L'actualité de la crise : DRÔLE DE DRAME, par François Leclerc

Billet invité

La rencontre extraordinaire des ministres des finances européens à Bruxelles s’étant achevée mardi soir sur un constat de désaccord total, c’est à Athènes, devant le Parlement protégé par des cordons serrés de policiers anti-émeutes et entouré de quarante mille manifestants que se joue aujourd’hui la partie suivante. Vingt mille autres se réunissaient à Salonique.

« Maintenant, c’est nous qui parlons, ça ne passera pas » proclame une grande banderole adressée aux députés convoqués pour adopter les nouvelles mesures d’austérité. L’arrivée de chaque voiture noire est saluée d’une même clameur « Voleurs  ! Voleurs ! ». A l’inverse des classiques violences des manifestations grecques, celle-ci s’affirme résolument non-violente : « La démocratie est née ici, à Athènes, je ne voudrais pas qu’elle meure ici » a dit à une journaliste de l’AFP qui le rapporte d’une manifestante. Des heurts avec de petits groupes ont toutefois permis aux forces de l’ordre d’inonder la place Syndagma de gaz lacrymogène afin d’obliger les manifestants à la quitter, mais cela a été en pure perte, car ils y sont restés.

De nombreux drapeaux espagnols ont été également brandis en Grèce, ainsi qu’une autre banderole barrée d’un gigantesque « No pasarán » (vous ne passerez pas), tandis qu’à Barcelone les indignés espagnols font également le siège du Parlement catalan qui doit adopter des coupes claires dans le budget régional, huant les députés arrivant en criant « Ils ne nous représentent pas », le président du Parlement ayant été déposé par hélicoptère.

Au propre comme au figuré, les responsables politiques européens sont le dos au mur.

Deux députés du PASOK ont déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas les nouvelles mesures, réduisant à 4 votes la majorité dont les socialistes disposent au Parlement, la Nouvelle Démocratie devant voter contre le projet. George Papandréou, le premier ministre, doit rencontrer le président de la République pour des échanges qualifiés de cruciaux, alors que les journaux considèrent que le gouvernement ne tient plus qu’à un fil.

Grande-Bretagne, Espagne, Portugal, les gouvernements ou les régions tombent les uns après les autres, pour être remplacés par des oppositions qui promettent pire généralement. Les coalitions au pouvoir en Allemagne et en Grande-Bretagne ne sont pas vaillantes et en Allemagne perdent les unes après les autres les élections régionales. Les indignés tiennent le haut du pavé en Espagne et en Grèce. C’est par trois référendums que les Italiens ont signifié à Silvio Berlusconi son congé prochain.

La crise a envahi le champ de la politique.

A partir de dimanche, les réunions et les rencontres vont se multiplier afin de parvenir coûte que coûte à dégager un compromis entre des positions qui s’affirment toujours inconciliables. Des inflexions apparaissent dans les discours qui sont tenus. Wolfgang Schaüble reconnaît qu’il est impossible d’aller contre les conseils de la BCE, puisque c’est ainsi qu’est qualifié son refus de toute restructuration, même douce.

Jürgen Stark explique que la zone Euro n’est malgré tout pas en danger, étant donné la modique participation grecque de 2,5 % à « la création de la valeur européenne », rompant avec d’autres prévisions apocalyptiques de sa maison, comme s’il anticipait un échec final des pourparlers qui vont se conclure la semaine prochaine par un sommet européen des chefs d’État et de gouvernement. Quant aux conséquences qui pourraient résulter pour la BCE d’une restructuration de la dette grecque, Jürgen Stark les évacue en faisant remarquer qu’elles reposeraient sur l’Eurosystème en entier, c’est à dire également sur les banques centrales nationales.

Entre temps, les hypothèses fleurissent pour déterminer qui, des banques allemandes ou françaises, sont les plus exposées à la dette grecque. L’agence Moody’s, oiseau de mauvaise augure, annonce qu’elle pourrait abaisser la note des mégabanques françaises. Fidèle à la grande tradition française, François Baroin, porte-parole du gouvernement, a rétorqué un sans appel : « Cela ne nous inquiète pas », après que Laurent Wauquiez, ministre des affaires européennes, ait déclaré « il ne faut pas agiter les choses », précisant ainsi le fonds de sa pensée : « les banques françaises ont des expositions qui sont en Grèce, liées à l’économie grecque, elles sont parfaitement publiques, donc il n’y a absolument rien qui est caché et par ailleurs le secteur bancaire français est moins exposé par exemple que le secteur bancaire allemand ». Pour conclure enfin : «Je crois que sur tous ces sujets, il faut du calme, de la sérénité »… Tant qu’à faire, il aurait pu demander que l’on n’en parle pas !

Mais pourquoi donc le gouvernement français résiste-t’il avec autant d’acharnement à la proposition allemande d’échange des titres de dette grecque actuels par d’autres prolongeant leur maturité de sept ans, si elle a si peu de conséquences potentielles ? Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, qui doivent se rencontrer pour un fructueux échange de vues, vont avoir l’occasion d’y répondre.

Mais, quel que soit le compromis bancal qui en résultera, s’il est trouvé, le reste de la donne restera inchangé. Un répit sera in extremis accordé à la Grèce, pas davantage, tandis que le même scénario se profile déjà en Irlande. Et, surtout, de nouveaux plans d’austérité seront adoptés et mis en vigueur, au nom de la sauvegarde du système bancaire et financier.

Déjà se dessinent les contours de la suite qui nous est préparée. Évoquant la zone euro, Jean-Claude Trichet a dernièrement tracé lors d’une allocution prononcée à Aix-la-Chapelle l’épure de sa future organisation, dans la droite ligne des mécanismes automatique de sanction qu’il réclame à corps et à cri pour les gouvernements qui ne respecteraient pas dans l’avenir les ratios maximum de dette et de déficit.

« Serait-ce une idée trop hardie que d’envisager, sur le plan économique, un ministère des finances de l’Union ? », s’est-il faussement interrogé. Celui-ci ne gérerait pas uniquement le budget européen mais exercerait selon lui des responsabilités dans trois domaines : « la surveillance des politiques budgétaires et des politiques en matière de compétitivité, toutes les responsabilités assumées généralement par les gouvernements en ce qui concerne le secteur financier intégré de l’Union et la représentation de la confédération de l’Union au sein des institutions internationales ». Il précise même  : « Je pourrais imaginer que les autorités européennes aient le droit d’opposer leur veto à certaines décisions de politique économique nationale ».

Intervenant auparavant devant les étudiants de la London School of Economics, le même expliquait que « la crise à mis en lumière des faiblesses dans la structure de la gouvernance économique de l’Union économique et monétaire. » Ce que l’on peut traduire sans défigurer sa pensée par : « on continue comme avant en améliorant les structures pour qu’elles soient plus contraignantes ». Sans amorcer une quelconque réflexion sur ce que pourrait être une stratégie économique européenne dans le contexte actuel. C’est le triomphe de la pensée vide et de l’autisme économique.

Drôle de drame sur la scène européenne ! A en écouter les acteurs autorisés, il n’y a pas de plan B envisageable pour les pays européens. Pour autant, celui-ci ne parvient pas à être mis en musique…

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

141 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DRÔLE DE DRAME, par François Leclerc »

  1. Bonsoir
    Les manifestants sur la place syndarma n’étaient pas 40 000, mais + de 400 000 selon les JT grecques.Et a Salonique 50 000 environ.
    Et en ce qui concerne l’entre vue entre papantreou et le président de la démocratie grecque et bien rien!!! Papantreou n’a rien dit de nouveau, il a dit qu’il fallait faire passer le nouveau programme d’austérité et de privatisations a tout prix.

    1. Dernières nouvelles:
      Âpres l’entrevue, le premier ministre a propose aux leaders politiques de démissionner si ils sont d’accord pour créer un gouvernement d’union nationale……..

  2. @ François,

    Mort et dictature au programme

    Nous sommes la perte exceptionnelle en hommes

    Des exceptionnels profits des gardiens de la norme

    de la monnaie, de l’information, de la politique,

    Leur dénominateur commun, il ne manquent pas de blé pour leur pomme

    Les rois du nucléaire, de l’armée, de la science, sont tous blindés

    Et nous juste bon pour l’abattoir, et ça les fait jouir les sadiques,

    Et ils expliquent à la télé que c’est la faute à 2012 et au secte

    Ils font le monde, auquel il faut s’intégrer, et c’est un mensonge

    Aller pour une fiction du pire…
    On cause portable et dangerosité, moi si j’étais riche et efficace,
    Je modulerais un signal induit spécifique par tranche de revenus et patrimoine
    Dans chaque téléphone, histoire d’arranger mes comptes de résultats,
    Puis j’accuserai un hacker, et fermerai l’internet, enfin mise sous coupe réglée
    Et je dirai youpi c’est la secte Al Qaîda 2012 histoire de refaire du conflit racio-culturel,
    Grâce à Fukushima tout v

  3. Avis aux pays Européens qui cherchent LA solution pour relancer leur croissance, la voici: plus de gouvernement et résultats garantis!

    Une croissance soutenue pour l’économie belge en 2011.

    Selon la BNB, l’économie belge devrait connaître une croissance de 2,6 % en 2011 et de 2,2 % en 2012. Des taux supérieurs à ceux de la zone euro.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-06-15/une-croissance-soutenue-pour-l-economie-belge-en-2011-845820.php

    1. Il y a 30 ans que je préconise la suppression des élus , gestion directe par quartier , ville , région , pays.
      Les programmes informatiques sont faits pour çà , pourquoi donner à un décideur dictateur le pouvoir de vous tenir en esclavage.
      Cà s’appelle l’anarchie et ce n’est pas du tout la révolution , c’est très bien géré.
      Votez par internet pour la couleur de votre trottoir et la décision en chaine remontera sur la couleur de tous les trottoirs de votre pays.

      1. C’est raté bertrand pour le vote par internet il vient d’être supprimé en wallonie , et moi qui croyait qu’on avait une ardeur d’avance ….

      2. Voter par informatique?!?! N’y pensez pas instant mon bon monsieur du pays des droits de l’Homme. C’est bien trop risqué pour la sacro sainte confidentialité du droit de vote de Démocratie, dixit les intellectuels de la télé. M’enfin, n’empêche qu’aujourd’hui on fait (presque) tout par Internet confidentialité ou pas, notamment payer les impôts et s’informer sur ce blog (faute de crédibilité aux JTs de 20h). Alors quoi de plus dangereux pour nos élus qu’un vote par Internet des citoyens installés tranquillement dans leur canapé sans devoir aller faire comme à la caisses du supermarché??? etc… ??? Et pour enfoncer le clou, c’est vrai que c’est un peu plus compliqué de truquer un vote électronique qu’une urne à cadenas dont la(es) clé(s) est(sont) détenue(s) par on ne sait qui… Donc il est vrai qu’un vote par Internet simplifierait grandement la vraie démocratie mais ce n’est certainement pas pour demain.

      3. Pas sûr que ce soit une bonne idée…
        On remplace ce que vous appelez le « décideur dictateur » par la dictature du peuple, le mandat représentatif par un mandat impératif. Théorie séduisante du gouvernement du peuple par le peuple lui-même et pour le (bien du) peuple, sous-entendant que nos élus jouent systématiquement contre le peuple. Tous pourris, quoi…
        Mais en pratique, qui fixe l’agenda des consultations ? Le peuple peut s’exprimer tout le temps et sur tout sujet ? Ca ressemble à l’anarchie, dans le mauvais sens du terme. Un jour, la majorité vote pour la sortie de l’euro ; le lendemain, consciente que le remède a été pire que le mal, elle vote pour le réintégrer…
        Derrière le mandat représentatif, il y a l’idée que le gouvernement du peuple est complexe et que pour cette raison, elle nécessite de la réflexion, de la sérénité et du temps. Face à cette complexité (qui est autre chose que l’administration d’un village ou d’une tribu), il faut des mandataires assurés de leur mandat pour une durée déterminée et libres de leur mouvement pour se confronter à l’adversité. Si leur programme ne plaît pas, libre au peuple de ne pas les mandater. S’ils ont mécontenté, ils seront alors sanctionnés aux prochaines élections.
        Avec le mandat impératif, aurait-on jamais aboli la peine de mort ?

      4. @ steph

        Si leur programme ne plaît pas, libre au peuple de ne pas les mandater

        ah bon ! parce que les politiciens , une fois élus applique QUE les promesses et uniquement ce qu’ils ont annocé ?

        mais, me direz-vous , si la situation change, il faut bien qu’ils s’adaptent !

        ok, mais alors si la situation change, pourquoi ne pas appaler le peuple aux élections ?

        la réalité est plus simple : la démocratie est une forme de dictature molle : la démocrature. Tant que cela va dans le sens des possédants, il n’y aucun soucis mais gare au peuple qui voudrait changer !

        la dictaure, c’est ferme ta gueule
        la démocratie, c’est cause toujours

        et maintenant nous avons droit à la démocrature où tu dois fermer ta guele sur l’essentiel et où tu peux discourir sur les bienfaits du capitalisme

      5. @steph

        ce que vous décrivez n’est possible que :

        – si les mandataires disposent d’un mandat suffisamment long et de pouvoirs suffisamment élevés pour se donner le temps de la réflexion et les moyens de l’action.

        – si le peuple est suffisamment éduqué et patient pour élire les bons mandataires et capable d’attendre que les bonnes réformes soient mises en place.

        sachant que certaines décisions mériteraient une vie de réflexion, voire plus, que les conséquences ne peuvent être évaluées que sur plusieurs générations et que les moyens de mise en oeuvre doivent être illimités et incontestables, vous convenez donc que votre système pour qu’il soit efficace doit être autocratique.

        revenons donc à l’ère des monarchies électives (ça ferait plaisir à joffrin tiens) pour que tous les siècles, nous élisions notre souverain absolu…

        un exemple parfait : regardez la longévité des empires chinois, égyptiens, romains tant qu’il y eut des despotes au pouvoir et comparez ça avec la vitesse à laquelle nos pseudos démocraties croissent et décroissent, et perdent en qualité culturelle, artistique et technique ce qu’elles gagnent en confusion, au fur et à mesure que les mandats décroissent en longueur…

        un truc qui me chiffonne, cependant… en chine, actuellement, l’élite n’est pas des plus astucieuse et conduit le pays à sa perte… et aucun moyen n’est prévu pour remplacer cette ploutocratie défaillante… pourtant le peuple qui vit dans les bidonvilles ou celui qui tente de faire pousser trois radis dans le désert autour de pékin, causé par le détournement des rivières afin d’assurer à la ville un rayonnement lumineux digne des grandes capitales du monde, serait à mon avis, tout à fait capable de décider par lui-même si assécher les sols, détruire la nature pour construire des villes fantômes est bon ou pas…

        en grèce où la période électorale est plus courte, y’a t’il de meilleures solutions pour résoudre les problèmes ? pourtant le peuple grec serait tout à fait capable de résoudre ses problèmes personnels puisque c’est l’état grec qui boit le bouillon et fait payer l’addition aux populations.

        en islande, le peuple a été consulté, le peuple a tranché et le peuple a eu raison !!!

        en suisse, le système des votations, en désuétude car les gens ne sont plus éduqués ni sensibilisés a permis d’éviter de graves atteintes à la démocratie.

        enfin, toujours cette histoire de la peine de mort en « démocratie » relative (donc hors contexte de guerre ou dictature)… selon wikipédia
        « En 23 ans, 19 criminels de droit commun ont été guillotinés en France sous la Ve République (1958-1981) » – l’hécatombe quoi…

        « La très faible utilisation qui était faite de la guillotine assurait à chaque exécution une bonne place dans les journaux. Chaque exécution, voire chaque réquisition de mort posait le débat sur la peine de mort (surtout après la démission de de Gaulle). En 1969, la majorité des Français s’affirmait contre la peine de mort, mais la tendance s’inversa avec l’augmentation de la criminalité et la très médiatisée prise d’otage de la Maison centrale de Clairvaux. Elle amena Georges Pompidou, ayant déclaré: « par tempérament je ne suis pas sanguinaire, alors je me vois mal partisan de la guillotine », à faire exécuter Roger Bontems, reconnu comme complice de meurtre, non comme auteur. La pratique voulait que le président ne refusât la grâce qu’aux affaires médiatisées et graciât quasi-systématiquement dans les autres cas, y compris des affaires sordides de doubles-meurtres, d’assassinats de personnes âgées, etc.10 De 39% en 1969, le nombre de Français favorables à la peine de mort à grimpé à 56% en 197611 puis 63% en 1981. Plus d’une quinzaine de personnes sont condamnées à mort après l’exécution de Hamida Djandoubi en septembre 1977, dont une seule pour les deux années 1978 et 1979 contre 10 pour les années 1980 et 1981, ce qui s’expliquerait par un « ras-le-bol » face à la hausse de la violence 12. Tous ont soit eu leur pourvoi en cassation accepté, soit eurent leur peine convertie suite à l’abolition de la peine de mort, à l’exception de Philippe Maurice dont le recours en grâce a été examiné et accepté par François Mitterrand après l’élection présidentielle de mai 1981. » – un vrai charnier…

        Ça fait un peu mariage gay c’t’histoire… tout un symbole dans les esprits, une utilité extrêmement relative dans la réalité (vu que les avantages fiscaux du mariage sont en train de fondre comme la banquise du pôle nord et que le nombre de mariages est en chute libre). On peut donc raisonnablement penser que le jour où les gays pourront se marier, plus personne ne le fera (à part qques princes et princesses, histoire de couler un peu plus leur pays)…

        Évidemment, on n’argumentera pas sur le fait que condamner des individus à passer le reste de leur vie dans une cage de béton, avec juste la possibilité de se dégourdir les jambes 30 min par jour, et comme seule perspective d’avenir que de se sortir plusieurs dizaines d’années plus tard, en complet déphasage avec la société est infiniment plus humain !!! Ah oui, ou alors, par pitié (ou manque de place), on va les laisser sortir prématurément (forcément puisqu’ils ne sont pas suivis psychologiquement) et croiser les doigts pour qu’ils ne récidivent pas aussitôt et repartir en tôle illico…

        Dommage donc, d’avoir interdit la peine de mort sans interdire, dans la foulée, l’enfermement brutal comme seul moyen de « punition » pour les « déviants »

        Comme c’est infantilisant, vous ne trouvez pas, de toujours vouloir punir ceux qui ne sont pas conformes, ou considérer les gens comme toujours immatures, incapables de comprendre ?

        S’est on posé UN jour, UNE fois la question qu’au delà de l’outil (peine de mort, prison, élus, bombe H, centrales nucléaire, intrans chimiques, mécanisation etc etc), ce qui fait la justice d’une société ou son injustice, c’est le niveau d’intelligence collective des individus qui composent cette société. Pas l’intelligence globale, mais l’intelligence modale de cette société.

        Une société communiste où la majorité des individus sont idiots fera le stalinisme, une anarchie où la majorité des individus sont intelligents fera une société à l’image des aeta.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Aeta

      6. @J Gorban

        Arrêtez les lieux communs. Vous trouverez plus de monde dans la rue pour dire comme vous que le contraire, et pour voter encore et toujours, et encore et toujours pour ceux qui les représentent bel et bien. Une démocratie représentative ne vaut que ce que valent ses électeurs, voire un peu plus, jamais moins, point.

      7. @bertrand,

        Les programmes informatiques sont faits pour çà

        Et évidemment les programmes informatiques, c’est 100% fiable.
        Ils sont aussi écrit anarchiquement ces programmes?
        Et bien sur, personne ne peut les pirater ni en prendre le contrôle.

        Après la main invisible des marchés des ultra libéraux / libertariens / anarcho-capitalistes qui comme par miracle règle tous les problèmes c’est maintenant la main invisible du programme informatique que Bertrand vient d’imaginer qui gère tout comme par miracle.

        c’est très bien géré

        Il n’y a pas à en douter, puisque c’est vous qui le dites!

        Dites, ça fait un peu penser à Matrix votre affaire.

      8. @ J Gorban
        « si la situation change, pourquoi ne pas appeler le peuple aux élections ? »
        Et comment vous mesurez le changement de la situation ? Faillite de Lehman Brothers : réélection ? Accident de Fukushima : réélection ? Bavasserie de Luc Ferry : réélection ? Viol d’un mineur : réélection ? Le pays risque de couler sous le poids des budgets électoraux…

      9. @radis aurel

        enfin, toujours cette histoire de la peine de mort en « démocratie » relative (donc hors contexte de guerre ou dictature)… selon wikipédia
        « En 23 ans, 19 criminels de droit commun ont été guillotinés en France sous la Ve République (1958-1981) » – l’hécatombe quoi…

        Arrête moi si je me gourre, vieille crapule, mais « l’hécatombe quoi », bien ignoble, bien poisseux, c’est pas du wiki ça, c’est de l’Aurelissime dans le texte, bien abject, bien puant, au débotté, du tac au tac, hein ? En passant comme qui dirait…
        Ben non ça passe pas mon petit bonhomme en mousse, ça passe pas.
        Tu m’auras sur le rable, promis.

      10. @vigneron

        quel dommage de ne lire et citer que ce qui correspond à vos préjugés… j’avais marqué ça aussi, juste en dessous… ce qui, si vous l’aviez lu, vous aurait éclairé sur ma façon de penser les choses… mais je pense que l’approche réflexive synthétique vous échappe…

        « Évidemment, on n’argumentera pas sur le fait que condamner des individus à passer le reste de leur vie dans une cage de béton, avec juste la possibilité de se dégourdir les jambes 30 min par jour, et comme seule perspective d’avenir que de se sortir plusieurs dizaines d’années plus tard, en complet déphasage avec la société est infiniment plus humain !!! Ah oui, ou alors, par pitié (ou manque de place), on va les laisser sortir prématurément (forcément puisqu’ils ne sont pas suivis psychologiquement) et croiser les doigts pour qu’ils ne récidivent pas aussitôt et repartir en tôle illico…

        Dommage donc, d’avoir interdit la peine de mort sans interdire, dans la foulée, l’enfermement brutal comme seul moyen de « punition » pour les « déviants »

        Comme c’est infantilisant, vous ne trouvez pas, de toujours vouloir punir ceux qui ne sont pas conformes, ou considérer les gens comme toujours immatures, incapables de comprendre ? »

        la mort tout de suite ou la cage à vie (et ce qui va avec la détention traditionnelle – violence des matons et des détenus, racket et corruption, oisiveté)… choix cornélien…

        sinon mes ajouts (hécatombe etc…) étaient là pour mettre en avant le fait que la peine n’était pas ou prou appliquée… et enfin de enfin, le problème de la peine de mort n’est pas dans son principe, qui est relatif d’une civilisation à une autre, et d’un condamné à l’autre, mais dans son application dans les « démocraties » occidentales, qui jusqu’à maintenant est toujours critiquable pour des humanistes et contraire avec les principes démocratiques dont ces sociétés se font les championnes(faire attendre les condamnés pendant des années, les faire souffrir pendant la mise à mort, théâtraliser la mise à mort, ne pas respecter le cadavre etc etc).

        comme je l’ai dit plus haut, l’enfermement est une peine d’une humanité et d’une intelligence relative…

        vous conviendrez qu’il est extrêmement prétentieux de croire qu’il y a une vérité absolue, un seul bien et un seul mal…

    2. La Belgique EST gouvernée. Le gouvernement en affaires courantes dépasse largement ses attributions, jusqu’à impliquer le pays dans la guerre de Libye, par exemple. C’est l’objet de débats en Belgique mais, en général, on convient que la situation exceptionnelle du pays justifie cet abus. Par ailleurs le pays est déjà fort décentralisé, et les gouvernements régionaux et communautaires fonctionnent de façon normale.

      En revanche, effectivement, toute la classe politique belge répète qu’il est urgent d’avoir un gouvernement pour pouvoir prendre les mesures d’austérités qui, comme il va de soi, s’imposent.

      Bref, cette situation belge paradoxale en apparence (résistance à la crise meilleure que celle de la zone euro) ne plaide pas en défaveur de l’Etat mais en défaveur des élites zombies appliquant partout les vieux dogmes libéraux. Ça ne prouve pas qu’il faut moins d’état, mais que les recettes appliquées par les autres états sont mauvaises.

      1. Ce que vous appelez des « abus » (mesures spéciales prises par le gouvernement en affaires courantes en Belgique) n’en sont pas : ces mesures sont votées par le parlement, qui n’a jamais eu un rôle aussi important…

  4. Et surtout al tentative de main mise par un Eurocraie non élue sur la conduite des affaires nationales.
    L’europe continue allègrement d’oublier les européens!

  5. 6 / 6 / 11
    Qu’en dirait la pythie si c’était elle qui avait le choix des dates « bénéfiques » en rapport à la position de l’astre lunaire?
    Europe ne doute de rien en son calme « olympien »…….
    Astronomes et amateurs ont rendez-vous avec la lune ce mercredi soir. L’éclipse de lune, la première de 2011 et la plus longue depuis près de 11 ans, sera visible dans toute la France, à l’oeil nu, …..sans danger.

  6. Mercredi 15 juin 2011 :

    Concernant les trois Etats en faillite, les courbes des taux sont inversées !

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 12,435 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,680 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,095 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB2YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,550 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 28,022 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,726 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    1. Dis BA çà t’arrive de décrocher de tes courbes des taux de temps en temps ? J’ai l’impression que tu passes ta journée à les observer et à les poster sur tous les blogs d’économie
      çà fait bien longtemps qu’ils ne signifient plus grand chose ces chiffres :-/
      à+

      1. Ils ne signifient plus grand chose, ces chiffres ?

        C’est une plaisanterie ?

        Je crois qu’il y en a quelques uns, sur ce blog, qui vivent dans le monde des rêves. Faites attention, les gars : vous allez revenir dans le monde réel.

        Et votre retour à la réalité sera … rude.

  7. On peut même parler de tragédie grecque et européenne…
    Que faudra-t-il à l’oligarchie pour qu’elle arrête d’imposer des plans de « rilance » totalement absurdes et impopulaires?
    Un vrai révolution, en bonne te due forme ???
    La BCE est la nouvelle Bastille, le 14 Juillet approche et la 4 août aussi !

    1. @ Joan,

      Bonjour,

      Techniquement parlement,
      Cela signifierait tous les sites de banques centrales européennes,
      Plus les sites de fabrication des pièces et billets
      Toutes les paieries du et lieux du Trésor Public,
      L’Elysée et les ministères,
      Sans faire de sang, entre pauvres désespérés?
      Sans se faire montrer du doigt et de la matraque?
      Faudrait que la police et l’armée soutiennent le peuple,
      En estimant hors de leur droit légal que l’intérêt de la République
      N’est plus celui de ses représentants…
      A peu près..

  8. A propos de M. Trichet j’évoquerai un souvenir : J’étais à New York en Avril 1998 quand les autorités de la Place financière de Paris sont venues assurer sa promotion auprès des financiers américains. M. Trichet gouverneur de la Banque de France était là.

    L’euro, qui s’annonçait pour la fin de l’année, était au centre des conversations et les américains doutaient encore que nous irions jusqu’au bout. Créer une zone monétaire sans politique budgétaire commune leur paraissait déraisonnable (eh oui!)

    Pour les convaincre du succès de cette opération M. Trichet a déclaré : « La Commission aura, grâce au pacte de stabilité et de croissance, plus de pouvoir sur les budgets nationaux que n’en a le gouvernement fédéral de Washington sur le budget des États. Bruxelles aura plus de pouvoir en la matière sur la France que n’en a Washington sur la Californie »

    Ces propos appellent quelques remarques :

    – Personne ne les tenait en France à l’époque. On se gardait bien de nous dire vers quel asservissement on nous emmenait;
    – A l’époque il prenait ses désirs pour des réalités ou en tout cas croyait que les traités seraient appliqués à la lettre….
    – en demandant un ministre des Finances Européens il est cohérent avec lui-même. Depuis 1998 il semble n’avoir rien appris.

    1. « Depuis 1998 il semble n’avoir rien appris. »
      Non , il a appris que l’ empereur promulgue à Aix-la-chapelle et que , l’empire (de la finance)
      étant vaste , il devait s’entourer de missi dominici …

    2. Non depuis 1992, c’est les peuples qui n’ont toujours pas appris que le seul intérêt de l’euro fort c’est de pouvoir délocaliser à bas prix , l’euro fort est la monnaie de la rente pas du tout un chacun.

      1. En 1996, ceux qui criaient « au loup! » contre ce que donnerait le traîté de Maastricht se faisaient insulter dans les médias et ceux qui les ont rejoints au referendum de 2005 en votant non , qui l’ont emporté, ont été tout simplement ignorés, exactement comme si le oui l’avait emporté, le plus bel exemple du déni de démocratie dans notre système électoral dévoyé .

  9. Peut-être.

    Peut-être faudrait-il prendre assez de recul pour se rendre compte que l’oligarchie riche internationale joue sur les différentiels entre pays sans se rendre compte que d’autres différentiels existent aussi.
    Soit, pour eux, l’Europe est juste un petit terrain de jeu dangereux car habité par des contestataires trop intellectuels pour être dominés complètement par le fric.

    Pour ceux qui sont passionnés par le fric au point d’oublier que les « autres » existent, un article de presse mass-média a expliqué que le « modèle » de contrôle de la population chinoise se prenait un grand coup de vent force 6 même de la part de certains oligarques du parti.
    En effet, les Chinois d’en bas finissent par être informés de ce qui se passe dans d’autres pays.

    1. Encore un article, d’ailleurs, sur le blanchiment d’argent.

      Un article de La Tribune, journal français réputé et à large diffusion, pour dénoncer le phénomène aux US :
      http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/20110615trib000629463/pourquoi-les-cybercriminels-ont-un-faible-pour-les-etats-unis.html
      « Selon la CEIS, si « les opérations de blanchiment d’argent sont traditionnellement associées aux paradis fiscaux (…), le pays le plus recherché par les cybercriminels n’apparaît sur aucune liste noire de l’OCDE ». Et pour cause ! Il s’agit des Etats-Unis. Ou plus précisément d’une quinzaine de ses Etats dont la législation très permissive favorise le développement de la cybercriminalité. Les auteurs de ce livre blanc pointent notamment du doigt les plus libéraux d’entre eux : le Delaware, la Californie, la Floride et l’Etat de New York. »

      Il semble donc important de tous devenir truand.

      1. C’est clair que de parler des paradis fiscaux du Costa Rica (cf: les listes « noires » et « grises ») avant d’évoquer certains Etats US ou la City, ça fait pas très sérieux…

      2. blanchiment d’argent et faillite pourraient donc aller ensemble !

        ( je pense en particulier à la Californie …)

        peut-être serait-il possible de blanchir de l’argent virtuel ?

        slurrrrrrrrp ! sus aux « paradis fiscaux », type Delaware et qq autres !
        Hardi les gars ! Hackez ferme !
        nous vous soutenons moralement ! pouvons même vous faire des casse-dalles pour vous aider moralement ! pas question de vous laisser en hypoglycémie pendant la carburation !

        Hissons le drapeau de la flibuste !

      3. @ M,

        Bonjour,

        Compte-abilité et piraterie, le banqhomme honoré

        Un truc marrant serait d’imaginer
        Que les traces bancaires des dettes soient effacées multilatéralement
        Et leur somme créditée au tantième sur chaque tête de pipe au monde
        Direct en unité mondiale sans tractation préhistorique, les banques en slip
        Le fait serait fantastique
        Ca m’a fait rêver trop loin

        J imagine les corbacs avec leurs titres et leurs prérogatives face à la liesse

        Dahhhh…!!

  10. Monsieur Leclerc,

    J’ai lu aujourd’hui dans le Temps, sous la plume de E. Garessus, que la crise de l’euro est traitée par des néo-keynésiens aux commandes à Bruxelles et qu’il faudrait suivre les indications d’Hayek de laisser tomber les banques en faillite.

    Je suis curieux d’avoir votre avis. Est-ce que tout cela est du néo-keynésianisme ?

    Je précise, que selon moi, E. Garessus est un néolibéral très très très pur. Il ne détonerait pas du tout à la page des éditoriaux du WSJ.

    Ce que vous nous racontez aujourd^hui me fait penser à ce type qui s’est exclamé que l’Europe de Bruxelles protèges les banquiers et qu’elle est prête à se battre jusqu’au dernier Grec vivant. Monsieur Tricher confirme cette déclaration.

    1. Un nouveau ‘glass steagal act'(appliqué réellement) sera déja pas mal.Et dans ce cas en effet peu importe dans le futur si une banque d’investissement fait faillite..tu joues…tu perds.
      Les dépôts seraient quant à eux garantis dans les autres banques.

    2. Pour moi, Friedrich Hayek et ceux qui se réclament de l’Ecole Autrichienne sont en raison de leur fatras idéologique source de divertissement. Mais ils ne me sont d’aucune utilité quand je cherche à analyser et comprendre la crise. Il faut avoir une sacré foi du charbonnier pour se référer aux vertus de « l’ordre spontané » de nos jours. Laissons-les dans leur vitrine aux curiosités.

      1. Comprendre la crise c’est encore chercher une raison aux erreurs comme osons le dire aux escroqueries.
        La seule explication réside dans la bêtise humaine où on a érigé la compétitivité en vertu alors qu’il fallait mettre à sa place la fraternité.
        Regardez ces gaspillages, ces désastres écologiques un peu partout dans le monde par des peuples qui se cherchent dans le matérialisme, la mal bouffe et pour finir les antidépresseurs.

        Ils veulent être les premiers, à produire des choses qui ne servent à rien ou sans saveur juste pour avoir plus de fric que le voisin.
        on ne produit plus rien qui donne envie d’acheter, parce qu’il n’y a plus d’âme nul part.

      2. Merci pour votre réponse.

        J’admets qu’il faudrait savoir ce que ce monsieur comprends par néo-keynésianisme pour pouvoir répondre à ma question.

      3. C’est rigolo de voir ceux de l’école Autrichienne accuser la BCE et Bruxelles de néo-keynésianisme alors que les néo-keynésiens (Krugman en tête) n’arrêtent pas d’écrire articles après articles comme quoi ces mêmes instances sont complètement à coté de la plaque.

        1. @ Chris06

          Si les libertariens étaient gênés par les contradictions, cela se saurait depuis longtemps !

      1. Si néo-keynésianisme se traduit par relance de l’économie par l’investissement, j’ai du mal à l’apercevoir !

      2. @François: On parle bien de milliards d’aides aux banques, non? Si l’argent est donné aux banques, ce n’est plus de l’investissement?

      3. @ Moi,

        Bonsoir,

        Il s’agit à mon sens d’une tentative multilatérale désespérée de s’entendre, preuve:
        La tergiversation est installée en paralysie décisionnelle.

        Ca se tâte de partout, mais qui veut se péter la planète à la tronche,

        On a déjà Fukushima à gérer et le peuple japonais à sauver et accueillir

        La perte de face ou de force est à peine en balance..

        La responsabilité humaine est trop énorme

        Et au-delà des rapports en place, officiels ou officieux.

        Les « clampins » des architectures institutionnelles, sont intelligents, ils sont acquis maintenant
        a toute solution vertueuse et magnanime.

        TOUTE

        Vous appartenez au monde, montrez lui ce que vous valez !!! En Hommes

        Remettez vous et tout en question, il y va de tous

  11. Je suis effrayé par les images que je découvre de la Grèce et de Barcelone (euronews)

    Nous somme en pleine bagdadisation de l’Europe, il y a des zones vertes (ici les parlements) dont les hommes ne sortent qu’escorté par une garde prétorienne ou en hélicoptère… pour ceux là on trouve des ressources curieusement.

    http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/LEYMARIE/16937

    Ça donne envie hein ?

    1. Et conforme à sa ligne éditoriale, ce dernier n° de LEAP enfonce encore plus les US que l’Euroland.

  12. @bertrand
    Source : http://democratie-directe.geschichte-schweiz.ch/
    La Suisse – un petit pays avec 7 millions d’habitants, qui se trouve au coeur de l’Europe occidentale – a un système politique tout à fait unique. Les caractéristiques fondamentales de la démocratie en Suisse sont:
    Déclaration de droits civils.
    Confédération de 26 cantons
    [le canton = l’état de membre de la confédération]
    Gouvernement, parlement et tribunaux à 3 niveaux:
    – fédéral
    – cantonal
    – communal (les petits villages ont des réunions de tous les citoyens au lieu d’un parlement, les tribunaux locaux sont communs à plusieurs communautés)
    Autonomie cantonale dans beaucoup de secteurs de l’administration.
    Parlement national avec deux chambres:
    – Conseil National
    (maison de représentants élus en proportion de la population)
    – Conseil d’Etats
    (2 députés de chaque canton)
    Référendums fréquents sur nouvelles lois ou lois changées, sur les budgets etc.,
    – les référendums sur quelques matières importantes sont obligatoires
    – les autres référendums sont « facultatifs »
    (on vote seulement, si 50000 citoyens l’exigent)
    Initiative populaire
    N’importe quel groupe supporté par 100000 des 3.5 millions électeurs peut proposer des changements à la constitution. Le parlement discutera la proposition, va probablement formuler une alternative et ensuite tous les citoyens peuvent décider par un référendum s’ils veulent accepter l’initiative, la proposition alternative ou laisser la constitution sans changement.

    Le référendum et l’initiative populaire sont les éléments qui donnent une influence plus directe aux citoyens. C’est la raison pour laquelle on parle de la démocratie directe en Suisse.

    Ce n’est pas idéal mais en l’améliorant ( en particulier en ouvrant les comptes des partis politiques) c’est utilisable à peu près partout et surtout les élus ne font pas (toujours) n’importe quoi 🙂

    1. Les Suisses ne votent pas uniquement pour des têtes (représentants), mais ausi pour des actes …

    2. Je suis Suisse.

      Il y a eu récemment un référendum pour savoir si nous acceptions une réforme de la fiscalité des entreprises. Elle a été acceptée du bout des lèvres. Le conseiller fédéral en charge de ce référendum, Hans Rudolf Merz du paerti Libéral Radical, a « oublié » de préciser que cela était un très joli cadeau fiscal de 7 à 8 milliards de frs à des entreprises pas réputées pour leur pauvreté. On s’en est rendu compte après à la publication des comptes.
      Officiellement, la baisse des rentrées fiscales devait être très minime (très en dessous de plusieurs milliards). Pratiquement, il y a eu quelques velleités pour dire que ce vote n’a pas été honnête et qu’il faudrait reprendre cette votation (comme on dit ici). Le truc a été coulé dans les discussions car on n’en parle plus du tout.
      Je me sens trompé par le conseil fédéral sur la marchandise. Ils nous ont refilé un cadeau fiscal supplémentaire sur la base d’un mensonge et vont s’en tirer. Cela augure horriblement mal pour la confiance dans les prochains référendums. Il y a eu mensonge par omission au plus haut niveau pour faire passer ce que la doxa de ce parti considère normal.
      Le droit de référendum est un bonne idée. Il est en cours d’éviscération.

  13. A mon « corps défendant », et en toute humilité, si je puis me permettre, dans votre phrase:

    mécanismes automatique de sanction qu’il réclame à corps et à cri

    C’est « cor » que réclame l’Académie (car c’est du « cor de chasse » qu’il est question).
    Remarque de vieux radoteur, que vous voudrez bien pardonner…

  14. Pétrole : le baril plonge sous 95 dollars à New York

    Agences

    Les prix du pétrole ont chuté mercredi à leur plus bas niveau depuis février à New York, avant de clôturer en baisse de 4,56 dollars à 94,81 dollars, le marché s’enfonçant dans la déprime face à la baisse de régime de l’activité aux Etats-Unis et à la crise de la dette en Grèce.

  15. Les filiales européennes de Goldman Sachs ont aidé la Grèce à maquiller son taux d’endettement effectif avant son entrée dans la zone euro. Et devinez qui était alors le vice président de Goldman Sachs en charge de l’affaire (juteuse puisque ça a rapporté 300M euros a la banque)? Et oui! Personne d’autre que Mario Draghi le futur successeur de JC Trichet a la tête de la BCE. Enfin voila quelqu’un qui va connaître les dessous de tables des affaires grecques! voir ici
    « Bizarre bizarre, moi j’ai dit bizarre? Comme c’est bizarre » [Louis Jouvet dans « Drôle de drame]

    1. La nomination de M. Monti montre à quel point nos dirigeants sont loin des peuples. Tout le monde, sauf eux, comprend que la nomination de M. Monti signifie que GS aura encore plus d’information et d’influence à partir de Novembre. A moins qu’il ne brûle son carnet d’adresses avant de prendre ses nouvelles fonctions.

      On souhaite l’entendre dire, comme Louis XII en montant sur le trône : »Le Roi ne se souvient pas des injures faites au duc d’Orléans ». Il avait tenu parole.

    2. Dans les titres de précédents billets apparaissent les mots : écoeurement, entêtement, drame.

      Cette mafia est prête à tout pour conserver le pouvoir. Les titres des récents billets de Paul et François illustrant la dégradation de la situation jusqu’à l’explosion finale.

      Froid dans le dos.

  16. Quand va-t-on enfin nommer correctement les choses si on veut résoudre un problème . On nous dit :  » la crise  » , c’est ça qui coince. Mais non , d’abord ce n’est pas une crise , c’est une escroquerie , un hold-up . Organisé et planifié pour s’accaparer et privatiser tout ce qui bouge après avoir sur-endetté les pays en les appâtant , comme la Grèce , et en leur promettant une vie à l’allemande. Et ces escrocs , on les connait : en gros , banksters et actionnaires qui continuent de se goinfrer sur la bête. Alors de deux choses l’une. Soit on continue à essayer de faire avec ( ce système mafieux ) , soit on les dégage tous. A part la seconde alternative , tout le reste est sans issue.

    1. On les dégage tous. Bon.

      Mais ça fait du monde, entre ceux qui sont aux manettes, leurs parents, leurs amis, leurs enfants qui sont en train d’apprendre à prendre la relève, les écoles qui enseignent leur vision du monde, et tous ceux qui mangent dans la gamelle…..

      « Mort aux cons, vaste programme » disait Alphonse….

  17. Bonsoir à tous.

    Tous ces gens sont venus les mains vides et ne sont armés que de mots. Ce qui permet à une armée de lopettes en uniforme de s’en donner à coeur joie en effectuant leur  » devoir ». Nous avons les mêmes en France, honneur dans la servilité.

  18. qqes nouvelles de Barcelone:

    les indignados ont etablis un camp de base definitif a la plaza Catalunya. De la, ils partent en expedition et envahissent dáutres lieux: hier le parc de la Ciutadella et cet aprem´ils ont bloque le tramway par un beau seating en plein sur les rails.
    En rentrant chez moi tout a l´heure, j’ai croise 5 cars de mossos en patrouille (equivalent de nos CRS a nous, mais en beaucoup plus teigneux) et une amie qui dort a la plaza Catalunya. Elle voulait rentrer chez elle pour (vraiment) dormir un peu, mais une autre indignados de la plaza l’a appellee sur son portable pour la prevenir que les mossos avaient ete apercus non loin.

    Connaissant ces putaing de mossos (un ami s’est fait explose un doigt par une balle en caoutchou alors qu’il tentait de les prendre en photo), j’ai un peu peur que ca tourne au grabuge ici …

  19. Rappelons-nous que ces agences n’ont jamais rien anticipé d’important (ni les subprimes, ni la crise mondiale, ni la crise grecque, ni le Printemps arabe, …). Si elles dégradent à tout va aujourd’hui, c’est qu’elles sont prises à leur propre jeu (22). Il n’est plus possible de dégrader A sans toucher à la note de B si B n’est pas en meilleure situation. Les « présupposés » sur le fait qu’il est impossible à tel ou tel Etat de faire défaut sur sa dette n’ont pas résisté à trois ans de crise : c’est en cela que Wall Street et la City sont tombés dans le piège qui guette tous les apprentis-sorciers. Ils n’ont pas vu qu’il leur serait impossible de maîtriser cette hystérie entretenue autour de la dette grecque. Ainsi aujourd’hui, c’est au Congrès US, dans le cadre du violent débat sur le plafond d’endettement et les coupes budgétaires massives, que se développent les conséquences des articles manipulateurs de ces derniers mois sur la Grèce et la zone Euro. Encore une fois, notre équipe ne peut que souligner que si l’Histoire a un sens, c’est indéniablement celui de l’ironie.

    1. En réponse @ Aconio

      Donner une information c’est bien. Lorsqu’elle est prise sur un texte d’an auteur quelconque, la politesse oblige à donner la source, qui plus est, en provenance d’un lien Internet en bon et du forme : http://www.leap2020.eu/Francais_r26.html

      Néanmoins, on sera toujours nombreux à vous remercier de ce que vous glanez comme info complémentaire ailleurs.

      Bien à vous.

  20. j’insiste:
    Quoi qu’il en coûte, une mise en faillite pure et simple avec abandon de l’euro et un retour aux monnaies nationales seraient certainement moins coûteux que continuer ainsi.
    Il s’agira, ensuite, trouver des compromis, par le biais de moratoires, comment les dettes pourraient être soldées … ou pas!
    Mais, dans tous les cas, cela fera très mal, la question est de savoir si une « fin horrible » est moins coûteuse qu’une « horreur sans fin »!

  21. Mercredi 15 juin 2011 :

    Irlande, Portugal, Grèce : les CDS de ces trois Etats en faillite battent des records historiques :

    Irlande : CDS à 5 ans : 767 655 dollars pour un prêt de 10 millions de dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CT777651:IND

    Portugal : CDS à 5 ans : 797 374 dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CPGB1U5:IND

    Grèce : CDS à 5 ans : 1 769 175 dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CGGB1U5:IND

      1. L’émetteur de CDS ne risque t-il pas d’être en défaut lui-même, s’il y des défauts multiples ?

    1. Bonne question ! Je n’ai pas vu passer un seul message de vous aujourd’hui, donc même si j’avais voulu…

      1. @ Liervol et Julien
        Pareil, mais de façon aléatoire. Ce n’était pas le cas avec mon ancienne version de Firefox. Une relation ?

      2. @julien Alexandre idem plus de mise à jour possible, ni d’attente de modération, mais message doublon si on renvoit en aveugle.
        je n’ai pas changé de navigateur.

    1. ah ben ! moi aussi je viens de le poster… j’aurai du lire les autres comment avant.

      je découvre ce penseur, c’est extraordinaire !

  22. Messieurs Leclerc & Jorion

    Peut-on envisager le scénario suivant : les dirigeants de la BCE savent que le défaut Grec est inéluctable, mais font traîner les choses afin de donner le temps aux banques de se défaire de leurs actifs grecs en les refourgant a cette même BCE? De sorte que lorsque la Grèce fera défaut, ce sont les contribuables et eux seuls qui devront régler la facture?

    Moyennant quoi les banquiers centraux se comporteraient, de manière inversée certes, comme des gardiens de musée qui ouvriraient les portes aux voleurs et donneraient le change, le temps que ceux-ci raflent l’essentiel?

    En d’autres termes, et pour poser une question faussement naïve : ne s’avèrait-il point au fil des jours que les banquiers centraux sont non de hauts fonctionnaires en charge de l’intérêt général, mais de simples chargés d’affaire de la haute finance privée?

    1. Il y a du vrai : les banques se délestent petit à petit de la dette grecque. Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des finances, a mis en garde à ce sujet.

      Au profit de qui  ? De la BCE qui les prend en pension dans le cadre de l’Eurosystème et probablement de fonds d’investissement qui tentent d’hasardeuses spéculations.

    2. La BCE ne se prépare t-elle pas ainsi à l’émission d’Eurobunds, au sein d’une gouvernance « économique », ou devrais-je dire financière de-facto « fédérale » ?

  23. Le Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’Etincel » Créé à l’initiative de Mikis Theodorakis. Athènes, 26 Mai 2011.
    « Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement), demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison.
    Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes. »

    « Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.

    « Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la 22Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE – FMI – BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu’ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

    « Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !
    « Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète ! »

    « Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les99 dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ? »
    « Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.
    « Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

    Source : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2011/06/15/avec-mikis-theodorakis/

  24. Christine Lagarde s’est déclarée jeudi confiante dans la capacité de résistance du système bancaire français au lendemain du placement sous surveillance des notes de trois banques françaises par Moody’s.

    « Je suis confiante dans la solidité du système bancaire français », a déclaré la ministre française de l’Economie lors d’une conférence à Paris.

    L’exposition des banques françaises à la Grèce inquiète depuis plusieurs mois les marchés financiers. L’agence Moody’s a placé mercredi BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale sous surveillance avec implication négative.

    A la Bourse de Paris, Société générale recule de – 3,56 % à 37,39 euros, BNP recule de – 2,28 % (50,13 euros). La banque franco-belge Dexia chute de près de 8%.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110616.REU2354/lagarde-se-dit-confiante-dans-la-solidite-des-banques-francaises.html

    « Tous les clignotants sont au vert » (Déclaration de Christine Lagarde le 13 mai 2011)

    http://www.boursier.com/actualites/economie/pour-christine-lagarde-tous-les-clignotants-sont-au-vert-8544.html

      1. Tout à fait…. les faits ont toujours tort.

        Les indignés : le mouvement ne sert à rien (Enthoven)

        Tournent le dos à la raison.

      2. En l’occurrence, l’estimation des risques ne sont pas des faits, se sont des estimations.

        Et on finit toujours par avoir tort quand on sous-estime les risques en pensant que cela va inspirer la confiance.

        De toutes façons, on se doute bien que Mme Lagarde ne va pas aller déclarer « qu’elle n’a plus confiance dans la solidité du système bancaire français ».

        On se demande vraiment pourquoi ce genre de déclarations est considéré comme de l’information et pourquoi Mme Lagarde (et BA) estime le besoin de nous en faire part.

        C’est comme demander à un marchand de tapis s’il a confiance en la solidité des tapis qu’il vend.

      3. @Listzfr,

        les faits ont toujours tort

        Cela ne veut rien dire.

        Les faits n’ont ni tort ni raison. L’important c’est la nature temporelle des faits.

        C’est l’interprétation qu’on fait des faits (qui sont avérés par le passé) dans le but d’une prévision (donc dans le futur) qui elle peut avoir tort ou raison.

        Exemple:
        fait : aucun pays membre de l’union européenne n’a jamais fait défaut alors qu’il était membre
        c’est un fait avéré, indéniable, vérifiable par le passé

        interprétation des faits dans le but d’une prévision:
        aucun pays membre de l’union européenne ne fera jamais défaut alors qu’il est membre

        Il est fort possible que celui qui émet cette interprétation et cette prévision ait tort. Mais les faits sur lequel il se base n’ont ni tort ni raison puisqu’ils sont avérés.

        « peut on avoir raison contre les faits »
        oui puisque les faits (donc ce qui est avéré par le passé) ne le sont pas toujours dans le futur.

      4. @ renou

        Enorme…quelle imposture cet Enthoven ! Pour parler du racisme, le plus honnête, bien que peu original, eût été de faire une trame historique…parler du racisme en tant qu’une forme d’expression contre une altérité…toujours changeante…mais là, on est strictement dans l’idéologique…et le renversement des concepts en échangeant les rôles de chacun…

      5. En parlant de Raphaël, l’ex à Carlita, une citation de l’un de ses ex-maîtres, Onfray, pourtant pas le dernier des libéraux :

        Ceux qui souffrent de la brutalité du capitalisme libéral ont envie d’autre chose que de paroles ou de piquets de grève, de tracts ou de banderoles. A vouloir la révolution sinon rien, on n’a rien et surtout pas la révolution

        Et l’abbé Pierre :

        Quand on s’indigne, il convient de se demander si l’on est digne.

        Et sur le sujet de philo ou sur la « liberté de déni » de la « sirène Christine », Descartes bien sûr :

        Nous pouvons nier la vérité, si nous avons en vue d’affirmer par là notre liberté.

    1. « Tous les clignotants sont au vert »
      Le soleil a rendez vous avec sa lune.
      Game ovaire or game over ? 🙂

    2. Quand Christine Lagarde prédit quelque chose, vous pouvez être sûr que c’est l’inverse qui va se produire. Voilà un repère sûre et fiable.

    3. Les regains d’optimisme de Madame Christine Lagarde m’ont toujours rendu très pessimiste.

      Et le retour sur la scène médiatique de Monsieurs Christian Noyer n’augure rien de bon.

      On a les « marqueurs » qu’on peut, mais ces derniers hélas ont toujours fonctionné,

  25. Je ne savais pas où placer cette info…
    http://www.bastamag.net/article1550.html
    Jusqu’où les organisations environnementales sont-elles prêtes à se compromettre pour conclure des partenariats avec des grandes entreprises ? Basta ! a recueilli le témoignage accablant d’une ancienne salariée de la puissante ONG états-unienne Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc. En échange de généreuses donations, cette organisation aide des multinationales comme Monsanto, BP, Total ou Walmart à « verdir » leur image. Ou conseille le vendeur d’armes Lockheed Martin pour recycler les éclats d’obus ramassés sur les champs de bataille.

  26. A mourrir de rire de tristesse sur BFM Radio :

    Une bonne nouvelle dans ce climat économique morose,
    l’AIE remonte se prévisions de demande mondiale de pétrole.

    Preuve s’il en est que la majorité des économistes n’a encore rien compris
    et que le dévoilement des illusions n’en est encore qu’aux prémices des prémices.

    1. Autrement dit:
      Une bonne nouvelle pour la spéculation autour de la butée maximale de production jour !
      Tant qu’aux économistes, ils sont économistes 🙂

      1. Une spéculation qui s’apparente plus à une perte de repère complète qu’à un repli stratégique. La volatilité révélant surtout que plus personne n’a de certitudes auxquelles se racrocher.

        Tout cela au grand dam d’une gauche bien pensante et d’une droite désabusée.

        Notons aussi que ces deux tendances rétrogrades sont complices pour compromettre doucement mais surement tout rêve démocrate. En effet dans le contexte de limites à la croissance le débat gauche-droite ne peut mener qu’à un clash qui créera les conditions idéales d’un nivelement par le bas de la dignité humaine pour tous.

      2. L’avenir radieux de la démocratie appartient désormais à Homos Courage.
        Celui qui osera porter un gilet pare-balle en conseil des ministres, se faire protéger par des Légionnaires et qui mènera des réformes certaines portant sur la finance et l’énergie !

  27. Pffffff …

    François Leclerc n’a toujours pas compris la théorie de Milton Friedman !

    C’est normal tout ça voyons …. c’est l’autorégulation qui se met en place 🙂

    Près d’un Français sur deux (48%) se dit « révolté » par la situation économique et sociale en France, contre 30% qui se disent « résignés » et 13% « confiants », selon un sondage Ifop réalisé à l’initiative d’un collectif d’économistes. Seuls un pour cent des Français sont « enthousiasmés » par la situation. Les autres (8%) affirment être « indifférents » ou ne se prononcent pas

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/un-francais-sur-deux-revolte-par-la-situation-economique_257182.html

    1. @Edith
      Il faut croire que les Français sont heureux puisque Sarkozy se dit confiant dans sa réélection. Il esr vrai que cest lui qui le dit.!!! Du cynisme ou de l’inconscience.? On verra bien en 2012.

  28. Grèce : Papandréou prépare un remaniement, sur fond de crise au sein du Pasok.

    Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, affrontait jeudi une crise au sein de son propre parti, le Pasok (socialiste), alors qu’il tentait de remanier son gouvernement pour faciliter le vote au parlement d’un nouveau plan d’austérité crucial pour le pays et la zone euro.

    Après la démission de deux députés socialistes jeudi matin, trente-cinq autres députés du groupe majoritaire, critiques vis-à-vis du plan d’austérité imposé par les créanciers du pays (UE et FMI), ont demandé une réunion d’urgence de leur groupe en critiquant un « déficit de pouvoir » et une absence de politique cohérente.

    M. Papandreou a cédé et convoqué le groupe parlementaire pour le milieu d’après-midi dans l’espoir de calmer les esprits, a indiqué le Pasok.

    Le plan d’austérité, jugé indispensable pour obtenir un deuxième paquet d’aide de la zone euro et du FMI, est également vivement contesté dans la rue, alors que la Grèce se trouve une nouvelle fois au bord de la faillite.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=37dd592030a74f38caef6f964d3a9999

    1. @ François Leclerc

      Au fait, François, vous prenez du recul sur le suivi de Fukushima ?
      Les infos se tarissent ? Se ressemblent trop ?

  29. En tout cas personne (même ce qui nous ont pas cru) pourra dire qu’ils ne savaient pas que le système ou même plutôt la civilisation industrielle était au bord du gouffre, car les personnes comme nous dont fait partie Paul Jorion, Yves Cochet etc.. des personnes qui ont tirée le signale d’alarme dans plusieurs domaines (Paul Jorion dans l’économie, Yves Cochet au niveau des ressources fossiles par exemple) avant l’heure. Maintenant il y a pas intérêt qu’on nous tire a coup de boulet sur nous en disant qu’on savait mais qu’on n’a rien fait, se genre de cas est arrivé un peu trop souvent à mon gout dans l’histoire, un peu trop facile d’accuser les cassandres !

  30. L’Europe repousse à plus tard la finalisation d’un nouveau plan d’aide grec.

    Les responsables européens ont repoussé jeudi à mi-juillet au plus tôt, et peut-être seulement septembre, la finalisation d’un nouveau plan d’aide financière dont a cruellement besoin la Grèce et qu’attend aussi avec impatience le FMI.

    A l’origine, un accord global était escompté d’ici fin juin.

    A présent, les ministres européens des Finances vont se retrouver dimanche et lundi à Luxembourg pour « discuter seulement du contenu et des conditions d’un nouveau programme pour la Grèce, et de la nature de la participation du secteur privé, avec l’objectif de prendre des décisions à la prochaine réunion de l’Eurogroupe le 11 juillet », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.

    En fait, selon un diplomate européen, le plan pourrait n’être finalisé dans le détail qu’à la rentrée de septembre.

    En attendant, pour ne pas priver le pays de l’argent frais dont il a besoin, les ministres devraient quand même donner à cette occasion leur feu vert au versement « début juillet » de la prochaine tranche de prêts prévue dans le cadre du plan d’aide de 110 milliards d’euros mis sur pied en 2010 et courant sur trois ans, a dit Olli Rehn.

    « Cela signifie que le financement de la dette souveraine grecque peut maintenant être garanti jusqu’en septembre, tandis que nous prendrons les décisions pour le moyen terme, à savoir pour l’après septembre, en juillet », a-t-il poursuivi.

    http://www.romandie.com/news/n/UEL_Europe_repousse_a_plus_tard_la_finalisation_d_un_nouveau_plan_d_aide_grec160620111606.asp

    Les déclarations ci-dessus sont en langue de bois.

    Moi, j’avais choisi l’option « Langue de bois » au collège. Je vais maintenant traduire les déclarations ci-dessus en langue française :

    « En Europe, c’est le bordel. En Grèce, c’est le chaos. Comme nous ne sommes d’accord sur rien, on verra plus tard tout ce merdier. »

    1. On verra plus tard tout ce merdier et en attendant on paie pour ne pas que le système nous pête à la g…..

  31. Que la BCE soit à coté de la plaque, n’étonnera personne. Vu sa gestion catastrophique depuis 2008, se contentant en urgence et n’importe comment d’acheter des bons grecs sur le marché.
    Un dogme stérile et désormais mortel: Ne pas acheter les dettes d’Etat directement « hors marché ». Over the market.
    Non, on en est déja plus au TARP américain. Ils en sont déja au QE3, l’achat direct de la FED des obligs du Trésor US.
    Dans le cerveau étriqué de Trichet, c’est une autre planete, c’est à dire que l’implosion de la zone euro est proche. Par le retrait de la Grece de la zone euro? Mais laissez moi rire!
    Pas du tout, ce sera le retrait de l’Allemagne de la zone euro. Les allemands ne voudront pas couler avec le navire, et ils auront raison.
    Toute solution qui se presente est dangereuse: Des euro-obligations? Mais grace au PIG’s nos interets de la dette risquent de doubler! 45 milliards de plus chaque année à payer en France aux banquiers, c’est pas rien!
    Emprunter sur les marché en commun pour preter aux grecs, portugais, etc?
    Trés dangereux, s’ils ne remboursent pas, c’est de la dette en plus pour nous! Ce qui revient au meme qu’avec les euro-obligations.
    On peut se la jouer solidarité, peace and love entre les peuples. Mais Les rapaces s’en fichent, au contraire c’est du tout bon pour continuer la spéculation sur l’Europe, un signe remarquable!
    Du moment qu’on ne change pas les régles néolibérales de l’Europe, toute solidarité est du suicide objectif.
    Des solutions pour voir venir, il en existe: Autoriser la BCE a faire du quantitative easing, reglementé par un conseil économique europeén, et non pas soumis aux dictats des marchés et des agences de notations, et des paris via CDS interposé! M’enfin c’est évident!
    Il n’empeche que meme avec cela, pour parer au plus pressé, cela ne resout rien sur le moyen terme, et que forcement l’euro comme le dollar risquent de (vont de toute manière) couler, pour effacer les dettes.
    C’est ça le libéralisme. Sinon c’est du n’importe quoi total, y a plus qu’a devenir communiste!

    1. y a plus qu’a devenir communiste

      les « coco » français n’ayant pas commis d’atrocité, les français étant adeptes de certaines règles, mais un brin anar.( ce qui empêche la dictature ), c’est la solution alternative qui me parait la plus raisonnable, et la moins puante, actuellement !

      Vive la Commune !

      Cela fera, ENFIN, fuir les « assis sur leur pot « ( d’or, de pécettes, de fric, de flouze, d’artiche,de biftons,de fraîche, de guelte, d’oseille, de pèze …) !
      Quel bonheur !

      Plus de dictature du divin marché : fin du règne de Sade ! Enfin, la VIE !

  32. « Aujourd’hui, les cours des banques continuent de s’effondrer. C’est qu’un risque de défaut, s’il s’avère, coûte beaucoup plus cher que l’exposition directe. Il coûte la perte de confiance dans la signature des Etats, leur capacité de refinancement, la chute des prévisions de croissance… et par effet de cascade, la crise économique par la baisse de prix de nombreux actifs et au bout du compte, la valeur globale du bilan des banques et leur capacité à financer la croissance.
    La mesure d’un éventuel défaut de la dette grecque se comptera par réactions en chaîne, l’onde de choc se propagera comme un crédit subprime. C’est cet effet d’entraînement macroéconomique que les marchés anticipent.
    Ce qui se joue en ce moment dans les rues d’Athènes entre un peuple épuisé et une classe politique divisée est tout simplement considérable pour chacun d’entre nous ! »
    http://cactus.blogs.challenges.fr/archive/2011/06/16/grece-degradation-des-banques-en-route.html
    Bonne analyse …
    « Le vote de confiance du 22 juin pourra-t-il inverser la vapeur ? La victoire ou l‘échec entre élus ne calmera vraisemblablement pas l’exaspération populaire. Que Papandréou reste ou pas, la politique d’austérité risque de buter encore et encore contre le mur de la révolte populaire. »
    On a effectivement indiqué que quelque soit les changements politiques en fonction des élections, les politiques (d’austérité), elles, ne se modifiaient pas. Pire, elles empiraient.

    On doit aussi indiquer comme le fait ce commentateur que quelque soit ces changements politiques, le maintien des politiques d’austérité se heurtera au mur de la révolte populaire.

    Nous sommes donc bien passés du désespoir résigné au désespoir indigné.

    1. Le jour ou les foules réclameront la mise à mort des banquiers [dans une version civilisée, bien sûr, c.a.d. : la saisie expropriatoire sans compensation aucune, et création d’un monopole de service public de crédit aux entreprises et particuliers], on sera sur la bonne voie… 🙂

  33. lorsque vous êtes au taquet avec vos crédits , que vous ne pouvez rembourser mensualités et capital , vous ne pouvez plus emprunter , vous ne devez plus emprunter………..
    Que sont ces grecs qui continuent à emprunter ?
    Que sont ces pays préteurs qui continuent à préter ?
    Ce sont des fous.
    Il faut cesser de préter , il faut payer à la place de l’endetté , payer sa dette à sa place.
    Si vous continuez à préter vous transférez le risque sur vous même , c’est la contagion.
    Si vous continuez à préter , la situation de l’emprunteur s’aggrave et la votre aussi.
    Seule solution payer à sa place , s’assoir sur une partie de la dette , déclarer la cessation , demander un réglement judiciaire.
    Retournez le problème dans tous les sens , si l’emprunteur est au taquet , vous avalez sa dette.
    Bonjour chez vous.

  34. Ah la la, la Grèce, j’ai regardé les actualités à la télé hier au soir; c’est vrai que ça donne pas envie d’aller trainer ses guêtres dans le coin pour y faire du tourisme! un truc à se prendre des coups de trique sur la calebasse!
    Ben justement, entre le touriste teuton qui va craindre de se faire caillasser sa jolie Mercedes et le franchouillard qui va avoir peur de se retrouver coincé sur une ile, certes paradisiaque, mais coincé tout de même vu la grève générale illimitée et insurrectionnelle qui se profile, à mon humble avis, la prochaine saison estivale est bien compromise..et ça ne va pas arranger la balance commerciale, cette grosse bouderie qui s’annonce.
    Plus sérieusement, face à une jeunesse sacrifiée, je n’ai pas entendu un seul mot de compassion, de compréhension de la part des puissants argentiers qui nous gouvernent…du genre, ok, ça va être dur, mais la prospérité est au bout du chemin, n’ayez pas peur, entrez dans l’espérance, on va vous aider, etc etc….
    Par contre, on sort la grosse Berta dès qu’il s’agit des banques, hein, faut pas déconner quand même; donc, entre le Baroin, la Lagarde ( ah celle là! ), le Sarko et toute la clique des clones de Noyer, vas y les « éléments de langage »….ça risque rien, on vous dit ( c’est marrant, on dirait un remake des subprimes )
    Cela dit, du côté gouvernement grec, c’est un peu l’impasse, ils n’arrivent manifestement pas à vendre au populo la corde qui servira à les pendre; on pourrait quand même leur souffler à l’oreille de regarder ce qu’ont fait les Islandais ( un superbe bras d’honneur très méditerranéen sous la forme d’un référendum) Eh bien, ils ne s’en portent pas si mal! il faudrait que l’ami Jorion ou l’ami Leclerc se penchent là dessus.
    A situation inédite, solution imaginative!

  35. Propos confus d’ilote :

    Tous ces milliards accumulés dans les mains de quelques uns : si le système est au bord de l’effondrement, ces quelques uns richissimes ne vont-ils pas être obligés de les réinjecter, de les balancer en masse (cf. les donations des Bill Gates et consorts), comme des morceaux de bois flottants où ils vont s’accrocher pour ne pas noyer le système et eux avec ?

  36. N’attendez pas des médias qu’ils vous parlent des sujets qui fâchent. Si le Yemen tombe, Souad risque de tomber aussi, et avec eux le mode de vie à l’occidental qui repose sur une sécurité des approvisionnements US qui pourraient disparaître du jour au lendemain.

    Yemen: The Mother of all Revolutions
    http://www.youtube.com/watch?v=A70uxkfnMvk&feature=player_embedded#at=31

    Tous nos débats sont tellement en retard d’une multitude de guerre face au vrais enjeux que c’est à en mourir de délire. A-t-on seulement un plan si nos approvisionnements devaient être réduits de moitié en peu de temps ? Au hasard je dirais que non et que le pouvoir a tellement peur de le révéler à l’opinion qu’il s’enlise dans le ‘dormez brave gens’. L’autruche reine comme seule porte de sortie.

    Sérieusement, comment on s’organise si la sécurité des approvisionnements OCCIDENTAUX devait être rompue du jour au lendemain (en ayant à l’esprit que les stocks nous permettraient de tenir quelques semaines) ?

    1. on essaie de faire comme nos aïeux, pendant les guerres : on élimine le superflu, et on préserve l’essentiel …

      Ce qu’ont vécu nos familles / 2° GM, par ex.
      plus de chauffage; tickets de rationnement ; queues, souvent pour ne rien rapporter=) perte de poids,plus de 10 kg en 3 semaines / grandes villes : ( hihi, les Dr-inventeurs de régimes délirants et déséquilibrés pour les grosses dames riches qui s’ennuient : ça vous fera 200 €, merci, seront au chomdu ! crêveront la dalle comme les autres : ça fait tout-de-même plaisir ! ), semelles de bois, pas de collants, reprisage de chaussettes, retournement des manteaux [ pas le retournement de veste cher aux politiciens, non, rien à voir =) c’est pour que cela soit moins élimé ], marche à pied, velo ! retour au pot de chambre, et au broc à eau [ car, infrastructures trés rapidement « out », quand savon : de trés mauvaise qualité brûlant la peau =) crevasses …]
      pour les enfants, lors de fêtes, faire des gâteaux, sans oeufs, sans farine, sans beurre …etc, etc…
      bougies …( eh, lire à la bougie : un grand plaisir !)
      bref, économie de guerre, MAIS POUR TOUT LE MONDE !
      et, remettre l’agriculture en local, pour que tout le monde ne crêve pas !

      1. Il faut faire la différence entre une entrée en guerre qui va plutôt souder une population autour d’un Etat par rapport à un effondrement qui va plutôt mener à un chacun pour soi qui condamne l’Etat et qui peut mener à sa disparition pure et simple.

        Je crains que l’effondrement de l’Etat n’aille de paire avec l’effondrement de la confiance en l’Etat menant à plus de repli sur soi. On sera alors confronté à une impuissance de l’Etat qui alimentera la défiance vis-à-vis de l’Etat elle-même alimentant l’impuissance de l’Etat, et le cercle vicieux s’installe.

        Ci-dessous un exemple très révélateur de la part de Mr Tea Party dans un pays où il est vrai bien des gens ont des tempéraments de soldats et sont armés jusqu’aux dents. En Europe par contre c’est l’inexistence de l’armée qui peut nous mener à vivre une expérience similaire.

        “Be prepared to “shelter in place” or “bug out” as appropriate. “Wilding” events have already happened in some major cities. This is likely to spread if there is a “fiscal” or “monetary” accident and the “FSA” (free **** army) funds get cut off. These events could spread very quickly, and many large cities could go near-feral within days. You need to know what you’re going to do about that if it happens. If you think it can’t, you’re wrong – it both can and might. Being prepared costs nothing. Being unprepared might cost you your life. Consider walking down the average city street with 10-story apartment buildings on both sides while carrying a bag of groceries. How many rifle barrels can be hidden behind those windows, pointed at your head? Now consider what happens when the residents in those places have no food, no money, and you’ve got a bag of groceries. Still comfortable walking down that street? That’s what I thought. Incidentally, being “macho” (or even armed to the teeth) does you absolutely no good in such a situation; the only means of avoiding that problem is not being there if it happens.”
        http://www.theburningplatform.com/?p=16907

Les commentaires sont fermés.