LE JEU N'EN VAUT PAS LA CHANDELLE !, par François Leclerc

Billet invité.

Très précaire, une stabilisation de la situation semble pouvoir se dessiner sur le site de Fukushima Daiichi, ouvrant – si de nouveaux incidents majeurs n’interviennent pas – une longue période de plusieurs mois de difficiles et intensifs travaux aux résultats incertains. Ce qui s’en suivrait n’étant même pas encore annoncé.

L’objectif assigné par le gouvernement est de circonscrire et limiter au maximum les émissions radioactives de la centrale, dans la mer, le sol et l’atmosphère. Dans l’immédiat, Tepco s’efforce de rendre moins dangereux la poursuite des travaux par les ouvriers. Tout ceci est loin d’être atteint et reste un premier sujet d’incertitude.

Une deuxième inconnue subsiste – à la suite des premières explorations des bâtiments des réacteurs par des robots – quant à la possibilité d’interventions humaines en leur sein. Si cela se révélait impraticable, cela mettrait probablement en cause le projet d’installation de circuits parallèles de refroidissement des réacteurs et des piscines, puisque le rétablissement du dispositif d’origine est désormais écarté.

Impliquant alors, durant une longue période, la poursuite des opérations de refroidissement des réacteurs par les moyens actuels, dans des conditions précaires et avec des effets collatéraux non maîtrisés, dont une fuite d’eau hautement radioactive qui continuerait d’être alimentée et imprégner le sol avant de toujours se déverser dans la mer par des voies diffuses et non maîtrisées.

Un risque majeur continue par ailleurs de subsister : celui de défaillances de structures dont certaines sont déjà éprouvées, dont au moins une enceinte de confinement et une piscine, en cas de nouveaux séismes. La catastrophe rebondirait et serait grandement amplifiée, de très importants dégagements radioactifs dans l’atmosphère pouvant en résulter.

La succession des événements déjà intervenus démontre que de nouveaux incidents inattendus ne peuvent être exclus. Les opérations destinées à y faire face – lancées dans l’improvisation, vu l’urgence, un manque d’anticipation et une sous-estimation des difficultés – illustrent la nature extrême des difficultés rencontrées quand un incident nucléaire intervient. En raison de la contamination radioactive, mais aussi des enchaînements imprévisibles d’événements qui surviennent – même lorsqu’ils sont mineurs – tous porteurs de dangers potentiels importants. Il y a une échelle des incidents nucléaires, il n’y a pas de petits incidents nucléaires.

Tout au long de ces longues premières semaines, ont été mises en évidence les difficultés extrêmes rencontrées par l’opérateur et les experts de tous pays et origines à diagnostiquer la situation, un phénomène encore plus inquiétant, si l’on veut y réfléchir, que les rétentions d’information dont l’opérateur peut être suspecté, non sans raison vu les précédents qui ont été révélés.

Toux ceux qui ont suivi au jour le jour l’évolution de la situation ont pu ressentir un même sentiment : les acteurs de la catastrophe étaient largement démunis et dépourvu de moyens. Mesurant combien étaient dérisoires ceux qui étaient rassemblés à la hâte en regard de l’ampleur des dangers.

Une autre comparaison mettant en évidence une même disproportion s’est également imposée, au vu des certitudes affectées par tous ceux qui, après avoir manifesté leurs alarmes, se sont repris pour minimiser et relativiser les événements, puis allumer des contre-feu destinés à l’opinion publique.

Un bilan, même provisoire, est tout à fait prématuré : rien n’est terminé, tout reste encore a établir et à maîtriser, sans que cela soit du domaine réservé aux seuls physiciens atomistes. Le 25ème anniversaire de Tchernobyl est venu démontrer -s’il en était besoin – que l’échelle de temps de l’industrie nucléaire impose de garder longtemps ouverts les dossiers que ses acteurs intéressés préféreraient refermer au plus vite.

Il est déjà établi qu’on sera passé au mieux tout à côté d’une apocalypse nucléaire. Dans le grand tourbillon oublieux de l’actualité, la catastrophe de Fukushima doit conserver toute cette dimension, afin qu’il en soit tiré la seule conclusion qui s’impose : le jeu n’en vaut décidément pas la chandelle. C’est la troisième fois que cela nous est signifié, faudra-t-il une quatrième pour qu’il en soit tenu compte ?

Voir ici les dernières mises à jour à propos de la situation sur le site de la centrale.

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173 réflexions au sujet de « LE JEU N'EN VAUT PAS LA CHANDELLE !, par François Leclerc »

  1. Article très pertinent.
    Tout commence maintenant …..mais notre société du sensationnel et de l’instantané, oubliera vite la lente diffusion de la pollution , les énormes problèmes à venir et les conséquences sanitaires.

    Une pollution ? pas de problème, le niveau des normes est relevé en conséquence ! Les intérêts économiques sont tellement prédominants !

    Aucune remise en cause des programmes des BRIC n’est à ce jour envisagée, et, comme l’a dit le secrétaire général de l’ONU à Tchernobyl : « le Monde doit se préparer à d’autres désastres….. » Business is business.

    Croyons encore en l’Homme …

  2. Avant Fukushima j’étais plutot aligné sur la ligne d’un Jancovici, on ne peut pas s’en passer…..
    Maintenant , le nucléaire me paraît être notre boîte de Pandore , le diable peut en sortir et pas moyen de le controler.

    1. Faux, Gracques.

      Rien que pour te contrarier, si une centrale pétait par jour, l’humain saurait mieux contrôler les dérives.

      Excuses-moi par avance d’être logique.

      1. à Yvan,

        « (…)l’humain saurait mieux contrôler les dérives » : profession de foi scientiste.

        Si on te donne régulièrement des coups tu sauras mieux supporter la douleur ?

        Et tu finiras par mourir…

      2. @ Yvan et pour pousser un peu plus la logique, en un peu plus d’un an (443 centrales) on serait fixés !
        @gracques Dans la boite ou dans la fiole ce n’est pas le diable, c’est le génie de l’énergie électronucléaire,on la frottée un peu et il n’est pas possible de le faire rentrer !
        Nous avons 3 voeux
        Tchernobyl, Fukushima ….

      3. Marlowe.

        Si tu me donnais régulièrement des coups, j’apprendrais à les éviter… ou me rebellerais contre toi.
        Scientiste, oui, pourquoi pas. Mais avec une confiance énorme dans la capacité de l’humain à revenir vers ce qui lui plait le plus : ne rien faire et avoir la paix.
        (ce qui ne s’oppose pas à si vis pacem, para bellum, car tu évites le conflit)

        Shima.
        Tout arrive à …

      4. à Yvan: La seule manière efficace de « contrôler les dérives » d’une centrale nucléaire qui « pète » est la prévention. Réduire le risque nucléaire à 0 est possible, mais il faut le faire sans le nucléaire.

      5. à Yvan,

        En premier, je n’ai pas l’intention de te donner des coups.

        J’ai écrit « si on te donne… ».
        Le on doit être compris comme l’organisation sociale, le pouvoir, la domination, etc.
        Je suis étonné que tu fasses mine de ne pas le comprendre.

        Eviter les coups ou se rebeller, est-ce possible sans se révolter ou faire une révolution ?

        Par ailleurs, je pense que la science est une prostituée qui a pour client principal le capital.

        Comment, dans ces conditions, peut-on être scientiste et critique du capital tout à la fois ?

      6. J’avais bien compris, Marlowe.
        Simplement, le « on » est une absence de responsabilité.

        Et que le on soit un capitaliste ne doit pas lui ôter sa responsabilité.
        Vois la réaction d’Einstein lorsqu’il a appris pour la bombe…

      7. à yvan,

        Je remarque que tu n’as pas répondu à la question fondamentale : comment être scientiste et critique du capital ?

  3. Le jeu ne vaut pas la chandelle.
    Belle publicité déguisée pour la bougie,avec un tel prénom,on ne pouvait s’attendre qu’à une conception franciscaine de l’avenir.

  4. Il y a une échelle des incidents nucléaires, il n’y a pas de petits incidents nucléaires.

    Voilà qui est joliment dit ! La première proposition dit la réalité technique, la seconde la réalité humaine.

  5. On dirait bien qu’il faudra une quatrième catastrophe pour que les autorités tiennent réellement compte du fait qu’à partir d’un certain potentiel de nuisance nous ne pouvons qu’abandonner une technologie, nucléaire ou pas. Ce revirement est corrélatif de l’abandon du profit comme seul critère de validité d’une économie, d’une société.

  6. La France restera t’elle le dernier pays européen à prôner le nucléaire ?
    Pour l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et d’autres c’est officiel.
    Pour la Belgique la sortie du nucléaire serait en cours selon un scientifique entendu récemment.

    Localement, dans ma région, 6 rassemblements franco-allemands suivis de pique-niques sont organisés pour demander la fermeture de Fessenheim.

    Mondialement, parmi les nombreuses infos pertinentes j’en retiens 3 publiées par le Monde.

    Le Monde des idées – « Fukhusima, l’autre Tchernobyl » de Frédérick Lemarchand, sociologue.
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/18/fukushima-l-autre-tchernobyl_1509365_3232.html
    Petit extrait
    « Associer, au sens de « comprendre ensemble », Tchernobyl et Fukushima, c’est accepter de reconnaître la présente faillite de notre projet technique, dont le nucléaire représente, avec les biotechnologies à présent, le fondement prométhéen. Si la catastrophe de Tchernobyl a pu être « étouffée » sous la pression du lobby nucléaire, et avec elle, le cri des habitants des zones contaminées, il en va tout autrement de l’histoire japonaise, à laquelle nous sommes tentés de nous identifier, si l’on en juge par la manière dont nous avons pris ce pays comme modèle depuis une trentaine d’années. »

    Et aussi en complément « Le danger des risques invisibles » du même sociologue.

    « Il semble urgent de reconsidérer notre modèle de gestion des risques, voire de sortir de la logique comptable et statistique qui le sous-tend. Ainsi les nouveaux risques technologiques sont-ils, contrairement au modèle de l’accident industriel sur lequel repose la logique « assurantielle » de réparation, des risques collectifs (pouvant toucher jusqu’à l’humanité entière), parfois immaîtrisables et irréversibles, comme la pollution radiologique ou biotechnologique. Ils ont aussi pour caractéristique d’être invisibles, inodores et sans saveur, et d’être produits dans le cadre normal de fonctionnement des installations industrielles, et sans qu’aucun événement spectaculaire préexiste à leur apparition ».

    « Nous devons nous rendre capables d’imaginer le pire »
    Ce serait l’apocalypse nucléaire d’après ce que j’ai déjà pu lire.

    Un article sur le blog écologie du 13 avril « Peut on comparer Fukishima et Tchernobyl »

    « Au final, le niveau des émissions radioactives enregistré depuis le début de l’accident de Fukushima équivaudrait à environ 10 % de celui mesuré en 1986 à Tchernobyl, estimé à 5,2 millions de terabecquerels d’iode 131 rejetés dans l’environnement »
    Ouf, oui mais.
    « Toutefois, pour les autorités françaises, si le refroidissement ne s’améliorait pas de manière pérenne d’ici quelques semaines, la totalité du combustible se retrouvera hors de l’eau et les rejets radioactifs seront très importants, les piscines se trouvant quasiment en plein air, sans enceinte de confinement. On serait alors dans la même gamme de rejets que Tchernobyl. ».

    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/04/13/peut-on-comparer-fukushima-et-tchernobyl/#xtor=EPR-32280273-%5Binfo_japon_a%5D-20110415-%5Bblog%5D

  7. « C’est la troisième fois que cela nous est signifié, faudra-t-il une quatrième pour qu’il en soit tenu compte ? »…Malheureusement, il est fort probable que nous n’ayons guère longtemps à attendre…Juin devrait nous apporter de nouvelles épreuves et le Japon risque cette fois ci de ne jamais s’en remettre en souhaitant que je me trompe…Mais hélas nous serons aux premières loges pour en savourer la douce atmosphère radieuse.

    1. @idle
      Pourquoi juin idle? Vous avez tiré les tarots de Fukushima?
      C’est la deuxième fois que vous parlez de cette date, si vous voulez avoir un minimum de crédibilité précisez et argumentez svp.

    2. Je suppose qu’en parlant des épreuves de juin vous parlez de la catastrophe financière annoncée pour le second semestre par de nombreux sites, à savoir l’enchaînement en cascade de facteurs annonçant la cessation de paiement d’une grande nation très endettée : l’arrêt de l’achat des T bonds américains et la vente de ceux qu’il possède par l’un des principaux créditeurs des Etats-Unis, à savoir le Japon, qui a besoin de ces fonds pour la reconstruction des entreprises sinistrées et le relogement de populations déplacées. La Chine, autre grand créditeur , n’achetait déjà presque plus de T bonds et en échangeait un grand nombre pour des acquisitions sur le plan international. Certains pensent que les grands créditeurs restants, dont l’Arabie Saoudite, ne suffiront pas à financer le déficit américain, pas plus que l’Europe, elle-même endettée, sans compter que la France et le Royaume-Uni s’enfoncent dans une guerre lybienne qui nous coûte en plus entre 5 et 6 millions d’euros par jour . Ces sites prévoient donc qu’après de nombreux états américains comme la Californie, l’Etat Fédéral Américain lui-même serait en cessation de paiement dans moins d’un an, d’où un effondrement brutal du dollar, et que la dégringolade commencerait par l’arrêt des achats des T bonds et leur vente en juin par le Japon .
      Est-ce pour cela que vous parlez de juin qui doit nous apporter de nouvelles épreuves? Avez-vous d’autres mauvaises nouvelles ?

  8. @ François
    Un point qui n’est pas mis en évidence dans votre billet me semble être la lenteur des décisions initiales, la sous estimation de l’ampleur de la catastrophe potentielle (à ce moment là), la volonté idiote de vouloir préserver les investissements, qui montre que ce n’était pas la bonne personne qui était aux commandes, le refus de l’aide internationnale qui était offerte et le règne des demi mesures. Le souvenir que l’on aura de cette gestion calamiteuse c’est que les shadocks pompaient.

    1. Vous êtes sans doute dans le vrai, mais je n’en sais trop rien moi-même. J’oscille entre ce type de raisons et le fait d’avoir été totalement dépassé par les événements. Il y a du avoir des deux. Cela me semble finalement un peu secondaire : quelles qu’en aient été les causes, l’opérateur n’a pas été à la hauteur de sa responsabilité.

      Il faut ajouter qu’il n’avait pas de grandes marges de manœuvres.

      1. Faux, Monsieur Leclerc.
        Il avait au contraire une TRES grande marge de manoeuvre.

        Une île anciennement volcanique, secouée TRES régulièrement par des séismes, des tsunamis prévisibles et, pour preuve, un système d’alerte très développé.

        Là-dessus, les Japonais viennent se faire démarcher par les US qui leur vendent des centrales peu sécurisées.
        La façon dont tepco a caché toutes les informations sur des incidents et accidents montre AUSSI le malaise.
        En parlant de tepco, d’ailleurs, la faiblesse des équipements de secours montre AUSSI sa politique de rentabilité extrême alors que les dangers sont quasiment connus et identifiés.

        Et cela rejoint la corruption connue des dirigeants japonais qui n’ont fait QUE suivre ce que les US leur dictaient.
        Que les nuages de particules aillent vers l’ouest est presque un juste retour des choses…

      2. Pourquoi Tepco n’a-t-il pas été plus précautionneux avant ? Ce n’est peut-être pas seulement par « corruption » et « rentabilité », mais peut-être aussi pour ne pas signifier à son fournisseur que ses centrales n’étaient pas assez sûres, et ce, par politesse à son égard.

      3. Chez nous aussi, à 20 km d’une centrale, on nous cache tous les accidents : nous avons appris récemment qu’il y avait eu un accident sérieux en 2005, avec une grosse émission de radiations . On ne nous a rien dit . Cette année, le nombre de cancers connait une augmentation effrayante.
        Ce qui me révolte le plus, c’est que l’on nous a mis notre vie en danger, sacrifié notre santé et que des amis meurent du cancer pour un surplus d’électricité vendu à l’étranger afin d’enrichir quelques fortunes privées.

      4. Zébu.
        A l’est, oui, pourquoi pas. Mais y-a-t’il quelque chose de faux dans ce que j’écris…??

        Et des exemples de mauvais choix, même hors nucléaire, je pourrais t’en donner à la pelle.
        Alors, certes, la critique est facile et l’art, beaucoup plus difficile.
        Mais expliques-moi alors pourquoi est apparu subitement, le « principe de précaution »…???
        Parce que le développement des techniques est devenu plus rapide et empêche d’avoir du recul…??
        Pas seulement, je pense.
        L’humain en général s’est tout simplement rendu compte qu’il prenait parfois « trop » de risque.

      5. D’accord, il n’y en a plus, les marges de manoeuvres se sont réduites avec le temps qui passe.
        On voit bien qu’on ne peut plus rien faire de sérieux, même le niveau de l’eau n’arrive pas à baisser. Les instants qui suivent la catastrophe sont cruciaux et ces instants ont été gaspillés. Il faut son permis de conduire pour être responsable de la sécurité d’un site comme Fukushima et celui qui était là ne l’avait pas.

      6. A props de ces accidents très graves il faut noter aussi que ce sont des arbres qui cachent la forêt.

        L’accident de Tchernobyl et ses conséquences sur le territoire français, niées dans un premier temps, puis reconnues quand il était trop tard, ont servi d’arbre pour cacher la forêt des « incidents » et des rejets réguliers des réacteurs français.

      7. Pas tout à fait, Marlowe.
        Les rejets atmosphériques sont détectés au niveau des centrales.
        La preuve, tous les détecteurs de Marcoule ont sonné lorsque le nuage de Tchernobyl est passé.

      8. @Mianne
        « Chez nous aussi, à 20 km d’une centrale, on nous cache tous les accidents : nous avons appris récemment qu’il y avait eu un accident sérieux en 2005, avec une grosse émission de radiations . »
        De quelle centrale s’agissait-il ?

      9. @ crapaud rouge

        pour ne pas signifier à son fournisseur que ses centrales n’étaient pas assez sûres

        L’idée est intéressante, mais il n’y a pas que la politesse (traditionnelle chez les Japonais mais aussi entre vaincus et vainqueur de plus),
        EDF est-elle en position de critiquer son fournisseur AREVA ?
        de changer de fournisseur ?
        Quid des relations capitalistiques ou tentations managériales,
        Quel est le rôle de la puissance publique ?

      10. En 2005, j’imagine qu’il doit s’agir de Sellafield.

        Par contre, même en France on en a entendu parler, donc de là à dire que c’est passé sous silence…

      11. à Yvan, et aux autres.

        Il y a dans ce monde une chose étonnante : le déni de mémoire.

        Quant les scientifiques prostitués nous parle de la radioactivité ambiante dite normale, ils ne nous parlent pas de la radioactivité d’avant 1942, ils nous parlent de la radioactivté accumulée d’avant la dernière catastrophe.
        Misère.

      12. @ Marlowe
        Je pens e qu’au contraire il est facile de faire la différence entre la radio-activité naturelle et le surcroit de radio activité du aux humains :
        Radio activité naturelle : 3 milisieverts / an
        Rayons X médicaux : 0,4 milisieverts / an
        Irradiation du public due aux centrales nucléaire : 0,0005 milisieverts / an
        Irradiation moyenne en France due à Tchernobyl (première année) : 0,05 milisieverts / an
        Autresorigines artificielles (industries minières diverses, retombées atmosphériques des essais militaires, instruments de mesure, certains procédés industriels tels la radiographie de soudures…) : 0,1 milisieverts / an

      13. @gotul

        Réponse à votre question : Civaux, à 20 km à vol d’oiseau ( ou de nuage). La population est tenue dans le plus grand mépris et jamais prévenue des fuites, comme pour celle de Fesselheim . On ne le sait que des années plus tard, cette fois par l’indiscrétion d’un technicien intègre . Cette loi du silence est insupportable car c’est quand même notre santé, notre vie qui est concernée.
        Encore deux amis proches avec un cancer et l’an dernier, d’autres amis atteints de divers cancers dont une amie avec un cancer de la thyroïde et une ancienne collègue avec une leucémie. Le nombre de cancers s’est multiplié de manière effrayante dans la région depuis l’installation de cette centrale dans les années 80 .

      14. @mianne
        merci de votre réponse. Je ne sais pas si c’est une vue de l’esprit mais il me semble que le nombre de personnes ( jeunes et relativement jeunes – disons de 7 à 77 ans ) touchées par les cancers est en forte augmentation un peu partout en France. Cette augmentation avec son cortège de malheur serait donc encore plus importante autour de Civaux …

    2. @rutily

      la sous estimation de l’ampleur de la catastrophe potentielle

      est sans doute normale, il s’agit d’un déni de réalité, n’oublions pas que la catastrophe était « impossible » (et le reste sans doute encore pour beaucoup, au moins en France, apparemment surtout dans les milieux proches ou en charge du nucléaire).
      Cette sous estimation n’est pas seulement une sous estimation en temps réel dans la pression de l’évènement rare et inattendu, alors qu’une préparation adéquate aurait permis sans doute d’intervenir rapidement c’est à dire à un niveau de décision proche et assez bas, la sécurité d’une centrale ne doit pas dépendre en temps réel de la décision d’un premier Ministre.

      la volonté idiote de vouloir préserver les investissements

      Quand la décision fut prise (? tardivement) d’utiliser l’eau de mer, quelle ne fut pas la ruée des commentateurs précisant qu’il fallait utiliser de l’eau douce pour préserver l’investissement !
      Le décideur savait peut être qu’il était déjà trop tard.
      Tout se joue très rapidemment. l’opérateur n’a pas la capacité d’engager des moyens que les soviétiques ont su mettre en oeuvre à Tchernnobyl, dont la gestion a posteriori n’est peut être pas aussi criticable qu’on l’a dit.
      La gestion de la communication à Fukushima étant bien meilleure.
      Mais si l’incident n’était pas intervenu alors que l’opinion internationale avait l’attention tournée vers le Japon à cause du Tsunami l’aurions nous su dans les mêmes termes.?
      D’autre part au moment des réactions possibles rapides l’attention des Autorités devait être plus sur les conséquences ailleurs du Tsunami dont les 30000 disparus n’étaient pas encore annoncés.
      L’incident classé niveau 2 du Blayais car il n’a pas eu de conséquences au delà du site a commencé dans les mêmes conditions sur un scénario impossible et n’a pas eu heureusement les mêmes conséquences, malgré l’inondation du site, son isolement pendant plusieurs heures, la coupure du réseau. Il est passé totalement inaperçu dans les médias compte tenu de l’ampleur de la tempête de 99.
      Evoquer les mauvaises décisions en temps réel c’est vouloir se convaincre que le systême mis en place n’est pas fautif à la base.
      Ce type d’enchaînement est cependant inéluctable.
      C’est à la conception et par la préparation technique et des esprits que l’on peut tenter d’y pallier.

      1. @ Fuku

        Le déni de réalité, on en parle beaucoup, pour moi il est moins grand dans le nucléaire que dans les autres industries, simplement l’attention du public est plus grande pour le nucléaire. Mais même en supposant sa très grande réalité, c’est quelque chose qui se conçoit pour la com, pas pour le responsable de la sécurité du site! De la même façon la réaction des média faisant suite à la décision d’utiliser de l’eau de mer n’a aucune importance.

        Pour assurer la sécurité, on doit développer des dispositifs techniques et des mesures organisationnelles. On ne peut pas assurer la sécurité, quelque soit le domaine (si il est un peu complexe) uniquement par des dispositifs techniques. Les mesures organisationnelles sont une part importante de l’approche sécuritaire d’un site et nécessitent un entraînement régulier pour que les intervenants soient efficaces le jour où un problème se pose. Si l’incident du Blayais est resté un incident, c’est sans doute pour une petite part du fait des progrès réalisés par la modernisation continue des dispositifs de sécurité qui se fait en France, et pour une grosse part par la pertinence des mesures organisationnelles qui est le complément de ces dispositifs.

      2. @rutily merci pour cette réponse
        L’organisationnel et le perfectionnement technique éventuel sont indissociables et complémentaires, il est important d’avoir du personnel compétent et entrainé (et pas seulement des franchisés qui appliquent le manuel comme les échos du Japon en donnent l’impression).
        Le risque MAJEUR du choix des hypothèses de dimensionnement intervient bien avant, et c’est sur le déni de réalité de celui-la que je voulais attirer l’attention, qu’il soit réel au niveau des décideurs, ou seulement simplement une composante a posteriori d’une politique de communication institutionelle.

  9. Hi,

    Schiste/USA: des forages suspendus

    « Des équipes de secours sont parvenues aujourd’hui à colmater un puits de gaz de schiste en Pennsylvanie (est des Etats-Unis) où une explosion s’est produite deux jours plus tôt, mais l’opérateur du puits a suspendu ses forages dans la région.
    La gravité de l’accident du point de vue écologique n’était pas connue vendredi mais la compagnie Chesapeeke Energy a suspendu toutes ses opérations de forage en Pennsylvanie dans l’attente des résultats d’une enquête. »

    La suite ici : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/22/97001-20110422FILWWW00570-schisteusa-des-forages-suspendus.php

    1. Une vidéo sur l’horreur de l’exploitation des gaz de schistes en Pennsylvanie, bien avant cette explosion, ne leur a apparemment pas suffi : voir le film « Gasland », le reportage sur de beaux paysages gâchés, la vie de ces pauvres familles de Pennsylvanie contaminées, aux enfants malades, aux animaux qui meurent et dont l’eau qui sort du robinet s’enflamme quand on approche un briquet ( je n’y croyais pas et le reporter non plus qui en a fait l’expérience !)

      http://www.youtube.com/watch?v=IOIxesWknk0

      Ils veulent continuer ces horreurs au Québec et en France dans le Bassin Parisien .

      1. Pourquoi ne pas faire des forages dans le VIIIe arrondissement de Paris ou à Versailles, dans le parc duquel il a, par le passé, été faits des forages pour trouver du pétrôle, à défaut d’idées ?

      2. Il n’y a pas que dans le bassin parisien !
        En Provence, en Ardèche, dans le Var, le Roussillon, la Lorraine etc…
        Les populations ne sont pas au courant de ce qui les attend !!!

  10. Monsieur Leclerc.

    Une contradiction dont je ne vous croyais pas capable… :

    « que les rétentions d’information dont l’opérateur peut être suspecté, non sans raison vu les précédents qui ont été révélés. »
    « ceux qui, après avoir manifesté leurs alarmes, se sont repris pour minimiser et relativiser les événements, puis allumer des contre-feu destinés à l’opinion publique. »
    QUI S’OPPOSE A CELA :
    « le jeu n’en vaut décidément pas la chandelle. »

    En effet, la « transparence » n’est que l’affichage que les puissants nous mettent devant le nez alors que seule la rentabilité est visée au détriment des populations.

    Toute centrale doit pouvoir être visitée et chaque plan de centrale doit pouvoir être accessible à chaque habitant du pays. Avec calcul, bien sûr.

    1. J’en rajoute aussi une couche histoire de BIEN montrer l’opposition entre la science et le fric.
      Soit, l’exact contre le subjectif.

      Pour les boeufs qui n’auraient pas encore capté que l’exploitant japonais visait la rentabilité maximale en sacrifiant la sécurité, pas la peine de me répondre ou de débattre.
      Vivez à la bougie, ça nous fera des moines en plus.

      Pour ceux par contre qui réalisent la différence, vous aurez remarqué que les Ricains ont bien vendu leur concept de centrales non-sûres à des Japonais vivant sur une île située sur une méga-faille.

      Nous pouvons donc constater que les dirigeants japonais qui ont été au pouvoir ont eu raison d’être corrompus jusqu’à la moelle car cela suivait le mouvement général.

      Comme quoi, devenir une « puissance » économique vaut le coup lorsque l’on a conservé son esprit de kamikaze.
      Longue vie à l’esprit de « puissance »…

  11. ACRO
    Résultats du contrôle du couvert végétal en divers lieux
    http://www.acro.eu.org/result_couv_veg_fr.htm

    — Cliquer sur le fanion de Bordeaux :
    Pessac
    Dernière mise à jour il y a 5 heures par ed
    Herbe du 24/03/2011 : Echantillon non conforme
    Herbe du 03/04/2011 : [Iode-131] = 6,4 ± 0,8 Bq/kg frais, [Césium-137] = 2,2 ± 0,5 Bq/kg frais
    Herbe du 09/04/2011 : [Iode-131] = 3,3 ± 0,6 Bq/kg frais, [Césium-134] = 0,88 ± 0,32 Bq/kg frais, [Césium-137] = 1,91 ± 0,41 Bq/kg frais

    Question : Quel est l’isotope du Césium qui a une durée de vie de 24000 ans ?
    Promo à saisir sur le millésime 2011 !

    1. Ca correspond au max à 3 désintégrations par seconde (à condition d’en manger un kilo). De manière naturelle, vous vous en recevez plus de 8000 par seconde. Et un litre d’eau minérale, c’est de 5 à 10 Bq.

      D’autre part, la plus grande partie du Césium en France provient de Tchernobyl.

      Donc pas la peine de psychoter.

      1. Le Cesium 134 ne peut pas provenir de Tchernobyl, compte tenu de sa période de demie vie de 2 ans.

        @Reiichido
        Par chance, la radioactivité naturelle ne souffre pas de problème de bioconcentration. Ce qui n’est pas le cas de l’iode ni du cesium qui se fixent et se concentrent dans l’organisme. On peut supposer sans trop de risque de se tromper que des millions d’année de cohabitation de la vie avec la radioactivité natuelle a exclus les mécanismes à risque comme la concentration dans la chaine alimentaire ou dans l’organisme…

        En conclusion
        – Cette radioactivité provient sans aucun doute de Fukushima.
        – Elle est très faible,largement en deça des limites fixées (pour l’iode 100Bq par kg de frais).
        – Il est particulièrement manipulateur de la comparer à la radioactivité naturelle. En l’absence des activités nucléaire humaines, la présence d’iode et de cesium serait de ZERO !

      2. Le Cesium 134 ne peut pas provenir de Tchernobyl, compte tenu de sa période de demie vie de 2 ans.
        – Cette radioactivité provient sans aucun doute de Fukushima.

        Je vous laisse lire ce site et on en reparle aprés:
        http://sfp.in2p3.fr/Debat/debat_energie/Nucleaire/Tchernobyl/mercantour/mercantour.html

        D’autre part, j’ai bien pris des précautions en disant « la plus grande partie », il est tout à fait incontestable que du Césium en France provient de Fukushima. Mais dans quelle proportion ? Il aurait fallu des mesures similaires avant pour juger.

        Enfin, pourquoi dites-vous que c’est manipulateur de parler de la rédioactivité naturelle ? Je voulais juste mettre en perspective ces chiffres en Bq/kg pour montrer qu’ils étaient très faibles, et donc qu’il n’y avait pas de raisons de se priver du bon (?) Bordeaux 2011.

        Vous semblez répondre à un argument que je n’avance pas: je n’ai aucunement dit qu’il y avait de l’Iode et du Césium dans la nature. Qu’avez-vous compris ?

      3. Point des mesures :
        Vous avez bien regardé les proportions de la mesure :
        [Césium-134] = 0,88 ± 0,32 Bq/kg frais, [Césium-137] = 1,91 ± 0,41 Bq/kg frais
        Et la conclusions de votre article ?
        « En 1986, le rapport de 2 entre C137 et C134 démontre une origine Tchernobilienne »
        En 2011, le rapport entre les résidus de tchernobyl sont donc de l’ordre de 1 pour mille ou moins. [sauf s’il existe une autre source de cesium 134, issue de la désintégration d’un autre élément de la retombée]

        il est tout à fait incontestable que du Césium en France provient de Fukushima. Mais dans quelle proportion ? Il aurait fallu des mesures similaires avant pour juger.

        Soit il n’y a eu aucune source de Cesium radioactif depuis Tchernobyl et dans ce cas l’incertitide sur le C134 est même pas dans l’épaisseur du trait et vous pouvez vous épargner les précaution. Soit ?
        Point de la radioactivité naturelle
        On peut supposer sans trop de risque de se tromper que des millions d’année de cohabitation de la vie avec la radioactivité natuelle a exclus les mécanismes à risque comme la concentration dans la chaine alimentaire ou dans l’organisme…
        Pour parler simplement, pensez vous que si l’eau de mer contenait naturellement de l’iode radioactif, l’évolution nous aurrait conduit aujourd’hui à tous avoir une thyroide ?

        Lorsque vous parler des Bq reçus via Fukushima, vous parler d’éléments que la vie n’a jamais eu à cotoyer. Comment assurer qu’ingérer x Bq d’iode radioactive présente la même dangeurosité qu’ingérer x Bq de C14. C’est pour cela que je dis les comparer est vraisemblablement une minoration du danger des radionucléides artificiels.
        J’aurrai du préciser en fait : « les comparer en se fondant sur leur intensité en Bq »

      4. Plutôt que de m’étendre sur le pourquoi qui visiblement pose problème à certains (même discussion sur un autre forum), je vais simplement expliquer le comment.

        Les Bq ne servent pas à mesurer la dangerosité d’une radioélément.
        Les Sv servent à cela. Ils tiennent compte justement de la radiotoxicité propre à chaque élément.

      5. Yves d’Oléocène

        Pour parler simplement, pensez vous que si l’eau de mer contenait naturellement de l’iode radioactif, l’évolution nous aurrait conduit aujourd’hui à tous avoir une thyroide ?

        Argument complètement à côté de la plaque: depuis quand la biochimie utilise des compteurs geiger pour détecter la radioactivité?

        Bien sur que votre thyroïde fixe aussi des isotopes radioactifs naturels, et c’est même aussi en partie pour cela qu’il existe des mécanismes de correction du génome qui permette de faire tomber très bas le taux d’erreur lors de la réplication de l’ADN, dans des conditions normales.

      6. L’argumentation comparatif de la radio activité naturelle et artificielle est la principale arnaque des pro-nukes.
        Si lémission d’une retombée de particules peut etre de meme ordre qu’une émission « naturelle » dans une eau ou un granite , il faut plusieurs dizaines de m3 d’eau ou de granite pour cette equivalence alors que la particule :
        -peut se caser dans une dent creuse , etre ingérée ou respirée
        – remonte les coef de bio-accumulation et bio-concentration …
        De plus certains éléments c ontaminés sont similaires en terme d’assimilation aux mineraux assimilés pour le squelette ou autre et se fixent ds le corps .

      7. depuis quand la biochimie utilise des compteurs geiger pour détecter la radioactivité

        La vie n’as pas besoin de compteur Geiger … Une variante d’espèce qui concentrerait un élément comprenant des radionucéides naturel disparaitrait face à celle qui ne le ferait pas.

      8. Blob, dites moi dans quel organe du corps le K40 est concentré svp.

        « Concentrer », c’est le mot important.

        Notre corps subit effectivement 4000 Bq de potassium, mais il se répartissent équitablement, ce qui donne 50 à 100 Bq par kg.

        Avalez 50Bq d’iode, et vous la retrouverez regroupée dans votre tyroïde. Ce qui donnera (Tyroïde = 30 g) 1500 Bq par Kg …

        Je vous invite de plus à consulter ce document qui montre la convertion Bq –> Sv
        Le Bq mesurant l’activité radiologique et le Sv les dégats subit.

        Voici le coefficient pour les adultes
        C14 : 5.8 10E-10
        K40 : 6.2 10E-9
        I131 : 2.2 10E-8
        et pour les nourissons
        C14 : 1.4 10E-9
        K40 : 6.2 10E-8
        I131 : 1.8 10E-7

        Cela signifie simplement que un Bq d’iode radioactif ingéré est 10 fois plus dangeureux que 1 Bq de potassium et 100 fois plus que 1 bq de carbone

  12. Bonjour
    Attendons de voir ce qui se passera quand la saison des typhons arrivera sur le Japon.
    Si rien n’est sécurisé réellement avant celle-ci sur le site de Fukushima, alors, il faudra rajouter des degrés supplémentaires à l’échelle Ines. Et des milliers de morts potentiels de par le monde.
    La nature ne fait pas de quartier. Elle passe et emporte avec l’eau et le vent.Et là, on sera déjà dans la quatrième catastrophe. Nous verrons bien ce qui se passeras entre Août et Septembre.

    1. Par l’avenir proche en tout cas…
      La saison des typhons sera là d’ici pas longtemps, on ne risque pas d’oublier, j’en prends le pari.
      😉

  13. « Les techniciens de Fukushima à la limite de leur résistance »
    http://www.lalibre.be/actu/international/article/656441/les-techniciens-de-fukushima-a-la-limite-de-leur-resistance.html

    Cette dépêche publiée ce 22 avril, relate les observations du Dr Takeshi Tanigawa, médecin épidémiologiste qui a pu rencontrer 80 travailleurs de la centrale parmi les 245 qui se relayent sur le site depuis la catastrophe (11 mars).

    Vu les conditions déplorables (hors la radioactivité), la fatigue accumulée et le manque de volontaires – cfr la dernière phrase de l’article qui cite un ouvrier épuisé: « si je ne le faisais pas, qui le ferait? » – comment peut-on croire réalistes les pronostiques de Tepco?

    1. La bougie en paraffine, oui, mais celle en cire d’abeille non.
      Quant à la lampe à huile/graisse, on en a trouvé une dans la grotte ornée de Lascaux (vers 15000 av. J.-C.)

  14. Il faudrait quand même bien réfléchir à toutes les conséquences avant d’abandonner le nucléaire: si les USA venaient à manquer de courant pour leurs chaises électriques, devraient-ils finir les condamnés à la bougie ???

    Désolé pour cette blague idiote, mais –après tout– les arguments ressassés quotidiennement par les zélateurs de la haute finance, et relayés par les médias, sont à peu près aussi logiques…

  15. C’est très spectaculaire un accident nucléaire, ça cause beaucoup d’inquiétude, de discussions. On craint les radiations, toxiques et invisibles, alors on les mesure et on trace des zones interdites pour protéger les populations des méchants rayons.
    De l’eau contaminée, de l’air contaminé, une zone agricole interdite, des milliers d’hectares. On a joué et on a perdu, ça arrive.

    Qui se soucie de xxxcides et autres produits toxiques répandus en masse dans l’air, l’eau, la terre et sa vie discrète sur ou sous la surface? On se soucie un peu de ce qui y pousse seulement quand ça se mange. Il n’y a pas d’accident spectaculaire alors, bah.
    Juste des insectes qui disparaissent et la chaine alimentaire qui va avec, 30% d’abeilles qui meurent, bah, tant qu’il en reste, hein.

    Et pourtant il y a beaucoup + de morts par empoisonnement lent que par irradiations.
    L’eau des fleuves et de la mer est polluée par nos médicaments, qui s’en soucie?
    Les OGM aux effets pas vraiment connus, les dégâts du gaz de schiste sur l’eau souterraine, et tant d’autres menaces sas catastrophes spectaculaires?

    Peut-on remettre en cause le risque industriel du nucléaire sans penser aux autres risques pour la santé, humaine et vivante en général?

    Il n’y a pas d’arrière-pensée dans ce que je dis, il ne s’agit pas de défendre le nucléaire en en faisant un lot avec le reste, c’est juste une question logique.

    Quelle part de victimes prises au hasard pouvons-nous perdre pour « l’emploi » de la plupart d’entre nous, puisque c’est la formule pour « produire sans trop réfléchir aux conséquences »?

    Hommage à ma gentille cousine Sylvie, morte il y a quelques jours juste avant ses 40 ans après s’être battue 10 ans contre le cancer, d’opérations en traitements lourds, de rémissions (avec des s pour le pluriel!) pleine d’espoir en désespoir, qui laisse un mari et deux jeunes enfants, ses parents âgés, etc.
    Ma question n’est pas gratuite !

    1. « … c’est juste une question logique ».

      N’appelez pas votre préjugé : « la logique ». D’autres ici appellent leurs erreurs : « la nature humaine ». La logique ce serait de traiter simultanément toutes les sources de danger créées par les humains eux-mêmes. Les plus dangereuses apparaîtraient en haut de la pile, et le nucléaire trônerait tout seul bien haut.

      1. Les plus dangereuses apparaîtraient en haut de la pile, et le nucléaire trônerait tout seul bien haut.

        Je vous retourne vos propres paroles: n’appelez pas votre préjugé : “la logique”.

        Car il s’agit également d’un préjugé. Les plus dangeureuses par rapport à quoi ? Dans l’absolu ? Par rapport au service créé ? En terme de bilan humain ? On tient compte aussi de l’environnement ? On se rapporte à quoi pour les comparer ? Je suis intéressé par vos chiffres.

        Alors bien sûr, quand on fait des comparaisons avec les autres sources d’énergie pour montrer qu’il n’est pas du tout écrit que le nucléaire est plus dangeureux que les autres sources d’énergie, on fait de « l’individualisme méthodologique ». Je rappelle que même en tenant compte de la composante accidentelle le nucléaire fait moins de dégat (tant humain qu’écologique) que le charbon.

        Par contre, dés qu’il s’agit de descendre le nucléaire, on fait comme on veut ! Au doigt mouillé, c’est parfaitement suffisant !

        1. Vous savez combien de gens meurent de malaria chaque année ? Alors dans ce contexte, mentionner même le mot « Fukushima » est indécent : quiconque parle d’autre chose que des piqûres de moustiques est un nucléophobe irresponsable !

      2. Il faudrait en effet considérer et traiter toutes les sources de danger, sans s’attacher particulièrement à la première de la pile.
        Le nucléaire apparaît en haut de pile parce que très visible et spectaculaire en cas d’accident, les autres sont plus insidieuses mais pas moins dangereuses. C’est selon moi irrationnel.

        « Emotionnellement », déclare l’anthropologue américain John Tooby, les gens considèrent « la contamination nucléaire comme si c’était une contamination infectieuse », hors de toute idée de dose.
        Alors que nous « baignons dans une mer de rayonnements, toute infime hausse de radiation est considérée comme un risque épouvantable », poursuit ce spécialiste de la psychologie évolutionniste.

        Les réactions dépendraient aussi des « solutions imaginables » pour éliminer le risque. S’il n’y en a pas, « le risque s’efface », il est considéré comme « une fatalité », argumente Etienne Klein.
        Après l’accident de Bhopal en Inde, « personne n’a dit: on doit arrêter l’industrie chimique », dit-il. Le nucléaire serait « pensé comme un risque » parce qu’on sait comment « on pourrait l’annuler », ajoute ce professeur de philosophie chercheur au CEA.
        http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jSOwpD_lRpymb_JGr8Hvr00aIGGg?docId=CNG.e9eb1aa4c74638ed64e57d40d398461f.151

        Les risque naturels ne sont mortels que parce qu’on les croit maitrisés, ou qu’on les ignore volontairement, on n’a compris que depuis quelques années qu’il fallait interdire de construire en zone inondable tous les cent ans par exemple.

      3. @Paul

        Ok, c’est pas l’homme qui a créé l’anophele vecteur ou le plasmodium parasite et ce n’est donc pas lui qui est responsable de plus d’un million de morts du palu tous les ans dans le monde, très majoritairement des enfants ou des femmes enceintes et à plus de 80% en Afrique sub-saharienne.
        Ni des annèes qui passent et qui voient 2 mômes tués par cette saloperie à la minute.
        Et donc ça ne permet en aucun cas d’écarter d’un revers de main dédaigneux et « décent » un verdict réaliste sur l’échelle du risque nucléaire civil.
        Sauf qu’en 2008, bien qu’en très forte augmentation, les fonds alloués dans le monde à la lutte contre le palu ne représentaient , tout compris, qu’un milliard et demi de dollars, soit 50 cents par personne exposée au palu dans le monde…
        Et ça c’est bel et bien une responsabilité humaine; aussi.

        http://www.rollbackmalaria.org/gmap/fr/1-4.html

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Paludisme

        http://www.www-sante.com/statistiques-morts-paludisme-dans-le-monde/
        http://www.rollbackmalaria.org/gmap/fr/1-4.html

      4. En ce qui concerne les maladies et catastrophes dites naturelles si l’homme n’est pas responsable, alors ce doit être la faute du grand architecte, quel qu’il soit.

      5. @ Paul

        Il est vrai qu’il m’est arrivé quelque fois de faire des comparaisons, peut être confondez vous différentes interventions, mais je vous signale que j’ai pris soin de toujours faire des comparaisons entre des dangers où l’homme a une responsabilité.

      6. Der Spiegel ( extrait )
        Nouveaux problèmes à FUKU :
        Les masses d’eau, qui sont nécessaires pour refroidir les réacteurs, pourraient « miner ou saper » les parois de la  » Ruine ». Un mur avec des fondations dans le sol doit maintenant être érigé – afin d’y maintenir le  » bouillon  » ( N du Traducteur : surement le corium ??).

        Tokyo – Le gouvernement japonais avise d’une nouvelle catastrophe à FUKU : des experts s’interrogent , à propos de la « Ruine nucléaire » sur la solidité des bâtiments réacteurs. L’autorité de Sûreté craindrait que les masses d’eau, destinées au refroidissement des réacteurs, pourraient attaquer les parois et les rendre fragiles en cas de nouveaux séïsmes (information de la TV NHK ce samedi )
        etc ..

        ce mur ne pourrait être terminé avant juillet – aout .. [ on s’en douterait ..]

        ça correspond au lien que j’avais mis :
        spiegel.de/panorama/0,518 etc ..

        ça s’arrange pas .. je m’en doutais

      7. Vous savez combien de gens meurent de malaria chaque année ? Alors dans ce contexte, mentionner même le mot “Fukushima” est indécent : quiconque parle d’autre chose que des piqûres de moustiques est un nucléophobe irresponsable !

        Je ne vois pas ce que vous voulez dire avec cet argument ironique 🙂

        Vous affirmez que si l’on créait une échelle des risques dus à l’activité humaine le nucléaire serait en tête.

        D’une part, je doute que cette échelle soit pertinente en agglomérant des risques tout azimuths. Un risque est pris pour apporter un avantage. Je ne vois pas comment on pourrait ne serait-ce que comparer les dangers cérébraux liés aux ondes électromagnétiques, les risques d’infertilité liés aux oestrogènes de synthèse dans l’eau potable, l’amiante, le risque nucléaire, les accidents de la route…

        Sur ce point, nous devons être d’accord puisque vous m’avez déja reproché dans le passé de comparer des risques non-comparables. Ce que vous faites pourtant, non dans le sens pro-nucléaire, mais dans le sens anti-nucléaire. (c’est le sens de mon message précédent)

        Cette échelle pourrait à la rigueur se concevoir dans un domaine particulier, pour comparer la nocivité de diverses solutions: les télécoms, les moyens de contraception, l’isolation thermique, l’énergie, les transports pour reprendre les mêmes exemples.

        Or, même en considérant une hypothétique échelle des risques dans l’énergie, je conteste « l’évidence » du nucléaire en tête. Je ne dis pas que ce n’est pas possible: je dis qu’à l’heure actuelle tout classement « au doigt mouillé » ne pourrait relever que du préjugé.

      8. Savez-vous que certaines maladies protègent de la malaria ?
        La thalassémie par exemple, fréquente dans les endroit où sévit la malaria.
        Une maladie « naturelle » qui protège d’une autre maladie « naturelle ».

      9. à Louise
        La thalassétamie est bien cette maladie du sang avec (malformation) des globules rouges qui n’ont pas une bonne forme, qui convient peut-être mal aux larves de moustique mais qui fatigue et n’est pas non plus drôle du tout ???
        Dans le même genre, le lèpreux ne prend jamais le tétanos, les deux microbes (puisque ces deux maladie se soignent avec des antibiotiques) sont incompatibles

      10. @ Cécile,

        Non, vous confondez avec la sphérocytose, qui entraîne une malformation des globules rouges. La fatigue provient de l’anémie qui résulte de la destruction par l’organisme des globules anormaux.

        Pour la définition de la thalassémie, c’est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Thalassémie

    2. @ HP : Nos sincères condoléances suite au décès de votre cousine Sylvie

      @ Tous :

      Brel disait :

       » La plupart des pbs des gens vient du fait qu’ils se croient éternels  »

      Hier soir une phrase de Mitterrand :
       » A 20 ans, on imagine avoir une route de 100 km devant soi
      A la fin d’une vie, on a parfois avancé .. de 150 mètres ..
      mais c’est mieux d’avoir fait ces 150 m, plutôt que d’être resté au point de départ  »

      Au moins y a du soleil .; dans certaines régions .; au japon je sais pas

    3. @ HP : Vos CMTS sont judicieux..
      Votre dernier MSG ( écrit pendant la nuit )

      Nos sincères condoléances à propos de votre cousine Sylvie
      Courage !

  16. la science nous nourrit avec des produits plein de molécules synthétiques qui nous donnent des maladies mais qui permettent de faire beaucoup plus de bénéfices
    le science nous soigne de ces maladies avec d’autres molécules synthétiques qui permettent également d’engranger des milliards
    les labos font donc du gros chiffre et les gens sont heureux des « progrès » de la médecine, on vit plus longtemps, avec 5/10/15 pilules à prendre quotidiennement, c’est génial je trouve la science !

    j’ai 47 ans, je n’ai jamais fait de bilan de santé, je ne vais pas chez le docteur sauf quand ça va vraiment mal, je mange le + possible bio hors industrie, et le jour où je dois crever, ce sera sans Sanofi, en tous les cas je ferai tout pour, piquez-moi mais ne me faites pas durer, merci la science

    1. Olivier, ne serait-ce pas justement parce que vous n’avez encore jamais été gravement malade que vous dites cela ? Quand on se retrouve véritablement en danger de mort , l’instinct de conservation nous pousse à prendre les médicaments réputés efficaces.

      Manger bio, cela aide à rester en bonne santé . Mais encore faut-il avoir une solide constitution, ne pas avoir souffert de graves carences alimentaires pendant la petite enfance et ne pas avoir vu s’installer une usine polluante devant sa porte quand son emploi et celui de sa compagne ne peuvent se retrouver ailleurs .

      Manger bio, on l’a fait pendant des siècles sans le savoir, un peu comme le brave Monsieur Jourdain avec sa prose. Au printemps dernier, j’ai vu qu’un vieux jardinier, qui vendait quelques légumes et fruits de son jardin au marché, avait écrit sur son panier de cerises « cerises bio », comme si les cerises de nos jardins pouvaient ne pas l’être . Comme je me marrais en passant, il m’a fait un clin d’oeil en disant : « Puisqu’ils veulent tous du bio ! »

      1. Je suis d’accord qu’en apparence, les fruits et légumes de nos jardins sont « bio », si vous n’abusez pas des pesticides et autres Roundup.
        Par contre, et là je suis d’accord avec HP, ce qui est moins connu (car beaucoup moins médiatisé que la radioactivité), c’est le taux de métaux lourds du sol de nos jardins, lesquels métaux lourds se concentrent ensuite dans les végétaux. Ceci concerne particulièrement les jardins de ville mais pas uniquement. J’ai ainsi un ami agronome, qui vit depuis peu près de Lens, et lorsque je lui ai demandé s’il s’était fait un beau potager, il m’a répondu « Surtout pas ! Ici tous les sols sont contaminés au plomb ! ». Il semblerait que la pollution industrielle ait fait bien des dégâts, qui prendront de nombreuses années avant d’être réparés (pour plus d’infos, cherchez « Metaleurop » sur le site de Nord nature, par ex).
        Dans le Nord ça se sait enfin, mais combien de personnes ont mangé (et mangent encore) leurs salades au plomb ou au cadmium en toute innocence ? Cela ne retire rien à la nocivité de la radioactivité, mais ce type d’intoxication est probablement plus fréquente, rarement révélé au grand jour, et tout aussi insidieuse.

      2. Si vous avez des doutes sur vos sols , utilisez des BRF , broyats de ligneux ,. Les fungus sur ligneux filtrent et fixent les metaux lourds .

  17. @ yvan, paul,

    bonjour,

    La bougie…des moines ô nucléaire rétifs, curieuse partition…

    Ceci étant dit, des barres de MOX arévien dans une vieille centrale westinghouse, c’est un peu faire tourner un moteur de deuche avec de l’ether, disait un ami. kikilest le plus kamikaze, le ricain ou le frenchie qui vend cher à son ex ennemi militaire nippon le droit de briller.

    En six décennies, une paire de bombes et une constitution sauce us, comme les allemands, ces « perdants » historiques ont retourné leur défaite militaire en éclatante victoire économique, fut un temps au moins. Moins de frais militaires, et le liant d’une épreuve commune, ou peut être n’est ce qu’une impression fallacieuse?

    L’économie a des airs de kamikaze, pour autant quelle est cette forme de conflit qui poussent les intérêts vers les conflits, l’aléa moral qui divise pertes et gains humains, morales, économiques semble fixer toujours plus haut les seuils de risque acceptable ou inévitable..?

    Le désespoir a-t-il une structure logique, le traitement décisionnel de la peccadille nucléaire dément l’incurie politique et médiatique ? Une affaire privée? Avant même peut être la peur du vent, le manque de protéines animales marines va toucher la zone péri mer de chine au cerveau premier: l’estomac. Les chemins du colon sont tortueux, heureusement, l’abandon de la langue nous a évité une gueule de bois. Aux responsables,dirigeants, merci..tout est rassurant, l’intérêt atomique est absolu, militaire, impérieusement compris par tous, dans la joie des bougies superflues…

    Souriez au flash.

    Honneur aux deux cent quarante cinq volontaires, nombre explicite….proportion rassurante, n’est ce pas?

    Les robots dépêchés à fukushima ont eu leur minute de gloire en version hollywoodienne, saw iv en l’espèce…

    Quant la folie prétend s’assumer au sommet, la bonne essence se perd dans les golfes clairs obscurs de délires énergétiques aux vertus hypnotiques, comme les chandelle? Rien de grave en somme, les sommes lybiennes gelées approchant le montant du trou portugais, bétonnons nos certitudes, une feuille d’or, une feuille de plomb, pour les chars il reste les obus à l’uranium dit apauvri, cool pour les photos souvenirs d’insurgés, une photo se maîtrise mieux qu’un témoin dont le point de vue évolue…

    Voir plutôt que savoir, la science de l’appareil médiatique nous fait planer jusqu’aux jet streams.

    Butterfly is au top du printemps simple et terni? Onze réacteurs plus que trentenaires en France, a défaut d’être rationnel, l’occurrence du couple onze-Katastrophe pourrait s’interprêter comme la mort du dieu football, ou celle de l’esprit d’équipe..

  18. De rue 89:

    Que fait-on des déchets nucléaires, en général et dans le cas de Fukushima ?

    La réponse a été postée directement dans les commentaires par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Nous la retranscrivons telle quelle.

    En France, environ 2 kg de déchets radioactifs sont produits par an et par habitant. 62% des déchets radioactifs sont issus de l’industrie électronucléaire. Le reste provient de la recherche, de la médecine, de la défense ou d’industrie non-électronucléaire.

    Comme la plupart des pays qui produisent des déchets radioactifs, la France a fait le choix de les stocker dans des centres industriels spécialement conçus pour ce type de déchets afin de les isoler de l’homme et de l’environnement tant qu’ils présentent des risques.

    En France, 90% des déchets produits bénéficient déjà de centres de stockage. Pour les autres, la conception de centres adaptés fait actuellement l’objet d’études.

    A noter que les déchets produits en France sont stockés sur le territoire national. La loi interdit le stockage de déchets étrangers en France.
    Des déchets de faible activité à Fukushima

    Le Japon a également fait le choix du stockage.

    * Les déchets de faible activité, issus de la filière électronucléaire sont stockés à Rokkasho Mura au nord-ouest du pays (environ 200 000 fûts de 200 litres) et 630 000 autres fûts sont entreposés dans les centrales nucléaires en attente de stockage.

    * Le reste des déchets de faible activité (590 000 fûts de 200 litres et 5 400 m3) est entreposé sur les lieux de production (installations de retraitement, de fabrication de combustible, laboratoires, réacteurs de recherche et fabrication de radioéléments) en attente de la mise en place de solutions spécifiques définitives.

    * Les déchets de haute activité (404 m3 sous forme liquide et 1600 conteneurs de verre), issus du retraitement par la France et l’Angleterre des combustibles usés, sont entreposés à Rokkasho Mura et Tokaï Mura (au nord de Tokyo).

    * Les combustibles usés (14 870 tonnes), qui ne sont pas des déchets radioactifs, sont quant à eux entreposés sur les sites des centrales nucléaires japonaises pour refroidissement de quelques années en attente de leur retraitement.

    A la centrale de Fukushima sont entreposés des déchets de faible activité et des barres de combustibles usés en attente de retraitement.

    1. Des trains et des camions remplis de déchets extrêmement dangereux traversent donc deux fois la France, une fois vers La Hague pour être retraités et ensuite en sens inverse vers leur pays d’origine . Je n’ose imaginer ce qui se passera le jour où ces camions ou ces trains seront pris dans une catastrophe de la route, comme celle de l’A 10 où un grand nombre de voitures et de camions s’étaient télescopés et avaient brûlé ou une catastrophe ferroviaire.
      Tant que ce n’est pas arrivé, on peut dire chaque jour, comme celui qui se jette du 50e étage ;  » jusque là tout va bien …Jusque là tout va bien …

      1. Vous pouvez aussi faire tomber un 747 sur un dépôt pétrolier situé non loin d’une usine chimique qui etc… (et d’un estuaire avec des marées pour brasser tout partout).

        Nous avons vécus 2 siècles de concentration pour cause d’énergie abondante.
        Dans une vue optimiste, la rareté de l’énergie causera la déconcentration de l’énergie, sa diversification comme seul moyen d’avoir une forme de robustesse.

        Les seuils de techniques ont ainsi montré que les grosses jà sines devenaient moins importantes dans le PIB (encore vitale mais pas tout), les seuils de démographies (concentration dans les villes) ont réduit la croissance démographique et le danger d’une population exponentielle semble à peu près conjuré au XXI e siècle grace à l’urbanisation.

        Il pourra y avoir du sang et des larmes, (et des radioéléments et de la malaria faute de DDT), mais les « très grandes démographies » (population, énergie, informations, objets) ont toutes une propension au changement de paradigme quand change l’échelle. Internet qui remplace en vingt ans le modèle radio-télé des années 1920-1990, c’est un exemple simple.
        Fernad Braudel avait déjà souligné des effets de seuils un peu plus « microscopique », mais qui agitait déjà le paradigme ambiant du moment.

    2. Selon un conférencier sur 1 tonne de déchets irradiés seul 40 kg sont considérés comme déchets, soit 4%.
      Le reste est oublié et pourtant: il y a des résidus miniers, de l’uranium appauvri, des rejets-activation, des déchets de retraitement (uranium, plutonium, déchets ultimes).
      Il faut ajouter également les déchets industriels qui correspondent aux matériaux remplacés

  19. C’est une constante dans vos messages, que ce soit sur Fukushima ou sur la crise financière: vous soulignez à longueur de texte les risques catastrophiques éventuels pouvant survenir, et ça produit une réaction extrêmement anxiogène qui peut être -aussi incroyablement que cela puisse paraître- presque agréable à la longue. On se dit en vous lisant « bon, que ça explose une bonne fois pour toute, au moins on sera fixé ». C’est bien simple: il n’y a pas un seul de vos paragraphe qui ne commence ou ne se termine par une phrase choc.

    On peut donc avoir le sentiment très intense que si l’on sort de cette crise sans sur-accident particulier on aura eu énormément de chance. Voire, si tout se passe comme prévu on verra fleurir les accusations de mensonge d’état, puisque qu’il était entendu que ça ne pouvait pas se passer bien.

    C’est un peu comme si une mère s’imaginait les milles problèmes que son enfant pourrait rencontrer en voyage scolaire (accident de la route, enlèvement, etc…). Lorsque son enfant revient, elle lui dit: « tu as de la chance d’être encore en vie, je ne te laisserai plus jamais partir en voyage » en ignorant complètement le déroulement réel de la situation. Le catastrophisme ignore le monde réel et se suffit émotionnelle à lui-même.

    Qu’on se comprenne bien: je ne dit pas que vous avez tort en mentionnant les risque; je constate juste pour l’instant que la gestion post-accidentelle se passe à peu prés correctement, que des plans de purification de l’eau vont être mis en place, que des répliques très intenses ont eu lieu presque sous la centrale mais que les bâtiment tiennent le coup, que les morts directement liés à l’accident sont rares et que si la suite de la gestion se passe correctement, le bilan humain de l’accident (court terme-long terme) pourra être limité.

    De plus, lorsque vous soulignez les difficultés extrêmes pour diagnostiquer la situation, c’est exact, mais si l’on supprime les positions extrêmes et dogmatiques du style: « il ne s’est rien passé » ou « ça va exploser dans deux jours » (la dernière catégorie étant particulièrement bien représentée sur ce blog) on s’aperçoit que les diagnostics sont pour l’instant tout à fait compatibles avec ce que l’on sait de la situation. En particulier, je n’ai pas à rougir par transitivité de l’analyse de Matthias Braun.

    Ce que je voulais donc dire, ça revient à ceci: un commentateur récemment me disait que je péchais par optimisme. C’est peut-être un vrai, mais vous péchez par pessimisme en déroulant en inventaire à la Prévert tout ce qui risquerait de mal se passer sans aucune mention relative à ce qui se passe bien ou tout simplement comme prévu.

    1. Très bien votre post, M. Reiichido, c’est tout à fait celui du dialogue à tête reposée. J’attire votre attention sur le fait qu’il est impossible de savoir comment tout ça va se finir. Mais vous, en prenant l’exemple de la mère de famille qui s’inquiète pour rien, en fondant votre jugement sur les faits avérés et non sur le possible, vous estimez a priori que tout va bien se terminer. Cela constitue l’erreur de l’optimiste.

      1. Vous avez raison pour mon exemple. D’ou ma précaution oratoire  » je constate juste pour l’instant « .

        Quelle difficulté de raisonner pendant l’accident ! Le chat de Fukushima est à la fois mort et vivant, et aussi bien François que moi avons à la fois tort et à la fois raison. Et nous n’avons aucun moyen d’estimer la probabilité des évènements, faute de vue correcte sur l’univers des possibles.

        Le futur tranchera !

      2. Et je voudrais dire quand même: bien que ayez sans doute l’impression que je suis un pro-nucléaire indéracinable et que je suis ici pour être en opposition avec tout le monde, je suis bien content d’être venu ici tout au long de la crise pour lire des commentaires en désaccord avec mes opinions. C’est fort désagréable, mais c’est tout à fait essentiel pour cultiver « sainement » ses opinions.

        D’ailleurs, des analyses ou des liens publiés ici-même m’ont souvent conduit à nuancer les propos de mes collègues. Certains sont aveuglément pro-nucléaires…

        En tout cas, je ne désespère pas de me reconvertir dans le renouvelable. A….A fait de la biomasse, une activité saine et d’avenir !

    2. Ce jour article dans  » Der Spiegel ( + d’autres antérieurs .. )

      «  »http://www.spiegel.de/panorama/0,1518,758779,00.html

      AKW-Ruine in Fukushima
      Japan plant Schutzmauer gegen Atombrühe

      Fotostrecke: 10 Bilder
      AP/AIR PHOTO SERVICE
      Neue Probleme im AKW Fukushima: Die Wassermassen, die zum Kühlen der Reaktoren benötigt werden, könnten die Wände der Ruine aufweichen. Nun soll eine Mauer ins Erdreich gebaut werden – um die strahlenverseuchte Brühe dort zu halten.
      Tokio – Die japanische Regierung warnt vor einer neuen Katastrophe in Fukushima: Experten stellen bei der Atomruine die Standfestigkeit der Reaktorgebäude in Frage. Die Atomaufsichtsbehörde befürchte, dass die Wassermassen zur Kühlung der Reaktoren die Wände angreifen und anfällig für weitere Erdbeben machen könnten, berichtete der japanische Fernsehsender NHK am Samstag.
      Der Betreiber der Atomruine bezeichnet dies als unwahrscheinlich. Tepco wolle die Gehäuse der Problemreaktoren 1 und 3 bis Mitte Juli bis über die Brennstäbe mit Wasser füllen, um eine stabile Kühlung zu erreichen.  »

      Je ferai traduct rapide dans 1 CMT ultérieur ..

      En parlera t on sur les 3 chaines historiques de TV france ??

    3. @ Relichido

      Non, non, non, c’est trop facile !

      Je colle aux faits en m’appuyant sur des sources officielles – accessibles à tous – afin de mettre en évidence la réalité éloquente d’un incident nucléaire d’un troisième type, après ceux de Tchernobyl et Three Mile Island.

      Ce sont les enchaînements qui sont comme on le voit redoutables. J’utilise peu d’adjectifs, les faits se suffisent à eux-mêmes.

      La catastrophe de Fukushima va perdurer, toujours susceptible de basculer, car on est là dans un monde où, derrière les solutions de dernier ressort, il n’y a plus rien de disponible.

      1. Je crois que vous devriez aussi allumer un cierge aux dirigeants et ingénieurs de Tepco qui ont fait le maximum pour justifier votre discours — sans le savoir –.

        Se rater autant sur tous les aspects « en urgence », tant pour des raisons de « respect hiérarchique à la japonaise » (pays où l’étudiant en thèse ne pose pas de questions à son directeur de thèse, en gros…) que de rentabilité avant/pendant/après, vous leur devez une fière chandelle.

        Et Reiichido aussi, car il aura ainsi élargi le spectre des réactions humaines en cas d’accident ( ce qui à à voir avec son job), avec une incursion involontaire dans la « pensée sauvage ».

        Enfin, dans le débat qui vous oppose, il y a quelque chose d’irréductible (Stiegler Sennett Latour…) de celui qui « fait » les choses par rapport à celui qui raisonne en généraliste/journaliste de loin. Bourdieu montrerait en quoi Reiichido a raison (vous avez montré une fois que vous savez vos forcer à écrire façon WSJ, mais à l’inverse vous avez bien un biais d’écriture incitant à voir la catastrophe potentielle, alors qu’il s’agit de « pourrait » pas de « pourra », certes c’est inédit, mais il n’y a pas qu’une façon de le raconter) et en quoi vous avez aussi raison (déchiffrage du discours officiel, passer la novlangue dans une première moulinette pour y voir plus clair).

        Merci à tous deux !

  20. Je suis un peu en colère.

    Alors c’est quoi cette histoire?

    Depuis des semaines, on lit ici que trois coriums sont entrain de percer leur enceinte, que la situation échappe à tout contrôle et aujourd’hui?
    Plus rien, stabilisation, précaire certes mais stabilisation quand même?
    Qu’est ce que ça veut dire?
    Y a plus de corium?
    L’IRSN qu’on a tant vilipendé ici même pour sa désinformation avait raison?
    Les sous terrain ne débordent plus?
    La pollution ne s’étend plus?

    Au point que F. Leclerc arrête d’informer?
    Alors soit ce dernier a décidé de jouer subitement moderato pour on ne sait que raison soit il a joué pendant des jours et des jours la carte d’un catastrophisme irresponsable.

    Apprécier les gens et leur travail n’interdit pas le libre arbitre.

    En tout cas je suis en colère, ou par ce silence et cette mesure soudaine ou par cette alarme injustifiée des derniers temps.

    Dans tous les cas un gros coup pour votre crédibilité.

    1. Tepco lui-même avait reconnu que 3 cœurs avaient fondus, (partiellement bien sûr), de sorte qu’il y a corium. Qu’on n’en entende plus parler signifie soit qu’ils n’ont pas percé les cuves, soit qu’ils se sont enfoncés sans rencontrer la nappe phréatique. Quoiqu’il en soit, le danger était et est encore bien « réel » puisqu’on ne sait toujours pas ce qu’il en est exactement : l’absence d’information à leur sujet n’implique pas qu’ils ont disparu. Par ailleurs, François n’a pas dit que la situation était « stabilisée » : les employés sur place se fatiguent, Tepco a du mal à recruter, les difficultés sont contradictoires, et la stabilisation, si elle doit s’avérer, prendra des années.

      1. Batracien.
        Et n’oublions pas qu’avec la zone de 20 kilomètres devenue zone interdite, pour avoir des infos objectives, je le sens mal.
        Le secret-défense militaire a de beaux jours devant lui.

      1. Dans la vidéo, « pour sortir du nucléaire, sortons du capitalisme », intervention de Daniel Tanuro, le principe de production d’énergie d’une centrale nucléaire est décrit comme inspiré de la production d’énergie d’une bombe atomique, fonctionnant au ralenti
        Je ne suis pas très experte en bombe atomique, mais il est très effrayant de penser comprendre que si la fission d’un réacteur n’est plus maîtrisable, que la réaction ne peut plus être ralentie, et qu’elle s’emballe, la puissance de l’explosion, déterminée entre autre par l’amorce de la réaction en chaine du processus de fission, est quelque chose à voir avec la quantité de combustibles nucléaires présents …

      2. Le principe de base est identique mais la conception des deux est très différente, il est assez difficile de faire péter une bombe d’une certaine puissance, et les centrales thermiques nucléaires sont conçues pour éviter « naturellement » ce genre d’accident quoi qu’il arrive. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risque du tout de rejet radioactifs, mais pas sous forme « bombe » avec ses effets destructeurs, seulement sous forme « rejets pendant un incendie », au pire. Par contre vu la quantité de combustible, quelques kilos pour une bombe contre des dizaines de tonnes pour un réacteur le résultat peut être encore + grave au delà de quelques kilomètres. En principe sur les réacteurs civils non-russes il n’y a pas de possibilité de rejets important en raison des multiples enceintes conçues pour résister à un accident, que les réacteurs russes n’avaient pas.

      3. @Cécile, HP Le principe de création d’énergie est le même, l’optimisation est différente, comme une automobile et son moteur à combustion interne (à explosion) d’un côté et une bombe au napalm, ou fuel air explosive.de l’autre qui utilisent la même énergie chimique.
        C’est pourquoi le mot bombe étant chargé d’affect nos communicants recommandent de bien préciser qu’une centrale ne peut pas exploser comme une bombe.
        Et de parler d’explosion vapeur !
        Ce qui est une façon de ne pas affoller le public, car d’où vient l’énergie de la vapeur ?
        De l »énergie libérée par la fission nucléaire suite à une réaction en chaîne bien sûr !
        Qui peut s’emballer comme à Tchernobyl où l’excursion de puissance à atteint 10 fois la puissance (thermique) de la centrale .
        Avec des conséquences mécaniques thermiques « explosion vapeur » que l’on sait.
        limitant l’emballement nucléaire par l’éparpillement du combustible, comme un pétard qui fuse.
        L’incendie est une composante mais uniquement pour une centrale graphite.
        Quant aux multiples enceintes, on voit ce qu’il en est/reste à Fukushima.
        Il n’est pas du tout certain qu’elles auraient résisté à Tchernobyl, où une dalle très lourde a été soulevée.

  21. Visiblement, mon com est parti dans les limbes. Je recommence donc

    Je suis en colère:

    Quelle est cette volte face, cette soudaine mesure???
    Pendant des jours et des jours F. Leclerc nous dépeint une situation apocalyptique qui risque de dégénérer à tout moment, un centrale hors de contrôle avec trois coriums qui creusent, des sous-terrains qui débordent, des immeubles au bord de l’effrondrement et là, du jour au lendemain, comme TEPCO, l’IRSN, l’AIEA, F. Leclerc nous annonce que la situation est stabilisée? D’une manière précaire, certes, mais stabilisée?
    Alors fini les coriums qui creusent? Les sous-terrains ne débordent plus? L’extension de la pollution terrestre et marine est jugulée de telle manière que ça ne décessite plus qu’on en donne les mesures comme ces derniers temps?

    Que ce soit dans cette soudaine prudence ou dans un catastrophisme passé alors injustifié, permettez moi de vous dire que votre crédibilité en prend un sacré coup.

    1. Remettez-vous et relisez-moi !

      Par rapport à des diagnostics bien plus catastrophiques, je m’en suis tenu à décrire au jour le jour les événements tels qu’ils étaient rapportés, en tirant les conclusions que mes compétences fort limitées en physique nucléaire me permettaient de tirer. Le panorama qui en résultait me semblait éloquent et justifier toutes les inquiétudes.

      Je n’ai pour autant jamais cessé d’émettre des réserves sur de possibles rebondissements, au vu des énormes inconnues qu’une catastrophe nucléaire peut toujours recéler. Mais je n’ai jamais écris qu’un corium avait percé la cuve d’un réacteur et attaqué la semelle en béton de l’enceinte de confinement. Tout le reste était et reste établi, autant qu’on puisse le dire sur la base des sources publiques disponibles.

      Cela n’a pas changé. Lisez mon prochain billet.

      1. Il est clair que vous n’avez jamais parlé de corium perçant quelque chose. Mais là, vous utilisez le mot de « stabilisation ».
        Ce mot me trouble.
        C’est le mot du directeur de l’IRSN. C’est le terme employé depuis le 23 mars(le jour des hélicos) par l’ensemble de la presse mondiale. Et au Japon, visiblement, il va bientôt être hors la loi de mettre en cause cette stabilisation.

        Mais quelle stabilisation?
        La pollution maritime et terrienne ne s’étendent donc plus? D’ailleurs on n’a plus aucun relevé à ce sujet. Avant, presque tous ls jours, nous nous donniez des niveaux de contaminations, et ils progressaient, progressaient. Depuis quelques jours, plus rien.
        L’eau ne monte plus ?
        La piscine du N°4 est redescendue à 30°?
        Les coeurs sont sous contrôle?

        Parce que si on ne répond ni par la négative aux deux premiers points ni par l’affirmative aux
        deux suivants, j’aimerai savoir en quoi il y aurai une quelconque stabilisation de la situation.

        Rendez vous à votre prochain billet, que je ne manquerai pas(j’ai failli écrire « louperai » mais je crains que vous ne le preniez mal) comme tous ceux que vous écrivez.

    2. L’apocalypse à 5 Megatonnes ne s’est pas produite, mais l’évolution, zones interdites etc , est sensiblement plus défavorable que les discours rassurants initiaux.
      Il faut surtout faire la différence entre les billets synthétiques et pondérés et les commentaires forcéments divers et surtout plus spéculatifs, parfois contradictoires et non censurés, mêmes s’ils s’avéraient critiques de la thèse la plus apocalyptique.
      Quand à la stabilisation, même le premier ministre japonais s’est laissé dire qu’il ne l’attendait pas avant 6 mois.

  22. @ Kerjean : BJr Relax .;

    Les coriums font peu être trève pascale ..
    Dans focus.de, y a 2-3 articles hier .. mais pas today ..

    @ Reiichido : Vos CMTS se défendent d’un certain point de vue ..

    @ François : j’incite les qq personnes que je connais et/ou avec lesqquelles je souhaite continuer à être en contact .
    Perso n’ai pas trop de feed back
    j’ose espérer qu’ils lisent les billets de ce site ..
    Bon WE

  23. Comment réagir, face à une catastrophe? Soit envisager le pire, soit le craindre, soit faire preuve de stoïcisme.

    Envisager le pire, ça peut limiter les dégâts, mais ça conduit aussi à FUKUSHIMA.

    Le craindre, ça conduit à de l’émotionnel, donc à la reconnaissance de la douleur du peuple qui subit la catastrophe, mais aussi à des comportements irraisonnés et irresponsables.

    Le stoïcisme, c’est être cynique vis à vis du drame que vivent les japonais et leur entourage.

    La réaction quelle qu’elle soit, me paraît plus préjudiciable qu’autre chose.

    1. « Comment réagir face à une catastrophe? »

      Précision: Il s’agit d’une catastrophe d’origine humaine, la naturelle permet la carte du stoïcisme.

  24. @ Kerjean: François Leclerc et Gouwy ont analysé la situation en fonction des informations dont ils disposaient et de leurs connaissance de la « mécanique atomique » d’un réacteur nucléaire; conclusion, on est passé à un cheveu d’une catastrophe inouïe, bien supérieure à Tchernobyl et le post accident va être particulièrement délicat à gérer, des évènements aggravant pouvant toujours survenir: reprise de la criticité, émissions radioactives massives, etc…en gros, on est face à un « Tchernobyl qui a fait long feu » sans explosion majeure immédiate, sauf sans doute pour le réacteur 3, mais avec 4 réacteurs impactés au lieu d’un seul, et 10 fois plus de substances radioactives en jeu ( contenu des réacteurs plus les piscines )

    la stabilisation de la situation va durer des mois, voire plus d’une année, quant à la mise en sécurité du site, autant compter en décennies.

    1. Un très gros cheveux quand même, la pureté du combustible de centrale thermique interdit une explosion nucléaire d’une certaine puissance, et les scénarios d’explosion de corium restent des hypothèses non-démontrées. Par contre la présence de masses très importantes de combustible est dangereuse du point de vue retombées locales en cas d’incendie.

  25. Si vous voulez vraiment vous rassurer je vous conseille
    http://www.world-nuclear.org/info/inf06.html
    quoique !

    il y a eu trois accidents de réacteur majeur dans l’histoire du nucléaire civil –
    Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima.
    Un a été contenu, sans nuire à personne, le suivant a consisté en un feu intense sans possibilité de confinement, et le troisième a mis à rude épreuve le confinement, ne permettant qu’un lacher mineur de radioactivité.
    * Ce sont les seuls accidents majeurs à avoir eu lieu dans plus de 14.400 années-réacteur cumulatifs d’exploitation commerciale dans 32 pays.
    * Les risques de centrales nucléaires occidentales, en termes de conséquences d’un accident ou une attaque terroriste, sont minimes par rapport aux autres risques généralement acceptés. Les centrales nucléaires sont très robustes.
    * La sécurité est assurée par la «défense en profondeur »

    There have been three major reactor accidents in the history of civil nuclear power – Three Mile Island, Chernobyl and Fukushima. One was contained without harm to anyone, the next involved an intense fire without provision for containment, and the third severely tested the containment, allowing minor release of radioactivity.
    * These are the only major accidents to have occurred in over 14,400 cumulative reactor-years of commercial operation in 32 countries.
    * The risks from western nuclear power plants, in terms of the consequences of an accident or terrorist attack, are minimal compared with other commonly accepted risks. Nuclear power plants are very robust.
    * Safety is achieved through « defence in depth »

    1. Quel est l’intérêt pour quelqu’un qui vit dans un rayon de 50 km d’une centrale, d’un calcul en « années-réacteur cumulatifs » ? C’est ce genre d’abstraction qui justifie a contrario le calcul que j’ai proposé : « Quel risque d’un accident majeur, sachant qu’il y a 443 réacteurs en service ? »

      1. Le graphique cumulatif est intéressant, concave au début puis linéaire depuis 86, cela signifie que le nombre de centrales est constant depuis lors.
        c-à-d qu’on en a pratiquement pas construit et mis en service depuis Tchernobyl !
        Avec une durée de vie prolongée à 60 ans, nous sommes peut-être au milieu d’une courbe en S,
        encore 25 ans …

    2. La revue scientifique britannique Nature a calculé que vivaient dans un rayon de moins de 30 kms autour de 211 centrales nucléaires plus de 90 millions de personnes.

      1. soit 450 000 personnes au moins, qui jusqu’à présent ne risquent pas grand chose compte tenu des évacuations, mais qu’il faudra si la série continue reloger tout les 12 ans en moyenne ….

      2. 30Km de Rayon autour d’une centrale en folie ,me sent en sécurité en Belgique ,on risque Rien,y a pas de GVT ,cela fait des jaloux ..

  26. @Yvan

    Vivez à la bougie, ça nous fera des moines en plus.

    Voilà un argument qui commence à me gonfler.

    1. Olindes, je dois avouer que l’argument est nul.
      Mais n’est-il pas du même niveau que ceux des anti-nucléaires purs et durs..??

      Cette technique, le nucléaire, j’ai pu en tester le sérieux. En tout cas en France.
      Et, même si tout est toujours perfectible, même si les déchets sont un gigantesque problème que j’ai découvert en même temps, je te pose franchement la question : le pétrole, le gaz ou toute énergie qui produit du CO2 est-elle moins « nocive ». (à moyen comme à long terme, d’ailleurs)
      Car même sans être climatologue, il n’est pas non plus difficile de constater les changements climatiques. Et nous n’en sommes qu’au début.

      Alors, c’est sûr. Il n’y a pas de solution miracle actuellement.
      Mais raison de plus pour tout considérer sereinement et sans parti pris.

      1. Ce qui me gêne dans l’argumentaire des gens « raisonnables » c’est qu’ils ne sont raisonnables que d’apparence. Est-ce raisonnable d’encombrer des villes avec un mastodonte de 8 m3, à traction intégrale, qui pèse 2000 kg et qui consomme 15 litres pour transporter un bonhomme de 80 kg ? Pourtant ce sont souvent ces gens « raisonnables » qui l’utilisent. De l’énergie ? Oui, mais pour quoi faire !

      2. Pourtant, en ville, en tout cas à Marseille,
        même lorsque la ville est en grands travaux, soit fatalement embouteillée, les tickets de bus et de métros continuent d’augmenter,
        de plus celui qui fait l’effort de garer sa voiture pour marcher à pieds doit payer de plus en plus cher, plutôt que de la prendre est racketé en ticket de parc-mètres
        Bref, pour le dire franchement, je ne vois-là, aucune volonté politique qui viserait réellement et sérieusement à réduction de la pollution urbaine des gaz d’échappement, mais seulement des mesures à la faire-valoir et du faux-semblant de green-washing, dont l’intérêt supérieur est d’abord de faire du fric, toujours plus de fric, encore plus de fric
        Les gros 4×4, les grands yatchs, le transport de n’importe quoi n’importe où sans nécessité, les usines qui déménagent, et co, ne sont pas des vecteurs de pollution pour le greenwashing
        dont l’esprit peut quelque part se résumer ainsi « un seul énorme, m-as-tu-vu, hyper polluant gros 4×4, pollue bien moins que plein plein de petites voitures (et de taxer toutes ces petites gens, ça peut faire de très, très, gros bénéfices…) « 

  27. on est passé à un cheveu d’une catastrophe inouïe, bien supérieure à Tchernobyl et le post accident va être particulièrement délicat à gére

    On est toujours à un cheveu (et même plus que jamais) et on est loin d’être dans la phase post accidentelle (toujours dans la phase accidentelle).
    Quant au « cheveu », encore fait il définir ce qu’il représente : Le sensationnalisme d’une explosion majeure ou une contamination sur le long terme/très long terme ?

    D’autre part, il est beaucoup trop tôt pour s’essayer à ce genre de conclusion. Il y a un fossé entre la (non / sous) médiatisation de l’évènement et les faits ou l’évolution réelle des faits. Ce n’est pas parce que on ne parle pas/plus de quelques chose ou que visuellement ce quelque chose semble « mort » …que c’est réellement le cas !
    N’appelle t’on pas la radioactivité « le mal invisible » ? A Fukushima elle n’aura jamais si bien porté son nom dans tous les sens du terme, autant médiatiquement que « humainement » et scientifiquement parlant !

    Quelques chiffres non publiées par l’AIEA donneront une idée (en vrac et parmi les plus significatifs) :

    – 3 corium :
    71% du coeur du réacteur n° 1,
    44% du coeur du réacteur n° 2,
    32% du coeur du réacteur n° 3
    soit un total d’environ 130/140 tonnesde masse active (on ne connait pas la masse totale mais pour donner un ordre d’idée, à Tchernobyl le corium faisait 195 tonnes pour 50 tonnes environ de masse active)
    Ces pourcentages sont établis à partir de divers relevés de radioactivités et d’éléments à différents endroits et recoupés avec d’autres données comme la température, les types d’éléments émis et leurs taux respectifs, les ou non émissions neutroniques etc…

    A ça il faut ajouter le combustible fondu dans les piscines dont on ne sait pas grand chose et dont on ne peut modéliser les effets et conséquences par manque de données et de temps pour le faire.

    – Les sous-sols du réacteur 1 semblent secs.

    – Dans le surge-tank de la tranche 2, on relève
    160000 Bq/cm3 de Cs-134,
    150000 Bq/cm3 de Cs-137
    4100 Bq/cm3 de I-131.
    Ces chiffres ne laissent aucun doute sur l’origine des éléments : une dégradation continue et régulière des combustibles usés.
    Il est fort probable bien que les chiffres ne soient pas publiés, que la température des piscines doit être élevée (sans doute pas loin de l’ébullition et donc, avec une ébullition en périphérie des barres stockées et sans doute des émissions d’hydrogène dues à la radiolyse et la thermolyse)
    Si on prend en compte le volume des piscines, les combustibles stockés et les débits annoncés, les modélisations donnent une température des piscines d’au moins 80°, sachant que l’ébullition périphérique débuterait au delà de 60° relevés en surface.

    – Il y a 25.000 tonnes d’eau sous ce réacteur. A peine 10.000 tonnes pourront être pompées. Il faudra environ 1 mois pour cela.
    Un rapide calcul donne donc environ 0,65 PBq en césium rien que pour l’eau des sous sol du réacteur 2 !!!!
    (pour rappel : 1 Peta Bequerel = 10 puissance 15 Becquerel par unité de masse).
    Les robots n’ont pas pu visiter l’ensemble du sous-sol en raison d’un taux d’humidité proche de 100% (vapeur…) qui a entravé leur fonctionnement et la visibilité.

    – Les sous-sols du réacteur 3 sont inaccessibles par les robots, les explosions ayant endommagé tous les accès mais à l’entrée et malgré les débris faisant écran, 330 msv/h ont été relevés !!

    – 5 mètres d’eau sont présents dans les sous-sols du réacteur 4 (à l’entrée). Il est pour le moment, impossible d’évaluer le volume total compte tenu qu’on ne connait pas l’étendue de l’inondation. Aucun pompage n’est envisagé dans un futur proche. Aucune donnéesur la contamination de cette eau n’a été fournie.

    – Depuis début avril, le site rejette 1TBq par heure en continue dans l’atmosphère (données de TEPCO mais voir ci-dessous**).
    D’après les courbes de décroissance de la radioactivité, aucune amélioration ne peut être espérer avant 300 jours (considérés depuis le début de la catastrophe).
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi10.jpg
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/activi11.jpg

    – Dans l’eau de mer, des variations d’activités dans un facteur 5 à 8 continuent d’être enregistrées à la sortie du site. Ces variations ne peuvent s’expliquer que par des bouffées d’activité.
    Il serait intéressant de comparer ces variations avec la fréquence et le moment de survenue des bouffées neutroniques. Aucun parallèle ne semble être fait par TEPCO ???

    – Dans les sols, dans et hors de la zone évacuée, les taux sont stables. On auraient pu (du) s’attendre à une décroissance progressive au moins dans la zone > 30 kms. Ceci laisse penser que soit les éléments contaminants sont majoritairement des éléments à longue durée de vie ou que la contamination des sols est également continue et régulière.
    Ci dessous les relevès MEXT dans et hors de la zone des 30 kms :
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev12.jpg
    http://i27.servimg.com/u/f27/14/57/89/36/fukuev13.jpg

    En résumé : Sans parler des piscines dont le sort en est jeté (contraint à maintenir un niveau, espèrer une stabilisation en température…. et attendre),
    En ce qui concerne les réacteurs, on en est à la « situation inverse » de Tchenorbyl x 3, à savoir :

    – 3 coeurs fondus dont 1 en totalité (70% pour le réacteur 1).

    – Les coeurs continuent à fondre (mi mars, 70% 30% et 25% étaient les chiffres annoncés par TEPCO – 71, 44, 32 aujourd’hui). Certes, la fusion a ralenti (c’est le moins qu’on puisse espérer de toute l’eau déversée) mais la situation est toujours incontrôlée.
    De plus, Yukio Edano (porte-parole du gouvernement japonais) a reconnu officieusement que
    « Les cartouches sont entrées en contact avec l’eau qui sert à refroidir le réacteur. Les cartouches fondues ont traversé le métal de la cuve du réacteur n°2. L’incompétence de l’exploitant de la centrale, indigne la population. »
    Comme l’indiquait un sénateur américain, au moins un des réacteur a sa cuve percée. L’annonce officieuse de Yukio Edano semble d’ailleurs la source de ce sénateur !

    – A Tchernobyl, la totalité de la radioactivité avait été rejetée dans l’atmosphère et en un laps de temps bref.
    Moins de 20 jours après l’explosion, la radio-activité ambiante était revenue a des valeurs « acceptables » (1 à 2 Röntgen).
    – A Fukushima, la majeure partie est encore contenue dans les enceintes ou dispersée dans les sols, eaux, océan… Pour le moment, environ 10% de la contamination est atmosphérique mais celle ci est continue et régulière avec, en plus, des bouffées neutroniques (données admises officiellement jusqu’au 24 avril, voir plus bas**).
    Il faudra environ 300 jours (270 exactement en théorie d’après les courbes) pour arriver à une décroissance significative …d’où les 9 mois évoqués par les autorités japonaises et 6 mois ou 180 jours correspondant à la période où la radioactivité commencera à décroitre doucement).
    A noter toutefois que cela ne concerne pas la radioactivité déjà présente (débris, eau etc….) mais concerne uniquement les émissions. Celles-ci devraient décroitre à partir de la fin de l’été et se stabiliser à des valeurs « acceptables » à la fin de l’automne (sauf si reprise de criticité).

    ** Depuis, les autorités japonaises ont ré-évalué les taux émis en aérien à environ 155 puissance 12 Becquerel (155 teraBecquerel) soit plus de 150 fois supérieurs à ceux annoncés jusqu’à présent qui donnaient des taux de l’ordre de 1 TBq (erreur de calcul, paraît il !!)

    http://enenews.com/daily-radioactive-release-from-fukushima-is-150-times-higher-than-previously-announced-154-trillion-becquerels-released-everyday

    Cette dernière annonce change beaucoup de choses car 1 TBq par heure, donnait un taux cet automne (soit 6 mois après l’accident et le début de la période espérèe de décroissement de la RA) de l’ordre de 1,5 à 2 Pbq rejetés ce qui, par rapport aux taux de Tchernobyl, est « minime » (Tchernobyl c’était au total de l’ordre de 85 PBq de césium 137)
    Si on considère le Césium (l’Iode ayant une 1/2 courte), cet automne, les taux rejetés en aériens à Fukushima seront donc, non pas de 1,5 à 2 PBq mais de l’ordre de 200 à 300 PBq soit de l’ordre du triple de ceux de Tchernobyl !!!
    Bizarrement, cette « erreur de calcul » dont les conséquences sont pourtant essentielles quant aux décisions à prendre relativement aux contaminations des populations locales, a été passée sous silence par la quasi totalité des médias !!

    – A Tchernobyl, le refroidissement du corium avait été envisagé « par le dessous » : une dalle de béton avait été coulée sous le réacteur grâce à une galerie creusée par des mineurs. Cette dalle aurait été refroidie à l’eau ou à l’azote (cette solution n’avait pas été nécessaire, les largages de bore, borax, plomb…avaient été « suffisants » pour éteindre le corium, avant).
    – A Fukushima, on refroidit « par le dessus » :
    L’ensemble de la dalle/confinement est refroidi en maintenant un niveau d’eau dans l’enceinte.
    Ca n’influe en rien sur le corium lui même mais ça freine ou « stoppe », son avancée.
    Le problème est que cette solution se doit d’être « perenne » (des mois voire des années) pour être valable, en supposant que l’intégrité structurelle des enceintes soit conservée.
    Durant tout ce temps des émissions d’hydrogène auront lieu (donc des risques d’explosion) et donc l’injection d’azote doit être permanente ainsi que la circulation d’eau et donc des solutions de pompage/stockage devront être trouvées.

    Les inconnues :
    Compte tenu :
    – que l’on ne n’a plus de données sur les apports d’eau douce (barges…),
    – que les volumes d’eau utilisés sont 15 à 20 fois inférieurs à ce qu’ils sont théoriquement nécessaires : TEPCo annonce 20.000 m3 par réacteur sur 20 jours ce qui fait environ 40 m3/h…soit dit au passage, sans commune mesure avec les 6 à 9 m3/h annoncés par ailleurs, également par TEPCO !!??
    ce qui ferait alors pas loin de 100.000 m3 depuis le début des opérations contre 60.000 annoncés.
    – que de l’iode 131 est retrouvée dans l’eau des piscines (notamment celles du réacteur 4, en quantités importantes),

    il est logique de penser que l’eau des piscines est « vidée en douce » dans l’océan et/ou que TEPCo réutilise l’eau pompée dans les sous-sols (donc fortement radioactive) pour remplir les piscines et/ou que TEPCO utilise les piscines comme « échangeur thermique » (évaporateur) …ce qui, dans un cas comme dans l’autre (ou les deux ou les trois), serait le comble de la « connerie » !

    1. Wééé !! Gouwy est revenu de vacances ! Avec de bonnes nouvelles apparemment ^^
      Bon, ok, c’est pour rire…
      Cependant, il n’y aurait pas une petite erreur qui fausse tous les calculs ?
      Si je ne me trompe pas (sinon, frappez-moi ou pendez-moi par les pieds), il semble qu’il s’agisse de 1TBq par HEURE et 155 TBq par JOUR (24h).
      Si c’est bien le cas, le ratio n’est plus de « plus de 150 fois supérieurs à ce qui a été annoncé » mais de « environ 6.5 fois supérieur »…

      Fukushima seront donc, non pas de 1,5 à 2 PBq mais de l’ordre de 200 à 300 PBq soit de l’ordre du triple de ceux de Tchernobyl !!!

      Serait peut-être aussi à revoir si effectivement, y’a bien une erreur ?
      🙂

      1. J’ai bien précisé que je parle pour les éléments à longue durée de vie (césium essentiellement). J’élude l’Iode dont les taux ne sont pas significatifs sur des termes de plusieurs semaines voire même quelques jours puisque sa 1/2 vie est de 8 jours.

        A Tchernobyl, l’Iode 131 a été rejetée dans des proportions de l’ordre de 1800 PBq en moins de 15 jours. Cet élément n’a donc pas pu, durant toute la durée de la phase accidentelle, décroître dans des proportions très significatives (juste de moitié en toute théorie).
        A Fukushima, les émissions sont permanentes et régulières. Les taux d’Iode se stabilisent donc en fonction du rythme de leur émission et de leur décroissance.
        Pour cet éléments (et tous ceux à vie courte), effectivement, Fukushima est « ridicule » par rapport à Tchernobyl.

        Il ne faut pas tomber dans les pièges médiatiques des annonces de TEPCO qui jouent sur le flou et l’incompréhension pour laisser planer des doutes.
        Après avoir été obligés de reconnaître une « erreur de calcul », ils ont expliqué cette erreur par le fait qu’ils intégraient aux calculs des taux émis au total, les éléments à vie courte sans considérer les temps de décroissance des éléments (ils mettent tout dans le même sac !)

        Effectivement alors, compte tenu que l’Iode est émis dans des proportions bien supérieures au césium (environ 20 pour 1) mais que cet élément est divisé par 2 tous les 8 jours, on peut alors dire les choses de 2 façons :
        – Soit que les taux sont stables voire diminuent (car en valeur absolue et à un moment donné, le césium devient alors « négligeable » par rapport à l’iode : 20 fois moins !)
        – Soit que l’erreur de calcul sur un laps de temps donné n’est pas d’un facteur 150 mais de seulement 6 en changeant d’unité (heure au lieu de jour : 150 / 24 = 6,25 !!!)

        Mais, considérant uniquement les éléments à vie longue, il n’y a pas d’erreur. Les éléments présents aujourd’hui et qui continueront à être émis dans les jours, semaines et mois à venir, seront présents dans les mêmes proportions dans 9 mois …et encore dans 10 ans !
        Pour les éléments à longue durée de vie, les rejets seront bien de l’ordre de 3 fois ceux de Tchernobyl (avec les données actuelles et sous réserve que TEPCo ne découvre pas une autre erreur de calcul!)

        Mais comment pourrait il en être autrement ?
        – Tchernobyl : 1 réacteur – 90 tonnes d’Uranium dont 1/3 usé à 85%dans le réacteur (le 1/3 usé allait être changé dans les semaines à venir) – 400 kgs de PU issus de la recapture neutronique.
        90 tonnes en piscines.
        Dégradation du coeur : 100% (environ 50 tonnes en corium et 40 tonnes en débris rejetés par l’explosion)

        – Fukushima : 3 réacteurs – >250 tonnes d’U et +- 11 tonnes de PU (Mox + recapture) dans les réacteurs. Le 1/3 le plus ancien avait moins de 6 mois, le plus récent quelques semaines …donc présence de PU239 !).
        En moyenne sur les 3 réacteurs, fusion à environ 50% (71-44-32) soit +- 130 tonnes en corium et le reste en « soute » (+- refroidit mais toujours actif)
        – > 1500 tonnes en piscines, toutes les barres dégradées, partiellement fondues (on ignore le rapport, l’importance des coulées et leurs conséquences passées ou à venir) dont une partie en MOX et J-MOX dont on ignore le pourcentage en PU.
        Si on considère (c’est juste pour donner une idée des grandeurs possibles) que les stockages ont fondu a « seulement » 5% en moyenne dans les 12 bassins, ça fait quand même 75 tonnes soit 1,5 x Tchernobyl « en plus » !
        – TRES probable(s) reprise(s) de criticité (bouffées neutroniques, iode 131 en augmentation ou stable, présence de chlore 37 etc…)

        Pourquoi et comment les accidents de Fukushima pourraient ils être « moins importants » que Tchernobyl ?
        Ils le sont en ce qui concerne la contamination aérienne « instantanée » et pour les éléments à vie courte mais c’est tout !

        La « chance » des japonais est d’avoir jusque là, pu éviter une fuite aérienne majeure, impossible à cacher, en maintenant les confinements béton, en « stockant la RA » dans l’eau déversée par milliers de m3, en « déviant » une partie des éléments radioactifs vers les sols (arrosages) et l’océan (vidage des piscines ou des sous-sols…)….et en jouant sur les annonces médiatiques.

        Mais en absolu et dans les termes (années et décennies à venir), même en l’absence d’évènement à sensation genre explosion majeure, Tchernobyl paraîtra comme « un pétard mouillé » quand on parlera de Fukushima comme TMI a paru « ridicule » quand est survenu Tchernobyl !

      2. Merci Gouwy….
        C’est plus clair… vous pouvez me pendre par les pieds…
        😉
        Je me disais aussi qu’il y avait un truc (notamment au vu des quantités énormes de combustible actif % à Tchernobyl)… c’est nettement plus clair avec vos précisions…
        J’espère au moins que ces éclaircissements ont profité à d’autres ^^

    2. C’est terrifiant ce que vous écrivez là, les terra becquerels etc. Je me doutais bien aussi que cela prenait cette allure !!!

      1. Je vous rassure, il reste une unité au dessus du Péta P (10 puissance 15) : l’Exa E (10 puissance 18) , après je n’en connais plus .

        Selon une étude de l’OCDE parue en 2002 , les rejets totaux de Tchernobyl en 10 jours de crise ont été de 4.055 EBq !

    1. Oui eh bien, ils vont lentement empoisonner toute la planète…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Becquerel

      Le becquerel (symbole : Bq) est l’unité dérivée du Système international (SI) pour l’activité d’un radionucléide[1] et correspond à une désintégration par seconde. Elle est homogène à s-1, l’inverse de la seconde[1].

      Activité d’une source

      Le becquerel (sans autre unité) caractérise l’activité d’une source globale :

      * Être humain : un individu de 70 kg a une activité de l’ordre de 8 000 Bq dont 5 000 dus au potassium 40 ;

      =================

      C’est beaucoup trop ! nous détruisons notre propre adn avec cette saloperie radio active… je tombe des nues je savais même pas que j’ai 8000 désintégrations par seconde…

      Le potassium 40… et puis quoi d’autre.

      Ce monde est une vraie folie à la longue, tout ce qui existe ne cherche qu’à nous tuer.

      1. N’ayez crainte Lisztfr !
        Personne à ma connaissance ne s’est encore suicidé à coup de bananes… et même si c’était le cas, le Chlordécone contenu dans ces fruits aurait une efficacité plus grande que le potassium 40…
        On vit depuis toujours avec ce radio-élément, le corps a eu le temps d’apprendre à gérer la situation, respirez un bon coup et ne vous en faites pas trop…
        😉

  28. J’ai toujours pensé qu’un monde de fous ne devait pas toujours jouer avec l’atome.

    Quand on aime que la science on en devient même autant commercial et absolu qu’autrui.

    Après tout la terrre est grande d’autres petites zones interdites de plus ce n’est pas non plus bien grave pour l’humanité en sursis.

    La science marchande est encore comparable à un Dieu dominateur.qui n’acceptera jamais que l’homme puisse mieux s’en passer pour moins avoir froid ou chaud.

    Le plus terrible c’est que même les médecins à travers la science se mettent à fonctionner
    de plus en plus comme des machines et les commerciaux, bref sans aucun états d’âmes.

    C’est vrai la science est une chose merveilleuse tant qu’elle puisse toujours nous éblouir et
    nous épater constamment, vouloir par exemple faire descendre davantage le feu du ciel sur
    la terre des hommes, et puis pourquoi pas mieux refaire la météo du ciel pour demain.

    La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes.
    [Jean Rostand]

    Le paradoxe de la science est qu’il n’y a qu’une réponse à ses méfaits et à ses périls :
    encore plus de science ( et de commerce à la fois ) . [Romain Gary]

    Quand les êtres réclament surtout plus de science c’est surtout avant tout pour plus de vanité et déformation humaine en société, J’ai ceci tu ne possèdes pas encore cela sur toi.

    La sagesse ne consiste pas plus dans la science que le bonheur dans la richesse.
    [Louis François Boufflers

    Dans son puits de science, il n’y avait en réalité pas d’eau fraîche. [Jules Renard]

    Oui la science peut-être tout autant inhumaine et bienfaisante pour l’humanité.

    De toutes les morts, la mort atomique est la moins chère… [Pierre Messmer]

    1. Merci Jérémie pour toutes ces citations…Je choisis la dernière :
      « De toutes les morts, la mort atomique est la moins chère… »[Pierre Messmer]…
      La seule au fond, qui soit la plus concluante sur les intentions de ceux qui nous gouvernent actuellement.
      Bonne journée.

      1. Hum je partage votre impression,

        Je suis de plus en plus convaincu que nos élites mondiales veulent davantage mener l’humanité en esclavage ou alors dans les enfers, oh bien sur à travers tout ceci et cela de
        plus à l’image nous n’en voyons pas encore très bien nettement la dernière séquence finale.

        Dans ce monde surinformé par la désinformation perpétuelle à outrance, on s’empresse surtout d’évacuer continuellement les nouvelles images qui nous dérangent, quitte même
        à vouloir davantage se mettre à dos tous les peuples de la terre et la nature.

        Manquerait plus alors que le ciel nous tombe davantage sur la tête, mais quel grand suspense pour l’humanité de plus en plus en péril, là c’est sur le grand commerce mondial des êtres en prendrait alors un sacré coup dans l’aile ou le buffet.

        Vous savez quoi je ne crois plus guère en cette bien folle civilisation commerciale, je pense même que c’est pour très bientôt le prochain grand chantage de plus des êtres en société.

        N’ai-je pas raison de me lamenter sur ce que l’homme a fait de l’homme ? [W Wordsworth]

        La plupart du temps, on ne résout pas les difficultés ; on les déplace, comme la poussière.
        [Aymond d’Alost]

        Je suis poussière et je retournerais à la poussière sans même avoir pu faire quoi que ce soit.

        Si l’homme savait ce qu’est le tonnerre, il deviendrait cendre et poussière. [Anonyme]

        Quand viendra la fin, ne va pas à la poussière va aux étoiles ! [Antun Branko Simic]

        Les poussières qui s’amassent forment une montagne. [Proverbe japonais]

      2. De rien,

        Hum je suis de plus en plus convaincu que les méchants maîtres du monde veulent davantage conduire l’humanité en esclavage, à quand l’autre grand chantage de plus à l’égard de l’homme.

        N’ai-je pas raison de me lamenter sur ce que l’homme a fait de l’homme ? Wordsworth W

        Le monde actuel n’est en fait qu’une gigantesque entreprise de démolition caractérisé.

        A toi aussi bonne soirée.

  29. @ Gouwy
    Votre contribution devrait être considérée de salut public ! Nulle part à ma connaissance, pour l’instant, sur le web en français, on ne peut trouver de synthèse de cette précision et de cette qualité sur ce qui se passe ou se passerait en ce moment sur le site de Fukushima.
    Merci infiniment ! Il est en effet plus qu’inquiétant de risquer de se retrouver sans votre éclairage sur la situation tellement il est patent que c’est l’omerta qui règne dans les média et même au niveau des différentes « autorités » ASN et IRSN, qui se « contentent » d’omettre de nous informer !

  30. bonjour tout le monde…
    or donc, Gouwy is back again et a profité de ses vacances pour « recharger ses accus » 😉
    bon, je fais peut-être un HS, mais je suis TRES TRES intrigué par les 3 photos publiées dans le Télérama de cette semaine (n°3197), pour illustrer un article sur les 25 ans de Tcherno (pages 42 & 44) et un docu sur Arte (Tchernobyl forever) page 104… il s’agit de photos légendées « …image inédite prise clandestinement », représentant notamment « un technicien [évoluant] à quelques seulement (!) mètres du réacteur » et surtout « du combustible transformé en lave sous l’effet de la fusion, qui tombe en poussière au risque de provoquer une explosion »… outre le fait que je ne comprenne pas comment c’est possible, j’ai l’impression de visualiser la mort… Bref : quelqu’un pour expliquer ?
    merci d’avance Christophe

    1. Je ne comprends pas bien votre question.
      Si c’est le fait qu’un militaire commandé (pas un technicien) évolue sur ce qui reste du toit du réacteur, donc à quelques mètres du « gouffre nucléaire » qui vous intrigue et vous paraît impossible ou impensable …et bien oui, c’était bel et bien le cas.
      mais ces militaires travaillaient 45 secondes (je dis bien 45 secondes) sur le toit avant d’être évacués.
      Pendant ces 45 secondes, ils recevaient une dose de 5 ans en zone rouge d’une centrale européenne.
      Normalement ils ne devaient faire qu’un seul « passage » sur le toit mais faute de main d’oeuvre, certains y sont retournés 5 fois !
      Malgré tout, 90% d’entre eux sont morts dans les quelques mois ou années qui ont suivi et « bizarrement », pas forcément ceux qui y étaient allé plusieurs fois !! ??

      1. >christophe

        J’ajouterai à la réponse de Gouwy que non seulement ils l’ont fait, mais en plus nombre d’entre eux étaient volontaires.

        Et certains étaient membre des unités de décontamination nucléaire de l’armée soviétique et donc connaissaient parfaitement ce qu’ils faisaient.

        Ces russes ont été des héros.

      2. Bonjour Gouwy… non : les questions que je me pose sont beaucoup plus « naïves ».. tout simplement : comment peut-on photographier un corium (c’est bien ça ?) avec ce rendu (on dirait une oeuvre allégorique, et pas forcément la réalité…) et/ou ce piqué (les photographes me comprendront) alors que j’imaginais l’endroit littéralement infréquentable (et votre 1ère réponse me le confirme..) que ce soit pour des human beings ou des robots bardés d’électronique (l’éléctronique ne résistant pas aux radiations ?)
        merci pour votre sollicitude et votre patience dans tous les cas…
        Christophe

      3. ….suite….
        d’autre part, j’ai interprété la photo du bonhomme comme une intervention RECENTE sur le réacteur de Tcherno… et pas comme un image d’archive datant de 1986 comme vous semblez le suggérer… non ?

      4. …et bien sûr, ces liquidateurs ne figurent pas dans les chiffres « officiels », ce qui permet à certains d’affirmer avec l’aplomb indécent de toute mauvaise foi, que l’accident de Tchernobyl a tué 40 personnes… donc : même pas grave par rapport aux mines de charbon….
        >_<'

    2. je n’ai pas vu les images, et il faut se méfier des journalistes qui ont le raccourci spectaculaire et n’y connaissent rien.
      « un technicien [évoluant] à quelques seulement (!) mètres du réacteur »
      si ça se trouve c’est derrière plusieurs mètres de béton, de toutes façons le réacteur est vide. la zone reste contaminée mais le gars n’est pas obligé de rester longtemps.
      « du combustible transformé en lave sous l’effet de la fusion, qui tombe en poussière au risque de provoquer une explosion »
      la partie la + active du combustible, la + chaude et la + liquide, s’est rassemblée en lave, c’est le corium. depuis il s’est refroidi et solidifié.
      sans doute que des débris se détachent, mais je ne vois pas pourquoi il y aurait un risque d’explosion.

      comment peut-on photographier un corium avec ce rendu et/ou ce piqué alors que j’imaginais l’endroit littéralement infréquentable
      avec un app photo autofocus de bonne qualité… sans doute porté par un robot télécommandé pour éviter une forte dose de radiations.

      des robots bardés d’électronique (l’éléctronique ne résistant pas aux radiations ?)

      faut pas croire qu’un robot non protégé s’arrête à la moindre radiation, et il doit y en avoir de blindés sur le site. il existe aussi de l’électronique qui n’est pas sensible aux radiations.

      1. @ Youpi..
        voilà, c’est exactement ça.. c’est donc quoi cette photo page 44 ? le corium APRES qu’il se soit (un peu) refroidi ? en parlant de refroidir, ça fait froid dans le dos non ? je parlais d’oeuvre allégorique un peu plus haut… un cliché qui ravira les vulcanologues, je crois.. ou encore les spéléologues tant il me fait penser aux empilements calcaires que les siècles ont laissés dans nos grottes bien connues.. bref…
        @ HP..
        il n’en demeure pas moins que la photo n’a sûrement pas été prise avec n’importe quel « autofocus » même « de bonne qualité »… compte tenu du piqué rendu, sans parler des conditions d’éclairage certainement pas optimales.. etc.. Hasselblad lunaire ? bref encore..
        @ Gouwy..
        ok.. on imagine bien ce que ça pourrait donner avec + de 100 tonnes de combustible.. donc sur le document que vous fournissez, le corium EST EN FUSION.. par conséquent sur la photo de Télérama, c’est un corium APRES refroidissement.. CQFD..
        merci à tous d’avoir tenté de me répondre..
        Christophe

  31. Je regarde tous les jours la carte du passage du nuage de Fukushima au-dessus de l’hémisphère nord
    http://transport.nilu.no/browser/fpv_fuku?fpp=conccol_Xe-133_;region=NH

    Question : pourquoi ce nuage radioactif semble-t-il toujours moins dense au-dessus de la France et de l’Espagne ? C’est curieux .
    Les commentateurs de ce site nous conseillent quand même de manger cet été des légumes cultivés sous serre et de boire de l’eau puisée directement dans la nappe phréatique, pas de l’eau minérale , Ah nos bons vieux puits ! Et dire qu’on veut nous gâcher nos nappes phréatiques pour extraire du gaz de schistes .
    Vive nos bons vieux

    1. Je pense que c’est justement parce que c’est un nuage !
      Si vous avez un anticyclone au dessus de la tête, c’est que le temps est sec, donc pas de nuage, radioactif ou pas.
      On en vient à espérer une bonne sècheresse !

  32. Pour ceux qui se demandent à quoi ça ressemble …

    http://i61.servimg.com/u/f61/16/11/59/32/screen10.jpg

    Une image prise lors des essais de mise au point des dalles céramiques à Cadarache.
    A gauche le corium sur la céramique. Il est stable.
    A droite le corium sur du béton. Les bulles sont dues au béton qui fond.

    Bien entendu, la masse est ici petite par rapport à celle que l’on trouverait dans un réacteur en fusion. Je ne me souviens plus du poids exact mais rien à voir avec les 50 ou 100 tonnes d’un réacteur. Néanmoins, ça donne une idée.

    1. C’es quoi l’échelle : le Mètre carré grosso modo ?
      (et c’est vu derrière de gros hublot ? ou c’est du corium « pour rire » juste chaud sans radioactivité ? )

  33. @ Gouwy
    Vous nous aviez manqué .. oui

    @ Tous : Ai retrouvé support papier de traduc que j’avis faites sur : Générateur de Vapeur +
    des docs sur Tchernobyl ..
    Bien sûr, y a des trucs sur des CD de sauvegarde .. mais ..

    Me suis toujours pas remis de mon déménagement an dernier + des vidages d’appart suite à 2 décès dans ma famille

    Je plains les japonais ..

    Combien de Français ( je parle des  » beaufs.. pas de ceux qui ont l’esprit ouvert.. bien sûr) pensent un peu au Japon ??
    Si ça arrivait en France.. sacrés français … !!

    Le dossier FUKU des intervenants sur ce site doit s’étoffer sec .. me trompe je ??
    Bon am

  34. Vous nous indiquez que « c’est la troisième fois que cela nous est signifié ». En fait, non, c’est la quatrième. Mais la catastrophe de Kyshtym, en Russie en 1957, a été tenue secrète très longtemps, malgré son classement en niveau 6 sur l’échelle INES.
    Voir l’article sur Wikipédia
    Bonne soirée.

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