L'actualité de la crise : LEUR SEUIL D'INCOMPÉTENCE, par François Leclerc

Billet invité

Les situations de crise ont cela d’intéressant qu’elles mettent à nu les mécanismes dans leur réalité, à condition de ne pas affecter de les ignorer. Jour après jour, le feuilleton du second plan de sauvetage européen de la Grèce en est la démonstration, révélant que les autorités européennes ont pour le moins atteint leur seuil d’incompétence.

On pourra s’interroger sur les raisons de leur impuissance, observant que, devant choisir entre deux maux, elles adoptent invariablement le pire. Et qu’elles sont ainsi elles-mêmes les artisans de l’approfondissement d’une crise dont elles ne savent pas se dépêtrer. La conclusion s’imposera : elles sont dépassées par les événements parce que le système qu’elles essayent de sauvegarder a été trop loin et ne peut plus reprendre pied. L’affirmer pouvait être au début téméraire mais devient à force de se confirmer une banalité.

Deux grands acteurs émergent du drame actuel, dont leur antagonisme est le moteur : le gouvernement allemand d’un côté et la BCE de l’autre, tous les autres étant réduits à la figuration. Le premier est soumis au sein de sa majorité à une opposition grandissante à tout soutien renouvelé à la Grèce, tandis que l’ombre du Conseil Constitutionnel allemand et de sa censure se profile pour assombrir le décor, dès le 5 juillet prochain, date du début des auditions destinées à lui permettre de fixer ensuite les règles d’adoption par le Bundestag des futurs mécanismes européens de sauvetage financier.

La seconde continue de freiner des quatre fers vis-à-vis de tout ce qui pourrait être ressenti par les marchés comme un événement de crédit – expression anodine des banquiers pour évoquer le bouillon qu’ils vont prendre – comme par exemple ce que proposent sans démordre les premiers.

Une autre lecture complémentaire est possible de cette même comédie dramatique. Du FDP allemand au Partido Popular espagnol, du PSD portugais à la Nouvelle Démocratie grecque (dans l’opposition), un vent libéral souffle à nouveau sur l’Europe. Il est toujours question de diminutions des impôts, de coût et de rigidité du marché du travail ainsi que de rééquilibrage des comptes sociaux. Ces adeptes ne voient de salut que dans l’incantation. La même tendance s’observe chez les républicains américains crispés sur la réaffirmation des recettes à l’origine même du désastre dont ils prétendent sortir.

Enfin, dans la même veine et face aux attaques lui reprochant son intransigeance, la BCE en est réduite à utiliser les plus fallacieux arguments, assimilant l’implication des capitaux privés dans le futur plan de privatisation grec à un partage du fardeau, alors que ce sera cadeau, vu les circonstances.

Pour l’avenir et dans l’immédiat occuper la galerie, Vitor Constancio, le vice-président de la BCE, a proposé pour concrétiser ce partage la création d’un « Fonds de résolution de la zone euro » alimenté par les banques, avec pour objet d’intervenir en cas de crise bancaire ou financière. A cette proposition très floue correspondent les projets des taxes sur les transactions financières, en France et peut-être en Allemagne, à l’initiative conjointe du PSD allemand et du PS français. Rien qui ne dénoue dans l’immédiat la situation.

Alors, que se passe-t-il concrètement ? Du jeu du chat et de la souris, on est passé au bras de fer. Pour y mettre fin, Wolfgang Schaüble, le ministre allemand des finances, a choisi une formule éprouvée pour enterrer les problèmes chauds mais pas pour les résoudre : « Pour trouver une bonne solution à laquelle la BCE peut souscrire, à laquelle la BCE doit souscrire, nous avons décidé avec l’Eurogroupe de mettre en place un groupe de travail qui va analyser la marge de manœuvre entre participation des créanciers privés et conséquences négatives sur les marchés financiers ».

L’Allemagne, gardienne du Temple de la banque centrale et de son indépendance veut la faire plier, on en est là !

Le même ministre expliquait juste auparavant qu’il fallait se hâter, car il n’y aurait bientôt plus de créanciers privés en possession d’obligations souveraines grecques, les banques se dépêchant de s’en délester, notamment en les mettant en pension contre des liquidités à la BCE.

Ce qui a conduit les mauvais esprits à qualifier cette dernière de bad bank, et Jürgen Stark, son chef économiste, à monter au créneau : « Nous ne sommes ni naïfs ni ignorants des risques » a-t-il affirmé, reconnaissant que « La BCE et l’Eurosystème [les banques centrales nationales] ont pris des risques supplémentaires sur leur bilan ». Ce qui ne vaut pas démenti pour la bad bank… Martelant une fois de plus : « Il faut arrêter les discussions stériles et se consacrer aux vraies questions, appliquer le programme décidé avec la Grèce », c’est à dire s’en tenir aux restrictions budgétaires et au plan de privatisation.

De fait, afin de ne laisser place à aucune ambiguïté sur ses intentions, la BCE annonce resserrer la corde autour du cou des banques et des gouvernements de la zone des tempêtes en augmentant le taux auquel elle prête ses liquidités.

C’est plus tumultueux du côté allemand, en raison de la fronde qui secoue les groupes parlementaires conservateur et libéral de la majorité. Le vice-président du groupe parlementaire du FDP, Jürgen Koppelin, en venant même a envisager la banqueroute de la Grèce comme une solution préférable à un soutien financier dont le poids ne serait pas partagé par ses créanciers privés. L’heure n’est pas au compromis.

Entre le rééchelonnement volontaire allongeant de 7 ans la maturité des obligations, avancé par les Allemands, et la formule d’un « debt roll-over » – le renouvellement des prêts de plein gré à l’échéance – accepté par la Commission de Bruxelles et la BCE, la nuance peut paraître infime et ne pas justifier une telle bataille au couteau. Le porte-parole d’Olli Rehn a éclairci le tableau : « En fonction de l’opération qu’on effectue, les acteurs du marché peuvent considérer que dans une certaine mesure c’est quelque chose qui ressemble à un événement de crédit, ce que nous voulons éviter depuis le début ». Une formule magique est donc recherchée, quelque part entre les deux, qui a tout du compromis sans principe de circonstance.

Ralliée à la solution du « debt roll-over » – que le Crédit Agricole a déjà déclaré accepter – la BCE a en même temps annoncé qu’elle ne se l’appliquerait pas à elle-même, alors qu’elle est la plus grande détentrice des obligations grecques. Soit pour les avoir achetées sur le marché secondaire, soit pour les avoir prises en pension. Ce qui de facto minore beaucoup la portée de la mesure et aboutit à donner raison aux Allemands qui veulent une mesure effective.

Dans l’immédiat, les taux obligataires à 10 ans grecs et portugais continuent de monter, atteignant 16,525 % et 10,149 % respectivement. George Papandréou, le premier ministre grec, continue de chercher un consensus introuvable et tente d’obtenir le vote par le parlement du nouveau plan d’austérité, au prétexte que le versement de la prochaine tranche du prêt déjà accordé y est conditionné. Une nouvelle grève générale est prévue le 15 juin prochain.

Tenus pour justes bons à presser, les Grecs vont finir par peser sur la décision en ajoutant leur rejet au blocage d’autorités européennes démunies de stratégie crédible de sortie de crise. La dynamique que ces derniers impulsent à leur corps défendant est radicalement inverse.

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144 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LEUR SEUIL D'INCOMPÉTENCE, par François Leclerc »

  1. en bon sociétaire de sa caisse locale, vigneron va lire et approuver, et même parapher !

    Ralliée à la solution du « debt roll-over » – que le Crédit Agricole a déjà déclaré accepter

    roulement de tambours pour le retour au septennat du roulement de la dette ; c’est du rock’n’roll cette affaire !
    « roll over la dette infinie »

  2. On va sûrement m’accuser de troller ou de tenir des propos inadéquats. Et pourtant.

    Voici des mois que je maintien que la crise que nous vivons actuellement ne se réglera que dans le sang.
    Actuellement, c’est celui des victimes de l’oppression économique au moyen orient.
    Demain ce sera celui des indignés et leurs successeurs en Europe.

    Tôt ou tard, mais selon moi assez prochainement en temps « historiques » la masse des gens va devoir en passer par ce qu’elle déteste faire et ne fait qu’en dernier recours : la révolution.

    La révolution c’est le massacre de tous ceux qui ont abusé, pillé et finalement détruit la cohérence
    de la société, ruiné l’espoir de la masse des plus humbles.

    Le fait que certains grand banquiers n’aient pas encore été expropriés et pendus haut et court est
    une insulte commune à la démocratie, au bon sens, à l’équité et certainement à l’économie.

    Tout le reste, ce fatras de considérations, certes non dépourvues de bon sens, c’est du bla-bla.

    Les seigneurs de ce monde (saigneurs) ne connaissent et ne comprennent qu’un langage, celui de l’extrême violence. Ils la pratiquent actuellement sans retenue à l’égard de plus de 70% de la population mondiale.

    Chacun son tour….

      1. Allez dire ça à madame et monsieur Michu, une fois qu’ils auront perdu une bonne partie ou la totalité des économies d’une vie. Je serai curieux de voir leur réaction.
        Et puis il y a les moins que rien comme moi, avec des comptes à régler et pas grand chose à perdre. Additionner les deux, et vous obtiendrez…

      2. Crois-tu que nous ayons évolué tant que ça, Julien.

        Nous avons acquis du savoir, certes, mais pas de l’intelligence.

        Sinon, si tu as une autre issue à la situation, je suis preneur. (et les petits gars du « G20 » aussi, je pense… 😉 )

        Oui, notes, quand j’y pense, l’autre solution est une guerre mondiale.
        Au choix, donc.

      3. Julien a raison.
        Il y a beaucoup mieux que le bain de sang, cad l’écrasement régulier des peuples en révolte par une oligarchie.
        Si le peuple multiplie les actes de résistance, chacun avec ses moyens, dans son contexte, dans sa compréhension de la situation, dans le respect des actions choisies par les autres, individus, associations, syndicats, partis, le moment de l’offensive, du tous ensemble, arrivera.
        Il a n’a pas eu lieu à l’automne, car la révolte n’était pas assez forte face aux illusions électorales, qui ont permis aux politiciens de faire miroiter référendum et « débouchés » politiques bouchant le présent.

        Mais la crise ne fait que commencer, ce n’est plus une minorité agitée, vaillante, organisée, subversive, mais des peuples entiers qui s’ indigneront, puis se révolteront, puis par la légitimité du nombre et la raison de la force feront d’autres révolution.

        C’est par la force et l’offensive hardie,
        quand le peuple dit massement non,
        que l’on épargne à l’oligarchie le choix d’user des armes.

      4. quand vous aurez faim, on verra ou iront vos idées généreuses.
        Lisez l archipel du goulag pour comprendre ce que des crevards sont capables de faire pour un morceau de pain noir.
        Désolé mais nous n avons rien appris sinon nous n en serions pas là ou nous en sommes. Avec tous les gains de productivités réaliser ces 30 dernieres années, grace a une répartition juste et génereuse de cet argent la faim et la pauvretée devraient être éradiqués de la surface de cette planète.
        Hélas nous n avons rien appris et le sang, le feu, la mort seront nos compagnes.

      5. En quelques siècles, on a tout de même appris mieux que la loi du Talion, non ?

        Non. L’humanité n’a en moyenne qu’environ 40 ans d’expérience…

      6. La loi du Talion est une sorte de revanche, une forme primitive de justice.
        Détruire les puissances de décisions nuisibles est une façon de supprimer une oppression ou la menace qu’elle constitue, c’est de la légitime défense. La menace est clairement le démantèlement des protections sociales, notamment envers les + faibles, les moins à même de les empêcher. Elle est clairement incarnée et mise en oeuvre par les plus possédants soutenu par la plupart des décideurs en place et certaines institutions, notamment « l’europe ».
        Le seule chose qui empêche une révolte, pour le moment, est le manque de visibilité de ce qui peut en sortir.
        Une révolte ou insurrection peut, ou pas, amener un changement de régime en douceur, peut, ou pas, devenir une révolution brutale, et peut, ou pas, passer par un bain de sang. Rien n’est écrit, tout dépend de la capacité de la classe dirigeante à accepter le changement et organiser la transition.

      7. Bonjour Julien,

        Oui, nous avons développé la technologie et le savoir mais qu’en a t’il été fait ???
        Des outils destinés à l’abrutissement des humains, des moyens de destructions concentrés dans quelques mains.
        Je suis quelqu’un de profondément non violent et respecte la vie sous quelque forme qu’elle soit mais force m’est de constater que malheureusement et comme avec un enfant l’apprentissage passe par la punition si les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur de ceux escomptés.
        Les indignés etc…. tout cela, c’est bien.
        Cela par d’un bon sentiment mais croyez-vous vraiment qu’hors quelques rires cela fasse réagir les « puissants » ?
        Non, si vous voulez que les choses changent véritablement, il faudra malheureusement accrocher quelques têtes de banquiers et politiciens sur des piques sinon ce seront eux qui accrocheront quelques millions de cadavres à leur palmarès.
        Ainsi va le monde et l’humanité depuis le début des temps.

        Bon week-end.

      8. HP,

        Rien n’est écrit, tout dépend de la capacité de la classe dirigeante à accepter le changement et organiser la transition.

        Cette capacité d’acceptation du changement ne pourra se faire en douceur si l’on ne substiue pas à la croyance en la possession une croyance hors de portée de la puissance humaine.
        Car sinon, inéluctablement, la classe dirigeante sera dans l’obligation d’accepter une dépossession. Et, par le Chien, retirer lui l’os de la bouche, il vous montre les crocs.

      9. @HP

        Rien n’est écrit, tout dépend de la capacité de la classe dirigeante à accepter le changement et organiser la transition.

        Si ça dépend que de ça , je crains que nous ne soyons assez mal barré.

      10. comme tout le monde ci dessus, l’humanité 2.0 n’est possible que si on a le minimum de nos besoins assouvies (disons l’humanité 1.0), or on voit bien dans les parties du monde en humanité 0.5 (et dans notre histoire) atteindre un cercle vertueux devient plus difficile et c’est le mauvais cercle qui s’inscrit et s’alimente.

      11. Antoine et hema :
        Entre tout perdre pour finir avec la tête sur une pique ou perdre une partie en lâchant du lest, il y a une position nettement meilleure que l’autre. Les gens et les dirigeants ne sont pas des chiens, ils peuvent calculer où se trouve leur intérêt. Reste à trouver les moyens de convaincre et montrer sa force pour ne pas avoir besoin de s’en servir.

      12. HP,

        Le compromis, s’il arrive, il me paraît devoir arriver entre des interlocuteurs qui ne peuvent pas s’entendre: La Misère et la Frustration d’un côté (les écartés du système), l’Aveugle et le Fouet de l’autre (ceux pour qui le système a réussi).

        Le compromis, c’est trop tard selon moi.

        Catharsis.

    1. Votre propos et celui de M JORION « LE MESSAGE AVEC OU SANS IMAGE » me paraissent étroiement liés.

      Car en effet, si les siècles se suivent, et que Darwin laisse penser, par sa théorie de l’évolution, que l’on tend vers une perfection, on n’a pas idée de ce vers quoi elle tend, sauf à se gonfler d’orgueil, et finalement créer des liens sociaux qui n’ont d’autres but que de baillonner la majorité, de perdre le sens commun, et de mettre en exergue les pulsions de destruction qui sévissent en chacun de nous.
      Et le catharsis sera ici non pas sur des totems et des idôles, mais bien sur son prochain.
      Quand l’absurdité et la dérision ne sont pas prises au sérieux, quand on ne se prosterne pas devant le grand Rien, c’est sans aucun doute à venir la dévastation.

      1. TIMIOTA,

        Je voulais dire, avec un peu d’emphase, qu’avec Darwin, facile de croire que le singe est « plus con » que l’homme. D’où cette idée de perfection.

    2. N’oubliez jamais que les grandes fortunes de ce monde se délectent des périodes de violence. Le peuple est occupé à mourir au lieu de commenter leurs faits et gestes, et les affaires reprennent de plus belle dans le chaos général et en ce sens les « saigneurs » de ce monde, comme vous dites, ne connaissent et ne comprennent …extrême violence.

      1. Ça c’est des blagues.
        Les révolutionnaires en général font bien les choses.
        La nouvelle aristocratie qui prédate en ce moment n’a rien à voir avec l’ancienne.
        Quand à la nouvelle qui finira par ce mettre invariablement en place tôt ou tard, personne ne sait ce que sera, ni quand se sera.
        En attendant : Delenda etc etc…

    3. En cas de révolution…….ou de guerre, ce ne sont pas seulement certains « responsables » qui seront massacrés (selon les termes de Eomenos) mais aussi, comme souvent, beaucoup d’innocents et innocentes qui après avoir été spoliés seront sacrifiés par la haine de tous contre tous. La barbarie.

    4. Une quatrième guerre servile en somme?
      Ou alors de nouveaux indignés chevelus qui proposent de tendre l’autre joue?

      La force, pour le pouvoir réel.
      La séduction, pour le pouvoir symbolique.

      Nous aurons les deux: révolte cathartique et civilisation.

      La non violence n’est qu’un élément de contrôle de la violence, dont nous aurons besoin pour mettre un terme à la feuille de route de la crise.

      Comment rebâtir sans démolir?

      Démolir les structures néfastes, entendons-nous, le sang versé par ceux qui les défendent ne changera rien…

    5. @Eomenos

      Les seigneurs de ce monde (saigneurs) ne connaissent et ne comprennent qu’un langage, celui de l’extrême violence

      Comme vous dites! Comme vous dites ce sont des professionnels, ils le connaissent parfaitement ce langage, ils sont même organisés, comptant sur votre réaction, pour que vous alliez leur donner votre peau en direct à la télé pour faire naitre une très grande peur intérieure aux autres qui seraient tentés de vous rejoindre.
      Si vous voulez finir comme une victime exemplaire, vous allez tout droit dans le piège qui est déjà bien affûté. La martyrisation ne paye plus dans nos sociétés individualistes, et puis entre nous, devenir de la chair à canon pour ceux qui vous soutiendront derrière leur écran plasma, n’est pas plus valorisant que l’être pour des politiques ou des généraux.

      Le peuple n’est pas encore prêt pour changer le modèle et mener un combat physique contre cette oligarchie. Quand ils auront faim ce ne seront plus les-mêmes; comme le chantait Bob Marley:

      « Them belly full, but we hungry; A hungry mob is a angry mob. »
      « Leurs ventres sont pleins mais nous, nous avons faim. Une foule affamée est une foule déchaînée » Et la faim est fidèle, elle revient toujours!

      Il est donc trop tard pour empêcher ces oligarques de détourner la démocratie, mais encore bien trop tôt pour leur faire rendre gorge et ressortir la guillotine!

      Gardez donc votre niaque pour l’estocade finale si elle doit arriver, quelque soit le résultat, au moins ce ne sera pas en victime collatérale écervelée mais plutôt en honorable citoyen déterminé que vous allez risquer votre peau!

      Patience…

      1. Et si, avant d’en arriver là, nous utilisions notre bulletin de vote – nom de Zeus !!
        Tous les mouvement d’indignation du monde (Tunisie, Égypte, Espagne, Grèce, Mai 68 …) ne déboucherons sur rien s’il n’y a pas de relais politique efficace…, dois-je préciser ?
        Le reste c’est de la pensée magique

  3. Toute le problème réside dans l’irresponsabilité historique des gouvernements qui empruntent le cœur léger, en pensant bien que de la sorte, ils seront réélus et « qu’après eux, le déluge ». On parle beaucoup en Grèce, de dette odieuse ou illégale qui pourrait justifier son non remboursement. Ce concept peut être admis s’il s’agit de dictatures. Mais si un gouvernement démocratique se montre démagogique et populiste pendant des décennies, faut-il que les États partenaires plus sages trinquent à leur place et fassent trinquer leur population ? On parle beaucoup sur ce blog des banques prédatrices et des spéculateurs internationaux qui suceraient le « sang du peuple », il faudrait qu’on m’explique en détail comment ces acteurs seraient passés outre la volonté des gouvernants. Même Goldman Sachs, aussi malveillante qu’ait pu être leur manipulation, a été montée avec la complicité du gouvernement grec. N’est-ce pas ?

    Il est vrai que maintenant, la situation est insoluble parce que des passifs énormes se sont accumulés. En tout cas, il ne faut pas faire une RAZ par un moyen ou par un autre et qu’on reparte sur la même pente glissante. Ce serait à hurler pour les peuples partenaires et je comprends que la BCE s’y oppose. La seule solution en échange d’un abandon partiel des créances, serait la mise sous tutelle de l’État surendetté avec interdiction de faire des déficist ou s’il s’avère que c’est politiquement impossible, l’exclusion pure et simple de l’Euro avec sans doute à la clé, une régression généralisée du PIB de 20 ou 30 %.

    1. Erreigt parle de « un gouvernement démocratique « , comme en France sans doute celui du Fouqet’s, aux USA celui de Wall Street, et ailleurs aussi, ceux du capital !

      En Grèce comme en France et ailleurs , les gouvernements au service de l’oligarchie baissent les impôts des leurs amis riches, font des déficits et empruntent aux même amis.
      Ils gagnent deux fois.
      Le premier pas logique, c’est la répudiation.
      Le deuxième de raison, c’est l’expropriation des expropriateurs, les capitalistes.

      Sur le cas de la Grèce en pariticulier, es banques privées, et avant tout les banques françaises et allemandes, portent l’essentiel de la responsabilité de l’explosion de la dette publique grecque à partir de 2008
      Voir tout l’article
      http://www.cadtm.org/En-Grece-ils-sont-en-train-de

      1. @Charles A..

        les banques privées, et avant tout les banques françaises et allemandes, portent l’essentiel de la responsabilité de l’explosion de la dette publique grecque à partir de 2008

        elle est un peu courte la démonstration de l’auteur Mr Chavigné, vous trouvez pas?

        Il faut des faits, des chiffres, des preuves, pas juste du blabla est des affirmations péremptoires.

      2. @Charles A.

        En 2007 et 2008, pour éviter aux banques européennes de faire faillite, à la suite de la crise des « subprimes », la BCE et la FED (Réserve fédérale des États-Unis) leur ont prêté des milliards d’euros à des taux extrêmement bas. Les grandes banques européennes ont alors utilisé une partie de ces fonds pour augmenter leurs prêts aux pays de la périphérie de la zone euro, notamment la Grèce. A des taux, bien évidemment, beaucoup plus élevés. Fin 2008, les détenteurs étrangers de la dette publique grecque étaient les banques et les sociétés financière de France (20 %), d’Allemagne (15 %) ; d’Italie (10 %) du Royaume-Uni (9 %), de la Belgique (9 %), du Luxembourg (8 %)

        Supposons que la BCE ait prêté directement ces fonds à l’état Grec sans que les banques privées Françaises et Allemandes soient impliquées d’aucune manière.

        La BCE aurait prêté à la Grèce au taux auquel elle a prêté aux banques, c’est à dire 1,5%
        La Grèce aurait fait l’économie de la marge que se sont prise ces banques, c’est à dire la différence entre ces 1,5% et le taux moyen des émissions obligataires grecques souscrites par ces banques entre 2008 et début 2010 (date de la dernière émission), c’est à dire pour les emprunts à dix ans Grecs entre 5% et 6% sur toute cette période
        Donc la marge que se sont pris les banques privées est d’environ 4%/an sur toutes les émissions obligataires de l’état Grec sur cette période.

        J’aimerais bien savoir en quoi cette marge constitue « l’essentiel de l’explosion de la dette publique grecque à partir de 2008 » comme l’affirme ce Mr Chavigné??

        Ce ne sont pas les banques privées Françaises et Allemandes qui sont responsables de l’essentiel des déficits de l’état Grec.

        L’essentiel de ces déficits provient, comme toujours, de l’inadéquation des recettes et des dépenses de l’état grec. Et dans ce cas, c’est SURTOUT un manque de recettes dû d’une part à des taux d’imposition beaucoup trop généreux sur les plus riches et sur les entreprises, d’autre part au fait que 25% du pib de la Grèce est du black sur lequel l’état grec ne touche pas un centime.

        Ce ne sont quand même pas les banques privées Françaises et Allemandes qui sont responsables des taux d’imposition grecs et de l’hypertrophie du black dans l’économie grecque!

      3. Que cela soit clair :

        qu’on dise que les banques privées Françaises et Allemandes ont une part de responsabilité dans ce merdier est incontestable. Mais qu’on dise qu’elles sont responsables de l’essentiel de ce merdier et passer sous silence l’incapacité flagrante des gouvernements grecs successifs à recouvrir suffisament d’impôts et contrôler la fraude fiscale dans ce pays, c’est plus que tendancieux.

        Les explications monocausales (tout est de la faute des banquiers Français et Allemands), voilà ce contre quoi je m’insurge.

      4. Chris 06 a raison: malgré la présence très forte du capital bancaire étranger en Grèce, français en tête, l’oligarchie grecque elle-même et ses gouvernements ont chargé la barque. Cette dette, double bénéfice pour les banksters, d’où qu’ils soient, doit être répudiée

        Face à la dette : l’appétit vient en auditant !…
        par Yorgos Mitralias
        http://www.cadtm.org/Face-a-la-dette-l-appetit-vient-en
        Ce texte est le prologue à l’édition grecque du livre « Menons l’enquête sur la Dette ! – Manuel pour les audits de la dette du Tiers Monde ». L’édition grecque est augmentée d’un long et important texte de Maria Lucia Fattorelli sur les expériences d’audit de la dette publique en Equateur et au Brésil, ainsi que du texte d’Eric Toussaint intitulé « Quelques fondements juridiques de l’annulation de la dette ».

        Conclusion du texte:

        En dernière analyse, « ceux d’en haut » font très bien leur travail de sape des acquis sociaux et de toutes les formes de solidarité, au service des riches créanciers et des entreprises multinationales ; il est grand temps que « ceux d’en bas » fassent le leur, celui de l’union pour l’audit de cette dette publique, si largement illégitime…

    2. Le droit et/ou la jurisprudence de la plupart des pays d’Europe tiennent pour acquis que toute personne créant dans le chef d’un individu ou d’une entreprise une apparence de crédit fallacieuse sera considérée comme co-responsable de la faillite du débiteur.

      Le cas de la Grece aurait pu faire l’objet d’une admirable application de cela, Goldmann Sachs ayant en plus aidé la Grece à tricher.
      Croyez vous que nos grands argentiers aient demandé la moindre indemnité à GS ?

      Ceci est une preuve irréfutable de la collusion des politiques et des grands banquiers.

      1. Oligarchie, gouvernement du Fouquet’s, collusion avec les banquiers, les qualificatifs ne vous manquent pas pour désigner des gouvernements pourtant issus des urnes et parfois soumis à alternance rapide comme en Grèce en ce moment…Alors selon vous, quel serait le mode de désignation d’un gouvernement intègre défendant franchement les intérêts du peuple ? Personne de répondra pertinemment à cette question car l’expérience historique montre que la démocratie élective et représentative est la seule praticable (qu’on ne me parle pas de la Grèce antique avec ses cohortes d’esclaves). Sinon, c’est la dictature.

        Non, il faut admettre que la responsabilité des États est entière car ils disposent de l’exclusivité de la force, de l’application des traités et du contrôle aux frontières. Ils peuvent faire plier n’importe quelle puissance de l’argent à condition d’en admettre toutes les conséquences…On en revient toujours au réglage du curseur « courage politique démagogie ou populisme »

      2. @erreipg

        Personne de répondra pertinemment à cette question car l’expérience historique montre que la démocratie élective et représentative est la seule praticable (qu’on ne me parle pas de la Grèce antique avec ses cohortes d’esclaves). Sinon, c’est la dictature

        .

        A argument un peu court, réponse tout aussi courte et péremptoire.
        Si vous avez un peu de temps et si vous êtes prêt à accepter une remise en question même partielle, vous pouvez explorer les liens suivants:

        http://www.enquete-debat.fr/archives/echec-et-mat-la-democratie-directe-existe-t-elle

        http://www.dailymotion.com/video/x22dxw_etienne-chouard-11-le-tirage-au-sor_politics

        Vous avez ci dessus trois positions:

        -Réalisme un peu (ou beaucoup) cynique: Alain Cotta qui considère que notre démocratie représentative est plutôt de fait une oligarchie et que ça se sera toujours ainsi.

        -Réformateur modéré: Yvan Blot pour la démocratie directe (avec des arguments économiques et autres qu’il faut entendre).

        -Utopiste ?: Etienne Chouard pour une représentation politique qui intègre le tirage au sort d’une partie de nos représentants.

        Ces trois personnes ont des positions argumentées, et à mon sens au moins pour 2 d’entres elles, porteuses d’espoir, mais aucune des 3 ne considère que notre système de démocratie représentative actuel fonctionne comme il est sensé fonctionner.

        Maintenant, si on examine les résultats actuels, faut t’il vraiment ne rien changer à notre démocratie et considérer qu’on a atteint la perfection ???

      3. Alors selon vous, quel serait le mode de désignation d’un gouvernement intègre défendant franchement les intérêts du peuple ? Personne de répondra pertinemment à cette question

        Au contraire, la réponse se lit partout. Ce blog comme de façon croissante les peuples en révolte l’affirment: la condition de la démocratie, c’est la fin de la tyrannie du capital.
        L’oligarchie corrompt toutes les institutions.
        L’euthanasie du capitalisme agonisant c’est la condition minimum.

        Ensuite, pour ne pas reconstituer cette oligarchie, comme cela a été fait à travers la bureaucratie russe, devenue propriétaire de plein droit ensuite, il faut la démocratie la plus radicale, y compris dans le mode de désignation du gouvernement.
        Et sur ce point aussi, le blog répond régulièrement, en symbiose assez étroite avec l’indignation, les révoltes et les révolutions en cours.

    3. mise sous tutelle de l’État surendetté avec interdiction de faire des déficist ou s’il s’avère que c’est politiquement impossible, l’exclusion pure et simple de l’Euro

      tutelle – interdiction – exclusion

      comme vous y allez ! le bel esprit démocratique que voilà !
      la Grèce, berceau de la démocratie et symbole de l’Europe !

      « tutelle – interdiction – exclusion  » =) c’est drôle : vous me donnez la nausée ! =) « totalitarisme » est votre nom !

      l’idée même de l’Europe est morte : vous venez d’en faire la magistrale démonstration ! =) ensemble ou rien ! point barre.

  4. Cela me rappelle une vieile petite blague que les grecs devraient méditer :

    Abraham et sa femme Sarah , aprés une dure journée de labeur, peuvent enfin aller se coucher. Sarah éteint les lumières et dit

    – « Bonne nuit Abraham. »

    – « Bonne nuit Sarah » lui répond il.

    Or Abraham n’arrive pas à trouver le sommeil. Il gesticule dans le lit, se tourne et se retourne, à tel point qu’il réveille sa femme..

    Elle lui demande ce qui se passe, et il lui dit….

    – Oïva voï, je dois Sept mille shekels à Jacob, c’est demain l’échéance, et j’ai pas l’argent.

    – Ah ? C’est seulement ça ?

    Sarah ouvre la fenêtre, et appelle Jacob, qui habite juste en face.

    – Jaco-o-o-ob ! Jaco-o-o-ob !

    Jacob ouvre ses volets, réveillés en sursaut.

    – Mais qu’est-ce qui te prends, Sarah, de crier comme ça au milieu de la nuit ?

    – Jacob, je voulais te dire. L’argent que Abraham y te doit, ben y pourra pas te lé donner demain !

    Elle referme les volets, et se tourne vers son mari.

    – Dors, maintenant ! Tu peux dormir, C’EST LUI QUI DORT PLUS !

    1. Une blague que les Grecs devraient méditer ???

      Vous voulez plutôt parler de leurs créanciers, non ???

      Je ne saurais trop vous conseiller de lire attentivement Le commerce des promesses de Pierre Noël Giraud, paru en 2001, dont cette blague est l’introduction…

  5. @ François,

    SAEZ Jeunesse Lève-Toi
    http://www.youtube.com/watch?v=hpaL_Brji5M&feature=related

    Damien Saez – J’accuse [+ paroles]
    http://www.youtube.com/watch?v=KMF9FIIRZlc&feature=related

    ouais !!!

    Si il le faut je ferai mettre mon père en tôle.

    Avec refus d’héritage.

    Ce sera drôle

    J’y amènerai des oranges

    Le repos de la connerie fiscalisée dans

    Les matrices tordues des économistes complaisants

    Mort à la spéculation

    Le prix du début de la justice

  6. La prémisse à un évènement de crédit, pourrait aujourd’hui être un film, Debtocracy, gouverner par la dette, dont l’actuel retentissement en Grèce, va bien au delà d’un succès d’estime.
    Rien que l’on ne sache ou que l’on ne soupçonnait déjà, mais qui démonte les mécanismes menant à l’assujettissement d’un peuple, à qui est imposé le service d’une dette [odieuse] qu’il n’a jamais contractée.

  7. Dans l’immédiat, les taux obligataires à 10 ans grecs et portugais continuent de monter, atteignant 16,525 % et 10,149 % respectivement.

    Il faut bien voir que ces taux, s’il ne sont pas ceux effectivement payés par les grecs ou les portugais, sont par contre bel et bien ceux qui sont exigés pour un emprunt long terme pour un grec ou un portugais, soit des taux réels, avec une inflation de 3,5 à 4%, de 6,5 à 12,5 %… Fait pas bon être un entrepreneur ou un ménage emprunteur là-bas…

    1. les hauts taux font les totaux !
      c’est du totalitarisme financier cette affaire, « poor taux » pour les portos, « gras taux » non gratos pour la Graisse. Le retour des économies parallèles est en chemin loin du calvaire des marchés financiers. Une pièce de vin contre le mildiou, de diou !

      1. Le développement de l’économie souterraine, le travail en noir, paraît la dernière échappatoire pour les Grecs, notamment. Ont-ils besoin de contribuer à un état qui leur prend plusse qu’il n’en donne? Il y a une récession réelle et il y aura une récession apparente pour l’état, les grecs s’organisant pour ne plus subir la pression fiscale. Cette organisation sera durable et impossible à supprimer, ce qui va couler l’autorité de l’état, avec l’aide de la corruption. Difficile de rester loyal à l’état s’il agit en ennemi ou comme une puissance occupante.
        On peut s’attendre à ce que cette fronde fiscale soit organisée ou récupérée de force par des groupes maffieux paraissant moins brutaux ou plus généreux que l’état… S’ils arrivent à créer une police locale et une justice parallèle mais crédible les grecs n’auront plus de besoin du tout d’état.

      2. à moins d’un régime qui se durcisse comme au temps des colonels… c’est le risque avec une débandade de l’Etat, de voir une forme de dictature se mettre en place.

    2. @vigneron,

      NON, c’est l’Euribor qui sert de base pour les taux des crédits aux particuliers.

      RIEN à voir avec les taux des obligations d’Etat Grec ou Portugais.

      Exemple :

      Exemplo representativo: TAE: 3,888% (taxa nominal 3,771%).
      Exemplo para um empréstimo padrão de 150.000€ a 40 anos, para habitação própria e permamente, com relação financiamento/garantia de 80% e taxa de juro indexada à Euribor a 6 meses, acrescida de um spread de 2,15% (sem subscrição de produtos) e arredondamento à milésima, com base de cálculo 30/360 e revisões semestrais. Inclui custos com seguros obrigatórios para uma pessoa segura com 30 anos. Valores para simulação efectuada com base na média da Euribor 6 meses de Abr/11 (1,621%). Comissão de reembolso antecipado de 0,50%.

      Crédit hypothécaire de 150.000€ à 40 ans, représentant 80% de la valeur du bien
      Taux = Euribor 6 mois + 2,15%
      Euribor 6 Mois = 1,739% aujourd’hui

      3,888% c’est pas 10,149%!

      Après vos âneries sur le bilan de l’Eurosystem ou les conséquences de la destruction monétaire, maintenant d’autres âneries sur le taux des crédits aux particuliers…

      1. @chrise

        Euribor 6 mois comme base des taux fixes immobiliers ? Vous êtes locataire… et préférez l’or, je comprends…

        Le rendement de l’emprunt d’Etat français, l’OAT 10 ans, explique pour une bonne part les mouvements des barèmes de taux de crédit immobilier des banques. La corrélation est bien connue, et est sans cesse évoquée par les courtiers en prêts immobiliers depuis plusieurs mois pour expliquer toute évolution majeure des taux de crédit immobilier. Le niveau de taux auquel prête une banque aux ménages est ainsi implicitement corrélé au rendement des emprunts d’Etat du pays. Pour la France, le niveau des taux de l’OAT se situe à l’heure actuelle autour des 3.35%

        Et il sont à combien les taux d’emprunt d’État LT grecs ou portugais ? 3,35 ?

      2. >Chris06

        Avant de hurler aux âneries des autres, vous voulez qu’on vous rappelle ce que vous disiez sur Fukushima?

      3. @vigneron,

        si vous trouvez une banque grecque ou portugaise qui fait actuellement des prêts immobilier à taux fixe en se basant sur le niveau des taux des obligations des états respectifs, faites moi signe!

        Vous êtes locataire… et préférez l’or, je comprends…

        Des crédits hypothécaires et autres j’en ai déjà signé pal mal, à titre personnel et pour les entreprises que j’ai créé, et pas qu’en France : en Espagne, aux Etats Unis et en Malaisie.Cela évite de croire que les pratiques bancaires françaises sont répandues dans le monde entier. Visiblement, c’est pas votre cas.

        Savez vous, par exemple, qu’en Espagne, au Portugal et en Grèce la plupart des crédits hypothécaires sont à taux variable, alors qu’en France ils sont à taux fixe?

      4. @Chris

        Quel casse-bonbons…
        Et du 26% pour du 20 ans, en Grèce aujourd’hui, c’est quoi, mon choubichou… Ah ! du taux fixe, surement…

        Alors que le marché de l’immobilier est dans une période de relance partout en Europe, la Grèce affiche toujours une baisse de l’indice des prix de l’immobilier au premier trimestre 2011.

        Sur la région d’Athènes qui est la plus prisée, cet indice a reculé de 0,3%. Cette baisse atteint même 1,2% dans d’autres régions de Grèce.

        Les estimations de certains experts annoncent une baisse de 15% de l’indice du prix de l’immobilier au cours des deux prochaines années.

        Cette chute est en partie due aux taux d’intérêts qui ont atteint des sommets et freinent les Grecques à acheter un bien immobilier. Les taux d’intérêts des prêts immobiliers à long terme sont proches de 17% pour un remboursement sur 10 ans et de 26% pour un remboursement sur 20 ans.

      5. @vigneron,

        c’est tout ce que vous avez trouvé en googlant, un site bidon bourré de fautes d’orthographe qui raconte n’importe quoi?

        Les prix n’ont que légèrement baissé (-0,3%) avec des taux de 17% sur 10 ans et 26% sur 20 ans!!! Vous trouvez pas cela un peu bizarre?

        imaginez un peu l’état du marché immo français si les taux étaient de 26%…

        m’enfin, répond le googlant plus vite que son ombre vigneron, si c’est sur internet, c’est que ça doit être vrai!

        Surtout quand il suffit de prendre le tableau des taux d’une grande banque grecque pour se rendre compte qu’elle propose actuellement des prêts hypothécaires à taux fixe sur 10 ans de 6,00%.

        Allez, on arrête les dégâts?

      6. Ah ouais ! prêts immobiliers sur 10 ans maximum… super. Ça doit faire beaucoup d’acheteurs potentiels…
        Et allez voir le site de la Banque de Grèce, sur 38 grandes banques grecques et européennes référencées, un peu plus de la moitié seulement proposent un ou plusieurs types de prêts immobiliers, pour une durée maxi de 10 ans, là encore.
        Autant dire qu’il n’y a plus de marché du crédit immobilier en Grèce, ce qui me parait on ne peut plus normal…
        Sinon, je vous en prie, allez-y, allez prêtez votre pognon à 6% aux primo-accédants grecs sur 25 ans. Sûr que vous trouverez des clients…

      7. @vigneron,

        En Grèce, comme dans beaucoup d’autres pays (Portugal, Espagne, ex pays de l’est), les prêts à taux fixes en Euros sur des longues durées (>10 ans) n’existent pas.. C’est pas nouveau, ça a toujours été comme cela.
        Les prêts sont soit à taux variable (euribor + spread fixe) sur des durées allant jusqu’à 40 ans (!), soit à taux fixe sur 2, 5, ou max 10 ans (rarement concédés) puis variable ou révisables (fixe sur des tranches succéssives) sur le restant de la durée (qui elle aussi peut aller jusqu’à 40 ans). Dans tous les cas c’est l’euribor et les prévisions futures de son évolution qui détermine les taux.

        Donc, je répète, les taux des crédits aux particuliers en Grèce et au Portugal n’ont RIEN à voir avec ceux des obligations des états respectifs.

      8. Et allez voir le site de la Banque de Grèce, sur 38 grandes banques grecques et européennes référencées, un peu plus de la moitié seulement proposent un ou plusieurs types de prêts immobiliers, pour une durée maxi de 10 ans, là encore.

        Pourquoi vous entêtez vous à dire des âneries?
        Elles proposent de nombreux prêts immobiliers, sur des durées allant jusqu’à 40 ans.

        PS: ‘prêt immobilier’ ne veut pas dire ‘prêt immobilier à taux fixe’

        Autant dire qu’il n’y a plus de marché du crédit immobilier en Grèce, ce qui me parait on ne peut plus normal…

        Je vous rassure, il n’a pas disparu, et est financé, comme avant, par des prêts immobiliers à taux variables indexés sur l’euribor (qui lui n’est pas à 16,5% mais à 1,7%).

        Autant dire que le coût du crédit est en Grèce, comme au Portugal et partout ailleurs dans la zone Euro, encore à des niveaux historiquement bas, et ce malgré les déboires des finances publiques de ces états.

      9. @chris

        Vous faites décidément trop confiance aux prospectus bancaires…
        Esr-ce que vous imaginez sérieusement qu’une banque grecque gavée d’obligations d’État pourries, dans un État qui doit payer un taux de refinancement deux ans à plus de 25% et qui va restructurer sa dette incessamment, va prêter généreusement et tous azimuts, par ex à des fonctionnaires – demandeurs numéro un de crédit immo en Grèce – à des taux variables basés sur de l’euribor 6 mois plus un petit spread fixe de 3 à 4 % et ce sur 40 ans ? À un allemand, un français ou un niçois, peut-être, mais là encore un banque française, à taux fixe évidemment, sera nettement plus intéressante pour sa villa avec vue sur le joli port de Nauplie…
        Admettre sans difficulté d’un côté que les taux long terme du crédit immobilier soient indexés sur les taux de marché des OAT en France, un pays de la zone euro, et considérer d’un autre côté que le marché du crédit immobilier d’un autre pays de la zone euro, la Grèce par exemple, soit totalement déconnecté de ces mêmes taux obligataires de marché pour la dette publique long terme grecque, et ce par la grâce du crédit à taux variable, avouez que c’est quelque… contre-intuitif, pour le moins…

      10. @vigneron,

        je n’ai jamais prétendu que les banques grecques prêtaient généreusement et tous azimuts mais j’ai prétendu que quand elles le font (et elles continuent de le faire, et pas qu’à des niçois ou à des non résidents) elles le font avec des prêts à taux variable prenant comme base l’euribor et non pas, comme vous l’avez prétendu, avec des taux fixes prenant comme base les obligations du trésor Grec ou à des taux d’usure genre 17% sur 10 ans ou 26% sur 20 ans.

        Le montant des encours de crédit aux particuliers résidents est certes en légère diminution depuis aôut 2010 (qui était le record historique) de 119 milliards d’euros à 116 milliards ce qui montre bien qu’elles continuent de concéder de nouveaux prêts (même si les montants concédés sont inférieurs aux montants des prêts qui sont arrivés en fin de vie) puisqu’il continue d’y avoir des transactions immobilières avec hypothèque (74 000 sur les 12 derniers mois) pour les résidents, même si le volume de ces transactions est en nette diminution par rapport aux années de vaches grasses.

        Votre insistance à affirmer que les banques grecques concèdent des prêts hypothécaires à des taux fixes de 17% et plus est elle dénuée de tout fondement.

  8. Absence de régulation, absence de contrôle, absence de sanction.

    La banque centrale européenne, indépendante de fait, s’est affranchie de son propre règlement pour se mettre au service de ses partenaires: les banques privées.

    L’Allemagne qui est désormais la seule à disposer d’un pouvoir politique disposant d’une capacité de gestion tente de reprendre la main.

    Si la BCE l’emporte, aucun pouvoir politique ne sera en mesure de revenir sur l’indépendance des banques. Si l’Allemagne l’emporte, la BCE devra rendre compte de ses actes et justifier ses comptes.

    Le dénouement de la crise grecque signera l’avenir ou la mort de l’Europe politique.

    Une vraie tragédie… grecque.

  9. Je suis en train de me poser une question.

    Aux états-Unis, Bernanke a choisi la planche à billets pour arrondir les angles et tenter de passer le mauvais cap actuel ( euphémisme ).

    Et en europe ? Les banques centrales ne sont-elles pas en train de temporiser ? Le temps de racheter tous les actifs toxiques auprès des mégabanques et une fois ceci fait, laisser la Grêce faire défaut. Les banques centrales ont-elles des comptes à rendre ? Et à qui ? N’est-ce pas une façon détournée de recourir à la planche à billets ?

    La rentrée 2011 promet d’être folklorique…

  10. Incompétence pas vraiment.
    L’oligarchie est d’accord pour faire payer la note au peuple grec,
    autrement dit toujours défendre le capital contre le travail.

    Ils se divisent, car l’agression est telle qu’elle suscite une résistance croissante.
    La question des banksters et leurs gouvernement est donc
    combien, quand, comment, où, sous quel déguisement, à quel rythme…

    1. Stop, Charles A. !! STOP !
      Rien à voir avec le complot oligarchique ! Bientôt on va nous ressortir les francs-maçons et puis quoi? Les slaves ? Le péril jaune ? Le SPECTRE de James Bond ?

      Non, nous avons en face de nous des décideurs qui ont été mis là par nous !
      Suffit de les enlever là où il sont s’ils ne nous conviennent pas. Avec les moyens qu’il faut.

      Mais de grâce, pas ce genre de discours ici !

      Merci

      1. Il n’y a aucun complot.
        La domination d’une classe, la bourgeoisie, autrement dit le pouvoir des riches (oligarchie),
        est au grand jour, sans fard, une évidence.
        Ils ne peuvent se cacher, ils s’affichent.
        Ils n’ont pas été mis ici par le peuple français.
        Ils ont été imposés par la force des armes (de Thiers à Pétain)
        ou de l’argent qui domestique les partis, les medias, et in fine les élections.

        Mais le terme importe peu, la réalité, c’est le capital.
        On est d’accord sur l’objectif: il suffit de les enlever, par tous les moyens qu’il faut,
        avant qu’il ne soit trop tard.

      2. Oligarchie ne signifie pas complot. Ceci dit l’oligarchie n’est pas le seule cause de la situation présente.

        Il n’y a pas complot, mais une convergence d’intérêts et un cumul de passivités.
        Ce qui compte c’est d’identifier les acteurs et de comprendre se qui se joue. Or il ne fait aucun doute qu’il y a trois principaux acteurs. Les milieux financiers, les décideurs politiques, et les peuples, avec comme liant une interface publique, les médias (médias classiques unidirectionnels et Internet interactif). Armée et police sont au service et du peuple et du pouvoir exécutif, d’où leur possible rôle d’arbitre mais alors seulement en dernière recours.

        Les décideurs politiques ont démissionné de leur mission de représentants du bien public devant des milieux financiers qui poussent de tous leurs feux leur avantage, par le lobbying mais aussi parce qu’ils peuvent compter sur la lâcheté d’une classe politiques jalouse de ses privilèges économiques et est rivée aux échéances électorales, et enfin parce que les décideurs politiques sont dans leur ensemble bien incapables de penser selon le rythme et les exigences propres d’une transition, à la manière d’un Gorbatchev en son temps, cela parce que dans leur ensemble ils partagent les mêmes préjugés économiques, ce qui explique en partie leur incompétence.
        Les peuples quant à eux sont pour l’instant trop attachés à ce qu’ils ont (salaires et allocations diverses) et habitués aux menus plaisirs de la société du divertissement et, il faut le dire, aux agréments d’une vie individuelle qui tout simplement suit son cours, familial, amoureux, amical, avec ses joies et ses peines, pour penser une remise en cause du système, si bien que seul le petit milieu des financiers joue un rôle véritablement actif et même offensif pour maintenir coûte que coûte les gains juteux et sa position de force. Les méfaits causés par une minorité tiennent surtout à la passivité du plus grand nombre, renforcée par une vision par trop parcellaire des mécanismes qui font le système.

      3. @ Pierre-Yves D. 12 juin 2011 à 08:43
        Bravo Pierre-Yves D. votre effort visant à sortir de l’incitation à la haine, et à faire apparaître au contraire la responsabilité de tous, vous fait honneur. Quand chacun finira-t-il par reconnaître en l’autre un être au départ tout à fait égal à soi-même, mais que l’environnement et les expériences de la vie ont amené à une situation matérielle et morale, dans chaque cas, différente.

        Plus nous sommes attachés à la liberté, plus il nous faut admettre la venue de disparités directement issues de l’extraordinaire aptitude des hommes à observer, à déduire, à imaginer, à essayer, à imiter, à combiner les expériences, à démultiplier les effets, en vue de satisfaire ses envies, ses propres instincts de possession lesquels ne s’éteignent que dans la consommation.

        Depuis qu’elle existe, l’humanité a progressé en combinant deux attitudes qui vont à l’opposé l’une de l’autre, tout en ayant malgré tout besoin l’une de l’autre. L’une est centrée sur un objectif de capitalisation, l’accumulation, de préservation de ressources pour le propre usage de sa lignée dans les temps présents et futurs. C’est l’attitude capitaliste.

        L’autre attitude est anti capitaliste, anti patrimoine. Elle vise à donner au plus grand nombre, la possibilité de jouir au mieux de ce que le capital disponible peut offrir dès aujourd’hui sans se soucier de sa déperdition et de la nécessité de l’adapter, de le renouveler, pour le léguer en assez bon état afin de laisser des ressources suffisantes aux générations qui devront prendre le relai.

        La seconde attitude, mène à une extinction accélérée par épuisement du capital primaire. Mais la première attitude n’a de chance d’être satisfaisante qu’à condition d’être partagée par l’humanité tout entière appelée gérer au mieux non une infinité de patrimoines individuels qui, pris dans leur ensemble, ne constituent qu’un capital secondaire par rapport au capital primaire représenté par l’ensemble des ressources terrestres.

        Nous en sommes là. Il nous faut nous entendre au niveau de 7 milliards d’individus, dont une très grande majorité n’est pas consciente des enjeux, y compris la majorité des gens dans les pays développés. Le développement de l’éducation, de la démocratie et de l’acceptation des différences de situations des uns et des autres sera-t-il suffisamment rapide pour intervenir à temps ? Il faut le souhaiter.

        En tout les cas, tout ce qui concourt, comme vous le faites, à désarmorcer les haines, va dans le bon sens.

      4. objectif de capitalisation, l’accumulation, de préservation de ressources pour le propre usage de sa lignée dans les temps présents et futurs. C’est l’attitude capitaliste.

        MDR
        Le porte parole du jduCAC40 et amateur des discours de Sarko nous prend pour des perdreaux
        Le capitalisme est un moment de l’histoire de l’humanité.
        Il a permi de sortir du féodalisme.
        Le capitalisme agonisant est devenu le plus grand prédateur du travail et de la planète.
        Il doit, pour pouvoir sauver l’un et l’autre,
        laisser la place à la démocratie.

      5. Jducac

        Je note une heureuse inflexion dans votre discours.
        Vous associez capitalisme primaire et bien commun de l’humanité (les ressources terrestres communes qu’il faut préserver.)
        Aux ressources terrestres j’ajouterais les ressources humaines qui elles ne sont pas nécessairement patrimoniales. Il y a des tas de compétences, de savoir-faire qui peuvent s’exprimer sans donner lieu à une capitalisation. Je pense par exemple à l’utilisation de savoirs libres de droits.

        Ceci dit, votre définition du capitalisme n’est pas celle donnée par Paul sur le blog et dans ses livres. Ce que vous appelez anti-capitalisme ressemble comme un frère au néo-libéralisme. 😉

      6. @ Charles A. 12 juin 2011 à 13:09

        laisser la place à la démocratie.

        .

        Ça ne suffit pas. Autant que je sache, nous sommes en démocratie depuis un bon bout de temps. Et nous sommes dans une impasse parce que les deux options qui s’affrontent de manière stérile n’ont pas pris conscience de la nécessité de renoncer à vouloir éliminer l’autre.

        Les tenants de chacune des visions doivent se faire à l’idée de devoir, dans l’intérêt de tous, en rabattre sur leur certitude pour admettre que chacun, pour sauver sa peau doit accepter l’existence de l’autre en oeuvrant pour que les points de vue se rapprochent.

        Si cet effort n’est pas fait, les porteurs deux approches s’entredéchireront et c’est la barbarie qui s’installera comme en Somalie où c’est le plus fort du moment qui règne, comme dans le règne animal.

        Ce qui me désespère le plus c’est de constater que quelle qu’inflexion que l’on puisse opérer, les uns ou les autres restent campés dans leur attitude suicidaire pour la communauté. Ils préfèrent l’extinction de tous plutôt que d’admettre de devoir dévier légèrement de leurs certitudes afin de se donner des chances de réussir dans une œuvre commune.

        Dans ces conditions l’humanité mérite effectivement de disparaître, comme elle semble en prendre le chemin.

      7. Autant que je sache, nous sommes en démocratie depuis un bon bout de temps.

        On se doutait bien, qu’après avoir soutenu l’exploitation capitaliste des hommes et de la planète, puis soutenu les discours du blinb bling Fouquet’s, on arriverait jusqu’à cette énormité.
        Au moins ça se tient, c’est clair comme l’eau de boudin d’avant-guerre.

      8. @ Pierre-Yves D. 12 juin 2011 à 13:16

        votre définition du capitalisme n’est pas celle donnée par Paul sur le blog et dans ses livres

        C’est vrai, mais je pense que Paul Jorion admet la diversité d’approches. Il m’a fait percevoir des choses par sa façon de voir, pourquoi n’aurais-je pas la possibilité de faire voir d’autres nuances par d’autres approches et suites à d’autres expériences ? N’avez-vous pas observé que rien n’est définitif, que tout évolue ?

        Je vous plains sincèrement si vous vous interdisez d’avoir un point de vue personnel, construit en toute liberté d’esprit.

        Vous croyez que ce que je range sous l’appellation d’anti capitalisme est du néo libéralisme. Pas du tout. Le néo libéralisme, pour moi, a pour objectif de nourrir le capital de quelques uns à partir de la consommation de beaucoup d’autres. Pour moi l’esprit capitaliste c’est faire en sorte de préserver le capital en veillant, entre autre, à consommer le moins possible. L’anticapitalisme, c’est la destruction du capital en faisant en sorte que le plus grand nombre en profite par de la consommation. Tous ceux qui demandent sans cesse une augmentation du pouvoir d’achat dans nos pays développés, font œuvre d’anti capitalisme, et ils sont nombreux.

        Aux ressources terrestres j’ajouterais les ressources humaines qui elles ne sont pas nécessairement patrimoniales. Il y a des tas de compétences, de savoir-faire qui peuvent s’exprimer sans donner lieu à une capitalisation.

        Vous croyez donc que les êtres vivants, notamment les hommes ne font pas partie du capital, ou du patrimoine terre ? Ce qui fait notre patrimoine moral, nos valeurs humaines, sont elles tombées du ciel comme cela toutes élaborées, bien au point, prêtes à l’emploi ? Non, a mon avis tout s’est accumulé en plus ou en moins par des ajouts successifs, des prises en compte d’expériences heureuses et malheureuses, bienfaisantes et malfaisantes. Ce dont nous disposons aujourd’hui, c’est ce que ceux qui nous ont précédés ont accumulé et capitalisé pour nous le léguer. Il en est de même pour les savoir faire, les savoir être, les savoirs en toute chose qui se sont élaborés peu à peu par capitalisation, puis transmis par imitation dans des lignées, dans des régions, et sur la terre entière.

        Auront-nous réellement accru le capital des humains, nous qui n’arrivons pas à freiner notre consommation de ressources non renouvelables ? Si nous échouons, n’est-ce pas parce que nous n’arrivons pas à nous maitriser, à freiner nos désirs, à dominer nos pulsions qui ne sont pas ce qu’il y a de plus remarquable dans l’être humain. En un peu plus de 2 siècles nous aurons consommé l’essentiel de l’énergie non renouvelable dont nous avions hérité, au risque de ne pas en avoir gardé assez pour y substituer d’autres solutions.

        Comment serons nous jugés, au plan moral, par ceux qui nous survivront dans quelques siècles ? Comme des sur hommes ou des sous hommes qui n’ont pas su dominer leurs désirs, leur soif de consommation ?

  11. C’est officiel.

    Le défaut de paiement de la Grèce a été annoncé par Amadeu Altafaj, le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn.

    http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110610.CHA6614/grece__la_zone_euro_vers_un_reechelonnement_de_la_dette.html

    Conséquence : les taux des obligations des trois Etats en faillite ont battu des records historiques.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,434 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,238 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,725 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    Seconde conséquence : les CDS de ces trois Etats en faillite ont battu des records historiques :

    Irlande : CDS à 5 ans : 707 941 dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CT777651:IND

    Portugal : CDS à 5 ans : 737 779 dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CPGB1U5:IND

    Grèce : CDS à 5 ans : 1 561 055 dollars. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CGGB1U5:IND

    1. BA. Escroc de première. C’est ça une annonce officielle de défaut de paiement ?

      « Nous avons discuté ces derniers jours d’une initiative du style de celle de Vienne », a reconnu Amadeu Altafaj, le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques Olli Rehn. En 2009 dans la capitale autrichienne, les banques créancières de la Roumanie, alors en grave crise, s’étaient engagées en 2009 à maintenir leurs prêts arrivant à échéance.

      « Dans ce contexte, nous avons aussi examiné la faisabilité d’une rééchelonnement volontaire de la dette ou reprofilage » de la dette, a poursuivi Amadeu Altafaj.
      Il a toutefois insisté sur le fait que cela s’entendait « bien sûr à la condition, extrêmement importante, que ceci ne crée pas un événement de crédit », à savoir « une restructuration de dette »

      1. Ben oui. C’est une annonce officielle de défaut de paiement, prononcée en langue de bois.

        Bon.

        Mais en français, qu’est-ce que ça signifie ?

        En français, ça signifie : « Nous autres, à la Commission européenne, nous sommes dans la merde car la Grèce ne peut plus rembourser ses dettes ».

      2. BA a pas tout à fait tort

        « prononcée en langue de bois ».

        J’aime bien surtout l’expression ‘reprofilage’. Reprofilage des dettes…

        @ BA
        En l’occurence il ne s’agirait pas d’un vrai défaut de paiement mais d’une restructuration. Et là il ne faut pas tout confondre. Une restrucuration ne serait pas la catasstrophe qu’on nous annonce.
        D’autant que plus on crie aux loups, plus on fait le jeu des banques , créanciers de la Grèce.

      3. Réponse à Jeanbaba :

        Une association de banques allemandes a déclaré samedi soutenir la proposition de Berlin d’impliquer les créanciers privés dans le financement d’un deuxième plan d’aide à la Grèce, sans pour autant préciser qu’elle était en faveur de la solution d’échange de titres.

        L’Allemagne plaide pour cette participation des banques privées dans ce deuxième plan de sauvetage d’Athènes, estimé à 120 milliards d’euros, dans lequel les créanciers privés seraient invités à échanger leurs titres de dette contre des obligations à maturité plus longue (« rollover »).

        Cette solution est pourtant critiquée par la Banque centrale européenne (BCE) pour la réaction de panique qu’elle pourrait selon elle provoquer sur les marchés financiers et les agences de notation ont dit qu’elles assimileraient un tel « rollover » à un défaut.

        http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters_00351635-grece-les-banques-de-plus-en-plus-disposees-a-s-impliquer-175528.php

      4. @ BA

        « Cette solution est pourtant critiquée par la Banque centrale européenne (BCE) pour la réaction de panique qu’elle pourrait selon elle provoquer sur les marchés financiers et les agences de notation ont dit qu’elles assimileraient un tel « rollover » à un défaut. »

        Je crois que ce positionnement est stratégique:La BCE ainsi que de nombreuses banques, possèdent de la dette grecque et elles veulent que leur argent revienne, avec tous les intérêts. Alors elles foutent la trouille… c’est dans leurs intérêts

        Pour préciser mon point de vue, sans trop me fatiguer, j’ai posté un commentaire ici, ce mardi 14 à23h25, que j’avais écrit ailleurs il n’y a pas longtemps. Il se trouve donc tout en bas.

    2. Ca y est ils vont enfin accoucher de la vérité:

      Grèce: Juncker pour « une restructuration douce » de la dette.

      Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a prôné samedi sur une radio allemande « une restructuration douce » de la dette grecque, avec une participation volontaire des créanciers privés, comme le demande l’Allemagne.
      « Il n’y aura pas de restructuration totale, là-dessus les gouvernements sont d’accord, l’appui de la BCE à une telle option ne pourrait être obtenu », a dit M. Juncker.
      « Il va falloir qu’il y ait une restructuration douce et volontaire », a-t-il ajouté.

      http://www.lalibre.be/toutelinfo/afp/329297/grece-juncker-pour-quotune-restructuration-doucequot-de-la-dette.html

    3. @BA,

      Grèce : CDS à 5 ans : 1 561 055 dollars. Record historique battu.

      NON, c’est 1 561,055 basispoints ou bien 15,61%, c’est à dire qu’assurer 10 000 Euros en obligations grecques contre un évènement de crédit coûte 1 561 Euros.

      Ben oui. C’est une annonce officielle de défaut de paiement, prononcée en langue de bois.

      Ben Non, justement, c’est une annonce officielle qu’ils sont en train de monter quelque chose à condition d’éviter le défaut de paiement, c’est à dire l’évènement de crédit qui donnerait lieu au paiement des primes correspondantes à ces CDS:

      « bien sûr à la condition, extrêmement importante, que ceci ne crée pas un événement de crédit » :
      savez pas lire?

      1. Au collège, j’avais choisi « Langue de bois » en première langue vivante !

        Donc aujourd’hui, je peux traduire des phrases prononcées en langue de bois !

        Par exemple, voici une phrase en langue de bois, prononcée par Amadeu Altafaj : « Dans ce contexte, nous avons aussi examiné la faisabilité d’une rééchelonnement volontaire de la dette ou reprofilage. »

        http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110610.CHA6614/grece__la_zone_euro_vers_un_reechelonnement_de_la_dette.html

        Maintenant, traduisons cette phrase.

        En français, ça signifie : « C’est un défaut de paiement de la Grèce, mais il ne faut pas prononcer le mot car ça déclencherait la panique : donc nous communiquerons en parlant de la faisabilité d’une rééchelonnement volontaire de la dette ! »

      2. @BA,

        je vais vous traduire ce que cela veut dire puisque visiblement vous avez oublié vos cours de langue de bois du collège:

        « Dans ce contexte, nous avons aussi examiné la faisabilité d’une rééchelonnement volontaire de la dette ou reprofilage de la dette. Bien sûr à la condition, extrêmement importante, que ceci ne crée pas un événement de crédit »

        Traduction :

        nous négocions avec les principaux créanciers de l’état grec (les principales banques européennes et la People’s Bank of China) pour voir s’il sont d’accord avec un rééchelonnement de la dette avec la condition expresse qu’ils ne demandent aucune compensation aux émetteurs de CDS.

        kapiche?

      3. Nous pouvons aussi partir d’une phrase en français, et ensuite nous pouvons la traduire en langue de bois. C’est un travail que les dirigeants européens sont en train de faire en ce moment même.

        D’abord, il faut prendre une phrase en français. Après, il faut la traduire en langue de bois.

        Par exemple, voici une phrase en français : « Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a avoué samedi que, concernant la dette grecque, les créanciers privés vont l’avoir dans le cul. »

        Maintenant, traduisons cette phrase.

        En langue de bois, ça donne : « Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a prôné samedi sur une radio allemande une restructuration douce de la dette grecque, avec une participation volontaire des créanciers privés, comme le demande l’Allemagne. »

        http://actu.orange.fr/une/grece-juncker-pour-une-restructuration-douce-de-la-dette_146484.html

  12. J’ai une meilleure idée : du crowdsourcing discret pour se payer des snipers et leur montrer les cibles. Ainsi le peuple n’aura pas à se salir les mains.

    Avec les technologies modernes, 10 euros x 30 millions d’habitants (une demi-louche quoi !) = 300M d’Euros… De quoi apatter une bonne équipe. Trouvez pas !

    COURSE, THIS A JOKE ! OR MAYBE NOT … DON’T KNOW ACTUALLY ….NO, THIS IS REALLY A JOKE !

  13. @ BA,

    Bonjour,

    Du tic au tact réciproque:

    Faut rembourser en CDS, la BCE a contresigné, c’est du bel et bon argent garanti pur sucre

    Et pis voilà!

    A singe..

    Escompte, est-ce conte, est-ce le compte?

    Sang de zeus!!

  14. La dette grecque (du moins sa partie liée aux spéculations financières) doit être déclarée ODIEUSE et donc annulée.
    Tout comme toutes les dettes identiques dans tous les pays touchés par la crise. Les peuples n’ont pas à payer pour sauver les rentiers.
    – Le statut de la BCE doit être modifié afin de lui permettre de financer directement les Etats, et non des banques privées.
    – Les activités des banques de dépôt et d’affaires doivent être urgemment recloisonnées.
    – Le rapport entre les salaires les plus élevés et les moins élevés doit être de 1 à 20 maximum.
    – Les plus hauts revenus doivent être taxés de façon progressive jusqu’à 90%.
    – La fiscalité sur les gros patrimoines doit être revue de façon à réduire les inégalités patrimoniales.
    – Les spéculations sur des biens que l’on n’a même pas acheté interdites.
    – Les transactions financières taxées.
    – La fiscalité dans la communauté européenne alignée progressivement vers le haut, ainsi que la couverture sociale des populations (retraites, maladie, chômage etc…)
    – Les dépenses d’armement réduites par une mise en commun.
    – Créer un budget communautaire digne de ce nom voté et contrôlé par le parlement Européen.
    – Pratiquer un protectionnisme européen aux frontières de la communauté, en particulier vis à vis des pays qui font du dumping social.
    – Aider les peuples du tiers monde à se développer de façon compatible avec leur géographie, leur histoire, et leur culture seule manière positive de faire baisser les flux migratoires. En clair ne pas faire du mode de vie américain une panacée, à un moment où on en voit les limites.
    Les aider à contrôler leur démographie.
    – Traquer les fraudeurs fiscaux en particulier ceux qui utilisent les paradis du même nom. – Traquer la corruption et les activités mafieuses, en s’assurant en particulier de l’indépendance de la justice dans tous les pays de l’union.
    – Séparer le législatif de l’exécutif à Bruxelles.
    – Promouvoir l’étude des langues à l’intérieur de la communauté et y mettre les moyens.
    – Promouvoir des programmes éducatifs, en particulier pour l’histoire développant un sentiment
    d’appartenance à une communauté de peuples, ayant un destin commun.
    – Développer des services publics européens, assurant l’accès à ces services des plus démunis des européens.
    – Développer les énergies renouvelables, les économies d’énergies, et favoriser les créations d’emploi dans ces secteurs.

    Voilà les idées pour redresser la barre ne manquent pas, ce qui manque ce sont la VOLONTE ET LE COURAGE POLITIQUE. La politique se traîne à des niveaux indigne des peuples qu’elle est sensée servir. Ce qui ne manque pas par contre, ce sont les pressions des lobbies non représentatifs des peuples, qui défendent leurs intérêts privés, et non ceux des peuples. Et des dirigeants qui ont abdiqué toute volonté politique devant les forces plus ou moins souterraines exercées par ces lobbies, quand il ne sont pas carrément achetés par ces lobbies.

    1. de bonnes idées,

      Joan

      …pour cela, l’UE doit être entièrement démolie et re-construite, par et pour ses citoyen(ne)s …( telle qu’elle se présente actuellement, de simples réformes n’y suffiront pas )
      Les actuels dirigeants politiques ne valent pas tripette ; ils ne NOUS valent pas ! Aucun courage !

      J’ajouterais scission complète ( ou sécession ) d’avec les USA, dont la politique est d’une violence inouïe …sinon, l’Europe ne se fera jamais =) Elle ne sera qu’une sorte d’arrière-cour, tripot malsain de diverses officines …vendue à la découpe . Plus d’Histoire . Plus de Culture ;Par la même, plus de Citoyenneté possible . Montée de la Haine de l’autre . Danger extrême . Et tant pis pour les magouilleurs qui se sont réservés un pied ici et un pied là-bas . Cela entraîne conflits d’intérêts sur conflits d’intérêts, et il faut rompre avec le lobbying. Or, l’Europe pourrait vraiment être une communauté d’une grande richesse civilisationnelle, et une force d’équilibre dans les grands basculements du monde qui sont en train de se faire. Les USA sont un lourd handicap : nous en avons chaque jour un peu plus la preuve .Notre regard sur les autres Cultures n’a rien de commun; de nombreuses alliances se font dans nos populations, parmi nos jeunes : Europe et Méditerranée, entre autre.
      Nous ne voulons pas de concurrence libre et non faussée : le PS, si le pire se produit, portera une trés lourde responsabilité aux yeux de l’Histoire. Un système d’économie mixte est le plus équilibré . Les services de santé et d’éducation doivent rester public, avec un secteur privé plus mince ( cf Profr Grimaldi : quand un service de santé public est réduit à la portion congrue : ce n’est plus médecine à 2 vitesses, c’est médecine niveau zero pour les plus pauvres, et x vitesses pour les autres.) Nous ne voulons pas une Société d’exclusion et ségrégante comme aux USA ; nous voulons porter d’autres valeurs. Que les « dignitaires » en postes, dans nos Pays et à l’UE, qui ont pour seul but de s’enrichir, se démettent, et,ou s’exilent aux USA !
      Pendant ce temps là, le Monde bouge !

      1. Super voila une bonne nouvelle les anarchistes, et l extreme gauche sont au centre de la place.

        Les néo liberaux veulent détruire l état, et quel est le programme des anarchistes ….. détruire l état aussi, qui est a leur yeux l ennemi du peuple ( ils n ont pas tout a fait tord ).
        Que veulent les trotskistes, la destruction de l état et la révolution permanente, se sont des psychopates pres a tuer tous les bourgeois ( notion vague et pouvant englober pas mal de personne voir l article 58 contre les politiques du temps glorieux de Staline ).
        Depuis 40 ans les libéraux et l extreme gauche sont alliés pour détruire l état. la preuve est que l extreme gauche est bien vu dans les médias, là ou l extreme droite ( qui est pour un état fort ) est diabolisé.
        Allez je met ce com et on verra si vous pronez la démocratie sur ce blog … ou bien suis je aller trop loin …

    2. @Joan,

      La dette grecque (du moins sa partie liée aux spéculations financières) doit être déclarée ODIEUSE et donc annulée.

      Faudrait expliquer comment vous faites pour séparer la partie liée aux ‘spéculatiions financières’ de celle qui n’est pas liée…

      Allez, à la louche, combien sur les 328 milliards d’Euros (au 31.12 2010) de dette publique Grecque est lié aux spéculations financières? 50, 100, 200 ou 300 milliards? Comment faites vous pour le déterminer?

      Bah, juste un petit détail…

      1. Ma foi il faut aller à la source, et demander aux dirigeants grecs des précédentes législatures et à ceux de Goldman Sachs (entre autre) qui ont aidé à maquiller les comptes pour que la Grèce puisse entrer dans l’euro.

      2. @Joan,

        demander leur avis aux incompétents et aux arnaqueurs de première catégorie?
        Ma foi, je n’y avais pas pensé!

    1. Dadong

      on en parle ( posté ici-même à l’époque, depuis aout ou sept 2010 ~), ce qui est un magistral retour à l’envoyeur, puisque les agences US bidonnent leurs notes, étant donné l’état des lieux (poudre aux yeux, puisque – quoiqu’on dise sur l’état de l’UE- les USA sont bel et bien en faillite )… dans l’article ci-dessus, on parle également du désir européen d’avoir sa propre agence de notation ( contré par UK, comme de bien entendu ) =) tout ceci est rapport de force, bien sûr, mais aussi :
      « Les cas chinois et européens relèvent de la même volonté de rééquilibrer les points de vue »

      en guerre (économique), comme dans toute autre forme de guerre,ici, lancée par les USA, la propagande va bon train …

      1. @ M,

        Bonjour,

        Le fonctionnement du crédit a chu, pratique-ment?

        En monnaie scripturale.

        La proportion du crédit émis par zone monétaire, entre emprunteurs individuels, personnes morales (par tranche de taille de CA) entrepreneuriales, et personnes morales « purement » financières, est un révélateur intéressant, me semble-t-il.

        Pour affiner le fromage à échoir, du corbeau au renard, allez savoir comment, nous en sommes arrivés là?

        Le crédit, facteur de posture et d’influence politique?

        Collusion, ou conflit d’intérêts? Les « nôtres »?

        Les deux, un paradoxe per-fide?

        La malversation s’admet en catimini et à échelle propre, puis s’externalise en terme de responsabilité quand la coupe des sommes est pleine?

        Jeu chiffré? ou matrice verbieuse de type sudoku?

        Sens et pratique du couple moteur acte-mot, asynchronie volontaire de l’égo en arrangeante schizophrénie tolérable??

        Des points, et autres îles « paradisiaques »…

        Immediate Music – Semper Fide – Epic Choral Action
        http://www.youtube.com/watch?v=RtFCs3wQVo0

        Allez viens, j t’emmène au vent…

    2. Dans le blog de La Tribune :

      Je suis tres surpris que M.Pierre Jacquet economiste en chef …. precise: « La spéculation fournit deux services : un positif, en apportant de la liquidité et un negatif…. »ce n’est plus a demontrer Paul Jorion l’a tres bien fait dans ses livres la speculation…

      par TELQUEL le 12/06/2011 à 08:41

      La notoriété de Paul s’affirme de mieux en mieux !

  15. Ce n’est pas le seuil d’incompétence, c’est l’explosion d’un conformisme professionnel qui n’a plus de retenu, qui assume jusqu’au bout qui fascine jusqu’à la paralysie, l’hubris où l’outrecuidance cheeux nous.

    .

    Chez les anciens Grecs, démesure, outrance dans le comportement, sentiment violent né de l’orgueil, et qui allait jusqu’au dépassement des limites. Il pouvait conduire à la faute majeure : l’offense envers les dieux. Synonyme : hybris.

    Thème fréquent dans la mythologie et la tragédie grecques : c’est la fureur guerrière d’Achille, l’incroyable audace de Prométhée qui dérobe le feu des Dieux pour le donner aux hommes ; Tantale qui vole aux Dieux le nectar et l’ambroisie ; Minos, qui offre au dieu de la mer, Poséidon, une bête vulgaire au lieu du taureau blanc réclamé ; Atrée, qui tue ses neveux, les fait cuire, et donne à manger les restes à son frère.

    Appliqué à notre époque, le terme peut faire penser à la place inconsidérée que nous avons pris dans l’univers, à Gargantua, à l’économie galopante et qui fait fi de la morale commune, aux mégalopoles, à la Très Grande Bibliothèque, aux délires de Coluche et de Jean-Marie Bigard, aux sensations extrêmes des parcs d’attraction, au montant du Loto,et last but not least à l’hyperactivité du gardien.

    http://blog.legardemots.fr/post/2006/01/24/505-hubris

  16. Goldman Sachs : Fabrice Tourre sera jugé, décide un tribunal de New York
    Dans un jugement de 43 pages, la juge Barbara Jones du tribunal fédéral de New York, a accepté partiellement la plainte de la SEC qui accusait M. Tourre d’avoir trompé des investisseurs en leur vendant des produits financiers complexes et très risqués adossés au marché immobilier américain, qui s’est effondré à l’été 2007.
    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a67d7cf512e92f7e64723a387e31e5dd

  17. Salut,

    Ce qui ressort de la situation actuelle est que seule la peur régit nos rapports avec le monde et nous mêmes. Càd que l’on préfère continuer le business-as-usual plutot que d’oser remettre en question des injustices ou des anomlies patentes.
    (Mal)heureusement, et comme l’expliquait Noam Chomsky plus la peine d’exercer de censure, nous (nous) sommes conditionnés à ne pas voir ces inégalités/injustices/crimes et à agir de facon détaché même lorsqu’elles nous frappent…
    Cette situation est ce qui provoque des passages à l’acte spectaculaires incompréhensibles car l’auteur de l’acte ne peut être compris par nos sociétés, car elle ne veulent pas voir la réalité vraie.

    @++

    1. Heureusement, c’est pas le cas de tout le monde.Il existe des insoumisEs qui luttent un peu partout, certes peu médiatiséEs, mais qui remportent de belles victoires.

  18. Bonjour,

    complètement hors sujet, mais comment faire ?
    je ne comprends pas comment on peut s’inscrire pour participer à la discussion.

    avec mes amitiés,

    rb

    1. Pas d’inscription préalable nécessaire, vous pouvez poster des commentaires librement comme vous venez de le faire.

  19. Samedi 11 juin 2011 :

    Le patron de la Bundesbank met en garde les Grecs contre une faillite.

    Le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank), Jens Weidmann, a averti la Grèce que si elle ne tenait pas ses promesses envers les institutions internationales, elle irait à la faillite.

    « La capacité de paiement de la Grèce dépend avant tout de l’attitude du gouvernement et de la population », a-t-il déclaré au journal Welt am Sonntag (WamS) à paraître dimanche.

    « De vastes aides sont accordées mais sous conditions strictes, comme des privatisations massives et rapides. Si ces engagements ne sont pas tenus, il n’y aura plus de base pour le versement d’aides supplémentaires. La Grèce aurait alors fait ce choix et devrait assumer les conséquences à coup sûr dramatiques d’un défaut de paiement », a mis en garde le chef de la Bundesbank.

    « Je ne trouverais pas cela sensé et ce serait sûrement une situation difficile pour les pays partenaires de la Grèce. Mais l’euro restera stable même dans ce cas », a affirmé M. Weidmann.
    Il a néanmoins assuré avoir « beaucoup de compréhension pour les gens mécontents en Grèce en ces temps difficiles, et qui le montrent ».

    « Mais le processus d’adaptation actuel est inévitable pour que la Grèce devienne plus compétitive et remette ses finances en ordre », a argué M. Weidmann.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gqEYq0mzY2rSqL3DcAC5lQKfF0cg?docId=CNG.286a2e1c946fc495332a1f8311c6ea5c.521

    1. quote:« Je ne trouverais pas cela sensé et ce serait sûrement une situation difficile pour les pays partenaires de la Grèce. Mais l’euro restera stable même dans ce cas », a affirmé M. Weidmann.

      Pourquoi une telle panique alors?

      1. Je ne suis qu un quidam parmi d autre, et je ne comprend pas votre remarque. Que le site, le journal soit libertarien soit, je ne le sais, et je m en fout.
        Maintenant que pensez vous de l article, le Yemen pouvant devenir le talon d achille du systeme.
        Vous rejetez l article sans l analyser au seul motif que l auteur est de votre point de vue un libertarien. Je vois que automatiquement vous refuser, d ecouter, de lire, de comprendre vos semblables, les êtres humains. Dans ces conditions ou est l échanges proner par notre societé, qui est le fondement même de la démocratie.

      2. Tuons les tueurs, embastillons les embastilleurs, suivons les suiveurs et écoutons les sourds…….. 🙂

      3. Que le site, le journal soit libertarien soit, je ne le sais, et je m en fout.

        Kesqu’vous voulez qu’j’vous dise…Tout est dit.

      4. BS si vous voulez Mossieu Vigneron mais il n’en reste pas moins que les libertariens sont là et bien là. Que cela vous plaise ou pas il prennent toujours plus de place. Du coup il faut en tenir compte et ne pas les balayer d’une narine frémissante de mépris. A moins que vous ne préfériez vous voiler la face et rester à vaticiner en cénacle comme souvent et resasser le conventionnel français de gauche branché et cérébral.
        Et puis vous connaissez quand même la réalité du pouvoir pétrolier aux US…
        Votre méconnaissance de l’Amérique profonde transparait en peu de lettres. Un peu de finesse voyons, pourquoi tant de suffisance…

      5. D’accord avec vigneron.

        thedailybell est un des pires ragots libertarien américano-centriste qui soit.

        @Piaul joron,

        c’est parce qu’il sont là et qu’ils prennent, malheureusement, de plus en plus de place sur le net américain qu’il faut leur en donner encore plus ou passer du temps à décortiquer leurs tissus de mensonges et de contre-vérités.

        Il n’ont qu’un agenda, détruire la protection sociale aux Etats Unis et partout dans le monde.

      6. @Piaul Joron

        Que les libertariens et leurs alliés objectifs néo-cons républicains ou démocrates soient la et bien là, je ne l’ignore pas, bien au contraire. Et c’est bien pourquoi j’aimerais qu’on ne prenne pas leurs analyses pour autre chose que ce qu’elles sont, des points de vue idéologiques hautement déterminés et suffisamment biaisées pour nécessiter un certain « redressage » avant ingurgitation
        Anti-impérialisme libertaire US ou impérialisme néo-cons US, deux faces d’une même médaille, au service des mêmes intérêts, en tout cas de la même caste aristocratique.
        Jouer de la dialectique entre ces deux courants et croire en tirer un avantage contre ces deux tendances lourdes des représentations de l’imaginaire politique US me paraît ou illusoire et naïf ou, pour le moins, suspect…
        L’alternative n’est pas valide selon moi, et donc, sans méconnaître la réalité ni la force de ces deux courants de pensée aux EU, éviter autant que possible d’accrocher son wagon à leur argumentaire, et ne jamais en tout cas omettre de préciser l’origine idéologique de leurs analyses lorsqu’on les relaie – à fortiori quant elle est revendiquée comme ici – me paraît relever de l’hygiène intellectuelle la plus élémentaire, point.

        PS : Pour la finesse, faites vos preuves, svp. Je ne vois rien de tel sortir de vos naseaux, pas mieux en tout cas que de mes narines.

      7. Voilà qui est mieux mon cher viticulteur. Je m’insurgeais surtout contre cette façon qui fut la votre d’anéantir d’un coup de plume ce pauvre loire42.
        Il n’en reste pas moins que le courant libertarien, (souvent faussement étiqueté républicain) même affublé de prototypes super basiques tels que S. Palin, mérite d’être examiné avec un peu plus de recul. Les US ne sont pas la France, et les valeurs que les Ron Paul and co défendent sont une pure sécrétion ricaine, peut-être difficile a apprécier pour un citoyen français doté d’une forte fibre sociale. Votre différence de mentalité d’avec celle des libertariens disons « éclairés » et telle à mon sens qu’il me semble présomptueux de « hâcher menu » leurs arguments. Perso j’aurai tendance à un peu plus de recul zen rigolard pour essayer de comprendre ces différences d’avec nos sociétés. Pourquoi juger, surtout si c’est avec des outils conceptuels si différents.
        Et puis surtout, les libertariens sont encore très minoritaires en terme de représentation politique, ils ne sont pas, comme vous semblez l’accroire, calibrés néo cons, eux assimilables aux rouges, donc un des deux blocs. Et ils sont parmi les rares à remettre en cause plein de choses, mêmes si certaines ne me plaisent pas du tout. Bref à ce jour entre un BHO complètement sous la coupe de la finance et les key players républicains, les libertariens tendance Ron Paul semblent bien les seuls capables de faire vraiment bouger les lignes au top du pouvoir politique. Pour l’instant je ne vois rien d’autre. Hélas… peut-être.

        1. Ah ben voila, ce qui vous embête ce n’est pas tant le principe du procès (juste) fait aux libertariens par Vigneron tant que le procès (juste) lui-même fait aux libertariens par Vigneron, tout simplement parce que vous en êtes. Ron Paul, c’est pas le type qui souhaite armer chaque américain, anti-avortement et fan de Hayek, Mises et Rothbard ? On voit bien comment il ferait « bouger les lignes au top du pouvoir politique » !

          Rayon pseudo, vous n’avez pas trouvé mieux Mike ?

      8. Vous en aurez mis du temps !

        Hélas pour vous je ne suis pas plus libertarien que la Castafiore – qui l’était un peu quand même. Mais j’aime bien contrer les gens bourrés de certitudes. Ils me font rire.

        1. @ Mike

          Si comme vous le dites les libertariens « remettent en cause plein de choses, mais que seulement « certaines » ne vous plaisent pas du tout, vous êtes sans doute plus prêt de leurs positions que vous ne le croyez vous-même ! Et puis lorsque l’on commence par expliquer que l’on ne peut pas vraiment appréhender la pensée de Ron Paul parce que l’on est « citoyen français doté d’une forte fibre sociale »… 😉

      9. Disons que les libertariens sont, de mon pauvre point de vue subjectif, les seuls à attaquer le système financier quelque peu frontalement, ça me suffit. Pour le reste, avant vécu quelques années aux States je suis plutôt d’avis que c’est à eux seuls de résoudre leurs problèmes.
        En d’autres termes je continue à prétendre que la préhension – et le jugement subséquent – de la réalité d’un peuple par quelque quidam issu d’un autre continent reste pour le moins délicate… même si nous vivons tous sur la même planète.

      10. @la Castafiore

        En d’autres termes je continue à prétendre que la préhension – et le jugement subséquent – de la réalité d’un peuple par quelque quidam issu d’un autre continent reste pour le moins délicate…

        Quel dommage que vous n’ayez pu en persuader quelques autrichiens (Von Mises, Von Hayek) ou russe (Ayn Rand – Alissa Zinovievna Rosenbaum), qui surent si bien influencer et galvaniser « comme il fallait » vos chers camarades de résistance anti-phynanciers libertariens ricains, et les dissuader d’y faire tant de petits…

      11. Et bien nous y voilà mon bon Tryphon, en plein. Intellectualiser le débat et balancer des noms – attribut si français – ne changera rien à l’affaire. L’américain des grands espaces est bien plus basique que ça.

        D’autant, cerise sur le pompon, que les trois gnières que vous citez représentent parfaitement l’intelligentsia made in NYC que les citoyens du Nord Dakota adorent…

        Votre pensée reste du toc clinquant de seconde main, ou au mieux, donne l’image d’un entomologiste qui s’employerait à compter les membres d’un diploplode avec une loupe à la forme hexagonale.

      12. @Mike,

        Disons que les libertariens sont, de mon pauvre point de vue subjectif, les seuls à attaquer le système financier quelque peu frontalement, ça me suffit.

        Disons que les libertariens et surtout leurs think tanks issus de l’école autrichienne sont très forts pour faire croire qu’ils cherchent à attaquer le système financier frontalement alors qu’en réalité un de leur objectifs principaux est de détruire les quelques bribes de puissance publique qui restent et qui pourraient contrecarrer la toute puissance des grands financiers.
        Tout cela basé sur les hypothèses complètement bidon de la praxéologie. Genre noyage de poissons, on fait pas mieux!
        Avec cela ils en arrivent à des considérations époustouflantes, genre la privatisation de la justice, de la police et même des phares de navigation (cf les propositions completement ridicules de M.Rothbard à ce sujet).
        Et il y en a qui boivent ça comme du petit lait…

  20. Bonjour,
    j’aime le commentaire de Mish Shedlock (http://globaleconomicanalysis.blogspot.com)
    http://globaleconomicanalysis.blogspot.com
    Trichet et merkel doivent rejoindrer le monde réel
    Ce qui ne peut poas etre remboursé ne le sera pas. Les titulaires d’obligations pourries meritent d’etre punis pour leurs paris et leurs actions stupides.
    A la demande insistante de Trichet, la BCE a pris la stupide decision de souscrire à la dette grecque et irlandaise, contre l’avis de la banque centrale allemande. La BCE doit etre punie pour cette action.
    Les enfants qui se font prendre avec les mains dans le bocal de cookies sont punis.
    Trichet et Merkel sont comme des enfants pleurnichards qui s’enervent de ne pas pouvoir avoir leur gateau et de pouvoir le manger.
    Il est temps pour eux de rejoindre le monde réel.
    trichet en particulier agit comme s’il était au-dessus des lois. La loi pour lui est le traité de Maastricht.

  21. Remarque: Le FDP allemand oscille entre 3 et 5 pourcent, il ne joue plus de rôle politique, bien qu’il soit encore représenté au gouv. Merkel. Son discours ultra-libéral ne trouve plus de preneur.
    Les gouvernements allemands et francais sont tombés dans un piège dont il est difficile de s’en échapper. La question est si l’on propose aux pays du sud de sortir de l’euro – ce que des gens comme l’ancien chef du patronat allemand, Olaf Henkel, préconisent -, ou si on continue à repousser les échéances jusqu’à la descente aux enfers. Les mandarins du gouvernement allemand vont défendre la deuxième alternative pour sauver le système, ou plutôt: les bénéficiers de ce système.

  22. Un petit peu de lumière, des données de la BRI concernant les expositions à la Grèce, Irlande et Portugal. Selon l’analyste Kash Mansori les CDS seraient en bonne partie émis par les banques et assurances US.

    L’analyse:
    http://streetlightblog.blogspot.com/2011/06/betting-on-pigs.html

    Le doc officiel:
    http://bis.org/publ/qtrpdf/r_qa1106.pdf

    Il y a également un article intéressant sur ZH qui « semble » déduire que le QE 2 a servi à renflouer les banques européennes:

    http://www.zerohedge.com/article/exclusive-feds-600-billion-stealth-bailout-foreign-banks-continues-expense-domestic-economy-

    Les banques UE & EU ou inversement? (Mode complot On/Off) 😉

  23. Seurait-il possible que contrairement à un seuil de compétence atteint, ce ne soit plutôt la mise en place d’un complot visant, une fois de plus à faire payer le plus grand nombre pour le profit de quelques uns.
    En effet, il semblerait que les banques détentrices de la dette grecque se débarassent de celle-ci auprès de la BCE.
    En tergiversant sur le plan à mettre en place, on favorise cette migration et la solution à terme qui voudra une défaillance majeure du pays.
    Mais la dette sera problement en grande majorité si ce n’est en totalité en possession de la BCE.
    C’est donc l’ensemble des peuples qui devra payer exonérant une fois de plus les principaux acteurs de ce marché de dupes.

    1. je suis tout afait d’accord avec votre analyse le temps pris pour régler les problémes de dettes européennes laisse tout le temps au professionnels des marchés de prendre leur disposition (mise en pension au niveau de la BCE, ), ainsi qu’au riches grecs de transférer leur argent dans les paradis fiscaux (au cas ou la Gréce sortirai de la zone Euro, ou si ils venaient à être taxés). Conclusion au plus on attend au plus on transfere le probléme grec sur l’ensemble de la population européenne (détenteur de fonds obligataire, de fonds euros d’assurance vie…..) .
      Sous prétexte de ne pas « affoler » les marchés l’Europe joue le jeu des « gros » . Encore une fois on peut constater que les marchés on pri la main sur la politique : ils imposent leur point de vue (ce qui les arrange) en brandissant des menaces d’explosion du systéme.
      Pour l’instant aucune solution déployée ne semble satisfaisante, on met des rustines en espérant qu’un défaut qui arriverai dans plusieurs années pourrait être mieux digéré par les marchés.
      Ou sont les politiques qui savaient faire preuve de vision à long terme, plutôt que de décision permettant simplement de se faire reélir d’ici quelques mois.
      Ou en est-on des controles de flux de capitaux vers les paradis fiscaux, des controles de la solidité des institutions bancaires (pas les stress test qui ne veulent rien dire cf banques irlandaises), des limites de spéculation sur les matières premières? Rien à changer, pire les mesures non conventionnelles (QE), n’ont fait que renforcer l’attrait pour la spéculation.
      Moi ce que je constate c’est que ceux sont toujours les mêmes qui profitent de la mise en place de ces mesures, ils s’enrichissent et que comme c’est un jeu à somme à nul, ils appauvrisssent les autres.
      La déconnection entre les peuples et nos dirigeants devient de plus en plus visibles, et au plus on suit l’actualité politique au plus on a l’impression qu’on se fout réellement de notre G……

  24. Lundi 13 juin 2011 :

    L’agence de notation Standard & Poor’s a abaissé lundi de trois crans la note de la dette à long terme de la Grèce, de « B » à « CCC », et l’a assortie d’une perspective négative, considérant que le risque de défaut du pays dans les douze mois s’est encore accru, dans un communiqué.

    « La dégradation reflète notre opinion qu’il y a un risque encore plus élevé d’un ou de plusieurs défauts » de paiement, souligne l’agence, alors que le débat fait rage sur la possibilité de restructurer la dette publique de la Grèce.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=7a8d56307957b91d0d910346a43fc9e1

    Les taux des obligations des trois Etats en faillite battent des records historiques.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,668 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,349 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,974 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  25. Ce que je ne parviens pas à comprendre, c’est le but recherché de tout cela. Organiser le chaos dans un pays, sur tout un continent ou même sur la planète entière, pour quoi faire ? Pour sacrifier à quel Dieu, pour respecter quels dogmes ? Nous sommes des êtres plutôt fragiles et pour le moment bien mortels. L’argent ne peut pas être l’horizon indépassable ni le sens de la vie. Ou alors les acteurs les plus puissants de l’humanité ne font pas le meilleur usage de leur intelligence, leurs idéaux semblent très limités. Je suis en train de lire « La stratégie du choc » de Naomi Klein, et même si j’étais déjà au courant de beaucoup de faits historiques relatés dans ce livre, cela continue de me consterner. Je désespère de l’être humain.

    1. @Vivanco
      La JUSTICE entre les peuples, tel est le but de tout cela, justice non pas entre les individus d’un même peuple mais entre les peuples. La solidarité entre les pays de l’UE existe mais elle doit être librement négociée et consentie par leurs gouvernements respectifs. Elle ne doit pas être kidnappée et imposée par chantage par des gouvernements incapables de comprendre la nouvelle donne de l’Euro laquelle apparente désormais la comptabilité des États à celle d’une famille avec la disparition des monnaies nationales fondantes.

      Cette adaptation difficile a été largement sous-estimée au moment de l’adhésion de tel ou tel pays à l’Euro, adaptation consistant à modifier en profondeur les structures économiques générées au cours des décennies, dans un environnement où règne l’inflation, la fraude fiscale et la corruption vers un système sans inflation et où l’État sait se faire respecter.

      Je viens d’exprimer brutalement un tabou mais toutes les discussions tournent autour de ce point central…

      1. Vous me permettrez d’en douter et très fortement ! On dit qu’on ne recouvre le puits que quand l’enfant est déjà tombé dedans, jamais avant, je pense que cela est tout à fait valable à l’échelle de l’humanité entière…Peut-être réagirons nous quand nous aurons atteint le point de non retour (mon intuition me suggère que c’est déjà fait), mais cela ne me dérangerait pas plus que ça qu’une autre espèce prenne notre place sur la planète, même si l’avenir de mes enfants et petits enfants, l’avenir des « hommes de bonne volonté » à court terme me préoccupe et beaucoup comme il doit sans doute préoccuper beaucoup d’autres gens qui ont deux sous de bon sens…

    1. A rien!!!!
      Mettre un irresponsable à la tête d’un pays pendant plusieurs années.
      Faire un référendum. le peuple vote « non » et ne pas en tenir compte!

  26. Aujourd’hui, trois Etats européens sont insolvables : le Portugal, l’Irlande, la Grèce.

    Nous pouvons observer les taux de leurs obligations à 3 ans, et les taux de leurs obligations à 10 ans : les courbes sont inversées !

    Pour ces trois Etats, les taux des obligations à 3 ans et à 10 ans ont battu leurs records historiques aujourd’hui. Leurs taux n’ont jamais été aussi élevés.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 12,926 %. Record historique battu.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,668 %. Record historique battu.

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 13,490 %. Record historique battu.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,349 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 26,596 %. Record historique battu.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,974 %.

    La zone euro va exploser.

  27. Il est dans l’intérêt des banques de faire peur.
    Les banques ont obtenu du trésor grec des créances à des taux très élevés , par exemple plus de 10%l’an sur dix ans. Ce sont des taux d’usure. On peut dire les pires villainies, vraies ou fausses, sur la nation grecque.Pendant ce temps-là, les créanciers de la Grèce, sont des usuriers.
    Il pourrait être question de réduire ces taux d’intérêts, de les ramener à 5%, pas plus. Ou bien on pourrait décider de réduire par exemple de moitié le montant des intérêts.Dans « Grèce: les scénarios pour sortir de la crise » JQM liste les differentes façons de procéder:’Un allongement de la durée des prêts ? Une diminution des taux d’intérêt ? Un hair cut, une diminution de la valeur des créances ? Ou bien les trois à la fois ?’
    Mais de cela les banques n’en veulent pas: ce serait du profit en moins pour elles.

    Non, les banques ont une autre solution, qui leur plait: on ne touche pas à la forme de la dette grecque, et pour le reste, si les grecs ne peuvent pas payer,c’est le contribuable européen qui paye. Happy end pour l’actionnaire.

    Oui mais voilà, tout ça n’est pas facile à défendre.
    La solution consiste donc à affirmer qu’une restructuration la plus petite soit-elle, aura des conséquences désastreuses, provoquerait une crise financière systémique à la 2008, allez, à la 1929.
    Pour y arriver, à part en faire des tonnes,il y a une astuce: l’amalgame entre défaut de paiement, faillite totale de la Grèce d’une part, et restructuration de la dette, d’autre part. Cela n’a pourtant rien à voir.
    Entre « Je ne rembourse plus rien parce que je ne peux plus rembourser » et « je suis prêt à rembourser, disons 95% de ma dette » il y a un pourtant un gouffre. Une restructuration peut avoir des répercutions néfastes sur le marché, mais à terme, ce dit marché pourrait les saluer positivement.
    Oui mais voilà: les banques veulent 100% du capital prêté. Et tous les intérêts, si élevés soient-ils. Les banques sont gourmandes. Elles sont comme ça, les banques.
    Alors tremblez braves gens. Si les banques ne reçoivent pas tout leur argent -pardon- si la Grèce fait défaut/restructure -toute façon, l’un ou l’autre c’est pareil, hein!- alors le ciel va devenir rouge sang, une nuée de sauterelles s’abattra sur le pays, ainsi qu’une pluie de crapauds, les champs se dessècheront (ah voyez: ça, ça a déjà commencé); et j’en passe.

    Maman j’ai peur!!!Mais qu’est ce qu’on attend pour tout garantir aux banques!

    1. précision: J’ai posté ça sur le blog de quatremer , y’a pas longtemps.
      Donc « JQM » c’est Jean Quatremer.

  28. Mais non !

    Quand les Etats européens feront défaut les uns après les autres, ce sera la mort de l’euro et la ruine des prêteurs. Ni plus, ni moins. Rien de grave, donc.

    On retournera à nos monnaies nationales et puis basta.

    Quant aux prêteurs, ils seront rincés.

    Ce n’est pas grave.

    Concernant les Etats :

    concernant les Etats européens, il y a eu des dizaines de défauts de paiement avant juin 2011.

    Concernant les Etats européens, il y aura des dizaines de défauts de paiement après juin 2011.

    Ce n’est pas grave : quelques années après le défaut de paiement, l’Etat concerné revient sur les marchés et recommence à emprunter.

    Les prêteurs meurent, les créanciers meurent, les Etats survivent.

    1. « concernant les Etats européens, il y a eu des dizaines de défauts de paiement avant juin 2011 ».

      Vous m’intriguez BA…

      Je ne suis pas sûr que faire défaut totalement soit la partie de plaisir que vous décrivez.Sortir de l’Euro pour la Grèce aussi.

      Si la Grèce fait partiellement défaut, si il n’ya pas défaut, mais restructuration, c’est à dire défaut partiel et de préference négocié avec les créanciers, alors là oui, c’est pas si grave….

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