L'actualité de la crise : VONT-ILS TENIR LONGTEMPS ? par François Leclerc

Billet invité.

Sans hésitation, la réponse est non : ils ne tiendront pas bien longtemps ! Tout est en train de s’accélérer, les autorités politiques et financières européennes voient graduellement et irrésistiblement la maîtrise de la situation leur échapper, après avoir définitivement perdu l’initiative. N’ayant d’autre ressource que d’essayer de faire bonne figure, on va voir comment.

Ces édiles surfaits s’égarent dans les méandres du montage introuvable du sauvetage impossible de la Grèce, dont l’insolvabilité patente – niée contre toute évidence – illustre l’impasse dans laquelle se trouve tout l’édifice européen. Car le pays n’est pas le seul à se trouver dans cette situation.

Rendues publiques par Martin Wolf dans le Financial Times, les estimations du pourcentage prévisible de la dette publique par rapport au PIB de Citibank sont éloquentes : 180% pour la Grèce, 145% pour l’Irlande, 135% pour le Portugal et 90% pour l’Espagne, sans que leur diminution soit envisageable. Aux taux pratiqués par le marché, de tels niveaux de dette ne sont pas soutenables et impliquent obligatoirement, comme il le préconise en estimant que c’est la dernière chance de sauver l’euro, une restructuration de la dette.

Nos édiles cherchent leur salut, ainsi celui que d’une stratégie condamnée, dans l’étrange alchimie de la finance, qui a malheureusement pour elles déjà donné tout ce qu’elle pouvait. A Rome, puis à Paris ce mercredi, les mégabanques tiennent l’une après l’autre de discrets conclaves afin d’explorer l’art du possible et de fournir de nouvelles arguties afin de trouver un moyen de participer au financement du sauvetage grec sans qu’une situation de défaut ne soit créée.

L’institute of International Finance a engagé ses travaux au siège de BNP Paribas ce mercredi, en catimini et en présence de représentants des autorités de plusieurs pays et de mégabanques. La liste des participants n’est pas publique, pas plus que l’ordre du jour de la réunion. On ne saurait trouver plus fort symbole de la nature et des contours du pouvoir.

Michel Pébereau, pdg de BNP Paribas, a fourni un éclairage sur ce qu’il a qualifié de discussions à propos de « propositions techniques ». « La question est de savoir ce qui se passera lorsque les obligations arriveront à maturité », a-t-il expliqué. Sans dévoiler les batteries, il s’est contenté d’affirmer qu' »Il appartient à l’autorité publique de déterminer les solutions qui les satisferont dans leur principe, tout en évitant un défaut ». Nous voilà bien avancés…

Puisqu’il faut à tout prix l’éviter, qu’à cela ne tienne ! Les mégabanques recherchent dans les fonds de tiroir une issue s’apparentant aux règles comptables de complaisance avec lesquelles elles sont accoutumées de jongler pour justifier de leur bonne santé.

Oiseaux de mauvaises augures, les agences sont écartées pour avoir baissé le pouce, les mégabanques se retournent donc auprès de l’International and Swaps Derivatives Association (ISDA) londonien, gardien du temple des paris sur la dette (les CDS), qui leur a donné aussitôt satisfaction. Le plan français ne déclencherait pas, selon elle, le paiement des contrats de couverture contre le risque de défaut, ce que l’on appelle un « événement de crédit ». Une décision d’autant plus facile à prendre que le montant des CDS émis contre le défaut de la dette grecque s’avère faible, de l’ordre de 5 milliards de dollars pour 350 milliards de dette selon la Depository, Trust and Clearing Corporation (DTCC), qui a une des meilleures vues d’ensemble sur le marché.

Outre l’ISDA, les ressources ne manquent pas pour cerner la notion de défaut de paiement, suivant l’angle sous lequel on se place et les règles auxquelles on se réfère. On a vu que l’ISDA avait les siennes, déterminées par un comité où siègent les représentants des principaux intervenants sur le marché des CDS, c’est à dire les mégabanques. On n’ignore pas que les agences de notation ont les leurs, qui entourent leurs méthodologies d’un certain mystère, puisque c’est un élément de leur fonds de commerce. L’international Accounting Standards Board, enfin, n’est pas en reste, grand ordonnateur des normes comptables internationales, sauf lorsqu’il s’agit de rien moins que les Etats-Unis… Ces derniers déterminant les règles de dépréciations des actifs. Dans tout ce fouillis, n’y aurait-il pas quelque chose qui ferait l’affaire, si les agences de notation voulaient se calmer un peu ?

C’est bien pourquoi de partout fusent sur tous les tons leur mise en cause, la dernière posture de disponible, qui consiste à les charger de toutes les responsabilités pour mieux éluder les siennes. A titre d’exemple, voici la liste non limitative des commentaires qu’elles viennent de susciter, avec entre parenthèses leur auteur : « Ce n’est pas le regard des agences de notation qui va régler l’affaire de la dette souveraine » (François Baroin); « Voyez-vous la folie de ces prophéties auto-réalisatrices ? « Stavros Lambrinidis, ministre grec des affaires étrangères); « Cet épisode malheureux soulève une fois de plus la question du comportement des agences de notation » (l’un des porte-parole de la Commission de Bruxelles) ; il faut « briser l’oligopole des agences » (Wolfgang Schaüble) ou les Etats et les organisations internationales « ne se laisseront pas privés de leur liberté de jugement » (Angela Merkel) ; et, pour finir « criminel », « immoral » et « insultant » (termes relevés dans la presse portugaise après la dégradation de la note du pays).

La vérité est qu’il n’y a plus de temps à gagner et que cela ne fait pas l’affaire. Ainsi, donner un tardif rendez-vous fin septembre pour boucler le plan de sauvetage de la Grèce – comme le fait François Baroin, le nouveau ministre des finances Français – c’est tirer des plans sur la comète. Douze semaines, même d’été, c’est l’éternité par les temps qui courent.

Les maudites agences, comme on dit au Québec, ont donc encore frappé. Moody’s vient d’envoyer le Portugal au purgatoire en reléguant dans la catégorie « spéculative » la note du pays, l’assortissant d’une perspective négative (signifiant qu’elle pourrait encore l’abaisser). Moody’s le justifie en anticipant que le Portugal ne fera pas face à ses engagements en matière de réduction du déficit et aura besoin d’un second plan de sauvetage, tout comme la Grèce, au vu des taux qu’elle devra consentir sur le marché, quand elle sera censée s’y représenter.

L’évolution du taux portugais à dix ans, mercredi après-midi, ne lui donnait pas tort, puisqu’il s’approchait brutalement des 13% contre 10,755 la veille au soir. Plus significatif de l’imminence des dangers, le taux à deux ans montait à 16,399%, contre 12,335% la veille.

Moins spectaculaire, mais annonciateur d’autres grands tracas à venir, le Frob – le fonds d’aide public aux banques espagnoles – a du concéder un taux de 5,472% pour lever sur le marché deux milliards d’euros destinés à recapitaliser d’ici septembre les caisses d’épargne dans le besoin. Le gouvernement prétend maintenant que seulement 15 milliards d’euros seront nécessaires, espérant que la plus grande partie viendra d’investisseurs privés. Mais ses tentatives de minimiser les fonds nécessaires expriment avant tout son besoin de rassurer les marchés. L’opération risque fort d’être plus onéreuse, alors que les inquiétudes se multiplient en parallèle à propos de la réalité du déficit des régions, planqué sous le tapis selon le Partido Popular qui n’a pas mis ses menaces de divulgation des comptes depuis qu’il en a pris les rênes.

A propos de son voisin portugais, où l’Espagne a de nombreux intérêts, Elena Salgado, la ministre espagnole de l’économie, a fait immédiatement valoir qu’il s’agissait de « deux économies distinctes », ajoutant contre toute vraisemblance : « Nous avons très peu à voir avec le Portugal, hormis le fait de leur souhaiter qu’il aille bien, en tant que pays ami »….

Mais, afin de ne pas être accusé de jouer les Cassandre, ne suffit-il pas de se pencher une fois de plus sur la situation grecque, qui se confirme avoir le triste privilège d’être le catalyseur de la crise européenne ? Non seulement parce qu’elle est insoluble, mais parce qu’elle est en puissance une bouilloire qui menace d’exploser. Le modèle des élections sortant les sortants pour élire par dépit et avec force absentions l’opposition libérale – dont le programme est de faire mieux, c’est à dire pire – a fait long feu. C’est sur un autre terrain moins piégé que commencent à se jouer également les rapports de force.

Lorsque Jean-Claude Juncker, chef de file de l’Eurogroupe, annonce aux Grecs que leur souveraineté « sera énormément restreinte », en évoquant le mécanisme de vente des actifs du pays pour financer sa dette, a-t-il conscience de jouer avec le feu  ? Lorsque les Finlandais évoquent les îles grecques parmi les biens qui pourraient garantir les prêts, ils font écho aux titres de la presse à sensation allemande d’il y a quelques semaines. Il y a donc quelques raisons à ce que le gouvernement grec se précipite aujourd’hui à Berlin pour négocier les délais et les modalités de ce volet du plan, avec un succès incertain…

Les Allemands continuent en effet de battre la mesure. Tiraillée, la coalition au pouvoir tente d’utiliser ses marges de manœuvre budgétaires en promettant des baisses d’impôt pour mieux négocier en contrepartie le financement du sauvetage de l’Euro et préparer les élections de 2013. Ce qui ne fait pas l’affaire des Länder, dont la santé financière n’est pas si florissante. Tandis que la Cour constitutionnelle de Karlsruhe débute ses auditions, avec comme jugement final prévisible la restriction au profit du Bundestag de l’autonomie dont dispose le gouvernement dans sa gestion de la crise de la dette européenne. Ce qui est en jeu est moins le danger que soient déclarées illégales les aides déjà effectuées que de voir corseté l’actuel fond de stabilité financière et le futur mécanisme européen de stabilité (MES), qui dépendraient au coup par coup des décisions des députés allemands.

A sa manière, le Parlement européen fait de même. Multipliant les votes contredisant les chefs d’Etat et de gouvernement européens dans les domaines les plus divers. Avant-hier, c’était à propos du renforcement du Pacte de stabilité européen, hier au sujet de l’interdiction des CDS nus sur la dette souveraine. Paul Jorion en a fait l’analyse.

Les exemples ne manquent pas de dénis justifiés d’étrange façon. Inclure dans les stress tests des banques l’hypothèse d’un défaut sur la dette serait en reconnaître la possibilité nous a-t-il été expliqué. Se préparer à un défaut grec, comme l’a reconnu Wolfgang Schaüble, le ministre des finances allemand, serait de même entériner ce qui par ailleurs fait l’objet de dénégations les plus déterminées, du genre : « Tout sauf une restructuration ! ».

Et pourtant, nous y courons !

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93 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : VONT-ILS TENIR LONGTEMPS ? par François Leclerc »

    1. Sortie de l’Allemagne, et de deux ou trois autres pays « vertueux », de la zone Euro, avec une baisse idoine de l’Euro sur le marché des changes.

    2. Concrètement on apprendra d’abord et d’abord qu’il faudra compter autrement, considérer ce qu’on entre, ce qui compte, envers et contre tout, contre l’ignorance et la peste des affects tristes que nos techno-pouvoirs diffusent savamment en pure perte, en pure servitude – et le reste basta! vous n’aurez plus au guichet votre idole pour vous faire croire au prix… on ne rend pas la monnaie, à vous de jouer!

  1. Les Grecs pourraient-ils se faire doubler par les Portugais dans la course au défaut de paiement, sans que ces derniers ne passent par la case « place publique noyée dans le gaz interdit en temps de guerre »?

    1. Et déjà commence la levée de barrière symbolique (ici avec les propos de la ministre de l’économie espagnole cités par Mr Leclerc)

      « Nous avons très peu à voir avec le Portugal, hormis le fait de leur souhaiter qu’il aille bien, en tant que pays ami »

      Est-ce que dans quelques jours il en sera dressé un portrait de pestiféré comme il a été fait avec la Grèce où l’on va trouver que non tout cela n’a rien à voir avec la crise financière ou la politique monétaire européenne mais surtout avec les tares irrémédiables et les erreurs patentes des Portugais, mais ne concernant qu’eux et eux seuls ! Ouf, nous serons sauvés de la contamination !

      Comment encore croire à des plans de sauvetage européens quand les dirigeants européens n’ont pas le moindre réflexe de solidarité avec les voisins. On dirait qu’ils attendent que tout le monde soit totalement acculés pour pouvoir tous restructurer en même temps, comme s’ils avaient peur de ne pas pouvoir en profiter aussi si on le faisait avant que tout le monde soit dans le merdier le plus total.

  2. La Grèce est insolvable et en situation de défaut.

    La belle affaire ….

    Les U.S.A sont encore plus profondément ancrés dans l’insolvabilité….. radicale, définitive et sur plusieurs générations. A la différence de la Grêce ils disposent toutefois d’un plus gros stock de bâtons et de combattants bien entrainés à les manier.
    Personne n’oserait actuellement se lancer dans un confrontation frontale avec les USA.
    Même les chinetoques qui estiment pourtant depuis longtemps que les USA ont passés (et de loin) la bande jaune, en d’autres termes qu’ils agitent le drapeau (pardon le chiffon) rouge par pure méchanceté . Gare à la prochaine année du taureau.

    Juste que les agences internationales de notation se contentent là de faire les gros yeux alors qu’ailleurs elles hurlent au loup.

    1. Oui en fait, qui va aller leur réclamer l’argent ? C’est comme si un lapin allait réclamer paiement d’une dette à un lion.

    2. La raison principale de la Chine pour ne pas terrasser financièrement les USA est que ces derniers se chargent de faire les gendarmes pour garantir la stabilité des approvisionnements pétroliers dont a besoin la Chine pour sa croissance.

      C’est un échange de bon procédés.

  3. Je ne saisis toujours pas le lien que font les « politiques » entre sauver la Grèce, et sauver l’Euro. C’est 2 choses differentes. Lorsque la Californie fait faillite, vas-t-on dire que le dollar est mort ? Non.
    Détruire une monnaie est une décision politique, comme l’a fait l’Allemagne avec le Reichmark, après la 1ère guerre mondiale afin de se débarrasser de pénalités de guerre trop lourdes, ou l’Argentine plus récemment afin de supprimer sa dette insensée.
    Une monnaie est une question d’offre et de demande. Les défauts souverain de la Grèce , du Portugal, et des PIIGS en général, diminueront la quantité de monnaie en circulation, et provoqueront mécaniquement une déflation majeur de l’Euro, et donc un enchérissement de sa valeur, que tous les économistes et Politiques veulent absolument éviter. (baisse de la compétitivité des exportation européennes, éclatement des bulles d’actifs en cours, Bourse, Commodities, Or, immobilier, salaires, etc….)
    C’est la déflation Japonaise qui nous attends, 20 ans après eux.

  4. Monsieur Leclerc,

    votre capacité de ne jamais vous écarter de la description m’épate. Vous savez pourtant comment les choses vont finir, et cela ne vous met pas en rogne ? je ne veux pas amoindrir votre position, mais si vous ou des hommes comme monsieur Jorion sont capables de savoir ce qu’il faut faire, nos gouvernants le sont également. POURQUOI NE LE FONT-ILS PAS ?

    Il y a bien un moment où les peuples exsangues finiront par se révolter… quand on voit que la plupart des entreprises du CAC 40 ne payent que peu d’impôts en France ( http://www.france-info.com/economie-entreprises-secteurs-2011-07-06-les-entreprises-du-cac40-payent-moins-d-impots-que-les-pme-548643-22-23.html ), que les sénateurs se votent des « primes » à l’envi ( http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/05/97001-20110705FILWWW00529-prime-de-3531-pour-les-senateurs.php ), et qu’on nous demande toujours plus de sacrifices sans perspective d’amélioration, c’est qu’il y a bien quelque chose qui cloche, et qui va plus loin que la « science » économique, non ?

    1. Ben oui. Ils (FL/PJ) le savent bien. Pas sûr qu’ils se satisfassent de le savoir, puisqu’ils le vulgarisent. Après… limites de la pédagogie, dont celle du vertige qui sépare les radis des actes, tout en sachant que le topos 2.0 n’est pas idoine . Ce n’est qu’un blog. Les machines sont aussi faites pour qu’on y cristallise nos nerfs. thélème numérique n’est pas Thélème. Personnellement en longueur d’onde sur la non-scientificité de l’économie. Bien sûr ça vénèr, comme à la télé où la révolution ne sera pas diffusée, seulement montrée (donc voir comme). Qui n’utilise pas la machine en devient un outil. Heureusement vivre n’est pas machiner.

    2. les sénateurs se votent des « primes »

      il en faut bien, pour pouvoir se gaver de « langues de rossignol farcies », et roter jusqu’à plus soif !

      et, pendant ce temps là, les gueux pourront chanter, le ventre vide :

      Bruant/ Patachou  » Aux frais de la Princesse » ( trouvé sur @si )

      http://www.youtube.com/watch?v=6gRP12BHw8E

    3. quand on voit que la plupart des entreprises du CAC 40 ne payent que peu d’impôts en France

      si j’ai bien compris ce qu’a dit le sénateur UMP : il faut plus d’équité en baissant le taux d’imposition et en augmentant l’assiette

      il ne lui viendra pas à l’idée ( et son patron le larbin en chef certainement pas non plus ! ) de faire payer ceux qui ne payent pas assez grâce aux texes votés par la droite depuis 10 ans

      non non , leur conclusion, c’est de baisser le taux pour tous les patrons !!!!

    4. Caleb Irri,

      La science économique ne recrute que ceux qui y croient, mais ils sont nombreux. Le simple fait de répondre à une question simple, c’est l’aventure, c’est prendre le risque de sortir de son cadre.

      Question simple : La richesse récupérée de la finance (par l’IPFP par exemple), qu’allons-nous en faire ? Consommer plus (les décroissantistes ne seraient alors pas aussi cons que ça !) ? Travailler moins (je ne serais pas aussi con que ça ?) ?

      1. La richesse récupérée de la finance

        si nous la récupérions – ce ne sera pas « choubidou » : faudra passer à la vitesse supérieure ! –

        1) refaire un système de Santé publique accessible à tous et de qualité : pour info., feus-les hôpitaux publics (APHP) sont devenus des machines à cash ( vous font payer l’installation du plateau technique : SIC), qui n’hésitent pas à envoyer en Clinique – au nom de la concurrence libre et non faussée / il y a certainement un sinistre halluciné qui a pondu une circulaire bidule, qui a dit que ceci, cela : obéir à la Commission européenne -machin-truc, sinon sanction contre les vilains fonctionnaires ou assimilés : obéissez, rompez ! /- lesquelles cliniques, en dehors des dépassements d’honoraire, comme il se doit, comptabilisent jusqu’à la mine du crayon utilisé ( c’est une image ) =) bref, ça sent – ou plutôt ça pue – le fonds de pension à l’américaine ! Fonds de pension = perversion = profiter des malheurs du monde =
        vicieux à l’extrême : obtenir des dividendes sur la maladie : quelle horreur !
        Et, tout cela en loucedé ! …les forfaits non remboursés de 1 euro pour médoc, consultations ..etc, qui ne devaient pas dépasser 50 euro / an, les dépassent largement …et seront à terme sans limites = les pauvres crêveront de ne pouvoir se soigner ( et de ne pouvoir manger = cf
        Commission Européenne et baisse drastique des dons alimentaires pour les démunis, alors même que leur nombre augmente chaque jour : licenciements boursiers, maltraitance au travail entrainant des démissions, diminution réelle et importante des fonctionnaires ou assimilés ( santé, éducation ) …
        2) remettre en place un système publique d’éducation de qualité, au lieu de continuer à le détruire : certains départements français n’ont d’autre choix qu’une éducation confessionnelle : c’est scandaleux : cela ne saurait être qu’un choix !

        Ce serait déjà un bon début !

      2. M,

        Entièrement d’accord. Que l’argent récupéré soit utilisé pour améliorer les soins, l’éducation ou d’autres branches est une évidence. Les critères d’amélioration moins.

        Il n’empêche que la richesse récupérée se trouve remise en circulation dans l’usine à gaz, alors : augmentation de la (sur-)consommation ou diminution du travail salarié ?

      3. diminution du travail salarié

        évidemment ! surtout que, de toute façon pas de boulot pour tout le monde : plus astucieux : moins de boulot, mais un peu pour chacun …

        qui disait que 30 heures par semaine serait l’objectif normal avec l’automatisation de certaines tâches …Keynes, non ? en tout cas, ça fait un bail …
        ou bien, en pleine possession d’un métier d’une part : ex: 3 jours par semaine [ certains métiers nécessitent un travail 24/24, donc organisation indispensable ] et, en apprentissage permanent ( qui permet de prendre la mesure de ses zones d’incompétence), une journée par semaine d’aide au travail de la terre, après apprentissage soigneux – stages -, et amélioration des techniques, assainissement des sols …: suis sûre que cela apporterait beaucoup à tout le monde …lecture de textes classiques ou non chez les personnes mal-voyantes, ou âgées ( donc, cours nécessaires pour apprendre à poser la voix ), un jour pour retaper les vieilles bicoques : travail en équipe et lieux de vie pour les pauvres ; restauration de lieux historiques : équipes de jeunes de divers Pays = apprentissage linguistique par la même occasion ( ex. de ce qui s’était fait à l’Abbaye de Fontevraud : tailleurs de pierre franco-britanniques =) apprentissage de l’histoire commune des Pays …chantier naval travail sur restauration de drakkar par ex., travail archéologique (ex. de la villa gallo-romaine Loupian ( Hérault), où pour restaurer les mosaïques, il a fallu, pour certains motifs, appeler à le rescousse des artisans syriens ( empire romain d’orient : travail en équipe mixte …)
        =) travail de la main, habileté, proprioception, goût, histoire commune et pacifiée …etc, etc …
        sachant que plus il y a un travail non contraint, sans chefaillons inutiles, plus la discipline intérieure doit être forte, pour que cela marche …
        Donc, un « vrai » métier, et un en apprentissage : humble petite main …(trés bon pour la tête!)
        Rêvons !

      4. M,

        3 jours par semaine, c’est énorme ! J’en propose 2, et certains extrémistes 2 heures par jour !

        Mais sur le fond nous sommes d’accord semble-t-il, et c’est le principal ! Et il semblerait que ça résolve pas mal des graves questions qui tracassent les grandes personnes, pardon, les éconophiles !

        « Rêvons », dites-vous : c’est ça ! Et ensuite, exprimons nos rêves à l’autre, qu’on avance dans la construction de la démocratie !

        Si je vous ai raconté ces détails sur l’astéroïde B 612 et si je vous ai confié son numéro, c’est à cause des grandes personnes. Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d’un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l’essentiel. Elles ne vous disent jamais : « Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu’il préfère ? Est-ce qu’il collectionne les papillons ? » Elles vous demandent : « Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? » Alors seulement elles croient le connaître. Si vous dites aux grandes personnes : « J’ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit… » elles ne parviennent pas à s’imaginer cette maison. Il faut leur dire : « J’ai vu une maison de cent mille francs. » Alors elles s’écrient : « Comme c’est joli ! » (Le Petit Prince)

        PS à Johannes Finckh : moi y’a quelqu’un qui me comprend, lalalèreu !

  5. FAILLITE..c’est quoi ? C’est 1°: constatation de la cessation de paiement. Pas grave. On y est.
    2° Ensuite redressement possible : on gère à long terme en repoussant les dates. On y va.
    3°Redressement raisonnablement impossible dans un certain délai : on ferme et on vend tout.
    Le cas 3 est Impossible car les humains font vivre un pays , il faudrait qu’ils soient tous morts pour liquider le pays.
    DONC NE PAS S’ALARMER.
    SEULS ON A PERDRE CEUX QUI MENTENT, VOLENT,CORROMPENT.
    Conclusion ceux qui ne veulent pas la vérité des chiffres MENTENT,VOLENT,CORROMPENT.

  6. Je ne crois pas à un cataclysme conduisant à l’éclatement de la zone euro.
    Les dettes de la Grèce du Portugal de l’Irlande et de l’Espagne seront restructurées.
    Les capitaux ainsi préservés seront mobilisés pour servir l’économie réelle.
    Le protectionnisme aux frontières de l’Europe sera renforcé.
    L’euro baissera par rapport aux autre monnaies.
    La zone euro pourra commencer à souffler.
    La croissance reprendra.
    Nous n’avons pas les moyens d’emprunter une autre voie.

    1. « La croissance reprendra. »

      Au dépend de qui ? Des USA pour la Chine, de l’Europe pour l’Allemagne ? La croissance se fait toujours au détriment d’un pays, d’une région, etc. C’est ça la guerre économique.

      Au contraire, la croissance ne reprendra pas, car tout a été essayé et l’investissement n’est plus rentable. La technologie atteint un optimum qui correspond à un stade d’achèvement du système. Les machines fonctionnent toutes seules…

      1. Le périmètre de notre action peut être celui de l’Europe.
        La croissance n’est pas synonyme d’exploitation des hommes, de productivisme toujours outrancier, d’épuisement des ressources.
        Le modèle libéral est en bout de course.
        Un modèle raisonné est capable d’émerger du champ de ruines existant.
        Nous n’avons jamais atteint un tel niveau de conscience collective.
        Réintroduire partout l’éthique, non pas comme alibi compassionnel, mais comme moyen effectif de mobiliser les citoyens autour d’objectifs partagés.
        Les technologies, tournées aujourd’hui vers la recherche exclusive du profit, peuvent être réorientées et redéfinies pour le grand bien de tous.
        Nous devons parier sur notre intelligence pour redonner du sens à nos idéaux de fraternité, d’égalité et de liberté.
        Nous n’avons pas le choix

    2. Paradoxalement les chiffres des échanges globaux entre l’Europe et le reste du monde sont à l’équilibre.

      C’est entre les pays de la zone qu’il y a le plus de déséquilibres.

      Depuis qu’il est rentré dans l’Euro le Portugal n’a cessé de voir sa balance commerciale se dégrader.

      j’en déduis (ca n’engage que moi) que l’Euro est une monnaie trop forte pour le taux de productivité de certain pays de la zone et qu’ils s’enfoncent inexorablement dans les déficits.

      PS : Tout le monde à les yeux rivés sur le Portugal ou l’Espagne mais à mon avis l’Italie va être la surprise de l’été. Il faut dire qu’avec tout ce lait sur le feu on ne sait plus où donner de la tête.

    3. La croissance reprendra

      Non, c’est trop tard, le crédit a tout bouffé, la concentration des richesses a atteint la zone explosive de sa courbe exponentielle. Pour le modèle actuel c’est GAME OVER !
      La seule solution remettre les compteurs à zéro, euthanasier les créanciers et se concentrer enfin sur l’essentiel: le problème de l’énergie, qui conditionne toute activité humaine, sans exception.

  7. Ce n’est pas vraiment le cas grec en lui-même, bien que douloureux, qui est en question. L’enjeu c’est l’ampleur de la faillite que ce défaut signifiera : la démonstration faite dans le monde réel d’une faillite plus générale qui n’était jusqu’à présent qu’essentiellement virtuelle. Il faut bien que les choses se réalisent pour qu’on se décide à y croire. Et encore…. il reste toujours la croyance, la foi (laïque) dans les vieilles chimères pour garder l’édifice vermoulu debout. Beaucoup ne doutent toujours pas de « l’hyperpuissance » étasunienne longtemps après qu’elle ait été étrillée par des millions de paysans pauvres du Vietnam.

    1. J’ai lu vos extraits disponibles en ligne. C’est du lourd, on dirait.

      Histoire de savoir si je me lance avec au bord de la plage, pourriez-vous donner le nombre de pages svp ? Même si c’est un PDF, vous devez avoir une idée, non ?

  8. L’Islande a voté par referendum le non remboursement de « sa » dette, en fait celle d’une banque . Le ciel ne lui est pas tombé sur la tête .

    La Grèce, le Portugal ont toutes les meilleures raison d’en faire autant avec les taux usuraires que les prêteurs voudraient leur imposer.

    1. Vous avez raison, Mianne, c’est l’Angleterre et les Pays-Bas qui ont pris le relais de l’Islande.
      Tout comme pour l’Irlande. Ça permet de noyer le poisson vu la taille des 2 garants réunis.

      Mais quand viendra l’heure de solder les comptes, ça risque de secouer un tantinet. Avec des arguments du genre « pourquoi le peuple anglais ou hollandais aurait-il à payer pour les impérities des islandais ? ». Vous avez la réponse à ça ?

      1. pourquoi le peuple anglais ou hollandais aurait-il à payer pour les impérities des islandais ? ». Vous avez la réponse à ça ?

        et pourquoi les vrais responsables de tout cela, à savoir les grrrrands banquiers zé traders-aux-c——s-en-or de la bonne place de la City ( sans oublier WS en arrière fond de basse cour : cordon ombilical non coupé), ne mettraient-ils pas au pot commun pour une fois !
        sinon, faudrait peut-être penser à aiguiser les haches et redresser les billots de la Tour de Londres : et oui, à chacun son style; et les coutumes, ça se respecte ! =) et puis, si les Grecs sont « forcés » par le Fonds Minable International zé annexes, de brader l’Acropole, pourquoi donc, les British ne vendraient-ils pas ( non la gracious queen : elle porte une Histoire), mais ses descendants dégénérés et inutiles [ ah, ben, parait qu’ils sont pragmatiques les anglais !] …
        nous zôt latino-greco-celtico-mauresco etc … le sommes pas, pragmatiques : sommes pas à vendre !
        l’argent n’est point notre dieu !

    2. @Mianne,

      il me semble que l’affaire Icesave n’est pas encore terminée?

      Et on parle de seulement quelques milliards. Pour la Grèce et le Portugal c’est dix à cent fois plus.

      Cela m’étonnerait que tout cela se solde aussi facilement que vous ne semblez le croire.

      1. Exact.

        Quant à M, j’aime bien son énergie révolutionnaire mais que propose-t-il au juste de concret ?

        Je veux bien remonter les gibets et les potences, aiguiser les faux et restaurer les vestiges de Monsieur Guillotin, mais qui va s’y coller ? Qui ira chercher les coupables ? Qui instruira à charge? Qui les arrêtera et les embastillera en attendant la faucheuse ?

        Non, M, vos sentiments de révolte vous honorent mais ne sont hélas que des sentiments. Proposez des actions réalistes et mobilisatrices, et là l’auditoire vous suivra comme un seul homme. Je serai le premier à vous suivre si tel est le cas.

      2. Cher Thom Bilabong,

        Je vois que mes sentiments de révolte ne vous laissent pas indifférent !
        C’est un début …

        M n’est pas « il » …

        M comme « Morituri te salutant »
        ou (Bloody) Mary, si vous préférez !

        ou M—e à Vauban !

        L’affaire n’est pas mûre ! laissons mijoter le temps qu’il faudra !

        un petit poème en attendant :

        « Les valeurs
        Il y a des valeurs éternelles
        Qui empruntent des majuscules
        Il y a des valeurs en Bourse
        Le sang de l’homme s’y fait or

        Il y a le Droit la Justice
        La Liberté les imbéciles
        Il y a de beaux coffres-forts
        Il s’ouvrent sans bruit sur leur mort

        Il y a des peuples en marche
        Un opium coule de leurs têtes
        Il y a des banquiers assis
        L’Argent leur coule par-dessous

        Il y a le mépris des hommes
        Leurs vies en griffes sur des titres
        Leurs pauvres rêves de repos
        Au paradis des travailleurs

        Et tout cela ça fait un monde
        Mêlé de douleurs et d’eaux-mères
        Les cigares des empereurs
        Ont assez tatoué sa peau. »

        et aussi, extrait :

        « A la Grèce
        Les arpents du soleil brûlent comme le bouclier
        de la guerre
        L’homme qui plongeait sa main dans l’eau bleue
        tire une épée
        Dans les olives l’huile de la révolte bout
        Le feu des légendes creuse les phrases lapidaires
        Et chaque pierre, chaque colonne, chaque fronton
        et chaque épi
        Affirme par les yeux de l’homme et par lui-même
        La Grèce ne faillira pas.

        Le peuple des héros retrouve sa place dans l’histoire
        Ce n’est pas la prière ici, c’est la bataille de l’honneur
        L’honneur est grand à ceux qui se battent sans armes
        De leur victoire ne faites pas la noix vomique
        des marchands.

        Pierre Seghers  » Comme une main qui se referme » / Poèmes de la Résistance.

  9. Portugal : taux des obligations à 2 ans : 16,744 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 18,331 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 13,064 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 15,307 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 15,769 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 12,434 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 28,444 %.
    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 27,693 %.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,822 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    Irlande, Portugal, Grèce : les CDS de ces trois Etats en faillite ont pulvérisé leurs records historiques.

    Irlande : CDS à 5 ans : 837 642 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CT777651:IND

    Portugal : CDS à 5 ans : 916 679 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CPGB1U5:IND

    Grèce : CDS à 5 ans : 2 178 475 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CGGB1U5:IND

  10. Les américains préfèreraient sans doute que le premier défaut soit européen plutôt qu’américain ( en Août) ? ça permettrait de faire porter le chapeau aux vieux continent et de bien les charger pour la suite….c’est une guerre, il ne faut pas l’oublier.

      1. je viens d’avoir une idée ( pas polie, non, faut pas trop en demander quand-même !)

        les riches ne veulent pas payer : refuser de les soigner ! =) voyons voir un peu !

        ah, oui, éthique professionnelle, blabla ! …ben oui, l’éthique, voilà ce dont se moquent le plus les riches ! ils sont des winners, grâce à leur manque d’éthique justement ! et nous sommes des loosers à cause de notre éthique !
        et, s’il y a quelqu’un qui méprise les loosers, c’est bien le winner !

        Amis américains ( si, si, il y en a quand-même : c’est leur politique que j’abhorre ), ne soyez plus des loosers, soyez des winners ! dites leur « shit ! » refusez de vous laisser acheter !
        Un grrrrros banquier fait des calculs ( non, ça y sait plus faire depuis longtemps, c’est l’ordi qui travaille ) : lithiases, je veux dire ! …pôv bankster, il dérouille, c’est à n’y pas croire : il en a les larmes aux yeux, si, si ! c’est vrai ! ( que les gueux meurent dans sa belle ville, ça ne lui humidifiera pas la cornée, non, non !) =) grêve des soins ! pas d’antalgiques, pas de « baignoire »( non pas le supplice halliburtonien ) : celle qui soulage, en détruisant les calculs !
        niet ! nada ! ça fait mal, hein ! mourir de faim et de froid à la rue à cause de la spéculation ?
        aussi !
        J’ai enfin compris, être mauvais comme la gale, ça soulage, c’est fou !

      2. les riches ne veulent pas payer : refuser de les soigner ! =) voyons voir un peu !

        Raté. Les riches, avec les toubibs entre 100 et 200 K€ annuels, se soigneront entre riches, avec quelques infirmières et aide-soignantes-larbins de connivence; et représailles sur les pauvres ? …

      3. Vous n’y êtes pas du tout cher spéc…pardon adorateur de la dive bouteille …les représailles sur les gueux sont déjà en cours! zétiez pas au courant ? faut sortir de sa vigne ! voyez dans nos belles cités, ceux qui non-vivent sur nos trottoirs ; d’ailleurs, en ce moment – saison touristique, « on » les cache : ça fait désordre !

        Je faisais juste un essai de non-éthique ! c’est jouissif, à n’y pas croire !
        Faites excuse ! c’est peu, je sais, mais je débute dans la carrière !

  11. J’aimerais évoquer une question qui est revenue sur le devant de la scène en ce début d’été.
    Xavier Bertrand déclare que les personnes nées après 1955 devront cotiser un trimestre de plus soit 41,5 annuités pour obtenir une retraite à taux plein.
    Pourquoi cette précipitation alors qu’il ne sera pas obligé de pondre un décret avant la fin de l’année ? Visiblement pour donner des gages de « sérieux » aux agences de notation, quant à la détermination du gouvernement de continuer à faire payer le poids de la crise aux salariés.
    Sur cette affaire personne n’est courageux, ni droite, ni gauche, encore moins le COR qui se veut organisme purement comptable.
    Que dit le président de cet organisme, nous n’avons que trois solutions pour « sauver » le régime par répartition auquel sont attachés les français:
    1- nous baissons les cotisations
    2- nous augmentons le périmètre des sources de financement
    3- nous augmentons le temps de cotisation
    La première solution serait celle d’un gouvernement de droite, avec comme corollaire la baisse du montant de la retraite par répartition et la promotion de la retraite par capitalisation.
    La deuxième solution serait celle d’un gouvernement de gauche, vraiment de gauche qui n’aurait pas peur de rétablir quelque peu l’équilibre entre revenus de capital et ceux du salariat, puisque la retraite est un salaire différé.
    La troisième solution est celle sur laquelle il y a consensus entre droite et gauche de gouvernement, car elle évite de trop se mouiller: on dit aux gens que l’on veut sauver le régime par répartition, mais qu’ils doivent en supporter intégralement le poids en allongeant la durée de cotisation et l’âge auquel on peut faire valoir ces droits.
    C’est la posture la plus hypocrite, puisque dans les faits malgré cette fameuse augmentation de l’espérance de vie, les salariés quitteront statisquement le travail sans avoir toutes leurs annuités, ou se trouveront dans le contexte économique de crise au chômage avant que de pouvoir faire valoir leurs droits. De facto leur retraite sera amputée.
    Quant au leitmotive de cette fameuse augmentation de la durée de l’espérance de vie qui nous est servie à toutes les sauces, elle passe sous silence l’aspect qualitatif des choses.
    Vivre plus longtemps en quantité et statistiquement, admettons, mais en terme de qualité de la vie qu’en est-il ? Personnellement et vue le démantèlement systématique de  » l’Etat Providence » voulu par les « libéraux », je pense que cette qualité va décroître. Il se pourrait même que passé un certain cap ce soit l’espérance de vie elle même qui décroisse à nouveau.
    Je pense à ce sujet à tous l’augmentation de l’obésité dans les jeunes génération, liées à des habitudes alimentaires néfastes, mais souvent aussi au fait que la mal bouffe est meilleurs marché. Je pense aux problèmes liés au stress d’une société anxiogène aussi. Nous nageons par ailleurs en pleine contradiction car on met en place les conditions d’une mauvaise vie et ensuite on fait appel à l’industrie médicale et pharmaceutique pour corriger les dégâts, tout en hurlant à l’accroissement des déficits.
    Finalement et pour conclure contrairement à ce que j’avais dit lors d’un précédent message, à savoir que: en 2012 à quoi servira de voter puisque nous serons quoi qu’il arrive les dondons de la farce. Finalement il se pourrait que je vote non utile, mais pragmatique, pour les socialistes, sachant qu’il ne suffira pas de les remettre au pouvoir pour les faire s’attaquer au problème d’une meilleure répartition entre capital et travail, mais qu’il faudra que le peuple les aiguillonne par un mouvement de type Front Populaire. C’est loin d’être gagné, mais je ne vois pas d’autre option.

    1. http://www.leap2020.eu/notes/UK-needs-20bn-more-austerity-and-retirement-at-70-says-PwC_b3112920.html
      Et maintenant 70 ans pour les anglais! Qui dit mieux!
      Ce que l’on oublie de dire c’est que:
      En France, la réforme d’Éric Woerth prévoit de relever la durée de cotisation à 41 ans et trois mois[réf. nécessaire]. En comparaison, 30 annuités sont exigées en Angleterre, 35 en Allemagne, Belgique et Espagne, ou 36 en Italie. La Grèce prévoit de passer de 37 à 40 ans de cotisation
      et que:
      La loi de 2003, mise en place par François Fillon, a atténué les effets de la réforme Balladur en ramenant la décote pour années manquantes à 5% contre 10% auparavant et en plafonnant le maximum des décotes cumulées à 25%, total qui reste cependant très supérieur aux décotes prévues dans d’autres pays européens.

      Le système de retraite en Allemagne a fixé une décote moins forte qu’en France, à 3,6% par année manquante par rapport à l’âge légal (65 ans puis 67 ans d’ici 2031 en Allemagne), à condition d’avoir cotisé 35 ans, selon l’économiste Henri Sterdyniak, chercheur à l’Observatoire français des conjonctures économiques7. Le système allemand par exemple permet de partir à 63 ans, à condition d’avoir cotisé 35 ans, avec une décote plafonnée à 7%.
      En France on a la double peine, voire triple: puisque l’on allonge le nombre d’annuités, l’âge légal et on a des décotes plus élevées que les autres.
      Cela commence à bien faire, la droite française est bien la pire d’Europe, il faut la pousser vers la sortie.

      1. la droite française est bien la pire d’Europe

        ne pas oublier que cette droite-extrême est à un cheveu de l’extrême-droite ! c’est à peu près la même chose =) je dis cela pour ceux qui auraient tendance à croire le discours  » social », et propret de Marine Le Pen.
        L’extrême-droite est pour la loi de la jungle, dans tous les sens du terme, autrefois, maintenant et ensuite.

    2. Joan,
      Suis souvent d’accord avec vous.
      L’hypocrisie est totale : prévention à tout crin, pendant qu’on empoisonne de l’autre coté …

      Ayant le nez dedans à ce moment là, j’avais affirmé lors d’ une réunion, que la propagande sur l’allongement nécessaire pour les cotisations à la retraite par répartition était invalide, pour, au moins deux raisons :
      1) la retraite par répartition n’était, depuis un bon moment, plus à l’ordre du jour : étant donné l’entrée difficile et précaire sur le marché du travail pour les jeunes, diplômés ou non d’une part,
      la sortie, manu militari, et bien avant l’échéance, des vieux périmés avant la date prescrite d’autre part, les cotisations seraient insuffisantes pour maintenir une retraite à un taux vivable…
      [ Encore n’avais-je, à l’époque, pas conscience du fait que les multinationales cacquarantesques ne cotisaient peu ou prou pour la retraite des salariés, ou à des taux extrêmement bas = tout ceci provenant d’un calcul non innocent =) faut que ça rapporte ! : capitalisation ]
      2) l’usure au travail, liée aux conditions fortement dégradées – les septuagénaires ne peuvent pas comprendre – par prolétarisation selon Stiegler, impossibilité d’utiliser son intelligence, son savoir-faire et sa créativité, OST ne laissant plus de marges de manoeuvre, perte des solidarités de travail …etc, voire maltraitance organisée (Système) afin de pousser les gens vers la sortie, sans avoir à mettre en place un plan social …déclenchant des maladies et, pour nombre de personnes, une pauvreté, ne permettant pas de jouir d’une vie paisible et longue à la retraite ; durée de vie raccourcie …non, nous ne serons pas de beaux centenaires !

      Tout ceci, ceux qui nous gouvernent le savent parfaitement; ils ne sont pas tous idiots – quelques uns, oui ! -mais ils sont tout-à-fait cyniques ! tant de gueux en moins, qui ne profiteront pas de leur retraite, mais qui auront cotisé un max ( à la différence des gros employeurs), c’est toujours cela de pris pour les plus riches de chaque Pays …ajoutez à cela un système de soins dégradé pour les pauvres ; ( voir Mickaël Moore, pour se faire une idée ),
      l’affaire est dans le sac !

      1. Cahiers de doléance: le bon sens populaire existe contrairement à ce que les manipulateurs de symboles des cercles de pouvoir et leurs amis médiacrates feignent d’ignorer:
        http://www.franceculture.com/emission-les-pieds-sur-terre-cahier-de-doleances-marseille-%E2%80%93-y%E2%80%99a-tout-qui-va-pas-2011-07-07.html
        C’est normal les gens vivent leurs difficultés, ils n’en n’ont pas une vue extérieure seulement au travers de tableaux de bord aseptisés.
        Au passage on peut entendre de vrais émissions de journalisme sur France-Culture, mais pas à des heures de grande écoute, il faut en féliciter les journalistes qui en sont les auteurs: ils réhabilitent leur profession. On peut les écouter en différé en Podcast, mais il faut y penser…

  12. Je recommande l’excellent travail d’analyse de la rédactrice en chef adjointe du magazine économique « Bilan » dans son livre « La fin du dollar ». Détourner l’attention de la situation économique américaine est l’enjeu majeur depuis la crise de septembre 2008 et le gouvernement américain dispose d’une artillerie lourde entre les médias anglo-saxons, français(excellents chiens de garde), les agences de notation et le statut du dollar comme monnaie de réserve internationale.
    Tic…tac…tic…tac…la perception subjective,la croyance dans la puissance de l’économie américaine et du dollar ne résistera pas à l’épreuve des faits et du temps.
    Quelles vont être les conséquences de l’effondrement du dollar, du système financier international? That is the question?

  13. La dette portugaise publique et privée: 202 Mds $, dont 84 appartient à des banques espagnoles et 110 à d’autres banques européennes (dont presque 27 Mds $ à des banques françaises). Le « résumé de l’exposition des secteurs bancaires européens à la dette portugaise »:
    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE7650GM20110706

    En Espagne, après 7 ans de gouvernement « socialiste », plus de la moitié de familles espagnoles sont en danger de tomber dans la pauvreté. 10 millions de personnes sont déjà en situation de « pauvreté relative » et 8 millions en situation d’exclusion. Cáritas (l’organisation caritative la plus importante en Espagne) a reçu 1’8 millions de demandes d’aide en 2010, 20 % de plus qu’en 2009 et 104 % de plus qu’en 2007.

    Il y a en Espagne aujourd’hui 1,4 millions de foyers où aucun membre a du travail, dont 500 000 qui ne reçoivent plus aucune aide.

    Pour les situations d’urgence, les services sociaux de l’État ou des gouvernements régionaux mettent en moyenne 26 jours pour donner un rendez-vous et 65 jours pour répondre aux demandes, alors que selon Ramón Tamames, célèbre économiste de gauche (communiste jusqu’à 1981), il y a au moins 1 million de fonctionnaires de trop en Espagne. Pour Cáritas l’attente d’un rendez-vous est c’est de 7 jours.

    http://www.abc.es/20110706/sociedad/abci-caritas-201107061306.html
    http://www.lavanguardia.com/vida/20110706/54181683624/casi-un-millon-y-medio-de-hogares-sin-trabajo-y-medio-millon-sin-ingresos.html

    Entretien « décapant » avec Tamames, qui donne le chiffre de la dette des régions espagnoles: 150 Mds € (15% du PIB) et la totale de l’Espagne: + 300 % du PIB.

    http://www.abc.es/20110706/economia/abci-ramon-tamanes-201107060441.html

    À part ça, l’Espagne devrait créer 350 000 emplois par an pendant les prochaines 10 années pour revenir au niveau de chômage de 2007.
    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3213060/07/11/Espana-deberia-crear-350000-puestos-de-trabajo-netos-al-ano-durante-una-decada-para-volver-a-niveles-de-2007.html

      1. Je l’ai déjà dit ici, mais je le répète puisqu’il y a toujours de non-comprenants: vue la fiabilité de la presse espagnole (bien moins sérieuse que la française, qui n’est déjà pas très sérieuse), quand les gouvernements au pouvoir en Espagne sont de gauche je lis en priorité la presse de droite, et quand la droite est au pouvoir, celle de gauche.

        Mais ceux qui aiment les contes de fées peuvent continuer à lire « Público » ou « Cinco días » (journal économique -appartenant au même groupe que El País- pour qui la crise existe à peine et de toute façon est en train de finir grâce à l’efficacité foudroyante du tandem Zapatero-Rubalcaba, à côté de qui, d’ailleurs, Laurel & Hardy étaient des gens vraiment sérieux).

        En outre, je te signale, Enrique, étant donné que ça a l’air de t’échapper, que je ne donne ici que des FAITS, des CHIFFRES, lesquels ne sont ni de gauche ni de droite, mais avant tout têtus – comme Lenin nous l’a rappelé il y a déjà pas mal de temps.

      2. @Pablo75

        Pardon Pablo. Pourquoi tant de véhémence ? Lénine ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Quant à la presse, je rappelle ces quelques mots tirés d’une chanson de Léo Ferré : « Les journaux, il faut en changer de temps en temps, si non ça froisse les idée ». Peu importe qui est au pouvoir.

    1. Si Señor, mais en Espagne il reste la Loteria. Je pense en particulier à La Loteria de Navidad.
      Les billets sont en vente très tôt si je ne m’abuse, dès le mois d’août même. Et tout culmine avec le tirage le jour de Noël, le fameux tirage chanté par des enfants.
      Chaque année quelques familles sablent le Champagne (français pas du Codorniu), et font la une des journaux télévisés. Cela permet de rêver de devenir riche de Noël, en Noël, si par hasard la grâce d’el Niño Jesus venait à vous toucher…
      http://loteriadenavidad.laverdad.es/

  14. J’imagine que quelqu’un a dû poster ça déjà, mais, comme pour les vaccins, les rappels dans certains domaines sont indispensables:

    « Prix : les marges de la grande distribution dénoncées. Selon une étude révélée par Les Echos, les marges réalisées par les producteurs n’ont cessé de baisser depuis dix ans alors que celles des distributeurs ont bondi. »
    http://www.lefigaro.fr/conso/2011/06/27/05007-20110627ARTFIG00399-prix-les-marges-de-la-grande-distribution-denoncees.php

    « Des écarts parfois énormes entre le prix agricole et le prix au consommateur.
    Le consommateur n’a pas bénéficié ou peu de l’effondrement des prix agricoles sur le lait, la viande, les fruits et légumes, selon l’Observatoire des marges. »
    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0201465402438-des-ecarts-parfois-enormes-entre-le-prix-agricole-et-le-prix-au-consommateur-185987.php

    Et encore une louche:

    « La marge de la grande distribution: entre 30 et 50% »
    http://www.lexpress.fr/actualite/economie/la-marge-de-la-grande-distribution-entre-30-et-50_1006868.html

    1. C’est ce qu’on appelle l’effet de cliquet. Lorsque les produits agricoles augmentent, les grands distributeurs les répercutent imédiatement, lorsqu’ils baissent, les prix de vente restent inchangés jusqu’à la prochaine augmentation. Au bout d’un certain nombre d’années, vous avez les marges dont on parle actuellement. C’est connu depuis longtemps, mais les responsables politiques ne s’en émeuvent pas.

    1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_Kondratieff

      Si ce sont là les concepts économiques en cours, nous sommes mal partis ! Toutes ces analyses sont déconnectées des questions financières et monétaires et en elles-même ne sont que pures visions : Nous voyons aujourd’hui qu’une croissance telle que celles des USA a été financée à crédit en dehors de tout lien avec un quelconque « cycle » industriel !!!

      – Présupposés :

      1) L’offre crée la demande, le besoin est équivalent à la demande solvable, l’innovation crée toujours de l’emploi.
      2) L’évolution industrielle prime sur l’évolution de la demande solvable. Le moteur est celui du progrès tel qu’on l’entendait au 18 s, le prgrès technique tire toute l’économie avec lui. Or c’est le contraire le progrès élimine des place de travail le progrès induit la baisse du tôt de profit.

  15. Aux USA, il semblerait que des choses bougent …

    Les dirigeants des plus grands établissements financiers américains pourront perdre rétroactivement leur rémunération en cas de faillite de leur entreprise, aux termes d’une nouvelle règle adoptée mercredi par une autorité de surveillance bancaire.

    La FDIC a précisé qu’il [le nouveau réglement] concernait uniquement le sommet de la pyramide de la direction de chaque établissement: directeur général, directeur financier et président du conseil d’administration.

    Si c’est réellement appliqué, ce serait assez fort … non ?

    L’article ici

  16. Ce qui me révulse le plus (en tout cas ce matin, allez savoir pourquoi maintenant), c’est cette totale absence de cohérence intellectuelle (?), cette malhonnêteté qui ne veut pas dire son nom parce que drapée des oripeaux chatoyants de la sacro-sainte communication, celle des politiques vendus depuis longtemps aux lois du marché (ils sont beaux, mes politiques, ils sont beaux!), de banquiers en redingote et autres dirigeants de bidules supra-nationaux, même pas foutus de rester en accord avec leur ligne de supposée pensée…

    Ah mais quand tout va bien, madame la marquise, et qu’on délocalise à tout berzingue, pensez donc, il faut se plier aux lois de M. le Marché qui, dans sa grande sagesse et son omniscience sacrée, indique de sa belle main invisible (bel exemple de pensée magique, tiens) le chemin à prendre pour l’humanité : celui de la précarisation du travail (mais qui doit rester une valeur malgré tout, vous n’allez tout de même pas monnayer une valeur, non?) pour certains (nombreux), de l’accumulation du patrimoine pour d’autres (moins nombreux), de la spéculation sur des matières premières essentielles, etc. etc.

    Mais, mais : la précarité pour le plus grand nombre et la richesse pour quelques-uns, c’est horrible, ça! C’est pas juste! Il me semblait, à moi, que la main invisible devait justement assurer un certain équilibre, non?

    Oui, mais vous savez, s’il y a des problèmes, c’est parce que M. le Marché n’est pas encore tout à fait libre de ses mouvements. Donc, les quelques menus dégâts collatéraux que vous mentionnez sont dus au fait qu’il existe encore quelques méchants États, sans doute crypto-communistes, qui obligent ce pauvre M. le Marché à se plier à des règles absurdes qui vont à l’encontre de son action de bienfaisance pour l’humanité. Et puis, un État, ça ne sert à rien, hein, ça a sans doute eu son utilité au Moyen-âge pour gérer les serfs, mais maintenant on a M. le Marché! Libérez son auguste main invisible de ce carcan qui l’enserre et vous verrez, mon dieu, vous verrez quel parfait équilibre harmonieux il fera régner sur terre (amen). En un mot : Lais-sez-le-fai-re!

    Ah? Bon.

    Tiens, on dirait que M. le Marché a décidé aujourd’hui de donner un grand coup de balai. Il semblerait qu’il pousse quelques-uns des méchants États mentionnés plus haut à faire défaut sur leur dette et que certaines banques qui ont trop prêté-assuré-investi-blablabla risquent dès lors de ne pas s’en relever. Je suppose qu’il veut se libérer de ses entraves et qu’il s’agit de rétablir un équilibre? M. le Marché ayant toujours raison, nous allons donc le laisser faire sans intervenir, non?

    Aaaaah mais ouimaisouimaisouimaisouimaisouimais non! Vous n’y pensez pas! Oui, mais non, parce que bon, hein! Alors bon, il y a main invisible et main invisible, hein! Et puis, mon bon ami, tout ceci est très compliqué, sans doute trop pour vous, ahahah! Si je vous montrais mes graphiques, hein, vous n’y comprendriez rien ; d’ailleurs, moi-même… Enfin ,bref : il y a intervenir et intervenir, voyez-vous… Et puis, cessez donc de me poser des questions, de quel droit? Comment dites-vous? Citoyen? Espèce de sale populiste! Je parie que vous êtes d’origine grecque! Tous des profiteurs! Police, police!

    C’est vrai que j’oubliais qu’il n’y a que le vent qui tourne et pas les girouettes!

    Désolé, j’étais énervé. Mais ça va un peu mieux, tiens.

  17. Dès la fin 2008, Paul Jorion expliquait ici – et la plupart de ses lecteurs le rejoignaient sur ce point- que la faillite générale était inévitable. Nous n’assistons aujourd’hui qu’au début de la fin.

    Je suis assez d’accord avec cet économiste qui considère l’Euro comme une machine à renforcer les grands trusts européens, en particulier allemands. L’objectif étant de dégager de substantiels profits à l’export en gommant les aléas monétaires internes. Tant pis pour les petites entreprises exportatrices des petits pays ; tant pis pour la création ; Vive Renault, VW ou AIRBUS.
    Les grands sacrifiés étaient, d’avance, les peuples, devenus inutiles.
    C’est assez bien analysé au vu des résultats que l’on peut constater.

    Les USA n’ont pas plus de dettes que la France ; le montant est seulement à la hauteur du PIB, donc à multiplier par 4.
    Les USA sont une nation en armes ; Walt Disney n’étant qu’une aimable façade. Ne viennent-ils pas, par exemple, de considérer que les actes de piraterie informatique pourraient désormais entraîner des ripostes « no limit ».
    La puissance militaire américaine est écrasante. Face à notre corps de bataille de 30000 hommes, les USA en alignent 1.5 Millions pour un budget représentant la moitié des dépenses mondiales. Y ajouter, entre autres, gardes-côtes ou garde nationale.
    Je ne doute donc pas de la capacité des USA à rebondir, ni que le Pentagone a déjà anticipé le Krach.
    A la différence de 1929, les USA sont devenus LA Super-puissance. La France n’a même pas la capacité militaire de faire face à des désordres internes (voir récents épisodes en banlieue tantôt ou en 2005).

    1. superpuissance guerrière

      oui, en effet : lancer des tapis de bombes de trés haut, de trés loin, n’est pas le problème !

      reconnaissance évidemment envers les soldats de la 2° GM, qui sont si nombreux à avoir laissé leur peau sur nos plages …mais sans l’armée russe, de l’autre coté du front ( cela a commencé à Stalingrad : c’est là la grande bascule, qui a redonné espoir ), que se serait-il passé ? nul ne le sait !

      =) question: depuis la guerre du Viet-Nam, combien de guerres ont-ils gagné ? et ce, contre des guerilleros en guenilles, armés de vieilles pétoires ! …
      Tout cela pour vous aider à relativiser un peu !

      Que leur Pays se redresse grâce au courage des gueux ( des campagnes isolées surtout, car encore habitués à travailler durement ), nous leur souhaitons ! Comme je ne suis pas favorable au syndrome de Stokholm, je ne souhaite pas que cela soit à notre détriment !
      Il faudrait que les benêts des Commission européenne et annexes se réveillent, car les USA utilisent le protectionnisme, à chaque fois que nécessaire ( demandez aux Chinois !) …

      De là à ce que ce Pays reste l’Empire tel qu’il le fût, cela ne se peut ! Il ne faudrait peut-être pas oublier les autres Pays qui n’ont qu’une envie, c’est de monter à l’abordage ! et, ils ne sont pas plus stupides que les autres !
      Avec ce regard violent sur le reste du Monde, en effet, une guerre est en marche, et non une alternative raisonnée et équilibrée, utilisant le meilleur de chaque Peuple, pour que la Vie soit plus aimable, et plus intelligente !

      1. Il ne faut pas en effet oublier le sacrifice de millions de soviétiques, peut-être 30 millions.
        Sans lequel la guerre n’aurait sans doute pas pu être gagnée.

  18. échange bons du trésor US contre OAT ou futurs euro-bons ; de plus la dette grecque conserve un parfum méditerranéen, berceau de toutes les civilisations de la fermentation (pain, vin, dettes…).

    1. parfum méditerranéen

      « art de vivre », en un mot comme en cent !
      et, ne pas oublier ces remarquables systèmes d’irrigation, et ses vignes en terrasses dans des pentes vertigineuses =) nous en avons un petit souvenir sur les coteaux de Banyuls : il ne faut pas avoir du jus de navet dans les mollets pour faire les vendanges ! paresseux, les méditerranéens!
      je voudrais bien voir cela !

      après cela, une tranche de pain, quelques olives, un fromage frais, une tomate ensoleillée avec un filet d’huile d’olive, le nez au soleil, la tramontane, beauté, un plaisir des dieux !
      de quoi rendre jaloux les Glaise – la terre – du Nord, alors que les Gleize – traduction littérale de l’occitan :Glèisa -du Sud, s’en trouvent bien …

  19. Et pendant ce temps là…
    Les États américains font faillites les uns après les autres avec des 100ènes de milliers de fonctionnaires au chômage + services publics, parc nationaux fermés, tickets de rationnement en augmentations significatives…
    => Moody’s, S&P, Fitch : Mais non ce n’est pas là qu’il faut regardez voyons …tout va trèèès bien !
    => État français : revalorisation du SMIC promis pour juillet heuu non en fait ce n’était pas une promesse Nada! + octroi d’une prime « exceptionnelle » d’été pour nos chers Sénateurs (cf. document de la questure que s’est procuré l’AFP) : 3.531,61 euros (ba oui c’est vrai qu’avec un salaire moy. de 13 340,33 euros brut mensuel il faut pouvoir face aux dépenses de vacances…) + Vote de la loi sur suppression Bouclier fiscal & baisse de l’ISF…
    => Méga banques (chez qui nos impôts arrivent en réalité) : les banques vont baisser leurs commissions sur les paiements par cartes…qu’ils sont bons nos banquiers vous ne trouvez-pas surtout à la Banque Postale !

    Sauve qui peut ? Mais non tout va trèèès bien tout va trèès bien !

    Un conseil de fourmi : ne faites pas comme la cigale cet été mes ami(e)s !

  20. A votre avis, qui va imploser en premier, l’Europe ou les Etats-unis ? Sachant que l’un sera suivi de l’autre.
    Et qu’aux Etats-unis certains états sont quasiment en défaut, licencient et ne payent pas les fonctionnaires. Et en Europe on manque de liquidités et on s’endette comme des gorets.
    Personnellement je vote pour les US, berceau et tombeau du capitalisme.

  21. Arrêtons de faire le jeu du système financier en commentant doctement le feuilleton de la dette…

    Précision sur le bilan grec revenu/dépenses (90Md / 114Md):
    Un seul armateur grec interrogé hier sur « C dans l’air » avouait un chiffre d’affaires annuel de 20Md pour zéro impôts.
    Et ils sont nombreux…(deuxième flotte marchande mondiale) !
    Conclusion: on sait trés bien où passe l’argent, mais il y a collusion de longue date entre les pouvoirs politique et financier, contre lesquels le peuple grec s’insurge et ne peut pas grand chose. Lorsqu’un Caramanlis de droite ne plait plus, les médias aux mains des mêmes mettent en scène un Papandréou socialiste, et l’on repart pour un tour!
    C’est évidemment la même chose ailleurs:
    La candidate PS Martine Aubry écrit des généralités sur « la relation à l’autre, le care, la culture, la créativité, etc. » dans un livre avec cinquante chercheurs, dont l’ambition du titre «Changer de civilisation» est peu en rapport avec le contenu et n’aborde aucun des vrais problèmes de fonds:
    – le piège de la dette publique
    – le problème de l’euro comme monnaie unique
    – l’emprise des marchés financiers
    – la financiarisation des entreprises actionnariales

    Pendant ce temps, l’endettement public est bien une arnaque pour les peuples, en deux temps:
    – les dirigeants politiques se font élire en perpétuant le clientélisme auprés des lobbies qu’ils ménagent (en Grèce, ce sont les riches armateurs et l’église orthodoxe qui sont exempts d’impôts, en France c’est Total, Bettencourt, etc.).
    – c’est aux mêmes puissances financières que s’adresse ensuite l’emprunt de ce qui ne leur a pas été prélevé en impôts. C’est alors non seulement sauvegardé, mais ça rapporte une rente qui se pérennise en impôt des riches sur la nation toute entière.
    Les agences de notation financières sont là pour rappeler aux peuples assujettis la carotte et le baton selon un scénario bien huilé qui fait jaser en conséquence dans les chaumières (« tout ça parcequ’il y a trop de fainéants… »)
    On ne dit pas ce qu’il advient chez les peuples modèles du capitalisme:
    En Europe, le pays qui a créé le moins d’emplois depuis 1999, c’est…l’Allemagne (qui délocalise en Europe de l’Est non-euro, pour nous revendre en euros).
    En Chine, la part salariale du PIB a fortement baissé malgré l’augmentation des effectifs, et les coûts unitaires de production ont diminué de moitié!
    C’est dire où passent la croissance et les bénéfices…

    Assez de discours et d’analyses. On veut entendre dans ce domaine un programme d’action !
    Pour l’instant, seuls les candidats politiques marginaux en ont un. Les autres se noient dans le marais UMPS…

    1. Ô Hadrien,
      Soyez mon Mur, et protégez-nous de feu-l’empire américain et de feue sa môman, qui ne sachant couper le cordon à temps, fit un enfant pervers et capricieux …
      signé:
      Une âme reconnaissante !

  22. Et le spectacle continue: agences de notations versus l’Europe !!

    Moody’s dégrade celles de quatre banques(Portugal)

    jeudi 07 juillet 2011, 11:46
    L’agence de notation Moody’s a annoncé jeudi avoir abaissé les notes de quatre banques portugaises, reléguées dans la catégorie des investissements « spéculatifs », après avoir dégradé de quatre crans celle du Portugal. Moody’s a abaissé de trois niveaux la note de la dette de la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD) et de la banque BES, à Ba1, tandis que les banques privées Millennium BCP et Banif ont perdu quatre niveaux, passant de Baa1 à Ba2. Cet abaissement des notes des banques a été assorti de perspectives négatives, ce qui signifie qu’elles « pourront encore être revues dans les prochaines semaines », a précisé Moody’s dans un communiqué.

    agences

    Selon l’Independent Irish News l’Irlande devrait rapidement aussi passer en junk:

    Ireland’s debt at risk of ‘junk’ status for first time
    Warning comes as Portuguese rating is slashed to ‘sub-investment grade’

    http://www.independent.ie/business/irish/irelands-debt-at-risk-of-junk-status-for-first-time-2814948.html

  23. Les agences de notation « aggravent la crise ».(ocde)

    Un responsable de l’OCDE s’en prend aux agences de notation qui « prophéties qui s’auto-réalisent ». « C’est comme pousser quelqu’un au bord du ravin », explique l’économiste.

    Les agences de notation « aggravent la crise » en produisant des « prophéties » qui s’« auto-réalisent », accuse jeudi le secrétaire général adjoint et chef économiste de l’OCDE, Pier Carlo Padoan, dans La Stampa.

    « Dernièrement, les agences de notation ont confirmé qu’elles étaient fortement procycliques. Elles produisent des prophéties qui s’auto-réalisent », déclare le responsable de l’Organisation de coopération et de développement économiques dans un entretien accordé au quotidien italien. « Ce n’est pas vrai qu’elles transmettent des informations : elles expriment des jugements, entraînant une accélération de tendances déjà à l’oeuvre. C’est comme pousser quelqu’un qui est au bord d’un ravin. Elles aggravent la crise », ajoute-t-il.

    Les agences de notation se sont retrouvées sous le feu des critiques mercredi en Europe au lendemain de la dégradation spectaculaire par Moody’s de la notation du Portugal, relégué dans la catégorie spéculative, ce qui risque d’aggraver la crise de la dette en zone euro. L’agence de notation estime que le Portugal, comme la Grèce, pourrait avoir besoin d’un deuxième plan d’aide avant de retourner sur les marchés, ce qui a fait bondir les taux portugais qui ont dépassé pour la première fois les 12 %.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-07-07/les-agences-de-notation-aggravent-la-crise-849621.php

  24. Dexia et KBC, les deux banques soumises à l’exercice en Belgique ont réussi l’examen, selon des sources européennes. Dexia a débuté en nette hausse jeudi en Bourse de Bruxelles après la publication de ces informations. echo.be

    Encore une preuve que ces stress tests n’ont aucune valeur car ces deux banques sont junk de chez junk, ce n’est un secret pour personne vu leur exposition à l’Irlande et au Portugal.
    Un peu aussi à la Grèce je crois?

    Les ‘stress tests’ sont des ‘farces’ tests.

    1. Et pour Dexia, un peu beaucoup non pas à la France, mais à ses collectivités territoriales, dont certaines son censées lui rembourser désormais des prêts à un taux de 15 %, et oh – surprise – ne s’en sortent plus.

  25. Le déficit commercial de la France s’enfonce de record en record.

    Les mois se suivent et se ressemblent pour le déficit commercial de la France, qui n’en finit plus de s’enfoncer et a battu en mai un nouveau record, malgré la multiplication des plans de soutien à l’export.
    « Ce qui se passe est très grave », a reconnu jeudi le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur Pierre Lellouche, insistant sur le « problème de compétitivité » de l’économie française.
    A 7,42 milliards d’euros, le déficit aggrave encore un peu sa précédente pire performance, enregistrée le mois précédent lorsqu’il avait franchi pour la première fois le seuil des sept milliards (7,17).
    Le déficit cumulé des 12 derniers mois s’établit à 63,42 milliards.
    Le commerce extérieur français file donc à toute vitesse vers une nouvelle année noire après le solde négatif de 2010 (-51,5 milliards). En 2011, le déficit devrait même battre, et de loin, le record de plus de 55 milliards atteint en 2008, au plus fort de la crise.

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/afp/332742/le-deficit-commercial-de-la-france-s-enfonce-de-record-en-record.html

    1. Le prochain qui reparle du « problème de compétitivité » de l’économie française, verra son salaire de ministre réduit au niveau de celui de l’ouvrier chinois. Ainsi, il apprendra peut-être à compter.

      Car l »Europe ça a aussi servi à délocaliser en passant au-dessus de la tête des nations tout en se payant, grâce à l’Euro, des fournitures et de l’énergie pas chères. Le tout en vendant au prix fort à l’extérieur mais aussi à l’intérieur grâce à la fabrication à bas coût.
      Dans un premier temps, les peuples sont ravis des baisses de prix ; dans un second ils perdent leur boulot, puis (demain) leurs retraites et, enfin, tout le reste.

      Chapeau les artistes ! Bravo les couillons !

  26. Une analyse intéressante trouvé sur un blog de « Challenges » : De la drôle de guerre à la drôle de crise

    Quelques extraits …

    Le surendettement, combiné au refus des états, des banques centrales et du FMI de faire porter une partie substantielle du réajustement sur les responsables de la crise, c’est à dire les banques, vont conduire les économies occidentales à une stagnation accompagnées de mini-crises pendant plusieurs années. Adieu la croissance…Mais la bulle finira par éclater, d’autant plus fortement qu’on l’aura retardée, des décisions drastiques seront prises au pied du mur, et après une période très dure, la croissance repartira.

    L’autre caractéristique de cette crise est l’échec de la mondialisation. Les fanatiques de la mondialisation comme Pascal Lamy, ex-socialiste devenu chantre du libéralisme débridé, n’ont que de très faibles arguments, voire des incantations, à opposer à ceux qui ont identifiés les conséquences fatales de ce phénomène. Pascal Lamy affirme doctement que la mondialisation est inévitable à cause « d’Internet et du container », et que ceux qui la remettent en cause sont des « réactionnaires ». Quand l’invective remplace l’argumentation la situation est devenue grave…

    Comme pour le surendettement, la combinaison de l’aveuglement des uns et du pouvoir des intérêts particuliers des autres retardera les solutions à la crise. La puissance de la stratégie Chinoise, la faiblesse des occidentaux, vont encore faire durer quelques années la situation actuelle de déséquilibres massifs au niveau mondial. La Chine va continuer à croître et à s’enrichir et l’occident à stagner et à s’endetter. Seules les entreprises industrielles ayant délocalisé massivement vont continuer à prospérer, ou celles, comme le luxe, qui réussissent à exporter en Chine…

    La drôle de guerre n’a duré qu’un été. La drôle de crise durera encore quelques années à cause de l’inanité des politiques du FMI, des banques centrales et des états, et au pouvoir de lobbying de la finance. Mais ce sont quelques années de purgatoire avant une prospérité retrouvée.

    A moins que…l’aveuglement des dirigeants et le jeu des intérêts soient si puissants que nous sortions de la drôle de crise par une crise apocalyptique et une vraie guerre, comme en 1940, ce qui serait l’horreur absolue que nous devons éviter à tout prix…

    1. Seules les entreprises industrielles ayant délocalisé massivement vont continuer à prospérer, ou celles, comme le luxe, qui réussissent à exporter en Chine…

      Ne continueront pas à prospérer : les technologies seront absorbées inside …disparition des brevets …etc…

      « Les pères ont mangé des raisins verts, les dents des fils ont été agacées « 

      Mince, je suis « habitée » par Jérémie ! …

  27. Ci-joint, tentative d’information locale, pour poursuivre l’esprit 15M, dans ma petite ville de 3800 habitants située hors des sentiers battus dans le sud-ouest de l’Espagne/Europe

    Tratando de entender las causas de la crisis, y por lo menos en parte sus relaciones con nuestro pueblo de Paterna del Campo, he aquí, muy brevemente expuesta, la secuencia de los acontecimientos, seguido de una participación a la reflexión sobre posibles salidas. Para no hacer el escrito demasiado pesado, iremos por partes, y la presente es la primera.

    A EFECTOS PRÁCTICOS, LLAMARAMOS ESTO “EL COMIENZO”

    I
    El funcionamiento del sistema económico que tenemos, a la fuerza, supone un crecimiento económico continuado, dependiente de materias primas en abundancia, energía barata y consumo alto.
    Mientras más rápido es el proceso de extracción de materias y energía, y mientras más rápido es el proceso de transformación llevada a cabo por seres humanos y máquinas, más rápido es el crecimiento de la formación de beneficios. Es lo que se llama la productividad.
    Así se despeja el mayor margen posible de beneficios, que el sistema económico en el que estamos, el capitalismo, comparte de forma altamente desigual con el asalariado.
    Si no hay crecimiento, no hay beneficios y desaparecen los inversores que no encuentran rentabilidad en una actividad que deja de tener interés para ellos
    II
    A principios de los años 70, Estados Unidos alcanzaba su máxima producción de petróleo, su límite. Desde entonces produce de menos en menos y ahora produce poco e importa mucho.
    En esos años, las investigaciones del Club de Roma y del MIT (Massachussets Institute of Technologie) pusieron de manifiesto que la producción de materias primas y energía tenía fecha de caducidad. Se consumen materias primas y energía, las reservas disminuyen y se agotan, se encarecen, y al final su precio se vuelve inalcanzable para la inmensa mayoría de la población. El crecimiento se termina.
    En esos mismos años tuvo lugar un acontecimiento de importancia capital: los Estados occidentales prescindían de acuñar moneda, que es como prescindir del privilegio de generar moneda al servicio del pueblo, de la nación. La soberanía popular sale malparada. Nunca los políticos le explicaron y le preguntaron al pueblo lo que le parecía antes tomar esta decisión, ni le informaron.
    La moneda la crearían los bancos, y la prestarían a los Estados mediante percepción de intereses. Ignoro cuando ocurrió esto en España, pero pienso que en el momento de ingresar en Europa, sin estar seguro.
    La importancia económica de esta operación es, en los años presentes en Inglaterra, de 100.000 millones de libras esterlinas (cien mil millones de libras esterlinas) por año. No conozco la cifra en España, pero ciertamente estará en proporción.

    III
    En las condiciones más arriba indicadas, el crecimiento está seriamente comprometido, y por lo tanto la supervivencia del sistema, e igualmente la del « estado del bienestar », que desde la segunda guerra mundial, hace soportable por parte de las poblaciones, un sistema económico que vive de lo ajeno, con taras añadidas de las que hablo más adelante.
    Así las cosas, la clase política de cualquier signo, la clase empresarial, los financieros, el mundo de la información, los sindicatos, y hasta cierto punto el mundo asociativo y de la cultura, se unieron, a principios de los 80, en un consenso que la frase de Margaret Thatcher resumía como « no hay otra solución ». Otros se refirieron a este fenómeno de “consenso obligado” como « pensamiento único ».
    A finales de los 70 y principios de los 80 tuvo lugar, sin que la importancia fundamental del asunto transcendiera a la ciudadanía, una revolución cuyos protagonistas principales fueron Margaret Thatcher y Ronald Reagan, como gobernantes que pusieron en práctica las doctrinas económicas y financieras de los economistas teóricos del “neoliberalismo”, que reclamaba para sí la “libertad” que tiene el zorro para entrar en el gallinero.
    Lo “tuyo se volvió mío”, y en el curso de pocos años se destruyeron normas de contabilidad y se quitaron todas las trabas a toda clase de intromisión de la noción de “rendimiento”, tal y como lo entienden los inversores, en actividades de todo tipo, social, administrativo, cultural, íntimo….etc. etc.… que a partir de ahí resultaba ser un campo abierto a la implicación financiera y a la mal llamada “racionalización económica”, que no es más que una forma de anular las características humanas de las actividades en cuestión, creando cauces de recaudación privada, de “succión”.
    El Estado pasó de ser, de imperfecta expresión de la soberanía popular, a una inmensa empresa de regulación de los individuos, dejando libre de verdadera regulación las actividades económico-financieras, asumiendo la “libertad” del capital de actuar casi en cualquier sitio y casi de cualquier manera.
    En suma, a falta de crecimiento suficiente a base de materias primas y energía y del trabajo humano, el capital colonizaba los aspectos de nuestra vida cotidiana que hasta ahora se libraba de tener que producir plusvalía para alimentar el juego de los inversores. Los elementos económicos del “Estado de bienestar”, por ejemplo, están en el punto de mira de “los mercados”, para alimentarse de su “sustancia económica”.
    IV
    Esa “libertad” del capital a engendrado recientemente pesadillas horribles y definitivas en sus consecuencias, como Fukushima, la contaminación del golfo de Méjico, el cambio climático, el envenenamiento de nuestras vidas con ondas electromagnéticas, alimentos crónicamente contaminados, mil millones de criaturas pasando hambre, enfermedad y muerte……. El « envenenamiento » financiero está expuesto más abajo.
    El Estado occidental, en nuestro caso España, ha perdido su soberanía y ha hecho perder a los ciudadanos derechos políticos, pues en el estado actual del país, los ciudadanos no pueden influir en la marcha político-económica del mismo, pues ninguno de los partidos españoles, tal y como son actualmente, contempla cuestionar, lisa llana y realmente la justeza y la pertinencia del marco político-económico en el que nos debatimos. “No hay alternativa”, como dijo Thatcher.
    La clase política, elegida por los ciudadanos/as y teóricamente al servicio del pueblo, en realidad se ha puesto al servicio de “los mercados”, expresión abstracta del poder financiero. Todos partidos confundidos hicieron realidad eso de que “no hay alternativa”.
    Esta misma clase se desvela poco a poco, a los ojos de los ciudadanos, como no representativa, ejerciendo su poder de manera impune, en el marco de formas democráticas insuficientes. Espero que la clase política, más bien temprano que tarde, ponga los medios necesarios para que la sociedad civil pueda participar en su propio gobierno. Ya se ha hablado de listas abiertas, de proporcionalidad…Gran tarea.
    V
    La pesadilla económica actual tiene su origen en la imposibilidad de crecer, de crear plusvalías para los inversores, utilizando materias y energía y trabajo. “Si no se puede crecer así, inventemos algo nuevo”. Y lo hicieron: multiplicaron la cantidad de dinero existente en el mundo.
    Y así, a partir de nuestras deudas, las del coche, las de las tarjetas de crédito, las de las casas… los bancos fabricaron paquetes homogéneos que llamaron “dinero”. Mientras más gastábamos los ciudadanos, más “dinero” creaban los bancos.
    Y así, apareció en el planeta Tierra una “nueva riqueza” de entre 13 y 20 veces el Producto Nacional Bruto mundial. El montante es inimaginable. El problema es que esa riqueza se fabricó sin base alguna que la justificara, y es, pues, incompensable, impagable. Falsa riqueza con falsa moneda.
    Y así se financiaron “burbujas”, como la inmobiliaria en España. Con el entusiasmo generado por la falsa moneda, se crearon viviendas para 80 millones de habitantes. Callejón sin salida. Consecuencias que nadie encaró seriamente.
    Y así, la riqueza ha ido concentrándose, los salarios altos subiendo, los salarios bajos bajando, las desigualdades haciéndose difícilmente tolerables, la calidad de vida en general haciéndose de mas en mas precaria.
    Los bancos, con falsa moneda y a sabiendas, se endeudaron. Los particulares, con falsa moneda y entusiasmo ignorante, se endeudaron.
    Esas deudas, con las cuales se fabricó “dinero”, tienen fecha de caducidad, de vencimiento. Y si no se pagan, todo el “dinero” adosado a ellas se volatiliza, o más bien se revela inexistente, o más bien se revela falso.
    VI
    Y así, en 2008 vino el terremoto de quiebras de bancos que dejó al descubierto para la mayoría los mecanismos del entuerto. Ciertos cálculos cifran la destrucción en 40% de la deuda creada, de hecho, de la falsa moneda. Con lo que deducimos que todavía quedan 60% de “dinero” (deuda) escondido.
    ¿Dónde? Desde inversores que ignoran la calidad de sus inversiones, hasta el Banco Central Europeo, pasando por bancos y cajas, que sí saben lo que tienen, y que se siguen empeñando en colocárselo a cualquier inocente, como se ha demostrado recientemente que ha hecho la Deutsche Bank.
    Los detalles sobre contaminación y diseminación de una deuda destructora son secretos. Pero los comentarios en lo que atañe a nuestro país son muy pesimistas en cuanto a la capacidad de bancos y cajas de afrontar la compensación del dinero inexistente, en realidad de una deuda creada por ellos.
    En 2008 el Estado Español sacó 200.000 millones de su dinero de ley, fruto de la percepción del tributo, y los prestó a los bancos que, victimas del jueguecito del que hablamos más arriba y con las cajas vacías de buen dinero, con un interés simbólico.
    Al poco tiempo, el Estado Español necesitó dinero y pidió prestado a los bancos, como se explica más arriba. Y los bancos prestaron con intereses multiplicados. Ese es el mecanismo de la succión de la sustancia económica que transporta el dinero de ley desde el bolsillo del ciudadano hasta las cajas de los bancos.
    A medida de que venzan los plazos, no sabemos todavía cuando y donde, como en 2008, se provocará otra cadena de bancarrotas que provocarán estragos en la economía, por ahora incalculables.
    A la pregunta de un periodista sobre si habría ley para impedir que los bancos sigan persiguiendo al ciudadano que no ha podido pagar su hipoteca, aún entregado su casa al mismo, Elena Salgado, nuestra ministra de economía, respondía que “nuestro sistema financiero no podría permitírselo”. Por si quedaba alguna duda.
    Diego
    FIN DE LA PRIMERA PARTE

  28. Jeudi 7 juillet 2011 :

    Portugal, Irlande, Grèce : les courbes des taux sont inversées !

    Pour ces trois Etats, les taux à 2 ans et les taux à 3 ans atteignent des sommets invraisemblables : ils augmentent de façon exponentielle.

    Les investisseurs internationaux anticipent un défaut de paiement dans les trois ans qui viennent.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 17,495 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 18,918 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 12,910 %.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 15,608 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 16,342 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 12,723 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 28,789 %.
    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 27,970 %.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,690 %.

  29. On est dans la zone du père Ubu.
    Euro=Ubu.
    La solution est ultra simple: Rouler les dettes « souveraines » à taux zéro.
    De fait aux USA, le taux est si faible qu’il est moindre que l’inflation!
    La Fed paye l’état pour pouvoir acheter sa dette!
    Etonnant non? Et Moody’s ne bronche pas…Pas mieux au R.U.
    Forcement ils s’attaquent à la Grece grace au fric du QE de la Fed! Sinon plouf les matamores! Le QE pour preter à la Grece! C’est-y pas du pur Marx Brother’s?
    Moody’s & Poor’s disent n’importe quoi.
    Leclerc nous raconte les péripéties de la secte néolibérale, qui fantasme sur des dangers neuropsychiatriques.
    Faut arreter de vendre nos bons du trésors à ces escrocs, ces voleurs de banksters.
    Il faut arreter Trichet et Draghi pour haute trahison. Dénoncer Maastricht.
    il faut décreter que les boches sont des malades traumatisés par Wiemar dans les années 20. Ils trainent ça, malgrés le bon docteur Freud. Faut qu’ils se soignent en urgence.
    Tragie comédie pour névropathes…
    Il faut appeler les pompiers, direction hopital Saint-Anne.
    Ceci dit cela ne résoudra pas la crise économique, mais au moins on parlera de choses sérieuses

    1. hopital Saint-Anne …Trichet et Draghi

      Non, là, vous exagérez : comme si à Saint-Anne, il pouvait faire des miracles ! C’est juste de la psychiatrie pour les gens « normaux », enfin « ordinaires » …

      Non, là, je pense qu’il faut passer à du lourd : une trempette dans l’eau bénite la tête la première,
      un coup de goupillon sur l’occiput ; un coup de slalagtite sur le temporal ( ben oui, on fait avé les moyens du bord dans une grotte), et, si ça ne suffit pas, un coup de massue ! ne lésinons pas ! plus le temps de plaisanter ! ça urge !
      Et, je suis non violente ! zont de la chance !

  30. Irlande : CDS à 5 ans : 855 655 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.
    Portugal : CDS à 5 ans : 984 069 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.
    Grèce : CDS à 5 ans : 2 140 884 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars.

  31. Tous les puissants chargent leurs radeaux financiers …et leurs yachts . Les sénateurs se servent en salaire avant l’écroulement..
    @ izarn

    On est dans la zone du père Ubu.
    Euro=Ubu.

    En fric, en or, mais pourquoi faire ?

    Dans notre potager-verger-poulailler collectif, nos tomates mûrissent, les poules pondent plus d’un oeuf par jour et nos abricots sont déjà mis en conserve comme le seront les haricots . Si le système s’écroule, on nourrit les voisins et amis mais pas question d’échanger avec les puissants une tomate contre un lingot d’or qui ne se mange pas, Quand tout le monde a faim, le troc se fait en aliments, aliment contre aliment ou service indispensable à la vie, aucune fausse valeur non comestible ne demeure .

    Pour défendre sa nourriture en période de famine, il faut être armé, nous dit-on , pour la chasse aux gros gibier, au sanglier . C’est fait depuis l’an dernier, permis de chasse accordé aux jeunes dès l’âge de 16 ans . Les kalachnikovs se font avec le métal des boîtes de conserve vides que l’on stocke pour bricoler, il sera toujours temps d’y penser . Les attaques aériennes ou les tanks détruiraient le butin alimentaire convoité . Rien à craindre de ce côté . Pacifiste de nature, je plaisante sur ce point de l’autodéfense, mais peut-être pas tant que cela .

    Dans un billet du blog, on évoque l’hypothèse que des bouleversements pourraient se produire en France au mois d’Août, profitant du fait qu’en Août, un certain nombre de Français se regroupent encore sur des plages en se déconnectant de l’actualité et qu’ils seraient incapables de réagir efficacement tous ensemble .

    En Août ou plus tard, le système ne peut que s’effondrer et il vaut mieux y être préparé avec le bon sens d’une ménagère .

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