LA SITUATION À FUKUSHIMA (XI), par François Leclerc

Mise à jour n° 189 (mardi 11h05)

La course de vitesse se poursuit. Tout à ses efforts d’évacuation de l’eau contaminée du site, l’opérateur continue de scruter centimètre par centimètre l’évolution de son niveau dans les différentes tranchées qui joignent entre eux les réacteurs, ainsi que celui de sa contamination.

Des deux points de vue, la situation semble stationnaire auprès du réacteur n°2, là où elle est pompée et la plus fortement contaminée. Par contre, les cotes d’alerte fixées par Tepco elle-même sont dépassées dans les abords des réacteurs n°3 et 4, où les niveaux d’eau et de contamination montent régulièrement, sans que les opérations de pompage puissent commencer faute d’installation de stockage disponibles. Laissant pour l’instant l’opérateur sans autre ressource que de continuer à observer la progression des eaux contaminées, au risque d’un débordement ultérieur des tranchées à l’air libre où elles circulent.

Tepco poursuit ses plans d’inondation pour mi-juillet des enceintes de confinement des réacteurs n°1 et 3, afin d’assurer le noyage intégral des barres de combustible au sein de leurs cuves. Il est prévu d’augmenter progressivement le débit d’injection d’eau de 6 à 14 tonnes d’eau par heure, tout en surveillant grâce à des robots entrés dans le bâtiment l’apparition d’éventuelles fuites sur les enceintes de confinement, signe d’efforts trop intenses imposés à la structure. Autre course de vitesse en perspective: pour accroître le niveau d’eau, il faut remplir l’enceinte d’eau plus vite qu’elle ne s’évapore en raison de la température.

Exercice très incertain, car l’apparition de fuites pourra être un signal trop tardif, l’opérateur diminuera le débit si celles-ci sont constatées. Mais quelle autre méthode employer ? Les autorités de sûreté japonaises ont demandé à Tepco de prioritairement s’assurer que les enceintes de confinement pourront dans ces nouvelles conditions de pression interne accrue (et dépassant les normes des constructeurs très probablement) résister à de nouvelles secousses sismiques, sans assortir cette consigne d’une préconisation méthodolique…

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Mise à jour n° 188 (dimanche 11h36)

La construction de réservoirs destinés à stocker l’eau hautement contaminée est en cours. Une capacité de stockage de 31.000 tonnes sera installée début juillet sur le site, en retard sur le planning initial qui prévoyait une capacité de 27.000 tonnes fin mai.

Environ 70.000 tonnes d’eau contaminée sont au total à évacuer des sous-sols des réacteurs et de leurs bâtiments, mais cette quantité augmentera tant qu’une solution alternative de refroidissement des réacteurs et des piscines ne prendra par le relais des injections actuelles.

En conséquence, Tepco prévoit d’accroître mensuellement, à partir de juin, cette capacité initiale de réservoirs pouvant contenir 20.000 tonnes, au cas où le nouveau système de refroidissement des réacteurs en circuit fermé ne pourrait pas être mis en service comme planifié en juin.

Le stockage de l’eau interviendra en fonction de trois degrés de contamination – faible, moyen et haut – une capacité de 10.000 tonnes de réservoirs spécialement conçus pour cette dernière catégorie étant prévu.

Tepco a par ailleurs dressé une carte de la contamination du site, dans le cadre des efforts qu’elle a entrepris pour en enlever les très nombreux débris radioactifs qui en jonchent le sol. Un rayonnement de 900 millisieverts par heure a ainsi été mesuré sur un gros morceaux de ciment près du réacteur n°3.

L’enlèvement des débris avec des engins télécommandés a débuté le 6 avril et devrait se poursuivre jusqu’en juillet, étant donné le grand nombre de débris localisés, comme en témoigne la carte qui en a été dressée. Les conditions dans lesquelles ces débris vont être stockés n’ont pas encore été déterminées.

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Mise à jour n° 187 (dimanche 10h31)


Les mus de soutènement de la piscine du réacteur n°4 sont décrits par l’opérateur comme « sévèrement endommagés », suite à l’examen de prises de vue par un hélicoptère télécommandé. La création le plus vite possible de piliers la supportant est à l’étude.

Le niveau des radiations au sol rendrait possible, selon Tepco, la présence de travailleurs, mais il reste encore à évaluer le temps maximum dont ils pourraient disposer.

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Mise à jour n° 186 (samedi 10h43)

Dans le cas de la piscine n°4, où 1.535 barres de combustible sont stockées, TEPCO prend très en considération le risque de surcharge et de fragilisation de la structure, en particulier des murs déjà endommagés qui la soutiennent en hauteur. Le poids de l’eau est en lui-même un problème.

Mais la température de l’eau est d’environ 91°C, plus de 50°C au dessus de la normale et proche du point d’ébullition à la pression atmosphérique. L’opérateur est donc à nouveau pris dans une contradiction. Il cherche à n’injecter que la quantité d’eau correspondant à celle qui s’évapore, tout en évitant une élévation de la température, afin d’éviter que les barres de combustibles soient découvertes.

Ces dernières continuent de dégager beaucoup de chaleur. Si elles n’étaient plus noyées dans l’eau, elles pourraient dégager de très importants rejets de radioactivité dans l’atmosphère, la piscine étant désormais à l’air libre.

L’installation d’une caméra étanche de surveillance dans la piscine a été étudié, afin de mieux maîtriser ce délicat dosage, mais il a du y être renoncé en raison de la température.

Un projet pharaonique est par ailleurs étudié, afin d’essayer de contenir le ruissellement de l’eau hautement contaminée dans le sol du site, ainsi que dans la mer. Tepco pourrait construire autour des réacteurs des murs souterrains d’une profondeur de 15 mètres les entourant avant de trouver une assise imperméable et de construire une sorte de cuve.

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Mise à jour n° 185 (samedi 04h30)

Dans ses tentatives de diminuer et stabiliser la température au sein des réacteurs n°1 et 3, Tepco doit faire face à un nouveau problème.

En continuant de remplir d’eau les enceintes de confinement, dans laquelle baignent les cuves et le combustible des réacteurs, l’opérateur risque d’en mettre en cause l’intégrité en cas de nouveau séisme, selon l’autorité de sûreté japonaise. Un risque que Tepco nie.

Six tonnes par heure d’eau sont injectées dans l’enceinte de confinement du réacteur n°1, le niveau de l’eau ayant déjà atteint la mi-hauteur de celle-ci. Selon l’opérateur, l’eau se vaporise sous l’effet de la température avant de se condenser. L’objectif est d’atteindre le niveau supérieur des barres de combustible, qui sont dans ce réacteur considérées comme étant le plus sérieusement endommagées .

Cette situation est analogue à celle que l’opérateur rencontre avec le réacteur n°2 : en tentant de diminuer la température interne des réacteurs par des injections massives d’eau, elle crée ou risque de créer de nouveaux importants problèmes. Dans le cas du réacteur n°2, il s’agit de la fuite d’eau hautement contaminée.

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Mise à jour n° 184 (vendredi 13h10)

Une large région au Nord-Ouest de la centrale, comprenant 5 municipalités et située au-delà de la zone interdite de 20 kms de rayon autour d’elle, va devoir être évacuée dans le mois qui vient, a décidé le gouvernement. Les personnes y habitant risqueraient, selon lui, d’être exposées à une dose cumulée annuelle de radiations de 20 millisieverts ou plus. Le nombre d’habitants concerné n’a pas été communiqué.

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Mise à jour n° 183 (vendredi 11h45)

Les ouvriers continuent leurs opérations de nettoyage du site, afin d’en diminuer la dangerosité. Le pompage de l’eau hautement contaminé se poursuit, se traduisant par la poursuite d’une lente décrue dans le puits où son niveau est mesuré. Le déblayage des nombreux débris radioactif qui jonchent le sol, après les explosions d’hydrogène initiales, va reprendre. La ronde des engins télécommandés a repris.

Sauf incident, une longue période de travaux est entamée, afin d’améliorer la situation sur le site. Des travaux qui ne sont encore que préliminaires. Leur suite va réclamer des solutions inédites, en raison des conditions inhospitalières mesurées à l’intérieur des réacteurs.

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Mise à jour n° 182 (jeudi 06h28)

Le gouvernement a déclaré interdite la zone de 20 kms autour de la centrale, d’où 80.000 habitants avaient été évacués, mais où il a été trouvé par la police une soixantaine de familles qui continuaient d’y vivre.

Un habitant par famille aura, « dans les semaines à venir », le droit d’aller chercher pendant deux heures de temps des effets personnels, munis de vêtements de protection et d’un dosimètre. Cela ne sera pas possible dans un rayon de 3 kms autour de la centrale.

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Mise à jour n° 181 (jeudi 06h10)

Tepco a divulgué de nouvelles informations à propos de la situation à l’intérieur des réacteurs, peu encourageantes quant à une future intervention humaine en leur sein et à la réalisation des travaux de restauration d’un circuit fermé de refroidissement d’eau.

De très haut niveaux de radioactivité ont été découverts par les robots à l’intérieur des réacteurs n°1 et 2 (les mesures concernant le n°3 n’ont pas été rendues publiques). 18,9 millisieverts et 6,46 millisieverts ont été respectivement mesurés en 50 minutes, excluant la présence d’être humains dans ces zones.

Un taux d’humidité de 94 à 99% a été enregistré dans le réacteur n°2, résultat d’une fuite d’eau radioactive. Dans le réacteur n°3, il a été observé qu’une armoire électrique été ouverte, suite à l’explosion d’hydrogène du 14 mars dernier, faisant craindre que le système d’alimentation électrique est endommagé. De nombreuses plaques d’acier sur le sol font obstacle à la progression au sein du réacteur.

Depuis mardi, le pompage de l’eau hautement radioactive des sous-sols du réacteur n°2 se poursuit au même rythme de 10 tonnes par heure. Mais il se confirme que la fuite continue d’alimenter les zones inondées. Si le niveau de l’eau continue de lentement baisser dans le puits, ce n’est pas le cas dans le sous-sol de la turbine. Dans le tunnel qui va vers le réacteur n°3, il a été enregistré qu’elle montait. C’est également le cas – de quelques centimètres en une semaine – dans les sous-sols des réacteurs n°5 et 6.

Tepco n’a assorti ces informations d’aucun commentaire sur sa capacité à totalement assécher les zones inondées.

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strong>Mise à jour n° 180 (mercredi 09h53)

Pompée au rythme de 10 tonnes par heure, l’eau contaminée descend très lentement dans le puits où son niveau est mesurée : 1cm en un jour. La situation paraît de ce point de vue stabilisée.

Mais les sous-sols des réacteurs n°5 et 6, distant du groupe des 4 autres et jusqu’ici épargnés, sont parallèlement atteints, Tepco ignorant comment. C’est également le cas de ceux des réacteurs n°3 et 4, via le réseau de tunnels de service qui joignent les joignent aux n°1 et 2.

L’ensemble des sous-sols du site de la centrale est contaminé.

L’exploration des réacteurs par des robots rencontre de grosses difficultés. Dans le cas du n°2, des masses de vapeur probablement contaminée et provenant du tore endommagé ont instantanément aveuglé la machine, qui ne peut être dirigée. De gros débris radioactifs font obstacle à la progression de l’autre, dans le réacteur n°3. Tepco recherche un robot capable de déplacer des obstacles pouvant peser jusqu’à 100 kgs. Dans le réacteur n°1, le dernier robot a pu progresser de 40 mètres le long de la paroi Nord.

La possibilité de faire intervenir des humains dans ces enceintes n’est pas établie dans l’état actuel des choses, étant donné par ailleurs le niveau mesuré des radiations qui limiterait considérablement leur présence. Ce qui pourrait mettre en cause la perspective de l’installation d’un nouveau circuit de refroidissement des réacteurs et faire obstacle au retour d’un minimum de normalité.

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Mise à jour n° 179 (mardi 21h15)

Suite à un accord avec Areva – le groupe industriel français – c’est en juin que Tepco souhaite débuter la décontamination de l’eau dont il a commencé le transvasement hors des sous-sols des réacteurs.

Un procédé chimique permettrait de décontaminer dans des proportions allant de 1/1000 éme à 1/10.000 éme 1.400 tonnes d’eau par jour, l’opérateur souhaitant pouvoir ensuite utiliser celle-ci pour assurer le refroidissement des réacteurs, lorsque le nouveau système en circuit fermé qu’il entend mettre en place sera en état de fonctionner.

Il reste toutefois à concrétiser la possibilité d’effectuer les travaux correspondants, dont une partie devra avoir lieu dans des enceintes hautement contaminées.

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Mise à jour n° 178 (mardi 10h44)

Le pompage de l’eau hautement radioactive a repris. 26 jours devraient être nécessaires à l’opérateur pour transvaser des sous-sols du réacteur n°2 et de ses bâtiments techniques annexes quelques 10.000 tonnes d’eau, à raison de 480 tonnes par jour.

Tepco estime que 25.000 tonnes d’eau sont répandues dans ces sous-sols, empêchant tous travaux. Sur l’ensemble du site, 67.000 tonnes d’eau sont à évacuer.

Les injections d’eau de refroidissement dans les trois réacteurs et les quatre piscines devant par ailleurs impérativement se poursuivre, cette masse d’eau contaminée au fur et à mesure augmente en permanence. L’enjeu est donc de la pomper plus rapidement qu’elle ne grossit.

Une capacité de stockage de 30.000 tonnes d’eau contaminée est pour l’instant disponible, d’autres capacités seraient en cours d’acheminement.

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Mise à jour n° 177 (lundi 15h48)

L’exploration par des robots télécommandés du 1er étage de l’intérieur du bâtiment du réacteur n°1 a duré 50 minutes, celle du réacteur n°3 presque deux heures. Malgré leurs chenilles, la progression des robots était rendue difficile par de nombreux débris.

Par ces explorations, Tepco a tenté de déterminer les lieux de plus faible niveau de radiation, en vue d’interventions humaines ultérieures.

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Mise à jour n° 176 (lundi 14h09)

Dans le cadre de ses opérations de calfeutrage de la centrale en vue de limiter les émissions radioactives qui se poursuivent, Tepco va progressivement asperger le sol du site et les débris qui y sont répandus – suite aux explosions d’hydrogène intervenues dans les réacteurs n°1 et 3 – avec une émulsion polymère destinée à fixer et éviter la dispersion des poussières contaminées.

L’ensemble du site devrait être couvert fin juin, priorité étant donnée aux alentours des réacteurs d’ici la fin mai. C’est seulement ensuite que les réacteurs seront recouverts par des bâches.

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Mise à jour n° 175 (lundi 12h07)

La version moderne du film-culte « Le salaire de la peur » de Georges-Henri Clouzot se déroule à Fukushima.

Engagée depuis plus d’un mois maintenant, la lutte acharnée et sans répit menée avec des moyens improvisés pour tenter de reprendre le contrôle de situation se poursuit dans un environnement hautement contaminé. Elle va être de longue durée, sans jamais avoir la certitude de pouvoir la mener à son terme étant donné les obstacles rencontrés, prévisibles ou non.

Les robots et les engins télécommandés ne peuvent pas tout faire. Mettre en place les nouveaux circuits de refroidissement annoncés, consolider ou colmater des structures pour empêcher des effondrements ou arrêter des fuites vont impliquer des interventions humaines prolongées dans des zones très contaminées. L’enlèvement de barres de combustible de la piscine n°4 va nécessiter des trésors d’invention. Les enjeux humains et techniques vont se multiplier.

Si un nouveau dérapage incontrôlable devait intervenir, il pourrait à priori résulter de nouvelles répliques – ou bien d’explosions d’hydrogène – provoquant des ruptures de structures des piscines, des enceintes de confinement ou d’autres installations des réacteurs.

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Mise à jour n° 174 (lundi 10h25)

Mesuré par des robots, le niveau des radiations au premier étage des bâtiments des réacteurs n°1 et 3 laisse peu de marge de manœuvre pour des interventions humaines.

Les niveaux maximums enregistrés sont respectivement de 49 millisieverts par heure et 57 millisieverts par heure, ce qui autorise une présence cumulée d’environ 4 heures et 4 heures et demi maximum pendant un an, au regard du maximum autorisé de 250 millisieverts d’exposition annuelle pour les techniciens du nucléaire.

L’opérateur va déterminer quels travaux pourront, dans ces conditions, être effectués.

Par ailleurs, le niveau d’eau hautement contaminée continue de monter dans le puits attenant au réacteur n°2, dans l’attente – pour la poursuite de son pompage – de la disponibilité de moyens supplémentaires de stockage, prévue pour la fin de la semaine. La hausse du niveau de l’eau est attentivement suivie, dans l’espoir qu’un débordement pourra être évité.

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Mise à jour n° 173 (dimanche 15h30)

Parmi les mesures complémentaires du plan annoncées par Tepco figurent aussi la consolidation de la structure de la piscine du réacteur n°4 ainsi que le colmatage avec du ciment adhésif de la brèche de la structure du réacteur n°2, d’où provient l’eau hautement contaminée.

L’ensemble des travaux annoncés montre l’étendue de ce qui reste à faire pour commencer à contrôler la situation. Leur faisabilité reste par ailleurs à établir, notamment en terme d’accessibilité des lieux par des ouvriers.

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Mise à jour n° 172 (dimanche 12h45)

La bataille de l’eau hautement contaminée reste incertaine. Les prélèvements dans le sol du site de la centrale font apparaître une constante élévation de la contamination, tandis que son niveau dans le puits (et les tranchées qui y conduisent) continue de monter, menaçant de déborder dans l’océan.

Par ailleurs, dans le cadre d’un nouveau plan qu’il vient de rendre public, Tepco souhaite mettre en service sous trois mois un système parallèle de refroidissement des réacteurs et des piscines, condition préalable, dans un premier temps, à la stabilisation de la température dans ceux-ci grâce à l’augmentation du débit des injections d’eau. La remise en service des installations existantes est donc abandonnée, impraticable.

Afin de limiter les interventions humaines au maximum, ce nouveau système sera greffé sur les installations existantes et fonctionnera en circuit fermé. L’eau provenant du réacteur – qui fuit dans le bâtiment adjacent à l’enceinte de confinement – sera pompée, décontaminée grâce à des filtres et refroidie dans des échangeurs de chaleur avant d’être injectée à nouveau en son sein.

La faisabilité des travaux pourrait toutefois être mise en cause une fois connues les analyses et prises de vue de l’intérieur des installations effectuées par un robot télécommandé.

Simultanément, le bâtiment du réacteur n°2 – le plus fortement endommagé, responsable d’une importante proportion des fuites radioactives – sera rafistolé afin de limiter les émissions. (Le projet de couvrir à terme les 3 réacteurs avec un ensemble de bâches munies de filtres, pour évacuer les gaz, est maintenu.)

Ce n’est que dans une seconde phase que sera entamé le refroidissement progressif des installations afin que la température de l’eau descende en dessous de 100°C.

Enfin, des équipements destinés à décontaminer l’eau dont le transvasement a été commencé, puis provisoirement stoppé dans l’attente de vérification d’étanchéité d’un réservoir pouvant contenir 30.000 tonnes, seront mis en service.

C’est la première fois que l’opérateur présente un plan d’ensemble offrant un minimum de visibilité sur la suite des opérations, permettant selon lui de reprendre à terme le contrôle de la situation.

Les incidents imprévisibles intervenus ces dernières semaines laissent à penser qu’il pourrait être aisément déjoué. Dans le meilleur des cas, le calendrier prévu pourrait être fortement allongé.

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Mise à jour n° 171 (dimanche 09h26)

Trois mois seront nécessaires pour que le niveau des radiations soit stabilisé sur le site de la centrale, après avoir instauré « un refroidissement stable » des réacteurs. Entre six et neuf mois seront ensuite nécessaires pour que le niveau des fuites soit réduit à un niveau « très bas », en diminuant la température et la pression des réacteurs (95 degrés à la pression atmosphérique, soit une situation de « cold shutdown »).

Tel est le calendrier que vient d’annoncer Tepco, dont les calendriers de travail prévisionnels n’ont jamais brillé par leur exactitude.

Dans l’immédiat, un robot américain télécommandé de 70 cms de long et 53 cms de large va être utilisé – après avoir ouvert une porte et pénétré dans le bâtiment du réacteur n°3 – pour mesurer la température, le niveau des radiations et la concentration d’oxygène à l’intérieur. L’objectif est de déterminer dans quelles conditions une intervention humaine serait éventuellement possible et analyser le travail nécessaire pour reprendre le contrôle sur le réacteur. Le tour des réacteurs n°1 et 2 viendra ensuite.

Tepco annonce ses deux priorités : prévenir de nouvelles explosions d’hydrogène dans les trois réacteurs et stopper les fuites d’eau hautement contaminée du réacteur n°2. Des injections d’azote sont dans le premier cas le moyen. Aucune méthode n’est définie dans le second (si elle est connue, l’origine de la fuite n’a pas été divulguée).

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Mise à jour n° 170 (samedi 21h31)

Petit à petit, Tepco prend la mesure des énormes difficultés qui l’attendent, mettant ainsi mieux en valeur les délais mis pour s’en rendre compte et l’inadéquation des solutions apportées dans un premier temps.

Devant la tâche – qui se révèle impossible – de remise en service du système de refroidissement des réacteurs et des piscines, Tepco étudie la mise en place d’un nouveau système en parallèle. Celui-ci fonctionnerait en circuit fermé, et bénéficierait d’échangeurs de chaleur refroidis à l’eau de mer (5 à 6 par réacteur). Commande a déjà été passé pour de tels équipements.

Ce système serait installé en dehors des enceintes de confinement, au sein desquelles la radioactivité est trop élevée pour permettre des travaux, et utiliserait les tuyaux déjà actuellement utilisés pour injecter de l’eau afin de minimiser les interventions humaines en leur sein. Il devrait permettre de mieux refroidir les réacteurs et les piscines de stockage et de cesser d’alimenter les nappes d’eau contaminée, comme les injections actuelles d’eau le font (aux fuites près).

L’opérateur ne serait pas pour autant au bout de ses peines, ayant constaté que le niveau de la radioactivité continue de monter dans la mer, aux abords proches des installations, en dépit de toutes les précautions prises pour le limiter (installation de barrières flottantes et de parois d’acier, déversement de sacs de sables mélangé avec de la zéolite…). Ce qui signifie que le ruissellement d’eau hautement contaminée se poursuit.

Par ailleurs, le gouvernement américain a proposé d’envoyer par avion un hélicoptère cargo sans pilote dont disposent les U.S. Marines. Celui-ci peut soulever 1.400 kgs et permettrait d’assembler les éléments d’une énorme grue destinée à hisser dans la piscine du réacteur n°4 des casiers destinés à stocker des éléments de combustible, avant de les enlever. En raison de la quantité de combustible qui y est stockée, cette piscine représente en effet un risque potentiel majeur.

Il semble toutefois que l’assemblage des élément de la grue surplombant la piscine nécessiterait un niveau de radioactivité plus faible qu’actuellement. Chaque solution envisagée se heurte ainsi à un obstacle.

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448 réflexions au sujet de « LA SITUATION À FUKUSHIMA (XI), par François Leclerc »

  1. L’énergie propre et riche, pour des millions d’années
    … y aura-t-il encore une place pour la bêtise ?

    1. Il s’agit de piles à combustible au gaz naturel : encore plein de CO2 émis, ce n’est pas la panacée.

    2. Stephane il n’y a justement aucune preuve dans cet article!
      Juste les affirmations d’une compagnie qui sait parfaitement communiquer…
      Mais bon, si ça pouvait marcher vraiment tant mieux, après-tout pourquoi-pas?
      En attendant d’être préservés des radiations par ce cube magique je conseille à chacun d’économiser l’électricité c’est plus sûr et c’est à la portée de tous!

      1. C’est juste l’histoire d’une entreprise qui fabrique une mini-usine électrique qui permet à d’autre entreprises de s’affranchir des grands producteurs/distributeurs d’électricités. Cela leur permet aussi de négocier séparément l’approvisionnement du bio-gaz (ou du gaz tout court) etc… et en plus c’est hype type green business (green shoot anny?) bref de la com avec un truc vieux et remis au gout du jour.

        Ceci porte un autre nom : Groupe électrogène 2.0 😉
        (Désolé si mon poste semble pessimiste)

      2. je veux bien vous croire tous, mais les CEO de E bay ou de Coca Cola seraient ils tous des imbéciles?
        De toutes façons, cette « chose » provoque nettement moins de rejets que les centrales à charbon ou au pétrole, et est bien moins dangereuse que le nucléaire…Ça peut peut être faire sauter le quartier, mais pas la planète….Sans compter les déchets dont on ne sait que faire…Les générations futures (si elle voient le jour) vous remercieront…
        Donc, il n »existe que deux énergies propres et renouvelables: le soleil et le vent…Oublions les marées; trop loin, trop compliqué, trop cher….
        En attendant, si on veut se débarrasser des casseroles à pressions hyper dangereuses que sont les plans nucléaires, il faut dare dare trouver autre chose en attendant que le reste fonctionne « pour de vrai »….
        Et je ne vois pas d’autre solution, sauf à trouver le remède miracle….

      3. « Donc, il n’existe que deux énergies propres et renouvelables: le soleil et le vent… »

        Que la source d’énergie soit propre (vent, soleil) ne veut absolument pas dire dire du tout que l’énergie sera propre. Car il faut un dispositif pour récupérer cette énergie, qui peut-être très toxique voire dangeureux.

        Par contre, elles sont bien renouvelables.

        Autre chose, plus politique: bien que ça ne soit pas connu, AREVA fait des éoliennes off-shore, du thermique à biogaz et du solaire à concentration. D’ailleurs AREVA vient juste de gagner un contrat de 70 millions d’euros en Australie pour du solaire thermique. Donc un truc comme ça, ça pourrait tout à fait intéresser AREVA.

      4. Et pour compléter, le CEA investit dans le solaire et souhaitait évoluer en « Centre D’Energies Alternatives ». CE qui lui fut malheureusement refusé – malheureusement au sens qu’une agence centrale de recherche et de premières disséminations industrielles dans les énergies renouvelables serait d’un grand intérêt, et qu’il n’y a vraiment que cette m… de libéralisation venue d’europe (canal anglo-saxon) qui a empêché ce modèle de se mettre en place. D’où le magnifique panorama de l’industrie du renouvelable en France.

    3. On commence à se douter qu’il n’y a pas d’énergie « innocente »…
      Encore moins gratuite…
      Le principe dit « de Lavoisier » n’a jamais été invalidé…

    4. Stephane,

      La bloom box comme tous les projets hydrogène, c’est du gaz naturel, la voiture électrique, du charbon à 40 %, etc etc

      Posez vous à chaque fois la question : Quelle énergie PRIMAIRE à l’origine de la super idée.

      PS Le Gaz naturel subit une ruée actuellement, et la dernière chose qui lui faut, ce sont de nouveaux clients.

  2. Les scientifiques japonais se réveillent…
    Ces centrales que General Electric leur a fourni il y a 30 ans pour « aider » le japon à produire ne sont pas optimisées pour le japon.
    Les japonais depuis Hiroshima en 1945, vouent une espèce d’admiration aveugle pour le nucléaire américain.
    Leur condition de vaincu les a amené à accepter passivement le nouvel environnement imposé par le développement de leur économie.
    Je croise les doigts pour qu’ils arrivent à maîtriser la situation à Fukushima. Ils en sont capable.
    Parce que toutes ces centrales en service, sont de par leur conception, absolument d’un autre age, et que les remèdes du genre sarcophage en béton pourrait rendre hilare si ce n’était aussi grave.

  3. Les nucléocrates n’aiment pas trop parler en détail de la manière dont ils produisent l’énergie dans leur réacteurs.
    Pourtant, certains comme Arnie Gundersen s’y résolvent devant ce qu’il faut bien appeler la folie du nucléaire actuel. Avec 39 ans d’expérience dans l’industrie nucléaire a des postes de hautes responsabilités Arnie présente sur son SITE ses analyses de ce qui se passe a Fukushima, ce qui rejoint ce que Francois nous dit sur ce blog. J’en retire la conviction que ce n’est pas un simple accident du a des circonstances exceptionnelles,tremblement de terre et Tsunami, mais bien un exemple de ce qui peut arriver partout ou il y a des réacteurs. N’hésitez pas a aller sur le site si vous comprenez un peu l’anglais. Pour ma part voici un résumé de ce que j’en ai tiré.
    Dans sa dernière video Arnie Gundersen démontre comment les barres d’alliage de zirconium contenant le combustible nucleaire (Oxyde d’uranium ou MOX) ont fondu sous l’effet de la chaleur dégagée par le combustible nucléaire place a l’interieur de ces barres, qui normalement sont refroidies par circulation d’eau. Comme cette circulation s’est arrêtée a cause du tremblement de terre, les barres font évaporer l’eau résiduelle et sont alors exposées a l’air. Leur température augmente de plus en plus. Quand TEPCO arrose alors les barres pour diminuer la température, il se produit un cracking de l’eau qui se décompose en oxygène et hydrogene. Sous l’effet notamment de l’eau aspergée par TEPCO pour refroidir les barres, le zirconium ultra chaud s’oxyde, et devient cassant, de plus il y a craquage de l’eau créant de l’hydrogène qui peut exploser au contact de l’air. La cause probable des premières explosions a Fukushima.
    Les barres oxydées et fragilisées se brisent libérant le combustible qui se se retrouve au bas de la cuve ou il fond formant le corium.
    Sous l’effet de réactions nucleaires, mises en évidence notamment par les flux detectes de neutrons,le corium s’échauffe de plus en plus perçant éventuellement la base de la cuve.
    L’eau de refroidissement contaminée étend la radioactivité au reste de la centrale rendant sa reprise de contrôle encore plus difficile.
    Les nappes d’eau sont susceptibles de rentrer en contact avec le corium, il est si chaud qu’il peut lui aussi cracker l’eau d’où un nouveau risque d’explosion d’hydrogène quand il se recombine a l’oxygène de l’air. Ce pourquoi TEPCO essaie de evacuer l’hydrogène en le soufflant avec un flux d’azote.
    Quand on y regarde de plus près on se rend compte que tout ce processus de réactions nucléaire contrôlées est un équilibre instable. Une coupure d’eau ou d’électricité et tout s’emballe, positive feedback: Tout se déballe, c’est la catastrophe.
    C’est un peu comme rouler en vélo sans les mains, tout va bien tant qu’on est en équilibre, mais un caillou ou un trou dans la route et patatras on se retrouve la g… par terre.
    Il semble que les nucleocrates ont inventé des vélos sans freins, sans guidon, qu’on peut conduire les yeux fermés au bord des précipices, et ils voudraient nous faire croire que ce sont les plus sures du monde. ..

    1. « C’est un peu comme rouler en vélo sans les mains ».
      Cela me rappelle mes prouesses d’ado, rouler en vélo sans les mains et mieux encore, reprendre le guidon en croisant les bras, main gauche à droite, main droite à gauche…..chute assurée.
      Une fois mais pas 2, c’est en sa cassant le nez, au sens figuré comme au sens propres que l’on se corrige. Certains n’ont pas appris grand chose de Tcherno.

    2. C’est le déroulement standard « attendu » d’un accident grave.

      Mais les cuves, pour ce que l’on en sait, sont intactes et il n’y a pas eu de reprise de la réaction nucléaire (qui est au passage fort peu probable quand le corium est dans le bas de la cuve)

      Un vélo sans freins ? il y a des systèmes de sureté. Disons que la situation est la même qu’un vélo dans une pente qui perd simultanément ses freins et son guidon. Et encore: il n’y a pas d’effet d’emballement, ou de feedback positif sur la réaction nucléaire en cas de perte totale de l’alimentation et de la source froide puisque les barres chutent, et la puissance passe de 900 MW à 20 MW…

  4. Quelqu’un sait-il pourquoi on n’entend pas parler des 2 autres centrales de la zone du tsunami (Fukushima 2 et Onagawa) ? Qu’est-ce qui leur a permis de ne pas subir le même sort que Fukushima-Daishii ?

    1. Je pense que c’est essentiellement parce qu’elles n’ont pas eut à subir le tsunami (seulement le(s) tremblement(s) de terre).
      Il y a aussi l’incident (fumées -incendie?- sortant de panneaux de contrôle) d’hier dans la centrale de Kashiwazaki-Kariwa à Niigata (sur l’autre côte de la mer du Japon) qui est quasiment passé inaperçu.

    2. A Fukushima 2 (DAINI) un mur avait été construit suite a un audit en 2007 reconsidérant le risque de Tsunami, 2 pompes sur 3 ont été protégées. => pas de pb
      ONAGAWA est construite à 14 m au dessus du niveau de la mer
      Il n’y a pas de consignes de sécurité nationale au Japon donc pas de mesures à DAI-ICHI (Fukushima 1)
      Source TV NHK il y 2 jours
      On remarquera que dés la catastrophe les centrales Fukushima 1 et 2 ont été renomées (pour les médias) en DAICHI et DAINI dont de ce fait on parle moins.
      C’est peut être aussi pour éviter la confusion entre numéro des centrales et numéro des réacteurs.

      1. Les sites n’ont pas été renommés à proprement parler, c’est l’utilisation du terme japonais : DAI-ICHI = (site) numéro 1, DAI-INI = numéro 2.

      2. DAI ICHI veut dire Installation 1 et DAI NI installation 2 en Japonais. Il n’y a donc pas de quoi crier au loup. Une dramatisation excessive nuit gravement à votre crédibilité.

      3. Merci de me signaler ce sens qui m’a jusque là totalement échappé, n’ayant pas de connaissances particulières en japonais.
        Dans la version internationale de la NHK (en anglais) j’avais constaté le passage de la dénomination Fukushima number 1 à Fukushima Dai-Ichi et l’utilisation ultérieure systématique de cette dénomination, ainsi que sur les cartes, pouvant laisser penser à une dénomination toponymique comme les aéroports Lyon Satolas ou Toulouse Lautrec :+).

  5. Chaque solution envisagée se heurte ainsi à un obstacle.

    Mon Dieu, Mon Dieu aide nous surtout au plus vite à réparer cette centrale, sinon qu’en deviendra-t-il alors des prochaines récoltes sur la terre.

    Notre dieu est grand et l’argent est son prophète. Pour ses sacrifices, nous dévastons la nature entière ( à grande vitesse ). Nous nous vantons même d’avoir davantage conquis la matière à plusieurs et nous oublions que c’est la matière qui a fait de nous ses esclaves. [Okakura Kakuzo]

  6. Je ne connais vraiment rien en sismologie, mais je ne comprends pas pourquoi les tremblements de terre au Japon depuis le 11 mars, se situent à Sendaï, Fukushima, essentiellement, et quelques un à Tokio.

    Pourtant la faille est très longue …. et rien en dehors de cette zône.

    http://www.japanquakemap.com/

    1. Parce que l’épicentre du séisme du 11 mars était vers Sendai. Tous les tremblements de terre suivants sont des répliques. Il y en a eu aussi 1 ou 2 je crois près de Tokyo indépendants de toute réplique. Mais tous les autres (plus de 1000 à ce jour environ) sont des répliques du 11 mars (ajustement des plaques).

      1. Oui D-croissance, mais pourquoi, si c’est un mouvement de plaque, n’y a-t-il pas de « micro » séismes tout au long de la plaque en mouvement?
        La question d’edith est pertinente.

      2. Oui, c’est ça ma question Noux.

        J’ai un peu cherché des explications sur le web. Voilà ce que j’ai pu trouver :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Tectonic_map_of_Japan-fr.png

        Cette carte indique l’endroit connu de la zone de subduction (que je traduis par compression) … à ce titre, il est incroyable que les centrales aient été construites à proxmité, mais bon passons.

        Or, si l’on considère la zone de subduction, on peut voir toute la longueur de la faille qui normalement devrait aussi bouger.

        Bon …. ben c’est pas demain la veille que je vais devenir sismologue 😀

      3. La sismologie est une science récente, apparue dans les années 60. Apparemment, elle n’avait pas fait encore suffisamment son chemin dans les esprits quand les premiers réacteurs nucléaires japonais, ceux de Fukushima 1 (Dai Ichi) et 2 (Dai ni) ont été construits .

      4. @ tetefroide

        Visiblement, la sismologie n´est toujours pas prise au sérieux, si j´en crois ce que j´ai lu: la construction ou le projet de construction d´une centrale EPR en Inde dans une zone fortement sismique.

        Question est-ce vraiment la sismologie qui n´est pas prise au sérieux, ou existe-t-il un manque d´éthique dans le chef de certains ? (du style après moi les mouches – et avant les mouches le bonus). 🙂

    2. Vu une vidéo d’un sismologue qui répond à votre question (je vais tacher de la retrouver)

      En gros, de mémoire , la plaque pacifique se glisse sous celle du japon, comme vous dites, sur des centaines de kilomètres. Mais la zone de ripage qui a concerné Sendai le 11 mars n’était que de quelques dizaines de kilomètres. Cela a permis à l’ensemble de la plaque d’avancer vers l’ouest, et la zone de sendai est désormais « détendue » mais du coup, la pression augmente au nord et au sud de la zone. du coup, le risque d’un autre « big one » à la hauteur de Tokyo est aujourd’hui plus élevé qu’avant le 11 mars.

      Conclusion

      1. Merci Thomas 😉

        La video du sismologue Pascal Bernard est très intéressante.

        Si l’on regarde la suivante, celle du spécialiste d’Areva, Bertrand Barré, c’est un résumé de ce qu’on entend et lit dans les medias les plus politiquement corrects depuis le 11 mars…. juste consternant… mais cela vaut la peine de regarder, juste pour comprendre à qui nos élus font confiance…

        Vais écouter les suivantes pour voir si l’une sort du lot, comme celle du sismologue Pascal Bernard.

  7. Glacification du Japon et congelation des humains…Une nouvelle méthode encore jamais testée…Qui dit mieux?
    [PDF]
    FICHE METHODE : GLACIFICATION

  8. Japon : nouvelles mesures radioactives record enregistrées près de Fukushima.

    Hillary Clinton a fait part du soutien résolu des Etats-Unis au Japon. La secrétaire d’Etat américaine est à Tokyo, ce dimanche 17 avril 2011, pour une visite de quelques heures dans un pays sonné par les conséquences du tsunami du 11 mars. Elle doit être reçue par l’empereur Akihito et le Premier ministre Naoto Kan.

    Le gouvernement japonais a été forcé d’admettre ce même jour que les niveaux de radioactivité dans l’eau de mer au large de la centrale de Fukushima-Daichi avaient fortement augmenté ces derniers jours. Peut être la conséquence de nouvelles fuites.

    Les niveaux d’iode radioactive sont montés jusqu’à 6 500 fois au-dessus du niveau légal, selon des échantillons prélevés dans l’eau de mer au large de la centrale de Fukushima. Cette hausse de la radioactivité a été détectée après une réplique de force 5 ,9 sur l’échelle de Richter, une de plus qui a secouée la région proche de Fukushima et celle de Tokyo.

    Avant cette réplique, la radioactivité était 1 500 fois supérieure à la normale et l’Agence de la sûreté nucléaire japonaise avait demandé aux opérateurs de centrales de renforcer leur système de protection antisismique afin d’éviter, comme à Fukushima, une panne des systèmes de refroidissement des réacteurs.

    Cette nouvelle hausse de la radioactivité signale de nouvelles fuites d’eau hautement radioactives, en provenance des enceintes des réacteurs n°2 et n°3, selon des experts indépendants. Les mesures, effectuées dans l’eau de mer, montrent une forte contamination du milieu marin.

    Le gouvernement, après avoir comparé Fukushima à Tchernobyl, laisse entendre, sans preuve, que l’on s’achemine peut-être vers une résolution de l’accident.

    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110417-japon-nouvelles-mesures-radioactives-record-enregistrees-pres-fukushima

    1. Mais MERDE nous savons faire des murs bois multiparois totalement étanches pour des batardeaux et cuves toutes dimensions par kilomètres , qu’est ce qu’on attend pour nous consulter , que toutes les mers soient contaminées?
      http://hangarboi.blogspot.com

      1. Oui, celà fait maintenant un mois, à défaut de bassin de déversement prévu au préalable, un bassin en palplanche devrait pouvoir être bâti en urgence, Quel est la profondeur ?
        On n’arrive pas à amener un vieux tanker pourri à simple coque pour le remplir alors !
        On attend peut-être que la radio-activité ne permette plus d’effectuer ces travaux.

      2. @ bertrand

        « qu’est ce qu’on attend pour nous consulter , que toutes les mers soient contaminées? »

        Oui c’est évident.

        Bon, le ski, c’est fini, plus de neige.
        La mer, c’est mort.
        il reste quoi, ah oui, le cinéma, le shopping, c’est un beau programme pour les vacances 🙂

        Nan, vous avez entièrement raison, on se fout de notre gueule. Et comme d’habitude ça ne choque presque personne tellement c’est invisible.

      3. @bertrand
        C’est peut-être possible mais est-ce vraiment intéressant? L’intérêt de déverser cette eau dans la mer c’est de la diluer…si vous concentrez toute l’eau contaminée dans un volume donné genre le lac d’Annecy vous allez avoir un concentré de radio activité fantastique. Et on en fait quoi? A la limite j’imagine que ça peut être dangereux avec les grandes marées, les tempêtes, un nouveau tsunami etc…

      4. @ D-croissance Oui en effet ça supposerait qu’on veuille traiter cette eau et pas larguer les becquerels dans l’Océan,
        TEPCO annonce en avoir l’intention, (louable)
        quelque soit le mode de stockage, il faudra amener une usine de traitement.
        Est-ce que ça existe tout fait ? (avant un an).peut-on la mettre sur un navire par exemple porte-conteneur et la faire fonctionner sans décharger afin de gagner du temps ?

    2. Forte hausse de la radioactivité au large, plusieurs milliers de fois la normale.
      Alors, quelle radioactivié à quelques dizaines de mètres du rivage ?
      Et sur le site même ?
      Et ils envisagent de stopper tout cela en quelques semaines ou mois ?
      Utopique.

  9. J’aimerais aussi avoir des infos sur le PLUTONIUM relaché à Fukushima. Sa dissémination n’est pas du tout discutée et aucune mesure ne semble disponible. Pourtant, c’est le plus nocif, non ?

    1. Il ne semble pas y avoir de relâchement permanent de plutonium, il y en a peut-être eu un peu lors de l’explosion du n°3, mais il n’a pas dû aller bien loin.

      1. du plutonium et du strontium de Tchernobyl a été retrouvé dans les analyses des filtres à air du CEA de Saclay

        in « Tchernobyl 20 ans après » de Jean-Michel Jacquemin-Raffestin page 330
        Guy Tredaniel editeur
        Cette information n’avait pas été diffusée à l’époque.
        Donc le plutonium peut voyager en aérien.
        Mais les conditions (certaines conditions ?) étaient sans doute différentes..

    2. Léo. Les Hauts.

      Le plutonium est le plus nocif mais il est lourd. Donc, ne voyage pas bien en aérien.
      L’inconvénient est qu’il s’accroche à des équipements roulants ou aux vêtements d’une personne.
      D’où les contrôles que les Japonais font sur toute personne qui sort de la zone. En principe.
      L’autre possibilité est qu’une soit avalée par un poisson qui n’aura pas le temps de développer un cancer, mais de voyager dans le Pacifique.
      Au bout de très peu de temps (quelques jours, soit des centaines de Kms parcourus par les plus gros), le « trou » (cellules mortes) créé par la particule tuera le poisson.
      Qui sera mangé à son tour.
      Et c’est repartit pour le voyage jusqu’à une pêche miraculeuse…

      Mais bon, avec les produits industriels, nous avions déjà l’habitude de ne plus nous souhaiter « bon appétit », mais « bonne chance »…

      1. « Le plutonium est le plus nocif mais il est lourd. Donc, ne voyage pas bien en aérien. »

        Euh, 1 microgramme de plutonium n’est pas beaucoup plus lourd qu’un microgramme de sable… 😉
        On dit du plutonium qu’il est lourd parce que son noyau est lourd comparé aux autres éléments, mais c’est tout… et qu’il est peu volatile essentiellement parce qu’une température très élevée est nécessaire pour qu’il se vaporise.

    3. @ LEO Au moins avec la zone déclarée maintenant interdite et que les anciens habitants ne peuvent pénétrer qu’une fois pour récupérer en quelques heures leurs affaires essentielles, avant d’être contrôlés au retour peut-on supposer que la dissémination anthropique du plutonium va rester limitée.

  10. Refroidissement à l’azote?
    On nous a dit que l’azote serait utilisé en remplacement de l’eau pour le refroidissement. J’aimerais avoir quelques précisions :
    – est-ce de l’azote en circuit fermé? Sinon, que devient cet azote après passage dans les lieux contaminés?
    – quel est l’avantage de l’azote par rapport à l’eau?
    – si c’est tellement mieux que l’eau, pourquoi n’a-t-on pas utilisé cette technique plus tôt?
    Merci d’avance.

    1. Moi je n’ai pas entendu ça ? L’azote à Fukushima n’est pas utilisé pour le refroidissement, mais pour chasser l’oxygène de l’intérieur de ce qui reste des bâtiments réacteurs, afin d’empêcher une nouvelle explosion d’hydrogène (accessoirement il doit bien chasser aussi une partie de l’hydrogène produit).

      1. Oui, et si j´ai bien compris Gouwy, la raison est aussi d´éviter que les oxydes de plutonium ne s´enflamment. Ce qui n´est jamais mentionné dans les médias.

        Faut pas pousser bobonnes dans les ortilles.

      2. Les oxydes de plutonium ne brûlent pas, pourquoi ? Parce qu’ils sont déja à leur niveau maximal d’oxidation.

        L’azote ne sert qu’à empêcher une détonation hydrogène.

    2. Pour l’instant on parle surtout de remplir les batiments d’azote pour chasser l’oxygène vers l’extérieur et éviter de nouvelles explosions due au dégagement d’hydrogène issue du crackage de l’eau en contact avec le corium qui en contact avec l’oxygène de l’air produit un mélange genre O2+ 2H= 2H2O+libération d’énergie , un mélange a l’origine des premières explosions. Je suis l’actualité depuis le début je n’ai pas encore entendu parler de refroidissement à l’azote, si ce n’est une lointaine et hypothétique installation de circuit de refroidissement a l’azote liquide sous la dalle en béton pour éviter que le corium ne la traverse.
      POur l’instant l’hydrogène et et l’oxygène radioactifs chassés des batiments par l’azote est rejeté dans l’air,et vu qu’il y a des fuites nous aurons aussi de l’azote radiocatif
      conclusion: Nous avançons pas a pas vers une solution

      1. Bonjour allfeel,
        Vous avez l’ai sérieux sur la question ; tenez-vous un blog qui recense les nouvelles infos ? Ou des liens pertinents ?
        Rien trouvé de vraiment satisfaisant à part Jorion, D. Leglu et « le blog de Fukushima », les premiers n’en parlant pas quotidiennement et le second étant un mixe entre du valable et du n’importe quoi.
        Merci d’avance.

    3. Spectaculaire, la déformation, si l’on en juge à cette petite phrase : « l’azote serait utilisé en remplacement de l’eau pour le refroidissement. » ! Aucune personne compétente n’a pu dire une chose pareille, il faut y voir la déformation spectaculaire de l’information quand on la propage de proche en proche.

  11. Ce que j’ai relevé cette nuit sur le site de NHK TV, sauf erreur, pas gardé le lien de l’article :

    « The Tokyo Electric Power Company, known as TEPCO, says it detected 260 becquerels of iodine-131 per cubic centimeter in samples taken on Friday. That is 6,500 times the legal limit. TEPCO says the level of radioactive cesium-137 was also up in the same area. It detected 130 becquerels per cubic centimeter, 1,400 times the legal limit. The firm says radioactive densities are leveling off or falling in most other areas. TEPCO has installed underwater barriers and metal boards near the intake to prevent contaminated water from leaking into the sea. The power company says the rise in the levels of radioactivity may have been caused by the installation work, but no new sources of leakage have been found. « 

    Pas trop bien compris cette histoire de barrière sous l’eau…

    Depuis hier soir la chaine TV japonaise n’est plus accessible sur WWI-TV.

    Il y a eu de nombreux tremblements de terre cette nuit encore, jusqu’à 5.5. Me semblait avoir compris que les répliques étaient censées baisser en intensité au fur et à mesure. Il semblerait donc qu’elles baissent assez peu par rapport à la norme. Je me trompe ?

    Si l’on regarde la carte des tremblements de terre, quasiment tout le Pacifique nord est touché par des répliques et le Japon lui-même en vit environ toutes les heures ou parfois toutes les 30 minutes.

    http://quakes.globalincidentmap.com/

    1. Ils ne sont pas inquiets de l’Iode qui a une 1/2 vie assez courte, qui est présent naturellement dans l’eau de mer et qui, de ce fait, est difficile à commenter par les organismes indépendants qui font des relevés (sauf l’isotope 38).

      Ils sont inquiets à cause du cesium (pour les raisons inverses).

      Pour réduire non pas les taux (ils sont ce qu’ils sont, le 137cs devra bien rejaillir un jour d’une façon ou d’une autre) mais la propagation dans la mer au delà d’une certaine distance, les japonais ont installé à la sortie des fuites et des rejets volontaires, des paniers métalliques contenant de la zéolithe.
      La zéolithe est une argile dont une des propriétés est de retenir certains éléments (je simplifie), en l’occurrence ici le 137cs mais aussi le 131i et autres…

      Pour vous donner une idée, la zéolithe est une des argiles utilisée dans les litières pour chat !
      Ce n’est pas une solution, juste une tentative désespérée supplémentaire pour minimiser l’impact médiatique.
      La raison invoquée de la brutale et importante montée des taux de 137cs et 131i hier, est que ces paniers ont été « secoués » par une réplique et que les éléments retenus ont été rejetés
      (ce qui en soit n’est pas impossible et qui donne bien une idée de « l’efficacité et l’utilité » de la solution !)

      http://s184705729.onlinehome.fr/zeo.jpg

      1. @ Gouwy
        Votre comparaison est bien :

        «  »La zéolithe est une argile dont une des propriétés est de retenir certains éléments (je simplifie), en l’occurrence ici le 137cs mais aussi le 131i et autres…

        Pour vous donner une idée, la zéolithe est une des argiles utilisée dans les litières pour chat !
        Ce n’est pas une solution, juste une tentative désespérée supplémentaire pour minimiser l’impact médiatique.  »
        Ai la classification Périodique devant moi
        par ex le Na d’un silicate de sodium « radioactivité naturelle » peut  » s’échanger  » avec des éléments de son groupe :
        le K, Rb, Cs
        mais aussi avec du Ca , du Sr etc .;

        de mémoire résines échangeuses d’ions (adoucisseurs domestiques) : le sodium s’échange avec le Ca ( contenu sous forme dissoute dans l’eau calcaire )

        etc ..

        ça doit être énorme le nombre d’isotopes ayant Z (nombre de protons) et de Masse atomique différente :
        M = Z + N
        N étant le nombre de neutrons

        et la cinétique de toutes ces réactions
        et la  » Période » de chacun de ces isotopes ..

        cela est loin pour moi .. car suis devenu , à un temps T, un  » technico-comm de haut vol » ..
        mais ça revient ..

        PS : ce cher ALLEGRe rappelait hier soir que  » radioactivité naturelle » et que .. que ..
        Il a pas prononcé les mots  » Plutonium, ni reprise de criticité .. ni .. ni ..

        le Japon ‘ ( et ses riverains) sont pas sortis de l’auberge .. hélas §§

      2. A l’heure d’aujourd’hui, peut-on estimer – ordre de grandeur – le volume de gaz radioactifs relâché dans l’atmosphère depuis le 11 mars ?

      3. @ Pad ( nom d’un maire très connu dans le « 62 » .; sérieux ..!) et à tous
        1) Vous écrivez :

         » PAD dit :
        17 avril 2011 à 15:56

        A l’heure d’aujourd’hui, peut-on estimer – ordre de grandeur – le volume de gaz radioactifs relâché dans l’atmosphère depuis le 11 mars ?  »
        Bonne question .; mais sans réponse !

         » Les volumes de gaz, vapeur, liquides , poussières, blocs solides ont envie d’augmenter ..
        Telle est ma réponse ..
        Espoir : qu’ils arrivent à les limiter .; hélas pas fini

        2) si  » Reprise de criticité  » ( en tapant ces mots sur google  » ) des réponses surement édifiantes .; je le ferai bientot

        3) DAIICH et DAIIni = qn a dit que ça veut dire  » 1  » et  » 2″ .;

        et  » SEPPUKU  » = suicide ( j’avais noté .; )I
        4) Croyez vous qu’avant la cata , la littérature ne parlait que de  » FUKUSHIMA  » ( Ile du Bonheur  » ??

        Enfin, à force .. on a une idée assez précise de la  » vie de ces 2 centrales depuis env 40 ans  » ..
        Quel nu ! quel air !

      4. @ Hervé
        Comme GOUWY l’a déjà expliqué :

        Isotope 38 = par exemple
        c’est du Chlore 38 ( N° atomique Z = 17 )
        Gouwy a expliqué que

        Na Cl .; y a le Cl 35, le Cl 37 etc .;
        A+

      5. Merci 😉 et merci aussi d’avoir été assez pédagogue pour que je puisse comprendre. C’était bien ce que mon intuition m’avait fait comprendre en d’autres termes. Effectivement une tentative désespérée de plus, comme toutes celles qui ont été appliquées depuis le début.

        Y a-t-il un moyen sur ce blog de recevoir des alertes en cas de réponse à un commentaire ? pas trouvé où, ni comment.

        Cela rendrait la navigation plus facile et aussi de ne pas passer à côté d’une réponse.

      6. Je ne voyais pas le rapport entre le Cl 38 qui est un marqueur de reprise neutronique et les organismes indépendants c’est tout.
        Je pensais avoir loupé quelque chose.

      7. Jmémé, t’es pas sur facebook, ici.

        Même si nous lançons parfois des blagues et quelques délires, c’est pas de la conversation entre commères.

      8. Jmémé, t’es pas sur facebook, ici.

        Même si nous lançons parfois des blagues et quelques délires, c’est pas de la conversation entre commères.

        Pardon ? je ne crois pas avoir parlé sur ce ton à quiconque ici et je regrette que le modérateur ait laissé passer ce manque de respect. Je me souviens pas avoir gardé les vaches avec vous « blockquote ».

        Ma question était légitime et je ne vois pas le rapport avec facebook que je ne connais d’ailleurs pas. Sur la plupart des medias et blog, il est possible de recevoir une alerte des réponses à ses commentaires. Je posais simplement la question de savoir si c’était possible ici ou non. Il aurait été simple de répondre par oui ou par non. Plus courtois aussi.

      9. Jmémé, ne te fâche pas. Mon manque de courtoisie est habituel et sert par ailleurs.
        (d’ailleurs, j’ai failli écrire : ne te fâche pas, c’est un ordre… 😉 )

        Sinon, deux choses :
        Je ne connais pas non plus facebook, et j’en suis très content.
        Sur d’autres blogs, en effet, il est possible de se faire DEBORDER par le nombre de réponses reçu sur un sujet.
        Hors, est-ce vraiment rentable ou intéressant…?? Jemeldemande.

        Autre fonctionnement gênant, retrouver les réponses lorsque l’on commente quelques sujets.
        Là aussi, c’est la galère.
        Mais cet « inconvénient » peut aussi être un certain avantage sachant que la situation actuelle évolue TRES vite.
        Une info peut ne plus avoir de sens le lendemain… (et ça arrange les financiers)
        Donc, adopter la même tactique que le financiers ne me parait pas franchement idiot.

        Sympathiquement. Signé : le directif maladroit.
        (quand tu me connaîtra mieux, tu te rendras compte que j’ai tout de même un autre avantage certain : quand je comprend un truc, en principe, tout le reste de la planète peut le comprendre)

  12. Le Monde a publié le 14 avril un entretien avec un sismologue qui avait mis en garde dès 1997 « Il faut de toute urgence arrêter les centrales à haut risque » (accès réservé aux abonnés).
    Les risques étaient connus (concept de Genpatsu-Shinsai) mais…
    Ce qui m’inquiète encore plus c’est que ce sismologue évoque un scénario du pire, une véritable explosion nucléaire !
    De quelle puissance ?
    Le reste de l’entretien est bien sombre.

    Arrêter les centrales à haut risque : de plus en plus de citoyens en sont convaincus dans ma région pour la centrale de Fessenheim, les infos et manifestations se poursuivent.

    « Né en 1944 dans la préfecture de Kanagawa, au sud de Tokyo, et professeur émérite à l’université de Kobe, le sismologue Katsuhiko Ishibashi est un des rares à avoir dénoncé la vulnérabilité des centrales nucléaires japonaises aux tremblements de terre ».

      1. @ francisco
        Depuis peu ai un médoc contre HYPERTENSIOn

        Je vous le donne émile :
        fabricant :

         » DAIICHI – Santcho ( pas Sancho Pança )

        Depuis j’irradie de bonheur ..
        sérieux

    1. Merci Francisco, il y a des articles à ce sujet dans la presse régionale aujourd’hui.
      Cela intéressera mes amis de la région frontalière ainsi que ceux qui bossent dans la chimie suisse.

  13. est ce à dire que pendant des mois , les japonais sont « résolus » à relarguer des produits radioactifs et de la radioactivité ?

    la vapeur qui s’échappe toujours est elle porteuse de particules radioactives ?

    les vents vont ils rester majoritairement orientés vers l’océan ?

    croit-on que les chinois et les coréens vont laisser faire ?

    1. Sur les vents, en fait surtout sur la saison des typhons qui débute en juin-juillet pour durer jusque vers octobre :
      http://www.accuweather.com/blogs/news/story/47259/japan-typhoon-season-will-disa.asp

      C’est en anglais, m’enfin… Grosso modo, c’est pas trop trop grave ni dangereux concernant la centrale elle-même, puisque ce ne sont que de grosses tempêtes qui arrivent sur le nord du Japon ; par contre ça fait toujours beaucoup de pluies avec des vents qui se mettent à tourner dans le mauvais sens… S’ils ne prévoient pas un contrôle des fuites radioactives d’ici trois mois, il est alors certain que la situation radiologique d’une bonne partie du Japon va continuer à empirer.

    2. Probablement oui, un éminent professeur est venu présenter hier à la NHK un beau graphique présentant les rejets cumulés, depuis le début.
      Cette présentation est très rassurrante, pas de pic effrayant au début, dès le 15, puis un total cumulé légèrement croissant, donc un rejet permanent qui au bout d’un mois reste présentable car il est très inférieur au rejet initial, sur lequel on ne nous à pas trop attiré l’attention à l’époque.
      Explosion d’hydrogène, pas nucléaire, ça donne de l’eau ….
      Qu’en est-il en France depuis le 23 mars ?

    3. J.Gorban

      Vous dites « croit-on que les chinois et les coréens vont laisser faire ? »

      Ne pas laisser faire, c’est faire quoi ? Embargo sur la radioactivité ?

  14. @ J Gorban
    Oui (résolus, pas le choix)
    Oui(surtout depuis qu’ils injectent de l’azote a l’intérieur ils font sortir l’air contaminé)
    on en sait rien (mais ce qui part vers l’océan fini par faire rapidement le tour de la terre)
    On en sait rien( mais tous ceux qui ont la bombe on fait toutes sorte d’essais nucléaire en dépit du bon sens en mettant en danger les populations)

  15. Bonjour
    pour Mr Leclerc (et au passage, wow!!, quel magnifique travail vous faites)…
    soyons bien d’accord…
    « Ce n’est que dans une seconde phase que sera entamé le refroidissement progressif des installations afin que la température de l’eau descende en dessous de 100°C. »
    Le point d’ébullition de l’eau, même en milieu nucléaire, ne varie pas ??? C’est donc de « vapeur d’eau » (gaz donc) dont vous nous parlez??? … Toujours aux alentours de 100°C, ce point ou non???
    parce que si vapeurs, il y a… il va où actuellement le dit GAZ… (et d’ailleurs même à 100 °C.. l’eau restera sous forme GAZ…)????
    chris

    1. Et où vont-ils trouver le personnel durant tout ce temps pour faire le sâle boulot ?
      Les ingénieurs, techniciens, ouvriers, ne sont-ils pas déjà passablement contaminés et malades ?
      Tiendront-ils tout ce temps ?

    2. @Fransisco

      Toujours aux alentours de 100°C, ce point ou non???

      Pour précision, un rappel des lois de thermodynamique : Le point d’ébullition de l’eau est effectivement proche de 100°C mais à pression atmosphérique .

      Plus la pression augmente, plus le point d’ébullition augmente …

      Ainsi dans un circuit primaire du palier REP 900 Mw, la température du fluide caloporteur (eau) avoisine les 300° C, ce fluide restant en phase liquide, sous une pression de 155 bar (soit grosso modo 155 x la pression atmosphérique)
      Voir explications ici

      1. OUI mais dans l’état de la centrale je doute qu’il y ait encore une pression de 155 bars alors quelques bars et un peu plus de 100 ° peut-être.

  16. Pendant que le président de Tepco en personne, Tsunehisa Katsumata estimait durant une conférence de presse ce dimanche qu’il faudrait près de trois mois avant d’assister à une baisse sensible de la radioactivité autour du site et entre six et neuf mois pour mettre à l’arrêt les réacteurs, on commence à s’inquiéter des traitements préventifs à mettre en œuvre pour tenter de préserver la santé des salariés dans la gueule du tigre. Avec, encore, quelques « divergences d’opinion » entre spécialistes…

    Fukushima: une banque de cellules sanguines nécessaire pour traiter les techniciens de la centrale, selon des experts.

    Inquiets des conséquences médicales d’une exposition aux radiations nucléaires, des experts conseillent aux techniciens de la centrale nucléaire de Fukushima de se faire prélever maintenant des cellules sanguines, dans l’éventualité d’un traitement;

    Les équipes techniques s’efforcent de contrôler les fuites radioactives du complexe de Fukushima Dai-ichi, sévèrement endommagé par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier. A l’heure actuelle, les niveaux de radiation sont dangereusement élevés dans certaines zones de la centrale, là où, selon les experts, le travail prendra des années, posant la question du risque d’un accident d’exposition.

    Une radioactivité élevée peut détruire les cellules sanguines fabriquées par la moelle osseuse, une complication potentiellement mortelle qui peut être traitée par la transplantation de cellules sanguines souches. Ces transplantations représentent le traitement standard des maladies sanguines, notamment de la leucémie.

    Obtenir ces cellules souches à partir d’un donneur prend du temps, et l’incompatibilité potentielle entre donneur et receveur peut conduire à des complications, ont observé les experts. Ils suggèrent aux techniciens de la centrale de mettre de côté leurs propres cellules. Une telle pratique consiste à recevoir des injections pendant plusieurs jours pour prélever des cellules souches de la moelle osseuse et les réintroduire dans le sang. On extrait les cellules souches du sang prélevé dans un bras, avant de le réinjecter dans l’autre bras. Ce qui prend plusieurs jours.

    Une fois les cellules souches stockées, tout technicien exposé à un niveau de radiations important pourra être transfusé avec ses propres cellules.

    Les experts de plusieurs institutions, notamment de l’hôpital Toranomon de Tokyo et de la Fondation japonaise de recherche sur le cancer, ont évoqué cette idée dans une tribune publiée sur le site en ligne de la revue médicale « The Lancet ». Ils soulignent que cette proposition divise la communauté scientifique: certains y sont favorables, alors que d’autres y voient un fardeau physique et mental de plus pour les travailleurs. Quoiqu’il en soit, quelques équipes de transplantation se disent prêtes à prélever ces cellules.

    Dans un entretien téléphonique à l’Associated Press, un expert en transplantation juge que cette idée n’est valable que dans certains cas. Pour le Dr Nelson Chao de l’Université de Duke, cette proposition est légitime pour les techniciens qui pénètrent dans la zone fortement irradiée, mais elle devra se limiter à ceux exposés à un niveau d’irradiation bien défini. En deçà de ce seuil, la guérison est obtenue dans tous les cas. Alors qu’au-dessus, les dégâts, notamment intestinaux et pulmonaires, sont irréversibles. Et là, une transplantation de cellules souches ne changera rien, conclut-il

    . Associated Press

    1. Il faudrait interroger plusieurs cancérologues, dont ceux qui travaillent, ou ont travaillé dans hôpitaux militaires …
      – je pense, mais c’est à vérifier, que pour les personnels sur la zone dès le début, les cellules prélevées ne seront pas en bon état …
      – délai court, me semble-t-il entre prélèvement et greffe …( cela a pu changer )

      – autre possibilité, peut-être plus réaliste (?) : connaitre les systèmes HLA (simple prélèvement sanguin ) des personnes ayant subi et risquant une forte contamination pendant le nombre de mois nécessaires aux tentatives futures de sortir du bourbier : càd tous ceux qui ont été sur ce site, depuis la catastrophe ( les dispersions des produits toxiques ayant été aléatoires, disséminées, opaques …), et demander en premier lieu à leur famille de faire ce même prélèvement pour voir si donneurs potentiellement compatibles …ensuite, on passe au registre mondial HLA …
      – ne prélever le donneur qu’en cas de besoin, et peu avant la greffe …

      si des spécialistes-PRATICIENS sont en ligne ….

      1. A quel moment prélever, pour une autogreffe ?
        « ..la forme hématopoïétique, potentiellement mortelle, se manifeste pour une exposition supérieure à 1–2 Gy. Elle débute deux à trois semaines après l’exposition aux radiations et touche la moelle osseuse … »
        .. »Le syndrome hématopoïétique est lié à la destruction partielle ou totale des cellules hématopoïétiques de la moelle osseuse et à celle des lymphocytes périphériques.
        Dans les heures suivant l’exposition, la chute de la numération lymphocytaire augmente le risque d’infection. La vitesse et l’ampleur de la chute de la numération sont une indication de la dose reçue et permettent un diagnostic de la gravité de l’irradiation en l’absence de mesure dosimétrique, comme par exemple pour la population civile… » /wikipedia

        délicat techniquement, et c’est voir le corps humain comme un outil …

      2. Ces prélèvements ne peuvent s’imaginer qu’avant qu’un travailleur parte pour par exemple une mission donnée où l’on sait qu’il va être exposé à des doses élevées.

        Les médecins font cela car ils craignent d’être le dernier recours d’être submergés par le nombre.

        Le nombre de place en chambre stérile étant limitée.

        Quant à voir le corps humain comme un outil, c’est ce qu’il est actuellement sur Fukushima.

      3. Quant à voir le corps humain comme un outil, c’est ce qu’il est actuellement sur Fukushima.

        en effet, mais, dans l’état actuel des choses, il n’y a guère le choix, et ceux qui y vont le savent techniciens et pompiers : terrible, mais, ils pensent aussi à éviter pire encore *pour les autres (familles,amis, pays) d’après ce que les experts-nucléaires, ici même, ont supputé de l’état des lieux, pas le choix pour le moment …donc pdt au moins 9 mois ( si, si, si …) …* en cela, ayant une conscience, ils ne sont pas des outils …
        quant aux intérimaires, c’est encore autre chose : chair à canon …mais ici même, serait-ce plus « brillant » en cas de catastrophe ? et, que ferions-nous ? ne souhaiterions-nous pas que des personnes y aillent pour éviter le pire ?
        il faut tenir compte de cela …et penser à la suite …soit sortie progressive, avec arrêt de la baisse des coûts sur la sécurité, et les personnels formés.
        * ce qui m’inquiéterait encore plus : c’est que l’on se contente de faire un beau protocole, et dire « tout va bien! », on continue comme avant ! ce qui serait là vraiment de l’instrumentalisation=) c’est qu’on commence à les connaître, les bougres ….

      4. Le nombre de place en chambre stérile étant limitée.

        oui, mais il ne s’agit pas là d’une « simple » maladie (je le dis sans oublier ce que sont ces maladies), mais c’est lié à un accident trés grave …donc, non prévu : il y a toujours de l’imprévu …où, quand, comment ?? =) ce qui veut dire nombre important de personnes (susceptibles d’être) touchées dans un laps de temps trés court, dans une zone dévastée , càd, hôpitaux de pointe ad hoc, et systèmes prélèvements…labo… etc aussi, pouvant être détruits sur une vaste distance …ce qui veut dire que l’organisation doit être toute autre … et « déportée » sur zone en état =) autres Pays proches doivent pouvoir ouvrir trés vite les postes ad hoc…
        [ c’est le cas des ONG médicales sur catastrophes naturelles…mais avec le nucléaire, c’est encore plus compliqué, me semble-t-il. ]
        étant donné les liaisons entre militaire et civil dans ce domaine =) les hôpitaux militaires des Pays nucléarisés doivent être déjà organisés …
        en attendant la trentaine d’années qui nous permettra de sortir de cette affaire.

      5. @Yvan

        Oui, je confirme que le gouvernement japonais ne souhaite pas divulguer les doses reçues par les opérateurs qui sont sur le site.

        J’ai vu l’enquête d’envoyé spécial du 14 avril dernier, et cela est évident.

        La rétention d’information de l’hôpital qui reçoit les irradiés est évidente ; leur motif est le suivant, si on laisse des interviews se faire auprès des personnes irradiées, elles seront mises à l’écart par la société, nous les protégeons donc en agissant ainsi.

        Toutefois un médecin dit ouvertement que Tepco ne répond pas du tout aux préconisations qu’il donne pour le temps d’exposition des liquidateurs ou autres ….

        A voir également dans cette enquête, que les japonais contrairement à ce qu’on essaie de nous faire avaler ne sont pas impassibles ou fatalistes.
        Un éleveur est particulièrement en colère, quant aux autres ils ne peuvent pas parler car ils risquent le licenciement.

        Bienvenue l’information génétiquement modifiée !

      6. pour celles et ceux qui seraient intéressés …et qui voudraient jeter un coup d’oeil :
        Ce que l’on peut retenir, c’est que c’est un métier, à part entière ….
        Que de trés bonnes équipes médicales dans un domaine ne le sont pas forcément dans d’autres : le champ est vaste ..[ ce qui veut dire que des administratifs-quantificateurs qui se permettent de déplacer le personnel comme des pions font courir d’énormes risques à la population …et épuisent les personnels soignants – comme si ces métiers n’étaient pas, passionnants certes, mais usant physiquement et psychiquement -]
        Que des non-urgentistes seront excellents dans les pathologies chroniques et leur traitement, ainsi que l’abord du patient, qui est particulier à ce type de maladies .
        Que les urgentistes sont faits pour cela, sinon, ne tiennent pas 6 mois …c’est une autre approche.
        Que les uns ne s’improvisent pas les autres …
        Et que l’urgence nucléaire est une forme particulière de l’urgence, qui ne saurait s’improviser :
        un exemple
        pages 1445, 1446, 1447, 1449 ( la page 1448 n’étant pas accessible ) …mais peu importe, c’est pour donner une idée des difficultés rencontrées !

      1. @ M
        Les places en chambre stérile sont limitées car c’est c’est ainsi.

        Qui a prévu de pouvoir accueillir autant de cas d’un coup.

        Personne.

        Donc il faudra faire autrement et c’est la proposition des médecins.

        Si vous avez lu vous avez vu que ce type de prélèvement ne présente aucune difficulté.

        @Yvan

        Je suis comme vous je ne comprends pas bien TEPCO.
        Peut-être que c’est la suite d’essayer de minimiser la situation par tous les moyens, recourir à de telles solutions reviendrait à admettre que la situation est très grave.
        Ou bien c’est pour ne pas vouloir commencer avec certains ce qu’ils auraient dû faire depuis le début, avec les premiers envoyés, solution qui ne leur est plus accessible, car vaine compte tenu de leurs atteintes.

    2. Hhmm…

      J’ai vu en fin d’article de mass-media que tepco ainsi que le gouvernement japonais n’étaient pas favorables à cette opération.

      L’explication simple est qu’elle permet AUSSI de connaître l’exposition reçue…

      1. Pardon. La dose reçue, soit l’exposition.

        Et là, la crème après-soleil n’atténue pas grand-chose. (uniquement les brulures au niveau de la peau)
        (pour ceux qui connaissent les traitements radio)

      2. @yvan

        L’explication simple est qu’elle permet AUSSI de connaître l’exposition reçue…

        Hhmm… Je crois que tu as trop regardé de séries américaines, Yvan… Gaffe à toi, à ce rythme, il n’y aura bientôt plus seulement ton carrelage et celui du pauvre Hervé qui se ressembleront…

      3. Vigneron, ce ne serait pas la première fois que tepco « éviterait » que l’on puisse mesurer les doses reçues.
        Il l’a déjà fait suite à la première explosion en faisant se changer tout le personnel évacué. Aucune mesure n’a été faite sur les vêtements.

        Que eux se le fasse à l’américaine, là, je pense que tu serais plus près de la vérité.

        Hervé.
        J’ai tendance à faire des comparaisons entre tepco et les procédures EDF.
        Et là, la différence est flagrante.
        Sachant que, par exemple, avant le pépin, seuls les encadrants avait UN dosimètre et encore, pas en permanence.
        Et sur un site qui contient du plutonium, je n’ai jamais vu ça ici.

      4. @vigneron

        La numération sanguine habituelle est un élément mis dans le dossier de chaque travailleur du nucléaire.
        Faire une numération est quelque chose d’anodin et ne relève pas de techniques phantasmées de séries américaines.

        Entre nous je ne sais pas qui est le plus pauvre, intellectuellement parlant.

      5. @Hervé

        Essayez de capter ce dont je causais à Yvan, cher petit Bambi, ce ne doit pas être bien au-delà de vos capacités cognitives, et après revenez donc m’entretenir de vos insoupçonnables pays de cocagne intérieurs. C’est toujours bon à prendre une bonne marrade. Merci d’avance, Dr Justice !

      6. Sachant que, par exemple, avant le pépin, seuls les encadrants avait UN dosimètre et encore, pas en permanence.
        Et sur un site qui contient du plutonium, je n’ai jamais vu ça ici.

        Tant mieux Yvan !

        Mais, dans toutes les Entreprises – côtées en Bourse =) actionnaires =) dividendes=) restriction des coûts =) bla bla bla … ) d’où ma grande crainte pour Areva, par ex. – actuellement, la restriction des coûts [ cost-killers, appartenant souvent à des cabinets de conseil, et extérieurs à l’entreprise…et, sauf exception « faisant où on leur dit de faire »] commence par les postes de Sécurité et médicaux …Je l’ai vu partout où je suis passée …c’est trés opaque…et, il faut mener un « combat » épuisant pour remonter toute la filière …car, on vous promène …c’est là ( non nucléaire, mais quand- même), que au Poste de Sécurité, seul le chef de poste est secouriste, réactualisé …qu’il n’est évidemment pas là tout le temps, et que les autres …ma fois, non, alors que le directeur ad hoc, vous a soutenu le contraire en CHSCT …, lors de votre prise de poste =) c’est externalisé =) on demande le cahier des charges : impossible de l’obtenir : bataille sans fin =) intimidations …demande d’arrêter de poser des questions « gênantes » =) cela, c’est juste un petit ex. de rien, parmi bien d’autres …
        C’est vers quoi, chaque jour nous allons un peu plus ….
        Qualité.fr en voie de disparition …

    1. Comment être estimé à 107 M€ et ne récupérer que 4 000 € ? Où est le blème ?

      C’est ça le capitalisme à l’agonie ?
      Valoir des millions et se contenter du juste nécessaire pour survivre en réalité ?
      J’espère que c’est qd même assez pour tout ce qui est accompli ici.

  17. une émission intéressante, qui recouvre succinctement ce qui a été dit ici, avec qq compléments :

    http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/3D-journal/

    « dimanche 17 avril 2011
    L’opacité du nucléaire, et Verdi versus Berlusconi

    L’opacité du nucléaire
    Laure Noualhat
    journaliste à Libération et à Arte pour Global Mag. Elle est la coauteur d’un documentaire « Déchets : le cauchemar du nucléaire, réalisé par Eric Guéret (diffusé sur Arte le 13 octobre 2009), et d’un livre éponyme édité au Seuil en 2009.

    Bernard Laponche
    physicien nucléaire et expert en politique de l’énergie. Il a travaillé au Commissariat à l’Energie Atomique en tant qu’ingénieur.

    Dominique Lorentz
    journaliste, écrivain, responsable des pages Actualités de la revue XXI. On lui doit notamment les ouvrages suivants : « Des sujets interdits » (Les Arènes, 2007), « Affaires atomiques » (Les Arènes, 2001), « Une guerre » (Les Arènes, 1997).

    André Lebeau
    professeur honoraire au Conservatoire des Arts et Métiers, géophysicien de formation, ancien président du Centre national d’Etudes Spatiales et ancien directeur général de Météo-France.
    Il est notamment l’auteur de : « Les horizons terrestres – Réflexions sur la survie de l’Humanité » (Gallimard, avril 2011) et « L’engrenage de la technique :essai sur une menace planétaire » (Gallimard, 2005). »

      1. Dominique Lorentz et aussi Frédérique L’Odéon connaissent tous les deux très bien le Grenoble, …..
        (du temps de leur jeunesse, vers par là, je dirais avant les années 85, sinon 80 …

  18. En direct de Tokyo.
    Hier matin il y a eu une assez forte secousse qui a duré une bonne dizaine de secondes, mais tout de même moins forte que celles du début de la semaine.
    Pourtant la vie suit son cours, les magasins sont ouverts, la foule de Shinjuku était aujourd’hui au rendez-vous puisqu’il faisait un temps merveilleux…
    Demain sera un autre jour avec peut-être une autre secousse.
    Les derniers communiqués de TEPCO et du gouvernement, scrutés à la télévision et sur les iphones, semblent rassurants.
    Ici au Japon, la population a durement souffert de la perte d’un de leurs proches à cause du tsunami.
    Des collectes sont organisées à tous les coins de rue et dans tous les restaurants pour venir en aide à quelques 200 000 sinistrés qui ont tout perdu ainsi qu’aux populations déplacées en raison des risques de radioactivité autour de la centrale de Fukushima.
    Mais la population dans son ensemble ne polémique pas sur la question de savoir s’il faut comme disent certains inconscients européens pour la plupart « sortir » du nucléaire !
    Là n’est pas leur préoccupation. Ils admirent les centaines de pompiers, militaires et simples volontaires qui se battent dans des conditions extrêmes pour préserver la sécurité de leur pays.
    Chaque infime amélioration de la situation à Fukushima, secouée quotidiennement par des répliques, est un victoire contre les éléments naturels.
    De grâce, commentateurs, et je dirais aussi politiciens et simples citoyens européens, modérez vos ardeurs, vu du Japon, c’est vraiment indécent …
    Vous savez très bien qu’on ne pourra plus se passer de l’énergie nucléaire alors n’adoptez pas une attitude infantile.
    J’ai vu ce jour dans la presse française qu’on allait stopper la prospection des gaz de schiste, on va aussi stopper toutes les centrales nucléaires, et puis après, on fera quoi ? On pédalera sur des vélos transformés en génératrices pour s’éclairer ? On brûlera des bougies de suif comme au XIXe siècle, on rouvrira les mines de charbon pour bien polluer (comme le font les allemands, ou les chinois) …
    Non !
    Pensez au Japonais qui ont vu toute une région de leur merveilleux pays dévasté par un tsunami gigantesque, région par ailleurs très belle, et qui n’auraient jamais voulu une catastrophe telle que celle de Fukushima….

    1. L’espèce humaine est robuste, elle a traversé les pires épreuves. Les êtres humains savent qu’ils sont mortels, mais cette connaissance influe à peine sur leurs comportements. Vous nous dites que la vie continue à Tokyo, et tant mieux, qu’on admire les pompiers, ils le méritent. Mais votre témoignage confirme surtout que dans l’épreuve, nous trouvons refuge dans l’illusion. Cela, nous le savons malheureusement aussi.

      1. Paul, je vous renvoie malicieusement vos propres analyses : ce n’est pas parce que l’espèce humaine a traversé les pires épreuves qu’elle est robuste, pas plus que l’industrie nucléaire! Et ce n’est pas parce qu’elle est ultra-dominante sur cette planète qu’elle est stable, pas plus que la global-finance! 😉

        D’ailleurs, des études de paléo-génétique semblent montrer que l’humanité a plusieurs fois été réduite à quelques milliers d’individus, et en grand danger d’extinction. Nous gagnerions à nous percevoir comme une espèce d’apparition aléatoire, multi-miraculée, et en sursis…

      2. Là, Marc, mettre Monsieur Jorion face à ses contradictions…

        dieu l’entende…

        Et, d’un autre coté, QUI n’a jamais de contradictions sauf le délicieux boeuf de l’Aubrac..???
        Jevouldemande…

        Signé : le contradictologue.

    2. Pour aller un peu plus loin que les bougies et les vélos-dynamos… sur les énergies alternatives voici un site qui tente de présenter sobrement la plupart des voies envisageables : http://www.ecosources.info. Il a probablement déjà été cité ici, mais je le remets car il est vraiment clair et dépassionné. On voit que ce ne sont pas les idées qui manquent, et qu’il serait urgent de commencer à bâtir ces tours solaires qui marchent même la nuit ou ces atoll artificiels capables de stocker des centaines de GWh…

      Sait-on l’étendue des recherches théoriques et appliquées faites sur les énergies renouvelables en France ? Je vois en fouillant un peu sur le web que le CEA ou EDF explorent quelques voies, mais autant demander aux chantiers navals d’inventer l’aviation !…

    3. @ henry 38 ( au Japon )
      Merci de votre témoignage , et en vous souhaitant du courage
      Vous dites :

      «  » De grâce, commentateurs, et je dirais aussi politiciens et simples citoyens européens, modérez vos ardeurs, vu du Japon, c’est vraiment indécent …
      Vous savez très bien qu’on ne pourra plus se passer de l’énergie nucléaire alors n’adoptez pas une attitude infantile.
      J’ai vu ce jour dans la presse française qu’on allait stopper la prospection des gaz de schiste,  »

      Je répondrai :
      – Français sont assez sensibilisés sur Nucléaire
      – français très préoccupés par 1 crise de civilisation, qui atteint cette France qui n’est pas  » la superbe qui est parfois vantée  »

      Gaz de schiste : peut être valable pour des pays à faible densité de population
      mais en france ( ou au Japon ou dans pays à forte densité population)
      aller pratiquement provoquer des explosions souterraines, injecter des produits toxiques .; pour recueillir des gaz combustible ..
      c’est un non sens ..

      vaut mieux utiliser d’autres sources .. et économiser énergie
      y a d’autres possibilités ..

      Bon courage à vous au japon

    4. @henry38 17 avril 2011 à 16 h 48
      « Vous savez très bien qu’on ne pourra plus se passer de l’énergie nucléaire alors n’adoptez pas une attitude infantile. »
      Je sais très bien qu’on peut se passer de l’énergie nucléaire, comme l’humanité l’a fait pendant presque toute son histoire et comme elle le fera précisément à cause de cette exploitation ; alors n’adoptez pas une attitude résignée.
      Pour savoir comment, ne cherchez pas de devins, commençons par nous y contraindre en cessant l’exploitation des mines d’uranium et en démantelant ingénieusement les centrales qui existent, après l’avoir desservis les ingénieurs pourraient servir leur espèce.

    5. De grâce, commentateurs, et je dirais aussi politiciens et simples citoyens européens, modérez vos ardeurs, vu du Japon, c’est vraiment indécent … Vous savez très bien qu’on ne pourra plus se passer de l’énergie nucléaire alors n’adoptez pas une attitude infantile.

      Je vois ce que vous voulez dire : ici on parle de « sortir du nucléaire », là-bas ils y sont jusqu’au cou. Par décence et compassion il faudrait donc se taire, et accepter sans broncher la même politique et les mêmes risques. Je ne suis pas du tout d’accord. La décence et la compassion n’exigent pas une telle solidarité dans le malheur, seulement de ne pas faire de commentaires futiles, a fortiori de commentaires moqueurs. Mais il n’est pas interdit de parler des choses graves : « sortir du nucléaire » n’a rien d’infantile, et il faudra bien qu’on y passe un jour, alors autant le faire le plus vite possible. La France dispose déjà de 58 centrales en activité, d’un stock de 52 tonnes de plutonium dont elle ne sait que faire, et vous voudriez qu’on en rajoute ?

      1. …, a fortiori de commentaires moqueurs…

        L’humour est – aussi – une bonne défense.
        Pas toujours de bon goût, mais il soulage et permet de sortir doucement des illusions.

        Amen

    6. « Les derniers communiqués de TEPCO et du gouvernement, scrutés à la télévision et sur les iphones, semblent rassurants »
      « modérez vos ardeurs, vu du Japon, c’est vraiment indécent … »

      sur Henri38 produit de superbe vue imprenable du Japon, avez bien de la chance mais votre folie catho je vous en prie,
      autre coup d’oeil, surréaliste celui-ci bien que très très officiel, le 16, sur http://english.kyodonews.jp/news/2011/04/85930.html
      « The commission has dispatched members of its secretariat to the prefecture since the crisis began the nuclear complex but a government official said,  »It seems a problem that none of the designated experts has gone to Fukushima. The matter should be examined in the course of post-accident fact-finding. »

      le lendemain… http://english.kyodonews.jp/news/2011/04/86078.html
      « Up until the  »step two » period to be taken in the next six to nine months, during which the utility aims to bring the release of radioactive materials under control, the government would consider reviewing the evacuation criteria and will decontaminate the widest possible area. »

      j’ai depuis tout jeune un gros faible pour le Japon, pour lequel j’ai beaucoup de lacunes, à cause des Samouraïs de Kawabata de Dogen etc des cerisiers du cinéma du zen de la beauté des Japonaises, de leur nourriture ….
      avec ma femme nous avions voyagé en stop au Japon, un couple nous avait pris et invité chez eux, le free jazz qu’il jouait n’était pas bien vu pas plus que la moustache au dessus de sa lèvre, écoutait-il Sado Watanabe ? http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=boxYRpkEOAg

      Henry38 ouvrez yeux, oreilles vous qui l’avez flemmeuse, au moins à partir de 2’50…
      « Vivre Dans La Peur » de Akira.Kurosawa http://www.youtube.com/watch?v=oSsPU-hT1oI

      Le Japon c’est aussi Nagisa Oshima
      Faire des achats dans les grands magasins demande du courage. Et se tenir debout dans la rue avec sur les bras les achats qu’on a faits demande plus de courage encore. Je venais d’acheter des jeux pour mes enfants et, avec sous les bras de gros paquets, j’attendais un taxi.
      Une jeune fille me croisa , jeta un regard de côté, arrêta ses yeux sur moi, fit deux ou trois pas et s’immobilisa. Elle me fixa et, obéissant à une impulsion, s’approcha.
      – Quand ferez-vous un film ?
      Son visage souriant était empreint de curiosité. Elle portait un tailleur marron clair. Ses cheveux étaient courts et frisés. Je lui fis la réponse que je donne d’habitude en pareille circonstance.
      – À qui ai-je l’honneur ?
      – Je suis tout simplement une de vos admiratrices.
      Elle rougit et s’éloigna.
      Le cinéma est un produit de la société industrielle. Le rêve qu’il incarne est celui du progrès illimité et de la prospérité de cette société. Et lui-même fut le symbole de ce progrès et de cette prospérité.
      Maintenant que le rêve s’est écroulé, pourquoi, moi, devrais-je faire du cinéma ?
      Vous qui portez un tailleur marron clair, dites-moi : pourquoi devrais-je, malgré tout, faire du cinéma ? Quels vœux formulez-vous à propos du cinéma ? De moi ?
      Une utopie, c’est tout ce que je peux faire. Et je n’ai nullement envie de vous séduire et de vous entraîner dans cette utopie. Vous ! Néanmoins, moi, je…

      Fragments du journal intime, 30 mai 1974.
      In Ecrits 1956-1978. Dissolution et jaillissement,
      trad. Jean-Paul Le Pape, Gallimard/Cahiers du cinéma, 1980

      1. Mishima ou Mizogushi. Et pas Kawabata. Désolé. A un moment donné ils se sont mis à écrire pour le Prix Nobel de Stockholm et à abandonné l’esprit du Japon… Ils ont copié l’art occidental, comme les appareils photo.

        La danseuse d’Izu………. etc.

      2. Ici l’on veille sur l’esprit des samourai.

        Bon . Tant qu’à faire, ne lésinons pas ! allons aux sources :

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Musashi_Miyamoto

        L’enseignement de Musashi peut se ramener à neuf principes :

        Éviter toutes pensées perverses
        Se forger dans la voie en pratiquant soi-même
        Embrasser tous les arts et non se borner à un seul
        Connaitre la Voie de chaque métier, et non se borner à celui que l’on exerce soi-même
        Savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose
        En toute choses, s’habituer au jugement intuitif
        Connaitre d’instinct ce que l’on ne voit pas
        Prêter attention au moindre détail
        Ne rien faire d’inutile

    7. Moi ce que je ne comprend pas avec toute les sources chaudes qui existent au Japon pourquoi n’ont-il pas développé la géothermie. Je pense que si les ingénieurs auraient étudié le sujet .Les japonnais auraient toutes l’énergie qu’il leur faut sans aucun risque.

    8. Assertion pour assertion

      Tout le monde sait que les centrales nucléaires c´est une vieille technologie complètement dépassée.

      Plus personne n´a besoin de ces veilleries pour satisfaire ses besoins énergétiques, ou réduire son impact CO2.

      Amicalement, et bonne chance au japon.

    9. a henry38
      ne seriez vous pas un troll au langage bien policé et provocateur sur ce blog ?

      1. Voilà un langage bien violent et hautain, M. 38… Moi qui suis également si attaché au Japon (par mon épouse, je le rappelle), qui y passe un certain temps chaque année (comme vous, semble-t-il) depuis 10 ans maintenant, je ne peux me retenir de penser: « quel gâchis ! ». Le Japon est fragile par essence. Relisez le Kojiki, l’histoire des dieux du Shintoisme primitif, la lance de Izanagi, la formation cataclysmique des îles du Japon. Les temps les plus reculés nous rappellent sans cesse cette fragilité… Votre approche triomphaliste de la pseudo-victoire de l’homme sur la nature est, comme le rappelle P. Jorion, un leurre grossier, vulgaire même. C’est vrai, les Japonais se réfugient dans la technologie à outrance pour se bercer de l’illusion de la surpuissance de l’homme face aux risques naturels, quels qu’ils soient. Mais… creusez un peu plus, M. 38. N’avez-vous jamais remarqué que ces gens, ceux qui sont autour de vous à cet instant (pas les expats, les autres), étaient un brin « fatalistes » à nos yeux d’occidentaux triomphants ? Pourquoi ? Pourquoi ne pas envisager un futur brillant et infini comme tout être humain invincible qui se doit ? Simplement parce qu’au fond d’eux-mêmes, les Japonais savent que le futur n’est pas si certain. Constamment, leur environnemment leur rappelle cet état des choses. Le samourai ne se levait-il pas le matin en se considérant comme déjà mort ? Mais je m’éloigne du sujet. Bien sûr, qu’il ne faut pas fermer toutes les centrales séance tenante. Il faut seulement en confier le contrôle total à l’Etat : assez de ces sociétés privées omnipotentes en matière de nucléaire ! En vous lisant, je me dis que votre génération à fait bien du mal à ses enfants en croyant lui faire du bien. Au fait, cà s’appelle comment, dejà, cette maladie ?

      2. Au fait, M. 38, je tenais à préciser une chose. Bien je sois en total désaccord avec votre point de vue techno-nucléo-triomphaliste, je me garde bien de remettre en cause le fait que vous soyiez physiquement au Japon en ce moment-même (comme certains le font ici). En effet, je me souviens d’un de vos commentaires d’il y a quelques mois (sur ce même forum), dans lequel vous expliquiez les raisons familiales qui vous vous poussent à vous rendre là-bas souvent. Je ne sais comment remettre la main sur ce post car je ne mes souviens plus dans quel contexte vous l’aviez envoyé (peut-être que J. Alexandre peut y arriver) mais je pense qu’il était important, par honnêteté intellectuelle, de rappeler ce post envoyé in tempore non suspecto. Voilà, c’est tout ce que je voulais dire.

    10. Allons bon… A Genève, qui n’est pas un petit village de montagne, mais pas non plus une megapole, actuellement 191 237 habitants, nous vivons avec 0 % de nucléaire dans la production électrique : 85 % hydraulique et 15 % d’énergie verte renouvelable. Nous avons des industries, la majorité de la population est connectée au net, utilise une machine à laver et une cuisinière et un frigo. Je vous assure de plus que nous ne nous éclairons pas à la bougie 🙂 Une grande partie des citoyens a accepté de payer quelques francs de plus sur sa facture d’électricité, quelques francs qui sont attribués au développement des énergies vertes qui seront donc en phase ascendante au fil des ans.

      Hélas, nous avons aussi sur notre sol le CERN, qui doit bien consommer à lui tout seul les 10 % de cette énergie tout en nous concoctant des expériences hautement plus dangereuses qu’une centrale nucléaire et découlant d’apprentis sorciers d’écoles maternelles qui veulent comprendre l’origine de la vie plutôt que de la vivre. Soit, on n’y peut rien, notre avis ne nous a pas été demandé dans ce simulacre de démocratie qui régit ce pays et ne pouvons donc que nous incliner devant des scientifiques qui sont comme les chats : la curiosité dépassera toujours la peur.

      Mais cela n’était que mon humble avis de profane.

      Néanmoins, se passer de l’énergie nucléaire est juste une question de volonté politique et rien d’autre.

      L’humain existait avant le nucléaire. Pendant c’est moins sûr. Après probablement à moins que tout le monde ne soit mort . La nature elle, survivra, parce qu’elle est toujours la plus forte. L’humain, c’est beaucoup moins certain, il n’est qu’une composante pas du tout indispensable de celle-ci et on ferait bien de ne pas l’oublier et descendre de notre échelle de vanité.

      1. Oui, et le mix électrique suisse est loin d’être auto suffisant malgré une géographie permettant un max d’hydraulique (ce qui n’est pas donné à tout le monde, demandez aux danois par exemple). Tout ca pour dire que la suisse fait comme tout le monde, elle importe de l’électricité de France essentiellement, puis d’Allemagne et d’Italie. Électricité produite majoritairement à base de nucléaire et de charbon. C’est un peu simple de se parer de vertus que l’on a pas.

      2. @ Jmemele de tout;j’habite dans l’ain,et il me semble qu’une partie de l’electricite produite par Bugey part a l’export du cote de Geneve,en ce moment par exemple vous les faites tourner avec quoi vos barrages?

      3. Roland : Oui, et le mix électrique suisse est loin d’être auto suffisant malgré une géographie permettant un max d’hydraulique (ce qui n’est pas donné à tout le monde, demandez aux danois par exemple). Tout ca pour dire que la suisse fait comme tout le monde, elle importe de l’électricité de France essentiellement, puis d’Allemagne et d’Italie. Électricité produite majoritairement à base de nucléaire et de charbon. C’est un peu simple de se parer de vertus que l’on a pas.

        Eric : @ Jmemele de tout;j’habite dans l’ain,et il me semble qu’une partie de l’electricite produite par Bugey part a l’export du cote de Geneve,en ce moment par exemple vous les faites tourner avec quoi vos barrages?

        @ Roland et Eric :

        Je n’ai pas trouvé les statistiques pour Genève seule, mais uniquement pour la Suisse. En 2009 nous avons importé 52’002 GWh et nous en avons exporté 54’159.

        http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/08/02/blank/key/ein-_und_ausfuhr.html

        Je suis d’accord avec le fait que tout le reste de la Suisse a encore de gros efforts à faire avec environ 45 % d’énergie nucléaire pour l’ensemble du pays, dont elle pourrait effectivement très bien se passer. Je parlais ici uniquement pour Genève.

        Ceci dit vous avez raison en partie en ce qui concerne l’importation, je viens de le voir ici sur le site des SIG en ce qui concerne l’énergie hydraulique :

        http://www.sig-ge.ch/particuliers/electricite/connaitre-l-electricite/les-nouvelles-energies-electriques/l-energie-hydraulique/index.lbl

        L’énergie hydraulique achetée et importée
        Le canton de Genève ne produit guère plus que 25% de l’électricité dont il a besoin. Le reste doit donc être acheté ou importé :
        • A Genève. Deux centrales indépendantes produisent de l’électricité avec l’eau de la Versoix
        • En Valais. Une bonne partie de l’électricité genevoise provient des barrages valaisans.
        • En Suisse alémanique. Le courant hydraulique certifié Naturemade Star proposé dans le produit SIG Vitale Vert et les offres Découverte ou Horizon provient entre autres de Schaffhouse (barrage sur le Rhin en aval du lac de Constance) et de Martigny (centrale d’eau potable du Pont Neuf).
        • En France. SIG achète de l’énergie hydraulique à la Compagnie nationale du Rhône, le seul producteur d’électricité français certifié TÜV EE-02 pour l’ensemble de sa production

        La volonté politique se situe donc dans le fait d’acheter uniquement de l’énergie dite « propre » et exempte de source nucléaire et d’avoir instauré un système d’abonnements différents qui permet de continuer à développer les autres sources d’énergie eco qui représentent quand-même 15 % de l’utilisation du Canton et qui vont être ascendantes d’année en année.

        Les différents types d’abonnement à choix se trouvent ici :

        http://www.sig-ge.ch/particuliers/electricite/choisir-mon-electricite/index.lbl

        Avec pour chacune le taux d’impact de CO2. Ces options ont plusieurs avantages, le premier étant la transparence voulue des SIG, la responsabilité prise par le consommateur, mais également en fonction de ses moyens financiers. La différence de tarif est d’ailleurs minime entre les différentes options et représente entre +0.00 et sauf erreur +9.00 SFR par mois, selon le choix fait.

        En 2011, les tarifs ont d’ailleurs globalement baissé de 0.4 ct/kWh en moyenne.

        Ma propre facture d’électricité varie entre SFR 40.00 et SFR 50.00 pour deux mois.

        Comme quoi informer le public, le responsabiliser au lieu de l’infantiliser, donne des très bons résultats.

        Reste encore à faire que les chaudières des immeubles soient converties en une autre source d’énergie que le mazout… et que chacun puisse avoir son compteur d’utilisation et de payer en fonction de ce qu’il consomme réellement, car les charges inclues dans le loyer sont très élevées.

        Mais on avance, on avance.

    11. Merci Olindes Vazquez pour le lien.

      Petite citation de Mr Henry38 qui n’est sans doute pas plus au Japon que moi: « Comme il est impossible d’édicter des règles drastiques de réduction de la natalité comme en Chine, on peut considérer que le HIV est un don des dieux pour sauver – peut-être – l’humanité de sa disparition programmée ! »

      A ce niveau c’est pas un troll, c’est un fou.

    12. Vous êtes payé par qui pour écrire des conneries pareilles ? Vous êtes très certainement un ami d’Alègre… La décence , c’est de dire la vérité pas de mentir pour protéger ses petits intérêts, alors votre cours de morale et votre condescendance, moi je la trouve indécente Monsieur
      17 avril 2011 à 16:48
      En direct de Tokyo… (Idiot, va rejoindre ton imbécile de maître et je pèse mes mots.)

    13. En tout cas, je retiens une chose, c’est que les commentaires lus par çi par là émanant des Japonais, sont bien plus sympathiques à l’égard des Français que ceux émanant d’un Français en visite au Japon!

      Bons baisers de Tokyo !
      et essayez de prendre de la graine sur le savoir vivre des Japonais.

    14. Whoaw.. Voilà un commentaire qui fait couler beaucoup de pixels… PArdonnez moi d’avance d’en rajouter.

      Vous savez très bien qu’on ne pourra plus se passer de l’énergie nucléaire alors n’adoptez pas une attitude infantile.

      Oui, autant que l’on ne pourra plus se passer du pétrole… Déclaration absurde s’il en est: nous n’avons pas le choix, l’uranium est présent sur terre en quantité finie. Donc il y a un « peak uranium » comme il y a eu un peak oil…Et nous n’avons juste pas le choix.
      La question n’est donc pas de savoir s’il faut sortir du nucléaire (ou du pétrole) mais comment.

  19. je peux vous dire que le Corrium a depuis le 11 mars eu le temps de percer toutes les enceintes et doit déjà et depuis belle lurette répandre son venin radio-actif dans les sous-sols japonais …..
    La messe est dite.

      1. J’avais en effet appliqué mon attention à connaître la sagesse et à discerner la folie et la sottise, et je me suis aperçu que cela aussi était pâture de vent ; car,
        Abondance de sagesse, abondance de chagrin,
        Et accroitre sa science, c’est accroitre sa peine

        Ecclésiaste I-17.

        J’espère avoir bien répondu à la question 😀

      1. Savez vous pour quelle raison on ne sait rien (officiellement) du devenir de ce corium…Parce que tous ceux qui ont essayé de s’en préparer une petite « lichette » ne sont jamais revenus.

    1. Pensez-vous qu’un coeur un fusion n’a pas le temps de faire son oeuvre en plus d’un mois, et donc en s’agglomérant avec ses matériaux environnants,surtout que le refroiddissement n’est plus sous controle depuis le début du processus. On ne vous en parle pas pour vous laisser dans l’ignorance, voilà tout !

      « Corium
      Le terme corium est un néologisme qui désigne le magma résultant de la fusion des éléments du cœur d’un réacteur nucléaire. Il est constitué du combustible nucléaire, des éléments de l’assemblage combustible et des divers éléments du cœur avec lesquels il rentre en contact. Le corium ne se forme que lors d’accidents nucléaires tels ceux de Three Mile Island, ou de Tchernobyl.
      Le corium se forme à très haute température (~ 3 000 °C, température de fusion de l’oxyde d’uranium) et peut donc faire fondre la plupart des matériaux. Il dispose d’une importante puissance résiduelle, c’est-à-dire qu’il continue à émettre de la chaleur, en raison de la désintégration des produits de fission, après arrêt du réacteur. Il est hautement toxique et radioactif en plus d’être extrêmement chaud.

      1. @Thomas
        Félicitations! C’est un magnifique jeu de mot, d’une grande finesse!!!
        Quel esprit!

      2. @thomas vous avez ma voix ! d’autant qu’il s’agissait également d’un accident technologique, à l’occasion d’un traitemennt thermique, par non respect des consignes, qui quand on bénéficie du retour d’expérience, fait souvent l’unanimité.

  20. http://www.bastamag.net/article1486.html

    Paul Ariès : « Le nucléaire civil est une barbarie industrielle »

    « …C’est pourquoi j’ai relayé dans l’émission de Frédéric Taddéï du 17 mars dernier l’appel du Sarkophage et de nombreux élus et intellectuels pour convoquer un nouveau Tribunal Russell [1]. Celui de 1966 avait jugé les responsabilités des crimes de guerre et notamment de l’usage du nucléaire militaire. Un nouveau Tribunal Russel en 2011 ou 2012 doit juger la responsabilité du nucléaire civil. Ce geste fort est indispensable avant tout référendum, car ni le sentimentalisme de la gauche ni les hésitations des écolos ne seront suffisants pour gagner cette victoire idéologique décisive.

    Pourquoi juger devant un tribunal la responsabilité du nucléaire civil ?

    L’appel que je lance, en tant que directeur du Sarkophage, avec mon ami René Balme, maire de Grigny (Rhône), et des dizaines et bientôt des milliers de citoyens et d’élus s’adresse à l’ensemble des citoyens de ce pays. Je dirai cependant que pour moi, il vise d’abord à faire bouger les différentes familles de gauches. Aux citoyens de droite, aux écologistes de droite de faire bouger aussi leur propre camp, s’ils le peuvent. Nous, nous n’en pouvons plus de cet aveuglement produit par des décennies de bonne conscience « nucléolâtre ». Nous n’en pouvons plus de cette confiscation de la parole au nom du caractère trop complexe des enjeux.

    Nous tenons donc à réaffirmer haut et fort que dans ce domaine, la vraie démocratie, c’est d’abord et toujours de postuler la compétence des incompétents, bref de rendre la parole au peuple. Aux savants ensuite d’utiliser leur expertise pour détailler et appliquer les décisions citoyennes. Chacun à sa place : les citoyens et leurs élus aux commandes et les spécialistes aux ordres des premiers. Cet appel visant à instituer un tribunal d’opinion pour juger des crimes du nucléaire civil est à la fois un coup de gueule face à l’irresponsabilité de la technoscience et des milieux d’affaires, mais c’est aussi un souffle d’espoir, car c’est le bon moment pour faire bouger les gauches sur le nucléaire.

    1. A mon avis, il faut plutôt libérer la parole des scientifiques et convaincre les milieux d’affaires de la mauvaise affaire qu’est le nucléaire civil.
      Il est cependant certain qu’un referendum sur le nucléaire, avec ses conséquences, en cas de « non » , serait l’expression d’une conscience éthique de la démocratie.

      1. Il est cependant certain qu’un referendum sur le nucléaire, avec ses conséquences, en cas de “non” , serait l’expression d’une conscience éthique de la démocratie.

        Conscience éthique que l’oligarchie s’empresserait de piétiner joyeusement…. comme en 2005… ça changerait quoi ?

      2. Le nucléaire est une technologie « duale » (civile et militaire) dont le développement a été (et peut-être l’est-il encore) à l’inspiration des militaires (celui de l’art de la guerre…)

    1. Ouaich. Normal.

      Le gouvernement pense mettre la société en faillite et la nationaliser complètement. Dans ces cas-là, la direction saute.

    1. Achetez des victuailles.
      Achetez des vêtements.
      Achetez des téléviseurs.
      Achetez des automobiles.
      Achetez des maisons.
      Achetez des vacances.
      Achetez des plaisirs.
      Achetez de l’oubli.
      Achetez des actions boursières.
      Achetez des consciences.
      Pendant que vous y êtes — essayez donc d’acheter Dieu.

      Avec une désolante complaisance nous nous satisfaisons de la banalité ambiante.
      De la pauvreté de nos désirs.
      De nos vues.
      De nos accaparements.
      De ce que nous appelons nos « réussites », qui — toujours — ne sont que naufrages. Car les uns et les autres ne sommes rien de plus que des naufragés qui attendent quoi ?
      Que se produise le secours — et que tout rentre dans l’ordre somnolent qui était autrefois le nôtre — avant l’instant de l’engloutissement.
      C’est cependant à cet engloutissement moral — intellectuel — affectif — que nous courons dans le plus absolu — le plus confondant des malentendus.
      Zone supérieure — le bonheur est ailleurs
      à côté
      au-delà
      dans une autre perspective.

      Calaferte

      1. D’abord payer le loyer, puis les factures tél, EDF, transports …, puis ….
        (après seulement, peut-être, « acheter »

  21. « Vous savez très bien qu’on ne pourra plus se passer de l’énergie nucléaire alors n’adoptez pas une attitude infantile. »

    Celle-là elle est excellente… Vous parlez de l’énergie de fission ? Parce que vous savez, quand il n’y aura plus d’uranium, nos centrales ne serviront plus à rien. Si vous parlez de l’énergie de fusion, là c’est différent car l’hélium est censé être utilisé pour produire du tritium et il y a beaucoup d’hélium sur Terre. Seul petit problème, pour l’instant cette technologie pose quelques petits problèmes d’ordre technique – pour être poli.

    1. Quitte à se passer d’une énergie je préferais me passer de l’énergie nucléaire plutôt que de l’énergie solaire, même si en cas d’arrêt du soleil je ne le saurais que 8 minutes après !

      D’aiilleurs à propos d’énergie de fusion, le soleil c’est la moitié du dispositif, sans problème de confinement ni de démantèlement, d’accord le rendement est pas bon, car la terre ne reçois qu’une infime partie, mais si c’est suffisant ….

  22. Voici encore quelques pièces à verser au dossier des inégalités sociales et du rôle de vampire joué par la finance :

    http://www.marianne2.fr/Inegalites-sociales-quand-la-finance-vampirise-les-salaires_a205051.html

    http://www.laviedesidees.fr/La-finance-facteur-d-inegalites.html

    Dans l’autopsie de ce capitalisme à l’agonie, il faut méticuleusement continuer ce travail de recherche mené par Paul, François et tous les contributeurs du blog.

    Salutations cordiales.

  23. Un Tchernobyl lent sur 9 mois ?
    « – C’est pas bon pour l’audimat, ça, coco, donc maintenant tu te focalises sur le mariage des 2 zozos en GB et basta; Fukushima, ça n’intéresse plus personne! »

    1. Solution simple : faire comme pour les 2 otages Taponnier et Ghesquières, un rappel en fin de JT du style « le Nord du Japon est pris en otage par Fukushima-Daishii depuis xxx jours – n’oubliez pas d’angoisser, bonnes gens ! »

  24. Désolé, je ne sais pas où mettre cette info de ce soir :
    « Finlande: victoire étriquée des conservateurs, les nationalistes triomphent »
    A priori (sauf grosse surprise), on s’oriente vers une coalition conservateur-SPD (pro-européen).
    Mais quand même : 39 des 200 sièges iront aux ‘nationalistes’.
    Un peu comme si le FN prenait 20% des sièges à l’Assemblée Nationale.
    J’en connais une qui va chanter les louanges de l’internationale européenne nationaliste (sic) …

    PS : à priori donc, pas de soucis pour le Portugal et l’UE, qui vont pouvoir faire fonctionner leur ‘machin’.

    1. @Zébu: Ça vous dérange pas si dans une démocratie dite représentative, un parti représentant 15 à 20% des votants n’aie aucun député ni aucun sénateur et ce depuis 30 ans, alors que par ailleurs, le dit parti est légal, et que d’autres partis nettement plus groupusculaires sont eux représentés?
      Vous prônez sans doute d’étendre la méthode partout ou une opposition nationaliste (je reprends vos termes) surviendrait?
      Il convient parfois de tourner sa langue dans sa bouche avant de parler.

      1. Roland : ça ne vous dérange pas qu’un parti n’ose pas afficher ses VRAIES idées et VALEURS et n’affiche ouvertement que le racisme et le populisme…???

        Les politiques qui ont encore un peu de sens de la Démocratie nous cachent déjà suffisamment de magouilles sans que l’on augmente encore la gravité de l’ordolibéralisme.

      2. Yvan, mon propos est de dire que quand on ne respecte pas les règles qu’on s’est soi même fixé, il ne faut pas s’étonner que d’autres les transgressent. Je me doutais bien que quelqu’un m’expliquerait que tout ça est normal, je ne pensais toutefois pas que ce serait vous. Et je n’ai aucune sympathie pour le front national. Mais puisque la question hypocrite du moment c’est comment on a pu en arriver là, j’y réponds à ma façon.
        Et puis, quel parti affiche ouvertement ses vraies valeurs, comme vous dites? Cela laisse à croire que les autres sont des angelots super démocrates. Je vous rappelle le Traité de Lisbonne, pour mémoire. Cela s’appelle une forfaiture.

      3. Addendum: Si un parti politique pose un problème légal, on l’interdit, ça s’est déjà fait. Sinon, au nom de quoi tel aurait droit à un traitement particulier et pas un autre? Qu’est ce qui justifie ça?
        Surement pas les idées ou les valeurs, mais plutôt de basses combines et des manipulations.

        La position républicaine est que si un parti est légal, il doit être intégré (ainsi que ses électeurs) à la vie de la nation, l’exercice de la gestion venant dès lors le sanctionner. Cela éviterait à certains de prétendre être des purs alors que personne ne peut juger de leur action d’administration ou de gouvernement.

      4. @roland

        Vous investissez bien mal vos états d’âme. Ne vous mettez pas trop martel en tête et la conscience citoyenne et démocratique cul par dessus tête à cause de ces « pauvres » electeurs non représentés dans nos scrutins majoritaires, ils savent trrrrès bien pour qui aller voter au second tour, aux législatives comme aux présidentielles. Je me suis même laissé dire qu’un certain illustre résident élyséen autant qu’incertain Président Directeur Général de la RF Sarl aurait avantageusement profité de cet électorat, de cette foultitude de petits porteurs soi-disant non-représentés car imprésentables, tellement infréquentables…
        Car il est des engeances qu’on ne peut fréquenter ouvertement tout à fait impunément. Pour ces gens là, le bon usage exige que l’on dise, ou laisse dire, « frayer avec », pas fréquenter. Pouh ! Pince-nez et rince-doigts ! Frequenter ?! Mais vous n’y pensez pas mon cher ! Beurk beurk. Non non, frayons sans effroi et sans haine avec l’effehaine, tout au plus, sans bristol ni flyer.
        Bref des moeurs de politique sous-Marine, des parades nuptiales de bancs de morues, harengs ou maquereaux-maquerelles.

      5. Bon, on est dans les délires totaux donc je vais arrêter. Tout le monde trouve donc normal qu’on aie un système représentatif qui marche cul par dessus tête et qu’il est inconvenant de rappeler les principes de base de la démocratie. Des idées qui déplaisent se combattent par d’autres idées, pas par une mise sous le tapis.

        Et puis, vigneron donneur de leçons, les principes que j’ai énoncés n’ont rien d’états d’âme, mais sont le fondement de ce qui devrait être notre vie en commun. Quant à la suite de votre réponse, excusez moi, je n’y comprends rien. On dirait un délire de persécuté, de loin.

        Cet espèce de cynisme consistant à faire passer ce qui est une évidence pour un état d’esprit est révoltant. Les principes, c’est pour tout le monde ou pour personne. Un tel aveuglement promet des moments particulièrement sordides dans les mois à venir.

      6. @Roland

        M’étonne pas que vous compreniez rien à ma jactance tant vous ne paraissez rien comprendre non plus aux règles du jeu démocratiques en vigueur dans ce pays, à leur signification et de façon plus générale aux mécanismes de représentation nationale, au « jeu » politique qu’elles impliquent – le jeu étant comme il se doit l’âme de la mécanique…
        Je pense que, tant qu’à vous en prendre au scrutin majoritaire uninominal à deux tours si cher à nos constitutionnalistes, plutôt que de vous élever, votre cor de Roland « de cerveau rond » aux lèvres, pour dénoncer l’iniquité révoltante de la prétendue non-représentation des électeurs les plus bas de plafond en ce pays, vous auriez peut-être mieux fait, par exemple, de vous insurger contre l’exubérant pouvoir offert au président-roi qui phagocyte ou court-circuite tous les fonctionnements de représentation démocratique de ce même pays.
        Mais il est vrai que la mode d’élection qui autorise cette dérive personnalisée du pouvoir, au-delà ou en-deçà de ses méfaits, est aussi celui qui, pour l’instant en tout cas et tout en lui offrant une tribune inespérée, nous offre une relative garantie de ne pas voir les tenants des idées de ceux dont vous vous lamentez du rôle de parias qu’on leur ferait jouer d’accéder formellement au pouvoir.
        Et si mon discours n’a toujours pas l’heur de seoir à Monsieur Roland « d’Héron-cerveau », je ne saurais trop lui recommander l’opuscule à venir du sieur Robert Ménard « de la Pénardiére de la Pétaudière sans frontières ». Mon preux chevalier Roland de la juste représentation démocratique universelle y trouvera, Morbleu ! dignes nourritures pour son gaillard estomac.

      7. Vous dites n’importe quoi, vous me rangez dans la case qui vous arrange et je doute que vous compreniez vous même les ressorts de la politique dans ce pays. La seule chose ou vous soyez relativement bon, c’est sur le jeu de mots éculé, sur les comparaisons hasardeuses et sur le détournement de propos en général. J’écris ici pour débattre, pas pour me confronter à des idéologues au petit pied.

        Comme vous êtes représentatif de l’abrutissement général (on répond à une question par une provocation, sans arguments, sans fond), je vous mets en garde: vous prétendez lutter contre l’extrémisme par le mépris, le mensonge et votre vocabulaire fleuri, si particulier et si incompréhensible (c’est vous que je ne capte pas, pas le système dans lequel je vis), et bien il faudrait vous apercevoir d’urgence que cela ne marche pas, que cela crée juste de l’incompréhension et de la haine, et que ça va finir par se retourner contre vous. Je passe vos jeux de mots minables pour m’en autoriser un malgré tout: votre pinard, vous le buvez?!?

        Et ps à propos des tenants actuels du pouvoir, votre soi disant rempart:

        Hervé Novelli, Gérard Longuet font partie de ce gouvernement. Allez voir sur le site de Novelli ce qu’il pense de ses amours de jeunesse…
        Ok? Ok…

      8. @Roland de Rince-Veaux

        Bon j’vous laisse mon chou, je constate juste que vous êtes décidément infoutu de dépasser le stade imprécatoire, positivement dénué de la moindre once d’humour, très lourd et inutilement agressif et juste bon à finir par me donner raison dans votre dernière ligne sans même vous en rendre compte. En citant Novelli ou Longuet, auxquels vous auriez pu ajouter les Hortefeux, Guéant, Devedjian, Mariani, les députés Vanneste et Luca et la trentaine des autres députés UMP favorables au rapprochement avec le FN et qui ont signé en 2010 la charte du « Collectif de la Droite Populaire », sans oublier bien sûr le merveilleux Buisson (ex de Minute, le Crapouillot puis Valeurs Actuelles…) ou les Madelin et consorts, Vous voyez bien que la droite extrême a tout loisir de s’exprimer, de représenter « dignement » ce magnifique courant d’opinion et d’agir jusqu’aux plus hautes sphères de l’exécutif et du législatif. Le système électoral est déjà bien assez complaisant avec les fafs, rajoutez de la proportionnelle là-dessus et bonjour Maréchal. Ce pays est foncièrement à droite, c’est comme ça au moins depuis 1794 et ce n’est pas 1830, 48, 70, 1936, 45, 68, 81 qui ont changé fondamentalement la donne. La Constitution et les institutions doivent contenir la bête, imparfaitement certes, de moins en moins bien certes, mais c’est surement pas le moment de lâcher du mou. Vraiment pas.

        En prime, citations de l’adorable visionnaire Patrick Buisson dans les années 87/88 (époque où le FN était représenté à l’Assemblée…), artisan durant sa campagne des manœuvres de l’opinion frontistes par Sarkozy et initiateur du ministère de l’identité :

        Le Pen, le RPR et le PR, c’est la droite. Souvent, c’est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres.

        et aussi plus tard :

        les électeurs du FN sont pour l’essentiel d’anciens électeurs du RPR déçus par le recentrage et l’évolution pro-européenne de Chirac, pour le reste d’anciens communistes nostalgiques du temps où le PC était conservateur, autoritaire et nationaliste.

        Et, cerise sur le kugloff, le lien vers la charte des 35 députés UMP du « Collectif de la Droite Populaire »… 35 Deputés de la République, 35 Députés de la Nation… c’est pas assez mon bon ?

        http://www.christianvanneste.fr/2010/07/14/pour-la-fete-nationale-35-deputes-de-la-nation-sengagent/

  25. Sur Libé, Charles de l’IRSN nous fait une magnifique interprétation de « tout va très bien Mme la Marquise ».
    C’est incroyable comme un scientifique, directeur d’une agence peut ainsi dire que tout s’améliore sans JAMAIS donner un seul exemple de cette amélioration.

  26. Lundi 18 avril
    Les mesures de radioactivité prisent par des robots à l’intérieur du Réacteur 3 montre un taux élevé entre 28 et 57 millisieverts par heure (500’000 millisieverts par an) et dans le Réacteur 1 de 10 à 49 millisieverts par heure (430’000 millisieverts par an).
    Les doses légales pour les liquidateurs étant fixées à 250 millisieverts par an, un ouvrier pourra y travailler pendant 5 heures avant de devoir quitter la Centrale Nucléaire pour une année. Ca ne va pas être facile!

    Ce lundi, ce robot va effectuer les mêmes mesures dans le Réacteur 2. Des photos devraient également être prises.
    http://www.2000watts.org/index.php/energytrend/nucleaire/accident-nucleaire-japon/594-catastrophe-nucleaire-fil-de-linformation-part-4.html

    De son côté, le taux de radioactivité et le niveau de l’eau sous le Réacteur 2 continuent de croître. Si le niveau continue de s’élever, l’eau pourrait déborder et se déverser, à nouveau, dans le Pacifique.

  27. http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/04/18/pour-le-president-d-edf-les-centrales-nucleaire-francaises-sont-en-bon-etat_1509060_3244.html

    Heureusement nos centrales sont en très bon état
    car la sécurité c’est dans les gènes d’edf merci au président d’edf pour ses paroles rassurantes. Il se permet dans la foulée de dire que passer au tout renouvelable couterait 1000 milliards d’euros . Moi je dis que si c’est si peu cher pourquoi continuer dans le nucléaire.
    Je suppose qu’il a fait un devis et un appel d’offre, c’est drole on fait aucune économie d’échelle quand il s’agit d’ énergies renouvelables. Question sécurité ca m’étonnerait qu’ils aient prévu un système de refroidissement sous la dalle en béton au cas ou un éventuel corium en viendrait a percer la cuve. Remarquez ca ne sert a dien de renforcer les parois avec du béton si on peut tout foutre en l’air en coupant l’arrivée d’eau , alors qu’on ne raconte pas que ca peut résister a une guerre ou a un crash d’avion, une simple coupure d’eau, une panne sur les pompes et c’est la cata.

    1. En effet çà fait 15 000 € par Français, mais c’est je pense un investissement, alors sur 30 ans, c’est jouable.
      Cependant si l’accident ne coûte que 100-200 milliards d’€, certains vont hésiter.
      Peut être serait-il intéressant de prendre chacune de nos centrales, d’estimer (chiffer) les conséquences d’un incident de type Fukushima (rupture du confinement) et de demander à un pool d’assureurs privés (international, anglo-saxon) de nous assurer.
      Après on peut discuter et faire de l’optimisation en fermant plus rapidement celles dont la prime est la plus élévée.
      Le fait-on ? Au moins pour voir ?

      1. @Fuku
        Arrêtons de considérer que l’argent a de la valeur, c’est notre travail qui a de la valeur, pas l’argent , si pour transformer notre société en mieux il faut en passer pas de la création monétaire massive, de l’inflation et le création d’une nouvelle monnaie, allons y.

      2. @fuku
        Je me demande comment ils font pour chiffrer le cout d’une catastrophe nucléaire
        a priori la population n’a pas fini de payer pour Tchernobyl ca dépend a combien ils évaluent une vie, vu qu’avant l’accident au japon ils envoyaient du personnel passer la serpière sans protections pour enlever de l’eau radioactive je veux bien croire qu’ils peuvent s’en sortir a 100 milliardset puis en ne reconnaissant pas la plupart des futurs cancers ils peuvent encore économiser je pense quand on voit la difficulté qu’ont les victimes d’irradiations en france a se faire reconnaitre et indemniser…C’est comme partout on dirait on privatise les profit et on sacrifie les travailleurs. Le cout de Tchenobyl n’est pas plus calculable que celui de fukushima
        et ca ne se compte surement pas en centaines de milliards d’euros ….

      3. @allfeel Tout à fait et comme il a été dit sur ce blog il va falloir éplucher le devis …
        Je ne pense pas que l’on puisse sortir un chiffre indiscutable, mais confronter plusieurs estimations, minorantes ou majorantes ouvertement et en tirer des conséquences.

      4. Bien vu, Allfeel.

        Par contre, de façon réaliste, je ne serais pas surpris qu’avec la nouvelle de la première explosion à fukushima, les cotes boursières des différents labo produisant des traitements anti-cancers se soient doucement envolées….

        Coté fric, on peut toujours faire confiance aux rapaces.

      5. Bonjour,
        Oui, j’ai aussi été surpris par le fait que Proglio ait chiffré le tout renouvelable; le simple fait qu’une telle estimation existe est révélateur; cela veux dire qu’EDF pourrait le faire et a étudié la question.

        Alors j’ai envie de dire à Monsieur Proglio: le tout renouvelable, pas chiche!

      6. … Et ce qu’il ne dit pas, le président d’edf, c’est ce qu’a coûté et coûte le nucléaire…
        Probablement +, non?

  28. Les doses légales pour les liquidateurs étant fixées à 250 millisieverts par an,

    Je ne suis pas sûr que l’on puisse énoncer les choses ainsi, ou alors …
    Il me semble que la dose de 250 milliSievert est une dose exceptionelle à l’inverse des 20 milliSievert annuels glissants qui doivent permettre une carrière dans le nucléaire. S’il s’agit d’un employé permanent de TEPCO il pourra sans doute retourner travailler sur le site dans 15 ans / 5 ans au mieux, après décontamination (et si Tepco existe toujours).

    1. Non, Shima.

      Un organisme peut se reconstituer après qu’un paquet de ses cellules aient été détruites, mais ce seuil est spécifique à chaque organisme. Même si de même race.
      Au bout de 15 ans, notes, oui. Si l’on est encore vivant, on peut se reprendre une dose…

      1. C’est pas tout à fait cela.

        La dose de 250 millisievert reste une dose donnant des effets stochastiques.
        Une augmentation de la probabilité de déclencher un cancer.

        Une cellule détruite ne déclenche pas de cancer, elle est morte.

        Une cellule déclenche un mécanisme de cancer si elle est abimée et n’a pas su se réparer sans erreur.

        Pour mémoire : les fortes doses de 2, 3 Sievert est ce que l’on nomme une DL50, dose létale 50, 50 % de ceux touchés meurent.
        Certains guérissent de ces effets court terme, c’est pas pour autant qu’ils échappent aux effets stochastiques dont on parlait au début, qui pour eux sont énormes vue la dose.

        Les deux choses sont différentes.

      2. @Yvan S’il est encore en vie bien sûr! mais le risque ajouté est assez faible quoique reconnu au delà de 100 milliSieverts.
        Le délai que j’ai évoqué n’est pas lié à une quelconque capacité de récupération de l’individu, les conséquences aléatoires pouvant être à plus de 20 ans, mais à l’hypothèse qu’ayant souscrit un risque exceptionnel, il ne serait pas affecté ultérieurement à un poste dans une ambiance radiologique supplémentaire, ou au pire à 20 milliSievert/an s’il a conservé le goût du risque.
        Sinon la dose limite annuelle pour les professionnels n’a pas beaucoup de sens ?
        La dose létale 50 me semble être 4,5 Sieverts.

      3. Hervé.
        Nous disons la même chose.

        Et ne t’inquiètes pas qu’un médecin sait qu’un traitement de chimio, par exemple, va détruire non seulement des cellules cancéreuses mais aussi d’autres qui n’avaient rien demandé à personne.
        Mais principe identique pour la radio-thérapie, les cellules mortes doivent être évacuées avant que l’organisme ne commence à reconstruire (cicatriser en tout cas).

        Là, en 5 heures, les gars se prennent déjà le maxi annuel…

      4. Le lien concerne la chimio mais je l’ai mis uniquement pour expliquer la technique de collecte des cellules souches.

      5. Pour préciser un peu effets déterministes :

        exemple : nécrose de la paroi intestinale avec rétrécissement associée et oclusion possible.
        là on est dans l’effet certain : risque de mort par l’effet de privation de l’usage de l’organe cellulaire.
        ils sont à court terme.
        Les dégats sont d’autant plus graves que la dose est élevée.

        Les effets stochastiques (aléatoires) : c’est la survenue de cancer associée.
        Ils ne sont pas plus graves suivant la dose, un cancer est un cancer,
        c’est la fréquence de survenue qui augmente avec la dose.
        ils sont à plus long terme.

        @yvan : pour la radiothérapie c’est un peu plus compliqué et ce n’est pas l’objet.
        Une cellule cancéreuse est très différente d’une cellule saine.

      6. C’est clair, Hervé, que tous les autres sont trop cons pour comprendre.

        Puisque tu es la science incarnée, tu pourrais AU MOINS donner un lien documenté.

      7. Merci Hervé.

        Tu vois, quand tu veux, tu peux comme j’essaie de le faire rendre service sur des choses « compliquées ».

        N.B.: ce n’est PAS contre toi que je suis remonté. Mais contre TOUS les « spécialistes » qui gardent leur savoir en prétextant que leur « science » est complexe.

        Coucou, Monsieur Jorion 😉

  29. Vu les dernières mesures (et on ne parle pas du réacteur 2), il va hélas falloir avoir recours il semble a un paquet de liquidateurs sacrifiés pour faire les travaux.

    Bref même si le niveau aurait pu être pire, rien de réjouissant

  30. Bonjour,
    trois questions:
    1/ Sur quels critères sanitaires se base-t-on pour fixer les seuils tolérables d’exposition au radiation pour un humain?
    2/ A-t-on fait des études sanitaires sur le long terme?
    3/ j’entends parler d’eau irradiée, or je pensais que les énormes piscines que l’on voit dans les centrales nucléaires servaient justement à immerger des éléments radioactifs pour les rendre inoffensifs. Pouvez vous éclairer le béotien que je suis?

    1. Bienvenue, Larssoko.

      Tout cela a déjà été évoqué sur le blog. Tu as juste deux jours de lecture à rattraper.

    2. Les études sanitaires :

      Hiroshima-Nagasaki : même si les rayonnements ne sont pas exactement les mêmes beaucoup de données existent, les US ayant mis le paquet sur le suivi des malades dans le cadre des réparations aux dommages de guerre.

      Certaines expérimentations nucléaires.

      Les accidents nucléaires : Tchernobyl notamment.

      L’eau irradiée : quand on parle d’eau irradiée c’est en fait ce qu’elle contient qui est contaminé et pourra donné des produits de fission.
      en temps normal on utilise de l’eau pure, ici c’est de l’eau douce lambda pour arroser , à un moment cela a été de l’eau de mer.

      1. @ Hervé et larssoko petite précision Est-il vraiment correct de parler d’eau irradiée ? Il s’agit d’eau contaminée par des produits de fission après refroidissement au contact du coeur, ou en piscine, et donc de l’eau radio-active, je ne pense pas que l’eau simplement irradiée (comme les patates) devienne radio-active, l’eau qui circule dans le secondaire de nos réacteurs pressurisés, est sans doute irradiée au passage dans l’échangeur, mais n’en devient pas radio-active pour autant..
        Les piscines ne rendent pas les éléments innofensifs, ils le deviennent tout seul, au bout d’un certain temps, les piscines servent à évacuer la chaleur et garder la température à une valeur raisonnable, de plus l’épaisseur d’eau absorbe une partie du rayonnement direct.

  31. Puisse que nous sommes dans un système basé sur le profit et la rentabilité, ne pourrait-on pas profiter de la population des liquidateurs irradiés pour faire enfin une étude approfondie sur les cancers qu’ils vont développer ? Tepco pourrait même financer et revendre les résultats de cette étude, récupérant ainsi une partie des indemnités versées.

    1. Avec un peu de chance, ils pourraient même faire un bénéfice. Ce qui les encouragerait à négliger leurs autres centrales. Aléa moral, quand tu nous tiens !

    2. Tepco pourrait même financer et revendre les résultats de cette étude, récupérant ainsi une partie des indemnités versées.

      excusez- moi, mais c’est à vomir !

    3. ça va pas non ! trop risqué pour les propagandistes nucléophiles

      quoique si c’est l’OMS qui s’en occupe ça pourrait le faire ! ( cf accord de 1959 avec l’AIEA ! )

    4. Ce n’est surtout pas à TEPCO de faire ce travail ! Mais dans l’organisation en place c’est à eux de répertorier les travailleurs exposés et de leur fournir les dosimètres, les résultats devant être exploités par une organisation de santé publique, ou sous son contrôle.

      Je ne serais pas surpris qu’il en aille autrement et qu’on s’aperçoive dans un an que les données indispensables n’auront pas toutes été correctement recueillies, ce qui permettra de polémiquer sans fin sur le bilan des victimes radiologiques de Fukushima. Comme pour Tchernobyl, en somme, mais si le Japon reste à peu près démocratique on en saura tout de même probablement beaucoup plus qu’avec l’URSS, l’Ukraine et surtout la Biélorussie.

      Il ne faut pas rêver : en l’état actuel de la biologie, même avec toutes les données, on n’arrivera pas à conclure sur les effets des faibles doses de radioactivité (d’autant qu’on soupçonne des sensibilités individuelles variables, sans parler des interactions possibles avec d’autres agresseurs de l’ADN). Cette polémique ne s’éteindra probablement qu’avec la guérison facile de tous les cancers, si on y arrive un jour.

    5. @larssoko
      Vous voulez vendre a qui les résultat de ces études? Aux écologistes?Ils sont au courant,
      aux états ils ne veulent pas savoir! A l’industrie du nucléaire pour les faire disparaitre?

  32. @ Raoul :

    Qui sera liquidateur ??

    – Au Japon : les  » gauchistes » ont été éjectés deds grandes firmes jap ..
    Ont besoin de fric ..
    – dans certains pays européens, y a des  » Assistés » .. oui ..
    – des gens pauvres .. à travers le monde

    Qui sera liquidateur ??
    Enfin pas moi .. en ai surement déjà assez bavé dans ma vie .. ça oui
    vous aussi p être ??

    Qui ??
    Ce job = serait payé + de 15 Euros par jour .. ai je lu ..

    Des kamikazes ?? ces jeunes jap avec jeux video
    J’en doute ..

    y avait 1 article ( focus.de ): un type de 40 ans (drogué etc à 20 ans .. ) qui a vu sa société d’accessoires moto et de  » tatouages  » détruite ..
    Se sont mis à plusieurs .; pour aider les sinistrés .;
    sa rédemption..

    1. Erreur faite
      ai écrit :
      «  »Qui ??
      Ce job = serait payé + de 15 Euros par jour .. ai je lu  »

      1500 Euros/jour env ..

      1. Je me dis benoitement que si ils ont eu les kamikazes a une époque il doit bien en rester quelques traces.Mais bon je ne connais pas la société japonaise.

        Cela étant dit ça pose une question philosophique : les russes ont pu faire d »énormes sacrifices a la gloire la patrie, quid des japonais ou d’autres peuples qui ne sont plus près a mourir pour n’importe quoi.
        Et je ne parle même pas des Français qui partiraient en courant et je les comprends (vu que l’on ne nous a même pas demandé notre avis)

    2. Moi je correspond au type, drogué et débile plus de quarante ans. Mais je demande les même bonus que les traders dans un souci de liberté et d’égalité et de fraternité . ils ont bien sauvé l’humanité en 2008 Quoi c’est ce que l’ont raconte.
      Ps Alain.Goethe pourriez-vous faire des phrase je n’ai qu’un neurone et excusez-moi c’est un peut difficile de vous suivre.

      1. Mais je demande les même bonus que les traders dans un souci de liberté et d’égalité et de fraternité

        !!!
        oui, mais eux ne seront pas d’accord, car eux « le valent bien », pensent-ils !

        liberté et d’égalité et de fraternité

        Kezaco ? pas dans langage trader, ça ! leur devise est  » cocaïne, pognon et p’tites pépées » ! et « s’en fout des zôt' » et « môa d’abord » …

  33. Ce qui me flingue (entre autres) est que des équipements bloquant les radiations et autres particules alpha ne soient pas plus développées.

    Mais bon, ça doit être mon coté optimiste qui ressort…

    1. Les particules alpha sont bloquées par une feuille de papier.

      Sauf qu’en avalant du plutonium, l’irradiation est reçue directement dans l’organe et les particules alpha ne font pas dans le détail. Je crois qu’il s’agit de noyaux d’hélium…

      En tout cas les délais prévus par tepco sont trop longs.

    2. Bonjour,

      A ma connaissance, sauf erreur, le seul moyen « efficace » d’atténuer les rayonnements est de positionner une barrière de plomb, c’est le seul matériau du fait de sa densité, capable de bloquer en partie les rayonnements.
      Et encore, tout dépend de la nature du rayonnement, de sa « puissance », etc …

      On parle en radioprotection d’épaisseur moitié, d’épaisseur dixième.
      Epaisseur dixième : épaisseur d’écran atténuant les rayonnements par dix
      Epaisseur moitié : « … » les rayonnements par deux.

      Gros problème :
      le plomb c’est lourd, et les épaisseurs à mettre en jeu peuvent très vite être ingérables, voire impossible à mettre en œuvre …

      Dans les zones contrôlées des centrales, on voit ici et là des « matelas de plomb » , ou des espèces d’assemblages de briquettes de plomb, façon Légo, pour faire écran devant des équipements qui « pètent » (émettant un fort débit de dose) pour reprendre le jargon en vigueur …

      Ainsi, une des premières mesures (consignes) de radioprotection est : Faire vite pour limiter dans le temps les rayonnements reçus !!!
      Conséquence : bien souvent, dans certains passages incontournables du BAN (Bâtiment de Auxiliaires Nucléaires) ou du BR (Bâtiment Réacteur), le personnel « court » littéralement pour franchir la zone qui « pète » …

      Le côté « positif » : Quand on travaille en centrale, pas besoin de faire du sport pour s’entretenir … Il y fait très chaud, et on court tout le temps …

      Quelques infos ici et ici

    3. Les alpha s’arrêtent avec une feuille de papier ou quelques cm d’air (ce ne sont jamais que des noyaux d’hélium), les bêta (électrons ou positons) avec pas beaucoup plus, mais pour les gamma (électromagnétiques de plus courte longueur d’onde que les rayons X) il faut des décimètres de plomb, ce qui n’est vraiment pas pratique.

    4. « Mais puisqu’on te dit que les centrales nucléaires sont plus de sûres en France, tu voudrais pas nous faire gâcher du bel argent à ce genre d’équipement qui ne servira jamais !!!! »

    1. C’est bizarre, le temps que j’écrive le message et la News Advisory qui défilait à disparu du site ?

      1. @Julien Alexandre

        l’info n’est plus diffusée, c’était donc visiblement une fausse alerte …
        Inutile donc de passer mes messages.

        Merci.

  34. Il ne faut pas oublier une chose dans tout ça :

    Pour l’AIEA et les autorités japonaises, Fukushima est toujours dans la phase accidentelle !
    Or dans cette phase, à peu près tout est permis. C’est normalement une phase destinée à gérer l’accident et donc, éventuellement, outrepasser (ou passer outre) ou oublier un peu les procédures standards, « faire au mieux » etc….
    Cependant, même si rien n’est clairement défini dans les textes, il est plus ou moins entendu que cette phase est normalement courte, voire très courte.
    Pour donner un exemple, c’est un peu le « réflexe » du pilote qui perd un moteur ou de l’automobiliste qui est surpris par un gosse qui traverse.
    On agit au mieux des circonstances et en fonction des circonstances, quelque fois sans vraiment réfléchir mais immédiatement après, on reprend les procédures normales ou prévues ou au moins, on entrevoit ou on a la solution pour stabiliser la situation à terme.

    Là aussi, Fukushima aura été une première : Une phase accidentelle qui dure plus d’un mois et jusqu’à… ???
    L’ASN aujourd’hui parle d’une phase post-accidentelle qui pourrait durer 5 à 10 ans !
    Que va être la phase de gestion de l’accident !!!! ????

    Pour faire le parallèle, la phase accidentelle à TMI avait duré moins de 1 heure (le temps de comprendre le pourquoi et comment et prendre les décisions),
    la phase post-accidentelle 1 à 9/10 heures (le temps de prendre les décisions et reprendre le contrôle)
    et la phase gestion de l’accident de 10 à 15 heures (jusqu’à la stabilisation) ou de 10 heures à 6 ans si on considère la centrale jusqu’au démantèlement.

    A Tchernobyl, la phase accidentelle avait brève (emballement de criticité et explosion : on a vite compris ce qu’il se passait),
    la phase post-accidentelle de « 0 » à quelques jours (le temps de prendre les décisions, éteindre l’incendie, commencer les largages etc…)
    et la phase gestion de l’accident de quelques jours à …aujourd’hui (de l’extinction du corium, abaissement de la radio-activité à 1 ou 2 Röntgen etc… jusqu’à la construction puis gestion du sarcophage).

    Dans la phase accidentelle, personne n’est tenu à rien. Tout est possible, tout est permis, toutes les décisions sont considérées comme « indispensables » ou difficilement critiquables et aucune communication n’est obligatoire sur ce qui est fait ou pas fait et sur ce qui va être fait ou pas….tout simplement parce cette phase est une phase « réflexe » qui est hors des procédures.

    En résumé, le fait que la phase post-accidentelle ne soit pas décrétée et qu’elle est annoncée dans 5 ou 10 ans est un ENORME aveu d’échec et d’incompréhension totale de la situation et donc de la solution.
    Autre point : Il faut bien être conscient que toute intervention sur une réacteur ou un organe majeure d’une centrale a toujours des effets secondaires (c’est comme un médicament) !
    C’est le cas même lorsqu’on respecte et qu’on suit les procédures.
    C’est encore plus vrai quand le médicament est donné « au pif » autant dans le choix de la molécule que dans son dosage et que de surcroît, au fil des jours, on a mélangé des dizaines de molécules différentes, pour essayer de sauver le malade.

    1. Mouais, je suis un peu sceptique sur les chiffres de TMI…les gens n’ont réussi à reprendre le refroidissement par GV que 16 h aprés l’accident, et ils ne savaient pas du tout pourquoi ça ne amrchait aps avant (accumulation d’hydrogène). Quand on regarde les comptes-rendu de pilotage, ça cafouillait sévère. Et d’autre part, un ordre d’évacuation a été donné 3 jours aprés le début de l’accident, et 5 jours aprés le début de l’accident les gens étaient en train de s’arracher els cheveux sur une possible explosion d’H2 dans l’enceinte.

      Tout dépend de ce que vous appellez « phase accidentelle », « phase post-accidentelle », « phase de gestion de l’accident ». Cette terminologie ne voulant rien dire officiellement, libre à vous de donner le sens que vous voulez à ces mots et de démontrer ainsi qu’on fait n’importe quoi à Fukushima. Si la phase de reprise de contrôle est plus longue qu’à TMI ou a Tchernobyl, c’est que l’état est intermédiaire: systèmes de refroidissement gravement endommagés mais pas de destruction totale de la tranche et d’éparpillement du corium (ce qui simplifie grandement les décisions concernant la remise en route des systèmes mais change l’ordre de grandeur de la contamination…)

      1. Si vous aviez quelques « notions de nucléaire », vous sauriez que cette terminologie n’est pas de moi mais intégrée aux procédures d’urgence et d’accidents , dans lesquelles ces termes sont parfaitement définis !
        Encore une fois, point n’est le but de faire de la « censure » mais je pense que quand on ne sait pas de quoi on parle, on ferait mieux de ne rien dire !
        C’est encore plus vrai en ce qui concerne les plans techniques et technologiques !

      2. Sur TMI les ordinateurs qui devaient contrôler la température du cœur affichait le point d’interrogation. On départ il pense que c’est l’informatique qui ne fonctionne pas alors qu’il y il a déjà une explosion du a l hydrogène . Il faut qu’il réveille l’ingenieur nucléaire qui leur dit c’est le réacteur qui est en train s’emballe. La raison du point interrogation sur les ordinateurs c’est que la température dans le cœur était trop importante et au-dessus des capacité des capteurs . la vie ne tient qu’a un fils

      3. De même à Tchernobyl les opérateurs n’avaient plus accès à un compteur de radiation suffisamment peu sensible pour être susceptible d’afficher quelque chose, l’unique équipement de ce type étant innaccessible dans les décombres.

      4. @Gouwy

        J’ai quelques notions de nucléaire vous savez. Mais comme vous le savez aussi ce domaine est très vaste, et il est bien difficile d’avoir une vue globale. Donc je vous prie de boire un peu frais.

        Or donc, je m’occupe en ce moment de rédiger des guides opératoires en accident grave (les SAMG) qui s’interfaçent avec la conduite incidentelle-accidentelle (EOP) qu’on appelle parfois « conduite post-accidentelle », l’accident étant défini comme l’évènement initiateur.

        Mais je n’ai jamais entendu parler de manière officielle de vos trois phases post-accident grave, ni de ce qui pourrait les caractériser (Définition de ces phases ? Transition entre les phases ?). D’ailleurs le site de l’ASN reste vague, en se contentant de parler de « phase de gestion post-accidentelle » (un mix de deux de vos phase donc), « aprés la phase d’urgence ». Et la plupart des mesures préconisées sont en cours au Japon.

        Pourriez-vous donc me donner plus de renseignement sur ces phases ?

        @ploucplouc

        La détonation H2 a eu lieu 10h aprés l’initiateur. La phase la plus importante de fusion du coeur a eu lieu de 1h40 à 3h20, alors même qu’il y avait déja plus de 6 personnes dans la salle de contrôle…

      5. Gouwy, non seulement tu décapes, mais, en plus, tu as raison.

        Là, je le réécrirais jusqu’à l’usure, tepco a voulu SAUVER ses réacteurs alors que les équipements de secours étaient sous-dimensionnés…

        Fric d’abord.

      6. Bon, ben puisque vous êtes en vacances, on s’en tiendra là. Mais je ne suis pas du tout d’accord avec vous, ni sur TMI ni sur la phase post-accidentelle.

        Pour moi, les atermoiments auxquels on assiste aujourd’hui sont liés à la conjonction des incertitudes qui planent sur l’état réél du matériel (contrairement à TMI et à Tchernobyl, dans un sens puis dans l’autre) avec une palette de choix techniques très variés.

  35. Je propose que l’ on envoie Alègre sur les lieux pour nous faire un exposé de la situation. ( je ne suis pas sûr de l’orthographe du non « Alègre » mais vous l’aurez tous compris, je parle du meilleur ami de N.S. et de Jospin amusant non?…Ce prof qui croit tout savoir…Mais qu’il soit liquidateur et après il pourra l’ouvrir…Tête de …..!

    1. la vapeur , euh c’est pas l’eau sous les réacteur !

      y a pas de danger je vous dis ; que de la gentil vapeur d’eau !

      bon ça fait plus d’un mois que ça fume

      mais c’est pas grand chose , même pas 10% de Tchernobyl ……….

  36. Mise à jour n° 175 (lundi 12h07)
    Engagée depuis plus d’un mois maintenant, la lutte acharnée et sans répit menée avec des moyens improvisés …

    Oui, enfin, faut le dire assez vite, quand même…
    On ne peut pas dire qu’ils aient employés les grands moyens comme l’avaient fait les russes à l’époque. On pourrait même dire, 5 semaines après la catastrophe, qu’ils chipotent et bricolent mais qu’ils ne font pas grand chose.
    Dès les premières heures après les explosions des toits on devait penser à évacuer le combustible des piscines pour éviter des répandre de la RA par voie aérienne, ceci indépendamment du refroidissement. Mais ils ne font rien dans ce sens. Depuis un mois.

    Il faut installer une grue puissante pour dégager les débris de toit pour chaque centrale, une grue qui permette ensuite de retirer sans les abimer plus qu’ils ne sont déjà les assemblages de combustible. Il faut un endroit de dépôt dans une piscine au moins pour le combustible, les débris contaminés peuvent être enterrés provisoirement. Il faut un moyen de transport gainé de plomb entre centrales et piscine de stockage.
    Il faut aussi des lagunes couvertes pour stocker l’eau contaminée extraite des soubassements des centrales.
    Ce sont des infrastructures lourdes qui prendront du temps à réaliser mais il n’y a pas de temps à perdre, la RA continue de s’échapper. Et ils font quoi? Rien!

    Je crois que ce qui limite leurs moyens, plus que l’imagination, c’est la rentabilité : les investissements sur place ne seront jamais rentables, ils marchent à l’économie, aux bouts de chandelles, et font durer, sans trop se soucier des conséquences.

    Je ne suis pas particulièrement fan du nucléaire que je considère comme un mal nécessaire moyennant une gestion de la sécurité de qualité, mais s’il y a pire que le nucléaire géré par l’état seul c’est bien le nucléaire géré par une entreprise commerciale.

    1. @HP

      Les opérations que vous décrivez là sont en fait extrêmement difficiles à réaliser. Quand vous écrivez « dégager les débris de toit pour chaque centrale, une grue qui permette ensuite de retirer sans les abimer plus qu’ils ne sont déjà les assemblages de combustible » vous oubliez que le toit qui a volé suite aux explosions H2 cachent toujours une enceinte de béton et un liner métallique. Ouvrir ce confinement pour retirer le combustible, c’est ouvrir la boite de Pandore, au prix d’une opération horriblement dosante pour les gens sur place. Et le combustible dans les piscines est pour l’instant en place et refroidi: le risque et la dose pris lors du transport ne justifient peut-être pas le petit surcroît de sûreté qu’on pourrait trouver.

      J’en profite pour signaler une série d’article dans le monde.fr sur l’hydroélectricité:
      http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2011/04/18/en-guyane-le-barrage-de-petit-saut-agit-comme-un-reacteur-chimique_1509317_3244.html
      http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2011/04/18/l-hydroelectricite-est-elle-vraiment-une-energie-verte_1509315_3244.html
      http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2011/04/18/des-projets-de-grandes-centrales-annules-en-amazonie_1509316_3244.html

      « Au total, entre 40 et 80 millions de personnes auraient déjà été déplacées du fait de la construction de barrages, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). »

      Non, décidemment, aucune énergie ne mérite le qualificatif de « propre » ou de « renouvelable ».

      1. ah ça jette de citer l’ONG des multinationales, je veux parler du WWF

        40à 80 millions de personnes déplacées à cause des barrages ==> on vous laisse tranquillement tirer la conclusion : c’est beaucoup moins que le nucléaire …………………..

        quand on vous dit que le nucléaire est l’avenir de l’homme ……

      2. je voulais dire c’est beaucoup plus que le nucléaire ; mon anti-nucléarisme viscéral me fait dire des contre_vérités !

        les surfaces occupées par les barrages sont beaucoup plus importantes que les surfaces occupées temporairement par le nucléaire ( sites et petits incidents compris )

        libérons les terrres occupées par les barrages !

        à bas les barreges ! vive les centrales nucléaires ………………….

      3. Mentionner un inconvénient d’une énergie ne revient pas à la discréditer.

        La comparaison des sources d’énergie est bien évidemment multi-critères. C’était un argument, s’il en fallait encore un, contre la vision manichéénne qui consiste à dire « d’un coté les mauvaises sources d’énergie sales, pas renouvelables, de l’autre les sources d’énergie parfaites propres et renouvelables ». Or la réalité se situe plus du coté grisé de la chose.

        Par contre, je ne dis pas: si un jour on me jette à la figure avec des trémolos dans la voix que le nucléaire rend inhabitable une grosse superficie et déloge des milliers de gens, je ne résisterai peut-être pas à la tentation de me servir de cet argument…

      4. Non, décidément, aucune énergie ne mérite le qualificatif de “propre” ou de “renouvelable”.

        Et après avoir dit ça, qu’est ce qui change? En quoi votre avis brillamment éclairé fait avancer le Schmilblick?

        Et merci au passage pour votre dézinguage en règle de l’hydro-électrique, sans y toucher, bien entendu. Jancovici n’aurait pas fait mieux, je crois.

      5. Et après avoir dit ça, qu’est ce qui change? En quoi votre avis brillamment éclairé fait avancer le Schmilblick?

        Certes pas d’un pouce, mais pas plus que bon nombre de contributions qui ne semblent pas vous géner quand elles vont dans votre sens 😉

        Et merci au passage pour votre dézinguage en règle de l’hydro-électrique

        Ces trois articles étaient dans le monde.fr, tout les trois à la date d’aujourd’hui. J’ai pensé que ça pourrait être intéressant vu qu’il me semblait que l’on parlait d’énergie ici. Si ça vous géne vraiment, considérez alors que ces articles sont écrits par de dangereux nucléocrates qui veulent stopper le développement de l’hydroélectrique. On a tous les aveuglements qui nous arrangent.

    2. mais s’il y a pire que le nucléaire géré par l’état seul c’est bien le nucléaire géré par une entreprise commerciale.

      vous n’avez rien compris : la comparaison entre Tchernobyl et Fukushima montre la validité des thèses libérales sur la plus grande efficacité du système de la libre entreprise sur le collectivisme car tout repose sur un calcul scientifique bénéfice/risque

      où l’on a vu le PDG de TEPCO des excellents résultats bénéficiaires de TEPCO ……. peu de temps avant l' »incident » qui n’a rien à voir avec l’apocalipse de Tchernobyl

      chérissons la libre entreprise et son incommensurable efficacité !

      je suis d’ailleurs étonné de ne point voir GSF , venir nous clamer les bienfaits de la libre entreprise à Fukushima.

    3. @HP

      Il faut … Il faut … Il faut …

      Je suis entièrement d’accord, mais qui va s’y coller ??? C’est ça la question.

      Les robots, ne peuvent pas tout faire, et quand bien même leur électronique serait « durcie », ils ne résisteront pas bien longtemps au regard de l’ampleur de la tâche à accomplir …

      Selon moi, la grande différence avec Tchernobyl, en termes de gestion de crise, c’est que l’URSS, de par la nature même de son régime politique, « avait la possibilité » d’ « employer les grands moyens », comprendre : sacrifier quelques centaines de milliers de « volontaires » pour traiter le problème …
      Ce qu’à priori le Japon ou tout autre état démocratique ne peut pas faire …

      Pour les «liquidateurs», ces 600 000 à 800 000 soldats, civils et fonctionnaires qui ont été expédiés sur place juste après l’explosion pour neutraliser le réacteur et enterrer les déchets contaminés.

      Je vous invite à lire en détail ce site, très instructif (et particulièrement horrifiant), qui comporte force témoignages et photos : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html

      Même si la nature des accidents de Tchernobyl et Fukushima diffère, vous comprendrez mieux l’ampleur du problème auquel les japonnais et la communauté internationale est désormais confrontée, et les (très) probables conséquences qui ne manqueront pas d’ advenir …

    4. > Reiichido
      Je ne parlais pas d’extraire le combustible des cuves, c’est probablement impossible du fait de la fonte des barres. Par contre celui des piscines est accessibles sous les gravats.
      Pour le moment le combustible des piscines est refroidi mais en circuit ouvert à l’air libre, avec dégagement de RA. La RA du site diminuera quand le combustible aura été enlevé, et ce sera beaucoup + sain de le savoir entreposé en sécurité.
      Le tout doit être fait par des systèmes télécommandés depuis un « bunker », tout doit être fait pour préserver le personnel,même si c’est + cher.

      > J.Gorban
      Nous sommes d’accord 😉

      > Zorg
      Pas question de « dépenser » du personnel, qu’il vaut mieux garder pour ce qu’il est impossible de faire avec des machines, les gros moyens ce sont des outils télécommandés, pas des sacrifiés.
      C’est ce point en particulier qui me fait penser que Tepco préfère utiliser du personnel pas cher et « jetable » que du matériel coûteux, et gère le problème à l’économie.
      Pour le moment ils exposent du personnel et deux petits robots, alors qu’il faudrait d’énormes engins de chantier.
      On s’en fiche de la santé ou de la durée de vie des robots, plutôt faire crever 100 robots qu’un seul employé.

      1. @HP

        … plutôt faire crever 100 robots qu’un seul employé.

        Je suis entièrement d’accord. Qui ne pourrait pas l’être …

        Mais je crains que l’utilisation massive de robots est techniquement une illusion … Il va falloir des « volontaires » du genre humain … Et pas qu’un peu, au regard de la tâche complexe, titanesque et de la durée des travaux annoncée !

        cf Mise à jour n° 177 :

        Malgré leurs chenilles, la progression des robots était rendue difficile par de nombreux débris.

        .
        La problématique des débris n’étant qu’un exemple parmi d’autres que rencontreront ce genre de moyens dans ce contexte, je le crains …

        Encore un argument contre le nucléaire, « le feu de dieu » : les technologies les plus avancées, dont on aurait bien besoin dans ces circonstances, n’y résistent pas.

        Pour argumenter mon propos, sachez qu’il n’y a aucune électronique dans les zones irradiées d’une centrale nucléaire, il n’a que des capteurs « classiques » (pression, température, flux neutronique), de technologie « ancienne » et robuste couplés à des transmetteurs de courant (généralement un solénoïde de base).

        Toute l’électronique est déportée « hors zone » car rien « ne tient » au rayonnement …

        Voilà ce qui me fait douter, mais des progrès « fulgurant » en la matière (électronique durcie) ont peut être été fait depuis 10 ans ?

        je leur (nous) souhaite de tout cœur, en tout cas, de me tromper.

      2. Ramasser du combustible au milieu des debris est surement possible,mais il faudrait etre assez performant.
        Ne pas oublier que meme à 1 tonne par jour ,il faudrait 3 ans pour tout recuperer dans la piscine du 4

      3. > Zorg
        En effet , l’électronique est d’autant plus sensible qu’elle est miniaturisée, les gros transistors tiennent plutôt bien. Un blindage est indispensable aussi mais le plomb n’est pas cher.
        Mais l’électronique même en discret ne coûte pas cher, s’il faut changer les boitiers toutes les semaines, est-ce un problème?

        > dupontg
        C’est vrai, il faut voir grand et commencer tout de suite.
        Rien que pour la piscine de stockage couverte, il faut compter 1500 assemblages de 5,0 x 2,0 mètres en les posant couchés sous 6 mètres d’eau : 15 000 m². 15 mètres de large sur un kilomètre et 90 000 tonnes d’eau propre

      4. Ben en dehors de capteurs « classiques » comme des thermocouples ou des capteurs de pression on a pas besoin de grand chose pour le pilotage. Je ne sais pas si les capteurs de flux neutronique fonctionnent.

        D’ailleurs, les thermocouples fonctionnent encore sur la plupart des réacteurs.

        HP: Pourquoi voulez-vous prendre des risques supplémentaires maintenant en déplaçant le combustible dans la piscine de désactivation alors que la situation dans les piscines est tout sauf problématique ? La marge à la saturation est maintenant bonne dans toutes les piscines.

      5. > Reiichido
        Parce que le combustible continue d’émettre des radiations et des vapeurs contenant des produits contaminants.
        Les murs des piscines pourraient aussi présenter des fissures qui pourraient rendre problématique le maintient d’un niveau d’eau supérieur au niveau des barres. Il n’est pas exclut que de petites fissures existent déjà, permettant à de l’eau contaminée de traverser le batiment de haut en bas.
        Moins il restera de combustible dans les piscine mieux ce sera.

      6. @ HP en effet intervenir sous une piscine fendillée avec des répliques en cours c’est pas top ! Toshiba a évoqué une grue je crois sans doute pour une opération de dégagement.

  37. Il est interressant de comparer les deux articles :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sievert

    http://en.wikipedia.org/wiki/Sievert

    Je découvre que beaucoup de méprises viennent qu’il y a des différences notables entre les deux articles.
    La référence, à mon sens, c’est l’anglais (= CIPR commission internationnale), l’article en français se perd dans des considérations qui embrouillent les choses plutôt que de les expliquer.

    Peut-être une piste dans la difficulté de dialogue avec les physiciens nucléaires français.

    1. @ hervé troublant troublant et curieux, les américains sont moins sensibles que les australiens, et le sievert ressemble de plus en en plus plus à une portion de légume (5 par jours), sachant que par légume on entend choux ou carotte, ou verre d’alcool (1 ça va), à liqueur ou à bière (mais là il semble que ça marche, le volume d’alcool estt sensiblement le même) .
      Quelqu’un est-il capable de jeter un coup d’oeil sur la version russe ?
      Le discours dans la version française sur doses forrtes en grays avec effets déterministes, doses faibles en sievert avec effets stochastiques et pas d’effet en dessous interpelle.
      De même la variabilité des interprétations et des approches, qui me confirment cependant que les Skopsys bénéficient d’un avantage de 8% pour l’approche française et 20 % pour l’approche anglophone.

    2. Fumer une cigarette : 0,010 mSv (c’est-à-dire que la limite annuelle d’exposition pour la population générale en France est atteinte à environ un paquet par semaine, et dépassée à plus d’une cartouche tous les deux mois). La plupart des fumeurs dépassent très vite le seuil légal d’exposition de la population générale.

      L’article est vraiment du n’importe quoi !!!
      Fumer provoque des lésions type aduit.
      Les rayonnement ionisant des cassures double brin qui n’ont rien à voir.

      Cet article est du n’importe quoi et une bouillie infâme.

      Je comprends mieux pourquoi l’intervenant des mines est comme il est.

      ps : je précise je ne suis pas fumeur et le tabac provoque bien le cancer, là n’est pas le problème.

      1. Les cigarettes contiennent *aussi* des produits radioactifs produisant des radiation ionisante, le polonium 210 et le plomb 210. Une partie des cancer provoqués par la cigarette en proviennent, encore que je m’interroge sur la manière dont on a établi le lien vu les difficultés à établir un effet pour les faibles doses de radiation. Donc absolument pas de n’importe quoi dans l’article.

        Cf http://www.lefigaro.fr/sante/2008/08/27/01004-20080827ARTFIG00559-le-secret-du-polonium-dans-la-fumee-de-cigarette-.php
        Bon la valeur de 10 µSv par cigarette semble un peu forte, apparemment cet article retient plutôt 2µSv par cigarette, cependant le sievert est destiné à mesurer *l’effet* de la radiation en fonction de la zone impactée, ca peut donc expliquer les différences de calcul tant qu’on reste dans le même ordre de grandeur.

      1. Non ce n’est pas vrai.
        A l’origine cela n’était pas ça.
        Cela permettait surtout de donner une évaluation énergétique de l’ensemble des rayonnements d’une source (énergie, type c’est à dire comment ce rayonnement est absorbé par la matière) d’énergie nucléaire quantifiée correctement vis à vis des risques pour le vivant.

    3. Je peux essayer d’apporter une contribution, mais je ne suis pas sûr de moi : je vais citer des souvenirs d’une lecture mais je n’ai pas réussi à retrouver la référence.
      Le sievert n’est pas une unité bien définie car elle intègre des corrections censées représenter la sensibilité du vivant aux différents types de radiations. Ces corrections ne sont possibles que si on mesure ces effets et cette « mesure » doit être statistique. Pour les faibles doses on a des séries plus longues que pour les fortes doses et donc tous le monde est d’accord sur les effets pour les faibles doses. Pour les fortes doses les europeens ont une extrapolation, à partir des faibles doses linéaires alors que les Américains (et donc les Japonais) ont une échelle logarithmique. C’est l’approche européenne qui est la plus prudente et l’approche américaine qui est la moins coûteuse.

  38. Seconde partie, indépendante de la première.

    Les Japonais sont des bras cassés, ils gèrent l’affaire au jour le jour, sans moyens, sans imagination, sans rien prévoir au delà du court terme. Peut-être qu’un autre gouvernement aurait prit les choses en main et déployés des moyens beaucoup plus importants beaucoup plus tôt, peut-être pas.
    – Il faut créer une autorité mondiale du nucléaire chargée de surveiller toutes les centrales du monde, totalement indépendantes des électriciens et du lobby nucléaire, comme il existe une autorité mondiale de l’aviation civile, qui délivre et retire des licences d’exploitation.

    – Il faut que cette autorité soit dotée de moyens importants permettant ses missions, y compris de moyens militaires ou de police, et d’une cellule de gestion de crise permettant une intervention rapide avec de très gros moyens, très rapidement et avec les meilleurs spécialistes mondiaux. Cette agence pourrait être une émanation de l’ONU.
    Ceci en coordination avec les états nucléaires disposant de moyens nationaux d’intervention et de logistique, pouvant les prêter sur réquisition.
    Financement par un impôt sur le chiffre d’affaire nucléaire.

    – Il faut, dans le cas de Fukushima, exproprier Tepco de ses centrales et le gouvernement jjaponais d’une zone de 10km autour des centrales pour que des moyens importants puissent être mit en place par une « autorité mondiale de crise » à créer.
    Ceci de gré ou de force! Pour permettre aux gens compétents d’intervenir. Tant pis si le japonais ne sont pas contents, on n’est pas contents d’eux vu les résultats jusqu’ici…
    L’autorité de crise pourra rendre centrales et territoire une fois les fuites durablement sécurisées.

    – L’autorité mondiale provisoire sera chargée de prévenir les fuites de RA par tous les moyens possibles, le + rapidement possible, et de présenter la facture au gouvernement japonais, qui la transmettra à Tepco s’il le souhaite.
    Voir ma liste du post précédent dans ce sens.
    Il n’y a pas d’alternative aux choses à réaliser d’urgence sur le site.

    1. De gré ou de force! Très drôle…
      Et elle est ou cette task force nucléaire? Qui va l’imposer? Qui va payer?

      Superbe exemple de « wishfull thinking ». Mais je doute fort que ça aboutisse à quoi que ce soit dans le monde réel. Désolé.

      1. Elle n’existe pas et c’est bien dommage, y aurait de quoi l’employer.
        L’ONU ou l’AIEA pourrait l’imposer, à partir d’un accord entre les pays nucléaires.
        Les électriciens nucléaires payent chacun une sorte de petite assurance pour l’infrastructure de surveillance hors crise, le pays responsable de la centrale paye les factures d’intervention.
        De gré ou de force, oui. On a bien bombardé la Libye pour protéger les civils et tout le monde trouve ça très bien.

      2. bombardé la Libye

        non, tout le monde ne trouve pas cela trés bien !
        cf les interventions, postées ici même, de Rony Brauman sur le sujet, avant le début de la guerre =) nous sommes un certain nombre à être d’accord avec son point de vue ….

        nous avons un neocon, style bushien aux manettes …et nous savons où cela mène … à rien de bon .

      3. @M

        Tu l’as dit…
        Sans compter qu’après les avions mirages c’est des troupes de chair et de sang qui sont possiblement déjà en mer pour un séjour prolongé sous le soleil radieux de Cyrénaïque.
        Tiens, moi, si j’étais pilote de bombardier en Libye, pour bien faire passer mon message de paix, mes bombes je les aurais volontiers affublées d’une chemise blanche au col délicieusement ouvert et d’une abondante perruque brune. et signées « BHL©, » Baudruche Hypnoïde Libératrice Inc SA® (for sale au plus offrant)…

      4. « BHL©, » Baudruche Hypnoïde Libératrice Inc SA®

        ou : « Botul(isme) Hyperdangereux Lâché en pleine nature »

  39. Grève de la faim à Fessenheim
    AFP
    18/04/2011 |
    Plusieurs militants écologistes ont entamé lundi à Colmar une grève de la faim tournante pour obtenir la fermeture définitive de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), et demander une sortie du nucléaire d’ici dix ans, ont-ils annoncé au cours d’une conférence de presse. « Nous demandons la fermeture de Fessenheim, qui est la plus ancienne des centrales, et qui est construite en zone sismique et en contrebas du Grand Canal du Rhin, si bien qu’il y a un risque d’inondation »

    1. EDF : Henri Proglio n’envisage pas de fermer la centrale de Fessenheim

      Dans une interview au Figaro, le patron d’EDF affirme que toutes les centrales françaises « sont en excellent état ».
      Interrogé en particulier sur la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), mise en service en 1977, le chef de file du nucléaire français semble confiant quant à sa prolongation pour dix années supplémentaires. «Fessenheim est la centrale la plus ancienne mais comme les autres, elle a été modernisée en permanence. La troisième visite décennale du réacteur 2 commence en ce moment, ce qui lui permettra de disposer des dernières améliorations requises», explique-t-il.

      1. Je pense que l’on ne devrait pas laisser une centrale de plus de 25/30 ans en service.
        Quoi qu’il en soit, il a raison sur la modernisation des centrales françaises (et européennes en règle générale) ainsi que globalement sur leur état général.
        En tout cas, rien de comparable avec les centrales US et japonaises.

        Les réacteurs US et japonais sont réputés pour être les plus simples et les plus rentables (et ils le sont). Ils intègrent des services de fonctionnement, de contrôle, de secours « minimalistes » souvent hors des normes généralement admises actuellement.
        Surtout, ils ne sont pas « modernisables » car non prévus pour pouvoir être modifiés ou adaptés.

        Ainsi, sans même parler de dispositifs modernes comme les récupérateurs et/ou refroidisseurs de corium…qui sont quelquefois difficiles à adapter.
        A titre d’exemple (non exhaustif) :
        Ils ne sont équipés d’aucun des dispositifs simples et de « bon sens » comme des turbo-pompes de secours,
        de turbo-pompes « multi-énergies » (A Fukushima, elles sont activées à la vapeur et ont une autonomie sur batteries que de 3 heures).
        Ils n’ont pas de systèmes déportés, soit de secours apportés ou utilisables directement hors du site.
        Les alimentations électriques ne sont pas redondantes : Fukushima : une alimentation principale fournie par la centrale elle-même (fonctionnement normal), une alimentation de secours extérieure (autre centrale) et une alimentation sur Diesel/batteries (et pas Diesel ET batteries).
        De plus l’alimentation extérieure n’est pas enterrée mais en aérien !

        Les centrales européennes ont 2 alimentations extérieures, deux secours sur Diesel, un secours sur batteries avec une autonomie de 8 heures minimum (en plus des systèmes déportés)

        Aucun filtre n’est prévu en cas de décompression manuelle ou automatique (tous les résidus partent dans l’air et pas seulement en cas d’accident !!!)

        Ces réacteurs ne sont même pas équipés de recombineurs catalytiques d’hydrogène qui sont maintenant la règle sur toutes les centrales européennes !!!

        Je me répète mais si le risque zéro n’existe nulle part et n’existera jamais, Fukushima ne peut pas être considéré comme un « accident ».
        C’est juste l’épilogue d’une catastrophe annoncée.
        C’est arrivé à Fukushima. Ca aurait pu arriver dans n’importe quel autre réacteur US ou japonais « aussi facilement », avec les mêmes conséquences et la même impuissance à agir !

        Plus légèrement :
        Je vous laisse une petite semaine : VACANCES !

      2. le patron d’EDF affirme que toutes les centrales françaises « sont en excellent état ».

        … »Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, c’est très important, concentrez-vous, pouvez-vous me dire quel est le numéro du compte en banque de monsieur ?
        – Oui.
        – Vous pouvez le dire?
        – Oui!!
        – Vous pouvez le dire ?
        – Oui!!
        – Il peut le dire!!! Bravo! Il est extraordinaire, il est vraiment sensationnel… »

        http://pierredac.free.fr/sketch01.htm

  40. Le Japon et les USA sont deux pays (j’ai envie de dire LES deux pays) où rien n’est fait avant. Pourquoi et comment quelque chose pourrait il être fait pendant ?
    Si les réacteurs US et JP sont réputés pour être les plus simples et les plus rentables au monde (et ils le sont), ce n’est pas pour rien et sans conséquences en cas de problème.
    Les dispositifs de contrôle, fonctionnement, secours…sont minimalistes et souvent obsolètes.

    Ces centrales ne sont équipées ou susceptibles d’être équipées d’aucun dispositif de secours supplémentaires ou d’être modernisées comme les récepteurs et/ou refroidisseurs de corium, de turbopompes multi-énergies (celles de Fukushima sont des turbopompes fonctionnant à la vapeur), de systèmes déportés (par exemple, toutes les centrales européennes, russes, chinoises…font l’objet de plans d’approvisionnement en secours aériens pour des turbopompes Diesel et/ou de turbopompes déportées pouvant suppléer aux pompes principales et de secours), de filtres de surpressions, de recombineurs catalytiques d’hydrogène etc…

    « Rien » que ce dernier dispositif qui équipe maintenant pratiquement toutes les centrales aurait permis d’éviter les explosions qui sont en partie, responsables des problèmes actuels.

    Je me répète mais autant TMI ou Tchernobyl, pouvaient qualifiés « d’accidents », même si dans les 2 cas une erreur (ou une successions d’erreurs), humaine est en cause.
    Autant personnellement, à Fukushima, je me refuse à voir un accident.
    C’est juste l’épilogue d’une catastrophe annoncée !
    C’est arrivé à Fukushima. Ca aurait pu arriver et avec les mêmes conséquences, dans pratiquement toutes les centrales japonaises ou US !

    Plus légèrement :
    Je vous quitte pour une petite semaine : VACANCES !

    1. Merci beaucoup pour tout Gouwy.
      Bonnes vacances !!
      Et revenez vite nous enseigner et décrypter pour nous les mystères des évènements nucléaires.

    2. Autre chose….. à votre avis et pour autant que vous le sachiez et puissiez nous le dire, votre appréciation très péjorative des installations nucléaires civiles aux US (en gros « simplisme » et recherche constante d’économies) peut ielle être étendue au nucléaire militaire ? Ce serait (encore plus) inquiétant. Merci Gouwy !

    3. pour avoir travaillé pour Areva Cogema,comme sous traitant,il n’y a rien de mieux en France.

      Les audits « apres problemes imprevus » sont tres courants,meme sur des installations de 20 ans d’age.
      Les « bricolages » d’amateur sont monnaie courante et le personnel d’entretien n’est pas plus performant que dans n’importe quelle entreprise,voire meme pire.

      Tres comique de penser qu’il y a quoique ce soit de special en France,à part bien sur le secret militaire.
      Cogema est un etat dans l’etat et rien ne transpire.Ca peut donner l’illusion à certains que c’est different des autres pays.

      1. Dupontg, Votre point porte plutôt sur l’exploitation.
        Gouwy, indique que l’ingénierie des centrales est la moins exigeante au Japon et US et qu’elle est aussi moins redondante donc moins sure qu’en France par exemple.

      2. Dupont.
        Nous avons tous les deux faits parti de l’ « intérieur ».
        Et, de mon coté, encore plus du coté de la sous-traitance, mais en travaux neufs. Rien à voir avec l’entretien courant, bien sûr.
        (un simple exemple : un simple haut-parleur d’alerte est vendu 20 fois plus cher car il a juste une étiquette « anti-radiations » sur le saladier)(tout le reste est à lavement)

        Si je te dis que les trois/4 des pépins sont dus à la sous-traitance, je vais faire pousser des hauts cris à certains. MAIS :

        Pour entrer dans le club très fermé des sous-traitants du nucléaire, déjà, il faut avoir des relations. Et pas seulement dans les services qualité. Mais au sommet.
        Ce sont des marchés qui ont été largement juteux pendant longtemps et le resserment d’ « EDF » (exploitant pour les intimes) a simplement fait que les sous-traitants ont voulu garder la même marge avec un chiffre d’affaire en baisse.

        Faut SURTOUT pas oublier qu’EDF a la menace de privatisation au-dessus de la tête…

        DONC, ce que tu cites est le VIRAGE dangereux que se prend EDF et là, comme dit ma fille : ça craint un max.

        Mais en même temps, ce virage est logique :
        Quand il y a un pépin GRAVE, t’inquiètes qu’on envoie pas les actionnaires au taf.
        Et la population, on en a rien à battre.

      3. Autre chose. Car ça commence à m’énerver léger.

        Construire des centrales atomiques sur une île volcanique avec en plus une technologie américaine dont on SAIT que les cowboys ignorent ce qu’est le risque, autant jouer à la roulette russe avec un pistolet.

        Et 5 balles.

        D’autant que quand on investit 5 balles dans la sécurité, tu vois en direct le déluge.

    4. Un camion de pompier aurait suffit au départ.

      « Tepco n’a alors pas pris la mesure de ce qui se passait : s’il avait agi rapidement, alors que la puissance dégagée, et donc la chaleur, restaient très importantes, la pompe d’un camion de pompiers aurait probablement permis d’éviter la fusion partielle des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 », estime un expert international, sous le couvert de l’anonymat.
      http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/04/15/tepco-a-t-il-bien-gere-la-crise-a-fukushima_1500997_1492975.html

      1. Je donnerais cher pour savoir qui est cet « expert international »…

        Facile à dire…allez faire venir un camion de pompier aprés un tremblement de terre qui a brisé les routes (cf vidéos) et un tsunami qui a dévasté les 10 premiers km de cote. En plus, les camions de pompier se branchent sur des arrivées d’eau, et il fallait borer l’eau injectée…autant dire que les actions à mettre en place ne se résument pas à « faire venir un camion de pompier ».

        Et d’autre part, je ne suis pas sûr qu’un camion de pompier aurait eut la puissance nécessaire pour compenser la contre-pression du primaire, à moins de dépressuriser à fond et donc de faire monter l’enceinte en pression (ce qui est problématique dans ces petites enceintes)

        En revanche, à 6000 l/min en débit nominal (contre-pression atmosphérique) il est exact que le débit aurait suffit: ça correspond à une puissance nominale de 200 MW.

      2. Merci pour votre réponse, Reiichido, ce post de Lambert Francis, comme ceux de HP, ont en commun de dire comme tout serait facile si… Si les Japonnais sur le terrain pouvaient les lire, je pense qu’ils auraient envie de leur arracher la tête.

      3. Un théâtre dispose d’un pompier de service, un aéroport d’un service incendie, et une centrale nucléaire n’a plus d’électricité pour alimenter ses pipes…….
        @Crapaud aprés les « arracheurs de dents », vous ne serez pas déçu par l’ère des « arracheurs de têtes » !

      4. 200 MW me parait un calcul tout théorique la pression à l’injection nécessite une puissance et une énergie élévée, mais elle doit bien être récupérée à la sortie … et en cas de catastrophe pourquoi ne pas baisser la pression .;
        Le systeme de secours des centrales est prévu pour tourner sur un groupe éléctrogène diesel, êtes vous sûr qu’il fournisse 200 MW, et le secours du secours est constitué de batterie pour 8 H, avaez vous calculé la masse de plomb nécessaire ( à 100 Wh/Kg) ?
        Un groupe ou pompe acheminable par hélico ..

      5. Un groupe électrogène de 200 MW c’est totalement irréaliste. Un coup d’œil sur Wikipédia suffit pour vérifier qu’un groupe de 2,5 MW c’est déjà une grosse bestiole. Un second coup d’oeil suffit pour vérifier que le plus gros moteur diésel fait environ 100.000 CV, (et pèse 2300 tonnes), ce qui fait 73,6 MW : on est loin des 200. Reiichido s’est probablement planté d’un facteur 1000. Notons enfin que 200 MW c’est environ 1/5 ième de la puissance d’un réacteur nucléaire.

      6. « Facile à dire…allez faire venir un camion de pompier aprés un tremblement de terre qui a brisé les routes (cf vidéos) et un tsunami qui a dévasté les 10 premiers km de cote. »

        Quelque puisse être l’état d’un terrain après un tsunami ou un tremblement de terre, je te fais passer un convoi de camions si tu me donnes des bulldozers.
        Et c’est la technique délicate qui est utilisée dans ces cas-là.

        En plus, elle est BEAUCOUP moins contraignante que de faire passer des convois exceptionnels dans des bleds qui n’ont jamais vu passer autre chose que des chevaux.
        Car là, tu déblaies.

        Dedieu, vous pensez qu’en cas d’urgence les pompiers prennent des gants…???
        Heureusement, non.
        (gants dans le sens délicatesse… pour les mous du bulbe)
        (koike… vaux mieux être dur de la feuille que mou de la branche)

      7. @Fuku et Crapaud

        En fait mon post n’est pas clair du tout…désolé.

        Ce que je voulais dire c’était que le débit nominal d’un camion de pompier (6000 l/min, vérifié rapidement sur Wikipédia) suffisait à extraire à la louche 200 MW par évaporation (6000/60*2 MJ/kg). Et que donc, effectivement, le débit d’un camion de pompier aurait suffit à évacuer la puissance.

      8. T’as pas droit à l’évaporation directe, Reii…

        Donc, à moins d’avoir des échangeurs sur site pré-installés avec un fleuve ou une mer à proximité, là, ça devient possible.

        N’oublions pas que nous nous mettons dans le pire des cas : une centrale américaine avec tremblement de terre, tsunennemi et affolement général pour « sauvegarder des installations » (investissement qui vomissent du fric)…

      9. @Reiichido Merci pour la réponse, je comprends mieux maintenant, 200 MW c’est suffisant pour la phase initiale de refroidissement, mais ça suppose que tout se passe par aspersion extérieure, donc que le hall est déjà détruit par l’explosion ? et que le refroidissement interne se fasse par convection ? où alors qu’il est vraiment possible de brancher un camion extérieur sur un circuit interne existant .. il faut sûrement que ce soit prévu …..à l’avance.

      10. @Fuku et Yvan

        Effectivement. Mais à l’heure actuelle, il y a bien une injection d’eau douce dans la cuve par des pompes extérieures. Je suppose donc que des lignages sont prévus, peut-être par un équivalent de l’injection de sûreté qui passe par les batiments auxilliaires? Mais comme je ne connais pas trop la topologie des systèmes des REBs, il vaut mieux que je me taise.

  41. Mon pere a travaille au Gabon pour la « Comuf  » sur le site de Mounana, il est mort de multiples cancers, et bien sur « officielement » rien a voir avec l’extraction de ce bel uranium. Peu de medias parlent des mineurs, locaux ou expats de tous horizons, qui travaillent pour alimenter nos cheres centrales. Si mon pere a fait le choix d’aller travailler dans une mine tel que celle la, il avait a l’epoque une vague notion des risques et du danger mais les gabonnais eux, avaient t’ils la moindre information ou formation ? et aujourd’hui ? traitments ? decontamination ?
    Le nucleaire c’est aussi c’a et c’a commence a tuer bien avant l’Ukraine ou le Japon, bien sur c’est moins spectaculaire mais faut pas l’oublier dans l’equation.

    http://www.youtube.com/watch?v=iw-igDQh8kY&feature=player_embedded

    Evidement il n’y a pas qu’au Gabon.

    http://www.youtube.com/watch?v=XfLXx1nbbpw

    1. Les medias, aux ordres, parlent peu et mal de bien des choses …mais, je pense que les populations qui s’informent autrement le savent, en sont conscientes ….

  42. je suis en colère, on est en train de découvrir des subprimes dans le nucléaire, france infos m’apprend que EDF s’audite elle même, a après elle donne ses conclusion à the big organisme (je sais plus qui, désolé je conduisais) demain dites à votre gamin de 18 ans d’aller dans le petit chemin en voiture seul au volant et à son retour posez-lui la question : « Alors tu te le donnes le permis ? »

      1. Je viens de faire le mien, rien trouvé , si un jour suis allez au resto j ai pris gambas + saint joseph pour me faire pardonnez

    1. Pire que la nuit des morts vivants…La glacification des sols reste la seule solution…Vitesse de glacification de l’eau – Forum Chimie

  43. Esprit d’à propos …..
    Tchernobyl : l’UE promet 110 millions d’euros pour un nouveau sarcophage…..
    L’Ukraine accueille mardi une conférence des donateurs pour Tchernobyl dont les participants tenteront de réunir les 740 millions d’euros qui manquent -sur un total de 1,5 milliards d’euros- pour les travaux liés à la construction d’un nouveau sarcophage, 25 ans après la catastrophe.
    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=e60307b35b03bea2c793b8e7d474a781

    1. « De son côté, la France annoncera mardi, lors de la conférence des donateurs à Kiev, une participation additionnelle d’au moins 47 millions d’euros, a indiqué l’entourage de François Fillon, qui co-présidera ce rendez-vous au titre de la présidence française du G8″.

      Avouons quand même que le nucléaire est une belle histoire de solidarité…ou pas?

      L’électricité pour tous
      Les déchets et la radioactivité pour tout et tous
      La note de débit pour tout et tous

      1. En Belgique, la responsabilité des opérateurs nucléaire (principalement GDF Suez) est limitée par une loi à 300 millions d’euro en cas d’accident, de catastrophe, après c’est l’état qui offre…

        En France je pense que la limite de la responsabilité pour les opérateurs est de l’ordre de 750 millions, mais c’est vrai vous avez plus de centrales…

    2. Durée estimée de vie du nouveau sarcophage « acier » : 100 ans
      Durée estimée du « problème » : 100 000 ans
      Les contribuables mondiaux payerons . Les exploitants continuerons à faire des « bénéfices »,
      et Bouygue-Vinci aura du boulot ad vitam eternam……..

      La foi économique a ses nouveaux bâtisseurs de cathédrales !
      Ne pas confondre le « tronc des pauvres » et le néo du « trou du culte »……
      « j’accomplis l’œuvre de dieu » qu’il disait.
      Dieu a tout son temps.

      1. Le calcul économique (sur lequel est censé être basé nos décisions rationelles ou nos choix d’évolution de société en cours) est peut-être bien gagnant :
        Pour le pays qui a la centrale le coût est d’abord pris en charge 25 ans après par une collecte internationale 1 € par européen (pouvoir de nuisance).
        Le calcul économique ensuite tient compte de l’actualisation, le grand avantage de l’industrie nucléaire c’est que les dépenses fixes (non proportionelles à l’usage)) soit l’investissement, en l’occurence le démantèlement et le nettoyage des « accidents » ont lieu après et non pas avant et se trouvent de ce fait grandement minorées.
        Que vaut aujourd’hui une dépense future dans 50 ans actualisée à 10 % l’an ?

  44. Hier soir, émission télé grand public: expérience en direct , que se passe-t-il quand on verse de l’azote liquide sur de l’eau bouillante…: vapeur blanche, petites goutelettes d’eau (radioactives) , nuage.
    2eme expérience : Que se passe-t-il lorsque l’on verse de l’eau bouillante sur de l’azote …: Grosse EXPLOSION!!!!! ………….BRAVO!!! Applaudissement!!!!

    1. Je n’ai pas vu l’émission, mais n’est ce pas un plan com pour nous habituer au principe, afin d’éviter toute surprise du public au cas où ?
      Avec la correspondance
      eau bouillante => corium chaud
      Azote liquide => masse d’eau
      ?

      1. Il me semble que notre ami scientifique/télé tentait à sa façon de nous expliquer/démontrer à demi-mots :
        1/ que la fumée qui s’échappait des réacteurs était en fait constituée de vapeur d’eau hautement radioactive.
        2/ qu’une possible arrivée imprévue d’eau chaude en contact avec l’azote engendrerait une explosion.
        Le public a trouvé cette démonstration « subtile » trés spectaculaire et a suscité beaucoup d’applaudissements(peu ont apparemment associé sur Fukushima) .

  45. L’assurance de l’humain sur le contrôle de son environnement en prend un sérieux coup avec ces événements en chaîne. Le problème est que la sortie du dernier film à grand spectacle ou qu’un évenenement nouveau occulte bien vite tout.
    Je me demande, comment nos sociétés vont réagir ? À terme. Court, moyen et long.
    La démocratie de marché n’a t’elle pas atteint là sa limite ?
    Partout autour de moi, je vois des constructions nouvelles « tout électrique ». Des blockhaus anti-fuite aux doubles vitrages et à l’isolation renforcée… Des bulles immobilières physiquement étanches, gourmandes en argent frais. Faisant la fortune de société immobilières sautant comme des puces sur des réserves foncières, aidées en cela par les autorités par des incitations fiscales.
    C’est grave. Ces tombeaux de béton n’ont aucune valeur architecturale et sont des objets du marketing au même titre que la dernière automobile Renault ou autre. À la différence qu’il sera bien plus délicat de recycler du béton en milieu urbain.
    À quand un intégrisme écologique digne de ce nom. J’ai la forte impression que pour le moment, nous sommes en train dje subir un intégrisme industriel et économique qui si il n’est pas contrôlé plus sévèrement nous voue à notre perte pa si lentement que ça.
    Le blog de PJorion m’habite…

    1. Tout à fait d’accord
      Dans la rt 2012, le exigences d’étanchéité des maisons individuelles seront telles que ces constructions deviendont inhabitables (dangereuses à habiter) si la VMC ne fonctionne pas.
      Le blog de PJorion : Mon oeil !

      1. entre porter un pull de plus ou le délire techno-scientiste que permet de se ballader à poil en pleine hiver,

        la majorité des con-sommateurs choisissent la mort

  46. Question : Pourquoi la France produit-elle 80% de son électricité à l’aide de l’énergie nucléaire ?? 0u la différence entre 33% et 80%.

    N’est-ce pas économiquement débile ?

    L’énergie nucléaire est une énergie difficilement modulable. Difficile à arrêter, à démarrer (je suppose pour le démarrer).

    La demande en électricité est une demande extrêmement variable au fil des saisons, des jours de la semaine, des heures, de la météo, etc…

    Mon professeur de géographie économique affirmait que l’idéal pour l’énergie nucléaire était qu’elle fournisse la base de la demande en électricité.

    Si le creux de la consommation électrique (qui doit s’établir vers 3h du matin) = à 1 (par exemple 1TWh de consommation) et que le pic est deux fois plus important que le creux. On a un pic = à 2 (par exemple 2 TWh de consommation). Si on prend comme hypothèse que la consommation de base est proche du creux, que la consommation de pointe est proche du pic, que la durée des deux types de consommation est similaire, on aurait dans mon exemple fictif une consommation (p.e annuelle) = à 3.

    La base (on va dire la consommation toujours présente =1, ou 33% de la consommation totale). Or, le nucléaire fournit 80% de la consommation électrique (2,4 sur 3 dans mon exemple). Sachant que les réacteurs ne sont pas un outil permettant de moduler l’offre pour la faire correspondre à la demande.

    Question que fait-on de toute l’électricité produite dont on n’a pas besoin ? Par exemple entre 18H30 et 06h30 (puisque dans l’exemple je produis 2,4 et je consomme 1).

    Vous me direz on la vend ? Une partie certes, mais pas toute l’électricité surproduite (la demande n’est pas là, surtout à ces heures) et puis à de nombreux moments la France est importatrice d’électricité (en hiver quand il fait froid, les gens se chauffent au chauffage électrique, la surproduction de nuit est toujours présente; en été quand il fait chaud et que les systèmes de refroidissement des centrales sont moins performants).

    Vous me direz on turbine. Oui mais on ne peut pas turbinez tout le temps (tout ce temps. La différence entre la consommation des turbines et la surproduction doit être grande, en faveur de la surproduction).

    On la jette ?

    Plusieurs payant souhaitant un mix énergétique comprenant le nucléaire table sur des valeur de 20% à 35% d’électricité provenant de cette source d’énergie. Ce qui me semble plus en lien avec l’idée : « la base de la consommation est produite par du nucléaire ».

    Je ne sais pas si ma question est claire, et si l’ébauche de mon raisonnement l’est tout autant, mais si quelqu’un à une ébauche de réponse, je suis preneur.

    Merci à tous

    1. Trés clair, c’est pour çà qu’on éclairait les autoroutes (avant que les …. piquent les câbles) les monuments, les villes, qu’on devrait continuer à encourager le chauffage à accumulation, (et chauffe -au), et peut-être promotionner la voiture électrique, et remplacer tous les téléphones par des box allumées en permanence .
      Outre l’impossibilité technique de modulation rapide, le fait de fonctionner à fond hors indisponibilité est un moyen d’abaisser le coût par KWH en répercutant l’investissement sur une plus grande production.

    2. A ma connaissance, cette énergie sert à illuminer les villes à l’heure ou elles sont désertes, et dans une moindre mesure à remonter de l’eau dans les réservoirs des barrages à l’aide de pompes pour avoir de la capacité de production en plus aux heures de pics.

      Mais le nucléaire va avec une politique de consommation débridée, Vivrélec, agriculture irriguée, climatisation réversible, éclairage public etc qui entraine des records de consommation battus chaque année, avec des pics en été qui commencent à approcher ceux de l’hiver.

      Comme une nouvelle route génère un traffic, puis sa propre insuffisance, le nucléaire est à l’origine d’une boucle rétroactive qui augmente indéfiniment la consommation, ce qui finit par justifier en apparence du moins, un peu plus son développement.

      1. A l’origine le nucléaire devait nous garantir l’indépendance énergétique à un moindre coût …
        D’indépendance il n’en est point, la matière première provenant du Niger, d’Australie.
        Quant à son coût, il est appelé à augmenter fortement suite aux hausses obtenues par EDF.
        Mais qu’à cela ne tienne, il suffit de voter correctement lors des prochaines élections.

        http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?num=32e9f7ed89f0f9ac1d21a7c15b8d4516
        Si votre facture monte après les élections, vous saurez pourquoi. !!!
        Une véritable prise d’otages à mon sens.

        En fait avec le nucléaire nous avons le beurre et l’argent du beurre.
        Le risque permanent de catastrophe majeure, des déchets dont on ne sait plus quoi faire et un prix exorbitant pour le consommateur au vu de ce qui précède.

    3. L’électricité de base produite en France par les centrales nucléaires correspond à une puissance minimum de 50 000 MW, la pointe annuelle est de l’ordre de 90 000 MW mais une journée typique d’hiver sera caractérisée par une pointe de 68 000 MW. On peut faire varier légèrement la puissance des centrales nucléaires (de l’ordre de 10%) sans empoisonner le coeur et donc assurer une base entre 50 000 et 55 000 MW. Les pointes sont gérées par du thermique (5000 MW) et pour le reste par de l’hydraulique modulable. Les STEPs qui permettent de « turbiner » entre deux lacs pour faciliter la gestion des pointes représentent une partie presque négligeable de l’hydraulique modulable et pourraient être développés si l’on souhaitait intégrer une part plus importante d’énergie renouvellable.
      http://transition.wifeo.com/lelectricite-effacable.php
      Par rapport à l’hypothèse développée par Atchoum, la pointe représente en moyenne plutôt 1/3 du maximum que la moitiée. Les quelques jours où ce n’est pas vrai, on importe de l’électricité.

      1. RUTILY

        L’électricité de base produite en France par les centrales nucléaires correspond à une puissance minimum de 50 000 MW

        A mon avis ce que vous dites est faux. Faites le calcul:
        50 gigawatt*8670 heures donnent 433 terawatt.

        Vous confondez base et moyenne.

      2. Posté trop vite.

        RUTILY

        L’électricité de base produite en France par les centrales nucléaires correspond à une puissance minimum de 50 000 MW

        A mon avis ce que vous dites est faux. Faites le calcul:
        50 gigawatt*8670 heures donnent 433 terawatt heure, soit la consommation annuelle de la France. Vous confondez base et moyenne.

        Vous prenez la consommation moyenne pour la consommation de base. Je ne connais pas la valeur de la base, mais elle doit être largement inférieure à la moyenne.

      3. Bonjour ric
        Sur mon lien je montre le graphique d’une semaine moyenne typique en hiver, l’été l’électricité de base peut être plus faible et on en profite pour faire des maintenances des centrales nucléaires. Mais vous avez raison, je me suis mal exprimé, le minimum auquel je pensais était le minimum d’une semaine typique d’hiver qui est quand même déjà assez élevée et n’est pas un minimum annuel.

      4. @ric
        De plus comme on exporte à peu près 15% de l’électricité qu’on produit (les années où les centrales n’ont pas trop de problèmes de maintenance) il est possible que l’on produise en base plus que nos besoins en assurant une partie de la base de l’Allemagne par exemple en contrepartie de l’électricité de pointe que l’on importe.

    4. bonjour Atchoum

      N’est-ce pas économiquement débile ?

      Il y a une quinzaine d’années, ou vingt je ne sais plus, j’avais lu dans l’hebdomadaire « The Economiste » une étude à propos de la rentabilité du nucléaire civil , ce n’était justifié que dans les pays où il marcheraitt en tandem avec le nucléaire militaire , c’est bien le cas de la France.
      Aussi, ce qui m’avait frappé c’était le très faible rendement thermodynamique de 25% à comparer au 60% d’une centrale Turbine-Gaz-Vapeur : Ce rendement est déterminé par la différence de température entre la source chaude et la source froide, cette source chaude ne peut pas être si chaude que cela car il y a risque de détruire des élements de haute technicité, dans le cas d’une centrale nucléaire.
      Tout le reste, 75% part en chaleur dans la nature et sert à faire monter la t° des fleuves entre autre.
      Bon, il paraît que maintenant elle sont à 33% de rendement,sans doute aussi avec risque accru !

  47. L’Agefi du 15 avril : »Un fonds immobilier de Morgan Stanley, MSREF V, aurait fait défaut sur le paiement de 278 milliards de yens (3,3 milliards de dollars) de dette titrisée dans un CMBS, rapporte Reuters. La dette avait servi à refinancer le rachat d’un immeuble de 32 étages à Tokyo. Les créanciers, au rang desquels Blackstone, devraient prendre possession de l’immeuble. »
    Morgan Stanley sait il des choses que nous ignorons?

    1. Flexblue est concept réellement innovant tout à fait sérieux regroupant la fine fleur du complexe électro-nucléo-militaire Français (DCNS AREVA CEA EDF), il s’agit cependant encore d’un concept , les 2 ans d’études sont encore à venir.
      Dévoilé il y a 3 mois par le pdg de DCNS, l’argumentaire prémonitoire, revendique la résistance aux Tsunamis, la centrale étant automatisée et sous-marine.
      Il s’agit d’un effort louable de valoriser les compétences existantes, et d’essayer de trouver si le projet se concrétise des débouchés civils complémentaires pour la main d’oeuvre de la filière nucléaire militaire cherbourgeoise.
      pour plus de détail un article promotionel sur Wikipedia
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Flexblue
      Le site officiel :
      http://fr.dcnsgroup.com/energie/nucleaire-civil/flexblue/
      et un écho du communiqué
      http://www.platts.com/RSSFeedDetailedNews/RSSFeed/ElectricPower/8434914
      A ce stade du projet la prise en compte de la pollution marine en cas d’accident, ne semble pas encore prise en compte avec l’attention que les évènements de Fukushima vont sans doute suggérer.

  48. Personnellement si le monde court tout droit à l’apothéose ce n’est pas selon moi principalement du au nucléaire, même si c’est vrai cela devient de plus en plus inquiétant et grave à voir en société, mais bien sur autre chose que les gens refusent bien encore de reconnaître, bien évidemment les gens les mieux installés et enflés dans un tel monde ne peuvent pas plus
    nous rassurer à ce sujet.

    C’est là qu’on ricanera déjà un peu moins à l’égard des pauvres gens de plus.

    1. Il y a le mauvais gouvernement qui fait tirer sur la foule et qui doit disparaître, comme en Libye, et puis le bon gouvernement qui fait aussi tirer sur la foule, mais celui-là signe de gros contrats à areva.

      1. Disons aussi qu’il y a des gouvernements qui font la guerre à d’autres gouvernements qui tirent sur la foule avec les armes qu’ils leurs avaient vendues auparavant et que ces gouvernements et ces armes doivent disparaître pour que de nouvelles armes puissent être vendues aux nouveaux gouvernements qu’ils auront mis en place. Ceux-là, pleins de gratitude, signeront tous les contrats que le libérateur de la première heure leur mettra sous la plume.

  49. Je voulais vous remercier pour cette « revue quotidienne » de la situation, au fil des jours. Je vous lis!!

  50. Je me permets de relayer l’appel (pétition) pour un tribunal « Russell » contre les crimes du nucléaire civil en 2012 … pour ceux que ça intéresse.

    1. Une question en plus (c’est une vraie question, pas du sarcasme), donc si quelqu’un peut répondre, ça serait chouette :
      – Connaissez-vous une seule pétition qui ait changé quoique ce soit ou fait un peu avancer les choses dans le sens de ce qui était souhaité par ladite pétition ?
      Si oui, merci de répondre, parce que j’en ai vu passer pendant 30 ans, toujours en vain, il me semble…

      1. Bonjour,
        Le site d’Avaaz (http://www.avaaz.org/fr/) se targue de quelques réussites (mais je n’ai pas vérifié). Le sens d’une pétition n’est peut-être pas forcément de faire changer quelque chose immédiatement mais aussi de faire passer un message.

  51. Météorologie avril 2011 – La sécheresse menace
    Après un hiver globalement sec et peu enneigé, les rares pluies et les températures élevées ajoutées à un ensoleillement important font craindre une sécheresse pour 2011. En cause, les conditions anticycloniques récurrentes de mars et d’avril. Les tendances saisonnières annoncent par ailleurs une sécheresse allant en s’accentuant jusqu’à la fin de l’été.
    La dépendance du secteur de l’énergie à l’égard de l’eau et les risques liés au changement climatique
    La production électrique dans les centrales thermiques et nucléaires requiert généralement de grandes quantités d’eau pour le refroidissement. Une étude australienne de 2006 a calculé que le fonctionnement d’une centrale nucléaire requiert l’équivalent de 5000 piscines olympiques par an, 25 % de plus que pour une centrale au charbon. On a estimé que la production d’énergie représente actuellement 20 % de la consommation d’eau non agricole aux États-Unis, et que ce chiffre pourrait grimper à 60 % à l’horizon 2030. D’autres avancent des chiffres plus élevés encore.

  52. L’Italie dit : « NON ! » au nucléaire

    Après avoir décrété un moratoire d’un an sur le nucléaire, le gouvernement Berlusconi avance ses pions. Il a présenté ce mercredi 20 avril un amendement à un projet de loi qui met fin au plan de retour au nucléaire. La catastrophe de Fukushima, qui avait frappé les esprits de ce pays hautement exposé au risque sismique, n’est pas complètement étrangère à ce revirement politique.
    Les sondages indiquent que 75 % des Italiens se disent opposés à l’atome (70 % en France, sondage IFOP.

      1. différence notable entre ceux qui s’abstiennent de regarder les machines à lobotomiser TV, et les autres ??

        tripatouillage sondagier ? =) je n’ose même y penser !

    1. Quelles raisons a-t-on d’être inquiet ? Il faut attendre le prochain ‘ »accident », on joue juste à se faire un peu peur dans l’industrie nucléaire. ! Il n’est pas questiopn d’arrêter …

      A la dernière question de l’interview demandant si « l’énergie nucléaire prendrait fin au cas où un autre accident majeur aurait lieu », M. Stricker répond tout de go : « Je le crains. Comme nous le constatons avec Fukushima, un accident dans un pays a des conséquences pour tous les opérateurs, partout ailleurs ».

  53. La télévision, c’est comme la radioactivité, moins l’on s’expose et mieux l’on se porte.

    Une petite visite chez mes parents m’a permis de visionner une émission intitulée c’est dans l’air. « Fukushima : une bombe dans le nucléaire » en était le thème. Le plateau était constitué de 4 personnes … pro nucléaires. Incredible, n’est-il pas ?

    Autre chose : [APPEL] Fukushima : mais où sont les scientifiques ?
    Harry Bernas, physicien, lance un appel pour que les scientifiques dépassent leur rôle d’experts et deviennent acteurs du débat public.

    « Si les conséquences directes du tremblement de terre et du tsunami japonais sont évidentes et suscitent sympathie et solidarité sans équivoque, l’unanimité disparaît lorsqu’il s’agit de l’accident qui affecte les réacteurs nucléaires de Fukushima-Daiichi. La situation à Fukushima est “très préoccupante” selon plusieurs organisations internationales de contrôle nucléaire, et très loin d’être stabilisée. L’opérateur de la centrale, le gouvernement et le lobby nucléaire ont des raisons de rassurer, mais aussi de mal évaluer ou de minimiser les dangers. »

    La suite ici : http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/crise-nucleaire-au-japon/20110420.OBS1656/appel-fukushima-mais-ou-sont-les-scientifiques.html

  54. Ban Ki-Moon craint que d’autres catastrophes nucléaires soient inévitables
    The Associated Press
    KIEV, Ukraine — Le monde doit se préparer à vivre d’autres accidents nucléaires comme ceux survenus à Tchernobyl et à la centrale de Fukushima, au Japon, a prévenu mercredi le secrétaire général de l’ONU, estimant que cette sinistre réalité exigeait d’importantes améliorations dans la coopération entre les pays.

    Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et d’autres intervenants à la conférence de Kiev qui commémore l’explosion du réacteur de Tchernobyl, il y a 25 ans, ont estimé que la hausse du nombre de centrales nucléaires était inévitable dans un monde qui a toujours plus besoin d’énergie.

    «Pour plusieurs, l’énergie nucléaire paraît relativement propre et semble être un choix logique dans une ère de rareté accrue des ressources. Mais les archives nous obligent à nous poser des questions douloureuses: avons-nous correctement calculé les risques et les coûts? Faisons-nous tout ce que nous pouvons pour assurer la sécurité des populations du monde?» a dit M. Ban.

    «La malheureuse vérité, c’est que nous allons probablement être témoins d’autres désastres.»

    Plus tôt dans la journée, lors d’une brève visite à Tchernobyl, à environ 100 kilomètres au nord de la capitale ukrainienne, M. Ban a proposé une stratégie pour améliorer la sécurité de l’énergie nucléaire dans le monde. Il a notamment suggéré de renforcer l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et d’accorder plus d’attention «au nouveau lien entre les désastres naturels et la sécurité nucléaire».

    La crise en cours à la centrale Dai-ichi de Fukushima, dans le nord-est du Japon, a été causée par le tsunami provoqué par le puissant séisme du mois dernier, qui a inondé la centrale.

    «Les changements climatiques signifient plus d’incidents liés à des phénomènes extrêmes», a dit M. Ban à Kiev. «Notre vulnérabilité ne fera que croître.»

    Le directeur de l’AIEA, le Japonais Yukiya Amano, qui accompagnait M. Ban lors de sa visite à Tchernobyl, a fait écho à l’inquiétude du secrétaire général de l’ONU.

    «Plusieurs pays continueront de considérer l’énergie nucléaire comme une option importante dans l’avenir, et c’est pourquoi nous devons faire tout notre possible pour assurer la sécurité», a dit M. Amano, alors qu’il se trouvait à quelques centaines de mètres du réacteur accidenté, recouvert d’un sarcophage de béton aujourd’hui fissuré.

    Le sarcophage qui recouvre le réacteur numéro 4 de Tchernobyl a dépassé sa durée de vie utile, et les travaux ont commencé pour construire un nouveau dôme de confinement. Le nouveau sarcophage, conçu pour durer 100 ans, devrait être mis en place en 2015, mais il manque toujours une importante part de financement pour le projet.

    La conférence des donateurs internationaux organisée mardi à Kiev avait pour but d’amasser 1,1 milliard $US pour financer le sarcophage et une installation d’entreposage pour le combustible usé dans les autres réacteurs de la centrale. Mais dans un contexte de difficultés économiques mondiales, certains pays se sont abstenus de faire des promesses, et les dons n’ont atteint que 798 millions $US.

    L’explosion du réacteur de Tchernobyl, le 26 avril 1986, a craché un nuage radioactif sur presque toute l’Europe et forcé des centaines de milliers de personnes à évacuer leurs maisons dans les zones les plus touchées.

    Une zone irradiée de 30 kilomètres autour de la centrale reste inhabitée depuis la catastrophe, sauf pour certains employés de la centrale qui travaillent en alternance et pour les quelques centaines de résidants qui sont retournés chez eux malgré les avertissements des autorités.

    1. « Le nouveau sarcophage, conçu pour durer 100 ans, devrait être mis en place en 2015 »
      En 1995, c’était pour 2000, en 2000 pour 2005, en 2005 pour 2010, en 2011 pour 2015.
      En 2115 ce sera pour 2120, en 2120 ce sera……..
      Pour masquer des problèmes techniques on justifiera le retard par les problèmes financiers d’une industrie nucléaire en faillite.
      Dans ce domaine aussi les banques ne prêtent pas, et les assureurs n’assurent pas.
      Seul, le peuple ne sera sauvé que par la sueur, le fric et le sang du peuple.
      Aides toi ! Blanckstein et le FMI t’aideront !
      Le vent l’emportera…… et tout disparaitra.

  55. Un entretien très inquiétant avec un radio-biologiste espagnol: « Fukushima peut contaminer notre alimentation », où il explique comment la chaîne alimentaire pourrait être touchée par ce qui se passe au Japon. Mais le plus inquiétant, et qui prouve encore une fois de façon terrible ce que P. Jorion disait dans son texte « Les leçons de l’histoire » à propos de l’Europe de marchands, c’est ce que cet expert, membre du Comité scientifique de nouveaux risques pour la santé de l’Union Européene, raconte sur le fait que l’Europe a relevé le seuil de radiation permis dans les aliments. Aujourd’hui, à la demande de l’industrie et sans jamais avoir consulté les experts en questions de santé comme lui, on permet des niveaux 3 fois supérieurs. « Aux USA, où on a pas changé les niveaux de radioactivité permis dans les aliments, eux ils éliminent du lait avec des quantités de radioactivité qui ici sont permis ».

    http://www.lavanguardia.es/salud/20110420/54141996690/eduard-rodriguez-farre-fukushima-puede-contaminar-nuestra-alimentacion.html

    1. Faut-il acheter un compteur Geiger ? depuis des années je me pose la question, mon frère me dit non, pour ne pas « baliser »…

      Fukushima en est à 10% de Chernobyle, mais n’est pas terminé c’est cela qui m’inquiète. On risque de mettre des années à stopper sa nocivité.

      1. Pour l’instant, en Europe l’augmentation de la radioactivité atmosphérique liée aux rejets de FUKUSHIMA est très faible; ce qui n’est pas le cas sur la côte Ouest des USA . (voir simulation RIU de Cologne)
        Les variations importantes de la RA naturelle sont supérieures à la valeur de « l’apport japonais ». (voir à ce sujet les analyses récentes ACRO et CRIIRA).

        Toutefois, il faut surveiller surtout le Césium 137, qui est présent et qui est encore le principal produit persistant depuis Chernobyl en Europe. Les dépôts vont continuer à s’accumuler dans les semaines et les mois à venir, car personne n’a de solution sérieuse envisageable sur le site.

        Sauf explosion brutale d’un ou de plusieurs réacteurs, malheureusement possible à tout instant, qui libérerait des rejets très importants dans l’air, je pense que la diffusion lente et insidieuse dans le sous sol et l’océan est bien pire, car elle va très vite contaminer la totalité de la chaîne alimentaire au Japon dans un premier temps puis dans la région par la suite.

        Le compteur vous donnera une mesure de RA atmosphérique globale , difficile à interpréter, car variable.
        Il pourra être utile néanmoins dans le futur , pour les mesures de contamination dans les sols et sur les végétaux, comme en 1986, quand je testais positivement les fleurs et les légumes achetés au supermarché ! Par ailleurs, notre région (Pyrénées) a connu depuis cette période une forte augmentation des problèmes de thyroïde chez les femmes (présence forte de l’ iode 131), confirmée par des études épidémiologiques.

      2. Le principal danger naturel est le Radon, c’est principalement un émetteur alpha, c’est un gaz susceptible d’être inhalé et difficile à détecter par des appareils courants qui se limitent aux particules béta et aux rayonnements électromagnétiques gamma et parfois X .

        Le Radon est présent en plus fortes concentrations dans certaines régions, il faut aérer souvent les habitations pour éviter son accumulation .

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Radon

    1. Merci pour ce lien, la contamination généralisée du lait aux Etats-Unis d’Amérique, Arkansas, Vermont, montre que l’incidence de Fukushima s’exerce aussi à longue distance et pas seulement faiblement dans le lait maternel à Tokyo.
      Qu’en est-il en Europe ?
      Quand va-t-on boire le lait du 23 mars ?
      Y a-t-il eu des mesures faites ?
      sera-t-il mélangé pour respecter les quota (dans l’hypothèse d’une pointe) ?
      Faut-il importer du lait d’amérique latine ?
      Ou suffit il pour l’iode d’attendre la limite de conservation du lait de longue consommation ?
      Quid des fromages Quatre quarts ….

      1. Le marché du lait est un marché international. On trouve de la poudre et dérivés de lait du monde entier dans nos « Camembert » nos yogourts au « goût Ukrainien » et dans nos « pyramides au lait de Bouc ». Tout n’est que question de dilution pour rester dans « les normes »…… 🙁

  56. @Lisztfr D’abord il est trop tard où alors il faut se mettre sur une liste d’attente.
    Comme le dit notre éminent radiobiologiste, il n’est pas possible de détecter directement sur vous, les radioéléments que vous avez absorbé, en revanche compte tenu du relèvement des seuils de commercialisation en Europe, cet instrument pourrait avoir un effet dissuasif sur les marchés et dans les hypers, il est certainement utile depuis 25 ans pour les ramasseurs de champigons, les consommateurs de sanglier, les promeneurs du Mercantour, et d’autres endroits …

  57. lire le très juste papier de Bernas, physicien, sur FUKUSHIMA sur http://www.sciencesetavenir.fr
    Passez d’expert à acteur on en redemande non? comme le grand silence des intellectuels sur cette question dantesque de la destruction de pans entiers de notre terre pour des centaines d’années, sans aucun bruit!!

  58. Des traces d’uranium 238 ont été trouvées sur la coté ouest des Etats-Unis (les données concernent la période allant du 18 au 24 mars).

    Lien vers le site de l’EPA (United States Environmental Protection Agency)
    http://www.epa.gov/japan2011/docs/rert/radnet-cart-filter-final.pdf

    Qui a dit que le métal lourd ne se déplaçait pas à plus de quelques dizaines (voire centaines) de kilomètres? L’information est d’autant plus grave que des µdoses des ces isotopes suffisent pour provoquer des conséquences graves.

  59. Déjà 376 CMTS

    Sur der SPIEGEL, je viuens de voir que :
    Autorités japonaises relèvent valeurs limites admissibles pour les enfants
    Des experts protestent ..

    Pauvres gamins
    Pauvre JAPON

  60. Doit-on vraiment inquiéter après Fukushima? Le défilement du temps (des temps), imperturbable, a quelques chose de terrifiant, proche de l’insupportable…

    http://www.youtube.com/watch?v=X_A3x8E9dJU

    Je comprends mieux pourquoi les classes dirigeantes ne s’émeuvent pas, autant que l’on pourrait l’imaginer et le souhaiter, des conséquences de Fukushima… Une goutte d’eau…

      1. N’oublions pas le golfe du Mexique et ces quelques millions de tonnes de produits chimiques déversés dont personne ne parle plus … sauf BP qui promet un petit milliard de dollars.

  61. A mettre, si ce n’est déjà fait, dans vos « Favoris » avec la météo du jour…..
    http://transport.nilu.no/browser/fpv_fuku?fpp=conccol_Xe-133_;region=NH

    Ces prévisions Norvégiennes sur la progression des nuages radio-actifs font apparaître un phénomène météorologique que je ne m’explique pas.
    Observez bien pour le 21/04/11, ce « mur » infranchissable qui s’étend de l’Islande à la Mauritanie sur le méridien 20°W et concentre le nuage de façon parfaitement rectiligne pendant plus de 36 heures ????.
    La nature atmosphérique privilégie la courbe et la spirale…… étrange mur de l’Atlantique.
    Un « gentil cyclone » 1031hp centré à 40°W frotte son ventre « plat » avec un autre mollasson centré sur l’Europe.

    La sécheresse s’installe. Pour l’instant elle nous protège.
    Le blé vrille dans les champs…… Avant de vriller dans les estomacs.

    1. Oui, merci beaucoup. C’est long mais vraiment intéressant, et nombre des problématiques abordées, notamment dans la dernière partie du premier film, dépassent largement le cadre d’EDF pour s’appliquer à un grand nombre d’entreprises.

    2. video ci-dessus trés importantes

      « CCE » chez EDF ( autre nom, mais c’est pareil), avant même les années fric puissance 13 =) c’est pire maintenant …

      les intervenants extérieurs sont de bons analystes du W.: psychologie du Travail : Yves Clot ; mais aussi psychanalyse, santé, travail : C.Dejours, ergonome …fac.de Bx …

      Ce qui est remis en question partout – ce qui provoque bien des dégâts même dans le secteur tertiaire ( suicides ), mais a fortiori dans les secteurs sensibles ( Hôpital), et bien sûr industrie, dont nucléaire …
      Ces videos montrent combien ce travail a pu être intéressant et valorisant : ce qui rend plus solide …( on peut le comprendre …on sent, dans ces video, ce qui peut en subsister, mais qui est atteint …
      Nous sommes au coeur de la question financière, des « modèles » économiques », des formes de management non adaptés : est souligné le décrochage réel entre les gens de terrain ( ceux qui sont les « coeurs de métier », comme dit dans le jargon actuel), et le management – qui devient plus « communication » …et, c’est souligné par un universitaire en fin de débat, comme le management ne sait pas dire son métier de manageur et reste uniquement sur la défensive …[ à mon avis : c’est le fond du problème, partout ]
      Ce que je retiens, qui me semble répondre, sur un autre fil, à une intervention de Bible ( qui a du recevoir non pas l’esprit saint mais un coup de Bible sur la tête : c’est la seule excuse que je parviens à lui trouver …il s’agissait de dire qu’il y avait eu erreur humaine au Japon …et de sa réaction allègropathophile… est une chose primordiale :

       » Dans le nucléaire, il y a risque . point barre.
      Qu’est-ce qu’un risque acceptable ( pour le personnel du nucléaire, en l’occurrence) ?: c’est un risque socialement accepté, et donc importance du collectif de travail ( or, celui-ci est remis en question par le modèle économique ) …

      On voit que les délais sont raccourcis : les différents opérateurs semblent se marcher littéralement sur les pieds …lors des travaux de tranche, nombre d’heures de travail par semaine trés élevées, étant donné les conditions de travail : risques, concentration ….

      Les sous-traitants :
      ont les mêmes actionnaires …sont scindés en petites entreprises (si moins de 50 salariés =) pas de Représentants du Personnel …)
      Les médecins du travail interrogés sont visiblement biens, et motivés, mais parlent du problème des sous-traitants et intérimaires qui ayant fait leur nombre d’heures, et ayant eu leurs doses …se retrouvent dans l’intervalle à travailler sur des chantiers de désamiantage, par ex; =) d’où risques cumulés ….

      Bref, il serait bon de voir ce que provoque ces politiques du chiffre sur des techniciens trés compétents, usure …et risque, à terme, d’erreurs humaines …
      Quelque soient, par ailleurs la qualité des procédures employées, il y a une marge entre travail prescrit et travail réel …si le travail prescrit s’éloigne trop du travail réel, par pression économique et éloignement des cadres dirigeants du terrain, le danger de surchauffe, d’épuisement, voire d’erreurs augmente =) c’est trés bien expliqué dans la video …

      Je craindrais le pire d’une procédure mondiale gérant le nucléaire, car elle s’éloignerait encore plus du travail réel … ( par contre l’entr’aide et s’inspirer de, en attendant de pouvoir en sortir, c’est autre chose !)

      Certains, ici, s’inquiètent d’un contrôle strict des naissances …il serait plus judicieux d’éviter, non seulement des pertes humaines injustifiées ( pognon-roi ), mais encore des pertes de territoires importantes et inhabitables pendant des millénaires ! et, les pollutions de toutes sortes qui rendront la vie humaine fort pénible : pardonnez- moi d’être concrète : je suis une femme, une femme de non pouvoir, et la vie est plus importante que l’argent !
      Soyons concrets !

    3. video ci-dessus trés importantes

      « CCE » chez EDF ( autre nom, mais c’est pareil), avant même les années fric puissance 13 =) c’est pire maintenant …

      les intervenants extérieurs sont de bons analystes du W.: psychologie du Travail : Yves Clot ; mais aussi psychanalyse, santé, travail : C.Dejours, ergonome …fac.de Bx …

      Ce qui est remis en question partout – ce qui provoque bien des dégâts même dans le secteur tertiaire ( suicides ), mais a fortiori dans les secteurs sensibles ( Hôpital), et bien sûr industrie, dont nucléaire …- Ces videos montrent combien ce travail a pu être intéressant et valorisant : ce qui rend plus solide … on peut le comprendre …on sent, dans ces video, ce qui peut en subsister, mais qui est atteint …- c’est une OST compatible avec le travail réel , et le dialogue social.
      Nous sommes au coeur de la question financière, des « modèles » économiques », des formes de management non adaptées : est souligné le décrochage réel entre les gens de terrain ( ceux qui sont les « coeurs de métier », comme dit dans le jargon actuel), et le management – qui devient plus « communication » …et, c’est souligné par un universitaire en fin de débat, le management ne sait pas dire son métier de manageur et reste uniquement sur la défensive …[ à mon avis : c’est le fond du problème, partout ]
      Ce que je retiens, qui me semble répondre, sur un autre fil, à une intervention de Bible ( qui a du recevoir non pas l’esprit saint mais un coup de Bible sur la tête : c’est la seule excuse que je parviens à lui trouver …il s’agissait de dire qu’il y avait eu erreur humaine au Japon …et de sa réaction allègropathophile…), est une chose primordiale :

       » Dans le nucléaire, il y a risque . point barre.
      Qu’est-ce qu’un risque acceptable ( pour le personnel du nucléaire, en l’occurrence) ?: c’est un risque socialement accepté, et donc importance du collectif de travail ( or, celui-ci est remis en question par le modèle économique ) …

      On voit que les délais sont raccourcis : les différents opérateurs semblent se marcher littéralement sur les pieds …lors des travaux de tranche, nombre d’heures de travail par semaine trés élevées, étant donné les conditions de travail : risques, concentration ….

      Les sous-traitants :
      ont les mêmes actionnaires …sont scindés en petites entreprises (si moins de 50 salariés =) pas de Représentants du Personnel …)
      Les médecins du travail interrogés sont visiblement biens, et motivés, mais parlent du problème des sous-traitants et intérimaires qui ayant fait leur nombre d’heures, et ayant eu leurs doses …se retrouvent dans l’intervalle à travailler sur des chantiers de désamiantage, par ex; =) d’où risques cumulés ….[ je n’ose penser à ce que ce sera quand plus de médecine du travail ]

      Bref, il serait bon de voir ce que provoque ces politiques du chiffre sur des techniciens trés compétents, usure …et risque, à terme, d’erreurs humaines …
      Quelque soit, par ailleurs la qualité des procédures employées, il y a une marge entre travail prescrit et travail réel …si le travail prescrit s’éloigne trop du travail réel, par pression économique et éloignement des cadres dirigeants du terrain, le danger de surchauffe, d’épuisement, voire d’erreurs augmente =) c’est trés bien expliqué dans la video …

      Je craindrais le pire d’une procédure mondiale gérant le nucléaire, car elle s’éloignerait encore plus du travail réel … ( par contre l’entr’aide et s’inspirer de, en attendant de pouvoir en sortir, c’est autre chose !)

      Certains, ici, s’inquiètent d’un contrôle strict des naissances …il serait plus judicieux d’éviter, non seulement des pertes humaines injustifiées ( pognon-roi ), mais encore des pertes de territoires importantes et inhabitables pendant des millénaires ! et, les pollutions de toutes sortes qui rendront la vie humaine fort pénible : pardonnez- moi d’être concrète : je suis une femme, une femme de non pouvoir, et la vie est plus importante que l’argent !
      Soyons concrets !

  62. nouvel obs: 21.04.2011 Après Fukushima le lobbie du nucléaire monte aux créneaux
    Hier, mercredi 20 avril, le J.T. de France 2 nous informe que 56% des français sont pour le nucléaire et que 80% pensent qu’en sortir augmentera le prix de leur facture énergétique. Petit caillou financier…
    Puis sur la 5, « C dans l’air » enfonce le clou. Personne pour leur donner la réplique.
    Ils avouent que les Japonais ont eu une chance extraordinaire car si la météo avait été contraire, ils auraient dû vider Tokyo de sa population !
    Puis viennent les arguments massue : – Fukushima n’a tué personne….etc

  63. Tchernobyl-Fukushima : entretien avec Alain de Halleux (vidéo)

    21 avr

    Alain de Halleux, ingénieur de formation et réalisateur, nous parle de son film Tchernobyl Forever et de sa vision du nucléaire, à l’heure de la catastrophe de la centrale de Fukushima au Japon.

    « Le Japon va crever, le monde va basculer, mais le Japon, c’est un peuple remarquable qui va nous apprendre à vivre dans le futur, à réinventer un nouveau type de sociétés parce qu’ils ont compris qu’il ne faut pas trop s’attacher aux choses, il suffit d’un simple tremblement de la terre et un tsunami pour qu’on perde tout; et l’atome va les obliger à trouver de nouvelles solidarités entre eux (…) » Alain de Halleux.
    Tchernobyl Forever est diffusé le 26 Avril 2011 sur Arte.

  64. Faut-il remettre en cause le nucléaire en France
    – extraits face à face Corinne Lepage / Christian Gérondeau Le Figaro magazine Mars 2011

    CL/ Dès lors que quelque chose ne fonctionne plus au coeur des technologies les plus sophistiquées, tout est possible.
    CG/ Le drame industriel est en effet à situer dans le cadre d’une catastrophe naturelle qui n’avait été prévue ni du côté des responsables des centrales nucléaires, ni de celui des pouvoirs publics, pour la sauvegarde des populations….Si la situation japonaise demande des mesures bien spécifiques, nous n’avons ni les mêmes conditions géologiques ni la même fréquence de tremblement de terre.
    CL/ Les modélisations que l’on fait en matière de risques sismiques prennent en considération une secousse maximale, non pas – et c’est probablement ce qui s’est passé au Japon – la redondance de secousses.
    CG/ Vous savez bien que la sécurité absolue n’existe pas …
    CL/ Oh! Mais nous avons largement passé la rhétorique du risque zéro.
    CG/ Pour ce qui est de maintenir ou non la filière nucléaire, il convient en tout cas de se rappeler qu’à l’instar des droits vitaux à respirer, à se nourrir, existe un nouveau droit pour les peuples : avoir l’électricité…Nous avons l’électricité la moins chère d’Europe grâce au nucléaire…L’énergie renouvelable est un leurre.
    CL/ Investissement sur le renouvelable de la Corée du Sud ?45 milliards d’Euro. La chine 200 milliards d’euro, les USA, 85 milliards, ce n’est donc pas si nul. Nous, quasi rien. Ce secteur a créé 250 000 emplois en Allemagne.
    Le Figaro/ Que pensez-vous de la déclaration du président de la République qui accepte le débat sur le nucléaire, sans pour autant revenir sur son principe ?
    CL/ C’est ce qu’il veut, mais ce n’est pas ainsi que cela se passera. Le débat va s’instaurer, les mentalités évoluer, ce qui induira une situation nouvelle qui permettra de développer de nouveaux secteurs économiques, de mettre en place une vraie politique de sobriété, …..
    CG/ Nous n’allons certainement pas détruire cet atout que les générations précédentes ont construit et qui nous permet d’avoir de l’électricité en grande quantité à moindre coût. Le parc de centrales existant sera maintenu…

  65. Les nouvelles sont très mauvaises pour le Japon. En Juin les choses vont s’aggraver terriblement…Tous ceux qui pensent que cela n’est pas grave et que tout va repartir se trompent…Les choses ne font qu’empirer…J’espère que ma communication est parfaite…Rien de métaphysique dans tout cela…Rien que de l’ignorance en physique…Joyeuses pâques!

  66. La majorité des Japonais ne font pas confiance à ce que leur gouvernement et Tepco leur racontent concernant la situation à Fukushima, et avec raison. D’autant plus que le gouvernement du Japon vient officiellement d’émettre une ordonnance aux sociétés de télécommunications ainsi qu’aux webmestres de censurer les rapports qui contredisent les communiqués de presse de l’État selon lesquels la catastrophe nucléaire de Fukushima est terminée

    Et maintenant la censure pour contrôler la propagande en muselant la vraie information…
    C’est pas beau la démocra…ture ?
    Vous êtes Japonais ? Vous n’êtes pas d’accord avec Tepco ou le gouvernement ? Vous les trouvez nuls depuis le début ? incapables de gérer cette situation de crise ? eh bien vous n’avez plus le droit de le dire…
    O_O »
    http://www.centpapiers.com/fukushima-informations-et-desinformation/67844

    http://japanfocus.org/-Makiko-Segawa/3516

    et le communiqué officiel :
    http://www.soumu.go.jp/menu_news/s-news/01kiban08_01000023.html

  67. @ youpi vous avez lu un peu vite le communiqué officiel, merci pour le lien et merci google, il s’agit de contrôler les fausses rumeurs …
    votre commentaire est donc une fausse rumeur …
    ……
    :+)

    1. Mmmm … je ne crois pas … ils définissent comme fausse rumeur toute information qui ne colle pas à ce que dit le gouvernement ou Tepco…. ce qui revient à censurer tout ce qui ne leur plaît pas.
      Mon niveau de japonais est plutôt très faible, il est possible que je me trompe…
      gomennasai…
      >_<'

      1. Pour vous mettre d’accord: Il me semble qu’ils qualifient de « rumeur » tout ce qui contredit les rapports officiels……

  68. NHK world 23 avril :Inquiétude quant au niveau de l’eau dans le réacteur 1

    Le gouvernement japonais a exprimé son inquiétude quant à la résistance structurelle du réacteur 1 de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi. Il craint que les injections ininterrompues d’eau rendent son enceinte moins résistante aux séismes.

    Tepco prévoit de remplir partiellement l’enceinte de confinement avec de l’eau pour refroidir le réacteur. L’opérateur souhaite que le niveau d’eau atteigne le haut des crayons de combustible des réacteurs 1 et 3 d’ici la mi-juillet, afin de pouvoir les refroidir dans des conditions plus stables.

    Dans le réacteur 1, qui contient probablement les crayons de combustible les plus endommagés, six tonnes d’eau par heure sont injectées.

    Tepco présume que l’eau s’évapore, pour se condenser peu après dans l’enceinte de confinement.

    Le niveau d’eau est actuellement estimé avoir atteint la moitié de la chambre de suppression.

    Selon Tepco, l’accumulation d’eau ne devrait pas compromettre la structure du bâtiment. Mais l’Agence de sureté nucléaire estime pour sa part que de grandes quantités d’eau pourraient affaiblir la résistance du bâtiment aux séismes.

  69. AFP / 23 avril 2011 Fukushima: des murs souterrains pour contenir les fuites radioactives
    L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima envisage de construire des murs souterrains autour des réacteurs endommagés pour éviter que l’eau contaminée ne se répande dans la nature, selon TV Asahi.
    Afin d’atteindre un sol imperméable, les travailleurs de la centrale devraient creuser jusqu’à 15 mètres de profondeur pour enfouir ces murs, a précisé la chaîne samedi.

  70. NHK World montre le désastre des troupeaux de la zone interdite qui n’ont pas été évacués, vaches confinées dans les étables sans fourrage ou remises en liberté et errantes redevenues sauvages, à la merci des maladies.
    Pour nous rassurer (ou pour nous préparer) NHK explicite la nécessité de limiter les injections d’eau quitte à laisser la température élevée (91°) afin de ne pas fragiliser la structure du batiment et précise que la piscine n°4 contient la quantité très importante de 1535 tonnes de combustible.

  71. PARIS (AFP) –
    Plus de 90 millions de personnes vivent à moins de 30 km d’une des 211 centrales nucléaires du globe, la majorité d’entre elles étant entourées d’une population bien plus dense qu’à Fukushima, selon une analyse publiée vendredi par la revue scientifique britannique Nature.

    Dans un rayon de 30 km autour des réacteurs endommagés de Fukushima 1 (Japon) vivaient environ 172.000 personnes avant l’évacuation ordonnée ou conseillée de cette zone. Pour les deux tiers des centrales mondiales, la population concernée serait bien plus élevée.

    Autour de quelque 21 centrales nucléaires asiatiques, nord-américaines, allemandes, britanniques, belge ou suisse, il y a pour chacune au moins un million de personnes habitant dans un rayon de 30 km. Six de ces centrales sont même entourées de plus de trois millions de personnes.

    Près de 16 millions d’Américains, 9,6 millions de Chinois et autant d’Allemands habitent à moins de 30 km d’une centrale nucléaire, selon les calculs faits par Nature en partenariat avec l’université américaine de Columbia.

    En France, pays situé en 7e position derrière le Pakistan, l’Inde et Taïwan, près de cinq millions de personnes vivent à moins de 30 km d’une centrale, d’après ces calculs. En Belgique, comme en Suisse ce sont environ 2,2 millions de personnes.

    Si l’on prend en compte un rayon de 75 km autour de chaque réacteur, c’est près d’un demi-milliard d’habitants qui seraient potentiellement exposés au risque dans le monde, dont 111 millions aux Etats-Unis, plus de 72 millions en Chine et près de 57 millions en Inde.

    En Allemagne, 39 millions de personnes vivent à moins de 75 km d’un réacteur, soit davantage qu’au Japon (32,7 millions) et qu’en France (22,4 millions).

    […]

    Suivent Doel en Belgique et Biblis en Allemagne, avec chacune 1,5 million d’habitants à moins de 30 km. En Suisse, les centrales de Beznau et de Goesgen sont entourées de respectivement d’un million et 960.000 habitants dans cette possible zone d’exclusion.

    Parmi les centrales françaises, celle de Fessenheim est entourée de la plus importante population – 931.000 personnes- dans un rayon de 30 km.

    Une carte interactive Google Earth montrant la localisation de chaque centrale nucléaire et le nombre de personnes vivant à proximité est visible sur le site web:
    http://www.nature.com/news/2011/110421/full/472400a/box/2.html

    cette carte http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_r%C3%A9acteurs_nucl%C3%A9aires
    préalable à tous débat

  72. « Une chose semble assez claire pour certains, comme le géant bancaire Morgan Stanley, c’est que la situation au Japon est assez sérieuse pour partir de là, même si cela signifie de perdre beaucoup d’argent.
    Morgan Stanley a simplement décidé de plier bagage et de faire défaut sur la dette qu’il possédait pour un édifice situé à Tokyo. Morgan Stanley a remis les clés le 15 avril, sans tapage médiatique. Pourtant, il s’agit du plus important défaut de paiement de l’histoire du Japon: 3,3 milliards de dollars. Le bon sens nous dicte qu’ils savent quelque chose que nous ne savons pas, ou ils peuvent lire les signes. Tokyo reçoit une quantité importante de retombées nucléaires provenant de la fusion nucléaire de Fukushima. Ils ont décidé de quitter leurs investissements là-bas. »
    http://news.yahoo.com/s/nm/20110415/bs_nm/us_morgan_stanley_real_estate
    http://sherriequestioningall.blogspot.com/2011/04/morgan-stanley-defaulted-on-loan-and.html

  73. Morgan Stanley

    Non, non, pas du tout une fée ! pas la fée Morgane …
    Morgan Sachs & consort sont la Huitième plaie de l’Humanité !

    Courageux ! tu parles ! ni courageux, ni téméraire, en vérité ! MINABLE !

    Autrefois, avant que tout ,y compris la Phynance, soit à l’échelle mondiale ET industrielle, quelque soient les atrocités commises, il y avait terrible ignorance et cruauté, mais aussi , par ex. respect des combattants en présence : et donc une forme de reconnaissance – tardive – de l’Autre …
    Mais là, il n’y a plus que cynisme et lâcheté ! totalement impardonnable .
    Il y a là une totale régression. Il est temps de virer ces gens là : ces banques industrielles, et de prendre un autre chemin.

  74. Merci pour toutes ces informations que vous nous transmettez depuis la catastrophe. Pour moi qui habite au Japon, elles sont précieuses, vitales même. Merci!

  75. AFP / 23 avril 2011 Fukushima: des murs souterrains pour contenir les fuites radioactives
    L’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima envisage de construire des murs souterrains autour des réacteurs endommagés pour éviter que l’eau contaminée ne se répande dans la nature, selon TV Asahi.
    Afin d’atteindre un sol imperméable, les travailleurs de la centrale devraient creuser jusqu’à 15 mètres de profondeur pour enfouir ces murs, a précisé la chaîne samedi.

    ils en sont à combien d’annonces techniques ……………………….

    1. Il me semble qu’il serait plus facile d’injecter de l’azote liquide pour jeler le sol plutot que de batir un mur . Il est possible de forer a distance et l’inertie du froid ne necessiterait pas trop d’azote .

  76. Workers locked in battle at nuclear plant; exposure to radiation rising
    Sunday 24th April, 06:20 AM JST
    FUKUSHIMA —
    Workers at a nuclear power plant damaged by last month’s earthquake and tsunami that devastated Japan’s northeast continued battling to deal with radioactive water Saturday as their exposure to radiation is constantly increasing…
    One more worker is found to have been exposed to radiation of more than 100 millisieverts, bringing to 30 the total number of people of that dosage level…
    …a piece of concrete rubble with a high radiation emission of 900 millisieverts per hour was found near the plant’s No. 3 reactor and a worker removed it using heavy equipment.
    The concrete piece, about 30 centimeters in both length and width with a thickness of about 5 cm, was found Wednesday and removed the following day and is currently being kept inside a container with other pieces of rubble, the officials said.

    Separately, the science ministry said the cumulative dosage of radiation has exceeded the annual limit set by the government for evacuation at one location in the town of Namie, Fukushima Prefecture, about 30 km northwest of the nuclear complex.

    1. @pseudo cyclique

      Faux. Un cube de 60 m de coté c’est 21 600 m3.
      Non la meilleure image pour se représenter des volumes de cet ordre, c’est de les comparer à un fleuve ou à leur débit. Ici 60 000 m3, ça ferait par exemple une section de 100 m d’un fleuve de 150 m de large et 4 m de profondeur moyenne :
      150 m3 . 4 m =600 m3 . 100 m = 60 000 m3
      Ça représente aussi, par exemple, le débit moyen du Rhône pendant 40 secondes :
      1500 m3/s . 40 s = 60 000 m3.

    2. Sinon, il doit y avoir des cours de rattrapage de math niveau école primaire pour surfeurs du web 😉

  77. Hi-res photographic proof reactor core exploded at unit 3
    Un observateur perspicace croit fournir la preuve que le réacteur n°3 est extrêmement endommagé.
    A l’aide des photos les plus récentes il explique qu’il manque carrément 2 étages à la centrale et que donc la partie supérieure du cœur du réacteur lui-même a disparue
    : « The top of the primary containment vessel, as well as the top of the reactor itself, is simply GONE. »
    « Even to a layperson, it is obvious that this means that the huge hydrogen explosion at unit 3 must have occurred in the reactor itself, and that the entire top of the reactor containment vessel was obliterated, ejecting the contents of the core – as well as the spent fuel pool- into the atmosphere.
    This means, obviously, that significant quantities of plutonium were released, and that the release of radiation from unit 3 alone must be many times higher than has been admitted for the entire
    complex – Chernobyl pales in comparison. »
    Pour ma part, je n’ai pas pu « ébranler » la démonstration de ce qui pourrait être une preuve et dont l’explication est détaillée dans le lien ci-haut.

    Il faudrait quand même qu’on se penche sur ce problème. Qu’en pensez-vous?

    1. Je viens de lire l’article en question. Il serait intéressant d’avoir l’avis de quelqu’un connaissant bien la « morphologie » de ce type de réacteur. Je me posais des questions en particulier sur l’exactitude de ce qu’il dit être la place occupée par la piscine. Et les erreurs pouvant être engendrées par les perspectives des prises de vue (j’essaie de me rassurer!).

    2. Je suis tombé, en suivant des liens proposé sur ce site, dans un nid de fervent patriotes et admirateurs de Ron Paul.

      Je crains de devoir le reconnaître: cela ne rend pas spécialement crédible à mes yeux les remarques de cet « observateur perspicace » à propos duquel vous vous interrogez à juste titre…

      1. François, si vous le dites, je veux bien vous croire. D’ailleurs je ne connais pas Ron Paul mais en fait sa personne peut bien nous être égale,non? c’est son affirmation qui m’intrigue (et d’autant plus qu’il s’agit du réacteur n°3) en plus je ne vois pas pourquoi sa thèse serait fausse (ça me chiffonne un peu)
        Mais bon, on le saura de toutes façon un jour, n’est-ce pas?
        Encore merci à vous, François et aux autres qui se donnent beaucoup de peine dans ce dossier.

      2. Ron Paul est un membre de la chambre des représentants, républicain et leader des libertariens américains. Ce n’est pas sa personne qui pose problème, mais le courant d’extrême-droite qu’il représente, avec tout ce qu’il charrie.

        A votre formule – « je ne vois pas pourquoi sa thèse serait fausse  »- permettez-moi de vous proposer, en substitution : « je ne vois pas pourquoi elle serait vraie ». Le sommet de la cuve d’un réacteur éventré, il se serait dégagé une toute autre quantité de radio-éléments dans l’atmosphère !

      3. Il se serait donc , dans le cas d’une cuve « décapitée », dégagé encore plus que ce que Gouvy nous a dit dernièrement? Je n’ai pas la connaissance pour en juger. Je croyais aussi que ça rimait aussi son idée du « pétard mouillé » que sera Tchernobyl en comparaison avec Fukushima.
        Bon, vous m’avez rassuré en me faisant comprendre qu’il y a pire encore.

        En ce qui concerne ce courant politique je comprend parfaitement que ça écœure.

      4. « La vérité ne peut être tolérante »
        Freud, Nouvelle suite des leçons d’introduction à la psychanalyse(XIX.244).

      5. @ François leclerc

        il se serait dégagé une toute autre quantité de radio-éléments dans l’atmosphère

        sauf peut-être si la majeure partie du combustible était (au moment de l’explosion hydrogène) déjà fondue en corium au fond de la cuve ou confinement béton ?

      6. A ma connaissance, pas d’éléments rendus publics peuvent à l’heure actuelle permettre de répondre à cette question.

  78. pour « dernierement »j ‘entendais le lien : 24 avril 2011 à 17:25 de Gouvy, mais j’ai mal fais le lien, excusez-moi.

  79. Bonjour, permettez-moi de revenir sur les faits directement liés fukushima dans les commentaires sous 122 :
    François, vous dites : « pas d’éléments rendus publics peuvent à l’heure actuelle permettre de répondre à cette question » . Vous savez bien que les information rendues publiques à l’heure actuelle ont pris la forme de ce qu’elles décrivent : des débris. Il faut les reconstituer pour en refaire la vérité d’origine, autant que possible et je crois qu’il y a assez de débis pour ce faire.

    -Il y a cette explosion d’hydrogène à la verticale qui a été beaucoup plus dévastatrice que celle du n°1 . Sa direction est verticale, parce que l’explosion s’est produite dans une enceinte ultra solide avec un point faible en haut (accès au cœur du réacteur ). L’explosion ayant eu comme point de départ le haut du réacteur (là où s’accumule l’hydrogène) elle se dégage par là ou elle peut : dans ce cas vers le haut avec entrainement de débris lourds que l’on voit retomber à la verticale (!) quelques secondes plus tard, à la gauche du nuage de poussière qu’emporte le vent vers la droite. Lorsqu’on prend comme référence la cheminée blanche devant le bâtiment qui explose, on voit que les débris lourds et massifs sont partis très haut et retombent pratiquement à la verticale.
    Sur le film HD pris par un drone, on voit à 1min12s que la vapeur blanche s’évapore du milieu du bâtiment n°3 et à 2min30 on voit que c’est le seul réacteur d’où s’échappe de grosse quantités de vapeur en continu (!) et qui ne peut donc pas venir d’une piscine qui de plus est excentrée. L’explosion à Hydrogène du n°3 doit s’être produite dans le cœur du réacteur, à l’encontre du n°1 où elle s’est produite en dehors du cœur et dans bâtiment n°1 dans toutes les directions. (explications illustrées ici )
    Le cœur du 3 fuit par le fait de cette eau très hautement contaminée du n°3 qui a très gravement blessé des travailleurs et dont l’analyse révèle des matières à demie-vie extrêmement courtes: pex le technetium99 : 6 heures. Après 24 heures il ne subsiste que 6,27 % du technétium 99m initial.. Cela veut dire que de l’eau s’écoule directement du cœur du réacteur. le 99Tc formé par désintégration β du molybdène 99 produit par activation neutronique du molybdène 98 dans des réacteurs à flux neutronique élevé alors que ce molybdène n’est pratiquement plus présent dans les carburants usés. De plus, cela montre que l’eau de refroidissement est au moins partiellement au contact direct au mox et n’est donc plus séparée par les tubes intactes dans lesquels il devrait se trouver. La possibilité que la contamination vienne exclusivement par la vapeur est peu probable étant donnée sa température très haute et qu’elle manque d’endroit assez frais où elle peut condenser en grande quantité. 25 percent of the fuel rods in the No. 3 reactor were also damaged.

    Ajoutons à tout cela
    -Qu’il y a les photos qui montrent que si les plans sont exactes ,il manque bien 2 étages à la partie supérieure du n°3…
    – que l’eau salée de mer devient de plus en plus salée lorsqu’elle s’évapore et qu’il ne faut pas confondre avec eau sous pression avec eau salée en ébullition: Avec 7 g sel dans 100 ml eau, la température d’ébullition de l’eau s’élève de 1.5°C. Avec 14 g de sel dans 100 ml eau, la température d’ébullition s’élève de 4°C : l’élévation de température n’est pas linéaire..l’eau de mer a 3,5% de sel, avant évaporation)
    – qu’il y a aussi ceci: But TEPCO has been unable to verify the water levels at the No. 2 and No. 3 reactors, and suspect that water is leaking from the damaged containment vessels.
    – et cela : Under the new plan, TEPCO will allow the water to overflow from the pressure vessels through valves and ruptured pipes until the water fills the outer containment vessels.
    – et encore : Yukio Edano, the chief cabinet secretary, said the government believed the steam was coming from the No. 3 reactor, where an explosion on Monday blew out part of the building surrounding the containment vessel.
    – ici, la chnonologie du reacteur n°3
    puisqu’il faut aboutir et que je ne m’en vais pas chercher tout seul tous les débris d’information possible, je m’arrête avec cette toute dernière nouvelle:
    Tuesday, April 26, 2011
    Robots to Examine Reactor as Tepco Readies Water Filling Operation
    Où il est notamment dit : …But the possibility of leaks has slowed down progress. (le mot possibility est bien sûr de la rhétorique)
    Normally, water is injected into the pressure vessel to create steam for energy and to keep nuclear fuel inside the reactor cool. But an apparent leakage in the pressure vessel has left the fuel partially exposed above the level of the cooling water. By filling up the entire containment vessel.
    …The operation to fill the containment vessel with water has its own risks. Injection of water, potentially up to 250 tons, could strain the containment vessel and reduce its ability to withstand possible aftershocks…If a large volume of leaked water accumulates within the containment vessel, the vessel could be destroyed from the weight of the water should an aftershock hit the reactor.
    Ce n’est pas nouveau, on nous jette des pieces du puzzle devant les pieds, certain diront que c’est là que débute le mensonge, d’autres diront que c’est là que débute la vérité. Il est vrai aussi que la vérité finit toujours par émerger et que cela ne va pas nécessairement tout seul. Les officiels cherche à gagner du temps pour essayer de calmer le jeux et peut-être de se réorganiser, mais le temps fuit pour tous et je préfère qu’il fuit par la vérité indivisible que par le débris de vérité: l’illusion.
    Je crois que nous le savons tous que la vérité est un travail collectif, l’illusion d’ailleurs aussi. Il faut choisir et puis le faire. Je la cherche, comme la plupart d’entre nous.

    1. Vous avez raison de chercher.

      Dans votre analyse, vous parlez du bâtiment et du « coeur » du réacteur, ce qui ne va pas vous aider à trouver. Pour plus de clarté, je me suis efforcé de distinguer trois couches s’agissant des « réacteurs » : bâtiment, enceinte de confinement et cuve. Dans laquelle de ces enceintes l’explosion d’hydrogène qui aurait décapité la cuve est-elle selon vous intervenue ?

      En tout état de cause, j’enregistre votre hypothèse et votre démonstration, sans disposer de moyen de la valider. Etonné qu’un tel événement n’ait pas produit plus de rejets radioactifs.

      Nous disposons d’informations parcellaires et approximatives, qui rendent difficile la compréhension globale de ce qui s’est passé et de ce qui va intervenir.

      Mon parti-pris a été de faire la relation de ce qui est officiellement communiqué, par les autorités japonaises ou par Tepco, et de ne pas m’impliquer dans des analyses qui ne sont à ce stade que des hypothèses.

      Depuis le début de ce suivi de la catastrophe, j’ai par ailleurs pris mes distances avec les démarches qui présentent avec beaucoup de conviction des événements qui seraient cachés. Non pas parce que je manifeste une confiance aveugle dans l’information prodiguée par les sources officielles (!), mais parce qu’elles sont pour moi elles des hypothèses plus ou moins clairement fondées. Je fais ici par exemple référence au percement d’une cuve par un corium et à l’attaque d’une semelle en béton, qui ont été annoncés sans que rien n’ait depuis permis de le vérifier.

      Il n’est pas nécessaire de crier au loup et de « peindre en noir » la situation pour en démontrer l’ampleur catastrophique. Ce que l’on constate est déjà suffisamment probant. J’ai, à ce sujet, parlé de catastrophe rampante d’un troisième type.

      Combien de temps a-t-il fallu pour analyser la séquence exacte des événements à Three Mile Island ? Dans le cas de Fukushima, l’exercice sera encore plus compliqué par le fait que nombre des instruments de mesure internes aux réacteurs (température, pression, etc…) ne fonctionnent plus depuis le départ.

      Ne m’en veuillez pas de ne pas être convaincu.

      1. Merci beaucoup François et fuku, de vous avoir donné tant de peine.
        Ce qui compte effectivement c’est l’évaluation de la situation et de son évolution par rapport aux dangers qu’elles amènent. Le danger majeur venant tout d’abord de la fausse information ou de celles qui manquent. Alors continuons à chercher ensemble. Tous ceux qui le font vraiment devraient un jour ou l’autre converger vers la même conclusion.
        C’est vrai, il faudrait passer en revue tout ce qui a été dit, pour découvrir les « détours » et les dérives de chacun, quel boulot!
        21.03.2011
        FUKUSHIMA (suite 15) LE COEUR DU REACTEUR N°3 EST-IL « A L’AIR » ?

    2. @ quelqu’un si je devais formuler une hypothèse pour le n°3 l’explosion verticale fait effectivement penser à une bouteille pour laquelle je prendrais le containment vessel enceinte de confinement en béton, mais recouvert en interne par une couche d’acier dans les BWR à Fukushima, avec le bouchon en béton amovible (protection biologique) projeté en l’air et provoquant en retombant le trou important dans le toit du bâtiment turbine., une telle explosion H2 ayant certainement fragilisé les conduits de refroidissement conduisant à la cuve.
      L’explosion de la cuve elle même de beaucoup plus faible volume paraissant moins vraisemblable et pas forcément de nature à favoriser une explosion verticale.

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