SCÉNARIOS POUR FUKUSHIMA, par François Leclerc

Billet invité.

La multiplication des mesures annoncées au fil des jours par Tepco – pour certaines abandonnées avant même d’avoir été exécutées – met en évidence l’accumulation et l’imbrication des difficultés que l’opérateur rencontre pour mener à bien ses tentatives de reprise en main de la situation. Ainsi que les contradictions dans lesquelles il se trouve concrètement placé.

Le tableau ainsi tracé illustre les dangers de la longue dérive de la catastrophe qui se poursuit. Elle reste difficilement maîtrisée, du bout des doigts, sans garantie pour la suite. Prenant l’aspect d’une sorte de glissade vers l’inconnu et laissant en suspens planer le risque de très importants rejets radioactifs, si la piscine n°4 venait à s’effondrer ou une enceinte de confinement à finalement se briser. La stabilisation de la situation qui est intervenue est donc très relative. Fukushima est décidément une catastrophe de troisième type: une catastrophe rampante.

Il est peu probable que les nouvelles explorations des bâtiments des réacteurs par des robots japonais – plus aptes à franchir les obstacles que les précédents – aboutisse à la conclusion que des interventions humaines seront dans un proche avenir possibles. Une conclusion qui va mettre en cause toute perspective d’amélioration du système palliatif actuel de refroidissement des installations, notoirement insuffisant, contribuant aux énormes difficultés rencontrées, qui ne manquent déjà pas.

On a ainsi appris que la température au sein de la piscine n°4, après avoir hier baissé en raison de nouvelles injections de 210 tonnes d’eau – malgré le danger que représente la fragilité de ses murs de soutènement – avait à nouveau remonté, le niveau de l’eau étant 2,50 mètres en dessous de la normale.

Autre manifestation des contradictions dans lesquelles se trouve l’opérateur, il a également reconnu impossible dans l’immédiat – en raison de la radioactivité – la mise en œuvre du projet d’installation d’un système de filtrage d’eau contaminée et d’échange de chaleur au sein du réacteur n°1, où 70% du combustible est considéré endommagé et 6 tonnes d’eau sont injectées par heure afin de contenir toute élévation de la température. Le niveau de l’eau n’atteint cependant toujours pas le haut des barres de combustible.

De nouvelles informations ont également été données à propos des travaux d’enlèvement des débris radioactifs qui parsèment le site et dont une carte a été dressée et est mise à jour régulièrement. Des émissions de 300 millisieverts par heure sont dégagées par des débris aux abords du réacteur n°3, celui qui a connu la plus forte explosion d’hydrogène. La zone autour du bâtiment administratif a pu être dans une large mesure dégagée, depuis que le début des travaux a commencé, le 6 avril dernier. Les travaux se poursuivent désormais aussi lentement autour des réacteurs n°3 et 4. Une quantité importante de débris ont déjà été recueillis, stockés dans une cinquantaine de containers placés à l’écart, d’où se dégagent à un mètre de distance de ceux-ci des émissions radioactives de 1 à 2 millisieverts.

Tout est long à réaliser. Tout est source de pièges et d’embûches.

La précarité de la situation reste forte. Deux scénarios possibles s’en dégagent prioritairement. Soit la poursuite des incertitudes actuelles, sans autres moyens que ceux qui sont déjà mis en oeuvre, soit la rupture inopinée d’une ou de plusieurs structures, aboutissant à un dégagement massif de la radioactivité, dont l’essentiel est pour l’instant contenu.

Moins spectaculaire, le premier n’en serait pas moins insidieux, car il est peu probable que l’opérateur parvienne à limiter les émanations émises en continu par la centrale, aboutissant au fil des temps à une fuite cumulée importante de radio-éléments type césium-137. Ce scénario serait donc celui d’une lente montée de la contamination, aboutissant inévitablement à l’élargissement de la zone d’interdiction et au renforcement de mesures de restriction dans une zone pouvant déborder très largement autour.

Déjà, la préfecture de Fukushima a décidé de limiter à une heure par jour la présence des enfants, lors de leurs activité à l’extérieur des écoles, dans 5 sur 13 des parcs qui se situent sur son territoire. Les visiteurs des parcs en question sont invités à ne pas porter du sable à la bouche, se laver les mains et se gargariser en les quittant.

Des méthodes d’amélioration de la mesure de la contamination de l’eau des réseaux de distribution sont par ailleurs à l’étude, y compris pour Tokyo. Elles visent à prendre en compte les effets d’une propagation sur de larges étendues de la contamination par les vents – selon leur direction – la pluie et les sols, atteignant finalement des nappes phréatiques.

Toute la mesure de la catastrophe ne va donc se révéler que progressivement, si rien ne vient la précipiter. La saison des typhons va par ailleurs commencer en mai.

Ici les dernières mises à jour sur l’évolution de la situation à la centrale.

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115 réflexions au sujet de « SCÉNARIOS POUR FUKUSHIMA, par François Leclerc »

  1. Une petite chose à partager avec les pro-nucléaires. 250 000 tonnes de déchets radio actifs jusqu’à maintenant. Ces 250 000 tonnes sont dangereux pour 100 000 ans et on ne sait pas comment actuellement traiter et stocker ces matières efficacement. Les mines d’uranium ne sont pas éternelles, on tiendrai quelques siècles. Et encore.. avec l’explosion de la demande en électricité, peut être bien seulement un seul siècle. Dans le futur, on pourrai, disons doubler les déchets, donc 500 000 tonnes voir beaucoup plus. Le nucléaire vaut il la peine ? Est il raisonnable de polluer nos terres pour 100 000 ans avec 500 000 tonnes ou plus de déchets pour 1 ou 2 siècles de production ? Le nucléaire n’est il pas finalement complètement absurde et irresponsable ? Ne devrions nous pas concentrer une partie de nos investissements dans la recherche de solutions énergétiques alternatives ? Sommes nous inconscients et aveugles à ce point ? Il faudra sortir du nucléaire un jour ou l’autre ! Pourquoi pas commencer maintenant ?

    1. Une petite question pour les anti-nucléaires: on produit 30000 fois plus de déchets industriels spéciaux que de déchets radioactifs de haute activité. Ces déchets spéciaux peuvent être très cancérigènes, et ont une durée de vie infinie.

      Savez-vous ce qu’ils deviennent ?

      Sinon vos chiffres, c’est quel pays ? Quel type de déchet ?

      1. Toujours en train de parler de la paille dans l’œil d’un voisin pour ne pas parler de la poutre dans la sienne? Il faudra pourtant bien que vous compreniez à un moment où à un autre que les catastrophes ne s’annulent pas l’une l’autre, elles s’additionnent…

      2. Des sources glanées dans divers reportages et sur le web. 250 000 tonnes de déchets (de type B et peut être C certainement) est un chiffre mondial évalué. Ces sources ne viennent pas du site web d’Areva, je vous l’accorde. Très difficile de trouver des chiffres officiels (assez édifiant d’ailleurs, il y a t’il eu seulement une démarche en ce sens). Donc si je suis votre raisonnement, gardons la peste, le choléra c’est pire ? Intéressant et osé.

      3. Génial,
        Reiichido considère que parce qu’on a déjà des millions de tonnes de déchets industriels, 250 000 de produits radioactif, ça casse pas des briques.
        Y a de ces logiques des fois.

      4. Super !! ajoutons du poison au poison et de la pollution à la pollution…quel intelligence Reiichido!! Pfff…
        D’ailleurs j’ai décidé de liquider mes voisins…vu le nombres de morts par accident de la route, c’est pas grave et d’ailleurs ça ne se verra même pas.

        Raisonnement stupide

      5. Reiichido a oublié de rajouter le gaz carbonique et la destruction du climat à sa prescription de peste et cholera …
        Je vous jure que je l’ai pas commandé, mais bien déjà rencontré…
        Reiichido est un excellent cas d’étude sur l’irresponsabilité absolue des productivistes.
        Et attention, ils ne sont pas tous au service de l’accumulation du capital,
        il reste des idéologues posistivistes 19ème siècle, moines scientistes.
        Il en reste, protégeons- les…

      6. A un coût élevé, il est toujours possible d’en faire une pyrolyse ferme et définitive. (Par exemple, cracker les dioxines en résidus carbonés élémentaires).

        Pour la radioactivité,même des flux de neutrons ne doivent pas suffire pour transmuter un bon paquet de radionucléides.

        L’idéal pour fourguer ces déchets à mère Nature aurait été d’avoir un « rift océanique à l’envers », ou « faille de subduction douce », car en effet, ça ne me gênerait pas de fiche ces radionucléides dans le manteau liquide, juste un peu loin du volcan le plus proche. Bon, pas facile, je reconnais.

        ieeepsectrum a expliqué le programme finlandais d’encapsulation des déchets hautement actifs dans des futs de cuivre bien étanche (n’aiment pas l’eau) dans une mine souterraine de sol basaltique à souhait (du socle de chez socle)… Je peux retrouver la ref, mais le site ieeespectrum et google y arriveront aussi…

      7. Je tenais en main, ce matin, 50 centimètres carrés de Cellophane fin, déchiré et transparent. « Quoi de plus inutile – me suis-je dit – que ce petit carré de plastique à jeter. » Un petit bout d’emballage à la fabrication duquel un de mes frères humains a consacré une part de sa vie. Des parts importantes de vie consacrées à produire des objets dont le seul destin est de devoir être jetés. Ce temps de vie dépensée inutilement s’appelle d’un noble mot : « travail » !

        Stupide, n’est-il pas…

        Comme est stupide une bonne part de l’énergie que notre si merveilleuse civilisation s’acharne à consommer. Celle, par exemple, qui alimente les machines qui permettent à mon ami de perdre sa vie à la gagner en fabricant des petits emballages à jeter.

        C’est bien cette part d’incommensurable bêtise humaine que l’énergie nucléaire est censée combler : être idiot a décidément beaucoup de sens ces temps-ci, cher Reiichido.

    2. Si seulement il n’y avait que les déchets de l’industrie nucléaire… Saviez-vous que l’agriculture produit aussi des déchets nucléaires, et par millions de tonnes ??

      http://www.asn.fr/index.php/content/download/15172/99719/RNTR_P2_CH5_et_CH6_les_phosphogypses+phosphogypses

      Certes, ce n’est pas l’agriculture elle-même, mais l’industrie des engrais. N’empêche…

      J’aime bien cette expression de « Radioactivité Naturelle Technologiquement Renforcée » en pied de page sur le document…

    3. Lorsqu’un individu fume c’est sa vie qu’il met en danger. Avec la consommation d’électricité nucléaire c’est la survie de l’espèce qui est mise en péril. Faudra-t-il mettre sur nos appareils électriques des photos des divers dégâts occasionnés par les radio-éléments sur les êtres vivants pour que les gens commencent à se convaincre qu’il faut en finir avec cette folie ?
      Et enfin investir dans des sources d’énergies moins dangereuses, tout en apprenant à économiser l’énergie.

  2. Bien que les deux océans soient communicants,je rappelle que la baignade en atlantique reste provisoirement possible.

    1. baignade en atlantique

      D’ailleurs, le meilleur moyen de se rendre compte de l’état des lieux, et du sens du courant, est de continuer à faire trempette …si on voit son pied se transformer en squelette, cela veut dire qu’il est temps de sortir de l’eau …
      Lorsque l’information tarde à venir, rien ne vaut le retour à la bonne vieille méthode empirique …

      Euh, finalement, si on mettait « notre » joyeux scientiste national en chef sur le coup ! comme cobbaye !

  3. Merci F. Leclerc.

    Je vous promets que la prochaine fois je tournerai sept fois vos texte dans ma tête avant de vous poser des questions.

  4. @ François,

    bonjour,

    Au cas, « très improbable », où une évacuation massive de tout ou importante partie du peuple du Japon deviendrait une réalité…comment imaginez-vous le scénario humain, économique, financier?

    Une déraison d’espérer?

    Cette probabilité est elle aussi négligeable que celle de fukushima 1, 2, 3, 4, 5, 6….?

    1. @Jerome

      Je crois que dans un cas aussi dramatique, n’importe quels gouvernants préféreraient la dénégation et la mort lente au suicide national.

      Dans l’inimaginable, imaginons une reprise de la criticité, un truc qui ferait un gros boum et enverrait 1500T de matière radioactive en basse atmosphère rendant tout l’hémisphère nord zone radioactive à très haut risque de cancer, partiriez vous?

      1. partiriez vous?

        Non, mais il faudrait faire partir les jeunes et les enfants ….
        C’est impensable de faire autrement.

        Voilà pourquoi, le désir de vouloir stopper les migrations est une absurdité : quelques soient les moyens plus ou moins douteux pour ce faire : cela « passera » quand-même ; c’est la vie…
        nous avons tous eu à plus ou moins lointaines échéances des ancêtres qui ont migré …pour fuir une guerre, des persécutions, la famine …
        Le plus intelligent serait de remettre le monde à l’endroit …et que chacun puisse travailler, étudier, se faire soigner, être en paix partout ; Nous n’avons pas trop de territoires ; il convient de réensemencer, assainir, reboiser, préserver les nappes phréatiques, creuser des puits …
        partout …refuser l’idée même de désertification climatique, ou économique .

      2. Faites le calcul, il faudrait que vous distribuiez le plutonium quasi à la petite cuillère pour y arriver.
        Ou alors que vous sachiez le transformer en particule de 1 milligramme toutes, et les faire ingérer une par humain, ca fait 5 tonnes de Pu pour 5 milliard, je ne sais pas quelle est la masse de Pu 241 dispo sur le site, mais arriver à le canaliser « juste comme il faut du producteur au consommateur » est le principal obstacle au scénario « apocalypse pour de bon ».
        Après, le léopard a des taches, et peu de choses restent dans la simplicité suffisante pour qu’une règle de trois suffise à tout savoir…

    2. 1. Je manifestais ce dimanche à Bruxelles contre le nucléaire : étonnant le nombre de Japonais dans le parcours… À croire que pour faire réveiller les boutiquiers belges – nous n’étions qu’un bon millier 🙁 – il faut faire péter Tihange…
      2. Quand je vois comment nos amis Tunisiens sont reçus en Europe ces jours-ci, j’ai quelques angoisses pour l’avenir des exilés japonais.

    1. T’inquiète
      L’arabie qui avait promit de compenser le pétrole lybien qui n’arrive plus a réduit sa production de 800 000 b/j sur 9 000 000 et annonce la création de 30% de nouveau puits pour compenser sa chute de production.
      http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/04/25/arabie-saoudite-deux-surprises-preoccupantes/

      Et côté gaz de schiste, extrêmement polluant et dangereux :
      Les 50 pages du rapport d’étape de la mission d’inspection (ministères de l’Industrie et de l’Écologie) sur les enjeux des huiles et gaz de schiste ont été remises au gouvernement le 21 avril 2011, et est consultable sur le site du ministère de l’Écologie.
      … constatant que la France serait, parmi les pays européens, l’un des plus prometteurs…
      …Le rapport d’étape soulignant que l’accès aux gisements de gaz de schiste permettrait de réduire la facture énergétique de la France (45Mds€ en 2010 pour les importations de pétrole et de gaz)…

      http://www.evous.fr/Gaz-de-schiste-un-rapport-pave-de-trop-d-intentions,1150282.html

      et comme le gouvernement n’a rien à refuser aux grands banques, qui ont reçues récemment des permis d’exploiter et qui se fichent de saccager le sous-sol…
      http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021755734

      1. Non, niet, nenni, no, bù, ez …
        pas d’accord pour que notre petit territoire en surface – point en valeur – soit détruit !
        l’eau est la ressource la plus vitale qui soit …
        pas prometteur du tout : nous allons finir par haïr les zuesses et leurs banquiers, zé malfrats halliburtoniens à un point extrême …[ et nous ne serons pas les seuls ! ]

        quant au renégat qui retourne sa veste, après avoir retourné son pantalon, et qui a signé le truc, sans que personne – sauf le sous-vers-rien – soit au parfum, qu’il paye ce qu’il « doit » aux truands zuesses …

        il faut penser, MAINTENANT, à la suite …et au renouvelable : que les vrais scientifiques bossent …
        le court-termisme de ces gens là est d’une bêtise abyssale …nous en avons assez de les voir avec des $ dans les yeux …=) un linceul n’a pas de poche !

  5. Pour ceux qui ne l’ont pas vu, ils passent « Tchernobyl forever » à 21h00 sur latrois (Belgique), suivi de « Le soleil et la mort, Tchernobyl et après … ».

    Il passe également demain à 20h40 sur Arte.

    @Lnox, je ne suis pas sûr qu’on va sortir du nucléaire. En Belgique on a prolongé de 20ans alors qu’elles étaient prévues pour 40. Croyez-vous que l’on commence à prendre des mesures pour gérer ce problème dès maintenant ? Non, on préfère s’amuser à battre le record sans gouvernement.
    Ah oui soi-disant elle ont été refaite, renouvelée. Claude Allègre l’a encore rappelé on peut comparer cela à Notre-Dame. Moi j’ai pas de doute, la complexité est certainement la même. Bon bien sûr, si Notre-Dame s’écroulerait je ne crois pas que le sol serait pollué pour 100.000 ans et qu’il faudrait passer son temps à la refroidir. Mais n’ergotons pas, sinon on pourrait croire que la comparaison est hautement stupide.

    Il y a quand même un problème. Même si on voulait supprimer le nucléaire, il faudrait le remplacer par autre chose. Faut pas croire que le monde va se mettre à consommer moins.
    La source d’énergie nécessaire pour remplacer le nucléaire n’est pas disponible pour l’instant : avec des éoliennes par exemple

    Dans le futur avec un réelle volonté de recherche, on devrait pouvoir trouver des solutions. Peut-être la fusion nucléaire ?

    Pour les déchets, ca pose un gros problème. L’idée est de les enfouir, mais c’est loin d’être gagné.

    Donc je crois que les politiques font faire comme pour la finance : des déclarations.

    1. Et même dans le cas totalement improbable, où l’on déciderait de sortir tout de suite du nucléaire, resterait le terrible problème des déchets…

  6. @ Allfeel,

    Bonjour,

    Tepco a donc « fait » l’économie du prix du nouveau sarcophage tchernobylien en somme, icelui généreusement cotisé par:

    http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/tchernobyl-550millions-d-euros-pour-le-deuxieme-sarcophage-20-04-2011-1274693.php
    .
    Que l’Etat nippon ne reprenne pas la main semble grotesque, ahurissant, si une quelconque coalition internationale « d’intervention » a bien un sens, cela pourrait bien être dans ce cas précis.

    Une bonne raison pour faire tourner la planche à billet, mais qu’est ce qui a un prix-valeur bon sang, la maison brûle..et nous regardons dehors, zut une citation chiraquienne!!

    Puisque l’on « socialise les pertes », comment une société privée, ou dite telle, quel que soit le cadre juridique de la concession de service public, peut-elle continuer à être la « tête » de gestion de cette horreur absolue!!

    Le droit et le faire international de notre belle communauté doivent évoluer, maintenant, le monde est un grand Japon, sur une échelle à sept barreaux brisés.

    Aucun trillion de papier ne fait le poids en aucune monnaie, pitié pour les hommes, compris les japonais.

  7. BSR François et les autres
    Merci de cette M à J assez courte !
    ce jour article du  » Monde » :
    Autorités japonaises craignent une hausse du nombre de suicides

    Cela s’était déjà produit après le tremblement de KOBE (1995)
    Or là c’est encore + sérieux

    Parfois, je me dis que : c’est un rêve .. mais non
    Pauvres Japonais

    Pauvres humains ( dont 1 partie vit  » dans son petit monde égoïste  » .. !!)
    Bon courage

  8. Que dire de la remontée bureaucratique du seuil annuel admissible pour les enfants à 20 msV !

    Les japonais sont otages d’une bureaucratie lamentable.

  9. Vous confirmez qu’effectivement, comme le présentait Gouwy, actuellement et depuis le début de la crise, TEPCO n’est pas maître des événements et de ce désastre.

    L’explosion de la centrale 3 semble avoir propulsée dans les airs une masse de 1200 tonnes, l’explosion du numéro 2 semble avoir fait exploser la partie inférieure, pour la 1 sans aucun doute le confinement n’est pas parfait lui non plus, le corium d’après ce qui fut dit ici à sans doute percé les cuves, donc les ensembles 1.2.3 sont devenues des piscines pas très hermétiques avec une masse monstrueuse, pour la piscine de la 4, ce me semble le combustible a entamé des réactions en chaîne.

    Que peut faire TEPCO, gagner du temps en espérant que le temps refroidira et calmera les échauffements, que faire en attendant, il me semble que seul le refroidissement des eaux pompées et réinjectées aussitôt peut permettre d’arriver à ce résultat.

    Maintenant est ce que cette eau radioactive peut-être réinjectée, les machines peuvent elles le supporter, pour l’instant les structures semblent supporter ce poids actuel…

    Bref la seule chose que l’on peut dire, c’est que désormais chaque journée passée sans dégradation spectaculaire est à espérer…

    Pour le reste vous avez raison M. Leclerc, vu sur une des informations que les experts mandatés par le gouvernement japonais, pour expertiser la centrale, ne s’y seraient pas rendus, conclusion de l’article, est ce que la situation serait si grave que des spécialistes auraient désormais peur de se rendre ou de s’approcher de la centrale….

    Encore merci de faire vivre ce sujet, on a bien l’impression que Fukushima pour l’ensemble des médias fait désormais parti de l’histoire ancienne !!!

    1. experts mandatés

      les experts sont dans l’expert-ative …et n’ont pas demandé ce mandat outre-mesure, radioactive évidemment …
      moralité : les experts ne sont pas fous, quoiqu’on die parfois.

    1. Par cette redondance, Tepco cherche à se prémunir de la réédition d’une panne totale d’alimentation électrique des pompes permettant le refroidissement des réacteurs et des piscines.

  10. En attendant en Belgique on met en application des loi avec de nouvelles normes pour les ascenseurs d’immeubles. Ces modifications ont un prix moyen de 5000 euros par proprietaire alors que les ascenceurs sont dèjà le moyen de transport le plus sûr…
    Cet argent et cette main d’oeuvre serait sans doute mieux utilisès pour isoler ou pour equiper le pays en ènergies renouvelables. Il semble que les multinationnales fabriquant les ascenceurs ont des loby que les ecologistes n’ont pas.

    1. Lobby à 5000 Euro par propriétaire ?
      Pour monter du lobby de l’immeuble vers le penthouse, faut bien un retour régulier d’ascenceur…

    1. Tout va très bien madame la marquise !!

      Enjoy your flight est même marqué en guise de conclusion sur le lien vers le site du ministère des transports Japonais ! Pas rassurant quand même quand on se tape une dizaine de vols internationaux par an…

  11. Le Hulot vient d’annoncer qu’il est d’accord pour sortir du nucléaire… Au delà de l’opportunisme électoral, s’il y a bien une certitude c’est que bien évidemment on sortira du nucléaire, comme on est sorti de la machine à vapeur, etc… Le nucléaire n’est qu’un passage, dangereux certes mais tout comme l’était, en proportion, la machine à vapeur à ces débuts. Tant qu’on aura pas trouvé d’alternative, et il y en aura bien une pour faire tourner les serveurs de Google et autres, faire avancer les TGV, transformer le minerai en métal, etc.., il faudra continuer avec le nucléaire, et il faudra continuer à l’améliorer, tant en performance qu’en sécurité.
    Le détail de la situation de Fukushima qui nous est donné (avec une précision que je trouve en passant remarquable) par François doit nous laisser la trace indélébile du danger à chaque fois qu’on utilise l’électricité. Le geste réflexe de pousser le bouton d’allumage de l’éclairage n’est pas anodin. Il faut s’imprégner de cela.

      1. Si, si, il a bien vu le monsieur !
        Il a une p’tite maison en Ardèche pas trop loin de Cruas, le monsieur, et il a fait Mururoa le monsieur. Ca n’en fait pas un expert, loin s’en faut. Mais je m’amuse d’entendre quelques écolos et anti-tout qui parlent de choses compliquées aux conséquences qu’ils n’imaginent même pas, sans même avoir visité une seule fois la centrale nucléaire voisine par exemple et me dire, juste pour l’exemple de rire un peu en fin de soirée, que les vapeurs qui sortent des tours de refroidissements sont radioactives… Si, si, il a bien entendu cela, le monsieur, lors d’une réunion sur le sujet des gaz de schistes. Avec des opposants de cet acabit, on va faire rire dans les Ministères.
        Pour le sujet Vapeurs et Radio-activité, c’est du même ressenti si on repositionne dans le contexte à l’époque.

      2. Je le crains en effet, quelle formidable inconscience !!! Les accidents de machines à vapeur
        n’ont jamais rendu inhabitable un territoire pour des milliers d’années. Je crains que la contamination des esprits par les médias dominants n’ait détruit toute faculté de discernement,
        chez bon nombre de nos contemporains; à moins que ce ne soient les prions, les radionucléides,
        les OGMs, ou encore les pesticides qui nous sont généreusement dispensés par l’industrie.

      3. Ben le décaissement du charbon du sous-sol anglais, indirectement du à la machine à vapeur, reste une des causes cumulées majeures du CO2 en trop, les anglais ont ainsi une « dette en C02 » égale à la dette des USA grosso modo (« withthehotair » de David Mc Kay). Donc la machine à vapeur n’est pas pure, et le même charbon et son soufre on fait fuir les lichens du jardin du Luxembourg pendant 150 ans environ (revenu il y a10-15 ans je crois).
        Du moment qu’on est 5-10 milliards, et qu’on dépense (en occident) 1000 W par personne d’électricite, 10 kW d’énergie (très grosso modo) : (1) on a beaucoup de mal à ne rien faire de mal (2) éteindre la lumière est une forme de satisfaction pour se donner bonne conscience, à gérer dans le grand tout. En suivant ce fil, l’éclairage va de son côté fournir des économies à lui tout seul (LEDs), il y a pas mal à dire sur ce sujet.
        Et parmi ce qui nous pend au nez, la voiture électrique, assez goulue au total (prod, poids, production de l’électricité avec C fossile …) n’est pas du tout un cas sympa.

      4. @Achille le 25 avril 2011 à 22 h 55
        Si la soeur du monsieur casse la machine à vapeur, la machine ne fera plus de vapeur ; mais si elle casse la centrale, elle irradiera. Même au ministère ils savent ça.
        Le contexte a changé avec l’époque, de technique il est devenu technologique, les catastrophes ne viennent plus tant de déficiences dans la prise en considération des effets des dysfonctionnements ou du mépris à l’égard des effets pervers des fonctionnements (les mines de charbon, l’amiante, etc.) que d’une ignorance de ces effets (l’expertise des retours d’expérience dans le nucléaire ou les OGM).
        L’époque n’est plus à la fausse conscience mais à l’absence de conscience, absence assumée par les pouvoirs au nom du progrès conçu comme passage du temps.

    1. Bonsoir Achille.

      Nous ne sommes pas sortis de la machine à vapeur comme on sortira du nucléaire. La machine à vapeur est tombée en désuétude et bien que dangereuse dans son utilisation, au point de justifier la création de l’APAVE, organisme de contrôle qui avait pour mission la surveillance des installations utilisant cette source d’énergie car l’électricité n’en était qu’à ses débuts, n’a jamais fait peser un tel danger pour la vie sur terre.
      Le tout électrique n’a pas été une demande des populations, lui a t’on laissé le choix?
      Ce n’est pas de notre faute si maintenant sans électricité nous ne pouvons plus rien faire, la société a été organisée comme cela pour nous, nous le subissons et nous subissons aussi le choix des moyens de sa production et de son transport et de l’interconnexion voulue du réseau.
      Ne culpabilisez pas vos concitoyens!

      1. euh ? on n’est toujours pas sorti de la machine à vapeur !

        l’apave ou une de ces consoeurs continuent à vérifier les appareils vapeur.

        et une centrale nucléaire, ben c’est une machine à vapeur ………………….

        enfin :  » ne culpabilisez pas vos concitoyens « 

        il y a encore peu, j’aurai dit comme vous ; mais mon sentiment a changé car ça devient trop facile de dire que le peuple n’est pas responsable !

        les con-citoyens ne se bougent pas vraiment le cul , enfoncés dans leurs con-sommations et ne voulant surtout pas NI se remettre en question NI remettre en question la société !

        ( ce soir , à une manif anti-nucléaire, j’ai été impressionné par le nombre de personnes qui refusaient les tracts )

        alors les cochons de con-sommateurs ( même les plus pauvres, même les plus aliénés ) commencent vraiment à me faire chier !

        chacun prend et prendra ses responsabilités et je n’irai pas pleurer sur ces con-citoyens qui veulent continuer à se goinfrer ( ou ramasser les miettes …… ) , même au péril du futur de leurs enfants ( d’ailleur combien vont choisir la marine ? )

        Socialisme ou barbarie

    2. Achille,

      Vous semblez estimer qu’une personne qui pense au nucléaire en appuyant sur son interrupteur, est un progrès par rapport à une autre qui effectuerais le même geste de façon inconsciente. C’est le sketch du bon et du mauvais chasseur des Inconnus : Ce n’est plus cela la question, nous avons un gros problème.

      Et moi qui vous parle, j’ai ceci dans le jardin :

      http://www.les-pieds-sur-terre.info/Media/Images/machine_a_vapeur.JPG

      Et je confirme que votre comparaison ne vaut pas un clou. La maachine à vapeur marque le passage à un rapport très dur avec l’envirronnement, mais le nucléaire c’est l’anéantissement durable.

      1. Certes.

        Le nucléaire est une source primaire d’énergie, qui s’oppose aux autres sources primaires, renouvelables, fossiles, géothermie, et non à un procédé mécanique X ou Y.

        Ceci dit, puisque c’est la saison des mouches,

        Quand vous dites « une centrale nucléaire est une machine à vapeur » c’est comme si vous disiez  » une voiture est un moteur »………alors oui, mais pas seulement, et c’est là le problème.

  12. Bon, et pourquoi ne pas construire une montagne sur tout le site… et arrêter de cafouiller dans les décombres à chopper des neutrons perdus ?

    1. Une seconde montagne sacrée, le Fukushima, aux fumerolles autrement plus nocives que son maitre prestigieux, le stratovolcan Fujiyama en sommeil depuis 1707. Volcan des dieux, volcan des hommes. « Une catastrophe rampante », disait François Leclerc, au magma invisible.

  13. Bonsoir .
    @Gouwy s’il me lit :
    J’aimerais votre avis sur la comparaison des rayonnements « naturels » et ceux accidentels comme les particules de retombées .
    A premiere vue , l’usage de cette comparaison me semble manipulatrice dans le sens ou le rayonnement naturel ne remonte pas la chaine alimentaire et n’est pas l’objet de Bioconcentration ou Bio accumulation …De plus comparer des particules inhallables ou assimilables et des metres cubes de mineral me semble irréaliste .

    1. Le rayonnement ionisant naturel (par exemple potassium 40) de notre corps fait des dégâts à notre ADN.
      Mais la cellule possède la capacité à réparer ces lésions.
      C’est notre adaptation.
      Les rayonnements artificiels se surajoutent et peuvent se concentrer à certains endroits et créer des dommages que la cellule doit réparer.
      C’est la sollicitation à l’extrême de ces mécanismes qui entrainent des risques de réparations erronée, pouvant conduire par une chaîne circonstancielle à développer à cancer.
      Cela c’est l’aspect un peu biologique des choses.
      Si vous voulez des infos sur les différences entre isotopes Gouwy vous répondra.

    2. Les rayonnements X et gamma, qu’ils soient naturels ou artificiels, sont exactement de même nature.
      Le rayonnement X a pour origine la desexcitation de l’atome (ou réarrangement du cortège électronique) alors que le rayonnement gamma provient de la desexcitation du noyau mais ce sont des rayonnements de même nature, avec les mêmes effets.

      Grosso-modo, la plage d’énergie du rayonnement X va de 0 à 100 keV, celle du rayonnement gamma, de quelques keV à 3 MeV (ce sont les plages généralement admises).
      Cependant, artificiellement, dans une explosion atomique par exemple ou dans un accident nucléaire, on peut trouver des rayonnements X et gamma d’énergie bien plus élevée, jusqu’à plusieurs dizaines voire centaines de MeV.

      Si dans la nature, on trouve des rayonnements X et gamma, ceux-ci sont toujours de faible intensité.
      Le K40, par exemple qui est une des principales sources de rayonnement naturel gamma, n’a pas une intensité supérieure à quelques dizaines d’eV ou ponctuellement et exceptionnellement quelques centaines.

      Or, …. ça devient un peu « mathématique » mais bon…
      ces rayonnements X et gamma, sont arrêtés par la matière suivant une loi népérienne (E=[Ln(1/1-X)]/µ) ou µ est le coefficient d’absorption de cette dite matière (par exemple 0,69 pour le plomb ou 0,11 pour le béton) et X, le pourcentage d’atténuation.
      Si on s’amuse à faire le calcul, on s’aperçoit donc que 6 cm de plomb suffisent à arrêter 99% du rayonnement gamma mais qu’il en faut 20 cm pour en arrêter 99,9999%.
      Pour le béton, il faut 20 cm pour arrêter 90% mais 1,25 mètre pour en arrêter 99,9999%

      Autrement dit, plus concrètement, les rayonnements X et gamma naturels, compte tenus de leur intensité sont arrêtés par la peau (les sources ponctuelles les plus puissantes, pénètrent de moins d’1 cm) et quasiment « inexistants » pour le peu qu’on soit protégé par des vêtements ou à l’intérieur d’une maison….
      ….alors que pour se protéger de ceux émis par une source comme une explosion ou un accident nucléaire, il faut plusieurs mètres de béton, voire plusieurs dizaines !

      1. @ Gouwy
        Merci
        J’avais appris bcp de ces notions
        Mais les tracas de la vie ont fait ..

        Années 80 : Je travaillais notamment en collaboration avec une usine située près de Genève .

        Des collègues me disaient que :
        toute nouvelle construction devait prévoir en son sein ( ou au voisinage ??) un abri anti-atomique .
        Savez vous SVP si c’est exact ??

        Bon courage pour la reprise

        @ Tous : Drole de période ?? non ??

      2. @Gouwy:
        Merci de votre réponse ….mais pour l’instant personne ne répond a ma question:
        Si qqs particules (disons une tous les 10 cm) equivalent en rayonnement pour une particule , a 10 m3 de mineral diffus …….. je m ‘ interroge sur plusieurs points :
        – la particule diffuse a qqs cm , mais peut se trouver ds mon poumon ou ma dent creuse….Ce que ne pourra jamais faire le metre cube equivalent
        -L’autre point est la bio-accumulation et la bio-concentration de la particule …et non pour le rayonnement naturel ….
        Comparaison , n’est pas raison . .

    3. @Paul Emile:
      Oui pour le radon , qui est libéré lorsqu’on remue le sol …..
      Mais je parlais de la comparaison entre la Bretagne ou autres endroits ou le rayonnement du granite est plus important . Il me semble qu’ une particule microscopique qui va par ex retomber ts les 10cm (je schématise) , à une émission qui correspond a des metres cubes de minéral qu’il a fallu traiter pour la fabriquer . Je ne pourrais me caser ces metre cubes ds une dent creuse ou dans les poumons …ou elle peut emettre a qqs mm sur des organes .
      DE plus cette pârticule peut remonter, en se concentrant a chaque niveau , la chaine alimentaire dt nous occupons le sommet .
      Redeplus , certaines particules « artificielles » n’existent pas ds la nature et n’a donc pu etre « traitée » par la selection naturelle …surtout qd elle est integrable ou similaire a des compostants essentiels (calcium , magnésium …)
      Ce sont ces question , me semble t il qui ne sont pas traitée , ou qui sont tres vite éludées lorsqu’on compare « naturel » et « artificiel » .

    4. Les gammas sont très pénétrants, ils interragissent avec notre corps, qui est en fait essentiellement de l’eau, par petits paquets de dégats (clusters) tout en continant leur route sans dégat puis vont faire un petit paquet de dégats un peu plus loin.

      Les rayonnements interragissants très fortement (alpha, neutrons) font de dégats très forts tout le long de leur trajectoire mais ne vont pas loin.

      Les dégats à l’ADN se font de deux façons : direct ou indirect.

      direct : par intéraction localisée sur l’ADN.

      indirect : en hydrolysant l’eau de notre corps qui forme des radicaux libres qui attaquent les liaisons chimiques de l’hélice d’ADN.

      ps : les rayons ionisants ne sont pas les seuls à donner des radicaux libres néfastes, le régime alimentaire proné actuellement 5 fruits et légumes aide à les combattre de manière plus générale.

      1. pardon

        effet indirect : en radiolysant l’eau.
        l’hydrolyse c’est en fait l’attaque par les radicaux libres de l’ADN. le stade juste après.

    5. Le dernier rapport (publié en janvier 2011) du « Radiation Effects Research Foundation » sur les survivants de Nagasaki et Hiroshima (toujours le seul « panel » épidémiologique considéré comme fiable quant à l’étude des effets des radiations sur une population et suivi depuis 66 ans) :

      http://www.dmphp.org/cgi/content/full/5/Supplement_1/S122

      Les conclusions… et les références de la Fondation.

      CHALLENGES, RESOURCES, AND OPPORTUNITIES FOR FUTURE

      Approximately 40% of the A-bomb survivors, but about 80% of those exposed before age 20 years, are alive today. The latter are just now entering their cancer-prone and « diseases of aging » years. It has been estimated that as many cancers in the LSS and AHS cohorts have yet to occur as have previously occurred and were recorded. That is a major source of uncertainty in estimating the lifetime risk of cancer and other illnesses that needs to be resolved. Therefore, continued follow-up of the LSS cohort for the next 20 years will be an important opportunity to refine our comparative risk estimates for those exposed as children compared to those exposed as adults. Furthermore, the children (the F1 generation) having 1 or both parents who were A-bomb survivors are younger than the LSS cohort members and are only beginning to enter their disease-prone years. The extensive data on radiation dose, disease experience, and ancillary disease risk factors accumulated during the course of 60 years provides a wealth of information that can be mined for years to come to address a wide range of questions regarding the health effects of ionizing radiation.
      With respect to the search for radiation-induced mutations and risk to succeeding generations, the goal is that future RERF studies using powerful emerging technologies for DNA analyses will be able to detect an elevated mutation rate if one exists, or confirm the low mutation rate with a reasonably narrow upper-bound estimate for such mutations. Furthermore, the precious and extensive resource of biosamples contributed by A-bomb survivors offers hope for investigations of mechanisms for radiation-induced health effects for the benefit of the survivors and for humankind.

      CONCLUSIONS
      TOP
      THE EARLY YEARS OF…
      DOSIMETRY
      RERF RADIATION RISK ESTIMATES
      CHALLENGES, RESOURCES, AND…
      CONCLUSIONS
      AUTHOR INFORMATION
      REFERENCES
       
      From among the ruins of two Japanese cities that experienced an event that the world hopes is never repeated emerged a uniquely historic and humanitarian research program. ABCC/RERF would become one of the world’s longest continuing binational research projects producing the world’s best risk estimations derived in a human population for health effects after an acute exposure to ionizing radiation. Deriving those health effects risk estimates continues to benefit the A-bomb survivors and provide international bodies such as the National Research Council and the United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation guidance for risk assessments and for governing groups responsible for establishing the world’s radiation protection standards such as the International Commission on Radiological Protection. The lessons learned from establishing the cohorts and the pioneering analyses by ABCC and RERF scientists should serve as a legacy for future generations who experience occupational, medical, or environmental radiation exposures.

      AUTHOR INFORMATION

      Correspondence: Address correspondence and reprint requests to Evan B. Douple, Radiation Effects Research Foundation, 5-2 Hijiyama Koen, Minami-ku, Hiroshima 732-0815 Japan (e-mail: douple@rerf.or.jp).
      Received for publication December 31, 2010; accepted January 13, 2011.

      The Radiation Effects Research Foundation is a private, nonprofit foundation funded primarily by the Japan Ministry of Health, Labour and Welfare and the US Department of Energy, the latter in part through the National Academy of Sciences. Additional support was received from the National Cancer Institute (contract N02-CP-2009-00005) and its Intramural Research Program, and the National Institute for Allergy and Infectious Diseases.

      Author Disclosures: The authors report no conflicts of interest.

      Author Affiliations: Drs Douple, Cullings, Kodama, Shimizu, Fujiwara, and Shore are with the Radiation Effects Research Foundation; Dr Mabuchi is with the Division of Cancer Epidemiology and Genetics, National Cancer Institute; Dr Preston is with Hirosoft International.

      1. Les retombés de Tchernobyl c’est 200 fois ceux d’Hiroshima-Nagasaky.

        C’est pas parce que c’est civil que c’est moins nocif.

      2. Puisque personne n’a apparemment rien à battre du sort des survivants irradiés de Nagasaki et Hiroshima, je me permets d’extraire la phrase contenant les chiffres les plus étonnants pour la traduire :
        « Approximativement 40% des survivants des explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, mais 80% de ceux qui avaient entre 0 et 20 ans à ce moment là, sont encore vivants aujourd’hui. »
        (Soit 80% de ceux des survivants qui auraient dû avoir entre 65 et 85 ans en 2010, date du rapport, sont bien vivants en 2010 et ont donc bien entre 65 et 85 ans..)

      3. merci pour l’étude.
        l’étude a démontrer des choses pour les fortes doses.
        pour les autres doses
        deux remarques : en fait on ne meure pas plus à Hiroshima-Nagasaki quand on a pris une faible dose. c’est logique, c’est pas lié à la géographie.
        pour les enfants : la différence de nature de radionucléides pour les doses moyennes ne permet pas de transposer l’étude au civil.
        Pas grave avec Tchernobyl on va en savoir vraiment plus et en vraie grandeur.

        une dernière : au bout de 30 ans si l’on n’a pas développé de cancer dû aux radiations on redevient personne lambda. C’est pourquoi on ne tirera plus rien de cette étude, entre autre avec en plus les erreurs de relevés de l’époque, on était en guerre et faire une étude dans ces conditions c’est pas simple (relever le nombre de morts et leur localisation, les conditions de la survie, sachant qu’il y avait beaucoup de déserteurs qui pouvaient mentir sur leur lieu sachant qu’ils ne devaient pas y être etc).

        une anecdote : récemment un japonais a obtenu du tribunal qu’on lui paye deux pensions de survivant de la bombe.
        une pour Hiroshima, où il était, et ayant fuit à Nagasaki, une pour Nagasaki.
        La probabilité de mort n’est pas de 1.

      4. Les survivants sont survivants et tirés d’affaire.

        ce qui est inquiétant ce sont les morts à venir dus à Tchernobyl.

        les effets retardés tels les cancers c’est 10, 20, 30 ans ensuite si l’on en réchappe on redevient lambda cad personne, même si l’on est survivant Hiroshima.

        et l’on est pas un super héros pour autant car l’on ne sait pas transmettre cette capacité à la survie.

    6. Kercoz, les rayonnements sont exactement les mêmes que la radioactivité soit artificielle ou naturelle.

      En revanche, les particule sont différentes.
      Par exemple, si on trouve naturellement du K40 « partout », il n’existe pas d’I131 produite naturellement dans l’environnement quotidien.

      La différence est que la vie « connait », « côtoie » le K40, le C14 etc… Aucun processus organique utilisant ces radio-éléments n’est susceptible d’être extrêmement dangereux pour la santé de l’organisme (tant que l’élément en question est donné en proportions naturelles). Simplement parce que l’évolution naturelle aurait éliminé ces processus au profits d’autre sans danger pour l’organisme.

      Note au lecteur : j’ai écris « aucun processus utilisant …n’est dangereux » et non « aucun radio-élément d’origine …etc »

      Cette « assurance » ne fonctionnera pas dans deux cas :
      – lorsque l’élément est exclusivement d’origine artificielle (l’iode radioactif qui se concentre dans la thyroïde. Le processus dangereux n’a pas pu être éliminé par sélection naturelle)
      – lorsque la concentration de l’élément n’est plus « naturelle » (l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko par le polonium par exemple)

      1. Salut Yves :
        J’ai bien compris que les rayons sont identiques .
        *Mais mon problème est ailleurs : pour la meme dose , j’ai deux sources differentes :
        -Une particule qui fait 1/1000e de mm3
        -une qui fait un metre cube (au pif le volume de granite a traiter pour extraire ma particule.

        d’ou ma problématique : je ne peux avaler le metre cube de granite et la distance entre mes pîeds et mes testicules protège ma descendance …
        De plus il n’ y a pas de bioaccumulation ds l’herbe , vache ,lait ..pour les animaux sur le granite Breton
        Mon problème cest cette densité sur particule qui , a mon sens n’a rien a voir avec le minerai radioactif d’origine , qui doit etre concentré pour etre utilisé …et fabriquer ma « particule » .
        Ou alors je me gourre ?

    7. La densité d’activité (Bq/m²) ou la concentration d’activité donne une idée du nombre de particules ionisantes susceptibles d’interagir.

      Plus ils sont élevés plus la probabilité d’interaction est forte et plus le risque de nombre de dégats est important.

      Un dégat grave (qui tue la cellule) peut parfois être moins nocif (si localisé / corps) qu’un ensemble de dégats moins grave (qui endommage seulement la cellule et donc qui décide de se réparer) mais qui implique plus de cellules.

      L’exemple de votre dent creuse est bon : si une particule interagit elle va intéragir avec votre dent un certain nombre de fois fonction de son énergie (en perdant de l’énergie à chaque fois) mais les dommages vont être à la dent.
      C’est un tissu inerte qui n’a pas besoin de se renouveler et donc même si dégats il y a ces dégats ne vont pas se propager à une cellule descendante de cette cellule car elle ne fait pas de progéniture.
      Si une cellule fait une fille et qu’elle est endommagée elle propage ce dommage à sa fille.
      On voit donc que les dommages à l’ADN s’accumulent et c’est au bout d’un nombre d’une dizaine de génération que le problème peut survenir.
      Ex une cellule de peau se renouvelle tous les 120 jours.
      120*10=1200 jours. Cela donne une idée de la raison du délai entre le dégat et la survenu du cancer.

      De plus certaines particules s’accumulent dans l’organisme à certain endroit, fonction du métabolisme, et de leur période (strontium90 / calcium) ce qui localise les dégats et détermine les maladies : ex la leucémie.

      C’est pourquoi il est difficile de répondre car cela dépend du nombre de particules, de leur énergie, de l’affinité de notre métabolisme à accueillir et à garder sous une forme ou sous une autre tel ou tel particule (en biologie on parle de période biologique, fonction de la période du radio-élément et fonction des procéssus d’assimilation / élimination des chimiques par le corps).

  14. Lecture . Le livre de Galia Ackerman « Retour sur un désastre »( 2006 ) pour comprendre comment les autorités,au moment de Tchernobyl,jouaient double jeu : à l’adresse de l’Europe une demande d’aide (pendant le désastre les affaires continuent….) et à l’intérieur de leur territoire l’abandon des populations (par exemple il a été interdit aux médecins travaillant pour les irradiés de faire un lien quelconque entre toute maladie et la radioactivité………) Ce nouveau sarcophage qui doit être construit à Tchernobyl me laisse rêveur . Et tant d’autres choses dans ce livre dont la critique principale , pour moi, réside dans le fait que l’auteur laisse entendre que cette situation est dùe à l’impéritie des gouvernants russes de l’époque. Ce qui est faux . Les bureaucrates sont à travers le monde depuis les années 70 tous les mêmes

    1. Nous nous passionnons et nous discutons pour rien, l’affaire est déjà classée…Nous vivons dans un monde mortifère…Acceptez de tous mourir plus tôt que prévu, c’est pas si difficile.
      Allez Loue Ya!

      1. Oui +1
        Blabla
        Les choix que l on as
        c est de mourir avant l heure
        Et d accepter d être du bétail

        Le cochon dit
        OH le fermier il est gentils il nous donne a boire a manger
        Dans le camion il dit
        OH il nous emmène en voyage
        Dans l abattoir
        OH tout est propre il nous lave
        Dans le saucisson
        Peux plus rien dire l

  15. En Mai, ou Juin, il arrive qu’un typhon s’éveille , et plutôt très au sud, pour cause de température de la mer. C’est à dire entre Okinawa et Taiwan.

    Il peut parfois toucher les îles principales, mais le gradient est inverse, plus on remonte vers Hokkaido.
    En Mai, on va surtout commencer par la saison des pluies, courant ouest-est, soufflant donc vers le pacifique, mais avec des pluies de plus en plus importante jusqu’en mi-Juillet, avec un peu le même gradient de probabilité de précipitation que pour les typhons, de sud en nord. C’est seulement après qu’on risque de voir arriver des typhons remontant assez au nord, et à ce moment, la situation sur la centrale de Fukushima sera, soyez rassurés, encore peu stabilisée

    1. C’est ce qu’on appelle dans le jargon « un cercueil liquide ».
      C’est modélisé mais les résultats et conséquences sont extrêmement incertains. Si cette mesure est entreprise c’est que la situation est extrême (certainement des reprises de criticité).

      Normalement, la procédure de secours d’urgence (celle que les japonais ont entrepris depuis 6 semaines maintenant), qui consiste à inonder la cavité sèche (l’enceinte ici en l’occurrence) pour baigner la cuve, ne permet pas de monter le niveau au dessus du fond de cuve (soit 4 à 6 mètres d’eau dans l’enceinte et 1 à 3 mètres grand max au dessus du fond de cuve).
      Cette procédure permet de freiner le corium, aussi bien celui qui se trouve dans la cuve (qu’elle soit percée ou non) et celui qui se trouve sur le béton, le cas échéant.

      Elle permet aussi de conserver une certaine température au niveau de l’enceinte et de la cuve mais au prix d’émissions d’H2 et d’une montée de pression dans la cuve.

      Le « cercueil liquide » est une modélisation d’école (pas une procédure à utiliser) qui consiste à noyer totalement l’enceinte et donc, baigner la cuve intégralement.

      C’est une « procédure » extrêmement risquée.
      – Elle isole la cuve et donc ne permet aucun contrôle des pressions ni des températures aux différentes hauteurs de cuve (comme une « bulle » dans l’eau dont la pression et la température augmentent)
      – Elle engendre de fortes suppressions dans l’enceinte qui n’est pas prévue pour supporter une telle masse d’eau (même si son intégrité structurelle est bonne).
      – La structure générale va devenir très sensible aux risques sismiques en raison du surpoids de l’enceinte. Celle-ci est prévue pour accepter des accélérations de 1/2 g au max.
      – Les émissions d’H2 et de vapeur vont être plus importantes ainsi que la consommation d’eau.
      – Ca n’a aucune influence sur le refroidissement du combustible actif ou du corium (juste le confinement/cuve)

      La seule explication « logique » qui pourrait justifier une telle décision est que (façon de parler) :
      D’une part la cuve est en très mauvais état (percée de façon importante), donc la pression dans la cuve sera celle de l’enceinte et en noierait totalement le combustible.
      D’autre part que la température devient telle qu’un refroidissement « minimum » n’est plus suffisante (ce qui confirmerait une reprise de criticité et expliquerait la température des piscines).

      De plus, cette « procédure » n’a été modélisée que par un labo indépendant et en considérant un environnement « parfait » : un coeur en fusion mais une enceinte parfaite, prise dès le début de la fusion etc….

    2. 3 mois soit 100 jours pour remplir encore d’un tiers 3m contre 6m un ? cylindre de 7400 T à raison d’1 tonne à l’heure, soit une cannette par seconde, c’est cohérent, mais n’y a t il pas plus rapide comme noyage d’urgence ?
      Si l’on avait disposé d’une structure semi-enterrée et ouverte le Tsunami l’aurait rempli un peu plus vite ?

  16. Si grand débat il y a sur ce sujet, c’est simplement le fait que 80% de la population est inapte à sortir du nucléaire…. Car cela demande l’acceptation d’une simplicité de vie volontaire…. Et pour ceux qui ont des gamins et des ados, va falloir revoir les croyance de vie futur… Il y a du boulot et c’est pas gagner.
    Pace Salute fil.

  17. Vous pleurerez tous en Juin…Que vous aimiez ou pas, c’est la stricte vérité…Alors que vous l’acceptiez ou pas, je dirais que vous n’avez pas le choix…Même distribution pour tous, les riches les pas riches, les pauvres les pas pauvres, les intelligents les pas intelligents…Enfin pour tous pareil…La vrai démocratie nucléaire…Celles et ceux qui souhaitent encore faire des enfants, bon courage.

  18. Bill rapin , bille du foie , tchernobyl , bilvesée , billderberg , bill , débile , se faire de la bille……………l’homme aime bien se faire du mal.

  19. http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/25/les-lecons-de-tchernobyl-n-ont-pas-ete-tirees_1512523_3232.html

    Enfin on dit l’impacte sur la population !

    En particulier en Biélorussie, où l’on assiste à une « hécatombe » démographique avec un taux de croissance de – 5,9 %.

    Alors que la natalité est en chute libre, les données sur la mortalité atteignent des valeurs inquiétantes, essentiellement en raison de pathologies cardiovasculaires et de cancers dont le nombre croît chaque année.

      1. Pardon. Démocrassie.
        Hhmm… j’arrive pas à l’écrire.

        Ordolibéralisme.

        Ca, c’est plus facile à appréhender.

      2. Démocrassie.

        si, si, ça a changé …maintenant, ça s’écrit bien comme ça ….
        Je préfère l’ancienne orthographe.

  20. Attention les yeux : le Japon ne veut surtout pas devenir une île contaminée.

    http://www.lepoint.fr/monde/tchernobyl-et-fukushima-ce-n-est-pas-la-meme-chose-insiste-tokyo-26-04-2011-1323269_24.php
    «  »La quantité de radioactivité relâchée (à Fukushima) a représenté environ un dixième » de celle relâchée à Tchernobyl, a-t-il insisté. « Nous avons été capables d’éviter l’explosion des réacteurs », a-t-il ajouté, en référence à l’explosion, il y a un quart de siècle, du réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl. »

    Il est clair qu’avec des arguments tels que ceux-là, ce gouvernement est bien décidé à faire en sorte que le Japon ne devienne pas une île contaminée.
    C’est mauvais pour le commerce.
    Et suit une partie de la logique de « zone interdite » qui permet de verrouiller l’information.

    Sauf que je me demande qui ils peuvent encore convaincre, les gars.

    En tout cas, cela pourrait donner un énorme argument de poids gigantesque pour mettre sur le dos de cette catastrophe toute l’hyper-inflation à venir.
    Soit, pour les financiers, une opportunité magnifique.

  21. Censure des médias au Japon

    Je viens de tomber sur ceci :

    Dorénavant, le Gouvernement japonais a pris des mesures contre les reportages indépendants et la critique de la politique du Gouvernement à la suite du désastre nucléaire, en décidant de quels citoyens
    peuvent ou ne peuvent pas parler en public. Une nouvelle équipe de « projet » (Ndlr : en d’autres termes
    plus explicites « équipe de censure ») a été créée par le Ministère des Affaires Intérieures et de la Communication, l’Agence Nationale de Police et METI, pour combattre les « rumeurs » considérées nuisibles pour la sécurité japonaise à la suite du désastre de Fukushima.

    Le gouvernement prétend que les dégâts causés par les tremblements de terre et par l’accident nucléaire sont amplifiés par des rumeurs irresponsables et qu’il doit agir pour le bien public.

    L’équipe du « projet » a commencé à envoyer des « lettres de requête » à des organisations telles que les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs d’accès à Internet, des stations de télévision câblée et d’autres, exigeant qu’ils « prennent des mesures adéquates basées sur les directives en réponse aux informations illégales. »

    Les mesures incluent l’effacement de toute information de sites Internet que les autorités considèrent nuisible pour l’ordre public et la moralité.

    Source : http://next-up.org/

    Et voilà, comme prévu, tout va être fait pour étouffer, minimiser, et faire accepter l’inacceptable …

  22. Il est vrai que dans un monde où les enfants et les hommes politiques pensent que les poissons sont carrés et que le lait est produit par tétrapack, allez expliquer que si l’on contamine les sols, l’air, l’eau il ne suffira pas de changer de magasin pour trouver de la nourriture non touchée.
    La bélarussie c’est le problème, ils ont été fortement contaminés car ils ont continué à manger localement, faute d’autre chose. Notamment les enfants et le lait. Et maintenant ils continuent avec en plus peu de structure sanitaire pour prendre en charge les conséquences.
    On est à 25 ans de la catastrophe, encore en plein dans la période des effets retardés sur la santé des rayonnements.

    1. Hervé dit «  »Il est vrai que dans un monde où les enfants et les hommes politiques pensent que les poissons sont carrés et que le lait est produit par tétrapack, allez expliquer que si l’on contamine les sols, l’air, l’eau il ne suffira pas de changer de magasin pour trouver de la nourriture non touchée. » »

      Là, pour moi, vous êtes au coeur du problème.

    2. c’est en fait le même problème qu’en économie.

      quand c’est une banque qui a un gros problème, c’est un gros problème mais cela concerne une banque, c’est localisé, le dommage est circonscrit.
      avec la mondialisation, on mondialise les problèmes, même quand ce sont des petites doses, des petits problèmes, cela devient des problèmes de tout le monde et l’effet domino, cher à paul, joue en plein.
      les dominos des problèmes de santé mondialisés / les dominos des problèmes de finance mondialisés.

      1. Oui, c’est comme pour l’économie, et bien d’autres choses encore en terme de concentration de moyen, et de puissance en terme de dégats.
        Quand à l’origine de tout cela, pour moi, elle est dans la fin du monde agricole et dans l’éloignement d’un nombre conséquent de personnes du sol, de la terre, des choses simples et palpables..
        Devoir produire des efforts musculaires pour cultiver la terre est une école d’humilité, et de réalité. Et ce que je vois dans les projets aujourd’hui, c’est plutot un mélange de croyance et de prétention.

  23. Vu qu’il a des spécialistes içi et ce cas me turlupine

    Just une idée  » comme ça » notament pour le réacteur N°3 +> une demarche de « debunking » ne serait-ce que  » visuelle ».
    Mais faudrait savoir les plans exact de cette centrale, situer precisements les élement, reporter les dimensionnement sur les documents ( Vidéo, photo) pour voir , déjà, ce « qui manque » et est parti pendant l’explosion.
    En effet, sur ce sujet , j’ai quand même l’impresion que l’on lit tout et n’importe quoi, et cela donne du champs aux hypothèses les plus délirantes.

    Ce doit, je pense être possible, y compris une reconsttution 3D , c’est peut-être fait, en tout cas je serais « aux manettes » c’est une des première chose que j’aurais demandé de faire, en plus cela n’aurais pas mobilisé de spécialistes  » nucléaires », qui, je suppose ont d’autres chats à fouetter.

    J’avoue que moi aussi, cela me  » turlupine », cette impression ( mais cela nous joue des tours) que ce réacteur a été sévèrement decaloté.

    Mais je me méfie des impressions visuelles et du spectaculaire.
    Mais bon, j’écris peut-être une stupidité.

  24. @phimouk , j’ai pas très bien compris votre petite histoire de cochonnailles…Mais peut-être que celle-ci, apportera un angle de vue et un sens plus pertinent aux autres…Je vous laisse à vos métaphores culinaires!

  25. Je ne sais pas bien raconter les histoires
    Je vais encore essayer
    Deux cochons discutent dans un pré
    Leur paysan les nourris bien
    L un dis le paysan est gentil
    Il les lave et les logent
    L un dis le paysan est bon il nous lave nous fait une petite maison
    Dans le camion qui les emmènes a l abattoir l un dis tu vois il est gentils il nous emmène en voyage
    A la sortie de l usine l un et l’autre ne dise rien car ils sont saucisson
    Pour dire qu’il faut bien examiner une situation sous ses divers aspect et que la gentillesse et l attention ne sont que rarement gratuite

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