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64 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : "ON NE FAIT PAS ÇA EN PLEINE RUE…", par François Leclerc »

  1. normal pour l’Italie : pas de nucléaire = pas bon pour les affaires = pas bon pour les impôts = pas bon pour payer sa dette !

    pour la grèce : comment faire défaut sans déclencher les CDS … lol c’est mieux que les feux de l’amour.

    1. on arrive au stade, où nucléaire ou pas, n’importe qu’elle signe d’affaiblissement de pouvoir est un signe dans la prise en compte des marchés.
      Et puis comme dit Lordon, on voulait un I à PIGS, tant qu’à faire méditerranéen, après tout les maçons « ritals » c’est pas si vieux, je serais même pas surpris qu’en off, certain n’utilise pas la position des pays pendant la seconde guerre pour justifier de leurs sorts (enfin ce serait marginal).
      Tant qu’on sera pas au pied du mur, c’est-à-dire que le couple franco-allemand ne sera pas directement touché, y aura pas de remise en cause des traité et du rôle de la BCE par une majorité.
      En même temps vouloir une Europe à 27 alimenté par le seul couple franco Allemand, sans chercher d’autres dynamiques limite tout potentiel à l’Est comme au Sud et on est les premiers a ne pas souhaité de nouveau moteur à cette vieille Europe.

  2. Des milliers de manifestants ont défilé samedi en direction du parlement grec, dans le centre d’Athènes. Le remaniement gouvernemental de vendredi, qui selon la presse de samedi visait à apaiser la grogne sociale, n’a pas calmé la colère de la population.

    Cinq mille sympathisants de l’organisation communiste PAME ont manifesté samedi jusqu’à la place Syntagma en scandant des slogans comme « Les mesures (d’austérité) nous tuent! »

    La plus grande centrale syndicale grecque, GSEE, qui représente deux millions de salariés du privé, a appelé à une grève de 48 heures autour de la période où le parlement se prononcera sur le plan.

    De son côté, le président de l’eurogroupe Jean-Claude Juncker, a estimé que les pressions de l’Allemagne pour inclure les créanciers privés dans le mécanisme d’aide à la Grèce faisaient augmenter le coût de son sauvetage financier.

    « Nous jouons avec le feu », a-t-il dit, ajoutant que dans le pire des cas, les agences de notation pourraient déclarer la Grèce en état de banqueroute, ce qui aurait des conséquences désastreuses pour l’union monétaire, a-t-il expliqué.

    http://www.romandie.com/news/n/Les_manifestants_grecs_maintiennent_la_pression_place_Syntagma180620111806.asp

    Oui, mais justement, tout le problème est là :

    1- La Grèce est insolvable.

    2- Les agences de notation savent que la Grèce est insolvable.

    3- Les agences de notation vont dégrader la Grèce en catégorie « insolvable » (défaut de paiement).

    4- La BCE et Juncker ne le veulent pas.

    5- Donc … donc c’est le bordel.

  3. @ la communauté de ce blog

    A propos de banquier, je viens de me faire jeter par le mien, HSBC Direct, qui détenait mon compte professionnel depuis 16 ans, jamais à découvert. Avant d’en chercher un autre, de bonnes âmes pourraient-elles m’indiquer le meilleur choix éthique : CIC ? La Nef ? Autre ?

    1. «propos de banquier, je viens de me faire jeter par le mien, HSBC Direct,»

      Intéressant. Peut-on connaître la raison invoquée, et en justifiant de quelle réglementation?

    2. @u Maître
      J’ai cherché pour moi (compte particulier).
      Pour investir dans de l’utile, la NEF est ce qu’il a de mieux puisque 100% des ses prêts concernent des activité utiles, (social, écologie , économie responsable(SCOP)) c’est mieux que le 1% d’une banque classique qui prétend faire de l’ISS.

      Pour les comptes bancaires courants, pro ou particulier ils ne sont pas (encore) habilités (et ça semble compliqué) mais ils ont un accord avec le crédit coopératif qui les couvre, je connais 2 sociétés qui ont un compte pro au Crédit Coopératif via la NEF qui gère leur compte: très satisfait des services.

      Une question, sous quel prétexte HSBC peut virer un client sans découvert????

    3. bonjour maitre, bonjour à tous,
      nous venons de quitter
      la socgé pour la Nef et le crédit coopératif.
      EDF pour Enerccop.
      Carrefour et auchan pour les producteurs du coin et les épiciers du quartier.
      je quitterais bien aussi mon boulot de salariée dans une multinationale agro alimentaire, mais pas encore trouvé de plan B

      Cordialement

      1. @bulle
        Attention, vous êtes sur une mauvaise pente, vous n’adhérez plus au système, reprenez vous, ou vous allez être déplacée dans la zone d’exclusion.

    4. « … HSBC Direct, qui détenait mon compte professionnel depuis 16 ans, jamais à découvert. » Le voilà, le motif – ce qui, je vous l’accorde, n’est pas le prétexte… Il n’y a pas d’agios à tirer d’un client qui ne fait pas de découvert. Ça suffit comme ça : il est viré ! Il y a plus à tondre sur des pauvres qui vivent à crédit…

      1. Comme vous, j’ai supposé que l’absence de découvert pouvait être un motif, car aucun n’est officiellement invoqué. Voici la phrase « … nous n’avons plus convenance à maintenir nos relations et dénonçons ce jour … ». Le préavis est de deux mois. C’est très direct, chez HSBC !

      2. Il faudrait qu’une âme charitable prévienne avec précautions « cac40 » : ses belles théories sur la capitalisation versus crédits =) dettes, vont s’effondrer …

        le compte ( vertueux) de Maître Dong n’étant pas un bon bizness pour les banksters …
        faut dire que ~17% d’agios, c’est slurrrrrrrrp ! et, sans fatigue ! sauf pour les gueux !

        d’ailleurs,je signale à l’aimable population que les frais médicaux, y compris à feu-l’hôpital public, sont de moins en moins remboursés : et, il ne s’agit pas là d’esthétique, mais d’obligation, de question impactant la santé ! et pas d’une partie de plaisir !
        je pense, que sans que nous le sachions, les fonds de pension ont déjà vérolé feu-l’hôpital public.
        =) le but, moins de retraite à payer, car impossibilité de se soigner
        le 2° but, surendetter les populations
        le 3°, et non des moindres, enrichir les assureurs et feu-mutualistes( qui, se transforment, de facto, en assureurs).
        =) le XIX° siècle, on vous dit : quel beau projet d’avenir !em>

  4. BIG QUESTIONS:
    « (…)Deux questions doivent être résolues, qui vont demander du temps : quel pourcentage de la dette grecque détenue par les banques va pouvoir être roulé, et quelles contre-parties vont devoir leur être accordées ? »… »(…)Avec la crise, le jeu du Monopoly a prix un sacré coup de vieux !…No comment….

  5. on ne fait pas ça en pleine rue… sauvons la rue de la Paix par l’Exile on main street, voie du milieu à la place de la « street fighting man ».

  6. « La « quiebra suave » de Grecia fue idea del Deutsche Bank » (La faillite en douce de la Grèce est une idée de la Deutsche Bank)

    « En 2009 el grueso de la deuda griega estaba en manos privadas. Hoy el 37% es responsabilidad de instituciones públicas, como el BCE y el FMI. Con cada tramo del rescate europeo que se da a Grecia, disminuye el peso de la deuda de bancos, cajas y fondos privados, y aumenta la parte sostenida por instituciones públicas europeas. Se estima que para 2015 esa parte habrá aumentado a un 56%, mientras que los bancos sólo tendrán un 8% y las aseguradoras privadas un 11%. »

    (En 2009 le gros de la dette grecque appartenait au privé. Aujourd’hui 37 % est de la responsabilité d’institutions publiques comme la BCE et le FMI. […] On considère qu’en 2015 elle sera de 56 % et que les banques n’auront qu’un 8 % et les assurances privées qu’un 11 %).

    Et à la fin du long article:

    « La confianza de los ciudadanos en los políticos cae en picado en toda Europa. Sólo el 17% de los europeos declaran confiar en sus políticos. En Alemania sólo el 9%, cuando en 2010 era el 14%, según una encuesta divulgada esta semana por Die Welt. »

    (La confiance des citoyens dans les politiques diminue fortement en toute l’Europe. Seulement 17 % des européens déclarent avoir confiance dans leurs politiques. En Allemagne 9 % seulement alors qu’ils étaient 14 % en 2010, selon une enquête publiée cette semaine par Dei Welt).

    http://www.lavanguardia.com/internacional/20110618/54172765459/la-quiebra-suave-de-grecia-fue-idea-del-deutsche-bank.html

    1. merci Pablo pour le lien
      Il sont « optimistes » en Allemagne, ils pensent que ce cirque peut durer jusqu’en 2015?

  7. Mais à quoi jouent donc les présidents Merkel et Sarkozy?
    Pourquoi ces accords de façade dans les conférences de presse communes le vendredi pour préciser et « se dédire » le samedi ou le lundi suivant? Le même ridicule petit pas de deux se reproduit sans que ça choque personne (dans les médias et/ou les oppositions politiques).
    Est-ce un biais journalistique?
    Quelle était la teneur de la presse allemande hier?

    Et toujours peu dans les paroles d’EELV et rien dans la bouche du PS, sauf Hollande le visionnaire, pour nous dire que la crise est un problème de consolidation politique et d’intégration Européenne!

      1. Sauf, comme souvent avec Attali, que ce n’est pas des propositions, c’est des incantations.
        J’ai écouté F. Hollande, et dans le ton de sa voix, j’ai senti beaucoup plus la panique que la nécessaire vision et la nécessaire assurance que je suis en droit d’attendre d’un prétendant au trône républicain.
        Mal barrés.

      2. Attali continue dans la voie sans issue du keynésianisme des années 50, mâtiné de « génomique » (sic). Il croit possible une croissance physiquement et environnementalement impossible et humainement épouvantable.
        Sur le plan politique, il imagine toujours le salut par la constitution d’autorité supranationales toujours plus éloignées des humains et de leur démocratie.
        J’ai l’impression que chaque nuit il rêve de réunion d’un assemblée intergalactique, de celles qu’on voit dans les films de SF, et dont l’impérorateur suprême ne serait autre qu’un certain Jacques A.

    1. @ Arnaud

      Ils essayent de gagner du temps tout comme les autres pays comme les Etats Unis, mais par contre ce temps leur sert non a essayé d’éviter le pire, mais à continuer de plumée les personnes.. ils voient qu’on est au pied du mur alors ils en profitent encore un maximum avant la grande collision avec le mur, il n’y a que le cours terme qui les interesses !

  8. les banques peuvent se financer à moindre frais avec les facilités de la BCE : c’est pas du 1,50% actuellement, non ?

    1. Quand même, c’est revigorant de voir que certains s’indignent fortement et passe à l’acte… Pour un match de hockey perdu.

  9. Déspéculation , retour sur le passé des bénéficiaires des dettes pas perdues pour eux.
    Sinon révolution.

  10. Sur ce fil, Arnaud pose une question qui m’obsède depuis cet après-midi : « Mais à quoi jouent donc les présidents Merkel et Sarkozy ? Pourquoi ces accords de façade dans les conférences de presse communes le vendredi pour préciser et « se dédire » le samedi ou le lundi suivant ? »

    Je suppose qu’Arnaud fait allusion aux deux déclarations explosives du samedi 18 juin : Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont balancé deux bombes :

    Aide à la Grèce : Berlin repart à la charge des créanciers privés.

    Après avoir lâché du lest vendredi, Berlin est reparti à la charge des banques, assureurs et fonds d’investissement, prônant une contribution « substantielle » de leur part dans le nouveau plan d’aide à la Grèce.

    « Et maintenant laissez-nous bien sûr essayer d’avoir une contribution substantielle des créanciers privés participant sur la base du volontariat à l’aide à la Grèce », a déclaré la chancelière Angela Merkel devant quelque 140 délégués de son parti, les Unions chrétiennes démocrates, réunis à Berlin.

    Et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, d’abonder dans son sens : la contribution des créanciers privés doit être « substantielle », « quantifiable » et « sûre », a-t-il dit, dans un entretien publié samedi sur le site internet du journal allemand Börsenzeitung.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=782da0bf3b4a633e74895b9b40e1517e

    Pourquoi Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont-ils jeté ces deux bombes samedi ?

    Pour répondre à cette question, il y a une hypothèse.

    Hypothèse : Angela Merkel, Wolfgang Schäuble, Axel Weber et Hans-Werner Sinn ont tous les quatre la même analyse :

    « Au final, soit l’euro s’écroulera, soit une Union de transfert sera établie dans l’Union européenne, par laquelle les déficits des comptes courants seront financés par des donations entre pays membres. » (déclaration de Hans-Werner Sinn, professeur à l’université de Munich, président de l’Institut de Recherche Economique IFO, le 4 mai 2011)

    1- Axel Weber a compris que la zone euro ne deviendra jamais une union de transfert, et donc Axel Weber a compris que l’euro va bientôt mourir. Alors que tout le monde était d’accord pour qu’il succède à Trichet, Axel Weber n’a pas voulu du poste de président de la BCE car il n’a pas voulu être aux commandes de l’euro quand celui-ci va mourir.

    2- Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont fait la même analyse : ils ont compris que l’euro allait mourir. Ils ont pris leur décision : ils ont choisi de ne pas sauver l’euro car il est insauvable, mais ils ont choisi de sauver l’Allemagne. Ils ont choisi la raison d’Etat.

    Ils ont choisi de payer ce qui coûtera le moins cher à l’Allemagne : ils se préparent à nationaliser les banques allemandes.

    Ils ont choisi de ne pas sauver l’euro. Ils ont choisi de sauver les banques allemandes.

    Ils savent que l’Allemagne va revenir au deutschemark. Ils savent que le nouveau deutschemark sera une monnaie forte.

    Ils savent que, dans les années qui viennent, l’Allemagne va rembourser les 2079 milliards d’euros de dette publique avec sa monnaie forte.

    Ils savent que les électeurs allemands les comprendront. Aux prochaines élections allemandes, ils feront campagne sur le thème : « Nous avons toujours voulu préserver les intérêts de l’Allemagne et des contribuables allemands. Nous n’avons plus accepté de faire payer le contribuable allemand à fonds perdus. »

    C’est mon hypothèse, Arnaud.

    1. Je crois en effet qu’il y a du vrai dans cette hypothèse. Mais les allemands se mettent le doigt dans l’oeil s’ils pensent s’en sortir seuls, même avec une monnaie qui restera forte, ne serait-ce que parce que toute leur stratégie de déflation compétitive adossée à l’euro ne restera plus sans réponse de la part des autres pays.

      La solution est de monétiser la dette à l’échelle de l’Union, en couplant cette action avec des mesures anti-spéculation et un contrôle des capitaux. S’il n’y a pas de volonté pour le faire, est le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est difficile à entrevoir, surtout du côté allemand, le pire est envisageable…

      1. Nicks écrit : « La solution est de monétiser la dette à l’échelle de l’Union, en couplant cette action avec des mesures anti-spéculation et un contrôle des capitaux. S’il n’y a pas de volonté pour le faire, … »

        Effectivement : il n’y a pas de volonté pour le faire.

        Il n’y a pas de volonté pour le faire, et cela aussi explique que nous sommes en train de vivre des semaines historiques.

      2. Les Allemands peuvent parfaitement s’en sortir seuls : ils peuvent se passer de l’Europe en tant qu’institution, l’inverse est beaucoup moins certain. Si la Grèce n’accepte pas des mesures encore plus draconienne et si elle refuse la « saisie-vente » de certains de ses biens, il n’y aura pas de sauvetage, çà n’en vaudrait pas le coup.

      3. @Pascal

        Il est possible que les allemands fassent le même raisonnement et ils ont tort. Le mark et un bon réseau de PME ne font pas tout face à la Chine, pour ne citer qu’elle. S’il s’avère que l’Allemagne recommence à penser en terme de domination, j’ai peur de ce qui peut suivre…

      4. Les Allemands peuvent parfaitement s’en sortir seuls : ils peuvent se passer de l’Europe en tant qu’institution,

        c’est bien possible, au sortir de la deuxième guerre mondiale vingt millions d’allemands furent expulsés. dix-huit millions d’européens de langue maternelle allemande sont encore dispatchés dans les pays frontaliers.
        quand la sphère germanique n’était pas dominer par l’ex-allemagne de l’est, donc la prusse, la tchéquie, la suisse, une bonne part de l’autriche, les pays-bas, la belgique et des pans de polognes et de croaties faisaient partie de l’ensemble appelé saint-empire ou même regnum francorum orientalium, avec tous leurs états-clients.

    2. Merci BA de ces hypothèses mais n’est-ce pas trop prêter à Mme Merkel ? Non que je la prenne pour une idiote, loin de là, mais je ne suis pas sûr que votre type de raisonnement soit celui d’un(e) Politique.

      Dans un autre domaine, certains analysent la décision de Mme Merkel de sortir du nucléaire par son acceptation de ne plus lutter contre les gaz à effet de serre, ce combat là étant perdu d’avance – Kyoto est mort, US, Canada, Émergents n’en veulent pas, Japon maintient son refus d’y revenir malgré les formidables pressions qu’il subit. Il est vrai par ailleurs qu’il y a très peu de chose concernant le climat dans les décisions allemandes récentes or chacun sait que cette sortie du nucléaire s’accompagnera d’une augmentation des émissions de CO2, même si cela restera limité et transitoire. Donc pour certains, Mme Merkel fait cette analyse et en toute logique décide de faire sortir l’Allemagne du nucléaire.

      Pour la dette voilà BA votre analyse qui consiste à tenir le même raisonnement, à savoir les carottes sont cuites, l’€ va mourir et l’Allemagne anticipe là aussi.

      Rien ne vient contredire ni l’un ni l’autre aujourd’hui. Mais peut on simplement faire remarquer que ce faisant, pour les deux sujets, nucléaire et dette, Mme Merkel ne fait que suivre son opinion publique dans un contexte politique dégradé pour elle ?
      Et faire remarquer aussi que si les analyses mentionnées plus haut sont justes, alors Mme Merkel ne joue t-elle pas aux apprentis sorciers, car +3 ou +4° à terme d’une part, mort de l’€ d’autre part, combien cela va t-il couter à l’Allemagne ?

    3. Effectivement, l’hypothèse commence à circuler….si cela se vérifie, ça va tanguer sur les marchés; ce sera la Blitzkrieg financière!

      1. l’hypothèse commence à circuler…

        vous voulez rire!
        l’hypothèse de BA (l’Euro est mort, l’éclatement de la zone Euro est inéluctable) à commencé à circuler avant même l’introduction de l’Euro…

        cela fait plus d’une dizaine d’années que divers économistes et analystes financiers (principalement anglo-saxons, Krugman et bien d’autres) maintiennent cette ‘hypothèse’.

        Qu’est ce que vous voulez, les Américains n’ont jamais toléré qu’une autre monnaie puisse un jour faire de l’ombre à leur sacro-saint dollar!

    4. Les hypothèses qui partent de la description d’un plan établi à l’avance dans cette crise ont en commun de tout prévoir et de ne rien prédire.

      1. Septembre 2005 : élections législatives en Allemagne. Angela Merkel devient chancelier.

        Septembre 2009 : élections législatives en Allemagne. Angela Merkel reste chancelier.

        Septembre 2013 : les élections législatives auront lieu dans deux ans. Angela Merkel veut rester chancelier.

        Les conséquences de la politique intérieure allemande sont visibles dans ce qui s’est passé ce week-end : samedi 18 juin 2011, Angela Merkel et son ministre Wolfgang Schäuble ont lancé un pavé dans la mare.

        Je recopie cet article :

        Aide à la Grèce : Berlin repart à la charge des créanciers privés.
        Après avoir lâché du lest vendredi, Berlin est reparti à la charge des banques, assureurs et fonds d’investissement, prônant une contribution « substantielle » de leur part dans le nouveau plan d’aide à la Grèce.
        « Et maintenant laissez-nous bien sûr essayer d’avoir une contribution substantielle des créanciers privés participant sur la base du volontariat à l’aide à la Grèce », a déclaré la chancelière Angela Merkel devant quelque 140 délégués de son parti, les Unions chrétiennes démocrates, réunis à Berlin.
        Et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, d’abonder dans son sens : la contribution des créanciers privés doit être « substantielle », « quantifiable » et « sûre », a-t-il dit, dans un entretien publié samedi sur le site internet du journal allemand Börsenzeitung.

        (Dépêche AFP)

        En clair : Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont changé leur fusil d’épaule. Ils ont choisi de ne plus faire payer les contribuables allemands à fonds perdus. Ils ont choisi de ne plus demander aux contribuables allemands de payer des dizaines de milliards d’euros à fonds perdus pour aider la Grèce. Ils savent que les contribuables allemands sont aussi des électeurs.

        Maintenant, il ont décidé de faire payer les banques, les assureurs et les fonds d’investissement. Et en plus, ils ont décidé de les faire payer de façon « substantielle ».

        A mon humble avis, cette décision est historique. Cette décision va avoir des conséquences incalculables. L’éclatement de la zone euro sera la conséquence de cette décision allemande.

      2. @FL
        Constat lucide, « one more time ».
        J’aurais tendance, comme BA, à prêter des intentions à un tel ou une telle, mais au final je crois que vous avez raison, dans la tempête chacun fait au mieux de ses intérêts (multiples et parfois contradictoires) en fonction de ses possibilités.
        Il me semble toutefois que l’Allemagne ayant un peu plus de possibilités que les autres, parvient plus ou moins à établir un vague plan de route, alors que la plupart des autres pays, ne regardent même plus le sens du vent, tellement ils sont occupés à écoper, tout en priant Dieu pour que la tempête s’arrête.

      3. Grille d’analyse de BA

        1. axiome premier de BA : l’Euro est mort

        2.

        En clair : Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont changé leur fusil d’épaule. Ils ont choisi de ne plus faire payer les contribuables allemands à fonds perdus. Ils ont choisi de ne plus demander aux contribuables allemands de payer des dizaines de milliards d’euros à fonds perdus pour aider la Grèce. Ils savent que les contribuables allemands sont aussi des électeurs.

        Maintenant, il ont décidé de faire payer les banques, les assureurs et les fonds d’investissement. Et en plus, ils ont décidé de les faire payer de façon « substantielle ».

        3.

        A mon humble avis, cette décision est historique.

        Bon, mais encore…

        Cette décision va avoir des conséquences incalculables.

        Bon, mais encore…

        L’éclatement de la zone euro sera la conséquence de cette décision allemande.

        quelle surprise!

        4. Donc, l’Euro est mort

        Génial, n’est ce pas?

      4. François
        Les Allemands ont-ils le choix? Ils savent que les autorités publiques n’auront pas les moyens de boucher les trous des dettes souveraines sauf à pressurer tous les peuples d’Europe dans des proportions semblables à celles mise en œuvre en Grèce. Même pour des hommes et femmes politiques de droite, c’est une défaite et un recul économique sans précédent comparable.
        Ils vont donc essayer d’aller chercher les moyens où ils se trouvent: chez les investisseurs privés et les banques. Ceux-ci auraient tout intérêt à participer au sauvetage de l’Euro, de l’Europe, de la société démocratique européenne car leur mort serait aussi la leur.
        Mais tels le scorpion traversant la rivière sur le dos de la grenouille, parviendront-ils à faire taire leur nature cupide et individualiste? Rien n’est moins sur.
        Préparons calmement la décroissance collective et raisonnée. Cela ne pourra pas faire de tort…

      5. @ françois Leclerc:
        Oui, oui, je sais, FL; et comme me le disait un colon de l’état major: les batailles ne se déroulent jamais selon les plans préétablis, car sinon on aurait toujours deux vainqueurs; hors, depuis les guerres du Péloponèse, ce n’est pas le cas!
        Le processus de cette crise et les gesticulations des édiles censés maitriser la chose me font penser à un bon mot d’un militaire britannique: en 1914, nous n’étions absolument pas préparés; en 1939, nous étions parfaitement préparés à la guerre de 14/18….
        Bon, cela dit, je m’en vais à la messe, réciter une neuvaine à l’attention de Sainte Rita, patronne des causes désespérées, dés fois, ça peut marcher!
        bon dimanche et bon appétit!

    5. @BA,

      votre cerveau est tellement encombré par votre certitude (l’Euro est mort!) et ce depuis tellement de temps que toute votre grille d’analyse se résume à cela:

      1. axiome premier de BA : l’Euro est mort

      2. analyse des informations

      3. donc Merkel et Schaüble pensent que l’Euro est mort

      4. donc confirmation de l’axiome premier de BA : l’Euro est mort

      1. Il faut quand même reconnaître que si rien n’est changé dans la gestion de l’euro, il est difficile d’imaginer sa survie. Or l’Allemagne ne veut pas entendre parler de monétisation, pourtant nécessaire et la France elle, ne veut pour l’instant céder en rien sur une certaine restructuration du secteur financier, indispensable parallèle à un financement de la dette par la banque centrale. C’est l’impasse et quelques signes montrent que l’Allemagne préfèrera probablement laisser mourir l’euro que de revenir sur sa peur irrationnelle de l’inflation et son ordo-libéralisme dogmatique, du moins ce gouvernement là. Après on peut toujours espérer un accès subit de lucidité, ce qui serait bien entendu préférable…

      2. Mais non !

        Mon point de départ est le suivant :

        « Au final, soit l’euro s’écroulera, soit une Union de transfert sera établie dans l’Union européenne, par laquelle les déficits des comptes courants seront financés par des donations entre pays membres. »

        Que s’est-il passé hier ?

        Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont-ils dit que les contribuables allemands allaient donner des dizaines de milliards d’euros pour sauver la Grèce ?

        Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont-ils annoncer que l’Allemagne allait donner des dizaines de milliards d’euros pour sauver la Grèce ?

        Non.

        Après avoir lâché du lest vendredi, Berlin est reparti à la charge des banques, assureurs et fonds d’investissement, prônant une contribution « substantielle » de leur part dans le nouveau plan d’aide à la Grèce.

        En clair : Angela Merkel et Wolfgang Schäuble ont choisi de provoquer une tempête boursière lundi 20 juin. Ils ne se font plus aucune illusion su la viabilité de l’euro.

        Realpolitik.

      3. @Chris06
        La peur n’a jamais évité le danger, mais elle rapporte, les marchés (autre religion) en vivent, les individus qui en sont les adeptes en payent le prix majoré par le stress!
        En psychologie, pour notre ami BA, (et en ces temps de dépression) cela se nomme la rumi-nation! 😉

        « Une rumination est un moyen de répondre à la détresse en impliquant une manière (lamentation) répétitive (et passive) sur les symptômes de la détresse, ainsi que sur ses causes et conséquences possibles. La rumination est plus commune chez les individus pessimistes, névrosés et agissant d’une manière négative. La tendance à ruminer est un risque significatif majeur dans la dépression. Les individus qui ruminent ne sont pas forcement atteints de dépression, mais certaines études ont démontré que des individus qui ruminaient sont sujets à une plus grande dépression. »

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Rumination_%28psychologie%29#cite_ref-NH400-424_0-2

      4. Mais non !

        Je ne suis pas pessimiste !

        Au contraire : je n’ai jamais été aussi optimiste depuis septembre 1992 !

        Enfin, le monde réel va arriver !

        Enfin, nous allons quitter le monde des rêves !

        Enfin, nous allons redescendre sur terre !

        La victoire des ouistes au référendum de septembre 1992 nous avait fait décoller à des milliers de mètres au-dessus du sol. Nous flottions dans le monde merveilleux des illusions : cette illusion, c’était la suivante :

        « Les pays européens peuvent avoir la même monnaie. »

        Les Français qui avaient voté « oui » à la monnaie unique étaient majoritaires : ils avaient choisi le monde des rêves, et cette erreur historique m’a rendu pessimiste de 1992 à aujourd’hui.

        Mais maintenant, cette époque se termine. Le rêve supranational se termine. Nous allons revenir à la réalité. C’est une excellente nouvelle. Je suis très optimiste.

      5. @BA,

        Mon point de départ est le suivant :

        « Au final, soit l’euro s’écroulera, soit une Union de transfert sera établie dans l’Union européenne, par laquelle les déficits des comptes courants seront financés par des donations entre pays membres. »

        Cela ne peut être le point de départ, puisque c’est le point final.

        Dans cette phrase de Hans-Werner Sinn, le « au final » a son importance, ne pensez vous pas?

        Je suis d’accord avec Mr Sinn. Il nous donne les deux asymptotes.

        Mais celui qui peut présager, aujourd’hui, de quel sera ce point final, et de quel chemin sera pris pour y parvenir alors qu’à mon avis, ni Sarkozy, ni Merkel, ni personne n’en ont aucune idée, est soit un imbécile, soit quelqu’un de tellement biaisé qu’il en oublie de considérer le fait qu’une multitude d’évènements imprévisibles, de déclarations intermédiaires, de désaccords et d’accords vont intervenir entre maintenant et ce point final.

        Essayez de réfléchir un petit peu et de méditer cette phrase très juste qu’écrit François Leclerc :

        « Les hypothèses qui partent de la description d’un plan établi à l’avance dans cette crise ont en commun de tout prévoir et de ne rien prédire. »

      6. @Nicks,

        Il faut quand même reconnaître que si rien n’est changé dans la gestion de l’euro, il est difficile d’imaginer sa survie.

        C’est vrai. Mais c’est aussi vrai pour le dollar, le yen, la livre…

        Si rien n’est changé dans la gestion des affaires économiques, financières et monétaires des pays qui émettent les « monnaies de réserve » de la planète, aucune de ces monnaies ne survivra à cette crise.

        Comme vous, j’en suis persuadé.

        Or l’Allemagne ne veut pas entendre parler de monétisation, pourtant nécessaire et la France elle, ne veut pour l’instant céder en rien sur une certaine restructuration du secteur financier, indispensable parallèle à un financement de la dette par la banque centrale.

        Ce dont on ne veut pas entendre parler un jour peut changer radicalement le lendemain.
        La seule chose dont on peut être certain, c’est que nous vivons des temps très … incertains.

        C’est l’impasse et quelques signes montrent que l’Allemagne préfèrera probablement laisser mourir l’euro que de revenir sur sa peur irrationnelle de l’inflation et son ordo-libéralisme dogmatique, du moins ce gouvernement là.

        Combien de temps ce gouvernement va t’il encore durer?
        Quelle sera la situation économique en Allemagne l’année prochaine?
        L’année d’après?
        Pensez vous que rien ne va changer d’ici là?

      7. Récapitulons :

        L’alternative est la suivante :

        1- Le fédéralisme.

        Les Etats européens riches donnent des dizaines de milliards d’euros à la Grèce. La Grèce est sauvée. L’euro est sauvé. Tout est bien qui finit bien.

        2- Pas de fédéralisme.

        Les Etats européens riches ne donnent pas des dizaines de milliards d’euros à la Grèce. La Grèce fait défaut. Réaction en chaîne. L’euro meurt.

    6. Perso je n y crois guere car si l euro disparait, les monnaies local seront dévalué par rapport au mark. On parle de 60% pour la drachme.
      Le franc devra être aussi dévalué.
      Si tel est le cas, comment les Allemands feront pour vendre leur camelote.
      Remarquez que a la fondation de l euro, le mark a été dévalué donnant un avantage certains des le depart aux Allemands

  11. Celui qui touche à mon hôtel rue de la paix, va direct en Prison et je supprime certaines cartes des caisses communauté et chance !

  12. C’est vrai.
    On ne fait pas ‘ça’ dans la rue : pisser sur les godasses des gens, les banquiers peuvent pas le faire en plein jour.
    Mme Merkel, attention, vous avez une petite flaque sur vos chaussures …

    1. il y a eu un dessin en Espagne :

      « les politiciens nous pissent dessus ; les medias disent qu’il pleut ! »

    1. Enfin du concret….Du moins est-on en droit de l’espérer.
      Mais…. pourquoi a-t-il fallu attendre aussi longtemps?

  13. 25 ans……. Ce n’était pas en pleine rue, mais parmi les cigales et les oliviers.
    19 juin 1986 : ce jour d’été la moto de Coluche rencontre ce « putain de camion » et prive la scène et la vie politique d’une grande gueule au grand cœur.
    Tchao pantin !

  14. « Avec la crise, le jeu du Monopoly a prix un sacré coup de vieux ! »

    C’est exactement ce que je m’disait ! .
    Si Jorion et ses copains veulent convaincre les zélites au pouvoir , soit il les rencontre et les motive , soit il crée une nouvelle version du monopoly où ces thèses deviendrait évidentes à la plupart .Et dés lors, par effet de boule de neige …

  15. Crise terminée , qui disent.
    Saisies immo par Fannie May US : 2008 = 220000 , 2009 = 240000 , 2010 = 280000
    Chute prix immo 2008 =32%
    Ventes aux enchères immo US , 1 à 8/2010 = 174000
    Saisies immo US 1 à 8/2010 = 1 200 000
    Combien de temps après les US pour la vague tueuse ?

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