L'actualité de la crise : PROCESSUS CRITIQUE, par François Leclerc

Billet invité.

Les batailles les plus importantes sont souvent souterraines : elles impliqueraient de dévoiler des mécanismes ou des intérêts que l’on a de bonnes raisons de vouloir conserver entre initiés.

C’est le cas de celle qui est en train d’être livrée à propos de la restructuration de la dette grecque, épisode précurseur d’un cas général dont il a été prévu de le résoudre dans le cadre du futur mécanisme de stabilisation financière prévu pour 2013 (le MES). Mais sa traduction dans les textes fait problème bien que l’accord politique ait été scellé en mars dernier entre Français et Allemands. Les premiers voudraient de la « flexibilité », les second les voient venir et s’y opposeraient.

Nous en étions restés au mystère qui s’épaississait, ne pouvant que formuler des hypothèses. Observant le puissant tir de barrage que la BCE opposait à cette éventualité, même sous la forme douce du rééchelonnement ; constatant l’alignement du soutien du gouvernement français sur cette position et son refus tout aussi péremptoire, ainsi que les divisions et hésitations allemandes. Les Grecs, pour leur part, n’ayant à leur disposition que le rôle du bon élève appliqué de la classe.

Une partie est engagée dans le cadre d’un nouveau jeu. Il ne s’agit plus de trouver le coupable, l’arme du crime et son lieu, mais d’identifier un risque présenté par certains comme intenable et considéré par d’autres comme abordable. Le danger existe, mais quel est-il ?

Donnons la solution, c’est la participation des créanciers privés au sauvetage des Etats qui est en cause. Qu’importe finalement la forme qu’elle pourrait prendre ! Qu’importe la raison financière, économique ou politique qui est invoquée pour justifier la nécessité de les épargner !

S’entourer de mystère et annoncer une catastrophe est nécessaire, car comment assumer publiquement le refus de faire au moins partager les frais de la crise à ceux qui en portent la responsabilité, alors que des sacrifices sont exigés des autres qui n’y sont pour rien ? Ces paresseux que vient de dénoncer Angela Merkel, qui prennent trop de vacances et prématurément leur retraite (une comparaison sur la base des données de l’agence européenne Eurofound étant loin de l’établir).

Chargés de bien des responsabilités, les Allemands ont cependant depuis le début de la crise plutôt cherché à partager le fardeau financier, ne serait-ce que de manière symbolique. En levant une taxe, en réclamant plus ardemment la régulation de certains produits financiers, ou bien en réclamant et obtenant dans son principe à partir de 2013 cette participation des créanciers privés sous la forme de restructuration de la dette.

Il faut croire qu’ils ne sont pas assez déterminés, et qu’ils ont affaire à forte partie, puisqu’ils semblent proches d’abandonner à leur tour la partie. Leur opinion publique chauffée par une presse à sensation vecteur de toutes les manipulations et les représentants du capitalisme financier s’exprimant par la voix de députés de plus en plus nombreux au sein du FPD, son organe politique attitré.

La BCE a de toute manière claqué la porte en expliquant clairement qu’elle cesserait d’acheter de la dette grecque si celle-ci faisait l’objet d’une décote, et qu’elle n’accepterait plus ses titres en pension si la note de la dette était encore dégradée. Précipitant sans parade les banques grecques dans l’effondrement. C’est un chantage à la catastrophe et, pour le coup, plus besoin d’en chercher l’origine et la cause. Ce serait la BCE elle même.

Jürken Stark, le chef économiste de la BCE, continue de freiner des quatre fers. Son scénario catastrophe repose sur l’idée que l’effondrement des banques grecques induirait celle de l’Etat, et que toute la zone euro en subirait les effets. Ce qui n’est pas faux si la BCE ne lève pas le petit doigt. Mais que résulterait-il d’un défaut grec improvisé ?

Sans doute faut-il chercher dans les sous-sols de la finance, auprès d’émetteur de CDS garantissant la dette, l’identité de ceux qu’il faut protéger, premiers dominos qui entraîneraient les autres dans leur chute. Probablement doit-on prendre en considération les effets – moins anodins pour les banques qu’il ne pourrait y paraître – d’un simple rééchelonnement de celle-ci. Des règles comptables obligeraient dans ce cas les banques détentrices de ces titres à passer des provisions, amputant leur résultat dans des proportions difficiles à quantifier.

Mais le bras de fer qui est engagé, la BCE bloquant totalement la voie d’un côté, ne peut avoir d’autre issue que de précipiter l’effondrement de la Grèce et sa sortie de l’Euro, à maintenant brève échéance, ou bien son renflouement in extremis.

Ceux qui disposent du pouvoir en France, sournois champions et garants de la plus grande opacité financière, vont devoir prendre leurs responsabilités. Préféreront-ils adopter le rôle du sauveur européen ou privilégieront-ils une tourmente justifiant de serrer les coudes entre Français ? Ceux qui n’en disposent pas feraient mieux de s’exprimer clairement, s’ils en sont capables.

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59 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : PROCESSUS CRITIQUE, par François Leclerc »

  1. Comme d’habitude , on menace , on traine les pieds , on tourne en rond , on se concerte et puis au dernier moment on paie en rechignant.
    Car il faut bien sauver le soldat………….

  2. Juste une petite intervention pour vous dire qu’il se passe autre chose dans le monde par exemple un truc que je pensais ne jamais voir de ma vie , la jeunesse espagnole se révolte
    http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2011/05/espagne-la-jeunesse-en-revolte.html
    vidéo
    http://www.youtube.com/watch?v=RZ55PC-ElSE&feature=player_embedded
    je sais que c’est surrement moins intéressant mais vu que la presse française n’en parle absolument pas , il serait intéressant de relayer l’information

      1. merci pour les liens. Ca réchauffe le coeur. Et ça donne la bonne distance avec le funèbre socialiste DSK, ses millions de dollars, son FMI dont ils nous intoxiquent la tête.

    1. Il faut que le mouvement se répande sinon la finance gagne une fois de plus.
      Une idée pour le relayer ? site ? groupe facebook ??

      Cordialement

      1. je vis a barcelone et dans mon quartier, depuis 2 jours, les gens se mettent aux fenetres aux alentours de 20h avec une casserole et tapent dessus. Des qu’une personne commence, tout le monde lui emboite le pas et ca fait un boucan d’enfer dans tout le quartier, histoire de rappeler que tout le monde est mobilise …. la colere gronde !!

  3. Comment ?
    Comment s’exprimer clairement ?
    Et quand bien même, qu’est-ce que cela changera ?

    Entre le refus, le déni et l’autisme, on a le choix …

      1. Les tunisiens ont réussi à faire partir un dictateur.
        Ils n’ont pas encore réussi.
        Eux sont courageux.
        Moi, je suis lâche.

      2. J’en ai connu, en 68 , qui se croyaient lâches…
        Moi le premier!
        Ca n’a pas duré.
        Leur vie a changé vite…

      3. Sans faire couler le sang, c’est vite dit! Plus de 200 morts, dont bon nombre tué de façon ciblé d’une balle dans la tête!

  4. Quel à-propos !
    Quel titre ! Filer ainsi la métaphore scientifique, notamment celle du nucléaire, mérite le respect ! Chapeau, Monsieur François !

  5. Une belle partie de poker où chacun se tient par les c…s, et où personne ne veux jouer la « soubrette »!!…

  6. Ce qui est clair en apparence comme un non-dit, c’est que les CDS ne peuvent être couverts, et qui les détient ou se les ai fait refiler? C’est la question cruciale!

    Un clone d’ AIG en Europe ou bien l’original qui a déjà renfloué une fois nos mégabanques européennes? (Alors pour solde de tous comptes peut-être?)

    1. J’aurai du l’ajouter !

      La question n’est pas seulement d’identifier les émetteurs et d’estimer leur solvabilité. Mais de prendre en considération un dernier problème: comment la BCE pourrait-elle les renflouer, s’il devait s’agir de fantômes du shadow banking, endettés auprès des banques…

      Nous sommes en plein dans la logique systémique d’un monde solidaire par nécessité, celui de la pyramide des dettes entrecroisées sur laquelle il repose.

      1. L’emploi du terme « pyramide », plutôt que celui de « tas de sable » est sans aucun doute révélateur d’une profonde initiation à la géométrie savante……. 🙂

      2. On peut sentir que quelles que soient les manifestations ou émeutes des populations, l’oligarchie financière mondiale ne conçoit dans ses plans aucun cas de défaut, car il n’y aurait plus aucune maîtrise sur l’effondrement total, pas plus d’ailleurs que sur son sauvetage.

        Si ça ne fonctionne pas, nous nous dirigeons tout droit vers les solutions militaires, en catimini le Congrès est en train de se doter d’une loi, autorisant le gouvernement US de lancer la guerre partout dans le monde, y compris sur leur territoire, contre les terroristes, quand on sait comment ce qualificatif est adapté à tout agitateur ou gêneur.

        http://www.washingtonsblog.com/2011/05/congress-proposes-bill-to-allow.html

  7. Il y a beaucoup de synchronicité ces temps-ci.

    À peu près exactement en même temps que, écolomie, ci-dessus @ 19 mai 15h26, j’allais mettre ceci pour les hispanophones:

    http://www.abc.es/20110519/espana/abci-chat-indinados-201105191356.html

    http://www.elmundo.es/elmundo/2011/05/18/barcelona/1305749445.html

    La société, complètement chlorophormée et en consomption, va-t-elle enfin dire son mot??
    Va-t-elle, d’une manière ou d’une autre, mettre au pied du mur le système financier actuel et reprendre monétairement tous ses droits??

    1. Finalement les Espagnols, jeunes et moins jeunes, commencent à protester. Je voyais les images de Tunis et je me demandais, pourquoi les jeunes de mon pays ne font pas la même chose? C’est chose faite. Un aspect merveilleux de cette mini revolution est que les gens téléphonent aux médias et raccontent leur vrai histoire, et contredisent les platitudes et mensonges intéréssées des médias.
      On voit des protestations massives dans un pays qui n’a pas encore été « sauvé » par le FMI et l’UE, ce qui marque une acceleration claire dans la dynamique absurde des sauvetages et dans l’évolution suicidaire des institutions européennes.
      Le mouvement citoyen espagnol, hélas, ne peut compter sur les partis. Ils vont devoir inventer un nouveau parti ou investir un petit parti (écologiste par exemple) pour aller aux prochains éléctions (evidemment pas les municipales de dimanche, mais les générales de 2012). La bonne nouvelle est que l’extrème droite, qui a certains relais médiatiques, n’a aucune présence dans le mouvement et aucune perspective politique. Que cela continue … et produise des fruits

  8. Jeudi 19 mai 2011 :

    La Norvège suspend son aide à la Grèce.

    La riche Norvège a décidé de suspendre l’aide financière qu’elle versait à la Grèce empêtrée dans de graves difficultés financières, estimant qu’Athènes ne respectait pas ses obligations, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie norvégienne, Jonas Gahr Stoere.

    La Norvège, qui n’est pas membre de l’Union européenne, appartient en revanche à l’Espace économique européen (EEE) – les 27 pays de l’UE plus la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein – et verse à ce titre une contribution financière pour aplanir les différences économiques et sociales en Europe.

    « Nous avons cependant rencontré des difficultés de mise en pratique avec la Grèce où les obligations ne sont pas remplies », a déclaré M. Stoere devant le Parlement.
    « Nous sommes donc dans l’obligation de cesser jusqu’à nouvel ordre les paiements réalisés au profit de la Grèce dans le cadre de l’EEE », a-t-il dit.

    Selon l’agence de presse NTB, la Norvège, mais aussi l’Islande et le Liechtenstein, soupçonnent que leurs contributions financières n’ont pas abouti aux destinataires prévus et la Grèce n’aurait pas non plus rempli son obligation de cofinancer à hauteur de 50% les projets soutenus par l’EEE.

    Sur la contribution norvégienne de 248 millions de couronnes (plus de 30 millions d’euros) initialement destinée à la Grèce, seuls 13 millions de couronnes ont été versés, le reste ayant été gelé jusqu’à nouvel ordre, toujours selon NTB.

    La Grèce et la Norvège sont dans des situations économiques diamétralement opposées : alors que la première se débat avec de graves difficultés budgétaires qui lui valent la défiance des marchés, la seconde affiche de confortables excédents grâce notamment à sa richesse pétrolière.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/05/19/97002-20110519FILWWW00551-la-norvege-suspend-son-aide-a-la-grece.php

    1. Comme « l’exception de jeu » : on remplace la Loi par la « loi dans la jungle ». Le rouleau-compresseur ultralibéral poursuit imperturbablement son cours. Je l’avais dit à Éric Woerth chez Taddéi : « Pendant la crise, la braderie continue ».

      1. Quand je regarde nos cousins bonobos, la loi de la jungle me parait bien plus acceptable que n’importe laquelle figurant dans le Dalloz; aussi ne mérite-elle peut-être pas votre désignation polémique, Paul! 8)

  9. critical path !

    En Informatique théorique ou en gestion de projet, un chemin critique désigne le plus petit ensemble d’opérations à effectuer sur des données nécessaires pour obtenir le résultat voulu. (wiki)

    La pente est rude, mais la route est droite.

    (tseu raffarin)

  10. Je m’exprime pour un défaut de paiement généralisé, contre cette Europe là, pour une nationalisation des banques et une purge financière. Les créanciers, ou usuriers, nommez-les comme il vous plaira, iront se chercher un autre job.
    S’expriment aussi les espagnols en ce moment même, et espérons-le prochainement les grecs!

  11. « Les batailles les plus importantes sont souvent souterraines : elles impliqueraient de dévoiler des mécanismes ou des intérêts que l’on a de bonnes raisons de vouloir conserver entre initiés. »
    Ne théoriseriez vous pas là un complot des Initiés ? 🙂
    La démocratie impliquerait que les citoyens délèguent leur pouvoir à leurs représentants élus en tout connaissance de ces mécanismes et de ces intérêts, non ?

  12. Eva JOLLY en Islande a bien réussi à mettre en cause 2 ou 3 Banquiers et à faire bloquer leurs avoirs…je ne comprend toujours pas pourquoi au niveau international, s’il y a eu prise de conscience, on n’a pas saisi à titre conservatoire les biens immobiliers des BANQUES, des Dirigeant opérationnels de ces Banques, tout ce qui dans les Paradis fiscaux peut paraitre suspect ….

    Ou alors il fallait nationaliser ces Banques et établissements de crédits : ai fini de lire « comment j’ai liquidé le siècle »…cela est criant de vérité et profondément révoltant .

    A quoi servent tous ces brillants et très bien payés technocrate et politiques ?

  13. Et nous ? Faudra-t-il attendre qu’il y ait 40 pour cent de chômeurs de moins de 30 ans comme en Espagne pour se bouger ? Je propose ,comme en Espagne , que l’on commence à occuper des places Tahrir dans toutes les villes de France…

      1. Nous ? Nous avons les élections de 2012…

        Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a comme une crispation et beaucoup d’attente .

        Et certainement de la déception au bout , car les changements de majorité tiennent rarement leurs promesses …

        C’est pourquoi je suppose la dramatisation et la mystification ont tant d’importance .

        Qui va se faire niquer ? Ahhhhhhhhhhhhhhhhh ! Quel suspens !

        Bs.

  14. Je me suis amusée à regarder de plus près la signification du mot « crise » en chinois :危机 :weiji
    危  » wei » signifie « danger » et 机: » ji » signifie : » occasion, chance » …en Grec crisis signifie  » choix » ….et en lisant les articles de ces derniers jours, je me dis qu’il est bientôt temps ( comme le font remarquer souvent les internautes de ce blog que nous fassions les choix que cette crise nous impose ; Vigneron « nous fait la tronche »…et à ce stade, il a raison, car peut-être….Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Iraquiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d’autres peuples, sont morts parce que la majorité pacifique n’a pas réagi avant qu’il ne soit trop tard.

  15. Hhmm..

    Déjà, ça :
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110519trib000622884/etats-unis-l-activite-economique-donne-des-signes-de-ralentissement.html
    « Etats-Unis : l’activité économique donne des signes de ralentissement »
    Les Américains ne comprennent pas pourquoi ça redémarre pas. Malgré les QE et la « bourse-au-cric ».

    Mais là où il va falloir se méfier, c’est le « plan marshal » (shérif, achètes-moi plutôt que de me faire peur) lancé par O’bama.
    Quelques milliards, tout de même, pour lesquels vous devriez nous faire une analyse croustillante dont vous avez le secret, Monsieur Leclerc.
    Car je subodore une réaction chinoise gratinée…
    Ils vont en effet très vite se marcher sur les plates-bandes, à ce tarif.

  16. Le nouveau projet au sujet d’un sauvetage répété des banques plaide en effet pour une décharge presque totale visant les organismes financiers, alors que ce sont eux qui agissaient comme dans le cas des subprimes aux USA: vendre des crédits sans se soucier des garanties ni du potentiel économique des pays dits PIG. Dans l’hypothèse contraire, on craint, dit-on, des réactions méchantes de la part des marchés financiers.
    Pour faire avaler cette pillule amère, on parle via presse, au sujet de l’euro, d’une « question de guerre et de paix » pour l’Europe, que l’existence du « projet européen » serait en jeu et cétera.
    Certains acteurs commencent à prendre conscience de l’enjeu d’une telle opération et craignent un lynchage des responables par les contribuables (dixit). Cela ne se produira probablement pas d’une telle facon, mais une révolte dans les pays concernés est souhaitable pour que la population, les électeurs se réapproprient la politique.

    Le problème: dans les réunions dans lesquelles j’assiste et les écrits que je recois, on analyse bien les problèmes, on articule avec justesse les origines du malaise généralisé en France et ailleurs. Mais on ne sait pas comment résoudre les problèmes sur un plan concrèt.

    En revanche, une restructuration drastique – plus de 50 pourcent – de la dette grecque est inévitable. La sortie de l’euro serait la meilleure solution, mais elle n’est politiquement pas souhaitée. Pas encore.

    1. Mais on ne sait pas comment résoudre les problèmes sur un plan concrèt.

      l’aventure stalinienne pèse encore ainsi que la tina tatchérienne ; mais le temps passe et s’estompera la peur ……………..

      alternatives concrètes et luttes sociales sont les deux jambes de l’émancipation sociale, loin du spectacle médiatico-eléctoral.

      1. Il faudra probablement que les gens en bavent pour redécouvrir certaines évidences. Quel gâchis. Il faut être d’un stoïcisme de niveau international pour ne pas avoir des envies de tartignoles dans la face parfois…

  17. La baisse de la ppopulation active résorbera le chômage dans la plupart des pays Européenne et
    particulierement en France, déja a partir de cette année, et bien au-dela de ce qu’on peut imaginer
    Alors, poussez pour la revolution, c’est qu’il nous manque…..
    Simplicus sanctus.

    1. C’est un peu simpliste comme raisonnement. Il est vrai que dans certains pays, en Allemagne notamment, la baisse sera significative, nettement moins en France. Mais baisse de la populations veut dire baisse de l’activité économique, donc moins d’emplois, sauf en ce qui concerne les secteurs de la santé et du social – il faut bien s’occuper des vieux et cas sociaux.

  18. c’est quand même presque rigolo si ce n’était pas la révélation de l’incompétence de ceux qui gouvernent la monnaie!
    Si la BCE persiste ainsi encore quelque temps, disons un petit mois de plus, nous irons vers une crise systémique majeure, cette fois-ci causée par la BCE directement…
    Après quoi, elle arrosera toute l’Europe et rachètera toutes les créances pourries, d’où qu’elles viennent. Car, une crise systémique majeures provoquerait une telle déflation qu’aucun pays, aussi « solide » soit-il, ne résisterait, et la BCE sera forcée d’agir!

    1. En pratique, selon un exemple donné par le Daily:

      « For a family paying £635 a month on a £150,000 tracker mortgage, repayments would rise to £750 a month ».

  19. Encore une fois les islandais nous donne l’exemple en utilisant la vieille technique de l’écran de fumée pour échapper à leur créancier anglais et hollandais.

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