L'actualité de la crise : PRISONNIERS DE LEUR CONDITION, par François Leclerc

Billet invité

Étrange ballet devenu routine : les ministres des finances européens vont à nouveau se réunir ce dimanche et demain lundi, afin de tenter de mettre en musique l’affichage de l’accord intervenu vendredi dernier entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Ils n’ont pas le plus beau rôle.

La consigne est claire : il faut trouver un système qui permette aux banques de rouler leur dette grecque, mais à la condition expresse qu’elles ne perdent strictement rien à l’affaire. Sinon, un défaut en résulterait qui enclencherait une catastrophe financière. En d’autres termes, elles doivent participer au fardeau mais celui-ci ne doit en rien peser sur elles !

La question est en réalité insoluble, sauf à solliciter le diable pour entrer dans les détails, car repousser une décote ne signifie pas qu’elle n’interviendra pas plus tard. Il faudrait, pour qu’elle soit pleinement résolue, que les Etats garantissent les banques contre tout défaut, ce qui reviendrait à faire supporter à ceux-ci l’intégralité du fardeau, en totale contradiction avec les intentions affichées…

Le risque zéro n’existe pas, nous serine-t-on dans d’autres contextes. Comment faire croire qu’il en est autrement dans celui-ci ?

Le prétexte qui a été donné par Angela Merkel devant ses troupes du CDU, pour justifier que la participation des banques devait formellement être « volontaire » et non obligatoire, est que « nous ne pourrions pas contrôler une situation d’insolvabilité ». L’argument est à un double titre intéressant. En premier lieu parce qu’il met en évidence la vulnérabilité d’un système bancaire dont l’on cherche à démontrer par ailleurs, avec une seconde édition des stress tests, qu’il est globalement sain.

En second parce qu’il se raccroche à cette même antienne qui n’a cessé d’être invoquée depuis le début de la crise, à savoir que l’on a affaire à une crise de liquidité et non pas de solvabilité. Justification clé des injections massives de liquidités des banques centrales, en lieu et place de restructurations profondes du système financier, qui s’y refuse obstinément.

Dans un monde financier qui repose sur un échafaudage de dettes, en effet, l’insolvabilité est la menace suprême puisqu’elle conduit tout l’édifice à s’écrouler, comme la banqueroute de Lehman Brothers a bien failli y aboutir. C’est d’ailleurs le souvenir de cet épisode repoussoir qu’Angela Merkel a appelé à la rescousse devant l’auditoire qu’elle voulait gagner à sa cause. Dans tous les discours, Lehman est devenu la référence de ce dont il faut à tout prix éviter le renouvellement, à commencer aux Etats-Unis, lorsque la très épineuse question d’actualité du plafond de la dette US est évoquée.

La situation outre-atlantique est d’ailleurs toute aussi scabreuse qu’en Europe. Des élus républicains, pris dans la logique de leur propre campagne contre le déficit US et leur volonté de faire plier Barack Obama, en sont venus à envisager de favoriser un défaut technique sur la dette US en se refusant à tout compromis pour y parvenir, ce qui pour le coup serait jouer avec la plus grosse boîte d’allumettes disponible. Car ils en sont là.

Un autre aspect de la situation illustre les contradictions dans lesquelles se trouvent nos décideurs. Ils n’en peuvent mais des agences de notation, qu’ils accusent de jeter de l’huile sur le feu et de prophéties auto-réalisatrices, et voudraient qu’elles se calment pour leur faciliter la tâche. Mais celles-ci se défendent en faisant remarquer qu’elles sont dans leur rôle en avertissant les investisseurs de la montée de tel ou tel danger, ce qui n’est pas faux.

Nos décideurs sont pris à contrepied par les instruments de mesure du risque d’un marché qui les accule dans une logique de fer : celle de financer par leurs propres moyens ce que celui-ci se refuse à supporter. Ils n’en ont ni les moyens économiques, ni la force politique ! Curieuse situation qui fait d’eux des marionnettes tentant d’échapper à leurs maîtres.

Comment cherchent-ils à se sortir de cette contradiction qu’ils ne peuvent assumer ? Ils étudient des mécanismes tel qu’accorder un statut préférentiel aux banques acceptant de rouler leur dette, un coupon plus élevé ou de meilleurs collatéraux, afin de les convaincre de les aider, au nom de ce que José Luis Zapatero a appelé « le bon sens » mais qui peut se traduire par le sens de leur intérêt. Toute honte bue, ils négocient parallèlement en coulisse avec les agences de notation qu’ils critiquent publiquement pour tester ce qui leur serait acceptable.

Rien d’étonnant à cela : ils restent prisonniers de leur condition.

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125 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : PRISONNIERS DE LEUR CONDITION, par François Leclerc »

  1. yes! dans le débat entre politiques et financiers, les premiers veulent être réélus, les seconds maintenus dans leurs privilèges….en conséquence de quoi, ce sont les peuples concernés qui trancheront:: soit ils acceptent bon gré mal gré la potion amère, soit ils se rebiffent et font valser la table!
    On vit une époque passionnante….

  2. François Leclerc écrit : « Le prétexte qui a été donné par Angela Merkel devant ses troupes du CDU, pour justifier que la participation des banques devait formellement être « volontaire » et non obligatoire, est que « nous ne pourrions pas contrôler une situation d’insolvabilité ».

    Angela Merkel s’est trompé en conjuguant le verbe au conditionnel !

    Angela Merkel aurait dû conjuguer le verbe au présent !

    A mon avis, elle aurait dû dire : « nous ne pouvons pas contrôler une situation d’insolvabilité ».

    En effet, l’insolvabilité de la Grèce est déjà là. L’insolvabilité de la Grèce est déjà présente. Et aujourd’hui, personne ne peut contrôler cette situation d’insolvabilité.

    Il y a donc deux expressions qui décrivent la situation présente, mais attention ! Il ne faut surtout pas prononcer ces deux expressions ! Ces deux expressions sont taboues !

    Dernier tabou : il ne faut pas utiliser le présent de l’indicatif, trop violent ! Il vaut mieux utiliser le conditionnel : ça fait moins mal !

    En clair : voici ce qu’il ne faut surtout pas dire :

    1- Aujourd’hui, la Grèce est insolvable.

    2- Aujourd’hui, la Grèce est en défaut de paiement.

    Mais en revanche, on peut utiliser la langue de bois, l’euphémisme, la litote, la méthode Coué, la propagande médiatique, la communication, le storytelling, les « éléments de langage », etc.

    Tout, plutôt que de dire ce qui est.

      1. Remarquable article technique de François Chesnais résumant les thèses de son dernier ouvrage
        « Les dettes illégitimes : quand les banques font main basse sur les politiques publiques » et appuyant la campagne pour l’audit et la répudition des dettes.
        Les peuples affirment de plus en plus nombreux, du Sud au Nord: les banksters à la caisse !
        Patience: on approche d’un dénouement anticapitaliste.
        L’espèce humaine n’est pas appelée à disparaitre de si tôt…
        http://www.npa2009.org/content/les-dettes-ill%C3%A9gitimes-quand-les-banques-font-main-basse-sur-les-politiques-publiques-fran%C3%A7o

        Les dettes illégitimes : quand les banques font main basse sur les politiques publiques

      2. article trés intéressant :
        extrait :
        … »Le rôle des banques est de fournir du crédit commercial (l’escompte des effets commerciaux à très court terme) et des prêts à plus long terme aux entreprises pour leurs investissements. Ce rôle est indispensable au fonctionnement du capitalisme. Il le serait aussi pour toute forme d’organisation économique fondée sur des modalités décentralisées de propriété sociale des moyens de production supposant le recours à l’échange. Le bilan de trois décennies de libéralisation financière et de quatre années de crise pose, en tout état de cause, la question de l’utilité économique et sociale des banques dans leur forme actuelle. Devenues des conglomérats financiers, les banques ont-elles droit au soutien des gouvernements et des contribuables chaque fois que leurs bilans sont menacés du fait de leurs propres décisions de gestion ? Beaucoup de gens commencent à en douter. Ils l’expriment parfois, comme l’a fait Eric Cantona [footballeur français qui a eu son heure de gloire en France et en Angleterre, et qui avait appelé à un retrait des dépôts bancaires en décembre 2010], dans des formes que les médias ne peuvent pas ignorer. Non pas détruire les banques, mais les saisir afin qu’elles puissent remplir les fonctions essentielles qui sont en principe les leurs, est la réponse que je donne avec d’autres dont Frédéric Lordon[5].

      3. >Charles A

        François Chesnais a fait pas mal de travaux remarquables: ces ouvrages, notamment La Mondialisation du Capital a été un ouvrage éclairant pour moi.

        Par contre, à l’oral… Ouille! Ce n’est vraiment pas un brillant orateur. Mais ce n’est pas grave.

        C’est un marxiste, (tendance trosko…) largement hétérodoxe. Lisez le, vous ne perdrez pas de temps!

    1. Rien de neuf pour le blog de Paul Jorion, mais on voit que la presse y prête de plus en plus attention :
      Crise de liquidité ou d’insolvabilité ? l’article suivant publié dans la tribune vous en dira plus
      http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110617trib000630210/ce-que-couterait-aux-banques-une-faillite-de-la-grece.html
      En résumé :
      – Les banques ont trouvé un mécanisme comptable pour éliminer les pertes de leurs bilans, et constater uniquement les profits y compris les profits latents ce qui est tout le contraire de ce qu’une entreprise doit faire (principe cardinal de la comptabilité : le principe de prudence). On pourrait l’appeler le principe d’intrépidité (traficotage du mark to market qui a permis l’envolée des actifs vers une drole d’interprétation du plus traditionnel cout historique) ! La finance est désormais déconnectée d’elle-même. L’article montre que les agences de notation désormais sont plus lucides que les banques. Echaudées d’avoir été mises en accusation, elle jugent le véritable défaut de paiement mais les banques s’en moquent bien au nom du principe d’intrépidité. Du coup, les commissaires aux comptes viennent d’ouvrir un œil, mais ouvriront-ils le deuxième, ceci n’est que pure… spéculation. Ils ont surtout peur d’y perdre (une fois de plus, rappelez vous Arthur Andersen) de leur crédibilité.
      – Elles distribuent des dividendes et des bonus sur des profits qui n’en sont pas. Car elles font passer des pertes pour des actifs en ne les provisionnant pas.
      – pour tenir face à cette aberration, elles utilisent la trésorerie des déposants, assèchent le marché du prêt aux entreprises notamment, mais aussi utilisent aussi les liquidités apportées par les contribuables (plan de sauvetage des banque, interventions de la BCE …)

      1. Sisyphe,

        Pourriez vous expliquer des manipulations comptables bancaires ou des références pour m’informer ? Je suis curieux de voir comment ces trucs marchent, comment les banquiers manipulent leurs comptes.

      2. sysiphe,

        C’est du joli. La banque semble décider en interne de la valeur de ses actifs. C’est ce que je retiens de cet article. Je retiens aussi que c’est son intérêt le plus strict du point de vue financier. Cela lui permet de présenter des « bons chiffres ».
        Accessoirement, cela souligne la possibilité de mentir avec les chiffres. Quantifier un truc n’en fait pas du tout un truc objectif. Cela cache juste le côté subjectif de l’histoire.
        J’aime cette idée.

  3. Alors que faut il faire ?

    Ne faudrait pas envisager une sortie de la Grece à la fois de la zone Euro et de l’Union Européenne ?

    De toute façon Le plan d’austérité grec ne fonctionnera pas, au contraire l’économie grecque plonge déjà dans la recession et sa dette ne baissera pas., à terme l’UE ne pourra plus couvrir par un nième plan les remboursements de la dette grecque , la seule différence c’est qu’entre temps les pays de l’UE se seront gravement endettés pour la Grece .

    Cette sortie limiterait au moins pour un temps , les problemes à la Grece.

    QU’en pensez vous ?

    1. Cette sortie limiterait au moins pour un temps , les problèmes à la Grèce.

      Ouais, t’as raison Trichot…
      En d’autres temps on a dit, « Laissons la Tchécoslovaquie à l’Allemagne, on évitera le pire. »

      1. Vigneron a raison: c’est le fascisme qu’il fallait affronter et dès la guerre d’Espagne.
        Aujourd’hui, c’est le capital, qui menace toute la planète.

    2. on peut, mais cela ne change rien à l’affaire: les dettes (publiques et privées) ne seront pas payées, ce n’est pas la drachme hyper-dévaluée qui leur permettra de payer des dettes en euros ou en dollar

      Entretemps, aux USA Ron Paul semble avoir toutes ses chances, avec son discours ultra libéraliste (libertarien) qui s’en prend aux banques pour mieux déréglementer et laisser libre le loup dans la bergerie: ça peut marcher, avec l’appel aux valeurs nationales et aux pères fondateurs…une sorte de Marine locale, quoi

    3. On peut laisser couler la Grèce, puis le Portugal, puis l’Irlande, puis l’Espagne, puis l’Italie etc…On peut aussi tenter de changer les structures de l’Union en permettant une monétisation au moins partielle de la dette et recouvrer un peu de contrôle sur les capitaux. Et si on s’occupait un peu des marchés, en d’autres termes ?

      1. vous avez dit planche à billets ?
        évidement qu’elle tournera, et à fond
        en europe comme ailleurs,
        mais dans le silence le plus total
        pendant des années et des années
        amen.

    4. @trichot,

      Ne faudrait pas envisager une sortie de la Grece à la fois de la zone Euro et de l’Union Européenne ?

      L’intérêt pour la Grèce c’est de pouvoir :
      1. convertir ses dettes en Euros en Nouveaux Drachmes
      2. dévaluer le nouveau Drachme donc faire d’une pierre deux coups, faire défaut sur une partie de ses dettes et rééquilibrer sa balance commerciale

      C’est magique (voir Islande et Argentine).

      Sauf que :
      Un mois après, que diront les Portugais?
      Deux mois après,que diront les Irlandais?
      Trois mois après, que diront les Espagnols?
      Quatre mois après, que diront les Italiens?
      Cinq mois après que diront les Belges?
      Six mois après, que diront les Français?

      (et encore, quand je dis ‘mois’, cela pourrait aussi être ‘semaine’)

      Et pendant ce temps là, que diront les Allemands, les Américains, les britanniques, les japonais?
      Et les Chinois, les Russes, les Brésiliens, les Indiens, les Turcs?

      Ce scénario là est connu : le premier petit cochon qui saute, tout le reste suivra. La seule chose qui variera sera l’ordre avec lequel ils suivront.

      S’en sera fini avec l’ensemble des monnaies dites « de réserve ».

      Même sil s’agit d’un scénario séduisant, une douce musique pour tous ceux qui n’attendent que cela, que tout pète, il est néanmoins évident que les puissants de ce monde, ceux qui dérivent leur pouvoir de ces mêmes monnaies, feront tout ce qui est en leur pouvoir pour l’éviter.

      Le problème n’est pas la Grèce, ni les conséquences financières d’un défaut Grec qui peut facilement être absorbé par le système bancaire international. Le problème c’est que si un seul pays qui utilise une des monnaies de réserve (euro, dollar, yen, livre, franc…) cherche à se sortir de ce système pour faire défaut de ses obligations et améliorer sa balance commerciale, tous les autres voudront faire la même chose.

      1. Sauf que :
        Un mois après, que diront les Portugais?
        Deux mois après,que diront les Irlandais?
        Trois mois après, que diront les Espagnols?
        Quatre mois après, que diront les Italiens?
        Cinq mois après que diront les Belges?
        Six mois après, que diront les Français?

        Excellentes questions qui nous ramènent à la comparaison sage de Vigneron avec la débandade face au fascisme.
        Si on veut éviter le Talon de Fer, c’est la furie du capitalisme agonisant qu’il faut vaincre.
        Une seule solution: l’euthanisie.
        Une révolution de civilisation, plaçant les hommes et la planète au dessus des profits.

      1. Peut être faut-il que les grecs sortent de grece!

        Ils le font et ils le feront, comme l’ont fait les portugais ou les irlandais bien avant eux.. Qu’ils aillent construire des cathédrales orthodoxes avec coupoles et tout l’bazar à Paris, Berlin, Bruxelles et La Haye… héhéhé… et financées par les mafias russes ! héhéhé bis….
        Et peut-être aussi faudrait-il que les français et les allemands sortent de leur Graisse. Se bougent le confit, comme on dit chez moi…

  4. ce que José Luis Zapatero a appelé « le bon sens »

    En fait de « bon sens » c’est bien l’impuissance du politique qui est mise à nue par la situation.
    Le comble c’est que ce sont les politiques qui par les choix qu’ils ont fait ces dernières décennies ont créé la situation présente: ils ont lâché le renard dans le poulailler. Et maintenant ils disent aux poules: il n’y a pas d’autre alternative que de vous laisser dévorer.
    Mais à Athènes, comme à Lisbonne, à Dublin ou à Madrid, il semble que les poules ne supportent plus de faire les frais de l’appétit du renard, sous le regard faussement apitoyé de ceux (les hypocrites) qui l’on lâché.

  5. A crise systémique réponse systémique. La création d’un mécanisme d’émission d’euro-obligations finira par s’imposer avec la force de l’évidence. Les « décideurs » politiques sont coincés entre deux inconnus: celui des effets d’un défaut qui se propagerait dans toute la zone euro, celui des effets d’une mutualisation du risque à l’échelle de l’ouest du continent. Ils choisiront le second car i) dans leur esprit ce risque semblera davantage maîtrisable (c’est eux qui l’auront décidé),ii) reprendre ainsi la main leur permettra d’éviter l’épreuve de se confronter à l’insolvabilité du système (système qui ne tient encore que parce qu’il a jusqu’ici par divers subterfuges su échapper à ce constat). Soit une petite révolution culturelle à attendre de l’électeur allemand.

  6. Nos hommes politiques, notre élite, fait tout pour gagner du temps. Non pas pour trouver des solutions, mais plutôt pour (tenter d’) assurer leur réélection. Les banques, en roulant la dette grecque, cherchent aussi à gagner du temps… peut-être pour trouver des pigeons qui accepteraient de racheter les obligations grecques qu’elles ont en réserve ? A moins qu’elles espèrent qu’une fois de plus, ce soient les états et les contribuables qui paient la note ?

    Dans tous les cas, « gagner du temps » signifie simplement « retarder l’échéance ». Le jour où le château de cartes va s’écrouler, ça va faire mal… La seule question vraiment intéressante est : quand ?

    1. La seule question vraiment intéressante est : quand ?

      Non, la seule question vraiment intéressante c’est quoi pour après. Quand est une question du passé. Le quoi pour après il se prépare, il se fabrique en ce moment. A Bruxelles, dans les capitales européennes, à New-York,Washington, Pékin, dans les rues, ici, partout. Il est déjà là, diffus, gazeux, fluide ou visqueux, qui va cristalliser sous une forme encore inconnue. Les assemblages chimiques les plus improbables se synthétisent sous des conditions, des contraintes physiques jamais rassemblées. Alors mieux vaut croire un peu aux effets des battements d’ailes de machaons, parce que les bruissements d’ailes des mouches à merde, eux, ils manquent pas…

  7. Pas d’accord:

    « En second parce qu’il se raccroche à cette même antienne qui n’a cessé d’être invoquée depuis le début de la crise, à savoir que l’on a affaire à une crise de liquidité et non pas de solvabilité. »

    Nos dirigeants savent très bien que c’est une crise solvabilité. On en a eu la preuve avec un câble de wikileaks datant d’avant la crise. Au mieux, ils ne cherchent qu’à gagner du temps jusqu’aux prochaines élections. Au pires, ils sont corrompus et complices.

    1. Nous sommes bien d’accord, et cela fut dit sur ce blog dès le début de la crise, mais cela n’empêche pas les dirigeants de se raccrocher au doux rêve de la crise de liquidité. Méthode coué, quand tu nous tiens.

  8. Intéressant débat autour de la distinction entre « crise desolvabilité » et « crise de liquidité ».
    En fait, avec la monnaie telle qu’elle est faite, à savoir une monnaie spéculante et réserve de valeur ultime, un repli dans des positions de réalisation liquide est toujours une sérieuse éventualité.
    On le voit d’ailleurs très couramment quand les capitalistations boursières baissent, car cela veut dire qu’il y a tout d’un coup moins d’argent investi en bourse, car les ventes dominent au sens où les acheteurs ne sont pas prêts à payer plus.
    Pour les dettes souveraines, c’est un peu cela aussi. Quand les dettes pourries ne trouvent même pas preneur auprès des banques centrales, les investisseurs ne vont pas se bousculer, car, même avec des taux extravagants (ou même à cause de ces taux), le risque de défaut devient si élevé que l’on peut le considérer comme certain.
    Tout le monde, et évidemment les banquiers en première ligne, le sait très bien.
    Dès lors, faire acheter ce qui aura une decote certaine serait quand même une folie assez folle.
    Mon directeur d’agence de la BNP à Bordeaux m’a dit que les grandes banques ont déjà largement provisionné tout cela. La question est de savoir avec quoi?
    Comme il est établi qu’elles ne peuvent pas créer elles-mêmes de la monnaie, cela est du ressort exclusif de la banque centrale, ces fonds sont donc pris sur les fonds des épargnants. Il reste à prier que les déposants ne réclament pas trop vite la restitution des fonds prêtés, sinon, il y aura un big problem!
    Nous verrons donc sans doute proposer par les banques des produits d’épargne longs, histoire de faire patienter les investisseurs.
    Nous verrons aussi un resserrement du crédit, une crise de liquidité qui ralentira d’autant la conjoncture et précipitera dans l’insolvanilité un certain nombre d’acteurs.
    En réalité, les crises de liquidité et les crises de solvabilité se rejoignent assez largement, bien sûr, au point que l’on peut parler d’euphémisme quand on dit « crise de liquidité ».
    Les choses ne changeraient que si on pouvait maintenir la monnaie en état liquide autrement que par l’intérêt proposé par les banques. Car tant que la monnaie génère un intérêt, tant que la monnaie est capital, il n’y a aucune possibilté de réduire les dettes sans réduire les créances (dettes et créances sont des grandeurs toujours parfaitement identiques, jumelles, avec des signes inverses: + 1 – 1= 0! La somme est toujours nulle).
    Autrement dit, sans entrants de débiteurs nouveaux dans ce système à croissance exponentielle, il n’y aura aucune possibilité d’avancer ni de le sauver.
    Or, pour maintenir la monnaie toujours liquide, c’est-à-dire faire en sorte qu’elle circule constamment pour maintenir les débiteurs solvables, il n’y aura pas d’autre solution que l’introduction de la monnaie marquée par le temps (monnaie fondante).
    Cette introduction rendrait toute crise systémique de liquidité ou de solvabilité impossible – en échange d’un rendement du capital réduit ou nul – ce qui est quand même mieux que toute éventualité de décote!
    Peut-être, au fond, en temporisant comme essaye de faire la chancelière, elle maintient la promesse que tout cela reste liquide, une promesse folle, précaire et hautement improbable à se réaliser. Cela suppose aussi que les créanciers renonceraient volontairement à un parie du rendement.
    Mais tout le monde le sait, et peut-être? (prions, rêvons!) personne ne demandera la réalisation de ses créances?

    1. Il est clair que crise de solvabilité et de liquidité se rejoignent un moment donné. On ne prête plus si l’on pense risquer de ne pas être remboursé.

      Mais comment faire le chemin inverse, si ce n’est en s’attaquant aux raisons même de l’insolvabilité ? Elles sont certes difficiles à identifier dans le détail, tant l’écheveau de la dette est enchevêtré, mais la vérité s’impose : il y a trop de dettes étroitement imbriqués, dont la garantie en dernière instance est sans commune mesure avec leur volume global.

      La conclusion en découle : il faut annuler par compensation le plus possible de cette dette et dégonfler la gigantesque bulle financière. Le principe est simple, mais l’exercice l’est moins. Car il faut établir des protections et en définir les critères. Puis établir les modalités et les artisans de cette chirurgie financière.

      Il sera ensuite temps d’éviter de recommencer, en appliquant deux principes : interdire les paris sur les fluctuations des prix et oeuvrer à la résorption des inégalités dans le partage de la richesse, notamment en taxant la rente sur le capital pour que celui-ci ait comme vocation de soutenir le développement du bien-être social.

      1. d’accord, sauf que vous n’empêcherez pas la crise de confiance de s’étendre dramatiquement avec ces seules mesures!
        Si on ne revoit pas radicalement la technique d’émission monétaire telle que le numéraire ne puisse plus être la valeur refuge ultime, je ne vois pas comment on peut obtenir que la monnaie reste liquide, histoire d’éviter d’autres crises de liquidité!
        Merci quand même d’avoir daigné me répondre!

      2. éviter de recommencer, en appliquant deux principes : interdire les paris sur les fluctuations des prix et oeuvrer à la résorption des inégalités dans le partage de la richesse

        A vous lire, on pourrait croire que seul le système capitaliste global est en cause ; pas les Grecs, pas leur gouvernement, pas leur administration pléthorique, pas leur 14e mois, pas la fraude fiscale généralisée, pas l’évasion fiscale des grandes fortunes, etc… Là Mr Leclerc, vous refusez de voir la vérité en face.

        1. @ erreipg

          Soyez rassuré, nous aimons les nuances de gris. Donc :

          – spéculation et inégale répartition de la richesse créée = 85 % du problème
          – corruption, fraude fiscale, clientélisme = 15 % du problème

          Où situez-vous la priorité ?

  9. Et la crise de la dette américaine entame de plus en plus la confiance, la dévaluation du $ commence à être interprétée comme un défaut, voir la position de la Russie sur le sujet:

    http://www.zerohedge.com/article/after-dumping-30-its-treasury-holdings-half-year-russia-warns-it-will-continue-selling-us-de

    Cette situation parallèle est également un des éléments qui pourrait influer sur ce que les « privés » sont prêts à négocier en ce qui concerne la dette grecque.

  10. Hello François :
    « (…)Ils n’ont pas le plus beau rôle. »…Ils n’ont surtout pas la meilleur partition…(°!°)…La Note..La Notée…Any Way…E.W…J’adore vos articles!

  11. Y s’imaginent qui vont pouvoir vendre leurs dettes et les stocker dans des euro-obligations ?
    Y sont fous ces zelites……….
    Des euro-obligations çà se crée quand il n’y à pas de dettes , à solde vierge.
    A t’on déjà vu une entreprise en faillite vendre ces actions à bon prix ?
    Qui va acheter des dettes ???????à faible taux ?????à taux exorbitant ..oui……..
    C’est refiler la dette à un autre stade , c’est totalement idiot.
    D’abord y doivent la solder cette dette s’ils veulent vendre leurs euro-obligations.
    C’est encore une invention d’énarque , arnaqueurs.
    Il faut changer le nom de cette école ENA en ARNA.
    La seule marche possible c’est le retour en arrière sur la dette , faire payer les bénéficiaires de la dette. C’est tout.
    Toute autre formule est une formule de fou pour vendre à des fous.
    Maintenant si les gens sont fous ….tant pis pour eux.
    Et je crois que les populations sont folles pour avoir laisser aller les dettes et la spéculation ainsi.

    1. – Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) pourrait, lui, émettre des euro-obligations pour aider la Grèce à honorer ses engagements, c’est ce qu’avance Reuters ce soir :

      Selon le magazine allemand Der Spiegel, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble pourrait d’ailleurs mettre sur la table à Luxembourg une proposition de compromis visant à permettre au FESF d’émettre des obligations en faveur de la Grèce et des banques grecques.

      – Ceci dit, pourquoi ne pas modifier l’article 123 du Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de prêter de l’argent à bas coût aux états au lieu d’engraisser les banques qui spéculent outrageusement sur l’endettement des états, endettement qu’elles ont elles-mêmes favorisé ?

  12. ça va exploser !
    Le mouvement des indignés s’internationalise et il est loin de s’essouffler (voir les manifs en Espagne aujourd’hui et la pression en Grèce)
    En tout cas, c’est sûr que la Grèce est est déjà en cessation de paiement puisque le peuple ne veut pas payer !
    Idem pour les autres peuples qui vont les rejoindre …

  13. Reynders: « Si la Grèce faisait défaut, la France pourrait être atteinte »

    Belga

    Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a mis en garde contre un défaut de paiement de la Grèce, qui pourrait se propager à d’autres pays européens très endettés, dont la France, dans un entretien au quotidien La Tribune à paraître lundi.

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/article/667946/reynders-si-la-grece-faisait-defaut-la-france-pourrait-etre-atteinte.html

    1. M. Reynders se dit favorable à ce que les banques participent, mais de manière volontaire, au plan d’aide, mais refuse de faire payer au prix fort à la Grèce l’octroi de nouveaux prêts bilatéraux. « Je n’ai pas envie de demander à la population grecque de rémunérer fortement la population belge pour son aide, sinon ce n’est plus de la solidarité », dit-il.

      Bien, bien… Mais « fortement » ? Ça commence à combien exactement « rémunérer fortement » pour un ministre des finances belge et très libéral ?

  14. un pas vers la démocratie directe : l’Islande (modèle de la Grèce?)

    http://www.stjornlagarad.is/english/

    Working on the topics
    …the groups work separately on their topics and recommendations for amendments to the Constitution…At that point the recommendations are also put on the Council’s webpage, into the progress document for presentation where the public can give their comments to the recommendations….If the meeting accepts them they are placed in the Constitutional Council’s process document and again the public is given an opportunity to comment on the recommendations. Although a text has been placed in the process document it can be taken up again and changed during the preparation process. In this way the public can follow the Council’s preparation process in making a recommendation for a new constitution

  15. il faut lancer un gigantesque emprunt obligataire et volontaire au niveau de l’Europe, le seul continent des Républiques Réunies, l’Union des RR, l’URR et ainsi instaurer une solidarité entre chaque pays. L’Europe tiendra car elle reste le berceau de l’Occident, et nos valeurs valent plus que le maudit or jaune ou noir. Viva Europa libre !

      1. ouais, mais c’est passé à la modération, de diou !
        je veux dire qu’une Europe unie peut résister dans la solidarité, et c’est pas de l’ambiguïté ça !

  16. Ce que j’écris est un peu hors sujet,
    encore que cela traite bien de la mésentente des gouvernements européens.
    Je voulais signaler aux lecteurs du blog le podcast de l’émission Journal 3D de FRANCE INTER du 19 juin de 12H05 à 13H, qui traitait avec plusieurs intervenants, du thème
    « Les politiques énergétiques sont exclusivement nationales en Europe ».
    Des exposés très constructifs. Et j’ai trouvé que c’était un belle prolongation des idées que nous soumet François Leclerc nous sur ce blog.
    Mais techniquement, je ne sais pas établir un lien pratique à cliquer du genre: « Le podcast est ici ».

  17. Des dizaines de milliers de manifestants à Madrid et Barcelone, des centaines de milliers dans toute l’Espagne:
    http://www.abc.es/fotos-espana/20110619/vuelve-calle-79235.html#

    Quelques phrases vues dans les manifestations:

    -Es una estafa, no es una crisis (C’est une escroquerie, pas une crise)
    -Todos los caminos llevan a Islandia (Tous les chemins mènent à l’Islande)
    -Peoples of Europe, rise up! » (Européens, levez-vous)
    -Democracia ¿dónde estás? (Démocratie, où es-tu?)
    -Zapatero, lacayo de los banqueros (Zapatero, laquais des banquiers)
    -Pienso, luego me indigno (Je pense, donc je m’indigne)
    -Si los de abajo se mueven, los de arriba se tambalean (Si ceux d’en bas bougent, ceux d’en haut chancèlent)
    -Basta la dictadura de los mercados (Ça suffit, la dictature des marchés)
    -Vuestra crisis no la pagamos (On ne paiera pas votre crise)
    -Dormíamos. Despertamos (Nous dormions. Nous nous sommes réveillés)
    -No les votes (Ne votes pas pour eux)
    -Escuchad la ira del pueblo (Écoutez la colère du peuple)
    -Islandia, el camino (L’Islande, le chemin)
    -¡Que no! ¡Que no! ¡Que no nos reprensentan! (Non, non, non, ils ne nous représentent pas)
    -Únete, a ti también te roban (Rejoins-nous, ils te volent toi aussi)

      1. @ Hema

        Je suis content que les gens se réveillent – en Islande, en Grèce, en Espagne, au Magreb… (comme tous les participants à ce blog, j’imagine). Content, et pas fier – je n’ai jamais été fier ni d’être Espagnol ni d’être quoi que ce soit d’autre (les seuls fois où je suis content – et pas fier, encore une fois – d’être Espagnol c’est quand je lis Saint Jean de la Croix, Fray Luis de León, Cervantes, Góngora, Quevedo, Gracián, Larra, Unamuno, Machado ou Lorca (entre autres) dans le texte.

    1. @ F.Leclerc

      « Pouvez-vous rajouter Javier Cercas ? »

      Non, parce que je ne lis pas mes contemporains… (On demandait à V. Hugo s’il lisait les siens et il a répondu: « Les vaches ne boivent pas de lait »).

      Entre 15 et 25 ans j’ai beaucoup lu les grands romanciers du « boom sudaméricain », comme on disait à l’époque: les Cortázar, García Márquez, Onetti, Carlos Fuentes, Vargas Llosa, Lezama Lima et autres Alejo Carpentier. Et pas que les romanciers, bien sûr: beaucoup aussi Borges, César Vallejo (les 2 seuls que je relis toujours), Neruda, O.Paz, etc, etc.

      Après ça, passer aux nouveaux romanciers espagnols des derniers 50 ans, ça a été très dur, pour ne pas dire impossible (le dernier que j’ai lu attentivement c’est C.J.Cela). Du coup je me suis tourné vers les classiques, qui m’ennuient beaucoup moins. Je n’ai jamais pu ouvrir un romancier espagnol des dernières générations (ceux qui ont entre 30 et 60 ans) sans éprouver une furieuse envie de relire pour la 14e ou 15e fois « Don Quichotte », qui est un livre étrangement inépuisable et qui me fait toujours beaucoup rire.

      Dans le genre « historique » de Cercas, connaissez-vous « La noche de los tiempos » (2009) de Antonio Muñoz Molina?

  18. Dimanche 19 juin 2011 :

    « La participation des créanciers privés à un second plan d’aide à la Grèce doit se faire sur une base volontaire, mais doit aussi être suffisamment contraignante pour être substantielle », a indiqué le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble.

    « On va discuter ce soir de la participation des créanciers privés, la question est de savoir jusqu’où elle peut et doit aller », a résumé M. Juncker.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/06/19/grece-les-ministres-des-finances-de-la-zone-euro-tentent-de-s-entendre-sur-aide-d-urgence_1538050_3214.html

  19. Question de profane:
    Que se passerait il si la Grèce répudiait purement,et simplement la dette,et nationalisait son secteur bancaire?

    1. Les autres pays fortement endettés, en Europe, verraient leurs banques acculées.
      Les peuples comprendraient qu’il faut faire la même chose,
      se soulèveraient de la même façon, pour se débarasser des banksters.
      Une nouvelle civilisation commencerait à poindre.
      Patience et organisons-nous face au capital pour les grandes échéances qui approchent.

  20. Dimanche 19 juin 2011 :

    La phrase prononcée par Wolfgang Schäuble est ahurissante : « La participation des créanciers privés à un second plan d’aide à la Grèce doit se faire sur une base volontaire, mais doit aussi être suffisamment contraignante pour être substantielle. »

    En clair : les créanciers privés devront payer pour sauver la Grèce si ils sont volontaires, mais de façon contraignante !

    Autrement dit : les créanciers privés devront payer pour sauver la Grèce si ils sont volontaires, mais l’Allemagne les contraindra à participer !

    1. « La participation des créanciers privés à un second plan d’aide à la Grèce doit se faire sur une base volontaire, mais doit aussi être suffisamment contraignante pour être substantielle. »

      Ce n’est qu’un lapsus. Il voulait dire:
      « La participation des créanciers privés à un second plan d’aide à la Grèce doit se faire sur une base contraignante, mais doit aussi être suffisamment volontaire pour être substantielle. »….

  21. Outre une répudiation, il lui faudrait battre monnaie, la dévaluer, quitter l’Europe et promouvoir son super pays touristique. Avec une meilleure gestion fiscalo-administrative, elle retrouverait assez vite des couleurs.
    Quant à nationaliser ses banques, je lui conseillerais plutôt de les pousser au dépôt de bilan et à la liquidation judiciaire. Certaines écuries ne sont même plus nettoyables.

    Mais il ne s’agit que de questions comptables sans importance au regard de ce qui se prépare.
    Faute de pouvoir nous y opposer, il faut laisser les banquiers et leurs fantoches politiques aller jusqu’au bout de leurs errements.
    Certes, nous en subirons les conséquences. Mais comme ils s’en tireront mieux que les peuples, nous « ferons avec », comme d’habitude.

  22. La Grèce attend d’urgence une perfusion européenne.

    Tous les records d’improvisation sont pulvérisés ce soir à Luxembourg.Je propose de changer le nom du conseil des ministres en ‘ligue d’impro’.
    La zone euro envisage de fournir un soutien financier d’urgence à la Grèce, dont une faillite menacerait l’Union monétaire tout entière.

    Le Belge Didier Reynders a toutefois laissé entrevoir le versement dans un premier temps d’une partie seulement du montant initialement prévu. Il a évoqué la possibilité d’un « financement à court terme d’un peu moins de 6 milliards d’euros d’ici le début du mois de juillet », soit la moitié des 12 milliards de la prochaine tranche. « Il ne serait pas inimaginable de diviser » la tranche, a confirmé une source diplomatique.

    Les besoins sont chiffrés à une centaine de milliards d’euros jusque fin 2014. Mais Athènes pourrait avoir besoin de perfusions bien plus longues. « Cela va durer beaucoup plus longtemps que ce qu’on pensait au départ », a reconnu Maria Fekter, tandis que Didier Reynders a appelé à « laisser le nombre d’années suffisant (au pays) pour réellement mener son plan de réforme : 4, 5, voire 7 ans ».

    http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-06-19/la-grece-attend-d-urgence-une-perfusion-europeenne-846527.php

    Cela tourne au mauvais film de série B.

  23. Bonjour
    Petite information concernant la bactérie escherichia coli , regardez la composition de vos steak hachés , il y a du soja additionné à la viande , c’est moins cher et comme les bactéries sont dans le soja ,en Allemagne tout ce qui en contient risque d’être pollué , mais de cela personne n’en parle , qui regarde la composition de ses steaks hachés pourtant lorsque l’on vous vend de la viande il ne devrait y avoir que de la viande, attention les voyous de l’industrie agroalimentaire qui vendent de la m……. vont certainement pas vous informer . Le capitalisme , le profit optimisé c’est aussi cela .Ce monde court à sa perte si il continue dans cette voie, mais comme sur le Titanic on continue a danser dans les premières classes. Quand aux politiques , comme d’habitude ils sont en dessous de tout , il n’y a pas que sur le nucléaire que l’on nous cache tout

    1. N’importe quoi. Le steak haché c’est 100% muscle de bœuf et 400 millions de kgs consommés annuellement en France. Sinon c’est des préparations à base de viande hachée, plus des protéines végétales, protéines de soja réhydratées le plus souvent, voire carrément des saloperies pour végétarien 100% steak de soja… Mais même là dedans, aucune chance de trouver les E.Coli trouvées dans les graines germées bien bio de la ferme de Bienenbüttel, qui n’ont, elles, évidemment absolument rien à voir avec « les voyous de l’industrie agro-alimentaire.
      Et de la viande, ça se cuit, à 70° à cœur, point. Et de la viande hachée, qui plus est surgelée, alors là…

      La composition du steak haché : 100% de muscle
      La viande hachée de bœuf est fabriquée exclusivement à partir de viande – le muscle et son gras -, passée dans un hachoir. L’ajout d’aucun autre ingrédient n’est autorisé. Les viandes hachées, pas plus que les préparations de viandes, ne contiennent d’abats, de viande séparée mécaniquement ou de chutes de découpe.

      Pour obtenir le taux de matières grasses souhaité (5, 10, 15 %…) – celui indiqué sur l’étiquette – le professionnel assemble différents muscles, naturellement plus ou moins gras. L’étiquetage de la viande hachée comporte obligatoirement l’indication de son taux de matières grasses et du rapport collagène/protéines, critère technique garantissant la teneur en protéines nobles.

      La fabrication de la viande hachée de bœuf répond à des règles très strictes qui font l’objet d’une réglementation spécifique – un décret et un arrêté – harmonisée au plan communautaire ainsi que d’un code des usages, c’est à dire un cahier des charges professionnel validé par les Pouvoirs Publics. Les entreprises qui élaborent la viande hachée de bœuf sont agréées par les Services Vétérinaires pour l’activité spécifique  » viande hachée  » et strictement contrôlées. Les produits portent une marque sanitaire officielle de forme ovale.

      En complément du  » steak haché « , on trouve également des  » préparations de viande hachée « . Ces préparations sont des produits qui contiennent un minimum de 50 % de viande hachée et, en complément, des ingrédients d’origine végétale. Leur étiquetage doit comporter le pourcentage de viande hachée de bœuf – qui est 100 % MUSCLE – et le nom de l’ingrédient qui les caractérisznt.

      1. Bonjour Monsieur Vigneron
        Je vous fais passer la composition de la viande haché des steaks hachés surgelés extra moelleux de chez Charal (Viande de boeuf hachée 80%, protéines de soja réhydratées 15%, arôme, sel, betterave rouge déshydratée, exhausteurs de goût : E621 ; E627 ; E631. Contient soja, lait.. regardez la boite en photo , il s’agit bien de steaks hachés
        Cordialement

      2. C’est pas des steaks hachés, c’est des préparations à base de viande haché, bref de la catégorie des hamburgers.. Faut lire les étiquettes…

      3. @Jacques: ce que voulait dire vigneron, c’est que le steack haché, c’est uniquement de la viande. Par définition.
        Ce que vous appelez steack haché, c’est une préparation à base de steack haché (c’est marqué sur l’emballage: « préparation »). Un peu comme si vous achetiez des fish sticks igloo et puis que vous vous plaigniez qu’il n’y a pas que du poisson dedans.
        Un conseil: achetez votre steack haché chez votre boucher, il vous vendra du steack haché (c’est-à-dire pas de soja ou de lait). Et si vous voulez du poisson, ben achetez du poisson, pas des fish sticks. C’est pas le même prix évidemment.

      4. Bonjour
        En réponse à vos mails , je suis dans la pub , je dirais qu’en tant que consommateur , je n’analyse pas obligatoirement chaque étiquette , c’est un peu comme le mensonge par ommission , dans les linéaires vous retenez surtout le magnifique steak haché qui vous est présenté sur la boite , pour le consommateur la viande c’est de la viande , c’est un peu comme lescontrats d’assurance il faut lire les petites lignes , la société ne devien tpas pratique , il faut être méfiant sur tout , c’est fatiguant

    2. Le steack haché intoxique gravement 100 personnes par an en France tous les ans.
      Aux état unis des milliers de bouffeur de savates hachés hyper cuite y passent…..

      1. Eh ouais, mon gars, le steak haché, tu l’achètes frais, fait devant toi par ton boucher, qui va t’en filer quatre pour le prix de deux, et tu le manges dans les 24 heures dernier dél, point. Sinon, c’est surgelé, chaine du froid Ni, et cuisson Cr, sinon risque, et morts potentielles, ça a toujours été comme ça.

  24. La Grèce est en faillite: elle a perdu tout crédit auprès de ses créanciers. Elle ne survit que par la perfusion des avances du FMI et du Fonds Européen. La seule chose qui peut la sauver c’est l’organisation au niveau européen d’une “implosion nucléaire souterraine” qui nous éviterait un tsunami européen, et probablement mondial. Les Ministres des Finances se réunissent ce dimanche et un sommet européen est prévu.

    http://finance.blog.lemonde.fr/2011/06/19/grece-la-semaine-de-tous-les-dangers/

  25. Je reposte celle là qui est sans nuls doutes passée inaperçue….
    Vue le nombre de commentaires qu’elle a suscité.:)

    Le 15 juin, lors d’une réception à la Mansion House du Lord-Mayor de la City de Londres, le ministre des Finances britannique George Osborne, a annoncé la séparation des banques d’affaires et des banques de détails.
    Une mesure qui peut paraître similaire à la loi Glass-Steagall que Roosevelt avait établie en 1933, pour démanteler Wall Street et briser le levier d’influence de la City aux Etats-Unis.
    Il n’en sera rien, la nouvelle loi britannique n’exigeant qu’une simple séparation des différents types d’activités tout en les laissant sous le même toit.
    Marc Roche correspondant du Monde à la City précise:
    « le lobby de la City se frotte les mains. A ses yeux, [cette] solution évite le scénario cauchemar : l’éclatement des grandes enseignes universelles comme ce fut le cas avec le Glass-Steagall Act aux Etats-Unis dans les années 1930. »
    Edition abonnés :
    http://www.lemonde.fr/teaser/?url_zop=http%3a%2f%2fabonnes.lemonde.fr%2feconomie%2farticle%2f2011%2f06%2f16%2fle-gouvernement-britannique-reforme-le-systeme-bancaire_1536970_3234.html

  26. Je ne sais où poster cela :

    – sur PJ / Marx / l’Humanité ? =) possible : Jaurès :  » L’Humanité n’existe point, ou à peine »

    -sur FL / Prisonniers de leur condition . =) encore possible.

    Je me lance : car le web est outil utile ( cela rejoint les moyens de lutte, indignés etc … )

    sujet : les protocoles – rigides – dans le domaine du Soin : il y a eu un article dans Mediapart, me semble-t-il (?) écrit par le patient, dont la vie a été bouleversée ( il n’est pas le seul ) : encore a-t-il de l’entregent, une position sociale, un réseau …

    sujet repris sur le site Atoute, dont le « tavernier » ne mâche pas ses mots :

    « Le web 2.0 peut être un bel outil de marketing. C’est aussi une puissante arme à tuer les cons »
    http://www.atoute.org/n/article211.html

    extrait :
    « Cet entrepreneur tétraplégique, icône de la lutte quotidienne et victorieuse contre le handicap lourd, a été victime d’une modification de son contrat avec Santé Service, société de gestion de soins à domicile. Si vous ne l’avez pas déjà fait, lisez son témoignage sur son blog, de préférence l’estomac vide.
    Cette histoire m’a interpellé car elle incarne avec des éléments précis et factuels la dérive ce que l’on appelle avec un cynisme parfois inconscient la « Démarche Qualité ».

    avec un lien trés important : ( rien de ce qui est humain n’est hors sujet, n’est-ce pas ? =) il s’agit ici de Gestion …)
    http://www.oedipe.org/fr/actualites/lademarchequalite

    extrait:

    « Cet article recense les arguments d’auteurs, psychanalystes et sociologues, concernant les dysfonctionnements entraînés par la démarche qualité dans les institutions sanitaires, sociales et médico-sociales. La destruction des modes de fonctionnement antérieurs, la relégation de la réflexion sur les pratiques professionnelles au profit d’une logique gestionnaire, l’avènement du client en lieu et place du sujet, l’ignorance ou le déni des concepts permettant de penser les pratiques dans ces secteurs, l’individualisation de l’évaluation aux dépens du travail en équipe, la perte du pouvoir décisionnel des institutions par le biais de la gouvernance sont analysés au travers de quatre impacts majeurs de la démarche qualité … »

    Merci au modérateur s’il laisse passer …

  27. Lundi 20 juin 2011 :

    La zone euro a renvoyé dimanche soir la balle dans le camp de la Grèce en refusant de débloquer la cinquième tranche de l’aide à Athènes et de valider un second plan d’aide au pays tant que le Parlement grec n’aura pas voté un nouveau programme d’austérité.

    Alors que la date de ce vote n’est pas encore arrêtée, les ministres des Finances de la zone euro, qui se sont réunis huit heures durant à Luxembourg, se sont donné jusqu’à début juillet pour prendre une décision sur ces deux dossiers, faute de quoi la Grèce ferait défaut sur sa dette dans les jours suivants.

    Ils ont, en revanche, d’ores et déjà clarifié la manière dont les créanciers privés seraient associés à un second plan de soutien. Il s’agira d’une participation informelle et volontaire, correspondant à ce que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient décidé à Berlin vendredi. « Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de définir d’ici début juillet les principaux paramètres d’une stratégie de financement pour la Grèce », peut-on lire dans un communiqué d’une page publié à l’issue de la réunion.

    « Les ministres des Finances de la zone euro sont d’avis que tout financement supplémentaire pour la Grèce sera de source publique et privée. (…) Une participation du secteur privé à un second plan d’aide à la Grèce se fera sur une base volontaire et informelle via un roll-over d’obligations grecques arrivant à maturité », est-il encore indiqué. Cette modalité est connue comme « l’initiative de Vienne », par laquelle des banques privées avaient accepté en 2009 de ne pas se désengager d’Europe centrale au plus fort de la crise.

    Après la valse-hésitation au cours de la semaine sur l’opportunité de débloquer la cinquième tranche d’aide de 12 milliards d’euros prévue dans le cadre du plan de 110 milliards approuvé en mai 2010, les ministres ont décidé de rester fermes. Ils ont de nouveau appelé à une unité politique nationale en Grèce « compte tenu de la longueur, de la magnitude et de la nature des réformes requises ».

    Surtout, ils « (ont) rappelé avec force au gouvernement grec que, d’ici la fin du mois, il doit faire en sorte que tous soient convaincus que tous les engagements pris par les autorités grecques soient remplis », selon les mots du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à la sortie de la réunion. « Vous ne pouvez pas imaginer une seconde que nous nous engagions à financer sans savoir si le gouvernement grec a endossé les obligations qui sont celles de la Grèce », a-t-il encore indiqué aux journalistes.

    Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a confirmé que les fonds ne seraient pas débloqués pour le moment, même si des discussions s’engageront entre les départements du Trésor des principaux États membres et les créanciers privés de la Grèce.

    Les ministres des Finances de la zone euro doivent, quant à eux, se retrouver dès lundi à Luxembourg pour avancer sur les autres dossiers que devront valider les chefs d’État et de gouvernement des vingt-sept lors d’un sommet, jeudi et vendredi.

    http://www.lepoint.fr/economie/l-europe-demande-des-garanties-a-la-grece-20-06-2011-1343721_28.php

    1. @dOdO

      Détrompez vous ! La France s’est mobilisée samedi. Un mouvement d’une ampleur jamais vue ! Des dizaines, peut-être des centaines de milliers dans les rues et sur les places de Paris et de province ! Et chose incroyable, jamais vue, des chiffres concordants entre police er organisateurs : 15 000 selon ces derniers à Paris, 12 000 selon la police; mieux, 3 500 à Bordeaux selon la police et selon les organisateurs ! Manifestants indignés et policiers unis dans un même mouvement salvateur !
      Et attention c’était pas le syndicat Alliance ou Synergie Police qui défilaient ! Non. Des vrais citoyens trèzencolère, prêts à se battre, résoluzédéterminézalutter contre l’arbitraire et la rigueur du gouvernement, contre les politiques « liberticides et insensées », contre la barbarie ultra-sécuritaire, contre les atteintes intolérables au plus élémentaire des droits de l’Homme : le droit de circuler librement.
      Les nomades, roms, manouches, sans-papiers,sans-kekchose… ? Non. Les motards allergiques au gilet jaune fluo et autres persécutés du radars, ralliés à la Cause des Dignes Zindignés…
      Rassurez vous les représentants des Veaux Casqués, des broutards katkatrisés et des taurillons béhèmisés ont bien été reçus par les préfets de la République des Zindignés.
      La France bouge, l’Affreuse Rance, l’Affrance se mobilise, s’immobilise.

      1. Le fait est !

        A moins que le « Parigot-tête-de-veau » ne se soit leurré, qu’est-ce qui meut – meûh les djeunes
        à Vancouver à ce jour ( du moins d’après ce que l’on en sait ): la photo est prometteuse ! 68, le retour ?
        Que nenni ! émeute suite à un match de je-ne-sais-plus-quel-sport …
        peace & love ? que nenni ! La tête de la jeune fille a cogné sur le bitume : le gars n’est pas secouriste non plus : c’est son petit ami ; il a eu peur ! normal …( love, un peu quand-même )

        http://www.leparisien.fr/international/emeutes-a-vancouver-le-mystere-de-la-photo-du-couple-enlace-17-06-2011-1497850.php

        c’est inquiétant ! pas sûr ! il y a toujours eu des jeunes conservateurs, ou non politisés : ce n’est pas avec ceux-là que se font les choses !

      2. « ce n’est pas avec ceux-là que se font les choses ! »

        Détrompez-vous M, c’est avec ceux-là que se font les choses, pas avec la sempiternelle petite minorité contestataire. Le problème, c’est qu’ils ne se mettent en rogne que quand leurs intérêts sont en jeu. Et là, cette masse, elle est encore trop confortable pour se soulever (en Grèce ou en Espagne, ils en sont déjà plus proches, là la crise commence à atteindre la classe moyenne). Mais quand elle se soulève, le gouvernement peut plier bagage.

  28. PRISONNIERS DE LEUR CONDITION

    Ce sont souvent les plus hauts perchés à Babylone, les mieux rémunérés, les plus compétents, les plus qualifiés, les plus habiles, les plus malins, les mieux habillés, les mieux marqués, les plus influencés, les plus diplômés qui éprouvent parfois beaucoup de mal à suivre la très grande pauvreté d’esprit du pauvre et modeste JJ, mais faut pas leur en vouloir tout le monde n’est pas
    né non plus pour vouloir faire davantage de mal à l’homme comme à toute la création entière.

  29. A lire « Le Monde » et La Tribune » de ce matin, la soirée Sirtaki à Bruxelles ( une réunion de famille de la zone euro pour décider de l’aide à apporter au fils prodigue ) ne s’est pas très bien passée:
    les grands argentiers ont refusé de débloquer la 5° tranche de l’aide à Athènes ( 1° plan de sauvetage ) et on également refusé de valider le second plan de sauvetage tant que le parlement grec n’aurait pas voté un second plan d’austérité….la décision finale étant renvoyée à début juillet, les banques étant appelées à une contribution » volontaire » pour faire rouler la dette…ce dernier élément étant fourni pour éviter de parler de défaut.
    En bref, tordre le bras des grecs d’une part et faire patte de velours avec les banques d’autre part, histoire de rassurer les marchés et d’éviter un bank run ( pour les enfants qui nous lisent, un bank run, c’est une looongue file d’attente devant les guichets des banques grecques avec des déposants imprévoyants et particulièrement énervés essayant de retirer leurs trois sous d’économie, pour les plus aisés, fraudeurs fiscaux de haute volée, un sport national, merci, c’est déjà fait ,les banques suisses croulent sous les dépôts…)
    Sont bien gentils, les technocrates européens, mais ils oublient deux ou trois petits détails:
    – le grec est chatouilleux, volontiers gréviste et frondeur, on l’a vu; donc pagaille à l’horizon avec le début de la saison touristique, source importante de devises, pas besoin de faire un topo.
    – il suffit que ça coince dans une seule banque en crise momentanée de liquidité et pas forcément de solvabilité pour que le mouvement de panique se déclenche…et comme les cygnes noirs volent en escadrille, le principe immuable dégagé par la loi de Murphy risque de se vérifier une fois de plus: quand ça peut m..rder, ça m..rde!
    – quant au vote du parlement grec dans ces conditions, rien n’est acquis. Une austérité sans toucher aux plantureuses indemnités de la classe politique ( les plus élevées d’Europe ) , des budgets militaires inconséquents et une incapacité notoire a faire entrer l’argent dans les caisses, cela ne sera que du papier ne valant que le prix de l’encre imprimée dessus.

    1. On peut toujours taper sur les grecs et leur fraude fiscale:
      En France la fraude fiscale a été légalisée par le systeme des niches fiscales. Il y en aurait pour plus de 45 milliards par an, soit le cout de l’interet de la dette chaque année.
      Notons que la France ne rembourse pas sa dette, mais ne paie que les interets, comme la Grece et le monde entier de fait!
      Démonstration: Prenez votre feuille d’impot:
      -Charge de la dette (sic): 45 milliards.
      Soit à 3% d’interet en moyenne on a 45/0,03=1500 milliards d’euros, soit 2130 milliards de dollars!
      Ce qui est exact.
      Les nazes qui font des calculs sur le remboursement de la dette disent n’importe quoi. Personne ne remboursera jamais rien, ça n’a aucun sens,et tout le monde « roule » sa dette, USA compris, bien sur.
      Maintenant imaginez qu’on roule la dette avec 0% d’interet, on a quoi?
      Et bien la bonne vieille planche à billet!
      Etonnant non?
      Cette comptabilité de la dette n’est que du vent destiné à donner des rentes aux banquiers et à leurs clients aux dépends du travail, des entreprises et de l’Etat, des forces vives des nations.
      En fait les USA innondent le monde de dollars, ce qui fait raler les rentiers américains républicains,voyant à terme, l’effondrement du dollar.
      De fait les USA essaient de couler le dollar en « douceur »…
      Nous ferions mieux de faire la meme chose avec l’euro.
      There is no alternative!

  30. Un jour on a demandé à Paul Jorion, pourquoi il ne s’engageait pas politiquement. Sa réponse fut nette: Pas question d’obéir à un appareil de parti, aussi démocratique soit-il.( De mémoire…)
    Alors est-ce de la mollesse? Non. La mollesse je l’ai entendue ce matin, sur France Culture. Issue d’un chercheur émérite du CNRS.
    Il reprends la fameuse analyse ou la BCE prete à 1,5% aux banques pour que celles-ci pretent à 6% avec en plus des recommendations de style FMI des années de gloire de Camdessus (Qu’il ne cite meme pas, entre « pair », hein…).
    On lui demande:  » Si vous étiez à la place de Papandréou, que feriez vous? » Silence. Il évacue vers l’Europe qui unie pourrait… patati et patata. On connait la chanson. Mollesse. Monsieur n’est pas engagé, surement. Mais cela n’a rien à voir. Hegel, Marx, étaient-ils « engagés »? Dans quoi? Ils avaient au moins le courage politique de leurs idées, quitte à se faire trainer dans le boue pas leurs opposants. Au diable le consensus. Surtout avec l’ennemi.
    Pourtant Papandréou pourrait faire plein de chose, au lieu de le croire lié, faible, face au fameux TINA qui s’impose à lui de toute part, tout partis confondus. On propose désormais l’union de tous les partis! Hallucinant de bétise! Pourquoi pas un parti unique aux ordres des banques, ce serait tellement plus simple!
    D’ailleurs France Culture fait de la propagande pour le TINA (There is no alternative), vu la trés faible representativité d’autres alternatives!
    Que peut faire Papandréou donc?

    1) Inspecter les comptes d’une grosse banque grecque, et la nationaliser immédiatement. Donc à sec sans aucune indemnité aux actionnaires, qui d’ailleurs n’ont plus que du vent, du virtuel d’une fausse comptabilité d’actifs pourris.

    2) Aller voir la troika Trichet-Sarkosy-Merkel pour obliger la BCE à acheter integralement la dette grecque à la banque grecque nationalisée qui a acheté sur ordre de l’Etat une partie des obligations émises à 1,5% par le trésor grec. Soit au taux interbancaire.

    3) Rapport de force: Si la troika refuse, la Grece uniteralement rééchelonne sa dette: C’est à prendre ou à laisser. Si vous laissez, tant pis pour vous, la zone euro sombrera avec la Grece.

    4) Ce n’est qu’un exemple de ce qu’il pourrait faire! En fait la Grece tient la BCE…Mais elle n’ose pas, ou ses dirigeants sont des traitres à la nation grecque.

    Conclusion Papandréou n’est qu’un mollasson, voire un complice des banquiers, comme ses predecesseurs qui ont conclu des marchés avec Goldman Sachs. C’est un lache.
    Du courage lui? Laissez moi rire!

      1. Ouais Julien, ça ressemble à du grand n’importe quoi ces accusations, mais c’etait couru d’avance ce scenario. L’enseignement à en retirer c’est que les CDS, avec ou sans GS ou AIG derrière, c’est vraiment la voie royale pour toutes les manipulations, tous les délires, toutes les allégations. Du poison à haute toxicité pour les politiques…
        CDS comme Crédit Donné à la Suspicion
        Les scandales politico-financiers, c’est vieux comme la politique ou la finance, mais les CDS, pour les complotistes délirants ou les libellistes intéressés, c’est du pain béni, l’ère des armes de destruction massive.

      2. Hè ! Les « barrons » ! Beau doublé !
        C’est dans quelle « devise » que vous « accorder beaucoup de crédit »……. ?
        Chercheurs de vérité ou pas ?
        « Vu le flou artistique »……… « Du poison à haute toxicité pour les politiques »…
        Un antidote de plus à trouver. Faut-il encore connaitre le poison et ses symptômes.

  31. – suite….et à voir les premiers échanges sur les marchés ce matin, c’est pas gagné, pour sauver les riches!

  32. Ouverture retardée de la Bourse de Paris ce matin.

    Un évènement du type « mini crash » comme à wall street ?

    Et/ou le temps d’une conférence entre l’AMF (et Francfort) et nos trois « too big to fail  » ?

  33. J’aime bien votre analyse, Izarn… La mienne n’irait-elle pas dans le même sens ? :

    Je crois que nous arrivons au stade suivant : celui où les banquiers à plat, ne pourront plus financer les campagnes électorales des dirigeants.
    Les actifs surévalués, la faiblesse des capitaux propres, le volume des dettes aux bilans, l’essoufflement de la spéculation et la perte de confiance entre ses membres pousseront la « famille » à ne plus sponsoriser l’engeance politique qui sévit depuis la décennie 70.
    Alors, les dirigeants affranchis redeviendront démago et ne prendront plus de gants. Au nom des peuples, les décisions interviendront, plutôt que d’être différées ; à commencer par l’idée de faire contribuer les banquiers au prochain renflouement grec ; puis celle de liquider l’Euro, puis la cascade des conséquences qui en découleront, pressenties par nous tous.
    Mais nous n’en sommes pas encore là. Il faut avant que la Grèce fasse défaut. En principe c’est en juillet 2011, sauf nouvelle usine à gaz.
    Car la « famille » a encore de la ressource…
    Pourquoi voudriez-vous qu’il nous soit épargné le moindre degré de la descente aux enfers ? Tout créancier préfère encaisser un principal de 90 au lieu de 100, puis de 80 au lieu de 90… et ainsi de suite, majoré des intérêts correspondants. A 0, le créancier assis par terre sur son cul, comprend que la scie a coupé définitivement la branche sur laquelle il siégeait. Avant, il en émousse les dents.

  34. moi j’ai une question…

    – en combien de temps et avec quels moyens, passe t’on d’une société prolétarienne (au sens stieglerien du terme), désindividuée, totalement assistée, mécanisée, artificialisée et hyper spécialisée et donc composée majoritairement de prisonniers « volontaires »…

    – à une société de pleine liberté (autonomie totale ou presque, coopération assumée plutôt que spécialisation forcée etcetc)…

    nan passk jveux pas dire mais actuellement, presque plus personne ne sait/ne peut/ne veut :

    – cultiver SA terre pour obtenir SA nourriture de façon pérenne
    – fabriquer ses propres vêtements
    – fabriquer ses propres outils
    – fabriquer ses propres remèdes
    – fabriquer ses propres « engrais »

    donc c’est bien joli de vouloir à toute force sortir du modèle actuel, mais qu’est ce qu’on propose après ?

    fini le capitalisme, fini l’argent-roi, fini la propriété individuelle etc ?

    soit ! c’est mon modèle… mais qui possède la connaissance et les techniques de fabrication ainsi que les ressources pour un après ???

    les 12 millions de franciliens vont se retrouver dans une économie post capitaliste, mais que leur propose t’on ensuite ? un modèle communiste ? sans industrie, sans kolkhoz ? une économie de service ? sans revenus d’état ? une société agraire ? sans terres et sans formation préalable ?

    mm dans ma ville, 60 000 habitants environ, seule une poignée a accès et a l’envie de cultiver sa propre nourriture… et même là il faut de l’argent, car la place manque et l’accès aux ressources aussi, donc il est extrêmement difficile d’être autonome. la densité de population fait qu’en cas de désordre même temporaire mais massif, les jardins familiaux seront rapidement pillés et stérilisés, car il y en a trop peu.

    imaginons que les centrales s’arrêtent et qu’un hiver un peu rude s’annonce. ce serait la mort de millions d’individus… puisque presque personne n’a un mode de chauffage décentralisé et autonome.

    imaginons que le pétrole double de prix (200$ le baril) et se maintienne élevé a ce prix là pendant 2-3 ans et l’europe serait aussitôt projeté dans un nouveau moyen-âge, avec à la clé des millions et des millions de morts.

    donc ma question est :

    à l’heure actuelle, comment sort-on du capitalisme roi (enfin moi je trouve plutôt qu’on est dans une société consumériste, cad l’inverse de capitalistique…).

    1. Bonjour,

      Vous vous posez des questions très pertinentes en ce moment.
      Toutefois, le problème n’est pas de sortir ou non du capitalisme, comme l’estime nombre sur ce blog. Le capitalisme est humain. Génétiquement humain. En fait, le mode de reproduction de notre espèce, qui implique une mise en concurrence des individus, implique l’accumulation du capital, en tant que signe distinctif. Et ce capital, ou tout signe indiquant son accès futur, est interprété par la femelle comme sécurité pour ses futurs enfants.
      L’accumulation du capital renvoie directement à l’instinct de sécurité. Plus j’accumule, et moins je risque d’être pris au dépourvu.
      On ne risque donc pas, à l’échelle de quelques générations, de remettre en cause cet aspect inconscient de notre fonctionnement.
      Le problème se situe cependant bien par là, car cet instinct qui nous incite à vouloir toujours capitaliser davantage a mené l’espèce humaine à une situation classique en biologie, mais nouvelle pour l’espèce humaine à cette échelle (lire « effondrement » de Jared Diamond pour des études à des échelles locales ou régionales) à savoir l’épuisement des ressources naturelles nécessaires au développement de l’espèce. Si les matières premières attirent les spéculateurs, c’est parce qu’elles s’épuisent, ce qui se traduit par des difficultés d’accès et une montée du prix en conséquence.

      Alors, en combien de temps la civilisation industrielle, à savoir un système composé de nombreux sous-systèmes, système financier (usage de la monnaie), système économique (règles d’échanges), systèmes sociétaux (sociétés humaines)… s’effondrera-t-il ?

      Mes modélisations me disent de quelques semaines à quelques mois, pour la phase centrale.
      Ce sont les systèmes sociaux, qui risquent de flancher. Ils deviennent instables en dessous de 2% de croissance annuelle, et c’est la limite dont nous approchons au niveau mondial.
      Or, l’instabilité des systèmes sociaux affectera la sécurité, et en particulier celle des transporteurs, et si ceux-ci cessent leur activité, dans le mois qui suit, la civilisation industrielle a vécu.

      Alors oui, verger et potager, et moyens d’en conserver l’appropriation, pourraient être fort utiles dans un avenir pas forcément très éloigné.

      1. Alors oui le capitalisme est humain, mais le consumérisme aussi, et le communisme encore plus…

        Donc pourquoi idéaliser un comportement parmi d’autres, pourquoi chercher à tout force à le purifier pour en faire un modèle idéal de société ???

        Même l’agression est un système comportemental qui a du bon et qui a démontré son utilité dans l’évolution des espèces (cf Konrad Lorenz). Alors comme Heinlein l’a écrit dans son bouquin- Étoiles garde à vous -(pardon Vigneron, pas attaquer…), pourquoi ne pas en faire un modèle de société non plus ?

      2. Le capitalisme est humain. Génétiquement humain. En fait, le mode de reproduction de notre espèce, qui implique une mise en concurrence des individus, implique l’accumulation du capital, en tant que signe distinctif. Et ce capital, ou tout signe indiquant son accès futur, est interprété par la femelle comme sécurité pour ses futurs enfants.

        On dirait du Jduc en trash, version « kislapète »…
        On en lit des belles théories sur le blog à Jorion… Un « plaisir de fin gourmet », comme disait Alphonse, je crois. Une dose de darwinisme social, une pincèe de décadence éco-géographique de diamantaire de hall de gare, un bouquet garni de genèse biblique en deux paragraphes, le tout dans un consommè de balourdise au pied de veau, on mélange…. Fiat Lux (Fiat Regatta finition Select 1984 exactement…) !
        Putains de femelles… Le capitalisme c’est les femelles, sûr.
        Tain ! Eurêka ! Si le capitalisme est « génétique », bordel de diou ! faut le dire à Monsanto ! Qu’ils nous fabriquent des Homminicules Génétiquement Modifiés nettoyés des gènes capitalistes et communistement bien déterminés !
        Ya besoin que de plants, euh… d’individus ! femelles « décapitalistisés », à cloner engrande série. Disons 200 modèles, multicolores bien sûr, du thon à la bombe nucléaire pour qu’y en ait pour tous les goûts – et plus toutes les bourses comme dans le monde selon Jean-Philippe – et le tour est joué !
        C’est y pas beau l’Progrès !
        Le problème, c’est que j’aurais plus le plaisir de me sauter gratis des femmes de riches, qui payent le restau en prime… Ça craint ce monde… D’un chiant. Bon, allez, on annule tout…

      3. Bonjour,

        Aurel, c’est un luxe que nous offre la civilisation industrielle, d’avoir le temps de réfléchir à ce que pourrait être une société qui nous satisfasse davantage.
        Un luxe dont il est logique que nous profitions, car sans ce souhait de toujours plus et toujours mieux, nous ne serions pas là.
        Que ce luxe se matérialise pour beaucoup comme une souffrance, liée à leur représentation des inégalités sociales est normal et positif. Il est un peu cruel de vouloir les priver de cette envie de rêver, espérer, et tenter de réaliser une société meilleure … selon eux.

        Mais pour un peu de réalisme, dans ce domaine, il conviendrait en effet d’intégrer les contraintes biologiques, que les éthologues ont bien contribué à mettre à jour (oui, l’agressivité, qui intervient autant dans les comportements d’attaque que de fuite), et alors, le champ des possibles nous prive de beaucoup d’espoir, car on s’aperçoit que nos fonctionnements sociaux sont en fait optimisés, (au regard de ces contraintes biologiques) et que dès lors toute évolution semble devoir être lente …

        Mais je ne suis pas sûr qu’il soit encore temps de rêver à un monde meilleur.
        Notre monde est remis en cause, et même si l’on peut encore, comme certains, sauter les femmes de riches, ou plus banalement, comme moi, encore prendre plaisir à faire de la voile ou jouer aux échecs, il convient peut-être de réfléchir dès maintenant au monde « d’après ».
        Et peut-être tenter de s’y préparer …

      4. @J-Philippe

        Alors pour le temps de réflexion, je ne suis pas d’accord… notre « civilisation » du travail est une des plus consommatrice en temps de cerveau… pas étonnant que les publicitaires s’arrachent le temps disponible, car il est précieux. C’est précisément le temps de réflexion qui est devenu un luxe.

        Au moyen-âge, on travaillait bien moins que maintenant. D’abord, le rythme était moins intense et la productivité idem.

        (je mets un lien ici que certains ayatollahs voudront balayer aussitôt car ne provenant pas d’une autorité historique reconnue, mais il recroise les informations que j’ai eu à propos du temps de travail passé et présent et dont ma faible capacité intellectuelle ne me permet pas de citer l’auteur ni l’ouvrage).

        http://vivre-au-moyen-age.over-blog.com/article-22467602.html

        Idem quand on regarde les civilisations qui ne sont pas encore complètement détériorées par notre notion de productivisme, on s’aperçoit que la vie est plus cool… et que leur vie spirituelle est infiniment plus développée.

        Il ne faut pas oublier que le phénomène de consommation, pilier de notre économie est causé par un manque affectif provoqué par une désorganisation sociale soigneusement contrôlée. On créé un phénomène de manque, par amputation et inhibition des capacités empathiques de l’être humain normal afin que celui-ci compense cet handicap par la soumission volontaire et l’acceptation d’un ordre de type financier. Grosso modo, on infantilise les gens pour que ceux-ci, immatures, soient incapables de prendre des décisions d’adultes et restent dans un relationnel parent/enfant (état social qui aide tout le monde, employeur qui offre du travail, récompense le travail par un revenu dont le seul but est la consommation – gratification, le bonbon sucré en somme, comme pour les toutous etc etc).

        Ensuite, je ne crois pas que tous les types de travaux suppriment la capacité réflexive… il suffit de voir comment les esclaves des plantations, qui pourtant travaillaient à en crever, ont chanté leur souffrance, ont transformé leur culture et bravé les interdits (invention de la capoeira par exemple). La plupart des cultures agraires d’ailleurs ont transmis leur culture par le biais des chants de travail. Idem pour les cultures chasseurs-cueilleurs-éleveurs qui sont les cultures du rêve, de la divination et du conte.

        Par contre, c’est sur que lorsqu’on passe la journée plongé dans la lecture de pages et de pages de documents abrutissants, ou à vendre des contrats financiers, ou à utiliser son cerveau comme une petite unité centrale, afin de produire et encore produire des biens de consommation, réels ou virtuels, grosso modo quand on utilise son cerveau comme outil de productivité, alors là, oui, le temps libre est précieux et rare.

        Et aujourd’hui, nous n’avons jamais produits autant de biens de consommation et ils n’ont jamais été aussi complexes. Donc nous n’avons jamais eu aussi peu de temps libre pour réfléchir (et communiquer – puisque chacun est supposé rester concentré dans son boulot pour finir à l’heure).

      5. @ aurel

        Tout, tout vous saurez tout sur…. le travail au Moyen Âge.
        Robert Fossier: Le travail au Moyen Âge, Hachette littératures, collection Pluriel, Paris, 2000, 316 pages.
        Très bonne synthèse d’un historien qui a de la bouteille.
        Bonne lecture !

      6. @AUREL :
        ////Ensuite, je ne crois pas que tous les types de travaux suppriment la capacité réflexive… il suffit de voir comment les esclaves des plantations, qui pourtant travaillaient à en crever, ont chanté leur souffrance,//////
        Puis je me permettre de pouffer ?
        J’ ai bossé 30 ans en expertise elec , secu incendie , levage etc .. ds des boites de controle sécu comme veritas et consort …….J’ai donc fréquenté des tas de blaireaux, ingénieurs , bardés (lardés dirait Vigneron) de diplomes de toutes sortes …et je peux te garantir , etant assez bricoleur , que le premier plombier dépense plus de cogito ds sa journée que tous ces ouvriers « spécialisés » .
        Tous les boulots sont devenus répétitifs et accessible a un gamin de 12 ans qui sait manier un logiciel …CAO et DAO qui divisent par 100 le degré d’expertise de leurs utilisateurs .

    1. Ça vous a plu Barjavel je vois. J’imagine que vous avez lu Ravages dès de sa première parution, non ? Mais si voyons ! En feuilleton. En 43 que c’était. Dans une excellente publication – malheureusement disparue depuis. Mais si, mais si… « Je suis partout » qu’elle s’appelait la revue.
      Non Barjavel, pour moi, c’est un Grand Oeuvre, un seul et unique Chef d’Oeuvre, éternel, universel, pour tous les enfants de 6 ans et demi à 7 ans moins demi : l’immense, le mythique, le légendaire Petit monde de Don Camillo. Substantifiquement Barjavélissime ! Aprés Barjavel l’Art cinématographique ne peut plus être qu’une dérisoire et interminable veillée funêbre. René mort, la littérature de science-fiction est en ruine, en cendres, ravagée.
      Heureusement nous reste-t-il quelques grands témoins du Sublime René, quelques archéo-lecteurs zéclairés tels que vous Hardi Aurel ! Pour perpétuer la mémoire encore vibrante – voire vibro-massante – de celui qui est à la littérature d’anticipation mondiale ce que fut le grand Robert Poujade à la Grande Histoire politique française.

      1. Descendre Jarbavel en flemme et se trouver l’avocat zélé du gouvernement grecque, c’est cocasse et courageux cher collaborateur et maitre des poisons….
        À la libération de Paris, il n’échappe pas à la vague de suspicion de l’époque, mais ses amis écrivains le blanchissent des accusations de collaboration portées contre lui. Ce ne sera pas le cas de Robert Denoël : lorsque le comité d’épuration démet ce dernier de ses fonctions, Barjavel dirigera de fait la maison d’édition jusqu’à l’assassinat de l’éditeur le 2 décembre 1945.

      2. c’est normal que ma réponse apparaisse pas ?

        si c’est à cause du lien, je ne vois pas pourquoi on pourrait se faire insulter gratuitement par certains sans pouvoir répondre à sa manière sans se faire censurer…

        si vraiment ca passe pas, vous n’avez qu’à expurger ma réponse… mais au moins vous pourriez publier…

        si c’est juste un délai, désolé de m’impatienter (mais un commentaire plus récent est passé avant…).

        cordialement

        1. Cher Aurel,

          J’ai tenté de vous contacter par votre adresse email pour vous apporter une explication, mais celle-ci n’est pas valide. Or, une adresse email valide est demandée pour tous les commentateurs. Fournissez une adresse email valide si vous souhaitez intervenir et obtenir des explications. Merci.

      3. @ Pierre
        Barjavel n’est pas Brasillach ni Céline. Mais ne faites pas semblant d’ignorer qu’il travaillait pour Denoël, l’éditeur de Bagatelles pour un massacre. Quant à la période de l’épuration, vous signalez, à juste titre, des témoignages de non-collaboration délivrés par des amis. Tout est dit ! Bien d’autres ont acquis ainsi des brevets de respectabilité.
        Quoi qu’il en soit, la morale de Ravage s’inscrit dans l’idéologie conservatrice du pétainisme: Après une période de guerre et de chaos, l’humanité retrouve sans pureté originelle dans la mise en place d’une société agraire dirigée d’une main de fer par un patriarche (polygame de surcroit, bonjour les fantasmes du mâle).
        Une société agraire version Pierre Rabhi, on peut en débattre, mais version Barjavel et Pétain, non !

      4. @arkao

        donc quand on lit un livre, faut forcément l’apprécier de A à Z, sinon de suite le refermer, car il nous marquera pour la vie ? faut adhérer totalement à la morale de l’auteur, morale dont on est complètement sur et certain dès les premières pages jusqu’aux dernières ! on a pas le droit d’être surpris, intrigué, intéressé par les idées de quelqu’un, même si au final on n’y adhère pas ?

        freakin’…

        ps : est ce que ca marche avec tout le reste ? genre si on met du hugo boss, on est nazi, de même que si on conduit une vw ? avoir une renault c’est quoi ? collaborationniste ? j’espère que vous n’avez pas de composants IBM dans vos pc, car vous avez participé indirectement à la Shoah. Je suis sur que parmi vous il y a des fans de Lars Von Trier, le Nazi cannois le plus célèbre, j’ai peur ! Qui a lut les fleurs du mal ? Bande de drogués ! Et Boris Vian, un mec qui ne tournait pas qu’à l’évian… Rimbaud, fanatique, maniaque, finira marchant d’armes et un peu esclavagiste, bannissons ses textes !

        franchement, votre nouvel ordre mondial social, ça ressemble furieusement à une dictature de la bonne pensée, c’est effrayant !

      5. @arkao

        en plus vous n’avez pas compris pourquoi je citais ravages : ce n’était pas pour un retour à la société agraire mais pour ce qui se passe avant.

        le jus est coupé (mettons un gros boum au tricastin – la dernière fois des barres de graphite sont restés coincées 3 semaines, on a eu chaud), que se passe t’il en france et dans le monde ?

        eh ben à mon avis, très certainement ce qui se passe dans ravages ou pire, mad max ou fallout (cad une somalie radioactive). ah moins que ça ne soit the road ou le fils de l’homme…

        d’où mon post précédent : l’impréparation totale à un retour brutal au naturel est le danger le plus imminent qui nous guette car notre niveau de technologisation nous rend totalement vulnérable aux phénomènes naturels.

        on vaccine pour se protéger des virus, pourquoi l’humanité ne fait pas des rappels de nature pour se préparer à un arrêt brutal de la civilisation énergivore ? pourquoi le but ultime de toute société n’est pas de préparer ses individus à l’arrêt de cette société et à la transition douce dans un autre type de société plus adapté aux contraintes environnementales et peut être, un jour, moins technologiques ?

        le randonneur moderne mais prévoyant a dans sa main un gps bien pratique mais dans son sac une carte papier plastifiée et une boussole réglée et une bonne préparation du terrain en amont…

        l’humanité, elle, ne compte plus que sur son gps qui a perdu le nord et espère que bientôt un gps encore plus sophistiqué pourra la sortir de la crevasse dans laquelle elle est tombée…

      6. @ Aurel

        Vous interprétez mal mon propos. Je n’ai pas écrit qu’il ne fallait pas lire Ravage, mais qu’il fallait le replacer dans son contexte pour mieux le comprendre. Pareil pour Céline, d’ailleurs. Le Voyage au bout de la nuit reste une oeuvre importante (pour ne pas dire majeure) de la littérature française dont l’auteur est néanmoins un sombre salaud. On continue à l’éditer, à le lire, ce qui n’est pas le cas de cet insignifiant de Brasillach.
        Pour le reste, je vous rassure, je ne milite pour aucun ordre mondial social ou moral et ce n’est pas demain la veille que je réclamerai des autodafés, bien au contraire.
        P.S. En randonnée, je ne prend ni gps, ni téléphone portable, ni rations de survie. Si la mort est au bout du chemin, je préfère qu’elle me cueille là, en pleine nature, plutôt que sur un lit d’hôpital.

      7. @Pierre

        Céline avait l’excuse du talent, si ce n’est du délire et de l’outrance, ton Barjavel, le lire passè 12 ans,, vais te dire, c’est pas seulement niais, c’est une atteinte aux bonnes moeurs, obscène.
        Sur Papandreou, vais te dire, faut vraiment avoir rien compris au bazar et être très mal barré pour accorder le moindre crédit à ces enfantillages. Mais bon, comme disait l’autre « ya pas d’secret sans feu » (théorème du perroquet…), ni de sacré d’ailleurs…
        Et puis j’espére que t’as compris le sublime double-sens de l’expression décolleté « pigeonnant », mon pigeon…

    2. @dyonisos

      Tiens au fait, je voudrais avoir vos lumieres sur le fait de savoir si, en ayant lu et apprecie les cavernes d acier d asimov, cela fait de moi un communiste (vous me direz la mouvance, trotskyste ou stalinien) et d avoir lu les schtroumpfs dans ma jeunesse et de le faire decouvir a mes enfants me transforme illico en adorateur du fascisme totalitaire… Vous remarquerez qu aurel vient de aurelien, ancien empereur (surement un signe) et aussi le nom d un heros de roman dont l ecrivain defendit ouvertement le regime communiste (encore un signe). Ah oui, je trouve que walt disney a fait un boulot formidable pour l animation et de tres beaux films… Ayaya, imperialiste capitaliste maintenant !!!

      Moi je pense en tout cas, vu votre pseudo que vous avez tendance a abuser de la boisson et que vous devriez surveiller vos tryglicerides…

      1. @Aurel

        Triglycérides. Vous devriez pourtant étre informé de cette orthographe là, au moins.
        De rien.
        Les miennes sont Ni Cr, j’y suis absolument pour rien, mes Gamma GT, désespérément basses. 20cl de bordeaux rouge par jour, plus un voire deux litres de flotte du robinet ces temps ci, 30° à l’ombre, plus de 40 sous l’arceau du Massey…
        De rien, non plus.

        PS : partirai pas en rando avec vous. On est d’accord vous non plus. Mais quand je pars en rando 15 jours, c’est pas pour me trainer un GPS, ni une carte, ni une boussole, ni encore moins pour me fader la prépararation des jours avant. On démarre et on improvise, en essayant d’éviter les fâcheux qui encombrent les parcours flèchés…

      2. Ah oui, vous emmenez vos enfants en bas age, famille et amis comme ca dans la nature, en altitude ?

        Remarquez j en ai croise des comme vous en chemin, sans eau, sans vetements chauds, sans nourriture et en basket… Avec la marmaille a bout de force tentant de suivre le pere tyrannique incapable de se remettre en question.

        Y en a mm un qui a finit au fond d un ravin , une fois, puisque pas encorde… Heureusement que nos geniteurs prevoyants ( j etais enfant a l epoque) avaient ce qu il faut pour nous assurer et prevenir les secours…

        85 morts l annee derniere sur le mt blanc… En 2 mois… La plupart des imprevoyants qui ont surestime leurs forces. Tiens vous etes deja passe a travers un pont de neige ? Ca fait bizarre je vous assure… Et au pied d un serac d une centaine de metre de haut ? Deja fait une chute de seulement 5 ou 6 metre apres avoir rippe sur une prise glissante ?

        Rando de 15 jours…rrr. sans carte sans matos… A l impro… Je me marre…. Et le gr 20, vs le faites en ptite foulee aussi tous les matins apres le pti dej …

      3. Sinon je n ai toujours pas compris l animosite que vous avez a mon egard. Je ne crois pas vous avoir attaque personnellemet et pourtant depuis le debut vous n arretez pas l aggression.

        Dites moi, etes vous de ceux a qui il faut forcement des ennemis ? Un ersatz rouge de l oncle sam ? Je pencherai pour un vieux coco devenu npa ou front de gauche qui se cherche a toute force un djeun de l ump pour le defoncer… J en ai deja croise et franchement la ressemblance de ton est frappante.

        Alors je previens de suite, je ne suis pas ump hein…. Ni ext droite mm si mon penchant pour la Sf m a amene a lire des ouvrages interdits aux plus de 12 ans violemment anti je ne sais trop quoi (je n ai pas les lunettes filtrantes qui permettent de detecter du premier coup d oeil un recit inconvenant pour la morale intellectuelle des gens qui savent).

        De plus vous balancez des « verites » sans plus d arguments, facon insulte, histoire de bien mettre en avant la mediocrite de la victime mais qui ne sert a rien d autre que de satisfaire votre propre vanite et qui est surprenante de la part d un vieil humaniste et j aurai tendance a dire, un poil contre productif… Voyez melenchon qui se met a gueuler sur schneidermann dans le dernier asi.

        Donc bref moi pas ennemi, toi pas taper… Ok passk moi pas voter ni ump ni fn ni centre droit ok ? Tiens ni ps non plus… Donc moi pas dangereux ok ?

  35. @ François78,

    Bonjour,

    Les messes passent outre fort leurs dilemnes en retards pratiques
    La descente aux enflures monétaires est amorcée en ouverture force diplomatique
    Réaffectation des rôles en institutions anciennes nouvelle musique politique
    Entrelacs et uns délicats

    Pascal : Viole de gambe
    http://www.youtube.com/watch?v=ubhU2-giA3U

  36. Allez on remet un peu de sous dans la cagnotte pour l’Espagne et l’Italie.
    Accord sur la création du fonds d’aide permanent à la zone euro.

    L’Eurogroup s’est mis d’accord sur la création d’un fonds de soutien permanent d’une capacité de prêts de 500 millions d’euros pour les pays de la zone euro en difficultés financières.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-06-20/accord-sur-la-creation-du-fonds-d-aide-permanent-a-la-zone-euro-846626.php

    Doubling Down On Bailout CDOs: EFSF Guarantees To Be Raised From €440 Bn To €780 Bn As Europe Prepares For Spain Failure.

    According to flashing headlines, the CDO better known as the European Financial Stability Fund will be increased to guarantee €780 billion in the future, up from €440 billion currently. This was largely expected previously as many had noted that the EFSF in its current form is insufficient to cover the liabilities of Spain once the country is swept away to the Greek insolvency tsunami. Alas, for the EURUSD which is seeing this as good news, and has surged on the announcement, this development actually means that Europe is taking proactive steps to fund Spain imminently when the house of cards start falling potentially as soon as Tuesday night. This is nothing but a Spain, and then Italy, backstop. However, for Italy to be covered, expect the total covered amount to be €1. 5 trillion. Did the Eurozone just blink?

    http://www.zerohedge.com/article/doubling-down-bailout-cdos-efsf-guarantees-be-raised-%E2%82%AC440-bn-%E2%82%AC780-bn-europe-prepares-spain-f

  37. Est ce vraiment utile de continuer à commenter la situation grecque.

    Personne n’arrive à se mettre d’accord.

    Ca devient complètement inaudible et de plus en plus ridicule.

    En on connait déjà le scénario de fin.

    1. Les tragédies grecques on sait toujours comment ça finit. C’est pas le suspense qui en fait l’intérêt.

  38. Apparemment ce sont les américains( John Lipsky, puis Mme Lagarde ?) qui ont repris la main au FMI et ils ne feront aucun cadeau à la zone euro: à commencer par la Grèce. Voilà ce que c’est d’être des pays satellites de l’Empire de la Dette. Voilà le prix de n’avoir pas voulu construire une Europe forte, intégrée et émancipée de la puissance US. Il faut passer sous les fourches caudines du grand frère. De la à penser que l’éviction de DSK a été une aubaine… ( Pourtant DSK n’était pas vraiment un philanthrope, alors ceux qui vont lui succéder ?)

  39. complètement HS :
    Me suis egaré en TV pour voir les feuilletons ricains « série B » (Série A , ils zont plus en magasin) .
    J’ai un peu peur sur le coup : plusieurs scénariii montre un conflit larvé /guerre froide qui se met en place : Zuniens contre Chinois ……
    En y réfléchissant mieux , ce serait une des seules solution qui préserverait le leadership économique occidental, et américain en particulier .
    I smell a rat !

    1. Scénario de séries K servie par des acteurs de séries B et des figurants linéarisés, virtuellement hors-jeu.
      Il y a toujours eut trois rats pour un homme……..
      Malgré une guerre « chaude » totale et permanente.
      La « guerre froide » c’est la « paix chaude »……..
      Vive la PAIX !
      Avec les rats….

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