L'actualité de la crise : LE REBOND SE PRÉCISE, par François Leclerc

Billet invité

Les éléments d’un rebondissement de la crise du système financier sont en train d’être réunis. Sans même qu’il soit donné aux banques le temps de reprendre leur sarabande et d’en précipiter une nouvelle. Ou que la crise de l’immobilier commercial américain ait eu le temps d’éclater.

L’analyse qui prévoyait que les États, ayant les yeux plus gros que le ventre, ne pourraient pas digérer le financement de la crise est en train de se vérifier. Cela a commencé en Europe, laquelle a dans un premier temps tenu la vedette, et se poursuit maintenant aux États-Unis, sous des formes et dans un contexte différent.

En Europe, les banques sont au bout d’une pente glissante, celle de la première restructuration d’une dette souveraine. Manuel González-Páramo, l’un des dirigeants de la BCE, a solennellement averti qu’un tel épisode aurait des effets systémiques pires sur les marchés que n’en a eu la faillite de Lehman Brothers, dans l’espoir fou de l’empêcher.

Les démentis se multiplient mais les rumeurs vont bon train, le gouvernement grec étant suspecté de préparer en douce une restructuration de velours, qui consisterait à négocier avec ses créanciers un rallongement de deux ans du plan de remboursement de la dette afin d’étaler le paiement. Une solution suscitant le scepticisme des analystes, convaincus qu’il est trop tard pour procéder ainsi et qu’il va falloir tailler plus profond.

Les banques grecques et les caisses de retraite, qui possèdent environ un tiers de la dette grecque, seraient au premier chef précipitées dans l’abîme, ce qui impliquerait un sauvetage dont l’État n’a pas les moyens, le chien se mordant le bout de la queue. Des hypothèses sont donc évoquées, envisageant d’autres financements faisant appel à la BCE et au Fonds de soutien financier européen, ce qui impliquerait dans les deux cas des revirements déchirants.

Fort opportunément, la Banque des règlements internationaux (BRI) vient par ailleurs de révéler une forte baisse, depuis le début de l’année, de l’exposition des banques allemandes, britanniques et françaises, qui ont réduit leurs engagements dans les secteurs public et privé de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne. L’addition sera de ce côté moins douloureuse, tout du moins tant qu’il ne s’agira que de la dette grecque.

Le choc de sa restructuration n’en sera pas moins rude pour ces établissements financiers, d’autant qu’il sera inévitablement le signal d’autres qui lui succéderont. C’est dans ce contexte que se poursuivent discrètement les stress tests des banques, dont on sait qu’ils ne prennent pas en compte ce risque de restructuration.

Celui-ci impliquera néanmoins que les établissements financiers se renforcent financièrement. D’importantes levées de fonds ont déjà eu lieu ces derniers temps, d’après Morgan Stanley qui a fait le point à ce sujet. D’autres tout aussi importantes seront inévitables. Une réunion vient d’avoir lieu sous les auspices de la BCE, réunissant dans le cadre d’une mission de bons offices des émetteurs de covered bonds (obligations sécurisées) et des investisseurs, ces derniers entendant obtenir les meilleures conditions de transparence pour y souscrire, car il faut s’attendre à des émissions massives, les émetteurs cherchant à conserver des marges de manœuvre.

L’échec des plans de sauvetage en cours d’exécution, la tentative de conclure celui destiné au Portugal avant la prochaine réunion de l’Ecofin de la mi-mai (avant les échéances de juin que le Portugal ne pourra pas sans cela honorer) laisse les États démunis, sans plan de rechange, devant une nouvelle fois bricoler dans un domaine où ils ont juré de ne jamais aller.

Tout ce fragile édifice va être prochainement mis à rude épreuve, les banques européennes revenant au premier plan de l’actualité, ce dont elles se passeraient bien. Cela va d’autant plus être le cas qu’elles vont devoir faire face à une autre menace, avec leurs consœurs américaines.

Les Américains sont en train de rejoindre les Européens, affrontant eux-aussi, mais à leur manière, la crise de leur dette publique. On a entendu le coup de canon qu’a tiré l’agence Standard & Poor’s à propos d’une éventuelle baisse de la note AAA de la dette américaine. De manière moins spectaculaire, les commentateurs s’interrogent gravement sur la manière dont va se comporter le marché obligataire lorsque le programme d’achat de bons du Trésor US va s’arrêter, en juin prochain. Le tout non sans forte incidence sur le dollar.

Matthew Zames, le président du Comité consultatif du Trésor pour les questions d’emprunt (TBAC), vient d’écrire une très éloquente lettre au secrétaire au Trésor, Timothy Geithner : « Les risques qu’un défaut de paiement [des États-Unis] ferait peser à long terme sont si élevés que tout retard dans le relèvement du plafond de la dette est susceptible d’avoir des conséquences négatives sur les marchés bien avant que ledit défaut ne se produise réellement. »

Il poursuit ce courrier en avertissant que « les conséquences d’un abaissement de la cote de solvabilité seraient considérables, et pourraient faire monter d’un point de pourcentage les taux d’intérêt [consentis par le Trésor sur ses emprunts] pour chaque baisse de la note d’un cran ». Enfin, il met en garde contre un défaut de paiement, même limité, lequel « pourrait déclencher une autre crise financière, après celle de 2007-2009, dont le monde ne s’est pas remis ».

Précision importante, ce comité regroupe la fine fleur des investisseurs américains dans la dette US : mégabanques et fonds d’investissement. Son président n’a toutefois pas explicité dans sa lettre toutes les inquiétudes de ses mandants, en parlant du risque d’une nouvelle crise financière sans en décrire le mécanisme.

Celui-ci est fort simple et toucherait tous les grands établissements financiers mondiaux. Les bons du Trésor jouent un rôle particulier dans le système financier international, utilisés comme collatéraux pour garantir des emprunts, étant jusqu’à maintenant considérés sans risque. Un accroissement des taux de ceux-ci, auquel correspondrait une baisse de leur valeur, impliquerait des désendettements précipités ou d’importants appels de marge une fois les dévalorisations de ces collatéraux effectuées, auxquels les banques devraient alors faire face. Or, le dollar est entré dans un engrenage baissier prononcé, qui a déjà pour effet une augmentation des taux.

Les Américains vont devoir faire face à une mécanique différente de celle en vigueur en Europe, qui n’en est pas moins redoutable et concerne la planète financière, étant donné le rôle du dollar.

La finance va se trouver placée dans une situation inédite : les actifs sans risque que représentaient les obligations américaines, point d’appui de tout le système financier, vont cesser de l’être, sans qu’aucune solution de remplacement ne soit envisageable. L’Euro connaissant également une crise profonde et le Yuan chinois étant loin d’être prêt à jouer le nouveau rôle qui l’attend.

Le système monétaire international ne peut connaître d’évolution qu’à chaud, les Américains s’opposant à toute évolution même progressive de ses bases actuelles. Il va donc connaître de forts soubresauts. La guerre des monnaies, qui n’a pas cessé depuis que la Fed a relancé la planche à billets, va encore s’amplifier. Suscitant de nouvelles mesures de défense des pays émergents, qui subissent un afflux déstabilisateur de capitaux à la recherche de forts rendements. Contribuant chez eux à la montée d’une inflation et à la constitution de bulles d’actifs boursiers et immobiliers.

A l’arrivée, la crise du système financier s’exporte dans les pays émergents qui étaient censés relancer la croissance et l’économie mondiale.

Ne perdant jamais le nord, les mégabanques américaines viennent d’obtenir que les swaps de change bénéficient d’une exemption, dans le cadre de l’application de la loi Dodd-Frank. Le trading de ces produits dérivés ne sera pas dans l’obligation d’utiliser les nouvelles chambres de compensation destinées à lever le brouillard opaque qui enveloppe ce marché. La spéculation sur les marchés monétaires a de beaux jours devant elle, dans le contexte des secousses qui s’annoncent sur ceux-ci, ne pouvant en retour que les amplifier.

On ne dira jamais assez la contribution du système financier à la bonne marche de l’économie.

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270 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE REBOND SE PRÉCISE, par François Leclerc »

  1. Or, le dollar est entré dans un engrenage baissier prononcé, qui a déjà pour effet une augmentation des taux.

    Voici les taux du mois d’avril et vous remarquerez qu’ils ont baissés.

    04/01/11
    1 mo 3 mo 6 mo 1 yr 2 yr 3 yr 5 yr 7 yr 10 yr 20 yr 30 yr
    0.03 0.07 0.15 0.27 0.80 1.31 2.24 2.90 3.46 4.27 4.48

    04/29/11
    1 mo 3 mo 6 mo 1 yr 2 yr 3 yr 5 yr 7 yr 10 yr 20 yr 30 yr
    0.02 0.04 0.11 0.22 0.61 1.01 1.97 2.66 3.32 4.15 4.40

    source

    1. Merci aliena

      j’en suis PAF.
      si vous avez d’autres chiffres ?
      c’est GRAVE.

      tenez nous au courant svp.
      merci

      1. Ce n’est pas grave, ça va juste a l’encontre de ce qu’écrit François Leclerc (et toute la presse néo-libérale).
        Comment peut-il écrire que les taux montent alors qu’ils baissent spectaculairement, même avec l’annonce de la fin du QE2 et la menace de S&P (qui n’a AUCUNE crédibilité)?
        Les faits sont têtus.

        Ce qui se passe est simple. Les États-Unis sont souverain dans leur monnaie et n’ont aucun risque de défaut, absolument aucun.
        Le rôle de l’émission d’obligation est de drainer les liquidités du système bancaire afin de maintenir des taux d’intérêts positifs.
        S’il n’y a plus d’émission obligataire, la dépense du gouvernement s’accumulera dans le système et fera baisser les taux bien plus efficacement que le QE2.
        L’arrêt d’émission d’obligation ne signifie pas l’arrêt d’émission monétaire via la dépense budgétaire du gouvernement.
        Je le répète, l’émission obligataire ne FINANCE pas le gouvernement des États-Unis. Ni aucun gouvernement.
        Cette notion est périmée et appartenait a un système monétaire (étalon-or, change fixe) qui n’existe plus.

        Etalon-or et taux de change fixes — des mythes toujours présent

        L’abc du déficit budgétaire – Première partie

        L’abc du déficit budgétaire – Deuxieme partie

        L’abc du déficit budgétaire – Troisieme partie

      2. Voici d’autre chiffres qui démontrent encore une fois que le problème de la dette publique est un faux problème construit de toute pièce.

        Singapore’s public debt currently has reached 117.6% of its GDP (2009).
        Those deficit hawk must be upset if they look at this data;.
        Yield for Singapore Govt Securities’ (govt bond)
        Maturity Yield
        3 month 0.26%
        1 year 0.35%
        5 year 0.76%
        10 year 1.98%
        20 year 2.98%
        Singapore’s unemployment rate is at < 3%.
        is Persistently running budget deficit
        Commercial Bank prime lending rate = 5.38% (quite low in comparison to other countries, where’s the ‘Crowding out’??)
        Inflation rate = 0.2%

        Japan’s public debt currently has reached 225.80 % of its GDP (2010)
        Yield for Japan Govt Securities’ (govt bond)
        Japan’s Maturity Yield
        3 Month 0.11%
        6 Month 0.13%
        2 Year 0.20%
        3 Year 0.33%
        5 Year 0.56%
        10 Year 1.34%
        15 Year 1.81%
        20 Year 2.11%
        30 Year 2.26%
        Japan’s unemployment rate = 4.6%
        Commercial Bank prime lending rate = 1.6%
        Inflation rate = -0.10 %

      3. Les faits sont têtus et la FED aussi : elle a racheté aux banques des centaines de milliards de créances immo pourries, elle rachète les bons du trésor a tour de bras, au point d’être le premier créancier du Trésor, devant les chinois.
        http://www.journalexpress.ca/Chroniques/Votre-argent/2011-05-02/article-2471176/Attention!-Deux-chaines-de-Ponzi-eclateront!/1
        Et le Trésor finance la Fed pour lui permettre de faire ses courses, et tout le monde trouve ça normal. Et effectivement tout le monde s’en fout, pour le moment, puisqu’il peuvent imprimer autant de dollar qu’ils veulent. Sauf que viendra un jour où tous ces dollars sans contrepartie leur reviendront dans la figure. D’ailleurs c’est commencé. Contre ça les usa ne peuvent rien faire : l’immo, qui était la réserve de valeur des particuliers, continue de chuter, il n’y a plus assez d’industrie donc d’emploi depuis que les chinois leur vendent tout, et tant les banques que tous les niveaux de l’état sont écrasés de dette sans moyen de payer seulement les intérêts.
        Faudra bien que ça craque un bon coup un jour ou l’autre.

      4. @ HP

        Le rachat ou l’émission obligataire ne FINANCE pas le gouvernement des États-Unis. Le déficit budgétaire est ce qui crée la monnaie.

        Le « carry trade » est a l’origine de la baisse du dollar, qui est un endettement dans une devise a faible taux d’intérêt (dollar) et rachat de devise a fort taux (euro) mais aussi achat (spéculation) frénétique dans les matières premières. C’est une bulle, et comme toute bulle, elle éclatera. Tout ceci est nourri par le crédit et la politique monétaire accommodante de la Fed. Mais l’émission de crédit n’est pas de la création monétaire nette, il est erroné de parler dans ce cas de « planche a billet ». Les banques ne font rien de plus que ce qu’elles faisaient avant la crise. Et c’est le résultat du refus par le gouvernement US de les fermer.

        Maintenant, tout cela n’a rien a voir avec la dette publique des États-Unis, qui relève de la politique fiscale et budgétaire.
        Vous confondez monnaie de base émise par le gouvernement et le crédit émit par les banques (qui n’est pas, par définition, de la monnaie)
        La masse monétaire continue de se contracter et la déflation est la principale menace. L’économie réelle saturée de dette, incapable de prolonger sont endettement, continue de se détériorer. Sans un déficit assez large (injection de monnaie nette) pour relancer l’économie réelle et l’emploi, c’est effectivement la dépression qui guette.

        Les États américains ne sont pas souverain dans leur monnaie, ils utilisent le dollar qui est émit par le gouvernement fédéral.
        Encore une fois, sans déficit budgétaire assez large et sans transfert de l’État fédéral, les États feront faillite.
        Mais attention, les États-Unis sont toujours le troisième exportateur mondial, les importations venant de Chine représentent 4% du PIB US.
        Leur déficit, bien qu’insuffisant pour autre chose qu’une modeste croissance et restreint par les terroristes du déficit (austérité), est toujours plus large que celui de l’Europe.

      5. Même si il n’y a aucun risque de défaut de paiement, le montant dû est de plus en plus abyssiale… Et à un moment ou à un autre, cela ne va-t–il pas paraître comme un tonneau sans fond, et donner donc le sentiment que les émissions de dettes ne sont qu’un carburant pour une machine qui ne fonctionne décidément pas? Les QE successifs révèlent quand même que ça ne donne rien, non? Ne risque -t-on pas d’y voir quand même un défaut de paiement implicite?

      6. Bonjour,

        Aliena, j’interprète, peut-être à tort, vos commentaires comme induisant que la monétisation serait susceptible de résoudre tous les problèmes de l’économie américaine, si ce n’est mondiale.
        Une telle conception me semble aussi virtuelle que l’économie en question.

      7. @Antoine

        Dans une économie monétaire, on utilise la monnaie pour les échanges commerciaux, sinon on se passe de monnaie.
        La « dette » d’un gouvernement est la monnaie en circulation dans l’économie. Ce n’est pas de la « dette », il n’y a rien a remboursé.
        C’est ainsi parce que le gouvernement d’un État nation est l’émetteur en monopole de sa propre monnaie.
        Il est le seul a pouvoir la fournir, et s’il n’y a pas de « dette » et de déficit public, il n’y a tout simplement pas de monnaie en circulation.

        En fait, concernant les US, le déficit budgétaire et la dette publique ne sont pas suffisamment important pour remplacer tout le crédit bancaire détruit par la crise financière.
        C’est ça le néo-libéralisme, l’activité économique ne fonctionne qu’avec du crédit bancaire et non pas de la monnaie (du capital « gratuit »).

        Le QE n’est pas de la création monétaire.
        Le QE2 ne fonctionne pas (le QE1 était pour le renflouement des banques) parce que le but est de relancer l’économie productive par le crédit bancaire.
        Mais personne n’emprunte, même a des taux très bas, parce que l’économie (privée) est déjà saturée de dette et n’a plus de capacité d’emprunt.
        Il n’y a donc pas de création de crédit. L’activité économique se contracte et périclite, mais l’économie réelle est toujours la, les gens qui produisent, leurs compétences, leur savoir faire sont toujours la. Simplement, tout s’arrête parce qu’il n’y a plus assez de monnaie dans le système pour que la production et les échanges se fassent. C’est aussi simple que ça.
        Et il n’y a que le gouvernement qui peut fournir la monnaie nette nécessaire a la production et aux échanges.
        La monnaie d’un gouvernement est un actif financier qui n’a pas de passif, comme l’est le crédit bancaire. La monnaie émise par un gouvernement est toujours « a partir de rien ».

        @J-philippe
        Je vous assure que mon diner n’était pas virtuel même si la monnaie pour l’acquérir était bien virtuelle, elle 😉
        La monnaie est toujours virtuelle, c’est une abstraction qui sert a comptabiliser une production et un échange.

        « The invention of a form of bookkeeping using clay tokens represented a huge cognitive leap for mankind. »
        Token accounting in ancient Mesopotamia

      8. Alinéa,

        Si je vous comprends bien, la dette publique est sans conséquence, puisque l’émission de monnaie est purement gratuite: il n »y a pas de contrepartie, elle nait de rien.
        Donc la valeur accordée à cette monnaie est simplement adossée sur la qualité de son émetteur…
        Si c’est le cas, rien n’empêche à l’Etat de produire suffisamment de monnaie pour contenter tout le monde, il me semble… Et s’il ne le fait pas, c’est certainement parce que le Dollar aurait gagné ses lettres de noblesse dans le monde des monnaies de singe, non?

        Maintenant, le crédit. N’est ce pas une anticipation de la richesse créée,? Quand vous dites que les acteurs économiques sont toujours bien présents, mais du fait de la dette abyssiale, pas moyen de les financer, c’est certainement qu’auparavant, les financiers qui leur ont fait confiance se sont plantés, non? Leur activité en tant que création de richesse, moi je n’y crois pas. D’ailleurs, si les matières premières et le logement flambent, c’est bien plutôt parce qu’à part les besoins fondamentaux, tout le reste est du superficiel.

      9. @Antoine
        « Donc la valeur accordée à cette monnaie est simplement adossée sur la qualité de son émetteur… »

        Exactement.

        « Et s’il ne le fait pas, c’est certainement parce que le Dollar aurait gagné ses lettres de noblesse dans le monde des monnaies de singe, non? »

        Il ne le fait pas parce que cela entre en concurrence avec l’émission de crédit par les banques.
        Le déficit budgétaire public est la plus grande menace sur l’existence des banques et de leurs profits.

        Mais la création de crédit s’est arrêtée parce que le secteur privé a une capacité d’endettement limité, contrairement a l’État qui peut créer autant de monnaie qu’il le souhaite.
        Le secteur privé se désendette a présent et reconstitue sa capacité d’emprunt, tout le revenu (quand il y en a) est consacré au remboursement et non pas a la production et a la consommation de cette production.

        N’est ce pas une anticipation de la richesse créée,?

        La part de ces richesses créée n’est pas allée dans les mains de ceux qui doivent rembourser leur dette maintenant.
        C’est le défaut de paiement pour la plupart et l’arrêt pur et simple de la création de crédit. La masse monétaire en circulation et l’activité économique se contracte et la dépression économique s’ensuit.
        La solution est que l’État renfloue le secteur productif, comme il l’a fait avec les banques, et qu’il dirige la dépense vers les ménages.
        Mais faire cela priverait les banques de leur opportunité a tout accaparer.

        « les financiers qui leur ont fait confiance se sont plantés, non? »

        Ils ne se sont pas plantés du tout. Tout se déroule a leur avantage. Et en effet, la classe financière ne fait qu’extraire la richesse, elle n’en crée pas du tout, d’où l’expression « vampire squid ».

        « D’ailleurs, si les matières premières et le logement flambent, c’est bien plutôt parce qu’à part les besoins fondamentaux, tout le reste est du superficiel. »

        Ce sont les banques et la finance qui speculent sur ces marchés et font monter les prix, prix que vous payez ensuite. Encore de l’extraction.

      10. Alinéa,

        J’ai pris connaissance de votre réponse et vous en remercie.

        Pour ma part, la concurrence entre émission de monnaie et crédit bancaire ne me paraît pas évidente. L’émission de monnaie me paraît plutôt, depuis la crise, et même avant, l’outil qui permet aux banques de se prêter entre elles et de prêter aux autres. Il n’y a pas lieu d’émettre la monnaie lorsque le circuit financier est sain: l’argent émis, considéré comme dématérialisation d’un pouvoir de contrainte, circule car il y a la garantie au moins d’une restitution, et une plus value est certainement à la clé: c’est la fameuse création de richesse, qui peut ensuite être transformer par de la monnaie.
        On émet la monnaie dans le circuit parce que les acteurs, par manque de confiance entre eux, ne veulent pas mettre leur propre bille.Mais cette émission dilue ce pouvoir de contrainte (monnaie de singe).
        Le volume de la masse monétaire, avant les injections de monnaie « qui ne coûte rien » par les US et par l’Europe, ne s’est pas réduit du fait de la crise. Simplement, on n’a plus voulu utiliser cette masse, car au passif de la plupart des acteurs financiers, impossible d’évaluer le montant des dettes. D’où le blocage.

        A cela s’ajoute une impossbilité de trouver un véritable vecteur de croissance, si tant est qu’il ait existé. La seule chose qu’on est trouvé pour faire tourner la machine, avant que cela ne pète: le logement. Ca, vecteur de croissance? Les hommes de cromagnons l’avaient vu avant nous… Et force est de constater que ça ne marche pas, pas plus que le progrès technique, qui génère plus du chômage qu’autre chose.

        D’où la dépression.
        Mais les injections de monnaie tuent l’équilibre monétaire.Et un QE3 me paraît possible, mais périlleux.

      11. @Antoine
        Il n’y a pas de création monétaire a l’heure actuelle, pas suffisamment pour remplacer la destruction du crédit du a la crise.

      12. Je ne le partage pas: quoique l’on puisse penser au sujet des transactions financières, ça reste assimilable selon moi à un jeu de vases communicants. Le seul capable à changer cet équilibre est le pays qui détient le plus grand pouvoir de contrainte, par un acte de souverraineté (boycott ou ce genre de choses).
        Le problème, c’est qu’avec des dettes « pourries », on ne discerne plus précisément qui détient quoi, d’où le blocage.

        PS: quand je parle de plus value dans mon billet précédent, je parle en fait d’un acroissement du pouvoir de contrainte, qui peut être dématérialisée par de la monnaie. En ce cas, c’est une valorisation de la monnaie. L’Etat peut donc en émettre sans rien diluer de son pouvoir de contrainte.

    2. Faut pas déconner les gars
      ils nous font bouffer des OGM et bientôt de la viande cloné..
      Le champ de patates seras sur du gaz de schiste..
      Voter sera contrôlé par internet..
      C’est cela la DÉMOCRATIE..

    3. @ Aliena

      Vous avez le compliment facile, vous !

      J’ai écris ceci : De manière moins spectaculaire, les commentateurs s’interrogent gravement sur la manière dont va se comporter le marché obligataire lorsque le programme d’achat de bons du Trésor US va s’arrêter, en juin prochain.

      1. @François Leclerc
        Et vous avez aussi écrit ceci: « Or, le dollar est entré dans un engrenage baissier prononcé, qui a déjà pour effet une augmentation des taux. »
        Ce qui est faux.

        Le marche obligataire se comportera comme la Fed le désire. Ça sera QE3, si le déficit budgétaire n’a pas déjà nivelé a la baisse tous les taux.
        Il n’y a pas de faillite des US, c’est un non évènement, je l’ai déjà écrit ici il y a quelque temps, le Congres actuel n’a pas la liberté de faire défaut sur la dette en cours.
        De plus l’émission de dette n’est pas de la création monétaire. Les actifs sans risque que sont les obligations américaines, point d’appui de tout le système financier, le seront toujours.

        Ne confondez pas le système monétaire fiat américain et le système de change fixe qui est l’union monétaire européenne, ou le risque de faillite a remplacé le risque de change entre les monnaies.
        Ces deux système ne sont pas comparable. Cette erreur est reprise ad nauseum par toute la presse financière. Et les banquiers ricanent.

        Je suis desolee de vous harceler sur ce sujet, vous avez d’autres articles ou votre analyse est souvent bonne, mais pas sur ce point (tres important!)

      2. Je ne le prends pas pour du harcèlement !

        Mais en effet, là, j’aurai du écrire qui va avoir pour effet une augmentation des taux

        Je connais votre analyse, mais je ne la partage pas. Les faits trancheront. On va notamment pouvoir observer si la Fed va ou non se lancer dans un Q3 (un nouveau programme de la dette US) et comment les taux vont évoluer.

      3. Bonjour,

        Aliéna, si l’émission de dettes n’est pas de la création monétaire, en ce moment aux Etats-Unis, c’est quoi ?
        Car qui achète de la dette américaine actuellement ? Plusieurs sources me disent que c’est de plus en plus la FED. Avec quelle monnaie ? Dans ma compréhension des choses, c’est celle de la création monétaire de cette même FED …

      4. @J-philippe

        Le déficit budgétaire du gouvernement est ce qui crée la monnaie, avec laquelle la Fed, ou le public qui détient ces dollars, achète la dette qui est émise ensuite.
        Mais l’émission de dette n’est pas nécessaire a la création monétaire, cela ne sert qu’a drainer les liquidités du système bancaire et maintenir un taux d’intérêt positif (sinon il tomberai a zéro). C’est particulier au système monétaire fiat.

        Le système actuel veut (par la loi) que chaque unité monétaire émise par la dépense du gouvernement au delà des revenus de l’impôt, soit couverte par l’émission d’une dette correspondante. Mais cela n’est pas opérationnellement nécessaire et cela entretient l’idée fausse que la dette est « monétisée » et qu’elle »finance » le déficit du gouvernement.
        Autre point important, le gouvernement emet la monnaie, pas la banque centrale.

        « Supposons que l’économie est faite de deux personnes, l’une étant un gouvernement et l’autre étant considérée comme le secteur privé (non-gouvernemental).
        Si le gouvernement a un budget en équilibre (il dépense 100 dollars et taxe 100 dollars) alors l’accumulation privée de la monnaie fiat (épargne) est égale à zéro sur cette période et le budget privé est également en équilibre.
        Supposons que le gouvernement dépense 120 et les taxes restent à 100, alors l’épargne privée est de 20 dollars, qui peuvent ensuite s’accumuler comme actifs financiers. Les 20 dollars correspondants qui n’ont pas été taxés ont été émis par le gouvernement pour couvrir ses dépenses supplémentaires (déficit budgétaire).
        Le gouvernement peut décider d’émettre un bon productif d’intérêts pour encourager l’épargne, mais opérationnellement, il n’a pas à le faire pour financer son déficit. Le déficit public de 20, c’est exactement l’épargne privée de 20. »

        L’abc du déficit budgétaire – Première partie

      5. @François Leclerc
        Les faits ont déjà tranchés si vous voulez mon avis.
        Dans les années 80, la dette US était de $800 milliard et le taux des T-bill a 3 mois était a 17%.
        Aujourd’hui, la dette US est de $14 trillion et le taux a 3 mois est a 0.02%.
        Vous devriez déjà réaliser qu’il n’y a pas de corrélation entre les taux d’intérêts et la dette publique d’un pays qui émet sa propre monnaie et ou sa dette est dénommée dans cette même monnaie.

        Il y aura un nouveau QE3, l’économie est toujours dans les toilettes. Et baisser les taux d’intérêts dans une économie saturée de dette ne servira toujours pas a grand chose.
        Mais Bernanke ne peut faire que cela, il n’a qu’un outil, la politique monétaire, puisque la politique fiscale et budgétaire est aux mains du congres et qu’il ne fait que de l’austérité.
        Les républicains et démocrates se battent pour savoir qui fera les plus grosses coupes budgétaires et qui réduira le plus le déficit.

      6. @aliena

        Dans les années 80, la dette US était de $800 milliard et le taux des T-bill a 3 mois était a 17%.

        Ok, même si en 1980 la dette fédérale US était plutôt de 930 Mrds et de 3200 en 1990, soit déjà 56% du PIB, mais faudrait quand même rappeler que le PIB des US dans les années 80 était pas dans les mêmes eaux… plutôt 3000 Mrds $ que 15 000 comme aujourd’hui…

      7. Bonjour,

        Aliena,
        Tout d’abord, merci de votre attention et du temps que vous nous consacrez.
        Je ne comprends cependant pas certains points de vos explications et vous remercie donc si vous pouviez préciser le point suivant :

        Vous dites : « Le système actuel veut (par la loi) que chaque unité monétaire émise par la dépense du gouvernement au delà des revenus de l’impôt, soit couverte par l’émission d’une dette correspondante. »
        Ceci est pour moi très clair, et implique que l’Etat, comme tout le monde à l’exception des personne explicitement mandatées pour ce faire, n’a pas droit à création monétaire.
        Il en résulte qu’avant de dépenser, il doit collecter (l’impôt), et que s’il dépense au-delà de ce qu’il a collecté, il doit emprunter.
        C’est précisément ce que j’observe.
        Et jusqu’à peu, (je vais dorénavant m’appuyer sur la situation européenne, mais je ne crois pas que la situation américaine soit fonctionnellement différente), les états empruntaient à des acteurs privés, et donc en effet faisaient usage d’épargne privée « mobilisée » à cette fin et tout allait bien.
        Mais depuis peu, donc, l’épargne privée ne répond plus aux appels de certains pays, et c’est donc la BCE qui a dû prendre le relais, en s’appuyant sur son fond de roulement dans un premier temps, certainement largement par création monétaire dans un second temps.

        Selon cette lecture, le système économique européen ne fonctionne plus, il dysfonctionne, dans le sens où celui-ci n’est plus stable, la création monétaire induit de l’inflation (2,8% aux dernières nouvelles), et plus la création monétaire augmentera, et plus l’inflation augmentera mécaniquement. Car les richesses disponibles à l’échange, elles, n’évoluent pas en fonction de la masse monétaire potentiellement disponible, mais en fonction du niveau de l’activité économique.

        Tout ceci me paraît fort simple, et est certainement simpliste, mais si c’est le cas, je souhaiterais qu’on me l’explique.
        Ainsi, lorsque vous dites : « ... soit couverte par l’émission d’une dette correspondante. Mais cela n’est pas opérationnellement nécessaire … »
        Alors là, j’aurais besoin de davantage d’explication que votre exemple, simple et auquel j’ai raccroché le mien, mais qui ne me permet pas de comprendre pourquoi, dans le fonctionnement actuel des systèmes économiques occidentaux, la création monétaire ne serait pas devenue nécessaire.

      8. Bonjour J-philippe,
        « Il en résulte qu’avant de dépenser, il doit collecter (l’impôt), et que s’il dépense au-delà de ce qu’il a collecté, il doit emprunter. »

        L’État est la seule entité a émettre la monnaie. Il doit émettre la monnaie avant de pouvoir taxer ou « emprunter ».
        Il doit donc logiquement dépenser avant de pouvoir collecter l’impôt ou « emprunter ».
        L’épargne privée vient de la dépense du gouvernement, il n’y a pas d’autre source de monnaie que la dépense du gouvernement, parce que l’État est l’émetteur en monopole de la monnaie.
        Essayer d’imprimer de la monnaie et de l’écouler et vous verrez ce qui va vous arrivez.
        L’État n’emprunte pas, il émet la monnaie et fournit ensuite une « dette » comme outil d’épargne pour stériliser cette monnaie nouvellement émise.

        Vous voyez les choses a l’envers, la dépense du gouvernement précède la taxation et « l’emprunt », et non l’inverse.
        Si l’État restreint sa dépense (réduction de déficit) l’épargne privée va mathématiquement décliner. Le déficit public est l’épargne privée.

        « mais qui ne me permet pas de comprendre pourquoi, dans le fonctionnement actuel des systèmes économiques occidentaux, la création monétaire ne serait pas devenue nécessaire. »

        Lorsque le gouvernement fait du déficit budgétaire, la création d’une dette en contrepartie de chaque unité monétaire nouvellement crée n’est pas nécessaire.
        Il a déjà créé la monnaie, la création d’une dette correspondante est inutile, le gouvernement peut simplement émettre la monnaie sans émettre de dette.

        La raison pour laquelle le gouvernement (le Trésor) émet de la dette est pour permettre la gestion de la politique monétaire par la banque centrale.
        L’émission de dette a une fonction de maintenance du taux d’intérêt, en fournissant aux investisseurs un actif financier qui rapporte des intérêts et retire l’excès de réserve du système bancaire du a la dépense du gouvernement (le « déficit »).

        Etalon-or et taux de change fixes — des mythes toujours présent

        Concernant l’inflation actuelle.
        Elle n’est pas causée par la création monétaire de la BCE ou autre banque centrale. La masse monétaire est toujours en contraction, nous sommes toujours en déflation et la dépression économique arrive, nous souffrons toujours d’un manque de dépense (le déficit n’est pas assez large). Dans ce contexte, la hausse des taux de la BCE ne changera pas cette inflation qui vient de la spéculation sur les marches des matières premières et non pas d’une augmentation de la demande. Cette hausse accéléra la déflation et le defaut de paiement.

        Why is the price of gasoline rising?

        « While gasoline supplies have risen and demand has fallen, open interest in gasoline on the NYMEX has increased by a factor of 18 in the past five years!! Speculators now have a claim on nearly 300 million barrels of gasoline, whereas they had practically none in 2006. And that’s just NYMEX. There’s a lot more being held in over the counter transactions. »

        THE EXPLODING U.S. MONEY SUPPLY MYTH….

        « So yes, the US government is running a massive $1.5T deficit, however, by any metric of money supply we can see that this is barely offsetting the continued de-leveraging that is occurring across the US economy. We are certain to see higher rates of inflation in 2011 (especially if oil prices surge higher), however, it is not an accurate portrayal of reality to conclude that the USA is “printing money” uncontrollably and flooding the world with dollars that will lead to hyperinflation. That is simply not the case and the data speaks for itself. At best, we are barely printing enough to offset the destruction of de-leveraging….  »

        Q1 GDP slows sharply, Gov’t spending falls at fastest pace in 28 years!

        « Government consumption expenditures and investment fell at the fastest pace in 28 years in the first quarter of this year. That largely contributed to the sharp slowdown in growth. If that 1.8% growth rate is not bad enough, consider this…more spending cuts are on the way…big ones!

        Where are the Republicans showing us how spending cuts lead to growth? They’re silent. What’s worse, where is Obama? He is silent when he should be all over the Republicans now, pointing to these results and saying that the worst is yet to come.

        This is just another glaring example that spending cuts and austerity will kill growth. The Eurozone, Britain and now us. But the dogma rages on.  »

        @vigneron
        et donc?

        @Paul Jorion
        Ce n’est pas une théorie, le terme « théorie » est impropre d’ailleurs, et le nom Modern Money Economics serait plus approprié.
        Nous sommes dans un système monétaire moderne fiat et la Modern Money Theory est l’étude de ce système.
        Le monde n’est plus dans un système monétaire basé sur l’or ou dans un système de change fixe, a part l’Europe (qui a des taux d’intérêt de combien déjà?).
        C’est tout.

      9. Bonjour,

        Aliena, je suis très surpris des concepts que vous manipulez, et dont je m’interroge sur la raison d’être.
        L’état n’a pas le droit de création monétaire.
        L’état n’a pas plus que moi le droit d’émettre des chèques en bois.
        Je prétends, compte tenu de ces deux contraintes, qu’il est physiquement impossible pour l’Etat de dépenser avant de collecter. (conceptuellement, donc hors disponibilité de fonds de roulement ou autre).
        Vous faites usage d’un concept d’émission de monnaie, qui m’intrigue. Vous ne parlez pas de la monnaie fiduciaire, je suppose.
        Créer de la monnaie, j’imagine assez bien.
        Mettre de la monnaie en circulation, je le fait à chaque fois que je vais faire les courses.
        Mais qu’est-ce donc qu’émettre de la monnaie ?

        Vous dites : Si l’État restreint sa dépense (réduction de déficit) l’épargne privée va mathématiquement décliner. Le déficit public est l’épargne privée.
        Hein ? Le déficit public est de l’épargne privée.
        Si l’Etat réduit sa dépense, et donc son déficit, la part de l’épargne privée qui s’investissait dans le déficit de l’Etat va diminuer. Mais cela n’influera en rien sur l’évolution de l’épargne privée en général, laquelle résulte d’un arbitrage entre la consommation et l’épargne, en premier lieu, et s’investit ensuite en bien d’autres choses que les obligations étatiques !
        L’Etat est une partie du système économique, en rien un tout !
        C’est un acteur économique qui jouit d’un droit spécifique, celui de collecter l’impôt. Il a bien sûr le droit d’imprimer de la monnaie, la scripturale, mais c’est parfaitement neutre dans ce dont nous parlons.
        Vous nous situez en déflation, quand les statistiques officielles nous situent en croissance ?

        Vous dites « Lorsque le gouvernement fait du déficit budgétaire, la création d’une dette en contrepartie de chaque unité monétaire nouvellement crée n’est pas nécessaire.
        Il a déjà créé la monnaie, la création d’une dette correspondante est inutile, le gouvernement peut simplement émettre la monnaie sans émettre de dette. »

        Heu, non, l’Etat n’a pas le droit de création monétaire, il me semblait que nous étions d’accord sur ce point.

        Vous dites : La raison pour laquelle le gouvernement (le Trésor) émet de la dette est pour permettre la gestion de la politique monétaire par la banque centrale.
        Voilà qui est original. Moi qui pensait bêtement que c’était parce qu’il avait besoin de sous ! (Et pas le droit d’en créer !).

        Vous dites : « ’L’émission de dette a une fonction de maintenance du taux d’intérêt, en fournissant aux investisseurs un actif financier qui rapporte des intérêts et retire l’excès de réserve du système bancaire du a la dépense du gouvernement (le « déficit »). »
        Une fonction de maintenance du taux d’intérêt ?????? Il existerait donc un rapport entre émission de dette et taux d’intérêt ?
        « L’excès de réserves du système bancaire dû à la dépense du gouvernement ? Le gouvernement a donc dépensé en garnissant les comptes des banques ? Ca va se savoir !

        Excusez moi, j’ai un peu de mal à rester sérieux en vous lisant.
        Nous ne semblons pas habiter la même planète.

      10. « L’état n’a pas plus que moi le droit d’émettre des chèques en bois. »

        Et pourtant l’État fait du déficit, émet ensuite de la dette que la banque centrale doit accepter, ce faisant elle émet la monnaie qui crédite les comptes prives bancaires.

        « L’état n’a pas le droit de création monétaire.
        Il a bien sûr le droit d’imprimer de la monnaie »

        ????

        Les acteurs des systèmes de paiement et de titres
        http://www.banque-france.fr/fr/systemes-de-paiement-et-de-titres/moyens-et-systemes-de-paiement-et-de-titres-francais/acteurs-des-systemes-de-paiement-et-de-titres.htm

        « La mise à disposition et la gestion des moyens de paiement sont réservées en application de l’article L311-1 du Code monétaire et financier aux seuls établissements de crédit ainsi qu’au Trésor public, à la Banque de France et à la Caisse des dépôts et consignations car ces activités sont considérées comme une opération de banque. Cette prérogative est exercée par près de 775 établissements de crédit au 31 décembre 2007 (cf. rapport annuel 2007 du CECEI (Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d’Investissement)).

        Agence France Tresor
        http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/tresorerie_etat_18/missions_119/index.html

        « Sur le plan financier, la trésorerie de l’État est constituée par le solde de l’ensemble des mouvements financiers exécutés par les quelques 5 000 comptables publics dotés chacun d’un ou plusieurs comptes d’opérations.
        Au 31 décembre 2008, 6 874(5) comptes d’opérations venaient ainsi « constituer » le compte du Trésor. Ces mouvements sont centralisés en temps réel par la Banque de France, dans sa fonction de teneur de compte de l’État, sur un compte unique, dit « compte du Trésor ».
        En pratique, les mouvements financiers qui affectent le compte de l’État correspondent aux opérations :
        • du budget de l’État, qu’il s’agisse des recettes fiscales et parafiscales et des dépenses de fonctionnement ou d’investissement ;
        • des correspondants du Trésor, c’est-à-dire des organismes qui sont tenus de déposer leur fonds auprès de l’État (collectivités locales, établissements publics nationaux ou locaux…) ;
        • de l’Agence France Trésor elle-même, au titre du financement de l’État à moyen et long terme et de la gestion de sa trésorerie (amortissements de la dette venant à maturité, paiements des intérêts, appels de marge, émissions de dette, rachats de titres, prêts, opérations de prise en pension…). »

        « La dette est le total des engagements financiers de l’Etat. Elle résulte du cumul des besoins de financement de l’Etat, c’est-à-dire de la différence, année après année, entre ses produits (recettes fiscales, produits de privatisations, etc.) et ses charges (dépenses budgétaires, prises de participation, etc.).
        Il existe une dette négociable, c’est-à-dire contractée sous forme d’instruments financiers échangeables sur les marchés financiers (obligations et bons du Trésor) et une dette non négociable, correspondant aux dépôts de certains organismes (collectivités territoriales, établissements publics, etc.) sur le compte du Trésor et qui constitue, elle aussi, un moyen de financement de l’Etat. »

        Caisse des Depots
        http://www.caissedesdepots.fr/le-groupe/gouvernance/les-textes-fondateurs.html
        « car cet établissement est placé, de la manière la plus spéciale, sous la surveillance et la garantie de l’autorité législative (le parlement) « .

        ——————————

        « Tandis que nous avons vu que les fonds que le gouvernement dépense ne viennent de nulle part et la collecte des impôts ne va nulle part, il y a des impacts substantiels de la liquidité issue de la dépense nette du gouvernement. Si les fonds qui achètent les obligations viennent de la dépense du gouvernement, comme la logique de la comptabilité l’impose, alors toute notion que la dépense du gouvernement rationne l’épargne finie qui pourrait être utilisées pour l’investissement privé est un non-sens. Un expert financier aux États-Unis, Tom Nugent le résume comme cela :

        « On peut aussi voir que la crainte de la hausse des taux d’intérêt face a des déficits budgétaires en hausse n’a pas beaucoup de sens quand l’impact de la dépenses du déficit gouvernemental est pris en compte, parce que l’offre de titres du trésor offerts par le gouvernement fédéral est toujours égale aux fonds nouvellement créés. L’effet net est toujours fictif (« wash ») et le taux d’intérêt est toujours celui que la Réserve fédérale décide.
        Notez qu’au Japon, qui a la dette publique la plus haute jamais enregistrée, déclassée de façon répétée, le gouvernement Japonais émet des bons du trésor à .0001 %! Si les déficits causaient vraiment la hausse des taux d’intérêts, le Japon aurait fermé il y a longtemps!  »

        Comme je l’ai précédemment expliqué, seule les transactions entre le gouvernement fédéral et le secteur privé changent le solde du système. La dépense du gouvernement et les achats de titres gouvernementaux (bons du Trésor) par la banque centrale ajoute la liquidité et la taxation et les ventes bons du Trésor draine la liquidité. Ces transactions influencent la situation de trésorerie du système sur une base journalière, et pour n’importe quel jour, peuvent aboutir à un excédent (déficit) dans le système en raison de la sortie de fonds du secteur officiel étant au-dessus (au-dessous) de l’afflux de fonds en direction du secteur officiel. La situation de trésorerie du système a des implications cruciales pour la politique monétaire de la banque centrale parce que c’est un déterminant important dans l’utilisation d’opérations de marché (vente et achat de bons) par la banque centrale. »

        L’abc du déficit budgétaire – Troisième partie

        Pour résumé, vous ne pouvez pas emprunter ou taxer une monnaie qui n’existe pas.
        L’État est le seul émetteur de la monnaie et il ne peut pas la taxer ou l’emprunter s’il ne l’a pas mise en existence auparavant.
        C’est vraiment très tres simple.

      11. Bonjour,

        Je suis très surpris de la représentation que vous écrivez du fonctionnement financier de l’Etat, vos propos me semblant souvent contradictoire entre eux (l’Etat met en existence de la monnaie mais n’a pas le droit d’en créer ?) ; les textes que vous citez posent les attributions des uns et des autres, mais c’est l’usage qu’ils font de ces attributions l’objet de mon questionnement compte tenu de vos interprétations.
        Si je vous suis bien, l’Etat, qui n’a pas droit de création monétaire, dépenserait de la monnaie qui viendrait de nulle part.
        je ne crois pourtant pas que ce soit un secret d’Etat que la partie principale, (la non déficitaire) du budget de l’Etat est financée par l’impôt, et la partie excédentaire (la déficitaire) est financée par l’emprunt.
        Ce que vous appelez émission de dette, est pour moi de l’emprunt, qui n’a rien d’un privilège de l’Etat, beaucoup de monde utilise …
        Je ne comprends pas, alors qu’il est établi que l’Etat collecte l’impôt, et emprunte sur les marchés, les raisons de la modélisation dont vous faites usage, et qui vous mène à des résultats surprenants, du genre ; « Le quantitative easing n’est pas de la création monétaire ».
        Moi je veux bien le croire, il suffit pour cela de m’expliquer où la FED se procure les 600 milliards de dollars qu’elle doit consacrer à l’épisode 2 si je me souviens bien.
        Je crois que la cour des comptes serait très surprise si le fonctionnement financier de l’Etat français lui était présenté de la manière dont vous vous le représentez.

      12. Non, c’est tout le contraire, et ça fait au moins 50 fois que je l’écrit: l’État est le seul a pouvoir émettre de la monnaie, il est l’émetteur en monopole de la monnaie.
        « Emprunter » pour un État est le nom de code pour « émettre la monnaie ».

        Le QE (rachat d’obligations) est un échange d’actifs, entre des obligations et de la monnaie. C’est un transfert d’un compte épargne (treasuries) a un compte courant (dollar).
        Il n’y a pas création nette de monnaie.

        Le gouvernement français sait parfaitement comment les choses fonctionnent, mais il est entre dans un carcan économique complètement arbitraire qui est le pacte de stabilité (pas plus de 3% de déficit et 60% de dette sous peine d’éviction) et n’est plus souverain dans sa monnaie (le franc a disparu aux dernières nouvelles).

        Le desastre que la zone euro s’impose a elle-même

      13. Bonjour,

        Oui, vous l’avez certainement écrit 50 fois, et je n’en comprends pas l’intérêt , et pour tout dire, je doute qu’il en existe un.
        L’Etat emprunte. Rien de neuf pour moi. Merci. Vous pouvez appeler cela comme bon vous semble, vous y trouvez certainement votre compte, ça doit épater les gogos, je présume.
        Concernant le QE, il s’agit en effet d’écritures comptable, mais avant tout, de mise en circulation de monnaie, et c’est à ce sujet que je vous interrogeais, vous ne m’avez pas répondu.
        Ou plutôt si : la monnaie sort en l’espèce d’une écriture comptable, elle est créée comptablement.
        Il y a donc création comptable de monnaie. Pas nette assurément.
        Pas net du tout, même.

      14. « et je n’en comprends pas l’intérêt »

        L’intérêt, c’est qu’au lieu de chialer sur les banques qui ne prêtent pas ou ne payent pas ceci ou cela, il serait temps de réaliser que la monnaie n’a qu’une source, l’État et a partir de ce moment, si l’économie périclite, si le taux de chômage est exponentiel, c’est sa responsabilité. Faire de la réduction de déficit en pleine depression est criminelle et ne fera qu’accentuer le désastre.

        « Concernant le QE, il s’agit en effet d’écritures comptable, mais avant tout, de mise en circulation de monnaie, et c’est à ce sujet que je vous interrogeais, vous ne m’avez pas répondu. »

        Le QE est le rachat d’obligation qui ont déjà été émise, et donc la monnaie a déjà été émise (mais était stockée sous forme d’obligation). Pas de création nette de monnaie donc.
        Le QE re-transforme en liquide(dollar) une épargne (Tresuries), mais ces réserves bancaires restent dans le système bancaire, il n’y a pas de création de crédit puisque personne n’emprunte.
        Vous pouvez recapitaliser ou mettre 100% de réserves dans les banques, si personne n’a la capacité d’emprunt, ça ne sert a rien.
        (Les réserves ne sont pas prêtées a part entre banques, quand les banques émettent du crédit, elles font le « leverage » de ces réserves.)
        Le QE ne sert a rien. A part effrayer une bande d’idiot qui se réfugient sur les marches de matières premières parce qu’ils ont peur de l’inflation.
        Le réveil sera dur.

        « épater les gogos »

        C’est bien dommage que vous le preniez de cette facon. C’est bien le dernier de mes soucis.
        Ce qui est plus pressent pour moi est d’avoir a vivre un cataclysme financier et ecologique parce que quelques uns refusent de comprendre que 2+2 = 4.

        1. « Le QE est le rachat d’obligations qui ont déjà été émises, et donc la monnaie a déjà été émise (mais était stockée sous forme d’obligation). Pas de création nette de monnaie donc.

          Le QE re-transforme en liquide(dollar) une épargne (Treasuries), mais ces réserves bancaires restent dans le système bancaire, il n’y a pas de création de crédit puisque personne n’emprunte. »

          « Le QE est le rachat d’obligations » (le Quantitative Easing est un rachat d’obligations par la Banque Centrale) « … obligations qui ont déjà été émises » (de l’argent – déjà émis – a été emprunté par l’État) « et donc la monnaie a déjà été émise » (avant d’être empruntée) « mais était stockée sous forme d’obligation » (une obligation est incapable de stocker quoi que ce soit : c’est une reconnaissance de dette) « Donc pas de création nette de monnaie » (en effet, l’État ne crée pas de monnaie en empruntant – il n’en crée pas autrement non plus d’ailleurs, c’est la Banque Centrale qui s’occupe de ça).

          « Le QE re-transforme en liquide (dollars) une épargne (Treasuries) » (les Treasuries sont des obligations, c’est-à-dire des reconnaissances de dette : dans QE, la Banque Centrale rachète ces reconnaissances de dette à des agents qui les détiennent) « mais ces réserves bancaires restent dans le système bancaire » (quelles « réserves bancaires » ? il n’a pas encore été question de « réserves bancaires ») « il n’y a pas de création de crédit puisque personne n’emprunte » (effectivement, mais ce n’est de cela qu’il était question : on ne parlait pas de création de « crédit », on parlait de création de « monnaie », or il y a bien eu création de « monnaie » – comme tout le monde le dit à juste titre – l’argent à l’aide duquel la Banque Centrale rachète des obligations d’État est de l’argent émis pour la première fois, qui va grossir la masse monétaire existante).

          Moralité : les économistes se trompent souvent, mais pas quand ils disent que le Quantitative Easing est de la création monétaire par la Banque Centrale.

      15. Les faits ne vous etrangle pas Mr Jorion…

        La masse monetaire US M3 est toujours en contraction:
        THE EXPLODING U.S. MONEY SUPPLY MYTH….

        « So yes, the US government is running a massive $1.5T deficit, however, by any metric of money supply we can see that this is barely offsetting the continued de-leveraging that is occurring across the US economy. We are certain to see higher rates of inflation in 2011 (especially if oil prices surge higher), however, it is not an accurate portrayal of reality to conclude that the USA is “printing money” uncontrollably and flooding the world with dollars that will lead to hyperinflation. That is simply not the case and the data speaks for itself. At best, we are barely printing enough to offset the destruction of de-leveraging….  »

        Et au fait, ou est donc passe votre histoire de faillite US?

        1 mo Treasury Yield Curve Rates

        01/03/11 0.11
        05/06/11 0.02

        Oh la la, les US vont faire faillite, je le vois a ce taux exorbitant de 0.02% sur sa dette a 1 mois!
        C’est encore loin grand Schtroumpf?

        Quantitative easing 101

        « Quantitative easing merely involves the central bank buying bonds (or other bank assets) in exchange for deposits made by the central bank in the commercial banking system – that is, crediting their reserve accounts. The aim is to create excess reserves which will then be loaned to chase a positive rate of return. So the central bank exchanges non- or low interest-bearing assets (which we might simply think of as reserve balances in the commercial banks) for higher yielding and longer term assets (securities).

        So quantitative easing is really just an accounting adjustment in the various accounts to reflect the asset exchange. The commercial banks get a new deposit (central bank funds) and they reduce their holdings of the asset they sell. »

        Understanding central bank operations


        Building bank reserves will not expand credit

        Building bank reserves is not inflationary

        « (une obligation est incapable de stocker quoi que ce soit : c’est une reconnaissance de dette) »

        Une obligation est un outil d’épargne, un stock.
        Tout comme la monnaie (un flot) est une reconnaissance de dette, et pourtant il semblerai absurde de demander a l’État de rembourser la monnaie.
        Une obligation n’est pas différente de la monnaie, sauf en ce qui concerne la durée et le taux d’intérêt.

        « (en effet, l’État ne crée pas de monnaie en empruntant – il n’en crée pas autrement non plus d’ailleurs, c’est la Banque Centrale qui s’occupe de ça). »

        Le Congres crée la monnaie en faisant son budget et en faisant du déficit budgétaire. Il émet ensuite de la dette (« emprunte »).
        La dépense du gouvernement est faite et le Trésor crédite les comptes bancaires des diverses institutions publiques et privées.
        La banque centrale prête ensuite, et si elle doit prêter en contrepartie d’un chien mort, elle le fait. La banque centrale et le Trésor font partie de l’État.

        « (quelles « réserves bancaires » ? il n’a pas encore été question de « réserves bancaires ») »

        C’est la fonction du QE.
        « Les opérations de la banque centrale ont pour but de gérer la liquidité dans le système bancaire, de façon a ce que le taux d’intérêt a court terme corresponde a la cible officielle qui définit la position courante de la politique monétaire. En achevant ce but, la banque centrale peut: (a) intervenir sur le marché interbancaire pour administrer journellement l’offre et la demande de fond;
        (b) acheter certain actifs financiers a un taux réduit aux banques commerciales; et (c) imposer un taux de pénalité sur les banques qui requiert des fonds en urgence. En pratique, la gestion de la liquidité est en grande partie achevée a travers (a).
        Cela étant dit, la fonction des opérations de la banque centrale existent pour compenser les facteurs opérationnels dans le système bancaire en changeant la composition des réserves, des espèces et titres, et n’altère pas les actifs financiers nets du secteur non-gouvernemental. »
        http://alienaeconomics.blogspot.com/2011/02/labc-du-deficit-budgetaire-troisieme.html

        « est de l’argent émis pour la première fois »

        Non, les fonds émis en contrepartie des obligation ont déjà été émis une première fois par l’État. Il n’y a pas de création monétaire (base) nette. La banque centrale ne fait que re-transformer ces obligations en fonds.

        Moralite: vous ne comprenez strictement rien a la monnaie et a son fonctionnement (et vous refusez meme les faits!).

      16. Bonjour,

        Monsieur Jorion ; Je le répète, les Hommes ont davantage besoin de croyances que de connaissance, encore une illustration sans équivoque.
        Et c’est à dessein que je parle de besoin, et non d’envie.

        Aliena ; Vous me répétez que vous me répétez et j’en conviens. Mais c’est d’arguments dont j’aurais souhaité bénéficier, les croyances humaines sont pour moi des croyances.
        Or, vous ne m’avez à ce jour fourni aucun argument à l’appui de votre représentation d’un Etat qui disposerait d’un privilège d’émission monétaire, concept étrange que vous ne m’avez nullement caractérisé sur un plan fonctionnel.
        Ma représentation du système financier « théorique » confie à la Banque centrale le monopole de la gestion de la monnaie, en cohérence avec la première mission qui lui est confiée, le contrôle de l’inflation.
        L’Etat est pour moi dorénavant un intervenant économique comme un autre, bénéficiant simplement d’une grande confiance des prêteurs en raison de la fidélité « légale » des clients de ses prestations de services. Mais toutes ses prérogatives originelles en matière de monnaie lui ont été retirées (lors de la construction européenne, en vue de favoriser l’intégration des acteurs et l’harmonisation des pratiques).
        Je suis en ce qui me concerne, capable d’étayer ma représentation par de nombreuses observations cohérentes entre elles.

        Vous me proposez en revanche un argument en faveur d’une absence de création monétaire dans la mise en œuvre du Quantitative Easing par les américains : Le rachat d’obligations préexistantes.
        Cet argument me semble vrai, mais sa validité bien douteuse, mon évaluation corroborant celle de Paul Jorion.
        Sur un plan théorique d’abord. La monnaie est pour moi une « convention par laquelle est attribuée une valeur d’échange précise à un support dénué de valeur d’usage ».
        Il ne fait aucun doute qu’en rachetant des obligations, la FED met en circulation de la monnaie. Il ne fait aucun doute non plus qu’elle ne dispose pas en réserve de la monnaie correspondante, et qu’elle l’a créée pour cette occasion. (J’y reviendrai).
        Votre proposition revient à dire qu’en immobilisant l’obligation correspondant à sa mise en circulation de monnaie, la FED retire un montant équivalent en monnaie à ce qu’elle a émis.
        Ce qui impliquerait qu’une obligation soit de la monnaie.
        Une obligation devrait donc être « une convention par laquelle est attribuée une valeur d’échange précise à un support dénué de valeur d’usage ». Ce n’est pas le cas : Une obligation a une valeur d’usage : celle d’un investissement financier, bien distincte de sa valeur d’échange. En immobilisant une obligation, on immobilise un outil financier, pas de la monnaie, il n’y a donc pas neutralisation de la monnaie émise, et donc bien création monétaire à hauteur de la monnaie mise en circulation pour l’occasion.
        C’est un peu abstrait, mais on le vérifie aisément en observant ce qu’est une obligation et comment elle naît. C’est la convention par laquelle un intervenant prête de la monnaie à un autre en contrepartie d’une rémunération (le taux en l’espèce). La naissance d’une obligation ne donne donc pas lieu à création monétaire, elle fait simplement circuler une monnaie préexistante, (l’emprunteur s’engageant à la restituer à terme). La création, ou la circulation d’une obligation n’affecte donc pas la masse monétaire.
        Sauf, bien sûr, dans le cas particulier où la monnaie mise en circulation pour son acquisition est créée pour l’occasion, et non issue des marchés.
        Or, c’est le cas général actuel du Quantitative Easing.
        La mise en évidence comptable du phénomène est aisément vérifiable : il n’y a que deux intervenants concernés, la Fed, racheuteuse de l’obligation, et le vendeur de l’obligation.
        Pour celui-ci, l’opération est neutre au bilan, le compte de trésorerie crédité annulant le débit du compte d’épargne. Or, coté FED, il y a un compte d’épargne crédité en surplus, et donc augmentation du bilan à chacune de ces opérations de rachat. Bilan augmentant du montant de l’obligation d’un coté et équilibré de l’autre, il y a création. De monnaie, par la FED, en l’espèce !
        Et donc augmentation de la masse monétaire en circulation. Et inflation induite.
        Après, ça se complique. Mais je peux continuer …

      17. http://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Reserve_Act

        The Federal Reserve Act (ch. 6, 38 Stat. 251, enacted December 23, 1913, 12 U.S.C. ch.3) is the Act of Congress that created the Federal Reserve System, the central banking system of the United States of America, and granted it the legal authority to issue legal tender. The Act was signed into law by President Woodrow Wilson.

        http://en.wikipedia.org/wiki/Federal_Reserve_System#Central_bank

        In its role as the central bank of the United States, the Fed serves as a banker’s bank and as the government’s bank. As the banker’s bank, it helps to assure the safety and efficiency of the payments system. As the government’s bank, or fiscal agent, the Fed processes a variety of financial transactions involving trillions of dollars. Just as an individual might keep an account at a bank, the U.S. Treasury keeps a checking account with the Federal Reserve, through which incoming federal tax deposits and outgoing government payments are handled. As part of this service relationship, the Fed sells and redeems U.S. government securities such as savings bonds and Treasury bills, notes and bonds. It also issues the nation’s coin and paper currency. The U.S. Treasury, through its Bureau of the Mint and Bureau of Engraving and Printing, actually produces the nation’s cash supply and, in effect, sells the paper currency to the Federal Reserve Banks at manufacturing cost, and the coins at face value. The Federal Reserve Banks then distribute it to other financial institutions in various ways.

  2. Ne perdant jamais le nord, les mégabanques américaines viennent d’obtenir que les swaps de change bénéficient d’une exemption, dans le cadre de l’application de la loi Dodd-Frank. Le trading de ces produits dérivés ne sera pas dans l’obligation d’utiliser les nouvelles chambres de compensation destinées à lever le brouillard opaque qui enveloppe ce marché. La spéculation sur les marchés monétaires a de beaux jours devant elle, dans le contexte des secousses qui s’annoncent sur ceux-ci, ne pouvant en retour que les amplifier.

    quelqu’un pourrait-il expliciter ces lignes en des termes plus abordables?

    qu’est ce qu’elles protègent les mégabanques au final, et même qui? quels sont les ‘organes vitaux’? les salons de washington? la chose publique existe-t-elle encore?

    1. Loi Dodd-Frand (extrait d’une synthèse de) « …Les marchés de produits dérivés vont être régulés. D’ici un an, les transactions transiteront via des chambres de compensation pour limiter les marchés de gré à gré) et les banques seront obligées de filialiser les activités dans les dérivés les plus risquées… »
      Pour ce que j’en comprends, les mégabanques protègent le crédit, crédit obligatoire et universel pour les entreprises aujourd’hui, puisque leurs achats comme leurs factures ne sont pas payées en temps réel et que leur cash est placé ou distribué aux actionnaire.
      « Organes vitaux », je ne vois pas…
      Le fait est que les banques sont dans le rouge, elles ont du poison plein les veines. Ce serait presque comique vu que sont elles-mêmes qui l’ont distillé. Mais elles ne prète pas et menacent de couler en emportant les dépots qu’elles contiennent. Dans le système où nous sommes elles pourraient achever les entreprises, mais surtout ruiner les gros dépots qui sont chez elles, ou qu’elles font fructifier dans cette même spéculation avec les CDS (le poison) et autres qui fait diverger toute l’économie.
      Si la chose publique c’est sauver l’intérêt général avant les puissances financières, on peut dire que non, à mon avis.
      On aurait pu laisser crever les banques et monter un grand emprunt général à l’échelon national et/ou international pour sauver les particuliers, et les entreprises endettées, mais on a choisi de sauver les banques et d’emprunter sur les marchés, sans mettre à bas la centrale nucléaire en folie perpétuelle, les bourses mondiales.

      1. Bonjour,

        parmi les propositions des « economistes sidérés » (ou autre appellation désolé pour l’imprecision) figure celle de recencer les propriétaires des différentes créances des banques et autres institutions financiére.

        La connaissance de ces données seraient vraiment stratégique pour un politicien qui serait (enfin) désireux de remettre de l’ordre dans les choses et décidé à faire des choix trés trés politiques entre les créances à garantir et les autres destinées plus ou moins à être abandonnées.

        Rien n’est fait à ce niveau trés probablement; car pourquoi l’establishment bancaire et des assurances donnerait des armes, un levier à un processus qui donnerait à la population la possibilité de se protéger, de garantir les petits interêts, ceux des petites retraites par exemple ou bien les avoirs des gens « normaux » ceux de la classe moyenne par exemple.

        « Si nous coulons VOUS coulerez avec nous  » voilà le discour du systéme de la finance.

        Cordialement

      2. pour les choix très très politiques, déjà faut-il faire élire quelqu’un qui ne soit pas trop compromis, ce n’est pas gagné.

        madame joly semble partante mais apparemment l’homme de paille hulot serait ‘préféré’. l’intelligence pour lui serait de s’incliner devant les enjeux car il n’a vraiment pas les épaules.

  3. Bjr,
    Ils ont tués Ben Laden, le dollar va remonter en attendant la cata de l’automne. Ainsi va le monde.

  4. De toute manière tout est joué , c’est le dépôt de bilan des états et des banques , ce n’est qu’une question de délai , combien devront rendre les détenteurs de capitaux , et qui va payer le plus.
    Faites une croix sur vos assurances vies.

    1. Rien n’ est jouer..
      Pourquoi croyez vous que cela fait 2000 Ans que l’argent est au Hit Parade du Pouvoir ?

      soyez moins crédules svp?
      merci

  5. en gros le Big Bang financier (suivi des dégâts collatéraux ) serait pour la prochaine rentrée : septembre, octobre ?

    1. Sell in May and go away. Ca va aller crescendo jusqu’en décembre puis decrescendo toute l’année 2012.Consultez le graphique que Paul a publié sur les dettes cumulatives immobilieres aux US, la dette-mère.Le timing de décalage des QE1,QE2, voir QE3,QE4…… n’est pas gérable mais le résultat est sur. L’inflation va bouffer nos econocrocs et nos retraites pour refinancer les Treponem Bale1,2,3,4…..des banques.La dette souveraine des Etats , je m’en Fichte.Les couillons souverains, je les connais et j’en fais partie , pas thea-party.

  6. On ne dira jamais assez non plus la contribution du système économique à la bonne marche de l’humanité!

    Certes la dollar perd de son aura, ce qui semble s’inscrire dans la fin de l’hégémonie américaine. Encore un tournant de la fin de l’histoire!

    Les pays émergents censés apporter la croissance
    Cette dernière n’étant que le résultat de siècles de meurtres, de viols et de rapines pour le partage du butin que l’on sait; nous devrions savoir:
    -que les pays émergents n’émergeront jamais,
    -qu’une différence énorme entre ressources disponibles et consommées interdit au train de vie occidental de devenir planétaire;
    -qu’outre la répudiation des dettes économiques, qui posera problème, la dette entropique elle ne saurait être réglée…

    Pays émergents, croissance: de la novlangue pour nos hiérarques belliqueux et toujours plus avides de richesses; espéraient-ils sincèrement améliorer la situation en misant sur les ruines des déshérités?

  7. Alléluia!! Nous sommes sauvé! La Crise est finie!
    Ben Laden est mort! Le dollars remonte! La bourse aussi!
    Vive l’Amérique!!!
    Vous zinquiétez pas, je vais bien…

    1. L’annonce de la mort de Bin Laden signifie juste que les US n’ont plus un kopeck pour se payer leur circus militaire et leur permet de crier mission accomplie et de rentrer chez eux.
      Cela n’empéchera pas leur effondrement : un pays qui ne produit plus que des chiffres sur des bilans truqués depuis des décennies et vivant de leur statut d’emetteur de monnaie de reserve.

      1. @Lartigues

        >>>
        L’annonce de la mort de Bin Laden signifie juste que les US n’ont plus un kopeck pour se payer leur circus militaire et leur permet de crier mission accomplie et de rentrer chez eux
        <<<

        C'est effectivement ce qui m'a tout de suite saute a la figure quand j'ai entendu la nouvelle.

      2. Le déclanchement de l’assaut final contre Ben Laden coïncide avec le lancement de la précampagne de BO et l’euphorie de l’instant, repousse à plus tard le moment des décisions douloureuses. Comme ça marche ainsi depuis 3 ans, pourquoi ne pas croire que ça peut encore durer ? – Un moment encore, rien qu’un moment, monsieur le bourreau !

      3. @Baillergeau

        On est encore très loin des élections US, novembre 2012, et ça fait à peine plus d’un an qu’Obama est en fonction, ne l’oubliez pas. Alors renforcement actuel d’Obama vis à vis de l’opposition de droite au congrès, dans la population américaine et sur la scène internationale, oui. Mais on ne joue un atout maître qu’une fois et la partie est encore longue avant sa fin…

    2. Jadis les seigneurs féodaux japonais avaient déjà compris que si l’on est trop petit ou pas assez riche pour soulever une armée et que l’on risque de se faire manger par son voisin, il restait quand même l’option des ninjas pour se faire respecter ^^

      L’ironie donc c’est que dans l’histoire, encore une fois quand c’est possible, le renseignement + les commandos ont été plus efficace qu’une armée !
      Viendra donc le moment, après l’euphorie de la revanche, que soit posé le bilan de cette campagne en Afghanistan ! et comme l’élection n’est pas dans 2 mois, je demande à voir pour les bénéfices éventuels à en tirer politiquement.

      1. @Diogène2synapses

        Le problème, voyez-vous, c’est qu’une action militaire « spéciale », renseignement plus commandos de tueurs, sans le soutien d’une armée dominante capable de se projeter en masse et d’occuper un pays, ou de contrecarrer les états d’âme du pays « ami » où est effectuée l’opération, comme le Pakistan ici, ben c’est assez compliqué à mettre en œuvre et surtout à défendre devant la communauté internationale. On appelle ça dans ce cas là un acte de terrorisme, tout simplement, d’État ou pas.
        Signalons que le budget du Pentagone et des agences de sécurité affecté aux « opérations spéciales » – dont les assassinats – a été massivement augmenté par l’administration Obama.
        Bref c’est une arme réservée de fait aux États forts régionalement ou mondialement et interdite au faible, précisément parce qu’en théorie accessible à un État « faible » militairement.

      2. Perso, j’ai beaucoup de mal avec cette manière de proumouvoir l’exécution de Ben Laden ou de qui que ce soit comme d’un haut-fait , j’eusse préfèré un meilleur respect de la justice de la part des USA.
        Pour moi, il en va quelque part de l’avenir de nos démocraties, s’il doit être porter aux nues de tuer son ennemi, cela plutôt que de l’arrêter et le juger, je crains fort que l’exemple ne soit justement pas de la meilleure augure.

      3. Cécile.
        Le juger était peut-être « dangereux », non..??

        La leçon Wikileaks doit leur avoir laissé des traces permettant au comportement de cowboys de s’exprimer dans toute sa « splendeur ».
        Surtout lorsque l’on sait que l’Angleterre s’est servie des « lois » anti- « terroristes » pour avoir des informations sur l’Islande…

        (N.B. : ceci n’était pas un concours de guillemets. Mais il est important de savoir qu’une certaine tension nerveuse certaine est clairement apparente dans TOUS les faits actuels.
        Once demande pourquoi…)

    3. Le Parisien mardi 3 Mai, page 3.

      « L’agence France-Presse a réussi à prouver que la prétendue photo de Ben Laden mort avait été truquée : la barbe et la partie inférieure du visage, floues, ont été empruntées à un cliché plus ancien »

  8. Est-ce que la vraie crainte n’est pas, la baisse de la notre des EU, mais que, seule, la dette américaine soit dégradée ?
    C’est beaucoup plus l’asymétrie qui laisserait certains grands Etats emprunteurs mieux notés que d’autres qui doit faire peur. Imaginons que la dette des EU, de la GB, de la France, de l’Italie etc… perdent ensemble le fameux triple A.
    Il n’existerait pas d’autres Etats susceptibles d’éponger la masse de capitaux qui cherche des supports d’investissement. Or, aujourd’hui, il y a plus abondance de liquidités que pénurie de liquidités. Et c’est finalement cette abondance qui détermine le niveau des taux d’intérêt en dehors du critère de la notation. Sur ce dernier point, imaginons que les Etats proposent la même camelote aux marchés financiers, il n’y a plus de raison de distinguer une camelote d’une autre pour appliquer des taux d’intérêt différents, et donc de noter différemment.
    C’est pourquoi à mon avis, si les grands Etats emprunteurs ont gardé jusqu’à aujourd’hui le triple A. C’est pas parce qu’ils méritaient intrinsèquement de recevoir la notation triple A mais parce qu’ils sont tous, avec leurs finances dégradées, dans la même situation.

  9. La question fondamentale : Vous me payer comment ?

    C’est incroyable le nombre de petites choses élémentaires qui ne se font plus
    naturellement.

    Question de confiance sans doute.

  10. Heureusement que la disparition de Ben Laden est là pour faire diversion!
    Je ne peux m’en empêcher: Obama a eu la peau d’O[u]ssama, Il est pas Mou Barak!!!
    Et vive le « Printemps arabe » made in USA!

  11. Avec la capture de Ben Laden, les americains viennent de jouer leurs dernier Joker. Il est censé dans l’esprit des concepteurs, de sortir le Marché de sa fin de fin. Lui imprimer une profond ample poussé. Créer « l’evennement » entrainant pour … encore une minute monsieur bourreau.
    A l’heur qu’il est, tout ce qu’ils ont obtenu n’est qu’un encore plus néfaste excés.
    Pétard mouillé.
    Dow a 5000

    1. Après le mariage royale, la sanctification papale, le justicier glorieux …
      Bref, et donc, plus rien sur Fukushima, déjà que rien sur la Côte d’Ivoire, (alors que Licorne est toujours sur le pied de guerre : bombardements de Yopougon), rien sur la Lybie, rien sur …

    1. Sachant que travailler a un coût : transport, repas (plus cher que si préparé chez soi), … ça laisse songeur.
      Moi je me dis que lorsqu’on est prêt à travailler sans salaire (je ne parle pas de l’auto-entrepreneur), on est pas loin d’accepter une chemise (brune ou rouge, selon vos goûts).

    2. N’allons pas en déduire que le travail serait une addiction, forme particulière de névrose !

      1. t’as envie de travailler ? assis toi , tu verras ça passera !

        proverbe corse

        le travail c’est la santé ? bah laisse le aux malades !

        etc

    3. Cette situation ne pourrait pas être durable ni généralisable. Ceux qui sont prêts à travailler sans salaire le font parce qu’ils ont « encore » de quoi vivre où touchent le chômage ou autre forme de revenu. Il est sans dire que le travail généralisé sans rémunération se traduirait par des consommateurs, des clients ou de acheteurs sans argent. Pourquoi pas?

      1. @ Gladiador dit : 2 mai 2011 à 12:55

        Il est sans dire que le travail généralisé sans rémunération se traduirait par des consommateurs, des clients ou de acheteurs sans argent. Pourquoi pas?

        Votre « pourquoi pas » m’inquiète. Ne craignez vous pas la survenue d’une situation de chaos ? La Somalie peut servir d’exemple.

        Cela nous entraînerait, à très grande vitesse, vers un vertigineux retour en arrière. Nous serions alors sur le chemin de l’Olduvaï auquel certains on pensé.

        Personnellement j’aspire à autre chose pour nos descendants proches où lointains, quitte à ce qu’ils doivent travailler beaucoup plus pour consommer beaucoup moins à l’exemple de ce que nous montrent les Brics. Le monde est en train de s’équilibrer au détriment de l’occident qui, en évitant les désordres, doit maintenant se serrer la ceinture.

      2. Jducac
         » j’aspire à autre chose pour nos descendants proches où lointains, quitte à ce qu’ils doivent travailler beaucoup plus pour consommer beaucoup moins à l’exemple de ce que nous montrent les Brics. Le monde est en train de s’équilibrer au détriment de l’occident qui, en évitant les désordres, doit maintenant se serrer la ceinture. »
        Voilà bien le message des accapareurs du cac40: pour que les profiteurs profitent toujours plus, organiser la régression vers la barbarie sociale, polique et écologique. Modèle chinois: dictature politique, seule façon dans la crise de maintenir la domination de la classe dominante, celle du plus grand vol de l’histoire, le capitalisme.
        Voilà bien la classe d’exproprieurs qu’il faut exproprier avant que son dessin ne s’accomplisse:
        Big Brother.

    4. Et pourquoi pas travailler dans l’espoir d’une prime sur les dividendes ? Les mentalités changent, je le sens…

      1. Il ne reste plus qu’a demander aux futurs élus une petite contribution au capital en plus de leur travail gratuit et voilà résolu les conflits entre patrons et salariés.

      2. et pourquoi pas tous travailler et tous partager.
        l’argent on s’en fiche après tout
        donner une « valeur » au fait de se bouger pour le monde où l’on vit c’est juste le brider

        Cécile dit

        on pourrait déjà arrêter la guerre, …

        tout le monde le sait mais imaginez quand même planétairement la somme d’efforts que ça représente, qui serait utilisé à du bien, la somme de problèmes négatifs induits qui seraient évités. ça donne le tournis non?
        et on nous vend des plans de rigueur, FMI, des crédits sur 20 ans pour « habiter » !

      3. C’est bien le seul objectif de la prime de Sarko: écran de fumée pendant qu’il fait baisser le salaire réel. La réforme des retraites, saluée par les mêmes, revient déjà à une amputation des retraites, pourtant de misère pour la majorité.

    5. Il faut arrêter les faux-semblants et rétablir l’esclavage !
      Comment ? Il n’a jamais été réellement aboli ?

      1. @jducac 2 mai 2011 à 14:29: Je pensais plutôt au lendemain du chaos provoqué par « le sauve qui peut » présent et l’écroulement de ce système de dette pyramidale polymorphe, à un monde sans argent. Mais ce n’est pas pour demain la veille…

    6. On savait déjà que certains gagnent de l’argent sans travailler, on apprend maintenant que l’inverse est possible.
      Après les stages payés « au lance pierre », le travail gratuit; quelle époque…..

    7. Ben oui, en voilà un grande idée 🙂
      Pour pousser plus à fond le concept, je propose au employeurs de travailleurs gratuits de donner leur production au lieu de la vendre. Chiche ?

  12. je suis novice et bien novice mais je n’y ai jamais cru à la reprise tirée par les marchés émergeants.

    Ne perdant jamais le nord, les mégabanques américaines viennent d’obtenir que les swaps de change bénéficient d’une exemption, dans le cadre de l’application de la loi Dodd-Frank. Le trading de ces produits dérivés ne sera pas dans l’obligation d’utiliser les nouvelles chambres de compensation destinées à lever le brouillard opaque qui enveloppe ce marché. La spéculation sur les marchés monétaires a de beaux jours devant elle, dans le contexte des secousses qui s’annoncent sur ceux-ci, ne pouvant en retour que les amplifier.

    par contre ce passage est vraiment obscur, quelqu’un peut-il l’expliciter en des termes plus abordables et pratiques?

    merci

    1. Le négoce des produits dérivés, pour l’essentiel de gré à gré (c’est à dire dans la plus totale opacité), doit désormais – pour une partie d’entre eux – transiter par des chambres de compensation, où ils sont enregistrés et qui garantissent les payements.

      Faire exception pour les swaps de change, revient à laisser perdurer l’ancien régime pour ceux-ci.

      1. C´est l´illustration de ce que disaient Paul et François lorsque les USA avaient voté la loi de régulation financière, en expliquant bien à quel point elle contenait des brèches et à quel point il serait de toutes façons facile d´en créer de nouvelles si le débit de flouz obtenu n´était pas suffisant.. Comprendre par là accaparement des richesses qui seront produites dans un futur de plus en plus lointain.

      2. merci françois, quelle chose édifiante que de concentrer toujours plus de pouvoir entre les mains de ceux qui sont à l’origine de la crise, sinon en vue de confrontations armées pour le moment localisées et qui bien évidemment justifient en retour cette concentration. une nouvelle guerre froide déjà bien tiède, pour ne pas changer de mode de vie.

  13. @ François Leclerc
    L’exemption du trading des swaps de change sur les produits dérivés représentent combien de miliers de milliards de dollars.? L’ensemble des produits dérivé étant de 600.000 Milliards de dollars soit 10 fois le PIB de outs les pays de la planète. Très fortes les méga-banques américanes, non.?

    1. @ Michel P.

      Les 600.000 milliards que vous évoquez, il s’agit d’un notionnel et pas d’une évaluation du risque réel d’exposition.

      1. Merci, Monsieur Leclerc, cela répond à mon commentaire ci-dessous. C’est à dire qu’il est inutile.

        Bon, sinon, soit il existe un souci sur l’heure de publication des commentaires, soit le rafraich ne sert à rien.
        Car votre commentaire n’était pas visible lorsque j’ai écrit le mien…
        Bizarre…

  14. Oups… surdose de désinformation/propagande Ben laden sorti du congélo et çà.

    « Fort opportunément, la Banque des règlements internationaux (BRI) vient par ailleurs de révéler une forte baisse, depuis le début de l’année, de l’exposition des banques allemandes, britanniques et françaises, qui ont réduit leurs engagements dans les secteurs public et privé de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne ».

    Et comment ils ont fait ça?…confinés dans des structures de Defeasance sans règles ni règlementation et roulez jeunesse. autant dire l’opération du St Esprit si on y croit bien sur.
    cordialement

    1. La méthode la plus simple consiste, lorsque les prêts sont venus à échéance, à ne pas en engager d’autres ! Par ce simple jeu, l’en-cours diminue. Plus les maturités sont courtes, plus cela va vite !

      Mais vous remarquerez que la BRI ne fait pas la distinction dette publique/dette privée, nous laissant sur notre faim.

      1. Qui donc achète les dettes del PIIGS lors de chaque émission? Il y a toujours preneur! S’il est vrai que l’exposition de ces banques baisse en rapport aux dettes souveraines il n’est pas exclu que ces expositions se déplacent vers, par exemple, les CDO?

      2. « Mais vous remarquerez que la BRI ne fait pas la distinction dette publique/dette privée, nous laissant sur notre faim. »

        Elle n’y a absolument aucun intérêt, non plus..

        Imaginez le malaise…

        Ce serait comme si la religion catholique comptait précisément le nombre de fidèles dans les messes.

      3. yvan dit :
        2 mai 2011 à 14:58
        Ce serait comme si la religion catholique comptait précisément le nombre de fidèles dans les messes.

        Le canard est déchainé. C’est pas un raison pour s’assoir sur les missels…

      4. et pourquoi ils prêtent alors?
        Jamais de pertes tout est bénéfices..
        ce qui me plais beaucoup c’est la science Financière derrière la façade ..

    2. On a parlé de la Chine. Mais il ne faut pas oublier la BCE, tout simplement. Et puis les banques du pays: les banques grecques achètent les obligations de l’Etat grec (avec l’argent de la BCE), etc…

      Ces marchés sont peu « liquides » (il y a peu de transactions).

      1. Merci de votre réponse François Leclerc et pardonnez ma naïveté mais, pourquoi la BCE n’a pas arrêté la spirales qui a conduit au sauvetage du Portugal? Ou encore, la Chine a-t-elle la capacité d’acheter toutes les dettes, européennes et américaines pour sauver le système?

    1. bonjour cher Lisztfr

      voici
      zéro de couverture | sur un assez long délai, le taux de survie …
      – [ Vertaal pagina deze ]

      le vertaal pagina deze c’est juste que je suis ici pour le moment Limbourg flamand..

      Merci ,les gens sans couvertures on froid
      Soleil ici ,il fait beau et chez vous?
      arrêtez de vous tourmenter..
      Accepter ce qui nous entoure ou bien faut pas venir comme inviter par hasard..

      amitié cher lisztfr..

  15. Le ministre des finances grec veut un allongement des délais de remboursement de la dette

    LEMONDE.FR avec Reuters | 02.05.11 | 09h02
    bravo mrs leclerc

    1. Pourquoi lire le Monde quand sur deux questions des plus importantes, la crise économique et la crise nucléaire, François s’en tire bp mieux ?

  16. Bonjour.
    Je me méfie avec les Ricains…Un réflexe.

    Déjà, Monsieur Leclerc, quel est l’ordre de grandeur des sommes en jeu par rapport aux titrisations qui nous ont fait un Lehman…?

    Puis, l’état US nous ayant habitué à être le dernier « tout » (assureur, préteur, employeur indirect, emprunteur (de ses propres dettes), etc..), ne va-t’il pas nous sortir une souscription à super-rendement pour une cause bidon. (augmentation de capital de l’armée contre un Ben Laden bis, un fond « green » pour planter des panneaux solaires dans le désert, financement d’une guerre pour aller récupérer le pétrole, autre fond green destiné à l’arrosage des éoliennes pour les faire pousser, etc…).?

    Ensuite. Peut-on imaginer une sorte de soutien du dollar par les pays qui en possèdent le plus et non seulement la Chine, mais aussi et surtout les Pays du Golfe ainsi que l’Europe en contraint et presque forcée.?

    Dans la suite de ce point, et sachant que le dollar est une monnaie qui est en BAISSE dans les échanges internationaux, quelle est le montant des différents swaps avec les monnaies qui sont fixées à son cours ou veulent éviter de trop fortes fluctuations tel l’Euro..??

    Et, comme nous savons que les US connaissent leur situation, une forte baisse des swaps, justement, ne serait-elle pas la prochaine étape..??

  17. Le capitalisme financier est sans doute à l’agonie dans ses fondements. Par contre il n’est pas à l’agonie dans la tête des gens. Les gens manifestent ou se soulèvent non contre le capitalisme, mais parce qu’ils estiment qu’ils n’ont pas assez de la part du gâteau des richesses produites.
    C’était vrai dans le cas des pays de l’Est, c’est aussi vrai dans le cas des révolutions arabes.
    Ici en Europe ou aux USA, il n’y a pas de soulèvement de masse contre le système. Les gens râlent parce que ça leur coûte plus cher de se chauffer, de rouler en voiture, de s’alimenter ,de se loger ou de partir en vacances ou qu’ils payent trop d’impôts, que leurs retraites fondent comme neige au soleil, ou la couverture de leurs frais de santé itou. Mais à part une faible minorité vilipendée, ils ne remettent pas en cause le système. Au contraire ils sont mécontents de ne pouvoir profiter davantage du système.
    Donc quand le système calera vraiment – il semblerait au vu des analyses de ce blog que le moment approche – ça sera une vrai foire d’empoigne, pas beau à voir, et encore moins à vivre… Voilà de beaux jours pour les extrémistes de tout poil, si j’ose dire… En particulier les partis d’extrême droite dans nos si solides démocraties: nouveau 21 Avril ? Bis repetita placent!

    1. « Les gens manifestent ou se soulèvent non contre le capitalisme, mais parce qu’ils estiment qu’ils n’ont pas assez de la part du gâteau des richesses produites.
      C’était vrai dans le cas des pays de l’Est, c’est aussi vrai dans le cas des révolutions arabes. »

      Ca, ça vaudrait le coup d’être explicité.
      Il est clair qu’en 1789, la noblesse avait l’argent. Mais était un groupe identifié et identifiable.

      Les pays de l' »Est »..?? C’est à dire..??
      Parce qu’un « communiste » est censé être pauvre..??
      La propagande a été efficace, on dirait.
      L’oligarchie du « communisme » a toujours été aussi riche que la Chinoise…

      Mais néanmoins bravo, juste pour une chose : les Arabes ont en effet fait des révoltes, pas des révolutions.
      Les US ne leur permettraient pas.

      1. @yvan
        « Les pays de l’ »Est »..?? C’est à dire..?? »
        Je ne parle pas de la nomenklatura des ex pays communistes, mais de ceux qui
        passaient à l’Ouest chaque jours de plus en plus nombreux à la fin de l’URSS. Tout comme aujourd’hui les Nord Africains qui viennent en Europe. Tous ces gens avaient rêvé pendant des années devant leur téléviseur du « Paradis capitaliste » et sans aucun doute de plus de liberté. Et quant les digues ont cédé, il ont rejoint ce « Paradis ».
        Ce n’étaient pas les plus riches… Tout comme les immigrés qui franchissent la Méditérrannée aujourd’hui.

      2. La différence entre le communisme et le capitalisme?
        Le communisme est mort de son échec, le capitalisme mourra de son succès!
        Ainsi le veut la nature humaine, du moins celle de l’homme occidentalisé: tout le monde veut être riche et personne ne veut partager. A quelques exceptions près, mais les saints sont peu nombreux…
        Partager avec son prochain, respecter la nature, voilà de quoi faire fuir la plupart d’entre nous.
        Par contre s’enrichir au delà du raisonnable, saccager la nature voilà de quoi mobiliser les foules.

    2. La bourgeoisie a volé une part croissante du travail des producteurs.
      Elle doit, dans la crise, aller encore plus loin, autrement dit vers la barbarie,
      pour que son système d’accumulation par exploitation continue.
      Pour cela, elle s’apprête à utiliser à nouveau les fascistes.
      A nous de décider d’en finir avec la barbarie et le fascisme.
      Pour cela, il faut mettre fin à la dictature capitaliste, imposer enfin la démocratie.

      La course est engagée.
      Mais l’histoire n’a pas se sens.
      Toutes les espèces disparaissent.
      La différence, c’est que la nôtre peut choisir.

      1. Charles A. dit :
        2 mai 2011 à 17:51

        «  »Pour cela, il faut mettre fin à la dictature capitaliste, imposer enfin la démocratie » » (ici il manque un mot)

        Vous oubliez un mot: économique. La démocratie – économique -.
        C’est ce mot-là qui fait la VRAIE différence positive, le reste, le bla bla de la seule « démocratie politique », on en est déjà sursaturé, et ça marche à peu près.

        Imposer la démocratie économique? Elle devrait, en principe s’imposer toute seule… si l’on est cohérent.

  18. Que faire?
    Avant longtemps, et pour éviter l’éclatement de la zone euro, la BCE suivra la politique du QE en achetant massivement, ce qui est contraire à ses statuts, des dettes souveraines des pays insolvables…

  19. Encore un énième article pour nous dire « ça y est, ce coup ci l’effondrement tant attendu (espéré par certains…) arrive enfin! ». Mais ne manquez vous pas systématiquement de « prudence » en disant cela, de réalisme en ce qui concerne le temps que cela va prendre?

    Le plus probable n’est-il pas qu’un « effondrement » comme vous parlez, ou une « récession », prenne dix ou vingt ans pour parvenir à maturité? Ce n’est pas parceque vous prévoyez rationellement un évènement et que vous prévoyez ses tenants et aboutissants, que cet évènement va forcément se produire demain.

    Je vous pose la question suivante: Quid de l’Inflation?

    Admettons que la Grèce ne puisse plus emprunter sur les marchés, que l’Espagne et le Portugal non plus. Qui a décrété que nous avions totalement besoin des marchés pour financer les Etats?
    En dernier recours, face au choix de laisser les système s’effondrer, ou de faire un compromis, nos dirigeants (et les élites financières) ne choisiront-elles pas le compromis?

    Ce compromis pourrait être le suivant: Emettre « out of the blue » via la BCE de l’argent, en suffisance pour couvrir les besoins de remboursement des Etats en difficulté à des taux raisonnables. En prétextant internationalement qu’il ne faut pas s’inquiéter, que ce n’est qu’une prise de « risque » par la BCE de cette dette, qu’ainsi les Etats auront de quoi bien se réformer et réduire leur déficit… Les américains, qui sont bien aussi dans la mouise, pourraient faire de même officiellement.

    Le truc, c’est qu’une telle « inflation », si elle a lieu, pénalise d’abord les plus pauvres (parait-il). Si cela pénalise les pauvres, les plus riches auront plûtot tendance à adopter cette solution…

    Soyons clairs: dévaluer trop l’Euro est mal, mais le mettre à parité du USD est-ce vraiment mal? Un Euro faible plomberait la consommation, c’est sûr. Mais limiterait le poids de la Dette, boosterait la compétitivité à l’export, diminuerait les imports…
    Je ne dis pas que c’est bien pour la grande majorité de la population, je signale juste que nos « élites » pourraient trouver ce plan très acceptable, et très réalisable! Auquel cas la « chute » du système que vous annoncez depuis des années n’est pas prêt d’arriver…

    1. Je ne lis pas dans le marc de café ! J’essaye de démonter des mécanismes – qui ne sont pas toujours apparents – en m’appuyant sur les informations disponibles.

      Combien de temps les contradictions qui apparaissent mettront-elles à imposer de dresser de nouveaux plans ? Je ne le sais pas. Je remarque simplement que les autorités cherchent à gagner du temps avec des solutions bancales.

      Mais bien entendu, les acteurs du système financier, poussés par les événements, peuvent être amenés à emprunter des chemins qu’ils voulaient éviter, en choisissant les maux qui leur semblent finalement les moindres. En imaginant de nouveaux montages.

      D’ores et déjà, la Fed monétise la dette US. Son programme s’arrête et l’on va voir ce qu’elle va faire. Que la BCE s’engage sur cette voie n’est pas garantit.

      Les milieux d’affaire craignent en effet beaucoup l’inflation, car elle diminue la valeur de leurs investissements financiers. Il y a là une contradiction majeure entre la monétisation de la dette et le danger redouté du retour de l’inflation.

      Voilà où nous en sommes : le financement public de la crise a dépassé ses limites possibles et l’inflation est proscrite. Il reste la voie d’une restructuration mondiale de la dette publique, qui revient à renvoyer au système financier la monnaie de sa pièce.

      1. Et ce ne seront pas des monnaies en « vrai métal » : y a plus d’argent-métal, ce sera de l’argent-papier dont personne ne voudra. A moins que le cuivre ne devienne un métal précieux?

      2. @François Leclerc

        le financement publique

        Argh… Au moins vous, svp, faites un effort pour nous torcher correctement l’adjectif public avec un « C » au masculin, comme laïc !

        Pour l’adjectif, du latin publicus (« qui concerne l’État, qui intéresse le public ») ; pour le nom, du latin publicum (« intérêt public ») tout deux dérivant – avec l’ajout du suffixe adjectival icus – de poplicus issu de populus (« peuple ») avec l’influence, par proximité phonétique et sémantique, de pubes (« adulte »).

      3. Non ! lardonpem ! pas lagictrem ! Ni lêmemoque leulementssic lamatriquedem ! lustejic lomcic ! Linonsic, ça me lagacepuche lustejic, Lesieumic Lançoifric.
        (En Louchébem : Non ! pardon ! pas tragic ! Ni même seulement dramatique ! juste comic ! Sinon, ça m’agace juste, M’sieur Françouais.)

      4. Bonjour M. Leclerc,

        Je suis content de lire ceci et la liste de vos sources que vous avez publiées.
        Cela répond en partie aux questions que je posais.
        Je crois qu’il faut éviter le catastrophisme que l’on lit dans certains commentaires. La situation est grave, préoccupante, dangeureuse, mais le monde, les banques, le marché et l’économie réelle s’adapteront.
        Au lieu de paniquer et de se retirer dans le Larzac 😉 il faut regarder la situation le plus clairement possible et remettre l’humain, la régulation du marché et la démocratie au centre des débats. C’est le travail que nous avons TOUS à faire et auquel vous contribuez. Merci.

        Ceci étant dit, ce serait agréable de faire un petit effort pour sourcer concrètement vos affirmations (des petits liens, par-ci par-là, comme les adore notre modérateur averti).

        By the way, si les comptes d’épargnes rapportent moins que l’inflation, êtes-vous d’accord qu’il vaut mieux dépenser que thésauriser ? Corrolairement, acheter des briques n’est-il pas le plus sûr, le plus raisonnable et le plus « durable » ? Ou faut-il craindre les remouds annoncés du secteur bancaire par rapport aux emprunts hypothécaires ?

        Merci de votre avis sur ces questions qui touchent aux conséquence de tout cela sur l’économie réelle.

    1. Le tableau général de la partie 2 me parait absolument cohérent pour une situation inter et intra catastrophique.
      L’effet de levier produit par les sommes en jeu va nous faire apparaître 1929 comme une aimable plaisanterie.

      Vous remarquerez bien que Lordon est pessimiste sur l’Euro alors que la Livre est bien le maillon faible dont je parle depuis deux ans minimum.
      Et, comme la Chine n’est pas mûre et ne le sera jamais (dictature oblige style royauté), l’Euro devrait être la « bouée de sauvetage » internationale.

      Je pense que la priorité est de ne pas avertir Madame Lagarde… Elle a d’ailleurs bien d’autres problèmes par ailleurs, comme tout ministre venu là pour gagner de l’argent. 😉

      1. @Yvan
        Ce n’est pas tout a fait ce que prévoit Lordon, d’une part, il pense que la Chine peut être mûre d’ici 10 ans, et entre temps, succession de crises en tous genres, pour passer le temps en essayant d’éviter que le dollar soit complètement à terre.
        Yvan, qu’est ce qui vous rend si optimiste sur l’euro, la foi ?

      2. On ne peut pas dire cela de Mme Lagarde qui gagnait surement mieux sa vie aux USA comme patronne d’un très grand cabinet d’avocats.

        Je me demande d’ailleurs quels sont ses revenus actuels : un simple salaire de ministre ? des compléments, mais lesquels ?

      3. L’euro devrait…au conditionnel car en effet, si les politiques européennes allaient dans le bon sens, celui d’une réduction des inégalités, d’un retour de la souveraineté citoyenne, etc… alors oui, l’Union pourrait être le pivot d’un monde en voie de pacification. Il se profile exactement l’inverse…

      4. Hema :
        « qui vous rend si optimiste sur l’euro, la foi ? »

        C’est presque une injure de me coller une quelconque foi…

        Non. C’est l’assiette de la monnaie et la richesse du territoire.
        Désolé d’être logique.

      5. @ Alain M-B
        A partir d’un certain niveau de revenus, il semble que les individus ne recherchent plus l’argent en tant que tel, ils recherchent avant tout le pouvoir, et l’argent est un excellent moyen vers ce but.
        A votre avis, qu’est-ce qui procure le plus de pouvoir, diriger Baker & McKenzie ou diriger le Ministère français de l’économie ?

  20. On ne dira jamais assez la contribution du système financier à la bonne marche de l’économie.

    A chacun son monde surtout.

    Que l’esprit du pauvre sorte davantage de parmi nous, parce que les pauvres gens n’ont jamais contribués à une meilleure marche de l’économie, les premiers avec meilleure intégrité et souci de l’éthique.

  21. Une nouvelle me donne de l’espoir . Dans un pays, au moins, l’augmentation du prix du pétrole profite à ses habitants . Chavez profite de la hausse du prix du pétrole vénézuélien pour augmenter les salaires du secteur public de 45%.
    http://venezuelanalysis.com/news/6158

    Evidemment, cela n’apparaîtra sans doute pas dans tous les journaux : d’ici à ce que cela nous donne de mauvaises idées de juste répartition des profits .

    1. Ouais, mais le problème du Vénez, c’est que Chavez, malgré son Bolivar fort de 2008, un prix du pétrole correct, et sa politique « musclée » contre les accapareurs et spéculateurs (réquisitions de 2009) n’arrive pas à juguler l’inflation. Ça reste entre 25 et 30 % depuis des années, 29 % l’an dernier…
      Le bras de fer est pas près de cesser, pas plus d’ailleurs pour l’Argentine, avec ses 20 % de hausse des prix en 2010.

    1. Werrebrouck.
      Si tu veux sortir de l’Euro, va en Angleterre. Ils ne l’ont pas.

      Et si un Soros passe dans le coin en voulant tuer la Livre, j’espère que tu seras heureux.

    2. Il n’y a aucune difficulté à sortir de l’Euro si par la même occasion l’on sort de l’économie de marché. C’est évidemment la meilleure solution, je rappelle que l’URSS n’a pas connue la crise de 1929 !

      D’autres hypothèses ne méritent pas d’être évoquées : Dans la dépression qui s’annonce sortir de l’euro ne suffit pas… Et la Pologne taillerait des croupière à tout candidat à l’aventure.

      1. Lisztfr.
        Tu ne peux sortir d’une économie de marché aussi protectionniste soit-elle QUE si tu peux vivre en autarcie…

        Je ne vais pas redémontrer que l’Euro sert de bouc émissaires pour tous les problèmes économiques des pays de la zone Euro, beaucoup l’ont déjà compris.
        Et d’ailleurs, après avoir constitué un blog économique assez proche de la zone Euro, il y a de l’eau dans le gaz au niveau des brics…
        Même là.
        Alors qu’ils sont largement plus complémentaires que nous qui sommes en concurrence au niveau Euro…
        Te dire comme il est difficile de ne faire qu’ « une » entité alors que chaque pays veut tirer la couverture à lui…

      2. pourquoi YVAN s’énerve ?

        personne veut rembourser les loser..(les pauvres ,bien sur)
        Votre ex URSS cher Lisztfr est tombée dans le panneau Capitaliste..
        La Pologne Catholique avec ses chemins de croix ??
        Devient Nationaliste ..
        N’empêche que cela est un Pays Merveilleux..
        vous aussi des fois
        à pluche

      3. Regoris, si tu me trouves une raison de rester calme, envoies-les moi par fax de suite.

        Je n’ai pas l’impression que tu mesures l’étendue des dégâts, là.
        Et raison de plus pour BIEN comprendre ce qui est en train de SE passer et non par des causes subjectives.
        Mais par des faits BIEN REELS.

      4. @ YVAN

        le capitalisme est considéré comme une science ou les calculs de tau(s?x?) (pas l’autre) embrumes .ici,oui ici sur ce blog respectable.

        Pourquoi cette perte de temps à analyser les détails et trouver des idées aussi bêtes que réformer,contrôler,etc,c’est pas Mr P jorion qui dis qu’à défaut de tuer les parasites ils choisissent de les soigner..?

        bisous Yvan

  22. Ah , j’avais oublié . Chavez augmente aussi le salaire minimum de 26% .
    Il y a fort à parier que la presse libérale va se déchaîner contre lui sous peu .

    1. Oui car il ferait bien de s’occuper de l’inflation en parallèle, à savoir interdire une hausse des prix trop rapide…

      1. Merci Mr LISZTFR

        ce que vous dites est EXACT..

        je site notre aimable commentateur…

        Lisztfr,
        donnez des chiffres aussi, comme Mianne.

        Voila que quand ils vont béatifier aux distributeurs ils ne voient pas le PRIX ?

        Ils désirent des détails de caisses? aux distributeurs ,?

        Merci Cher LISZFTR ,dans le 1000…
        bisous

      2. J’en ai des chiffres…. 5, 8, 22, 53… 217 ?

        J’utilise un un boulier, il n’y a pas de chiffres, sur ce genre de machine. C’est au poids, au poids des boules.

        Vous croyez que les chiens font de la triangulation … ? Non, ils « voient » la direction, avec leur nez. Idem pour moi…. Les chiffres sont comme des arrêtes sur une portée, qui possède les notes possède la portée,

        – et la direction du vent…

        Le rosier près de la porte bourdonne de petites abeilles juvéniles et de bourdons. C’est une cascade de bourdonnement, actif et odorant dans le soleil et l’air frais encore du début mai.

      3. à notre ami LISZTFR..

        voici ce que vous écrivez avec talent

        Le rosier près de la porte bourdonne de petites abeilles juvéniles et de bourdons. C’est une cascade de bourdonnement, actif et odorant dans le soleil et l’air frais encore du début mai.

        Merci

  23. Merci François de nous donner encore à voir la réalité telle qu’elle est et non telle qu’on (qui ? quoi ?) voudrait qu’elle soit.

    Comment tout perdre en doutant du bancor
    La réalité qui est objectivement, n’est pas nécessairement celle que nous pensons subjectivement. Et la réalité que nous formons dans notre pensée et notre discours est encore différente et sans relation nécessaire à la réalité que nous voulons. Les Européens disent que la Grèce est encore dans l’euro. Mais les Grecs le veulent-ils vraiment ? Les Européens, tous les Européens le veulent-ils vraiment ? Dire que la Grèce est dans l’euro suffit-il à ce qu’elle y soit objectivement ? Une réalité devient de moins en moins discutable : ce qui est, n’est plus ce que nous croyons que c’est ; ce que nous croyons, n’est plus ce que nous voulons que ce soit. La fragmentation du réel entre l’objectif, le subjectif et le désirable voulu est radicale et universelle : réelle en chaque individu sujet de la réalité.

    Si la Grèce est encore dans l’euro, cela signifie que l’État grec n’existe plus dans la réalité financière formelle. Allonger la maturité de la dette publique de deux ans ne change rigoureusement rien à la réalité financière grecque : le prix réel financier du titre public grec vaut entre 50 et 80% de son prix nominal. L’État grec est objectivement illiquide. La zone euro se livre à un exercice de réalité subjective pure : dire et afficher la liquidité de la Grèce alors qu’elle ne l’est pas. La finance et la politique déconnectées du réel objectif réussissent l’exercice du nominalisme juridique tant que trois conditions sont réunies.

    Première condition : les banques de la zone euro effectuent les paiements de leurs débiteurs grecs bien qu’elles les sachent insolvables sur une fraction de leurs dettes. Deuxième condition : la BCE refinance les banques de la zone euro bien qu’elle sache que les pertes de crédit ne soient pas intégralement comptabilisées dans les bilans bancaires ; et bien que de nombreuses banques de la zone euro n’aient virtuellement plus le capital qui leur permettent d’opérer dans la zone. Troisième condition : les créanciers de la zone euro continuent d’effectuer les paiements du système bancaire euro dans leur propre monnaie bien que la masse des crédits en euro soit très supérieure au PIB futur que la zone pourra objectivement consacrer au remboursement de ses dettes.

    La fiction de la solvabilité de la zone euro s’adosse à la fiction de la solvabilité du dollar, de la livre, du franc suisse, du yen et du yuan. Toutes les monnaies dites de réserve, dont principalement le dollar, impliquent une masse de crédit très supérieure à la valeur réelle productible dans la zone économique qui en assure la contrevaleur réelle. Les 3000 milliards de réserves de change de la Chine ne sont pas gagées par 3000 milliards d’actifs réels que les zones monétaires débitrices ont effectivement alloués au remboursement à terme des avoirs monétaires comptabilisés. Toutes les monnaies de réserve sont insolvables. Cette insolvabilité est dissimulée par un accord politico-financier international tacite qui essaie de répartir l’insolvabilité à un degré équivalent sur toutes les monnaies de réserve.

    Les pays émergents qui sont créanciers du système financier international valident l’équilibre de l’insolvabilité car ils ne peuvent ni ne veulent substituer leur propre monnaie aux monnaies de réserve défaillantes. La Chine essaie par tous les moyens d’interdire la détention de yuan par les étrangers : plus cela se produit, plus cela fait monter le taux de change du yuan. La transformation du yuan, ou du real ou du won en monnaie de réserve détériore la compétitivité extérieure de la Chine, du Brésil ou de la Corée et dévalue les réserves de change de leurs systèmes bancaires nationaux. Les systèmes bancaires non-occidentaux, c’est à dire non régis par le droit des démocraties avancées, sont fragiles à cause du niveau de corruption plus élevé qui règne dans les démocraties moins avancées.

    La corruption financière consiste simplement à comptabiliser des droits au bénéfice d’emprunteurs qui n’ont aucune intention réelle de produire la contrevaleur réelle de la monnaie qui leur est allouée. Les premiers bénéficiaires de la corruption financière sont les États non contrôlés par la démocratie. Les États non démocratiques et toutes les mafias qui en dépendent utilisent les établissements de crédit pour prélever sur la richesse commune sans avoir à reconnaître de dette ni à les rembourser. Les mégabanques s’installent massivement dans les pays non démocratiques en échangeant des opportunités d’investissement nominalement rentables par le non-droit réel contre un financement et une respectabilité internationaux.

    L’insuffisance de l’État de droit dans les pays moins avancés crée un avantage de compétitivité économique par le non-alignement du droit local sur les principes en vigueur dans les démocraties occidentales. Et quand les droits sont alignés, la corruption du juge ou sa dépendance au pouvoir exécutif suffit à maintenir une iniquité juridique pour rentabiliser les capitaux étrangers. Le principe de liberté de circulation du capital donne un avantage économique à l’étranger d’un système juridique. En investissant dans un pays sans y être physiquement domicilié, on échappe à la juridiction locale. Les opérateurs financiers internationaux spéculent sur cette asymétrie juridique entre le national et l’international. Ils achètent aux responsables publics locaux des immunités juridiques pour leurs investissements.

    La mécanique de destruction de la réalité objective par la finance et la politique subjectives est maintenant parfaitement maîtrisée. Les opérateurs financiers internationaux arguent de l’insolvabilité des monnaies de réserve occidentales pour menacer de suspendre les financements internationaux de tout pays ou banque centrale récalcitrante. Les banques centrales font du quantitative easing sur du collatéral pourri, en l’occurrence les dettes publiques des pays occidentaux en faillite. La liquidité acquise bon marché par les mégabanques est reprêtée aux investisseurs internationaux qui spéculent sur tous les actifs dont aucun Etat de droit ne peut plus contrôler la réalité juridique. Ces actifs sont achetés en dessous de leur prix réel aux salariés et entrepreneurs qui les produisent et revendus au-dessus de leur prix réel aux consommateurs finaux.

    Le drame qui est en train de se nouer en Europe et aux États-Unis est la distorsion trop visible entre le réel objectif et le réel subjectif. Ni les gouvernements, ni les institutions financières publiques et privées ne peuvent avouer leur insolvabilité : cela impliquerait d’entrer immédiatement dans une évaluation des pertes financières qui mettrait en jeu des responsabilités politiques, civiles et même pénales selon les règles de la démocratie. Le principe fondamental de la démocratie est l’hypothèse de vérité de toute promesse politique ou financière négociée en transparence selon une loi commune. Si l’on révèle que la valeur de certains crédits n’est pas celle qu’on avait cru, c’est que la transparence de la démocratie n’a pas été respectée ou que le régime d’égalité des droits n’existe plus.

    Le mensonge est devenu une obligation « morale » pour ne pas avoir à assumer la responsabilité politique et financière de pertes trop massives. C’est là où la réalité du vouloir, distincte de la réalité de l’être, et de la réalité de la parole, entre en jeu. Comme la réalité objective a été totalement dissociée de la réalité subjective, la contradiction ou la négation de la réalité devient un choix moral pour le politique et le financier. Comme l’objectivité et la nominalité ne peuvent plus être optées dans une même réalité, le bien devient soit l’un, soit l’autre mais pas les deux. La réalité devient ce que la finance ou la politique en disent ; ou bien elle ne peut plus exister. Etats et banques ne sont pas ruinés puisqu’il est stupide de dire qu’ils le sont.

    Le drame est donc que pour maintenir le plus longtemps possible la situation en l’état, il faut détruire la démocratie dans sa raison d’être. L’Union Européenne adopte un accord constitutionnel où les parlements nationaux peuvent dans certaines conditions ne plus avoir de latitude ni sur la fiscalité ni sur les dépenses, où les États peuvent perdre leur souveraineté sans qu’il y ait une fiscalité et un budget européens votés par le parlement européen. Les États-Unis ont admis le financement de la politique par des intérêts économiques privés. La Loi n’appartient plus aux citoyens. Les intérêts particuliers politiques et financiers mettent le citoyen au défi de s’insurger soit contre son appauvrissement soit contre son asservissement. La démocratie est présentée comme logiquement impossible.

    L’équilibre du crédit dans les zones monétaires de réserve est irrémédiablement compromis. Les États-Unis ont un rythme de croissance de 3% du PIB pour une augmentation annuelle de la dette uniquement publique de 10%. La zone euro a une croissance de 1% pour une augmentation de dette uniquement publique de 5%. Les tendances ne peuvent plus être renversées à cause de la fuite de la liquidité nominale dans les pays émergents. Pendant que les pays développés n’investissent plus suffisamment pour rembourser leurs dettes, les émergents affrontent eux un tsunami d’inflation. Dans le monde entier l’inflation affecte le prix des actifs durables et de plus en plus les prix à la consommation. Partout les salariés et autres créanciers nets de l’État de droit vont être écrasés.

    La corruption financière de l’intelligence humaine absorbe toute la réalité objective. Le seul obstacle qui s’oppose encore au subjectivisme politique et financier est la volonté de démocratie. La volonté des citoyens d’exister à égalité de droit au réel avec les acteurs de la politique et de la finance. Tout le discours des nantis qui ne veulent pas assumer leurs responsabilités tend à démontrer que la volonté humaine n’existe pas ; ou que pour le moins elle ne résiste pas à quelques vaines promesses et un peu d’argent. Si la volonté humaine existe, elle est par nature une option. C’est à dire en engagement personnel dans un bien choisi indépendamment des déterminations de la réalité physique et des spéculations intellectuelles intéressées.

    Il n’est aucune alternative à la destruction financière du réel pour ceux qui ont renoncé à vouloir. Pour les autres, l’alternative doit être pensée pour être voulue avant d’entrer dans le réel objectif. Cette alternative est le marché généralisé d’option du réel subjectif objectivé : encore et toujours le marché d’option de change, option de crédit et option de capital de la réalité comptée dans une monnaie universelle. C’est le seul moyen de partager l’évaluation objective du réel entre la politique, la finance et le citoyen. Sans un marché internationalement transparent où les acteurs civils, politiques et financiers soit clairement distincts et mis à égalité de droit pour offrir ou demander le prix de toute chose, les simples citoyens soumis seuls au respect de la Loi resteront les dindons d’une farce interminable.

    Si les citoyens se sentent possédés par les élites politiques et financières, ils ont le choix entre se laisser dépecer par de fausses promesses à l’intérieur de leurs frontières ou mettre leur démocratie en commun au dessus des frontières nationales et monétaires. L’obligation d’un gouvernement mondial préalable est un leurre pour différer la réorganisation du monde. Si des citoyens ont le courage de la raison, ils exigeront la création d’une chambre de compensation internationale de tous les prix de la réalité objective.

    Ils mettront en concurrence leur système juridique national par la cotation de leur monnaie nationale dans une monnaie commune de démocratie transnationale. Une monnaie dont les prix soient contestables devant des juges indépendants des gouvernements, indépendants des élus politiques et libres des intérêts financiers ; des juges issus de la démocratie personnellement soumis à la loi de la démocratie dument votée par des parlementaires indépendants du pouvoir politique exécutif et du pouvoir financier.

    La démocratie est la cause de la valeur économique depuis Aristote, le Moyen Age judéo-chrétien et les Lumières. La démocratie réelle a été abandonnée au XIXème siècle pour accélérer le développement économique sous le contrôle des minorités éduquées. A l’heure d’internet et de l’alphabétisation majoritaire du monde, le développement économique est devenu anti-économique à cause de la guerre financière entre des élites multinationales absorbées dans leurs intérêts particuliers. La guerre civile financière détruit la réalité humaine objective par l’instabilité des monnaies et la volatilité des prix. La valeur du travail est détournée par la spéculation financière qui privatise la politique d’un bien commun. Il ne reste plus beaucoup de temps pour que la guerre froide des monnaies devienne une guerre bien chaude.

    1. Un avis dissonant m’a été fourni par un ami ex-gros banquier (Aïe). Je vous le livre.

      Un proverbe grec dit qu’une entreprise (grecque) pleure si elle n’a pas de prêt (ou plusieurs) contracté auprès d’une banque et qu’une banque pleure quand elle accorde un (ou plusieurs) prêt à une entreprise (grecque).

      Et de m’expliquer ensuite combien les entrepreneurs grecs depuis des décennies, même avant la seconde guerre mondiale paraît-il, ont toujours été « un peu » bandits et amateurs d’insolvabilité. OK pour emprunter et s’enrichir, et surtout OK pour planter les débiteurs, a fortiori les banques. Une seconde nature en somme.

      Puis de franchement s’énerver au sujet des milliards que l’Europe a distribué à ces grecs sans jamais leur demander de s’impliquer et de prouver le juste emploi de ces sommes. Un sorte de « mauvaise habitude » de l’argent facile donnée par les donneurs de leçons eux-mêmes. Et de s’en étonner aujourd’hui ? A quel titre ?

      En clair, cet ami dénonce surtout le mauvais esprit des grecs qui n’auraient jamais eu l’intention, jamais, depuis le début du XXème siècle, puis après avec l’adhésion à l’Eruope et l’Euro, de rembourser quoi que ce soit. Et ensuite de profiter de leur situation géographique et patrimoniale (ruines) pour faire une sorte de chantage. Et d’abonder dans les exemples où les monceaux d’euros fournis « gratuitement » n’ont jamais été employés à ce à quoi ils étaient destinés. Les routes et auto-routes construites ? Pourquoi faire si aucune entreprise ne s’installe à côté de leurs sorties? Les ports modernisés ? A quoi bon si les armateurs continuent de battre pavillon panaméen ou maltais ? Les sites touristiques valorisés ? A quoi bon si c’était pour laisser la jungle immobilière et urbanistique s’installer alentours ? Etc.

      Bref, très remonté, l’ami.

      J’ai simplement tenté de lui répondre que les grecs n’étaient peut-être pas des sains et qu’en conséquence leur donner (ou presque) de l’argent trop facile relevait de la même démarche que donner de l’essence et des allumettes à un pyromane. Et d’essayer de lui faire observer que les banques privées ou publiques grecques n’avaient sans doute pas correctement évalué (ou pas voulu le faire) les risques qu’il y avait à ouvrir aussi largement les vannes. Responsabilités partagées en somme.

      Là, il a changé de ton puis m’a dit :
      « Écoute, la crise de la dette grecque sera facilement absorbée par les débiteurs. En revanche, les grecs sont malhonnêtes avec leurs créanciers contrairement aux Argentins qui eux, ont tout fait pour préserver leur signature vis à vis de l’extérieur, même si c’était au prix de sacrifices importants à l’intérieur. Si les grecs refusent de payer leurs dettes contractées envers l’étranger, ils n’auront bientôt plus rien, rien de rien. Et personne n’ira les sauver. Alors qu’aujourd’hui ils ont encore quelque chose ».

      Puis il a raccroché.

      Pas facile d’être en désaccord avec un ami.

      1. Mais de quels Grecs parlez vous???
        Ceux qui ont emprunté et mis leur argent dans un paradis fiscal?
        Ou à ceux qui ont toujours été pauvres, sont forcés d’avoir deux emplois et à qui on demande de rembourser la dette des premiers?

        Soyez prudents avec vos « les Grecs ». C’est réducteur et à la limite du racisme.

      2. @PSDJ

        En quoi sommes-nous vous et moi en désaccord ?
        Qu’ai-je écrit qui vous dés-agréée ?

      3. @M. du Jonchay

        c’est que, voyez-vous, je suis entrain de lire un livre fort interessant dont vous avez peut-être entendu parler, « le Capitalisme à l’Agonie », où il est question de deux dettes, celle qui enrichit le riche et celle qui appauvri le pauvre. Et en la matière, je ne connais aucune nation au monde qui ne compte que des uns ou des autres.

      4. Votre banquier est un tartuffe….Dette facilement absorbée par débiteurs? Mais bien sur quand ils l’ont déja revendue à la BCE. Les banquiers sont capables d’absorber rien du tout, c’est une pure vantardise! De l’Intox! Pourquoi alors déclarent-ils une véritable tsunami financier si certains états restructurent leurs dettes?! Il faut etre logique!
        En effet les banquiers grecs achetent la dette de l’Etat grec pour la revendre secondairement à la BCE. Cela s’apelle le « qualitative easing » made in Europe.
        Aux USA la Fed rachette directement la dette fédérale.
        C’est a dire que nous fabriquons aussi des euros sur la planche à billet, par l’intermediaire des banques privées qui se sucrent en passant.
        C’est bien pire qu’aux USA.
        Le plus gros débiteur est désormais la BCE…
        Il y a une réelle inflation en Europe, malgrés les faux chiffres qu’on nous donne (Il y a aussi de l’inflation aux USA)….
        Il suffit de faire son marché et de passer à la pompe pour s’en apercevoir! Les taxes augmentent aussi, ainsi que l’électricité et le gaz.
        Il n’y a pas d’inflation? Mais c’est un énorme mensonge.
        Le « qualitative easing » de la BCE ne doit pas y etre pour rien…

      5. Ce banquier, toujours mon ami, est un pur libéral au sens premier (noble) du terme.
        C’est pourquoi il n’est plus banquier, déçu de la tournure qu’ont pris les banques depuis 5 ans.

        Il n’est pas raciste, ce genre de réaction est un peu trop facile et ne vous honore pas, il a juste dirigé l’une des premières banques (étrangères) à Athène. Ce dont il parle est un constat : les grecs (« riches » si ça peut vous faire plaisir) sont venus par dizaines emprunter à sa banque sans avoir aucunement l’intention de rembourser. De très gros ou de moins importants montants. Les faits sont têtus. Et l’Europe (politique, celle-là) obligeait quasiment les banques à leur prêter, garantissant les prêts par les aides européennes votées !

        Quant à l’essor économique, les grecs dans leur majorité l’ont connu. Inutile de le nier.
        Même si certains plus que d’autres mais là n’est pas la question. Globalement, et même dans les franges pauvres de la Grèce, il y a eu des années de très nette augmentation du pouvoir d’achat. Demandez à n’importe qui là-bas (comme en Irlande). Mais, et c’est là l’important, cette augmentation de pouvoir d’achat, même si elle a pu se vérifier dans les dépenses des ménages (dont niveau et qualité d’alimentation en premier), était artificielle du fait des rivières d’euros de la communauté européenne qui (comme au Portugal) misait avant tout sur un rattrapage de niveau de vie (au nom de la convergence et de l’Euro). En fait, on a donné du pouvoir d’achat aux grecs – sans contrepartie de leur part – et on leur reprend. Et on ne les a pas aidé ou incité à investir dans la création de richesses internes afin de produire eux-mêmes du pouvoir d’achat. (ce qui aurait dû être la contrepartie).

        D’où un désenchantement général, et surtout des « pauvres » en premier c’est évident.

        Tentez pour une fois de réagir en adulte.

      6. @THOM

        Oui, le distinguo « riche » me fait plaisir, car insulter le peuple Grec dans son entier en le traitant de fainéant et de voyou à cause d’un petit pourcentage de riche me révolte.
        Et qu’on sait très bien où amènent les généralités nationales négatives.

      7. Là où vous vous plantez un peu Kerjean, c’est en croyant que les emprunteurs grecs n’étaient que des nababs. Ou alors vous faites de la provocation inutile.

        Ce que dit mon ami banquier, c’est que la majorité des grecs ont emprunté à cette époque-là.
        Pas seulement les Onasis et autres Niarkos qui font ce qu’ils veulent avec l’argent depuis longtemps, de préférence hors de Grèce.

        Sa position de banquier-commerçant est recevable à mon avis :

        – un nombre considérable de grecs ont emprunté. Très peu pour investir sur le développement local (certains tout de même), quelques malins pour investir ailleurs (les nababs), beaucoup pour consommer et s’équiper (comme ailleurs, le peuple).

        – de très nombreux emprunts « pour développement local » ont avorté, ou fini dans les poches des emprunteurs. Des exploitations agricoles censées se moderniser l’ont peu été (et de belles piscines creusées). Des chantiers btp ont été construits au rabais, avec des immeubles inhabitables ( Cf. les scandales du Pirée…). Des usines ont été bâclées et bien entendu ont fait l’impasse sur les normes de sécurité (ça ne vous rappelle rien ?), etc. Rappelez-vous les J.O.! Ce n’est pas moi qui invente. Il ne s’agit pas de « trop généraliser » comme vous dites mais bien de constater que les ressources apportées ont – très souvent – été détournées de leurs destinations. Petits ou gros, riches ou pauvres, seule l’échelle change mais pas le fond du problème, ne vous trompez pas de cible. Par faute de contrôle ? Par atavisme ? Je vous laisse libre de vos jugements. Les faits sont têtus. Peut-être fallait-il aller plus lentement, plus durablement. Sans doute. Surement.

        – ce boum d’emprunts et de dépenses folles (regardez les avantages des fonctionnaires et des entreprises gagnés en 20 ans, plus qu’en 50 ans chez nous) n’a pu existé que grâce au soutien européen qui a permis les taux avantageux et peu ou pas de garantie, et grâce à un consensus national évident. Dans une situation « normale », le développement aurait été beaucoup plus lent. Mais le souhait de voir la Grèce rattraper le reste de l’Europe était bien là, les banquiers en ont donc été les logiques promoteurs, sans doute avec un peu trop d’enthousiasme et de zèle par appât su gain. De là à les traiter de coupables…

        – personne n’a « obligé » les grecs selon lui à consommer plutôt que d’investir sur le développement. Au contraire, selon lui (et moi). A preuve les aides de l’Union Européenne destinées précisément à cela. Ils n’avaient qu’à être plus « fourmis » et moins « cigale », peu importe qu’ils fussent riches ou moins riches. Telle est sa position (pas forcément la mienne).

        Sa critique est simple en somme en tant qu’ex-commerçant-banquier : il n’y a pas à se réjouir d’un tempérament « cigale » aboutissant à top d’impayés. De vous à moi, quel est le commerçant qui s’en réjouit ? Lui constate que les choix qui ont abouti à ce résultat ne dépendaient pas des seules banques, loin s’en faut. C’est je pense ce qui le met hors de lui. Et nous avec.

        C’est tout.

      8. Ce qui me fait réagir dans votre post, comme peut être une majorité de gens, c’est qu’en tant qu’emprunteur classique (crédit immobilier pour ma (seule) maison). je suis passé au crible par mon banquier avant accord:
        -Capacité à rembourser
        -Détails précis du projet
        -Echéances, présentation de factures, visites de contrôle….

        A partir de là 2 possibilités:
        – Il existe un système mafieux en grèce de falsification pour faire n’importe quoi des crédits consentis et on ne peux que être surpris de la naiveté des banques pendant près de 30 ans.
        – Il n’y a pas eu de contrôle sur l’utilisation des fonds, et on peut être surpris du laxisme des banques.
        Le premier devoir d’un préteur est bien de s’assurer que le débiteur peut rembourser non ?

        Quand à la deuxième réponse, si le débiteur peut sans difficulté absorber sa dette, ou est le problème grec ? Les taux astronomiques actuels sont donc sans raison, donc ils ont cas les baisser et le débiteur n’aura effectivement pas de problème à rembourser. C’est bien la hausse des taux qui a mis la grèce en faillite, pas le montant intrinsèque de la dette. Un taux d’intérêt est la somme du loyer de l’argent et du risque de défaut. Si le taux crève le plafond, c’est donc que le risque n’est pas considéré comme nul par la majorité, donc votre banquier ne fait pas ce qu’il dit. Ce n’est pas très encourageant vu que la notion de confiance est la base de la notion bancaire.

        Quand à la mauvaise utilisation des fonds européens, je ne peux que être d’accord avec votre ami. Non seulement les banques auraient du contrôler leurs investissements mais en plus ils auraient dû être aidés en celà par les structures européennes.

      9. @step et les autres lecteurs de ce post qui n’en finit pas

        Le premier devoir d’un préteur est bien de s’assurer que le débiteur peut rembourser non ?

        Oui dans l’absolu (enfin je crois). Non quand on ôte la capacité de jugement de l’emprunteur et/ou du prêteur par trop de facilité, en l’occurrence la garantie du risque via les subventions et les aides européennes. En clair, pousser le rattrapage grec ne pouvait sans doute s’opérer qu’en fermant les yeux sur les risques de non-remboursements. Notez bien que les banques, elles, ne fermaient pas les yeux. Elles acceptaient simplement de séparer le risque (du débiteur) et la couverture de ce risque (l’Union Européenne). En ce sens, elles étaient plutôt arrangeantes mais pas inconscientes.

        le débiteur peut sans difficulté absorber sa dette

        Pas du tout d’accord avec votre argumentation qui est soit de totale mauvaise foi, soit angélique. Ledit banquier refuse simplement de remettre en question la notion de prêt qui est synonyme de remboursement et de confiance comme vous dites. Après tout c’est son métier.

        Lui, il part du principe qu’on doit s’abstenir d’emprunter si on sait pertinemment qu’on ne pourra pas rembourser ni le principal ni les intérêts. Il n’a pas tort.

        Vous, vous partez du principe que les taux sont trop hauts et que c’est ce qui explique que les grecs ne peuvent rembourser. C’est vrai mais vous vous trompez d’argument, je pense, et vous ne répondez pas à la question du banquier : pourquoi emprunter, facilement qui plus est, pour consommer et pas investir ? C’est ça le procès d’intention qu’il fait « aux grecs » dans leur ensemble (un peu hâtivement j’en conviens) en constatant leur insolvabilité interne et externe. On ne peut pas toujours être responsable de toutes les décisions d’autrui. Sinon, où est la liberté ? Donc, les grecs « dans leur ensemble » ont bien une part de responsabilité dans ce qui leur arrive. Et le copain banquier de s’offusquer à raison qu’on ne peut indéfiniment refuser d’assumer ses responsabilités. Sinon, plus de confiance…

        Quant à l’absorption de la dette grecque par les autres banques, il a raison dans l’absolu vu les montants évoqués et les capacités des banques débitrices (sans compter les États et les Banques centrales). Il considère surtout que les taux atteints montrent la défiance des « banquiers » envers la capacité des grecs à rembourser principal et intérêts qu’ils ont emprunté. Rien de plus. Là dessus je vous renvoie aux nombreux post de psdj et F Leclerc.

      10. @Thom
        Un point de vue que je trouve intéressant et assez vraisemblable, même s’il dérange une certaine vue morale apitoyée sur les pauvres érigés en oriflamme de lutte des classes remise au goût du jour.
        Les maisons et immeubles inachevés en Grèce (ce qui permettait de ne pas payer d’impot dessus, procédé que j’ai vu utilisé aussi en Croatie)) étaient nommées, il y a quelques années, les « villas Delors » par référence à leur financement européen.

    2. Les premiers bénéficiaires de la corruption financière sont les États non contrôlés par la démocratie. Les États non démocratiques et toutes les mafias qui en dépendent utilisent les établissements de crédit pour prélever sur la richesse commune sans avoir à reconnaître de dette ni à les rembourser. Les mégabanques s’installent massivement dans les pays non démocratiques en échangeant des opportunités d’investissement nominalement rentables par le non-droit réel contre un financement et une respectabilité internationaux.

      Quels sont d’après vous les états véritablement contrôlés par la démocratie? Les mégabanques occidentales ont-elles vraîment assumé la responsabilité des erreurs de leurs traders ou ont-elles été renflouées par de l’argent public aux dépens du contribuable auquel on n’a pas demandé son avis ? Les chiffres qu’elles annoncent sont-ils fiables ? Que penser de l’attitude de Bank of America et de bien d’autres dans la tempête des subprime ? Les mafias au-dessus des lois et qui font la pluie et le beau temps dans le monde financier ne sont-elles que dans les pays réputés antidémocratiques?

      Depuis que le vote « non » majoritaire en France au référendum sur le traité européen a été bafoué et assimilé à un « oui », peut-on considérer la France comme un « état véritablement contrôlé par la démocratie » ?

      1. @Mianne,
        Nous avons probablement les mêmes réponses aux questions que vous posez. Mais l’inexistence de la démocratie en Occident disqualifie-t-elle le modèle ? Est-il prudent de laisser le pouvoir aux mafias ploutocratiques ?

      2. Dans toute société oligarchique, de la France à la Chine, en passant par la Russie, la concentration du capital est devenue telle qu’il peut TOUT acheter.
        La démocratie est dans ces conditions ce qu’il reste de liberté d’expression pour autant qu’elle ne menace pas la dictature du capital.
        Des élections violées dès que non conforme.
        Ou ce blog par exemple.
        Pour combien de temps, si il sert vraiment la démocratie?

    3. Merci à vous pour cette démonstration.
      Mais pour le moment la matrice se porte bien (dans ma réalité subjective), les gens dans nos « démocraties » occidentales sont toujours plus préoccupés par le nouveau iBidule-à-la-mode qu’interpellés par ces considérations de pessimistes (comme dirait un certain Eric W.) incurables.
      Mais quel sombre avenir pour toute perspective puisque j’ai du mal à percevoir les signes d’un réveil citoyen. Maintenant pour que cela bouge il faut, malgré les risques que cela suppose, une personnalité (je veux dire un DeGaulle) qui montrera la voie.
      En attendant et en suivant ce blog on sait pourquoi on en est là, c’est déjà ça !

    4. La France n’est-elle pas déjà en guerre avec la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Tchad, le Kosovo, la Lybie, et l’Afghanistan?

      Le bancor serait-il susceptible d’enrayer le phénomène? Sans enrayer la croissance?

      Même mieux réparti, le bien commun n’arrive hélas pas tout seul jusque dans nos chaumières.

      1. un système économique reposant sur un besoin de croissance est une chimère. La planète ne gonfle pas.

    5. cher PSDJ
      Pourquoi êtes vous sensible à cette musique?

      il reste l’humain qui mange ce pain..
      On s’en fout de la destruction de ce que vous appeler spéculation..

      restez avec nous ,rien n’est perdus sauf ceux qui risquent RIEN, comme les Banques ..

      triste période à vivre ,riche à en mourir …
      il y a trop à répondre à votre message ,merci de partager votre angoisse avec nous..
      bisous

      1. « triste période à vivre ,riche à en mourir … »

        bah quand le peuple n’a plus peur de mourir , l’empereur ne peut fuir …

    6. Brillante analyse Monsieur PSDJ !
      De quelle guerre parlez-vous « devienne une guerre bien chaude » ?

    7. Aïe, voilà que Pieds Plats me rejoint, enfin je veux dire rejoins mon ami banquier, c’est pas bon signe. J’ai du m’égarer. 🙂

      Tout bien réfléchi, la position de mon ami banquier se tient mais ne résout rien. Elle tente simplement de maintenir un système pourri en l’état en refusant de casser quelques dogmes. Ça le rassure de savoir que les endettés doivent payer, surtout les pauvres, que les banques doivent être remboursées, surtout les riches, qu’il y a les bons et les mauvais payeurs, etc.

      En fait, il tourne en rond et les réactions ici me le prouvent. Merci à tous, toi compris, Silver Plate.

  24. Mr Leclerc,

    Vous dites que les banques Allemandes, Anglaises, françaises se désengagent des obligations grecque, portugaise, Irlandaise, Espagnole. Or les emissions ont été souscrites jusqu’ici.
    Qui donc est acheteur?
    Sont ce toujours la Chine (et le Brésil pour le Portugal?) comme elle l’avait fait il y a quelques mois, puisque la BCE semblait avoir jeté elle aussi l’éponge? Les hedge funds?

    1. C’est la BRI qui dit qu’il y a diminution de l’en-cours des dettes privée et publique confondues, pas moi !

      Quant à la dette publique, avant d’arrêter la BCE en a beaucoup acheté. Elle a aussi financé les banques des pays sur la sellette, pour qu’elles en fassent autant. La Chine – et sans doute le Brésil – sont intervenus. Le reste doit être assez marginal, mais je n’en sais rien : il règne une grande opacité sur les marchés primaire et secondaire !

      En tout état de cause, le marché de la dette des PIIGS était et reste « étroit » (faible rapport entre l’offre et la demande).

      1. @Francois Leclerc

        Pour de la grecque à 2 ou 3 ans sur le marché secondaire avec une décote de 75 ou 80% sur la valeur faciale, pour un rendement de 22 ou 23 %, même avec un risque de défaut à hauteur de 75 % sur la valeur d’émission, il doit se trouver encore pas mal d’amateurs, non ?

  25. Quoiqu’on en dise, l’euro nous a protégé et le retour au franc est une escroquerie :
    – le UK est plus désindustrialisé que la France
    – la désindustrialisation de la France n’a pas démarré avec l’euro
    – l’euro faible (de mémoire, entre 2002 et 2006) n’a pas ralenti le phénomène
    – l’euro fort ne facilite pas la vie des exportateurs, mais elle atténue le prix des denrées importées (énergie)
    – crier sur l’Allemagne n’a pas de sens, dont les performances économiques tiennent beaucoup à la compétitivité des produits (innovation, qualité…)

    1. Le Royaume-Uni plus désindustrialisé que la France ? Il me semble que c’est loin d’être établi.

      1. @ Sakhaline

        Vous avez parfaitement raison, c’est même le contraire, l’industrie représentant (en 2007) :
        – 16,7 % du PIB britannique,
        – 14,1 % du PIB français.

      2. C’est une Anglosaxonnnerie liée à la parité de pouvoir d’achat :
        On ne trouve plus maintenant d’autres statistiques qu’en parité de pouvoir d’achat, or les biens industriels étant échangeables doivent être comptés au taux officiel. Le Royaume Uni a presque le même PIB en PPA et au taux officiel alors que la France voit son PIB réduit enPPA par rapport au taux officiel.
        Pour comprendre un peu le phénomène:
        RU: Industrie 18,2% des travailleurs et 22,1% du PIB
        France: Industrie 24,3% des travailleurs et 19,2% du PIB mais c’est du PIB PPA donc après 25% de réduction abusive.
        Les chiffres sont les derniers édités par la CIA dans son World Factbook

  26. Jeudi dernier « Le Figaro » a publié une information qui m’a paru très significative: La FED achète comme on le sait des obligations et bons du trésor américains qui sinon ne trouveraient pas preneur; or elle s’est aperçu que depuis quelques temps (non précisé dans l’article) elle en achetait PLUS que n’en émettait le trésor. Ce qui signifie que PLUS PERSONNE n’achète de bons du trésor, et que ceux qui en détiennent s’en débarrasse.

    Si l’information est vraie elle est grosse de menace et devrait être reprise par d’autres médias.

    Si elle est fausse quelle mouche a à piqué notre journal officiel officieux ?

      1. Le syndrome post-Gouwy…
        Fini la rigolade!
        La source, s’il vous plait la source,on demande la source ,demandez la source!
        Osez demander la source!

      2. On ne peut pas vous donner tort !…

        Mais tel n’était pas mon état d’esprit, j’ai toujours apprécié de trouver des liens hypertexte dans les commentaire, ça permet d’aller chercher l’information complète… Ce que j’ai toujours apprécié dans le blog de Paul Jorion, c’est cette assertivité des propos. En résumé, on dit ce qu’on sait, qui est prouvable. Le travail par les assertions permet de ne pas perdre de temps à vérifier ou recroiser les sources d’informations. Ces techniques sont utiles en réunion, pour déjour les manipulateurs, c’est exactement ce qui s’est passé ici avec Gouwy ! J’ai dés le départ aimé l’assertivité dont vous faisiez preuve, vous, ainsi que d’autres commentateurs, vous avez en plus « élargi » mon horizon, fait découvrir quelques sites internet qui sont de vraies pépites.

  27. @Alain M-B

    Pimco, le plus grand fonds spéculatif du monde a revendu tous les Bons du Trésor américain.
    L’information est vraie…
    Bill Gross a dit des USA: « We’re out-Greeking the Greeks », ce qui signifie « nous sommes plus grecs que les grecs ».
    Pour Bill Gross, la dette des USA est de 500% du PIB (# 60% du PIB pour les critères de Maastricht dans la Zone-Euro)
    Le moloch américain PIMCO, le « bond king » dirigé par Bill Gross qui gère un portefeuille planétaire de placements de plus de 1242 milliards. PIMCO est la Global Investment Authority qui est crainte sur les marchés financiers comme par tous les gouvernements de la planète. PIMCO a la capacité d’entrainer les marchés financiers là où il le veut.

    http://www.renovezmaintenant67.eu

  28. Sauf à mettre en péril la vie de ma concierge,je ne puis vous citer ma source.
    Je plaisantais ,naturellement…

    1. Je ne puis hélas vous citer la source avec exactitude mon cher monsieur, car je suis moi même la source de ce que j’avance dans un tel monde, regardez par exemple l’Amérique toujours autant arrogante et orgueilleuse qu’hier,

      Bizarrement plus le monde se dirige avec empressement vers l’abime et plus les gens ne semblent guère montrer plus de changement d’état d’esprit en société, vous n’avez d’ailleurs
      qu’à en faire la même constatation de votre coté.

      Vous avez les sources de ce que vous avancez pour les autres…

      Il y a pourtant des évidences qui sautent de plus en plus aux yeux.

  29. Où en sommes-nous de « La stratégie du choc » telle qu’énoncée par Naomi Klein. Le vrai bras de fer commence. Bon appétit. France Furby

  30. Ca date un peu (mai 2009) mais belle synthèse ? prospective d’Artus sur la dette extérieure brute des US où l’on voit que la dette nette à ce moment là était encore très modique (3500 Mrds de $, peanuts) mais que les besoins de financements divers (protection sociale, infrastructures publiques, investissements des entreprises), plus les déficits dus à la relance, le tout net de l’épargne des ménages qui remonte, s’élevait à près de 6600 Mrds de $ entre 2009 et 2015, et ferait grimper la dette extérieure nette des States à plus de 10 000 Mrds.

    Conclusion du flash :

    Il faudrait donc que les Banques Centrales collaborent à la reconstruction des
    États-Unis en détenant la partie du supplément de dette extérieure qui n’est pas demandée par les investisseurs privés non américains.
    Si elles ne le font pas, il y aura à terme un problème de financement externe des États-Unis conduisant :
    • à une dépréciation du dollar ;
    • à une hausse des taux d’intérêt jusqu’au point où la dette extérieure des États-Unis est demandée par les investisseurs privés.

    Il dit bien les banques centrales…

    Rappel de l’état des dettes extérieures brutes par pays et par tête de pipe dans chaque pays en 2009 (Wiki), où on voit qu’à ce moment là les US était moins endettés en brut que les grands pays européens :

    Nations par dette extérieure brute
    Rang Pays Dette extérieure brute (milliards de dollars) / Dette extérieure brute per capita
    1 États-Unis 13 450 / 43 781
    2 Royaume-Uni 9 088 / 148 708
    3 Allemagne 5 208 / 63 258
    4 France 5 021 / 78 382
    5 Pays-Bas 3 733 / 223 319
    6 Italie 2 578 / 44 352
    7 Espagne 2 410 / 59 469
    8 Irlande 2 287 / 544 109
    9 Japon 2 132 / 16 777
    10 Luxembourg 1 994 / 4 054 700
    11 Suisse 1 339 / 176 081
    12 Belgique 1 313 / 122 331
    13 Australie 920 / 43 268
    14 Canada 833 / 24 899
    15 Autriche 809 / 98 523
    16 Suède 669 / 73 855
    17 Hong Kong 631 / 89 453
    18 Danemark 607 / 110 426
    19 Grèce 553 / 51 483
    20 Norvège 548 / 117 604
    21 Portugal 507 / 47 348
    22 Russie 369 / 2 636
    23 Finlande 365 / 69 501
    24 Chine 347 / 259

    Avoir une dette brute par habitant très élevée (Luxembourg : $ 4 054 700, Monaco : $ 546 034) n’est pas forcément un indicateur de problèmes économiques : la dette brute peut être contrebalancée par des créances plus élevées encore ; un pays peut être si florissant qu’il attire les investisseurs étrangers.

  31. Stephan Zweig, Die Welt von Gestern, – Le monde d’hier.

    P 17 , Goethe An Lottchen, extrait :

    Still (und eng) und ruhig auferzogen,
    Wirft man uns auf einmal in die Welt;
    Uns umspülen hunderttausend Wogen,
    Alles reizt uns, mancherlei gefällt,
    Mancherlei verdrießt uns, und von Stund zu Stunden
    Schwankt das leichtunruhige Gefühl;
    Wir empfinden, und was wir empfunden,
    Spült hinweg das bunte Weltgewühl.

    Elevés dans le calme et le silence,
    Soudainement on nous jette dans le monde;
    Cents mille vagues nous baignent
    Tout nous excite, et parfois nous plait,
    Parfois nous chagrine, et d’heure en heures,
    Varie la légère inquiétude;
    Nous éprouvons, et ce qui a été éprouvé,
    Est chassé par le chatoiement du monde

    (Obligé de trahir un peu, Traduttore, traditore)

    1. Zweig est l’homme à qui j’essaye de penser très fort quand je désespère de la tournure du monde. Anéanti par l’apparente invulnérabilité de l’Axe et le monde que cela annonçait, il s’est suicidé …quelques mois avant le début de Stalingrad.

      Le problème est que l’Axe d’aujourd’hui n’a aucune force susceptible de lui imposer un Stalingrad.
      Alors je me dis qu’il y aurai autre chose qui signifiera son point culminant, le début de sa fin et le retour vers la raison.

    2. Zweig et ses traducteurs m’ont permis de découvrir Nietsche et le préférer à Freud.

      L’une de mes oeuvres préférées est son Thersite… Alors que ce personnage représente le fiel chez Homère, Zweig le transcende par son amour qu’il lui donne pour Tecmesse, la femme d’Ajax, au point de regarder ce qu’il y a de plus abjecte en chacun d’entre nous avec mansuétude.

      Son suicide, avec sa première femme je crois, est une pilule dure à avaler pour moi. Ne pas accepter la dérive d’un autrichien entraînant son peuple à commettre des atrocités, et répondre par un certain romantisme ne me paraît pas à la hauteur de ses écrits. Du pain pour le peuple, prétendait-il donner par ses mots… Et il offre sa mort lorsque le peuple est aveuglé.

  32. J’aurais moi tendance à penser comme Yvan  » Je me méfie des Américains! « , en effet, car dans ce jeu des politiques monétaristes et financières mondiales, il y a beaucoup de choses invisibles pour les non-initiés, à savoir les Dark Pools, et l’opacité des paradis fiscaux. Il doit s’en passer des choses au sein des ces structures, des échanges qui permettent de fausser le jeu, de soutenir tel ou tel « cheval » qui influencera la véritable politique voulue par les dominants sans que personne n’y comprenne rien ou comment. Un certain nombre d’associés de circonstance ont l’intérêt commun que le dollar et les bons du Trésor US, varient mais ne s’effondrent pas, y compris les « émergents ». Je pense également que la mondialisation débridée a trouvé sa limite et que dans le fond il s’agit de rééquilibrer les échanges avec la contrainte d’une consommation mondiale qui doit s’interpréter en terme de quotas en raison des ressources naturelles qui ne peuvent plus suivre une telle demande.

    La politique actuelle des dominants est de gagner du temps , suffisamment pour rester la tête hors de l’eau, puis d’appliquer de nouvelles règles du jeu économique, j’ai toujours pensé que celui ou ceux qui imposent la règle en sortent obligatoirement favorisés, les autres appliquent le consensus.

    Je n’ai que peu d’idées sur la manière qui va être employée pour amortir ce désastre, mais l’instinct de survie de ce système n’est comparable a aucun autre précédent tant les leviers utilisés défient les lois économiques connues, mais d’une manière simpliste je dirais que nous allons assister à un retour de barrières douanières sans en avoir l’air, qui sera teinté à la fois de normes écologiques contraignantes, ainsi que de normes « sociales » (un gros marché!),
    Je ne vois pas beaucoup d’autres possibilités pour concilier un rééquilibrage forcé des coûts du travail et une limitation de la consommation des dits émergents, et ainsi relancer l’emploi chez les industrialisés, créer de nouveaux marchés, et financer une relance alchimique teintée d’inflation et de dévaluation censée rétablir la confiance.

    Il y aura sans doute des crises, mais pas nécessairement d’explosion, mais ce ne sont que des suppositions qui semblent logique, tout au moins, d’un esprit néophyte en économie comme le mien, mais assez intéressé par la géo-stratégie.

    Je ne sais pas ce qu’en pensent les camarades ici présents qui sont d’horizons divers et variés, avec leur propre niveau de connaissances, si cela est plausible, ou totalement idiot, et quels peuvent en être les freins ou les obstacles qui rendraient impossible un tel scénario ou des variantes? ;-))

    1. Moi je vois une longue, très longue récession, parce que pour différentes raisons on va manquer d’énergie… au bout d’un certain temps on ne pourra même plus faire la guerre pour accaparer les ressources mais la répression d’un état policier restera possible. Il finira par arriver que certains meurent de faim parce que personne n’a plus les moyens de les sauver.

      1. Récession , dépletion lente …oui , mais on ne pourra éviter des délitements brusques de secteurs entiers induisant (ou précédés de) conflits societaux .
        Le risque est l’ « effet de collage »au modèle ancien qui essaiera de substituer l’energie absente par de la servitude plus ou moins avouée .
        Une déplétion lente ne peut dépasser un certain seuil (seuil variable ds chaque domaine) : notre système tient que par un « flux » consumériste …sous un débit minimum , il ne peut fonctionner et la production passe a l’artisanat , localisation , puis a la servitude …… Certaines régions riches en mat.premiere pourront conserver une certaine modernité, mais sa diffusion sera limitée par l’absence d’énergie et l’absence d’interet du diffuseur potentiel .
        (C’est juste un essais de modélisation du futur)

      2. @Kercoz

        (C’est juste un essais de modélisation du futur)

        Décroissance pour tout le monde, mais pas de la même manière pour tous!
        Même jeu, mêmes tricheurs, juste une redistribution des cartes, taxation sur les masses de toutes manières, le temps est nécessaire pour élaborer la formule, un évènement viendra pour faire passer la pilule aux peuples, comme d’habitude…

      3. Eh bien c’est pas la bonne réponse….

        Les problèmes économiques sont bien plus imminents que ceux liés à l’énergie. La DEMANDE, voilà la grande faiblesse, d’une magnitude infiniment plus forte que tous les autres problèmes.

        C’est pourquoi la récession sera courte…

      4. Eh bien moi j’ai tendance à penser qu’on ne peut rien prédire et rien anticiper, tant ce qui aurait du arriver cent fois depuis Lehman brothers ne s’est jamais produit. Je pense en revanche qu’il y a des gens aux manettes, qui ne sont pas ceux que nous avons élus, dont les agissements ne peuvent réellement se prédire qu’après-coup… A l’image de la catastrophe de Fukushima, que François Leclerc a chroniqué ici avec une précision et soucis du factuel remarquable, on arrive à tout planquer sous le tapis, à tout enterrer, à tout limiter.

        La prochaine échéance c’est la Grèce, dont la restructuration semble enfin être à l’ordre du jour : quel en sera le résultat, quelle interprétation en fera le monde ? probablement une consolidation du CAC de quelques centaines de points avant de retourner sur les sommets, du papier bien vendu dans les kiosques et des gesticulations allemandes et française, mais cela remettra-t-il en cause quoi que ce soit d’important, changerons-nous notre manière de vivre, secouerons-nous le joug des banquiers ? Je finis par en douter, quand je vois la plasticité du système. Chaque fois l’anguille est à portée de main, chaque fois elle glisse, s’échappe et retombe à l’eau…

      5. Bonjour,

        Une très longue récession …
        Si celle-ci est localisée, ça m’inquiète relativement peu.
        Si celle-ci est mondialisée, je ne crois pas que ce soit possible.
        En effet, l’économie mondiale repose sur des sociétés humaines, lesquelles sont soumises à des contraintes spécifiques de fonctionnement.
        La croissance économique serait un facteur essentiel de la stabilité de ces sociétés.
        pour simplifier, la croissance économique revient à distribuer un gâteau toujours plus gros. Même si ce n’est guère fait équitablement, c’est assez faisable. En revanche, une récession économique, qui traduit une diminution de l’activité économique, et donc une diminution de la production, implique de redistribuer un gâteau plus petit. Il est beaucoup plus difficile d’y procéder sans froisser le consensus social. Parce qu’il est difficile de procéder équitablement, ceux disposant de la plus grosse part étant ceux les mieux armés pour conserver cette part. Et même dans le cas peu probable où il y serait procédé équitablement, ce n’est pas la redistribution qui compte, mais sa perception. Autrement dit, la représentation que chacun s’en fait, qui peut être très différente de ce qu’elle est vraiment. Et en période de tensions, les écarts à la réalité tendent à s’accroître. De plus, la redistribution du gâteau est initialement inégalitaire, pour des raisons historiques et humaines. Il faudrait donc que la nouvelle redistribution du gâteau intègre les inégalités pré-existantes afin d’être réellement équitable. Un challenge … très inquiétant pour quelqu’un comme moi qui a une idée sur la nature des contraintes qui pèsent ici.
        Or, l’instabilité d’une structure sociale support à une activité économique est une menace pour cette activité économique ( voir l’évolution économique en Tunisie, par exemple).
        On voit alors apparaître un cercle vicieux, le mécontentement social aggravant l’activité économique, la baisse de l’activité économique aggravant le mécontentement social.

        Au sein du système économique mondial, qui s’appuie sur de nombreuses sociétés humaines, l’apparition d’un tel processus localement peut aisément être contrées par les échanges intervenant entre ce lieu de crise et le reste du système mondial.
        Mais si ce mécanisme se met en place à l’échelle mondiale, il est probable qu’il s’auto-entretiendra jusqu’à … la fin du système lui-même.

        Pour moi qui perçoit les difficultés actuelles du système économique mondial comme provenant non de son fonctionnement, mais plutôt principalement d’une pression grandissante résultant des difficultés d’accès aux ressources naturelles nécessaires à son fonctionnement, une telle représentation des mécanismes du fonctionnement social est terrifiante.
        Elle pourrait mener, même à court terme dorénavant, à un écroulement du système économique mondial, ce qui nous ramènerait d’une manière brutale à des économies fonctionnant localement dans l’improvisation.
        Ce qui ne se ferait pas sans douleurs.

      6. @Lisztfr

        C’est bien le modèle de consommation qui va être remodelé, d’où les nouvelles croisades en cours pour instaurer des ersatz de démocratie dans certaines régions du monde, on veut y créer de nouveaux consommateurs avec un modèle de développement très ciblé, basé sur le local qui sera bien plus basé sur la force de travail que sur la consommation de matières premières qui resteront aux industrialisés, le but: créer une demande supplémentaire mais alimentée par des structures locales,
        Les OGM seront vraisemblablement une variable d’adaptation pour fournir le carburant de la force de travail, bref un développement et des modes de consommation très diversifiés= une certaine stabilité sociale, un peu plus de développement du travail des femmes pour limiter la surnatalité, avec juste une juste dose d’éducation pour accompagner ce modèle.

      7. Grr!, j’ai oublié de me relire, je vous présente mes excuses, j’espère que cela reste lisible!

      8. RUTILY
        « Il finira par arriver que certains meurent de faim parce que personne n’a plus les moyens de les sauver. »

        Pourquoi employez-vous le futur ? C’est déjà le cas.

        Le 14 octobre 2009, la FAO publie un rapport qui estime à plus d’un milliard le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation dans le monde. (wiki)

        C’est personnes ne sont pas en dehors de l’humanité que je sache.

      9. @Cavalier Ponzi

        Je crois plutôt que l’on cherche toujours à rincer la classe moyenne américaine (et européenne), les autres n’auront jamais de force de consommation suffisante.

        @J-philippe

        Ce n’est pas du tout ça. L’instabilité sociale n’est pas le principal facteur de récession économique comme vous l’envisagez, dans l’avenir, le plus important est la récession inscrite dans les gènes du capitalisme ici et maintenant. Si on arrivait à y remédier on échapperait à l’instabilité sociale, tandis que si l’on arrivait à contenir l’instabilité sociale, on n’échapperait pas à ce mécanisme (de surproduction par rapport à la demande solvable)

      10. Et là, Octobre, depuis un an et demi et des cours de denrées qui explosent, je te laisse imaginer le tableau…
        Ceci dit, cela m’étonnerait beaucoup que dans nos pays occidentaux, développés et équipés de filets sociaux, les 800 000 foyers français sur-endettés mangent vraiment à leur faim…

      11. @Yvan

        Les bruits de botte en ce moment et les révoltes actuelles sont des étapes qui sont effectivement causées par les QE de Bernanke qui se retrouvent partout alimentant l’inflation, le but est de démettre les « dictateurs à l’ancienne » qui sont obsolètes dans le nouveau système, et bien entendu contrôler l’accès aux MP locales et installer ce développement local qui va rapporter plus que l’ancienne méthode.
        Pour cela ils sont prêts a installer des islamistes modérés qui arrangent bien leurs affaires car prêts à accepter une certaine démocratie. Bien entendu, il y aura transfert de richesses des peuples du « Nord » socialement avancés et comme à l’habitude on laissera suffisamment de filets de protection comme le RSA en France, seule la famine rend les hommes réellement incontrôlables.
        C’est d’ailleurs cette possibilité qui a justifié dans tous les pays industrialisés l’acquisition de moyens technologiques anti-émeutes ces dernières années.

        Pour les classes moyennes des pays industrialisés:

        Les modes de consommation seront adaptés, c’est déjà le cas: les riches et classes moyennes supérieures mangent du bio, la catégorie inférieure de l’industriel, les autres auront les prix éco/ Ogm, Mosanto n’a pas été inventé pour rien. Nous voyons de plus en plus de systèmes d’abonnement sociaux, reste la bulle immobilière qui représente un poids énorme, la montée des taux devrait corriger en France la valeur fictive de ces actifs, pour comparaison: en Allemagne, c’est quasiment 40% de moins.

        Les français sont encore suffisamment gros et gras pour penser à une révolution, aucun risque de ce côté, il faut juste rééquilibrer, les classes moyennes paieront, il en reste encore mais ils vont s’appauvrir!

      12. Hhmm..
        Bruits de bottes… Cela me refait penser à cette Allemande âgée qui s’est sentie obligée de s’excuser de l’ancien extrême-droitisme de son pays…
        Alors que j’étais à des années-lumières de l’accuser de quoique ce soit.

        Dans toute guerre, il y a des résistants, Cavalier.
        Et là, le modèle étatsunien n’est pas prêt à être appliqué à d’autres pays. Il n’y a qu’un premier et il faut, pour appliquer les règles de l’ordolibéralisme, avoir les moyens de ses ambitions.

        Les résultats proches de la Hongrie ainsi que de la Hollande devraient tomber sous peu.
        En France, déjà, l’élu en place est maudit par les deux tiers du peuple qui l’a mis en place.
        A l’opposé, les labos que sont l’Angleterre et l’Espagne vont nous enseigner aussi beaucoup.

        D’ici que les rats de laboratoire que nous sommes mordent le laborantin….

    2. Cavalier…
      Ton raisonnement tient presque la route.

      Sauf. Sauf que, lorsque tu regardes la crise asiatique des années 90, le Japon n’a pu s’en sortir QUE parce que le reste de la planète achetait ses produits.
      Et il pouvait les acheter parce qu’il avait de l’argent…
      Hors, dans le cas présent, si l’on transpose la situation au « bloc économique G7 », vers qui veux-tu vendre..???
      Les deux pays qui sembleraient les plus en « forme » connaissent déjà une inflation qui bouffe ce qui pourrait être acheté par des consommateurs. (inflation alimentée par l’arrivée des capitaux étrangers, aussi..)

      Attends : imagines-tu le montant des « actifs devenus pourris » que tu dois additionner aux dettes tant privées que publiques..????
      (et publiques générales, soit consolidées à TOUS les niveaux !)

      Là, à la tête, ils semblent nous la jouer « après moi le déluge » car ils savent qu’il n’y aura pas de suite.. pour eux.

      1. Avec le décalage de mon dernier post ci-dessus, cette inflation est orchestrée afin de modifier la donne, les 2 blocs asiatiques doivent être bloqués dans leur développement vers un type de consommation à l’occidentale, la valeur des actifs est une valeur toute relative en fonction de ce que les acheteurs sont prêts et capables de payer, mais surtout à condition qu’ils en manifestent le désir, c’est une histoire d’échelle, la valeur de la monnaie papier suit ce raisonnement, c’est pourquoi le Yen est resté haut.. Qu’est-ce qu’un riche par rapport à un pauvre sur cette planète?
        Un type qui peut acheter (exemple) mille fois plus de choses que l’autre, que ce soit en roubles, kopecks ou radis, c’est l’échelle qui compte. C’est pourquoi une dette exprimée en $ peut être nominalement diminuée par des jeux d’artifices monétaristes et géo-stratégiques.

        Le plus dangereux reste la guerre, le nucléaire et autres joyeusetés, pas nécessairement la finance, ils cherchent le moyen de remettre en route la circulation des capitaux en modifiant et redistribuant l’offre et la demande. Ils veulent surtout conserver l’hégémonie du rapport pauvres/riches tel qu’il existe pour eux nos amis Cow-Boys disposent de tous les moyens et leviers.

        Je ne cautionne pas, mais force est de constater qu’ils sauveront leurs fesses envers et contre tous, n’oublions pas que ce sont toujours les mêmes familles qui détiennent le pouvoir depuis plusieurs siècles, et toujours aux premières loges!

    3. @ J-philippe, @ octobre
      J-philippe je trouve votre scénario éclairant, le fait qu’il ne soit pas possible signifierait que la taille du gateau dépend de notre volontée, c’est là que je ne suis pas d’accord avec vous. Je ne suis pas un expert de la finance où de l’économie mais je vois ces activité comme un jeu de riche de façon à répartir de manière non équitable le gateau dont vous parlez, dans des sociétés moins sophistiquées c’est la force qui permet cette mauvaise répartition, mais cela n’est pas mon propos. Mon propos c’est justement la taille du gateau et je pense que ce qui a gonflé sa taille c’est l’énergie dont la productivité n’est qu’un sous produit.
      Si l’énergie vient à manquer, le gateau se dégonfle et votre scénario si sombre peut avoir lieu.

      octobre: malheureusement ce n’est pas vrai qu’on n’a pas les moyens de les sauver, si on ne les sauve pas c’est parce qu’on est égoïste et indifférent. Mon propos c’est que si le gateau se dégonfle et que si on est obligé de passer de 10 milliards à disons 2 milliards cela se fera dans bien plus de souffrances, de guerres de répressions etc… on rejoint le scénario de J-philippe.

      1. Bonjour,

        Rutily, nous sommes sur la même longueur d’ondes.
        J’ai voulu être précis, et n’ai du même coup pas été compris par mes interlocuteurs.
        J’ai écrit « Pour moi qui perçoit les difficultés actuelles du système économique mondial comme provenant non de son fonctionnement, mais plutôt principalement d’une pression grandissante résultant des difficultés d’accès aux ressources naturelles nécessaires à son fonctionnement, une telle représentation des mécanismes du fonctionnement social est terrifiante. »
        La ressource naturelle vraisemblablement la plus stratégique pour l’économie mondiale est en effet le pétrole, pour lequel on dispose en plus de quelques références, par les précédents « chocs pétroliers », dont on a vu l’impact sur l’économie.
        A noter que le niveau de prix actuel nous situe, en « euro constant », entre les deux premiers chocs pétroliers, et que ça ne fait tiquer personne, hormis quelques automobilistes à la pompe.
        L’actualité du pétrole n’est pas triste ; l’Arabie Saoudite, qui se faisait passer pour la banque mondiale du pétrole, et qui avait annoncé qu’elle augmenterait sa production de 500 000 barils/jour le mois dernier, en réaction à la Libye, l’a en fait diminuée de 800 000 b/j , et annonce qu’elle n’augmentera plus sa production ces prochaines années, alors que sa consommation intérieure augmentera. Et elle s’apprête à augmenter de 30% son nombre de puits en exploitation avec pour seul objectif de maintenir cette production …
        Mais ne parler que du pétrole est réducteur. Les autres énergies fossiles deviennent également plus difficile d’accès, comme de nombreux métaux, et au-delà, la diminution des terres cultivables ou l’épuisement de la ressource halieutique sont autant d’éléments parmi d’autres qui pèsent sur l’économie mondiale et sont à prendre en compte dans un contexte de croissance de 1,2% par an de la population mondiale …

        Alors le gâteau, non seulement on sera plus nombreux à se le partager, mais en plus, il aura bientôt tendance à diminuer, sauf miracle.

        Voilà pourquoi je signalais ce petit cercle vicieux dans lequel ces difficultés pourraient nous précipiter …

      2. @ J-philippe dit : 3 mai 2011 à 17:36 et Rutily

        Alors le gâteau, non seulement on sera plus nombreux à se le partager, mais en plus, il aura bientôt tendance à diminuer, sauf miracle.

        Certains se sont livrés à des études chiffrées, en ne prenant en compte que les données physiques du problème. http://www.courtfool.info/fr_Energie_et_population_mondiales.htm

        On a tout lieu de penser que ce type d’étude, qui avait été fait au début des années 70 au profit du Club de Rome, a été remis à jour. Des analyses propres à chacune des grandes zones économiques avec les incidences possibles sur l’évolution des populations ont probablement été effectuées. C’est peut-être ce qui sert de base aux spécialistes qui travaillent au profit des membres du G20. Du moins, il faut espérer qu’il y en a, et qu’ils orientent les choses vers une solution d’ensemble humainement viable.

        La généralisation des gouvernances à caractère démocratique, même si elles n’en ont que le nom, doit faire partie des mesures qui sont jugées indispensables pour prévenir les risques les plus importants à redouter durant la période de glaciation économique qui semble s’annoncer.

        On peut toujours espérer en un miracle. S’il devait avoir lieu, il faudrait que ce soit dans le domaine de l’énergie.

    4. @ Cavalier ponzi
      Si on se réfère au travaux de Loic Wacquant, nos « état-zélites » ont déjà bien bossé en amont pour se garantir des mouvements sociaux et autres du bon peuple. Mais on ira quand même…

      1. J’ai bien peur que nous ne soyons bien trop embourgeoisés, comparé aux peuples Tunisiens ou Égyptiens qui eux crevaient vraiment la dalle et dont les révoltes étaient spontanées, ici tout est fait pour laisser un minimum même avec l’austérité!

        Il faudrait que ces mouvements soient coordonnés à l’échelle européenne, mais c’est déjà la dislocation et l’individualisme qui priment, quelques mesures sociales et alimentaires et c’est étouffé et récupéré après avoir été maîtrisé sans trop de victimes avec des outils comme les fusils Taser, étudiés pour les mouvements de masse, demandez aux représentant de l’ordre de quelle panoplie ils disposent depuis les dernières années et notre armée n’est plus de conscrits.

        Il y a bien longtemps que la politique est un outil d’asservissement contrôlé.
        Le seul truc qui fait peur au pouvoir, c’est les groupuscules comme Action directe à l’époque, qui ciblaient directement les symboles vivants du pouvoir, c’est là autre chose: du terrorisme!
        Il faudrait vraiment que la situation soit extrême pour ce type de développement.

        La philosophie de Brassens me sied mieux, je préfère assurer mes chances de m’en sortir, le jour où je cherche une main secourable, je regarde au bout de mon bras:

        http://www.musikiwi.com/paroles/georges-brassens-mourir,idees,34017.html

      1. Merci Thomas pour cette photo. On aimerait en savoir plus, que regardent t-ils avec insistance?

        Avez vous vu la place d’Obama par rapport aux autres, d’Hillari C., c’est marquant!

    1. Ben Laden avait déjà disparu, maintenant il est mort et cela ne change rien… il était déjà un « mythe », fait de silences et de rumeurs. Je pensais qu’il était mort depuis des années… ! On le disait malade, etc.

      Le plus grand bienfaiteur du lobby de l’armement est mort, comment vont-ils justifier leurs crédit à présent..

      C’est comme si on l’avait déterré de nulle part pour le remettre ailleurs, un changement de place plutôt que de statut. Il y a des victoires qui arrivent trop tard, qui plus est, dans l’illégalité, car nous avons des lois, selon lesquelles on juge. Même les nazis ont été jugés, Je sais, à cette époque, il y avait des hommes intelligents aux commandes.

    1. Pablo…
      A la base, je n’aime pas les attaques personnelles. Mais ce n’est pas le principal.
      Trichet n’est qu’ UN rouage du système.
      Même si tu as raison sur des inégalités qui deviennent complètement aberrantes.

      Mais, tout comme certains mettent leurs malheurs économiques sur le dos de l’Euro, il ne s’agit pas de désigner les seconds couteaux comme boucs émissaires, ce qui rejoindrait le principe du « diviser pour mieux régner », et aussi celui de la forêt qui cache l’arbre.

      ET, autre malaise : tu sais aussi que la jalousie de possession de « plus riche que moi » est un des deux moteurs qui font que le capitalisme se porte si bien.
      Trop bien, même… 😉

      Si quelqu’un est à pendre, ce n’est pas un simple rouage qui deviendrait SDF si son système se cassait la figure.
      Mais CEUX (quelqu’uns pour l’exemple) qui possèdent le plus.
      Toujours taper à la tête, ça fait moins de boulot.

      1. Certes sauf que je pense yvan qu’il n’y a pas de tête. Il n’y a pas d’ordonnanceur machiavélique qui aurait comme but de créer des pauvres. Si dieu n’existe pas, le diable non plus. Malheureusement le déséquilibre de répartition des richesses actuelles a été obtenu par un ensemble de possédants agissant de manière lobyiste devant des représentants élus faibles ou partisans. Que des gens possédant des biens renâclent à ce qu’ils soient re-ventilés dans l’intérêt général n’est pas surprenant, que des élus les écoutent est bien plus anormal.

      2. @ Yvan

        Où tu vois une attaque? Constater c’est attaquer? C’est de l’information pure et dure (trouvée dans la presse économique espagnole).

        D’ailleurs, pour tout te dire, je croyais qu’il touchait bien plus…

      3. Step.
        J’ai écris (avec une faute) quelques uns…

        Imagines juste une hydre dont les têtes jouent à celle qui aura le plus à « manger »…
        Et là, l’effet d’entrainement devient collectif. La chute aussi, d’ailleurs….
        Tu coupes une, et le reste meurt.

    2. Jean Claude Trichet quittera définitivement la présidence de la Banque centrale européenne le 31 octobre 2011.
      Les candidats à la présidence de la BCE commence à se faire connaitre.

      N’est-il pas le bon moment pour prendre nos responsabilité.

      -1- Demander un billant de fin de manda au directeur de notre bien commun : la monnaie euro.
      – Que des comptes lisibles par tous, soit publiés et expliqués.
      – Des explications sur l’utilisation de la monnaie créer chaque année,
      A telle été distribuer à nos représentant national élues, dans quelle proposition pour chaque pays, explication du calcul de la répartition par pays.
      – Autre

      -2- Préparer un questionnaire aux candidat à la présidence.
      – Que compte t’il faire pour augmenter la transparence vis a vis du citoyen de la zone euro.
      – Quel sont leur projets
      – autre..

      Je suis persuader qu’il y a un truc à faire, ne serais que pour sensibiliser nos concitoyens à leurs responsabilités.

      Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir

      Albert Einstein

      1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Draghi
        « De 1993 à 2001 il a présidé le Comité pour les privatisations. »
        « De 2002 à 2005 il est le vice président pour l’Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d’affaires mondiale. »

        D’ici qu’un inclus dans le système nous révèle des infos fiables…

      2. Sinon, 20100, il faut informer. Toujours et encore.
        Regardes à quel point Wikileaks a mis les US mal à l’aise…

        Les puissants ont besoin de l’ignorance des autres.

      3. @Yvan
        Mon idée est plus de remettre chacun à sa place et devant ses responsabilités.

        l’information, si elle est de l’histoire, n’a que peu de pouvoir sur le futur.
        Si par contre, on rappelle à chacun son rôle.
        Si on préviens que des comptes vont être demandés.
        Si on demande au candidat leur engagements.
        C’est d’une certaine façon de la prévention.

        On se rappelle ainsi, au bon souvenir du futur directeur de la BCE, à qui il doit des comptes.
        Et on l’oblige à réfléchir, s’exprimer et répondre à des questions.

        On rappelle, que la comptabilité, qu’elle soit pour la famille ou pour la BCE, doit répondre a des règles simple :
        Entrées, Sorties, et Grandes Familles de Dépenses, Investissement à taux constant, pour en faire quoi (route, hôpital, recherche..)

        Le jeux de ses financiers est justement de nous embrouiller en prenant le cach, et en laissant les dettes et responsabilité aux autres (Retraites, Assurances, Santé, nucléaires…). Stop.

        Pour que le contrôle par les citoyen soit possible, il faut que les bilans des organismes publics soit clair et compréhensible de toute personne ayant le bac (par exemple) .
        Que soit pour la BCE, un Etat, une Ville…

        Puis
        Un petit site web s’engage à publier les réponses avec un Email à tous les inscrits.
        Et un vote des inscrits du site est fait avant le choix du candidat.

        Sur, il y a truc faire la..

    3. Minable petit Trichet avec son salaire de banquier fonctionnaire grisâtre… Prot, Pébereau, rien que pour la BNP, ça mon colon ça a un peu de gueule !
      Déprimant le Trichet, vraiment déprimant…

      24.03.2010
      Le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, s’est vu attribuer 1,425 million d’euros de rémunération variable au titre de 2009. Selon un document publié mercredi sur le site du groupe, la moitié de cette somme lui sera versée en 2010, le reste sera réparti sur 2011, 2012 et 2013, sous «condition de rentabilité des fonds propres». Ces rémunérations variables seront aussi «indexées sur la valeur de l’action, selon les dispositions applicables à tous les salariés du groupe bénéficiant de rémunérations variables différées», selon le document. 2,47 millions d’euros de rémunérations fixe et variable Au titre de son salaire fixe, M. Prot a reçu 950.000 euros en 2009, à quoi s’ajoutent des jetons de présence et des avantages en nature qui portent à 1,04 million sa rémunération hors bonus. En additionnant les éléments fixes et variables, y compris la partie différée du bonus, le total atteint 2,47 millions d’euros. Quant au président du conseil d’administration, Michel Pébereau, il a reçu 733 326 euros de salaire fixe, jetons de présence et avantages en nature et s’est vu attribuer un bonus de 560 000 euros, dont la moitié sera versée en 2010. La banque souligne que les rémunérations variables des deux responsables, en incluant la partie différée, sont en baisse de 37% par rapport à celles reçues en 2007. BNP Paribas a de son côté presque doublé son bénéfice net en 2009, à 5,8 milliards d’euros. En 2009, il avait dû renoncer à son bonus MM. Prot et Pébereau avaient renoncé à leur bonus en 2009

      1. Trichet est un énarque (promo 71 avec Bianco, Guéant, Huchon et d’Aubert), ancien de l’inspection des finances, des cabinets ministériels, du trésor et de la BdF. N’a jamais bossé dans le privé et, selon moi et vu sa mine, ferait largement mieux de s’occuper de son jardin, de son cœur,de bobonne et de ses petits zenfants pour sa retraite, plutôt que de remettre ça dans le privé. 70 ans bientôt le Coco Tritri tout gris….

  33. USA/Dette: le Trésor lance le compte à rebours avant la catastrophe évitable

    Washington (awp/afp) – Le Trésor américain a confirmé lundi que la limite maximale de la dette publique fixée par le Congrès des Etats-Unis serait atteinte le 16 mai, et a indiqué pouvoir retarder jusqu’au 2 août la date où le pays fera défaut sur certaines obligations si ce plafond n’est pas relevé.

    « Puisqu’il apparaît que le Congrès n’agira pas d’ici au 16 mai, le Trésor va devoir commencer à mettre en oeuvre [des] mesures exceptionnelles cette semaine » pour gagner du temps, écrit le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, dans une lettre adressée aux principaux responsables politiques au Capitole.

    Le Trésor va ainsi suspendre dès vendredi l’émission de certains titres destinés à soulager les finances publiques des Etats fédérés et des collectivités locales.

    http://www.romandie.com/news/n/USADette_le_Tresor_lance_le_compte_a_rebours_avant_la_catastrophe_evitable030520110605.asp

    1. .Conditions posées par Artus pour une réussite de la restructuration de la dette grecque :
      1) Ne doit pas concerner les banques grecques
      2) Pas de rétorsions des pays européens (taxation de produits, suspension d’aides etc)
      3) Que ces pays acceptent de reprêter tout de suite à la Grèce.
      Conclusion d’Artus : l’Europe devra être « héroïque »…
      On n’en doute pas. L’héroïsme est de toute façon un passage obligé, pour une Nation comme pour une Union, non ?

      1. le sacrifice économique grec , un moderne Thermopliès ,. ça n’en fait pas un hoplite !

      2. Comme les doses « héroiques » à Fukushima ? lol

        C’est vraiment le honte ce terme, sachant que l’héroïsme se démonétise très vite…

      3. @Lisztfr

        Non ce sont les représentants des citoyens européens, soit les dirigeants politiques, et des bourgeois européens, soit les dirigeants financiers, qui devront être héroïques. Pour la défense des peuples européens et de l’Europe toute entière, contre les Nations créancières, France, Allemagne, Hollande, etc.

    2. « Une hypothèse que refusent en bloc les autorités européennes…  »

      Tandis qu’une politique d’austérité ne leur fait pas peur du tout ! Comme c’est charmant. Il est tout à fait normal de mettre des millions de Grec à la diète, qui n’y sont pour rien mais c’est pas grave !

  34. Hors sujet : C’est une impression ou il n’y a plus d’affichage de nos propres posts en attente de modération ? C’est déstabilisant, on a l’impression de ne pas avoir validé. Effet Gouwy ?

      1. Les questions, les réponses et même la maintenance.

        Ok, je prends ma retraite 😉

  35. Transmutation du capital en patrimoine.
    Je me pose une question. J’imagine que quand le dollar sera près de s’écrouler (s’il s’écroule), ceux qui en détiennent beaucoup auront hâte de les transmuter en patrimoine. De quelle façon pourrait-on observer un tel mouvement ou son accélération si mon raisonnement est correct (transposable aux autres capitaux)?

    1. C’est déjà le cas depuis Lehman, Michel…
      D’où les acquisitions massives internationales des Chinois.
      Et les cours de bourse remontés en flèche.

      1. Merci, Yvan, c’est bien le genre de réponse que je recherchais. Mais ce qui serait le top, ce serait une chronique comme celle de François LECLERC, mais qui serait centrée sur ce sujet.

    2. Pour les particuliers : achat d’oeuvres d’art rares, d’or, de « pétrole » (virtuel, disons d’énergie) et de parts de fonds de matière premières en général au détriment des actions de sociétés. Aussi, pour ceux qui ont vraiment les moyens, propriétés foncières et immo dans les pays émergents.

    3. THE EXPLODING U.S. MONEY SUPPLY MYTH….

      « So yes, the US government is running a massive $1.5T deficit, however, by any metric of money supply we can see that this is barely offsetting the continued de-leveraging that is occurring across the US economy. We are certain to see higher rates of inflation in 2011 (especially if oil prices surge higher), however, it is not an accurate portrayal of reality to conclude that the USA is “printing money” uncontrollably and flooding the world with dollars that will lead to hyperinflation. That is simply not the case and the data speaks for itself. At best, we are barely printing enough to offset the destruction of de-leveraging…. »

    4. @fab

      Je présume que contrairement à la finance, nous n’avons guère d’instrument d’analyse des transferts de titres de propriété, mais nous pouvons imaginer la règle du jeu en cours.

      La finance est au stade terminal, mais le « capitalisme » vit encore, il change seulement de phase et retourne à sa geste initiale. En 1789, l’opération fut de transférer la propriété des biens du clergé et de la noblesse en conversion des reconnaissances de dettes consenties par l’état à la bourgeoisie. La Grèce ne dispose-t-elle pas encore de quelques titres de propriété dont le transfert apurerait quelques dettes auxquelles elle fut contrainte ?

      Imaginons la suite…

      deux vieilles interventions sur ce thème

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=4443
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=3328

  36. La chute des ventes de voitures continue en Espagne: – 23,3 % en avril par rapport à avril 2010 (chez les particuliers – 53,4%).
    Dans les 4 premiers mois de l’année la chute est de – 26,3% (- 100 000 voitures) par rapport à il y a un an.
    Par contre la vente de voitures de luxe se porte bien: + 157 % en avril et +147,1% dans les 4 premiers mois de l’année.
    http://www.cotizalia.com/noticias/2011/ventas-coches-abril-retroceden-niveles-20110503-68143.html

    Et à côté le prix des bananes a augmenté en Espagne en une année de +19,62%, celui des pommes de terre de +14,86% et celui de l’huile de tournesol de +11,45%.
    http://www.expansion.com/2011/05/03/economia/1304416592.html

    À part ça, les entreprises de la Bourse espagnole vont distribuer cette semaine 6 Mds € de dividendes à ses actionnaires.
    http://www.expansion.com/2011/05/03/mercados/1304375212.html

    Et le Portugal aurait besoin de 100 Mds € pour être sauvé.
    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3033532/05/11/El-rescate-de-Portugal-podria-ascender-a-100000-millones-de-euros.html

  37. Le pire est-il donc certain ?
    J’entends bien les augures qui clament – M. JORION y compris- que la situation de la dette grecque est intenable et ne pourra pas durer jusqu’après les élections allemandes en 2013.
    J’entends les prévisions qui annoncent une nouvelle débâcle d’établissement financiers dans la foulée de la probable restructuration de la dette grecque, avec la différence par rapport à le fois précédente que les Etats ne plus capable de se porter garant.
    J’entends les avertissements sur la dette américaine, et la nervosité qu’elle génère.

    Je lis et je vois l’exaspération populaire qui monte dans tous les pays d’Europe, car pour la majorité de la population ce n’est pas sa crise; personne ne se sent responsable, même pas un peu co-responsable, même si beaucoup ont bénéficié de taux d’intérêt défiant la logique, ou de plus-values sur des « investissement financiers » , en fait des placements spéculatifs camouflés en instruments de jeu financier collectifs « sans risque ».

    2 Questions à qui veut y répondre:

    1) est-ce irréaliste d’envisager l’émission par tous les Etats européens endettés d’emprunts obligataires à taux bas et à souscription obligatoire pour tous ses citoyens ou entités morales qui ont profité, disons dans les 5 dernières années, de profits générés par des instruments financiers « non classiques »? Le montant de la souscription obligatoire serait proportionnel aux actifs « non classiques » (selon une règle à définir); Les entités morales (les sociétés) seraient autorisées à y souscrire en gageant certains de leurs actifs;

    2) Devant le risque de « rebond de la crise financière », quelle est la meilleure stratégie de comportement individuel ?

  38. Les banques de la France ont spéculé à hauteur de plus de 100 milliards sur la dette grecque publique et privée et sur les CDS inventés sur cette dette grecque.

    Les banques de l’Allemagne ont spéculé à hauteur de plus de 100 milliards sur la dette grecque publique et privée et sur les CDS inventés sur cette dette grecque.

    Donc on ne sauve pas le Grèce, le Portugal, l’Irlande, les Club-Med-Bonds, mais les spéculateurs de l’Europe du Nord dont les banques qui ont un levier de plus de 1 à 40 sont en réalité techniquement en faillite comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande, etc. Avec un levier de 40 pour 1 une banque est insolvable quand elle a perdu 5 %. Elles ont toutes perdu plus quand on arrivera au day of reckoning et que l’on révèlera au public la taille des cadavres des actifs toxiques, pourris illiquides.

    Avec une Europe, un Euro-Group, et des EcoFin et Euro-State qui favorisent et stimulent et devancent la liberté de circulation des capitaux et le shadow-banking et le système de réserves fragmentaires et Bâle 2 et Bâle 3 et Solvency 2 et ESMA, il n’y a pas à jouir de soi en cherchant le coupable chez les PIIGS, mais bien dans le Traité de Lisbonne que les citoyens au travers de leurs élus ont laissé passer. Dans ce système du laisser tout faire, les européens ont cultivé un euro-drachme, une euro-lire, un euro-franc, un euro-mark et même une euro-livre puisque chaque pays membres a joué avec ses propres règles en faussant librement au maximum la concurrence.

    La responsabilité est collective et par abstention, omission ou adhésion les euro-citoyens doivent manger tous ensemble leur propre soupe. Je reste toujours affligé de tous ces comments qui sont auto-centrés sur le c’est-pas-moi-c’est-l’autre.

    Et pour parachever le tout-laisser nous laisserons à notre BCE une GS-Boy en la personne de Mario Draghi.

    Il est aussi trop agréable au partis et influenceurs de ne pas faire leur travail d’information pour qu’ils puissent tranquillement pratiquer leur minable Chasse-au-furet-2012, au lieu d’informer et de débattre.

    Les whistle-blowers à la Wikileaks c’est excellent, mais il faut au plus vite amener le débat au centre de notre démocratie et intégrer Solidarités locale, régionale et globale, quitte à ce que l’Europe se démarque et impose sa zone de libre humanisme. Si le BRICS est entrain d’apprendre à montrer qu’il sera prêt dans l’après-crise, l’Europe en est aussi capable en imposant ses vues.

    Ce débat auro-bronzant sur la Grèce, le Portugal est une perte de temps et laisse la place à ceux qui ont appris depuis 1989 à se passer de la politique et des gens. Je suis un nonniste européen convaincu.

    1. Le comble de tout cela, c’est que Draghi est l’ancien directeur Europe de Goldman Sachs, donc la banque qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes. Je crois que l’Europe est une pure création des financiers, donc juste un vassal de l’empire, on peut ainsi mieux comprendre pourquoi nos référendums, ils passent outre, ils savaient déjà que la crise était là!

      On nomme cela l’intérêt supérieur, quel cynisme!

  39. « les actifs sans risque que représentaient les obligations américaines, point d’appui de tout le système financier, vont cesser de l’être, sans qu’aucune solution de remplacement ne soit envisageable. »

    Fini de croîre. Attendre est tombé. Le temps est rare. Désormais nous sommes là, sans dieu, ni maître.

  40. @Thomas le Cimbre.
    Oui, absolument!
    Shake hand!

    Sauf, ce que vous dit des BRICS, il faut comprendre, l’Occident n’est plus le Monde!!
    Nous sommes a l’interrieur de leurs estomac.

    La meditation doit debuter a partir de cet constatation.
    …..et s’ils constatent, que nous sommes cancer,il nous effaceront.

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