L'actualité de la crise : RENDEZ-VOUS AU TOURNANT, par François Leclerc

Billet invité.

Si l’on ne craignait d’employer des images mortifères, l’expression creuser sa propre tombe serait assez appropriée pour qualifier les conséquences de la nouvelle valse-hésitation des autorités européennes. Plus les enchères montent entre elles, plus les solutions à leurs petits problèmes s’éloignent et risquent d’être onéreuses, ose-t-on pronostiquer. Les analystes financiers au fait de la chose le disent eux-mêmes : renflouer les banques coûterait moins cher que les Etats, mais c’est le chemin inverse qui a été choisi.

Lors du précédent épisode, nous avions laissé celles-ci écartelées à propos de la Grèce et de la réponse à apporter à l’impasse financière dans laquelle le pays a été plongé par son brillant plan de sauvetage. Sauf miracle – que l’on attend de pied ferme, mais le mouchoir humide – elles le sont toujours autant. Selon Die Welt, qui n’est pas spécialement un titre de la presse à sensation, l’Allemagne, le FMI et la Commission seraient prêts à une restructuration, refusée avec toujours autant de véhémence par la BCE qui mène la chasse en tête du peloton. Les démentis n’ont depuis pas cessé de pleuvoir, accréditant ce qu’ils niaient, si l’on veut en croire une expérience jamais démentie. Mais le feuilleton n’est pas terminé.

Sur ces entrefaites, de nouvelles banques ont dans un subit et incontrôlé accès de transparence rendu publique leur exposition à la dette grecque, affectant à leur tour de pouvoir supporter sa décote, certes calculée chichement, bien que pas de gaieté de coeur. Le Crédit Agricole français est du nombre, ainsi que la banque franco-belge Dexia. Cette dernière assure vaillamment pouvoir tenir le choc, même s’il devait s’étendre à la dette portugaise, précise-t-elle prévoyante ; la première garantit qu’elle était également en mesure de le faire, tout en glissant sur la situation de sa filiale grecque, Emporiki. La transparence a ses limites.

Après la BNP Paribas et la Société Générale, ce sont pratiquement toutes les places fortes bancaires françaises qui se sont déclarées prêtes à subir les affres de ce que le gouvernement français, à l’abri derrière la statue du commandeur de la BCE, cherche à tout prix à éviter. Allez comprendre ! Savent-elles qu’elles n’ont rien à craindre et qu’elles peuvent s’avancer ainsi ?

Comment en effet interpréter cette obstination, qui ne rencontre que l’incompréhension des marchés, eux-mêmes convaincus – et le faisant savoir – que passer l’éponge en partie sur l’ardoise est inévitable ?

Savoir qui possède la dette grecque pourrait-il nous éclairer ? Un pointage réalisé par le Financial Times n’y parvient pas. S’il est confirmé que près d’un tiers des 330 milliards d’euros de celle-ci est indirectement détenu ou garanti par des fonds publics (notamment par la BCE et le FMI), ce sont les banques grecques qui en détiennent environ 22%, suivies à raison de 11% par les banques des autres pays européens toutes réunies, une paille en effet. Environ 27% – ce qui représente tout de même de l’ordre de 90 milliards d’euros – restent dans la nature. Détenus par des assurances, des fonds d’investissement et de pension, ou des assurances vie.

La dette est donc disséminée. Nous rappelant que cet exercice – tout comme la promotion de l’accession à la propriété par le crédit – a aussi pour objet de mettre dans le bain le plus possible de bons citoyens, afin de les enfermer dans une logique de solidarité avec le système financier. Car une restructuration de la dette frappe les petits rentiers, comme l’inflation, c’est bien connu ! Plus significatif, la dette grecque est déjà largement sous garantie publique, nous y reviendrons.

Quant aux banques, certes elles seraient frappées, mais elles ne mourraient pas toutes ! Les plus grandes ayant eu la ressource de s’assurer sur le marché des CDS, sans que l’on connaisse les émetteurs de ces titres garantissant d’éventuels sinistres. A la faveur de quels jeux financiers ce nouvel échafaudage a-t-il été bâti ? L’impénétrable shadow banking a ses incontestables petites utilités.

Plus l’on avance, plus les questions se multiplient, les réponses ne se bousculant pas. La finance serait-elle une affaire d’initiés, pour en poser encore une autre ?

Que peuvent donc craindre avec tant d’angoisse, enfin, ceux qui ne veulent pas entendre parler de cette catastrophe que d’autres prennent à la légère ?

En premier lieu un effet domino, car comment éviter que ce qui aurait été admis pour la Grèce ne le soit pas aussi pour les autres pays de la zone des tempêtes ? L’addition finissant pas être lourde pour le système bancaire européen, la décote grecque ne valant pas solde de tout compte.

En second, que soit perturbé le processus entamé de transfert des banques aux Etats de la dette publique des pays de la zone des tempêtes, via le fonds de solidarité, la BCE et la FMI. Alors qu’il est un montage de rêve pour les protéger, obligeant par ricochet les Etats à résipiscence. Laissant par ailleurs aux banques le temps de se faire rembourser de leur dette souveraine lorsqu’elle arrive à maturité.

En dernier, que les banques rechignent déjà à gravir la pente devant laquelle Bâle III les a placées, en vue d’accroître leurs ratios de fonds propres et améliorer leur liquidité. Et que charger la barque, s’il leur fallait en plus déprécier des actifs en raison de décotes de la dette, n’aurait pas pour seule conséquence d’accroître cette pente; cela diminuerait aussi leur rentabilité, déjà mise à mal.

Mais ne faut-il pas chercher encore un autre motif d’inquiétude chez nos chefs d’Etat et de gouvernement ? Ne fuient-ils pas tout simplement la perspective de devoir assumer devant l’opinion publique un nouveau renflouement des banques ? Il leur est incontestablement plus aisé d’utiliser le prétexte d’un déficit public intenable issu de la gestion dispendieuse de l’Etat (dont il faut réduire le périmètre), ou des effets regrettables mais imparables de l’évolution de la pyramide des âges, que de se porter une fois de plus au secours des banques. En omettant de mentionner que la dette fautive, ce sont elles qui en sont à l’origine.

En attendant, la tempête ne faiblit pas et sa zone s’élargit. Quelles sont à ce propos les dernières nouvelles outre-Pyrénées ? Tout à sa quête dans l’urgence de financements privés pour ses caisses d’épargne sinistrées par le lent éclatement de la gigantesque bulle immobilière, le gouvernement espagnol envisage de parquer de plus en plus d’actifs pourris dans des bad banks placées sous l’aile protectrice de la Banque d’Espagne. Une manière de rendre les jeunes promises plus attrayantes et de différer – mais jusqu’à quand  ? – leur renflouement sur fonds publics.

Les jeux d’écriture les plus arrangeants et les tours de passe passe n’ont jamais été de bonne politique. Reporter ses rendez-vous ne les empêche pas de vous attendre au tournant.

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113 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : RENDEZ-VOUS AU TOURNANT, par François Leclerc »

  1. La lutte pour la liberté… n’est pas la lutte du grand nombre contre le petit, mais celle d’une minorité – parfois même d’un homme seul – contre la majorité. Ludwig von Mises

    Avez-vous des scénarii à proposer quand au comment de l’accélération de la chute ?….

    « Ne pas prévoir c’est déjà gémir », comme disait l’autre

  2. Dans l’hypothese d’une probable restructuration de la dette Grecque, que deviendrait l’assurance vie (en Euros) des petits epargnants?
    Merci pour une reponse qui doit concerner des millions de gens.

  3. La dette de l’Etat fédéral américain devrait toucher lundi la limite autorisée par le Congrès, un plafond que les parlementaires se refusent à relever pour le moment.
    Le Trésor prévient depuis début avril que le 16 mai est la date à laquelle ce plafond de 14.294 milliards de dollars sera à portée de main, empêchant d’emprunter plus.
    Le Trésor affirme pouvoir rester sous la limite jusqu’au 2 août par divers ajustements comptables.

    http://www.liberation.fr/economie/01012337407-14-294-milliards-les-etats-unis-toucheront-lundi-le-plafond-de-la-dette

    Y a pas qu’en Europe qu’on se pose des questions sur la dette.
    A force de jouer avec le feu de l’un et l’autre côté de l’atlantique, il va bien y avoir un gagnant qui va se prendre un bon retour de flamme dans la figure alors qu’il ne s’y attend plus…

      1. La crise des CDS va finalement arrivé pour cet automne peut etre meme cet été ca va faire trés mal, les subrimes a comparé c’étais rien. m’enfin on va voir comment les américains.

  4. « Nous rappelant que cet exercice – tout comme la promotion de l’accession à la propriété par le crédit – a aussi pour objet de mettre dans le bain le plus possible de bons citoyens, afin de les enfermer dans une logique de solidarité avec le système financier. »

    Exactement.

    (désolé, je ne fais que reprendre le rôle d’un personnage d’un roman de Fred Vargas, de ponctuer les phrases)

  5. RENDEZ-VOUS AU TOURNANT
    L’expression creuser sa propre tombe serait assez appropriée pour qualifier les conséquences de la nouvelle qui vient de nous arriver d’Amerique.
    « DSK en garde à vue » d’après le NYP !

    1. En effet, depuis l’affaire Assange, on a un peu du mal à croire en ces histoires d’aggressions sexuelles perpétrées par des personnes très exposées.
      Cela ne retire rien à la gravité des faits s’il les a réellement commis, mais il faut attendre d’avoir un peu plus d’infos …

    2. La Mitterandie de boulevard contre-attaque par la voie de Jean-Christophe Cambadélis, sur son blog:

      Toute cette histoire ne lui ressemble pas…

    3. Affaire douteuse, mais à laquelle nous sommes préparés depuis la sortie mémorable de stéphane guillon : cette histoire semble plutôt lui ressembler ! et pour le timing avec la campagne de presse récente celà ne nous étonne plus.
      inculpation et présomption d’innocence.
      Mais a-t-il pris un vol déjà prévu ou un vol en catastrophe ?
      Une suite à 3000 $ la nuit (payée par qui? ) ne comprend elle pas quelques services annexes ?
      N’est-ce pas une terrible méprise ? (provoquée ?)
      Quelle est la responsabilité du management de l’hôtel ? L’employée si elle est de bonne foi pensant pénétrer dans une chambre vide.

      Comment se fait-il que la police des Etats-unis d’Amérique ait pu intervenir et arrêter quelqu’un à bord d’un appareil d’Air France ?
      N’est-ce pas un territoire Français ?
      Où alors depuis la privatisation battent-ils pavillon étranger ?
      En aurait-il été de même sur un avion République Française.?
      Ou des instructions auraient elles été données pour ne pas bloquer l’avion au sol et éviter un conflit diplomatique.
      A qui celà profite- t-il actuellement ? et qui pouvait le faire?

      1. @Fuku

        Alors là, il y a de quoi »tisser » longtemps… Ulysse a du temps devant lui …
        Attendez quelques jours pour le rebondissement ….

    4. DSK c’est exquis!
      Vivement 2012 que Nanoléon libère les otages retenus en Afghanistan; juste avant que le fils Kadhafi ne lui pourrisse sa réélection en dévoilant qu’il lui a filé plus de thunes que mamy zinzin…

  6. Le directeur du FMI Strauss-Kahn arrêté à New York pour agression sexuelle

    NEW YORK – Le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a été arrêté samedi à l’aéroport JFK de New York quelques minutes avant son départ pour la France après avoir été accusé d’agression sexuelle sur une employée d’hôtel, rapporte le New York Times.

    1. Après les consultations de voyantes, on peut appréhender comment sont fondées les réflexions stratégiques des candidats aux fonctions suprêmes.

    2. ceci n’est que l’arbre qui cache…………ou la pointe de l’Ice……..
      Derrière les intérêts des uns et des autres vacillent………………………FIN DU MONDE.

  7. La dette Grecque est inférieure à la dette française par habitant , ce n’est donc pas un critère de décision.
    La grêce a été choisie par les spéculateurs pour son faible montant accessible même par un seul fond , et pour la participation des hommes politiques de ce pays à annoncer leur possible défaillance .
    Lorsque les spéculateurs auront obtenu ce qu’ils veulent , c’est à dire le paiement de leur pari sur défaut ou non , alors ils iront voir ailleurs , les taux d’emprunt redeviendront normaux , Pimco et autres banquiers rachèteront de la dette grecque .
    C’est pourquoi ceux qui ont acheté la prime de risque veulent et clament un défaut.
    Derrière tout çà rien de réel seulement une spéculation , un pari , pour gagner de l’argent.
    La population n’est qu’un pantin dont on tire les ficelles.
    La spéculation pourrait aussi bien être faite sur le cours du poisson pourri .

  8. les attaques sur les dettes des pays sont la meme choses que les anciennes attaques sur les monnaies. Les banques sont associees aux gvnmts, leur dirigeant font parti de l’executif des pays (ils sont nommes en accord avec les presidents du pays). Les dettes des etats sont la devaluation qu’ils ne pouvaient plus faire. Rien n’a changé. Et ce sont tjrs les petits qui subissent les consequences.

  9. Bonjour à tous,

    Je serais assez catégorique et pessimiste.
    On continue de renflouer la Grèce pour que son niveau d’endettement la mette à genou (si ce n’est pas déjà le cas) et qu’elle vende ses actifs, ses îles, son patrimoine historique,…

    1. Pourquoi pessimiste ?
      Derrière de gouvernement « socialiste » grec au service des banquiers, comme en Espagne, au Portugal, et demain en France, il y a un peuple, qui peut se soulever et non seulement répudier la dette, mais en finir avec la dictature du capital.
      Nous sommes dans l’étape des petites résistances, dont ce modeste blog, avant les escarmouches, puis le rassemblement pour les grandes batailles. On les gagne, on les perd.
      Mais vivre couché ? Difficile!
      La répudiation sera une des escarmouches:
      Grèce : Tout un symbole de dette illégitime
      par Eric Toussaint
      http://www.cadtm.org/Grece-Tout-un-symbole-de-dette
      Patience et détermination

  10. Les difficultés réelles de la zone euro ne sont que peu de chose par rapport à celles que vont rencontrer les US à partir du mois de juin, date qui marquera la fin du quantitative easing en cours.
    QE2 permet à la FED de se goinfrer pour environ 100 milliards de dollars par mois de bons du trésor faute de candidat. Même s’il est prévu qu’elle continue à rouler la dette existante détenue dans son bilan, le manque de financement à venir est abyssal.
    Entre le renouvellement de la dette existante hors bilan FED et les quelques 1500 milliards de déficit budgétaire à financer personne n’est aujourd’hui en mesure de dire ce qu’il va se passer.
    Le monde médiatique manipulé se focalise sur la zone euro, loupant ainsi cet évènement extraordinaire et essentiel. Comment peut-on être aveugle à ce point ?
    L’intérêt que l’on porte à la Grèce ou aux PIGS et le désinsitérêt que l’on porte cet inconnu dans le financement de la dette US semblent inversement proportionnel à leur importance. En matière de manipulation les européens restent vraiment des enfants de coeur.
    Pourtant, la perspective d’une remontée des taux US fait froid dans le dos, un QE3 désespéré encore plus. Le deuxième semestre 2011 sent la poudre pour les bons du trésor US et par ricochet pour le monde entier. Les intervenants médiatiques, économiques et financiers devraient concentrer toute leur énergie sur ce point mais les marchés font ce qu’il faut pour détourner l’attention et tout le monde plonge dans leur soupe indigeste.
    Inside Job 2 à venir garanti.

    1. L’incertitude montante sur le financement de la dette US est sans conteste un facteur déterminant de l’évolution de la crise, le dollar étant la clé de voûte du système monétaire international.

      S’attaquer au déficit est indispensable, mais les conséquences politiques et sociales qui en résulteraient ne dépassent-elles pas les capacités des démocrates et des républicains, quoi qu’ils en disent  ? C’est le déclin américain qu’il faut signer.

      S’engager dans un nouveau programme de quantitative easing ne peut qu’accroître les déséquilibres monétaires et l’inflation dans les pays émergents qui en souffrent déjà beaucoup.

      Ce qui est en cause, ce n’est pas l’importance relative des situations en Europe et aux Etats-Unis, c’est leur simultanéité.

      1. Un QE3 ?
        Je ne suis pas certain mais je vois mal les BRIC l’accepter sans sourciller.
        La Chine, notamment. Qui commence à montrer des signes d’épuisement à soutenir tout ce beau monde. Et qui a d’autres problèmes en interne.
        Mais aussi le Brésil, qui accepte déjà très mal que le Real prenne de la valeur outre mesure.
        On est arrivé au bout du bout, de l’impasse, me semble-t-il.
        Et à supposer que les USA réussissent à l’imposer, les BRIC lâcheront définitivement le dollar.
        Ils en ont les moyens.

      2. Si DSK démissionne ou est viré du FMI, cela risque d’avoir des conséquences sur l’approche plus ‘progressiste'(sans rire) qui avait malgré tout été la sienne durant son mandat non?
        Je suis loin d’être un de ses supporters mais bon je trouve cela ‘étrange’ comme timing…DSK serait’il un obstacle pour l’oligarchie en place(bien qu’il y soit souvent associé )?Donc un homme à abattre à tout prix.Cette affaire risque de provoquer la sortie d’autres révélations(dans d’autres domaines dont celu ide la finance) et de virer au règlement de comptes.Pour le reste présomption d’innocence bien entendu.
         »Sunday bloody sunday »…après le ‘Ben Laden sunday’ voici le ‘dsk’ sunday.Et on dit qu’il ne se passe jamais rien le week end.

      3. Ce n’est pas parce qu’un problème est arrivé à maturité que sa solution s’impose. Sinon, on le saurait !

        Il est d’interminables agonies. Le parallèle entre Fukushima et la crise se poursuit : dans les deux cas, le processus est appelé à durer, durer…

      4. le processus de l’inculpation de DSK ? …

        cette histoire est folle, elle ne tient pas, par bonheur, ce n’est pas sur ce blog qu’il y aura un billet à son sujet !

      5. @ François :
        C’est possible. Prendre ses désirs pour des réalités, c’est se tromper d’analyse.
        Mais quand bien même, le comique de répétition s’émousse et plus il se répète, et plus la durée de la représentation se réduit …

      6. François Leclerc, en lisant votre commentaire, ainsi que celui de Yueh et de Zébu, une question me vient à l’esprit: comment interpréter le « jeudi noir » pour les matières premières survenu le 5 Mai? « Les fonds vendent en anticipant la fin de l’argent facile déversé par la Réserve fédérale sur ces marchés »?

      7. @Karlruss

        cette histoire est folle, elle ne tient pas, par bonheur, ce n’est pas sur ce blog qu’il y aura un billet à son sujet !

        Et pourtant ‘cette histoire’ est bien symbolique du reste.

      8. @Victor FIGUEIRA
        La baisse intervient parce qu’il n’y a pas d’inflation. Il y a toujours destruction de la demande.
        La baisse des taux n’a pas entrainé la reprise économique attendue, même avec un crédit facile a taux très bas.
        La hausse créée par la spéculation a même entrainee une contraction supplémentaire de l’activité (pas de hausse de salaire ou du taux d’activite mais hausse des prix qui enlève toujours plus de demande). Les spéculateurs anticipaient une croissance de la demande qui aurait pu supporter ces hausses de prix des matières premières. Mauvais calcul, base sur l’idée que le QE crée de la monnaie (par l’intermédiaire du crédit), c’est en général vrai mais se révèle faux dans un scenario de déflation par la dette. Et QE3 sera pareil.
        Nous sommes toujours en déflation.
        Mais les taux n’augmenteront pas, pour tres longtemps, meme si c’est inoperant.

        L’ABC du « Quantitative Easing » (QE)
        http://alienaeconomics.blogspot.com/2011/05/labc-du-quantitative-easing-qe.html

    2. Et encore, pensez qu’un jour, comme dans le temps de Jeanne d’Arc ou d’un despote africain, nous entrerons peut être , quelques siècles plus tard, dans la nouvelle histoire de Gilles de Rais.

      1. Je vous suis. Ils n’ont pas le choix de toute manière. Curieux de voir la réaction des pays émergents.

    3. « QE2 permet à la FED de se goinfrer pour environ 100 milliards de dollars par mois de bons du trésor faute de candidat. Même s’il est prévu qu’elle continue à rouler la dette existante détenue dans son bilan, le manque de financement à venir est abyssal. »
      « Comment peut-on être aveugle à ce point ? »

      C’est simple: quand un fait n’existe pas, il n’existe pas. Le QE n’est pas de la création monétaire.
      Le rachat et les ventes d’obligations ne sont pas un outil de financement budgétaire.
      Il n’y a pas de crise obligataire aux USA.
      Mettez vous ça dans le crane une bonne fois pour toute.

      L’ABC du « Quantitative Easing » (QE)
      http://alienaeconomics.blogspot.com/2011/05/labc-du-quantitative-easing-qe.html

    4. Et si c’est la triste réalité, la débauche morale de la classe politique éclate à son grand jour… Car, avoir conduit là un prédateur sexuel en dit long sur la tolérance ou l’aveuglement de ses pairs.

      ça ne fait pas l’ombre d’un doute, les intérêts de chacun arrondissent les angles voilà tout. l’hypocrisie est l’hommage du v…

      c’est une affaire de consentement.

  11. Ne fuient-ils pas tout simplement la perspective de devoir assumer devant l’opinion publique un nouveau renflouement des banques ? Il leur est incontestablement plus aisé d’utiliser le prétexte d’un déficit public intenable issu de la gestion dispendieuse de l’Etat (dont il faut réduire le périmètre),

    Dans les faits, les opinions publiques ne sont pas forcément prêtes à croire à cette version des faits. En Grande-Bretagne, une manifestation de soutien à la politique gouvernementale et aux coupes budgétaires organisée hier à Londres n’a réuni que 350 personnes (source : un reportage de la BBC).

  12. un député belge exigent une séparation des métiers bancaires avant qu’il ne soit trop tard;

    (lorsque la crise financière était à son apogée, cette revendication bénéficiait d’une large adhésion politique. Pourtant, le casino où les banquiers jouent avec l’épargne des citoyens sans avoir à en subir les conséquences, reste ouvert. Ne serait-il pas temps de le fermer?).

  13. « Nous rappelant que cet exercice – tout comme la promotion de l’accession à la propriété par le crédit – a aussi pour objet de mettre dans le bain le plus possible de bons citoyens, afin de les enfermer dans une logique de solidarité avec le système financier. »

    Entièrement d’accord avec vous François et j’ajouterais les  »privatisations » facilitées avec le sourire de l’actrice (Mme Deneuve) pour la BNP, l’attribution gratuite d’une action pour 10 détenues au bout de un an ….
    Le capitalisme populaire tant vanté dans les années 80 et qui a permis 30 ans plus tard de privatiser EDF, GDF, etc …
    Et de contenir les prétentions du salariat  »actionnaire » qui ainsi est pieds et poings asservis aux intérêts des actionnaires majoritaires dont il ne fait bien sûr pas partie.

  14. Tous savent de source certaine que les dettes immenses ne seront jamais remboursées pour la bonne raison qu’elles ne peuvent pas être remboursées et que, déjà, toutes les décisions qui ont été prises, ou plutôt qui n’ont pas été prises, n’ont fait qu’aggraver la situation.

    Tous devraient lire, ou relire, Bossuet : « Les riches de la terre, qui, durant cette vie, jouissent de la tromperie d’un songe agréable, s’imaginent avoir de grands biens, s’éveillant tout à coup dans ce grand jour de l’éternité, seront tout étonnés qu’ils se trouveront les mains vides. La mort, cette fatale ennemie, entraînera avec elle tous nos plaisirs et tous nos honneurs dans l’oubli et dans le néant ».

    1. Au cours de ma visite du Métopolitan Muséum de NY, je me suis retrouvé seul dans une grande salle en compagnie d’une trentaine de momies de Pharaons égyptiens et de leurs trésors alignés dans des vitrines…….
      Etrange sentiment pour un petit homme.
      Any way : « Bossuet is not dead »….. for le moment ! 🙂

    2. Ô terrible raisonnement pour nous autres lâches et efféminés […] mais le grand Bernard l’avoit fortement gravé en son cœur.

  15. Les banques n’auraient donc pas intérêt à une restructuration de la dette grecque.
    Dans les polars on se pose la question : à qui profite le crime ici symbolique de ou sur DSK?
    A qui appartient le groupe ACCOR qui loue pour une nuit une suite de 3000€ au célèbre défenseur des pauvres? Pourrait-il y avoir un coup monté et alors de qui? ou DSK est-il beaucoup plus primaire qu’un Français moyen? Bizare vous avez dit bizarre?

  16. Strauss-Kahn gate ou le piège tendu.
    Un sujet en or pour les MIkael Blomkvist de service.
    François Leclerc, encore un chantier qui se présente.
    Cordialement

    1. Il faut prendre du recul sur le cas DSK.

      Les temps sont incertains et la manipulation possible de vraiment tous côtés.
      En faire un sujet sans que les commentaires dérivent et deviennent une tribune offerte à de la propagande politique me semble hasardeux pour ce blog plutôt versé dans l’économie et la sociologie, cela pour plusieurs raisons:

      -La présomption d’innocence du concerné.
      -La guerre économique actuelle avec tous ses coups bas.
      -Une campagne électorale nationale détestable au vu des sujets traités.
      -Faire le jeu de certains politiques qui focalisent sur les origines ethniques ou religieuses.

      Que personne ne perde de vue que DSK est juif et financier, et qu’il est présumé se constituer candidat à l’élection présidentielle française, des arguments toujours exploitables par ces temps de crise.

      1. @Martine Mounier

        Vu et revu Radio Ardisson, c’est de la promo pour la ménagère de -50 ans!

        Il y a 2 possibilités, soit c’est véritablement un malade sexuellement agressif, soit il a déçu certains plus puissants que lui voilà tout ce que l’on sait, le cul, le pouvoir et l’argent sont en général les raisons originelles de toutes les manipulations et crimes. Laissons donc la presse d’actualité s’occuper de ce sujet à priori scabreux qui vous intéresse visiblement par empathie, et restons ici sur le champ économique sinon nous allons nous égarer.

      2. Pour que l’hypothèse d’un complot/manipulation soit recevable il faudrait que DSK ait représenté de par sa personne une menace significative pour une institution, un courant d’idées, une coterie plus ou moins secrète, des intérêts puissants, etc… tout ce que vous voulez. A ma connaissance DSK n’a jamais incarné aucune menace de ce type.

      3. @Ando

        Pour que l’hypothèse d’un complot/manipulation soit recevable il faudrait que DSK ait représenté de par sa personne une menace significative pour une institution, un courant d’idées, une coterie plus ou moins secrète, des intérêts puissants, etc… tout ce que vous voulez. A ma connaissance DSK n’a jamais incarné aucune menace de ce type.

        Bon! Même en admettant, pour vous suivre je le souligne, que considérer que dans la haute finance mondiale il n’y ai pas de conflits ou d’intérêt paradoxaux entre les acteurs, ce qui est déjà une manière de valider un complot, quelle serait la troisième alternative selon vous? 🙂

      4. @Cavalier Ponzi

        Le mépris que vous manifestez pour les ménagères de moins de – 50 ans n’enlève rien à l’intérêt des dires passés de Tristane Banon au vu des chefs d’inculpation actuels contre le patron du FMI. Et du reste, si Tristane Banon devait dans les jours prochains décider de porter plainte devant la Justice française, je vous rappelle que les faits ne seraient pas prescrits. Quant à l’empathie dont à vous lire on finirait par croire qu’elle est une maladie honteuse ou pire une faiblesse féminine, figurez-vous que je me réjouis de voir que des journalistes du Figaro en sont visiblement également pourvu. J’ajoute que la ligne éditoriale de ce blog me semble être une lutte effective contre chaque forme d’opacité et qu’à ce titre le comportement et la vérité des hommes qui nous dirigent est une composante majeure de la vie économique et politique.

      5. Et si c’était un malheureux probléme de moeurs ?

        On a pu constater la réactivité des « Cops » de New-york envers le directeur géneral du FMI, je veux bien admettre une culture cow boy des flics américains, mais en l’occurence ils avaient l’air sur d’eux, ces flics de quartier, tres probablement, ont été couverts par la hiérarchie pour arréter DSK à la hussarde compte tenu du scandale encouru si le dossier avait été vide.

        On a également constaté la réactivité de l’institution financiére à le remplacer !

      6. @Martine Mounier

        Le mépris que vous manifestez pour les ménagères de moins de – 50 ans

        Absolument aucun mépris de ma part pour vous même ou la cible marketing, c’est un marché média parfaitement formaté pour créer de l’émotif avec de l’actualité tous azimuts.
        Me Banon doit ester en justice si les faits sont avérés, c’est a elle seule de décider.
        L’opacité est partout, les sujets sélectionnés dans le billet concernent l’économie et le nucléaire, et non les affaires de mœurs. , il vaut mieux en effet s’orienter vers la lecture du Figaro comme vous le citez en référence, plus à même de combler vos désirs sur le type de rubrique dont il est question.

    2. La classe dominante et ses représentants : la guerre de tous contre tous, c’est à dire la concurrence, et dans le même mouvement, l’unité contre ceux qui les contestent.

      1. Eh bien ! DSK en fait afficher des pixels (version plus moderne pour « couler beaucoup d’encre » et non pas « d’ancres »)

        @ pseudo cyclique
        matière à complot et à troll… pas seulement, ça occupe beaucoup plus de monde que ça.
        Le week-end dernier a aussi eu son lots de faits divers qui ont fait les gros titres.

        Hier soir, j’ai flâné sur youtube. J’ai été surpris de l’ampleur des émeutes en Grèce, mais je n’en ai pas vu l’écho dans les médias.

        J’ai été ému par cette vidéo:

        http://www.youtube.com/watch?v=lFd0hztEUWk&feature=related

        Un chien érigé en icône de la contestation grecque.

  17. « Dans l’immédiat, le FMI n’est pas obligé de prendre une décision et peut fonctionner sans son patron, le temps d’en apprendre plus sur l’affaire. Le premier directeur général adjoint, l’Américain John Lipsky, peut prendre les commandes. » (dépèche AFP)
    Quelle est l’orientation idéologico-politico-financière de ce John Lipsky ou d’un autre successeur potentiel?
    Quels sont les liens de ce(s) successeur(s) potentiel(s) avec un ou plusieurs groupes de l’oligarchie financière?

      1. Il ne possède pas beaucoup de diplômes, finalement c’est un peu monsieur tout le monde…Il doit posséder d’autres qualités qui me sont inconnues!

      1. Il arrivait au bout de son mandat et n’a pas souhaité (jusqu’ici!) le renouveler.

      2. Il n’empêche que , même pour partir en retraite au bout de son « bail » , il faille démissionner

  18. « (…) obligeant par ricochet les Etats à résipiscence. Laissant par ailleurs aux banques le temps de se faire rembourser de leur dette souveraine lorsqu’elle arrive à maturité. »
    qui aurait les dates et chiffres des dif. remboursements ? j’imagine peut-être quoique les calculettes financiaro-politiques crépitent chez les dominants pour établir notre beau calendrier.

  19. Résipiscence : « retour à la raison » (1542) ou « reconnaissance de sa faute avec amendement » d’après le Grand Robert.

    Francois Leclerc, êtes vous une sorte d’anarchiste conservateur, comme dirait George Orwell ?

    1. Reconnaissance de sa faute, avec la volonté de s’amender. (Trésor de la langue Française)

      Terme emprunté au latin ecclésiastique et non pas au vocabulaire des anarchistes conservateurs.

    2. un nouveau mot-valise un peu capillotracté tout plein de serendipité:

      résipisilience : résilience apres resipiscence !

  20. Ce billet montre clairement que les banques françaises, sachant que la BCE va perdre beaucoup d’argent dans les restructurations de dette publique, spéculent sur la poursuite inéluctable du quantitative easing en contradiction avec l’objectif de stabilité monétaire. La remontée des taux d’intérêt détermine directement le besoin de capital de la BCE que les Etats de la zone euro devront souscrire pour consolider leur banque centrale. L’euro va suivre le dollar dans l’hyperinflation. Et les banques françaises se referont sur les marchés à terme de matières premières, sur le marché de l’immobilier et la bourse. La faillite de la BCE ainsi que celle de la Fed seront à la charge des contribuables et des émergents détenteurs de réserves de change en euro et dollar.

  21. Sur les marchés.

    Il faut s’attendre à une spéculation redoublée sur les emprunts d’Etat de la Grèce. L’effacement du directeur général retire un gros morceau, à tort ou à raison, de la crédibilité, déjà bien entamée, du plan de sauvetage. Le FMI, apparaît aux yeux des « marchés » comme la garantie de bonne fin du plan. Contre les rumeurs de restructuration de la dette, le Fonds ne cesse de répéter l’argument suivant : « si nous prêtons à la Grèce, c’est justement parce que nous nous sommes assuré que le pays est en situation de pouvoir honorer ses engagements ».

    La parole du FMI, la crédibilité de ses équipes d’analystes doit donc contrebalancer les affirmations contraires, comme celle de l’économiste américain Nouriel Roubini , que le défaut partiel de la Grèce est désormais inévitable. Or la voix du FMI, c’est son directeur général. L’effacement de DSK va rendre le FMI inaudible et ouvrir la voie au déchainement de la spéculation. On devrait donc voir le prix des CDS (crédit default swap) sur la dette grecque s’envoler, le taux de rendement exigé sur les obligations grecques sur le marché secondaire dépasser les 15%, etc. Tous cela va évidemment enrichir certains qui ne sont pas spécialement des amis des Grecs, peut-être Roubini lui-même, soupçonné de « vendre » du conseil » sur la dette grecque.

    http://www.marianne2.fr/hervenathan/Affaire-DSK-ce-sont-les-Grecs-qui-vont-souffrir-en-premier_a103.html

  22. Le gouvernement impose sa «règle d’or» dans la Constitution.

    C’était le 10 mai dernier. Un vote historique a émasculé l’Assemblée nationale, qui s’interdit elle-même la maîtrise du budget. Jean-Pierre Alliot revient sur une longue histoire, celle qui commence avec la « loi Rothschild » de 1973. Avec elle, la dette publique a explosé. Au point que les banquiers veulent aujourd’hui interdire tout déficit à l’État. Ce qui donne un bon prétexte pour tout privatiser.

    http://www.marianne2.fr/Le-gouvernement-impose-sa-regle-d-or-dans-la-Constitution_a206085.html

    1. La bataille fait rage sur le grand échiquier mondial des intrigues géopolitiques et autres manipulation des opinions.

      DSK , victimisé peut aussi devenir plus populaire…..tout est possible dans le jeu des tactiques, déployé comme un éventail avec lequel chacun s’évente. Les grandes questions du monde tributaires des petitesses triviales de nos petits Goliath…….Simiesque!

      Et voilà nos dames patronnesses médiatiques en émoi. Un rien sème l’agitation dans la basse cour .Les scandales sont du grain jeté à la volaille. Les enfants ont un nouveau jouet.

      1. Oui sauf que si DSK est réellement coupable faudra penser à revoir votre copie…Cela n’est pas mon souhait je préfèrerais qu’il soit innocent uniquement pour la dignité de la France.

      2. « . Un rien sème l’agitation dans la basse cour . »

        Je ne vois pas la police de NY faire un coup comme ça sur l’un des personnages les plus en vue, pour un rien. Mais peut-être me trompè-je.

  23. @ berruyer
    il ne faut pas prononcer le mot or
    c’est un gros mot
    c’est révolutionnaire
    on a déjà eu cantona !

    1. @ idle et Bruno

      Ce que vous dites l’un et l’autre n’est pas faux, cela dit:

      je trouve que les commentaires et les réactions vont trop vite car pour l’heure on ne sait pas grand chose. DSK est une pièce importante sur un vaste échiquier, mais une pièce parmi d’autres pour une partie qui se joue en plusieurs manche entre des adversaires tantôt vainqueurs tantôt perdants.
      Personne n’est irremplaçable,les compétences ne manquent pas. Certaines sont exagérément reconnues, d’autres injustement ignorées. Les enjeux dépassent largement la valeur positive ou négative de chacun des acteurs. Seul compte à mes yeux la façon dont elles s’imbriquent les unes dans les autres et travaillent ensemble.
      La focale mise régulièrement sur certains individus empêche de se constituer une vision plus large de la trame.

      Quant à la dignité de la France si celle ci est tributaire des frasques sexuelles d’un personnage trop en vue, c’est qu’elle ne tient pas à grand chose. Par contre l’amour propre des français prend une gifle.
      Si les faits sont avérés c’est DSK seul que cela engage dans son incapacité à contrôler ses appétences. L’Histoire s’écrit chaque jour, c’est une oeuvre collective dont nous sommes auteurs et acteurs.
      Le fait que l’on en parle est une chose ,comment on en parle en est une autre. Les paris sont ouverts et la spéculation va bon train.

      Attendre et voir afin de condamner et de compatir avec équité.

      Les faits sont les symptômes visibles d’une réalité invisible bien plus grande qui renvoie chacun en son âme et conscience . Cf le billet de Paul Jorion « LE SYMPTÔME »

      Au passage merci à la modération, quand on est fatigué l’on devrait s’abstenir. Ce qui est excessif étant……

      Amitiés à tous.

  24. Un lien cité dans le dernier bulletin du GEAB (de ce jour):

    http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/8472465/Central-banks-pump-3-trillion-into-world-economy.html

    « The world’s central banks have pumped £3 trillion into the global financial system since the crisis, the equivalent of 8pc of the world economy, according to new analysis by Fathom Consulting » (payant).

    « To reach the £3 trillion figure, presented in its calculations as $5 trillion, Fathom measured the liquidity injections made by the world’s four major central banks, by tracking how their balance sheets changed in the wake of the crisis ».

    Les injections de liquidités par quatre principales banques centrales (FED, BCE, BOJ et Banque d’Angleterre) représenteraient en à peine un peu plus de 2 ans 10% du Pib mondial. Un colossal record et sans précédent historique.

  25. Lever de l’argent sur les marchés financiers donne des résultats décevants. Cf le texte de F Leclerc ci-dessus.
    L’indépendance de la BCE ressemble à un dogme destructeur. Cf le texte de F Leclerc ci-dessus.
    Si le marché optimise vraiment la distribution de l’argent, je commence à trouver que les errements de la planification sont supportables.

    Bref, tout cela ressemble beaucoup à un énorme échec de l’interdiction faite aux états d’imprimer de la monnaie.

  26. @Mitch
    Merci de rappeler que nous pouvons tous devenir grecs. Cette vidéo m’a émue jusqu’aux larmes. Osmose entre le chien et l’homme. La faiblesse de ce chien rend les images très fortes.

    1. Cette vidéo est d’autant plus touchante par l’association du chien dans la bataille menée par les hommes que le chien est ici un représentant du règne animal que l’on sous estime.

      Les humains méprisent leur animalité. A trop vouloir la dominer on l’exacerbe au lieu de l’apprivoiser pour mieux la transcender. De ce fait l’homme se fait souvent plus bête que la « bête » elle-même.

      Est-il nécessaire que nous devenions tous grecs, ne sommes nous pas déjà tous des « Hommes »? De multiples batailles un seul enjeu: l' »Homme »,l’Animal, le Vivant.

      Merci Mitch

      Amitiés.

  27. Dans une conception saine des rapports sociaux le politique précède l’économique qui a son propre champ d’action. De ce point de vue les exigences actuelles vis à vis de la Grèce sont inadmissibles : Le territoire d’un peuple, y compris ses plages, ses monuments qui symbolisent son État et son histoire doivent être hors du champ économique.

    Les suggestions que j’entends à propos de certaines privatisations « suggérées » à la Grèce sont barbares.

  28. Balance des paiements :

    1er pays au monde : la Chine. Excédent de 272 milliards 500 millions de dollars.
    2ème pays au monde : le Japon. Excédent de 166 milliards 500 millions de dollars.
    3ème pays au monde : l’Allemagne. Excédent de 162 milliards 300 millions de dollars.

    186ème pays au monde : le Royaume-Uni. Déficit de 40 milliards 340 millions de dollars.
    188ème pays du monde : la France. Déficit de 53 milliards 290 millions de dollars.
    191ème et dernier pays au monde : les Etats-Unis. Déficit de 561 milliards de dollars.

    https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2187rank.html

  29. Hypothèses: à qui profite le crime? Pour ceux qui ne se contentent pas de la censure des media dominants.
    L’oligarchie financière promeut prioritairement, par le contrôle de la grande majorité des media et instituts de sondages, des politiciens fragiles que l’on peut faire tomber facilement.
    Le mini-réformisme même ultra-édulcoré de DSK déplaisait aux néocons de la finance ultra-capitaliste qui veulent reprendre la totalité du pouvoir qu’ils avaient avant 2008?Quelles mesures prendront les successeurs de DSK? Certaines seront elles différentesde celles qu’il aurait soutenu?
    De toute façon la gauche française ne voulait pas de DSK et donc ne l’aurait pas choisi. Donc la provoc réelle et ou médiatique vient de l’intérieur du FMI avec vraisemblablement des soutiens ou impulsions de groupes financiers.
    Les sommes en jeu sont Kolossales. F.Morin rappelle les ordres de grandeur .

    Selon François Morin, la financiarisation de l’économie à actualiser par des spécialistes.

    « La sphère économique mondiale (Unité : Téra-dollar, année 2002)

    Echange et productions Monnaies de règlement
    Transactions sur dérivés 699,0 Etats-Unis(dollars) 405,7
    Transactions de change 384,4 Eurosystème(euros) 372,9
    Transactions financières 39,3 Japons(yens)
    Transactions sur biens et services 32,3 Autre zones monétaires 183,6
    (PIB mondial)
    Transactions interbancaires 1155,0 règlements interbancaires 1155,0

    Comme ce tableau l’indique clairement, la liquidité qui transite sur les marchés globaux de l’argent remplit aujourd’hui quatre fonctions (colonne de gauche du tableau). Elle sert à régler les transactions de couverture (achat de produits dérivés), les transactions d’une monnaie en une autre (échange de devises), les transactions sur le marché du financement (achat de titres financiers) ; mais la liquidité intervient aussi dans le règlement d’autres transactions, celles que l’on observe sur le marché des biens ou des services. Le point très important à noter est le suivant : qu’il s’agisse des marchés de la sphère financière, ou bien des marchés de la sphère réelle, toutes ces transactions font l’objet de règlements monétaires, c’est à dire de règlements dans une monnaie donnée, et par conséquent dans une zone monétaire parfaitement délimitée (colonne de droite du tableau). La liquidité nécessaire pour ces échanges est ainsi fournie, in fine, par la banque centrale de la zone monétaire correspondante, sur un marché particulier : le marché interbancaire, où s’effectue et se consolide l’ensemble des règlements. Le tableau cherche ainsi à mettre en rapport les transactions réelles (celles qui portent sur les biens et services), avec celles qui relèvent de la finance globalisée. Il réalise cette jonction en mettant, face à face, les transactions tous types confondus, réelles et financières, d’un côté, avec les zones monétaires de règlement, de l’autre. Un trait frappe aussitôt : les transactions relatives à l’économie réelle n’occupent qu’une part infime du total des transactions. En effet, qu’il s’agisse des transactions relatives aux biens et services (soit 32.3 T$ le PIB mondial de l’année 2002), celles-ci ne se montent qu’à un peu moins de 3% des paiements monétaires de la planète(3) : c’est évidemment très peu ; ou bien qu’il s’agisse des transactions commerciales internationales, même constat : celles-ci, soit 8 T$, ne s’élèvent qu’à 2 % des transactions qui se réalisent sur le marché des changes(4) . La somme des transactions réelles de la planète (production + échanges commerciaux internationaux), soit 40,3T$, peut maintenant être comparée par exemple à celle qui recense, sur le même espace et pendant la même période, l’ensemble des transactions interbancaires, soit 1.155 T$. Le rapport entre ces grandeurs est de 1 à 28, ce qui apparaît, dans une première approche de cette confrontation, proprement vertigineux. « 

  30. Les déboires judiciaires du directeur général du Fonds monétaire international (FMI) risquent de compliquer les efforts pour régler la crise de la dette en zone euro et notamment pour discuter d’une nouvelle aide à la Grèce, dossiers dans lesquels Dominique Strauss-Kahn s’est particulièrement investi, notent les analystes.
    Le patron du FMI ne participera pas lundi à Bruxelles à une réunion importante sur la Grèce des ministres des Finances de la zone euro. Il sera remplacé par une directrice générale adjointe chargée de l’Europe, Nemat Shafik, a annoncé à Washington l’institution.
    De son côté, le premier adjoint de M. Strauss-Kahn, l’Américain John Lipsky, assume la fonction de directeur général par intérim alors que le FMI a annoncé avoir repoussé à lundi la réunion informelle de son Conseil d’administration qui doit être consacrée à son directeur général.
    « Tout délai (dans le règlement de la crise de la dette : ndlr) va vraisemblablement mettre à vif les nerfs de ceux qui pariaient sur la hausse de l’euro », a déclaré à Dow Jones Newswires Gareth Berry, analyste sur les devises chez UBS.
    « Pendant quelques jours au moins, le marché va craindre une paralysie de la direction au FMI. L’euro est la devise qui en pâtira le plus étant donné que le FMI est actif ou en voie de l’être dans trois pays de l’eurozone », a-t-il ajouté.
    Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a quant à lui estimé dimanche que l’arrestation aux Etats-Unis du directeur général du FMI ne pèserait pas sur les négociations concernant la dette grecque.
    Il a également envisagé d’accorder à la Grèce une prolongation des délais de remboursement de sa dette à condition que les créanciers privés participent, et a insisté pour attendre les résultats de l’examen de comptes publics du pays en juin prochain avant de décider si de nouvelles mesures étaient nécessaires.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a2e511f85c1951a0520671594902d9e1

    1. calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. reste que ce n’est pas la première rumeur à son sujet, et ça…

  31. Ce que j’apprécie sur ce blog, c’est qu’on y traite de sujets et de faits qui sont soigneusement mis de côtés par la grande majorité des médias. Une entreprise décidément salvatrice.

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