L'actualité des crises : MÊME MONDE OPAQUE, par François Leclerc

Billet invité

Les parallèles n’ont pas manqué d’être soulignés entre la crise économique et financière mondiale que nous continuons de subir et la catastrophe nucléaire de Fukushima qui se poursuit. Toutes deux mises dans le même sac, celui d’un système dont les justifications ont été dans les faits mises brutalement en cause et dont les supposés bienfaits s’effacent dans les deux cas devant les désastres qu’il suscite.

Une nouvelle opportunité vient de se présenter permettant d’opérer un autre rapprochement : des stress tests (tests de résistance) vont être presque simultanément menés en Europe dans le but d’éprouver la solidité des banques et celle des centrales nucléaires. Avec en commun de chercher à démontrer qu’elles le sont, tout du moins dans leur grand majorité, à l’exception éventuelle de quelques victimes expiatoires. Illustrations un peu trop criantes de ces opérations de propagande qui semblent désormais être l’âme même de l’action politique, que l’on préfère appeler plus noblement stratégie de communication.

On avait déjà remarqué, lors des précédents tests bancaires, qu’ils obéissaient à une méthodologie biaisée, n’ayant pas comme objectif de déterminer des points de rupture – leur fonction présumée – mais de se limiter à tester des cas calibrés pour aboutir à des résultats connus d’avance. Au regrettable risque de laisser croire que ces cas ont été choisis pour les besoins de la cause, celle bien entendu des ordonnateurs. Qu’est-ce qui pourrait nous laisser penser que cela sera cette fois-ci différent, si l’on ne tient pas compte des sempiternelles promesses qui les accompagnent ?

Il y a cependant une différence notable entre ces deux tests. La méthodologie de ceux des banques a été élaborée par l’European Banking Authority (EBA) et rendue publique au terme de consultations qui ne l’ont pas été. Elles sont d’une technicité financière à faire fuir. Celle des centrales nucléaires n’a pu être encore adoptée au sein du collège des responsables européens de la sûreté nucléaire, faute d’accord entre eux. Nous en connaissons mieux les arguments, notamment grâce à Günther Oettinger, le commissaire européen, qui a clairement refusé d’apposer sa signature sur ce qu’il a appelé devant les députés européens « un test de résistance allégé ». Les mêmes responsables devront se réunir une nouvelle fois, les 19 et 20 mai. « Le contenu est plus important que le calendrier. Le public souhaite des tests de résistance crédibles couvrant un large éventail de risques et répondant aux questions de sécurité. » a déclaré le commissaire.

Le débat a porté sur l’inclusion ou nom dans les tests des risques de chute d’avion ou d’attentat terroriste (les deux n’étant pas incompatibles). Deux hypothèses rejetées, au prétexte d’un calendrier serré à respecter, qui permettrait uniquement de tester les effets de catastrophes naturelles (en utilisant des données pré-existantes, a-t-il été précisé).

Le commissaire demandait également que les résultats fournis par chaque pays soient validés par un autre, comme lorsque l’équipage vérifie l’amorçage des toboggans dans un avion ! Parmi ses opposants figuraient les pays les plus nucléarisés d’Europe, dont la France et la Grande-Bretagne. L’autre argument utilisé pour refuser de tester ces risques qualifiés d’humains : les adopter reviendrait à recaler en bloc tout le parc européen des centrales nucléaires… Autre variante : en raison de leur objet, on ne pourrait pas en publier leurs résultats, à quoi bon donc les mener ?

Que peut-il maintenant se passer ? Pour les tests des banques, nous savons déjà qu’un risque qui fait pourtant les manchettes et sur lequel planche tous les analystes en a été exclu : celui de décotes de la dette souveraine. Pour les centrales nucléaires, nous sommes dans un autre monde que celui feutré de la finance et nous pouvons en prédire un peu plus.

Faute d’un accord entre la Commission et les régulateurs européens, le dossier sera renvoyé devant le Conseil européen, où siègent les 27 chefs d’Etat ou de gouvernement. Le prochain se tient justement fin juin. Dans la grande tradition des négociations européennes, on parle déjà de la possibilité d’utiliser une formule du type actions imputables à l’homme, afin d’obtenir un accord dont l’application sera ensuite laissé à la discrétion de ceux qui auront à le mettre en musique…

Que vont donc à coup sûr révéler les stress tests des banques et des centrales nucléaires ? Que ces deux univers sont parties prenantes de mondes opaques, n’entendent pas rendre de comptes et veulent se soustraire à toute procédure de contrôle public.

S’agirait-il alors d’un même monde, expression d’un unique modèle de société ? Il serait alors justifié de les mettre dans le même sac.

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

58 réflexions au sujet de « L'actualité des crises : MÊME MONDE OPAQUE, par François Leclerc »

  1. Dans les deux cas, il s’agit également de domaines où la parole est réservée aux « experts » accrédités, qui ne vous expliquent rien car « c’est trop compliqué pour le grand public », et que, de toute façon, « les gens » ne veulent pas écouter d’explications trop techniques.
    Un même modèle de société, à coup sûr.

    1. Je ne suis pas d’accord: ce n’est pas l’argument avancé. L’argument avancé est très clairement que l’on ne veut pas que les résultats soient trop mauvais. Mais c’est pire en quelque sorte: c’est prendre les gens non pas pour trop bêtes, mais pour trop abrutis, passifs pour s’indigner réellement devant une supercherie qui ne se cache même pas.
      Le pire c’est que cette hypothèse se confirme peu ou prou dans la réalité (où sont les manifs?)

  2. François
    Fukushima semble s’aggraver – du moins la version officielle le dit enfin – les cuves des réacteurs 1.2.3 sont officiellement percées d’après reuters – corium libre au fond

  3. Bonsoir, pas étonnant que les mêmes intéressés aient le même comportement…
    La tic des bois se retire très bien avec un peu d’éther, j’ai l’éther si quelqu’un fourni le chiffon…

  4. Excellent parallèle.Pour mesurer l’emprise du secteur nucléaire sur les politiques en France, il suffit de regarder la une de Google Actus ou France Télévisions. En ce moment même, alors que ça commence à craindre velu et que la langue de bois de TEPCO fait place aux aveux, pas un mot !

  5. J’ai pris connaissance de ces infos par le Monde et j’en étais étonné.
    Ce n’est pas sérieux ou alors OK pour le très court terme mais il faut tout étudier au plus tôt avant de tourner la page.
    On exclut les actions terroristes mais aussi les conséquences d’un conflit régional (genre Libye), sana parler d’un conflit mondial.
    Il doit pourtant être facile de nous informer pour le moins des risques ultimes liés à ces improbabilités de même que de nous informer en toute transparence du risque maximum évité pour l’instant au Japon.
    J’ai noté pour l’Europe : la Commission de Bruxelles, ENSRG, le club/association Wenra, pour la France : ASN & HCTISN et les industriels : EDF, Areva, CEA
    Extrait (la parole est à la défense …. des citoyens) :
    « Pour le réseau Sortir du nucléaire, ce dispositif constitue « un trompe-l’oeil » et il en va de même pour les tests européens. « Il y a beaucoup d’omissions aberrantes et scandaleuses dans le cahier des charges, qui ne prend en compte ni les transports de déchets nucléaires, ni les erreurs humaines – à l’origine de l’accident de Tchernobyl -, ni les actes de malveillance ou l’éventuel crash d’un avion, dénonce l’une de ses porte-parole, Opale Crivello. Les stress tests risquent de n’être que des « alibis tests », laissant accroire que l’on peut repartir comme avant pour trente ans ». Greenpeace estime, elle aussi, que « l’ASN s’est mis des oeillères » »

    Source : Le Monde du 10 mai « Quatre mois pour passer au crible la sûreté des installations nucléaires françaises »
    Parallèlement aux « stress tests » européens, les réacteurs d’EDF et les usines d’Areva devront être expertisés en priorité d’ici au 15 septembre. Au lendemain de l’accident de Fukushima, le premier ministre, François Fillon, avait demandé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de réévaluer la sûreté…

    1. Depuis la catastrophe de Fukushima, il est impensable que toutes les centrales nucléaires n’aient pas été stoppées immédiatement et l’électricité hydraulique ou autre réservée uniquement aux hôpitaux et autres unités de survie .

      La simulation d’un séisme , des secours et d’hébergements à grande échelle, effectuée dans une ville moyenne de l’est de la France, impliquant des centaines d’habitants et tous les établissements scolaires de la région, fut un succès pour avoir presque tout prévu :
      à savoir d’organiser illico, même traumatisé sous le choc, un QG des opérations et de gérer immédiatement des milliers de morts, de rechercher les disparus, d’apporter des soins immédiats et d’évacuer les blessés , d’héberger des milliers de sans domicile.
      Les organisateurs de la simulation avaient prévu un enchaînement aléatoire de toutes les catastrophes possibles pendant un séisme : ils annoncèrent successivement la rupture d’un barrage, la destruction des voies de communication, routes, autoroute, la destruction d’une usine de type Seveso et même l’écroulement de la grande gendarmerie qui n’est pas aux normes parasismiques. Mais quand on leur a demandé pourquoi ils n’avaient pas simulé la plus grande catastrophe, la destruction de la centrale nucléaire voisine, ils nous ont répondu qu’ils n’avaient pas pris en compte les centrales nucléaires voisines pour la simple raison qu' »on ne sait pas quoi faire en cas de catastrophe nucléaire ».

      Car c’est bien là le problème : on ne sait pas quoi faire . Aucun véritable plan ORSEC n’a été communiqué à la population française en cas de destruction d’une centrale nucléaire, accidentelle , terroriste, en cas de guerre . Les cours de secourisme n’ont rien prévu .

      Comment des dirigeants français, européens peuvent-ils être à ce point irresponsables pour laisser construire de telles menaces pour les habitants des villes voisines et de la planète entière, susceptibles de tuer ou de ruiner la santé de tous pendant des générations , si personne ne sait comment enrayer, stopper, réparer, empêcher une possible catastrophe ni simuler des secours aux irradiés ?

      Pour qu’ils soient au fait des véritables dangers, avant ces fameux stress tests, il faut envoyer les hauts responsables de nos centrales, les membres de l’ASN et les décideurs politiques de ce secteur des centrales nucléaires, jusqu’aux ministres décideurs passés et présents, en stage quelques semaines auprès des techniciens japonais qui interviennent actuellement dans la centrale de Fukushima ,qui s’exposent aux radiations et qui ont besoin d’aide .

    1. J’avais pas fait attention, on dirait la princesse Leia Organa avec une paire de lunettes, sans doute une autre rebelle tant tout cela nous fait de plus en plus mal aux yeux, aussi bien les stress tests pour d’autres peuples de plus, les temps sont durs de nos jours dans la grande Galaxie des Chiens.

      Déjà les plans de l’Etoile Noire et de l’Empire qui se prépare ma très chère amie.

  6. Oui, ce type d’argument, imparable, qui touche le fond du problème, celui de la démocratie et du choix de société qu’implique l’industrie du nucléaire, devrait suffire pour rejeter cette voie hasardeuse et programmer ainsi dare dare une sortie du nucléaire.
    Les faits sont têtus, l’opacité règne en maître dans cette industrie, ce qui éveille tous les soupçons concernant sa fiabilité et sa dangerosité intrinsèque. Les nucléophiles et autres nucléocrates se gardent bien d’ailleurs d’argumenter sur ce terrain de l’opacité pour eux très savonneux car ils manquent alors d’arguments sérieux. Ils sont bien obligés d’admettre que la question du choix de société existe, même s’ils pensent, eux, qu’une alternative n’est pas souhaitable ni même possible, ce qui montre l’horizon rétréci qui est le lieur.

    La remise en question plus globale du paradigme sur lequel repose notre civilisation matérielle ne serait d’ailleurs pas le moindre avantage que présenterait l’abandon de cette filière emblématique d’un certain modèle de civilisation. Ce serait comme un gros verrou qui saute permettant d’ouvrir la porte à la recherche active et accélérée de nouvelles solutions énergétiques exerçant alors un effet d’entraînement sur d’autres secteurs industriels, ouvrant la voie de façon décisive à la réalisation, l’invention d’une nouvelle civilisation.

  7. Bravo, M LECLERC !

    Votre plume est limpide, vous écrivez vraiment très bien, c’est un plaisir de vous lire.

    Dans ces deux domaines, finance et nucléaire, le peuple devrait avoir le droit et le devoir de se prononcer clairement sur ce qu’il souhaite ou ne souhaite pas et sur les priorités qu’il souhaite voir poursuivre. Ses avis devraient être suivis d’effets, c’est une évidence.

    Ça me rappelle une mission voici quelques années. Apparemment sur des questions très éloignées des vôtres et pourtant présentant des problématiques approchantes : les priorités de santé. Des ingrédients similaires à ceux que vous décrivez depuis plusieurs mois y figuraient et cette similitude me laisse perplexe. Voici de quoi il s’agissait.

    La question était de savoir s’il pouvait être fait quelque chose de cohérent pour équilibrer les dépenses de santé. Et donc leur financement, etc. Un vrai serpent de mer remis sur la table chaque année.

    Les propositions étaient toujours les mêmes depuis des années :
    – Augmenter les ponctions d’une façon ou d’une autre
    – Freiner les dépenses là aussi d’une façon ou d’une autre

    Tout en assurant évidemment le maintien et l’amélioration des soins.

    Le paysage des intervenants ? De nombreux experts, renouvelés par des clones au fil des ans, sensés comprendre et pouvoir apporter de solides propositions. Bien entendu, les représentants tripartites menaient la danse: l’Etat (celui qui sait ce qu’il faut faire et qui en est le garant), la CNAM (celle qui paye et contrôle les dépenses), les effecteurs de Santé (ceux qui produisent les soins). Autant dire, en creux, des modes de raisonnement parfaitement opaques et incompréhensibles. Que l’on habillera par la suite en « nous n’avons pas le choix », la « seule solution possible », « l’effort nécessaire », etc.

    Cette année-là, une proposition inhabituelle est sortie du lot: pourquoi ne pas demander au peuple, le plus directement possible, de se prononcer sur ce que devraient être les priorités de santé à 3, 5, 10 ans ? Façon referendum. Et de répéter l’opération tous les 3 ans. Cela aurait au moins le mérite de faire cesser les positions inconciliables entre tous ces décideurs qui sont censés savoir mieux que les autres ce qui est bon ou pas pour la santé du peuple. Et qui ne décident rien au final.

    Il ne s’agissait pas, bien entendu, de laisser tomber les thèmes que le référendum ou son équivalent n’aurait pas retenu. On n’allait pas arrêter brutalement telle ou telle activité médicale. Non, il s’agissait simplement de permettre, pour une fois, au peuple de s’exprimer sur ce qu’il pense être prioritaire ou pas : diabète, cancer, sida, etc. Et de pouvoir comparer les résultats à ceux que les professionnels, la tripartite en tête, préconisaient. Un bon moyen, par exemple, d’orienter les recherches des laboratoires pharmaceutiques sur telle ou telle molécule, moyens financiers à l’appui, plutôt que de les laisser proposer des clones rhabillés de médicaments pas toujours utiles.

    Que croyez-vous qu’il arriva ?
    La proposition a été purement et simplement retirée des compte-rendus de débats. Au motif officiel qu’elle était tout simplement irréalisable (ça, c’était pour la galerie) et qu’elle remettait en cause la représentativité… des représentants autour de la table (ça c’était moins drôle).

    Think out of the box était tout simplement inconcevable.

    Depuis cette mission, des années ont passé.
    Le scandale du Mediator est arrivé, d’autres avant aussi, moins connus.
    On s’oriente doucement mais surement vers un système de santé privatisé (ça ne vous rappelle rien ?), ultra concentré en termes de pouvoirs via les ARS (ça ne vous rappelle rien ?) et vers une culpabilisation de ces inconséquents que sont le peuple et les malades. Ils n’avaient qu’à être moins dispendieux (ça ne vous rappelle toujours rien ?).

    Pourquoi donc demander son avis à cette masse d’ignorants ?

    1. Pourquoi donc demander son avis à cette masse d’ignorants ?

      Dans un monde ou l’on recherche constamment à laver le cerveau des gens et cela sur un bon nombre d’idées reçus venant de la part de nos élites mondiales, on nous donne quand même de temps en temps l’occasion d’exprimer un avis de citoyen, soit par des sondages d’opinions, pensez-vous bien encore en société comme on vous le demande ou le suggère bien habilement à l’antenne,

      Cette si propre valeur travail et qu’il ne faudrait surtout pas perdre alors les premiers dans l’esprit des gens, que l’on préfère bien prendre encore pour des cons.

      Voilà donc la belle moralité de conduite et d’exemplarité qu’il me faudrait suivre d’abord en société.

    2. Il fut un temps où on a demandé leur avis au peuple:
      – en Autriche en novembre 1978: 50.5% de non, le parlement vote un mois plus tard un moratoire sur le nucléaire (et le non-démarrage de l’unique centrale flambant neuve de Zwenterdorf déjà construite)
      – en Italie en 1987, juste après Tchernobyl:référendum, puis confirmation par le parlement du moratoire sur le nucléaire civil

      Cela a été fait, cela n’a pas l’air de se faire maintenant. Pourquoi? Qu’est-ce qui a si radicalement changé en 30 ans et dans le mauvais sens? Anything anyone?

  8. On tournicote on tournicote…. ce ne sera qu’avec une VRAIE crise que les politiques seront obigés de montrer qu’ils en ont.

    1. …les politiques seront obigés de montrer qu’ils en ont

      comme Bashar al-Assad, Kadhafi etc…
      une vraie crise c’est TOUJOURS de la faute du peuple.
      les gouvernement c’est comme les assurances
      tout va bien tant que tu payes, tant que tu payes, tout va bien.
      sinon, c’est bien toi qui cause problème, toi et ton sinistre.

      le monde doit croître, et les accidents c’est qu’un coup de pied dans la fourmilière.
      la vie est chère ou dure? bouges donc un peu, assisté du RSA!
      t’est irradié par la centrale, t’inquiètes … ça te passera bientôt

      partager? mais c’est la crise! la rigueur! ça fait 40 ans qu’on te l’ esssplique tout bien et t’as toujours pas compris, … mériterais d’être dans un pays où y a pas à manger, là tu verrais.

    1. Bonjour,

      Et merci de vos analyses et illustrations, d’une rare clarté.
      C’est souhaitable, faire reculer dans leur splendide virtualité les grands théoriciens de la monnaie n’est pas chose facile, ils cultivent la distorsion de réalité en vue de préserver leurs modélisations, de sorte que commenter la réalité expose à des « interprétations divergentes » …

      Mais ce que je préfère, ce sont vos illustrations amusantes de haut de page.
      Ce jour, étaient affichés un homme et une autruche dans une attitude peu téméraire.
      La boutade me fait rire, mais hélas les faits sont là.
      Pour moi qui suis un théoricien du comportement animal et humain, et par extension du fonctionnement social, c’est une réalité.
      Que l’Homme soit pourvu d’importantes capacités d’analyse et d’un niveau de conscience très élevé ne modifie pas substantiellement sa nature. Qu’il soit en position de triompher de toutes les autres formes de vie non plus.
      Son « fonctionnement » ne se différencie substantiellement en rien de celui des autres animaux, dont il est séparé par des différences de niveau et non de nature. Et s’il lui plaît de croire le contraire et de se représenter en un dieu tout puissant, qu’il en profite bien pendant que c’est encore possible.
      Car certaines contraintes physiques risquent de le réorienter vers des préoccupations plus terre à terre.
      Hier, l’Egalité et la Fraternité s’étaient vues remplacer par la Liberté. Ici encore, la boutade fait rire, mais c’est pourtant mettre le doigt sur l’aspect paradoxal de notre emblème : La liberté et l’égalité s’opposent.
      Même si c’est d’une égalité en droit dont il est question, dans une triste tentative de contrecarrer les différences biologiques. Egalité en droit, sur laquelle circule une boutade dans les facs de droit, qui consiste à dire que l’égalité en droit, c’est le droit pour les riches d’aller coucher sous les ponts.
      Oui, quand la réalité nous chagrine, elle est plus facile à appréhender par les boutades. C’est déjà « moins pire » que les « divergences d’interprétation » relatives à des éléments de fait …

  9. Etes vous conscient de la vie que vous menez ?
    Depuis 50 générations en 2000 ans vos parents auraient du chacun vous laisser une maison , chaque nouveau né devrait être propriétaire de 50 maisons.
    Vous roulez dans des voitures à 120 à l’heure , allez faire un tour dans un centre de réparation des handicapés de la route , vous n’oserez plus jamais monter dans une voiture.
    Vous ne mettez pas votre argent à la banque , vous donnez votre argent au banquier pour qu’il joue avec.
    Vous en êtes encore à élire des représentants alors que la moderne technologie vous permet de voter à la seconde sur tous sujets.
    Vous écoutez des partis politiques ou religieux qui se servent de votre écoute pour enroler votre esprit.
    Vous laissez le pourvoir à des juges qui ne décident pas fonction de la vérité mais des régles qu’ils doivent respecter.
    Vous achetez des produits qui vous tuent ou vous ruinent en enrichissant celui qui vous les vends et vous trouvez celà normal.
    Vous acceptez de perdre de l’argent en bourse mais si votre voisin vous vole un oeuf vous faites un scandale.
    Vous vivez dans un monde de mensonges , de crimes contre vous même.
    Il faut éduquer vos enfants , non à l’école publique , mais à un autre monde.
    Réfléchissez à votre vie.

    1. Bonjour,

      Faire la critique de nos modes de fonctionnement, si l’on ne s’interroge parallèlement sur leur raison d’être, mène à de simplistes évidences, même si souvent vraies.
      C’est en tout cas plus facile, me semble-t-il, à faire que de conjecturer correctement l’avenir, en vue d’y préparer ses enfants. Démarche louable, mais délicate, en particulier dans la mise en oeuvre.

    2. A qui s’adresse ce « Vous » ???
      Et pourquoi donc les « Vouvoyeurs » ne s’obligent jamais de dire « Nous » ???

  10. Chez D. Taddéï l’autre soir ,j’ai personnellement été quelque peu séduit par la thése du philosophie italien Toni Negri :
    L’ « Empire » à venir est déjà en place ou se met en place = pas De Russie ni de Chine ,Non :
    L' »Empire » financier.!
    Celui-ci englobe tout : désastres financiers,fukushima etc…Et les « maîtres »en sont les trilliardaires spéculateurs.
    A 7 milliards d’Etres vraiment Humains,OK pour lever poings et chiffon rouge.

  11. Vendredi 13 mai 2011 :

    L’ONU met en garde contre la surexploitation des ressources naturelles.

    La consommation mondiale de ressources naturelles pourrait tripler d’ici 2050 pour passer à 140 milliards de tonnes par an, si des mesures draconiennes destinées à freiner cette surexploitation ne sont pas prises, ont prévenu jeudi les Nations unies.

    Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) souligne dans un rapport que les gisements bons marchés et de qualité de certaines ressources essentielles telles que le pétrole, l’or et le cuivre, commencent déjà à s’épuiser.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_ONU_met_en_garde_contre_la_surexploitation_des_ressources_naturelles130520110605.asp

    1. Bonjour,

      Envisager un triplement de notre consommation de ressources naturelles d’ici 2050 relève du plus parfait aveuglement qui soit.
      Même si notre capacité à exploiter et transformer les ressources naturelles (principale activité humaine) est difficile à appréhender avec précision, préservant un flou autorisant les espoirs les plus irrationnels, comme ceux s’appuyant sur l’évolution de la connaissance scientifique … les états des lieux pragmatiques mènent à une réalité bien différente.
      Même une modélisation simple choisie parmi les indicateurs de base de la macro économie permet de mettre en évidence que nos économies souffrent d’une pression croissante résultant de l’augmentation des difficultés d’accès aux ressources naturelles, et ce depuis plus de trente ans. Et que nos sociétés, qui fonctionnaient « à peu près » jusqu’en 2008, sont depuis sorties de la route sous l’effet de cette pression, et roulent dorénavant en territoire inconnu, usant de « manoeuvres » de plus en plus violentes dans le seul but de maintenir leur modèle de fonctionnement, lequel impose la croissance économique, et donc une exploitation toujours plus importante des ressources naturelles.
      Il me paraît donc bien insouciant de conjecturer que l’on ira trois fois plus loin.
      Pour moi, il me semble bien plus probable qu’on va se casser la gueule un grand coup, et bien avant 2050.
      J’espère me tromper, mais ne me trompe pas toujours.

  12. Bjr,

    Il y aurait un problème très préoccupant à la centrale de St Laurent des Eaux.
    Impossible d’en savoir plus, c’est l’omerta. Si quelqu’un peut en savoir plus.

    Cordialement

  13. Au fur et à mesure que la collusion mafieuse et les méthodes anti-démocratiques se révèlent, tout citoyen commentateur qui s’indigne sera considéré comme complotiste, terme utilisé pour décridibiliser tout individu mettant en doute la pensée unique officielle.

    Le peuple serait-il devenu paranoïaque???

    La réponse est: non il s’informe autrement maintenant qu’il sent la menace. 😉

    Le contrôle et filtrage d’internet, c’est aussi pour bientôt, les lois sont déjà en place!

    1. Le contrôle et filtrage d’internet, c’est aussi pour bientôt, les lois sont déjà en place!

      Les lois des puissants et des banquiers ne sont pas du tout les miennes.

      Je dirais même que les pauvres gens respectent bien plus les lois que les puissants ne les contournent sans cesse dans leur propre pingrerie et indifférence de plus à l’égard de l’humain.

      Dans un tel monde comme il est bien plus urgent de faire passer d’abord des lois pour moraliser et plier d’abord l’esprit des pauvres gens qui triment et qui se remettent peut-être bien plus en question moralement que nos premiers,

      Nos élites dénoncant par là bien plus lâchement les dérives de l’assistanat envers les plus touchés qu’envers les moins touchés, certes les citoyens ont des droits, mais ils ont aussi davantage de devoirs moraux à rendre aux Banquiers, auquels d’ailleurs nous préférons bien plus nous soumettre corps et Ames, eux qui s’en lavent bien plus les mains à distance.

      Si cela peut davantage les rassurer, alors pourquoi pas on n’est plus à ça prêt de nos jours pour mieux faire peur au monde, que vous soyez d’ailleurs de couleur ou pas, tant que vous serez pauvre vous serez toujours mal vu et accepter dans leur si propre société, alors à défaut de mieux on préfère davantage mettre le monde sous surveillance, que voulez-vous y faire, on arrête pas comme ça le seul progrès marchand sur terre.

      La Chine et L’amérique en montre d’ailleurs bien les premiers exemples, faut surveiller même toute l’humanité si c’était possible sur le net, mais tout cela ne solutionnera jamais rien sur le fond, bien au contraire hélas.

      1. C’est la diffusion des véritables informations qui leur pose problème, leur modèle basé sur la maîtrise des médias soumis financièrement pour assurer leur communication (désinformation en fait), est remis en cause.

        La surveillance est déjà là depuis longtemps pour contrôler non seulement les populations mais leur comportement, et surtout estimer (comme le fait l’Insee, voir toutes les rubriques d’un compte fiscal) ce qu’il est possible de prélever ou faire subir sans révoltes de masse.

        Le filtrage internet, c’est purement pour censurer à plus ou moins long terme, pour éviter que les masses comprennent que la démocratie moderne n’est qu’une façade et que la vérité est ailleurs!
        🙂

  14. Il y a bien un lein, même plusieurs, entre la finace et le nucléaire.

    dans les deux cas cas nous avons affaire :

    1) a des entreprise privé.
    2) des activité qui mal réguler ou insuffisement controlé peuvent faire courir des risques aux populations.
    3) Ou les responsabilité sous inexistante puisque dans les deux cas se sont les états qui assument les érreurs.
    4) le manques d’honnéteter lorsque les choses vont mal.
    5) presser le client.

    6) irresponsabilité flagrante.
    7) recherche de l’interet personnel aux depends de l’interet commun.

    D’aileurs ont pourrait ficilement rajouter un troisiéme membre a se sac, la politique :))

    1. Bonjour,

      Le premier lien qui me saute aux yeux, c’est qu’il s’agit d’éléments essentiels à notre fonctionnement ;
      La finance, c »est le fournisseur des moyens d’investissement, un élément essentiel de notre fonctionnement.
      Le nucléaire, c’est un niveau de l’énergie mondiale suffisant pour ne pouvoir être négligeable, indépendamment des aspects stratégiques qu’il recouvre pour certains pays, dont la France et le Japon.
      C’est cette importance qu’ils revêtent dans notre fonctionnement qui explique le mieux les moyens particuliers qui sont mis en oeuvre à l’occasion de leurs difficultés.

      1. Je trouve que le terme essentiel n’est pas vraiment approprié, ni pour la finance ni pour le nucléaire. Par contre le terme d’utile serait beaucoup plus appropié, mais pour que cela soit utile il faudrait que cela ne soit pas nuisible, hors lorsqu’une chose devient nuisible elle n’est ni utile est encore moins essentiel.

        Désolé d’être aussi radicale, mais le terme d’essentiel mérite bien cela. Par contre la finance est essentiel pour le speculateur mais baucoup moins pour l’entrepreneur, pour le nucléaire
        l’essentiel est plutot du domaine militaire mais là encore a condition que cela ne soit pas nuisible.

        L’argent lui est essentiel a l’économie, tout comme l’électron est essentiel pour l’électricité. Le reste n’est plutot qu’une notion d’utilité ou de d’inutilité.

      2. Bonjour,

        Logique, est essentiel à un système ce dont on ne peut le priver sans diminuer de manière importante l’intérêt de ce système.
        La finance, c’est le développement de l’outil que l’on appelle la monnaie. S’en passer reviendrait à revenir au troc. Les conséquences surprendraient beaucoup de monde !
        Il y a certainement des profiteurs qui parasitent cet outil, comme il y a des profiteurs qui profitent de tout. Mais gare à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
        Le rôle de l’énergie est encore moins connu … Et pourtant, se priver rien que du nucléaire aujourd’hui, reviendrait à accepter une baisse non négligeable de notre niveau de vie (surtout à nous en France !), baisse de niveau de vie dont les conséquences pourraient être un mécontentement lui-même susceptible de lourdes conséquences …
        Cela, nos dirigeants le savent. Il ne faut donc pas s’étonner que leur comportement face aux difficultés dans ces domaines admette des entorses aux grands principes qu’ils affichent en pavois.

      3. La finance a une utilité est reste essentiel dans le systéme dans lequel nous vivons. Par contre il ne faut pas confondre la notion de financement, trouver l’argent ou fournir l’argent en vue de develloper une activité utile et le financement pour des activité nuisible. La finance est donc essentiel lorsqu’elle sert le systéme mais elle ne l’est plus lorsqu’elle se sert du systéme.

        je pense que le terme de necessaire serait beaucoup plus juste, bien que même cette notion de necessité ne soit valable que pour le systéme. Hors se qui est necessaire est obligatirement utile, personne n’as besoin de chose inutile et encore moins de chose nuisible.

  15. Tout ne va pas si mal d’après notre ministre de l’économie (qui s’appuie sur les chiffres de l’INSEE), la croissance française rebondit, et le chômage décroît.
    Tout cela est fort étrange, nous devons vivre dans des mondes parallèles.
    Certains nous prédisent une catastrophe imminente, et les autres un avenir radieux !
    Effectivement où est la réalité, où est la vérité ???
    Ce que je pense, c’est que la majorité de nos contemporains en veulent toujours plus, et ne sont pas prêts de changer de mentalité. Ce que je pense, c’est que chacun accepte l’accroissement des inégalités, c’est que chacun ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
    Car il faudrait effectivement plus pour certains et mieux pour tous les autres.
    Continuons donc ainsi, il y a sans doute dans le cerveau humain un mécanisme de déni de la réalité qui permet de supporter notre conditions de mortel sans trop disjoncter.
    C’est sans doute utile au niveau de l’individu, mais c’est sûrement catastrophique au niveau de l’espèce.

    1. Remarquable observation Joan,

      Pour le plus grand nombre de gens plus ou moins conditionnés commercialement et bureaucratiquement sur terre, la réalité c’est d’abord ce que le monde voit, par la quantité de choses produites en masse, dit autrement le seul concret possible pour le genre humain,

      Peut-être même que dans notre monde le vouloir toujours plus de changement, n’est toujours que le règne du tout quantitatif matériel dans l’esprit de tout à chacun, jusqu’à ce que la grande catastrophe finale amène l’homme survivant à se dire la chose suivante, dans l’atome ou pas d’ailleurs, merde alors tout ceci et cela ne se révèle être en fait qu’un grand mirage, bref un autre mensonge de plus à l’égard de l’humanité.

      D’où le très grand décalage de vue, de penser, de propos, de quotidien, de vie de nos jours entre les premiers et les derniers de ce monde.

  16. Pour l’enquête en France pilotée par l’ASN à la demande de Fillon, on sait déjà ce que cela vaut ! Un questionnaire va être envoyé aux opérateurs (les directeurs de centrales EDF par exemple) et ces réponses à ces questionnaires seront étudiés par l’ASN. On voit tout de suite l’intérêt de la chose !

    Il y a un point commun entre la finance et le nucléaire dont on ne parle jamais mais qui est je pense fondamental : c’est la concentration. La production d’électricité nucléaire est centralisée en quelques points, enfermée dans son réseau haute tension. Tout comme la finance, il n’y a aucune proximité. Cela est exactement à contre courant de ce qui se passe actuellement avec internet par exemple qui correspond à une déconcentration quasi totale par la création de regroupements de personnes aléatoires et fragiles. Les pays très opposés au nucléaire ont développé des réseaux intelligents où la production et la consommation d’électricité sont décentralisées.

  17. Monsieur Leclerc.
    J’attire néanmoins votre attention sur une différence non négligeable.

    Le secteur du nucléaire est certainement celui qui est le plus rempli de brevets. Et des brevets parfois se logeant dans des choses qui « paraissent » insignifiantes comme les passes-câbles étanches.
    A tel point que la conception d’une centrale devient parfois dangereuse car vous pouvez faire réaliser des pièces en sous-traitances alors que la fonction est couverte par un brevet…
    J’avais lancé la fabrication et ça m’a couté cher…
    Personne n’avait non plus détecté à l’époque où Gouwy nous a donné un schéma de cuve, que l’on retrouvait des marques déposées qui sont passées dans le langage courant du secteur.
    Même principe que le « frigo »…
    Autre chose.
    Pour bosser dans le secteur, il faut être accréditer secret-défense. Et subir une enquête poussée sur vous-même mais aussi la totalité de votre entourage… voisinage inclus.
    (au moins, toutes vos connaissances savent que vous êtes accrédité… 🙂 )

    Tout ça pour dire que je ne suis pas trop surpris non pas par le fait que les états ne soient pas trop d’accord entre eux car ne subissant pas les mêmes pression tant politiques que commerciales, mais que le secteur craigne d’afficher trop ouvertement ses forces, mais aussi ses faiblesses, ce qui serait naturellement exploitable par la concurrence…

    Je ne vous parle même pas des attaques terroristes : certains se souviennent de la mise en place en catastrophe de défense anti-aérienne juste après le 11 septembre 2001…

    Donc, autant la finance est nuisible à tout point de vue par abus de pouvoir.
    Autant le nucléaire a AU MOINS une raison de rester un peu secret sauf à faire parti des transferts de technologies qui tuent le résultat de son système scolaire.

    Désolé de peser le pour comme le … contre.
    Mais ça vaut le coup d’y réfléchir, il me semble.

    1. Les financiers vont aussi utiliser cette « excuse » pour ne pas dévoiler le code source de leurs logiciels de simulations et d’HFT?

      Toute industrie a des brevets et des secrets à préserver, ce n’est pas une raison suffisante pour justifier l’opacité, surtout en cas de risque de « destruction massive », comme ils disent!

      Quand au secret, les Us ont pendant des années récolté toutes les infos possibles et imaginables par le biais de leurs quasi-monopoles des systèmes d’exploitation informatiques, c’est donc tout relatif! 😉

      1. En effet, Cavalier.

        Il n’y a pas de brevet en Chine sur l’utilisation de la mélamine. Ni d’obligation de scolarité ou protection sociale, d’ailleurs.

      2. @ Yvan

        Je n’ai pas bien compris le sens de votre réponse! Ou est-ce trop subtil pour moi?

      3. salut Cavalier tout seul..

        bien essayer.
        Continue à nous faire rire ,t’a spécialité ..
        merci
        Je t’adore ..

  18. Un compromis est en passe d’être adopté à propos des tests de résistance des centrales nucléaires, selon une méthode éprouvée.

    Il a été décidé de prendre en compte « les conséquences de tout type d’accident d’origine humaine ou naturelles », comme prévisible, et de créer un groupe de travail « composé par des experts des Etats et des représentants de la Commission ». Celui-ci est chargé de déterminer les tests concernant le risque d’actions terroristes, les régulateurs chargés de ceux relatifs aux causes naturelles se déclarant incompétents dans ce domaine.

    Rien n’est dit sur les chutes d’avion, à propos desquels la Commission envisage probablement d’adopter une réglementation leur interdisant de tomber, à charge pour les Etats membres de la transposer et de la faire respecter dans leurs espaces aériens respectifs. A condition toutefois qu’un accord soit trouvé sur les types d’avions qui seront concernés, les autres conservant le droit de se crasher au nom de la libre circulation des biens et des marchandises

    Le commissaire européen en charge de ce dossier, Günter Oettinger, a quitté la négociation hier jeudi, son bras droit la poursuivant. Il n’a depuis pas fait de commentaire. Les régulateurs allemands, autrichiens et la Commission elle-même ont réservé leur décision finale à mercredi prochain. A suivre.

  19. Indépendamment même du contenu des stress tests des centrales, il se trouve que, nommés de cette manière, ils sont déjà inadaptés pour évaluer les risques du nucléaire.

    L’opinion a en effet les yeux tellement rivés sur l’accident de centrale (et vous y contribuez) qu’elle ne regarde pas l’ensemble du processus.

    Or, l’extraction du minerai, son traitement, son enrichissement, son conditionnement, et son transports, sont des maillons sensibles pour lesquels un risque terroriste est bien plus probable qu’une attaque de centrale.

    La dépendance du fonctionnement des centrales à un réseau THT est également évidente : un black out provoquant un arrêt simultané et brutal d’une majorité de centrales va poser des problèmes gravissimmes – sécurité des arrêts, reprises coordonnées … ou pas, etc. Probabilité pas nulle du tout, puisque le réseau fonctionne à saturation depuis la libéralisation du domaine.

    Stuxnet nous a appris que les pirates informatiques vont jusqu’à piéger les automates. Parions que ce type d’attaque n’est pas dans les stress tests.

    Le retraitement des déchets devient impossible s’il arrive quelque chose au goulet d’étranglement, à savoir l’usine de La Hague (en fin de vie, au fait….). Ca va s’entasser où et comment ? Ca va en tout cas faire croître les vulnérabilités.

    N’évoquons pas le risque d’une révolution au Niger, une révolution populaire est bien sûr impensable en Afrique.

    Non, au lieu de tout ça, les stress tests s’appliquent exactement là où ils sont appliqués en fait depuis longtemps, puisque c’est la mission de l’ASN. C’est à dire en terrain connu, et à mon avis, c’est plutôt bien fait. La sécurité des centrales est assez bonne. Mais l’arbre aux branches respectables cache des sous-bois que je soupçonne d’être infiniment plus meurtrier, d’une, dommageable au bien public, de deux, et extrêmement cher, de trois.

Les commentaires sont fermés.