L'actualité de la crise : CAPITALISME A LA DÉRIVE, par François Leclerc

Billet invité.

Soumis à une pression maximale, les députés grecs ont adopté les nouvelles mesures destinées à débloquer les fonds européens et du FMI, évitant le défaut immédiat du pays et l’apocalypse promise. La place Syndagma (de la Constitution, en Grec) n’est plus qu’un nuage épais de gaz lacrymogène destiné à la vider de toute vie, symbolisant ainsi ce qui reste de la démocratie parlementaire grecque et du pouvoir d’un gouvernement placé sous étroite tutelle. L’intégration européenne vient de réaliser un glorieux pas en avant !

De partout, et surtout de soulagement, il est crié victoire, en omettant le coût dévastateur prévisible du nouveau plan et son échec annoncé. Le voter est une chose, l’appliquer en sera une autre. Personne ne peut croire que cet épisode, ainsi que le montage rocambolesque du suivant qui se prépare, va faire d’un pays devenu insolvable un débiteur de rêve, et pourtant !

La partie n’est d’ailleurs pas terminée et se poursuit hors des hémicycles et de la rue, dans des enceintes plus feutrées. La participation volontairement obligatoire (ou bien obligatoirement volontaire) des banques, des compagnies d’assurance et des fonds d’investissement continue de faire l’objet de très âpres négociations. Soucieux au plus haut point des intérêts de leurs banques, les Français ont tiré les premiers, les Allemands les suivant à reculons et avec toute la mauvaise volonté du monde, proposant un montage tarabiscoté ayant pour objectif d’exonérer de tout risque les établissement financiers et de reporter celui-ci sur les Etats. Cachant derrière sa complexité apparente sa vérité nue.

Tout sauf une restructuration de la dette et rien en faveur d’une relance économique sont les deux credo du plan poursuivi. La dette publique doit être réduite au plus vite pour que la dette privée puisse être refinancée puis amortie dans la durée. Tout le reste n’est qu’habillage.

Les banques jouent de leur côté au plus fin et serré, poussant des cris de vierge effarouchée à l’idée de devoir assumer leur risque de prêteur, le coeur de leur métier pour lequel elles sont rémunérées. La palme revenant à Josef Ackerman, Pdg de la Deutsche Bank, mettant en garde contre toute participation des banques au sauvetage financier de la Grèce, qui pourrait avoir comme conséquence que celles-ci soient accusées « d’abus de confiance » pour disposer à leur guise de leurs fonds…

Tel Ponce Pilate, la BCE affecte de s’en laver les mains, refusant de participer à ce simulacre au nom de ses intérêts bien compris, mettant une fois de plus en en garde les gouvernements contre tout ce qui pourrait être jugé comme une intolérable pression sur les banques, qui appellerait une sanction immédiate des marchés. Indépendante, la BCE a sans excessive surprise choisi son camp !

Afin de justifier leur politique, les institutions internationales cherchent le rempart dérisoire des mots. Jean-Claude Trichet préfère ainsi substituer correction à celui d’austérité, car il s’agit selon lui de revenir sur des « évolutions passées déraisonnables ».

Juché sur un Olympe encore plus inatteignable, John Lipsky, directeur général par intérim du FMI, abandonne quant à lui les « programmes économiques » de Dominique Strauss Kahn pour revenir aux « programmes d’ajustement structurels » chers à son institution mais qui ont laissé dans la mémoire de ceux qui les ont subis de bien mauvais souvenirs.

Pas un analyste financier ne serait près à parier deux sous sur la viabilité du replâtrage en cours, mais les autorités européennes continuent avec une détermination sans faille d’appliquer leur stratégie de faillite.

L’inquiétude née de l’apparition des indignés dissipée devant leur essoufflement momentané et sans voir plus loin que le bout de leur nez, les gouvernements européens n’ont comme seule visée que de régler les faux frais de la crise sur fonds publics, sans saisir que ceux-ci n’y suffiront pas et que la mise en œuvre de leur politique récessive la condamne sans appel.

Aveuglés par leurs certitudes et la satisfaction de leurs intérêts à court terme, les idéologues néo-libéraux mettent en application, à quelques nuances près suivant les pays, un même programme fait de réduction du périmètre et des ressources fiscales de l’Etat, assorti de prometteuses privatisations. Se demandent-ils seulement comment – la machine à financer la dette n’ayant plus les mêmes rendements – ils vont pouvoir conjuguer l’accroissement des inégalités sociales et du partage de la richesse avec le maintien du moteur de la consommation de masse nécessaire à la croissance ?

Les héritiers de la social-démocratie voudraient bien trouver le chemin des réformes du système permettant d’assurer la poursuite du Welfare State, le maintien de la protection sociale et la remise en marche de l’ascenseur du même nom qui l’accompagne. Mais la marche ne risque-t-elle pas de faire défaut sous leurs pieds, s’ils se révèlent comme probable incapables d’abandonner leur domaine d’élection, les réformes du système dont ils n’ont plus les moyens, sans admettre la nécessité de mises en cause devenues inévitables et elles seules réalistes par les temps qui courent ?

Les relèves des professionnels de la politique sont fatiguées, qu’elles soient social-démocrates ou néo-libérales, la frontière entre elles-deux devenue si indécise et floue.

« La France ne peut pas vivre au-dessus de ses moyens » vient de déclarer Nicolas Sarkozy dans un discours digne d’un sous-préfet. Tout en relevant, pour justifier les coupes budgétaires qui se préparent activement pour le lendemain des élections, que 45 milliards d’euros doivent être consacrés annuellement aux intérêts de la dette publique. Pouvait-on mieux, quoi qu’involontairement, poser le problème ?

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79 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : CAPITALISME A LA DÉRIVE, par François Leclerc »

  1. J’ai juste a dire et j’espère que des Grecs lisent le blog, peuple Grecs révolté vous, ne vous laisser pas faire !

      1. @ valuebreak
        http://bonpatron.com/ 😉 Si vous avez des réclamations à faire à propos de mon orthographe c’est à envoyer aux créateurs de ce site ! Si facile de juger les gens qui ont eu du mal avec l’orthographe.. et de plus qui font un effort pour écrire le mieux possible pour éviter le SMS, non on est tout de suite cataloguer avec ce qui écrive le SMS, ça m’étonne pas alors que de plus en plus de gens écrivent en SMS puisqu’on les critiques mêmes quand ils essayent de faire un effort ! Vous, essayer de vous révolté contre la bêtise, ça ne fait pas de mal !

        @ karluss
        La dictature des marchés ne semble pas être meilleur..

      2. c’est vrai Alain, pour ma part j’ai fais de gros progrès ici.
        A vrai dire, j’écrivais comme vous avant, ça va un peu mieux aujourd’hui.
        Ce qui importe c’est le contenu, n’est-ce pas?
        Mais il est vrai que trop de fautes tue le com. (plus il y a de fautes, moins il est lu)

  2. C’est incompréhensible.

    La solution semble pourtant évidente :
    Etape 1 : Défaut d’un pays au hasard. La Grèce, un PIGS quelconque ou si ça ne suffit pas, la France.
    Etape 2 : Écroulement des banques privées
    Etape 3 : Rachat des banques par les états pour un Euro symbolique
    Etape 4 : Le prêteur et l’emprunteur sont les mêmes, disparition de 45 milliards d’euros de dépense du budget français qui passe instantanément au vert.

    Qu’est-ce que je n’ai pas compris ?

    1. la disparition instantanée du capital privé logé dans ces banques, le votre en particulier …

      1. euuuh, ce que vous dites là n’a pas beaucoup de sens. Oui, le capital de la banque disparaîtrait, mais il est déjà nul à l’heure actuelle (si on comptait correctement). Les actifs de la banque elle-même ne disparaîtrait pas, il changerait juste de propriétaire.

      2. Mon capital privé, c’est essentiellement ma maison. A part ça, j’ai un peu d’épargne, mais si j’étais certain que ma retraite me garantira (y a-t-il un expert en concordance des temps dans la salle ?) un revenu suffisant, je ne vois pas en quoi j’aurais besoin d’un capital privé supplémentaire.

  3. Ah je me demandais si Mr Leclerc était parti en vacances….
    A priori non , tant mieux (pour nous)!

  4. De toute manière ils croient quoi ? que les grecs vont collaborer ? ils vont vider leurs comptes, ils vont tout faire en économie grise, et l’année prochaine le PIB sera anémique et les recettes de l’état « braquées » …
    Il ne restera pas grand chose a dépouiller par les financiers …
    Il aurait fallu qu’ils instaurent la monnaie virtuelle obligatoire pour contrôler tous les flux et prendre leur impôt sans fraude possible !
    Ca viendra, c’est ce qu’ils veulent faire partout (après l’échec de Moneo … maintenant c’est NFC dans les téléphones 3G)

    1. Pour que le paradigme actuel change et son rapport de force défavorable aux citoyens du bas soit inversé, il faudra tout simplement qu’un nouvel épouvantail survienne qui pourrait alors forcer les politiciens occidentaux à redevenir plus généreux avec le peuple qu’avec le cartel des banques.
      Je ne vois qu’un coup d’état en Chine voire en Russie, les deux seuls pays qui s’ils connaissent une crise grave sont capables(étant toujours théoriquement communistes) de se retourner en quelques heures.
      Et nous retrouverions une situation proche de la guerre froide, plus dangereuse(?)militairement, mais enfin plus favorable car pour éviter un retournement des opinions occidentales il faudrait à nouveau ‘redistribuer'(voir la panique en Arabie Saoudite en février dernier et la soudaine pluie de milliards donnés au peuple pour éviter une révolution).
      Sinon sans apparition d’un nouvel ennemi à l’idéologie inverse que le capitalisme financier c’est mal barre…
      Car les ‘ennemis’ islamiques(al quaeda etc) ou intérieurs ne font pas peur aux banques.
      Il faut du plus ‘fort’.

      1. Je pense que les politiciens n’ont pas à être généreux avec le peuple, ils n’ont qu’à être justes et honnêtes; ceci étant dit, je sais depuis longtemps que ma pensée est utopiste.Ils sont tous complices du crime planétaire qu’est la mondialisation libérale.

      2. « ne font pas peur aux banques ». Bien au contraire ! Les traders ont gardé un excellent souvenir du 12 septembre 2001 !

  5. 45 ? non … c’est 50,5 selon le dernier rapport de la cours des comptes.
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201459487547-la-cour-des-comptes-invite-a-agir-vite-et-fort-contre-le-risque-d-emballement-de-la-dette-184492.php
    Et ca, c’est en considérant que les taux restent stable. L’inflation pointe son nez aux USA, et s’ils remontent les taux (ce dont je doute tout de même) … alors cela sera répercuté en France.
    Sans compter que les CDS de l’état français font triste mine, etc…
    Non non, ce sera sûrement plus que 50 milliards.
    D’ou l’avertissement de la cours des comptes.
    Oui, l’austérité pointera son nez après les élections, et plutôt 2X qu’une !

  6. Je repense au billet de Paul où il disait qu’il ne fallait rien attendre des politiques. Le chemin entre le constat intellectuel et l’acceptation viscérale de cette réalité aussi tangible que la pluie met son temps et je suppose qu’en le disant Paul marquait son arrivée à la deuxième étape plutôt qu’à la première, à laquelle tout le monde est déjà rendu depuis un moment.

    Donc, vraiment, les politiques ne sont rien dans la solution du problème – tout juste peut on noter qu’ils font plus ou moins bien rouage de la machine à manquer les marches. A coté de ça il y a nous, forts du nombres et sinon de la compréhension claire des problèmes posés, du moins d’un large consensus sur le type de sortie crise qui nous semble souhaitable. Il y a ce problème fondamental de mécanique de civilisation que personne ne semble capable de piloter ou même de maintenir en état d’aller ou que ce soit, d’ailleurs.

    Donc, quels sont nos moyens ? Comment arrête-t-on la spéculation sur les matières premières, les paris sur les fluctuations de prix, et même la simple asphyxie programmée qu’amène la concentration du capital ? Comme introduit on de force la morale dans une corporation qui considère qu’elle n’y est pas soumise ?

    C’est peut être ça la réponse. Manifester directement devant la bourse. Hacker les sites de trading et de finance. Leur dire, leur répéter inlassablement qu’ils nous font honte, qu’ils nous étouffent, qu’ils nuisent à l’humanité en général. Mailer ceux que nous connaissons personnellement. Peut être faire un peu dans le théatre, en cassant des relations de camaraderies comme on les casserait avec quelqu’un qui s’avèrerait un criminel. Bref, dire à ceux qui, financier, disent que la finance et donc eux même n’ont pas à se préoccuper de moral que le reste de l’humanité, y compris le reste qu’ils connaissent, pense autrement.

    1. Le truc, c’est qu’ils en ont de la moral et à revendre.
      Le problème c’est que tant qu’on pointe une classe en dessous de notre moyenne, sociologiquement on y croit.
      Le plus souvent, on jalouse notre classe intermédiaire, mais il est rare qu’on s’attaque à la classe au dessus.
      Et plus la crise nous fragilisera plus on écoutera ceux qui savent (et qui nous promette de garder notre place, c’est les autres les pas compétitifs, c’est logique, ça nous parle).
      Et de nous expliquer qu’il faut taper sur ceux-là, en dessous, des ouvriers jusqu’aux cadres, ils y a toujours en dessous et on ne s’associera pas à lui et même après l’usine fermé.

  7. Je ne peux que partager votre avis sur le fait que la socdem veut trouver le chemin des réformes du système permettant la protection sociale et la remise en marche de l’ascenseur, social lui aussi.
    Vous dites aussi que la socdem se révèlera « incapable d’abandonner son domaine d’élection, les réformes du système dont ils n’ont plus les moyens, sans admettre la nécessité de mises en cause devenues inévitables et elles seules réalistes par les temps qui courent ».

    Qui vous empêche de proposer les mises en cause inévitables ?
    Il y a assez de militants socialistes qui devinent que les temps ont changé et que des mesures essentielles sont à prendre avant que la nature des problèmes changent d’expression.

    1. Ça fleure bon le repenti par ici 🙂
      Il y en a plusieurs sortes, dont vous on dirait, qui s’émeuvent d’être pris pour des has been parce que leurs anciens combats ne sont plus d’actualité.
      Pas de panique, on est toujours le has been de quelqu’un d’autre 🙂
      La question que pose notre rédacteur est celle-ci : la socdem aura-t-elle un jour le courage d’entamer des réformes radicales nécessaires au vu de ses errements passés ? De ses replâtrages, de ses rustines et autres coter-sur-jambes-de-bois ? Il aimerait que cela soit. Mais les faits ne lui montrent pour l’instant (et à nous non plus) aucune amélioration dans les logiciels idéologiques et donc aucune chance d’espérer.

      1. J’ai lu avec attention la dernière déclaration des socialistes allemands et français.
        Appliquée au pied de la lettre, un grand changement en résulterait en dépit de ses lacunes, mais le sera-t-elle ?

  8. Le fameux article 123 du Traité de Lisbonne ramène effectivement les États emprunteurs au rang de n’importe quel emprunteur privé avec donc l’obligation de payer des intérêts au niveau du « marché ».

    Et c’est heureux. Sinon, l’État profite de sa force souveraine comme ce fut le cas très longtemps, pour jouer au faux-monnayeur, on comprend qu’il y a perversion et que tous les abus sont permis. D’abord, c’est très injuste que l’Etat-patron dans les entreprises qu’il possède, fausse la concurrence vis à vis des entreprises du même secteur, obligées elles d’emprunter au taux fort et de répercuter ces contraintes sur leur personnel.

    Ensuite, les abus inévitables du régime de faveur des États avaient comme corollaire l’inflation plus ou moins galopante avec appauvrissement de tout le monde et la triste série des dévaluations compétitives que les partenaires commerciaux n’acceptent pas sans élever des barrières protectionnistes. Souvenez-vous des fameux « montants compensatoires » !

    En analysant les choses, l’article 123 est absolument consubstantiel à la libre circulation des marchandises, des hommes et des capitaux en Europe.

    1. L’inflation n’est un problème que si les salaires ne suivent pas et en général on en cause en excluant l’immobilier, car c’est un marché c’est forcement bien, l’inflation pour les marché pas de problème, le tout c’est de faire le travail au Chinois, comme ça tout roule logique génial, et après on vend le Louvre aux pétrodollars en attendant de solder la tour Eiffel aux Chinois.
      Mais ouf, l’honneur est sauf, l’état n’a pas tricher et joué aux faux monnayeurs, sauf les états-unies , mais sa compte pas ils sont libéraux.
      C’est simple tout ça on prend un critère économique (l’inflation, la croissance, le marché…) on l’extrapole des autres (la démographie, la concentration de richesse, la pérennité, etc..), on choisit un pays comme exemple, pour un critère, les Allemands et l’exportation (mais avec leurs démographies, y aura plus d’Allemands avant qu’il n’y est plus de gaz), la chine pour la main d’œuvre (mais tant que le régime tient), le Royaume-Uni pour la bourse (tant que les débiteurs sont solvables), etc….
      et sa marche, tout va bien, on peut dormir tranquille, c’est logique.

      1. erreipg, je suis cynique, mais si Paul Jorion est un Galilée votre analyse est dans un référentiel « terre plate »

      1. l’auteur Mr Holbecq fait partie de ces gens qui n’ont toujours pas compris cela!
        comment voulez vous qu’un système de changes flottants sans étalon de change or puisse fonctionner sans article 123 ou loi pompidou-giscard?

    2. l’article 123 est surtout la conséquence du système des changes flottants et la démonétisation de l’or.

      Une chose que ceux qui se demandent toujours pourquoi cet article (ou la loi pompidou-giscard de 73) fut passé n’arrivent toujours pas à comprendre.

      1. « l’article 123 est surtout la conséquence du système des changes flottants et la démonétisation de l’or.

        Une chose que ceux qui se demandent toujours pourquoi cet article (ou la loi pompidou-giscard de 73) fut passé n’arrivent toujours pas à comprendre. »

        Si je suis ce chemin : c’est la « planche à billet » américaine qui a, entre autre pour financer la guerre, fait sauter le lien or (concentré sur le dollar américain par bretton woods), et qui a amené les autres états à se séparer de leur « planche à billet »(faut être raisonnable mon bon monsieur.), et à emprunter à des établissements financiers (à capitaux privés, en partie américains).

        En 72, il y a aussi l’instauration du serpent monétaire (fluctuations de change entre les monnaies européennes encadrées, et donc un contrôle, vous qui demandez « comment voulez vous qu’un système de changes flottants sans étalon de change or puisse fonctionner sans article 123 ou loi pompidou-giscard? ») européen, et en 73, l’inflation du choc pétrolier, qui sert de raison pour faire passer la loi de 73 (qui se perpétuera dans l’art 123).

        A l’inverse, comment tenir un système de change flottant (et les garde fous afférents)au sein du cadre dollar? n’est ce pas voué à l’échec?

        wiki : « Le Serpent monétaire européen (1972-1978) fut un dispositif économique qui limitait les fluctuations de taux de change entre les pays membres de la Communauté économique européenne.
        La genèse du SME débute de fait en 1944 avec les accords de Bretton Woods où plusieurs dizaines d’États décident que, la guerre finie, la nouvelle économie mondiale se fera grâce à l’aide des États-Unis et les échanges seront donc basés sur le dollar américain. Cette spécificité de la monnaie américaine va dès lors lui conférer une valeur supranationale et donner un privilège exceptionnel aux États-Unis en leur permettant de payer toutes leurs importations dans la monnaie nationale, alors que les autres pays doivent s’efforcer de gagner suffisamment de devises pour régler leurs importations. Pour obtenir les précieux dollars, les pays n’ont d’autre choix que d’exporter, en particulier les pays de l’Europe de l’Ouest et le Japon, alors que les États-Unis, qui ont la possibilité de financer leurs achats en émettant des dollars, tendent à augmenter leurs importations plus que ne leur permet leur situation réelle, rendant le système de plus en plus fragile.

        Alors qu’ils s’étaient engagés à assurer la convertibilité du dollar en or à 35 dollars l’once, les États-Unis renoncent unilatéralement en 1971 à cette convertibilité. Dès lors, le cours du dollar va évoluer librement par rapport aux autres devises donnant cours à un nouveau système de parités flottantes dont est issu le Système monétaire européen. Durant les années 1970, les détenteurs de dollars les vendent pour acheter de l’or et d’autres devises, faisant monter le cours de l’or et chuter celui du dollar.

        Les devises les plus recherchées sont celles des pays qui ont su orienter leur appareil productif vers l’exportation, en particulier l’Allemagne de l’Ouest et le Japon, ce qui confère à ces pays une santé économique florissante grâce à une balance commerciale excédentaire. Logiquement, la hausse de leurs devises leur font perdre de la compétitivité économique et leurs exportations sont rendues plus difficiles, menaçant des pans entiers de leurs économies, dont dépendent 20 à 30 % de leurs salariés. Cette pression les oblige à réaliser encore plus d’efforts de productivité et à faire monter en gamme leurs produits vers encore plus de qualité, pour séduire les acheteurs les plus fortunés et les plus exigeants.

        Mais cette politique a des limites. Par exemple, pour l’Allemagne de l’Ouest, les principaux pays clients risquent de devenir inaccessibles car leurs monnaies montent moins vite par rapport au dollar, et donc baissent relativement par rapport au Deutsche Mark.

        En 1972, le Serpent monétaire européen est créé.
        Cependant, la chute du dollar américain continue de 1972 à 1978, et les devises craquent les unes après les autres. Entrée dans le Serpent en mai 1972, la livre sterling le quitte dès juin 1972 – elle sera obligée à une dévaluation de 30 % en 1976. La lire italienne quitte le dispositif en janvier 1973. Le franc français sortit deux fois du Serpent, en 1974 et en mars 1976, car même s’il s’apprécia par rapport au dollar de 5,50 à moins de 4,00, la dérive était encore plus importante par rapport à la devise allemande.

        Les problèmes économiques au cours de la période 1977-1978 sont importants : inflation généralisée, crise de l’acier, effondrement du dollar, qui de mars 1977 à mars 1978 perd 12,34 % par rapport à la devise allemande, passant de 2,35 DM à 2,09 DM alors que la balance commerciale américaine accuse un déficit de 31 milliards de dollars pour 1977. Le gouvernement américain ne soutient pas sa monnaie et début 1978, l’instabilité monétaire est généralisée et la situation est telle que même les échanges communautaires sont menacés. Les monnaies européennes les unes après les autres doivent quitter le Serpent monétaire européen.

        * Le franc français plonge à nouveau lors de la campagne législative de mars 1978.
        * La lire italienne connaît de plus en plus de soubresauts avec la participation des communistes dans la coalition gouvernementale.
        * La livre sterling, malgré la dévaluation de 30 % en 1976, est toujours très faible.

        La nécessité d’un nouveau système s’impose, autour d’un système monétaire capable d’empêcher l’envol du Deutsche Mark en le lestant avec les monnaies moins performantes de ses principaux partenaires commerciaux. Le 27 octobre 1977, le britannique Roy Jenkins, alors Président de la Commission européenne, propose dans son discours de Florence, de frapper un grand coup en créant une monnaie unique pour les neuf pays et un budget communautaire qu’il propose de fixer à 10 % de chaque PIB, car il estime qu’aucun progrès ne peut se réaliser par une politique de petits pas.

        La nouvelle formule, mise au point après de dures négociations, entre en vigueur le 13 mars 1979, c’est le Système monétaire européen. » l’acte unique, puis l’euro, c’est le même principe.
        à chaque fois çà plante en favorisant le dollar. Masochisme?

        Pourquoi interdire les avances sur recettes fiscales à l’état? Ou remplacer l’inflation par de la dette et de la déflation salariale, tout autant inexorables (jusqu’à une égalisation mondiale des salaires?)?

        « Une chose que ceux qui se demandent toujours pourquoi cet article (ou la loi pompidou-giscard de 73) fut passé n’arrivent toujours pas à comprendre. »
        Ce que j’en comprend, c’est que c’est bien beau d’être le seul à avoir une « planche à billet » légitime, encore faut il que les autres pays se mettent en vente.

  9. Pour comprendre la situation aux USA :

    Les-Crises.fr : analyse historique de la croissance du PIB américain

    Les-Crises.fr : analyse du PIB américain des derniers trimestres

    Une vision pessimiste, au vu de la chute des indicateurs d’activité :

    Les-Crises.fr : indices d’activité Fed

    Et retour à une analyse monétaire :

    Les-Crises.fr : historique des taux directeurs

    Les-Crises.fr : évolution des masses monétaires

    Enfin, un petit jeu concours spécial « Christine Lagarde » :

    Les-Crises.fr : Best of Christine Lagarde

  10. Je lis depuis longtemps votre blog que je soutiens activement. J’y trouve de l’objectivité et beaucoup de décodage d’effets d’annonce étatiques ou autres. Tout particulièrement de la part de François Leclerc dont la capacité d’information / recadrage me laisse purement et simplement pantois.

    Par contre, je n’y trouve pas de piste.

    J’ai bien compris que les banques conduisent leurs décisions en parfait solo, ne pensant qu’à leur équilibre dividendes / cours de l’action / rémunération des happy few dirigeants. J’ai bien compris que les Etats cautionnent leur stratégie. J’ai bien compris que l’ensemble de la problématique vient d’un sur-endettement qui n’est pas soluble : celui des banques, celui des particuliers, celui des Etats.

    Mais bon, à partir de là, que peut-on faire ? Que peut-on faire, susceptible d’être expliqué clairement à nos concitoyens ? Mes concitoyens semblent avoir participé au mouvement sans état d’âme, sans se poser de questions. L’immobilier monte, donc je monte dans le bateau et j’espère faire des plus-values de ouf sans penser ni aux risques, ni à la souffrance de mes congénères / locataires. Ce n’est pas que la faute des banques, c’est aussi celle des moutons de panurge qui se précipitent pour raser l’herbe tendre, non ?

    A part l’interdiction des paris sur les fluctuations de marchés, chère à Paul, et qui paraît bien évidemment évidente et souhaitable, qu’y a-t-il comme solution concrète à ce problème de sur-endettement, de plus en plus évident ?

    Il n’y a pas que les banques à être endettées jusqu’au cou, avec le circuit de titrisation en arrière fond. Si les Etats s’endettent eux aussi comme des fous depuis 1979, c’est qu’il y a bien une demande des citoyens d’avoir une garantie de revenu qui vient de nulle part, sinon de l’endettement public, non ? Si les loyers augmentent comme pas possible (Paris en particulier), avec des propriétaires, eux-mêmes consommateurs de crédit inique, prêts à tuer leurs locataires pour qu’ils payent leur soi-disant retraite, les apprentis-proprios en question sont fautifs et doivent payer pour leur rapacité, non ? S’il y a des millions de gens qui se sont fait rincer par le crash de 2.008, et qui essayent par tous les moyens d’obtenir une rentabilité, historiquement inaccessible, de plus de 10 % par an, cette avidité ne doit-elle pas au final, être punie par une perte sèche et lourde ?

    Je ne vois pas où est l’issue, équilibrée, juste, à ce problème d’avidité / rapacité porté par, finalement, TOUT LE MONDE ? Du fonctionnaire qui s’accroche à ses 25 heures par mois pour faire au black ses petits travaux ou ses vide-greniers, et qui laisse irresponsablement son organisme-employeur (mairie, conseil général, Etat…) s’endetter plus que de raison pour payer son traitement, au patron pourri qui exploite indûment toutes les niches de défiscalisation / désocialisation (contrats d’apprentissage, stagiaires, etc) en fuyant ses responsabilités de donneur d’ordres, en passant par le simple salarié qui joue la défiscalisation ex-Pons ou Scellier pour ne pas participer à l’entretien des routes ou d’une justice digne d’un pays responsable et fraternel.

    N’est-il pas normal que tous ces gens, nous tous ou presque, au final, souffrions et payions les conséquences d’une avidité aveugle et stupide ?

    Le discours « anti-banksters », « anti-collusion », n’est-il pas un commode échappatoire, évitant à chacun de se poser la question, fondamentalement morale, fondamentalement collective, de sa propre responsabilité dans un système de pure avidité nauséabonde ?

    Voilà, c’était un simple coup de gueule appellatoire. J’ai trop d’amis qui se se disent Trotskistes ou Besancenotiens, Sarkozistes ou Aubryans, parfois AirFranciens (mes billets ne me coûtent rien, mais je soutiens les grèves) ou Edfisés (je paye mon électricité des cacahuètes, mais je suis contre les mises aux normes européennes)… un immense troupeau de gueulards qui ne vit au final que de subsides étatiques ou bancaires, largement bordés par les donations-partages de leurs parents, rendues possibles par des années d’hyper-croissance et de fiscalisation supportable – les fameuses trente glorieuses – pour ne pas les mettre en face de leur responsabilité réelle.

    A part faire payer, pendant les décennies à venir, ces peuples de rapaces pour leurs égoismes insignes et leur avidité sans limite, y a-t-il une solution autre, juste et morale ?

    C’est la simple question pour laquelle je me tiens prêt à recueillir toutes les bordées d’indignation (ah ! ah ! ah !… les indignés actionnaires – emprunteurs propriétaires floués : on n’y voit pas de vrais sans-abris ou de clochards …) et de critiques de nantis en tous genres.

    Mais si l’un d’entre eux peut m’expliquer clairement comment sortir de ce cauchemar en toute dignité d’une part, en toute resposnabilité partagée d’autre part, je suis tout ouïe.

      1. le bon sens paysan, n’est pas toujours génial (on a mis du fumier contre les subventions en 1992, mais au final on est devenu de bon semencier, dans cette culture administrative), on dépend de l’Europe depuis 1962, alors au bout de soixante ans (enfin presque), certains ont forcement envies de construire cette foutu Europe, alors forcement ça implique aussi le monde.
        Et puis les ouvriers n’ont jamais eût leurs usines…

    1. Il n’y a pas de solution cela vous aurait-il échappé ? Car même nos médias finissent par être saisis par le doute il me semble.

      Il y a eu l’âge d’or de 45 à 65 selon Hobsbawm, sinon cela a toujours été la cata, indépendamment du protectionnisme, de la financiarisation, etc.

      La baisse tendancielle du taux de profit n’est pas une vue de l’esprit. Marx met en scène la lutte entre capitalistes pour rester à flot dans un contexte où la demande sera atone ce que Marx avait donc vu, contrairement à ce que je radote souvent ici. Cette baisse tendancielle implique la limite de la Demande, qui est le talon d’Achille du système.

      Pour moi la crise financière est un épiphénomène d’une crise du système qui ne souffre ni de décadence comme le pensait Hayek, ni d’une crise morale ni de rien d’autre que de son incapacité originelle à fonctionner. Ce n’est même pas le problème de l’Europe de sa gouvernance…

      http://lbsjs.free.fr/Balbastre/Balbastre_chomage.htm

    2. Des réponses justes, claires et dignes à ce gentil cauchemar ? Un sacré programme !
      Peut être commencer par accepter collectivement que notre train de vie et nos habitudes connaissent quelques sacrifices, proportionnels à nos patrimoines et à nos revenus.
      Possible ?
      Je viens de faire un séjour à New Delhi et à Jaipur, le cauchemar et la misère à l’état brut je croyais vraiment les voir en direct à travers la vitre de la voiture, jusqu’au moment ou mon conducteur m’a fièrement expliqué que le niveau de vie avait drôlement monté ces dernières années et que les vélos étaient progressivement remplacés par les mobylettes.
      Même si ces réponses nous coûtent quelques points de croissance sur quelques années, on a encore de la marge avant de vivre un cauchemar.
      Ceci dit, il est tellement plus simple de dénaturaliser les responsabilités…

      1. docteur wellington, je vous comprend bien, j’ai parcouru new delhi, agra puis varanasi, à pied, il y a quelque temps déjà. mais impossible d’oublier n’est-ce pas.
        les sardaukars sont lâchés sur la place syntagma, mais il sera bientôt temps pour ce brave yueh de racheter sa trahison, ainsi que pour nous tous.

    3. Les réponses me semble tout de même en bonne part dans les livres et même ici. Dans les billets récents, quelqu’un les a même transcrits en un schéma : celui du système actuel, à l’agonie, et celui avec les corrections que préconisent Paul. Il n’y a pas que la spéculation sur les matières premières et sur les fluctuations de prix mais plus généralement combattre la logique qui amène la concentration du capital là où il est inutile et son manque là où il est nécessaire – à commencer par les taux d’intérêts autres que minimes. En ligne de mire, il y a non un abandon mais une redéfinition de ce que nous considérons être la propriété telle qu’exercée légitimement dans nos sociétés. Il n’y a pas toutes les réponses, et il y a même toujours des questions, mais le chantier commence à être lancé et bien lancé.

      Par contre, comment amener les ébauches de solution dans l’action ? Incontestablement, les idées de ce blog diffusent. On voit des choses étonnantes arriver, comme une préconisation d’une taxe sur la finance par ceux qui hier la déclarait impossible. Reste que tout semble tomber à répétition sous le trop peu, trop tard.

    4. Vous lisez mal ce blog.
      Le capitalisme à l’agonie perd son sang et pompe le notre.
      La seule solution, c’est, pour éviter la barbarie dont il a démontré bien des fois sa capacité,
      c’est l’euthanasie.

    5. Je dois vendre ma maisons ces jours-ci pour cause de changement professionnel.
      Je vais la vendre bien au dessous du prix réel imaginé par moi, (belle maison, avec garage dans un centre ville).
      C’est aussi peut-être ça la solution : tu voulais vendre ta maison 200 000 € eh bien tu la vendra 150 000. Il faut en effet revenir sur terre : on est pas là pour faire des plus-values systématiques mais pour être mobiles et vendre au prix juste.
      Quant aux fonctionnaires à 25 h, j’en connais qui en font 40 et dont le différentiel n’est pas payé. On peut tout dire et rien dire. J’en connais un qui a quitté l’hopital public et qui aujourd’hui est infirmier à son compte : des heures certes, mais salaires sans commune mesure, moins d’emmerdes etc. La vie est plus compliquée qu’il n’y paraît. Personnellement le salaires des autres ne me préoccupe pas, je demande juste que les miens et que les gens soient heureux. Fonctionnaires ou dans le privé on s’en fout.

  11. La Grèce est dèsormais une proie facile pour toute tentative de colonisation. D’ailleurs, c’est le but recherché des groupes industriels, des banques et organismes financiers: détruire les structures traditionnels du pays en introduisant des principes néolibéraux, pour pouvoir le coloniser plus facilement. D’autant plus que la Grèce ne s’en sortira pas, en tout cas pas par ses propres forces. Sa classe politique, corrompue et pourrie comme elle est, a fait du bon travail.

    1. Il nous reste à créer un parti politique Européen citoyen’les indignés dans toutes les langues’, présent dans chaque pays avec du nouveau personnel politique vierge qui s’engage avec un programme juste et signe une charte.Balayer ensuite les partis au pouvoir(droite ou gauche plus de différence tous pareils soumis au système).
      Un bon buzz sur le net, une convention ….quelques premières victoires électorales(pourquoi pas commencer en Espagne?) et ensuite une ‘contagion’ démocratique qui va balayer les larbins actuels aux ordres des banques.
      I have a dream….

  12. On nage en plein dans le conflit d’intérêts mais personne ne fait l’analogie
    avec l’affaire du médiator et les labos pharmaceutiques.
    Les petites commissions entre amis, font les grosses commissions.

    Pendant ce temps là on essaie d’amadouer l’Islande en la faisant entrer dans l’Euroland.
    Et une fois à l’intérieur, il faudra rembourser les bêtises des banques privées.
    Faites passer la morue.

    1. http://www.bastamag.net/article1637.html
      http://www.bastamag.net/article1637.html
      Révélations

      Des députés européens à la solde des multinationales
      Par Sophie Chapelle (30 juin 2011)

      La stratégie européenne pour sécuriser l’accès aux matières premières sera examinée au Parlement le 30 juin. On savait l’influence des grandes entreprises dans cette stratégie. C’est désormais le rôle controversé de plusieurs « députés européens ayant des intérêts dans des entreprises du secteur », qui vient d’être révélé dans un rapport de l’Observatoire européen des entreprises (CEO) rendu public le 27 juin. Des liens étroits se traduisant notamment par des « emplois rémunérés dans ces entreprises » ou par un « siège au sein même de leur conseil d’administration ».

    1. Celle qui disait sur LCI en juillet 2008 »la crise des subprimes ne traversera pas l’Atlantique’…no comment.

  13. Il a fallu deux guerres mondiales et plus de 60 millions de morts pour créer une société plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire et une poignée de misanthropes est en train de tout détruire. La politique actuelle est tout simplement une insulte à la mémoire des victimes d’Hitler. Faudra-t-il encore passer par les affres du totalitarisme pour se rendre compte que l’on fait fausse route ?

  14. Finance Watch, le « Greenpeace » de la finance est né

    Créée jeudi par des députés européens, l’ONG à l’intention de devenir un contre-pouvoir de la société civile face à l’influence jugée trop grande des lobbys financiers.

    Voir l’article :
    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/finance-watch-le-greenpeace-de-la-finance-est-ne_258047.html

    Le site de Finance Watch :
    http://www.finance-watch.org/?lang=fr

    J’ai déjà fait un don car je pense que cette ONG est une très bonne idée et peut-être l’un des meilleurs moyens de faire bouger les choses.

    Qu’en pensez-vous ?

    1. En espérant que ce ne soit pas le WWF de la finance….
      http://www.bastamag.net/article1628.html
      Le WWF mis en cause par un documentaire accablant
      Par Sophie Chapelle (30 juin 2011)
      Dans un reportage diffusé le 22 juin sur la télévision publique allemande (ARD), le réalisateur Wilfried Huismann enquête sur les pratiques et les dessous du WWF. Sur la trace des 500 millions d’euros de dons annuels versés à la plus grande organisation mondiale de protection de l’environnement, le journaliste d’investigation se rend à Bornéo, en Indonésie, où le WWF prétend défendre l’orang-outan, une espèce menacée. Sur place, l’équipe découvre une réserve de 80 hectares où vivent deux orangs-outans, au cœur de 14.000 hectares de plantations de palmiers à huile auxquels l’ONG a décerné le label « production durable » (lire notre article sur l’agriculture en Indonésie).

  15. La Lloyds va éliminer 15.000 postes.

    La banque britannique Lloyds Banking Group (LBG), secourue par l’État durant la crise, a dévoilé jeudi un nouveau plan de restructuration drastique, qui la verra supprimer 15 000 postes et quitter plus d’une quinzaine de pays d’ici 2014, en vue d’accélérer son rétablissement.

    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/services-financiers/201106/30/01-4414028-la-lloyds-va-eliminera-15-000-postes.php

    Concours de plans de rigueur;

    L’Italie à la veille d’une nouvelle cure.

    http://www.lematin.ma/express/Austerite_L-Italie-a-la-veille-d-une-nouvelle-cure/153074.html

    Qui dit ‘mieux’?Au suivant….aussi stupides que des moutons !!

    Le gouvernement portugais annonce une taxe spéciale pour réduire le déficit.

    Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a annoncé le prélèvement d’une taxe spéciale sur les salaires et l’anticipation de certaines mesures d’austérité prévues par le plan d’aide conclu avec l’UE et le FMI, afin d’atteindre son objectif budgétaire pour 2011.

  16. Nicolas Sarkozy dans un discours digne d’un sous-préfet.

    Ou plutôt préfet des Gaules, avec Washington à la place de Rome.
    Personne n’est arrivé à faire l’Europe par la force, ni Napoléon, Ni Hitler.
    Il serait étonnant que Barroso, Van Rompuy et Trichet y arrivent même en se cachant derrière
    des institutions financières, elles mêmes bras armé de Wall Street.
    Seul un projet de coopération entre les peuples, et non de mise au pas par une élite même « éclairée » , de ces derniers ne permettra d’avancer de façon durable sur la voie d’une plus grande intégration des peuples d’Europe.
    Main Street n’a pas dit son dernier mot de ce côté de l’Atlantique, comme de l’autre.

  17. Grêce : vote par la moitié des députés et pourtant c’est leurs salaires qu’ils ont protégé.
    Refus massif de la population …………barricades,révolte.
    Que croyez vous qu’il va se passer ?
    Aucune bonne volonté d’application du programme d’assainissement.
    L’assainissement ne peut avoir lieu qu’avec la mobilisation des peuples.
    Donc la faillite est inéluctable.
    Soit les européens DONNENT- DONNENT-DONNENT et non pas PRETENT l’argent , soit l’explosion de la dette est mondiale.

  18. Bonjour a tous juste ,une petite reflexion sur la maniere de voir les choses de nos elites :il semblerait que ce soit le president Sarkozy qui aurait demande un coup de pouce des Quataris pour aider le foot Francais ,ce qui aurait entraine le rachat du PSG et des droits TV pour al jazeera sport .C’est hallucinant ,je suis un ancien buveur ,et pour moi c’est un comportement toxicomanique,on ne resoud plus rien, toujours plus ,allez …va …tous cela n’a plus d’importance ,de sens,et toujours la tete haute , rigide et fier.C’est pathetique!

  19. De toute façon … Il faut remettre tout à plat prendre du recul , mais je n’y crois guère à cette solution …. Il faut un protectionnisme européen … Ls pays se vident des élus dans leur pays mais ces élus augmentent au niveau européen à Bruxelles avec des paient faramineuses c’est cela qui coûte cher . Toujours est-il après le printemps arabe , l’été européen arrive à grand pas .L’effet dominos va avoir lieu, nos amis politiciens persistent et signent …. C’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur … Et quand je vois la bourse spéculer de la sorte la chute va être très très brutale.
    Je suis pessimiste peut être mais la je ne vois pas d’un bon oeil

  20. Sarkozy, c’est fini.

    Si par malheur, par la duplicité, la frilosité ou simplement l’incurie du PS, ce parti majoritairement social-libéral comme le bonimenteur maire de Paris, la gauche venait à perdre la présidentielle, marquerait l’arrivée de la nuit pour le parti des riches, nommé avec une ironie sans doute inconsciente mais néanmoins plaisante au deuxième degré, union pour une majorité populaire.

    L’élection mécanique et volée de nouveau – comme elle l’a été par la grâce de certains mediacrates patrons de presse vendus et journalistes à laisse de luxe, prêt à piger indifféremment pour du dictateur ou de l’autocrate pourvu que liasse s’en viennent – du résident élyséen, aujourd’hui carrément détesté par la population – comme le signe l’épiphénoménal agression par un fonctionnaire qui lui a mis la main au collet (sic) hier – amènerait une défaite inédite de sa troupe aux législatives.
    On finit toujours par payer l’addition et celle du chef UMP est particulièrement lourde. S’il moyen de passer son tour, il faudra bien que quelqu’un raque.

    Quand à choisir, les français prendront à n’en pas douter les francs relais de ses grasses et lourdes éructations sur les Roms, les profs, les syndicats et aujourd’hui la dette, que ce personnage bas en couleurs continue allégrement à creuser institutionnellement – en ne revenant par exemple sur la loi Balladur de 73 interdisant à l’Etat d’emprunter à la Banque de France – l’ardoise, et personnellement avec sa manie d’aller gaver quelques moutons UMP et la horde de flics autour, ou ses somptuaires caprices de nobliaux.

  21. Je suis un peu comme Staif (voir plus haut) ; je suis saisi par les analyses de Franços Leclerc, mais jai du mal avec les solutions.

    Comment pourrait se traduire une restructuration de la dette Grecque ? Est ce que les banques auront à prendre des pertes, et peuvent elles les prendre ?¨Même question pour les états? Est ce que (lorsque utile ou nécessaire) un retour progressif à une monnaie commune au lieu d’une monnais unique pourrait être une partie de la solution ?

    Et je ne parle pas des institutions Européennes …

  22. Merci pour ce billet !

    Afin de justifier leur politique, les institutions internationales cherchent le rempart dérisoire des mots. Jean-Claude Trichet préfère ainsi substituer correction à celui d’austérité, car il s’agit selon lui de revenir sur des « évolutions passées déraisonnables ».

    Le Jean-Claude Trichet vient donc d’administrer une correction à la Grèce, si on fait bien de l’humour (noir) là dessus, combien de temps mettra t il à reparler d’austérité ? 😉

    Juché sur un Olympe encore plus inatteignable, John Lipsky, directeur général par intérim du FMI, abandonne quant à lui les « programmes économiques » de Dominique Strauss Kahn pour revenir aux « programmes d’ajustement structurels » chers à son institution mais qui ont laissé dans la mémoire de ceux qui les ont subis de bien mauvais souvenirs.

    Donc l’affaire DSK ne serait que du vent pour changer le programme du FMI ?
    Vous me diez : rebomdissement à 2 francs sur l’actu du jour ? Je suis d’accord mais l’occasion était belle…

  23. Question : sur les 60 à 70% de dette publique française détenus par des étrangers qui peut me dire les nationalités de ces créanciers ?

    çà fait un moment que je cherche mais pas trouvé….

    1. @Saint Ghuilhem du Désert

      Passionnant comme question…
      Que ce soit l’Allemagne et le Luxembourg devant le Japon et la Suisse les plus gros détenteurs étrangers de dette publique française, avec chacun moins de 5 ou 6% de la dette négociable française totale, ça vous rassure ?
      Et que la Kolossale Allemagne ne détienne qu’un peu plus d’un quart de sa dette publique, ça vous rassure ?
      Et que la France détienne 9% de la dette publique allemande et donc que la colossale Allemagne soit largement débitrice nette de la cigale française sur la dette publique, ça vous rassure ?
      Et que l’Italie détienne près de 50% de sa dette publique, ça vous rassure ?
      Et que la France détienne 600 milliards de créances sur dettes publiques de l’Allemagne, la Hollande, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce, l’Irlande, quand ces huit là n’en détienne que 300 milliards, ça vous rassure ?

      Bah, allez voir le lien en dessous et rassurez vous, ça va très bien pour la France, grosse consommatrice de dettes étrangères…
      http://www.google.fr/m/url?ei=5LYNTpDTKIPI8APtv-uTAg&q=http://gesd.free.fr/flas0124.pdf&ved=0CCMQFjAG&usg=AFQjCNE8NFPid3uEC5euUUSynfN1EuoY3w

      1. Bonjour,

        Merci pour ce début de réponse, nous avons donc identifié un tiers des 70%, reste 1000 milliard hors zone.

        Sur les 500 milliard intra zone, je vois Suisse : 32.3, Luxembourg : 83.8, Royaume-Uni Autres institutions financières : 26.5 pour ne citer que ces pays…
        Volontairement je cite des provenances qui peuvent être particulièrement opaques, à qui payons nous des intérêts ?
        Trafiquants de drogue ?
        Mafias en tout genre?
        Exilés fiscaux ?

  24. Les ministres des Finances de la zone euro devraient décider samedi, un jour plus tôt que prévu, de débloquer l’argent frais dont la Grèce a besoin pour éviter une faillite imminente, selon des sources concordantes vendredi.

    Une réunion extraordinaire à cet effet était initialement prévue dimanche à Bruxelles. Mais elle va être remplacée par une conférence téléphonique samedi, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques et la Commission européenne.

    Il y a effectivement ce plan, a notamment confirmé un porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. Nous avons eu le même écho sur une vidéo-conférence samedi.

    Les ministres des Finances de la zone euro doivent décider de débloquer la prochaine tranche des 110 milliards d’euros sur trois ans promis dans le cadre du premier plan grec, il y a un an.

    La condition qu’ils avaient posées, à savoir l’adoption d’un nouveau programme d’austérité en Grèce, a en effet été remplie.

    Le Parlement grec a voté mercredi et jeudi, par une courte majorité, ce programme prévoyant 28,4 milliards d’euros d’économies supplémentaires d’ici 2015 et une rafale de privatisations censées rapporter 50 milliards.

    Les présidents de l’UE, Herman Van Rompuy, et de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avaient estimé après le vote de jeudi que les conditions sont maintenant en place pour une décision sur le versement de la prochaine tranche d’assistance financière pour la Grèce, et pour des progrès rapides sur le deuxième plan de sauvetage.

    Au-delà de la prochaine tranche d’aide, qui doit permettre à la Grèce de pouvoir faire face à ses obligations de remboursement de dette en juillet, Athènes a aussi demandé officiellement la semaine dernière un deuxième plan de sauvetage, qui devrait également représenter au moins une centaine de milliards d’euros.

    http://www.romandie.com/news/n/_Grece_la_zone_euro_devrait_decider_de_debloquer_de_l_argent_frais_samedi010720111207.asp

  25. Bonjour,
    J’ai cherché un peu partout sur les sites et envoyé des requêtes pour connaître le budget de la Grèce (2010) : dépenses et recettes .
    Il semble que cette information est indisponible , on nous donne bien à satiété le montant de la dette de l’Etat et celui du P.I.B. mais la charge annuelle des intérêts à payer par l’Etat ne prend tout son sens que si on connaît les recettes et bien sûr les dépenses .
    Quelqu’un pourrat-il m’éclairer ? Merçi .

  26. Ne faut-il pas un gouvernement en commun des banques ? Non pas une propriété collective des banques, mais la transformation obligatoire de toutes les banques en mutuelles sans but de profit, avec intéressement des usagers aux résultats ?

  27. Le lien ne fonctionne pas! pour retrouver les nombreuses pages traitant du sujet, aller sur google et taper: l’argent de la drogue a sauvé les banques
    instructif!
    quand on pense que nos édiles voulaient « moraliser et refonder le capitalisme », voilà où nous en sommes…..

  28. Contrairement au Titanic, Les brèches et les fuites sont plus ou moins bien colmatées et les grilles des accès de sortie du pond inférieur ont bien résisté aux passagers les moins favorisés. Ou bien je dirais plutôt que ceux-ci semblent finalement moins motivés au son des énormes moteurs pétaradants remis en route. C’est curieux de voir à quel point cette douce mélodie des turbines vous fait oublier votre cabine pas si inconfortable. C’est mieux qu’un canot de secours perdu en pleine mer malgré la satisfaction consciente ou inconsciente de voir le navire couler, à n’en pas douter.

  29. Nous sommes quasiment arrivé au bout du chemin initié par Nixon au début des années 70 dont à profiter une génération de 60tard où solidarité est synonyme du transfert systématique des revenus des jeunes pauvres vers les vieux riches. Dès la parité dollar / or disparu, les dettes se sont accumulées et maintenant nous croulons sous les dettes contractées en 40 ans de politique de copinage et électoraliste.

    Immobilier hors de prix, pénurie des logements organisée, fuite de l’impôt grâce à ces niches fiscales, retraite grassement payée sans avoir cotisé, assurance vie basée sur l’endettement des Etats, chômage de masse chez les jeunes, et j’en passe, tout a été conçu pour laminer une classe d’age, qui pourtant est l’avenir du pays. La où les jeunes pouvaient épargner, on leur colle des dettes sur 30 ans, des loyers démesurés, des impôts sur le revenu inégalés, et une dette publique qu’il faudra bien rembourser. Le tout sans travail.
    Les riches ne sont pas ceux que l’on croit, à savoir les patrons du CAC, mais bien nos ainés qui ont su grâce à leur solidarité à sens unique, exploiter leurs propres enfants.

    A l’heure où les MP vont devenir rares et chères, à l’heure où l’on parle de faillite des Etats, où les socdem sont prêtes à imploser, on rajoute de la dette à la dette, histoire que le feu d’artifice final soit vraiment l’apothéose de la fin d’un cycle.

    L’hiver K qui approche va être rude, très rude. et les papy boomers, acteurs passifs mais intéressés de ce « après nous le déluge » vont aussi le subir de plein fouet. Propriétaires, certes, mais d’un champ de ruine …

    Oui, ce capitalisme est à la dérive. La rente a gagné sur le mérite et le travail. Il nous restera que nos yeux pour pleurer quand le FMI de Lagarde s’acharnera à dépouiller le peu qu’il reste à la France pour payer les 1700 milliards d’euros de dettes publiques et ses 50 milliards d’intérêt par an.

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