apporter une précision qui permet de comprendre que le « etc. » correspond en fait à un parti d’extrême droite.

          Alors en 2012, il suffira de voter pour Dupont Aignan ou l’autre gentil Monsieur d’extrême-droite, mais à part ça, vous n’appelez pas à voter pour la droite (et puis quelle droite ! C’est peut-être ça le truc, vous appelez en fait à voter pour l’extreme droite ?)

          Comprenne qui pourra.

      1. Mais je vais voter Mélenchon ou Chevènement en 2012 !

        D’ailleurs, maintenant que j’y pense, il se peut que ni Mélenchon, ni Chevènement n’obtienne leurs 500 signatures.

        Donc :

        Si Mélenchon ou Chevènement obtiennent leurs 500 signatures, je voterai pour eux.

      2. Mélenchon a un problème pour pouvoir être candidat : les maires du PCF ne sont pas tous en faveur de sa candidature. Donc Mélenchon n’est pas sûr d’obtenir tous les parrainages de tous les maires PCF car certains sont furieux que le PCF ne présente pas de candidat à l’élection présidentielle.

        Chevènement a un problème car il y a en France moins de 500 maires étiquetés MRC. Chevènement ne peut compter que sur les maires MRC pour obtenir ses 500 signatures.

      3. Chevènement n’a aucune intention d’aller jusqu’au bout je pense car il veut juste faire entendre sa voix différente à gauche et va se retirer en mars.Il ne va pas faire perdre la gauche cela serait un comble.Déja l’autre fois avec Jospin ça aura servi de leçon j’espère?
        Mélenchon n’a aucune chance mais ce n’est pas grave ça fera de bons débats c’est un tribun né.
        Beaucoup de choses dépendront de l’économie et je crains un vote de peur, c’est terrible à dire mais souvent les gens veulent conserver les sortants dans ces cas la.On a un spécialiste en ce moment pour distiller la peur et diviser les Français.

      4. BA
        bien sûr que si, JLMélenchon aura ses 500 signatures, il n’y a pas que la présidentielle en jeu mais aussi les législatives et les grands électeurs PC ne sont pas fous
        et effectivement il n’y a pas à le mettre dans le même genre que NDA.
        Maintenant ce serait bien que le Front de gauche s’intéresse un peu plus au site de PJorion et de ce qui s’y écrit et pense.

      5. Un (long) débat Jorion/Mélenchon ? Pardonnez ma vulgarité, mais en ce qui me concerne cela relève du rêve humide… Il faudrait harceler Daniel Schneidermann, tiens… 😉

  8. Et pour vous, Julien Alexandre ?

    C’est qui, les « bonnes personnes », histoire que l’on arrête de tourner autour du pot ?

    1. Quand quelque chose se passe mal il vaut mieux désigner un responsable extérieur pour éviter d’être prit soi-même à partie.
      Mais ce que dit BB est exact, en cas crash de la Grèce (ou autre), les banques US seraient très touchées aussi, tout le système est fortement interconnecté. Et bien sûr l’inverse est vrai aussi, sauf que le trou de la Grèce n’a rien à voir en proportion avec celui des Usa.

  9.  » Les opérateurs digèrent la dégradation par Fitch de la note grecque de 3 crans à ‘CCC’ puis le placement sous surveillance négative par Moody’s de la dette américaine (qui pourrait perdre son ‘AAA’) alors que le risque de défaut d’ici le 2 août s’accroît avec l’épreuve de force engagée par les Républicains.

    Ces derniers refusent absolument tout hausse de la fiscalité visant les classes les plus favorisées, et notamment les américains gagnant plus de 1 million de Dollar par an : ceux là n’ont manifestement pas les moyens de payer plus d’impôt.

    La solution proposée par les Republicains pour rétablir l’équilibre des finances fédérales -sans augmentation des recettes fiscales- consisterait à priver les retraités les plus pauvres d’une partie de leur couverture médicale universelle.  »

    … » à priver les retraités les plus pauvres d’une partie de leur couverture médicale universelle  »

    « CAC40: termine au plus bas du jour, W-Street a viré au rouge » :
    http://www.daily-bourse.fr/cac40-termine-au-plus-bas-du-jour-w-street-a-vire-Feed-CFI20110714175681D32.php

    1. Ce sont surtout les généreux donateurs de fonds des républicains…les USA ne sont plus une démocratie, mais visiblement le peuple aime cela.
      Qui sait combien de gens gagnent plus d’un million US par an?Quelques pcts j’imagine et encore?
      Donc quelques millions d’américains imposent leur loi aux 330 autres.Fantastique pays non?

  10. « Les critiques qui pleuvent sur les agences de notation sont l’expression même du déni dans lequel les décideurs européens se complaisent »

    Je ne pense pas que les décideurs européens se complaisent dans grand chose en ce moment, qu’ils ne soient pas à la hauteur de l’enjeu, par contre, c’est une tout autre histoire.
    Concernant les agences, noter des pays sous assistance respiratoire revient à accomplir un geste politique, or la politique, ce n’est surtout pas le rôle des agences de notation. Aujourd’hui c’est un peu comme ce chirurgien qui passant à côté d’un patient en soin intensif en rajouterait une couche sur son état de santé, mettant ainsi un peu plus la pression sur l’équipe chargée de le sortir d’affaire.
    La encore, il faudrait des décisions politiques fortes de la part des européens, quand on pense que ça fait 2 ans que l’on parle d’une agence de notation européenne… Mais que fait la police ?

  11. « Les critiques qui pleuvent sur les agences de notation sont l’expression même du déni dans lequel les décideurs européens se complaisent.  »

    Déni…..je vous trouve bien indulgent, Monsieur Leclerc, moi j’aurais écrit « hypocrisie foncière »

    1. Cela signifie simplement empêcher les détenteurs de CDS de percevoir l’argent que cette pseudo-assurance était censée leur octroyer en cas d’avènement du risque assuré.

    2. C’est un peu le combat de Paul Jorion, faire en sorte que l’ on considère les CDS nus pour ce qu’il sont : des paris. La loi ne permet pas de poursuivre quelqu’un pour non paiement d’une dette de jeu.
      Ce genre de paris devraient se faire uniquement dans des tripots clandestins avec des gros bras pour faire payer les récalcitrants.
      Je me demande parfois si l’aléa moral croissant des places financières ne viens pas du fait que des fonds considérables en provenance du traffic de drogue,arme,êtres humains,déchets industriels… Arrosent les marchés depuis des décénies avec des propriètaire ayant eux aussi un aléa moral. Bref une sorte de contagion.

    3. Il est en effet un peu bizarre de requérir l’autorité de l’état pour valider et faire respecter des paris privé contre cet état, vu que ça lui coûte de l’argent, de l’argent public. Non?
      Et encore, tant que c’est dans même état c’est une affaire interne, quand c’est un autre état qui impose sa décision de justice contre un autre état ce pourrait être une sorte de déclaration de guerre, ou du moins de déni de souveraineté.

  12. Pour ceux qui n’auraient pas vu:
    29/7/2011 = configuration des 11 = bouleversements économiques mondiaux irréversibles.
    Souvenez vous de celui qui vous aura annoncé la date.

    1. Pas tout compris… 2+9 = 11, et alors? 29-11-2011 et surtout 11-11-2011 c’est encore mieux pour votre « configuration des 11 », non?

  13. une situation pré-révolutionnaire mise au goût du jour :

    – « Votre Majesté, les banques ont faim, elles n’en peuvent plus »
    – « Que ne mangent-elles donc pas tout ce papier qu’elles font circuler… ! »

  14. C e soir , je vais vous raconter une petite histoire
    Une maman qui n’a pas beaucoup d’argent et qui doit faire manger ces enfants constate , que les haricots qu’elle avait prévu pour le diner pour certains sont un peu passé voir pourris mais pas tous , elle décide de les trier , ce qu’elle fait . Mais voilà les enfants taquins remettent les haricots pourris dans la casserole ou sont les bons . Elle se fâche , rien n’y fait , alors elle sort la boîte a claque
    Alors pour la finance on peut faire la même chose trier le bon grain de l’ivraie , et pour ceux qui voudraient tout remélanger ,sortir la boite à claque

  15. M. Aubry :

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/14/martine-aubry-promet-aux-francais-que-le-changement-est-proche_1548564_823448.html

    « LE CHANGEMENT EST PROCHE »

    « La France doit renouer avec elle-même et retrouver l’envie d’un avenir commun », assure Mme Aubry qui décline ce que « liberté voudra dire en 2012 » : de la « liberté d’expression avec une presse libre » à celle « d’entreprendre pour redresser notre économie » et « d’opinion pour les citoyens ».

    « La situation de notre pays et le contexte international supposent des efforts », réaffirme Mme Aubry mais elle ajoute : « Je sais que vous y êtes prêts à condition (…) que ce ne soit pas toujours aux mêmes de faire les sacrifices. Cela, je m’y engage ».

    ====

    Mais pas du tout, – je ne suis pas prêt à faire un effort, elle est gonflée.

  16. Bonjour

    Voilà une citation de Thomas Jefferson en 1802:

    http://bataillesocialiste.wordpress.com/2008/11/21/les-banques-vues-par-thomas-jefferson/

    Eh bien, nous y sommes !!

    Et maintenant, voilà un texte de JULES ROMAINS de 1930

    **********************************************

    Les trois courbes

    Vu d’assez haut, l’évolution de l’ humanité depuis la préhistoire laisse apparaître trois courbes particulièrement remarquables. Nous les appellerons pour choisir les termes les plus simples — courbe de la nature humaine ; courbe des institutions ; courbe de la technique.

    La nature humaine, c’est la nature humaine individuelle ; c’est l’homme moyen, avec ses tendances, ses aptitudes, le mécanisme de ses réactions innées, Certes, en fait, à cette nature que I ‘homme apporte en naissant se superpose toujours une seconde nature, qui est le fruit du dressage et de l’éducation ; ainsi qu’une mentalité, c’est-à-dire un ensemble d’idées, de partis pris, de préjugés, qui peut modifier beaucoup les réactions instinctives et les dictées du caractère premier. Mais l’on sait aujourd’hui que ni l’éducation ni la mentalité ne sont héréditaires donc qu’elles ne s’incorporent point à la nature de l’homme individuel. L’une et l’autre, en réalité, relève plutôt du domaine des institutions.

    Le mot d’institution doit être pris en un sens très large. Il s’agit en somme de ce que tous les hommes en société inventent pour organiser et perpétuer leur vie collective, pour y adapter l’individu ; et de tout ce climat moral et intellectuel que la société crée autour de l’homme et qui s’appelle culture. Dans les institutions, nous faisons donc rentrer non seulement les lois, les structures politiques, les arrangements divers, juridiques ou économiques, qui règlent les rapports des hommes entre eux et ceux des peuples ; mais aussi les moeurs, et dominant le tout, les religions et les créations supérieures de l’esprit, comme la philosophie, la littérature, l’art et la science, dans la mesure où la science ne se tourne pas vers les applications pratiques. Il est aisé de voir que l’éducation et la mentalité sont un produit direct des institutions ainsi entendu.

    Enfin la technique n’a guère besoin d’étre définie. C’est tout ce que I’ homme en société a inventé au cours des âges pour améliorer les conditions matérielles de sa vie et augmenter son pouvoir sur la nature extérieure, depuis les silex éclatés de l’homme des cavernes jusqu’à l’avion actuel et aux dispositifs de commande mécanique à distance. La courbe de la technique serait même mieux appelée courbe du pouvoir (de l’homme sur la nature). Car philosophiquement il est facile de contester que, dans le passé, un progrès de la technique est chaque fois comporté une amélioration réelle de la condition humaine, et un accroissement du bonheur. Mais chaque fois, et sans doute aucun, il a entraîné une augmentation du pouvoir.

    Or depuis les âges les plus lointains que peut atteindre l’histoire et reconstituer la préhistoire, jusque vers le milieu du XVIII siècle, ces trois courbes avaient cheminé d’un pas analogue, et sans s’écarter beaucoup l’une de l’autre. A vrai dire, la courbe de la nature humaine – au sens strict du mot : nature humaine – s’est presque réduite à une ligne droite horizontale, à un pallier indéfini. Du moins depuis quarante ou cinquante milliers d’années, c’est-à-dire depuis l’époque où une comparaison avec les deux autres courbes prend une ébauche de signification. Il est hautement probable que l’homme de Cro-Magnon nous ressemblait comme un frère, même au point de vue psychologique. Il avait les mêmes aptitudes cérébrales, les mêmes mécanismes de réactions émotionnelles, les mêmes possibilités de freinage volontaire. Placé dés sa naissance dans un milieu social identique au nôtre, l’homme de Cro-Magnon donnerait à vingt ans un adulte indicernable du contemporain moyen. Tout au plus s’en distinguerait-il en se classant probablement un peu au-dessus de la moyenne ; car pour produire nos souches actuelles il s’est certainement mélangé à des types humains moins doués. Bref, de sa nature à la nôtre, il n’y a pas eu de changement appréciable…

    C’est une courbe du même aspect qui correspond aux institutions. Plus nettement ascendante, à coût sûr. Si septique que l’on se flatte d’être à l’égard des progrès de la société, l’on est bien obligé de reconnaître — sauf si l’on est de mauvaise foi — qu’au total, et avec toutes sortes de régressions locales ou temporaires (le lieu était parfois très vaste, et le temps très long ) il s’est produit au cours des millénaires une amélioration des systèmes politiques, des lois, des moeurs, mère des relations entre peuples, en même temps qu’un enrichissement et approfondissement de la culture, C’est même par ce détour que la nature humaine individuelle a été atteinte, est entraînée tant soit peu dans le sens d’un progrès. Jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, la courbe de la technique a été, elle aussi, très lentement ascendante, avec de larges paliers, et des descentes, qui correspondait en général à un recul des institutions, provoqué par quelque catastrophe historique. Mais à partir de cette date elle prend une allure entièrement différente. Elle s’écarte de plus en plus des deux autres. Elle commence une ascension qui est tout de suite rapide, mais qui,chaque quart de siècle, acquiere une accélération plus grande. Tant que le pouvoir conféré par la technique â l’homme ne grandissait pas plus vite que la force des institutions civilisatrices et que leur contrôle sur les impulsions violentes de l’individu et des masses — cet accroissement restant d’ailleurs très lent des deux côtés — les catastrophes, tout en variant de gravité et d’ampleur suivant les circonstances, se tenaient autour d’une certaine valeur moyenne, et n’avaient jamais franchi certaines limites. Ainsi la guerre de Trente Ans n’avait pas été plus désastreuse que la guerre de Cent Ans ; ni celle-ci plus que la crise qui avait liquidé l’empire carrolingien. Et cette crise elle-même avait moins détruit que n’avait fait la chute de l’empire romain d’Occident.

    Mais au moment où la courbe du pouvoir commençait son ascension vertigineuse, il eut fallu que les autres courbes connussent une ascension analogue ; c’est-à-dire que le perfectionnement de la nature humaine et celui de l’organisation politique de l’humanité marchassent aussi vite. Il n’en a rien été. L’humanité s’est trouvé dans la situation d’un enfant qui à l’âge de cinq ans et un mois recevrait soudain, avec entière liberté d’en disposer suivant ses caprices, des revolvers, des bombes, un baril de poudre, un tonneau d’acide sulfurique, sans oublier une collection de poignard, et toute la variété possible d’allumettes, de briquets, et d’instruments à perforer. […]

    Si le mouvement des trois courbes reste de même allure, c’est-à-dire si leur écart continue à croître de la même façon vertigineuse, il me paraît impossible d’échapper aux conclusions suivantes ;

    1) Le même jeu de forces qui jusqu’ici a provoqué les catastrophes n’a aucune raison de n’en pas produire de nouvelles (par des combinaisons peut-être imprévisibles, donc impossibles à déjouer d’avance. Autrement dit, éliminer par exemple l’impérialisme, éliminer le socialisme totalitaire, ne nous garantit nullement qu’un nouveau fléaux quelconque ne surgira pas), Et il n’y a aucune raison pour que le retour de ce phénomène tarde longtemps.

    2) Une nouvelle catastrophe sera nécessairement beaucoup plus grave que la dernière. Elle présentera le pouvoir de destruction de celle-ci plusieurs fois multiplié — d’autant plus de fois multiplié que l’intervalle entre les deux catastrophes aura été plus long (donc, en fin de compte, rallongement du délai sera sans profit pour l’humanité).

    3) Le seul motif de croire que cette série de catastrophe en progression géométrique ne durera pas très longtemps est qu’il suffira probablement d’une, ou au plus de deux encore, pour que la civilisation disparaisse (et que les trois courbes reviennent à leurs positions de la préhistoire).

    Jules ROMAINS, Le problème numéro 1 , Éditions PLON,

    **************************************************

    Cherchons des solutions afin que ces trois courbes évoluent de concert et harmonieusement .. Merci

    1. @Xian
      Merci pour ce très beau texte… »Mais lorsque la neige fond au soleil, où passe le blanc… »…Se demande encore l’enfant innocent.

      1. Hello Idle

        Merci pour la réponse.. En effet, en prenant de la hauteur et en regardant la Terre, en bas, on voit 7 milliards de gamins de 12 ans d’âge mental moyen courir après une tablette de chocolat appelée « argent, pognon, fric, tunes, devises, etc »..
        Ne serait il pas, alors plus judicieux de supprimer cette tablette de chocolat et la remplacer par une tablette de B.A. (bonnes actions) ??

    2. Merci pour ce texte , que je ne connaissais pas . Celà invite à se documenter sur ces courbes .
      Quoiqu’il en soit c’est à mon sens trés plausible , en tout cas jamais nous n’avons disposé de
      tels moyens de destruction , quant à l’autorité des institutions actuelles …
      Un passage m’interpelle . Ces périodes noires qui correspondent à la guerre de Cent ans et à celle de Trente ans et qui ne sont pas qu’Européennes ont tout de méme créer des baisses de population de l’ordre de 30 % dans les zones les plus touchées , çà ne me semble pas bénin ,
      surtout au su des témoignages de ces époques . Que penser alors des dégats qui se préparent ,sachant que les écarts financiers dépassent tout ce qui a été connu jusqu’à aujourd’hui , compte tenu du flou statistique , pour le passé !
      Il y a une courbe qui taverse les siécles et qui m’apparait lourde de signification .
      C’est celle du ratio Or/Argent , jusquà la guerre de Cent ans , justement, ce ratio était en faveur
      de l’argent en Occident , en faveur de l’or en Asie , en balance en Islam . Ce ratio n’a cessé de
      baisser en Occident , tout en haussant en Asie , le croisement s’est éffectué pendant la guerre de Cent ans , le mouvement de balancier n’a cessé depuis d’aller dans le méme sens , sauf jusqu’à trés récemment ou l’on observe une inversion du mouvement séculaire .

    3. @Xian

      Merci Xian, je ne connaissais pas ce texte, assez visionnaire en 1930, au début de l’ère industrielle.

      -Je vois bien comment grimpe la courbe de la technique et du pouvoir associé.
      -J’imagine comment pourrait grimper la courbe des institutions.
      -Je ne vois pas comment pourrait grimper la courbe de la nature humaine (ou plutôt si, je vois, via la technique, mais c’est, à mon avis, le début de la fin)

      Cherchons des solutions afin que ces trois courbes évoluent de concert et harmonieusement

      A l’heure actuelle, il me semble que l’ensemble des forces politiques en place appuient plutôt l’accélérateur de la technique et du pouvoir (Innovations techniques, compétitivité, concentration industrielle,…) plus que sur celui des institutions (l’Islande nous donne peut-être une piste avec sa constitution écrite par des citoyens, à suivre…)
      http://www.voie-militante.com/international/europe/islandaise-nouvelle-constitution-collaborative/
      Une nouvelle spiritualité est aussi probablement une voie de recherche, mais perso, tout le discours religieux, ou pire « new age »(et affidés) me rebute un peu (ou beaucoup), et ceci bien que l’idée de la spiritualité me semble tout à fait honorable???

      Si vous avez des pistes de réflexion axés sur des solutions (sur l’analyse et la compréhension aussi, mais pas que…); livres, blog, idées personnelles, … je suis intéressé.

      Cordialement

  17. Je suis découragé par la nullité du débat en général dans les médias, concernant l’ensemble des sujets possibles…

    – Le débat entre Ch St Etienne et Dominique See était nul ce matin sur Fr inter, ressassement des mêmes litanies insipides concernant les 2 zones de l’Europe… Aucune vision d’ensemble du capitalisme. Aucune réflexion qui va au dela de ce qui est convenu. On va sortir de la crise, D See l’affirme.

    – Le parti socialiste et Md Aubry, je ne suis pas d’accord. La France n’est pas prête à faire des sacrifices si ce n’est de sacrifier quelques homme politiques (et femmes pour l’égalité)

    – Nos soldats ne sont pas morts pour rien en Afghanistan, etc… mais personne nous explique pourquoi l’armée fr est en Afghanistan.

    France inter devient fasciste, un média abrutissant et profondément débile relayant tous les stéréotypes possibles, idem pour Fr. C. radio pédanterie.

    Jamais on ne saura pourquoi le personnel d’Air Algérie fait grève par exemple, les journalistes n’ont pas une fois parlé des motifs de cette grève. Pas un seul mot, voilà la qualité et la pluralité de l’info.

  18. BFM BUSINESS regrette qu’il n’y ait pas de stress test des états, Mario Draghi ex de Goldman Sachs et successeur de J-C Trichet ayant déclaré que certains états pouvaient ne pas être solvables.
    C’est le monde à l’envers, la finance pilote les états (et pille leurs ressources) qui doivent être gérés comme des entreprises et donc privatisés. La politique est otage de l’économie. Les peuples ne sont plus souverains. C’est l’URSS en négatif.
    Les ayatollahs du tout marché se déchaînent.
    Un peu de protectionnisme? vous n’y pensez pas ce serait Cuba ou la Corée du Nord: « Vous allez manger des racines et boire de l’eau de pluie pendant 30 ans (sic) ».
    Le pire c’est que sans protectionnisme et avec la dictature des marchés nous allons manger des racines et boire de l’eau de pluie jusqu’à plus soif.
    A ceux qui voudraient s’affranchir de la dictature des marchés: « Mais mon bon monsieur, les marchés c’est vous, c’est moi avec notre épargne! » Ah! Bon! je ne savais pas que je spéculais à mon insu et contre moi-même.
    Seule concession, la Chine ne pratique pas une concurrence loyale, son Yuan est sous évalué de 40%, ce n’est pas normal. Ouf! une once de lucidité…

    1. Cher Monsieur, vous avez raison, de tels stress tests ne font pas sens!
      En même temps, c’est l’euro qui ne fait pas sens dans tous les pays de zone euros devenus insolvables.
      Une monnaie trop forte ruine l’économie, car une production dans un pays à monnaie trop forte revient trop cher.
      Une monnaie valeur refuge comme le dollar ruine aussi les USA qui ne sont pas compétitifs, car ce statut de monnaie refuge pousse le dollar à la hausse – sans ce statut, le dollar baisserait énormément, et les USA redevienraient très compétitifs.
      Pour la Chine, c’est exact, la monnaie est sans doute sousévaluée par rapport au dollar.
      Pour l’Allemagne, l’euro est beaucoup trop faible, car l’industrie allemande arrive à exporter beaucoup trop, moyennant quoi, les autres sont forcément importateurs.
      Je ne suis certes pas un adepte du protectionnisme, mais la monnaie unique ne fait plus sens, et nous pourrions avoir des économies qui marcheraient bien mieux sans monnaie unique, sans que cela soit parfait, car le problème de la dette publique ne se résout pas ainsi, mais seulement avec un SMT.
      Observez aussi bien la Pologne: Une économie actuellement florissante, car la Pologne n’a pas adopté l’Euro!

    2. « Mais mon bon monsieur, les marchés c’est vous, c’est moi avec notre épargne! » Ah! Bon! je ne savais pas que je spéculais à mon insu et contre moi-même.

      Ben oui, mais y serait temps de vous en rendre compte.

      C’est facile de confier son épargne à des gérants qui vous rapportent des ronds et ensuite de traiter ces mêmes gérants d’enfoirés. C’est un peu comme de ne pas aller aux assemblées de copropriétaires et ensuite de se plaindre que les décisions qui y sont prises ne vous conviennent pas.
      Autrefois déontolgue de profession, je ne plaint pas ceux qui se font piquer leur pognon parce qu’il n’y font pas attention ni ceux qui se font entuber par les décisions de ceux à qui ils confient leur pouvoir (gérants ou politiques).
      Bien que financier je ne pleure sur leur sort à tout ceux là qui s’abandonnent à la facilité de déléguer et de crier ensuite contre ceux là-même à qui ils y tout déléguer. Cette pensée infantile et débile, doit être combattue.

      J’organiserais bien une fund manager pride à SXt Tropez, à la place des soirées Rodriguez.

      Avec ce slogan « Marre de plaindre les blaireaux qui se donnent le beau rôle, en nous délégant les décisions favorables à la gestion de leurs intérêts et de leur pognon »

      1. J’organiserais bien une fund manager pride à SXt Tropez, à la place des soirées Rodriguez.

        Avec ce slogan « Marre de plaindre les blaireaux qui se donnent le beau rôle, en nous délégant les décisions favorables à la gestion de leurs intérêts et de leur pognon »

        En voilà une idée qu’elles est bonne. Allez-y, vous génez pas, succés garanti…

        Alors comme ça « déontologue » ? Un déontologue pour des ronds!-tologues quoi. Comme disait ma grand-mère, « déontologue un jour, déontologue toujours !  » Et en tant que déon/desronds machin, j’imagine que vous engagiez fermement les ceusses chez qui vous déontologisiez à expliquer ou obliger leurs commerciaux à expliquer en long, en large et surtout en travers le comment du pourquoi des taux attractifs qu’ils proposaient à leurs petits zou gros clients, ça va de soi, uh ?

      2. c’est ce qu’on appelle en droit de l’abus de confiance. confier votre vie à un medecin anesthesiste ne l’autorise pas à vous trucider et faire du trafic d’organes…

      3. +1 et même plus loin, ou plus profond si vous me permettez l’expression

        Depuis le temps que l’arnaque boursière existe, et depuis celui où elle atteint l’échelon industriel que l’on connaît, les blaireaux dont vous parlez ne sont plus à mes yeux que d’irrécupérables pigeons multirécidivistes et heureux de l’être.
        Alors oui, marre de les entendre couiner. Et marre de vous entendre vous plaindre de leurs couinements.

        En attendant la fund manager pride; le jour où vous inaugurerez votre Fistinière financière, n’oubliez pas de m’inviter! (mais je me réserve le droit de ne pas participer 8) )

      4. Les mots par d, c’est pour mieux impressionner le pigeon, c’est comme au nom de Dieu au nom de la Démocratie et j’en passe, alors Déontologue dans la finance entre nous, c’est l’hôpital qui se moque de la charité;

      5. Dis mois, ça part fort les vacances…

        Allez, un plouf, un pommard, et laise couler…
        On t’aime bien quand même.
        Ifo de tout pour faire un monde.

      6. @Capsurvie

        Mouais… Trucider son patient pour un chirurgien, c’est pas bien, évidemment. Pire que ça, c’est très mal vu. Mais c’est dans l’autre sens que c’est plus intéressant. Càd par ex obliger le toubib à prévenir le greffè bienheureux qu’il bénéficiera d’un rein prélevé sur un malheureux assassiné pour usage de pièces détachées. Si vous voyez c’que j’veux dire… Avec votre pseudo, j’suis pas bien sûr…

      7. @ Liervol,

        Ben c’est vrai que plus c’est gros, mieux ça passe, mais en plus avec ce terme tout le monde avait du mal à rester sérieux.

        Finalement tout le terme à changé pour compliance officer ou directeur de la conformité. Cette dernière étant de l’éthique standardisé. La conformité est au déontologue ce que le camembert pasteurisé est à celui au lait cru. Ca n’a plus aucun intérêt, mais là tout est standardisé, dosé, bref défendable en justice.

        Le pigeon se toujours fait caver dans des singeries pas croyables, mais maintenant c’est en signant un contrat en bonne et due forme (conforme).

      8. @Stratégix,

        Je connais déjà assez la finance pour savoir qu’elle n’est que marketing.
        J’étais à l’une des réunions d’introduction de Rodriguez en bourse avec mini croisière sur un Mangusta.
        Aujourd’hui, c’est plus des augmentations de capital de minière qui m’invite le temps d’un repas présentation.
        Ah, la compliance, c’est vrai qu’en anglais ça fait tout de suite plus sérieux, Dexia a d’excellent chocolat à destination de ses clients …. du chocolat belge… au luxembourg

  19. Viendra le temps où l’on commentera ici une nouvelle guerre, en Europe, que les USA auront concocté pour ne pas perdre la face…

  20. @ CyberPipas,

    Merci pour ce lien qui m’a fait sourire et me plonge dans des abîmes de perplexité (imagination, humour, réel esprit entrepreneurial). Avec Pipa, dans le premier rôle, ce serait une reconversion tentante.

    Finalement j’ai déjà beaucoup pratiqué. Je ne sais pas si ce serait une « Délivrance ». J’y penserais s’il ne me reste plus qu’un rond..

  21. C’est la loi du marché qui est completement inadaptée, voire completement débile au niveau des états et des banques centrales.
    En biologie, en informatique, dans tout systéme automatisé, existe des systemes de retro-feedback positif.
    Un exemple simple: Le pilote automatique d’un batea

  22. johannes finckh

    à Mathieu qui écrit ceci à Johannes::
    Je suis assez d’accord avec François Leclerc pour dire que le problème de la monnaie est important, mais secondaire par rapport au problème de la distribution des richesses (tous biens confondus). Vous pourriez avoir un SMT, mais avec une distribution très inégale de la richesse, cela ne résoudrait rien: les riches seraient dans un rapport de force tellement favorables qu’ils pourraient aisément continuer à exiger des rentes très importantes.

    JF répond:
    Ce que vous affirmez-là n’est pas démontré.
    J’ai pourtant tendance d’admettre que le recul du régime rentier capitaliste ne se fera que progressivement et lentement avec l’introduction du SMT.
    Mais il réculera néanmoins irresistiblement. Alors que, si nous maintenons la monnaie actuelle, la rente capitaliste (les revenus du capital) continueront à augmenter.
    Vous voyez la nuance, ou est-ce que je recommence?
    Il me semble, justement, qu’une correction par le biais de restructurations drastiques des dettes (et donc des créances) et qui est le seul moyen actuellement pour sauver ce qui peut l’être, serait beaucoup plus insécurante pour tous qu’une « euthanasie lente des rentiers telle que Keynes le souhaitait en s’inspirant déjà, de toute évidence, de Silvio Gesell.
    Aussi, le « pouvoir » des très riches cèdera du terrain, pas d’un coup d’un coup, mais peu à peu avec l’introduction du SMT.
    Je vous recommande la lecture de mon petit livre qui expose tout cela très précisément. Je vous l’envois si vous me contactez par mail en m’indiquant une adresse postale où l’envoyer: johannes.finckh@wanadoo.fr

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