L'actualité de la crise : UN HÉRITAGE À REFUSER, par François Leclerc

Billet invité

Par petites touches successives, ce qui était impensable devient admis du bout des lèvres. Devant une évidence fort tardivement reconnue – la réduction du déficit est tout simplement impossible sans croissance, et celle-ci ne peut pas redémarrer si l’austérité imposée y fait obstacle – une réduction de la peine des Grecs commence à être ouvertement envisagée sous forme d’une restructuration de leur dette (estimée à globalement 340 milliards d’euros). Ces premiers craquements au sein d’un univers bétonné de certitudes en annoncent d’autres.

Wolfgang Schaüble, le ministre des finances allemand, avait tiré le premier en suggérant la possibilité d’envisager « de nouvelles mesures », lançant un ballon d’essai. Klaus Regling, président du Fonds de stabilité financière européen, faisait ensuite un pas de plus en estimant qu’une restructuration pouvait être envisagée « en dernier recours ». Nout Welling, président de la Banque centrale des Pays-Bas et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a depuis admis l’éventualité d’un rallongement de la maturité des obligations grecques, tout en excluant une décote.

Enfin, dans une interview accordée au quotidien grec To Vima, Lars Feld, l’un des conseillers économiques d’Angela Merkel, déclarait que « la BCE pourrait intervenir comme médiateur entre l’État grec et ses créanciers pour obtenir un allongement du remboursement de la dette », mentionnant également l’éventualité du rachat d’obligations grecques par le Fonds de stabilité européen.

Ces déclarations très politiques n’ont toutefois qu’un poids limité comparées avec la réaction des marchés, les taux grecs atteignant 16 % à 10 ans et, plus significatif encore, 25 % à deux ans. De l’insoutenable excluant le retour dans les délais prévus de la Grèce sur les marchés.

Pimco, le fonds géant américain qui fait la pluie et le beau temps sur les places financières – et ne mâche pas ces derniers temps ses mots à propos du marché obligataire, dont il est le premier acteur mondial privé – s’en est mêlé publiquement, pour considérer indispensable une restructuration.

Par la voix de leur gouvernement, les Grecs continuent à demander que leur soit consenti une diminution du taux de leurs emprunts à l’Union européenne (à son Fonds de stabilité financière) et au FMI. Mais cela pose problème à ces derniers, car cela conduirait les Grecs à bénéficier d’un taux inférieur à celui que les Espagnols doivent actuellement payer sur le marché, depuis qu’il a grimpé. Inconcevable, puisqu’il faut éviter tout aléa moral, les plans de sauvetage devant renforcer l’obligation de faire des efforts et non pas la diminuer…

Dans ces conditions, une seule issue reste disponible : restructurer d’une manière ou d’une autre la dette. C’est désormais la question qui agite le Landerneau. Les uns voudraient que celle-ci se limite à un simple rallongement des délais de payement, sans décote, les autres estiment que cela ne réglera rien et que ce sera reculer pour mieux sauter.

Mohammed El-Erian, le Pdg de Pimco, est dubitatif : « Auparavant, un allongement du délai de remboursement aurait pu avoir des résultats. Maintenant, il est moins probable que cela marche (…) à ce stade, un certain type de coupe apparaît inévitable ».

Plus sophistiqué, Patrick Artus, chef économiste de Natixis, propose une restructuration sélective, qui épargnerait les créanciers grecs – banques et caisses de retraite, très exposées – évitant ainsi d’avoir à les renflouer à leur tour. Car l’État grec n’en ayant pas les moyen, cela renverrait la patate chaude à la BCE et à l’Union européenne, qui n’ont pas du tout l’intention de s’y brûler en la recueillant ! Réfugié dans l’anonymat mais clairvoyant (ceci expliquant peut-être cela), un « haut responsable européen » cité par l’AFP explique : « Si les banques du pays s’effondrent, l’État doit renflouer le système bancaire. C’est comme quand on creuse un trou pour en boucher un autre ! ». Une image qui ne concerne pas uniquement l’État et les banques grecques, mais n’allons pas trop vite pour notre haut responsable…

Une autre crainte traverse tous les esprits. En agitant le spectre d’un nouveau Lehman Brothers – si une restructuration de dette était décidée – la BCE a tout à la fois utilisé un épouvantail destiné à jouer les repoussoirs et exprimé la crainte d’un irrésistible effet systémique au sein du système financier européen, face auquel elle serait aux premières loges.

Certes, juge et partie, elle ne voudrait pas avoir à assumer la décote des quelques 50 milliards d’euros d’obligations grecques qu’elle est estimée avoir acheté. Elle tient par ailleurs à ne pas dévier de ce qu’elle considère depuis le début de la crise comme sa mission essentielle : préserver les banques et le système financier à tout prix et faire par conséquent supporter le poids de la crise aux États.

Mais la BCE n’est pas la seule a exprimer ses inquiétudes devant une telle perspective. La résurgence probable d’une crise de liquidité aiguë affectant les banques – qui ne se feraient à nouveau plus confiance entre elles – est largement évoquée. Prenant la question sous un autre angle, il est par contre analysé que l’onde de choc qui résulterait d’une restructuration pourrait être contenue et serait un moindre mal par rapport à un éclatement de la zone euro, consécutive à une sortie de la Grèce, dont c’est l’option de dernier ressort si tout le reste lui est refusé.

Abonné aux combats d’arrière garde, le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, a été une nouvelle fois des plus catégoriques à propos des spéculations sur la restructuration : « Je répète, ça ne fait pas partie de notre stratégie et ça n’en fera pas partie ». Il a repris à son compte l’argumentaire déjà entendu à propos des « implications potentiellement dévastatrices pour le pays lui-même et pour la zone euro dans son ensemble ». Précisant : « Le but de notre stratégie a été d’abord d’empêcher que se répète un arrêt cardiaque sur les marchés, comme celui qui s’est produit après la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008 ».

Tout à la défense et illustration de cette brillante stratégie – qui a le mérite pour une fois de la clarté, mais dont l’exposé est suspect lorsqu’il est mis au service de la poursuite d’une politique qui a failli – Olli Rehn s’est ensuite à nouveau embarqué dans des prédictions, qui ne lui réussissent pas en règle générale : « Nous avons réussi – a-t-il affirmé – à largement contenir la détresse sur les marchés de la dette souveraine aux trois pays les plus vulnérables : la Grèce, l’Irlande et le Portugal ». On appréciera le largement.

Il effleure ainsi un dernier problème, que tout le monde se garde bien d’évoquer ouvertement. Le risque d’une nouvelle crise aiguë du système financier européen peut être diversement apprécié. Il est aussi possible de penser que son éventualité est finalement un moindre mal et qu’il faut le prendre. Mais quid du précédent que créerait cette restructuration de la dette grecque, auquel les Irlandais, et demain les Portugais, pourraient se référer ?

Le système financier va devoir d’une manière ou d’une autre prendre un relais qu’il a tenté d’esquiver. Des montages typiques de banquier ne vont pas tarder à apparaître, afin de lisser les pertes à supporter, si l’étape illusoire d’un rallongement des délais de remboursement est sautée. Les pertes que va devoir dans ce cas supporter la BCE impliqueront un renforcement de ses fonds propres, vu la faiblesse de son capital. Les États devant alors répondre à un appel de fonds. C’est à en avoir le tournis.

L’équilibre financier européen va continuer à être miné par une dette qui ne peut être que partagée – une nouveauté – et résorbée très lentement, au prix de l’application de plans d’austérité plus ou moins sévères et durables suivant les pays. Car cet itinéraire ne sera pas modifié.

Voilà l’héritage qui est proposé, qu’il est toujours possible de refuser. En attendant, les paris à propos de la restructuration de la dette grecque sont fermés !

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114 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UN HÉRITAGE À REFUSER, par François Leclerc »

  1. Hein ? Quoi ?
    Les paris sur la restructuration de la dette grecque sont fermés ? Où ça ? Qui ça ?
    C’est pas vrai ! Nan!
    C’est que j’ai parié aux alentours du 15 mai sur un taux à 30% des obligations à 2 ans de l’État grec, moi M’sieur. A 7 contre 1. Et j’aime pas perdre. Faut que je prenne aussi des options sur la baisse des taux alors ? Histoire de montrer que je peux avoir raison dans ce sens aussi.

  2. AH les dettes , engagées , engagements…………..et la déspéculation , le retour sur le passé , vous ne connaissez pas ?
    Faire payer celui qui a profité de ces dettes , c’est l’unique moyen raisonnable , au lieu de la fuite en avant , je me suis engagé je dois payer.
    NON,NON , cherchons les bénéficiaires de ces dettes et faisons les payer , c’est tout.
    En plus que l’état grec achète de l’argent à 25% , personne ne prononce le mot USURE ?
    Personne ne condamne un emprunteur et un préteur à 25 %.
    Allez allez sortez des sentiers battus , innovez , DESPECULEZ.

  3. Si seulement ils escomptaient… effacer les dettes, et repartir sur des bases propres et saines !
    Mais les banquiers devraient alors faire preuve de bon sens, et oublier leur avidité morbide…

  4. François, pour continuer d’ouvrir nos horizons, est-ce que vous avez envisagé de citer l’essentiel de vos sources dans vos billets, quand elles sont disponibles sur le web ?

    1. Vous l’aurez voulu !

      Le champ de mes lectures est large et dépend de l’actualité (par exemple Jornal de Negocios et Publico pour le Portugal, ou l’Irish Independant et l’Irish Times pour l’Irlande). La limite est la langue (je suis très mauvais en Allemand et suis limité au Spiegel online).

      La base est constituée du Financial Times, du New York Times, du Wall Street Journal et du Guardian pour les journaux, et pour les agences de Reuters, Bloomberg et l’AFP. Certains sont sur abonnement, d’autres en accès libre. Je ne lis que rarement la presse française, sauf Le Monde (qui apporte peu dans ce domaine, sauf le supplément économie du lundi).

      Je suis un certain nombre de blogs dont notamment naked capitalism (qui a une bonne rubrique de liens avec des articles liés à l’actualité), zero hedge (parfois avec des pincettes), the Baseline (Simon Johnson), ainsi que le Huffington Post.

      J’utilise un agrégateur de fils RSS pour me faciliter la tache et aussi Google News (en anglais) pour aller à la pêche parfois.

      Je découvre souvent des articles grâce à des liens postés sur le blog. Sur l’Espagne, par exemple, Pablo 75 est une bonne ressource (j’en profite pour le remercier), mais il n’est pas le seul. Paul Jorion et moi échangeons des articles quotidiennement ou presque.

      En réalité, cela n’a pas de fin et c’est un travail de Romain si l’on sait pas s’arrêter à temps !

      Pour ne pas en faire un full time job ( !), un choix déjà solide en accès libre : Reuters et Bloomberg (préférez l’anglais pour Reuters, pas de choix pour Bloomberg).

      1. @ François : bonne idée ce RSS
        Pour l’instant, je reste dans mes habitudes.

        Vous écrivez notamment :

        «  »La limite est la langue (je suis très mauvais en Allemand et suis limité au Spiegel online).  »

        Mais vous possédez 3 langues au moins .. non .;
        Comme moi .. l’allemand j’adore !

        ce soir j’ai le blues ..

        demain c’est mon anniversaire .. le temps passe trop vite ..

        Donc on peut pas s’embêter avec gens qui valent pas la peine .. !
        Ici je suis en bonne compagnie ..

        GRAVE ! la période actuelle .. GRAVE

      2. @Alain.Goethe

        GRAVE ! la période actuelle .. GRAVE

        Un conseil, buvez du GRAVES, blanc ou rouge, mais buvez du GRAVES.
        C’est de saison, ces heures sont GRAVES !

      3. « La base est constituée du Financial Times, du New York Times, du Wall Street Journal et du Guardian ». Maintenant je comprends enfin votre focalisation sur l’euro principalement. De mon point de vue, les monnaies de ces pays causent un bien plus gros problème et il surviendra avant.
        Parler du problème c’est déjà trouver une solution. Il ne faut pas oublier que l’Europe a l’habitude d’agir puis d’officialiser. On va tous droit vers une méga restructuration de dette. Une restructuration de dette organiser pour la zone euro (via des décotes tout en épargnant certain acteurs), et de l’autre une gigantesque dévaluation (de l’ordre de 30 % en quelques mois)
        Espérons juste que ça ne finira pas en guerre civil d’un coté et au retour des vieux démons européen de l’autre coté. Personnellement j’ai les yeux bleu donc ça devrais être supportable.

        Merci pour votre contribution sur ce blog que j’apprécie énormément.

        PS: Vous pouvez lire aussi les journaux asiatiques, ils sont plus neutres.

      4. J’ai particulièrement suivi la crise européenne parce que la majorité des lecteurs du blog vivent en Europe et qu’elle a tenu le haut du pavé. Mon avant-dernier billet la situait cependant dans un contexte plus général, en évoquant le mécanisme spécifique de la crise de la dette publique américaine.

        Il y a beaucoup de trous dans ma couverture de l’actualité et j’en suis conscient. Il faudrait plus parler de la situation au Royaume-Uni, où la stagflation menace à tel point que le Financial Times lui a consacré son éditorial. Ou bien de la situation dans les pays émergents. Je n’ai qu’une tête, deux mains et un clavier !

        Je pense depuis quelques temps que seule une restructuration internationale de la dette est la solution théorique. Sauf qu’elle serait nécessairement accompagnée d’une refondation du système monétaire international, et c’est là ou le bât blesse…

      5. @ F. Leclerc
        « Je n’ai qu’une tête, deux mains et un clavier ! »

        Vu le boulot que vous faites ici, il ne reste alors qu’une autre hypothèse: vous avez un frère jumeau !!

      6. Monsieur Leclerc.
        « Sauf qu’elle serait nécessairement accompagnée d’une refondation du système monétaire international, et c’est là ou le bât blesse… »
        Les Chinois ont déjà demandé par deux fois que le système monétaire devienne mondial et se sont fait envoyer paitre…
        Les US ne voulant pas d’un quelconque multilatéralisme.

        Donc, même si c’était effectivement LA solution, elle ne se fera pas.

      7. Si vigneron tombe dans sa « grave », chute d’un corps céleste, est-ce grave ?
        Sur les tombeaux du passé, poussent les ceps enracinés, de ces gisements ensorcelés, poussent une vigne généreuse, fervent ferment de terre rocheuse ; la mélodie du vigneron (et mort aux …) !

    2. @ François,

      Suggestion d’harmonisation européenne:

      Appliquer sur le principal des emprunts effectués par des pays de l’U.E une décote correspondant à l’écart avec le taux d’intérêt le plus bas consenti au même moment en U.E.

      L’usure prendrait le sens de sa part morale de risque. Un signal de cohérence européenne?

      1. @ Vigneron

        Merci du conseil
        le Graves est bon
        mais mon nom de famille se prononce comme celui d’un Bourgogne réputé ..

        Ce blog a de + en + de succès .. ne trouvez vous pas ??

        Qui a vu ARTE ce soir sur « Energie » .. c’était intéressant
        Bonne nuitr !

  5. Mais la BCE n’est pas la seule a exprimer ses inquiétudes devant une telle perspective. La résurgence probable d’une crise de liquidité aiguë affectant les banques – qui ne se feraient à nouveau plus confiance entre elles – est largement évoquée.

    Même si il n’est pas à son niveau de 2008. L’Euribor à 3 mois ne cesse de progresser depuis mai 2010.

    1. L’expérience de la crise nous a appris qu’il fallait interpréter avec prudence cet indice: il ne tient pas compte du volume des échanges financiers.

      Au plus fort de celle-ci, on a vu l’Euribor à des niveaux considérés comme non-alarmants, la raison étant que les échanges financiers interbancaires étaient des plus réduits…

      Attendons de voir la suite pour en juger.

      1. C’est un peu décalé. c’est pour l’expression « le bât blesse ». J’ai trouvé cette explication de l’expression que vous avez utilisé pour la refonte internationale du système financier : »L’expression apparaît dès le milieu du XVe siècle en référence aux bâts que l’on posait sur le dos des mulets et sur lesquels on accrochait les charges qu’ils transportaient. Ainsi, les bêtes dont le bât était mal fixé ou trop chargé avaient des plaies qui les faisaient souffrir. Dire « C’est là que le bât blesse » revient donc à dire que l’on a trouvé la cause d’une souffrance (psychologique en général), ou le point sensible d’une personne »

      2. Ceci dit, je m’oppose fortement aux collants..

        (oui. vous allez pouvoir m’écrire : Piotr, sort de ce corps…)

  6. Et pourquoi pas l’émission d’un emprunt obligataire européen (ou par Etat) avec une obligation de souscription pour tous les citoyens et entités légales, à un taux d’intérêt bas? On pourrait imaginer de moduler l’obligation de souscription de chacun au prorata des revenus financiers non conventionnels ( càd hors salaires et hors épargne non spéculative, mais y inclus plus-values) obtenus par chacun sur les 5 dernières années, sans distinction de localisation de ces revenus.

    A ma connaissance, cette technique de l’emprunt d’Etat à souscription obligatoire a déjà été utilisée par certains Etats à la sortie de la guerre 40-45, pour faire face à la reconstruction.

    C’est une idée sans doute un peu brutale, mais est-ce irréaliste techniquement ? ( je ne parle pas de politiquement !)

    1. @lebout
      Un emprunt à souscription obligatoire, pourquoi pas , mais pour construire quoi ?
      Avez vous vu un consensus large pour faire quelque chose d’intelligent ensemble ?
      -Des EPR ou des éoliennes ?
      -Des transport aériens low-cost ou la marine à voile ?
      -La croissance ou la décroissance ?
      -…..

      1. emprunt à souscription obligatoire, pourquoi pas , mais pour construire quoi ?

        – …..
        -un service public santé-éducation …

  7. Je pense comprendre que les financiers ont été les bénéficiaires de ce qui s’est passé avant 2007. Leur comportement me fait penser qu’ils sont fauchés.

    Les états doivent sauver les banquiers. Ce n’est pas un aléa moral. Pour éviter un aléa moral, les banquiers ne doivent pas faire de cadeaux aux états.

    Les dettes souveraines sont, dans la mesure de ma compréhension, les trucs les moins risqués en circulation. Les hausses de taux sur ces dettes me disent que le risque s’est lourdement accru.

    Toutes les réformes de ces trente dernières années ont accru la productivité et donc la richesse de l’Occident. Toutes ces réformes ont accru la pauvreté et la précarité dans ces mêmes pays.

    La concurrence entre les entreprises a augmenté par disparition d’entreprises.

    Toutes les IPO, OPA et autres sont saluées positivement. Pourtant une IPO pour un marchand de vêtements de sports s’est montrée plus coûteuse pour l’entreprise que des engagements envers de créanciers. Un LBO sur un autre fabriquant a coulé la boîte malgré sa prospérité. Des entreprises tentent de sortir de la bourse pour survivre.

    Alors voir ces gens hurler qu’ils ne restructureront jamais la dette grecque me fait penser qu’ils sont de la compagnie.

    C’est chaque fois le phénomène de double pensée orwellien dont Michea parle dans son livre éponyme.

    Ce phénomène rend possible l’affirmation sincère d’une chose, l’adhésion sincère à son opposé, l’oubli de ce à quoi on adhère. J’aime bien le mot d’Orwell « La Paix, c’est la guerre » qu’il attribue (selon mes souvenirs) au Big Brother. Il y aussi l’extraordinaire « Le Travail rend Libre » à l’entrée de plusieurs camps nazis. L’augmentation de la concurrence par diminution du nombre d’entreprises me prouve que l’idée d’Orwell s’applique ici.

    Nos autorités européennes doivent impérativement respecter le pacte européen, qui va beaucoup plus loin que la seule constitution, et ne pas franchir la ligne d’effondrement des individus. Le problème de la relance nécessaire et de la rigueur obligatoire est insoluble dans ce cadre.

    L’idée que la Croissance va nous sauver à condition qu’elle soit assez élevée commence à sentir le moisi pour moi. Elle néglige, par exemple, l’extraordinaire amélioration de la capacité des financiers à prendre leurs bénéfices. Elle néglige également qu’avec une croissance mesurée en pourcentages, un pour-cent actuel représente plusieurs pour-cents d’il y a trente ans. Elle néglige également le phénomène dit de « maturité des marchés ». Elle néglige aussi la diminution du nombre de clients potentiels par optimisations et libéralisations successives. J’oublie l’interdiction d’une croissance supérieure à 3 % pour éviter l’inflation par les salaires ou par autre chose.

    Sortir de la Croissance comme solution à ce dilemme exigerait carrément une autre société. Elle devrait, par exemple, réintroduire le don dans les relations humaines. Les dons se mettraient à déclencher des engagements moraux pour assurer qu’ils seraient suivis de conséquences positives. Ce serait réinventer des solidarités. Ce serait aussi introduire à nouveau l’idée d’une nature humaine positive.

    J’arrête là car je suis convaincu de provoquer des hurlements, des anathèmes, des condamnations absolument terribles. J’écris de telles abominations. Je suggère que nous pouvons aussi faire de bonnes choses. C’est un blasphème dans ce monde.

    Pourtant, il faudra y passer ou périr.

    1. @ DidierF

      T’inquiète pas la déplétion pétrolière qui elle aussi est en train de montrer le bout de son nez va par la force des choses changer la société actuelle vers une société décroissante, mais je ne cache pas que la transition risque aussi de rentrée dans l’histoire humaine comme une époque sombre comme le XXe siècles en a connu trop souvent..

      1. Alain,

        Je suis totalement certain qu’un changement de première grandeur nous arrive dessus. Nous devrons nous y adaptez. Je suis d’accord avec l’idée que ce changement va entrer dans la liste des périodes sombres.

        Disposer d’une approche nouvelle, originale, différente de la réalité ou disposer d’idées alternatives pour faire face à une situation nouvelle me semblent des conditions nécessaires pour que nous survivions à la transformation qui s’annonce.

        Dans la mesure de mes moyens, je vois un logiciel en action, pas des humains. Quand le logiciel rencontre une situation nouvelle il plante. Quand un humain rencontre une situation nouvelle, il a de la peine, mais s’il est humain au sens où j’entends ce terme, il s’adapte. Avoir, à l’avance, une idée de ce qui est à faire ou, au moins, avoir dans son esprit la possibilité que des choses nous échappent me semblent nécessaires pour arriver à s’adapter à ce qui nous tombe dessus.

        Je ne crois vraiment pas que des logiciels informatiques, des modélisations boursières, des relations financières, des systèmes de société ou des trucs analogues aux systèmes donnés par la physique et ses analogues vont nous préparer à ce choc.

        Je crois que nous sommes aussi des êtres irrationnels, capables de croire à des folies, capables de voir de la vie dans un désert. Elle devra être mise à contribution. Elle seule pourra nous faire voir des issues à l’impasse actuelle.

        Pour illustrer mon idée, je pense à un livre « Je et Tu » de Martin Buber. Il introduit l’idée que l’identité d’une personne est un don reçu d’autres personnes, que son unité se fait en rendant à ces gens ce qu’il a reçu. Tout cela se fait dans un seul et même mouvement. Du point de vue cartésien de la réalité, ce que je viens d’écrire n’a rigoureusement aucun sens. Cela ne peut pas être observé par la méthode cartésienne, i.e. cela n’est pas scientifique. Pourtant, si vous n’avez été amoureux qu’une fois dans votre vie et pendant un seul instant, vous avez fait ce que je viens de décrire.

        Sans cet objet non scientifique, je ne nous donne aucune chance de faire face à ce qui est en train de nous tomber dessus.

      2. En plus, ce n’est qu’un cas très particulier de ce que je pense nécessaire pour assurer notre survie.

      3. Au XXeme siècle on se battait pour avoir, dans l’époque qui s’ouvre on risque de se battre pour survivre, ce qui est tout à fait différent quant aux moyens que l’on est près à mettre en oeuvre pour atteindre son but

      4. gaelhc,

        Je pense ne pas trop m’avancer en disant que nous allons détester cela. En tous cas, je vais détester.

  8. Il ne s’agit pas que le grec ne paie pas la totalité de sa dette mais qu’elle soit payée par ceux qui la doivent , pas les lampistes.
    Et là on va voir ce que l’on va voir………..Islande tu nous a fait voir une partie du chemin………
    La suite est à écrire…….
    REVENIR SUR LE PASSE est la seule méthode pour que l’économie européenne ne s’écroule pas.
    FAIRE PAYER ceux qui ont bénéficié de la dette.

    1. Oui @ Bertrand !
      Pas facile cependant car les félons ont de la ressource, par exemple créer leur insolvabilité pour ne jamais rembourser !

    2. Pourquoi ne nous parle-t-on plus de l’Islande ? Que se passe-t-il quand un pays refuse de payer ses dettes ? Le ciel lui tombe-t-il sur la tête ?

      1. Le cas de l’Islande me semble un peu plus complexe que le simple résumé « les contribuables n’ont pas à payer pour des dettes privées ». N’étant pas une spécialiste, je vous revoie à cette analyse qui a le mérite d’être facilement compréhensible :
        http://owni.fr/2011/04/20/islande-referendum-icesave-banques/

        J’ai lu, par ailleurs, une info que je mets au conditionnel car je n’en ai pas retrouvé la source, mais qui éclaire différemment le résultat du référendum du mois dernier : le fonds de garantie islandais aurait indemnisé les clients islandais de Icesave, mais pas les clients étrangers.
        Si cela s’avérait exact, les résultats du référendum auraient alors un parfum de nationalisme qui altèrerait un peu le côté « héroïque » du vote, que nombre de commentateurs se sont empressés de saluer.

        Si quelqu’un de mieux renseigné pouvait nous faire un point documenté sur ce qu’il est est vraiment, je le remercie d’avance !

      2. En théorie oui, Mianne. En théorie.

        A lui de se débrouiller – seul ou pas – avec ses créanciers. Et là, une forte solidarité nationale est demandée aux ressortissants : pertes d’avantages sociaux, baisse de revenus, ponction de leur épargne, accroissement de la fiscalité, etc.

        Pour mémoire,l’Argentine en son temps avait fait un choix de ce genre :
        – rembourser l’étranger, en différant un peu les paiements et en négociant âprement des remises de dettes
        – différer largement à l’Intérieur les remboursements (aux argentins), voire ne plus les rembourser du tout

        Bref, remise à flot en mettant à forte contribution les Argentins.
        Ils en avaient à peu près les moyens à l’époque et, ça tombe bien , ils sont nombreux.

        La situation islandaise est très différente. Les ordres de grandeurs financiers sont décuplés et l’Islande compte à peine 300. 000 âmes. L’Islande n’a donc quasiment aucun moyen de rembourser ses créanciers, même en échelonnant. à l’infini ses paiements. Les montants concernés sont tout simplement démesurés.

        Conclusion ?
        On a transféré des dettes privées (Banque => déposants) vers des dettes d’État (Islande => Angleterre + Pays-Bas) pour stabiliser les situations localement.

        Idem à d’autres échelles encore pour la plupart des pays et banques du monde. C’est un vaste jeu de reconnaissances de dettes qu’on temporise en attendant une intervention divine (la main invisible a du plomb dans l’aile!).

        Mais ce transfert de dette islandaise n’a rien résolu du tout. Il a juste, dans l’urgence, donné du temps (à ses créanciers surtout,) pour réfléchir à la meilleure façon de faire rembourser un maximum les islandais. D’où la procédure juridique en cours qui s’apparente à une sorte de système d’Assurance : les assureurs se retournent naturellement vers ceux qui sont le plus à même de régler la note et qui détiennent une part de responsabilité dans un sinistre.

        En théorie, donc, OUI il est bien prévu que les islandais finissent par payer leurs dettes à leurs créanciers. Même avec des conditions avantageuses pouvant être consenties par leurs nouveaux créanciers (GB + NL), ce point n’est pas discutable pour l’instant.

        Idem pour les grecs, les portugais, etc.

        Mais la théorie est parfois éloignée de la pratique, Mianne, et les faits lui donnent rarement raison quand on parle d’économie 🙂 🙂

        En la matière, il faudrait plutôt parler de dogmes que de théorie car il ne s’agit pas de Science à proprement parler. Les comportements financiers et économiques sont la plupart du temps tout sauf scientifiques. Il y a donc une carte à jouer pour le peuple islandais qui j’espère en aura d’autres à l’avenir.

        Voici un exemple de carte à jouer qu’un ami m’envoie souvent par texto pour me chahuter : « RESET »

        C’est son exemple à lui. Et là, le dogme n’est même plus discuté, il est tout simplement supprimé.

      3. Un article détaillé sur la crise islandaise dans le Diplo de ce mois.
        Le gouvernement islandais a accordé une garantie illimitée aux dépôts des ressortissants islandais. Les britanniques et hollandais ont renfloués eux-mêmes les clients d’Icesave sur leur territoire et se retournent maintenant vers l’état islandais.

      4. Islande : effectivement il n’y a rien d’automatique à ce que l’état renfloue une banque privée.
        S’il n’y a pas collusion d’intérêt entre l’exécutif, le législatif et la partie privée concernée, il n’y a même aucune chance que celà arrive.

        Chacun règle le cas de ses déposants, dans la limite de ses moyens (cf le fonds de garantie des dépôts) et la banque disparait avec le reste des créances. Les Anglais et les Pays Bas espère se refaire sur le dos des islandais, mais à moins d’organiser le blocus de l’Islande avec l’OTAN. Cela risque de prendre un certain temps.

        Et oui quand l’on prête il y a un risque, c’est pour cela que les pseudos assurances (CDO) ont eu le succès que l’on sait.

        Ce qui a protégé les islandais :
        – la prise de conscience qu’ils ne pourraient de toute façon pas rembourser.
        – un fonctionnement démocratique qui a permis d’écarter à temps du pouvoir les parties ayant intérêt dans l’affaire.
        – la capacité de comprendre la question du référendum et d’en interpréter le résultat.

        YES-ça veut dire OUI NO- ça veut dire NON

        Il faut savoir rester maître chez soi.

  9. Le système croissanciste actuel n’est pas en crise seulement s’il y a croissance, c’est-à-dire si, un jour donné, on consomme plus de pétrole que la veille.

    Le pic du pétrole étant dépassé, la production de ce dernier étant en « plateau descendant », il n’y a plus aucune possibilité de voir de la croissance.
    Comme en plus les financiers font tout pour appauvrir les consommateurs qui sont un des maillons essentiels du système croissanciste voire le moteur principal, que les dettes augmentent par le génial principe des taux croissants qui s’appliquent toujours aux plus en difficulté, alors je pense qu’on peut dire que la fête est finie.

    Si nous ne voulons pas d’une crise perpétuelle, mortelle à terme, non seulement il va falloir restructurer toutes les dettes et, je me répète, piquer dans les poches de ceux qui ont monopolisé la richesse mais il va aussi falloir changer de système et adopter une nouvelle économie fondée sur l’écologie.

    La fiscalité sera l’outil idéal pour lancer cette nouvelle économie.
    Le principe de cette fiscalité de bon sens sera :
    Ceux qui détruisent et polluent la Nature payent ; à les dégoutter de la détruire !
    Ceux qui consomment inconsidérément de l’énergie payent ; à les décourager d’en consommer ! (on peut imaginer des taux de 100 % d’imposition au bout d’un certain temps d’entêtement à en consommer).
    Ceux qui réparent la Nature, ceux qui ne la polluent pas, ceux qui récupèrent, ceux qui économisent ou consomment le minimum d’énergie, ceux-là ne payent pas.

    C’est sans doute un tantinet sévère aux yeux de certains, voire très dûr, mais l’urgence n’attend pas.
    Il s’agit juste de taper au portefeuille !
    Cela a aussi le mérite d’être novateur et juste.

    1. @ecodouble Je pense que votre affirmation « le pic de Production du pétrole est dépassé » est légère et à mon avis inexacte. Mais ceci nous engagerait dans un débat technique qui demanderait de confronter des sources contradictoires et toutes basées sur des statistiques fort peu fiables. Bon, je vais simplement dire que jusqu’ici toutes les évolutions croissantes de la demande mondiale de pétrole ont toujours été satisfaites: l’offre a toujours été capable de croitre. Certes la « tension  » demande/offre augmente , ce qui se manifeste par une diminution des capacités de production inutilisées , ce que les marchés traduisent en hausse de prix.
      En outre, le pétrole est partiellement substituable par d’autres energies fossiles. Si bien qu’au total, la consommation d’énergie ne fait qu’augmenter. Ceci n’est donc pas cohérent avec votre annonce de la fin de la croissance.
      Votre raisonnement est donc miné par des présupposés basés sur des hypothèses contestables.

      Cela ne veut pas dire que vous n’avez pas raison de plaider pour une nouvelle économie, mais votre argumentation est, à mon humble avis, inadéquate.

      1. @ Lebout

        Vous êtes « pico-sceptique ?
        Peut-être n’avez vous pas lu le dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Energie !?
        Sans doute n’avez-vous pas vu non plus le PDG de « TATOL » se mettre en colère devant la commission énergie du Sénat en 2009 !?

        Il se trouve toujours des gens qui ne veulent pas entendre l’évidence.
        D’ailleurs, il semblerait que les US ne veulent plus que paraîssent des données sur l’état des réserves énergétiques (Cf. un commentaire et un lien laissé sur un article de ce blog, hier ou avant-hier, l’auteur ironisant sur le fait que lorsque la température du malade monte, il ne faut plus regarder le thermomètre, le malade ne pouvant que s’en trouver mieux).

        Vous avez raison : on peut faire de l’essence avec du charbon, du bois, du maïs, du blé, de la betterave, du gaz, des algues, …
        Et pour penser que la production d’énergie continuera à croître, il suffit juste d’oublier de prendre en compte les déchets et les rendements énergétiques de toutes ces méthodes.

        Si Peak Oil 2008 veut en remettre une couche !
        Mais ne gaspillons pas notre énergie dans des débats seulement motivés par les envies humaines qui, en matière énergétique, ne prennent jamais en considération les Lois de la Physique.

      2. j’ai entendu à la radio, Fr.Inter probablement ( tête au carré ??) que le fait d’axer sur la ressource gaz de schistes aux USA et Canada – en dehors même des dégâts considérables : dont pollution des nappes phréatiques – retardait, voire stoppait, et diminuait les budgets nécessaires à la recherche et, ou à la M.O.d’énergies alternatives …toujours la politique à court terme, si stupide, si paresseuse .
        comme ce sont les mêmes ici et là-bas, il va falloir lutter ferme …et voir si l’UE telle qu’actuelle peut « valoir »quelque chose ou si delenda est …[ pour la reconstruire dans le bon sens].
        affaire à suivre.

  10. François Leclerc écrit : « Les pertes que va devoir dans ce cas supporter la BCE impliqueront un renforcement de ses fonds propres, vu la faiblesse de son capital. Les États devant alors répondre à un appel de fonds. »

    C’est ce qui s’est passé en décembre 2010 : les Etats membres de la zone euro ont accepté de recapitaliser la BCE. La recapitalisation de la BCE a été de 5 milliards d’euros en décembre 2010.

    Lisez cet article :

    « Le contribuable à la rescousse de sa banque centrale.

    Ce n’est qu’une phrase dans la déclaration finale des chefs d’Etat de la zone euro lors du Conseil européen du vendredi 17 décembre. Mais elle pourrait peser plusieurs milliards d’euros dans les comptes publics des seize états de la monnaie unique.

    Ces dirigeants européens déclarent en effet « être déterminés à garantir l’indépendance financière des banques centrales de l’Eurosystème », c’est-à-dire de la Banque Centrale Européenne (BCE) et des seize banques centrales nationales des pays ayant adopté l’euro, à l’instar de la Banque de France.

    Cela rappelle que les contribuables des seize Etats membres doivent renflouer la banque centrale de leur pays (par exemple les Français pour la Banque de France) si elle n’était plus suffisamment capitalisée pour continuer sa mission.

    Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a pris soin de faire répéter cette obligation aux chefs d’Etat lors du dîner du jeudi 18 décembre. Le matin même, il avait acté avec ses homologues du Conseils des gouverneurs de la BCE le doublement du capital de la banque, grâce à une injection de 5 milliards d’euros venant des seize banques centrales nationales (711 millions d’euros pour la Banque de France).

    Jean-Claude Trichet s’inquiète de couvrir les pertes éventuelles qu’encourent la BCE et, par ricochet, les banques centrales nationales de la zone euro, si les obligations de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne, qu’elles ont achetées pour 72 milliards d’euros depuis mai 2010 pour aider ces Etats membres, n’étaient pas remboursées.

    Dès lors, le contribuable paierait aussi cette note d’une faillite d’un Etat de la zone euro, comme la Grèce ou l’Irlande, jusqu’ici secouru par la BCE et ne pouvant plus rembourser ses emprunts. »

    Frank Paul Weber, La Tribune, lundi 20 décembre 2010, page 6.

    1. Au 1er janvier 2011, le capital de la BCE était très précisément de 10.760.652.402,58 euros (10 milliards arrondis). Cela correspond à une décote de 20% sur les 50 milliards d’euros d’obligations souveraines grecques qu’elle est estimée posséder….

      1. Dont 1,5 milliard pour la Banque d’Angleterre ! Toujours ça de pris aux angliches !

        Au fait d’après Betbèze et Wikipedia, c’est plus 72 milliards pour les junk bonds porcines, mais 80 et 330 milliards pour les banques des PIGS…

        En avril 2011, la Banque centrale Européenne détient « 80 milliards de titres des Etats grecs,irlandais et portugais ». Pour se dégager de ce risque, elle a plaidé pour que le Fonds européen de stabilité financière puisse acheter de la dette secondaire et donc la décharger de ce fardeau. Par ailleurs, la BCE finance pour 500 milliards les banques dont « 40 miliards pour le Portugal, 60 milliards pour l’Espagne, 100 pour la Grèce et 130 pour l’Irlande ». Pour Jean-Paul Betbèze, cette situation contraint la BCE et la « piège »

      2. Mais on ne peut pas isoler les dettes grecques, elles sont intégrées aux fonds propres des banques de toute l’europe, banques que les états sont forcés de soutenir pour éviter la panique. Un défaut de dette grec obligerait la BCE à faire l’appoint par des prêts aux banques sur des volumes énormes pour éviter la chute des dominos irlandais, portugais, espagnol, italien, allemand même.
        La BCE peut imprimer autant d’euros que nécessaire mais ses obligations dépréciées l’obligerait à mendier pour remplumer ses fonds propres auprès des états pas encore en faillite, ce qui serait en soi désobligeant pour un Trichet, mais elle risque un refus de certains (on peut penser aux finlandais), ce qui serait carrément humiliant. Et les conséquences catastrophique pour l’euro.
        Donc on fera crédit aux grecs pour qu’ils remboursent « plus tard », et sans doute on leur serrera la vis encore plusse puisque ce sont les « méchants »… Jusqu’à ce que l’Irlande ou un autre devienne le problème.
        Les politiques et financiers allemands n’accepteront jamais le risque de financer une sortie de dépression de la Grèce ou autre mais ils accepteront très bien, tout en disant le contraire, de financer ce qu’il faut pour éviter de tout perdre.

    2. Le contribuable, le contribuable, mais il va les trouver où, les sous, le contribuable ?????
      Lorsque tous les contribuables seront SDF et n’auront même pas une poubelle à fouiller pour trouver à manger (tout le monde n’aura pas la chance de vivre à proximité du Fouquet’s ) ils feront comment ????

      1. Vous affolez pas pour le contribuable, Louise, BA, mine de rien, c’est de plus en plus Le Cri du Contribuable qu’on assassine pour sauver des banques, kâmême… et la « France en faillite » etc… On dirait du Philippe Herlin…

      2. « Lorsque tous les contribuables seront SDF et n’auront même pas une poubelle à fouiller pour trouver à manger », alors les contribuables voteront pour les fachos.

        L’Histoire est un éternel recommencement.

        Lisez cet article :

        http://www.lesechos.fr/opinions/chroniques/0201340213545-le-grand-bond-en-arriere-de-l-europe.htm

        Les ouistes qui nous gouvernent depuis 37 ans auront au moins réussi deux exploits : ruiner les peuples européens, et remettre en selle les fachos.

      3. Kouiiiiii Kouiiiii Kouiiii fait le petit contribuable qu’on égorge pour faire le boudin commun du banquier.
        Et qui s’est con appelle quant le pauvre pêcheur contributeur se noie dans la Mer de la Confiscation Fiscale ?
        Ben la Marine Nationale, té ! Ça tombe bien le CROSS d’Etel, c’est juste à coté de la Trinité sur Mer ! Et pas loin de chez Jorion

      4. Mais le contribuable c’est aussi le détenteur de placements financiers investis dans les fonds qui exigeait un rendement au delà des normes, pour aussi satisfaire les besoins de ce même contribuable.
        C’est le même contribuable qui a organisé indirectement la délocalisation de nombre de ses entreprises, dont parfois la sienne.

        Faut arrêter de pleurer, il vous reste les yeux, il y en a dans ce monde qui n’ont même plus de larmes, ils n’ont pas le temps ni le choix.

        Mais c’est vrai que nous sommes tous le « bourgeois » de l’autre, ayons le courage aussi d’assumer.

        Si nous pêtons encore dans la soie si, si, réfléchissez bien! C’est parce qu’il y a des milliards de nos congénères qui ne mangent rien, et n’ont même plus les poubelles de riches que nous avons.

        Alors oui les banquiers nous saignent, mais qu’avons-nous fait d’autre en faisant mine de regarder ailleurs?

      5. @cavalier de l’apocalypse

        Ok avec vous, mais siouplait adressez vos messages à qui de droit, parce qu’à moins que vous saisissiez mal l’humour ou que vous n’ayez pas suivi tous les épisodes, c’est grosso modo votre opinion que je défends.
        Alors adressez vous à B et A, Bêta et rangez votre sabre de cavalerie. Ou je sors la hallebarde. 🙂

      6. Cavalier, Vigneron.
        Et vous pensez être riches…???

        Certes, tout est relatif. Mais même au sein d’un pays riche, vous n’êtes que de vassaux.
        Et à l’international, juste la middle-clas.

      7. D’ailleurs, vous avez réussi à troubler mon calme olympien et habituel.

        Ne connaîtriez-vous pas, par le plus grand des hasards, certaines personnes qui se seraient fait un plaisir à exporter leur pu;; de modèle d’accumulation de richesse et de matérialisme et qui s’en mordent les doigts, là, tout de suite….????????

        Je dis ça, je ne vous vise presque pas, bien sûr.

        Alors, certes, Vigneron, tu connais comme moi la valeur du travail. Et c’est ce qui fait notre présence ici.
        Mais faut réaliser, là, mon fils.
        On se fait bien avoir dans les grandes largeurs, sur ce coup.

        Et je suis extrêmement poli. Ce qui me surprend encore.

      8. Très cher Vigneron,

        Ne sortez pas la hallebarde trop tôt, ma réponse était bien destinée au post initial de Louise.

        Mais comme il n’y a qu’un lien « répondre » qui se trouve sous le message de Louise , mon commentaire se retrouve de fait situé sous le vôtre associé dans la représentation, voilà donc l’origine technique du quiproquo.

        Vous m’en voyez désolé! 😉

      9. @Yvan (parfois du vent)

        On se fait tous avoir, c’est le jeu ma p’ov Lucette, mais de là à crier famine, c’est encore bien trop tôt!

        D’ailleurs je ne me sens pas plus riche que ceux qui se battent contre le système qu’ils utilisent et consomment au quotidien.
        Quand je regarde mon petit porte-monnaie je n’y vois aucun moyen suffisant pour bouleverser cette complicité universelle malsaine que les banquiers ont au moins la décence d’assumer, eux, en s’octroyant de merveilleux subsides au vu et su de tout le monde.

        Plutôt que de croire aux boniments de politicards foireux qui sont en permanence en train d’haranguer le petit peuple vers un bouc émissaire susceptible de le déresponsabiliser, vous devriez arrêter de vous regarder le nombril, les classes moyennes vont payer, point barre!

        Votre avis… compte pour du beurre, servez-vous en et restez calme et détendu, rien de mieux à faire vu de l’Olympe où vous méditez pour éviter que cela ne pique de trop! 😉

        Si nous sommes des vassaux, ce que je sais déjà, ce n’est pas d’aujourd’hui, l’important est d’en avoir conscience, ce n’est pas une maladie honteuse. Si vous comptez sur les électeurs pour changer la donne, vous allez être déçu! Nous vivons dans un élevage de poules pondeuses et de veaux de lait socialement assistés sur le dos des plus pauvres que nous, je vous rappelle en passant qu’il existe 2 plus vieux métiers du monde et non pas un seul, le second se nomme: homme politique!

        Choisis ton camp camarade! c’est comme ça con dit? Les chinois aussi veulent du blé, le bol de riz on s’en lasse au bout d’un moment.

        Je ne serais jamais la victime qu’on enverra au feu pour des idées, si ça se casse la gueule, je bosse et je bosse encore et pas 35 ou 40h, vous voyez un autre choix plus judicieux?

      10. Cavalier.
        « D’ailleurs je ne me sens pas plus riche que ceux qui se battent contre le système qu’ils utilisent et consomment au quotidien. »

        Merci.
        C’est grâce à ta remarque d’inclus que tu ne peux pas faire avancer quoique ce soit ni ceux qui font quasiment « voeux » de pauvreté. (en ayant de quoi se nourrir à coté)
        Koilkil en soie, il est clair que des siècles d’habitude marquent une société tout comme l’a fait la religion catholique et cathodique en Europe.

        Donc : y’a plus qu’à attendre le clache salvateur et séparateur de la peau recouvrant l’organe de la vision chez l’humain.

      11. @Yvan

        Hé oui, nous vivons dans un modèle de société judéo-chrétien, une grande manipulation de masse inspirée hypocritement de commandements, n’oublie pas que Dieu est le plus grand inspirateur de l’ultra-libéralisme, il a laissé les hommes se démerder entre eux, il ne viendrait que pour une liquidation, il reconnait le droit de propriété entre autres, mais surtout il reconnait les « siens », ça devrait suffire pour résumer le constat!

        « Les hommes naissent libres et égaux… après ils se démerdent. « (Jean Yanne)

        Tout repose sur l’éducation pour disposer du libre arbitre je te rejoins, mais pas celle qu’on nous inculque , ni celle trop uniforme qui nous fait croire que la vérité se trouve dans les Canons, la vérité est en toi, comme le disait Gandhi:
        « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous »
        Quand une bonne majorité du peuple aura compris, la cécité collective sera en voie de guérison!
        A ce titre un bon jeûne prolongé serait susceptible de favoriser la méditation puis la révolte, c’est pourquoi je pense que nous sommes trop bien nourris de conneries, dans nos sociétés qu’on veut ériger en modèle 😉

      12. Ponzi, ( pas chevalier du tout )

        La (petite) classe moyenne raque à tout va, et n’a point d’actions, n’est point d’accord pour les fonds de pension-piège-à-c–!
        Cette même petite classe moyenne était d’accord pour payer des impôts pour un état « civilisé », càd, attachant de l’importance à l’éducation et à la santé ( publiques) : l’égalitarisme. fr, c’est cela, ni màs ni menos !
        Alors vos histoires (dogmatiques) ne nous concernent pas : on peut penser que de 6000 à 8000 euro mensuels ( ce qui est encore la classe moyenne mais haute), on ne court aucun risque à court et même moyen terme, à « raquer » un peu plus : aucuns besoins fondamentaux ne sont en question : juste du superfétatoire !
        Pour les classes populaires et moyennes basses, c’est déjà les fonds de tiroir ! aucune raison de casquer encore pour les 1% qui s’en mettent plein les fouilles, surtout après avoir ordonné des politiques absurdes de désindustrialisation du Pays, croyant garder sur place la Haute technologie ( sans cotiser pour la R&D : y’a comme un défaut !!) : c’était compter sans la rapacité des actionnaires et autres comex des multinationales, sans les LBO et autres vautours gardant les brevets, et crachant les inventeurs ! c’était prendre les Pays émergents pour des c–, ce qu’ils ne sont pas !
        Les gens qui ont initié ces politiques délétères, de façon parfaitement cyniques, doivent « cracher au bassinet » !
        stop avec la culpabilisation des gens normaux, qui n’ont fait que travailler, sans pouvoir voir venir ( augmentation des Loyers délirante notamment ).
        Fâchée je suis, mais non fasciste : je connais l’Histoire ! pas la première fois que la upper class et les banquiers nous font le coup ! le fascisme ne vient pas de la base : il vient du sommet ! ( ça, c’est pour BA ) : remettre les responsabiltés à leur place !

      13. Absolument, M.

        Et bien vu pour les 6-8000 Euros.
        Car si ce sont les derniers à pouvoir manger, je ne t’explique pas comme la lutte des classes peut facilement devenir une guerre.
        Et c’est ce que craignent ENORMEMENT tous les pouvoirs en place.

        Pour preuve : tous les pays qui en avaient les moyens ont renforcé leur sécurité intérieure depuis Lehman…

      14. @M et Yvan

        Ai-je dit autre chose, parce que vous devez mal lire, à commencer par Cavalier et Chevalier, qui ne sont pas nécessairement de la même classe.
        Il y énormément de catégories sociales je ne vois pas ce qui vous permet de me classer dans l’une ou l’autre, ou me faire dire que je fais l’apologie de dogmes, c’est sans aucun fondement que vous attaquez mon point de vue qui n’est qu’un constat. Vous me mettez donc encore dans une position de bouc émissaire pour étancher vos frustrations, ce n’est pas très intelligent de préjuger sans savoir à qui l’on s’adresse. D’autant que mon constat consacre votre révolte mais à un niveau plus global.

        Ce que je dis, que cela soit clair une bonne fois pour toutes, c’est que le jeu de la consommation est une particularité bien européenne, il me semble aberrant qu’on veuille consommer au delà de ses moyens, quelque soit le revenu, et à plus forte raison lorsque c’est futile, la vérité est bien là, c’est la nature humaine, vous refusez de voir que le niveau de vie d’une société se fait sur le dos de l’autre, la lutte des classes c’est universel ou c’est égoïste.
        Vous devez vous situer dans la seconde, donneurs de leçons que vous êtes.

        Du coup je me sens devenir gauchiste en réaction à cette défense des intérêts particuliers, vous donnez par là-même raison aux exploiteurs.

        Mais j’ai l’habitude et contrairement à vous, je n’ai pas besoin d’ennemis à désigner, je prends simplement du recul, cela m’évite de subir la rime grivoise bien connue!;-)

      15. Intention de vote des ouvriers au 1er tour de la présidentielle de 2012 :

        Marine Le Pen : 36 % d’intentions de vote.

        Dominique Strauss-Kahn : 17 %.

        Nicolas Sarkozy : 15 %.

        Nicolas Hulot : 9 %.

        Jean-Louis Borloo : 9 %.

        Nicolas Dupont-Aignan : 4 %.

        François Bayrou : 3 %.

        Dominique de Villepin : 3 %.

        Jean-Luc Mélenchon : 2 %.

        Olivier Besancenot : 1 %.

        Nathalie Arthaud : 1 %.

        (Sondage IFOP Paris-Match, mardi 26 avril 2011)

        1. @ BA

          Un sondage sur un quota de 150 personnes, je peux le faire dans mon immeuble. Je suis à peu près certain que les résultats seront très différents.
          Vous savez quelle est la marge d’erreur avec une telle méthodologie ?

      16. Nous sommes d’accord. Nous pouvons donc regarder les dernières élections en France.

        Au premier tour des élections cantonales de 2008, le FN avait recueilli 647 749 voix.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_cantonales_fran%C3%A7aises_de_2008

        Trois ans plus tard, au premier tour des élections cantonales de 2011, le FN a recueilli 1 379 902 voix.

        http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/actualites-elections/premier-tour-elections-cantonales-2011

        Autrement dit :

        En trois ans, le FN a gagné 732 153 voix.

        Le plus effrayant, c’est le score en pourcentage du FN si on regarde les seuls cantons où le FN présentait un candidat : 19 % des suffrages exprimés.

        1. Je ne conteste pas la poussée du FN. Je conteste les « coups sondagiers » reposant sur des méthodologies qui feraient se rouler sous les tables des étudiants en économétrie.

      17. @M

        on peut penser que de 6000 à 8000 euro mensuels ( ce qui est encore la classe moyenne mais haute)

        Euh, révisez vos tables INSEE. A des niveaux de revenus mensuels pareils, j’vérifie pas, mais on doit être dans les 2 ou 3 derniers centiles en France, sachant qu’à 4000 euros mensuels on est déjà dans le dernier décile. Pas exactement ce que j’appelle la classe moyenne, même  » moyenne sup », et même si ceux là s’en réclament sans vergogne.

  11. Pour une fois que je suis d’accord avec vos conclusions, M. Leclerc…
    Il faudra tôt ou tard un semblant d’union budgétaire, ou il ne pourra tout simplement plus y avoir d’union… mais comme à l’accoutumée, les dirigeants européens attendront d’être au bord du précipice (cet « épouvantail lehmanesque » brandit par la BCE — probablement à raison) avant de se lancer. Notamment pour pouvoir vendre cela à leurs électorats et parlements. Mais cela n’empêchera pas la montée des populistes dans le débat publique (y compris en France). L’avenir s’assombrit.

    1. Non, deux, la première étant « comment cacher la gravité de la situation au public pour éviter des troubles genre achat d’or ou bankrun? ».

  12. http://www.zerohedge.com/article/crude-plunges

    Has the time, when the end of QE is ultimately priced in, finally arrived? Following another steep sell off in silver, matched only by the decimation in Chinese stocks, it appears margin calls have finally come to crude, which just plunged by $2 in seconds. And if the answer is yes, is this the expected rotation from the inflationary to deflationary mood which is so very critical for Bernanke to launch his third and final QEasing episode?

    ** Désolé mais j’avais encore raison. C’est ce que j’ai dit dans les précédents fils, à propos de matières premières et de pétrole (dans ce fil). Ce n’est pas la fin des matières premières qui va nous porter le choc, mais la fin de la demande.

  13. L’analyse de l’actualité de ce billet montre une fois de plus, si c’était nécessaire, que la question n’est pas de savoir si les dettes seront restructurées, mais quand et surtout comment.
    Je relance donc mon interrogation sur le comment, et sur le « qui va payer » en définitive.
    Sur la manière, il y a bien sur un écueil, et quel écueil, à éviter, celui de l’arrêt, même momentané, de la machine économique, par la perte de confiance et de repères qu’entrainerait une restructuration trop brusque.
    Mais une fois la manière trouvée, qui devra payer les pots cassés ? Dans une économie vraiment libérale, les actionnaires de banques seraient seuls responsables de leurs pertes. C’est bien la meilleure preuve que l’économie libérale n’est qu’illusion.

    Supposons que les banques passent à leurs bilans les colossales pertes, ou plutôt annulation de gains espérés sur les dettes souveraines. Quel en sera l’effet ? Des déficits abyssaux en dizaine ou centaine de milliards d’euros (à comparer aux bénéfices plus que généreux de ces dernières années).
    Et une fois cette dettes mise à jour, que feront les banques ? Réduire leurs coûts ? En réduisant les confortables salaires de leurs dirigeants et les dividendes ? Non, je blague il y a peu de chance qu’ils arrivent à de telles extrémités.
    N’iront-elles pas plutôt sur des solutions plus simples, en réduisant leur personnel ? En réduisant les taux servis à leurs clients ?
    Y a-t-il un moyen pour que le coût de ces aberrations financières soient payées par ceux qui en ont profité et non les dind…clients finaux ? La nationalisation peut-être ?

    1. Y a-t-il un moyen pour que le coût de ces aberrations financières soient payées par ceux qui en ont profité et non les dind…clients finaux ?

      Oui, et qui en a profité ? Vont être compliqués les calculs. Mais faisables, très faisables. Dans quelles poches ou sur quels comptes ou contrats rémunérés ont été versés tous les intérêts, dividendes et plus-values apportés par ces « aberrations financières »… Va y avoir des surprises…

      1. Alors, allons un peu plus loin ? Les détenteurs d’assurance vie sont-ils en fin de compte ceux qui ont alimenté la folie des banques, et feront-ils partie de ceux qui devront abandonner une partie de leur espoir de gain ? Avec la particularité d’être petits et nombreux donc bien plus faciles à « convaincre » que quelques « gros ».
        Les consommateurs de la mondialisation représentent-ils une autre catégorie de ceux qui ont profité des mouvements financiers et virtuels pour obtenir un niveau de vie sans rapport avec leur contribution effective à la production de biens et services ? Une autre catégorie pléthorique qu’il sera facile à faire participer à la purge.
        Et pour ceux – ou ce, il ne s’agit même pas forcément d’individus mais d’un système consensuel – qui ont organisé les flux de valeur de façon à pouvoir poser une dérivation sur ces flux et ponctionner une partie faible, mais sur une quantité gigantesque ? Ceux – ou ce – qui ont fait se concentrer les échanges, et donc le pouvoir, vers quelques noeuds stratégiques…
        Seront-ils amenés à revoir leur stratégie ?

  14. Je me permets une remarque d´un combattant qui désespère.

    Si vous avez des assurances vie pour compléter une retraite que vous estimez condamnée (à tord de mon point de vue), alors c´est bientôt le moment de dire : Si j’avais su j’y serais allé (enfin si vous en doutez, allez demander à votre conseiller en quoi consiste votre placement en assurance vie)

  15. Pour se libérer de sa matière – prison
    l’homme (beau joueur)
    tente de percer son écorce
    mais il est retenu par l’esprit lumière
    et poésie de son jeu.
    – Veno Pilon –

  16. Il est clair que les dettes sont impayables, et en plus le traité de Lisbonne interdit les obligations de dette européennes et la politique fiscale commune. Les fonds de sauvetage sont des constructions intergouvernementales très instables et les pays en sortent ou sont éjectés. Par exemple, l’Irlande ne fait plus partie du sauvetage de la Grèce et la Finlande ne veut pas sauver le Portugal. L’architecture juridique de l’UE est pourrie depuis Maastricht, et en plus pour faire ces compromis boiteux qui sont les traités on a bafoué la démocracie. Même si la Grèce restructure sa dette, la solution est un autre euro, une autre union monétaire, je ne sais pas laquelle, mais après dix ans d’experience il faudrait faire le bilan. Les possibilités de chaos sont énormes.

  17. Il est assez frappant de rapprocher ce nouvel épisode de la crise de la dette et l’impression d’impasse qui s’en dégage (« creuser un trou pour un boucher un autre ») et, d’autre part, la santé financière insolente que’affichent les résultats et les bilans de la plupart des acteurs financiers.

    Les états ont sauvés le système financier en 2008. Ne faudrait-il pas aujourd’hui envisager des transfert de liquidité en sens inverse?

  18. Par petites touches successives, ce qui était impensable devient admis du bout des lèvres. Devant une évidence fort tardivement reconnue, Alex Tûrk, président de la Commission Nationale Informatique et Liberté, dénonce la menace de dérive à la « big brother » des nouvelles technologies sur nos vies privées, dans une interview sur France-Inter à propos de son livre « La vie privée en péril ».
    Si Alex le dit, c’est qu’il est là aussi trop tard…….
    http://www.dailymotion.com/video/xihq8x_alex-turk-denonce-big-brother_webcam

      1. Même les assurances vies ne sont plus assurées, il y a t il une vie avant la mort demandait Coluche, pas vraiment mort celui là, comme c’est bizarre.

      2. Attention, la « VRAIE VIE », cette formule est le sésame pour A. Breton et autres..

        http://www.artouest.org/ecrivain/andrreton-ivain-po-a-thicien-du-surrisme.html

        Présentant ce qu’ont toujours été ses objectifs, André Breton écrit: «La vraie vie est absente, disait déjà Rimbaud. Ce sera l’instant à ne pas laisser passer pour la reconquérir. Dans tous les domaines, je pense qu’il faudra apporter à cette recherche toute l’audace dont l’homme est capable. » Et Breton ajoute quelques mots d’ordre :

        « Foi persistante dans l’automatisme comme sonde, espoir persistant dans la dialectique (celle d’ Héraclite, de Maître Eckhart, de Hegel) pour la résolution des antinomies qui accablent l’homme, reconnaissance du hasard objectif comme indice de réconciliation possible des fins de la nature et des fins de l’ homme aux yeux de ce dernier, volonté d’incorporation permanente à l’appareil psychique de l’ humour noir qui, à une certaine température peut seul jouer le rôle de soupape, préparation d’ordre pratique à une intervention sur la vie mythique, qui prenne d’abord, sur la plus grande échelle, figure de nettoyage.» (La Clé des champs)

        =============

        Quant à moi, je n’ai aucune foi dans la dialectique et aucune pour résoudre les antinomies qui accablent l’homme. Breton est un homme du 19è finalement : croyance au progrès, comme le dit Zweig.

        Le progrès n’étant qu’un avatar de la croissance, et celle-ci du Paradis.

      3. @Lisztfr

        Merci pour Dédé. Pas pour vos commentaires.

        Eh ! Si on vous suit bien, mine de rien, zêtes un ultra du progressisme, non ? Ben oui, un avatar, c’est juste une métamorphose, une réincarnation d’une chose première disparue, perdue mais persistant à travers elle. Donc Paradis = Progrès. cécueffedé

        PS : devriez rajouter des voyelles, de la couleur, de l’humour à votre pseudo gris à en mourir. Lisztfr ! Tristesse, tristesse… 6 consonnes pour une seule voyelle, et encore ! la plus maigre de toute, beurk. Chopin, dans l’genre, c’eût été mieux non ? En Progrès en tout cas. Et Chopine, alors là ! parfait, le Paradis !

      4. à Lisztfr

        La « vraie vie » n’appartient pas à Breton.

        La vraie vie s’oppose tout simplement à la fausse, à la survie augmentée dans la consommation des marchandises, leurres et ersatzs produits par le capitalisme industriel et le système d’illusion qu’il a mis en place.

        Par ailleurs que vous n’ayez pas « foi dans la dialectique » me laisse indifférent.

  19. Devant une évidence fort tardivement reconnue – la réduction du déficit est tout simplement impossible sans croissance, et celle-ci ne peut pas redémarrer si l’austérité imposée y fait obstacle –

    Si on ne peut réduire le déficit sans croissance et si l’on ne peut avoir de croissance s’il y a austérité, il est une autre évidence : on ne peut réduire les déficits en imposant l’austérité.
    Donc un non sens, comme d’imposer des taux d’intérêts croissants a qui ne peut pas payer..
    Il me parait important que vous énonciez plus directement les règles du jeu :
    L’austérité c’est moins pour une majorité afin qu’une minorité puisse gagner autant.

    Là les choses deviennent plus claires. Il n’est plus question de paris, mais juste d’un jeu dont le règles ne sont pas clairement enoncées. Et la on dit : Je ne joue plus.

  20. bonsoir

    combien de dizaines de milliards d’euros en assurances vie unité de compte en euros ? combien d’or physique en coffre chez les particuliers et les entreprises, combien de salariés dont l’emploi est stable à ponctionner à mort, combien de taxes à créer sur les nouvelles addictions et sur l’énergie etc … ?

    l’Etat a encore de quoi nous en piquer un max avant de reconnaître la faillite virtuelle, sauf « refus de l’héritage »,

    merci mr Leclerc pour cet article

    pour ma part, ils ne me piqueront rien, je n’ai ni crédit ni assurance vie ni or, ni revenu stable, ni bien et la terre qui supporte mon potager et le puits, il ne pourront pas me la reprendre non plus, elle est à mon proprio, je ne suis qu’un serf lol

    de la forêt tarnaise rien ne change, avec ou san Ben Laden, mais si un jour, les banquiers bloquent les comptes et qu’on n’a plus de sous, il me restera cheval, les chataîgnes, noix, noisettes, cerises, pommes, poires, framboises, groseilles, la chasse et la culture potagère, feu de cheminée, garde-manger et cuisine au feu de bois 🙂

    je relis l’histoire de france depuis hier, j’en suis en 476, fin de l’Empire Romain, Gaule « libérée », les Francs deviennent chefs – passionnant et en y regardant bien, le peu qu’on sait sur cette époque suffit à faire des comparaisons étonnantes sur les comportements humains, y’a rien qui change en fait, rien de rien sur le fond (on se trucide plus à l’arme blanche, c’est la seule différence) …

    1. Bonjour Olivier,

      Je suis presque comme vous , sans économies et je me chauffe très économiquement au bois (cheminée avec insert) . La seule différence, c’est que je suis l’heureuse copropriétaire, avec des voisins et amis, d’un potager -verger-poulailler collectif et que je n’aime pas la chasse ni tuer des animaux : nos poules pondeuses mourront de leur belle mort, mais quels bons oeufs !!!
      Championne du système D, je pense que cela nous servira un jour ou l’autre.
      C’est vrai que rien ne change dans les comportements humains.

    2. on se trucide plus à l’arme blanche

      Un clavier et un missile peuvent suffire, une mort blanche c'est plus propre et çà c'est une sacrée différence, le ciel nous appartient, maintenant.

    3. L’homme est une sale bête qui ne partage pas son butin…Vous avez raison Olivier rien ne change…Je croyais à l’homme perfectionniste et bien non je me suis trompée…L’homme est une sale bête et le restera jusqu’à la fin des temps, si toute fois il y a une fin…Ou alors ce sera pour l’éternité, que cette sale bête continuera de détruire et d’anéantir tous ce qui l’entoure.

      1. Je croyais à l’homme perfectionniste et bien non je me suis trompée

        Voilà UNE belle projection/transfert digne d’être marrie. Vous commencez bien mal votre journée, best of luke, prenez exemple sur Pénélope.

      2. L’homme est une sale bête

        Ca c’est ce que l’on voudrait nous faire croire. L’Homme n’est pas une sale bête, il n’est ni ange ni démon, mais à force de vouloir « l’éduquer », on oublie qu’il s’agit de le construire, de l’édifier dans son Humanité, de l’élever, comme on élève un mur en partant d’en bas.L’homme est bâtit à l’arrache sur du sable, en kit, alors forcément……..

        Pour cela il faudrait établir une cohérence entre le verbe et l’esprit du verbe. Pour une cohérence des actes. Poser un socle , un centre de gravité, rétablir l’axe de l’architecture cela passe par une construction d’un Bien Commun Universel. LHumanité et sa dignité en font partie. Sur cette base peuvent s’épanouir, cohabiter les singularités, les cultures ….etc.

        Je pense que l’objectif de Paul Jorion de réinventer une science économique en la reformulant y contribue. La science économique existe il suffit d’observer finement la nature. L’homme n’a rien inventé en soi il utilise, reproduit ce qui existe déjà. La vie, le monde, les êtres et les choses étant la synthèse de toutes les sciences et des arts. Une logique, des sciences.

        Il y a effectivement nécessité à faire le ménage dans ce qui est considéré comme la science économique actuelle, une théorie fondées sur des concepts abstraits et des présupposés,assemblage chaotique de concepts disparates. Le long cheminement de Paul Jorion, son parcours pluridisciplinaire sur un socle anthropologique lui permettent de relier les éléments entre eux, de faire le tri et de reformuler une science économique digne de ce nom car enracinée dans la connaissance du réel.

        Ce travail est a faire partout , à tous les niveau, appendre à construire en partant d’en bas , s’élever vers le haut par degrés. Rigueur et sagesse dans l’architecture, n’empêche pas de laisser libre cours à la créativité dans l’étoffement. Adapter l’outil théorique au réel pour mieux le travailler le transformer sans le dénaturer et non le contraire.

        Reconstituer l’Unité en rassemblant les pièces éparpillés dans la mondialisation, cela rejoint le mythe d’Osiris non! A chaque étage et dans chaque pièces de la » Maison ». Chaque chose à sa place une place pour chaque chose, chaque chose en son temps , un temps pour chaque chose……….etc. Réajuster les rythmes, pour une cohésion minimum et une respiration de l’ensemble.

        Tout un programme!

        La perfection est un idéal, l’idéal n’est pas un but à atteindre, mais quelque chose vers quoi se tendre pour atteindre d’autres objectifs,( « accroche ta charrue aux étoiles »,autrement dit « aspire à ») pour dégager un espace temps (des « pieds » à la « tête », de la » terre » au « ciel ») ,mettre en mouvement une dynamique indispensables à la réalisation de l’oeuvre. Le perfectionnisme en est la religion mortifère. La Création est l’Oeuvre à l’oeuvre. L’ensemble est la somme des parties, une multitudes d’oeuvres constituent la Grande Oeuvre, la cohésion de l’ensemble dépendent de l’unité de l’état d’esprit dans lequel chaque oeuvre,chaque singularité se manifeste et s’inscrit .

        La grande difficulté réside dans ce qu’un esprit « tordu » est à l’image d’une lame, pour redresser une lame tordue il faut la refondre.

        Ceci n’engage que moi.

  21.  » Vous avancez là-haut dans la lumière Sur un sol tendre, bienheureux génies; Les souffles scintillants des dieux Vous effleurent à peine, Ainsi les doigts musiciens Les cordes saintes., Les habitants du Ciel vivent purs de Destin Destin Comme le nourrisson qui dort; Gardé avec pudeur En modeste bouton, L’esprit éternellement Fleurit en eux. Et les yeux bienheureux Considèrent la calme Éternelle clarté. Mais à nous il échoit De ne pouvoir reposer nulle part. Les hommes de douleur Chancellent, tombent Aveuglément d’une heure À une autre heure, Comme l’eau de rocher En rocher rejetée Par les années dans le gouffre incertain.  »
    (Friedrich Hölderlin, « Chant du destin d’Hypérion -Hypérion ou l’Ermite de Grèce).

    Du cygne a l eau – du lupanar ( roxane?) a l eco. ..
    De quoi s(w)inger à Bourbon street!
    Sting
    http://www.youtube.com/watch?v=aZW3YDmievI&feature=youtube_gdata_player

  22. On pourrait présenter l’ardoise à John Paulson entre autres, parait qu’il est tout cousu d’or! Il a investit le pactole que lui a rapporté les subprimes dans le métal jaune. Sus a l’Eldorado! On en fait subir pour moins que ça aux indiens!

    Au nom de l’intérêt national l’état américain devrait saisir une partie du pactole, c’est le pognon des citoyens que ce misérable à détourné. Mais bon, entre un mariage princier, la béatification de Jean Paul II et la mort de Ben Laden, l’ambiance est festive. Sans compter la préparation de la nouvelle collection de candidats pour les prochaines campagnes aux élections nationales.

    Oubliés la Crise, le Tsunami, les japonnais, Fukushima, le Printemps Arabe, la Côte d’Ivoire….. Un gros titre chasse l’autre. Entretenir des mémoires de poissons rouges surtout éviter que l’on puisse faire un lien de causes à effets entre certains évènements et d’autres. Pour le coup ce blog fait tache, grand merci!

    Faire preuve de rigueur ce devrait être de récupérer le capital détourné par abus et dévoiement des « règles » de la finance, pour le remettre en circulation là ou il manque. Toutes les comptes des grands fonds spéculatifs et des grandes banques devraient être bloqués. Because Arnaque à l’échelle internationale, mise en péril des équilibres financiers dans le monde entier.
    Spoliation des états , des nations, des citoyens. Terrorisme financier!.

    Ca fait plus de dégâts que le 11 septembre, mais c’est dilué dans le concept de la « mondialisation », moins visible, moins choquant. Des morts discrètes, éparpillées au quatre coins du monde. Façon puzzle avec des millions de pièces. Allez donc trouver la « main invisible » de la Finance dans tout ce merdier! Pas vu, pas pris!

    1. Bien d’accord, Saule.

      « Certains n’oublient pas qu’ils ont intérêt à l’oubli » Lordon dixit.

      Et, il nous faudra revenir à des fondamentaux qui interdisent l’abus de pouvoir. Chose que les Grecs avaient déjà mis en pratique en excluant un citoyen trop « influent ».
      Te dire à quel point notre société a sacrément évoluée depuis plus de deux milles ans…
      Mais dans quel sens, je cherche encore…

    2. On pourrait présenter l’ardoise à John Paulson entre autres, parait qu’il est tout cousu d’or! Il a investit le pactole que lui a rapporté les subprimes dans le métal jaune. Sus a l’Eldorado! On en fait subir pour moins que ça aux indiens!

      Au nom de l’intérêt national l’état américain devrait saisir une partie du pactole, c’est le pognon des citoyens que ce misérable à détourné.

      Bref, il serait temps que l’état américain applique encore une fois le PRIVATE GOLD CONFISCATION ACT, publié par Roosevelt le 5 avril 1933, et qui est TOUJOURS VALABLE.
      Ainsi l’or détourné par Paulson , cet or qui dort dans un coffre privé et qui ne sert à personne, pendant que des millions d’Américains vivent au-dessous du seuil de pauvreté, cet or inutilisé retournerait dans les caisses de l’Etat pour être redistribué sous forme d’aides sociales et d’enseignement gratuit .

      1. En 1933 Roosevelt n’a pas confisqué l’or mais imposé au public d’utiliser des billets au lieu des pièces en or, la valeur des uns et des autres étant égale. Ceux qui voulaient conserver des pièces le pouvaient, sachant qu’ils ne pourraient plus l’utiliser comme monnaie. Aujourd’hui une pièce de 20$ vaut au moins 1600$.

    3. On pourrait présenter l’ardoise à John Paulson entre autres, parait qu’il est tout cousu d’or! Il a investit le pactole que lui a rapporté les subprimes dans le métal jaune. Sus a l’Eldorado! On en fait subir pour moins que ça aux indiens!

      Au nom de l’intérêt national l’état américain devrait saisir une partie du pactole, c’est le pognon des citoyens que ce misérable à détourné.

      Bref, il est grand temps que l’Etat américain applique encore une fois le Gold Confiscation Act de Roosevelt, qui est toujours valable, afin de récupérer l’or détourné par Paulson, or qui dort dans des coffres privés et qui ne sert à personne, afin de le redistribuer sous forme d’aides sociales et d’enseignement gratuit aux millions d’Américains qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté .

    4. Terrorisme financier!.

      Voilà l’expression que je cherchais vainement dans lémédias !
      c’est exactement cela le fond du problème : à mettre à la UNE des grands journaux : j’en appelle à Zola, à Zola, j’en appelle !
      Ô mannes de Zola, descends sur tes confrères qui ont si mal tournés ! Tu t’indignais, tu proclamais, tu en appelais à la justice…et avec quelle vigueur!
      Les voilà maintenant décérébrés, auto-ligotés, lècheurs de bottes, honteux, sans foi ni loi,ramollis, confis, même sciencespolisés, ils s’enlisent , abâtardis ou bouffis d’orgueil …
      Ils passent…ils ont passé …ils ne sont plus.
      RIP.

    1. La crise financière est-elle une comédie sérieuse ?

      Monsieur le Président les banques ont compris qu’il nous est interdit de les laisser failli.
      Craignez qu’elles ne prennent sinistres habitudes de nous faire payer leurs propres turpitudes.
      Pour désigner ce kidnapping de bas étages, au lieu de mots trop clairs comme prises d’otages, toujours aussi prudent nos cher économistes, craignant le dérapage et la sortie de piste, ont trouvé le doux mot de l’aléa morale pour du capitaliste ne dire aucun mal.
      (…)
      Cette corporation est devenu experte à garder les profits pour nous laisser les pertes.

      Vidéo de la 1ère partie des « Matins » avec Frédéric Lordon

      1. Lordon,

        ça, c’est la classe, alliée à l’humour.

        les cyniques ne peuvent pas comprendre : n’ont aucun sens de l’humour .

  23. http://media.la-bas.org/mp3/100306/100306.mp3
    Vigneron.
    Vendre, peut-être. Mais dis-moi si dans son discours existe la MOINDRE erreur ..??

    Ok par contre avec toi pour dire que ce genre de solutions est un quasi-communisme comme ceux mis en place en 1789 et par le CNR après guerre.
    Mais comme des émeutes ont lieu un peu partout ou qu’une guerre mondiale peut très bien nous tomber dessus sans prévenir…

    1. Mais nous y sommes déjà dans le communisme, on y va même de plus en plus fort, la mondialisation c’est l’Internationale qui sera le genre humain, on nivelle par le bas pour le peuple, mais il y aura toujours la Nomenklatura!
      La terminologie n’a guère d’importance!

      1. Précisément, je ne crois pas que le programme du CNR était communiste. Il reflétait au contraire la troisième voie au travers d’un solidarisme structuré par l’Etat. C’est cette solution qu’il faut promouvoir à l’échelle européenne, dimension qui permettra d’en faire un nouveau modèle à vocation universelle. Ce serait bien d’éviter une nouvelle boucherie pour s’en rendre compte…

      2. @Yvan

        Je suis pragmatique, il ne faut pas me prêter d’idées et d’intentions qui ne m’appartiennent pas, c’est déjà un procès que tu me fais et d’ailleurs quelles sont les bonnes valeurs selon toi Yvan???

      3. Précisément, je ne crois pas que le programme du CNR était communiste. Il reflétait au contraire la troisième voie au travers d’un solidarisme structuré par l’Etat. C’est cette solution qu’il faut promouvoir à l’échelle européenne, dimension qui permettra d’en faire un nouveau modèle à vocation universelle. Ce serait bien d’éviter une nouvelle boucherie pour s’en rendre compte…

        Exact Nicks !
        c’est vers cela qu’il faut aller : quelqu’un avait posté il y a peu, un Fakir, avec un entretien d’un de nos chers vieux résistants (je ne le retrouve plus): Mr Kriegel-Valrimont [ les symboles ne meurent pas ] celui-ci disait combien ils auraient ri en 42, si on leur avait parlé d’un CNR etc, etc …tout n’était que ruine, et pourtant en 44, ils l’ont fait ! c’est une question de VOLONTE POLITIQUE.

  24. Quand l’Allemagne lance un emprunt à 3 mois, elle paye un taux d’intérêt de 0,830 %.

    Quand la France lance un emprunt à 3 mois, elle paye un taux d’intérêt de 0,872 %.

    Et la Grèce ?

    Mardi 19 avril 2011, la Grèce a lancé un emprunt à 3 mois : la Grèce a dû payer un taux d’intérêt de … 4,10 % !

    Les taux sont en hausse : c’était 3,85 % lors de la précédente émission en février 2011.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/04/19/97002-20110419FILWWW00398-la-grece-emprunte-1625-mds-a-3-mois.php

    Et le Portugal ?

    Mercredi 4 mai 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de … 4,652 % !

    Les taux sont en hausse : c’était 4,046 % lors de la précédente émission le 20 avril 2011.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/05/04/97002-20110504FILWWW00433-portugal-levee-de-1117-md-d-de-dettes-a-ct.php

    Conclusion : plus les jours passent, plus la Grèce et le Portugal empruntent à des taux de plus en plus exorbitants.

    1. Ils payent un taux insupportable dans l’absolu, mais surtout ces pays sont en récession, ce qui augmente d’autant la charge…

  25. Vu une dépèche sur LCI en ligne datée de 18.01h.: « la Grèce envisagerait de sortir de la zone euro, réunion de crise à l’UE »
    Hé hé….

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