L'INDUSTRIE ÉLECTRO-PERNICIEUSE, par François Leclerc

Billet invité

Il y a maintenant quatorze semaines, la catastrophe de Fukushima a débuté, sans qu’aucune stabilisation de la situation ne soit depuis intervenue.

Si sa date de démarrage est connue, il n’y a en réalité aucun moyen d’estimer le temps nécessaire pour que l’on puisse enfin proclamer que tout est rentré dans l’ordre, si cela intervient. Un ordre nouveau, encore à inventer, et qui imposera que soient édictées des interdictions valables à tout jamais, une fois les énormes inconnues relatives au démantèlement de la centrale résolues, après qu’une stabilisation qui échappe toujours des mains soit finalement intervenue. Mais quand et comment ?

Sous soins palliatifs improvisés et après avoir frôlé le pire, la centrale est devenue une usine produisant des dizaines de milliers de tonnes d’eau hautement contaminée. Car telle est l’étrange situation à laquelle nous sommes à ce jour arrivés. Ces masses d’eau menacent toujours de déborder dans l’océan, après avoir progressivement envahi les sous-sols des réacteurs, ainsi que d’inonder le site, ce qui rendrait encore plus dangereux voire impossible les travaux qui doivent y être menés d’urgence pour éviter des rebondissements encore pires que la catastrophe actuelle.

Notamment la consolidation de ce qui peut l’être – dont la piscine n°4 à la structure défaillante – et la mise sous bâche des réacteurs, afin de diminuer la contamination de l’atmosphère et de les protéger de la pluie qui accroît encore, avec les injections d’eau destinées au refroidissement et qui ne peuvent être stoppées faute d’autre solution, les masses d’eau contaminées.

Non seulement la centrale recèle ses propres maléfices, notamment sous la forme de cet enchaînement, mais elle est le jouet potentiel plus que jamais vulnérable des éléments, pluies tropicales et typhons, non compte-tenu d’autre séismes et tsunamis qui peuvent toujours à nouveau survenir.

La reprise en main de la situation reposait sur le bon fonctionnement d’une chaîne improvisée et montée à la hâte de décontamination de l’eau, afin de l’utiliser ensuite pour créer un circuit fermé de refroidissement des réacteurs. Plus précisément de trois coriums dont on ne connaît pas exactement l’étendue de la menace, ainsi que de cinq piscines chargées au total d’une très grande quantité de combustible nucléaire. Mais l’installation en question ne répond pas pour l’instant aux attentes, laissant en suspens la stabilisation attendue, pouvant pérenniser le provisoire imparfait et improvisé si aucune solution n’est trouvée à son dysfonctionnement.

Quoi faire de cette eau ou des boues résultant de sa décontamination, au cas où l’installation sera remise en fonction et accomplira sa mission ? Régler un problème en crée depuis le début un autre, dans une course après les événements qui n’en finit pas, à tout instant perturbée par des incidents imprévus et difficiles à surmonter dans le contexte d’une installation nucléaire sinistrée, où tout est problème et danger.

Au fur et à mesure que le temps passe, il est découvert que la contamination radioactive d’une large région a été plus importante que décelé ou reconnu dans les premières semaines, celle-ci se poursuivant à moindre échelle. Il n’en résulte pas seulement une dissémination d’isotopes radioactifs d’iode et de césium, mais aussi de plutonium, de strontium, d’uranium et de cobalt – dans des quantités faibles mais encore mal estimées pour ces derniers, – dont la demi-vie est beaucoup plus longue et les effets sanitaires pernicieux.

Dans de larges zones autour de la centrale, des dizaines de milliers de japonais ont entamé l’apprentissage de la vie – ou plutôt de la peur – dans une atmosphère dont la mesure du risque qu’elle représente est sujette à caution et les laisse dépendants d’autorités dans lesquelles ils ont perdu confiance, quand ils n’ont pas été évacués à tout jamais de leur lieu de vie. Les conséquences cumulées à plus long terme de cette contamination restent inconnues; la contamination de la chaîne alimentaire ne connaissant, quant à elle, pas de frontières traçables.

Enfin, le démantèlement de la centrale, c’est à dire de quatre réacteurs – trois coriums étant vraisemblablement répandus sur la semelle de leurs enceintes de confinement respectives (une situation jamais rencontrée) – va imposer de concevoir et mettre au point des solutions techniques robotisées n’existant pas à ce jour. Les travaux pourraient durer dix ou quinze ans selon les premières estimations, imposant de stocker des masses colossales de matériaux hautement contaminés.

Une nouvelle fois, l’humanité est entrée brutalement en zone interdite à Fukushima, qui plus que jamais mérite son nom de catastrophe rampante.

Le complexe électro-nucléaire japonais a été mis à nu, dans ses impréparations et ses imprévoyances comme dans ses connivences et son opacité structurelle. L’opérateur de la centrale a été soupçonné de mensonges ou omissions, pratique naturelle dans cette industrie, mais le pire à bien y réfléchir est qu’il n’a peut-être même pas pu ou su analyser des événements qui le dépassaient. Les structures d’alerte n’ont pas fonctionné, celles de contrôle et de décision de l’administration se sont révélées étroitement liées à l’opérateur privé.

Fukushima n’est pas seulement une tragédie japonaise : en dépit de ses singularités, ses leçons sont universelles. La première d’entre elle est que le jeu n’en vaut pas la chandelle, pour qui s’arrête un bref instant pour y penser au vu de ce qui est en train de se passer.

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163 réflexions au sujet de « L'INDUSTRIE ÉLECTRO-PERNICIEUSE, par François Leclerc »

  1. Pourquoi nous bassine-t-on avec cette histoire de Fukushima ??? pendant 50 ans, les Francais, Russes et Americains on fait exploser plusieurs centaines de bombes Nucléaires sous terre, dans le ciel, et sur Terre, afin de faire des essais, génerant des millions de fois plus de radiations que Fukushima.
    personne n’a protesté, et personne s’en plaint aujourd’hui.
    Donc tout ce ramdam autour de Fukushima n’a aucun sens; c’est fait pour affoler les foules et de l’audimat.

    1. Si les essais avaient eu lieu près de chez vous, je doute que vous diriez la même chose ! Là on parle de tout un pays qui sera peut-être à terme inhabitable et tout ce que vous trouvez à dire, c’est que « c’est fait pour affoler les foules et de l’audimat » ?

    2. 1) D’après wikpédia les bombes atomiques ne sont pas si polluantes que ça.

      2) On nous bassine avec ça à cause de Tchernobyl.

      Voilà pourquoi.

    3. « Affoler l’audimat », ou « Attirer l’audimat » ?

      Certains des articles de ce blog semblent surfer sur la même vague et le même principe que les médias normaux: on attire le lecteur par tous les moyens possibles. La peur marche à coup sûr, c’est un système testé et approuvé depuis des années par les media aux USA (voir Bowling for Columbine, de Michael Moore).

      La plupart des lecteurs de ce blog étant relativement concernés par l’écologie, on leur sert ce qu’ils aiment: des situations soit-disant catastrophiques, et qu’on rend encore plus catastrophiques par la façon dont on les présente. On commente l’actualité parfois (souvent?) sans recul, les articles s’enchaînant à grande vitesse. Plus il y a d’article, moins les gens ont le temps de creuser et de se faire leur propre opinion de toute façon. L’auteur devient un prestidigitateur, un charmeur de serpents: ses mots envoûtent ceux qui les lisent, les mêmes idées non chiffrées et non documentées étant répétées de manière lyrique et très persuasive.

      Persuasive mais pas convaincante!

      Où sont les chiffre suivants?
      – Niveaux de radiation considérés comme réellement néfastes pour l’homme
      – Cartes (au pluriel) des niveaux de radiation autour de la centrale et dans les régions avoisinantes.
      – Rapports sur le nombre de gens hospitalisés pour cause de radiation
      – Liens vers des avis d’experts sur ce qui arriverait en cas de « fuite » de toute cette eau contaminée dans l’océan (dilution? contamination des côtes? des poissons?… en quelle proportion?)

      Où sont les citations ou références aux détracteurs? Pas des détracteurs démagos d’un gouvernement, mais de vrais scientifiques ou analystes avec des théories différentes?

      Notez bien: je n’affirme ni que la centrale est sûre, ni qu’elle ne l’est pas. Je dis simplement qu’analyser une situation sans systématiquement donner un semblant de sources et chiffres, ou « ouvrir » le débat en mentionnant des théories divergentes, c’est se mettre au niveau de beaucoup de nos médias… et ce n’est pas un compliment.

      Préférez vous à terme laisser les lecteurs se faire leur propre avis critique sur une situation que vous présentez et clarifiez? Ou préférez vous leur asséner votre vérité à grand renfort de prose qui persuade?

      1. Le travail de recherche de François Leclercq et de certains commentateurs a permis depuis 2 mois d’avoir des infos qui sinon sont dispersées, incomplètes et parfois cachées. Souvent, les prévisions ont été confirmées quelques semaines plus tard par TEPCO ou par le Gouvernement japonais.
        Quant aux conséquences sanitaires des dispersions aériennes et marines des isotopes (qui se poursuivront hélas pendant des décennies), elles ne seront connues que par des études épidémiologiques encore postérieures. On peut faire confiance au lobby pro-nucléaire pour tenter de minimiser ces données.
        De toutes façons, lorsqu’on connaîtra ces conséquences, l’électronucléaire sera terminé vu l’épuisement des réserves d’uranium utilisables à un coût économiquement compétitif.
        La seule chose sur laquelle il faut se centrer aujourd’hui, c’est arrêter au plus vite la filière et constituer les réserves financières et humaines pour gérer le démantèlement et la minimisation des risques des équipements nucléaires abandonnés.

      2. Il faut lire cher Monsieur, suivre les liens fournis, travaillez un peu et faites-nous une synthèse si les articles ne vous conviennent pas, nous serons très heureux de vous lire, on compte sur vous! 🙂

      3. Les informations que vous réclamez sont disponibles à foison sur Internet, selon des sources officielles ou scientifiques, où il est loisible de les consulter.

        Pour la démagogie, vous repasserez ! J’ai déjà procédé au jour le jour à 275 « mises à jour » de l’évolution de la situation à la centrale de Fukushima Daiichi, que je suis dans le détail autant que faire se peut, et considère comme emblématique. Au sens où s’y expriment comme à livre ouvert toutes les raisons qu’il y a de s’opposer aux électro-pernicieux.

        Quant à la manipulation de l’opinion par la peur, je crains de jouer très petit bras.

      4. Voici 2 sources scientifiques divergentes (à télécharger gratuitement). Malheureusement ce sera encore plus de lectures pour vous, et qui risquent de vous affoler encore plus. J’en suis désolé.

        (« Chernobyl Consequences of the Catastrophe for People and the Environment » par notamment Alexey Nablokov)

        (« Les conséquences sanitaires des contaminations internes chroniques par des radionucléotides » par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire)

        cette courte interview de Vassili Nesterenko devrait vous apprendre pourquoi les accidents de centrales nucléaires ne sont pas comparables aux explosions de Nagasaki et Hiroshima et pourquoi les normes de sécurité de l’AEIEA découlant des études épidémiologiques qui les ont suivies sont non pertinentes dans le cas d’incident nucléaire.

      5. Bonjour,
        je souhaite juste faire part d’une réflexion que m’inspirent les commentaires de ceux qui, sous prétexte de dénoncer le manque d’objectivité des anti-nucléaires demandent à ces derniers de justifier leurs réflexions sur les conséquences sanitaires à partir de données scientifiques avérées. Je doute qu’ils soient suffisamment naïfs ignorer qu’elles n’existent pas, ou alors de manière très parcellaire, parce que l’accident de Fukushima, par son ampleur et sa position géographique, en bordure d’océan, est une première.
        Les études qui portent sur ces catastrophes sanitaires (Tchernobyl et Fukushima) et leurs conséquences ne peuvent être réalisées que sur du très long terme, vu la durée de vie des éléments radioactifs disséminés.
        Mais voilà bien des banalités.
        D’autre part, je lis régulièrement que le bilan humain lié au nucléaire est sans comparaison avec le nombre de victimes du tsunami ou des mines de charbon. On oppose des milliers de morts contre quelques décès provoqués par des radiations, chiffre à l’appui et lien permettant de vérifier les données sur Internet ou ailleurs.
        Je suis très sensible à cet argument, mais je sais que lors de la mort brutale d’un proche, le temps fais son ouvrage et que la mémoire perpétue cet indicible que la vie de celui ou celle qui est « passé », nous a laissé.
        Par contre, les autres, ceux qui ne sont pas morts, mais peut-être plus tout à fait dans la vie, parce que déshérités, ayant tout perdu, quel que soit leur âge, sont passés sous silence par ceux qui prônent « l’acceptabilité du risque ». Là aussi le tsunami est mis en avant pour les 500 000 réfugiés qui ont tout perdu. Pour mémoire, Tchernobyl = 250 000 personnes (voir Wikipédia SVP) ; Fukushima = ? (il est difficile de savoir ce qui tient du Tsunami ou de la centrale).
        Ce que ne disent pas les opposants des anti-nucléaire – ce qu’ils ne veulent pas dire – c’est la différence notoire d’une catastrophe naturelle incontrôlable (mais pas imprévisible), qu’ils comparent sans le moindre complexe avec un désastre d’origine humaine parfaitement évitable.
        Aujourd’hui des milliers de personnes qui habitaient dans la zone d’exclusion de la centrale, sont indemnisées par Tepco à hauteur de 8620 euros par foyer. Ils ont probablement perdu certains proches, leur travail, leur maison, les racines de leurs familles…
        Il est rarement fait mention de l’insoutenable difficulté de faire le deuil d’une vie pour laquelle des radio-éléments ont scellé définitivement la possibilité de retour sur les terres qui ont été épargnées par le tsunami, mais pas par la technologie humaine décrétée la plus sûre.
        L’histoire ne dit pas si pour ces victimes, il est préférable de faire partie des vivants ou des morts… ou des commentateurs.

      6. @u passage
        Merci pour le lien. Très impressionnant et d’une esthétique glaciale. Les protagonistes, qui sont (si j’ai bien compris), les responsables réels du projet « ONKALO » (stockage des déchets nucléaires pour 100 000 ans) me semblent réfléchis et sincères.
        Le projet semble fou et semble aussi le seul raisonnable. Je ne sais pas comment ça se passera en Finlande , mais j’ai le vague pressentiment que ça sera pire ailleurs.

      7. @ G

        Il aura tout de meme fallu sacrifier par irradation des équipes entiéres à Tchernobyl et Fukushima pour approcher un coeur radioactif incontrolable, c’est de notoriété publique, comme le fait qu’il va falloir sarcophager imbécilement et pour un siécle au moins ces coeurs.
        Les périodes des élements radioactifs et des nucléides sont telles que l’on gréve l’avenir pour un bon bout de temps, itou du reste des déchets.
        Vous dites sournoisement une parole passe partout:

        « Préférez vous à terme laisser les lecteurs se faire leur propre avis critique sur une situation que vous présentez et clarifiez? Ou préférez vous leur asséner votre vérité à grand renfort de prose qui persuade? »

        Les lecteurs eux ont pigé qu’il y avait un probleme sérieux, non maitrisé hélas, avec les centrales à fission; et que l’on ne pouvait plus échapper à un débat citoyen sur l’énergie – sa production et son utilisation . Ils ont compris aussi que l’on ne pourrait pas sortir du nucléaire d’un coup de baguette magique – que le temps du gaspillage énergétique (nucléaire, pétrole ou charbon) est révolu, que nous ne pouvons laisser à nos enfants un héritage insupportable d’une planéte mise à sac par l’irresponsabilité de tous – qu’une page ne vous en déplaise est définitivement tournée – que nous avons tous une responsabilité envers cette planéte extrordinaire de vie, de beautés qui deviendra ce que nous en ferons un paradis ou un enfer.

        Fukushima, cher Monsieur, est une insulte à l’intélligence, a ceux qui savent voir dans les récifs coralliens une richesse et une beauté qui nous rend modeste d’émerveillement, a ceux qui revenant d’une escapade sur la lune se sont émerveillé de la magie de la planéte bleue.

        Fukushima, cher Monsieur est un rappel à l’ordre des consciences, et non pas un syndrome à faire trembler les Pékins !

        Il ne s’agit plus désormais d’opposer idéologiquement, politiquement les uns et les autres, une écologie retardataire aux progres technologiques, les pays émergeants aux occidentaux, mais de réfléchir collectivement au comportement de l’humanité dont le nombre d’individus a atteint un seuil critique pour notre planéte.

        Merci donc à F.Leclercq de nous tenir informé en jounaliste sérieux de l’évolution sur place, suscitant des réactions, émotions sincéres, et spontanées bien sur, de lecteurs qui n’ont que faire de vos sentencieux conseils, d’un prechi précha bien superflu.

      8. La comparaison entre essais militaires et accidents nucléaires civils est simple à faire. Dans le premier cas l’unité de mesure des matière nucléaires est le kilo, alors que dans le second on s’exprime en tonnes…

    4. personne n’a protesté, et personne s’en plaint aujourd’hui

      Vous vivez sur quelle planète?
      http://www.dinosoria.com/essai_nucleaire.htm
      petit extrait: « Enfin, après tant d’années pendant lesquelles les gouvernements français ont réfuté toute responsabilité concernant les effets des essais nucléaires, un aveu officiel a été publié.
      Hervé Morin, ministre de la Défense a déclaré : » Notre pays devait se mettre en paix avec lui-même. »
      On a dénombré au moins 18 maladies provoquées par les essais dont de nombreux cancers. Chaque victime exposée aux radiations va recevoir une compensation monétaire. »

      C’est pourtant pas très compliqué de se documenter par soi-même au lieu d’accepter le discours ambiant des autorités pro-nucléaires…

    5. Pourquoi nous bassine-t-on avec cette histoire de Fukushima ???

      Je partage également l’avis plus avisé et prudent du Monsieur sur la question,

      Monsieur Leclerc pourquoi cherchez-vous encore aujourd’hui à nous parler de Fukushima dans les mêmes termes trop techniques ou trop personnels, ne voyez-vous pas que vous risquer d’affoler les foules, surtout que Fukushima n’a pas plus de choses à nous apprendre que c’est ce qui s’est bien passé hier, lorsque nos militaires et autres gens importants de notre temps ont souvent voulu faire exploser plusieurs centaines de bombes nucléaires sous terre, dans le ciel et sur terre, afin de mieux faire des essais comme la plupart des autres pays les plus riches.

      1. Quand le monde civil fusionne avec le monde militaire, quand  » la guerre c’est la paix », jérémie est satisfait de son constat  » avisé et prudent » car sa prophétie s’accomplit. 🙁
        Amen.

      2. Je remercie monsieur Leclerc de nous donner sur ce blog des analyses et des synthèses abordables par le commun des mortels et n’ont rien de sensationnalistes.
        Il me semble à l’inverse que Fukushima devrait être une préoccupation de chacun sur cette planète chaque jour, car la boite de Pandore est cette fois-ci vraiment ouverte (pour la première fois de mémoire d’homme ?).
        En cela Fukushima est d’une autre nature et dimension de tout ce qui a eu lieu avant comme « évènement historique » !

        Vous ne nous « bassinez » pas, vous nous « lancinez » (néologisme?) en nous rappelant au quotidien cette réalité terrible au lieu de participer à l’œuvre d’anesthésie générale.

      3. @Jérémie
        [ Fukushima n’a pas plus de choses à nous apprendre que c’est ce qui s’est bien passé hier ]

        Vos « gens importants » avouent n’avoir pas encore tirer tout les lecons et enseignement de Tchernobyl, pas plus, en dehors des mauvaise foi de propagande, pouvoir chiffrer le nombre les cause des morts .
        Et pour Fukushima, c’est de l’avœux de tous, de « l’inédit » , rien que pour les piscines, vos  » gens importants  » soyez en sur, leur certudes sont encore ébranlée, et decouvrent que sous ce tapis il y avait de belles boulettes.
        Rien que les faibles dose, si il encore contreverse, c’est que  » vos gens important » n’on pas écrit la  » fin de l’histoire nucléaire ».
        Auriez vous confondu Fukyama et Fukushima ?

        Que le recul ai prouvé que certains dangers etait exageré, certain effets, celui aussi permet à chaque incident et accident de deloger le « pernicieux », et Fuku esr un cas majeurs, non ?

        Et des fois que vous soyez  » croyant » dans le nucléaire, c’est valable pour votre croyance, non ?

      4. @ Jeremie

        Sachez cependant qu’une bombe H dite thermonucléaire est peu polluante mais tres destructrice par les rayonnements gamma, car elle travaille en fusion pour l’éssentiel et non pas en fission comme une Bombe A, si bien que les éssais militaires de bombe H n’ont rien a voir en terme de radioactivité avec une bombe A à Uranium/plutonium enrichi

        Vous aurez compris que les centrales travaillent comme une bombe A (hiroshima) dont elles sont dérivées et non pas en fusion qui est l’objet d’Iter, centre de recherche sur la fusion.

        On peut dire que la fusion thermonucléaire est tres énergétique mais propre, c’est ce qui est opéré par le soleil et les étoiles ou fusionne des noyeaux légers alors que les éléments fissiles (noyaux lourds et instables) ont des périodes de radioactivité longues voire tres longues à l’échelle humaine contre laquelle on ne peut peu rien.

        Cependant une bombe H a besoin d’une amorce pour confiner les noyaux a tres haute température/préssion et cette amorce (à ma connaissance) était et reste une micro bombe A détonateur initial qui pollue un peu d’éléments radioactifs la bombe H,

    6. Eh Ben! Ça c’est dit! Pourquoi nous bassine t’on… C’est vrai in fine. Pourquoi être conscient?
      Bon retour à la cave … Vous pourriez peut être oublier l’URL du site?
      Bonne journée – c’est rafraîchissant de lire cela.
      Gilles

    7. « Donc tout ce ramdam autour de Fukushima n’a aucun sens; c’est fait pour affoler les foules et de l’audimat. »

      Pour sûr. D’ailleurs, regardez : les tv, les journaux, les radios ne parlent que de çà pour nous affoler et faire de l’audimat…

      1. Bonjour,

        vaut mieux en parler, comme pour les otages ou le genocide nazi … pour ne pas oublier tout simplement ! ceux qui préconisent le contraire sont certainement stipendiés par le lobby pronucléaire.

        déjà du thé radioactif détecté à Roissy, … ça c’est facile. Mais attendons nous à avoir du maquereau radioactif et plein d’autres choses qui seront autrement plus compliqués à detecter, j’imagine par exemples des micro-tracteurs d’occasion contaminés … il s’en importe par container entier.

        Surtout ne parlons pas trop de nucléaire en France : dernier exemple la place réservée à Mme Corine Lepage sur France Inter pour son dernier livre : même pas 15 minutes juste avant midi dans une emission de divertissement avec deux passages musicaux pour les coupures.

        Donc encore merci à François Leclerc de nous informer sur cette tragédie rampante en déroulement.

        Cordialement

    8. Donc tout ce ramdam autour de Fukushima n’a aucun sens; c’est fait pour affoler les foules et de l’audimat.

      Mieux encore tout ce randam autour de Fukushima n’a aucun sens à en retirer pour tout à chacun comme pour l’histoire de l’homme ou des peuples,

      Oui, continuons bien tous à fonctionner à l’habitude comme si rien ne s’était passé, surtout
      si notre propre mode de vie bien sécurisant et médiatique nous permet de nouveau d’y échapper à plusieurs milliers de kilomètres de distance, car plus c’est loin du pays et moins nous avons alors de soucis à se faire pour nos enfants.

      Ne plus savoir prendre le temps de saisir le sens des choses, des événements, de lire la nature, vouloir surtout faire constamment de l’audimat sur terre pour moins paraîl-il affoler
      et inquiéter les masses, que l’on préfère bien plus en fait abrutir et endormir à longueur de rentabilité, car après tout qu’est-ce que donc que le premier devoir d’un homme ou de la vie humaine en société ?

    9. Voyons… Les essais nucléaires se faisaient en plein désert, pas à moins de 20 km de villes et terrains agricoles… Et oui, les habitants de Mururoa, entre de nombreux autres, se sont plaints. Vous sortez d’une caverne ?

      1. Désolé, mais il faut bien parler des problèmes, de surcroît les plus graves, au risque évident
        de paraître alarmiste.

        Sinon, c’est la politique de l’autruche…

      2. Vous prêchez un convaincu. C’était un simple commentaire sur le non sens de comparer les essais militaires avec le nucléaire civile. La situation géographique des deux est tout simplement incomparable. Quoi que… Les essais militaires ont fait des dégâts irréparables, on ira clairement pas faire pousser du blé sur le lieu d’explosion de la tsar bomba, ni y construire des résidences..

    10. ACTIF AUJOURD’HUI, RADIOACTIF DEMAIN !

      1973….
      J’avais cet autocollant sur mon cartable et sur mes cahiers.
      Je me plaint encore des coups de matraques et du discours des autruches au toupet fluo nucléarisé….. !!!!!!!!!
      Bonne trempette à Mururoa S Pasquier , et bonjour aux « autochtones »…….
      AFFOLANT.

    11. « L’homme ignorant croit tout ce qu’on lui dit, l’homme prudent regarde où il met les pieds »
      Proverbes 14.15 Bible

      1. Moi,et bien, je remercie pour les infos, car fukushima ne fait plus la une, et c’est difficile de comprendre où cette histoire en est.
        après, je n’aime pas le nucléaire militaire, ….

    12. Où allons-nous si les lobbyistes ne lisent plus la presse…
      Plus de 60 % des français se déclarent favorables à une sortie du nucléaire.
      Même le PS se tâte…C’est dire.

    13. D’abord Monsieur Pasquier, vous me rassurez !

      L’inocuité des explosions nucléaire est une sacrée nouvelle pour moi, et j’avoue que ma vie sera désormais plus sereine.

      Ceci dit :

      A votre avis, quel fait objectif a bien pu mettre d’accord russes, américains, chinois, français….sur le fait d’arrêter les éssais atmosphériques ?

      Et un petit bémol :

      La quantité d’uranium ou plutonium en jeu dans une explosion nucléaire est dans l’ordre de quelques kilos, à Fukushima, c’est de centaines de tonnes qu’il s’agit. Expliquez nous en quoi ce facteur 100 000 présente « des millions de fois » moins de danger ?

      1. C’est simple c’est comme l’homéopathie :
        A toute petite dose c’est hyper efficace : une bombe
        En grandes quantités çà n’a plus aucun effet bénéfique : comme à fukushima.

        D’où le facteur 100000 présente des millions de fois moins de danger. CQFD

        La palme de troll du jour à S Pasquier et à G, qui ont réussi à renvoyer le commentaire numéro 2 à 14 tours de roulette de souris du commentaire N°1.

      2. La bombe atomique peut se permettre d’utiliser moins de Kg d’uranium car celui ci est enrichi à 90% et celui de Fukushima à 3%. Dans les deux cas, on a pas le choix, on doit atteindre la masse critique pour déclencher la réaction (impossible de faire de mini-bombe)

    14. Mr La Brioche
      Finalement les catastrophes ne sont donc jamais assez Grosses , Que faudra t’il pour vous faire réfléchir ? Que ça vous pète à la G…. le .
      Rassurez vous avec plus de 50 Réacteurs vieillissants on a quand mème une bonne CHANCE que ça arrive près de chez nous . Au fait en bord de mer il y en a peut etre une pas loin de chez vous , surtout vent dominant Ouest .

  2. « Nous n’avons ici, dit-elle, qu’un soleil par mois, et pour peu de temps. On se frotte les yeux des jours à l’avance. Mais en vain. Temps inexorable. Soleil n’arrive qu’à son heure.
    Ensuite on a un monde de choses à faire, tant qu’il y a de la clarté, si bien qu’on a à peine le temps de se regarder un peu. »
    Henri Michaux : Je vous écris d’un pays lointain (in Lointain intérieur)

    Andy Stott – Intermittent
    http://www.youtube.com/watch?v=WzVXz-hgQ60&feature=player_embedded#at=67

  3. A priori les tirs nucléaires mettent en jeu quelques kilos de matières à chaque fois. Là on parle de tonne…. est-ce que je me trompe ? Et personne n’a fait cela

    1. Il faut bien une première un jour, surtout dans un monde où l’on pousse exagérément les êtres
      à être premier en tout et cela dès leur plus jeune age à l’école. Peut-être même que Fukushima n’est rien par rapport à ce qui attend toute l’humanité pour demain. Ma pauvre Mère qui se désole encore de me voir si peu fonctionner dans la norme.

      « Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! »
      Mat 24-19

  4. Fukushima n’est pas seulement une tragédie japonaise : en dépit de ses singularités, ses leçons sont universelles. La première d’entre elle est que le jeu n’en vaut pas la chandelle, pour qui s’arrête un bref instant pour y penser au vu de ce qui est en train de se passer.

    Oui c’est bien dans ces moments là que l’homme de bon sens en finit peu à peu par se dire qu’il n’est peut-être pas toujours bon pour l’homme de vouloir toujours jouer au Créateur quand bien même il n’existerait pas, quand bien même aussi il n’aurait jamais existé dans l’histoire de meilleur esprit que l’homme le plus cartésien ou marchand soit-il, surtout en notre propre stade d’évolution actuel celui du tout mercantilisme et machinisme à outrance, folie d’un monde qui en a bien perdu la mesure de vouloir toujours avoir raison économique sur autrui, comme si par exemple le seul esprit de richesse sur autrui et la seule raison ou logique marchande de plus dans la mentalité des êtres ne pourrait jamais mieux nous montrer autre chose dans les rapports entre les gens.

    Vocabulaire marchand d’un monde qui ne permet plus guère aux êtres de se figurer autrement la vie.

  5. @ S Pasquier

    en dehors des « pros de l’angoisse et de la catastrophe » ( à ce niveau il en sont des éléments)
    pour que le message de l’amiral Rickover ne soit pas un vain mot, et que les lecons soient tirées, et cet amiral n’était pas un anti-nuke pavlovien ou un pro du catastrophisme.

    Merci à un autre intervenant sur le blog de Meme Leglu pour avoir fait cette traduction:

    Interview de l’ Amiral Hyman Rickover en 1984 par Diane Sawyer en présence de l’ancien président Jimmy CARTER qui se souvient de son subordonné ainsi :

    ‘One of the most remarkable things that he ever told me was when we were together on the submarine and he said that he wished that a nuclear explosive had never been evolved. And then he said, ‘I wish that nuclear power had never been discovered.’ And I said, ‘Admiral, this is your life.’ He said, ‘I would forego all the accomplishments of my life, and I would be willing to forego all the advantages of nuclear power to propel ships, for medical research and for every other purpose of generating electric power, if we could have avoided the evolution of atomic explosives.’

    ce qui donne en français

    L’une des choses les plus remarquables qu’il ne m’ait jamais dit, il me l’a dit alors que nous nous trouvions à bord d’un sous-marin ; il disait regretter que l’arme nucléaire ait pu être jamais fabriquée. Et il a ajouté : j’aurais préféré qu’on n’ait jamais découvert l’énergie nucléaire.
    Je lui ai répondu alors : Amiral, mais c’est toute l’histoire de votre vie. Tout ce que j’ai pu réaliser dans ma vie j’y renoncerais , si nous avions pu éviter la mise au point d’engins nucléaires j’aurais renoncé bien volontiers à tous les avantages de la propulsion nucléaire pour me consacrer à la recherche médicale et dans le but de produire de l’électricité par tout autre moyen. a-t’il poursuivi.

    Et comme dit Karl Grossman paraphrasant Bill Clinton lors de son débat avec Papa Bush :
    the problem with nuclear power is—in one word—radioactivity.
    ———
    d’autres citations:
    http://www.contratom.ch/spip/spip.php?article25
    ———–
    Perso je me demandais sénilité ou lucidité, plus cela va, plus je me dis = Lucidité et conscience construite lors d’une carrière au contact de la bête, par l’un de ceux qui ne fit aucune concession sur la sécurité ou a son carrièrisme.

    Il se serait encore là, je crois qu’il bassinerait aussi !
    Et ce n’etait pas un anti-nuc idélologue gauchiste, que je sache ?

    Alors pour sa mémoire et les éclairs de lucidé de ceux qui ont plongés les mains et leur conscience dans le camboui du maelström de l’histoire.

    Nous sommes en 2011, et nous ne pouvons plus dire « heu… on découvre… on savait pas »

  6. ça, c’est sûr! Le risque du nucléaire se révèle insensé!
    A quand la sortie définitive de cette technologie décidément aussi diabolique que le capitalisme dans sa pire version?

    1. Il y a peut-être quelques trucs à garder, je ne sais pas, mais les radios pour les fractures encore que peut-être aujourd’hui on a beaucoup progressé ….
      (mais pas le nucléaire dual -dans le sens dual expliqué par Dominique Lorentz, la République atomique, Affaires atomiques …)

  7. « La première d’entre elle est que le jeu n’en vaut pas la chandelle »

    Bon article, sobre et comme toujours mesuré dans ses éléments, comme dans ses conclusions.

    On ne mesure que difficilement, par contre, la lucidité du gouvernement sarkozyste ou des corps techno scientifiques et industriels associés à ses réflexions, comme à ses décisions.
    Personne n’a oublié que la première réaction du sensible locataire de l’Élysée fut : « Pas question d’arrêter le nucléaire ».
    Tout le monde sait aujourd’hui qu’on est là dans le « big money ». S’amalgament et se dynamisent exponentiellement divers facteurs liés de près ou de loin à l’expansion planétaire du capital.
    Les financements politiques, l’idéologie visant à donner domination et impunité au Marché, l’entreprise, maintenant vieille de 20 ans, de destruction « raisonnée » de l’État, le simple amour de l’argent et du pouvoir qui anime à l’évidence les politiques aujourd’hui « en responsabilité » en France et ailleurs, comme dirait Hollande avec un humour tout corrézien. La, chape de désinformation planétaire, lourde et protéiforme ne compte pas peu non plus, ainsi que l’emprise mentale de la technologie et les capacités de celle-ci, qui ont assurément dépassé l’humanité depuis l’invention maudite du processus nucléaire – c’est du moins ce qu’en disait Einstein -.

    Tout cela concours à suspendre le cours de la raison, chez ceux qui devraient l’exercer doublement puisqu’ils le font, paraît-il, également à notre place. Une conclusions assez déraisonnable, en fait, puisqu’elle suppose d’attendre le concours de la volonté, chez ceux que leur situation amène le plus vers la démesure.

    A notre petit niveau, collectivement, il faut dénoncer, coordonner des actions pour qu’au moins nous fassions reculer ceux qui ne veulent pas agir, au moins sur cette menace nucléaire. Relancer l’idée d’un référendum sur le nucléaire, ici et/ou ailleurs, me paraît une idée assez valable. Elle obligera Sarkozy à sortir, enfin, la loi et les décrets sur le referendum d’initiative populaire ou, mieux, initier un referendum si une pétition et une demande parlementaire conséquente lui arrivent dessus. Chacun, chaque groupe associatif, politique selon ses moyens, ses envies…

    1. Sur ce sujet, où sont-passées les taxes locales de 8 et 4 % de nos factures EDF ?
      J’ai lu relu ma dernière facture et, plus de taxes locales ???

  8. Vous prétendez tirer des « leçons universelles » alors que vous n’avez aucune vue d’ensemble de la situation écologique de l’humanité. C’est atterrant.

    1. Je trouve que les mesures prises soit-disant écononomiquement, compétitivité, flexibilité, attractivité financière.. et co ont un impact écologique qui ne peut-être qu’écologiquement attérrant

  9. Des «  » »amateurs » » » parlent de la « boutique nuléaire » :

    Fukushima: It’s much worse than you think. Scientific experts believe Japan’s nuclear disaster to be far worse than governments are revealing to the public

    – Arnold Gundersen, a former nuclear industry senior vice president

    – Physician Janette Sherman MD and epidemiologist Joseph Mangano

    – Dr MV Ramana, a physicist with the Programme on Science and Global Security at Princeton University

    – Dr Shoji Sawada, theoretical particle physicist

    Radiation monitors for children
    Blame the US?
    A problem of infinite proportions

    http://english.aljazeera.net/indepth/features/2011/06/201161664828302638.html

  10. Incroyable, la réaction de S Pasquier à l’analyse de FL; il y a là dedans le condensé du syndrome de l’autruche: « pourquoi nous bassine t-on avec cette histoire de Fukushima ? » j’aime beaucoup le terme « histoire », en bref, une invention, quoi, pour faire de l’audimat….et surtout risquer « d’affoler les foules » ….
    J’ai déjà entendu cette dernière expression, chaque fois qu’une décision radicale vu le danger devait être prise et annoncée, car cela signifiait que « tout n’était pas sous contrôle »…
    bon, eh ben allons y:
    – pas de souci pour l’eau contaminée, vous savez, l’océan pacifique est grand, ça va se diluer et basta
    – pour les coriums, ils finiront bien par refroidir tout seuls, après on déverse un gros paquet de béton dessus et le tour est joué
    – pour la contamination des territoires, ce n’est pas si dramatique que cela, il faut apprendre à vivre avec…

    1. Il n’est hélas pas le seul à faire l’autruche, Eva Joly était interrogé ce jour par monsieur Elkabbache.
      Ce journaliste professionnel expérimenté la toise ou la défie avec la rengaine du retour à l’éclairage à la bougie !
      Gloups, mais qu’est ce qu’il a dans la caboche ?

      Pour ma part je demande à mon entourage de lire attentivement les 2 bouquins de Corinne Lepage :
      « Sans le nucléaire on s’éclairerait à la bougie » Corinne et Jean-François Bouvet, « La vérité sur le nucléaire »
      Et aussi l’exposé de Bernard Laponche sur le site de Télérama et signalé sur le blog + l’article d’Alternatives Economiques « Nucléaire : l’impasse industrielle »
      Avant ce préalable inutile de perdre du temps à causer du sujet.
      Ensuite on peut passer aux choses sérieuses :
      . Ce blog et le travail remarquable de François et bien d’autres sources d’info crédibles et responsables.
      .Ma conclusion : aux pro-nuc de prouver aux anti que le nucléaire est pérenne et sans danger majeur.
      .Qu’ils s’engagent aussi à assumer toute la responsabilité de leurs discours.

      1. « Qu’ils s’engagent aussi à assumer toute la responsabilité de leurs discours »

        Non, il ne faut pas leur laisser croire une seule seconde qu’ils ont les moyens d’assumer cette responsabilité : elle les dépasse totalement. Ce n’est pas une question légale, ou de contrat d’assurance.

        « aux pro-nuc de prouver aux anti que le nucléaire est pérenne et sans danger majeur. »

        Non, là encore, vous commencez par accepter l’idée quil y a des réponses techniques aux risques nucléaires, vous allez vous faire baratiner. Ce n’est pas une question technique.

        Le nucléaire est inacceptable parce qu’il engage indéfiniment un large nombre de personnes qui n’en veulent pas et leur descendance, dans un risque diffus mais certain.

      2. @Thomas
        Ma conviction est faite et je suis OK avec vous.
        Mais il faut bien commencer à mettre tout le monde au pied du mur à commencer pas nos zélites mais aussi tous nos concitoyens qui doivent disposer d’une information parfaitement claire.
        Et ce n’est pas la rhétorique bessonienne entendue hier soir dans Capital qui les éclairera, même pas autant qu’une bougie, c’était sidérant. Mais j’ai renoncé à argumenter quoi que ce soit avec ou plutôt contre monsieur Besson.
        Voir version intégrale de l’interview :
        http://www.m6.fr/emission-capital/

        L’émission du 19 juin où l’on découvre des ingénieurs hypers fiers de piloter leur centrale……… :
        http://www.m6.fr/emission-capital/19-06-2011-vivre_et_consommer_ecolo_ruee_sur_les_nouvelles_solutions_vertes-26770697.html

  11. Un peu surpris du thème sur lequel s’engage les commentaires, cette discussion pourrait s’intituler « Du bon usage des catastrophes ». Il faudrait demander à Régis Debray un billet invité ! Bon je vais essayer de lire son bouquin de 100 pages.

    1. Et aussi Bernard Henri Levy, sinon qui ira là où, pour nous dire les vrais dangers qui nous menacent dans notre humanité ???

  12. On nous bassine avec Fukushima?
    c’est une plaisanterie?
    vous connaissez beaucoup d’endroit où on en parle à part ici et quelques blogs spécialisés?

    Comparer cela aux explosions de bombes nucléaires, faire rire n’importe quel béotien!!!

    Fukushima est un avertissement très lourd au genre humain sur sa capacité d’autodestruction, certains n’ont encore rien compris,
    et dans l’avenir il va leur en couter.

    Nous allons très certainement voir apparaitre un nihilisme nippon suite à cette catastrophe qui engendrera une régression humaine peut-être pire que toutes celles connus jusque là….

    1. c’est pas le moment, il faut se démerder de Fukushima, ça n’a pas l’air facile, donc non, non, non, il y a trop de travail, la pause, le découragement, la déprime c’est pas le moment ..,

  13. je n’ai jamais été trop doué pour l’écrit , mais enfin bon , lançons nous :

    _ Le webb 2.0 est un outils extraordinaire d-ouverture , de découverte et de communication….. ceci étant, une tendance facile de l’être humain lecteur est de ne s’intéresser ….qu’a ce qui l’interresse donc effectivement la contradiction, l’argumentaire balancée ou même la mise en perspective d’un problème jugé central alors que d’un autre point de vue il n’est que périphérique , oui tout cela est mauvais pour le « marketing » d’un site qui vit de ses lecteurs…
    Et pourtant ce lieu qui a été celui d’un apprentissage ne doit pas devenir celui d’une messe outrancière et rituelle , un peu a l’image des spectacles donnés par les télévangélistes US.
    On communie beaucoup et l’on pense peu.

    J’aime beaucoup M LECLERC , mais je pense que G pose une vrai question, après le journalisme ( ça c’est le coté nécessaire et irremplaçable de M LECLERC) utile pour attirer l’attention sur un problème complètement occulté en France , le danger du nucléaire civil doit être évalué avec des chiffres des sources et de la contradiction, sinon on reste dans l’émotion et l’incantation facile , tout comme le troupeau TF1 dont on se croit étranger. Relire le post de G.

    Lisez aussi M Jancovici , il est indépendant de l’industrie nucléaire ( pas de lien de près ou de loin) mais pas forcement hostile. Le jeux n’en vaudrait il pas la chandelle ? désolé mais vu le bilan humain du nucléaire civil par rapport au charbon , il n’y a pas photo ! le charbon est bien plus dangereux et il l’a prouvé. Son bilan Humain est détestable.

    Mais une mine qui s’effondre , ne fait que 1000 , 2000 morts au maximum (et sont rarement occidentaux, japonais inclus) et puis ils sont enterres dans la cata et du coup , ces morts ne font pas tache dans le paysage ! Il faut bien considérer que l’être humain après tout est une « ressource renouvelable » .

    Ici , on devrait réfléchir sur l’Antihumanisme et le rejet des « Lumières » de certains écolos , le refus « de se prendre pour le créateur ». Désolé , mais pour moi le mythe de la boite de pandore est un puissant avertissement , il n’est pas un interdit divin , c’est un mythe HUMAIN. L’homme est réellement son propre créateur et sa liberté entraine des accidents , c’est le prix de la vie et il a sa raison et son expérience pour s’en défier.
    Il y a bien longtemps ( années 80) j’ai lu un bouquin de science fiction écolo d’un auteur « new age » gentil petit papy pacifiste a cette époque, une horreur !
    RAVAGE de Barjavel écrit dans la France de 1943 , ceci n’est pas anodin.

    Où la critique d’une société de l’abondance et du mouvement renvoie au patriarcalement le plus noir et à la mort (dernière scène) , et pourtant pour l’auteur il s’agissait d’une REACTION salutaire contre la rationalité.

    A VOS PLUMES.

    1. Gracques

      Je m’inscris en faux.
      Non, ce n’est pas ou le charbon, ou le nucléaire.
      Vous tombez dans le travers que vous dénoncez en vous enfermant dans cette alternative
      car celle-ci conduit précisément à dénier à l’humanité sa puissance créatrice. Si l’humanité est créatrice alors elle doit pouvoir utiliser d’autres sources d’énergie.

      On peut parfaitement être pour une société d’abondance et de progrès sans pour autant cautionner l’industrie nucléaire. Le risque trop grand est une raison suffisante pour abandonner le développement de cette industrie.
      Postuler que l’abondance et le progrès doivent passer par l’industrie nucléaire, laquelle, comme l’industrie du charbon, ne renvoie qu’à des données quantitatives qui ne font sens que relativement à un modèle déterminé de civilisation, le notre, c’est réduire le champ des possibles de l’évolution de l’humanité.

    2. Lisez aussi M Jancovici , il est indépendant de l’industrie nucléaire ( pas de lien de près ou de loin) mais pas forcement hostile. Le jeux n’en vaudrait il pas la chandelle ? désolé mais vu le bilan humain du nucléaire civil par rapport au charbon , il n’y a pas photo ! le charbon est bien plus dangereux et il l’a prouvé. Son bilan Humain est détestable.

      Je ne partage pas votre point de vue Gracques,

      C’est tout-à-fait le genre de propos que les plus hauts placés dans ce monde préfèrent entendre dans l’esprit des peuples, ils auraient en effet beaucoup trop à perdre que les gens apprennent peu à peu à vivre dans la sobriété civile, c’est-à-dire dans un tout autre mode de
      vie que celui d’aujourd’hui à l’image ou sur les marchés qui sentent hélas de plus en plus le poisson pourri. Vous savez je ne suis pas non plus le plus écolo-colo des êtres, mais là quand même vous avouerez qu’avec Fukushima ça craint quand même, surtout au rythme ou vont les choses l’empressement d’un monde, vouloir éternellement s’empresser sur les marchés ou alors à l’antenne comme dans l’idée folle de vouloir continuellement maintenir les êtres sous de bien fausses valeurs de vie, taisez-vous c’est en effet toujours cela ou alors le charbon,
      non je vous assure il y a réellement urgence à se défaire de la mentalité très très psychorigide des plus hauts placés de ce monde.

      le danger du nucléaire civil doit être évalué avec des chiffres des sources et de la contradiction, sinon on reste dans l’émotion et l’incantation facile

      Des chiffres, des sources, de la contradiction demandez-vous encore à Mr Leclerc, aux autres, oui sans doute que les premières valeurs de ce monde sur les marchés n’ont hélas pas encore fait suffisamment de morts ou de zombis en société pour pouvoir encore mériter ne serait-ce qu’une seule once d’écoute de la part de ces gens se prétendant même les moins émotifs, des gens surtout qui font de plus en plus dans leur pantalon en matière d’économie, qui ne pensent en fait qu’à maintenir sur le fond leur propre standing de vie nucléaire et cela jusqu’à la fin de leur propre monde en direct sur les écrans.

      Oui je vous assure donnons encore davantage raison sur tout le monde et jusqu’à la fin.

    3. mais je pense que G pose une vraie question

      Le problème c’est que ce ne sont pas les questions qui manquent. Nous manquons surtout d’explications. Et le moins que l’on puissent dire c’est que les explications arrivent au compte goutte.

      Il est souhaitable que les données soit désormais fournies directement et publiquement aux différents organismes capables de les analyser.

      Si le conseil de sécurité de l’Onu ne sait pas trop quoi faire, il pourrait peut être faire une résolution pour inviter les autorités japonaises à mettre le pied sur l’accélérateur dans ce domaine.

      Quant à TEPCO, ses compétences et son rôle se limitent à l’exploitation de centrales nucléaires en état de marche. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il devienne un expert en gestion de catastrophe nucléaire.
      Il faut donc là encore mettre des moyens adaptés à la situation.

  14. Bonjour à tous,
    Je tiens à signaler que monsieur Pasquier à tord. Moi, je proteste et je me plaint. J’ai aussi la faiblesse de penser que je ne suis pas le seul à me plaindre. Il me semble aussi que c’est bien le moment de faire du ramdam autour du nucléaire car enfin, si aujourd’hui ce n’est pas le moment, ce sera quand le moment ? Faut il attendre que nous soyons tous lobotomisés par les rayons gamma ? Faut il une fois de plus oublier l’incident, l’accident, la catastrophe ? Faut il encore cacher ce que l’on ne saurait voir sous le tapis ? Que faites vous de mon droit à vivre chez moi en sécurité ? Que faites vous de mon droit à manger les légumes que je cultive dans mon jardin ? Que faites vous de mon droit à vivre sans compteur Geiger ? Que faites vous du droit de mes enfants de ne pas avoir à gérer des montagnes de déchets atomiques ? Que faites vous de mon droit de m’informer comme je le peu sur des sites où l’on parle un peu de tout cela ?
    Il me semble que l’on arrive pas sur ce genre de site par hasard. Ceux qui se moquent de ces problèmes se contentent du journal de 20h00 regardé en travers à la va vite. Je pense donc que le sujet intéresse monsieur Pasquier au plus haut point, mais certainement pas pour les même raisons que moi. Monsieur Pasquier redouterait-il de devoir fermer son compteur EDF, ou de devoir payer le KWH un peu plus cher ?????????????????????????????
    Après tout, peut-être que S Pasquier ne voit pas le problème, mais moi, je ne pense pas que l’on ai le droit d’hypothéquer à ce point l’avenir des générations qui suivent . Juste pour un peu d’énergie.
    J’en revient à ce qui est dit : le jeu n’en vaut pas la chandelle.

  15. Mieux vaut ne rien dire et passer pour un con que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute sur le sujet.
    Gustave Parking.

    1. Au contraire mon cher Merou,

      Mieux vaut plutôt tout dire pour les peuples de plus dans la misère morale et passer pour des braves ou des cons devant les yeux de nos enfants, que de vouloir constamment se laisser conduire par des aveugles et des sourds, car des gens dans ce monde n’ont peut-être pas tous envie non plus de se laisser diriger comme d’autres animaux de plus vers l’abattoir, car
      il en va quand même de la santé du monde, comme des petits poissons qui suffoquent et disparaissent déjà en masse dans les océans, déjà que les médicaments et les somnifères ne sont pas donnés, imaginez alors un monde ou une autre peuplade se sentant de plus en plus mal à l’aise à cause de la radioactivité qui se répand au large, et ne plus laisser aucun doute à ce sujet dans les nouvelles, tant à force les premiers pays exemplaires au monde ressemblent de plus en plus aux premiers Enfers de Dante.

      Oui ça sent quand même de plus en plus le soufre vous ne trouvez pas mon cher Mérou, faut-il donc alors que notre civilisation s’autodétruise complétement pour que nous décidions tous enfin à changer réellement et courageusement de mode de vie sociétal, à croire que oui et malheureusement pour l’homme de notre temps.

  16. Bernard Laponche en ce moment sur France Inter…..

    La catastrophe de Fukushima n’est pas derrière nous, elle commence.

    1. JJ en ce moment sur le blog de Paul Jorion,

      Le système qui consiste à vouloir mettre d’abord la tête des gens dans le sol n’est pas derrière nous, car ils commencent déjà par expérimenter progressivement d’autres méthodes plus efficaces sur les pauvres gens bien
      sur au fur et à mesure cela ne se voit pas trop dans le sol de la basse cour.

      Ha si seulement tout le monde pouvait toujours ressembler aux Japonais ou aux Chinois.

  17. Le jeu en vaut t’il la chandelle ?

    Une centrale nucléaire est équivalente au point de vue thermique ( cycle de carnot) à une centrale au fioul ou au charbon, sauf que le générateur de vapeur est nucléaire. Un réacteur à fission est une bombe A controlée, mais en réalité une bouilloire. La vapeur produite passe dans des turbos alternateurs classiques qui produisent le courant, le rendement est de l’ordre du tiers, ce qui nécessite d’évacuer dans une source froide, un fleuve, la mer ou l’atmosphere les 2/3 de chaleur perdue et produite par la fission – Le cycle de carnot y oblige – On pourrait éssayer d’en faire quelque chose d’utile, mais quoi ? Chauffer des serres ou des fermes aquacoles ? Les turbines à vapeur ne datent pas d’aujoud’hui, il y en avait une parmi les 3 machines de propulsion sur le Titanic.

    L’argument fallacieux des pro nucléaires repose sur la non production de gaz carbonique , donc à effet de serre; mais occulte le risque majeur de l’accident, les retraitements des déchets et les couts de démantélement qui sont tellement exorbitants que l’on éssaye de prolonger à tout prix la durée de vie des vieilles centrales.
    L’on sait traiter les fumées d’une centrale au charbon ou des incinérateurs d’ordure ménageres qui eux aussi produisent de la vapeur utile, jamais on n’évoque ces possibilités qui coutent bien moins que les celles consécutives aux nucléaire pour mettre à pied d’égalité l’analyse objective d’une centrale à charbon et d’une centrale à matériaux fissiles.

    La france avec EDF a poussé jusqu’à l’absurde la promotion du chauffage électrique, si bien que l’éssentiel du parc locatif s’équippe à moindre cout et par facilité de convecteurs électriques qui transforment l’énergie noble qu’est l’électricité en énergie dégradée – la chaleur !
    EDF a réagi en promouvant les pompes a chaleur, lesquelles ont de bons « rendements » ; il vaut mieux employer le terme de COP (coéfficient de performance) qui est plus adapté au cycle de ces machines que celui de  » rendement » Ainsi avec une pompe à chaleur d’un COP de 3 (dans le meilleur des cas) le bilan global énergétique depuis le réacteur jusquau convecteur peut friser 100 % au plan thermique; mais n’importe qu’elle chaudiere à condensation à fioul ou à gaz y arrive aussi, au prix d’un investissement plus lourd – il est vrai – ce qui a poussé au tout électrique dans le logement locatif, le locataire payant les consos électriques, ce dont le proprio n’a cure.

    Ce choix absurde de la France résulte du nucléaire militaire, l’Allemagne de son coté a été beaucoup plus sage- si bien qu’en matiére de chauffage solaire et à bois ils soient devenus pionniers avec la Suede, alors méme que la France béneficie d’un environnement solaire plus favorable – on peut, par exemple, compter sur le doigt de la main les capteurs solaires à eau chaude en région PACA tellement le lobby électrique a pu desensibiliser le consommateur français à la valeur de l’énergie – Je cherche pour mon compte personnel en ce moment une chaudiere à granulés de bois qui arrivent en Ariége ou je réside et qui posséde des massifs forestiers importants, j’ai constaté que les matériels sérieux proposés viennent d’Autriche ou d’Allemagne.

    Il est certain que nos dirigeants se feront rouler une fois de plus dans la farine par le Lobby pro nucleaire, en dépit du grenelle de l’environnement, la France continuera par nécessité à acheter pour son chauffage domestique de l’Electricité Allemande. Il est vrai aussi que le nucléaire aveugle l’esprit de ceux qui en ignorent tout, d’une modernité idiote – Un politique visitant une centrale reste fascinné par une salle de commande, comme des gosses dans un poste de pilotage .

    Il faudra hélas un Fukushima hexagonal pour qu’ils cessent d’étre aveuglés par notre « avance technologique »

    1. Il faut aussi regarder la qualité du parc immobilier allemand, isolation thermique excellente.

      J’ai d’ailleurs assisté ces derniers mois à la construction de petits immeubles de 3 étages près de chez moi, bois, brique creuse pour les murs recouverts extérieurement d’épais bloc de polystyrène, aucun parpaing.
      Le tout recouvert d’un joli crépi, esthétiquement c’est très réussit.

      Beaucoup de maisons, usines, fermes ont des chauffe eau solaires et du voltaïque. Il y a aussi un champ de voltaïque.

    1. @boayan

      « Ce que nous dit la science » est, dans le débat politique, une formulation très suspecte .

      Il y a certes, dans une certaine mesure, une méthode ou une attitude scientifique, qui autorise à employer pour toutes les disciplines un terme générique tel que « La science ». Cependant, en faire, en tant que telle, la source de conclusions définitives à caractère politique est inadmissible.

      Il y a des disciplines scientifiques multiples, qui développent des discours multiples, des théories multiples, et qui voient parfois cohabiter en leur sein des paradigmes contradictoires. La science est, par nature, le lieu du débat. Qu’elle devienne, dans le domaine politique, le moyen de clore le débat est particulièrement malhonnète, surtout lorsque l’on ose parler d’opinions qui ne seraient pas respectables, puisque contraire à « ce que dit la science ».

      Le texte dont vous donnez le lien est, à cet égard, tout à fait emblématique. Il s’agit d’un argumentaire de nature politique, et d’ailleurs sans grande originalité, qui intrumentalise des approches scientifiques qui ne sont qu’une très petite partie de ce qu’il serait pertinent de dire, sur ces sujets, dans un cadre scientifique. Ces points de vue très étroits sont nommés « La Science », et le débat est prétendu clos…

      On nous a déjà fait le coup avec « La science économique », ou avec « Le cercle de la Raison ».

      Votre intervention est très mal venue sur ce blog, et pour le coup, je me sens beaucoup mieux fondé à ne pas la respecter, que vous à ne pas respecter des opinions jugées contraires à « ce que nous dit la science ».

      1. @ Lavoisier

        Oui, on fait dire beaucoup de choses et leurs contraires à la SCIENCE

        J’ai évoqué dans mon commentaire les gaz à effet de Serre mais pas le réchauffement climatique pour lequel il y a ( je crois ) encore débat.
        J’ai fait partie des nigauds qui étaient fier de la filiére électro nucléaire française, comme des TGV ou du concorde ou du programme Iter, en me disant que Tchernobyl était du à des bricoleurs, que Free Miles Island à pas de chances, avec Fukushima et l’arrogance de Madame Lauvergeon qui au début du pépin annonçait une situation rapidement sous controle ( sic); j’ai pris conscience de toutes les impasses que font les  » spécialistes » et qu’ils font gober aux politiques au nom de leur compétences. La France a eu la chance de ne pas avoir de pépin majeur, à ce jour, cette probabilité augmente statistiquement avec le temps !! Hélas

        Quant il y aura un pépin les spécialistes nous expliqueront pourquoi le risque Zéro n’existait pas, avant on les fait taire.

        L’électricité est une énergie précieuse et  » Magique » il faut l’utiliser avec intélligence et tant que nous n’arriverons pas à la stocker la traiter comme une matiére premiére éssentielle.

        Ce qui arrive au Japon est un drame national qui vient s’ajouter au dégats du tsunami, souvenons nous en !

    2. Arguments intéressants… Cependant…

      Oui, il faut disposer d’une capacité de production complémentaire de la production éolienne ou photoélectrique. Mais quand les éoliennes tournent, il n’est pas nécessaire de faire bruler du charbon ou du pétrole.

      Oui, l’effet de serre est un problème, potentiellement très grave. Notons cependant que toutes les voies du « renouvelable » ne sont pas pleinement exploitée : solaire thermique, biomasse.
      De même qu’une réduction de la consommation énergétique peu faire partie de la réponse (isolation efficiente, limitation du nombre d’appareils électrique branchés et non utilisés, production plus durable et mutualisation des coûts)

      Mais malgré tout, Il me semble y avoir de la part des pro-nucléaires ou des anti-opposants au nucléaire une incompréhension.
      Parfois ceux-ci parlent de divin. Les « antis »N(ucléaire) serraient pris d’une terreur irrationnelle devant les dangers de l’atome. Comme quelque chose de quasi magique. Et il y a certainement une part de vérité chez certain.

      Deux points de l’argumentation pour une sortie (le cas échéant progressive et planifiée) du nucléaire et qui me semblent cruciaux ne trouvent cependant pas de réponse satisfaisante à mon goût. La question de la gravité du risque maximal et la question des déchets.

      On peut tout aussi bien sécuriser l’exploitation charbonnière que le nucléaire. Même si dans le cas du charbon, personne de sérieux ne prétendra avoir supprimer le risque d’un incident grave… mais il est vrai que la portée d’un tel incident n’est pas de la même ampleur. Le risque le plus grave est juste incomparable.

      Et les déchets… La durée de vie de nombres d’entre eux est relativement longue et la solution serait de… les laisser là? Sous surveillance malgré tout, rassurez-moi? On se demandera alors si une surveillance de 10 000 ans à bien été budgétisé. On espérera que des assurances couvrant les prochains milliers d’années ont bien été prises en cas de désastre malheureux. Mais surtout, ces bâtiments vont-ils rester debout 10 000 ans? (surtout dans un environnement au moins partiellement hautement radioactif). Montrez nous des études sur une gestion sur site pour 10 000 des déchets, et on en rediscute.

      Finalement, qui est irrationnel, refusant la pris en considération de risque qui les dépassent? Qui fait preuve de pensée magique (ça ne peut pas arriver!)? Qui utilise le terme de « principe de précaution » à tord et travers?

      Que signifie donc le concept de « principe de précaution »? Assurer la possibilité d’existence d’une continuité (sur un territoire ou globalement) d’une vie humaine authentique (on pourra écrire des bouquins entier sur la seule définition). Le PdP ne signifie pas : qu’il n’existe de risque pour rien, mais ne pas prendre de risque dont les conséquences puissent entrainer l’impossibilité d’une vie humaine authentique. On voit bien là l’odieuseté qui consiste à mettre sur le même pied les coups de grisou et le risque nucléaire.

      Je proposerai donc une reformulation des questions :
      – Est-ce qu’il existe un risque majeur avec le nucléaire, si oui, de quel ampleur et avec quel probabilité d’incidence?
      – Est-ce que la collectivité politique prend ce risque (le PdP est un principe qui autant que les autres ne saurait être absolu)?

      Rappelons encore une fois qu’on peut vouloir une sortie progressive du nucléaire dans un cadre de développement des énergies renouvelables et d’une limitation des consommations inutiles.

    3. Légèrement orientée votre science, dites donc!
      Quant au titre du blog « ce que nous dit la science« , il est d’abord et avant tout ostensiblement prétentieux!

      Parce que Science n’est pas religion, parce que Science n’est pas dogme et que de ce fait, la science nous dit des choses parfois contradictoires (ex: les débats contemporains en astrophysique) , que les théories se succèdent et viennent parfois contredire les précédentes (ex: Einstein vs Newton).

      La science enfin est humaine et son développement ne fait pas fi de nos ouvertures/fermetures philosophiques (ainsi la construction des nombres réels a du attendre le 19ème siècle bien après la découverte de Pythagore et sa preuve de l’irrationnalité de √2; )

      Là où le titre de ce blog devient carrément affligeant c’est le passage sur le risque, et je cite:

      Acceptabilité du risque, comportement irrationnel face au risque:
      La catastrophe japonaise souligne le comportement totalement irrationnel d’une partie de l’opinion publique française : alors que le tsunami est la catastrophe qui a fait 30 000 morts et 500 000 réfugiés (ils ont tout perdu), on se focalise sur la catastrophe nucléaire qui en a résulté, bien qu’elle ait fait zéro mort et beaucoup moins de personnes déplacées.

      Et bien, si ça c’est de la science!

    4. boayan
      Je suis votre avatar à la trace sur le net et il semble que votre inquiétude se focalise sur le réchauffement climatique.Sous entendu l’électro-nucléaire ne génère pas de gaz à effet de serre.Ce faisant, vous nous faites courir le risque de tomber de Charybde en Scylla.

    5. ce que nous dit la science

      est une belle expression qui relève semble-t-il tout autant d’une préocupation religieuse, que du souci d’absence d’irrationnalité dans l’approche des risques.
      à la lumière d’une recherche ciblée sur G..gle :
      http://www.google.com/search?as_q=&as_epq=ce+que+nous+dit+la+science&as_oq=&as_eq=&hl=fr&num=10&lr=&cr=&as_ft=i&as_filetype=&as_qdr=m&as_occt=any&as_dt=i&as_sitesearch=&as_rights=&safe=images&btnG=Recherche+Google
      Où l’on retrouve aussi ce blog de paul jorion en bonne place !

      Le playdoyer pour/sur l’éolien et le photovoltaique est déjà posté le 02/06/2011 à 13h57 sur :
      http://www.i-services.com/newsbox/newsbox.php?page=19&uid=151229&sid=97380&idbox=1643&show=new&idcat=0#is_menu_haut

      où il est précisé :
      « Un article publié par Le Nouvel Observateur » !!

      La présence de ce texte sur ce site (au 5 juin ) mentionne :

      « Le contenu des blogs des internautes n’engage que leurs auteurs et ne peut en aucun cas être attribué au nouvelobs.com »

      il s’agit d’un blog sans commentaires.

      L’analyse d’un journaliste du nouvel observateur ressemble plus à :
      http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/06/nucleaire-le-retard-francais-peut-il-etre-rattrape.html

      Le texte est un playdoyer pro nucléaire (ce qui n’est pas répréhensible) plus qu’une analyse purement scientifique.
      certains points appellent cependant à la réflexion :

      Le comble de la stupidité, pour un Français, c’est d’acheter un panneau photovoltaïque fabriqué en Chine, avec de l’électricité produite au charbon, ceci pour remplacer en France de l’électricité d’origine nucléaire qui ne produit pas de CO2!

      Pourquoi n’avons nous pas cherché à faire le contraire ?

      L’autre inconvénient principal de la filière nucléaire est la gravité d’un accident, s’il s’en produit un.

      Heureusement l’auteur du commentaire précédent fait un lien sur le site éponyme :
      http://boayan.org/
      où il y a de belles images.

      1. Le papier de Jean-Marcel Bougereau dont vous donnez le lien, un ancien « historique » de Libération et connaisseur de l’Allemagne, est intéressant à lire.

  18. Acceptabilité du risque, comportement irrationnel face au risque
    La catastrophe japonaise souligne le comportement totalement irrationnel d’une partie de l’opinion publique française : alors que le tsunami est la catastrophe qui a fait 30 000 morts et 500 000 réfugiés (ils ont tout perdu), on se focalise sur la catastrophe nucléaire qui en a résulté, bien qu’elle ait fait zéro mort et beaucoup moins de personnes déplacées. Pire, on considère normal que les survivants du tsunami retournent se réinstaller au même endroit, sachant qu’un autre tsunami s’y produira forcément de nouveau. Alors que, dans cette partie de l’opinion, le nucléaire n’est pas accepté sous prétexte qu’il ne peut assurer zéro catastrophe, le principe de précaution passe entièrement à la trappe dès lors qu’une catastrophe future, pourtant certaine, revêt quelque part un aspect « naturel ». Pourtant, il n’y a rien de naturel à s’installer en bord de mer sachant qu’un tsunami détruira tout un jour. Le culte du « naturel » conduit à un obscurantisme dévastateur pour l’intelligence.
    On peut s’étonner de voir des militantes et des militants d’un parti qui se prétend écologiste faire tous les jours un éloge dithyrambique du sixième pays plus gros pollueur en CO2 (l’Allemagne). Ce lobby recourt à la théorie du complot, dénonçant une prétendue mainmise du Corps de Mines (c’est en fonction de leur seul classement que les X Mines sont recrutés au sein de Polytechnique) et s’insurge contre une filière décidée sans débat démocratique (mais il en est de même de la création du CNRS, ou de l’abolition de la peine de mort). Il est vrai qu’une complète inculture en physique, largement dominante, ne facilite pas la compréhension de l’effet de serre, de son caractère cumulatif et de l’inéluctable emballement de ses conséquences, qui obligeront l’humanité à sortir des énergies fossiles, que cela plaise ou non.

    http://cequenousditlascience.blogs.nouvelobs.com/

    1. « Pourtant, il n’y a rien de naturel à s’installer en bord de mer sachant qu’un tsunami détruira tout un jour ». =>
      Donc, il n’y a rien de naturel à installer une centrale nucléaire en bord de mer sachant qu’un tsunami détruira tout un jour, et pourtant ????

    2. L’accident nucléaire majeur de Fukushima n’a pas fait zéro mort, bien que ce slogan soit plaisant.
      On a retrouvé longtemps après discrètement, 2 morts dans la centrale que l’on peut attribuer semble-t-il au tsunami et dont l’état d’irradiation éventuel ne peut pas être conclusif. Sans accident ils auraient été retrouvés plus tôt.
      De même de nombreux morts victimes du Tsunami n’ont pas été ramassés pendant plusieurs semaines à cause de la radio-activité.
      Un ouvrier agé recruté temporairement est mort sur le site.
      L’évacuation finalement ordonnée s’est déroulée dans des conditions non optimales telles, qu’un centenaire s’est suicidé, et que plusieurs malades abandonnés ou mal traités sont morts.
      Les déplacés du tsunami sont plus nombreux, mais ils peuvent retourner sur les décombres de leur maison, et ont l’espoir de pouvoir s’y réinstaller.
      Les déplacés du nucléaire, ont attendu longtemps confinés et ne savent pas vraiment s’ils pourront retourner un jour. Les non déplacés regrettent peut être de ne pas l’être, et de voir les enfants dotés de dosimêtres.
      Le principe de précaution ne s’applique qu’en cas d’incertitude (quand la science ne sait pas).
      L’Allemagne a su depuis quelques années développer les énergies renouvelables, plus que la France obnubilée par la solution miracle du nucléaire.
      L’essentiel des centrales nucléaires en service ont été construites avant que l’on se préoccupe de l’effet du CO2 sur le réchauffement climatique, et l’élévation du niveau de mers, et pour de toutes autres raisons.
      La mainmise du corps des Mines n’est peut être pas totalement prétendue à tort, même si le recrutement n’est pas un processus ploutocratique, mais élitiste, qui ne prédispose pas a priori à la remise en question, et au doute.
      La formation prestigieuse en mathématique et en physique en question ne donne pas d’éléments détaillés pour l’appréciation de l’effet de serre et ses conséquences.
      Si la préoccupation majeure est de limiter le CO2, l’effort doit porter sur le fait de laisser les combustibles fossiles dans le sous-sol.
      C’est à dire acquérir des gisements et ne pas les exploiter.
      Le fait de développer l’énergie nucléaire, ne fait qu’habituer le consommateur à une énergie facile, à augmenter la consommation globale, y compris de l’énergie fossile.
      Celà ne ralentit en rien l’extraction de l’énergie fossile, jusqu’à ce que la totalité soit transformée en CO2.
      Seul le développement des applications non énergétiques, sous forme de matériaux structurels, emballages plastique, mise en décharge, peut y contribuer.

  19. Il parait que le thé vert flo japonais fera un excellent thé à la menthe chez les révolutionnaire du jasmin.
    Gun powder à de l’avenir dans le fière monde………
    Santé.

  20. La terre a changé.
    Ça ne se passe plus chez nous autres les « petits blancs » égocentriques.
    Nous n’avons et n’avons toujours eut que la peur et l’expansionnisme comme argument.
    Apprenons l’humilité et la sagesse.
    Amis « Chrétiens » déclarés, demandons pardon.
    Arrosons le feu nucléaire à l’eau bénite, et prions nos encéphales spongiformes d’éponger tout ça jusqu’à la lie….

  21. Nous n’entendons plus parler de ces corium bouloteurs de béton…….
    Quant à la présence d’une éventuelle nappe phréatique le problème ne se pause plus, vu que le tout baigne déjà dans l’eau…….. Et l’azote.

  22. « Ce que nous dit la science » extrait : http://cequenousditlascience.blogs.nouvelobs.com/

    « Inconvénients de la filière nucléaire
    Le stockage des déchets reste un problème. Il convient toutefois de souligner que ce problème est sans commune mesure avec celui que représente le CO2 : le volume de CO2 est à l’échelle de la Terre entière, il est certainement plus simple d’enfouir des déchets nucléaires que d’enfouir un gaz sous haute pression, la durée de nocivité d’un tel stock de CO2 atmosphérique ne laisse rien à envier à celle d’un déchet nucléaire et personne n’ira rechercher, dans l’atmosphère, le CO2 que la stupidité des pollueurs aura mis. L’autre inconvénient principal de la filière nucléaire est la gravité d’un accident, s’il s’en produit un. »

    Tout est dans le : « s’il s’en produit un »

    Inconvénient : désavantage attaché à une chose qui peut cependant présenter un aspect plus avantageux.

    N’est-ce point l’essentiel ! Ce que nous dit LEUR science.

  23. On dirait que le lobby électronucléaire mobilise des « bloggeurs » y compris sur ce blog pour dire qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter: c’est une énergie si propre, n’est-ce pas, et c’est scientifiquement prouvé. D’ailleurs lorsque vous avez une douleur quelque part, rien de tel qu’une petite application de corium radioactif pour la faire partir je vous l’assure.
    Et puis c’est tellement inoffensif, qu’à Tchernobyl il n’a fallu mobiliser que 600.000 « volontaires », pour construire le sarcophage qui à l’heure actuelle prend l’eau. Sur ces 600.000, combien sont morts où ont eu des séquelles, sans compter les populations de la zone.
    Mais vous avez raison il ne faut pas affoler les foules, par contre il me semble normal, en démocratie du moins, de les informer que le nucléaire ce n’est pas propre du tout.
    Que l’on ne puisse pas s’en passer à court terme, c’est un autre débat, avant tout politique et non scientifique. Qui dit politique dit aussi de forts intérêts économiques, et donc arguments spécieux et biaisés.
    Mais il ne suffit pas de convoquer la science pour couper court à tout débat, l’affaire du réchauffement climatique est exemplaire à cet égard. Il y a maintenant plusieurs décennies que des climatologues tout à fait sérieux et désintéressés travaillent sur le sujet et ont réuni un faisceau d’indices tels qu’il n’y a pas de doute quant à l’occurrence d’un changement climatique induit par l’activité humaine qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour notre civilisation.
    Pour autant d’autres scientifiques qui ne sont pas spécialiste du domaine, viennent pérorer sur les antennes pour expliquer que tout cela n’est qu’une foutaise, et qu’il faut surtout continuer comme si de rien n’était. Que cela soit vrai ou non, tout se passe comme s’ils roulaient pour le lobby des énergies fossiles, là aussi c’est de la politique, de l’économie, mais non de la science.

    1. On trouvera bien des cons, au café du commerce pour dire que depuis Hiroshima et Nagasaki les Japonnais ont l’habitude des rayonnements ionisants !

    2. Avec de l’argent on peut tout acheter et corrompre, on peut même vouloir davantage donner raison et bonne conscience de conduite et d’expression à celui qui vous en donne davantage, pour ça que le monde ne change guère.

  24. « Les opinions ne sont pas respectables quand ce que nous dit la science les contredit »

    Sûr, sûr….

    Mais seulement si c’est de la « bonne science » et celle des ingénieurs du corps des mines (et autres copains de promotion X de Mr Jancovici évoqué plus haut comme soit-disant clairement « indépendant » du lobby nucléaire…) n’est hélas pas que de la bonne science.

    1. Ingénieurs n’a jamais voulu dire ingénieux !

      Plus leur salaire est élevé moins ils le sont !

  25. Ce que nous dit la science ,comme si la connaissance scientifique était une matière figée,univoque.Dans de nombreux domaines et notamment dans les sciences appliquées,on fonctionne au consensus; à un temps( t) nous pensons majoritairement que.A tout moment ,de nouvelles acquisitions,peuvent et doivent faire réviser cet accord,c’est une question de déontologie.

    1. Que veut dire : ‘la situation n’est pas sous contrôle’ sinon qu’il peut arriver pire.

      A défaut de science, disons qu’avec de la chance la culture japonaise ne survivra pas seulement dans une diaspora en exile.

      Si les médias n’informent pas ou mal c’est évidemment que la réalité est pire. Pour appliquer une réflexion scientifique il faut des données.

  26. Quand on préfère de nouveau faire entendre aux masses que c’est soit le tout Nucléaire ou pire alors le Charbon à la place, cela revient surtout à dire aux êtres n’allez pas de nouveau vous interroger sur votre propre mode de vie actuel,

    Qu’il n’y a en fait plus guère d’autre choix possible de conduite et pour l’homme de bon sens, regardez-nous, écoutez-nous, ressemblez-nous, suivez bien encore nos premiers exemples de conduite et de valeurs sur les marchés.

    Quand on veut surtout pas changer viscéralement de mode de vie, de penser, d’expression, de monde, d’histoire voire même de comportement en société, on se rend bien compte à force et pour tout-à-chacun que plus grand chose ne devient alors possible pour les pauvres estropiés de plus des industries de croissance, et cela malgré les mêmes affiches électorales un peu partout dans le monde pour les faire réélire et remplacer par d’autres n’ayant guère un standing plus différent dans le tout confort Matériel.

    Mais qui sont donc surtout les premiers destructeurs des lois, de la raison, de la justice, de la mesure, de l’équité, du bon sens, du civisme, du nucléaire, du commerce, de l’économie, si ce n’est peut-être les plus farouches défenseurs de toutes ces choses là en plus.

    Oui sans le Tout Nucléaire et l’Atome des plus grandes puissances militaires mondiales,
    je vois mal comment ils pourraient nous faire avaler des couleuvres de croissance.

    N’envisageons pas plus l’impensable ou l’impondérable dans un tel monde de dingues et pour les peuples qui n’en peuvent du tout productivisme mondial vers les enfers.

    1. Symptomatique ;tout un pan de notre business-model remis en cause par un gueux indispose un ex-socialiste.

  27. A ceux qui ne comprennent pas « tout ce ramdam », voilà un début d’explication, extrait de l’article publié aujourd’hui :
    http://philoscience.over-blog.com/article-le-scandaleux-silence-au-sujet-de-fukushima-fukushima-it-s-much-worse-than-you-think-77203483.html

    Pour Arnold Gundersen, notamment, la fusion des réacteurs touchés constitue désormais un processus sans doute impossible à empêcher, compte tenu encore une fois des connaissances scientifiques et technologiques du moment. Le refroidissement par eau ne pourra que le retarder de quelques temps, tout en noyant la région et la mer environnante sous des milliers de tonnes d’eau fortement contaminées. Une fois les nappes phréatiques ou les couches terrestres profondes atteintes, ce ne serait pas seulement une large périphérie autour de Fukushima qui deviendrait inhabitable, mais sans doute la ville de Tokyo elle-même. Dans l’hypothèse la plus grave, celui de l’explosion des centaines de tonnes de combustibles nucléaires présents sur le site, le Japon tout entier puis très vite des zones étendues de l’hémisphère nord pourraient être interdits à la vie humaine.

    D’ores et déjà, deux experts de santé publique américains estiment avoir observé une augmentation anormale de la morbidité des nouveaux nés dans une dizaine de villes de la cote ouest des Etats-Unis situés approximativement sous le vent de Fukushima (voir ci dessous le rapport Sherman-Mangano). On s’étonne que, devant une observation aussi troublante, des inquiétudes beaucoup plus nombreuses ne se soient pas encore manifestées, notamment aux Etats-Unis, si soucieux en général de la santé publique.

  28. Pour faire plaisir à ceux qui rêvent de se vautrer dans la modernité nucléaire:

    Des informations qui inspirent à l’experte australienne en nucléaire Helen Caldicott, l’estimation que la catastrophe de Fukushima est pire que celle de Tchernobyl : « Jamais auparavant, six réacteurs nucléaires d’une centrale n’ont été gravement endommagés au même moment. Ces réacteurs sont condamnés. ». Le combustible est très dangereux : « Il ne faut pas oublier la dangerosité de ces barres: elles sont tellement radioactives que si vous les approchez, vous décédez en quelques minutes. Vos cheveux tombent, des hémorragies internes se déclarent et vous mourrez comme un malade du sida ». « Mais Tchernobyl n’est rien par rapport à ce qui s’est passé à Fukushima. L’un des éléments les plus meurtriers est le plutonium, qui vient de Pluto, dieu des enfers. Un millionième de gramme vous donne le cancer, si vous l’inhalez. Si vous répartissez un demi-kilo de plutonium à travers le monde, c’est toute la population mondiale qui souffrira d’un cancer. Fukushima contenait 250 kilos de plutonium… C’est suffisant pour dire adieu à l’hémisphère nord. »

    1. S’il vous plaît, s’il vous plaît…
      Les nouvelles et les suppositions crédibles et étayées sont suffisamment graves comme ça pour ne pas en rajouter. Autant je fais crédit à des sites comme celui-ci ou d’autres (EX-SKF, ACRO ou KOKOPELLI), autant je me méfie des professionnels du morbide.

      Helen Caldicott dessert la cause anti-nucléaire en racontant tout et n’importe quoi : par exemple « six réacteurs endommagés », non, c’est 3, c’est déjà bien suffisant et bien mortel, plus la piscine du 4, plus, ailleurs, Monjû, OK, mais soyons précis (« connaître son ennemi »). Le danger du plutonium est connu, il ne sert à rien de le « mettre en scène » comme elle le fait. Elle a ses raisons (arrêter partout le nucléaire) mais elle indispose ceux qui sont prêts à changer (enfin !) d’opinion, à la « faveur » de Fukushima, par cette espèce de désespoir grandiloquent, Pythie-Cassandre !

      La situation est suffisamment terrible pour qu’on n’y rajoute pas le quotient des névroses ou psychoses personnelles (il y a le site ENE News aussi dans le genre !). Ça ne me sert non seulement à rien, mais ça me déconcentre !

      Je crois Gundersen plus que Michio Kaku (américain « nisei » mais qui fait trop, lui aussi, dans le sensationnalisme pour les médias). Quand Gundersen me dit, moi qui habite Tokyo : « attention aux micro-particules ; surveiller la piscine du 4, si elle s’effondre, partez dans les huit heures » …je le crois, je limite mes déplacements, je ne vais même plus dans la banlieue est et nord, je change mon filtre à air et je nettoie mes climatiseurs, je ne mange que de la nourriture venant du sud (Kansaï au minimum) ou de l’étranger, tout traçable …et je garde mon plein toujours fait, au cas où avec une route d’évacuation vers Kyôto ou Niigata selon les vents du jour.

      Plus les mesures quotidiennes avec mon petit Radex, imprécis et insuffisant (rien sur alpha-bêta ou la contamination) mais qui finit par me donner un ordre de grandeur fiable (le double des chiffres officiels, soit 0,12 microSv/h dans l’arrondissement de Setagaya, au lieu du 0,06 proclamé, mais ça va encore, à peu près 1 milliSv/an).

    2. Le nombre de réacteurs endommagé n’a pas de conséquences directes sur la santé… La quantité de plutonium qui reste n’a pas d’influence non plus en l’absence de moyens de diffusion. Là ce n’est pas de l’intox mais de l’alarmisme.
      Qu’on en profite pas pour me faire dire que le fukusima est sain, merci.

  29. bassinoire nom féminin
    Anc. Bassin à long manche et couvercle ajouré que l’on promenait, garni de braises, dans un lit pour le chauffer.
    C’est exactement cela,ça va être torride dans votre pieu,je ne donne pas cher de vos bijoux de famille.
    Vous avez gagné un séjour à Fukushima.
    A S Pasquier

  30. Voici copie d’un commentaire que j’ai laissé sur le site de France Culture :henry3814.06.2011
    @ Michel
    Je suis à la retraite (ex CNRS) et je ne suis pas un pro-nucléiare civil inconditionnel. Cependant, je ne vois pas quelle alternative crédible on pourra trouver dans les années à venir pour des pays comme l’Inde, la Chine et même l’Europe dans son ensemble pour satisfaire les besoins énergétiques qui ne cessent de croître. Personne ne pourra dire aux chinois de se serrer la ceinture, eux qui polluent déjà lourdement l’hémisphère boréal en brûlant des millions de tonnes de charbon (je vous rappelle que la Chine construit actuellement plus de quarante usine électriques à charbon et une grosse dizaine de centrales nucléaires). Or le point de non retour du changement climatique est déjà atteint et l’effet amplificateur impossible à maîtriser a commencé. Les permafrosts sibérien et canadien vont relâcher des quantités incalculables de méthane et certains scientifiques considèrent que dès 2030 le réchauffement global aura atteint plus de 2 degrés. Il est d’ailleurs tout à fait surprenant que le GIEC tienne des propos peu alarmant, comme d’ailleurs l’estimation des réserves de pétrole, probablement pour ne pas affoler les populations (l’Arabie Saoudite ment depuis des années à propos de ses réserves de pétrole).
    Or seules les énergies éoliennes, photovoltaïques et nucléaires ne contribuent pas au réchauffement climatique.
    Je ne vous surprendrai pas en vous rappelant que l’éolien n’est pas fiable. Exemple concret : j’ai habité une année à Marie-Galante. Il existe dans cette île plus d’une centaine d’éoliennes connectées au réseau. Cependant, EDF maintient opérationnel une centrale électrique brûlant du gasoil léger car en l’absence de vent, il faut bien produire de l’électricité. La géologie locale et le manque d’eau ne permettent pas de constituer des retenues collinaires qui pourraient servir à stocker l’électricité d’origine éolienne (seul stockage économique del’électricité). Il est donc nécessaire d’entretenir à grands frais les éoliennes et la centrale électrique, d’où un prix réel du kWh prohibitif.
    Pour le solaire, l’Espagne vient de démarrer une centrale électrique d’une vingtaine de GW électriques en Andalousie sur le modèle du prototype français d’Odeillo à sels fondus. Le sels à 800 °C sont stockés ce qui permet d’actionner la turbine à vapeur pendant la nuit. Belle prouesse technique, mais vous noterez la puissance dérisoire.
    Le photovoltaïque présente les mêmes inconvénients que l’éolien en ce qui concerne le stockage.
    Maintenant pour revenir au nucléaire, les technologies BWR et PWR pourraient être avantageusement remplacées à terme par la filière thorium à sels fondus (fluorures) qui est une technologie dont la sécurité est beaucoup plus facilement maîtrisable car :
    – le circuit primaire n’est pas sous pression,
    – l’élimination des produits de fission est effectuée en ligne et en continu (process chimique bien maîtrisé),
    – la disponibilité en thorium ne constitue pas un problème (métal aussi abondant que le plomb) et l’enrichissement n’est pas nécessaire.
    EDF s’est sérieusement intéressé à cette filière dans les années 80 pour s’affranchir à terme de la main-mise à l’époque de la COGEMA et de Framatome, Or cette filière ne sert pas les intérêts d’Areva et je doute que cette filière soit développée en France, ce qui est tout à fait regrettable. L’Inde et la Chine, pays conscients de leurs besoins énergétiques futurs immenses, se penchent dès aujourd’hui sérieusement sur le développement de la filière thorium qui à mon humble avis est la seule qui pourra sauver l’humanité du désastre annoncé du changement climatique.
    Juste pour information, deux degrés de réchauffement induiront des catastrophes alimentaires globales dont on ne peut imaginer précisément les conséquences sociales, économiques, stratégiques et financières.
    J’ai 66 ans et je n’assisterai pas à la fin de l’humanité !

    1. Vous croyez que le thorium va sauver l’humanité ? Et pourquoi pas les OGM du temps que vous y êtes.
      De toute façon vous allez bientôt poster que BWR et PWR sont les mamelles d’un monde idéal.
      Et bien ce monde, ce soi disant moindre mal, gardez le en rêve pour votre retraite.

      Votre « élimination des produits de fission effectuée en ligne et en continu (process chimique bien maîtrisé) », c’est flou comme l’eau de fukushima.
      Le thorium hautement radioactif, qui se désintègre en uranium 233, n’a qu’une durée de vie de 14 milliard d’années…
      C’est une avancée formidable pour les taux de radioactivité, et pour le reste…

      1. Le Thorium 232 a une demi-vie de 14 milliards d’années, c’est le temps qu’il faut pour que la moitié d’une quantité de cet isotope se désintègre. C’est très très long et du coup, l’intensité de sa radioactivité est si faible qu’à l’état naturel, on s’en moque. Par contre il ne se désintègre pas en U233, c’est l’inverse : on le fertilise dans une bonne vieille centrale nucléaire pour obtenir cette variété d’uranium.

        En fait la filière thorium n’existe pas en tant que telle (industriellement), et ne remplacerait certainement pas les centrales actuelles puisqu’elle en aurait besoin pour fonctionner : elle viendrait s’y surajouter en augmentant la complexité du bastringue existant (donc ajout de nouveaux risques et un degré supplémentaire dans l’incontrôlabilité de l’ensemble). Toutes les prétentions à son sujet sont des affirmations gratuites, au mieux des hypothèses, basées sur une poignée d’expérimentations datant de la guerre froide. Par contre cela fait un bon contre-feu depuis 3 mois !…

    2. @ henry38

      que vous soyez un ex du cnrs me fait une belle jambe !

      ce que vous ne comprenez pas c’est que c’est ce système capitaliste qui pousse à une consommation à outrance avec obscoléscence programmé et marketing de gadgets à outrance

      car les profits ne sont possibles que s’il y a vente ! comment imaginez des profits faramineux avec des produits à longue durée de vie ET réparables

      c’est tout notre modèle économique que nous devons changer et ce n’est pas le nucléaire qui sauvera ce monde pourri.

    3. J’ai 66 ans et je n’assisterai pas à la fin de l’humanité !

      Vous n’en savez rien, vous pouvez très bien vivre encore une centaine d’année de plus avec les seuls progrès de la médecine marchande, comment pourrions-nous fonctionner plus longtemps et machinalement ainsi sur les marchés ? A quel moment et selon quelle autre marque de plus dans l’esprit des êtres, nous pourrons tous enfin devenir des Dieux, des Immortels, des inhumains, en espérant bien sur que tout le monde puisse y accéder c’est comme pour prendre l’avion à grande vitesse pour mieux paraît-il moins polluer en voulant bien évidemment aller toujours plus vite pour détruire le monde et les peuples de plus ! La grande bétise du monde, toutes les belles formules publicitaires sont très bien pensées, mais tout ça bien sur ne change strictement en rien la très grave réalité actuelle du monde sur le fond.

    4. @ henri38 : vous présentez les choses de manière partielle c’est à dire spécieuse. Personne n’a jamais dit que les Chinois ou les Indiens n’avaient pas le droit d’accéder à l’utilisation de l’énergie. Les efforts à faire ne sont pas de ce côté mais du notre. Avez vous conscience du gâchis d’énergie quotidien dans notre monde dit occidental ? C’est par là qu’il faut commencer. Le monde marchand nous pousse à la consommation d’énergie. Malgré une intensité énergétique en baisse depuis les années 70, notre consommation d’électricité n’a cessé de croitre car les gains obtenus dans l’efficacité de certains équipements sont aussitôt bouffés par de nouveaux équipements très « énergétivores » comme nos écrans plats ou nos box sans parler des veilles d’appareil. Savez vous que les panneaux publicitaires lumineux dans le métro parisien consomment à eux seuls par an la même quantité d’électricité qu’une famille de trois personnes ? Pour quelle utilité au juste ? C’est là que nous avons le plus gros potentiel. La chose a réussi en Californie qui ne consomme aujourd’hui en gros pas plus d’électricité que dans les années 70. C’est une exception remarquable aux USA !

      Quant aux renouvelables, c’est un peu facile de se limiter à l’éolien et au photovoltaïque en ne soulignant que les problèmes. Biomasse électrogène, biogaz, géothermie, pompe à chaleur, mini-hydraulique, etc. tout cela doit entrer dans notre mix énergétique et venir se substituer l’un à l’autre en fonction des besoins et des circonstances, sans parler des réseaux dit intelligents.

      Votre approche est celle d’un conservateur au sens où elle utilise le raisonnement tel qu’il domine aujourd’hui. Je ne le vous reproche pas bien évidemment, mais des solutions existent qui peuvent nous sortir de cette logique.

      1. @ Didier

        Les efforts à faire ne sont pas de ce côté mais du notre

        c’est tout à fait ça

        nous devons nous occuper de nos affaires et faire un sort à nos gentils capitalistes , bien de chez nous.

        les occidentaux sont les plus gros consommateurs ; c’est à eux de montrer la voie de la décroissance !

        à propos du CO2, commençons par interdire le transport aérien de la jet-set , histoire de faire comprendre à tous ses profiteurs que les temps vont changer

        quel monde de merde où nous devons aller toujours plus vite ( car le temps c’est de l’argent ! la bonne blague )

        où certains crèvent sous le poids du travail et d’autres crèvent de ne pas en avoir du travail

        et les idéologues libéraux osent nous parler de la rationalité du système capitaliste ( et non de la rationalité du marché, car ces idéologues font un amalgame entre marché et capitalisme )

    5. j’ai la fierté d »habité non loin de ces 11 éoliennes, je les vois tourner de chez moi, lentement mais sûrement, ce sont les plus hautes hautes et les plus puissantes du monde (technologie allemande), elles ont la capacité d’alimenter en électricité 50000 ménages !
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_%C3%A9olien_d%27Estinnes
      Personnellement je pense souvent installer une petite éolienne horizontale, 500w pas plus, afin de produire mes 3000kwh annuelle et participer aux nouvelles idées comme le « smartgrid »
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Smart_grid .
      Aussi, je pourrais certainement réduire ma consommation de moitié grâce aux nouvelles technologies.
      En ce qui concerne les chinois, comment réagissent -ils à cette catastrophe relativement près de chez eux ? alors que les italiens ont rejeté par voie de referendum le nucléaire (Ouf, l’Italie étant partout en zone sismique, il faut vraiment être criminelle pour aller leur vendre des centrales)

      1. J’ai lu l’article en question.

        Ce que dit ce physicien me laisse très sceptique: il évoque avec justesse la fragilité de la technologie nucléaire et propose de la remplacer par… une usine à gaz tout aussi complexes, et donc fragiles:les smart grid.

        J’ai connu des ingénieurs d’EDF qui ont bossé sur des choses de ce genre et qui m’ont raconté les maux de tête que cela leur donne.

        Quand au thorium, là encore, on ne maitrise pas le cycle industriel. Il y a des étapes critiques dans la purification du thorium qui ne sont pas connu: par exemple personne ne connait pour l’instant de solvants s’appliquant pour certains classes d’oxyde de thorium.

    6. henry38

      Je ne vous surprendrai pas en vous rappelant que l’éolien n’est pas fiable.

      Et pourtant :

      « Selon les informations fournies par l’Association japonaise de l’énergie éolienne (Japan Wind Power Association), aucune des 1746 éoliennes installées au Japon (pour une puissance de 2304 MW) n’a été endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars dernier. »

      L’article se trouve ici

      1. Ok , mais les eoliennes ne craignent pas une vague de 15 m , ni un bateau dailleurs , si elle ne deferle pas ….Le vrai problème , c’est que supprimer le nuke sans doubler fuel et charbon , c’est accepter de limiter son compteur a 15 A , voire 10 A…moi je suis d’accord …mais quid de la maj de la popu ?

    7. Le changement climatique n’est pas dû à la conso de carbone, ce n’est qu’un effet aggravant, la cause principale est l’augmentation de l’albédo de la terre à cause de l’agriculture et la perturbation du cycle de l’eau qui en découle.
      Résumé : les rayons solaires sont renvoyés sous forme d’infrarouge par la surface de la terre dans la basse atmosphère où l’énergie reste bloquée par l’effet de serre au lieu d’être en grande partie capté par la végétation et renvoyé sous forme de vapeur à haute altitude.

  31. On propose aux français 2 choix : continuer ou stopper le nucléaire. Noir ou blanc. Comme la France a la plus grosse entreprise du nucléaire on imagine mal couler une entreprise du CAC40 comme Areva et mettre 200.000 français au chômage sans que cela ne provoque des hurlements ou des drames. L’autre choix serait de construire en France les centrales pour l’Allemagne, l’Italie, la Suisse etc… ce qui n’arrangerait franchement pas le problème. Pour autant depuis les années 1960 on sait produire de l’énergie nucléaire de façon raisonnée grâce au Thorium, avec des centrales qui s’arrêtent quand on le souhaite mais les investissement sur 50 ans d’Areva imposent à tous de construire des centrales EPR à tort juste parce que l’on a préféré la filière Uranium au détriment du Thorium pour fabriquer les bombes nucléaires nécessitant de grandes quantités de Plutonium qui ne sont produites que par la filière Uranium. C’est bien un choix militaire au départ, restant de la guerre froide qui fait que l’on continue à construire des centrales dangereuses là où il y a des solutions réalistes de filière nucléaire au Thorium. On stigmatise la population en lui imposant un choix binaire là où ce sont des choix de l’industrie, de l’économie et militaire qui finissent par masquer les vrais solutions.Nucléaire raisonné

    1. Arrêter la guerre, cela me-semble-t-il, représenterait une grande économie d’énergie, mais tant que le conseil de sécurité prescrit des guerres …

    2. A…A au CaC 40, mort de de rire.
      C’ est coté uniquement pour faire plaisir aux émirs qui ont mis un peu de sous dedans.
      vérifiez la part du capital mis sur le marché, et vérifiez ce qui a effectivement été placé lors de l’introduction en bourse.répartition du capital
      Donc 4% du capital flotte entre les banques chargées du placement et de l’animation du cours du titre et l’amicale des papys boursicoteurs soit 383 Millions d’euros. Même si on ne peut pas dire que c’est du grand capitalisme, on ne crache pas sur les commissions et les droits de garde par les temps qui courent.

      Il y a longtemps que l’on sait mettre 200 000 français au chômage sans que cela gêne qui que ce soit. Et les chômeurs, il y aura bien un sous-ministre pour suggérer de leur couper l’électricité et les obliger à pédaler pendant cinq heures par semaine pour en produire.

      Enfin il ne me semble pas qu’un référendum soit à l’ordre du jour, donc je pense qu’on se passera de l’avis des français sur ce sujet sans intérêt.

    3. Le thorium c’est bon pour la santé ! Merci Jean Baptiste.

      Pour fonctionner au thorium la filière à besoin :
      – d’un parc de réacteurs à eau produisant du plutonium ;
      – d’un parc de réacteurs à sels fondus à neutrons thermiques, amorcés avec le plutonium produit dans les premiers.

      quand on a pas de pétrole, on a des idées

      On peut « résonner » comme l’on veut mais le cœur a ses raisons que la raison ne connait point.

      Et là vraiment le cœur n’y est pas.

      1. Je pense hélas que ne nous sommes plus en démocratie en ce qui concerne l’économie mais bien plus près de la dictature, il n’y a qu’à voir comment on impose aux grecs contre leur gré des plans de rigueur pour comprendre que même si 80 ou 90% des français seraient contre le nucléaire on ne leur laissera pas donner leur avis. Cela me semble mal parti.

    4. Pour le Nuke ils ont été très fort . Faire plus de 80% de l’électr avec , c’est à dire tous les oeufs dans le mème panier , ILs peuvent dire aujourdhui en Rigolant ! !
      Si on arrète le Nuke c’est le retour à la Bougie .
      Moi j’appel ça du chantage mais finalement c’est quand mème bien vu on est tous bai. és .
      On peut remercier au passage nos gouvernants qui ont permis et cautionnés ça .
      Pour quoi ? Intéret ou STupidité . réponse …… Les deux mon Général .

    1. @ tchoo,

      Bonsoir,

      Un redressement fiscal et moral du système monétaire et financier mondial?

      Inverser le signe monétaire, l’an vert du billet multiple nouveau et c’est marré!

  32. Quand on a vu de grands responsables du nucleaire fondre en larme devant les cameras,je crois qu’on a fait le tour de la maitrise de ce systeme et de ses limites.

    De beaux parleurs irresponsables qui n’assurent pas.

    Alors messieurs,retournez pleurer chez vous,et faites de la place..

    1. L’excès de position, l’excès de confiance en eux, l’excès de réussite personnelle, l’excès de pouvoir, l’excès d’influence ne fera que faire voler davantage en éclats leur propre monde.

      Attendez ils n’ont pas encore finis de pleurer sur les marchés puis de ricaner ensuite derrière le dos des caméras, moi ça va j’ai déjà suffisamment verser des litres de larmes pour ces gens là.

      Qu’ils continuent donc tous entre eux à se verser des salaires mirobolants, il est vrai que si le Nucléaire ne devenait plus autant rentable sur la durée ou à court terre pour le Japon, vous les verriez déjà changer un peu plus de mentalité et d’assurance entre eux.

      N’ayant plus de pitié et de compassion pour les êtres qui n’en peuvent plus comment pourrions nous encore avoir pour eux et dans notre si grande déformation humaine ?

  33. Merci M. Leclerc de continuer à nous informer.

    Je crois que les pro-nucléaires ont peur, parce qu’aujourd’hui le net ne permet plus de dissimuler aussi facilement qu’autrefois.

    Et à ce sujet, je voudrais apporter une petite contribution :

    Ce PDF date de 2’000 et d’entrée ce qui est dit :

    « Ce texte décrit et dénonce une situation et des faits d’une gravité exceptionnelle, dont l’origine est à rechercher dans l’existence d’un accord formel peu connu, conclu entre l’OMS et l’AIEA.

    Cet accord limite l’OMS dans l’information des populations sur les conséquences d’accidents comme celui de Tchernobyl, s’il n’y a pas l’accord préalable du lobby nucléaire.

    Les scientifiques qui enfreignent cette règle ont leur carrière compromise. Ils risquent la prison. »

    http://www.noslibertes.org/doc/oms/OMSEtNucleaire.pdf

    * * *

    On a vu comment Tepco s’est efforcé de dissimuler le plus longtemps possible la gravité de la situation.

    Aujourd’hui un autre article met en évidence de nombreux problèmes de sécurité ailleurs et renvoie également à de nombreux liens :

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/quand-le-nucleaire-prend-eau-de-96181

    * * *

    De toute évidence, dans ce domaine-ci comme dans les autres, tout est fait pour que la population ne soit pas informée. Il y a effectivement nombre de blogs très sérieux sur ce sujet et sur les autres, mais rappelons-nous que la plus grande partie de la population ne va pas sur internet pour s’intéresser à ces choses qui devraient être communiquées au fur et à mesure par les gouvernements respectifs, s’ils avaient deux sous de sens des responsabilités.

    1. On a vu comment Tepco s’est efforcé de dissimuler le plus longtemps possible la gravité de la situation.

      En quoi donc les plus grandes entreprises du nucléaire ou énergétiques dans le monde seraient-elles plus différentes et plus responsables que celle de Tepco ou de BP il n’y a pas si longtemps déjà dans le golf du mexique, surtout lorsque le profit, la rentabilité, l’esprit d’avidité et de voracité prime de plus en plus dans les décisions prises un peu partout dans les conseils d’administration de ces grands groupes d’affairistes, avec parfois des cahiers de charge qui préfèrent bien plus employer des gens au rabais, ne parlons pas trop non plus au Public des choses qui nous coûteraient encore trop chères à mettre en oeuvre sur le terrain, car de toutes façons et selon nos seules estimations scientifiques il n’y a qu’au Japon aussi que cela puisse se produire, oui faudrait vraiment pas et dans un tel monde de marchands que la terre se mette à trembler davantage ailleurs.

      Je plains déjà certaines mères à l’avance, surtout dans ce monde qui ne tolère plus guère l’enfant à naître différent, car le monde est déjà bien grandement déformé comme ça.

      Berceuse pour les nouveaux petits enfants à naître de l’atome :
      http://www.youtube.com/watch?v=R14x3x93KVU

      1. Je n’ai jamais dit que les autres entreprises étaient différentes, au contraire.

        Et il est bien clair que si j’étais encore en âge de faire des enfants aujourd’hui, je n’en ferais pas.

      2. Je n’ai jamais dit être en désaccord avec vous, au contraire, j’ai préféré prolonger votre propos sur le fait que les grandes entreprises énergétiques du monde étaient pas forcément plus différentes de Tepco dans leur propre manière de fonctionner, c’est juste qu’aujourd’hui elles ont encore beaucoup de chance de pouvoir le faire croire et penser aux gens.

  34. Il y a urgence, la situation est très grave et pourrait dégénérer: on ne sait plus quoi faire de cette eau.
    http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/06/18/fukushima-l-usine-de-decontamination-des-eaux-arretee-cinq-heures-apres-sa-mise-en-service_1537700_1492975.html

    L’usine de décontamination des eaux radioactives construite à la centrale nucléaire de Fukushima (nord-est du Japon) a été arrêtée cinq heures à peine après sa mise en route, en raison du niveau trop élevé de radiations, a annoncé samedi 18 juin l’opérateur de la centrale.
    […]
    Quelque 100 000 tonnes d’eau hautement radioactive se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de la centrale depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

    Les filtres ont été saturés en radioactivité en 5 heures au lieu d’un mois. L’eau donc est 150 fois plus radioactive que ce que les « experts » d’areva & co pensaient.

    1. Cela donne une idée de la valeur des affirmations d’Henry38 plus haut qui disait :
      « l’élimination des produits de fission est effectuée en ligne et en continu (process chimique bien maîtrisé), »

      On n’est même pas capable de traiter de l’eau contaminée, alors des sels fondus…

  35. @ Pierre

    Quand le monde civil fusionne avec le monde militaire, quand » la guerre c’est la paix », jérémie est satisfait de son constat » avisé et prudent » car sa prophétie s’accomplit.

    Non je vous en prie, j’en suis même arrivé à un stade où je ne recherche plus à avoir raison sur autrui dans un fil ou en société.

    La prophétie s’accomplit Pierre, parce que depuis toujours, la foule, le plus grand nombre de dévots au système,
    surtout les nombreux premiers de ce monde n’ont jamais réellement voulus suivre le petit sentier de la vie.

    Il est bien évident que lorsque les politiciens en perdront peu à peu la face et la tranquillité de l’esprit aux yeux des peuples, les militaires de tous les pays en finiront eux aussi par vouloir prolonger davantage cette funeste guerre économique au dessus de nos têtes, ce qui bien évidemment bousculera et chamboulera quelque peu le climat , surtout qu’avec les nouveaux moyens rapides de destruction de masse, des millions d’hommes ne s’apercevront même pas de ce moment là.

    C’est malheureux mais les premiers du système nous y conduisent tout droit et cela sans même qu’ils s’en aperçoivent, tant le conditionnement du monde devant leurs yeux est bien mis en place partout, dans un tel système comment donc l’humanité pourrait-elle pouvoir s’imaginer encore y échapper surtout par la langue de bois ou alors par le biais des multiples talents individuels additionnés dans un pareil conditionnement ? Oui le monde et à force s’est quand même bien grandement illusionné, comme une normalité qui aurait bien réussi commercialement à endormir et tromper un très très grand nombre d’hommes et de femmes à la fois sur terre.

    Même ceux d’ailleurs qui se prétendent plus cartésiens ou rationnels que moi, je me rends bien compte qu’ils n’apportent guère plus de changement par leurs propos, comme moi même d’ailleurs, vouloir changer de monde mais tout en voulant à la fois garder ce même monde devant les yeux.

    @ ric

    Il y a urgence, la situation est très grave et pourrait dégénérer: on ne sait plus quoi faire de cette eau.

    L’envoyer sur la Lune et moi avec,

    Comme ça je me sentirais un peu plus convaincu d’avoir rien pu faire ou écrire de plus réfléchi afin de mieux prévenir mes semblables de ce qui nous pend bien tous au nez et au rythme où vont les choses dans l’empressement
    de toujours vouloir faire de l’économie, du social, du commerce, de l’argent, du pouvoir, de la démagogie, etc …

    Là aussi croyez-moi j’ai grandement échoué dans ma vie, de toutes façons j’ai toujours été trop lent à comprendre les choses moi aussi de mon coté.

    1. L’envoyer sur la Lune et moi avec,

      Le lanceur Ariane 5 pouvant emporter 7 tonnes à la fois (si mes souvenirs sont bons), et l’eau s’accumulant à raison de 500 tonnes/jour (hors ouragan)… il y a du boulot!

      1. Oui et en plus ça reviendrait trop chère et peu économique à force ou bien alors carrément brancher un très, très, très, très, très long tuyau de la Terre à la Lune, si bien sur on n’est toujours bien encore capable aujourd’hui de faire les premiers malins sur la Lune ou à l’antenne.

    2. Avez vous commencé l’expérience avec les pots de riz comme je vous l’ai proposé?
      Le regard change, pas le monde.

      1. Quand bien même dans mes moments les plus constipés je ferais l’expérience des pots de riz, mon regard sur un tel monde d’usuriers, de rentiers, de joueurs de flûte ou de pipos ne changerait pas plus au quotidien, n’auriez-vous
        donc rien d’autre à me proposer, non je préfère plutôt revenir à l’essentiel, vouloir par exemple ne plus essayer
        de prévenir et alerter tous les gens au quotidien, surtout devant un plus grand conditionnement d’hommes et de femmes dans un tel système marchand, si quand même un peu de temps en temps histoire quand même qu’à la fin nous ne puissons pas tous nous dire que nous ne savions pas.

        Pourquoi d’ailleurs et un peu partout dans le monde les gens font davantage la gueule de bois, c’est ça mieux faire revenir la confiance des êtres envers le marché ? le nucléaire ? Ne même plus laisser l’opportunié de faire de réels choix de conduite autrement en société et bien dis donc l’humanité s’est quand même très bien vendue pour les premiers marchands du monde et au fil du temps .

    3. Jérémie

      David contre Goliath, c’est aussi dans la Bible non ? 😉
      En êtes vous aussi au point de douter de sa sagesse ?

  36. Sinon, il y a aussi cet article, en anglais; des morts il y aurait déjà, d’après une étude:

    http://english.aljazeera.net/indepth/features/2011/06/201161664828302638.html

    In the US, physician Janette Sherman MD and epidemiologist Joseph Mangano published an essay shedding light on a 35 per cent spike in infant mortality in northwest cities that occurred after the Fukushima meltdown, and may well be the result of fallout from the stricken nuclear plant.

    Et cela est un peu surprenant:

    TEPCO announced that the accident probably released more radioactive material into the environment than Chernobyl, making it the worst nuclear accident on record.

    1. @ric surprenant mais répandu comme info :
      G..gle « TEPCO announced that the accident probably released more »
      plus de 300 hits …

    1. ça change de chez nous,ou les promoteurs du nucleaire sont surtout pressés de se mettre à l’abri quand ça se passe mal

  37. Ayant quelque peu la voix enrouée en ce moment,

    J’ose quand même Dire que Tokyo la grande, Tokyo l’adolescente, Tokyo la grande clignoteuse de panneaux publicitaires aussi dans les têtes, bref Tokyo la grande Mégapole moderne, n’est peut-être pas plus informée que nous autres, si par exemple la radioactivité devait se répandre un peu plus au large et sur la durée, comme sur toute la chaîne alimentaire, je vois mal en effet comme le Japon pourrait de nouveau redresser fièrement la tête de sitôt sur les marchés, à moins bien sur que les premiers dirigeants énergétiques du Japon n’aient volontairement décidés de garder sous silence autre chose.

    Vous vous rendez compte malgré toute la richesse et la puissance de son luxe dans le commerce, le tout technologique, la matière et autres petits gadgets de plus, le Japon aujourd’hui et malgré les meilleurs spécialistes au monde du nucléaire ne savent toujours pas comment faire pour nous éviter un plus grand désastre moral et spirituel pour l’humanité.

    De plus si les choses devaient se gâter comment donc les premiers capitaines d’industries
    au monde pourraient-il espérer faire plus grand commerce de choses et biens matériels avec elle, car après tout qu’est-ce donc qu’un plus grand commerce mondial sur terre ?

    Autre chose ce n’est pas non plus parce quelque chose peut très bien marcher pendant un temps que cela marchera toujours sans gravité,

    Rabelais le dit bien : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

  38. Traduction d’une lettre ouverte des employés du nucléaire bavarois :

    Gundremmingen, le 21 juin 2011
    Monsieur le Ministre-Président Seehofer,

    Je m’adresse à vous aujourd’hui au nom des employés de la centrale nucléaire de Gundremmingen.

    « Le monde ne comprend pas le tournant énergétique allemand », titrait le Bonner Generalanzeiger le 27 mai pour son article sur le sommet du G8 à Deauville. Ils ne se doutent pas une seconde que nous-mêmes, employés de Gundremmingen, ne le comprenons pas plus. Nous nous sommes constamment investis de toutes nos forces pour assurer la sûreté de notre centrale nucléaire, évitant au passage l’émission de plus de 500 millions de tonnes de CO2. Maintenant, nous sommes trainés dans la boue par les politiques et les médias. Nous n’avons certainement pas mérité un tel sort ! Les experts sont unanimes pour dire que la centrale nucléaire de Fukushima n’aurait jamais eu l’autorisation de fonctionner en Allemagne, en raison de manquement dans sa conception, et que les installations allemandes sont d’un tout autre niveau de sécurité.

    Avec nos deux tranches, l’énergie nucléaire de Gundremmingen contribue depuis plus de 25 ans à hauteur d’environ 30% de l’approvisionnement énergétique bavarois, sûr, rentable et écologique. Nous prétendons haut et fort que nous sommes un pilier du bien-être de notre chère Bavière.

    Nous n’arrivons pas à comprendre que pratiquement l’ensemble de l’élite politique puisse tomber dans le panneau de l’idéologie verte. Illusions politiques, manipulations, faux espoirs et mise en déroute caractérisent depuis des années le débat énergétique allemand, et ont atteint leur paroxysme suite à Fukushima.

    En tant qu’experts, nous ne comprenons tout simplement pas que les faits ne pèsent plus rien dans les décisions politiques, et que la politique se fasse au gré des opinions. La sortie précipitée de la technologie du nucléaire en Bavière et dans toute l’Allemagne ne peut qu’être qualifiée de réaction à court-terme. La possibilité d’une révision de telles décisions extrêmement grave n’a même pas été prévue. Personne de sérieux au monde ne détruirait volontairement sa voie de retour, sans savoir s’il se trouve dans une impasse. La sortie de route arrive trop tôt.

    On se moque totalement que par de telles décisions la probabilité d’énormes black-outs augmente, tout comme la disparition de branches entières de l’industrie et de dommages se chiffrant en milliards qui vont obligatoirement peser sur les citoyens. On susurre aux citoyens le conte de fée du 1 centime/kWh maximal, alors que le nouveau pont n’est pas même encore construit. Personne ne sait aujourd’hui ce qu’il coûtera et s’il fonctionnera jamais. Mais la politique veut déjà détruire le pont nucléaire, alors qu’il peut encore tenir des décennies.

    Cette volonté allemande de faire cavalier seul nous désavantage énormément et nous rend dépendant de nos voisins. La création d’énergie, y compris les emplois qui y sont associés, va être délocalisée à vue d’œil. Les importations de courant supplémentaires depuis le moratoire nous coûtent déjà chaque jour des millions ! Il ne s’agit pas seulement de la destruction de milliers d’emplois hautement qualifiés dans la technologie nucléaire et les fournisseurs. Il s’agit ni plus ni moins de la désindustrialisation de la Bavière et de toute l’Allemagne. La Bavière a déjà bénéficié particulièrement de l’énergie atomique et c’est elle qui ressentira le plus fort les conséquences du débranchement planifié. Les centrales à gaz ne sont pas compétitives sans augmentations massives du prix du courant, et nous rendent esclaves du diktat des prix de nos quelques pays fournisseurs.

    Il en va particulièrement de la sécurité. L’Allemagne a les installations les plus sûres au monde et d’après notre ferme conviction, nos collègues sont, avec les experts et les autorités, au plus haut niveau des centrales nucléaires dans le monde. Si l’Allemagne sort du nucléaire, le niveau va chuter. Si les meilleurs décident de quitter le secteur, c’est le numéro deux qui servira d’étalon pour la sécurité des 418 centrales nucléaires restant dans le monde.

    En tant que Ministre-Président bavarois, vous avez le devoir d’assurer le bien-être de la population de l’Etat libre de Bavière. Si vous n’agissez pas de manière responsable dans l’énergie atomique, l’histoire se rappellera de vous comme le fossoyeur de l’industrie bavaroise et le compagnon de route d’un gouvernement bavarois rouge-vert. Faites-vous donc le chantre d’une politique sérieuse, réfléchie et fondée sur les faits ! Les calculs politiques ne peuvent se substituer aux lois du marché et de la physique !

    Entre illusion et réalité, il n’est pas facile de garder le cap de la raison. Revenez-y ! Ce n’est pas Fukushima qui va jeter aux oubliettes la valeur des sondages de la CSU ! Les gens veulent être sûrs de la raison d’être du parti qu’ils ont élu. Le tournant énergétique enlève à la CSU toute sa crédibilité et elle perd tout profit. La persévérance est quelque chose de noble, qui, sur le long-terme, paye dans les élections. Ne vous laissez pas influencer par les opinions ! Revenez sur votre décisions avant que les dommages provoqués par les black-outs, le chômage, l’explosion des impôts, le départ de branches entières de l’industrie et l’appauvrissement des plus faibles ne ruine notre chère Bavière.

    Pensez, avant de prendre vos décisions, à l’avenir des hommes et de leurs familles qui travaillent dans les centrales nucléaires. Ne nous laissez pas tomber !

    Retrouvez la voie de la raison ! Continuez la tradition d’un Franz-Josef Strauss, qui a fait énormément pour la Bavière avec la mise en route de l’énergie nucléaire. L’énergie nucléaire fut la clé de la transformation de la Bavière d’une Etat agraire à la tête de pont économique de l’Allemagne. Vous trouverez en pièce jointe un extrait du discours de Franz-Josef Strauss d’il y a plus de 25 ans, à l’occasion de la mise en service des tranches B et C de la centrale nucléaire de Gundremmingen.

    Engagez-vous à ce que les deux tranches de Gundremmingen restent encore longtemps en service. Les unités sont les mêmes, et les deux ont été mises en service en 1984. Débrancher si tôt l’une des unités sera considéré comme un acte de trahison.

    Avec cette lettre ouverte, nous vous invitons cordialement sur le site de Gundremmingen. Donnez-nous la possibilité d’échanger nos arguments au cours d’une discussion personnelle, avant que les dés ne soient définitivement jetés.

    Cordialement,

    Anton Failer
    Président du Betriebsrat
    Centrale nucléaire de Gundremmingen

    1. L’arrière-plan politique est clair : éviter ce qui s’est passé en Bade-Württemberg avec l’arrivée au pouvoir des verts et du SPD, l’horreur absolue pour un bavarois bien-pensant.On comprend que les gens aient peur du chômage et voudraient garder des emplois si rémunérateurs …
      Si l’on poursuit l’argumentation de ceux qui ont rédigé cette lettre, il faut continuer la guerre en Afghanistan, pour que les soldats aient du travail, continuer à polluer les sols de pesticides, d’arroser les champs par temps de sécheresse, pour que l’agriculture produise beaucoup et à pas cher, etc.
      Que les travailleurs du nucléaire se ressaisissent, il y a plus d’emplois dans la création d’énergies non polluantes que dans le nucléaire; sauf si l’on oublie les emplois de ceux qui devront dépolluer ces sites pendant des décennies et retraiter les déchets nucléaires. Un petit effort de conversion et dans 10 ans, les auteurs de cette lettre auront enfin honte de leur démarche si peu citoyenne.

  39. La video ,française et en français, la plus vue sur youtube ce mois-ci, sous le tag « fukushima », est celle-ci, alors qu’elle n’a que 6-7 jours et déjà près de 28.000 vues.

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