L'actualité de la crise : UN PLAN A', par François Leclerc

Billet invité.

Alors que les désaccords à propos de la restructuration de la dette grecque se précisent, les grandes données du plan de sauvetage du Portugal sont désormais connues. Rien qui ne contribue à clarifier une situation déjà très confuse et à élargir les marges de manœuvre des autorités européennes.

Ne disposant pas de plan B, celles-ci cherchent à mettre au point un plan A’, non sans de grandes difficultés pour se mettre d’accord sur ses modalités, comme on peut s’en douter.

Certes, il semble avoir été tiré quelques leçons des deux précédents plans de sauvetage, qui se sont vite révélés impraticables, le Portugal en bénéficiant. Une autre raison de ce relatif infléchissement est que sa situation n’est pas équivalente à celle de la Grèce, de l’Irlande… ou de l’Espagne, et que l’économie portugaise souffre d’autres maux – de toujours – que ces derniers. Un même remède de cheval n’est donc pas indispensable.

Les représentants de la Troïka chargés de négocier ce troisième plan en date pour le compte de l’Union européenne, la BCE et le FMI, ont parlé d’un programme « dur, mais nécessaire et juste »( chaque mot étant pesé). On pourra douter de son caractère juste, au vu des mesures qui ont fini par être annoncées, même si elles sont moins pire qu’escompté les précédents jours par la presse portugaise. De quoi permettre à José Socrates, – premier ministre socialiste démissionnaire, qui va affronter les électeurs le 5 juin prochain – de faire valoir ses talents de négociateur.

Dans un communiqué commun, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, et Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques, tentent de se donner le beau rôle en déclarant : « L’un des objectifs de l’aide extérieure substantielle accordée est d’aider à réduire les coûts sociaux des changements économiques qui sont nécessaires pour construire un meilleur avenir pour le pays ». Etonnante présentation ne coûtant rien à ceux qui la font et qui se fonde sur le fait que le dernier plan gouvernemental, pas adopté faute de majorité, était plus dur que ce qui a été décidé sous leurs auspices.

Le prêt est de 78 milliards d’euros sur trois ans. Le taux consenti par le FMI est inférieur à celui de l’Union européenne et progressif (de 3,25% à 4,25%). Celui des Européens, quand son niveau aura été tranché le 16 mai prochain par les ministres des finances de la zone euro, devrait avoisiner 5%. Soit le taux consenti aux Irlandais, pour qui ce n’est pas une bonne nouvelle, car cela amoindrit leurs chances que le leur soit baissé. La baisse exigée du déficit est par ailleurs moins brutale que les promesses antérieures du gouvernement, le taux de 2% du PIB en 2013 étant ramené à 3%.

Mais pour le reste, rien n’a changé par rapport aux deux précédents plans de sauvetage : l’effort exigé pèse sur le dos des Portugais, l’Etat prenant par ailleurs à sa charge, financé par l’emprunt, le renflouement des banques dans des conditions que l’on attend de connaître avec intérêt. Sont au menu : réduction des retraites supérieures à 1.500 euros mensuels, baisse des dépenses de santé, hausse de la TVA sur certains produits, baisse de la durée et du montant des allocations chômage (celui-ci prévu pour monter à 13%) et réformes divers du marché du travail, assortis d’un vaste programme de privatisations.

Comme à l’habitude, il est aussi prévu que la croissance sera à nouveau au rendez-vous l’année où le Portugal devra retourner sur le marché pour financer sa dette. Heureux présage !

Il en avait été de même pour la Grèce, dont ce rendez-vous est en 2012, c’est à dire demain, avec la perspective de devoir lever 30 milliards d’euros dans l’année. Devant l’urgence de faire quelque chose, de fortes divergences se manifestent sur la manière de procéder, certains continuant obstinément de pratiquer la politique de l’autruche – la BCE, la Commission et les Français notamment – en s’obstinant à refuser toute renégociation de la dette. Mais, si on écarte une restructuration, il ne reste que deux options : un défaut de la Grèce ou une nouvelle aide financière européenne.

Cherchant à gagner du temps (mais cela ne réglera rien), les Allemands seraient finalement résolus à une renégociation de la dette – la limitant à un rééchelonnement sans décote – car cela éloignera la perspective que des fonds publics soient encore mis à contribution pour aider les Grecs. Les Français craignent quant à eux l’effet boule de neige d’une première restructuration chez les autres pays de la zone des tempêtes, qui demanderaient également à en bénéficier. Encore une quadrature du cercle  !

La question peut être analysée sous un autre angle, un nouvel élément étant intervenu à l’occasion de l’annonce des résultats au 1er trimestre de la BNP. Affichant un résultat net de 2,61 milliards d’euros supérieur aux attentes, Baudoin Prot, son directeur général, a relativisé l’impact d’une décote de la dette grecque sur les comptes de la banque. Prenant comme hypothèse une décote de 25 à 30% – en application du prix de marché actuel – il estime la dépréciation (la perte) correspondante à 1,2 milliards. Il a également précisé que l’exposition globale de la BNP à la dette de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal était de 6,7 milliards d’euros, mais sans énoncer de montant de perte potentielle, si une décote affectait la dette de ces trois pays. La sérénité dont il fait preuve a ses limites.

La position de la BCE tient naturellement compte, quant à elle, de ses avoirs en dette grecque estimés à 50 milliards d’euros. Mais elle pourrait renvoyer la patate chaude aux Etats en leur demandant de la recapitaliser à nouveau, en cas de décote. C’est le sort des banques qui la préoccupe davantage, son objectif étant de retarder au maximum une restructuration – qu’elle sait inévitable – le temps pour les banques de continuer à diminuer autant que possible leur exposition.

Toutes ne sont pas dans le cas de la BNP, première banque européenne. Ni dans celui des banques des pays de la zone des tempêtes, dorénavant renflouées sur fond public dans le cadre des plans de sauvetage et n’ayant plus besoin d’être tenues à bout de bras par la BCE, à qui cela convient parfaitement. Entre ces deux extrêmes, de moyennes et grandes banques pourraient encore se coincer les doigts dans la porte, c’est là tout le danger.

Jean-Claude Trichet fait en effet le ménage et prépare son bilan de sortie, ne voulant pas qu’il soit terni. Ayant déjà arrêté les achats obligataires de la BCE sur le second marché depuis 5 semaines, puis commencé à augmenter le principal taux directeur, il voudrait restreindre encore les libéralités sous forme d’injections sans limite de liquidités à trois mois. Et surtout repousser une restructuration qu’il a encore aujourd’hui décrite comme n’étant pas « à l’ordre du jour ».

Sa stratégie n’a par ailleurs pas changé, il continue d’exercer de fortes pressions sur les gouvernements, afin qu’ils appliquent un programme en trois points : pas de restructuration de dette, plus d’austérité et davantage de contraintes institutionnelles de réduction des déficits. Un point qu’Angela Merkel négocie actuellement, en contrepartie de son appui à la désignation de Mario Draghi à la présidence de la BCE en octobre prochain.

Le plan A’ qui est encore dans les limbes n’a d’autre objectif que de redonner un peu de crédibilité à une stratégie qui n’en a plus, et de contenir une surpression sociale de plus en Europe. Comme si un peu de doigté se révélait nécessaire à ce qui d’évidence en manquait singulièrement. Mais il continue d’avoir comme objectif de faire payer la crise à ceux qui la subissent.

Ne permettant une fois de plus que de gagner du temps, cette inflexion du plan initial ne repose que sur une seule certitude, à défaut d’être réaliste : il faut tenir en surfant sur la crête de la vague !

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65 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UN PLAN A', par François Leclerc »

  1. « Gagner du temps et encore du temps »
    A croire que des évènements exceptionnels sont en vue !

    1. Derrière tout ça il y a un vide tellement énorme. La vie sera t-elle au rendez-vous ? Peut-on seulement penser l’homme sans passer par la case travailleur ? Allons-nous vers luxe et pauvreté ? Ou bien…ou bien comme déchirement et dévoilement chez un Kierkegaard en faisant un choix très personnel, si j’ai cette chance. Une chose est sûre : il faudra arracher la farce ou perdre la face !

      1. Juste un « Face to Face » en direct…Acteurs de nos vies…Fini la comédie « del’Art »…Calmement mais promptement.

  2. Mario Draghi . De 2002 à 2005 vice président pour l’Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d’affaires mondiale.
    Nous pouvons être sûr que dans les années post-Trichet la BCE dynnamisera ses ambitions sociales et en finira avec les plans de recapitalisation bancaire voués à reconduire une funeeste asymétrie entre les peuples et la finance, n’est-ce pas ?…

    1. Dynamitera, non ? ses ambitions sociales ?? Lesquelles ? Le plein-emploi et l’ inflation
      contenue, comme la Federal Reserve ??? Une banque centrale europeenne / eurasienne
      pour faire court et depasser les limites de l’ Eurozone ?
      Willem Buiter expliquait voici quelques mois que l’ activite la plus lucrative de la BCE
      etait l’ impression de billets de 500 Euros ( privilege de seigneuriage )
      Il est a craindre ( il faudrait interroger a ce sujet Ralph Atkins,correspondant du Financial
      Times a Francfort ) que l’ oeuvre sociale se resume a la construction du nouveau siege
      de la BCE….

  3. La différence entre restructuration, décote et défaut (partiel ou complet) : http://www.la-chronique-agora.com/articles/20110505-3617.html
    Ceux qui ont une assurance-vie auraient avantage à y jeter un oeil même si ce sujet les intéresse peu.

    Si un jeu normal pour les banquiers de tenter de faire payer la crise à d’autres qu’eux, le rôle des politiques serait de leur barrer la route, ou au moins de limiter leurs exigences. Ce serait d’autant plus facile que ce sont les chefs d’état qui ont choisissent le futur patron de la BCE qui fait la pluie et le beau temps social des états en ce moment. Et pourtant ce sont le chefs d’états qui obéissent à Trichet, cherchez l’erreur.

    1. Peut-on considérer l’AFER comme une assurance-vie ?…Quid des fonds garantis, donc ?
      Je sais, je sais, que voilà une question triviale parmi tous ces gants blancs…

    2. 75% des assurances vie sont investis en fonds euros.

      Ces fonds euro sont investis en majorité en obligataire, mais il me semble que c’est à son nom que l’assurance fait les placements, elle reverse ensuite une partie des gains sur les fonds euro.
      Ce serait donc l’assurance qui prend les risques de perte de nominal et non pas l’assuré (à part si la compagnie d’assurance fait faillite) si celui ci a investi en fonds euro.

      Les fonds euro pour l’assuré se comporte un peu comme un livret d’épargne dont le taux de rémunération est connu à postériori.

      MR LECLERC pourrait nous renseigner sur ces points, mais il me semble que c’est comme cela que ça fonctionne.

      1. De toutes les manières , vu les montants , la faillite des assureurs vie est obligatoire , donc votre assurance vie est de toutes les manières foutue , vous n’avez plus qu’à vous retourner dans votre tombe.

  4. « Rien qui contribue à clarifier… », sauf à penser que tout s’éclaire…

    … montant des allocations chômage (portuguaises) (celui-ci prévu pour monter à 13%) : 13% de quoi ?

    1. Il faut aussi préciser que le taux de 20% de chômeurs est à l’Espagne ce que le taux de 10% est à la France, soit une honteuse « tradition » ou maladie, comme vous voudrez, bref un taux « habituel », structurel…. C’était le cas des années 80, puis 90, moins au milieu des années 2000, puis à nouveau maintenant.
      Avec un taux de chômage des jeunes (16/24 ans) aux alentours de 45/50% (particulièrement chez les jeunes femmes de niveau de formation supérieur (60% en 1998…).

      Voir ces deux études sur le chômage en Espagne, l’une comparative entre les situations espagnole, française et étasunienne à la fin des années 90; l’autre sur les déséquilibres nés de la dérégulation et de la flexibilisation du marché du travail espagnol depuis le début des années 80 jusqu’à 2005…

      1. Il y aurait aussi à dire sur la montée en puissance de l’économie informelle, comme réponse à la crise et au chômage. En Espagne en particulier, où elle n’a jamais cessé d’exister au sein du processus de modernisation de l’Etat.

        Elle se développe quand l’Etat devient pour certains moins une réponse qu’un obstacle à la survie.

        L’informalité est trop souvent résumée à sa composante criminelle et rarement considérée sous son aspect social. Ou bien prise uniquement en considération en dehors du cercle des pays développés.

        Autant de manières d’évacuer ce que certains appellent leur tiers-mondisation.

    2. Ces chiffres sont-ils vraiment comparables (méthode de calcul uniforme pour tous les pays) et fiables (méthode de calcul constante dans le temps pour un pays donné)? Je ne suis pas spécialiste, mais j’en doute d’après ce que je peux lire à droite et à gauche.

      Peut-être que le taux d’emploi est une meilleure mesure?

    3. Eurostat basee au Luxembourg, a la bonne idee de publier ses notes de conjoncture
      en anglais et en francais:

      04.05.2011 Le volume des ventes du commerce de détail en baisse de 1,0% dans la zone euro
      03.05.2011 Taux d’investissement des entreprises à 20,8% dans la zone euro et à 20,3% dans l’UE27
      03.05.2011 Taux d’épargne des ménages en baisse à 13,4% dans la zone euro et à 11,3% dans l’UE27
      03.05.2011 Hausse des prix à la production industrielle de 0,7% dans la zone euro
      29.04.2011 L’inflation de la zone euro estimée à 2,8%
      29.04.2011 Le taux de chômage à 9,9% dans la zone euro
      27.04.2011 Les entrées de commandes dans l’industrie en hausse de 0,9% dans la zone euro

      Je transmets ici la note du 29.04 sur le chomage dans l’ Eurozone:

      Mars 2011
      Le taux de chômage à 9,9% dans la zone euro À 9,5% dans l’UE27
      Dans la zone euro, (ZE17), le taux de chômage, corrigé des variations saisonnières
      s’est établi à 9,9% en mars 2011, stable par rapport à février. Il était de 10,1% en mars 2010. Dans l’UE27 , , le taux de chômage s’est élevé à 9,5% en mars 2011, également stable par rapport à février
      .Il était de 9,7% en mars 2010 . Selon les estimations d’Eurostat, 22,828 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage en mars 2011 dans l’UE27, dont 15,596 millions dans la zone euro. Par rapport à février 2011, le nombre de chômeurs a diminué de
      10 000 dans l’UE27 et de 9 000 dans la zone euro. Comparé à mars 2010, le chômage a enregistré une baisse de 291 000 dans l’UE27 et de 260 000 dans la zone euro.
      Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.
      Parmi les États membres, les taux de chômage les plus bas ont été enregistrés aux Pays-Bas (4,2%), en Autriche (4,3%) et au Luxembourg (4,5%), et les plus élevés en Espagne (20,7%), en Lituanie (17,3% au quatrième
      trimestre 2010) et en Lettonie (17,2% au quatrième trimestre 2010).
      Sur un an, le taux de chômage a baissé dans seize États membres, a augmenté dans dix et est resté stable en Pologne. Les baisses les plus importantes ont été observées en Lettonie (de 20,1% à 17,2% entre les quatrièmes trimestres de 2009 et 2010), en Estonie (de 16,1% à 14,3% entre les quatrièmes trimestres de 2009 et 2010) et en Allemagne (de 7,4% à 6,3%). Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Grèce (de 10,2% à 14,1% entre les
      quatrièmes trimestres de 2009 et 2010), en Bulgarie (de 9,7% à 11,4%) et en Irlande (de 13,1% à 14,7%).
      Entre mars 2010 et mars 2011, le taux de chômage des hommes a diminué de 9,9% à 9,6% dans la zone euro et de 9,8% à 9,4% dans l’UE27. Le taux de chômage des femmes a baissé de 10,3% à 10,2% dans la zone euro mais a augmenté de 9,5% à 9,6% dans l’UE27.
      En mars 2011, le taux de chômage des moins de 25 ans s’est élevé à 19,8% dans la zone euro et à 20,7% dans l’UE27. En mars 2010, il atteignait respectivement 20,9% et 21,1%. Les taux les plus bas ont été observés aux Pays-Bas (6,9%), en Allemagne (8,2%) et en Autriche (9,4%) et les plus élevés en Espagne (44,6%), en Grèce (36,1% au quatrième trimestre 2010), en Slovaquie (35,2%) et en Lituanie (34,2% au quatrième trimestre 2010).

      http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-29042011-AP/FR/3-29042011-AP-FR.PDF

  5. Même si c’est hors sujet par rapport au billet, regarder la chute brutale du prix du baril de pétrole et des autres matières premières aujourd’hui, ont dirait que la tempête est en train de se lever à nouveau.. la 2eme vague est maintenant a notre porte.

    1. A coup sur, une nouvelle illustration de la loi de l’offre et la demande : chute brutale de la demande et accroissement démesuré de la production…

      1. La surproduction permanente est une des causes de l’effondrement du capitalisme d’autant plus quand le crédit ne parvient plus à compenser.

  6. bonsoir

    après 12690/700 (maintenant résistance) le dow devra casser demain en cloture 12575/12580, alors le « sell in may » pourra venir … en attendant, attention au nouveau contre-pied (les banks ont besoin de cash, elles en font dans la volatilité qu’elles provoquent elles-mêmes …)

    le pétrole, toujours ça de pris dans le bon sens pour les consommateurs d’or noir …

    sinon, on va sauver les grecs sur combien de générations d’européens, que je prépare mes valises pour un ailleurs, ordi sous le bras, je me sens pas solidaire vu que j’ai déjà pas grand chose à sauver pour les miens, pas envie de plonger dans les bas-fonds de la fourmilière en entraînant mes enfants avec moi, pour des grecs dont je connais pas grand chose en fait, sauf santorin, athènes et mykonos 🙂 … désolé, mais personne ne bouge même dans les oppositions politiques, alors je vois pas pourquoi ce serait encore au peuple d’aller au feu, on les laisse entre eux, qu’ils plongent tout seuls !
    ce sera la retraite pour moi, pas envie de crever en première ligne pour des PIGS, j’irai où y’a pas d’impôt et je donnerai une quote part pour les pauvres de mon plein gré, je me sentirai plus utile …

    bonne chance pour la suite, ne lâchez rien et merci pour l’article mr leclerc

  7. Finalement ce ne sont pas les peuples qui feront la peau de l’euro mais les marchés financiers …

    Leur dictature rendant la réalité impossible ne peut que conduire à l’abandon de celui-ci après moultes convulsions . Lesquelles donnent le temps au banques de se défausser et de refiler le reliquat majoritaire aux états , c’est à dire à la grande majorité de la population ….

    En attendant les métaux précieux, or, argent atteignent des sommets …

    L’immobilier , malgré la bulle , atteint des sommets puisque parc insuffisant et spéculations tout azimut sur toutes les matières premières , alimentation et énergie inclues .

    L’inflation avance au pas de l’assaut , avant celui de la charge .

    Bs.

  8. pas de plan B ?

    pas d’annulation de dettes pourtant seule solution rationnnelle et efficiente ..

    je D ‘

  9. La situation portugaise illustre un sujet que je n’ai pas bien compris : quelle est la légitimité du FMI et de la Commission pour imposer ces conditions de prêt à un pays dont le gouvernement est démissionnaire.

    1. @Didier

      N’inversez pas la problématique. Le FMI ou la Commission ont toute légitimité pour prêter dans les conditions qu’ils veulent (« correctes » au demeurant pour le FMI). La souveraineté nationale portugaise a toute légitimité, comme toute légalité, pour refuser ces conditions. Représentants de l’exécutif « démissionnaires » ou pas.

  10. S’il y avait restructuration de la dette grecque, le grand perdant serait l’Espagne. Selon l’article, 55 % du « capital bancaire portugais » et 83 % de celui de l’Irlande sont investis en Grèce. Si on restructure la dette grecque les systèmes bancaires portugais et irlandais seraient sévèrement touchés. El le pays le plus exposé au Portugal et en Irlande c’est l’Espagne. Le premier représente 133 % du capital du système bancaire espagnol et le deuxième, 138 %.
    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/espana_el_gran_perjudicado_de_una_reestructuracion_griega

    L’Allemagne veut que le Portugal vende l’or qu’elle possède (14 Mds €) pour diminuer le coût de son sauvetage.
    http://www.libremercado.com/2011-05-05/mensaje-de-alemania-a-portugal-vende-tus-reservas-de-oro-1276422449/

    Selon la banque BBVA, le prix des actifs immobiliers en Espagne tombera de 20 % en 2011.
    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/precio_de_activos_inmobiliarios_caera_un_20_y_el_credito_el_5_en_2011_segun

    À part ça, en Espagne la fraude fiscale représente 7 % du PIB.
    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/lo_que_hay_mas_detras_aun_de_la_epa

    Et en Catalogne (7 millions d’habitants) il y a 300 000 appartements vides.

  11. Pour faire dans le catastrophisme et en même temps montrer que nos ministres et journalistes ont une curieuse opinion sur les déficits de la France.

    A fin mars déficit budgétaire de la France 33.6 milliards, en progression sur 2010 où le déficit était de 28..

    Explication : dégradation des comptes spéciaux de 12.2 milliards, une paille, pas d’explications sur un chiffre qui est monstrueux, rien de bien cata me direz vous sauf que :

    Recette de ce 1er trimestre pour la France : 65.2 milliards, en d’autres termes, la France aura dépensé en trop la moitié de ce qu’elle a, en d’autres termes et par rapport aux recettes du budget le déficit est de 50% des recettes et non 8 % du PIB, c’est autrement plus grave, mais pas de soucis le seul problème de ce chiffre vient d’une dégradation des comptes spéciaux…

    Pour parfaire le tableau de notre beau pays donneur de leçon le déficit de la balance commerciale est de 6 milliards juste pour mars, bref on ronronne tout doux…

    A travers ces chiffres, dites moi comment on peut sincèrement espérer parvenir à l’équilibre, je crois que si nous ramenons le déficit Portugais au budget du Portugal, nous sommes dans les mêmes eaux, avec qui plus est un budget intérêt de la dette en explosion pour les portugais…

    Lorsque l’on atteint un tel déséquilibre et aucune croissance à l’horizon, la volonté de ne pas taxer les gdes entreprises et les plus riches, ce n’est même pas en coupant dans les dépenses sociales que l’on peut espérer parvenir à retrouver un équilibre…

    Il faudra bien un jour s’assoir à une table et remettre tout à plat, cela ne concerne pas que la France, alors évidemment la question to big to fail se pose aussi pour les états… c’est un moratoire mondial qui se fera et pas uniquement une discussion au cas par cas…

    Pour les financiers, ce cas n’est pas prévu car alors tout le monde sautera, il n’est donc pas dans les suppositions, la finance n’est là que pour progresser année après année, la question du sauter ne fait pas partie du jeu, voilà pourquoi on ne parle jamais de restructuration, ce n’est pas un cas d’étude tout simplement, alors juste trouver l’idée pour faire perdurer un système absurde…

    Voilà la solution avec le Portugal n’est pas de résoudre le problème du Portugal, non juste pouvoir revenir à comment gagner plus aujourd’hui qu’hier, comme dirait M. Leclerc, chaque jour est un jour nouveau…c’est la nature humaine tout simplement, lorsque l’on a pas de solution idéale, simple et rapide, on remet la décision au lendemain … idem pour Fukushima, sans doute en cela que le nucléaire pose question, il n’y a pas de solution simple, rapide et efficace pour résoudre le problème des déchets.

    Le problème de la finance aujourd’hui c’est qu’on a et si mes souvenirs sont bons, c’est sous tonton que l’on a trouvé l’idée pour faire des déficits, ramener le calcul au PIB, c’est indolore, on paye aujourd’hui le laxisme des 40 dernières années, le déficit c’est comme les déchets dans le nucléaire, c’est une connerie … car il n’y a pas de solution simple rapide et efficace pour s’en débarasser..

  12. François, sauf votre respect, j’en ai assez que vous donniez, même malgré vous, le moindre crédit à l’idée selon laquelle les plans de privatisations et de baisse des prestations sociales et des retraites sont des mesures de sauvetage de quoi que ce soit. Il s’agit seulement de plans de prédation, vous nous l’avez montré, prédation facilitée par le désarroi, l’impuissance et la confusion des populations. Il vient un moment où, en l’absence de doute, les choses devraient être présentées clairement, n’est-ce pas ce que vous vous attachez à faire ?

    1. Dans leur tentative de reprendre pied, le système financier et ceux qui le représentent ne perdent par tout à fait le Nord !

      A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de faire état de ce retour à leur programme d’élargissement de la financiarisation. Que ce soit via des privatisations ou l’instauration de couvertures (retraite, santé, etc…) par capitalisation,

      Moins d’Etat, c’est plus d’espace pour la finance parasitaire. Mais le remarquer – et le combattre – ne doit pas inciter à faire l’économie d’une réflexion sur d’autres formes de moins d’Etat.

      Ai-je répondu à votre remarque ?

      1. Dans le sens où; maintenant, les états sont devenus les bras armés de la finance, ça se comprend parfaitement.
        Ca faisait parti du plan global de l’ordolibéralisme…

        (Julien, il faudrait peut-être rajouter le terme « ordolibéralisme » dans le correcteur orthographique… 😉 )

        Je lisais aussi votre remarque sur l’économie souterraine, Monsieur Leclerc.
        Mais voyez, là aussi, comme elle est condamnée par la loi.

        Impunité est rentabilité, une fois de plus…

        Ce qu’il y a de fantastique, est que les plus gros possédants ont capturé à la fois le pouvoir (par l’argent) mais AUSSI, toute la chaine de fabrication des lois qui pourraient gêner leur « honnête » activité.
        CAR elle EST honnête : elle reste dans le cadre des lois ou les contourne discrètement.

        Dans ces cas-là. Soit, la situation actuelle. Que voulez-vous espérer « corriger » de quoique soit du système…???

        Et ne parlons même pas de « monnaie mondiale »…
        C’est un combat de deuxième niveau car les différentiels de monnaie ne font qu’amplifier le phénomène.
        Rien de plus.

      2. A toutes les formes de socialisation, de prise en charge collective plus directe de la vie sociale que via un Etat, expression pour moi historiquement dépassée du destin de nos sociétés.

      3. Nous vous n’y avez pas pleinement répondu, j’avais moi-même indiqué le fait que vous aviez déjà montré la réalité du phénomène auquel je faisais référence.
        Ce que je crains, c’est que les politiques d’austérité mises en place puissent être présentées comme erronées. Elles sont certainement mauvaises, et contraires aux objectifs revendiqués, mais certainement pas erronées. La volonté de nuire aux autres intérêts que ceux de la finance y est manifeste.
        Il y a comme un effet de relégitimation lorsqu’on présente les pouvoirs financiers et politiques comme bien intentionnés, mais mal orientés par des erreurs d’analyse. C’est l’attitude de ceux qui ne veulent surtout pas qu’on remette en question les règles imposées, et se contentent donc au mieux de blâmer la stratégie des acteurs.
        Or nous avons besoin plus que jamais de réfuter la légitimité de ces pouvoirs abusifs, ne serait-ce que pour limiter leur nuisances.
        Par ailleurs, pour revenir sur votre dernière remarque, je ne me situe pas parmi ceux qui voient en l’Etat l’unique rempart au capitalisme financier, et je suis certainement partie prenante de la réflexion que vous évoquez.

      4. Hhmm..
        Monsieur Leclerc.

        Toute tribu doit avoir une tête (c’est à dire au moins plusieurs personnes jugées représentative et responsables).
        Sinon, c’est l’anarchie.

        (et en plus, c’est dans le naturel humain de s’entraider…)

      5. Quelque fois on se demande si le marché « noir » et les activités « au black » ne sont pas plus vertueux que l’économie officielle …il y entre plus d’affect rt les circuits sont locaux et plus courts ..

      6. @ Yvan

        « Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre propre vie, souffrant des mêmes maux.
        Défiez vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables…
        Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.
        »
        Appel du comité central de la Garde nationale de la Commune de Paris, le 25 mars 1871.

      7. Sakhaline.

        Les GRECS anciens avaient dans leurs lois un article précis qui permettait d’exclure un citoyen qui usait de sa popularité pour gagner du pouvoir.
        Réflexe de sauvegarde. OUI. Sauvegarde de la Démocratie.
        Ce réflexe, donc, a même donné un terme voisin de l’action de jeter un enfoiré hors des frontières pour raison de trop de dégâts, mais…
        Je ne me rappelle ni de ce terme, ni de l’autre.

        Les gars, je suis matheu soit ignorant de l’Histoire et de la Langue Françouse, aussi. A VOUS de bosser pour une fois.

      8. @ Yvan

        A condition que la forme tribale soit la seule forme d’organisation sociale de l’espèce humaine !

      9. Rajout (ou à ajouter)

        Prouvez-moi qu’un pays est autre chose qu’une forme tribale et nous pourrons partir sur de bonnes bases.
        Alors, détail : que la tête de la tribu soit corrompue par des pouvoirs occultes (cachés) et externes ne doit pas être oublié.

      10. N.B. : je vous rappelle que je fais parti de la « middlle clach », soit, je me permets de critiquer le haut, le bas, le vieux, le jeune, la femme, l’homme, le productif, le oisif, l’écrivain, l’éditeur, le révolutionnaire, le passif, le con, l’intelligent, et, les autres aussi.

        Le seul souci est que j’ai moins de créativité que Brassens…

      11. @Yvan
        /////Les GRECS anciens avaient dans leurs lois un article précis qui permettait d’exclure un citoyen qui usait de sa popularité pour gagner du pouvoir.
        Réflexe de sauvegarde. OUI. Sauvegarde de la Démocratie.
        Ce réflexe, donc, a même donné un terme voisin de l’action de jeter un enfoiré hors des frontières pour raison de trop de dégâts, mais…////
        le terme est  » BANLIEUE » ; le lieu du bannissement ……. marrant non ?

        @Fr Leclerc :
        ////A condition que la forme tribale soit la seule forme d’organisation sociale de l’espèce humaine !/////
        a voir les densités de population d’avant le néolithique , les tribus avaient peu l’ occasion d’en rencontrer d’autres (encore moins d’une autre ethnie) , durant une génération ….l’endogamie culturelle devait etre extrème : ts les noms de tribus signifiant « homme » , les autres n’en seraient pas . Il est évident que le modèle parcellisé fractal qui a dominé la quasi totalité de l’espece humaine (et qui étant notre moule , nous structure dans ce modèle) , devait etre des plus exclusif , et au niveau de l’individu , point de salut dans une fuite …
        F.L. a donc raison de dire qu’une forme tribale ne peut voisiner avec un autre modèle .
        Mais nous raisonnons là en terme de modélisation théorique . Si le modèle parcellisé est vertueux , il dot etre possible d’ y trouver des outils pour améliorer la dérive actuelle …. Un retour a l’usage de la complexité doit etre possible ponctuellement (Je cite toujours le rond point, il me faudrait en trouver un autre !)

      12. oui, à part le clan, quoi sinon les tribus?

        « A toutes les formes de socialisation, de prise en charge collective plus directe de la vie sociale que via un Etat, expression pour moi historiquement dépassée du destin de nos sociétés. »
        Justement, n’est ce pas plutôt l’opposition société/état, dont raffolent libéraux modernes et marxistes de tout poils, qui doit être dépassée, les deux participants d’une même dynamique?
        Pour moi, c’est un peu comme si on opposait le squelette et les muscles…
        Si c’est pour dire que la démocratie doit se faire plus près du peuple, genre suisse, tout le monde est d’accord : comme dirait louis : l’état, c’est le peuple. en démocratie du moins.

      13. Kercoz.
        Tu merdoies.

        Il y a un autre terme qui est l’exclusion du pays.
        Cherches et reviens.
        Ce terme est tellement révélateur qu’il a été carrèment viré du langage courant histoire de créer, aussi, la mondialisation du fric.

        La « banlieue » est adaptée aux pauvres. Tout comme la concentration du camps.
        La « zone résidentielle » est adaptée aux riches. Avec les barbelés.

        Mais là, il s’agissait d’une TROP grande influence sur la population qui permettait d’exclure un leader visant une trop grande part de pouvoir.

        Comme toujours, je vous le rappelle : l’humain bipède savait déjà son pouvoir de prédation 2500 ans en arrière…

      14. ////////////De l’ancien français banlieue, issu du latin médiéval banleuca, « espace d’environ une lieue autour d’une ville, sur lequel s’étendait le ban dans la société féodale ». Banlieue est ainsi apparenté à banal, abandon, aubaine, bande, bannir, etc./////////
        Merdoieje tant que ça ?

  13. La même (au niveau du dessus) que le Gvt +la représentation nationale a, à ratifier des traités que les citoyens ont refusé.
    Les instances internationales se foutent des gouvernements qui eux mêmes se foutent des citoyens.
    Il faut se faire à l’idée Didier, la Démocratie est devenue un paravent, et il ne faut pas trop aller voir ce qu’il y a derrière, c’est pas poli.

    1. Bonjour,

      démocratie ??? C’est quoi la démocratie????
      Une pure utopie comme le disait Platon.
      La tyrannie d’une minorité cachée sous le manteau de la majorité.

      La démocratie cela n’existe pas et cela n’existera jamais.

      Cordialement.

  14. Vendredi 6 mai 2011 :

    Le déficit du budget de l’Etat français s’est creusé fin mars, à 33,6 milliards d’euros, contre 28,9 milliards un an plus tôt, mais cette dégradation est liée à des raisons « exceptionnelles » et les recettes fiscales sont en nette amélioration, a annoncé vendredi Bercy.

    « Les premiers mois de l’année, la comparaison avec l’exercice précédent reste encore peu significative et marquée par des événements exceptionnels », affirme le ministère du Budget dans un communiqué.

    Bercy explique l’évolution par « une dégradation du solde des comptes spéciaux (avances et opérations financières) de 12,2 milliards d’euros », liée aux décaissements du prêt à la Grèce en janvier et en mars, et à des avances anticipées aux collectivités locales liées à la réforme de taxe professionnelle, une mesure qui n’aura pas d’impact budgétaire sur l’ensemble de l’année.

    http://actu.orange.fr/une/le-deficit-de-l-etat-se-creuse-en-mars-raisons-exceptionnelles_132751.html

    La phrase importante :

    « liée aux décaissements du prêt à la Grèce en janvier et en mars ».

    Cette phrase montre la folie du système européen :

    1- La France et les autres Etats européens sont surendettés.

    2- La France se surendette encore plus pour pouvoir prêter de l’argent à des Etats européens en faillite.

    3- Ces Etats européens en faillite seront incapables de rembourser leurs dettes.

    4- En langage clair, cela s’appelle un suicide collectif.

    1. Quelques remarques en désordre:
      1 nous sommes tous un maillon d’une même chaîne; la solidité de celle-ci est égale à celle de son maillon le plus faible…ça explique certaines »solidarités » obligées,
      2 le monde a atteint un niveau de développement global (bien qu’il soit extrêmement inégal)tel qu’il n’est absolument pas certain que les solutions du passé (la technoscience nous sauvera toujours…) vont encore longtemps se révéler (ou plutôt sembler ) efficaces ou de nature à repousser un peu plus loin le rocher de Sisyphe. Jusqu’à maintenant, on s’en est toujours sorti par la relance de la croissance en passant par des destructions (guerres) dont la radicalité autorisait les dominants à faire accepter le coût humain auprès de la chair à canon. La finitude de notre planète est INCONTOURNABLE, n’en déplaise à tous les joyeux technophiles invétérés et autres économistes atterrants qui n’ont jamais rien compris à l’économie mais qui n’en dissertent pas moins savamment sur la question en bons médecins de Molière;
      3 de cela, il me semble qu’il nous faut reprendre la réflexion sur l’économie EN LIEN avec toutes les composantes de l’activité humaine. L’économie n’est pas englobante, mais englobée dans l’activité humaine, et elle finit toujours par s’enraciner dans le concret de notre petite planète. S’imaginer que la nouvelle économie dématérialisée de l’internet ( dans une large acception) va nous affrachir de la finitude des ressources terrestres me semble assez hasardeux pour ne pas dire plus… « Pour un catastrophisme éclairé » de JP Dupuis reste d’une actualité brûlante;
      4 je ne vois pas, hélas…hélas…le plus petit embryon d’amorce de début véritable de prise en compte d’un comportement allègrement suicidaire; cela me fait penser à ce que j’ appelle le syndrome du Moropus; de cette charmante bestiole qui vivait au tertiaire et dont le nom latin signifie « animal stupide », on a retrouvé le long de la rivière Niobrara dans le Nébraska, de très nombreux ossements; explication: ces pauvres bêtes se sont enlisées dans les sables mouvants longeant la rivière en voulant épancher une soif inextinguible…Seront nous les futurs moropus?

      1. Le « PO » et celui des autres énegies ne signifie pas la fin de ces resources …..Si vous admettez qu’actuellement nous sommes en déplétion d’env 3% par an , il suffit d’éliminer une uantité equivalente de demande » ou « d’accédants « …pour se retrouver sur un plateau ….C’est ce process qui est en cours …mais il est préferable que les « perdants » croient a la technologie et au scientisme pour conserver une certaine sérénité sociale …….Ds la boite a Pandore le seul « mal » qui ne s’est pas échappé c’est l’ espoir !

  15. Le comportement de nos dirigeants et des responsables de la BCE (et autres) était prévisible. Il suffit de prendre en compte le comportement humain, les motivations personnelles, la psychologie.

    Beaucoup de gens partent du principe que ces dirigeants vont chercher « la solution au problème de la dette ». Or en pratique, comme le souligne monsieur Leclerc, ils sont préoccupés par l’image qu’ils laisseront une fois leur mandat terminé.
    En outre, ils risquent gros à vouloir réformer vraiment, et ne risquent presque rien (du point de vue personnel) à temporiser et faire des compromis ne tenant pas la route sur le long terme.

    Après nous, le déluge!

    Le plus ironique, c’est que la situation est la même aux Etats Unis. J’ai de plus en plus l’impression que l’Europe et les USA jouent à « je te tiens, tu me tiens, par la barbichette ». Le premier qui tombera aura une tapette! Et accessoirement, le dernier qui tombera s’érigera en « donneur de leçons », mettant sur le dos du déchu tous les problèmes du monde…

    Nos dirigeants sont incités à repousser les problèmes à demain, le plus longtemps possible. N’est ce pas ce qu’ils font très exactement?

  16. @yvan l anarchie ce n est pas le bor…l
    wiki pedia
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Anarchisme
    L’anarchisme est un courant de philosophie politique développé depuis le XIXe siècle sur un ensemble de théories et pratiques anti-autoritaires[1]. Fondé sur la négation du principe d’autorité dans l’organisation sociale et le refus de toutes contraintes découlant des institutions basées sur ce principe[2], l’anarchisme a pour but de développer une société sans domination, où les individus coopèrent librement dans une dynamique d’autogestion[3].

    L’anarchisme est une philosophie politique qui présente une vision d’une société humaine sans hiérarchie, et qui propose des stratégies pour y arriver, en renversant le système social actuel.

    L’objectif principal de l’anarchisme est d’établir un ordre social sans dirigeant. Un ordre basé sur la coopération volontaire des hommes et des femmes libres et conscients qui ont pour but de favoriser un double épanouissement: celui de la société et celui de l’individu qui participe au premier.

    À la source de toute philosophie anarchiste, on retrouve une volonté d’émancipation individuelle et/ou collective. L’amour de la liberté, profondément ancré chez les anarchistes, les conduit à lutter pour l’avènement d’une société plus juste, dans laquelle les libertés individuelles pourraient se développer harmonieusement et formeraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques.

    Le « A » inscrit dans un « O », un des symboles de l’anarchisme de l’origine maçonniqueL’anarchisme est opposé à l’idée que le pouvoir coercitif et la domination soient nécessaires à la société et se bat pour une forme d’organisation sociale et économique libertaire, c’est-à-dire fondée sur la collaboration ou la coopération plutôt que la coercition.

    L’ennemi commun de tous les anarchistes est l’autorité sous quelque forme qu’elle soit. L’État est le principal ennemi des anarchistes: l’institution qui s’attribue le monopole de la violence légale (guerres, violences policières), le droit de voler (impôt) et de s’approprier l’individu (conscription, service militaire). Les visions qu’ont les différentes tendances anarchistes de ce que serait ou devrait être une société sans État sont en revanche d’une grande diversité. Opposé à tout credo, l’anarchiste prône l’autonomie de la conscience morale par-delà le bien et le mal défini par une orthodoxie majoritaire, un pouvoir à la pensée dominante. L’anarchiste se veut libre de penser par lui-même et d’exprimer librement sa pensée.

    Certains Anarchistes dits « spontanéistes » pensent qu’une fois la société libérée des entraves artificielles que lui imposait l’État, l’ordre naturel précédemment contrarié se rétablirait spontanément, ce que symbolise le « A » inscrit dans un « O » (« L’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir, Proudhon) ». Ceux-là se situent, conformément à l’héritage de Proudhon, dans une éthique du droit naturel (elle-même affiliée à Rousseau). D’autres pensent que le concept d’ordre n’est pas moins « artificiel » que celui d’État. Ces derniers pensent que la seule manière de se passer des pouvoirs hiérarchiques est de ne pas laisser d’ordre coercitif s’installer. À ces fins, ils préconisent l’auto-organisation des individus par fédéralisme comme moyen permettant la remise en cause permanente des fonctionnements sociaux autoritaires et de leurs justifications médiatiques. En outre, ces derniers ne reconnaissent que les mandats impératifs (votés en assemblée générale), révocables (donc contrôlés) et limités à un mandat précis et circonscrit dans le temps. Enfin, ils pensent que le mandatement ne doit intervenir qu’en cas d’absolue nécessité.

    Le rejet du centralisme, pour le fédéralisme, aboutit donc à un projet d’organisation sociale fondée sur la gestion directe de sa propre vie et la décentralisation, où chacun est en mesure de participer à la vie commune, tout en conservant son autonomie individuelle, selon les conceptions parfois diamétralement opposées que s’en font les différents courants anarchistes.[réf. nécessaire]

  17. davantage de contraintes institutionnelles de réduction des déficits. Un point qu’Angela Merkel négocie actuellement, en contrepartie de son appui à la désignation de Mario Draghi à la présidence de la BCE en octobre prochain

    Cette négociation peut-elle porter sur le niveau de recapitalisation que l’Allemagne serait prêt à consentir en cas de nécessisté ? La France pourrait alors se targuer du même argument si une réforme constitutionnelle passait…
    Sinon, quels sont les leviers que l’Allemagne peut faire valoir?

  18. @ krecoz
    de wikipedia
    Étymologie et signification[modifier]
    La banlieue d’Erevan en Arménie.
    Banlieue pavillonnaire dans les YvelinesAttesté dès la fin du XIIe siècle, le mot banlieue a pour racine celui de « ban », terme féodal d’origine franque désignant la loi seigneuriale, puis la convocation des vassaux par leur suzerain et de là, le territoire sous la juridiction d’un seigneur, là où ses décisions étaient l’objet de proclamations. S’appliquant à une ville, le terme de banlieue se mit à désigner l’étendue de pays, d’une lieue ou de plusieurs lieues – et la lieue variait d’une région à l’autre – soumise au pouvoir de commandement d’un seigneur, et, de plus en plus souvent d’une municipalité[2]. Dans cette première acception juridique, la banlieue est inversement le lieu où s’exerce l’autorité et en définitive, un lieu intégré[3]. Cette acception demeure encore au XVIIIe siècle.

    de http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=7006
    Attesté dès le 13e siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race, génération. Il a ensuite indiqué la durée d’une génération humaine et faisait…), le mot banlieue (La banlieue est la zone périphérique urbanisée autour d’une grande ville.) a pour racine celui de ban, terme féodal signifiant le territoire sous la juridiction d’un seigneur, là où ses décisions étaient l’objet de proclamations. S’appliquant à une ville, le terme de banlieue se mit à désigner l’étendue de pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d’étendue restreinte (de l’ordre de quelques centaines de km²), subdivision de…), d’une lieue (La lieue (de latin leuca, emprunté au gaulois) est une unité de longueur anciennement utilisée en Europe et en Amérique latine.) ou de plusieurs lieues – et la lieue (La lieue (de latin leuca, emprunté au gaulois) est une unité de longueur anciennement utilisée en Europe et en Amérique latine.) variait d’une région à l’autre – soumise au pouvoir de commandement d’un seigneur, et, de plus en plus souvent d’une municipalité. Il faut récuser l’étymologie aujourd’hui courante et séduisante, mais fautive : banlieue et bannissement sont deux notions différentes. Le bannissement est un autre dérivé du mot ban – songeons aussi à des expressions comme « être au ban de », ou « être en rupture de ban » –, et non pas du tout du mot banlieue. Le bannissement était bien une mesure de portée générale ; ainsi on peut lire dans le Dictionnaire universel d’Antoine Furetière (t. 1, 1690) : « Il a été banni de la ville et de sa banlieue, c’est-à-dire des environs. »

  19. @Phinouk
    Ma source (une émission de fr Kult.) précisait cette variante que la tienne récuse… mais qui me parait qd meme logique : interdit de séjour (bannis) sur le territoire donc d’une lieue …tte façon , pas tres grave tout ça ..
    Pour ta def anarco , il me faudrait consulter l’encyclopedie anarchiste que je viens d’acquérir , mais pas eu le temps de feuilleter . Me voilà donc Rousseauiste , ce qui ne me déplait pas . Ca cadre avec la vision que j’ai du droit naturel encore a rechercher , en raison d’une normale rigidité comportementale transhistorique …. En gros hierarchisation par rites familliaux puis groupe , donc aliénation forte en compensation de la protection dudit groupe et structure des groupes entre eux qu’on peut représenter comme fractal (c’est a dire avec des interactions entre groupes du meme ordre (sans etre identique) qu’entre les individus .
    Ce modèle , est a mon avis , le seul qui n’amène pas les dérives que l’on constate . L’individu n’y est pas plus ou moins con , disons que sa connerie est contrainte par les limites proches du groupe , par sa taille et par le fait que les individus e connaissant intimement , les interactions sont « fortes » et chargés d’affect.

  20. la désignation de Mario Draghi à la présidence de la BCE en octobre prochain.

    Je ne sais pas pourquoi, mais cela donne l’impression étrange que Goldman Sachs a réussi à se payer la BCE ou tout simplement l’Europe et met en place son dirigeant du centre de profits!
    Ou encore que nous leur avons vendu (nos politiques), mieux encore, nous nous sommes vendus!

    Vais finir par devenir complotiste moi! Il y’a tout de même un peu trop de coïncidences depuis le début de la crise en 2007, les référendums bafoués, l’entrée dans lOtan, on ne peut que s’interroger (Axa gros actionnaire de GS qui attend la privatisation de la sécu et des retraites entre autres sous prétexte d’austérité.) 🙁

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