L'actualité de la crise : LE DÉFICIT… DES IDÉES ! par François Leclerc

Billet invité.

Une grande confusion règne à propos de la Grèce, que la dernière réunion au sommet n’a fait qu’accentuer. Celle-ci a en effet mis à nouveau en lumière que les dirigeants européens étaient totalement indécis et divisés sur la suite à donner à leur plan de sauvetage en train de sombrer corps et âme. Confirmant que c’est toute leur stratégie qui l’accompagne par le fond.

Toutes les options qu’ils ont retournées dans tous les sens avaient de leur point de vue plus d’inconvénients que d’avantages ; ils les ont donc logiquement rejetées. Pour se retrouver démunis, en attendant leur prochain rendez-vous, qui finira par être celui de la dernière chance à ce train-là.

A force d’avoir trop attendu, ce qui aurait pu être négocié à froid, mais n’aurait pas suffit – comme une restructuration de la dette se limitant à son rééchelonnement – va devoir être décidé à chaud et tailler plus profond, en espérant que cela passera au lieu de casser. Rien n’est moins sûr.

Les marchés se sont de leur côté révélés plus lucides que les autorités politiques, ces dernières piégées par leur propre aveuglement, en réclamant une véritable restructuration de dette dont les politiques ne sont pas prêts à assumer les conséquences.

La crise financière, devenue économique, a acquis toute sa dimension politique. Révélant non seulement les contradictions d’intérêt qui s’accroissent, et le risque d’éclatement de la zone euro qui en résulte, mais également une profonde incapacité à définir un nouveau projet européen, qui imposerait de poursuivre une construction inachevée et de rebondir. Non seulement au plan fiscal, comme il est proposé par certains qui veulent encore y croire, mais également au plan social. Mais l’Europe sociale n’est pas spécialement à l’ordre du jour, on le saurait !

Un tel rebond supposerait aussi de revoir le statut et la mission d’une banque centrale qui a donné tout ce qu’elle pouvait et se trouve à fond de cale, imposant de fil en aiguille d’autres remises en question aujourd’hui toutes aussi impensables. Pour ne pas dire franchement inconvenantes.

Oubliant presque que les Irlandais réclament eux aussi une renégociation de leur plan de sauvetage, et que les Portugais attendent désormais de connaître les taux du prêt qui leur est consenti, contre des conditionnalités plus redoutables qu’il n’y paraissait au premier abord, les commentateurs se retournent déjà vers l’Espagne. Comme s’ils craignaient qu’une loi déjà installée aille se vérifier et que le suivant sur la liste aille à son tour un de ces jours prochains tomber. Imposant alors, et sans coup férir, des solutions radicales qui sont aujourd’hui esquivées.

Mais les démentis en tout genre ne sont pas encore assez véhéments pour que l’on soit puisse penser que ce nouveau dénouement est proche ! La question encore insoluble du financement de la dette grecque venant télescoper la suite logique d’une crise faussement analysée comme résultant de la seule dette publique et ne proposant en conséquence que des solutions non viables.

Le risque ne provient plus d’une entrée résolue de l’Espagne dans la zone des tempêtes – inévitable pour qui n’escamote pas que les banques espagnoles sont des zombies en puissance, voire en acte – mais de la confluence de celle-ci avec le naufrage des plans de sauvetage des pays qui l’ont précédée en son sein. Autant dire que les atermoiements ne seront plus alors possibles.

Une sortie par le haut est-elle encore possible ? Cela serait un miracle dans le contexte actuel de pourrissement d’une crise qui perdure depuis trop longtemps. Quelque chose a fait son temps, sans qu’une suite s’annonce nécessairement. Les crises politiques s’accumulent en Europe, les coalitions au pouvoir se délitent et les majorités se défont. Au profit de quelle alternative crédible, puisque ceux qui sont ici dans l’opposition sont là partie prenante de l’impasse actuelle à laquelle ils contribuent activement ? Le risque est que cette impasse fasse le lit de démagogues nationalistes relookés mais toujours animés des pires intentions.

Le plus grand déficit auquel nous sommes confrontés, ce n’est pas celui de la dette publique, c’est celui des idées. Celui d’un programme d’action qui serait non pas taillé pour une élection, mais à la mesure de la fin d’une période historique. Celle du règne d’un capitalisme financier qui ne parvient décidément pas à retomber sur ses pieds.

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102 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE DÉFICIT… DES IDÉES ! par François Leclerc »

  1. Le risque est que cette impasse fasse le lit de démagogues nationalistes relookés mais toujours animés des pires intentions

    .

    Je crains que François ait raison.
    Le repli nationaliste, avec des gouvernements de plus en plus xénophobes
    (on y est déjà dans certains pays…), des guerres des monnaies,
    des guerres commerciales, et des guerres tout.
    Le seul projet en face, c’est la conquête de la démocratie,
    le soulèvement contre la dictature du capital,
    des gouvernements à imposer par la légitimité du nombre,
    et la raison de la force.
    En finir avec cette dictature et les politiciens de toute couleur qui se couchent.
    Cela ne viendra que d’en bas.
    Quand en bas s’organisera et se donnera tous les moyens nécessaires
    pour abattre cette dictature.
    A défaut, l’espèce humaine, comme d’autres, laissera la place.
    L’univers n’en fera aucun cas.
    Mais notre espèce, à la différence d’autres, est responsable de son sort.

    1. Faut aussi rajouter les guerres pour les énergies qui vont devenir monnaie courante et qui ont en plus déjà commencé. Des guerres pour l’eau ne m’éttonerait non plus pas.

      On est dans un schéma assez différent des années 1930, mais par contre la porte de sortie risque d’être la même..

  2. « Le plus grand déficit auquel nous sommes confrontés, ce n’est pas celui de la dette publique, c’est celui des idées. Celui d’un programme d’action qui serait non pas taillé pour une élection, mais à la mesure de la fin d’une période historique. Celle du règne d’un capitalisme financier qui ne parvient décidément pas à retomber sur ses pieds. »

    Et si ce n’était pas un déficit d’idées mais de volonté? Il me semble que les plans d’austérité qu’ils s’obstinent à vouloir toujours plus draconiens mènent à la privatisation tout azimut. Donc à la fin d’une Europe « sociale ». Ce n’est donc pas moins mais plus de capitalisme financier. Un beau système néoféodal. Une jungle quoi! Je ne crois pas que ça déplaise aux dirigeants. J’ai plutôt l’impression que c’est exactement ce qu’ils recherchent.

    1. Bonjour à tous,

      je rebondis sur ce message car il me parait très clairvoyant. Les plans successifs d’austérité auxquels nous assistons tous sont clairement orienté.
      La lecture du compromis que le portugal négocie avec la troika est éloquent en ce sens. Pour ne prendre qu’un exemple, en quoi une crise qui a vu le jour dans la cupidité des banques peut-elle amener un pays… à vouloir faciliter les mesures de licenciements?.

      Ces supposés plans de sauvetages amènent bien trop de mesures néo-libérales qui n’ont rien à voir avec la situation du pays et veulent privatiser toutes ses ressources et réduire le rôles des états à peau de chagrin. La faillite du plan grec montre d’ailleurs bien à quel point ces mesures sont contre-productives et suicidaires… pour les pays eux-mêmes. La finance, elle, s’accomode bien de la situation et ne fera rien pour empêcher ce déroulement. C’est pourtant bien ces états qui sont dépecés qui alimentent cette même finance. Quand la bête sera achevé, où trouveront-ils l’argent?

      Ce qui m’attriste, c’est de voir la commission européenne, la BCE et au final nos gouvernements défendre cette politique. L’Europe telle qu’elle est aujourd’hui me fait honte car les peuples sont mis à contribution contre leurs propres intérêts et contre leur plein gré.

      1. Et d’ailleurs, c’est la même chose au USA et ici au Québec, d’où je vous écris. Il n’y a pas un gouvernement actuellement qui gouverne pour le peuple, mais plutôt pour les intérêts des grandes entreprises. Le gouvernement Harper nouvellement élu majoritaire aura, à la fin de son mandat, baissé les impôts des grandes entreprises de 21 à 15%! Et ils ont passé commande pour 65 avions de chasses F35 pour un coût de 9 milliards auquel il faut ajouter les coûts d’entretien de 125 millions par avions. Un contrat octroyé sans appel d’offre!!! Pour qui travaillent-t-ils ces politiciens? …Nous avons pourtant des déficits important! Et quand on sait qu’à long terme,une dette publique non contrôlée est l’outil par excellence des créanciers pour arriver à leur fins: privatiser les ressources.

        Pour revenir à l’Europe, je pense que la réticence des dirigeants européens de vouloir parler de restructuration de la dette grecque est clairement une réticence à faire payer les banques. Il faut faire payer tout le monde, mais pas le système financier! Ce n’est pas, à mon avis, de l’indécision due au manque de solutions ou d’idées, mais bien l’absence de bonne volonté, en tout cas, de volonté orienté vers les intérêts des peuples. Je trouve que M. Leclerc (que je salue et félicite au passage) a tendance à épargner la responsabilité des dirigeants. Comme si ils étaient trop niais pour comprendre vraiment la porté de leurs indécisions -volontaire en ce qui me concerne. Sinon pourquoi n’imiteraient-ils pas l’Islande?

  3. Bonjour Monsieur Leclerc,
    Pour compléter votre excellent billet et éclairer notre lanterne sans avoir à lire d’autres développements par ailleurs, pouvez-vous nous décrire ici, au pied de ce billet, et en quelques lignes supplémentaires, ce qui se cache derrière les « pires intentions de nos démagogues nationalistes relookées » ?

    1. Toutes les déclinaisons d’une extrême-droite qui s’alimente toujours dans les bas-fonds nauséeux de la pensée et trouvent un écho chez ceux qui ont perdu leurs repères.

      1. Hop-là, minute, pas si vite.

        Le programme de feu le Parti Commumiste Français sous Georges Marchais ressemblait à celui de Marine LePen aujourd’hui, à base de préférence nationale.

        Et les idées de certains Verts de re-localiser la production vont dans ce sens aussi.

        Ou de Mélanchon pour supprimer la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973 et reprendre le contrôle de la création monétaire aussi.

        Donc les idées « nationalistes » sont partout, et les assimiler à quelque-chose de « nauséeu », dire qu’elles sont forcément xénophobes, pas honnête.

      2. Si vous ne voyez pas la différence entre le programme du P.C. et celui du F.N. et pensez qu’ils se ressemblent parce qu’ils préconisaient une issue nationaliste, vous ne me donnez pas tort.

        Je n’ai pas évoqué les idées nationalistes, et il ne me semble pas très honnête (pour vous reprendre) que d’assimiler les programmes des Verts, de Mélenchon et des précédents.

        Autre chose est que vous ne partagiez pas mes idées à propos d’une Europe sociale.

      3. Le traité de Lisbonne ne permet pas d’harmonisation sociale, sauf si elle pour but d’augmenter la compétitivité d’un secteur économique entre les Etats membres.
        Il s’agit bien de faire un PAS SIGNIFICATIF dans la poursuite de la construction européenne …

      4. @ Kolko
        Justement, il est aisé de constater que François n’a jamais appuyé les replis nationalistes, ni de Marchais, ni d’un autre politicien professionnel.
        Le FN ne vise qu’à profiter de la crise pour instaurer un nouvel Etat français,
        fait de soumission au capital.
        Le FN finira, comme en Italie, par placer ses cadres aux bonnes places de la classe dominante,
        en béquille pourrie d’un capitalisme à l’agonie.

      5. zolko : « de Mélanchon pour supprimer la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973 et reprendre le contrôle de la création monétaire aussi. »
        🙂
        celui qui s’applique est l’art 123 (de mémoire) du tce. melenchon peut supprimer celui de 73 : il ne sert à rien tant qu’on est dans le tce.
        dsl

        Pad, « PAS SIGNIFICATIF « , vous voulez dire Politique d’Ajustement Structurel…

        Mr Leclerc : »Autre chose est que vous ne partagiez pas mes idées à propos d’une Europe sociale. »
        Une union Européenne sociale. Sociale…dans le sens de social-démocratie, ou…
        Sinon, comme le dit PAD, la question n’est plus d’accord ou pas, l’heure n’est plus au débat : renseignez vous sur les textes européens (tce et tfue), ces points sont déjà entérinés au niveau constitutionnel.
        « Mais l’Europe sociale n’est pas spécialement à l’ordre du jour, on le saurait » : le sera t elle un jour : trouvez un article contraignant qui aille dans ce sens.
        ( http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/etats-unis-union-europeenne/cadre-institutionnel.shtml http://www.rfi.fr/actufr/articles/088/article_51438.asp )
        « cette impasse fasse le lit de démagogues nationalistes relookés mais toujours animés des pires intentions. »
        toujours? Organisation des Nations Unies.
        le régionalisme catalan, ou breton, promu par l’ue, c’est plein de bonnes intentions…?

        Cette année est qd même l’année du bénévolat, au ministère (ct çà s’appelle, le bureau des commissaires européens?) de l’emploi européen…

      6. @ François Leclerc:

        Je n’ai pas tout compris de votre réponse:

        – Mélanchon est le candidat du PC pour 2012, vous le savez sûrement.

        – Je ne suis pas pour une Europe Fédéral, mais Confédérale. La différence étant que je souhaite que les Etats-Nations gardent leur indépendance et leur souveraineté, mais coopèrent sur les sujets communs de-fait: eau, énergie, transports…

        – … mais pas sur les sujets financiers où je souhaite une monnaie commune mais pas unique. La force et la richesse de l’Europe est dans sa diversité, et par les temps qui arrivent (peak-oil et fin de l’empire petro-dollar) ce sera salvateur.

        – Je n’ai aucun problème avec une obligation de montrer mon passeport quand je traverse une frontière, en échange de la même obligation quand des milliards de dollar$ traversent ces mêmes frontières.

        – l’Europe « Sociale » est un os à ronger, sans rien à bouffer dessus. Surtout s’il est jeté par le « socialiste » Strauss-Kahn. Je vous le laisse.

      7. Le « nationalisme » de G Marchais est à considérer dans son époque, la guerre froide. La préférence nationale était une façon de parler pour dire « US go home! ». Avec l’intention non-dissimulée d’obtenir en politique française un équilibre idéologique entre Washington et Moscou, et si possible bien sur une préférence pour le second, alors que la droite avait une préférence pas moins dissimulée pour les idées du premier.
        A l’époque point de mondialisation, d’euro, ni de système bancaire et de sa dictature.
        Même si le FN se fait moins militant de la haine de l’autre en ce moment, il est parfaitement ridicule de mettre dans le même sac l’internationalisation mode communiste et la préférence nationale de la droite dure actuelle.

      8. TFUE :

        Art 113(ex-article 93 du traité constitutionnel) :
        Le Conseil, statuant à l’unanimité conformément à une procédure législative spéciale, et après consultation du Parlement européen et du Comité économique et social, arrête les dispositions touchant à l’harmonisation des législations relatives aux taxes sur le chiffre d’affaires, aux droits d’accises et autres impôts indirects dans la mesure où cette harmonisation est nécessaire pour assurer l’établissement et le fonctionnement du marché intérieur et éviter les distorsions de concurrence.

        Art 114 (ex-article 95…) :
        1. Sauf si les traités en disposent autrement, les dispositions suivantes s’appliquent pour la réalisation des objectifs énoncés à l’article 26. Le Parlement européen et le Conseil, statuant conformément à la procédure législative ordinaire et après consultation du Comité économique et social, arrêtent les mesures relatives au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres qui ont pour objet l’établissement et le fonctionnement du marché intérieur.
        2. Le paragraphe 1 ne s’applique pas aux dispositions fiscales, aux dispositions relatives à la libre circulation des personnes et à celles relatives aux droits et intérêts des travailleurs salariés.

        Une Europe sociale se fera à l’unanimité, sous proposition de la commission (compétence dite exclusive), si elle se fait…
        Se fera t elle…?

        Vigneron?! Vous faites dans la cryptologie maintenant?! Je ne vous déchiffre pas…

  4. désespérant ! Et DSK,depuis qu’il est au FMI, qu’a-t-il fait ? Etait-il (est-il) en position d’agir , ne serait-ce qu-un peu dans le sens que vous indiquez ?

  5. Pour améliorer le « suspense », j’aimerais connaître l’échéancier précis des remboursements des PIGS dans l’année qui vient, ou bien les sites où ça peut se trouver. Merci d’avance.

  6. En effet, le programme des Furio-libéraux n’est-il pas de détruire l’état, et affaiblir au maximum la démocratie?
    Demain, nos écoles seront à Bouygues ou Carrefour, le Moloch du CAC40 a faim, très faim des budgets publics.

    1. Je vois professionnellement ce type de dévoiement, acté par nos politiques béats. Dans notre département (territoire), est implanté une annexe universitaire. Le personnel politique local considère que son rôle est nuisible : l’université est la cause du chômage qui est récurrent par ici (ok, ce sont des personnes très marquées politiquement, incompétentes dans leur domaine, sauf à mal utiliser…. l’argent public honnis par ailleurs) et leur discours passe très bien, car populaire. En effet nous représentons les gens qui ne font rien, ont des vacances, contrairement aux courageux restaurateurs qui eux… travaillent…etc.
      Les étudiants et le corps d’enseignants-chercheurs (qui dans ce type de site ne font plus de recherche mais deviennent gratte-papier) sont maintenant soumis totalement à l’entreprise locale. (c’est moins voyant qu’un campus Veolia mais le résultat reste le même).
      Le cadeau fait aux étudiants est, un appauvrissement du niveau (les masters apprentissage sont à éviter -s’orienter vers un CAP ou un BTS est plus judicieux) -, adapté au bas degré d’exigence d’entreprises et d’une demande politique qui exigent et imposent ses formations. Le but n’est pas la formation des jeunes gens, mais d’être introduit dans cette université qui cause tant de malheur à la France, ce qui est maintenant en bonne route. (le cas des PPP est lui-même assez incroyable de démantèlement du pays).
      Dans tous les cas, sachez que le haut niveau est menacé, ce qui était planifié. Le pire cauchemar est en route mes amis…car ceci se déroule sur tout le territoire, sous nos yeux. Je croise les doigts pour le futur de mes (nos) enfants : je ne souhaite pas qu’ils vivent pour enrichir ces boîtes à formations. Etre en première ligne est angoissant, quand on est impuissant à agir.

  7. Demain, nos écoles seront à Bouygues ou Carrefour, le Moloch du CAC40 a faim, très faim des budgets publics

    Oui, le scénario envisagé par les Yesmen, c’est bien l’esclavage, pour de vrai. Nous allons travailler gratuitement, comme d’ailleurs les Espagnols, les Anglais et laurent waulquiez vient de l’annoncer. L’Etat nous imposera de travailler gratos pour rembourser les banksters qui les mettent au pouvoir. Tout privatiser, c’est le plan, d’autant que Goldman Sachs va placer un homme à lui à la BCE.

      1. Lau..
        Je m’excuse mais ça fait trois ans que l’on ne peut qu’avoir les yeux ouverts…

        A l’époque de ma jeunesse blogueuse et commentatrice, j’avais écris que les mouvements de la tenture qui nous est mise chaque jour devant les yeux nous permettrait de deviner ce qui nous est caché.
        Soit, ce n’est pas seulement les banques qui furent sauvées.. non non.
        Mais pire : car des munitions leur ont été fournies ET des garanties d’état qui les ont conforté afin de prendre l’économie mondiale en otage.
        Les multinationales n’ont fait que profiter du chantage du chômage.

        Et donc, « finalité » de l’histoire : PRIVATISATION TOTALE !!

        Lorsque tu as un élu breton qui risque des poursuites :
        http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Sarkozy-a-Port-Louis.-Un-elu-de-Lanester-expulse-de-la-ceremonie-_39382-1791063_actu.Htm
        Tu te dis néanmoins que le mouvement est maintenant découvert, identifié, connu, et mieux : oblige certains à réagir comme les opposants politiques de certains pays…

        La réalité est toujours difficile à vivre. Mais la regarder de temps en temps est nécessaire.

      2. Tiens : t’as même monsantos qui est sponsorisé :
        http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110509.AFP0980/des-leaders-du-monde-entier-reunis-pour-aider-les-pays-les-plus-pauvres.html
        « Mais si des infrastrutures modernes sont en place et si les paysans sont suffisemment aidés, ils bénéficieront de prix stables et sortiront de l’agriculture à bas rendement », avait indiqué l’ONU avant l’ouverture des travaux. »

        Et là, c’est pas le FMI qui « aide »…
        Faudrait pas qu’il fraye avec des pauvres…

      3. Yvan, j’ai dit ‘lucide’.

        Je partage cette vision et ne crois en AUCUN cas au prétendu ‘aveuglement’ des zélites quelle qu’elles soient.

        Tout est affreusement limpide.

      4. In fact, Lau.

        Tu as été le déclencheur d’une exubérance née du commentaire de Mathieu.

        Soit, tu connais maintenant mon délai de mise en rogne après avoir reçu une injonction directe de cassage de figure au premier incompréhenseur qui passe : 20 secondes.

        Pardon de m’être trompé de cible. Cela ne se reproduira pas.

    1. Le petit détail c’est quand même qu’un travailleur non rémunéré ne pourra pas consommer et que lui faire crédit paraît pour le moins risqué !

      Si ce mouvement se confirme, cela veut dire que les propriétaires du monde ont décidé de changer le monde et de revenir vers des temps anciens où l’économie était fondée sur la propriété dont celles des esclaves, ce qui paraît peu compatible avec le règne actuel de la marchandise.

      1. Si si.
        C’est complètement compatible.

        Car cela fait une concurrence suffisamment dangereuse aux chanceux qui ont encore un salaire.
        Quelle honte : il faut encore les payer pour qu’ils bossent…

      2. Exactement! Dans un système néolibéral sans état (c’est ce qui s’en vient), et une fois que les richesses sont suffisamment concentrées et soyez certains qu’elles se concentrent toujours plus comme au Monopoly, il n’y a pas de différence entre un travailleur sans propriété, sans possession, et un esclave.

      3. Il y a une différence entre un esclave et un travailleur pauvre mais « libre ».
        Le travailleur doit consommer.
        Tout le problème se résume à cette malheureuse obligation : le capitalisme doit vendre ce qu’il produit, y compris à crédit, mais alors il vend le crédit…
        Quand certains, plus malins que d’autres, ont compris que certaines dettes ne seraient jamais remboursées, ils ont refilé la patate chaude à d’autres, et ensuite ils ont pris des paris.

      4. @Marlowe
        Oui, c’est ce que démontrait le lien que j’avais mis au bas de mon commentaire. Il a dû être retirer à cause des droits d’auteurs. C’était un petit vidéo satyrique qui montrait un esclave venant d’être affranchi par son maître le jour de l’abolition de l’esclavage. L’esclave s’étant fait mettre à la porte, sans nourriture de son maître, dû se trouver du travail à un salaire de misère auprès de son ancien propriétaire! La situation pour lui s’est donc dégradée! Dans un système néolibéral non-réglementé, une fois les richesses concentrées dans quelques mains, les travailleurs sans possession doivent travailler pour payer le loyer, la nourriture, les vêtements, mais n’ont aucune marge de manoeuvre, Aucun surplus. Ce n’est donc pas la liberté puisqu’ils n’ont aucun choix. Dans un tel système, pour être libre, il faut avoir du temps et de l’argent!

      5. Différence entre esclave et travailleur formellement libre.

        L’esclave appartient à son maître, comme un cheval de trait ou un tracteur.
        La raison économique dicte au maître de conserver son esclave et son cheval en bon état pour qu’ils puissent produire. Les deux n’ont besoin que de l’essentiel et n’achêtent rien qui soit produit par les maîtres.
        Les salariés pauvres et ceux qui, sans être salarié, c’est à dire protégé par quelques lois sociales, vendent leur force de travail sur un « marché libre » sont interchangeables et beaucoup plus nombreux que nécessaire.
        Le maître c’est à dire l’employeur n’ a pas à les ménager puisqu’il ne les a pas acheté ou conquis dans une guerre.
        Par contre le propriétaire a besoin d’eux pour qu’ils achètent les produits qu’il fabrique.
        Le meilleur statut moderne est donc celui du péonage.
        Cependant les abrutis ultra libéraux rêvent de travailleurs non payés.
        A qui vont-ils vendre les marchandises produites ?

  8. Voilà une idée qu’elle est bonne!
    Le ministre des affaires européennes, Laurent Wauquiez, a indiqué dimanche 8 mai au cours de l’émission BFM TV 2012-Le Point-RMC « …les dérives de l’assistanat », qu’il qualifie de « cancer de la société française »,
    Et l’assistanat aux banques c’est Alzheimer!

    1. Il a annoncé vouloir limiter « l’assistanat » à 75 % du SMIC, pour que les gens aient un interrêt à préferer le travail à l’assistanat.
      Mais il ne lui vient pas à l’esprit qu’on pourrait aussi augmenter le SMIC, pour réduire l’écart entre le SMIC et les revenus de ceux qui s’enrichissent en dormant.
      Les assistés du bouclier fiscal et de l’ISF ne lui posent pas problème, le fait que certains, comme madame bettencourt, gagnent plusieurs SMIC par jour, pas d’avantage, les assistés de la fraude fiscale encore moins.

      1. bonjour
        il pourrait lui venir, aussi à l’idée qu’il est ‘a’chement difficile de trouver du travail de nos jours, non???
        Chris

      2. Non non, Francisco.
        Un ministre n’a d’une part jamais de mal à retrouver un travail, mais en plus, il a une retraite conséquente.

        Sinon, je te félicite de t’inquiéter pour le sort de personnes qui ont eu la chance d’être choisies en fonction de leurs compétences, de leur droiture ainsi que pour la très grande considération qu’elles portent aux électeurs qui ont placé leur confiance en ces personnes exceptionnelles.

        Notamment… Arg, le clavier me brule les doigts !

    2. Laurent Wauquiez serait bien inspiré de prendre la présidence d’une Association d’insertion par l’activité économique, çà lui éviterait ce genre de commentaire…et comme le fait remarquer ‘Plouf » les assistés ne sont pas toujours ceux qu’on croit…!

      1. Mettons le au chômage, sans revenu aucun, une voiture sans assurance et trois mois d’arriérés de loyer – avec en fond sonore, l’enrichissement honteux de certains de sa classe – avec des allocations chômages dégressives (très utiles pour chercher du travail qui n’existe pas !!).
        Oui, l’efficace et enjoleur Wauquiez, seul au pole-emploi, dans les files interminables, et sans argent, désespéré, il fait quoi ?

    3. Oui et c’est totalement contraire aux idées de Hayek, selon lequel l’Etat ne doit jamais intervenir (ou le moins possible), pour ne pas fausser les signaux du marché et permettre aux acteurs d’apprécier correctement la situation !

      – Au terme de ces démonstrations sur les dangers de l’intervention étatique, Hayek en est conduit à définir le rôle que doit tenir l’Etat. « L’Etat devrait se limiter à établir des règles adaptés aux conditions générales, aux situations types etc… »

       » La question qui se pose, c’est de savoir si, dans ce but, il vaut mieux que le gouvernement se borne à créer des conditions offrant les meilleurs chances aux connaissances et à l’initiative des individus etc… »

      Selon Hayek, un Etat ne peut pas effectuer cette tache (orienter la production) avec autant d’efficacité que le marché…

      Il est vrai que Hayek avait en vu la redistribution sociale, mais enfin il n’a pas créée d’exception pour les banques.

      Je reviens sur Hayek juste pour ajouter une remarque concernant la comparaison qu’on peut faire avec Hobbes. Hayek c’est moins d’Etat, laisser un pouvoir économique aux individus, Hobbes c’est l’Etat pour sauver les individus de leur propre violence à l’état de nature. La pensée économique de Hayek est à l’encontre de la pensée morale et juridique d’un Hobbes, or la question reste posée de savoir si la pouvoir économique n’est pas une certaine forme de violence aussi, dont il faudrait limiter l’usage entre les individus, quoiqu’il en coûte à la liberté.

      D’autre part le marché joue le rôle de instance centrale chez Hayek, comparable à celui de l’Etat chez Hobbes. L’absolutisme du marché étant aussi invivable que celui de l’Etat en définitive.

      1. Lisztfr.
        Et si l’état n’était que devenu qu’un des bras armé que des banques et possédants…???

        Tu te fais avoir par les apparences, mon vieux. Et soit tranquille : ils les calculent AU MIEUX les apparences.

        Tu veux une autre apparence ?
        Pareto aussi était contre l’état. Et pourtant pour un imposition proportionnelle.
        Mais il était contre l’état tout simplement parce que son père avait été condamné pour fraude en Italie et avait fui…

      2. bonjour
        Moi, à l’inverse de vous, je pense que tout cela est voulu au départ (voir « la stratégie de choc » de N. Klein) et que tous nos dirigeants ont voulu suivre la voie tracée par Milton Friedmann!! Derrière Reagan et Thatcher (et déjà dans les années 85, Chirac revendiquait le mode anglais de suppression de la société républicaine), la ploutocratie s’est trouvée des justificatifs, relayés par les médias aux ordres, pour s’enrichir sur le dos des autres!!! J’enfonce des portes ouvertes, mais à suivre les méandres de la pensée de Hayek, je rejoins Yvan, vous en oubliez les conséquences dans le vécu quotidien des populations (et fmur va dire encore que je m’occupe de ce qui ne me concerne pas…a priori!!!)
        L’article montre une fois de plus (et avec quel talent!!!) qu’en Europe, ces dirigeants (plutôt nuls par rapport aux anglo-saxons) n’avaient pas anticipé des conséquences aussi rapides (avant le réchauffement climatique ou l’absence de pétrole), en bon vivant de l’instant présent!!!
        Comme en plus sur ce blog, on nous a expliqué que l’économie actuelle EST une réponse de la ploutocratie à Riccardo puis Marx…. vous pouvez de vous-même en tirer les conclusions qui s’imposent!!
        Et je précise que j’ai plutôt tendance à bien aimer vos interventions..mais Là.. euH.. pas vraiment en fait!!!

        « la question reste posée de savoir si la pouvoir économique n’est pas une certaine forme de violence aussi » you’re kidding, I hope!!! Quel humour alors, indeed!!!
        Chris

    4. Ne perdez pas trop votre temps à relever Wauquiez, Estrosi, Guéant et compagnie : c’est stratégie délibérée; tous les jours un chiffon rouge, et les étourdis d’encorner la muleta (ps pc etc); et ce sera quotidien jusqu’en mai de l’année prochaine.

      1. @Jicé

        Vous avez tellement raison. Si personne ne relève plus, ils ne parleront plus. Inutile. Pas marrant. Ils agiront, directement et sans charivari. Et on causera enfin d’autre chose, de grandes choses, en s’entendant même à demi-voix, délicatement feutrée. Délicieux. Isn’t it ?

    1. Selon Schrödinger, il se pourrait donc que notre mistigri européen, l’euro, soit déjà mort, quoiqu’encore vivant ? Et les US feraient du « Quantiq Easing » ?

      1. J’ignore si cela est voulu. Mais dans cette expérience de pensée, le chat se retrouve mort ou vivant dès que l’on regarde. Dans la situation actuelle, l’Euro n’est ni mort ni vivant. Un coup d’oeil le tuerait en un instant ou affirmerait son excellent santé. Votre idée rend intelligible le refus des banquiers et autres élites de nous laisser regarder l’état de l’Euro.
        Vous faites un lien plausible entre la finance et la mécanique quantique.

  9. Le titre « le déficit…des idées » a le mérite de donner des idées ou de permettre d’exposer des idées plus anciennes qui n’ont pas su trouver le chemin de la réalisation telles que l’idée du socialisme comme elle s’est développée pendant le XIXe siècle,
    Bien entendu, cette idée, ou idéal, doit être remis au goût du jour en tenant compte des évolutions de plus en plus précipitées du capitalisme mondialisé.
    Je ne pense pas que la crise financière, « devenue économique » soit la racine de nos maux actuels, maux dont les principaux sont l’exploitation de l’homme (et de la femme) dans la production aliénée, qui existent depuis l’industrialisation du capitalisme.
    A l’origine, il y a non pas une crise économique, mais une crise de l’économie telle que Marx et nombre de ses successeurs modernes (du groupe Socialisme ou Barbarie aux critiques contemporains de la valeur, en passant par les situationnistes) l’ont analysée.
    Cette économie en crise a pu gagner quelques années en développant en parallèle la mondialisation des échanges, la production de marchandises de plus en plus sans qualité, un transfert des coûts salariaux vers des pays sans règles sociales et en accentuant le pillage des ressources.
    Le développement de la dette sans la croissance qui la soutenait a provoqué une crise qui elle, contrairement au développement, est durable.
    En ce qui concerne la France, comme les autres pays concernés, le passage à la monnaie unique et la dérégulation compétitive accrue dans la même période ont apporté aux prolétaires, c’est à dire à la majorité de la population, une sensation de perte d’identité et du sens de la vie.
    Comme aucun « parti de gouvernement » ne se risque à analyser les causes de la décadence d’un système né de la deuxième guerre mondiale, les individus isolés se tournent vers les leurres qui lui sont présentés.
    Un des principaux leurres consiste à affirmer que l’état dramatique de la situation peut être corrigé par le vote.
    C’est cela que la droite extrême et une vieille idée de la gauche accomodée à la fois à la social démocratie défunte et aux idéologies léninistes ont en commun.
    La grande différence est que la droite nationaliste ment sur presque tout alors que la gauche dite extrême dit souvent des vérités, mais dans un contexte d’impuissance.
    Il convient de noter aussi que les individus qui ont une conscience « de gauche » et/ou « écologiste » sont plus proches de la vérité et de ce fait sont plus fréquentables.
    La crise du développement de la finance pour pallier aux contradictions de l’économie capitaliste revient donc comme un boomerang sur l’économie et ceux qui prétendent la gérer.
    Chaque jour qui passe, le risque devient plus évident et, dans la panique qui se fait jour à tous les niveaux de la société, entraîne de plus en plus rapidement le monde vers le chaos.
    Les propriétaires de la société sont maintenant dans une impasse, et pour l’essentiel, ils le savent.
    Il leur reste à accentuer le pillage généralisé en cours et à prendre de plus en plus les méthodes mafieuses en modèle.
    Ce ne sont pas les idées qui manquent pour combattre l’ennemi, mais le goût de la vérité et de la liberté.

    1. Merci Marlowe.
      Je saisis mieux votre point de vue. Vous êtes en somme un debordien éclairé. 😉
      Pas la caricature que j’ai pu faire de vous au vu de vos commentaires antécédents plutôt elliptiques.

      1. à Pierre-Yves D.

        Marx disait « je ne suis pas marxiste ».

        Je pense que Debord pensait « je ne suis pas Debordien ».

        Je ne suis donc ni marxiste ni debordien quoique je pense que ce sont les deux grandes figures du projet révolutionnaire des deux siècles précédents.
        Il existe, de nos jours, d’autres noms dont les textes méritent d’être lus et discutés.
        Je signale régulièrement ces noms qur le blog de Paul Jorion, qui est lui même un de ces noms.

  10. « Celui d’un programme d’action qui serait non pas taillé pour une élection, mais à la mesure de la fin d’une période historique.  »

    Doit-on en déduire que le manque d’efficacité des mesures mises en place, par rapport à la réalité de la situation, serait dû en bonne partie à l’existence d’un calendrier électoral?

    Autrement dit: le talon d’achille (pas Zappata!) du système démocratique, le manque de popularité, ou même l’incompréhension « des masses » de ce qui serait bon pour elles à moyen terme?

    Vaste sujet…

    1. ’achille (pas Zappata!)

      euh, pardon, mais :
      Achille Zavatta (artiste de cirque)

      et

      Emiliano Zapata (révolutionnaire méxicain) : lutte des Paysans sans terres, assassiné ;

      Enfin, de quoi se mélanger les crayons dans la piscine, ce qui produit une surchauffe ,comme disait celui dont on ne dira plus le nom …
      Une poche de glace sur l’occiput devrait suffire.

  11. Si je peux me permettre une traduction politique claire de l’analyse de François Leclerc ce sera pour notre pays l’arrivée au pouvoir de Marine Le Pen et d’un FN suffisamment « relooké » en effet tous les autres ont participé du système qui nous conduit à une crise majeure qu’ils sont incapables de résoudre sans se remettre complètement en question.
    Un début de solution à la crise financière est que les Politiques reprennent le contrôle de la finance, en France cela s’appelle des nationalisations-sanctions et aux Etats-Unis des lois anti-trust et des Glass Steagall Act mais comme les Secrétaire d’Etat au Trésor viennent tous des banques et y repartent cela sera difficile.

  12. Pour l’Espagne, les alarmes s’allument à nouveau:

    « Déficit, caisses d’épargne, retraites… La méfiance revient vers l’Espagne à cause de l’arrêt des reformes. »
    Chute des recettes fiscales: en mars – 22 %, en 2011 – 12 %. Réduction des déficits des Autonomies pour 2011 ratée et crainte qu’après les élections régionales du 22 mai apparaissent de nouveaux Mds € des dettes « cachées sur le tapis ». Lenteur dans la reforme des caisse d’épargne, etc, etc.
    http://www.elconfidencial.com/en-exclusiva/2011/mercados-desconfiar-espana-reformas-cheuvreux-20110509-78408.html
    Et aussi:
    http://www.cotizalia.com/valor-anadido/2011/grecia-irlanda-portugal-peligro-espana-tirar-20110509-5382.html

    Les prévisions du Service d’études de la Caixa, réputé pour son sérieux: l’Espagne ne créera pas des emplois dans les prochains 13-14 mois:
    http://www.elimparcial.es/economia/espana-no-creara-empleo-en-un-ano–83754.html

    En Espagne il y a 5,7 millions de personnes qui cherchent du travail (1,5 millions de plus que les chiffres officiels). La démonstration de la manipulation des chiffres du chômage par le gouvernement espagnol:
    http://www.cotizalia.com/disparate-economico/2011/abril-parados-infamia-dos-por-uno-20110509-5383.html

    Les faillites, d’entreprises et de particuliers, augmentent dans le premier trimestre de 2011 de 5,9 % par rapport à la même époque de 2010. http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3050105/05/11/Las-insolvencias-de-empresas-y-particulares-crecieron-un-59-hasta-marzo.html

  13. Mais finalement , dans ce contexte actuel à quoi sert la BCE.? Prise en tenaille entre les Marchés financiers et les « Politiques » qui ne s’occupent que d’une chose, la seule qui les intéresse vraiment leur »élection » la BCE devient-elle vraiment utile.?

  14. Jean-Luc Mélenchon a bien essayé de nous fournir quelques diagnostics et aussi pistes sur la crise de l’Europe, mais hélas il avait en face de lui un Laurent Wauquiez très arrogant et qui s’est attaqué à la personne et non à ses arguments, dommage. C’était ce matin sur France Inter dans une formule nouvelle, style débat à l’emporte pièce.
    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sept-neuf/index.php?id=104633

    J’ai tout de même nettement préféré Jean-Luc invité de Alain Finkielkraut
    Loin de la philosophie planante de salon et du baragouinage, les propos et lumières de Jean-Luc sont compréhensibles et accessibles au plus grand nombre, quelle clarté, j’adhère un max, encore Jean-Luc et montre leur qui est cultivé.
    http://www.franceculture.com/emission-repliques-laicite-et-identite-francaise-2011-05-07.html

    1. Bien que ce ne soit pas le plus menteur.
      Moi j’adore Mélenchon quand il vote Oui pour l’intervention en Lybie Pays souverain, sa rhétorique est parfaite globalement, mais là…
      Y’a comme un paradoxe qui a déstabilisé pas mal de gens du FG que je connais, un gros doute finalement demeure sur la représentation, mais bon il vient du PS et peut y retourner avec le temps! 😉

  15. j’ai l’impression que tout ce qui se passe (où plutôt ne se passe pas !) est concerté entre nos leaders politique et l’oligarchie financière, de manière à ce que la crise touche « le fond » afin ensuite de se mettre autour de la table pour la révision du système monétaire international
    (afin qu’il soit accepté par le plus grand nombre..!).

  16. Avant de penser au pire des scénarios de guerre mondiale (armes biochimiques et nucléaires ) , je pense que la crise va se terminer sur une ultime pirouette :

    Un piratage informatique d’envergure mondiale , les sytemes informatiques bancaires ont tous montré des failles inquiétantes où de « gentils hackers » de console ps3 ou journalistes ou traders en veine sont mis en prison non pas parcqu’ils ont dit que le cryptage des cartes de crédit est facilement cassable ou piqués dans la caisse , ou lus quelques listings mais parcequ’ils mettent en évidence des mouvements totalement opaques ,de nouveaux circuits independants des etats et des multinationales .

    La banqueroute du systeme masquée par un casse est une éventualité qui arrangerait bien tout le monde : une dette qui ne serait jamais payée , reset complet des comptabilités pourries , un nouvel enemi invisible à traquer et au passage quelques types ramassant des milliards « fictifs » en quelques clics ..

    et ça repartira comme en 1800 avec le franc germinal pour une stabilité de deux siecles !

  17. Pour reprendre la question de Herrmiss quelqu’un connait-il l’échéancier précis des remboursements des PIGS dans l’année qui vient, ou bien les sites où ça peut se trouver? Merci d’avance.

  18. Un effet miroir emprisonne la pensée du corrupteur.
    Elle lui interdit d’imaginer par-delà.
    Je corromps, puis les corrompus corrompent.
    Mais un jour les corrompus doivent se résigner à ne plus trouver de nouvelles émules: un corrupteur ne peut plus tomber que sur un déjà corrompu.
    Le corrupteur ne s’en aperçoit d’ailleurs pas.
    Cela a pour nom : « clôture transitive ». Il est alors impossible de sortir de son schéma de pensée: enfermement d’une communauté dont la capacité de recrutement est épuisée.
    Cet enfermement va jusqu’à lui interdire de trouver les ressorts manœuvriers lui permettant de travestir ses faillites.
    Ceux qui prônaient la fin de l’histoire, ne peuvent plus trouver de sortie effective à ce délire du contrefait, tant la radicalité de leurs hypothèses les cadenassent dans leurs certitudes.
    La folie « inférente » qui a dorénavant envahi la totalité de la psyché des élites planétaire (1) arrive à son terme. Je postule que leur unification spontanée est maintenant impossible (2). Seule la rencontre avec la matière l’imposera (3).

    (1) J’en vois son origine dans la révolution épistémologique qui a pris naissance dans le dernier quart du XIXème siècle.
    (2) L’unification de plusieurs logiques peut conduire à de possibles synthèses. Mais aussi à des systèmes dans lesquels simultanément le vrai est aussi vrai que le faux. Seule la matière, tautologique par nature, échappe à cette incohérence.
    (3) Pas de prophétisme. Seulement la solide conviction que les mécanismes qui émergent naturellement dans ce type de situation, ceux d’une conflictualité violente mais contrôlée, ne pourront même plus arbitrer entre différentes contradictions, toutes arrivées à leur terme.

  19. Retour à la Grèce:
    «Un abandon partiel ou une restructuration de la dette ne serait pas un désastre», a reconnu pourtant récemment Werner Hoyer, membre du parti libéral allemand. «Si les créanciers de la Grèce l’acceptaient, cette discussion faciliterait grandement une restructuration de la dette et, bien sûr, nous la soutiendrions.» Le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a lui aussi évoqué une nécessaire restructuration de la dette grecque.

    Il faudra en fait forcer la restructuration, en attendant mieux la répudiation.
    En Equateur, un audit commandé par Correa a conclu à des milliards de dette odieuse (concept inventé par les Etats-Unis, appliqué par eux la dernière fois pour effacer l’essentiel de celle de l’Irak quand ils en ont pris les commandes).
    La valeur des titres de dette de l’Equateur se sont effondrés, et le gouvernement a racheté.
    Bénéfice: 7 milliards de récupérés pour les budgets sociaux et de développement.
    Quand on veut, tout est possible:
    http://www.cadtm.org/Face-a-la-dette-l-appetit-vient-en
    Commençons par ces petites « mises en jambe ».

  20. « imposant de fil en aiguille d’autres remises en question aujourd’hui toutes aussi impensables. Pour ne pas dire franchement inconvenantes. »

    Je rappelle que les eurodéputés font des déclarations d’intérêts, mais « si ceux qui ne fournissent pas ce document risquent jusqu’à la suspension, aucune sanction n’est prévue pour les oublis, les omissions ou les fausses affirmations. « Les déclarations sont établies sous la seule responsabilité politique des députés, le Parlement européen n’a aucun moyen de contrôle », avoue Joao Correa, chef de l’unité des activités des députés. » explique l’Expansion dans cet article du 30/03 : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/circulez-les-eurodeputes-n-ont-rien-a-declarer_251465.html.

    José Manuel Barroso, figure de proue de l’UE, apôtre et artisan forcené de la dérugélation au profit du capital, présente une déclaration d’intérêts qui ne comporte aucun intérêt, ou presque.

    A la rubrique « financial interests », il n’y a rien, pas un seul fond, pas un seul produit financier, pas une seule participation à cette finance qu’il sert tant.
    La déclaration date du 22 octobre 2009. Et personne pour l’actualiser, encore moins la contrôler.
    A l’examen des déclarations de ses 27 collègues, il apparaît qu’il fait des émules.

    Catherine Ashton – « financial interests » : rien
    Viviane Reading – « financial interests » : rien
    Joaquim Almunia – 20300€ en actions; 87774€ en Sicav ou autres (décla du 16/12/2009)
    Siim Kallas – « financial interests » : rien
    Neelie Kroes – aucune action à déclarer mais dans la rubriques « autres valeurs » elle signale une société dont elle est actionnaire à 100% :la Bergsche Maas BV
    Antonio Tajani – environ 40000€ en actions
    Maros Sefcovic – « financial interest » : rien
    Janek Potocnik – « financial interest » : introuvable
    Olli Rehn – « financial interests » : introuvable
    Andris Piebalgs – « financial interests » : rien (le patrimoine foncier, généralement indiqué par les autres commissaires, n’est même révélé)
    Michel Barnier – « financial interests » : rien
    Androulla Vassiliou – « financial interests » : rien
    Algirdas Semeta – « financial interests » : rien
    Karel de Gutch – 475000€ actions, surtout de Merit Capital – décla datée du 28/03/2011
    John Dalli – « financial interests » : introuvable
    Janus Lewandowski – 300000 zlotys en obligations (environ 75000€)
    Maire Geoghegan-Quinn – « financial interests » : rien
    Maria Damanaki – « financial interests » : rien
    Kristalina Georgieva : 110443 USD
    Gunter Ottinger – décla en allemand uniquement*
    Johannes Hahn – « financial interests » : introuvable
    Connie Hedegaard – « financial interests » : introuvable
    Stefan Fule – « financial interests » : rien
    Laszlo Andor – « financial interests » : rien – décla datéee 7 janvier 2010**
    Cecilia Malmström – environ 30000€ dans un fond
    Dacian Siolos – « financial interests » : rien

    http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/interests/index_fr.htm

    Résumé : 15 commissaires n’ont aucun actif financier à déclarer; 5 n’ont même pas jugé utile de se soumettre à leur propre réglementation les obligeant à publier leur déclaration d’intérêts; 7 déclarent leurs actifs financiers, peut-être 8 si la décla en allemand l’atteste.

    *A noter que les déclarations d’intérêts de commissaires qui subissent les pressions de lobbies provenant de pays différents et votent des lois ayant un impact bien souvent sur l’ensemble des populations d’Europe ne sont pas produites dans une autre langue que l’anglais.

    ** Toutes les déclarations ont été faites en 2009, sauf celles dont la date est mentionnée.

    1. @Contempteur

      Attention, ne confondez pas déclaration de revenus/patrimoine , telles que celle déposée par les eurodéputés en début de mandat (et non actualisée ensuite…) avec déclaration « d’intérêts » remplie par les présidents de commissions et qui permet juste d’attester s’il y a ou pas risque évident de conflit d’intérêt entre la fonction à la Commission et les participations financières ou professionnelles officielles (actions, obligations, poste d’administrateur, fonction de gérant ou de salarie, …) dans une société privée.
      J’imagine que leurs déclarations patrimoniales, si elle sont exigées comme pour les députés, doivent lister beaucoup plus de chiffres. Mais ne préjugeons de rien. Sauf que si l’épargnant européen veut se sentir bien protégé par ces gens là, il ne pourra qu’apprécier de les savoir agréablement dotés par Mère Fortune, à juste raison, ma foi…
      Sur le sujet, voir le bog Euros-Ecolos de Pascal Cafin et Karima Delli :
      http://ecologie.blogs.liberation.fr/euro-ecolos/2011/03/d%C3%A9put%C3%A9s-europ%C3%A9ens-trois-pourris-tous-pourris.html

      1. Les éléments que je mets après les avoir longuement observés sont clairs et sourcés. Il s’agit des déclarations d’intérêts des commissaires européens, il me semble avoir été précis.

        Ce dont tu parles n’a pas de rapport avec ce dont moi je parles, mais je ne suis pas sûr de bien percevoir ce que tu allègues….En plus, tu ne donnes aucun lien. Bref, c’est pas clair, sauf pour dire qu’il ne faudrait pas accuser de quoi que ce soit ces gentils élus, ou fonctionnaires européens.
        Peut-être que le problème, la limite « franchement inconvenante », elle est là…

      2. Zêtes bouché ou vous le faites exprès ? Je vous répète que ces déclarations d’intérêt ne concernent que la part de leur patrimoine susceptible de les exposer au conflit d’intérêt direct avec des intérêts privés. Tain ! réfléchissez un tout petit peu !
        Ceci n’est pas une déclaration de patrimoine ni une déclaration de revenu ! OK ? Capito ? Je vous avais mis un lien qui vous aurait peut-être permis d’avancer un peu, qui plus est, et je n’ai nul besoin d’aller consulter les vôtres pour être sûr de ce que j’avance, complotiste au p’tit pied.

    2. Vigneron, mon ami, pourquoi tu t’énerves comme ça ? C’est le jeu du débat, tu peux argumenter mais les noms d’oiseaux te disqualifient sans faire avancer ta charette.

      1. @Contempteur

        Pas de débat possible ni souhaitable sur des infos inexactes ou improprement présentées. Et si on met de la mauvaise volonté à corriger, m’énerve.

  21. Pendant que j’attends le commentaire de BA, dis, Vigneron, as-tu des nouvelles de Kerjean ou l’as-tu rendu groggy de chez Graves..??

    1. @Yvan

      KERJEAN est parti faire un tour sur Agoravox où il dragouille gentiment une certaine Ariane W.

      1. C’est pas plus mal, un de moins pour tenter une approche de l’inaccessible Martine 😉
        Mais c’est pas gagné, j’ai fort affaire avec le sus-dit Vigneron, un causeur de chez grave(s) 🙂 !

      2. @Pierre-Yves

        C’est pas trés aimable envers hema, ça… Limite goujat, malotru ou butor (ni étoilé ni Michel), au choix. Bon allez, suis bien luné ce tantôt, on le mettra sur le compte de la maladresse. 😉

  22. Merci, à nouveau, pour votre billet, monsieur Leclerc. Votre travail de fond sur l’actualité est précieux et une attention de chaque instant. Vous vous montrez par ailleurs fort disponibles aux lecteurs et ce contact est fort enrichissant.

    Je lis dans la Libre Belgique de samedi que « Les crédits hypothécaires cartonnent » et dans celui de ce lundi que Standard & Poor’s lache un peu la grappe à la Belgique.

    Face au ton catastrophistes que l’on lit souvent sur ce blog, peut-on y voir une note d’optimisme ? Peut-on à la fois voir sa faillite arriver et prêter de l’argent ?
    Ces acquisitions massives sont-elles une réponse à une peur de la dévaluation de la monnaie ? A la faiblesse des taux d’intérêts ? Est-ce l’inconscience de l’acquéreur moyen face à la dégradation annoncée de sa capacité de remboursement ?

    Quelques questions concrètes, d’économie réelle, qui permettraient de s’écarter un peu des considérations théoriques et universitaires qui nourissent ce blog.

    Andrew.

    1. « Merci, à nouveau, pour votre billet, monsieur Leclerc. Votre travail de fond sur l’actualité est précieux et une attention de chaque instant. Vous vous montrez par ailleurs fort disponibles aux lecteurs et ce contact est fort enrichissant. »

      Oui, merci Monsieur Leclerc pour votre travail remarquable et votre disponibilité……..

  23. Les européens seraient prêts à remettre au pot, afin que les Grecs n’aient pas à affronter les marchés l’année prochaine. Une manière détournée de ne pas le faire dès maintenant en restructurant la dette…

    Signe de plus, s’il en était besoin, de la fragilité de l’édifice financier. Ce qui est étonnant, c’est qu’ils se refusent à se poser la question simplement : qu’est-ce qui coûterait le moins cher, renflouer les banques ou les Etats ?

    1. Monsieur Leclerc.

      Excusez-moi de vous le dire mais j’y suis obligé. Croyez bien que cela ne me fait pas plaisir, mais vu les circonstances, je ne vois pas d’autres moyens.
      En être désolé est par ailleurs peu de le dire mais il est des circonstances dans la vie qui doivent être affrontées.
      J’espère que vous vous en remettrez et sachez (plastique) que je compatis pleinement à la douleur qui vous assaille car, entre nous, tout le monde va la supporter aussi.
      Il nous faut ainsi garder notre peine en nous et nous montrez digne dans cette épreuve à venir.

      Du coup, avec ce préhambulle, j’ai oublié ce que je devais vous écrire..

      Ha oui…
      Les « états » servent de façade…

  24. Incroyable :
    Sur la restructuration
    « Il y a quelque chose de profondément immoral à entrer dans un processus qui, inévitablement, réduit la dette hellénique, lui faisant ainsi une sorte de cadeau dont le poids pèsera a la fois sur la Banque Centrale Européenne et les banques et compagnies d’assurances européennes. »

    « La seule manière d’aborder la restructuration est de la lier à des mesures encore plus drastiques »

    En voilà une bonne idée, cela fonctionne tellement bien….

    http://finance.blog.lemonde.fr/2011/05/09/la-grece-au-coeur-du-cyclone-menace-l%E2%80%99europe/

  25. Au gala des autistes attitrés du pouvoir,
    Financé par les maîtres et saigneurs de la Terre,
    Les scribes cravatés, imbibés de savoir
    Incantent le néant sans jamais se taire.

    Et la maison du peuple prend l’allure d’un repaire
    Où le travail des hommes est pris comme un butin,
    Et des hyènes attirées par le crime qui s’opère
    Se gavent à vomir jusqu’au petit matin.

    1. Même sujet en beaucoup plus ample et génialement versifié : le grande tirade de Ruy Blas dans la pièce éponyme de Victor Hugo : « Bon appétit, Messieurs… », située à l’époque de le grande décadence de l’Espagne.

  26. Je ne sais pas si l’info a déjà été donnée :

    « Sortir du  » capitalisme de casino  » ou sortir carrément de la société capitaliste-marchande ? », Conférence-débat Serge Latouche et Anselm Jappe le 25 mai à Bourges.

    Plus d’infos là :

    http://palim-psao.over-blog.fr/article-sortir-du-capitalisme-de-casino-ou-sortir-carrement-de-la-societe-marchande-capitaliste-conference-debat-serge-latouche-et-anselm-jappe-le-25-mai-a-bourges-73453614.html

  27. La restructuration de la dette grecque inévitable.

    L’explosion du rendement sur les obligations de la dette grecque rend une restructuration pratiquement inévitable, selon le Financial Times.
    En effet, depuis avril, le rendement des obligations de deux ans a bondi pour se chiffrer à plus de 25 % la semaine dernière. Pour les obligations de 10 ans, le taux s’établit à 15,63 %. Cette hausse a pour effet d’accroître les coûts de financement pour le pays qui a joint la zone euro il y a une dizaine d’années.
    Les piètres finances du pays ont forcé, lundi, l’agence de notation Standard & Poor’s à abaisser la cote de crédit de la dette grecque à long terme à BB-.
    Si cette envolée se poursuit, une restructuration de la dette sera inévitable, selon le quotidien britannique. Les marchés financiers anticipent déjà une perte sèche de 55 % du prix des obligations, d’après certains produits dérivés. Ils prévoient également une restructuration d’ici 2013.

    http://www.lesaffaires.com/monde/monde/la-restructuration-de-la-dette-grecque-inevitable/530506

    Irlande : Dublin prévoit une restructuration de sa dette dans les trois ans.

    Le gouvernement irlandais prévoit que la dette publique sera restructurée dans les trois années à venir, rapporte le journal Irish Mail avait rapporté, citant une source ministérielle anonyme. Selon cette source, le gouvernement espère qu’un éventuel accord de restructuration de la dette grecque ouvrira la voie pour des négociations avec l’Irlande.
    Selon les prévisions du FMI, la dette irlandaise devrait atteindre 125% du produit intérieur brut (PIB) en 2013 et la dette grecque 158 % du PIB en 2013.
    La croissance de la dette irlandaise est un problème et doit être l’objet de négociations avec les partenaires européens, a par ailleurs déclaré dimanche Patrick Honohan, le gouverneur de la banque centrale irlandaise.
    « Si la croissance économique n’est pas au rendez-vous, il sera bien plus difficile de faire face à cette dette et pour faire face à une telle situation nous devons envisager avec l’Europe de meilleurs modalités financières », a déclaré Patrick Honohan sur la chaîne RTE.
    Le ministre de l’Energie irlandais Pat Rabbitte a dit dimanche qu’il souhaiterait personnellement que la dette émise dans le cadre du plan de sauvetage de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) soit rééchelonnée.
    L’échéance moyenne de la dette émise dans le cadre du plan d’aide international de 85 milliards d’euros est actuellement de sept ans et demi.
    « Les taux d’intérêt (du prêt accordé à l’Irlande) doivent être abaissés et, de mon point de vue, la dette doit être restructurée », a déclaré Pat Rabbitte à la chaîne RTE.

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/dublin-prevoit-une-restructuration-de-sa-dette-dans-les-trois-ans_255184.html

    1. Si les marchés ont déjà anticipé et que l’euro se maintient à plus de 1,40 $, ce n’est pas si grave.

  28. C’est dingue, quand on est passionné d’histoire et qu’on s’intéresse tout particulièrement à la seconde guerre mondiale et les causes qui l’ont engendrée on est assez effrayé à propos de l’avenir qui est en train de venir surtout s’il y a une guerre mondiale à la clé, elle aura les effets inverse de la 2eme car cette fois si, l’énergie manquera pour reconstruire. On se demande comment les gens des années 1930 n’ont rien vu venir.. nos descendants parlerons de nous de la même façon.

    Le XXIe siècles prend actuellement le même chemin que le XXe siècles.

  29. Les mensonges vont tuer l’euro.

    En se réunissant secrètement pour parler de la crise grecque, le 6 mai, certains ministres des Finances de l’Union européenne ont donné le coup de grâce à la confiance que les citoyens avaient placée dans leurs gouvernements. Ce n’est pas comme cela que nous sauverons l’euro, prévient la Süddeutsche Zeitung.

    Rarement les responsables politiques européens se seront comportés de manière aussi peu responsable que vendredi 6 mai. À Berlin, Bruxelles, Rome, Paris et Luxembourg, on s’est tu, on a trompé le monde, quand on n’a pas ouvertement menti. Et tout cela, dans le seul but de garder secrète une réunion de quelques ministres des finances, pendant laquelle – comme on l’apprendra par la suite – on n’aura pris aucune décision et l’on n’aura fait qu’échanger quelques vues sur la situation de la Grèce, qui n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise.

    En l’espace de quelques heures, les gouvernements des pays de la zone euro sont parvenus à ruiner le peu de confiance que les citoyens plaçaient encore dans leurs plans de sauvetage.

    Qui croira désormais les déclarations selon lesquelles les Grecs n’ont aucune envie de sortir de l’union monétaire, quand on sait que c’est le président de l’Eurogroupe, le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui était à la tête de cette duperie ? Il commence par nier par écrit que les ministres des finances se sont réunis à Luxembourg. Puis il proclame publiquement sa confiance envers la Grèce. Et enfin, l’on apprend qu’il a invité personnellement les ministres en question.

    http://www.presseurop.eu/fr/content/article/643481-les-mensonges-vont-tuer-l-euro

  30. allons allons … s’agirait pas non plus de tomber dans le pessimisme aigu.

    Nos ancetres des annees 30 ont parfaitement vu venir la 2nd guerre mondiale, du moins ont ils pressenti que qqchose couvait: le ressenti de l’allemagne envers la france et l’angleterre etait tel (suite aux conditions humiliantes du traite de Versailles), que tout le monde comprenait bien qu’a la moindre escarmouche/excuse les allemands allaient tenter de prendre leur revanche.
    Mais aujourd’hui, avec tous les echanges humains/culturels/financiers/economiques qui ont eu lieu ces 30 dernieres annees entre pays europeens (merci qui ? … l’UE !!), il est impensable de voir l’allemagne declarer la guerre a un autre pays europeen (sans vouloir la stigmatiser … mais bon les 3 dernieres guerres c’est quand meme elle qui les a declenchees).
    Non non, si guerre il y a, elle sera probablement « civile », pas « mondiale ».

    Mais meme ca je n’y crois pas: vaincre la finance est trop difficile, mais pour mater la populace en colere ils trouveront toujours de la ressource.

    1. Pour l’instant mon pessimisme aigu a toujours eu raison depuis que j’ai découvert la réalité du pic pétrolier en janvier 2008 et puis tout le reste.

      Pour la seconde guerre mondiale, si comme vous dites ont sentait la guerre venir, comment vous expliquer que Daladier et Chamberlain ont pensé sauver la paix jusqu’au dernier moment ? Beaucoup pensait être aussi à l’abri derrière la ligne Maginot. J’admets qu’il y avait un malaise dans les années 1930, mais je crois que personne n’avait prévu que cette guerre serait bien pire que la première.

      Mais je dois vous rappeler que l’Union Européenne est en train de se diriger certainement vers une implosion avec les conséquences que ça va apporter et surtout que dans les pays Européens les extrêmes politiques commence à avoir la cote. Sinon je n’ai jamais parlé d’une éventuelle nouvelle guerre en Europe, mais regarder la situation de l’empire américain actuellement qui est en déclin, je doute que l’empire américain laisse si facilement ça place même en plein déclin surtout que le pays pense être l’élu de dieu et que comme en Europe, les extrêmes commence aussi à avoir la cote.

      Vous savez, actuellement le pic pétrolier a été très certainement dépasser et la tension entre l’offre et la demande commence a augmenter.. les guerres pour les énergies ne font que commencer.

      Moi je suis désolé, mais actuellement je ne vois rien de bien optimiste.. à part que notre monde va radicalement changer par la force des choses.

      1. @ Alain:
        « comment vous expliquer que Daladier et Chamberlain ont pensé sauver la paix jusqu’au dernier moment ? » … bin que faire d’autre ? Aller a la guerre en chantant ?

        Cela etant dit, je suis d’accord avec le reste de votre post.
        J’avais un ami qui bossait a l’INRA sur les micro-algues afin de produire un substitut du petrole (et bien plus encore). Ses premiers resultats etaient extremement encourageants … me demande ou ca en est maintenant …

      2. @ Romain
        <>

        Ben de nos jours on c’est que si la France et l’Angleterre aurait réagis bien avant l’attaque allemande, la seconde guerre mondiale aurait certainement pu éviter, car beaucoup de généraux n’était pas d’accord avec Hitler avant la guerre et que l’armée allemande 1 ou 2 ans avant la guerre n’était pas du tout prête et pourtant de RARES hommes comme Churchill ont vu bien avant la guerre le danger hitlérien.

  31. La gestion de la dette n’est qu’un enjeu politique. Traditionnellement l’endetté finit par perdre le contrôle au profit du prêteur. Si les plans de sauvetage successifs ne servent pas à résoudre le problème à quoi servent ils donc ? En Europe, ils contribuent à renforcer les attributions de la structure politique européenne.Depuis l’adoption de traité de Lisbonne, la marche forçée vers l’intégration continue.

    Au nom de la crise, on a découvert que les états ne savaient pas gérer un budget, il faut donc que ceux-ci soit validés par quelqu’un qui sait.

    Les états savent ils gérer un conflit armée ? oui pendant quinze jours ensuite il faut passer le relais à une structure européenne qui sait gérer le conflit dans la durée indépendamment des considérations électorales locales.

    La banque centrale vous sauve, oui mais c’est elle qui décide. Est elle bien gérée ? joker
    Des augmentations de capital régulières sont elle la marque d’une gestion saine ?
    Qui contrôle la banque centrale ?

    Rassurez vous, à chaque problème national il y a une réponse européenne adaptée.

    A plusieurs on est plus fort ?
    Ah oui c’est le grand principe de la mutualisation des risques qui à fait ces preuves il me semble.

    En attendant, pour ceux qui veulent suivre, il est temps de comprendre le principe de subsidiarité qui s’énonce ainsi :

    L’Union n’agit que lorsque son action est plus efficace qu’une action entreprise au niveau national dans tous les domaines ne relevant pas de ses compétences.

    La réciproque n’étant bien sûr pas de mise.

    Ceci explique que l’essentiel des activités politiques européennes consistent à démontrer que les états sont inefficaces. Cette étape étant indispensable au transfert irréversible de la compétence visée.

    « La critique est aisée, mais l’art est difficile » me direz vous.

    Désolé mais la critique est désormais une compétence exclusive de l’union.

    Il faut aller de l’avant prendre exemple sur les pays les plus avancés, la belgique n’ayant plus de gouvernement national n’a plus de problèmes.

    1. @Zebulon,
      Plus ça va mal, plus la réalité devient obscure, plus l’arrogance augmente, il semble effectivement que l’on aille vers cette Europe non démocratique qui se dessine au nom de la lutte contre un fascisme à la fois fantasmé et provoqué.
      Je penche de plus en plus pour la véracité de la thèse développée avec brio par Naomie Klein, « La stratégie du choc », je ne vois pas encore bien la réaction qui en résultera, mais vu l’ampleur de l’attaque, il va falloir y mettre les moyens.

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