L'actualité de la crise: SAUVETAGES TRÈS DÉRAISONNABLES, par François Leclerc

Billet invité.

Bonjour l’ambiance, en cette veille de fêtes chrétiennes de Pâques !

Le ministre grec des finances a hier demandé l’intervention de la justice, assortie de la communication du mail d’un trader avertissant ses clients de l’imminence d’une restructuration de la dette grecque durant ce long week-end, car ce type d’information « influence les marchés » ! Comme si les marchés, cette entité désincarnée mais douée de vie, pouvaient être muets, aveugles et sourds… On nage dans l’absurde. Citigroup, d’après la presse grecque, serait dans le collimateur.

En dépit de cette alerte, il est pourtant plus probable que la situation va une fois de plus traîner en longueur, exercice favori des instances et autorités européennes quand elles ne savent pas quoi faire. Mais on ne sait jamais, car nécessité fait loi !

En réalité, plus ou moins ouvertement affichée, la priorité a été en sourdine donnée au sauvetage des « poches » de banques défaillantes, un objectif qui coïncide mal avec l’intense campagne de propagande menée en faveur de la réduction des déficits publics, présentée comme la solution à tous les périls. L’idée est qu’il a été laissé aux mégabanques le moyen de se tirer d’affaires toutes seules, mais que le fond du panier doit être secouru discrètement sur fonds publics.

On a vu comment cet objectif avait été adopté en Irlande, le premier ministre cherchant depuis à désespérément obtenir une révision à la baisse du taux de son emprunt auprès de l’Union européenne, sans y parvenir. Puis comment les Espagnols ont du s’y résigner à leur tour avec leurs caisses d’épargne, les Cajas, après avoir longuement tenté de l’éviter. On découvre aujourd’hui que les Allemands et les Portugais s’y engagent – ou s’apprêtent à le faire – ces derniers dans le cadre d’un nouveau plan de sauvetage européen en cours de négociation à Lisbonne.

Le montant de celui-ci a déjà été évoqué, environ 80 milliards d’euros. Avant-même que ses contreparties portugaises ne soient identifiées (pudiquement dénommées « plan d’ajustement »), on étudie la mise sur pied d’un « fonds de contingence pour la capitalisation des banques », selon le Jornal de Negocios. Celui-ci viserait à « créer des garanties qui assurent le succès des tests de résistance européens », dont les résultats doivent être rendus publics en juin prochain. D’une pierre, deux coups, la BCE pourrait enfin cesser de tenir ces banques à bout de bras, son voeu le plus ardent, la tâche transférée à l’Etat portugais qui en supportera le poids financier.

En Allemagne, forcés et contraints, les Länder se sont engagés dans une mise en conformité de leurs engagements dans les Landesbanken – les banques régionales sinistrées – avec les règles de Bâle III et, dans l’immédiat, les critères décidés par la nouvelle Autorité bancaire européenne pour les tests de résistance des banques. Les gouvernements de Hesse et de Thuringhe vont convertir leur silent capital (une forme d’actions préférentielles) dans la banque Helaba en actions éligibles au « core tier one capital » (le saint du saint du capital d’une banque). Ils ont ainsi suivi le chemin auparavant emprunté par le gouvernement de Basse-Saxe, qui en avait fait de même pour sa participation au capital de NordLB. Au terme de ce processus, le poids des Länder au sein des Landesbanken s’accroît, réalisant ce qui n’est rien d’autre qu’une forme d’étatisation partielle.

Enfin, la Banque d’Espagne a approuvé le plan de recapitalisation présenté par 13 établissements financiers, 9 caisses d’épargne ou unions de caisse et 4 banques commerciales (les filiales de Deutsche Bank, et de Baclays, ainsi que les espagnoles Bankinter et Bankpyme). Ces plans procèdent par augmentations de capital ou émissions d’obligations convertibles.

Des entrées en bourse sont envisagées, ou bien des entrées directes au capital d’investisseurs privés, mais toutes les caisses concernées gardent l’option d’un apport en capital du Frob, le fonds public destiné à intervenir en dernier recours. Le calendrier prévoit que la mise à niveau des fonds propres devra intervenir au plus tard le 30 septembre. Si un ratio de 8% de fonds propres pour les entités cotées en Bourse (10% dans le cas contraire) n’est pas respecté à cette date, le Forb interviendra.

Toute perspective de nationalisation étant officiellement écartée, ce sauvetage prendra alors la forme « d’une aide de caractère exceptionnel et transitoire » d’une durée annoncée comme devant être de cinq ans maximum. Cet habillage en vaut un autre.

D’ores et déjà, il est estimé que le Forb devra intervenir à hauteur minimum de 6 milliards d’euros, les besoins pouvant monter jusqu’à 16 milliards, si les autres solutions faisaient défaut. Le tout calculé en espérant ne pas avoir à subir une nouvelle dégradation du marché immobilier, hautement probable.

Tous ces replâtrages à nouveau financés sur fonds publics ne sont pas clamés sur les toits, on s’en doute. Ils font en effet désordre dans un monde réglé par l’indiscutable nécessité de diminuer la dépense publique et de privatiser ce qui peut encore l’être.

Le moins d’Etat a trouvé une nouvelle raison d’être, à la faveur du tour de passe-passe qui consiste à dissimuler derrière des dépenses déraisonnables le coût du remboursement de la crise financière, qui passe en premier. Le système financier ne prétend pas seulement sortir la tête haute de la crise dans laquelle il a plongé le monde, mais il voudrait de surcroît en profiter pour accroître en toute désinvolture le périmètre de son terrain de jeu.

Les Irlandais, les Grecs et les Portugais sont mis au pilori, en attendant que d’autres les rejoignent. Mais ce qui est exigé d’eux est totalement irréaliste. Tôt ou tard, tous ces plans intitulés de sauvetage (mais de qui ?) vont capoter et devront être revus, comme c’est déjà le cas de celui des Grecs.

La restructuration de la dette publique est en marche, remettant en cause la stratégie qui voulait à tout prix épargner le système financier. Les mégabanques vont devoir se battre pour n’être mises à contribution qu’à minima et obtenir des contreparties. Le jeu va se compliquer, mais il y a un commencement à tout !

Les manifestations d’une crise sociale et politique multiforme se font jour. Pour qui et pour quoi joue le temps que les dirigeants européens cherchent à gagner ?

Ceux-ci s’avèrent perdus dans leurs compromissions, parvenant difficilement à camoufler leurs allégeances, à court de diversions crédibles, incapables de concevoir et surtout d’admettre qu’un autre monde que le leur puisse exister.

Un comble les concernant : ils se sont tous seuls démonétisés.

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34 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise: SAUVETAGES TRÈS DÉRAISONNABLES, par François Leclerc »

  1. La justice arrive quelquefois à s’intéresser aux travaux , pratiques et erreurs des banques . Bien sûr il ne s’agit pas de construction de nouvelles structures mais de « réparations » comme on le disait après guerre .

    « D’après deux communiqués de l’Association française des usagers de banques (Afub) et l’UFC-Que Choisir, le Crédit Foncier, filiale de BPCE, versera, d’ici juillet prochain, 14,25 millions d’euros à 1.772 clients ou anciens clients, qui avaient été mal informés lors de la souscription de prêts à taux variables, entre 2006 et 2008.
    Les débuts de l’affaire remontent à 2007. A l’époque, des milliers de clients du Crédit Foncier constatent que les taux d’intérêt variables de leur prêt immobilier s’envolent, alors même que la banque leur avait assuré qu’ils étaient plafonnés. Rapidement, un collectif de victimes, baptisé Collectif Action, se forme, soutenu par deux associations de consommateurs, l’UFC-Que Choisir et l’Afub.
    L’affaire est portée devant la justice en janvier 2008. Elle a depuis valu au Crédit Foncier deux condamnations. En mai 2009 d’abord, le tribunal de grande instance de Paris a estimé que la banque n’avait pas correctement informé ses clients au moment de la signature des prêts. En janvier 2010, c’est ensuite le tribunal correctionnel de Créteil qui avait condamné le Crédit Foncier à 50.000 euros d’amende pour pratique commerciale trompeuse.

    Concertation réussie

    Entre ces deux dates, toutefois, une procédure de concertation entre les différentes parties avait abouti. En novembre 2009, le Crédit Foncier s’était ainsi engagé sur deux points. Il devait, d’une part, proposer aux emprunteurs concernés de convertir leur prêt à taux variable en prêt à taux fixe bonifié, ou de conserver un taux variable avec, cette fois, un plafond de taux. D’autre part, le Crédit Foncier acceptait d’indemniser les personnes trompées, promettant une enveloppe comprise entre 15 et 20 millions d’euros.

    Au final, ce sont 14,25 millions d’euros que la filiale de BPCE (groupe issu du rapprochement des banques populaires et des caisses d’épargne) devra verser, d’ici à juillet prochain (*). Cette somme correspond, selon l’Afub, à l’indemnisation des 1.772 clients ou anciens clients qui ont accepté d’aller au bout de la procédure. A elle seule pourtant, l’Afub avait recensé au moins 10.000 victimes en 2007. « Beaucoup de personnes ont jeté l’éponge en cours de route », explique Marie-Anne Jacquet, porte-parole de l’Afub. « Ils ont tourné la page, n’ont plus voulu entendre parler de cette histoire traumatisante. Le Crédit Foncier, au final, s’en sort plutôt bien. »
    Entre 1.500 et 25.000 euros par dossier

    Chaque plaignant recevra entre 1.500 et 25.000 euros, en fonction de l’importance du préjudice subi. Celui-ci a été évalué, dossier par dossier, par une comité réunissant des représentants de l’UFC-Que Choisir et de l’Afub. Le montant de chaque indemnité est également proportionné à l’enveloppe concédée par le Crédit Foncier. Pour Anne-Marie Jacquet : « Nous avons fait en sorte que ce soit pour le mieux pour chacun. Mais dans ce genre d’affaires, la perfection n’existe pas. »

    L’Afub, plus généralement, se félicite de l’aboutissement d’une démarche qu’elle considère comme une « première ». « Pour la première fois dans ce type d’affaire, une négociation collective va à son terme. C’est une voie nouvelle, la voie du futur. Nous espérons que d’autres établissements bancaires sauront, comme le Crédit Foncier, appliquer cette méthode » souligne la porte-parole de l’association qui, contrairement à l’UFC Que Choisir, ne milite pas pour la mise en place, en France, des actions de groupe (ou « class actions »).

  2. De billet en billet, le paysage de la crise financière défile lentement, on a l’impression qu’il ne change pas et ne changera jamais. Puis de nouveaux détails apparaissent, par exemple que « la restructuration de la dette publique est en marche« , et l’on parle de voir le FN au second tour. C’est alors qu’on réalise qu’il n’est plus du tout le même.

    1. Batracien.
      Ce qui change un peu néanmoins est que la Chine oblige maintenant ses banques à avoir 20,5% de fonds propres…

      Soit, tout comme je viens de voir ce jour des cotes bretonnes sans aucune vague, ils se préparent à la tempête.

      Et lorsqu’ils passeront à 25 (%) noeuds de force de vents, là, la bourrasque deviendra bien réelle.

      Tu es bien sûr un batracien d’eau douce. Mais un marin sait que le calme avant la tempête n’est pas une légende de brocéliande.
      D’un seul coup, une bourrasque surgit et là, tu sais que le grain s’annonce.

      C’est une chose que chacun devrait avoir vécu avant de s’estimer « supérieur ».
      La tempête.

    1. Olivier.
      « En conclusion, il est frappant de constater sur ces graphiques, comme sur de nombreux autres (prix alimentaires, prix pétroliers, niveaux boursiers…), que la situation actuelle est très proche des ruptures de tendances historiques qui sont survenues entre mi-2007 et mi-2008, prélude à la Crise. »
      Hé bien oui.
      Pourquoi..??

  3. Les plans d’austérité sont la chance pour les politiciens et gens d’affaires de remettre au goût du jour les réformes néolibérales (privatisations, coupes dans la fonction publique, réformes des retraites, financiarisation) sans que les gens bronchent. On leur présente ces plans comme un passage incontournable dans la lutte contre l’endettement.

    Tous les think tanks de droite surfent sur la vague.

  4. « tous ces plans intitulés de sauvetage (mais de qui ?) « : tout est là. La prime de risque dont parle PJ, s’applique en faisant en sorte qu’il n’y ait pas rique pour les préteurs. Le risque serait assumé par les peuples. Certe on a abusé de la consommation, bien audelà du nécessaire, on a poussé là machine pour satisfaire le cercle consommation-production-emploi……d’un style de vie. Mais quel style de vie est durable, viable?
    Alors oui, assumez vos risques inconsidérés messieurs les financiers mais nous devrons nous aussi repenser nos modes de vie et de consommation, rentrer dans les bonnes règles de l’équilibre budgétaire, comme toute famille, toute entreprise….La machine va s’enrayer fortement. Il nous faudra certainement revenir à des types de sociétés orientées vers la production agicole et alimentaire en priorité. N’estr-ce pas l’essentiel de nos besoins?

  5. Quand l’économiste en chef du FMI préconise une baisse des salaires dans certains pays d’Europe.

    Il faudra améliorer et/ou baisser les salaires dans les pays d’Europe en difficulté

    Mais c’est à l’encontre des pays du Vieux Continent qui peinent à refinancer leur dette qu’Olivier Blanchard se montre le plus sévère. Reprenant sur le fond les conclusions de la dernière étude du FMI, il souligne que « les pays européens de la périphérie ne se sauveront pas seulement par des sacrifices budgétaires ». Sa recommandation ? Que ces Etats améliorent « considérablement leur productivité » ou « baissent leurs salaires, ou les deux », et qu’ils réforment les secteurs protégés qui ont une faible productivité. Et de citer le cas de l’immobilier au Portugal. Mais Olivier Blanchard prévient les dirigeants de ces Etats : « L’effet de ces réformes prendra du temps et avant qu’on en voie les résultats, ces pays auront du mal à revenir emprunter sur les marchés. »

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110420trib000616686/quand-l-economiste-en-chef-du-fmi-preconise-une-baisse-des-salaires-dans-certains-pays-d-europe.html

    M Blanchard peut éventuellement montrer l’exemple en commencant par baisser son salaire non?

  6. 1– Création « ex-nihilo » dans chaque pays européen (après référendum initié par le Parlement Européen) d’une et une seule Banque Nationale d’Investissement dont le statut constitutionnel (constitutions à adapter en urgence) fixe des objectifs d’investissement UNIQUEMENT dans l’Economie Réelle .
    2– Annonce officielle du DELAI fixé pour accueillir exclusivement les dépôts de nationaux et/ou de Sociétés exclusivement domiciliées localement. Ces dépôts , volontaires uniquement , sont annoncés rémunérés UN point de pourcentage au dessus du taux d’inflation annuel local.
    3– Annonce simultanée de l’attribution exclusive aux dépôts en question de la garantie illimitée de chaque Etat.
    4– A l’expiration du délai fixé au point 2 , annonce simultanée de la répudiation des dettes extérieures de chaque Etat
    5– Interdiction simultanée de circulation des capitaux à travers les frontières européennes + proposition à la Russie d’un partenariat privilégié énergétique
    6–……………..INchAllah……….

  7. Vendredi 22 avril 2011 :

    La Grèce envisage d’étendre la maturité de sa dette afin d’être en mesure de la rembourser, rapportent vendredi deux journaux grecs.

    Le gouvernement de George Papandréou réfléchit à une « restructuration de velours » qui comporterait un allongement de la dette et un accord avec les créanciers pour modifier les termes du remboursement, indique le quotidien Ta Nea, sans citer de source.

    Selon Isotimia, Athènes pourrait chercher à étendre la maturité du total de ses encours de cinq ans en moyenne. Cette opération interviendrait après négociation avec ses créanciers, précise le journal en citant des sources gouvernementales.

    Aucune décision définitive n’a encore été prise à ce propos et les discussions en sont encore à un stade informel, ajoute Isotimia.

    Les autorités grecques ont répété à plusieurs reprises qu’elles ne restructureraient pas la dette du pays, allant à l’encontre de la conviction de nombreux observateurs qui jugent cette opération inéluctable.

    Une large majorité d’économistes interrogés par Reuters juge que la Grèce devra se résoudre à cette solution dans les deux prochaines années en dépit de sa résistance.

    http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE73L03R20110422

      1. Ouais bon on a compris. Les titres grecs sur le marché secondaire ont perdu entre 40 et 75 % de leur valeur suivant les échéances. La maturité moyenne étant de l’ordre de 7,5 ans aujourd’hui, on va dire qu’il faudrait, selon les marchés et pour bien faire les choses, une perte globale en capital – immédiate ou par allongement de durée et érosion monétaire – d’un pourcentage entre la moitié et les deux tiers de la valeur nominale totale de la créance. Sinon ce sera 100% et basta.
        On intègre ça dans le bilan des institutions financières, plus les haircuts de l’Irlande et du Portugal, on fait les stress-tests, on conclut, on ferme la boutique et on passe à autre chose.

  8. Très intéressante analyse de Delpla, qui reprend son concept de dette bleue/dette rouge, en effet…
    Et intéressante en premier lieu parce qu’elle vient d’un ancien conseiller économique d’un certain ministre des finances prénommé Nicolas (en 2004) et d’un conseiller attitré et écouté sur le marché des capitaux de BNP Paribas/Banque de Financement et d’Investissement.
    Ces gens là ne veulent pas de défaut et sont prêts à se « faire tordre le bras », s’il le faut, comme il dit.
    Bref un scénario possible et souhaité en hauts lieux.
    Un défaut des deux tiers de la Grèce ? Non merci ! Voilà comment faire autrement pour Delpla et en « quatre coups de cul hier à Pau » siouplai !

    1. Exact, Delpla aura peut être des relais pour faire avancer cette idée de traitement différencié entre dettes séniors et juniors

  9. Irlande : taux des obligations à 2 ans : 11,344 %.

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 12,096 %.

    Irlande : taux des obligations à 5 ans : 11,616 %.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,480 %.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 11,466 %.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 11,169 %.

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,493 %.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,501 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 23,012 %.

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 22,680 %.

    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,734 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 14,903 %.

  10. Un an après avoir demandé l’aide de l’Union Européenne et du FMI, la Grèce se retrouve dans une situation encore pire.

    Le plan de sauvetage de la Grèce a échoué.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 23,304 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 22,922 %.

    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 16,932 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 15,127 %.

  11. Mardi 26 avril 2011 :

    En Europe, plus personne ne contrôle la situation.

    La situation européenne est devenue totalement incontrôlable.

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,093 %.

    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 12,688 %.

    Irlande : taux des obligations à 5 ans : 11,902 %.

    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,456 %.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 11,679 %.

    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 11,589 %.

    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,916 %.

    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,601 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 24,243 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 23,882 %.

    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 17,485 %.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 15,327 %.

    1. Taux d’obligations où taux de radiations ? Remarquable timing, coïncidence de la dynamique de l’argent et de celle de l’énergie nucléaire devenu toutes 2 incontrôlables.

  12. Mercredi 27 avril 2011 :

    Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,004 %.
    Irlande : taux des obligations à 3 ans : 12,520 %.
    Irlande : taux des obligations à 5 ans : 11,875 %.
    Irlande : taux des obligations à 10 ans : 10,456 %.

    Portugal : taux des obligations à 2 ans : 11,769 %.
    Portugal : taux des obligations à 3 ans : 11,452 %.
    Portugal : taux des obligations à 5 ans : 11,650 %.
    Portugal : taux des obligations à 10 ans : 9,621 %.

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 25,398 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 3 ans : 24,717 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB3YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 18,130 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB5YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,184 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

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