LA SITUATION À FUKUSHIMA (X), par François Leclerc

Mise à jour n° 171 (dimanche 08h20)

Trois mois seront nécessaires pour que le niveau des radiations soit stabilisé sur le site de la centrale, après avoir instauré un refroidissement « stable des réacteurs ». Entre six et neuf mois seront ensuite nécessaires pour que le niveau des fuites soit réduit à un niveau « très bas », en diminuant la température et la pression des réacteurs (95 degrés à la pression atmosphérique, soit une situation de « cold shotdown »). La suite des opérations n’est pas précisée.

Tel est le calendrier que vient d’annoncer Tepco, qui n’a jamais brillé par ses capacités de prévision.

Dans l’immédiat, un robot américain télécommandé de 70 cms de long et 53 cms de large va être utilisé – après avoir ouvert une porte et pénétré dans le bâtiment du réacteur n°3 – pour mesurer la température, le niveau des radiations et la concentration d’oxygène à l’intérieur. L’objectif est de déterminer dans quelles conditions une intervention humaine sera éventuellement possible et analyser le travail nécessaire pour reprendre le contrôle sur le réacteur. Le tour des réacteurs n°1 et 2 viendra ensuite.

Tepco annonce ses deux priorités : prévenir de nouvelles explosions d’hydrogène dans les trois réacteurs et stopper les fuites d’eau hautement contaminée du réacteur n°2. Des injections d’azote sont dans le premier cas le moyen. Aucune méthode n’est définie dans le second (si elle est connue, l’origine de la fuite n’est pas divulguée).

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Mise à jour n° 170 (samedi 21h31)

Petit à petit, Tepco prend la mesure des énormes difficultés qui l’attendent, mettant ainsi mieux en valeur les délais mis pour s’en rendre compte et l’inadéquation des solutions dans un premier temps apportés.

Devant la tâche – qui se révèle impossible – de remise en service du système de refroidissement des réacteurs et des piscines, Tepco étudie la mise en place d’un nouveau système en parallèle. Celui-ci fonctionnerait en circuit fermé, et bénéficierait d’échangeurs de chaleur refroidis à l’eau de mer (5 à 6 par réacteur). Commande a déjà été passé pour de tels équipements.

Ce système serait installé en dehors des enceintes de confinement, au sein desquels la radioactivité est trop élevée pour permettre des travaux, et utiliserait les tuyaux déjà actuellement utilisés pour injecter de l’eau afin de minimiser les interventions humaines en leur sein. Il devrait permettre de mieux refroidir les réacteurs et les piscines de stockage et de cesser d’alimenter les nappes d’eau contaminée, comme les injections actuelles d’eau le font (aux fuites près).

L’opérateur ne serait pas pour autant au bout de ses peines, ayant constaté que le niveau de la radioactivité continue de monter dans la mer, aux abords proches des installations, en dépit de toutes les précautions prises pour le limiter (installation de barrières flottantes et de parois d’acier, déversement de sacs de sables mélangé avec de la zéolite…). Ce qui signifie que le ruissellement d’eau hautement contaminée se poursuit.

Par ailleurs, le gouvernement américain a proposé d’envoyer par avion un hélicoptère cargo sans pilote dont disposent les U.S. Marines. Celui-ci peut soulever 1.400 kgs et permettrait d’assembler les éléments d’une énorme grue destinée à hisser dans la piscine du réacteur n°4 des casiers destinés à stocker des éléments de combustible, avant de les enlever. En raison de la quantité de combustible qui y est stocké, cette piscine représente en effet un risque potentiel majeur.

Il semble toutefois que l’assemblage des élément de la grue surplombant la piscine nécessiterait un niveau de radioactivité plus faible qu’actuellement. Chaque solution envisagée se heurte ainsi à un obstacle.

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Mise à jour n° 169 (jeudi 20h47)

Les alertes se suivent et ne se ressemblent pas. Une subite hausse de température – non précisée – a été enregistrée au sein du réacteur n°3, que l’opérateur ne s’explique pas. Il l’attribue à une possible erreur de mesure étant donné que des mesures à d’autres endroits du réacteur ne l’ont pas enregistré.

Il n’y a par contre pas de doute possible à propos de la contamination de l’eau sous les réacteurs n°1 et 2, où les niveaux d’iode-131 et de césium-134 ont très fortement augmenté.

Un réservoir pouvant contenir 30.000 tonnes de cette eau (sur une quantité estimée à 60.000 tonnes à ce jour, qui s’accroît au fur et à mesure des injections d’eau dans les réacteurs) est en cours de test avant de pouvoir être utilisé.

Le gouvernement américain a annoncé l’expédition de cinq réservoirs de grande capacité, dont la date d’arrivée n’est pas connue. Le manque de capacités de stockage de l’eau contaminée est le principal obstacle à son pompage, afin de tenter de reprendre les travaux de rétablissement des installations de refroidissement.

Faute de modus operandi, l’examen des structures des réacteurs n’a toujours pas pu débuter.

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Mise à jour n° 168 (jeudi 10h50)

S’installer dans la durée est-il même possible  ?

Tepco continue ce qui commence à apparaître comme une absurde course de vitesse : au fur et à mesure que l’eau hautement contaminée est pompée du puits et de la tranchée où elle se déverse, ceux-ci se remplissent à nouveau, résultat des injections d’eau de refroidissement dans les réacteurs, qui ne peuvent être interrompues.

Par ailleurs, les installations de pompage et d’injection d’eau dans les réacteurs et les piscines ont commencé à être surélevées et sécurisées, afin de les prémunir d’un nouveau tsunami.

Il semble par contre que l’examen des structures ne soit pas envisageable dans l’immédiat, en raison du niveau de radioactivité à proximité des réacteurs.

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Mise à jour n° 167 (jeudi 01h32)

La tâche à laquelle l’opérateur de la centrale est confronté s’avère de jour en jour plus lourde, accumulant d’immenses inconnues.

La piscine du réacteur n°4 est l’objet de nouvelles attentions, suite à l’analyse d’un échantillon d’eau, révélant des niveaux anormaux d’iode-131, de césium-134 et 137 (ces radio-éléments résultent d’un processus de fission nucléaire).

Cette piscine contient 1,331 éléments de combustibles usagés et 204 éléments de combustible non encore utilisé. Ces analyses témoignent qu’une partie d’entre eux, non déterminée, est sérieusement endommagée. Plusieurs hypothèses sont évoquées pour l’expliquer. Une explosion d’hydrogène a soufflé le sommet du bâtiment du réacteur, à la suite de laquelle un incendie s’était déclaré; les éléments de combustible ont été temporairement et partiellement découverts d’eau. Cette situation, ainsi que la projection de débris dans la piscine, peuvent être incriminés.

Un survol de la piscine par un hélicoptère télécommandé est étudié, afin d’examiner les conditions dans lesquelles une opération d’extraction du combustible endommagé pourrait être envisagée. A ciel ouvert, la piscine contribue en effet à la contamination ambiante du site et de son environnement.

L’état des structures de confinement, suite aux répliques de début de semaine, est en cours d’examen, à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire japonaise. Il a été demandé à l’opérateur de rendre compte aussi vite que possible de ses observations et de renforcer si nécessaire les structures des réacteurs n°1, 3 et 4, déjà endommagées par des explosions d’hydrogène. Le niveau de la radioactivité auprès des réacteurs compliquera singulièrement la réalisation de ces travaux, s’ils sont entamés.

Le pompage de l’eau hautement radioactive se poursuit et devrait mettre « plusieurs semaines » avant d’être terminé. Des moyens de fortune seront utilisés pour stocker cette eau, qui ne semblent pas encore mis en place.

Il est reconnu que 22 travailleurs ont été exposés sur le site à des radiations dépassant le niveau de 100 millisieverts, maximum admissible pendant une période d’un an avant qu’il ne soit relevé à 250 millisieverts par les autorités sanitaires.

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Mise à jour n° 166 (mercredi 13h08)

Un article sur le site en ligne de la revue Nature considère qu’ « un effort de type Tchernobyl » sera nécessaire pour la centrale de Fukushima. L’article considère que la taille de cet effort implique que le gouvernement japonais devra un jour ou l’autre le prendre en charge.

La compagnie Toshiba se propose de nettoyer le site de la centrale sur une période de dix ans. L’auteur de l’article, Geoff Brumfiel, considère que cet horizon est irréaliste du fait qu’il avait déjà fallu attendre trois ans à Three Mile Island avant que la radioactivité ait suffisamment baissé pour que l’on puisse faire pénétrer une caméra au coeur du réacteur pour juger de son état.

Un physicien britannique propose de sceller le site pour cent ans, une proposition que Brumfiel juge dangereuse en raison de l’activité sismique dans la région de Fukushima ainsi que le risque toujours présent d’un nouveau tsunami.

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404 réflexions au sujet de « LA SITUATION À FUKUSHIMA (X), par François Leclerc »

    1. BP aussi avait été plafonné… Faudrait quand même pas tout dédommager jusqu’au bout de ses responsabilités !

    2. bien vus,bien lus…
      L’électricité vas couter plus cher…

      ferons payer le Jour,la nuit,le soleil seras taxé..

      Payer le Panier essentiel avec des assignats car l’argent coute cher..
      Je ferais pas d’enfants avec cette radio activité,faut être dégueulasse pour perpétrer l’idiotie..

      1. plus que le monde que nous laissons à nos enfants, il faut regarder les enfants que nous laissons à notre monde…
        Je ne sais plus où j’ai lu ça… ici ? Peut-être, sans doute même…

        Mais ne pas faire d’enfants, c’est aussi priver le monde de gènes intéressants pour la survie d’une espèce, les gènes d’une personne intelligente… Ne pas faire d’enfants, c’est aussi priver le monde de plusieurs descendants éco responsables, acteurs de leur vie et lucides. Tout est une histoire d’éducation intellectuelle de nos enfants de nos ados.

      2. ferons payer le Jour,la nuit,le soleil seras taxé..

        c’était déjà fait pour l’eau
        j’avais déjà entendus pour l’air
        Taxer le soleil, dis comme ça, c’est la premier fois que je l’entends.

        Puisque cette idée ne va pas manquer de s’imposer, autant en définir un cadre de suite.
        Commençons par limiter son utilisation à la réparation de préjudice sous forme de Taxe.
        Il faut fixer comme point de référence l’individu. ( Est-ce ca humaniste ?)

        Comme par exemple, quand un immeuble, s’impose dans un quartier et prends de l’ensoleillement et de la vue sur les parcelle voisines et l’espace de vie de plusieurs autres individus.

        Ou autre exemple, une entreprise de béton, qui, sur le vallon d’entrée du Gers depuis la citadelle Toulouse, ce permet d’imposé ses camions, sur un des plus haut point d’entrée à l’ouest de la Gascogne.
        Je ne passerais que rapidement, sur les spots qui éclairent en pleine nuit, le magnifique bâtiment de tôles blanches, orné du logo bien connus commençant par L.
        Le fait que dans la direction de Toulouse, avant d’arriver en haut du vallon, on ce retrouve avec des spots d’éclairages de stade en plein face, rappelle, s’il en était besoin, qu’ils étaient la.

        Bien sur ils ont rasé la lisière de la foret mutil-centenaire, pour installer leurs nombreux tas de graviers et n’ont pas eu le réflexe de garder 2 ou 3 gros arbres sur leur terrain, tout de blanc gravelé et bientôt goudronné si n’ont ne fait rien.

        Remarque, c’est bien cette même entreprise qui vends électricité ?
        Il faudrait regarder, a vue de nez, 20% de personnes communes aux deux conseils d’administrations.
        Il n’ont aucun internet à faire des économies d’électivité, puisqu’ils ils ce le facture et que ça passe en charge et ca fait de la TVA récupérable en plus.

        Les seuls lésés, se sont les voisins de la centrale de Golfech qui prenne leur dose quotidiennes, sans parler du risque pour la région en cas d’accident. mais ne vous inquiétez pas, nous on sais faire.( des économies)

        Effectivement, le contrôle citoyen dois s’organise, à commencer par la Santé.
        Connaissez-vous la méthode HACCP utilisée en Industrie-Agro-Alimentaire ?
        C’est une méthode de réflexion, afin de mettre en place des indicateurs de danger,
        Il serait intéressant de l’utilisé en la centrant à l’humanisme et à la citoyenneté.

        Basée sur 7 principes, la mise en place de l’HACCP se fait en suivant une séquence logique de 12 étapes, dont l’analyse des dangers et la détermination des points critiques pour leur maîtrise.
        http://www.haccp-guide.fr/definition_haccp.htm#

        L’HACCP est une méthode qui repose sur 7 principes:
        PRINCIPE 1 : Procéder à une analyse des dangers.
        PRINCIPE 2 : Déterminer les points critiques pour la maîtrise (CCP).
        PRINCIPE 3 : Fixer le ou les seuil(s) critiques(s).
        PRINCIPE 4 : Mettre en place un système de surveillance permettant de maîtriser les CCP.
        PRINCIPE 5 : Déterminer les mesures correctives à prendre lorsque la surveillance révèle qu’un CCP donné n’est pas maîtrisé.
        PRINCIPE 6 : Appliquer des procédures de vérification afin de confirmer que le système HACCP fonctionne efficacement.
        PRINCIPE 7 : Constituer un dossier dans lequel figureront toutes les procédures et tous les relevés concernant ces principes et leur mise en application.

        Nous ne y trompons pas, l’industrie et la finance utilise les même méthodes, mais pour optimisé leur CA, autant prendre les même armes et s’impose dans leur raisonnement.
        Il parais que le capitalisme extrême, se vendrait la corde pour ce pendre.

  1. « Concernant le nombre de morts a cause de l’accident de Chernobyl, un rapport de l’AIEA de 2005 recense près de 30 morts par syndrome d’irradiation aiguë directement attribuables à l’accident et estime que jusqu’à 4 000 personnes pourraient, à terme, décéder des suites d’expositions trop importantes. Mais selon d’autres médecins, le nombre de risques de décès serait plus proche de 10 000 en prenant en compte l’ensemble des habitants des zones les plus touchées et des 600 000 “liquidateurs”, soit environ 5 millions de personnes. Au final, 350 000 personnes ont fini par être évacuées des zones contaminées et des centaines de milliers de personnes ont été exposées à des doses de rayonnement considérables. »
    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/04/13/peut-on-comparer-fukushima-et-tchernobyl/

    Les chiffres de l’AIEA sont plus que douteux.
    Les potentielles victimes Corses actuellement en procès ne me démentiront pas…..

    S’il fallait prendre des chiffres, ce seraient ceux de l’OMS, … or l’OMS ne peut les publier a cause d’un accord avec l’AIEA.
    Mais Kofi Annan qui sait, et pouvait parler, avait déclaré en 2000 que des millions de personnes souffraient encore des conséquences de Chernobyl :

    Chernobyl is a word we would all like to erase from our memory. But more than seven million of our fellow human beings do not have the luxury of forgetting. They are still suffering, everyday, as a result of what happened… The exact number of victims can never be known. But three million children demanding treatment until 2016 and earlier represents the number of those who can be seriously ill… their future life will be deformed by it, as well as their childhood. Many will die prematurely.

    1. La m à J 166

      François écrit ( en citant le 2 ème scientifique) :

      «  »http://www.pauljorion.com/blog/?p=23328
      «  »Un physicien britannique propose de sceller le site pour cent ans, une proposition que Brumfiel juge dangereuse en raison de l’activité sismique dans la région de Fukushima ainsi que le risque toujours présent d’un nouveau tsunami.  »

      Comme ont dû déjà l’écrire Gouwy et d’autres, le scellage complet , rapide, n’est pas judicieux .
      Faut pouvoir attendre un peu .. arriver .. un .. jour .. à séparer des assemblages de barreaux combustibles les uns des autres ..

      entre ceux de combustible MOX ( Pu O2 + U O2) ..
      Quand Gouwy a parlé ( avec justesse) du Pu qui se dissocie en créant des neutrons .. qui .. qui .. continuent à choquer le « quiqui » d’autres atomes de Pu —->> cf criticité ..

      ça va durer longtemps

      mettront p ‘ être des structures provisoires .;

      Mais un SARKOphage définitif,  » clés en mains »,  » dur de chez Dur  » : je pense que ça prendra du temps .. et MONEY

      Cf pour Tcherno .. manque + de 600 millions ..

      A vot’ bon coeur !! HUCK Reine !!

  2. C’est le principe de base du système qui assène que tout ce qui existe dans le monde (concret ou abstrait) possède un prix.

    Je me demande quel est le prix pour ce blog ? :))

      1. Une filiale d’Areva et EDF, spécialement créée pour ce faire pas plus tard qu’aujourd’hui, proposerait, me suis-je laissé dire, pas moins de 107 Millions de $ pour le blog Jorion… Il se murmure dans les milieux autorisés que Le Boucher serait pressenti pour tenir la boutique. Allegre en conseiller écologique. Salin en billettiste anthropo-philosophico-économiste et Les Pieds dans le Plat à la modération. Il était temps ! Ça commençait à ronronner.

      2. Bof !!!

        On peut s’offrir un tas de Tcherno et Fuku bidules pour le pris d’un seul séisme bancaire……
        si l’on se borne à compter en gros sous.

      3. Ca va vous faire une belle retraite M. Jorion !
        Que choisirez-vous pour vos derniers jours ? Japon, USA, Islande, Belgique, Corse…?

    1. En tant qu’actionnaire minoritaire je demande solennellement à l’instance dirigeante de ne pas brader le prix.

      1. J’exige qu’on intègre Manière et Baverez comme conseillers éditoraux et qu’on recrute Zemmour et Meynard pour créer une chronique de libre-penseurs.

  3. Le principe fondamental, bénéfice privé et pertes publiques, va s’appliquer ici encore avec la limitation de responsabilité de Tepco, il serait intéressant de savoir (dans une perspective catastrophique) ce qu’il est advenu de l’immobilier à Tokyo dans le mois entre le 11 mars et le passage différé au niveau 7, y-a t il eu des mouvements, A-t on pu le titriser et s’en dégager ? Quelle incidence sur le bilan des banques ?

  4. La robotique va faire des progrès durant ces prochaines années. Il y a Toshiba, Tepco et le gouvernement japonais qui vont être clients de ces engins et ces clients sont rentables. L’électronique « durcie » pour résister aux radiations devrait aussi connaître un joli boom. Les militaires représentent ensuite un marché fort juteux pour prolonger les travaux.
    Mon enthousiasme est limité. Mais l’alternative consiste à envoyer des humains faire le travail. Il les faudrait suicidaires et bien formés pour savoir ce qu’il faut faire ou inconscients du danger mais pas forcément capables de faire le travail. L’un dans l’autre, je préfère voir des robots aller dans ce truc.
    Mon enthousiasme est encore plus mitigé à l’idée que le sarcophage de Fukushima va servir d’argument de vente pour le nucléaire. Il va « prouver » que l’on peut régler un accident de niveau 7 et que ce n’est donc pas si grave.
    Nos besoins en énergie et la solvabilité des acteurs de cette industrie me font croire que nous aurons encore du nucléaire et encore des catastrophes.
    Une chose n’est quand même pas si mauvaise. Des gens intelligents sont en train de réfléchir à la meilleure façon de « ramasser les morceaux ». Cela devra être fait.

  5. A mon avis, « l’effort de type Tchernobyl » est d’ores et déjà bien compromis pour ne pas dire, maintenant irréalisable !
    Je pense que la solution choisie par les japonais est maintenant irréversible. Ca passe ou ça casse.
    Pour que ça passe, il faut que :
    Tous les confinements tiennent au moins jusqu’à l’extinction des corium (on parle de 3 réacteurs), ce qui peut prendre des années (pour rappel, des barres de combustible usagé mais non en fusion et sans reprise de criticité, nécessitent 2 à 4 ans en piscine pour pouvoir être manipulées et conditionnées)
    ainsi que les piscines pendant au moins 2 à 4 ans, le temps que le combustible stocké puisse être évacué et traité.
    ET donc
    qu’ils parviennent à maintenir un semblant de refroidissement (ouvert pour rappel, donc dépressurisé) durant ces années sur les réacteurs et les piscines.
    ET donc
    qu’ils trouvent le moyen de stocker puis retraiter les milliers de m3 d’eau qui sortiront.
    ET donc
    qu’il soit possible pendant tout ce temps de conserver une activité « minimale » sur le site sans aucune défection (le moindre arrêt du système serait catastrophique). Je pense plusieurs centaines de personnes.
    ET aussi
    conserver atmosphère neutre (azote ou autre) pour éviter des incendies et explosions liés à l’oxydation du plutonium ET aux émissions d’hydrogène MAIS sans trop augmenter la pression dans les enceintes pour ne pas les fragiliser ou que la pression risque d’expulser vers l’extérieur des contaminants.
    ET aussi
    qu’ils parviennent à faire accepter à la population et la communauté internationale une épée de Damoclès liée à une explosion à tout moment possible ainsi qu’une pollution radioactive permanente (des rejets aériens et dans les sols/eau, existeront toujours tant que les coeurs seront en fusion)

    1. Et donc, là, ça peut pas le faire.

      Il faut être réaliste, je pense.
      Les Japonais, par tepco, ce sont mis dans une situation intenable aggravée par un essai de sauvetage de leurs intérêts.

      Gouwy, si tu ne connais pas la « finance » ou, plutôt l’ « économie des temps modernes », saches que cela rejoint exactement le principe général du gain qui est :
      Privatisation des profits et socialisation des pertes.

      Humanum, lupus lupum est.
      Et pourtant les Grecs n’avaient pas encore inventé les centrales…

      1. Hhmm…

        La quasi totalité des citations romaines sont issues de la réflexion grecque.

        Encore des prédateurs…

    2. @Gouwy

      Selon le dernier communiqué de l’ASN, leur première priorité, après évidemment le pompage de l’eau, est je cite : » L’objectif à terme de l’exploitant est de mettre en place un refroidissement en circuit fermé, lui-même refroidi par un deuxième circuit utilisant une source froide de façon à ce que l’eau contaminée ne s’échappe plus »
      Si ils y parviennent, cela devrait leur faciliter la tâche et leur permettre de gagner du temps, mais est-ce envisageable et pérenne pour les 3 réacteurs et toutes les piscines ?

      http://japon.asn.fr/

      1. Il est dommage que les auteurs de l’article dans Nature ne précisent pas clairement ce qu’ils entendent par « effort de type Tchernobyl »… Peut être qu’il ne s’agit pas de la méthode en elle même qui nécessiterait de déchapeauter les réacteurs, mais de la disponibilité des moyens mis en oeuvre… A l’époque, les russes avaient décidé de « supprimer » toutes modalités administratives et évaluations économiques le temps de mener « la bataille de Tchernobyl ». Tout ce qui était nécessaire était fournis le plus rapidement possible en provenance de toute la russie sans restriction… Ainsi, peut être que le message des auteurs est simplement de dire qu’il faut une coopération mondiale sans restrictions et sans contraintes bureaucratiques pour venir à bout de cette catastrophe…

      2. Le refroidissement en circuit fermé des piscines est réalisable : il faut retirer les morceaux de toits, poser les pompes et circuits nécessaire à l’extérieur, y compris un back-up, et reposer une enceinte en dépression avec filtration externe de l’air. Ce peut être réalisé en quelques mois, en se pressant.
        Ce sera beaucoup plus difficile pour les réacteurs et l’enceinte de confinement qui n’est guère accessible. Une solution + simple serait de refroidir l’extérieur de la cuve et le confinement en recréant une sorte de circuit primaire avec les tuyaux disponibles.

    3. et pour que ça casse ?

      il faut qu’en cas de tremblement de terre , tout le mode se casse vite fait

      il faut qu’à chaque fois le courant soit coupé

      il faut que faute de moyens d’épuration de l’eau , on continue à la balancer dans le pacifique (oui mais celle là elle est moins contaminée que la suivante …)

      c’est une devise Japonaise « ça passe ou ça casse » ou celle d’un corps d’armée Napoléonienne ?

      1. Le Big One du centre Japon, à venir dans les 30 ans, d’après cet article en 2009 était-il celui là ?

        ttp://japon.aujourdhuilemonde.com/le-japon-secoue-par-trois-seismes-successifs-craint-toujours-le-big-one

        j’espère que c’est le cas, sinon, tous les efforts actuels pour refroidir …et toutes les installations qui seront installées, pour ce faire pour les 10 ans à venir, ne serviront à rien .

    4. BJR Gouwy
      Lu attentivement votre CMT  » N° Série 6  »

      Vous voyez notamment : 2 grandes exigences
      et 5  » moyens et/ou conditions » pour satisfaire à ces exigences .

      En somme , que Tous les CONFINEMENTS et PISCINES tiennent plusieurs années .

      Sur le 2 ème moyen ( stockage et retraitement des milliers de m3 d’eau ) : ils envisagent des navires .. mais après .. toute solution coutera cher

      1)Transformer l’eau en glace ..

      2) dédier une usine de Purification d’eau à cet effet : afin de séparer ( par différentes techniques extractives) les sels, oxydes, chlorures etc contenues dans cette eau H2 O

      par précipitation
      par ultracentrifugation
      par osmose inverse

      faisabilité ?? où implanter cette usine ?? avec des critères de radio protection ( car radioactivité ..

      Et puis  » le moyen ou process » N°3 : plusieurs centaines de personnes ( par équipes 7j sur 7) pour conserver  » activité minimale  » eh oui

       » le Moyen ou Action N°5) : Faire accepter à l’Humanité l’hypothèse suivante :
       » Nous, japonais, ne rognerons plus sur les dépenses et nous oeuvrerons dans le but que la catastrophe régresse plutot qu’elle ne progresse  »

      Donc avoir des POMPES d’avance ( de différents types), des diesel de secours etc ..

      Et nous autoriserons toutes les inspections , avec diffusion des résulatas etc .;

       » YAKA – FOKEU – HARA ( mais pas KIRI) mais  » HARA L Bol » ( quand tout ça sera normalisé ..)

      1. ou par électrophorèse

        décantation

        dessication progressive : = chauffage avec des colonnes de distillation
        vapeur d’eau refroidie .. mais alors on a toujours cette eau deutérée ou tritiée non

        si on pense au deutérium et au tritium qui sont des isotopes de l’hydrogène ..

        y avait ce  » chlore 38  » ( ( de masse atomique 38, au lieu de 35,5 .. etc …

        Que dit ?? que d’isotopes ??
        on en suffoque
        C’est un truc loufoque
        Faut que ça débloque

    5. Chouette, on va tous devenir des shadowrunners… 🙁

      Donc c’est une situation impossible à tenir, ni même relever, ils le savent : donc, soit les Japs chient dans leurs frocs sans le montrer, soit ils délirent et ne le montrent pas non plus…

      Tous les PRO-nuke devraient lire ce que j’écris ci-dessous :
      – comme vous n’aimez pas penser ou envisager qu’un pépin puisse avoir lieu et donc, que vous montrez de la paresse à envisager des plans de secours/sauvetages « au cas où », car vous êtes d’une nature « optimiste/niaise/illuminée/méthode couet (barrer la mention inutile) », c’est bien simple : si vous n’aimez pas ces situations pittoresques (on fera de belles toiles de l’apocalypse japonaise), et bien, n’en réunissez pas les conditions !
      Pas de nuke = pas de tels risques planétaires, pas de risques tant pour l’homme que la nature.
      Désormais, descendez de vos piédestaux, baissez le menton, ouvrez les yeux et tendez la joue (ou le cou, si vous êtes courageux et réalistes).

  6. Dans la série « on ne perds pas le nord  » dans le Midi Libre du jour le seul article sur la catastrophe au Japon est intitulé « un autre avenir pour EPR aprés Fukushima ».

    En sous titre : « Areva ,le constructeur français vante la sureté se son réacteur » : un article dithyrambique !

    Et puis ,en toute fin un tout petit paragraphe : « Fukushima , ou la centrale hors d’usage (sic) a été classée au niveau maximal 7 des accidents nucleaires . Comme Tchernobyl. »
    On ne dit pas qu’un accident de niveau 7 est arrivé ,c’est la centrale qui est seulement « hors d’usage  » !!!

    1. c’est tres fort de vanter la securité d’un produit qui n’existe pas encore en production.
      Mais en 1970 Cogema Framatome vantait dejà le risque zero du nucleaire

  7. Salut,

    Bonne nouvelle !

    …pour les marchés financiers avec cette crise plus besoin d’inventer ou de fabriquer des preuves pour lancer un (juteux) marché du carbone (cf Golden Sachs +carbon tax +Taibbi).

    Un peu comme le complexe industro-militaire des USA, il suffit de créer un problème complexe et couteux et de se sucrer sur la résolution de son problème.

    Triste.

    @++

  8. @ pieds dans le plat, pour qu’il comprenne (j’aurais fait ce que pouvais)

    Cher Truc,

    Permettez que je vous appelle Truc car vous ne m’inspirez pas davantage.
    « Les pieds dans le plat » ne vous convient pas.
    Je tente à nouveau de vous répondre.

    Notez bien que je pourrais vous répondre « Dégage ! » comme c’est l’usage en ce printemps. Mais ce terme est dévoyé car il renvoie au manque de temps vital et à l’exaspération de ces utilisateurs. On peut les comprendre après 10, 20 ou 30 ans d’étouffement politique et de manque de liberté.
    Pour ma part, malgré l’exaspération que vous provoquez, je décide de vous en consacrer un peu, de temps. Avec les formes. Sans doute pour la dernière fois.

    Vous vous étonnez d’être minoritaire ici. Vous vous en plaignez, même. Ce faisant, vous dénoncez l’esprit sectaire qui régnerait sur ce blog et qui apporterait tout le confort souhaité à un agglutinât de contempteurs de positions différentes des vôtres.

    Vous n’y êtes pas. Vous vous égarez dans les méandres fuligineux de vos raisonnements saugrenus. Voici pourquoi.

    Ce qui compte sur ce blog ce sont les arguments qui tiennent la critique. Les vôtres ne tiennent pas, c’est aussi simple que cela. Que votre position pro-nucléaire soit feinte ou sincère, peu importe. Vous ne voulez pas l’admettre, et vous en manifestez de la colère.

    Libre à vous si cela peut vous faire du bien d’épancher votre colère. Aussi, je vous suggère poliment d’aller manifester votre colère ailleurs, là où vous trouverez un écho plus favorable à vos positions, une épaule compatissante. En serez-vous seulement capable sans douter de la solidité de vos positions ? C’est tellement plus pratique ici !

    En matière de nucléaire, l’argument technique le dispute souvent à l’argument émotionnel. Et bon nombre ici s’émeuvent ou se sont émus des ravages potentiels ou avérés de ce qui arrive à Fukushima. Moi, compris. Ravage humain, animal, environnemental, sur une échelle de temps incompatible avec notre condition humaine. Et d’écarter parfois crûment les arguments techniques qui justifieraient l’usage du nucléaire par le passé, aujourd’hui ou demain. On peut le comprendre. Vous pas.

    Bref, pour vous le pathos l’emporterait ici sur le factuel, le technique, le réel.

    Foutaises !

    Il n’est pas question ici de trancher, nous ne sommes pas décideurs politiques. Nous tentons simplement, par tâtonnement, de trouver de nouveaux paradigmes et d’éclairer les équilibres qu’ils sous-tendent. En clair, nous cherchons à apporter du sens aux faits qui nous semblent ne pas en avoir ou à ceux qui nous semblent en perdre. Pour cela, en nous appuyant sur l’actualité et les réalités qu’elle nous renvoie, nous cherchons à ouvrir (ou rouvrir) des voies plus satisfaisantes à nos yeux que celles empruntées aujourd’hui. La crise des subprimes est un non-sens pour les profanes. Fukushima idem.

    Votre position ? Pro-nucléaire, tout le monde l’a compris.

    Est-ce une voie pour l’humanité et son environnement ? Beaucoup ici, sans doute la majorité, pensent le contraire. L’actualité du Japon les conforte dans leurs positions à ce sujet. A tort, selon vous.

    Mais alors, direz-vous, si c’est à raison que ces gens veulent en sortir, quelle est l’alternative proposée ? Nous y réfléchissons collectivement ici, à notre manière. Et vos contributions en quête de clivage permanent ou d’opposition ne nous y aident pas. Nous font perdre du temps précieux.

    Cela fait des décennies que cette filière énergétique, très vite parvenue à maturité sur un plan militaire (et pour cause !), puis devenue « civile », présente d’énormes inconvénients. Nul ne le nie. Elle n’est pas la seule, le pétrole aussi, mais ce n’est pas le sujet.

    Nous l’avions un peu oublié, c’est vrai. Sans doute aidés par nos habitudes de consommation héritées de nos prédécesseurs et notre manque de vision claire de leurs tenants et aboutissants. Sans doute aidés aussi par de bons communicants en matière de nucléaire, diffusant au gré des besoins de leurs commanditaires l’information juste nécessaire à leur maintien en place, et bien entendu gardant sous silence l’information qui aurait pu servir des positions divergentes.

    Si vous n’êtes pas l’un de ces communicants (ou lobbyiste) masqués, pourquoi refuser de traiter de ce qui nous intéresse ici ? Pourquoi nous pousser à discuter de ce qui ne nous intéresse pas et ne nous semble pas résister à la critique ? Sentez-vous libre, allez le faire ailleurs.

    Un exemple parmi d’autres. Le débat a été amené ces temps-ci sur la question de la sécurité des centrales nucléaires et de la filière dans son ensemble. Bien vu de la part des intéressés, Anne Lauvergeon en tête, particulièrement bien conseillée par Anne Méaux, championne hexagonale de la communication pour ceux qui ont les moyens himalayens de s’offrir ses services.

    Cette façon d’ouvrir un débat que personne ne remet en cause (excepté les financeurs), permet d’ancrer le nucléaire dans sa raison d’exister et d’éviter toute remise en cause de la filière. C’est ce qu’on appelle un postulat d’entrée : le nucléaire existe, existera, on ne pourra s’en passer, donc il faut se pencher sur la sécurité. On appelle ça aussi la langue de bois.

    Ici, nous refusons de traiter ce débat car il est à nos yeux dépassé sur le long terme. Nous préférons nous donner et donner à nos semblables des choix sur comment sortir du nucléaire ? A quel rythme ? Avec quelles mesures d’accompagnement ? Comment minimiser les prochains accidents ? Ne pas poursuivre dans le nucléaire est un choix. Toutes conséquences bien pesées auparavant.

    Évidemment, à court terme, la sécurité du nucléaire doit être maximale. Tout le monde est d’accord. Vous voulez débattre de ces questions ? Allez le faire ailleurs.

    Vous êtes un gêneur, Truc, un perturbateur. Vous nous faites perdre notre temps alors que ce dernier joue déjà contre nous. Refuser d’aller débattre ailleurs, c’est prouver votre besoin réel ou commandé de freiner les idées qui germent et poussent ici. Quel aveu !

    Si vous revenez avec des arguments sérieux, jugés comme tels ici, soyez le bienvenu. C’est le principe universitaire. Populaire parce qu’ouvert à tous les niveaux de connaissance et non pas élitiste ou spécialiste.

    En dehors de cette attitude, vous n’êtes pas le bienvenu. Pas pour moi.

    Et si victime vous voulez vous sentir, libre à vous. Pour ma part, je ne me sens nullement bourreau, pas plus que les autres ici.

  9. @ François Leclerc

    Merci pour votre travail d’information en continu.

    « L’article considère que la taille de cet effort implique que le gouvernement japonais devra un jour ou l’autre le prendre en charge. »

    Ben voyons… et comme la radioactivité ne connaît pas les frontières, à terme le « nettoyage »
    de la planète sera mis sur le dos du Japon…

    Vae victis !.. Hiroshima mon amour va dire à ta sœur Nagasaki que la fête (la teuf)
    technologique est finie… pauvre de nous ! Faudra encore juste passer à la caisse parce que
    le « show must go on », et que « yes, we can ! » comme un grand penseur contenpourien l’a dit …
    N’est-ce pas ?..

    J’en profite pour placer la deuxième partie du travail de Bertrand Louard :

    La science et le bon sens
    par Robert J. Oppenheimer

    Le 16 juillet 1945, à Alamogordo dans le désert du Nouveau-Mexique, la première bombe atomique explose. A la fui de cet essai, Oppenheimer vit venir vers lui Bainbridge, le physicien responsable du test, qui en guise de commentaire lui jeta simplement:  » Maintenant, nous sommes tous des salauds « . Oppenheimer lui-même conviendra que personne n’avait alors fait de remarque plus pertinente.
    Au moment où le gouvernement américain lui demande comment utiliser la Bombe contre le Japon, il signera, avec trois autres savants, le texte suivant:

     » Les opinions de nos collègues scientifiques sur l’emploi de ces armes [via la bombe atomique] ne sont pas unanimes: elles vont de la proposition d’une démonstration purement technique à l’utilisation militaire conçue de façon à provoquer une reddition.[…]. Nous nous sentons plus proches de ces dernières vues; nous ne pouvons proposer aucune démonstration technique susceptible de mettre fin à la guerre; nous ne voyons aucune alternative acceptable (sic!) à l’emploi militaire direct.
    En ce qui concerne les aspects généraux de l’utilisation de l’énergie atomique, il est clair que nous, en tant qu’hommes de science, n’avons aucun droit de propriété. Il est exact que nous sommes parmi le petit nombre de citoyens qui ont eu l’occasion de réfléchir longuement à ces problèmes durant les dernières années. Nous ne pouvons prétendre, cependant, à aucune compétence particulière pour ce qui est de résoudre les problèmes politiques, sociaux ou militaires provoqués par l’avènement de la puissance atomique.  »

    Au moment où ces messieurs se lavent les mains par avance des actes qu’ils ont conseillés, Léo Szilard, qui en 1939 par l’intermédiaire d’A. Einstein avait averti le gouvernement américain de la possibilité de l’existence chez les nazis de recherches sur la Bombe, fait circuler une pétition parmi les physiciens, qu’il compte adresser au président Truman pour empêcher son « emploi militaire direct ». Il tente d’obtenir les signatures des chercheurs de Los Alamos, mais se heurte à Oppenheimer, directeur scientifique de ce centre de recherches, qui  » estime qu’il est inapproprié de la part d’un savant d’utiliser son prestige pour faire des déclarations politiques « …

    Par la suite Oppenheimer dirige le développement des armes atomiques (bombe A) préconisant leur emploi à des fins tactiques, comme soutien sur le terrain aux opérations militaires. Il s’oppose pourtant à la mise au point des armes thermonucléaires (bombe H), beaucoup plus puissantes, mais qui entraveraient le développement de la bombe A et relégueraient tout armement nucléaire au rôle sans gloire de dissuasion et de terreur.
    Edward Teller, qui dirige les recherches sur la bombe H, parvient en 1951 à mettre au point le principe de son fonctionnement. Oppenheimer, au vu de l’ingéniosité de la chose s’exclamera alors:  » It’s technically sweet !  » ( » techniquement, c’est sublime !  » ) ;  » Quand je vis comment la faire, il m’apparat clairement qu’il fallait au moins tenter de la réaliser. Le seul problème qui demeurait serait celui de son emploi […]. Restait seulement à savoir comment traiter le problème militaire, politique et humain une fois que l’arme serait disponible.  » (/*+).

    (/*+) Les citations sont extraites du livre de Michel Rival, Robert Oppenheimer, éd. Flammarion 1995. Biographie intéressante parce que quoique très respectueuse du « grand homme », laisse néanmoins transparaître clairement son opportunisme débridé.

    C’est bien là, formulé dès ses origines, le principe de tout développement technologique…
    Quand l’objet est banalisé, la formulation se doit d’être outrancière

    Le terrain philosophique est la bombe – ou plus exactement: notre existence sous le signe de la bombe, car tel est notre thème : un terrain parfaitement inconnu. Impossible d’en établir d’emblée le relevé cartographique. [… 1 En d’autres termes, s’il est à ce point difficile de parler d’un tel objet, ce n’est pas seulement parce qu’il est « terra incognita », c’est aussi parce qu’il est systématiquement maintenu dans l’incognito: les oreilles auxquelles on tente d’en parler deviennent sourdes dès l’instant qu’on l’évoque. Et s’il peut y avoir la moindre chance d’atteindre l’oreille de l’autre ce n’est qu’en donnant plus de tranchant possible à son propos. Voila pourquoi le trait est ici accentué. Les temps heureux où l’on pourrait s’en dispenser, où l’on pourrait éviter l’outrance et faire dans la sobriété ne sont pas encore venus.
    Il n’est pas certain que des qualificatifs tels que « morale », « moralisant, « éthique », conviennent encore aux réflexions qui vont suivre. Face à la monstruosité de l’objet, ils apparaissent caducs et inappropriés. [ .. ]
    À la question du comment s’en est substituée une autre, celle de savoir si: savoir si l’humanité va, ou non, continuer d’exister. Cette question, qui semble inconvenante et que l’homme contemporain, dans son aveuglement face à l’apocalypse, dans son angoisse face à l’angoisse
    (la sienne et celle des autres) dans sa crainte de se faire peur et de faire peur aux autres mortels timorés, refuse de « se poser », est en fait posée, puisque la bombe est la question.
    Il ne nous est pas permis d’ignorer la monstruosité de cette question. Sa menace plane sur les propos de ce traité. Les Anciens auraient dit : Son augure est suspendu au-dessus d’eux comme une « lune sanglante ». Et j’espère que le lecteur, ne serait-ce que le temps de sa lecture, n’aura pas le loisir d’oublier cette chose qui est suspendue au-dessus de nos têtes.

    Günther Anders, L’obsolescence de l’homme, 1956

    [ erratum enlevé ]

    Notes & Morceaux Choisis n°3.1 est rédigé et publié par Bertrand Louart 52, rue Damremont – 75018 Paris

    Cordialement…

  10. HS mais pas vraiment, allez on rajoute une couche

    Allianz relance l’idée d’un rehausseur de crédit européen
    le 13/04/2011
    Paul Achleitner, le directeur financier d’ Allianz, plaide dans le Wall Street Journal pour la création d’une entité européenne qui assurerait la dette émise par les Etats périphériques de la zone euro. Il propose d’utiliser une partie des 500 milliards d’euros du Mécanisme européen de stabilité pour capitaliser cette structure. Celle-ci laisserait 10% de la perte éventuelle à la charge des investisseurs. Son existence permettrait d’abaisser le coût de financement des Etats, qui verseraient en échange à cet assureur une prime. Allianz a présenté l’idée à des officiels allemands et à Bruxelles.

  11. Vous n’attendiez pas un autre risque systémique, vous en avez un avec le Japon, avec Fukushima,
    c’est tout ce qui restait de l’immobilier au Japon qui vient de se faire Hara Kiri et les bilans des banques avec, vous êtes étonnés ensuite qu’ils mentent ??????????????????

    1. Je n’aurais pas fait plus limpide et lapidaire, Liervol !

      On nous annonce ici en France une accalmie dans l’immobilier à la vente. Un quelconque rapport avec Fukushima ?

      1. Non en France, c’est à cause de la hausse des taux, hausse des taux qui vient de la soit disant reprise économique mondiale qui va mobiliser de la monnaie, sauf que la reprise elle est comme le nucléaire pas sûre du tout, mais il faut bien faire cracher ce salaud de contribuable même si de toute manière on ne sait pas où placer toute cette monnaie, puisque en réalité, c’est le monde entier qui est insolvable. Tout ne tient que sur des mensonges et l’illusion des peuples d’une élite qui n’est en réalité qu’une somme de gens bien nés ou d’arrivistes dont la seule compétence réelle est l’absence de tout scrupule: en résumé nous vivons la décadence…

      2. A acheter, pas à vendre, Yvan.
        De toutes les façons j’ai pas les moyens.
        Et comme ceux que j’ai (les moyens) n’ont pas du tout tendance à fructifier (je parle des moyens financiers), je désespère un peu.

        On annonçait que la crise allait faire baisser les prix de l’immobilier. J’attends toujours.
        Je pense que j’attendrai encore très longtemps.

        De toutes les façons, je préfère mettre mon maigre épargne dans mon propre outil de travail, ça me permet de me regarder avec neutralité le matin en me rasant.

    2. L’effet second de la financiarisation actuelle : tout pays doit sembler « en forme »…

      Sinon, le FMI te guette et te tue.

      1. Les loups sont des animaux sympathiques. Surtout si vous les nourrissez.

        Mais faites un essai de courir avec eux.
        En prévoyant un grillage entre eux, et vous qui les nourrissez.
        Car si vous trébuchez, ou faites simplement semblant, ils se précipiteront immédiatement vers vous.

        Vieux réflexe de profiter de l’animal faible qui n’a pas sa place dans le monde…

  12. L’objectif à terme de l’exploitant est de mettre en place un refroidissement en circuit fermé, lui-même refroidi par un deuxième circuit utilisant une source froide de façon à ce que l’eau contaminée ne s’échappe plus

    Ca, c’est le système normal de refroidissement et de fonctionnement d’un REB (un REB ce n’est rien de plus que ça !)
    Ca veut donc dire : une cuve et un circuit primaire étanches et pressurisables, des alimentations électriques principales et de secours dignes de ce nom, un condenseur, une alimentation en eau pour le circuit du condenseur, des organes de mesure et de contrôle de ces circuits (pressions, températures …), des mécanismes de commandes de ces organes (salle de contrôle, opérateurs…) etc…

    Autrement dit, l’exploitant parle de changer ou remettre en état TOUS les systèmes de la centrale …et pourquoi pas la remettre en fonctionnement !

    Le tout dans un environnement contaminé où bon nombre d’endroits sont inaccessibles et pour longtemps et sous la menace permanente d’explosions et d’incendies.

    Ce genre d’annonce est ce que ma fille appelle du « foutage de gueule » !

    1. Notes, ma fille a tendance à me remettre aussi un peu à ma place lorsque je lui raconte des vannes trop grosses.
      Preuve que nous les avons bien éduqué, aussi…
      Sauf pour les termes utilisés, mais je crains que le langage jeune ait un peu évolué.

      Bon, Gouwy, perso, je suis passé en mode « attente du prochain événement perceptible » sur ce coup-là.
      Les Japonais, comme écrit Liervol, ont tout intérêt à cacher le maximum et nous inventer des histoires pour gamins qui croient encore au père noël.

      Maintenant, tu fais ce que tu veux, aussi.
      Je me focalise pour ma part sur les conséquences économiques déjà perceptibles.

      1. Précision :
        Vu leur déluge économique, tu peux aussi comprendre que les moyens qui vont être tentés vont l’être à minima…
        Argent « oblige »…

    2. Ils sont passé maître dans cet exercice.
      Je crois qu’on en parlera encore dans un siècle. J’espère en se marrant.

      Rappelez vous, les réacteurs qui ne craignaient rien, le refroidissement par hélicoptère, l’intégrité des enceintes, l’imminence du rétablissement des systèmes de refroidissement, le colmatage de la fuite(depuis on ne parle même plus de la pollution de l’Océan)….

      1. mais même dans cet « art », on peut se demander où est vraiment leur but !
        Au mieux ils pourront tenir les médias et faire patienter les opinions quelques semaines ou quelques mois, en supposant que rien n’arrive de majeur d’ici là, mais à terme, ils seront obligés de décrire la situation telle qu’elle est et d’agir en conséquence !
        Ils seront alors, en outre, obligés de dire pourquoi les choix qui ont été faits, l’ont été !

        Je ne comprends pas ??

        Ou alors ils comptent sur un autre séisme majeur pour remettre les pendules à zéro et ainsi se déresponsabiliser !

      2. c’est clair qu’un tsunami de la même ampleur que le premier, remettrai carrément les pendules à l’heure, à l’heure H même .

      3. Gouwy, vous connaissez je pense le jeu des chaises musicales, ou alors chat perché, peut-être. Ils en sont là. C’est des gosses sans adultes pour les surveiller et les réprimander.

        Mais le pire c’est probablement qu’ils se croient en capacité de comprendre et de gérer ce qui arrive.

        Du coup, on est un peu dans la merde…. (ooooups, sorry)

      4. @ Gouwy:

        Vous ne semblez ne pas comprendre Tepco, très sincèrement on peut en dire autant des Politiques et des banques centrales … lorsque l’on parle de la crise financière mondiale.

        Vous ne voyez pas la finalité, vous ne comprenez pas comment ils peuvent stopper le processus d’auto-destruction désormais en marche, il en est de même des finances des pays endettés, pour réduire l’endettement il faudrait réduire les dépenses où augmenter les impôts, ie provoquer la décroissance qui augmenterait les déficits, bref dans un sens ou dans l’autre pas de solution…

        Voilà sommes face à un cata technologique où le nucléaire rend improbable une action réellement efficace compte tenu de la dangerosité du site, compte tenu du montant total des paris pris en tous sens sur l’économie mondiale actuelle , toute action est désormais quasi impossible car personne ne sait réellement qui doit quoi et à qui…

        Bref rien à comprendre sauf que l’homme est ainsi fait, dans sa quiétude et son confort actuel il a perdu le sens des réalités, sans doute les révolutions de Jasmin n’ont pas eu cela, tunisiens, Egyptiens, Lybiens, Syriens…. au prix de leurs morts ont osé ….

        Sincèrement Gouwy, mis à part trouver des milliers d’hommes prêts à donner leur vie pour réinstaller un système de refroidissement fermé et efficace, renforcer les structures pour permettre de tenir le temps qu’il faudra, quelles autres solutions voyez-vous…

        Pour la finance c’est pareil, il faut que certains absorbent les pertes passées hors personne ne veut s’y coller…

    3. Tout à fait, mais n’oubliez pas que le Japon dans l’état où est la centrale est à lui tout seul systémique pour la finance mondiale…
      C’est le nouveau péril jaune …
      Oui, je sais je fais de l’humour mais devant la bêtise humaine , il ne reste plus que ça.
      Je doute cependant que le rire soit le propre de l’homme, celui qui a écrit cela n’a jamais eu un border collie…

      1. ça rit un border collie ? J’ai entendu dire que ça avait de l’humour, mais j’ai du mal à conceptualiser la forme que prendre l’humour chez un chien… Il faut dire que je suis plutôt habitué à la fidélité bienveillante du labrador !

    4. Il ne s’agit pas de refaire un circuit de refroidissement sous pression pour les 2,5GWh de la centrale en fonctionnement mais un circuit non-pressurisé pour les quelques MWh d’activité résiduelle des cuves, moins encore pour les piscines. Techniquement c’est très simple : un échangeur eau primaire/ eau de mer, deux pompes, deux paires de tuyaux aller retour.

      1. Techniquement….il faut financer, recruter, accéder, agir dans des laps de temps très courts imposés par les radiations, se frayer un passage dans les décombres, résister aux tremblements de terre à venir, à l’évolution périlleuse de quatre réacteurs en vrille,et tout cela pendant des mois, avec un volant de plusieurs centaines d’hommes..

        C’est un petit débarquement de normandie en terme d’organisation, a mon avis. Mais vous parlez sans doute de la simplicité de ce qui va être RELLEMENT entrepris.

      2. @HP : « moins encore pour les piscines » ??? Sur votre post précédent, vous disiez exactement le contraire ! Faisable pour les piscines, pas pour les réacteurs. J’ai comme l’impression que vos avis hautement techniques dépendent de votre inspiration lunatique.

      3. >Thomas
        Par techniquement simple je voulais dire du point de vue conception de l’appareillage à utiliser.
        La mise en place sur le terrain est beaucoup compliquée du fait des radiations et de l’état des bâtiments, bien sûr. Mais il n’est pas nécessaire de construire sur place, tout peut être prémonté et déposé tout fait devant chaque centrale.
        Mais une fois mise en place il n’y a plus besoin d’y toucher, sauf peut-être pour remplacer les filtres.
        Il faut prendre en compte des séismes d’au moins 8 et un tsunami de plusieurs mètres, ce qui implique de ne rien laisser au sol, mais ça ce n’est pas un problème.

        > Crapaud
        Je ne comprend pas ce que vous avez capté.
        Le « moins encore pour les piscines » concerne « les quelques MWh d’activité résiduelle des cuves » : les piscines génèrent quelques centaines de kWh. Un échangeur eau/eau et quelques mètres cubes d’eau de mer à l’heure en viendront à bout.

      4. techniquement extrêment difficile, car vous oubliez de dire que le circuit primaire est percé selon toute vraisemblance ; donc faut d’abord le réparer
        pour le réparer faut s’approcher
        pour s’approcher faut refroidir
        pour refroidir faut balancer de l’eau qui s’écoule dans les batiments ……….

        je pense sincèrement qu’ils sont dans une impasse ; peut-on vraiment penser qu’ils vont pouvoir balancer pendant des années de l’eau qu’il faudra récuperer et traiter

        au « mieux », ils finiront par tout balancer dans l’océan comme ils l’ont déjà fait ; c’est la seule solution s’ils narrivent pas à créer un circuit »primaire » étanche »

        oui Fukushima, ce n’est pas Tchernobyl, c’est pire sur le moyen/long terme

        car quand même 1 mois après, ils continuent à larguer ET des produits ET de la radioactivité ( la vapeur continue à s’échapper quand même !! ) et ce n’est pas prêt de s’arrêter

  13. Qu’est-ce un lobbyiste ? Quelqu’un qui se réuni en conciliabule avec le Législateur, qui réclame un aparté avec lui, d’où rien ne filtre. Il prétend … expliquer, guider ? conseiller, bref, de ces entretiens le peuple est exclu, par inadvertance. Les débats ont lieu mais à part, pas en public, pas de chose publique, de res publica. Le lobbyiste conçoit donc en toute simplicité qu’il n’a qu’à s’adresser directement au Législateur, ce que ni vous ni moi ne pouvons faire. La chose publique est remplacée par celle, privée. Donc nous devrions revenir à la res privata ? Enfin le lobbyiste incarne l’abolition de la république. Se sont les marchands du temple et doivent être méprisés, honnis et bannis, comme les démarcheurs médicaux. Cette engeance est incompatible avec le débat publique, puisqu’elle instaure un « débat » privé, au meilleur des cas.

    Oui il faut les chasser comme les corneilles et il méritent le mépris, leur art consiste à se jouer du débat public, à corrompre et influencer, soudoyer, acheter le Législateur, le convertir en dépit de la chose publique, a travailler à l’abolition du public même. Dans un autres temps, la guillotine aurait réglée ce problème. Car c’est un problème. C’est une trahison en soit, des valeurs de la république.

    Un lobbyiste est un chien. Le mépris, il y ont droit en priorité. Cette racaille (pardon au vrais) mérite la geôle, car elle trahi, par son métier et à chaque instant, les valeurs de la république, celle justement qui veut que la chose soit publique. A cause d’elle, nul besoin de débat.

    La chose doit être débattue en public et ceci exclu que certains travaillent en amont pour fausser ce débat.

    L’accusation doit porter juste. L’activité du lobbyiste est par essence frauduleuse, elle s’interpose entre le Législateur et l’intérêt général. Elle est déséquilibrée car le faible ne peut pas exercer de lobbying, elle est donc l’expression d’une corruption par l’argent.

    C’est pourquoi cette engeance demeure cachée, « complexée » comme les blattes… Elle est bien consciente en Europe du caractère frauduleux (illégal) de son activité cachée, de ses conciliabules qui remplacent le débat public, du public que l’on dépouille de ses droits, de sa souveraineté.

      1. Respect aussi pour les corneilles et les blates car on finirait par croire que le lobbyisme est une espèce ou une tare génétique, alors que c’est simplement un choix humain.

    1. Le législateur – député(e) – n’est-il pas le représentant du peuple ? Le peuple n’est donc pas absent.
      Le conseil auprès des députés et des ministres qui ne savent pas grand chose, comme tout à chacun, est dans l’ordre de la marche du monde.
      N’est-ce pas plutôt le comportement-qui- et le contrôle-comment- du lobbyiste qui est en cause ?

      1. Je vous dis qu’au lieu de débattre publiquement, le législateur est requis pour un aparté par le lobbyiste, pour un conciliabule, et donc le débat n’est plus public. C’est une déviation grave de l’Esprit de nos institutions….

        Que veut dire chose publique si les processus de décisions se passent en privé ? Autant changer d’appellation. C’est une gangrène.

      2. Ne parlez-vous pas alors de la qualité des représentants du peuple ? ou de la qualité du peuple représenté ?

      3. C’était pas du second degré!

        Sérieusement, croyez vous encore à cette fable de la représentation?

        Si je veux être sur d’aller contre mon intérêt, je vais déléguer à un pingouin que je ne connais pas mon pouvoir de décision. Je serai ainsi sur qu’il agira pour son compte et pas pour le mien.

        Le pouvoir ne se délègue pas, il s’exerce.

    2. Lisztfr

      CQFD

      cette « chose » fut directement importée des USA ( dont on voit chaque jour le fonctionnement démocratique : ce qui fût bon a été soigneusement vidé de sa substance – restent plus que les » Pognon-men »)… vers l’UE …où les lobbyistes font des ravages …et est entrée – grâce au sous-vers-rien – manu militari, en notre Assemblée de feus ( sauf exception ) les Représentants du Peuple…[ au point que le Public, à l’UE, ne peut guère assister aux séances parlementaires: plus de place ! les lobbyistes sont aussi le public !
      si c’est pas du grand art !]
      En vérité, drôle d’UE, qui interdit le moindre fonctionnement démocratique dans les pays qui la composent, tout cela pour complaire à un Pays failli et qui nous fait la guerre économique, à l’aide d’un de ses bras armés : le FMI, et avec pour ( rapide) horizon le GMT …qui ne s’est pas décidé en deux jours …qui a donc été caché aux populations concernées . Et ce n’est pas de la théorie du complot ! c’est une observation désolée de ce qui se passe, et qu’on nous a si longtemps caché …
      Faire confiance ? c’est une blague !!

  14. « Démanteler une centrale nucléaire c’est 7 fois plus d’emplois que faire fonctionner une centrale. »

    Je rajouterai, et dure, à ce jour, aussi longtemps que son exploitation sinon plus…….
    Daniel Cohn-Bendit, député européen d’Europe Ecologie Les Verts, était l’invité de RTL mercredi matin.
    Il avait petite mine……

  15. J’ai le souvenir flou de la petite histoire suivante :

    Un scientifique du XX siècle se demandait pourquoi l’homme n’avait encore découvert aucune trace de vie dans l’univers ; compte tenu de la science d’alors, il lui semblait probable que la vie apparaisse dans des conditions plutôt fréquentes. D’autant que l’immensité de l’univers multipliait les terrains quasiment à l’infini !

    Le paradoxe disparut cependant lorsqu’il réalisa que le savoir menait tout aussi probablement la vie à s’annihiler elle-même – de sorte qu’aucune civilisation n’avait le temps de communiquer avec une autre ; à peine une espèce accédait-elle aux mathématiques que, en à peine quelques milliers d’années, un instant à l’échelle de l’univers, elle disparaissait – dévorée par l’Atome.

    (Fin optimiste : une poignée de mutants pacifistes rescapés intersidéraux (MPRI) finirent par forger une société de dieux vivant d’amour, d’art et de musique (SDVAAM)

    L’histoire est connue – mais elle résonne étrangement avec les questions dont nous débattons et je ne suis pas sûr que l’on puisse a priori exclure qu’elle renferme une part de vérité.

    Quelqu’un a cité Plaute, plus haut, et il me semble que c’était une bonne association : pour un lecteur du Leviathan, il saute aux yeux que l’humanité a finalement réussi à construire ce monstre dont rêvait Hobbes, ce système à la puissance infinie nous imposant ses ordres sans que nous ne puissions lutter tellement la disproportion nous écrase – et cela même si nous en sommes « originellement » les créateurs.

    http://en.wikipedia.org/wiki/File:Leviathan_gr.jpg

    Quelqu’un d’autre a mentionné l’historique de l’arme nucléaire – et le moins qu’on puisse dire, c’est que le débat actuel est une nouvelle variation sur un thème déjà bien ancien :

    http://en.wikipedia.org/wiki/Russell%E2%80%93Einstein_Manifesto

    Notons au passage que le mur auquel se sont déjà heurtés les pacifistes de l’époque a aujourd’hui considérablement grandi.

    Outre la querelle actuelle – en sortir ou pas = en avoir ou non… qui me paraît un tantinet binaire, peut-être faudrait-il s’attacher à cerner la place que tient le nucléaire dans la structure de nos sociétés; je veux parler de la domination sans partage – il y a des points communs avec la finance sur ce point là aussi – qu’il nous garantit face au reste du monde. Car après tout, si De Gaulle s’est lancé dans cette direction ce fut par cynisme stratégique – préférant que la France fasse partie du camp des dominants plutôt que des dominés.

    Et le moins que l’on puisse dire en voyant la politique extérieure actuelle de la France, c’est que ce choix est plus ancré que jamais.

    1. Un scientifique du XX siècle se demandait pourquoi l’homme n’avait encore découvert aucune trace de vie dans l’univers ; compte tenu de la science d’alors, il lui semblait probable que la vie apparaisse dans des conditions plutôt fréquentes. D’autant que l’immensité de l’univers multipliait les terrains quasiment à l’infini !

      Le paradoxe disparut cependant lorsqu’il réalisa que le savoir menait tout aussi probablement la vie à s’annihiler elle-même – de sorte qu’aucune civilisation n’avait le temps de communiquer avec une autre ; à peine une espèce accédait-elle aux mathématiques que, en à peine quelques milliers d’années, un instant à l’échelle de l’univers, elle disparaissait – dévorée par l’Atome.

      (Fin optimiste : une poignée de mutants pacifistes rescapés intersidéraux (MPRI) finirent par forger une société de dieux vivant d’amour, d’art et de musique (SDVAAM)

      Perso je crois aux E.T., je crois qu’ils nous visitent depuis des milliers d’années, grâce à une technologie bien supérieure à la nôtre – donc ils sont plus sages que nous avec le nucléaire, selon moi…

      1. Le paradoxe de Fermi suppose qu’une civilisation extra-terrestre présente dans notre environnement planétaire laisserait des indices directs ou indirects de sa présence .

        Ce pseudo-paradoxe fait un peu trop vite l’impasse sur deux hypothèses :

        – Une civilisation extra-terrestre ayant la maîtrise du temps serait probablement là depuis toujours et aurait probablement les moyens de ne pas trahir sa présence .

        – Deuxième hypothèse possiblement liée à la précédente, la faculté que possède la conscience humaine d’occulter certains faits par trop étranges et dérangeants .

        A la question posée : « Que feriez-vous si vous étiez témoin de l’apparition d’une soucoupe volante ? »
        Le scientifique à poil dur répond  » Je me retournerai et je regarderai le mur »

      2. En même temps… Fukushima démontre bien l’absurdité et l’intelligence limitée d’une bonne partie de l’humanité, et notamment d’une frange super-riche qui vit avec des œillères.

      3. Coluche disait  » J’ai la preuve qu’il existe d’autres vies intelligentes dans l’univers : C’est que justement, aucune n’a tenté de nous contacter ! »

      4. Fermi omet (et sans doute volontairement ) beaucoup d’autres hypothèses pour compléter son paradoxe, puisque vous en parlez, Paul-émile. De plus, celles qu’il donne déjà pourraient être une réponse. Il ne dit pas que c’est impossible.

        Fermi travaillait à Los Alamos à l’époque.

        Or, il y a de plus en plus d’anciens militaires, plus tenus au devoir de réserve, qui n’ont plus trop à perdre pour leur avenir, à leur âge, et qui éprouvent le besoin de parler. Sur le net, bien sûr, mais CNN a relayé une conférence il y a peu.

        Anciens militaires, mais ils peuvent avoir un sens aiguë de la blague, frustrés qu’ils étaient de ne pouvoir exposer ce travers pendant des années. On pourrait aussi faire une liste des paradoxes qui font qu’ils s’exposent ainsi, et de plus en plus nombreux.

    2. C’est ca. Le savoir engendre des monstres incontrôlables. Le pacte avec le diable. Tu as la puissance mais tu me donnes ton âme.

      Très actuel en ces temps de destruction de la spiritualité. Et il y en a qui considèrent que ce qui nous est imposé actuellement, c’est vivre. Vivre c’est posséder, donc dominer, etc…

    1. la  » 5″ ?
      j’ai pas pu

      y avait un incendie maison 5ème à partir de la mienne

      mais les pompiers l’ont éteint avec ALLEGREsse ..

      Aux voisins dans la rue , j’ai demandé :

       » Vous imaginez vous FUKU ??

      un CMT :  » y z ont dit à TV ke ça va couter 7 Milliards; ‘ch’ est nous kin va payer  »
      J’ai répondu :  » ce sera bien + que 7 milliards ..

      1. Vive la Télé ! Et les enfants, déjà bien polissé par l’Education Nationale, la regarde tous les jours !
        Combien de gens aujourd’hui ne savent plus s’en passer ? Auparavant, les gens profitaient de leur temps libre, de les choses simples de la vie, faisaient quelque chose de leurs mains voire, essayer de s’éduquer !
        Mais maintenant, le « bon peuple » allume directos la télé, et s’assied dans le canapé en attendant que la pizza chauffe ! voilà quels larves les riches ont-ils faits du « bon peuple » !

    2. Quand on a besoin d’appuyer la désinformation générale, on fait appel à lui … Pendant qu’il parle, d’autres, qui ont des choses intéressantes à dire, n’ont pas l’antenne …

      1. Je découvre ce site et j’y apprends énormément de choses , alors je ne voudrais surtout pas choquer .. mais ce témoignage ( celui d’Alex ) me pose quand même question …

        Est-il possible de vivre et travailler au japon avec un anglais aussi désastreux ??

        Je suis désolé , s’il est réel et si ce n’est pas un « fake » je m’excuse mille , dix mille fois – mais réellement ce témoignage me parait très bizarre de ce point de vue ..

        Sinon , merci pour vos infos , n’ayant aucune compétence particulière , excepté peut être celle d’expatrié ( et donc de niveau d’anglais .. ) , je ne peux pas participer vraiment …

        Michel

      2. Désolé Michel

        Au Japon, l’anglais est une roue de secours dégonflée

        Il vaut mieux s’exprimer en Japonais.

        Ce sont une partie des indiens qui digèrent l’anglais. Colonisation oblige. Les portes du placard derrière lui sont authentiques

    1. Extrait

      La mort c’est ce qui vient à nous. Partout dans l’air, les océans, ça va dans la nourriture…

      1. Carrément.
        La mort est invisible, on ne pourra même plus survivre avec un potager, quand il le faudra pourtant. Que vais-je donner à manger à mon enfant ?

    2. Tout est tragi-comique dans cette catastrophe. C’est pas ce gars qui me fera changer d’avis.
      Notre société de consommateurs ne mérite pas mieux qu’une fin bouffonne.

  16. Sinon, on sait que le cœur du réacteur 4 n’est plus dans son enceinte mais dans la piscine. Depuis le début, ça me titille ce point.

    Que voulez vous dire ?

    1. Eh bien, je ne sais pas ce qu’il veut dire, mais moi aussi ça me titille…
      Cette question en particulier me trotte dans la tête :
      Pourquoi les Japonais continuent-ils à prétendre que le réacteur n°4 est vide, alors que vous ((gouwy) mais d’autres aussi (je ne sais plus où j’ai lu ça) affirmez mordicus (et je ne mettrai pas en doute vos compétences à ce sujet, je suis déjà au delà du stade « bluffé » 😉 ) ) affirmez que c’est impossible ?
      Quel intérêt ont-ils à bidonner ce point précis ?… on pourrait penser qu’ils ne sont plus à ce détail près, alors à quoi bon réaffirmer à chaque fois que ce réacteur est vide ?
      Ça me chiffonne… je dois être trop curieux…
      🙂

      1. youpi, le n°4 n’était pas en charge et démarré lors du tsunami. Maintenance, quoi. Ce qui ne veut pas forcément dire que tout le combustible avait été déchargé et encore moins qu’il n’y a pas de combustible dans le bâtiment du n°4.
        Vous vous souvenez des piscines? A quoi cela peut il bien servir, si ce n’est à entreposer du combustible pendant une phase de maintenance?

        Ben voila. Il y a du combustible non (ou mal) refroidi dans le n°4. Le fait qu’il soit en vrac dans les piscines ou en train de se transformer en corium dans la cuve, ca change bien sur la séquence future des événements, mais le problème, c’est toujours du combustible qu’il faut refroidir.

    2. A priori ce commentaire fait référence au fait que la cuve du réacteur n°4 était en travaux avant le 11 mars, d’où son combustible (son « coeur ») avait été transvasé préalablement dans la piscine.

    3. Il me semble que le 4 était à l’arrêt. Cela veut dire que son cœur avait été vidé, donc transvasé dans la piscine, mais il paraît que, lorsqu’on parle d’arrêt, ce n’est jamais un arrêt absolu, seulement une activité réduite au minimum possible, et que, quand on dit « vide », ce n’est pas totalement vide : il est obligatoire de laisser quelque chose comme 10 ou 20% du combustible.

  17. J’y vois un mauvais signe de plus pour la bien folle civilisation actuelle telle que nous la chérissons et glorifions quotidiennement à l’image depuis des décennies et des générations,

    Voir comme quelque chose que plus rien n’y personne ne pourra arrêter dorénavant, qui n’échappe d’ailleurs plus guère à personne sur le fond.

    S’attendre au pire, à quelque chose de pis que la chute, tout en chutant, c’était un peu
    la conception que j’avais surtout de la vie dans un tel monde de fous. [Christian Oster]

    Car pour les premières valeurs marchandes de ce monde si ce n’est pas moi qui en pousse davantage dans l’abime qui donc le fera d’abord à ma place, quand bien ma propre turpitude
    et déformation de plus en société ne me génerait pas plus que ça.

    Qu’est-ce donc surtout une plus grande chute de l’homme ou de la femme dans notre temps ?

    C’est l’histoire d’une société qui va vers sa chute… Tout au long de sa chute elle se répète :
    « Jusque-là tout va bien. » Mais le plus important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. [Mathieu Kassovitz]

    Pauvre Monde, Pauvre pays, Pauvre civilisation pseudo-humaine qui ne sait d’ailleurs plus
    quoi dire de moins trompeur et moins illusoir aux êtres à longueur de temps et de publicités.

    Parce je me vois toujours bien en mesure de bien faire médiatiquement, alors forcément l’homme grimpe toujours un peu plus vers les sommets automatiquement,

    C’est sur à ce moment là on palira beaucoup plus sur place, pas dit non plus que la propre antithèse du capitalisme puisse encore mieux rattraper la chose.

    Il faut se méfier de ceux qui ont des certitudes, qui ne doutent jamais, des gens en béton :
    la moindre fêlure dans le mur peut entraîner la chute de toute la maison. [Tahar Ben Jelloun]

    La chute des civilisations est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l’histoire. [Joseph Arthur de Gobineau]

    La chute d’un homme n’intéresse personne ; les châtiments passionnent tout le monde.
    [Gilbert Langevin]

    Le plus grave c’est que Ceux qui semblent voués au mal les premiers, peut-être étaient-ils même davantage élus et prédestinés pour cela, et la profondeur de leur chute donnera même davantage la mesure de leur vocation. [François Mauriac]

    Un franc succès, c’est-à-dire une chute qu’on n’a pas la franchise d’avouer. [Jules Renard]

    La crainte d’une chute, voilà ce qui suffit ensuite à un ministre pour faire égorger des milliers d’hommes.[Jules Renard]

    Au moindre échec surtout de plus de l’homme en société, ô mes amis, souvenez-vous qu’il n’est plus d’amis.[Pierre-Augustin Caron Beaumarchais]

    Quand le soleil décline à l’horizon, le moindre caillou fait une grande ombre et se croit
    quelque chose. [Victor Hugo]

    L’arrogance précède la ruine, l’orgueil précède la chute. [Danièle et Stefan Satrenkyi]

    Non pour moi le réel progrès de l’homme dans l’histoire ce n’est pas du tout cela,

    L’orgueil précède la ruine de l’âme et l’esprit s’élève avant la chute. [La Bible]

    La feuille ne pourrit pas le jour de sa chute dans l’eau. [Proverbe bambara]

    Même les chutes sont des hauts faits pour les grands. [Proverbe indien]

    Plus on s’élève et plus dure sera la chute. [Proverbe chinois]

    Mais comment peut-on encore s’imaginer ………..

  18. L’article de la revue nature énoncé dans la mise à jour n° 166 (!!) est vraiment bien pour se débarrasser de beaucoup d’illusions, un des meilleurs articles depuis longtemps d’ailleurs…
    Une chose me semble certaine: nous ne pourrons pas faire de mises à jour jusqu’au bout de cette tragédie….d’autres générations devront le faire…
    vive le blog de Paul Jorion!
    Vive aussi François Leclerc!
    Merci à tous pour tout votre travail !

  19. La compagnie Toshiba se propose de nettoyer le site de la centrale
    Si j’ai bien lu, Toshiba propose aussi de remettre en etat les reacteurs 5 et 6. Ben voyons un tremblement de terre et un tsunami ca n’arrive qu’une fois!!!

  20. Bonsoir

    Il y a quelques années j’avais lu un article sur les recherches d’une scientifique du CNRS traitant des propriétés surprenantes des apatites comme absorbants de la radioactivité…
    Il m’est, hélas, impossible de retrouver ses références…

    Est ce que quelqu’un a des lumières sur ces recherches ?

    Cordialement

  21. @ Steve : les apatites .; ai oublié les formules de certaines .
    Les pierres ..
    En ce moment le Plateau de Millevaches ( des racines et des ailes)

    Si j’y pense, je chercherai..

    Peut être que TEPCO lit ce blog et fera une recherche ..
    Bonne soirée

  22. Ce sont des phosphates complexes de Calcium
    Ca 5 (PO4) 3 ( OH,Cl,F)

    peut être que le Cl 38 permute avec le Cl 35
    et que le Strontium ( celui qui est isotope radioactif) permute avec le calcium ??

    espèce de résines échangeuse d’ions ??

    Que c’est loin tout ça pour moi .. !

    Google ( rapide )

    «  » #
    webmineral.com/data/Apatite.shtml – En cache – Pages similaires
    #
    TERRES RARES
    Minerais phosphatés : l’apatite de Kola, en Russie, renferme de l’ordre de 1 …. Absorbant fortement le rayonnement UV, l’oxyde de cérium, à des teneurs de 2 …. de la peinture, des plastiques, elle remplace le prométhium, radioactif. …
    http://www.societechimiquedefrance.fr/…/textera.htm – En cache – Pages similaires
    #
    Apatite
    – [ Traduire cette page ]

    Apatite is the name of a common type of mineral. Apatite minerals have the ability to capture and hold radioactive and metal contaminants. …

    http://www.ecy.wa.gov › … › Hanford News – En cache – Pages similaires

    = Serait ce cet article ??

    #
    L’imagerie médicale
    … de calcium hydroxyapatite afin d’en calculé la densté minéral osseuse (DMO) … 125) que l’on va mesurer le taux de radiation absorbée par le minéral osseux. …. Tout isotope radioactif (cas de la scintigraphie) dont l’activité est …
    olivier.marieanne.free.fr/osteodensitometrie_osseuse_021.htm – En cache

  23. notre civilisation est à l’image des montres molles de Dali , c’est esthétique , interrésant sur le plan intellectuelle , vous pouvez même lire l’heure , mais l’usage en est altéré vous ne pouvez plus les porter

  24. Fukushima: un million de personnes en zone mortelle, « pire que Tchernobyl »

    « Pire que Tchernobyl. » Pour Greenpeace, les populations habitant dans un périmètre de 100km autour de la centrale sont en danger de mort… à leur insu. Le gouvernement japonais ne communique pas les risques réels à ces personnes, qui continuent donc de consommer par exemple les légumes de leur potager, aux doses mortelles de radioactivité. Interview du responsable nucléaire de Greenpeace, le Belge Jan Vande Putte.

    13 Avril 2011 20h30

    Jan Vande Putte est rentré mardi en Belgique, après avoir passé un mois sur place où il a coordonné les tests de radioactivité de Greenpeace International dans la préfecture de Fukushima. Avec son équipe, il y a mené deux missions de recherche: mesurer la radioactivité aux abords de la centrale… et à un peu moins de 100km du site contaminé. En tout, des mesures ont été effectuées en 261 points en dehors de la zone d’évacuation de la centrale. Résultat: la contamination s’étend bien au-delà du périmètre d’exclusion mis en place par le gouvernement japonais. Partout, le compteur Geiger s’est affolé et les échantillons de terre et de légumes ont indiqué des doses potentiellement mortelles de radioactivité, y compris aussi « loin » de la centrale de Fukushima Daiichi (N°1). Une forte concentration de Césium 137 a par exemple été relevée dans les villes de Fukushima et Koriyama, toutes deux situées à quelque 60 km de la centrale.

    Pire encore: « 85% de la radiation qu’on mesure aujourd’hui provient des isotopes à long terme », explique le chercheur au micro de Samuel Ledoux dans le journal de 19h. Cela signifie que cette zone restera contaminée pour des dizaines d’années, voire beaucoup plus longtemps. Les défenseurs de l’environnement ont par ailleurs constaté que ces niveaux de radiation se répandaient de manière disparate autour de la centrale. Fixer un périmètre de sécurité circulaire n’a donc pas de sens, selon eux. Le gouvernement japonais a déjà indiqué qu’il tiendra compte de cet aspect.

    Que fait le gouvernement ?

    Dans ce périmètre mortel vivent encore plus d’un million de personnes. En danger de mort, ils ne savent rien du danger auquel ils sont exposés. « Des gens qui ont des légumes dans leur jardin ne savent pas s’ils peuvent manger ou non leurs légumes. Personne ne leur explique les risques. On a pris des échantillons et on a pu constater des doses de contamination des légumes extrêmement dangereuses », témoigne encore M. Vande Putte. Les chercheurs ont en effet relevé des niveaux de radioactivité supérieurs aux normes dans des légumes cultivés dans des jardins, et dans un échantillon provenant d’un supermarché de la ville de Fukushima. Si ces relevés « sont similaires » aux données communiquées par le gouvernement japonais, « les populations sont mal informées car elles ne connaissent pas la signification des résultats qui sont communiqués par les autorités ». A cet effet, une lettre a été adressée par Greenpeace au Premier ministre japonais, comprenant des questions précises sur la publication des données.

    Pire que Tchernobyl

    Le nombre des personnes menacées est tellement élevé que cela fait dire à notre interlocuteur que cet accident nucléaire est bel et bien comparable à Tchernobyl, voir « pire ». Car évacuer plus d’un million de personnes serait un défi pour n’importe quelle société d’aujourd’hui. « Evacuer des millions de personnes, c’est extrêmement compliqué d’un point de vue pratique. Ça veut dire qu’un accident nucléaire de l’envergure de Fukushima, aucune société ne peut s’organiser pour répondre à ça d’une manière pratique. » Greenpeace plaide dès lors pour une extension de la zone d’évacuation. A défaut, il y a lieu d’évacuer les petits enfants et les femmes enceintes, et de fermer les écoles, qu’il faut déplacer ailleurs, dans des zones moins contaminées.

    Source : http://www.rtl.be/info/monde/international/788957/fukushima-un-million-de-personnes-en-zone-mortelle-pire-que-tchernobyl-

    Bon, c’est Greenpeace, et apparemment, Areva ne les subventionne pas – comme BP…

    1. Pourquoi pire que Tchernobyl ?

      Comment quantifier le malheur ?

      Là est le problème et cette question est suspecte à mes yeux.

      Mieux faire pleurer sur ce qui se passe loin pour mieux faire oublier ce que l’on fait mal ici.

      Tchernobyl a été monstrueux de conséquences localement et nous n’y sommes pas étrangers.

    2. doses de contamination des légumes extrêmement dangereuses

      Les chercheurs ont en effet relevé des niveaux de radioactivité supérieurs aux normes dans des légumes cultivés dans des jardin

      Il y a une très grosse différence d’activité entre le premier et le second terme, on ne peut pas passer de l’un à l’autre si facilement. Les normes sont très basses, un dépassement n’est pas forcément « extrêmement dangereux ».

  25. Voici une information à vérifier, mais stopper l’atome par l’atome (explosion nucléaire voulue) n’est il pas la seule solution réellement envisageable, pour arrêter ce désastre qui s’amplifie.

    Faut il prendre ce risque à court terme ou attendre , comme le dit Gouwy, que l’épée de Damoclès nous tombe dessus dans une semaine, un mois, un an, dix ans?
    Une décision terrible à prendre. La mise en oeuvre : on sait faire !

    L’URSS a déjà utilisé dans les années 50 des bombes à hydrogène pour creuser d’énormes cavités, dans le cadre de grands travaux, pour accélérer les délais des plans quinquennaux.

    Une inconnue de taille : comment mettre en oeuvre l’évacuation préalable d’une population nombreuse ?

    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/les-usa-veulent-bombarder-92277
    http://www.euradcom.org/2011/ecrr2010.pdf

    1. Dans l’article d’Agoravox:

      « Selon Chris Busby, la situation serait bien plus tragique que ce que les autorités reconnaissent, et justifient amplement le passage de l’accident au niveau 7. En effet, plusieurs réacteurs seraient à l’air libre et leur réaction hors de contrôle, impliquant un rejet permanent de radionucléides notamment du plutonium provenant du coeur n°3 qui était alimenté au MOX.

      Les niveaux de radiation devenant trop élevées pour que des équipes puissent être maintenues sur place les experts se querellent sur le choix de solutions plus radicales.

      Les USA envisageraient de bombarder la centrale pour la noyer dans la mer.

      La France, qui a fourni le MOX, veux croire qu’il est possible de noyer les réacteurs dans du béton. »

      1. Vaporiser les centrales est une solution particulièrement sale : tout le combustible serait vaporisé aussi, et envoyé dans la haute atmosphère pour finir par retomber sur toute la planète. Et il y a vraiment beaucoup de combustible, sans compter les résidus de la bombe elle-même…
        Tout mais pas ça, quoi.

        Noyer les piscines de béton est envisageable si le combustible n’a pas de point chaud, mais vu l’état des piscines ce serait osé. L’inconvénient serait le poids du béton : le batiment n’a pas été conçu pour, faudrait pas qu’il s’effondre à la moindre secousse, et des secousses de 6 il y en a tous les jours ou presque.
        Vaut mieux oublier.
        Noyer les cuves de béton ne servirait à rien.

    2. Au niveau fiabilité, Agoravox…..
      En plus, l’auteur aurai pu mettre des liens, des références.
      Rien.
      Où a-t-il été pêché que Busby a vraiment dit ça, et où Bisby est-il allé pêcher ça? Dans quel cadre ces experts auraient-ils abordé ce sujet?Experts gouvernementaux? privés? indépendants? Universitaires? Civils? militaires?

  26. bonsoir à tous et à toutes…
    j’ai vu que quelques points, qui pourraient être assimilés à des « points de détails » par certains, en « titillaient » d’autres… je vous livre donc ma question de béotien à peine averti qui justement me « titille » ce soir : j’ai bien compris que la température d’un corium montait aux environs de 3 500 °C (dixit Gouwy ailleurs sur le blog..)… c’est chaud… très très chaud… et je ne conçois pas qu’une telle chaleur ne puisse être ressentie jusqu’à relativement loin de ce qui reste des réacteurs 1 à 4… voire même je me demande si des mesures précises de ces températures A L’EXTERIEUR des bâtiments ne suffiraient pas, pas un procédé d’extrapolation (suivant des modèles déjà connus ?) à comprendre où en sont ces p….. de b…… de m….. de coeurs !!!
    merci pour votre indulgence…
    Christophe.

    1. 3200°C et quelques, au delà le plutonium se vaporise.
      Les batiments sont pleins d’eau, impossible de déterminer quoi que ce soit depuis l’extérieur. Et impossible d’aller mesurer au coeur du batiment vu les radiations.

  27. « Dans les centres d’évacuation, les habitants des zones les plus proches de la centrale doivent fournir des certificats de non-contamination pour se faire accepter. Par ailleurs, un conseiller du Premier ministre estime que les abords de la centrale nucléaires sont inhabitables au minimum pendant dix ans. »
    Source Le Parisien
    Le vocabulaire subit-il une accélération intense depuis un mois ? Je n’ai pas bien compris la notion de « centre d’évacuation » dans la zone non évacuée des 30 km, je n’ai jamais lu « camp sanitaire », on ne parle plus de « population confinée à domicile ». Du même article :
    « Si les centres d’évacuation étaient au départ censés accueillir tous les sans-abri, cette règle est devenue caduque. La peur ronge les personnes qui s’y sont déjà réfugiées. Désormais, toutes les personnes résidant dans un rayon de 30 kilomètres autour de la centrale «doivent fournir un certificat», déclare le responsable d’un centre, sous couvert d’anonymat. Si elles n’en ont pas, elles doivent se soumettre à une détection sur place». «C’est pour que les autres évacués se sentent en sécurité», ajoute-t-il.
    Le problème s’est encore accru : mardi, le gouvernement a ajouté cinq localités au plan d’évacuation, dont certaines situées au-delà du rayon de 30 kilomètres. Pourtant, «à moins qu’il ne s’agisse d’employés de la centrale, les gens ordinaires ne sont pas dangereux», assure la préfecture de Fukushima, déplorant que «cela puisse conduire à une discrimination». »
    On nous parle moins d’un prétendu flegme culturel japonais.

    1. Tout comme la pitié ou la philanthropie, le flegme culturel japonais est un luxe que seuls les nantis peuvent s’offrir. Une fois son réfrigérateur vide, le nanti redevient ordinaire : un loup pour l’homme.

  28. Dire que Yann Arthus Bertrand doit être en ce moment en train de négocier auprès de ses amis du nucléaire des survols de la centrale de Fukushima en hélicoptère pour montrer que c’est beau la terre vu du ciel

  29. Deux extraits d’articles parus sur les sites de NHK World (télé japonaise) et de Kyodo News (agence de presse japonaise) (in english of course; should I feel sorry ?) permettent de répondre à certaines interrogations et apportent quelques éléments neufs.(je constate au moment de poster que je me suis – en partie – fait prendre de vitesse-mais-vous-avez-vu-l’heure-qu’il-est par la mise à jour n°167)

    « Temperatures rise at No.4 spent fuel storage pool
    (…)
    To cool the fuel, TEPCO sprayed 195 tons of water for 6 hours on Wednesday morning.

    The company thinks the pool’s water level was about 5 meters lower than normal, but 2 meters above the fuel rods.

    TEPCO believes the water level is likely to rise by about one meter after the water spraying on Wednesday.
    (…
    TEPCO says high levels of radiation at 84 millisieverts per hour were detected above the water surface, where radiation is rarely detected.

    The company plans to continue spraying and to analyze radioactive particles in the pool to determine whether the fuel has been damaged.

    The storage pool at the No. 4 reactor has housed all the fuel rods that were in operation at the reactor due to massive engineering work there.

    NHK World – Wednesday, April 13, 2011 21:08 +0900 (JST)
    ————–

    TEPCO confirms damage to part of No. 4 unit’s spent nuke fuel
    TOKYO, April 14, Kyodo

    Some of the spent nuclear fuel rods stored in the No. 4 reactor building of the crisis-hit Fukushima Daiichi power plant were confirmed to be damaged, but most of them are believed to be in sound condition, plant operator Tokyo Electric Power Co. said Wednesday.

    The firm known as TEPCO said its analysis of a 400-milliliter water sample taken Tuesday from the No. 4 unit’s spent nuclear fuel pool revealed the damage to some fuel rods in such a pool for the first time, as it detected higher-than-usual levels of radioactive iodine-131, cesium-134 and cesium-137.

    The No. 4 reactor, halted for a regular inspection before last month’s earthquake and tsunami disaster, had all of its 1,331 spent fuel rods and 204 unused fuel rods stored in the pool for the maintenance work and the fuel was feared to have sustained damage from overheating.

    The cooling period for 548 of the 1,331 rods was shorter than that for others and the volume of decay heat emitted from the fuel in the No. 4 unit pool is larger compared with pools at other reactor buildings.

    According to TEPCO, radioactive iodine-131 amounting to 220 becquerels per cubic centimeter, cesium-134 of 88 becquerels and cesium-137 of 93 becquerels were detected in the pool water. Those substances are generated by nuclear fission.

    The government’s Nuclear and Industrial Safety Agency said the confirmed radioactive materials were up to 100,000 times higher than normal but that the higher readings may have also been caused by the pouring of rainwater containing much radioactivity or particles of radiation-emitting rubble in the pool.
    (…)
    The utility plans to examine the condition of the plant’s reactor buildings by deploying a small unmanned helicopter to see whether it is possible to extract spent fuel from pools.
    (…)
    Earlier in the day, the government’s nuclear regulatory agency ordered TEPCO to check the quake resistance of reactor buildings at the Fukushima plant
    (…)
    and consider reinforcement work if they are judged as not sufficiently quakeproof.
    (…)
    Meanwhile, Yoko Komiyama, senior vice minister of health, labor and welfare, said Wednesday at a Diet session that a total of 22 workers at the plant have been exposed to radiation exceeding 100 millisieverts as of early Wednesday and that the highest level of exposure among them is 198.24 millisieverts.
    (…)
    Kyodo »

    pour les réfractaires à la langue de W.S. :
    Les informations que l’on peut en retirer :

    1) les (ir)responsables de TEPCO nous affirment depuis plus d’un mois et sans sourciller que les installations de la centrale n’ont subi aucun nouveau dommage suite aux fortes répliques qui se sont succèdent depuis le 11 mars dernier, mais sans avoir jamais vérifié l’état des structures, ni s’être assuré qu’elles peuvent encore résister à un ou plusieurs séismes (de quelle magnitude ?). Ils viennent de se faire tirer l’oreille à ce sujet par l’autorité gouvernementale de sûreté nucléaire japonaise qui leur suggère de procéder à ces vérifications et au besoin d’envisager les travaux de consolidation nécessaires ;

    2) Malgré l’injection de 195 tonnes d’eau en 6 heures au cours de la matinée de mercredi (supposée faire monter le niveau d’1 mètre), la piscine de stockage du combustible usagé de l’unité 4 est en petite forme : elle est endommagée, des barres de combustible se seraient déjà vaporisées et TEPCO en est encore à se demander si les autres barres ont encore les pieds dans l’eau ; cette eau qui est devenue presque assez chaude (90°C) pour y stériliser des conserves de petits légumes du pays contient une forte quantité de radionucléides résidus de fission ( 220 becquerels d’I131 par cm3, 88 becquerels de Cs134 et 93 becquerels de Cs137, ce que l’agence de sûreté nucléaire japonaise confirme, en précisant que la radioactivité de l’eau est 100 000 fois supérieure à la normale). Une activité de 84 becquerels a même été mesurée (dans l’air) au-dessus de la surface de l’eau, c’est dire ! (exhalaison de corium ? possible pour le n°1 puisque malgré l’injection d’azote et une petite hausse de la température, la pression reste inchangée et pour le n°2 puisque la pression est stable mais égale à la pression atmosphérique ou sabbat neutronique dans la – ou les – piscine (s) ? au vu de sa carcasse, j’aurais pourtant misé sur le n°3)
    Sur les 1331 barres de combustible usagé contenues dans la piscine, 548 trempaient depuis moins longtemps et se sont moins rafraîchies que les autres, mais outre le combustible usagé, la piscine recèle aussi 204 barres de combustible presque neuf provenant du cœur qui avait été « vidé » (il me semble avoir lu quelque part que c’était en février 2011) pour de gros travaux de maintenance ;

    3) TEPCO envisage (interdit de rire ; ils ont même distribué à la presse une photo du gros engin tout bleu qui sert à la manutention des conteneurs – http://cryptome.org/eyeball/daiichi-npp7/daiichi-photos7.htm) de retirer les barres de combustible de la piscine pour les transférer ailleurs ;

    4) à ce jour (mercredi matin), le bilan des ouvriers irradiés se monte à 22 personnes ayant encaissé des doses de plus de 100 mSv et jusqu’à 198,24 mSv pour le moins chanceux du lot.

    5) attention, c’est un avis personnel : ils vont se payer notre tête encore longtemps ? combien de temps vont-ils mettre à cracher le morceau, à savoir que tout est hors de tout contrôle depuis l’arrêt des premières batteries de secours le 11 mars dernier (soit huit heures après le tsunami) et que loin de s’améliorer, la situation ne fait qu’empirer. Je partage l’opinion de certains : la prochaine forte réplique règlera peut-être définitivement la question.

    Et si la réincarnation existe, le prochain coup, je choisis bactérie.

    1. Ce n’est plus de la traduction, ou alors à la hache…
      Il y a quelque confusions, notamment dans les unités, des interprétations perso…

      trad en vitesse. les ( ) sont de moi
      tepco a balancé 195 tonnes d’eau hier mercredi dans la piscine du 4 ce qui a fait monter le niveau d’un mètre, le niveau était 5 mètres sous la normale mais 2m au dessus des assemblages.
      au dessus de la surface de la piscine le taux de ra est de 84mSv ce qui est anormalement élevé.
      tepco continue d’asperger de l’eau, et d’analyser son échantillon de 400mL (d’eau prise dans la piscine 4 par le bras de la lance à béton).
      tepco y a détecté des produits de fission (qui ne devraient pas s’y trouver si les barres étaient intactes), ils pensent toutefois que dans l’ensemble les barres sont ok.
      ils étudient la question d’envoyer un hélico télécommandé (français) examiner les débris pour voir s’ils peuvent récupérer du (des assemblages de) combustible (ou ce qu’il en reste).
      le gouv jap a demander a tepco d’examiner la structure des batiments et de les renforcer pour résister à un séisme, si nécessaire.
      22 travailleurs irradiés à + de 100mSv (norme tepco) dont un à 198.

  30. je souhaite apporter une correction à ce j’ai dit sur le combustible du réacteur 4 (les longues veilles semblent dommageables à la mémoire), selon les informations retrouvées sur http://en.wikipedia.org/wiki/Fukushima_I_nuclear_accidents (désolée, encore en anglais), il aurait été vidé en décembre 2010. Et le nombre de barres de combustible n’est semble-t-il pas lui non plus celui qui était annoncé dans l’article de presse cité. Le tableau en bas de page concernant l’état des réacteurs fournit des informations quant à la pression et à la température des différentes enveloppes des réacteurs et des piscines ; contrairement à ce que laisse supposer la date figurant en titre, inchangée depuis le 11, il est (en partie, il commence à y avoir là aussi un certain laisser aller) actualisé (pression dans cuves = mesures du 13 avril).

    1. @ So : Vous avez « contribué  » pendant la nuit

      Vous écrivez notamment :

      «  »du réacteur 4 (les longues veilles semblent dommageables à la mémoire), selon les informations retrouvées sur http://en.wikipedia.org/wiki/Fukushima_I_nuclear_accidents (désolée, encore en anglais), il aurait été vidé en décembre 2010. Et le nombre de barres de combustible n’est semble-t-il pas lui non plus celui qui était annoncé dans l’article de presse cité.  »

      En effet, les R.I.N 4 , 5 et 6 devaient être à l’arrêt ( de mémoire) .
      Bien sûr y a le combustible usé etc

      cf les CMTS de GOUWY etc

  31. Un site de visualisation globale de la radioactivité en temps réel au Japon.(sources Gouvernement et indépendantes) + un fil d’info.

    http://japan.failedrobot.com/
    Geigermap.

    ‘The number of locations fluctuate due to the validity of the data feeds. There are approximately 185 feeds from the official Japanese government source MEXT and the rest are from other sources such as the Tokyo hackspace, universities,local councils and concerned individuals ».

    1. Âmes sensibles s’abstenir…vraiment …révoltant ! L’horreur absolut.
      J’éspère que celui qui a filmé ça, aura au moins pris le soin de liberer tous les animaux restant…
      Abandoned Cattle Lay Dead and Dying Near Fukushima – April 10, 2011 – Sad 🙁

      Remarque : La catastrophe naturelle, c’est l’homme et rien d’autre.

      (c’est la raison pour laquelle je poste ce video d’horreur et je le fais dans le doute, dans l’hésitation. Peut-être ai-je simplement du mal à admettre que l’homme, c’est ça aussi…
      Nous avions déjà vu du bétail « libéré » et maintenant ça…cette vérité qu’il y a des animaux et des hommes qui sont pris au piège…et d’autres qui ne le sont pas.
      Il est évident que ce vido n’a que très peu à faire avec Fukushima et pourtant Fukushima a énormément à faire avec l’homme et ce dont il est (in)capable de faire en moment de crise.)

      Voilà: L’Homme est son propre problème. (banal n’est-ce pas?rien de nouveau – justement -)

      1. Japon, troisième grand Robert Guillain, aux éditions du Seuil. Je relis le chapitre « L’envers du miracle » P. 268. « Plus que la récession économique, et même avant qu’elle ne se produise, un phénomène a été décisif pour faire comprendre aux Japonais les dangers d’une industrialisation forcenée et d’une politique de croissance à tout prix, et c’est la pollution. »

        Le bouquin date de 1969, et je crois bien que c’est grâce à lui que j’ai développé le sentiment selon lequel « le Japon nous montre toujours avec dix ans d’avance ce qui va nous arriver ». Pour le meilleur comme pour le pire et en ce moment c’est beaucoup trop de « pire ».

  32. Déplacer les groupes générateurs sur véhicule à une position plus élevée, voilà ce que ce propose de faire TEPCO selon la NHK, cela signifie que l’on se prépare à des répliques de Tsunami.

    1. Je pense plutôt que ça veut dire qu’on se prépare à gérer la situation de plus loin !
      De plus haut aussi parce que les sols (donc les lieux) sont toujours moins contaminés sur les hauteurs que dans les creux.

  33. L’eau remonte dans la tranchée dont l’eau fortement contaminée avait été pompée dans un condenseur (NHK) : cela veut dire que la centrale fuit par le sous-sol, pas de radier efficace (craqué ?) pas de soucoupe, il va falloir essuyer ou changer la nappe !

    Remettre en place un circuit primaire et évacuer la chaleur (en mer) c’est sans doute possible, ce qui est peut-être plus difficile c’est de reconstituer une enceinte étanche, en particulier par en dessous là où l’on n’a pas accès, à moins que le « liquid glass » .. (i.e. silicate de soude déjà employé localement).

  34. Je viens de comprendre à la lecture de quelques posts, un autre point qui rend flou la compréhension des choses 🙁 🙁 !!!!

    Avant d’y venir, je voudrais répondre à la question sur le déchargement d’un réacteur (d’ailleurs le point ci-dessus est lié).
    – Décharger complètement un réacteur revient à le désactiver. En pratique, un coeur est totalement vide que 2 fois dans sa vie : avant d’être chargé et après son démantèlement !

    Dans le coeur d’un réacteur nucléaire, le flux neutronique n’est pas homogène, autant radialement qu’axialement. Il est plus important au centre du réacteur et décroit en se rapprochant de la périphérie.
    Pour compenser, améliorer le rendement, optimiser la puissance et limiter l’irrégularité de l’usure du combustible, on utilise des barres de combustible à enrichissement variable.
    Les barres au centre du coeur sont plus faiblement enrichies qu’en périphérie.
    En pratique et pour respecter la règle des tiers, on utilise 3 enrichissements différents, dans 3 zones différentes du coeur (enrichissement en moyenne, entre 1,5 et 3%).
    Au plan nucléaire, un réacteur se comporte donc en fait comme 3 réacteurs différents (dit de façon simplifiée voire simpliste) même si toutes les zones « inter-agissent » entre elles : la réaction « globale » est optimisée mais de façon locale, le comportement neutronique est variable.

    Comme en moyenne, la vie d’un combustible est de 3 ans, on change par tiers ET PAR ZONE, 1/3 (une zone) chaque année, cette zone étant TOUJOURS la zone faible (on ne décharge QUE la zone faible).
    Quand don dit qu’un réacteur st déchargé, ça veut dire que la zone faible est déchargée mais jamais le coeur entièrement !

    On décharge la zone la plus faiblement enrichie.
    On dépose ces barres dans la piscine de transfert (j’y reviendrai plus bas)
    On déplace le combustible de la zone 2 (plus fortement enrichi mais déjà « usé ») dans la zone 1.
    On déplace la zone 3 dans la zone 2.
    On remplace le combustible de la zone 3 (la plus fortement enrichie) par du neuf.

    Charger un réacteur veut donc dire « remplacer le combustible de la zone 3). On ne charge QUE cette zone.

    Si on déchargeait l’ensemble du coeur, on mettrait dans les piscines du combustible « encore bon » et surtout encore TRES actif !
    Non seulement ce serait ridicule au plan du rendement (économique), ça n’aurait aucune logique mais en plus ce serait très dangereux !

    —————————————————————————–

    Sur les piscines maintenant (le premier point).
    Il faut bien comprendre (ce que je viens de comprendre qui ne semblait pas compris :))
    Une fois la cuve ouverte (ou percée, abîmée, fuyarde…), L’EAU DES PISCINES EST COMMUNE (la même) A CELLE DU COEUR !
    Il y a 2 piscines : une de transfert et une de stockage / désactivation (2 zones dans cette piscine).
    Ces 2 piscines sont en vase communicant par le tube de transfert du combustible.
    Le coeur (au sens japonais : la cuve), baigne dans la piscine de transfert.

    L’eau des piscines, que le combustible usagé soit en fusion ou pas (voire même si la piscine était vide de combustible usagé), sera FORCEMENT contaminée par le coeur et au même niveau que l’eau qui baigne (ou est en contact) avec celui-ci !

    Toute l’eau déversée, que ce soit celle de circulation des piscines ou celle injectée dans l’enceinte, se retrouve « mélangées » et donc en définitive « la même eau » et au même niveau de contamination !
    On ne peut pas, « au sens contamination », parler de l’eau des piscines et de l’eau de l’enceinte (ou du coeur). En l’occurrence, en circuit ouvert : on parle de la MEME eau, TRES contaminée.
    Le fait de chercher à analyser l’eau de la piscine de stockage (la seule accessible), sert à connaître l’étendue des dégâts au niveau du coeur (« puissancee du corium) et l’efficacité du brassement (circulation).
    A partir du moment où cette eau est « chauffée » par un corium, on arrivera jamais à retrouver des températures normales dans la piscine et sa contamination sera « extrême » !

    J’ai trouvé ça sur internet qui aidera à comprendre :
    http://www.upsti.fr/serv4/scenari/E3A_MP_2004/Enonce_E3A_MP_2004.pdf

    1. Vous avez écrit (Fuku IX) que le Pu s’oxydait en PuO2 au contact de la vapeur d’eau. Or la cuve+piscine de transfert+piscine de stockage du n°4 (vous m’apprenez qu’elles communiquent) est, d’après Tepco, à 90°. Il est donc vraisemblable que le Pu s’oxyde. Il y a eu un feu le 12/04 au matin dans ce réacteur n°4. Or vous m’avez appris que le PuO2 est inflammable.
      Y a-t-il un rapport? S’il y en a un cela signifie-t-il que l’injection d’azote inerte a échoué? Quelle est alors l’évolution prévisible de ce réacteur?
      Nb: je n’ai pas compris où était injecté l’azote inerte: la piscine de stockage semble à l’air libre ou au moins dans un bâtiment couvert de très grand volume (je ne me souviens plus si le n°4 a ou non explosé à l’hydrogène).

      1. L’hydrogène est un gaz très léger.
        Il s’accumule donc dans les parties hautes et (encore) fermées au moins sur leur partie supérieure, en particulier dans l’enceinte de confinement en béton.
        Celle-ci fuit à divers degré sur tous les réacteurs mais il n’y a que sur le réacteur 3 que la la chape supérieure, semble t’il, a cédé.
        L’idée (qui est prévue dans les processus de secours en cas de fonte avancée du coeur), est donc d’injecter de l’azote dans cette enceinte pour tenter d’établir une atmosphère neutre ou en tout cas moins susceptible d’être propice à des incendies ou explosions.

      2. A mon avis le combustible neuf : c’est

        déjà du PuO2 + UO 2

        alors avec H2 O ..
        ma migraine me donne pas réponse de suite .;

        Pour le Pu doit y avoir d’autres oxydes
        genre
        Pu3 O8

        NB : avec Uranium y a déjà plusieurs types d’oxydes

        Avec neutrons .. le Pu subit  » des fissions  » etc ..

        Excuses j’ai faim un peu de  » Vache qui rit  » produit  » PLUTO + nium  »
        nouveau produit commercialisé par WALT DISNEY Productions , au Par Mickey ( Excuses..

      3. Je crois avoir entendu que le problème de l’hydrogène c’est qu’il fuit de partout et est tres dur a confiner …

      4. de bas en haut, il y a : la cuve, le bouchon de cuve, un espace vide, le « plancher de piscine de manoeuvre au dessus de la cuve (alias plaque anti-missile) », et son eau, et à coté la piscine de stockage pleine d’eau.
        personne ne sait ici si la cuve et le plancher étaient ouverts. logiquement oui, s’ils étaient en train de déplacer les assemblages, mais étaient-ils en train?

        > BasicRabbit
        le Pu s’oxyde à + de 90° et seulement s’il est en contact avec l’eau, normalement il est contenu dans une gaine étanche.
        le feu 4 n’a rien à voir, il était dans un batiment annexe.
        le toit de la piscine du 4 a explosé.
        l’hydrogène est extrêmement volatil et difficile à conserver sous pression.

    2. Une fois la cuve ouverte (ou percée, abîmée, fuyarde…), L’EAU DES PISCINES EST COMMUNE (la même) A CELLE DU COEUR !

      Ayant travaillé quelques années en centrale nucléaire, et participé à des arrêts de tranches (unité de production nucléaire) à l’intérieur même d’un bâtiment réacteur, je ne suis pas certain de cette affirmation.

      Lors des phases de déchargement / rechargement du cœur (cuve ouverte), il y a une communication ouverte par le biais du tube de transfert (servant au transfert des assemblages combustible) entre la piscine de désactivation et la fosse dans laquelle se trouve la cuve (le réacteur proprement dit), et dans ce cas, effectivement, l’eau « est la même » …

      Par contre, dans le cas de Fukushima, rien ne dit que cette communication, pour simplifier, entre le coeur et la piscine de désactivation, est ouverte, à moins qu’il n’y ait effectivement une brèche entre les structures (bétonnées) des 2 zones … La cuve peut être percée sans qu’il y ait pour autant brèche communicante avec la piscine …

      Quoi qu’il en soit, sans chercher à minimiser quoi que ce soit, la situation est terrible, et ayant été un (petit) acteur exécutant du nucléaire en d’autres temps, j’ai tout de suite mesuré la réelle gravité des événements dès le visionnage des explosions …

      En connaisseur du domaine nucléaire (et des conséquences d’un accident), je dois avouer que si je m’étais trouvé à Tokyo le 11 mars, j’aurais immédiatement pris mes cliques et mes claques avec femme et enfants pour rentrer en France dans les heures qui ont suivi la première explosion sans attendre une quelconque communication lénifiante d’une quelconque autorité …

      C’est d’ailleurs, si je ne m’abuse, ce qu’ont fait certains expatriés d’AREVA au Japon dans les heures qui ont suivi, au grand courroux de notre ambassadeur sur place !

      Et ça, c’est sans doute le meilleur des indicateurs prouvant la réelle gravité extrème de la situation …

      1. Ayant travaillé quelques années en centrale nucléaire

        Vraiment ?
        Moi, j’en suis certain, ce tube n’est pas « fermable » !
        Il fait même partie des dispositifs de secours passifs permettant d’introduire de l’eau dans la piscine réacteur par la piscine de désactivation au cas où il est impossible d’accéder à l’enceinte du réacteur !
        Comment croyez vous que les japonais aient inondé l’enceinte de confinement ?

      2. Moi, j’en suis certain, ce tube n’est pas « fermable » !

        Ah oui ??
        Et comment fait on, selon vous lorsqu’il faut (par exemple) :
        – intervenir sur les capteurs RPN (mesure neutronique) situé au niveau du plan de joint du couvercle du réacteur
        – Refermer le couvercle de cuve
        – Reconnecter les mécanismes de grappes
        – …
        On envoie des scaphandriers peut être ???

        Je confirme plutôt 2 fois qu’une, j’y suis descendu dans le « bordel », j’y ai même été contaminé, malgré une combinaison « Mururoa ».

        Oui, le tube de transfert est bien « fermable« , avec pour conséquence, d’un côté de l’eau dans la piscine de désactivation et de l’autre (fosse ou se trouve la cuve), l’air ‘libre », si je puis dire …
        Pour appuyer une fois encore sur ce caractère « fermable » du tube de transfert : en fonctionnement, il n’y a pas d’eau ni en dessous, ni à côté, ni au dessus de la cuve …
        Encore une fois, le tube de transfert ne relie pas le circuit primaire à la piscine, il relie la fosse dans laquelle se trouve la cuve à la piscine !! D’ou l’obligation qu’il soit « fermable » … puisqu’en fonctionnement il n’y a pas d’eau de ce côté.

        C’est en tout cas comme ça sur toutes les centrales REP ou PWR, et je ne vois pas bien comment cela pourrait être différent sur une centrale BWR. Faut il que je fournisse une coupe en plan d’un BR (Bâtiment Réacteur) pour vous convaincre ? Je serais en mesure de le faire, mais bon …

      3. Allo Gouwy-Buzz l’éclair répondez svp!
        Personne n’est ici capable de trancher votre différent avec Zorg l’infâme! 🙂
        Ce qui est sûr c’est qu’avec cette centrale on risque de se retrouver à l’infini et au-delà!

      4. @ D -croissance
        On comprend l’impatience .. !

        mais laissez les faire le job pour lequel ils sont payés .. dans la journée

        Ce tube .. Ai travaillé aussi dans le nuke qq années .. y a longtemps ..
        J’ai pas la réponse ..

        en anglaus :

        « Shut .. Tu be or not Tu be, that’s the question ..

        Sinon Gouwy a donné des infos ( ce matin) sur hydrogène gaz léger .
        En plus, je me souviens que l’H2 peut  » diffuser » à travers des structures cristallines ( donc à travers des alliages ..)
        Chez PRAXAIR ( ancien UNION CARBIDE Coatings Service) , il y avait des revêtements spéciaux ..
        Tout ça est loin ..

        Entre temps, j’ai eu le temps de  » vivre plusieurs vies  »

        A + je dois m’occuper de bouteilles de gaz butane et d’un mur ..

      5. Je n’ai rien à répondre. Que voulez vous que je dise sans risquer de tomber dans d’interminables et infructueux « échanges » qui ne peuvent que se terminer par rien, sauf des mots « pas très élégants » !

        Je peux juste, au risque de faire passer l’intervenant pour un …disons « japonais » demander :

        Quel réacteur de quelle centrale, quel mois de quelle année ?

        Je regarderais les maintenances et je verrais alors dans quelles circonstances exceptionnelles une personne a été appelée, à quel titre et en vertu de quelles compétences et sur demande de qui, à agir tel que décrit ici …. et à y être contaminée !

        Ensuite, je regarderais les cahiers d’évènements et je connaîtrais alors les personnes qui auraient été appelées à travailler sur cet évènement, pourquoi et comment !

        Le nucléaire est un milieu très fermé (dans tous les sens du terme) et rien ne s’y passe sans que ce soit consigné, étudié, archivé …..SURTOUT en cas d’un tel évènement ayant abouti à la vidange totale d’une piscine et à une contamination de personnel !

      6. Hhmm..

        Sachant que les technologies sont différentes, nous risquons de nous perdre en conjonctures inutiles.

        Par contre, il reste un bâtiment presque intact pour aller vérifier :
        http://cryptome.org/eyeball/daiichi-npp/daiichi-photos.htm

        Ce qui serait peut-être idiot aussi vu les transformations qui ont été faites déjà de façon sûre sur le 3 pour du mox.

        Entre nous, ils vont devoir faire une sacré mise à jour des plans…

      7. Bon allez …
        Sans plus polémiquer, sur ce qui est sans doute une incompréhension mutuelle, sur un point de détail très technique, qui n’intéresse pas grand monde …

        Quelques images pour comprendre :

        Durant certaines phases de maintenance, la fosse contenant la cuve est mise en eau : voir ici

        Durant d’autres phases de maintenance, et en fonctionnement, la fosse contenant la cuve est mise hors d’eau : voir ici
        Le tube de transfert de trouve à la base de ladite fosse et relie la piscine de désactivation.

        Une vue éclatée d’un BR, ou l’on voit la piscine à gauche, la fosse contenant le réacteur au milieu montre bien la piscine « en eau » et la fosse « hors d’eau » : voir ici

        En regardant les 2 photos et le diagramme d’un BR, et en sachant que la piscine de désactivation, elle, est toujours en eau, on comprend bien que le tube en question est « fermable ».

        Sinon, lors de la vidange de la fosse, on viderait la piscine en même temps !!! Pas glop !

        Encore une fois, il s’agit de l’architecture des palier REP / PWR / EPR.

        Pour ce qui est de la technologie BWR de Fukushima, je ne peux être affirmatif sur la « fermabilité » de la chose, même si conceptuellement le contraire m’étonnerait beaucoup.

        Mais c’est vrai qu’il faut s’attendre à tout avec cette technologie pour le moins obsolète héritée des réacteurs de sous marins, dont, pour rappel, le fluide primaire (radioactif) en phase vapeur alimente directement la turbine du groupe turbo alternateur !!

        Remarque : je ne défend en rien le nucléaire, je connais juste un peu le sujet, j’y ai travaillé, j’ai été contaminé (pas gravement heureusement) et j’en suis sorti depuis …

      8. Bizarrement, Zorg, je n’ai jamais pu prendre une photo de l’usine de production de mox à Marcoule.

        Et, comme tous les bâtiments financiers du Luxembourg, si j’avais fait la moindre photo de l’extérieur, elles auraient été « nettoyées » du net.
        (chiche que je le fasse)

        Je m’interroge donc sur la provenance non pas des photos, mais du « témoignage »…

      9. Je ne connais pas la réponse technique et je ne connais pas Zorg mais autant Phil m’avait énervé par ses attaques perso et l’absence d’argumentation, autant Zorg est poli, ne prétend pas tout savoir et fourni des informations et des liens. Gouwy, il n’y a pas de quoi s’énerver : c’est sain d’avoir des contradictions argumentées et cela nous permet d’approfondir le sujet (ceux qui suivent depuis le début commence à comprendre un peu, non? 😉 Au pire, est-ce important qu’elles soient fermables ou non? elles peuvent être fermables et non fermées!

        Sinon, des infos concrètes et un angle original sur le commerce avec les pays proches (Russie)
        http://www.leblogfinance.com/2011/04/voitures-radioactives-japon-russie.html

      10. @yvan

        Je m’interroge donc sur la provenance non pas des photos, mais du « témoignage »…

        Bonjour à tous,

        Moi non plus je n’ai jamais pu prendre de photos au sein d’une centrale nucléaire, c’est strictement interdit.
        J’ai donc cherché sur le net des photos pouvant illustrer mes propos.

        Le témoignage : c’est le mien, mon expérience personnelle, vécue et bien réelle.

        J’ai été « agent » de notre entreprise nationale d’électricité en centrale nucléaire jusqu’à la fin du siècle dernier, j’ai depuis démissionné et radicalement changé de métier, motivé par le fait que j’avais été « légèrement » contaminé (contamination externe mesurée à 40 c/s {chocs / seconde}) lors d’une intervention « spéciale » (soumise à dérogation) en fond de piscine réacteur, suite à un « incident » (qui a été classé sur l’échelle INES).

        L’incident en question était une mesure de reprise d’activité neutronique inopinée alors que le cœur était totalement déchargé, il a donc fallu investiguer sur toute la chaine de mesure et intervenir directement sur les chambres de mesures neutronique (RPN), qui entourent la cuve, et dont les connecteurs se trouvent en fond de piscine sous des « bouchons » que l’on distingue sur la photo de la piscine vide.

        Ce témoignage vous étonne ? Vous doutez peut être de sa véracité car il met en lumière une intervention qui déroge aux règles de sureté ou de radioprotection telle qu’énoncées en vigueur dans les installations nucléaires ?

        Et bien oui, ce type d’intervention existe bel et bien, car quand il y a un problème, il faut y aller, quitte à demander officiellement une dérogation pour envoyer un « gusse » « volontaire » en fond de piscine.
        Et dans ces cas là, ce sont des « agents » qui y vont, pas des « presta ».

        Voilà …

        Maintenant, je ne cherche à convaincre personne, je témoigne c’est tout.

      11. Ok, Zorg.

        Maintenant, sachant que les technologies sont différentes, il est aussi possible que Gouwy ait raison.
        Et, vu les milliers de tonnes d’eau qui inondent maintenant tous les locaux, je ne serais pas surpris que son option soit vraie.

        Mais perso, je n’irai pas vérifier sur place… 😉

  35. La centrale étant proche de l’océan, peut-on intervenir par mer en construisant un bâtiment de sauvetage et d’intervention sur centrale nucléaire, automatisé sorte de barge doté d’une grue déportée suffisante pour dégager les structures détruites récupérer les barres de combustible dans les piscines , voir à terme décharger les coeurs ?
    Il y a des chantiers navals qui demanderaient pas mieux de faire des choses comme çà, même très vite, par exemple en Corée. et des bureaux d’étude ailleurs ?

    1. C’est du MIKADO que vous proposez là….
      Le Mikado est un jeu d’adresse, praticable de 2 à 6 joueurs . Il se compose d’un ensemble de baguettes, longues d’environ 20 cm et effilées aux extrémités, que l’on laisse tomber de façon à ce qu’elles s’enchevêtrent, avant de les retirer, une à une, sans faire bouger les autres……..

    2. Bonjour. Je sais bien qu’ici, et moi aussi mais peu, plus ou moins tout le monde cherche des solutions, mais qu’elles ne seront toutefois pas mise en actions par les « responsables ».

      Mais là où je veux en venir, c’est, comme Gouwy l’a dit, que Fukushima est dan un tel état pour au moins trois des six réacteurs, que Tchernobyl n’était que « l’entrée  » du repas et que le site japonais va en représenter un nombre bien plus conséquent…
      Bref, on sait depuis quelques jours, sur ce blog, qu’il n’y a plus rien d’efficace qui puisse être tenté……………….. Toutce qu’ils font là-bas, c’est rassurer tout en mettant des cataplasmes sur une jambe de bois.
      On ne ne peut plus que constater la suite des événements et extrapoler les conséquences – que nous subiront plus tard, contrairement aux japonais et asiatiques…

  36. ouaouh ! Super Gouwy, merci, c’est ultra clair et tellement évident, le coup des 3 niveaux d’enrichissement différents… une fois qu’on le sait …
    😉
    Il n’en reste pas moins que même les documents AREVA (dans les schémas) montrent un réacteur n°4 « vide », avec le combustible seulement dans la piscine. Pourquoi s’attacher spécifiquement à planquer ce détail (qui n’en est pas un, finalement) au point où on en est ?… ça me turlupine…
    :/

    1. A moins que l’on ne mélange pas MOX et non MOX, il y a je crois un envoi Areva qui a été interrompu ou annulé. Ou alors le Japon copie le comportement que certains soupçonnent des iraniens… (tiens leur centrale démarre chez eux)

    2. Peut être parce que ce réacteur est chargé avec un peu plus de 50% de Mox et/ou peut être pas que du Mox « ordinaire » à 6%

      Peut être parce qu’au Japon, les « incidents » liés au seul usage du Mox dont les propriétés physiques ne sont pas trop compatibles avec son usage dans un REB ordinaire, prévu pour fonctionner avec de l’Uranium, sont légion.

      Peut être parce que depuis 2001, des procédures sont ouvertes aux USA contre TEPCO pour l’utilisation de Mox dans les réacteurs de Fukushima, Areva étant le fournisseur de ce Mox.

      Peut être parce que la Japon fabrique un Mox « personnel », le J-Mox, avec des teneurs en PU « peu conventionnelles » et l’utilise au moins à titre d’expérimentation , alors qu’i n’est pas sensé le faire, que ce combustible n’est pas homologué et qu’Areva est impliqué dans la construction de l’usine de Rokkasho qui traite ce J-Mox.

      Peut-être parce que les japonais comptent faire un réacteur REB 100% moxable (les 5 et 6) et essayent quelques « combinaisons » dans les autres réacteurs.

      http://www.uarga.org/downloads/Document_breves/Brev_09-05-08_Lancem_centrale_Ohma.htm

      http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:QyGB2CpfznYJ:insaf-net.org/mox_wg/JNFL.pdf+j+mox&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEEShkrDzhCqPlE6n1MxjtNDlec_HODKiHpVohIUpbkv9oFNH-JoNwzmBAxZUnv38xwnf6q-fntzN2YlWJM6bp-Q-5gHEyU0kzfQdMh4SGt_WUHsYVtdf-Nwf-GVFZP6tj364y2k15&sig=AHIEtbT0rEwKmESjKV4FdKXkrLd9o5VM6w

      Les raisons possibles de tel ou tel comportement ou façon de dire les choses sont autant légion que les incidents au Japon liés au (J)Mox dans des REB et/ou des réacteurs de première génération

      Allez savoir….

      1. les japonais feraient des essais non conventionnelles avec des mox ?

        bah comme les soviétiques qui ont fait des essais à Tchernobyl …….

      2. bonsoir et merci pour toutes vos explications.
        ces « sous entendus » laissent supposer qu’il y aurai beaucoup beaucoup plus de plutonium qu’avouable ?

  37. L’échelle INES n’est « pas une échelle pour l’action mais pour la communication », a-t-il précisé.
    Selon M. Flory, la situation générale à Fukushima reste « très sérieuse, mais il y a des premiers signes de redressement dans certaines fonctions », notamment concernant l’alimentation des systèmes de refroidissement des réacteurs.

    AFP/VNA/CVN
    14/4/2011
    M. FLORY chef du département sécurité nucleaire de l’AIEA

    Ardéchois: t’inquiète Janine ,j’ai réussis à remettre le congèle qui était en panne depuis le 11 mars , téléphone à tes parents ,c’est ok pour samedi malheureusement je ne pourrais manger avec vous « j’ai foot »

  38. Une question pour les spécialistes.

    Depuis le début on nous a donné comme chiffre de rejets dans l’atmosphère 10% des rejets de Tchernobyl.

    Depuis par de réactualisation du chiffre.

    Quelle crédibilité peut-on accorder à ce chiffre ?

    Merci.

    1. Aucune.
      Sachant que les bâtiments ont été noyés, la quasi-totalité tant des isotopes légers que des particules lourdes sont partis à la baille. Ou sont encore dans les bâtiments.

      Pour info, la Chine a déjà demandé par deux fois des précisions claires sur les rejets marins.
      Je serais Japonais, je leur répondrais : « venez voir sur place ».

      Mais ils ne sont pas en très bons thermes vu la température de l’eau….

      1. Si je commence à comprendre les méthodes de com, si l’on précise que à ce jour (de l’annonce) les rejets dans l’atmosphère sont 10% des rejets de Tchernobyl, c’est peut-être que les autres rejets terrestre local, marins, sont moins présentables ?

      2. com

        oui, on montre bien du doigt un événement …pour mieux cacher le reste …

        c’est particulièrement observable, depuis 2007 ici …

  39. Un article du Monde Diplomatique de Mars 2008 sur la santé et le lobby nucléaire :

     » L’ ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ ET LE NUCLÉAIRE
    article signé par Alison Katz

    3 LE MONDE DIPLOMATIQUE – MARS 2008

    Les dossiers enterrés de Tchernobyl

    Connaîtra-t-on un jour l’impact sanitaire des activités nucléaires, civiles ou militaires? Depuis un demi-siècle, des concentrations délétères de matières radioactives s’accumulent dans l’air, la terre et l’eau, à la suite des tirs atomiques et des incidents survenus dans les centrales. Or des études sérieuses concernant les conséquences des radiations sur la santé sont occultées – en particulier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la référence internationale dans ce domaine.
    Un mensonge de plus. En juin 2007, M. Gregory Hartl, porte-parole de la division du développement durable et de la santé environnementale à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a prétendu que les actes de la conférence internationale des Nations unies sur la catastrophe de Tchernobyl, tenue du 20 au 23novembre 1995, à Genève, avaient été publiés. Ils ne l’ont jamais été; pas plus que les actes de la conférence de Kiev de 2001. Interrogée un peu plus tard par des journalistes, l’OMS a réitéré le mensonge, ne fournissant comme références que des résumés des présentations pour la conférence de Kiev et une sélection très restrictive de douze articles sur les centaines proposés à la conférence de Genève.

    Mais, depuis le 26 avril 2007 (vingt et unième anniversaire de la catastrophe), les employés de cette agence onusienne basée à Genève ne peuvent rejoindre leur bureau sans croiser des manifestants et un panneau indiquant que, dans la zone entourant Tchernobyl, un million d’enfants sont irradiés, et malades (1). L’organisatrice de ces «piquets» est l’association For an Independent WHO-Pour l’indépendance de l’OMS. Elle accuse l’agence de complicité dans la dissimulation des conséquences de la catastrophe, mais aussi de non-assistance à populations en danger. L’OMS, réclame-t-elle, doit mettre un terme à l’accord qui la lie depuis 1959 à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) (2) et qui lui interdit d’«entreprendre un programme ou une activité » dans le domaine nucléaire sans consulter cette dernière « en vue de régler la question d’un commun accord» (point 2 de l’article 1).

    Cette indépendance permettrait à l’OMS de mener une évaluation sérieuse et scientifique, et par conséquent d’apporter une aide appropriée aux personnes contaminées. Une résolution destinée à l’Assemblée mondiale de la santé, organe de décision de l’OMS qui se réunit en mai 2008 (3), est en préparation. Parallèlement, un «Appel international des professionnels de la santé» a été lancé(4).

    Selon ses statuts, l’AIEA, agence onusienne dépendant du Conseil de sécurité, a pour objectif «d’accélérer et d’élargir la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité à travers le monde». En réalité, il s’agit d’un lobby – militaire de surcroît – qui ne devrait pas intervenir dans les choix de politique sanitaire ou de la recherche.

    Pourtant, l’agence a opposé son veto à des conférences prévues par l’OMS sur la radioactivité et la santé; de son côté, l’autorité sanitaire internationale a avalisé les statistiques grotesques de l’agence concernant la mortalité et la morbidité résultant de l’accident de Tchernobyl – seulement cinquante-six morts et quatre mille cancers de la thyroïde (5). Or le déni de maladie implique inévitablement un déni de soin. Neuf millions de personnes vivent dans des zones à très haut niveau de radioactivité. Depuis vingt et un ans, elles n’ont eu d’autre choix que de consommer des aliments contaminés, avec des effets dévastateurs (6). Mais, pour le promoteur du nucléaire, toute recherche susceptible de mettre en évidence les effets nocifs des rayonnements ionisants constitue un risque commercial majeur, qu’il faut à tout prix interdire.

    Les recherches sur d’éventuelles atteintes au génome humain (une des conséquences les plus graves de cette contamination) n’ont donc pas figuré dans l’étude internationale demandée, en 1991, par les ministères de la santé de l’Ukraine, de la Biélorussie et de la Fédération de Russie. En revanche, celle sur les caries dentaires a été portée au rang de priorité… Et, bien que ces pays aient formulé leur demande d’études auprès de l’OMS, c’est l’AIEA qui a planifié le projet.
    Plus forts que les lobbies du tabac

    Ce conflit d’intérêt a déjà été fatal à des centaines de milliers de personnes, d’après diverses études réalisées par des institutions et scientifiques indépendants (7). Encore le fardeau le plus lourd est-il à venir – du fait des longues périodes de latence, de la concentration des radionucléides dans les organes internes après l’absorption de nourriture produite sur des sols contaminés, et des dégâts causés au génome durant plusieurs générations.

    Des centaines d’études épidémiologiques réalisées en Ukraine, en Biélorussie et dans la Fédération de Russie ont permis de constater une hausse significative de tous les types de cancer (responsables de milliers de morts), une augmentation de la mortalité infantile et périnatale, un grand nombre d’avortements spontanés, un nombre croissant de difformités et d’anomalies génétiques, de perturbations ou de retards du développement mental, de maladies neuropsychologiques, de cas de cécité, ainsi que de maladies des systèmes respiratoire, cardio-vasculaire, gastro intestinal, uro-génital et endocrinien (8).

    Mais qui va les croire? Quatre mois après la catastrophe, M. Morris Rosen, directeur de la sûreté nucléaire de l’AIEA, ne déclarait-il pas: «Même s’il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une énergie intéressante (9)»? Une information du public sur ses conséquences réelles pourrait au contraire changer profondément le débat sur l’option nucléaire. C’est pour cette raison que l’OMS a peur des enfants de Tchernobyl.

    Pendant des décennies, les lobbies du tabac, de l’agrochimie et de la pétrochimie ont fait obstruction à la mise en œuvre de mesures de santé publique et environnementales susceptibles de nuire à leurs profits. Mais le lobby nucléaire s’avère incomparablement plus puissant qu’eux: il comprend en effet les gouvernements des Etats nucléarisés, et notamment les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, ainsi que de puissantes organisations intergouvernementales. La désinformation émanant de groupes de pression militaro-industriels est gigantesque et, ce qui est encore plus dangereux, se pare de la légitimité de l’Etat.

    Pis, la corruption de la science concerne également les plus prestigieuses institutions académiques. Comme le rapporte un éditorial de la revue britannique The Lancet, elles «sont devenues des “business” de plein droit, cherchant à commercialiser pour leur propre compte leurs découvertes plutôt que de préserver leur statut de chercheurs indépendants (10)». Validées par des pairs et citées comme preuve de la sûreté des activités nucléaires, les expertises émanent trop souvent du lobby nucléaire et/ou sont financées par lui.

    Acquise aux intérêts des conglomérats, par le déni, la dissimulation et les mensonges, cette science-là nous a menés au réchauffement planétaire – et au bord du gouffre. Dès lors, comment envisager de lui faire confiance en ce qui concerne le nucléaire? Tandis que les émissions responsables du changement climatique peuvent être (théoriquement) contrôlées, la technologie nucléaire et ses déchets ne peuvent l’être en aucun cas. Même si ces activités cessaient demain, leurs conséquences affecteraient la vie sur Terre pour des millénaires.

    La «science», qui a été la source d’informations sur le nucléaire en général et sur la catastrophe de Tchernobyl en particulier, est «juge et partie» pour tout ce qui concerne les conséquences sanitaires de ses propres activités. L’ensemble des institutions nucléaires, qu’elles soient gouvernementales, militaires, industrielles, scientifiques, de recherche ou de régulation, ou intergouvernementales, comme Euratom et certaines agences onusiennes, fonctionnent à l’instar d’une «famille incestueuse fermée sur elle-même (11)».

    Les défaillances de cette pseudoscience et de sa méthode vont du flagrant et outrageux au subtil et malhonnête, comme le dénoncent l’expert Chris Busby et le journaliste Wladimir Tchertkoff, ainsi que le Tribunal permanent des peuples (12).

    La première série de manquements mis en lumière concerne la falsification et la rétention de données, l’absence de mesures de la radioactivité et de dépistages des cancers, les attaques exercées contre les chercheurs indépendants et leurs institutions, la censure des études révélant les effets néfastes, le dénigrement de milliers d’études non traduites des trois pays les plus touchés et l’exclusion de l’ordre du jour des conférences de domaines scientifiques entiers – comme par exemple les effets de l’irradiation interne, chronique, à faible dose (qui vaut pour presque toute la contamination des populations autour de Tchernobyl).

    Une seconde série de fautes concerne les artifices de calcul: nos «spécialistes» – en désinformation –évaluent la moyenne des irradiations pour des populations entières, faisant l’impasse sur les différences considérables d’un endroit à l’autre ; ils stoppent les études au bout de dix ans, évitant ainsi de prendre en compte la morbidité et la mortalité à long terme ; ils considèrent cinq années de survie comme une guérison ; ils ne tiennent compte d’aucune autre maladie que le cancer ; ils ne compteront que les survivants ; ils ne s’intéressent qu’aux trois pays les plus affectés ; ils vont jusqu’à voir une baisse des cancers infantiles là où, en réalité, les enfants, devenus adultes et cancéreux, ne figurent plus dans la base de données… Et des dizaines d’autres manipulations.

    Entre1950 et 1995, aux Etats-Unis, le nombre annuel de nouveaux cancers, tous types confondus (incidence), a augmenté de 55% selon l’Institut national du cancer américain; on observe une tendance similaire en Europe, comme dans tous les pays industrialisés. Les cancers non liés au tabagisme contribuent pour environ 75% à cette augmentation et ne sauraient être expliqués par une meilleure détection ou par le vieillissement des populations (13). Cette croissance suit l’évolution du produit national brut et de l’industrialisation, mais la cause la plus évidente –pollution de l’environnement, chimique et radioactive– est ignorée. De manière très perverse, les mêmes spécialistes préfèrent reprocher aux victimes leurs mauvaises habitudes de vie.

    Connivences universitaires

    L’ épidémie de cancers affecte d’ores et déjà les couches privilégiées et instruites de la société, qui demandent des explications scientifiques sérieuses et une réelle prévention s’attaquant aux causes fondamentales du problème – la pollution chimique et radioactive – sans en rester à une prévention secondaire comme le dépistage des maladies.

    Des associations de malades appellent au boycottage de puissantes organisations caritatives contre le cancer étroitement liées aux industries pharmaceutiques et de l’équipement médical. Des victimes du cancer tentent de traduire en justice les responsables de la dissimulation des vrais dangers du nucléaire (14).

    La dérive scientiste et l’étroite relation entre l’industrie et les institutions académiques devraient se trouver au centre des préoccupations de l’OMS. Au moment de son élection en tant que directrice générale, M me Margaret Chan a assuré qu’un des attributs de l’organisation était son emprise en matière de santé publique. «Nous disposons de l’autorité absolue dans nos directives», a-t-elle déclaré. Dans le domaine de la radioactivité et de la santé, il serait plus juste pour l’OMS de reconnaître que c’est l’AIEA – sans aucune compétence en matière de santé publique – qui dispose de cette autorité absolue.

    Peut-on compter sur les Etats membres de l’OMS pour agir ? Comme le notait The Lancet dans son éditorial déjà cité, «les gouvernements, au plan national et au plan régional, ont régulièrement failli dans leur devoir de placer leurs populations avant le profit (15)». Une recherche indépendante et sérieuse doit être entreprise sur les conséquences sanitaires des activités nucléaires civiles et militaires, et les résultats divulgués sans obstruction.

    1) Lire Charaf Abdessemed, «Les antinucléaires font le piquet devant l’OMS», Geneva Home Information, 6-7juin 2007.

    (2) Organisation autonome placée sous l’égide des Nations unies en 1957, l’AIEA sert de forum intergouvernemental mondial pour la coopération technique dans l’utilisation pacifique des technologies nucléaires.

    (3) Lors de cette assemblée, les délégations des cent quatre-vingt-treize Etats membres déterminent les politiques de l’organisation.

    (4) http://www.independentwho.info/spip.php?article107 (5) The Chernobyl Forum 2003-2005, «Chernobyl’s legacy : Health, environmental and socio-economic impacts », http://chernobyl.undp.org/english/ docs/chernobyl.pdf, Vienne, avril2006. (6) Michel Fernex, «La santé: état des lieux vingt ans après», dans Galia Ackerman, Guillaume Grandazzi et Frédérick Lermarchand, Les Silences de Tchernobyl, Autrement, Paris, 2006. (7) Pierpaolo Mittica, Rosalie Bertell, Naomi Rosenblum et Wladimir Tchertkoff, Chernobyl: The Hidden Legacy,Trolley Ltd, Londres, 2007.

    (8) Alex Rosen, «Effects of the Chernobyl catastrophe: Literature review», janvier 2006, www. ippnw.org/ResourceLibrary/Chernobyl20Rosen.pdf
    (9) Le Monde, 28 août 1986.

    (10) «The tightening grip of big pharma», The Lancet, vol. 357, n o 9263, Londres, 14 avril 2001.

    (11) Rosalie Bertell, No Immediate Danger: Prognosis for a Radioactive Earth, Women’s Press, Toronto, 1985.

    (12) Chris Busby, Wolves of Water: A Study Constructed From Atomic Radiation, Morality, Epidemiology, Science, Bias, Philosophy and Death, Green Audit, Aberystwyth (Royaume-Uni), 2006; Wladimir Tchertkoff, Le Crime de Tchernobyl. Le goulag nucléaire, Actes Sud, Arles, 2006; Permanent People’s Tribunal, International Medical Commission on Chernobyl, «Chernobyl. Environmental, health and human rights», Vienne, 12-15avril 1996.

    (13) Samuel Epstein, Cancer-Gate. How to Win the Losing Cancer War, Baywood, New York, 2005.

    (14) En France, en témoigne la mise en examen du professeur Pierre Pellerin (directeur à l’époque du Service central de protection contre les rayonnements ionisants) pour tromperie aggravée dans le dossier Tchernobyl-malades de la thyroïde. »

  40. c’est hors sujet, mais bon…à la lecture d’une dépêche du Figaro en ligne, il semblerait que les russes aient quelques problèmes avec des voitures d’occasion importées du Japon ( taux de radioactivité des dits véhicules); si cela se confirme, le Japon va avoir un gros problème avec sa production industrielle, problème résultant d’une défiance généralisée des consommateurs et de la réticence à acheter du « made in Japan »
    Un problème de plus, effet domino!

  41. Fukushima : les « liquidateurs » ont un sérieux problème

    Par TF1 News (d’après agence), le 14 avril 2011 à 07h11, mis à jour le 14 avril 2011 à 08:30

    Dossier : Le Japon après le séisme

    Plus question d’utiliser de l’eau pour refroidir les réacteurs : leur arrosage intensif a provoqué l’accumulation de 60.000 tonnes d’eau radioactive, dont les techniciens ne savent que faire. Le problème est donc double : trouver d’autres méthodes de refroidissement, et évacuer l’eau irradiée.

    Après avoir longtemps classé l’accident de Fukushima Daiichi au niveau 5 sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES), soit deux crans en-dessous de la catastrophe de Tchernobyl, les autorités japonaises ont accepté mardi de le relever au niveau maximum, c’est-à-dire au niveau 7, reconnaissant implicitement que le cas de la centrale japonaise figure parmi les plus graves jamais enregistrés. Cela signifie surtout qu’un « rejet majeur de matières radioactives » s’est produit avec « des effets considérables sur la santé et l’environnement ».

    Parmi ces rejets, il faut compter l’eau utilisée pour refroidir les réacteurs en surchauffe, qui s’est en partie accumulée dans le sol, et qui a en partie ruisselé jusqu’au Pacifique tout proche. Dans les premiers jours suivant le séisme et le tsunami, lorsque les techniciens ont été confrontés au problème d’un circuit de refroidissement devenu inutilisable et de barres de combustible en surchauffe, avec même un début de fusion, faisant craindre des fuites massives de matériaux fortement irradiés hors de l’enceinte de confinement du réacteur, la stratégie initiale a consisté à déverser de l’eau sur les réacteurs endommagés. Résultat : quelque 60.000 tonnes d’eau radioactive saturent aujourd’hui le site, compliquant l’accès aux réacteurs et posant la question de leur vidange.

    Secousses à répétition

    Cette eau devenue radioactive lors de ces tentatives de refroidissement est depuis devenue un problème à part entière. Les autorités japonaises ont ainsi reconnu jeudi qu’il pourrait être nécessaire de trouver d’autres moyens de refroidir le réacteur numéro 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. « Il pourrait être difficile de vidanger entièrement l’eau contaminée et par conséquent d’autoriser la poursuite du travail. Nous pourrions avoir à réfléchir à d’autres options », a déclaré Hidehiko Nishiyama, directeur général adjoint de l’Agence nationale de sûreté nucléaire et industrielle (Nisa). Mais rien n’a été dit jusqu’à présent sur ces « autres options ».

    Compliquant un peu plus le travail des techniciens, les secousses n’ont pas cessé depuis le séisme du 11 mars. Aucune jusqu’à présent n’a sérieusement aggravé la situation de la centrale de Fukushima Daiichi. Mais plus de 400 répliques de magnitude 5 et plus ont été enregistrées depuis le 11 mars. La dernière en date s’est produite tôt jeudi matin au large des côtes du nord-est du Japon, et elle a atteint la magnitude de 6,1, selon l’institut de géophysique américain. Ce nouveau séisme a été enregistré à 5h57, heure locale, à une profondeur de seulement 11,2 kilomètres, à 190 kilomètres à l’est de Morioka, sur l’île de Honshu. Or selon les experts, les bâtiments de la centrale, déjà fragilisés, pourraient subir de nouveaux dégâts en cas de fortes secousses répétées.
    Suicide d’un centenaire près de Fukushima

    Un Japonais de 102 ans, qui craignait de devoir abandonner sa maison située dans un village à 40 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, s’est suicidé, a annoncé jeudi sa famille à l’agence de presse Jiji. L’homme, qui a mis fin à ses jours mardi, était le doyen du village d’Iitate. En raison des risques liés aux radiations, la population a été évacuée dans un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale sinistrée à la suite du séisme et du tsunami du 11 mars. Lundi dernier, le gouvernement japonais a annoncé qu’il serait peut-être nécessaire d’étendre cette zone dans les semaines qui viennent et a demandé aux 5000 habitants d’Iitate de se préparer à partir.
    Par TF1 News (d’après agence) le 14 avril 2011 à 07:11

    1. TF1 l’info pas trop au parfum.

      Plus question d’utiliser de l’eau pour refroidir les réacteurs : leur arrosage intensif a provoqué l’accumulation de 60.000 tonnes d’eau radioactive, dont les techniciens ne savent que faire. Le problème est donc double : trouver d’autres méthodes de refroidissement, et évacuer l’eau irradiée.

      De la pure conjecture non vérifiée.
      Ou alors ils ont de l’info que les autres non pas.
      Un problème avec l’eau, le journaliste en conclue qu’on va utiliser autre chose que de l’eau.
      Je propose du journaliste de TF1, au moins ils serviraient à quelque chose.

      1. TF1 est conseillée par Nicolas Hulot (contaminée), lui-même sponsorisé par Areva.
        Ils ne peuvent pas se tromper!
        A quand un Ushuaïa en direct de l’enceinte de confinement du réacteur numéro 3?

  42. @ Gouwy : Pouvez-vous nous expliquer comment de l’eau douce ou salée, au départ froide et appelée à refroidir un cœur en cours de « corumisation » à 3.000°, peut-elle, après s’être « volatilisée » à son contact (comme vous l’aviez décrit clairement dans un vos précédents posts, se retrouver calmement dans une piscine située à moins de cinquante mètres du « chaudron », à un température comprise entre 20 et 90°?
    Votre explication devra certainement s’étendre au trajet que suit cette « eau », non ?
    Merci d’avance et félicitations pour vos posts.

      1. Mon incompétence me désole, Gouwy. Mais vous expliquez tellement bien qu’on en redemande.
        Dans un de vos posts vous nous expliquiez que l’eau, au contact d’un corium à 3.000° n’avait même pas le temps de le « toucher » car elle se transformait brutalement en divers gaz dont certains fortement explosifs.
        Dans un autre vous nous expliquiez que l’eau dont étaient aspergées les carcasses de la centrale, remplissait aussi bien les enceintes de confinement et les cœurs, que les piscines, ne formant plus qu’un seul circuit.
        Et nous apprenions de diverses sources que l’eau des piscines n’évoluait qu’entre 20 et 90° seulement.
        Je souhaitais comprendre comment dans un volume d’eau au fond assez restreint, et réparti dans des contenants très proches les uns des autres, on pouvait trouver de telles différences de température ?
        Peut-être que l’eau parvient d’abord aux piscines, puis se trouve propulsée vers les cœurs où elle subit le sort que vous décrivez ?

    1. Il y a 2 piscines : Une qui est inaccessible, dans l’enceinte du réacteur, l’autre (normalement) accessible, dans le bâtiment.
      Ces 2 piscines sont cloisonnées en 2 bassins :
      Celle du réacteur a une cloison pour former 2 bassins : un pour noyer la cuve, l’autre bassin qui sert au transfert du combustible.
      Celle du bâtiment à une cloison pour former 2 bassins : un pour le transfert, l’autre qui sert de bassin de stockage.

      Les bassins de transfert sont reliés par un tube : le tube de transfert.

      En fonctionnement normal, le niveau dans les piscines est sous les cloisons. Ainsi, les 4 bassins sont toujours en eau mais indépendants les uns des autres.
      Ainsi, on peut aussi vider complètement le bassin de la cuve.

      Lors d’une phase de chargement/déchargement, on remplit la piscine du bâtiment au dessus du niveau de la cloison.
      par le phénomène des vases communicants du au tube de transfert, le même niveau d’eau se retrouve de l’autre côté, déborde la cloison et inonde le bassin de la cuve.

      Ainsi, à aucun moment le combustible transféré ne se retrouve « hors d’eau » (refroidissement et écran anti-radiation).

      Ensuite, une fois la manouvre effectuée, on rétablit les niveaux normaux de fonctionnement (sous les cloisons). L’eau contaminée est stockée en attente de traitement (c’est en partie celle qui gène les techniciens aujourd’hui)

      A Fukushima : 2 choses :
      – 1/ L’opérateur n’avait pas rétablit les niveaux (sauf celui de la cuve, bien entendu) car il utilisait les bassins de transfert pour le stockage.
      Normalement, seul le bassin destiné à cet effet devrait être utilisé pour cet usage. Il est prévu pour contenir 3 ans de fonctionnement soit, comme le combustible est changé par tiers, environ 100 tonnes (environ 3 x 30 tonnes) et donc pour les 6 réacteurs, 600 à 700 tonnes, la tranche 6 étant plus importante car chargée à 134 tonnes au lieu de 94 pour les autres.

      Il y en a, en tout dans les bassins, plus de 1500 tonnes !

      – 2/ Quand il a fallut refroidir la cuve par l’extérieur, le circuit primaire étant HS, comme le prévoit la procédure, les japonais ont rempli les piscines des bâtiments.
      Normalement, cela se fait par le système de second secours : des pompes de secours alimentées par des groupes électrogènes à partir de l’eau des bassins de transfert qui servent de réserve.
      Là, ils n’ont pas pu utiliser cette eau car ils ne pouvaient pas vider ces bassins qui contenaient du combustible et les groupes électrogènes étaient HS. De plus, les niveaux dans les bassins de transfert étaient très bas car l’eau avaient commencé à s’évaporer.
      Ils ont donc utilisés tous les moyens à leur disposition (camions, pompes Diesel apportées par les américains etc…), et rempli la piscine de désactivation avec de l’eau de mer.
      Celle-ci à débordé les cloisons et noyé le bassin du réacteur.
      En même temps, les bassins contenant des combustibles usagés, sont également noyés.

      Le problème :
      Normalement, le volume d’eau des 4 bassins est prévu pour maintenir une température « gérable » même avec un coeur en surchauffe et, si l’incident est pris à temps, arrêter la surchauffe ou au pire, maintenir l’ensemble pour que la cuve résiste (comme à TMI).
      ….mais pas quand dans les bassins il y a des tonnes supplémentaires de combustible en attente (et en surchauffe puis en fusion) et pas quand le problème est pris le lendemain !

      Donc, depuis les techniciens continuent à remplir la piscine de stockage/désactivation ou en tout cas, essayent de maintenir un niveau au dessus des cloisons afin de garder le bassin de la cuve, en eau.
      Celle-ci part en partie en vapeur, en partie en H2/O2 et en partie sous forme liquide en débordant des piscines car le circuit est ouvert (on injecte de l’eau en permanence).
      Ils essayent de réguler un débit suffisant pour maintenir la cuve en eau mais pas « excessif » pour limiter les débordements.
      En même temps, il faut que la circulation soit suffisamment importante pour éviter une trop forte montée en température des piscines.
      Ils ont trouvé un « pseudo équilibre » entre 6 et 9m3 par heure suivant les réacteurs.

      A ceci, est venu s’ajouter le problème des explosions (et peut-être des séismes) qui ont endommagé les enceinte et/ou les piscines.
      Celles-ci ne sont plus étanches. Elles fuient, laissant l’eau se perdre dans les sous-sol, imposant par la même, des débits plus importants !

      Je ne sais pas si j’ai été bien clair ?

      1. Vous êtes parfait Gouwy, ce faisant vous indiquez qu’une des causes de la situation actuelle aurait été créée par la négligence de Tepco en ne vidant pas les bassins de transfert, je n’ai pas trop compris d’ailleurs si c’était car ils y n’auraient pas fait partir les barres refroidies et en état de voyager pour quitter la centrale.

        Ce faisant bien évidemment si vos dires sont conformes à la situation présente, je suis de plus en plus inquiet sur la suite des événements, pour faire sourire un peu, nous ont refusé le Bore les bougres de Tepco, on peut peut-être les mettre en rapport avec Lourdes, qui sait des bougies et des prières !!!!!

      2. Vous avez été surtout patient ! Et je vous en remercie vivement. Une relecture calme s’impose. Quel savoir !
        Autant de murs et de cloisons, autant de fuites possibles…

      3. Comment peuvent-ils alimenter les piscines de façon efficace quand on voit l’état des bâtiments et que le rayonnement empêche probablement toute intervention humaine directe sur les installations ?
        Et comment être sûr que ces piscines de désactivation ne sont pas trop dégradées ? La température qui ne s’élève pas ?

    2. L’eau de la piscine du 4 est liquide a 90°C à cause d’une certaine activité du combustible.
      L’eau se vaporise à 100°C comme on l’apprend à l’école puisqu’à la pression atmo. S’il y a un corium actif en contact avec de l’eau il y a une part de vapeur qui s’échappe et un part d’eau proche de l’ébullition. Que dire d’autre?
      Si un corium s’est enfoncé dans le béton (en faisant flotter les débris au dessus du liquide actif, le plutonium a une densité de 19) il n’y a pas de contact entre corium et eau.

  43. Problème de baignoire et robinet (données NHK)
    On vide une petite baignoire de 660 m3 le niveau s’abaisse de 70 cm
    On attend l’équilibre avec la grande baignoire le niveau est remonté 2 cm en dessous du niveau initial.
    Quel est le volume de la grande baignoire ?
    La surface est de 660 x 50 = 33 000 m2 .soit 3 ha
    Probablement une part significative du sous-sol de la centrale est imbibé …

    1. baisse de 8cm par pompage du tunnel du réacteur 2 puis retour le lendemain au niveau initial (NHK).
      même conclusion mais plus de calcul.

  44. Bonjour,

    une petite question à laquelle Gouwy pourra peut-être répondre :

    selon une dépêche Reuters publiée hier,

    « Japan nuclear watchdog says may need other option to cool
    TOKYO | Wed Apr 13, 2011 10:39pm EDT
    TOKYO (Reuters) – Japan may need an alternative plan to bring one of its tsunami-stricken nuclear reactors under control, given the slow progress in removing highly radioactive water hampering work to repair critical cooling pumps, Japan’s nuclear watchdog said on Thursday.
    « It may be difficult to completely remove the contaminated water and so allow work to proceed. We may need to think of other options, » said Hidehiko Nishiyama, Nuclear and Industrial Safety Agency Deputy Director-General. »

    (le chien de garde du nucléaire japonais préconise de recourir à une autre solution de refroidissement que l’injection d’eau – laquelle a une fâcheuse tendance à s’accumuler aux endroits les plus incongrus et à se charger du moindre radionucléide croisé en chemin – qui retarde les travaux de réparation),

    que penser de la suggestion des Russes :

    « On 17 March, KyivPost reported that a Ukrainian group of specialists who were involved in the aftermath of the Chernobyl nuclear disaster proposed low-melting and chemically neutral metal, such as tin, to cool the fuel rods even if molten or damaged.

    Chopped tin can be injected in the reactor through the existing cooling water pipes with compressed inert gas, helium or argon. Melted tin creates a crust (low vapor pressure), cools the reactor and delays the decay products recovery. Liquid metal cooled reactors need no pump and due to no pressure and a wider temperature-range are less likely to a Loss-of-coolant accident.

    This solution has similarities with the 2400 metric tonnes of lead (see also Lead-cooled fast reactor) used to successfully cool and cover the Chernobyl nuclear plant but avoids the toxic lead. Liquid metal cooled reactors were used in several Soviet submarines which shows additional basic feasibility.

    It also avoids the danger of additional explosions caused by water breaking down to hydrogen and oxygen starting at temperatures around 800 °C due to Thermolysis.

    A team of Ukrainian nuclear specialists is ready to fly out for realizing this in practice. The Japanese Embassy was informed. »

    à savoir le refroidissement des réacteurs au moyen de métal liquide – de l’étain – (apparemment, à Tchernobyl, c’était du plomb qui avait été utilisé – technique déjà éprouvée sur des réacteurs de sous-marins – mais les émanations de plomb très toxiques ont à leur tour posé problème) sous forme de paillettes injectées au moyen d’un gaz inerte hélium ou argon comprimé (ce qui ne nécessite pas de pompe, limite la pression du fait de la formation d’une « croute » en surface et évite le risque d’explosion due à la formation d’hydrogène par thermolyse de l’eau) avant de noyer le tout dans du béton. (Le béton étant un isolant thermique, il faut tout d’abord refroidir l’ensemble). Et pour faire joli, un sarcophage de finition.

    Est-ce crédible ? Est-ce encore envisageable ? (quelles interactions possibles avec toute cette eau hautement radioactive qui baigne déjà l’ensemble ?)
    Merci de m’éclairer de vos lumières…

    1. Merci pour l’info, il y a peu je divaguai intuitivement sur des voies analogues … http://www.pauljorion.com/blog/?p=23221#comment-170575 l’idée étant d’introduire par des billes une matière pouvant venir au contact (au lieu de créer une couche d’évaporation), de diminuer la criticité en s’incorporant si nécessaire, si en plus cela peut servir de refroidisseur autant par conduction que par convection peut être, c’est une piste intéressante, surtout avec une référence d’emploi..

    2. J’ai relu votre post.
      La proposition date du 17 mars.
      Malheureusement on en est plus là et cette mesure est devenue techniquement impossible du fait que l’on ne peu plus intervenir au plus près.

    3. L’idée me paraît crédible, au moins pour les coeurs, pas pour les piscine (quoique), mieux vaudrait tenter de récupérer le combustible accessible.
      L’étain est un bon choix : il se vaporise à une température + élevée que l’eau, bon coefficient de transmission thermique, se solidifie pour boucher les fissures, pas de vapeurs (très) toxique comme le plomb ou dangereuse comme l’hydrogène, pas cher et disponible facilement.

      Une solution trop simple serait de remonter dans les piscines l’eau qui encombre en bas, l’inconvénient étant que cette eau très contaminée va se vaporiser en partie, entrainant une contamination + forte du site.
      Faudrait un lagunage couvert à proximité pour y stocker l’eau en attendant une décontamination.

  45. Les relevés effectués sur l’eau souterraine montrent une augmentation de la radioactivité 10 fois plus importante qu’au 6 avril autour des réacteurs 1 et 2.
    Les relevés sont en baisse sur les autres réacteurs.
    (source en japonais)

  46. Le refroidissement serait arrêté quelques jours, la température augmente depuis hier.. c’est cohérent. (NHK)
    et peut être pas sans lien avec http://www.pauljorion.com/blog/?p=23353#comment-172007

    NHK évoque l’absence de réglementation nationale de sécurité, qui expliquerait le comportement différent des diverses centrales japonaises
    et le fait que les mesures initiales auraient pu être plus rapides ….

    1. Ils sont franchement lamentables – mais « quelle belle civilisation ! »
      Ouaip, je préfère le vieux Japon au « moderne »…

      1. Du quel Japon ancien voulez vous parler?
        De celui de Tojo où le pays envoyait ses joyeux soldats tuer, piller, violer à travers l’Asie causant plus de morts que les nazis, tandis que la Kempaïta veillait virilement à la motivation des sujets d’Hiro-Hito?
        Ou de celui du Shogunat où les 99% de non nobles devaient sur vivre d’une poignée de riz en rampant les yeux au sol, taillables, corvéables, violables, tuables à merci?

        Vous avez de drôles de nostalgies vous.

      2. Sauf, Fnur, qu’en Inde, ils ont l’habitude…

        Quand tu vois que leurs dieux ont quatre bras, trois yeux, et qu’il y en a un qui est même bleu, ça doit faire longtemps que les dieux nettoient la pollution ambiante.

        Notes, je vote à mon unanimité plus ma voix d’envoyer les dieux nettoyer Fukushima.
        Et c’est là que tu vois la supériorité du polyg, non, polydéisme dans le chantier.

        Un mec seul va mettre des années alors que s’ils sont plusieurs, ça va plus vite.

        Si quelqu’un a conservé les coordonnées de l’agence d’intérim du Parthénon et celle de l’Olympe, je le remercierais franchement de nous les filer.

      3. Hhmm..

        Le vieux Japon avait des racines qui sont encore présentes maintenant.
        Pour preuve, si un homme de 102 ans se suicide car il craint de devoir quitter sa terre, je le respecte par dessus tout.

        Ces valeurs devraient, dans notre monde, aider aussi à renverser le mouvement du « tout argent ».

  47. Taisez-vous mauvais citoyens de ce blog,

    Produisez et achetez surtout à crédit, ne pensez même plus à cela.

    Comme ça vous verrez mieux dans quel monde nous vivrons demain, sans doute guère plus différent de celui de la veille,

    Taisez-vous mauvais citoyens de plus de ce monde, vous voyez bien qu’on ne peut plus guère faire autrement, peut-être même la meilleure formule marchande ou festive, qu’on est jamais pu trouvé afin de pouvoir continuellement rassurer le monde.

    Peut-être même qu’un jour le corium bancaire apportera davantage de souplesse et de crédit
    aux êtres, car plus nous fonctionnons tous ainsi et plus nous nous libérons forcément mutuellement les uns les autres, d’autant plus avec de meilleurs résultats dans tel ou tel domaine de production.

    Hum le monde ne s’attend vraiment pas à se réveiller un beau jour avec une plus grande gueule de bois, là bien évidemment il sera déjà trop tard pour penser à se procurer une meilleure huile

    Jamais bien évidemment l’atome ne suffira pour un tel monde, allons plutôt de nouveau nous en procurer chez les meilleurs marchands de la terre.

  48. Le comble du cynisme dans une région sinistrée sur le plan de l’emploi et polluée par deux centrales nucléaires toutes proches :
    Non seulement on sacrifie la vie et la santé de la population, mais on veut encore l’irradier davantage :
    La profession d’avenir pour les déjà irradiés : échafaudeur nucléaire, formation généreusement offerte :
    http://www.leboncoin.fr/emploi/192758524.htm

    1. « vous devez être minutieux, sérieux, débrouillard, vous avez un bon esprit d’équipe… »

      on peut envoyer son cv tout-de-suite …et n’oubliez pas : pas le droit de refuser une offre d’emploi ! que demande le peuple ?

      Au bon coin .

      Si no lo veo, no lo creo !

  49. Je remets ma question au bon endroit.
    Les dernière nouvelles :
    http://english.kyodonews.jp/news/2011/04/85532.html

    Je suis un peu perdue, avant il annonçaient le taux de radioactivité en Sievert, et je commençais un peu à comprendre… et maintenant ils annoncent des chiffres de dizaines de fois plus élevés que la semaine précédente tout en donnant les chiffres en becquerels :
    “Selon les derniers résultats, un échantillon d’eau souterraine, datant du 6 avril, prélevés à proximité du bâtiment de la turbine du réacteur n ° 1 a montré de l’iode 131 à 72 becquerels par mètre cube, avec un niveau de concentration de plus en plus haut à 400 becquerels à partir de mercredi. Le niveau de concentration de césium-134 a augmenté lui de 1,4 becquerels à 53 becquerels”.

    HELP

    Par ailleurs, je remarque qu’il leur faut plus d’une semaine avant d’avoir les résultats des échantillons prélevés, cela veut-il dire qu’au jour le jour il patauge dans l’inconnu ?

    1. Pourquoi tant de temps avant les résultats ?

      Car ces résultats sont les résultats de prélèvements analysés en laboratoire.

      Ils permettent de répertorier l’ensemble des radioéléments présents.

      Les autres sont des mesures prises à la volée et ne servent qu’à avoir une indication sur l’intensité instantanée de rayonnement utile pour la radioprotection des personnes.

      Pour les niveaux, je parle sous couvert des spécialiste car les centrales ne sont pas le métier, mais d’un point de vue général les concentrations des produits de fission évoluent dans le temps en fonction de plusieurs choses : la concentration de ce qui les produit, de leur période propre et de la période des éléments qui les produisent.
      Pour simplifier, si au bout d’un moment, fonction des temps de période de la source et de ce qui est produit, cela se stabilise pour réamorcer une descente c’est que la quantité de source n’augmente pas par rapport à ce qui est produit.
      Sinon c’est qu’on continue à alimenter en source.
      Les physiciens du domaine pourront préciser s’ils le souhaitent, car c’est assez compliqué sans maths.

      1. Les béquerel ?

        Un béquerel c’est une désintégration/s.
        Lors de cette désintégration un rayonnement énergétique est émis : les fameux alpha, béta, gamma.
        Lorsqu’il rencontrent un obstacle, ils déposent cette énergie plus ou moins localement et font des dégats.
        Plus il y en a plus il y a de dégats et plus c’est néfaste.

        Les béquerels internes que je qualifient de naturels (potassium 40 et et autre) créent des dommages internes « naturels » car les cellules sont conçues pour palier à leur présence.
        Ces béquerels ne sont pas les seuls à créer des dommages, d’autres facteurs en créent aussi.
        Quand des béquerels exterieurs viennent se surajouter les mêmes mécanismes sont sollicités et la cellule a donc plus de « travail » à fournir pour palier au problème.
        Là où les embêtements arrivent, c’est que comme tout mécanisme, même conçu par la nature, il peut y avoir erreur, c’est ce que l’on appelle une mutation.
        Et qui dit mutation dit possibilité par une chaîne événementielle particulière de développer un cancer.
        On comprend aisément que plus les dommages augmentent plus les réparations peuvent être erronées et plus un cancer a de risque de survenir.
        Et on comprend aussi que ce n’est pas un phénomène linéaire à partir de 0 car la cellule est capable de réparer mais pas tant que cela et en plus c’est propre à chacun.

    1. l’info n’est pas reprise sur la page en anglais du site d’ITER-TASS () , la source de l’agence de presse bulgare.

  50. On dit que la dernière chose à mourir, c’est l’espoir…mais pour certains cela semble être plutôt l’illusion…
    Enel voit toujours un avenir pour le nucléaire en Italie
    ROME, 14 avril (Reuters)
    L’Italie, elle-même sujette à des secousses sismiques, est le seul pays du G8 à ne pas produire d’électricité d’origine nucléaire.
    Le président du Conseil Silvio Berlusconi espére toutefois que 25% de l’électricité consommée en Italie soit à l’avenir issue de l’énergie nucléaire.
    Le français EDF (EDF.PA: Cotation) est associé à l’italien dans le projet de relance nucléaire, qui prévoyait initialement le lancement des travaux en 2013 et le début de la production d’électricité en 2020.

  51. @Gouwy + Yvan
    J’ai trouvé (extrait ci-dessous) des propositions de Denis Consigny sur son blog pour améliorer à l’avenir la sécurité des centrales. Je suis contre l’énergie nucléaire mais je me rends bien compte que nos dirigeants ne vont pas l’abandonner en un an… Alors je me demande si ce type d’approche est juste? Avez-vous envie de nous donner un avis là-dessus? Ce type de solution est-il crédible?

    « Je ne suis pas spécialiste de l’énergie nucléaire, mais j’ai quelques connaissances dans le domaine de la sûreté de fonctionnement. Les Experts ont toujours déclaré : « il sera possible de faire face à toutes les situations pouvant survenir au cœur des réacteurs puisque (sauf à Tchernobyl et dans quelques antiquités) ces coeurs sont placés à l’intérieur de doubles ou triples enceintes de confinement ». Pourtant, il me semble logique de faire remarquer qu’à cette sécurité de fin de chaîne, il serait préférable de substituer une sécurité amont comportant au moins 3 niveaux : puisque l’expérience monte que le confinement ne suffit pas, il faut mettre en oeuvre par exemple la séquence sécuritaire suivante : non-échauffement + refroidissement + confinement.

    Le non échauffement devrait être l’alfa et l’oméga de la chaîne de sécurité. On sait que la descente des gaines de protection permet d’éviter la propagation des neutrons d’un crayon à l’autre à l’intérieur du cœur d’un réacteur mais que, même dans ces conditions dites d’arrêt, un réacteur à eau bouillante ou pressurisée continue à produire 6% de sa puissance thermique du fait de l’échauffement résiduel interne des crayons qu’il contient. Cela représente une quantité d’énergie considérable, qui provoque assez rapidement la fusion du cœur dès lors que l’on se trouve dans l’impossibilité de faire circuler à l’intérieur et en périphérie de ce dernier un fluide de refroidissement en quantité suffisante.

    Il doit être possible d’assurer la sûreté de fonctionnement au niveau élémentaire, celui des empilements de combustible. On devrait par exemple pouvoir équiper chaque crayon, qui est une mini enceinte scellée, d’un dispositif mécanique interne permettant d’écarter les pastilles empilées et/ou de cartouches de type sprinkler remplies d’absorbeurs de neutrons sous forme liquide, gazeuse ou poudreuse. De tels dispositifs inhibiteurs pourraient être déclenchés automatiquement dès lors que la pression ou la température à l’intérieur d’un crayon atteindrait un seuil donné : si aucun de ses composants ne peut, par construction, dépasser une valeur critique, le cœur sera préservé en toutes circonstances, et nous avec lui …

    Un circuit de refroidissement de secours pour une chaîne de sécurité crédible

    Le refroidissement représente un deuxième niveau de sécurité également indispensable. Il est étonnant, dans tous les sens de terme, de constater qu’il n’existe pas, dans les centrales actuelles, de circuit de refroidissement totalement indépendant du ou des circuits de transfert thermique entre le cœur et le générateur de vapeur. L’expérience montre que les incidents ou accidents pouvant conduire à l’indisponibilité du fluide de refroidissement sont multiples et que la géosphère et la biosphère font ensemble preuve dans ce domaine d’une imagination très supérieure à celle de la noosphère. Un circuit de refroidissement de secours, utilisant d’autres entrées / sorties, un autre fluide, d’autres moyens de circulation et d’autres échangeurs (aérothermes ?) que le circuit principal apparaît donc comme un maillon indispensable de ce qui pourrait être une chaîne de sécurité crédible.

    Enfin le confinement est effectivement indispensable (les réactions en chaîne n’émettent pas que dans le spectre thermique !) et il n’est pas douteux que sur ce critère, les EPR seront plus sûrs que les actuelles centrales Françaises, elles mêmes supérieures aux centrales japonaises qui sont très au dessus des réacteurs de type Tchernobyl. Mais l’expérience nous montre que le confinement est une réponse à ce point insuffisante aux problèmes de sécurité des réacteurs nucléaires qu’il faut parfois le reconstituer avec des moyens de fortune après de terribles accidents dont les conséquences dans l’espace et dans le temps confinent, quant à elles, à l’indescriptible et à l’inchiffrable.

    Ces pistes de refondation de la doctrine de sûreté de fonctionnement des réacteurs nucléaires qui nous alimentent en électricité et, depuis que nous avons pris la mesure de leur vulnérabilité, en angoisse ne sont peut-être pas les bonnes. Peut-être ne peuvent elles pas déboucher sur les indispensables opérations de rétro-fits des centrales existantes qui permettraient de ramener le risque à un niveau de probabilité acceptable, compte tenu de l’importance et de la dissémination du parc. L’important est que ces pistes soient explorées en urgence, en parallèle avec des dizaines ou des centaines d’autres, par celles et ceux qui détiennent, tout autour de la planète, les connaissances et le savoir faire relatifs au feu nucléaire. A eux de transcender leur erreur d’appréciation collective en inventant, fabriquant et installant les extincteurs dont les centrales sont dépourvues. Si l’objectif de sortir du nucléaire est inaccessible à court terme, celui de tout faire pour minimiser le risque nucléaire devrait être aussi consensuel que mobilisateur.

    Trop cher ? Les financements internationaux et la matière grise affectés au projet ITER me semblent pouvoir être immédiatement captés pour être consacrés à ce problème dont la résolution aussi rapide que possible conditionne rien moins que l’habitabilité de notre petite planète : entre la réduction du risque aujourd’hui avéré de survenance de nouveaux Fukushima et quelques mois ou années de retard supplémentaires pour le démarrage du prototype de l’hypothétique prochaine génération de générateurs qui promet (en vertu du complexe de Prométhée ou dans le cadre d’une démarche digne de son frère Epiméthée*) de réaliser le rêve de la fusion, le choix ne devrait pas être très difficile. »

    * Littéralement : celui qui réfléchit après coup.

    1. Inutile de modifier les empilements de pastille, les barres de contrôle arrêtent totalement la réaction de fission en chaîne. Les MW restants sont dûs à l’énergie thermique emmagasinée dans le coeur et le circuit primaire, et surtout à la désintégration des produits de fission (les plus actifs disparaissant vite, ce flux d’énergie diminue avec le temps).

      Quant au refroidissement de secours, il existe une possibilité d’arrosage du coeur par l’extérieur, encore faudrait-il qu’elle puisse se faire sans électricité, gravitairement, depuis un réservoir en point haut et avec des tuyauteries à toute épreuve et en double.

      1. les barres de contrôle arrêtent totalement la réaction de fission en chaîne

        sauf à Tchernobyl où leur début d’insertion provoqué par le déclenchement manuel de l’arrêt d’urgence a provoqué l’excursion de criticité …
        La conception a été modifiée.
        Refroidissement gravitaire, je souscris, il faut aussi tenir compte des tremblements de terre pour ce dispositif..
        Le minimum est un refroidissement résiduel totalement passif par convection naturelle thermosiphon au niveau du coeur et conduction à l’extérieur.
        Faire reposer la sécurité ultime sur une permanence d’énergie c’est une forme d’inconscience, c’est pourquoi le confinement est un leurre

    2. Complètement partisan de ces solutions.
      Et même mieux car je préconise des arrêts volontaires afin de tester en vraie grandeur les systèmes périphériques avec redémarrage possible des circuits principaux à tout moment.

      Surtout qu’un système de refroidissement de secours même transportable est possible. En industrie, j’ai fait réaliser des équipements pires que ça pour les plateformes pétrolières.
      Mais là, ils ont l’argent…

      Même chose pour des groupes électrogènes.
      Il faut les prévoir complètement submersibles (en local étanche) et redémarrable une fois que la vague est passée.
      Cela est non seulement possible mais se doit d’être testé en vraie grandeur aussi.

      Le souci est que la privatisation d’EDF bloquera certainement ces investissements sécuritaires car l’entreprise doit se montrer la plus rentable possible. (voir Tepco…)

      1. Autre « détail », les technologies pour des transferts de fluide même particulièrement radio-actif en tuyauterie souples sont réalisables en modifiant certaines couches qui résistent au transfert des hydrocarbures.
        Ces couches destinées à résister à des températures et pressions énormes peuvent être remplacées par des couches bloquant les radiations.
        Surtout qu’une entreprise française est à la pointe dans ce domaine…

      2. Précision…

        Aux Canaries, une falaise sous-marine est prête à s’effondrer. Cette falaise est assez massive et le gouffre sous-marin assez profond pour provoquer une vague de cent mètres à l’origine.
        La Bretagne est à 2 300 Kms des Canaries.

        Mais. Vous n’êtes pas sans connaître l’effet de concentration d’une onde dans une anse.
        Soit, après avoir submergé le Portugal, cette onde serait concentrée dans l’anse entre la Bretagne et la pointe extrême nord du Portugal.
        (voir Biarritz pour le surf)
        Soit, la centrale du Blayais serait totalement submergée.

    3. Il n’y a de travail pour personne là dedans. En tout cas pas pour un physicien.
      Tout ça c’est de la spéculation de bas étage !
      Personnellement, j’essaye de me cloisonner à ce que je connais. Je ne suis pas économiste ou médecin, j’évite de parler d’économie ou de médecine.

      1. Approche déterministe (technique, physique, ) contre approche probabiliste.
        Je vois que ce débat éculé est encore d’actualité, c’est dommage.
        Faut dire que D-Croissance y a été un peu fort, prendre de l’argent à ITER pour faire de la « sureté de fonctionnement » sur des technologies dépassées, on frise le sacrilège.
        Ceci dit, Gouwy a raison sur un point, ce ce sont pas du tout les mêmes compétences, d’ici à dénigrer…..

    4. @Didier Cavard, fuku, Yvan, Gouwy: merci pour vos réponses
      @Gouwy: je suis un béotien, c’est pourquoi je me permets de poser parfois des questions idiotes, quite à passer pour un c..
      J’assume! 🙂

  52. Il semble qu’il y ait du nouveau concernant la piscine numéro 4: en plus des 1131 barres de combustible usagé s’y trouverait 204 barres de combustible neuf!
    Avec une possible reprise de criticité peut-être déjà amorcée à la clé!
    C’est Dominique Leglu qui donne l’info sur son blog:

    http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/04/15/fukushima-suite-32-nouveau-danger-des-reactions-de-fission-d.html

    Apprécions la vie en attendant la mort!

    1. Pris la main dans le sac ! L’exploitant, en disposant des barres neuves dans la piscine pour une manipulation toute temporaire, n’avait évidement pas suivi la démarche intellectuelle proposée par P.J., a savoir, que va t il se passer si je ne peux pas remettre rapidement les barres dans le cœur… Si ce fait est avéré, la reprise de criticité est inéluctable, et va remettre fortement en cause une présence humaine sur le site. Un site dans cet état sans présence humaine, cela va forcément s’arranger en pire…

    2. Ce qui correspondrait au fait bien expliqué par Gouwy que le combustible repart sous eau par 1/3 dans la piscine, en sens inverse il doit en être de même du combustible neuf (du MOX ? Il y avait des gens d’Areva sur place …)

    3. Qu’est que ça change que le 1/3 neuf soit dans la piscine plutôt que dans le coeur ?
      C’est même normal et souhaitable qu’il y soit.
      Normal parce que un coeur déchargé et par définition en attente de chargement (donc le 1/3 neuf est en attente dans la piscine jusqu’au moment où il est chargé).
      Souhaitable parce que dans la piscine il est accessible. Si il avait été dans le coeur le problème aurait été exactement le même (il aurait fallut le garder noyé, faire circuler de l’eau…) mais dans un environnement très réactif, très chaud, très confiné …
      Dans la piscine, il est possible de le conserver dans un grand volume et faire circuler de l’eau.
      En plus, il reste toujours possible d’espérer l’extraire !

      Si il entre en phase critique, alors il l’aurait fait bien plus facilement et bien plus rapidement si il avait été dans le coeur.
      Au moins, on est sûr que dans le coeur il n’y a que les zones 1 et 2, c’est un dire un chargement minimal (environ 60 tonnes) et le moins réactif car déjà partiellement usé.

      1. Autrement dit (dans ces conditions critiques) mieux vaut avoir un coeur sous l’eau mais à l’air en piscine accessible qu’à l’intérieur des « confinements » constitués par la cuve d’acier et l’enceinte béton ?

      2. Merci Gouwy vous nous épatez chaque jour un peu plus! Vous avez le don de rendre les choses compliquées plus simples! Je pense que cette histoire de combustible neuf dangereux dans la piscine mais moins que dans le coeur n’allait pas de soi pour beaucoup d’entre nous…

    4. Entre 2 maux …
      Ca produira les mêmes effets mais sans confinement, on évite le problème de l’explosion de « type mécanique » !
      De plus, si la criticité vient de la proximité des barres, il est peut-être toujours possible de trouver une solution pour les « écarter » ou les extraire. Peut-être ???
      Dans le coeur, elles auraient fusionné depuis longtemps et initié un corium !

      1. Très juste. Once again.

        Par contre, je te t’explique pas la « délicatesse » vu les sources neutroniques de l’ambiance…

        Même un transistor garni au plomb ressortirait avec des trous de fromage helvétique…
        Tu sais, là où ils planquent les milliards « venu d’ailleurs »… 😉

  53. Japon: l’opérateur de la centrale versera 12 000$ à chaque ménage évacué

    De The Associated Press – Il y a 25 minutes

    TOKYO — Le ministère japonais du Commerce a ordonné à l’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, endommagée lors du tsunami du 11 mars, de verser l’équivalent de 12 000 $US à chaque ménage forcé d’évacuer à cause des fuites radioactives.

    Le porte-parole du ministère, Hiroaki Wada, a annoncé vendredi que le gouvernement avait ordonné à Tokyo Electric Power Co. de verser les dédommagements le plus rapidement possible.

    Les personnes seules forcées d’évacuer recevront quant à elles l’équivalent de 9000 $US.

    Le porte-parole a précisé qu’il s’agissait d’un accord provisoire et que d’autres dédommagements étaient attendus.

    Quelque 48 000 ménages vivant à moins de 30 kilomètres de la centrale de Fukushima Dai-ichi seraient admissibles au dédommagement.

  54. Melting of Japan plant’s fuel rods confirmed
    irishtimes.com
    Friday, April 15, 2011

    The head of the Atomic Energy Society of Japan, Takashi Sawada, said yesterday that fuel rods in reactors 1 and 3 have melted and settled at the bottom of their containment vessels, confirming fears that the plant suffered a partial meltdown after last month’s huge earthquake and tsunami.

    Lawmakers and council members are debating a so-called “disaster tax” to pay for the cost of rebuilding, including an immediate 4 trillion yen (€33 billion) relief package. “All the people should support and share the burden,” said Makoto Iokibe, a senior adviser to the prime minister.

  55. Attention, danger ! C’est vers la piscine de l’unité n°4 de Fukushima que les regards convergent aujourd’hui avec une nouvelle inquiétude. S’y déroulent des réactions en chaîne dégageant une très forte radioactivité ! Des niveaux “100 000 fois supérieurs à la normale”, selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise NISA (…)
    FUKUSHIMA (suite 32) NOUVEAU DANGER. Des réactions de fission dans la piscine n°4
    http://sciencepourvousetmoi.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2011/04/15/fukushima-suite-32-nouveau-danger-des-reactions-de-fission-d.html

  56. Vendredi 15 avril, aucun nouveau commentaire…, aucun rapport de Tepco sur les travaux et l’état de la centrale sur leur site…??? hou! hou!

    1. La nuit les modos dorment… un sommeil bien gagné après avoir lu et validé des tas de posts et surveillé les discussions (je le sais pour l’avoir fait sur un forum pendant des années).

      1. Ils le méritent et ont tout à y gagner. La modération aussi par voie de conséquence!! En tous cas j’en profite pour le/la/les remercier une fois de plus pour ce travail extraordinaire et qui en éclaire probablement plus d’un 🙂

  57. 50 000 T d’eau fortement contaminée, on réfléchi à transformer le site de la centrale en site de stockage de déchets nucléaires (NHK)

  58. 600 millions de $ au total à raison de 12 000 $ pour les familles, 9000 $ pour les personnes seules
    comme une indemnisation forfaitaire sera offerte par l’opérateur sur injonction du gouvernement, aux personnes déplacées et confinées
    50 % de touristes en moins
    50 % des étudiants étrangers en programme d’échange sont repartis.
    (NHK)

  59. Bonjour,
    Une question pour les spécialistes : le combustible d’une piscine peut-il former un corium? Et si oui, sous quelles conditions?

    Autre chose, qui rejoint la question de Fuku, on a l’impression que l’enceinte de confinement est une bonne chose en fonctionnement normal mais devient un problème en cas d’accident.

    Enfin, j’ai cru comprendre que l’enceinte comportait un « couvercle » et que celui ci peut être « ouvert ». J’ai aussi cru comprendre que le meilleur allié face au risque de criticité et de formation de corium serait l’acide borique. Est-ce que chaque centrale n’a pas d’importante réserve de ce produit? N’y a t il pas de procédure pour injecter massivement ce produit dans le « coeur » de chaque réacteur? (en France et ailleurs). Si non, est-ce que cela ne devrait pas être envisagé en plus des mécanismes de refroidissement de secours?

    Voilà, quelques questions de néophyte pour les spécialistes que je remercie de leurs témoignages et de leurs efforts pédagogiques.

    1. Un corium, c’est un état.
      Tout combustible en fusion est un corium.
      Si 10 kgs fondent, on a un corium de 10 kgs. Si 100 tonnes fondent, on a un corium de 100 tonnes.
      Les températures sont les mêmes, la seule différence étant la « quantité d’énergie » qu’ils sont capables de délivrer et donc, les quantités de gaz qu’ils délivreront, les dégâts qu’ils occasionneront, l’énergie qu’il faudra pour les éteindre ….

      L’autre point de différence est la surface sur laquelle tombe le combustible en fusion.
      Dans un coeur (cuve), 30, 40 ou 70 tonnes tombent dans le fond en une seule masse en raison de la forme de la cuve et parce le coeur présente une section relativement petite (tout tombe au même endroit, aidé par la forme concave de la cuve).
      Dans une piscine, on peut penser que chaque barre ou chaque « groupe de barres », formerait un « petit corium personnel ».
      Je mets ça au conditionnel car on n’a pas de modélisation de la fusion de combustible dans une piscine et on n’en a jamais connu.

      C’est comme entre le petit et le grand brûleur de votre gazinière. La température est la même mais avec le petit, on ne peut pas chauffer 1 litre d’eau aussi vite qu’avec le grand.
      Après, c’est une affaire de temps, de réserve de gaz et de quantité de chaleur fournie.
      Avec le petit brûleur on pourra peut-être parvenir à chauffer 20 litres au bout d’un temps T mais sans doute pas 100 litres parce que la dissipation sera plus importante que la chaleur fournie.

      comme avec la flamme d’un briquet, qui a pourtant à la même température que le brûleur, on ne pourrait pas chauffer même 10 cl !

    2. Il y a bien sûr un système d’injection d’acide borique dans ce type de centrales mais pas assez pour refroidir, c’est prévu pour fonctionner dans un circuit fermé.
      Dans une piscine pleine d’eau avec le combustible bien rangé pas de risque de corium. Dans une piscine à sec avec le combustible en vrac comme il l’est depuis les explosions, tout est possible, mais les piscines japs ne sont pas à sec.

      1. On peut, avec une probabilité moindre que les explosions des toits alors que le niveau des piscines était bas.

  60. Ajout, à destination particulière de Zorg et le cas échéant de Gouwy, enfin des spécialistes du nucléaire :

    Comme beaucoup de gens la catastrophe (si c’est classé niveau 7 je crois qu’on peut employer ce terme sans controverse) de Fukushima me pose pas mal de questions en ce qui concerne le nucléaire civil (je veux dire : la production d’électricité par la nucléaire). Le sujet s’impose à moi depuis le 11 avril – et je suis heureux de trouver une information claire et plus complète, moins partielle et partial que dans la presse papier (ou TV).

    Par ailleurs j’ai bien compris que vous souhaitiez vous « positionner » sur le terrain scientifique, des faits – et des modélisations.

    Toutefois j’aurais aimé avoir, si cela vous est possible, votre position personnelle quant au développement de l’énergie nucléaire en France et dans le monde. Je suis conscient que c’est un sujet polémique et que je vous demande un avis bien subjectif mais en quelques mots et en pastichant le discours pronucléaire : pensez vous que le jeu en vaut la chandelle ?

    On voit beaucoup fleurir l’argument selon lequel les autres sources d’énergie comportent des risques et sont aussi cause de mortalité et de malheur – tout en apportant leurs bienfaits. Mais ce qui me parait spécifique et très défavorable au nucléaire, à moi béotien, c’est la durée de nocivité de certains matériaux radioactifs (du fait de la demi-vie longue des certains isotopes).

    Par ailleurs j’observe que s’agissant du nucléaire il y a comme un pari sur la dangérosité et le caractère difficilement maîtrisable de « l’opération ». Je veux dire par là que l’enjeu même est de rendre sécurisé quelque chose d’à priori considéré comme ne l’étant pas. Il y a quelque chose d’étrange dans la surenchère sécuritaire propre à cette filière, je ne sais pas si je parviens bien à rendre compte de ce paradoxe et du malaise qu’il me communique.

    Voilà, des points subjectifs sur lesquels je serais désireux d’entendre l’avis de spécialistes – de personnes de la partie, techniquement.

    Merci.

    1. Arfff.

      Bien sûr que TOUT peut être toujours amélioré au niveau de la sécurité.
      Si vous n’avez pas fait d’études d’ingénieur, il faut que vous sachiez qu’une partie conséquente des études est la maîtrise du risque.
      Pourquoi.
      Tout simplement parce que certains édifices romains tiennent toujours debout.
      Ca parait idiot..??

      Alors juste une chose : les Romains ne connaissaient absolument pas la notion de risque. Mais ils avaient des esclaves et des matériaux de façon illimitée.
      Hors, les temps ont changé.
      Ce qui fait que vous devez concevoir n’importe quel objet de façon à ce qu’il soit le plus « optimisé ».
      Soit, avec le « moins » d’argent possible, estimer de façon PRECISE quel est le risque « acceptable ».

      Voilà.

      Mais maintenant, commencer à divaguer sur l’ « acceptable » ou non, ça, je le laisse à plus « experts » que ma petite personne…
      Je ne fais pas dans la subjectivité, seules les équations sont vraies.

      1. Je retrouve souvent aussi ce phénomène en Bretagne.

        Les édifices qui ont le mieux résisté sont ceux construits pendant les périodes riches de la Bretagne.
        Et c’est loin d’avoir été toujours le cas…

      2. Le problème de l’optimisation coût/risque c’est que justement cet art aboutit inéluctablement à diminuer le coût et maximiser le risque. La différence avec les Romains, outre le manque de moyens de calcul d’optimisation obligeant à prendre plus de marges, donc involontairement moins de risque, -nous avons progressé- c’est aussi la vision de la durée d’utilisation de l’investissement sans doute plus longue dans la civilisation de l’époque.
        Par ailleurs la notion de risque ne devait pas être totalement absente, ne serait-ce que par l’assurance maritime, à moins que ce soit les Grecs….
        Pour le bâtiment il est vrai que les méthodes traditionelles qui subsistent, les plus chères sont les plus sûres, mais cela est basé sur l’expérience de longue durée, pour le nucléaire nous ne l’avons pas encore.

      3. Yvan, je suis totalement d’accord avec ton affirmation comme quoi tu ne donnes JAMAIS dans la subjectivité.

      4. Shima…
        Nous ne l’avons pas encore…??? Et mes fesses.

        Tu vas donc pouvoir m’expliquer pourquoi les pilotes de F1 ne meurent plus beaucoup…

        A idiot, idiot et demi !

        On nous prend pour des blue bite, Shima. Tous simplement. Et pas tout.
        Car TOUT est une question de fric.

      5. Les romains, les romains… Vous êtes marrants… Tout ce qu’on en voit, c’est ce qui ne s’est pas cassé la gueule sur ceux qui le construisaient ou l’utilisaient !

      6. Bonne remarque, ce que je voulais dire c’est que dans 200 ans on saura quelle était la meilleure approche Graphite (Tchernobyl), BWR (Fukushima), Westinghouse (TMI, France), EPR ..
        La taille peut aussi être un facteur de risque par extrapolation au lieu d’interpolation, la cathédrale de Beauvais (trés grande) s’est effondrée.

    2. « …/… pensez vous que le jeu en vaut la chandelle ? »
      Tentative de réponse, à l’emporte pièce, au regard du retour d’expérience actuel et qui n’engage que moi :
      – d’un point de vue économique : oui
      – d’un point de vue environnemental : non et dix fois non
      – d’un point de vue énergétique : oui ou non, que choisissez vous ?
      – d’un point de vue risque : Grande question philosophique et vaste débat …
      Tant que l’on se focalisera sur le premier critère, à mon sens, « nous » (la société) ne serons pas capables de faire les bons choix.

      Point de vue économique :
      Les centrales françaises sont globalement amorties, leur prolongation de vie est donc rentable, même au prix d’opérations de maintenance très lourdes, non prévues initialement, telles que le remplacement des GV (Générateur de Vapeur) … Dans les cartons, il est même envisagé de remplacer les cuves, dans l’optique de prolonger la vie des centrales à 60 ans au lieu des 20 ans en scénario nominal !!!
      En fait, plus on prolonge la vie des centrales, plus c’est rentable …

      Point de vue environnemental :
      Un des problèmes, comme vous l’avez bien compris, ce sont les « déchets » radioactifs, qu’ils résultent d’un mode de production « normal » ou d’un accident dans le pire des cas.
      Certains « déchets » (issus du combustible, des consommables, ou d’éléments structurels d’une centrale, activés par rayonnement induit) resteront radioactifs et particulièrement nocifs pour le vivant des milliers d’années, et objectivement, on ne sait toujours pas réellement les « traiter » …

      En fait, on reporte le problème aux générations futures, en espérant qu’elles auront développés des technologies capables de …

      Autre problème, la dissémination incontrôlée des matières radioactives (sans parler de nuages) : à titre d’exemple, vous savez sans doute que tous les équipements contaminés ayant servis lors des travaux post accidentels de Tchernobyl ont disparus … Ou sont ces équipements ? Peut être, en partie, dans vos couverts fabriqués je ne sais ou à partir d’inox récupéré sur le site ? Comment le savoir ? C’est impossible … Et n’imaginez pas vous doter d’un « compteur Geiger » (pour très mal nommer l’appareil adéquat) pour détecter le problème, car pour l’étalonner et avoir une mesure fiable il vous faudrait une source radioactive calibrée !

      La radioactivité peut perdurer des siècles, sans que l’on (le commun des mortels) puisse savoir réellement ou ni en quelle quantité elle se trouve, avec des conséquences particulièrement pernicieuses sur la santé et la survie du vivant (tout règne confondu {animal / végétal}) à long terme.
      Voir à ce sujet quelques infos ici chapitre « Effet sur la santé des rayonnements »

      Point de vue énergétique :
      La capacité de production (en termes de puissance fournie) des centrales nucléaires, au regard des besoins actuels et futurs (tels qu’anticipés), n’est pas remplaçable en l’état actuel des technologies alternatives, c’est un fait avéré par les spécialistes sérieux.
      Nous étions exportateurs net d’électricité il y a quelques années, nous sommes importateurs net actuellement.
      La seule vraie question, qui se pose d’ailleurs pour d’autres types d’énergies, est : la société est elle prête à diminuer fortement sa consommation ?
      C’est un véritable changement de paradigme … et de société …

      Point de vue Risque :
      C’est avant tout un choix de société par rapport à la notion de « risque acceptable » .

      La notion de « risque » résultant du produit de la probabilité d’occurrence d’un événement par la quantification des conséquences …

      Pour simplifier la compréhension :
      Exemple 1 :
      – conséquence accident évaluée à 1 (sur une échelle donnée)
      – probabilité d’occurrence évaluée à 1 / 100
      risque = 0.01 x 1 = 0.01
      Exemple 2 :
      – conséquence accident évaluée à 100 (sur la même échelle que précédemment)
      – probabilité d’occurrence évaluée à 1 / 1 million
      risque = 0.000001 x 100 = 0.0001
      Dans l’exemple 2, le risque est moins élevé, par contre, si l’événement survient, les conséquences seront bien pires !

      La notion d’ « acceptable » variant fortement géographiquement et temporellement : Ce qui est acceptable ici ne le sera pas ailleurs, ce qui est acceptable aujourd’hui ne le sera plus demain ou inversement …

      Cette notion même de « risque » est très peu comprise par la population, ce qui permet aux tenants du pour ou du contre de communiquer dans un sens ou dans l’autre en fonction de leurs intérêts …

      Tout n’est qu’art de communication, ainsi je pourrais vous faire choisir l’inverse de ce que vous voulez réellement :
      Si je vous présente un choix entre un produit peu risqué qui rapporte beaucoup et un autre plus risqué qui rapporte moyennement, lequel choisirez vous ?
      Le premier sans aucun doute … Et pourtant, au regard de la définition que j’ai donné plus haut, le choix s’avérera peut être mauvais … Tout dépend de l’ampleur des conséquences de l’accident associé au produit vendu, s’il survient …

      Pour conclure, à titre purement personnel :
      J’ai vécu le nucléaire de l’intérieur pendant quelques années,
      je suis entré dans la filière sans à priori, confiant,
      j’ai occupé un poste plutôt intéressant me permettant de comprendre l’intégralité du process au même titre que les opérateurs de conduite (nda : les agents qui pilotent le réacteur),
      cette expérience m’a conduit, outre le cumul de doses par rayonnements directs, à être contaminé extérieurement superficiellement,
      j’en subirai peut être les conséquences dans quelques années, ou peut être pas …
      J’ai vécu l’évolution de la politique de maintenance des centrales nucléaires avec pour leitmotivs « maintenir mieux pour moins défiabiliser le matériel« , comprendre « espacer certaines opérations de maintenance, pour optimiser les couts« , « confier les opérations aux entreprises expertes qui maitrisent mieux les choses« , comprendre « sous traiter pour optimiser les couts » …

      Bref, je suis venu, j’ai vu, et pour finir, ça m’a déplu … et je suis parti, sans regret ni amertume …

      Fort de cette expérience, qui m’a permis d’appréhender le domaine avec, je pense, objectivité et aujourd’hui un certain recul, je pense personnellement qu’il serait sage de sortir du nucléaire au plus vite au mieux, mais cet avis n’engage que moi …

      1. > Les centrales françaises sont globalement amorties, leur prolongation de vie est donc rentable,

        … mais d’un point de vue economique aussi, une catastrophe coute *tres* cher, et plombe considerablement le gain fait ailleurs. Il faut aussi compter ce cout quand on fait un bilan economique, pondere par la probabilite que la catastrophe arrive; mais calculer cette probabilite? Si on fait comme les assurances, a partir des accidents reellement survenus dans le domaine, elle n’est peut-etre pas si petite que ca…

      2. Le confort de l’investissement réalisé pour la rente, c’est effectivement une cause généralisée.
        Et les scientifiques, mais les financiers, peuvent toujours piaffer…

        Un examen de conscience s’impose, il faut par les effets savoir qu’il est extrêmement difficile, dans quelconque diffusion, de remettre en cause la rente.

        Par exemple, je viens d’entendre Renaud Camus, avec Alain Finkelkraut faces à Manuel Valls, revendiquer pour sa candidature à la future élection présidentielle sa particulière « in-nocence », sorte d’effet renversé de celui qui sait quelles sont les valeurs héritées, celles qui ne doivent pas disparaître, ce qui révèle le danger de l’envahissement par toutes sortes d’origines en présences qui ignoreraient ces valeurs, autant d’origines qu’il convient conséquemment d’éradiquer….
        C’est ma traduction, j’assume…
        A ce degré d’intellectualité, on se demande que vaut quelconque science, et même les apparitions qu’elle propose!

        Il est par exemple difficile de faire admettre de tous bords, que les zones à urbaniser en priorité (ZUP) au sortir de la guerre, avec l’abbé Pierre et Claudius Petit, elles furent brusquement érigées avec l’idée que leur financement serait réalisé en trente ans.
        Elles furent imaginées provisoires, tellement d’avance leurs défauts furent patents…

        Soixante année plus tard, leurs répartitions en gestion politique étant réalisées, l’appareil de leur gestion par les bailleurs sociaux étant en place, il n’y eut que la difficile réhabilitation par lifting de ces coquilles.
        Tandis que les Bernard-l’Hermites, à peine humains transitaient là, il fut quand-même décidé de détruire quelque-unes parmi les coquilles.
        Et cela ne se fit pas sans douleurs, parmi leurs proches ou anciens occupants.

        S’il faut revenir à Renaud Camus, excellent représentant de ce qu’il convient d’appeler « les attachements » incontournables, cet auteur-candidat à la candidature a commis un livre sur la réhabilitation d’une maison de correcte facture dans une campagne française.
        Sûrement la proposition des artisans qui lui fut faite avait de quoi choquer son sens de l’esthétique.
        Cependant, en face de cette carence en proposition, la carence en moyens de financement, depuis ce propriétaire, mais depuis la capacité de proposition des artisans, cela fut une somme de silence assourdissant….
        Pourtant, il aurait suffit de pas grand chose en moyens d’argent pour que la ruine esthétique inhabitable de cet auteur-propriétaire, devienne une demi-ruine esthétique et habitable par les moyens d’autres ou les mêmes artisans , si ces mêmes n’étaient pas trop psycho-rigides.

        Par ces exemples, on se rend très bien compte qu’il est toujours difficile de renoncer aux attachements, qu’ils enserrent des nantis, qu’ils enserrent des démunis.
        En réalité, il ne sert pas à grand chose de les attaquer frontalement ces attachements: on ne fait jamais le poids.
        Si cela est, on ne peut compter que sur les extinctions….
        Pourtant, et j’ai beaucoup aimé la dernière vidéo de vendredi de Paul Jorion, il y a toujours la possibilité de l’examen des consciences, et sa remarque que les indications les plus novatrices apparaissent, en des lieux apparemment incompatibles.

        Le besoin de maîtrise, répandu mais contradictoire, il lui faut aujourd’hui envisager les modalités de sa diffusion, de sa répartition.
        Le monde politique n’y parvient pas, se trouve alors désigné tous azimut.
        Bien sûr cela est dangereux, bien plus que des centrales de production d’énergie.

        Alors, avec l’idée de la rente, justement dite pour les modèles reconduits et améliorés, comme aujourd’hui à replâtrer pour sûreté des réacteurs de 900MW il y a longtemps apparus et jamais détrônés, le communiqué du 15/4 de l’ASN n’imagine rien d’autre que la reconduite de ces réacteurs.
        Jamais il n’est osé de jeter, ou ne pas jeter, le bébé de l’énergie nucléaire avec l’eau de son bain!: quelle nouvelle répartition pour la puissance du potentiel nucléaire?

        Revenant aux habitations, mais est-ce tellement différent, Fessenheim sera démantelée, j’en fait le pari, autant que des barres d’habitations HLM furent implosées.
        Mais quelles autres habitations adviendront, et quoi finance leurs études?

  61. Un ami m’envoie cette image incroyable de deux étoiles à neutrons qui entrent en collision. Il s’agit d’une stimulation réalisée par la Nasa la semaine dernière et qui montre deux étoiles à neutrons entrant en collision. Ces « bursts » (autrement dit, les sursauts de rayons gamma) représentent des énergies inouïes — autant en une seconde que notre galaxie n’en émet en une année ! On croit qu’ils sont émis quand de très grosses étoiles en fin de vie se ratatinent jusqu’à former un trou noir.

    La matière est si belle et nos centrales nucléaires sont si laides et handicapées !
    Si ce n’est le procès de l’énergie nucléaire, au moins tâchons de faire celui du grand bricolage industriel cupide et désinvolte !

    Grand bricolage qui ne rend pas hommage à la science, loin s’en faut.

    1. Mouaip, tout est subjectif… surtout en matière de goût.
      Personnellement, je trouve ça beau une centrale nucléaire, surtout les cheminées avec les volutes de vapeur d’eau…
      O_O »
      désolé….

    2. « Il s’agit d’une stimulation réalisée par la Nasa »

      « Quand le sujet de l’énonciation (l’animal que nous sommes) surgit de manière intempestive – comme le ferait une éructation ou un pet – sous la forme d’un lapsus dans le récit où est mis en scène le sujet de l’énoncé (l’homme auquel nous nous identifiens), c’est l’inconscient que l’on observe à l’œuvre, à savoir simplement l’écart entre les deux. »

      Paul Jorion, Le capitalisme à l’agonie, p. 305 😉

    3. Grand bricolage qui ne rend pas hommage à la science, loin s’en faut.

      Un peu comme pour mosanto. faut pas trop dire du mal des marques non plus.

  62. Après la cynique proposition d’emploi d’échafaudeurs nucléaires avec une formation généreusement offerte pour les habitants de Poitiers qui ont déjà le bonheur de s’irradier au quotidien entre Civaux et Chinon-un peu plus, un peu moins- des protestations commencent à s’élever de la part des personnels considérés comme de la « chair à centrales nucléaires » .
    Un article intitulé « les petites mains du nucléaire veulent être respectées  »
    http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2462601&rubId=4076

  63. Savez quoi ? Moi j’la trouve belle ma centrale de Golfech. Infiniment plus que toutes les cathédrales gothiques de France, de Navarre et d’ailleurs (beurk). Je veux qu’on en prenne bien soin. Et qu’on la casse jamais ! que mes arrières-arrières-petits-enfants puissent la visiter dans cent ans et faire du skate dans les tours de refroidissement de 180 mètres de haut. Notre Dame à nous…

    1. En fait, vous avez (encore) raison !
      Du coup, après mûre réflexion, je me dis que nous devrions organiser sans plus attendre des visites guidées de nos si jolies centrales françaises. Avec des cars de touristes en rang d’oignon, de vrais guides des Monuments Historiques et tout le discours soporifique qui va généralement avec. On pourrait même imaginer un Grand Musée du nucléaire, qui serait inauguré en grandes pompes avec tout le gratin d’Areva dès 2012 par notre président fraîchement réélu, Nicolas Sarkozy. Le Musée des Centrales, ça s’appellerait. Le conservateur en chef, un ex des Mines, aurait acquis à prix d’or (presque 3000 euros l’once à présent…) un tout petit bout du réacteur n°4 de la magnifique centrale antique de Fukushima-Daiichi au Japon. On mettra tous de seyants petits masques sur nos nez en plus des gros écouteurs habituels sur les oreilles. Gouwy aura enregistré un truc très pro sur la modélisation du désastre. Ce sera à la fois minimaliste, surréaliste et expressionniste. Une sorte de manifeste de l’art total en somme. Et beau à en mourir avec ça. Qu’est-ce que vous en pensez, Vigneron ?

      1. Bonne idée Martine !
        Mais les visites de centrales, en 1985, ça se faisait déjà. En voyage scolaire, depuis le Gers, j’ai visité Feyssenheim. J’avais les boules !

        On nous conditionnait à devenir de bons sur-consommateurs d’énergie, en nous certifiant une parfaite sécurité des installations.

      2. @Ecodouble

        Mince alors, j’aurais jamais imaginé qu’on ait pu emmener de gamins visiter des centrales nucléaires en voyage scolaire… Déjà que les momies au musée botanique et le Grau-du-Roi en février…

  64. Si l’on part du principe que l’énergie nucléaire est quelque chose d’horriblement dangereux, néfaste, épouvantable, malin…
    On peut en déduire à voir ce qui est en train de se passer à Fukushima, que le challenge économique et technologique au service de la société mondialisée, est encore loin d’être gagné.
    Mais maintenant que la course est engagée, il n’est plus possible de faire marche arrière en claquant des doigts.
    Donc, il va falloir faire appel à tout le savoir possible récupérable sur notre planète pour trouver les solutions à cette gangrène. C’est possible, j’en suis sûr… Peut-être.
    Drôle de challenge en tous cas.

  65. @ Vigneron

    Quel nu ! Quel air !

     » Le long des Golfe (ch) chclairs ..  »
    Et vous y TRENET bcp par là ??
    Blague ..

    Vive PILES à COMBUSTIBLE .. !!

    1. Le pire c’est que c’est un copain à Hulot.

      Spécialiste de l’énergie, un écolo lobbyiste du nucléaire, y en a. Si si.

      1. Un scanner = 80 mSievert et c’est polytechnicien, écolo.

        Je retiens aussi le cancer normal dû à la radioactivité et toujours normal quel que soit la dose, blanc donc.

        par contre Un scanner = 80 mSievert c’est de la désinformation.

        Un scanner = 10 mSievert max et c’est un corps entier.

        C’est déjà assez, pas la peine d’en rajouter.

    2. Le pire c’est que des bons professionnels existent et qui enseignent correctement les choses.

      Si eux n’y ont pas accès c’est dans un but.

      Des polytechniciens enseignent à des polytechniciens ce que des avocats véreux leur ont dit de colporter.

    3. Le terme est maladroit, il aurait pu dire « non-accidentelle » ou « hors pollution » puisque la part médicale est une exposition radiologique volontairement acceptée.
      Dans le cadre d’un cours préparé c’est même très maladroit.

      1. Et le scanner à 80 mSievert c’est préparé c’est sûr.

        Au delà de cela montre que le cancer est une maladie mal connue.
        Car dire que les cancers ne sont pas plus graves quel que soit la dose c’est un peu osé.
        Qu’est-ce qui est plus grave qu’un cancer ?

        Ce qu’il appréhende mal, et tous les scientifiques qui ne sont pas allés au contact des gens touchés, c’est qu’effectivement c’est stochastique mais c’est pas stochastique pour la personne qui est touchée.
        Elle, sa probabilité elle l’a exprimé comme 1, comme la certitude.

      2. @Hervé

        Vous devenez vraiment pénible avec votre cancérophobie mon vieux. Je vous plains sincèrement.
        S’il y a une chose dont on est sûr à propos des conséquences humaines de Tchernobyl, ce n’est surement pas l’augmentation des cancers en Europe, c’est les dizaines de milliers d’IVG provoquées par des mouvements de panique absurdes et infondés, de la Grèce jusqu’aux pays scandinaves. Il n’y en eut pas ou très peu en France, merci M Pellerin, point.

  66. Le lobby nucléaire ne perd pas de temps. A peine plus d’un mois après le tsunami on trouve dans les rayons des librairies un bouquin d’Allègre (membre de l’académie des sciences est-il précisé à la suite de son nom) pour nous expliquer les bienfaits du nucléaire. La quatrième de couv parle de raison qui doit l’emporter sur l’émotion. ça me fait tout drôle, moi qui viens de terminer « L’erreur de Descartes. La raison des émotions » du neurobiologiste Antonio Damasio.

  67. c’est marrant j’y pense , sur la tour de refroidissement de Cruas sur l’autoroute du sud (montelimar) il y a un enfant qui fait des châteaux de sable, c’est un signe !!!!!

      1. @RolandT

        Bien vu !
        Je n’ai pas d’explication, mais pour avoir examiné la photo avec un logiciel de retouche d’images (PaintShop Pro, zoom à 400%), on remarque que chaque « pixel mort » fait parti d’un « petit groupe » de pixels, le tout ressemblant un peu à un artefact JPG.
        Même remarque si le pixel en question se situe sur une zone relativement homogène de l’image.
        De plus, le « pixel mort » est toujours en périphérie du « petit groupe ».
        Le zoom permet de faire apparaître d’autres anomalies identiques, mais moins marquées.
        Ce sont juste des observations, si quelqu’un de plus documenté à une idée…

    1. On n’a pas du lire le même bulletin. S’il n’est pas alarmiste et reste très factuel, rien ne permet de dire non plus qu’il est optimiste. Même le moins du monde.

    2. Ce qui est très curieux, c’est qu’à cette date les communiqués de presse du japon avaient déjà signalé que le pompage autour du réacteur n° 2 n servait à rien puisque le niveau d’eau dans la nuit de jeudi à vendredi était revenu au même niveau qu’avant le pompage. Signe que la fuite continuait.
      L’ASN à totalement éludé ce petit inconvénient …

      1. La fuite continue. Pour autant, ca ne veut pas dire que le pompage est inutile, c’est autant d’eau tres radioactive qui ne part pas dans l’ocean.
        D’ailleur, ils pensent que c’est parce qu’ils ont colmate la breche qui laissait couler cette eau radioactive les jours precedents que le niveau monte aussi vite dans le tunnel.

        Par contre, la turbine ne peut plus contenir plus de flotte, et il va falloir tres vite preparer les citernes ou autres pour continuer.

  68. Sur le site de l’IRSN je viens de trouver çà
    http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/irsn_accidents-graves-reacteurs-a-eau-bouillante.pdf
    http://www.irsn.fr/FR/Documents/FAQ_31mars2011_japon_installations-surete.pdf
    http://www.irsn.fr/FR/Documents/FAQ_31mars2011_japon_environnement.pdf
    http://www.irsn.fr/FR/Documents/FAQ_31mars2011_japon_radioprotection.pdf
    Peut être déjà signalés
    certains sont datés du 30 mars et en sont encore à l’évaluation 6 mais les questions réponses et schémas m’ont parus intéressants.

    1. Merci pour le lien que pour ma part je n’avais pas relevé.

      Sous le titre il est possible de cliquer sur « since march 11 » pour lancer une animation comprenant tous les tremblement de terre enregistrés depuis cette date sur la zone. C’est assez impressionnant.

  69. En France, les grands médias font silence, car ça y est, on le sait enfin, la Média-activité à une demi-période de 15 Jours !. En un mois, elle est déjà dans le bruit de fond de l’actualité « naturelle ». !!!

    Pour l’instant la Toile s’agite, et, telle une araignée de la communication, elle prend dans ses fils irisés mais solides les réflexions de la contestation. Patience et prudence s’imposent donc. Car à la dose de radiation devra s’ajouter la dose de courage nécessaire pour faire changer les choses, Japon en tête.
    (article Le Post )

  70. C’est normal, C’est prévu pour :
    La démarche de sûreté en vigueur :

    La démarche de sûreté en vigueur impose à l’exploitant de garantir, sur la base d’hypothèses très pénalisantes, la résistance de l’installation à des accidents de référence, et de démontrer que des dispositions suffisantes sont prises en terme de conception et d’exploitation pour que les conséquences de ces accidents soient acceptables.
    Les « études probabilistes de sûreté » complètent cette approche : sont envisagées et combinées des défaillances matérielles et des erreurs humaines pour évaluer la probabilité de conséquences inacceptables.
    Ces deux approches n’étudient toutefois pas les scénarios d’accidents dont la probabilité d’occurrence est extrêmement faible.

    CQFD
    Les situations catastrophiques, sont tellement graves qu’elles doivent rester impensables et surtout impensées,
    étant impossibles leur probabilité est nulle, il n’y a alors pas besoin de s’en soucier.

    1. Shima, va falloir retravailler tes cours de proba.

      En proba, tu détermines une « occurrence » MAIS aussi le niveau de fiabilité de ton calcul.
      Les deux données étant complètement différentes.
      Aussi différentes que la conductance d’une résistance par rapport à sa précision.

      Là, en nucléaire, il n’y a malheureusement pas assez d’accidents pour déterminer la précision d’un accident de niveau assez grave.
      Donc, la subjectivité est majoritaire.

      Tout simplement.

      1. @Yvan intervalle de confiance Wikipedia est mon ami
        avec S=2 accidents N= 443 centrales
        p=S/N on a p= 0,45 % meilleure estimation
        pour un intervalle de confiance de 95 %
        intervalle = 1,96 x rac((S/N)x(1-S/N)/N) soit pour l’intervalle +/- 0,624%
        c’est suffisant pour dire qu’à 95% de confiance le taux d’accident est < 1,07%.
        pour un intervalle de confiance de à 68 %
        intervalle =- rac((S/N)x(1-S/N)/N) = 0,318 % à 1 sigma
        soit l'hypothése d'un taux de défaillance par centrale de compris entre 0,13 % et 0,768% se voit accordé un taux de confiance de 68 % sur la base du sondage effectué sur 443 centrales pour lesquelles 2 sont accidentées .
        En supposant une loi normale ..
        C'est vrai si on veut plus de précision il faut attendre d'avoir plus de données …(et d'accidents)

        autre lien :
        http://en.wikipedia.org/wiki/WASH-1400 :

        Specifically, the report concluded, using the methods and resources and knowledge available at the time, that the probability of a complete core meltdown is about 1 in 20,000 per reactor per year.

        In 1978, the review group appointed by the NRC and led by Professor Harold Lewis of the University of California concluded that « the uncertainties in WASH-1400’s estimates of the probabilities of severe accidents were in general, greatly understated »

        Tout celà avant Three Miles Island.

        http://en.wikipedia.org/wiki/Nuclear_safety

        An interdisciplinary team from MIT have estimated that given the expected growth of nuclear power from 2005 – 2055, at least four serious nuclear accidents would be expected in that period.

        et aussi
        http://en.wikipedia.org/wiki/State-of-the-Art_Reactor_Consequence_Analyses

        Il faut garder un peu de subjectivité, la précision apparente des chiffres n’est souvent qu’un artifice rhétorique de modèles ad hoc et de méthode GIGO (Garbage In Garbage Out).

    1. C’est qd meme curieux la similitude de FUKU et de l’ Atlantide des Grecs !
      une ile qui domine le monde grace a une énergie tirée d’un minerai …mais qui finit par exploser …et couler l’ ile ……..

      1. Bien vu, Kercoz.

        Surtout qu’avec les évacués, tu as autant de villages de tentes qu’en Grèce. (2nd degré).

        Là où tu vas devoir me donner de sérieuses explications est que le pays qui contient le plus de SDF est les US, mais celui qui contient le plus de réacteurs est la France…

        Je veux donc bien considérer que les US soient une île à par entière par leur sécurité d’immigration, mais considérer la France comme une île, là, j’ai un vache de mal.

        Donc, vas-y, explique.

      2. La similtude n’est valable que pour le Japon qui est une grande ile et dont les légendes sont basées sur une disparition de l’ile …..C’est un mythe rémanent et fondateur chez eux (parait il )

  71. Je sais pas si vous avez remarqué mais nous avons un incident nucléaire de niveau 7 sur les bras et si vous débarquez de la lune et ouvrez un journal mainstream aujourd’hui vous ne le saurez pas. Nulle trace de cette affaire, vu son peu d’importance sans doute.

    1. Quant à moi, lorsque je parle de cet accident entre amis ou collègues, j’ai l’impression d’être un extra-terrrestre car tout le monde a déjà tourné la page.
      J’en arrive à préférer me taire tout comme au sujet de la crise économique et financière qui fait elle aussi partie du … passé.
      Ne gâchons pas les premières journées ensoleillées.

      1. @jeanpaulmichel
        Vous n’êtes pas le seul si ça peut vous rassurer! Si vous parlez à un enfant des dangers de l’accident de Fukushima vous remarquez qu’il vous écoute et comprends vos inquiétudes. Parce qu’il accepte la réalité, il accepte ce qui est…tout en étant « dans son monde » à d’autres moments de la journée. Si vous parlez de la même chose à beaucoup d’adultes vous avez l’impression de vous adresser…à des enfants! La plupart des adultes sont « dans leur monde » tout le temps ou presque. Quelquefois il se passe quelque chose qui les remue, le décès d’un proche ou la douleur d’un divorce par exemple, et ils sortent de leur bulle pour un temps, ils voient le monde tel qu’il est pour un moment. Mais l’heure de la série TV approche, ou celle de la météo, ou celle des commissions à l’hypermarché…et brouille à nouveau la perception de la réalité.

        Si vous parlez de Fukushima vous faites du catastrophisme, si vous parlez des dangers des OGM aussi, de l’épidémie de cancer aussi etc…bref, vous êtes un rabat-joie! Les catastrophes n’intéressent le public que si elles passent au journal de 20 heures…si elles ne sont pas médiatisées ce ne sont pas de vraies catastrophes mais si elles sont médiatisées il faut bien que les gens comprennent qu’ils n’y peuvent rien et que leurs comportements ou leur indifférence ne sont pas même un peu coupables…le public doit bien comprendre aussi qu’il ne lui sert à rien de changer lui-même ou de changer les choses, parce que ça ne sert à rien et que nous vivons dans le moins mauvais des mondes possibles!

        Pourtant de quoi la société a-t-elle besoin? D’hommes et de femmes lucides, courageux et volontaires qui prennent leurs responsabilités, qui acceptent les dangers du monde, pour mieux les effacer. C’est parce que nous fermons les yeux que nous allons dans le mur. Si nous ouvrons les yeux nous voyons le mur approcher de plus en plus vite et nous agissons pour limiter la casse.

        Que devons-nous faire? Tenir! Il reste des adultes responsables sur cette planète et d’autres peuvent être convertis. Nous devons faire ce que nous pouvons et essayer d’ouvrir les yeux de notre entourage. Tout le système est bâti pour que les choses ne changent pas, il y a trop d’intérêts en jeu pour que l’immobilisme ne soit pas encouragé…mais la vie est changement. Si nous n’initions pas des changements positifs nous subirons (nous subissons déjà en fait) des changements désastreux.

        Juste un mot au passage sur ce système capitaliste si pervers qu’il a su créer un monde d’illusions plus vrai que la réalité. C’est très vrai et on comprends que beaucoup y succombent! Parfois je lis le blog pendant une heure puis je discute à mon travail ou avec des amis et je ne sais plus où j’en suis pendant quelques minutes…Le Japon risque vraiment de disparaître dans les radiations? Quelle importance puisque Arsenal a battu Valence (je dis n’importe quoi je ne connais pas le foot)? On en arrive à se demander si la réalité n’est pas dans la pub avant le film de la soirée et dans le résultat du tennis plutôt que dans le danger d’une alimentation toxique pour l’homme par exemple…
        C’est comme si le système en place distordait notre perception de la réalité pour lui substituer une autre « réalité » plus acceptable, par le biais des distractions et divertissements multiples. Le capitalisme semble modifier notre perception cognitive. Mais j’imagine qu’on a dû déjà écrire sur ce sujet et que je réinvente la roue…

        Que devons-nous faire? Il faut résister, tenir, se battre pour que les yeux s’ouvrent et qu’on accepte tous de voir les risques que nos comportements provoquent pour s’en protéger enfin avant le désastre qui est peut-être encore évitable. Il faut résister mais comme je vous comprends, comme la tâche paraît démesurée parfois!

        Courage et amicales pensées à vous tous amis du blog de Paul Jorion!
        Et n’oubliez pas que l’inspecteur Harry ne renonce jamais! 🙂

      2. @jeanpaulmichel
        Frustré de cette indifférence générale aux maux de notre planète, j’ai ouvert un petit blog il y a six mois essayant de transmettre de façon plutôt « légère » les informations qui m’apparaissent importantes sur la situation économique, financière, sociale et environnementale.
        Après six mois donc, je suis très étonné des retours positifs. Des « connaissances », voisins, relations ponctuelles y trouvent une information différente. Ce matin même, j’ai eu droit à un « Maintenant on sait tout ». Très gentil et certainement faux. Mais en même temps chez cette personne une perception de la situation s’est faite, différente des « grands médias ».
        Il est donc essentiel de faire passer l’information.
        Deux points encore.
        1 – Grâce à ce blog je me suis fais un nouvel ami, très précieux et qui collabore ponctuellement
        2 – C’est un bide total au niveau de ceux qui me connaissent depuis longtemps : la famille et les collègues. Quand je dis bide, je pense tabou.
        Ma conclusion : les gens n’aiment pas le changement chez un proche car cela risque de modifier leur mode de perception des choses et donc leur « univers » en très fragile équilibre.
        C’est pour cela que l’espoir existe car le jour ou une personne commence à tirer sur le fil, la trame de l’illusion se défait complètement et rapidement. Les terribles évènements actuels aident à cela quand même.
        Alors dans mon petit monde (relativement) solitaire, quand une ou deux nouvelles lumières s’allument, je me félicite d’avoir vécu une bonne journée et d’avoir un peu contribué à améliorer les choses.

        Que le ciel nous garde en joie.

        Cyrille sur otenkipass.blogspot.com

        ps : Merci à Paul pour son blog

      3. Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

        Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

  72. Il y a bien sûr un système d’injection d’acide borique dans ce type de centrales

    Ca fait bien longtemps que dans ce type de centrale, au Japon comme aux USA, on n’utilise plus d’eau borée dans les piscines !
    L’acide borique ne se dissout pas de façon homogène. Il fallait donc brasser l’eau en permanence pour assurer une certaine efficacité au dispositif. Compte tenu du dispositif de circulation, cette opération était « difficile » et chère car les 2 opérations se « contrariaient ».
    De plus, l’acide borique n’est pas éternel. Il fallait le renouveler régulièrement.

    Par soucis de simplification et d’économie, on a remplacé cette solution par des racks (les casiers contenant les barres en désactivation) en alliage contenant du bore ou par des dispositifs additionnels contenant du bore.
    On a aussi remplacé l’eau par de l’eau déminéralisée, là encore par soucis d’économie. L’eau déminéralisée, souvent récupérée des pluies, n’engorge pas ou moins, les dispositifs comme les électro-vannes ….et donc réduit les maintenances.

    Soit dit au passage, en fonctionnement normal, le débit de circulation dans une piscine de désactivation pour un chargement « normal » (+- 100 tonnes) est de l’ordre de 2 m3 par seconde.
    Le débit dans le réacteur, à une puissance nominale de 500 MW est de l’ordre de 25 à 30 m3 par seconde.
    Ceci pour comparer aux 6 à 9 m3 HEURE, déversés actuellement.

    Autre point, en temps normal dans les piscines de désactivation, on impose une hauteur d’eau au moins égale à celle des barres (donc entre 4 et 5 m d’eau au dessus des barres) pour que la protection contre les rayonnements soit considérée dans les normes. Avec un débit aussi faible que 6/9 m3 heure, il est évident que ce niveau ne peut pas être conservé.

    La question a poser aujourd’hui est :
    Compte tenu que les piscines à Fukushima (toutes confondues) sont équipées pour recevoir du combustible usagé à hauteur de 600 à 700 tonnes (voir un de mes précédents posts), de quelle façon, dans quoi, comment… sont entreposées ou stockées les barres « excédentaires » (pour rappel entre 1600 et 1800 tonnes en tout).
    Elles sont forcément stockées « comme ça peut », sans casiers au bore.

    Si à ça on ajoute le fait que le débit de circulation est de 6 à 9 m3 heure au lieu de 2 m3 seconde (il faudrait au moins 7 à 8 m3 seconde pour un tel chargement de 1500 tonnes)

    Il ne faut pas s’étonner de reprises de criticité !
    Là encore, ce n’est pas un accident !

    1. Je pense que de grosses charges de combustible moitié usé-moitié neuf ne demandent pas un débit de réfrigération supérieur à 500 m3/h puisqu’il s’agit de puissance résiduelle, même si on veut prévenir un échauffement des éléments, mais à condition de disposer d’un ou plusieurs échangeurs aptes à évacuer l’énergie. La phase d’ébullition qui survient si on ne dispose pas de ces moyen de réfrigération, évacue très efficacement les calories et on peut se contenter d’un débit bien moindre si la piscine est restée étanche. Enfin, dans les piscines combustibles les éléments sont en principe disposés de manière à ne pas permettre une divergence. beaucoup d’éléments sont d’ailleurs stockés avec leurs grappes de contrôle insérée. Mais voila…c’est le Japon… et on ne connait pas grand’chose de ce qu’ils ont bien pu bricoler chez eux. On peut compter, et de manière certaine, sur leur courage mais pour l’instant c’est la seule chose qui soit sûre.

  73. Après m’être relu (trop tard), je m’aperçois que je me suis mal expliqué.
    Je ne voulais pas dire qu’il n’y avait pas « le plein d’eau » dans les piscines. Il est certain qu’elles sont pleines puisque les techniciens sont obligés de limiter le débit pour réduire les débordements au minimum.
    Ce que je voulais dire c’est qu’il est bien évident que si 1600/1800 tonnes sont entreposées au lieu de 600/700, le volume d’eau des piscines est par autant réduit (le volume n’y est pas car remplacé par du combustible)
    Or, le volume des piscines est prévu pour 600/700 tonnes.
    Non seulement le débit est nettement insuffisant mais en plus, le volume nécessaire à la dissipation est également nettement en deça des minimums !

  74. Je ne crois pas aux reprises de criticité annoncées ici et là : les énormes flux de neutrons correspondants seraient immanquablement détectés.

      1. Je suis un peu tiraillé, Hermiss, car j’ai tendance à penser comme vous. Pourtant, quelque chose au fond de moi me dit : « non, une centrale mise à l’arrêt et constamment ébranlée par des séismes depuis un mois, des générateurs de secours grillés par un tsunami, des explosions autour voire dans les réacteurs, TEPCO qui veut sauver à tout prix tout ou partie de ses installations et qui tergiverse là où il faut agir dans la seconde, des émissions de radiations continues quoique contenues,… çà ne peut pas finir bien… Ou alors, « ils » auraient raison, nos chers dirigeants : une centrale nucléaire, c’est pas si dangereux en fin de compte ? La preuve, pas de souci, même quand c’est détruit, y a pas de risques. » Vraiment, je ne sais plus trop quoi penser…

    1. Il n’y a pas à croire ou pas croire. C’est de la science, de la physique… pas une religion !

      Il y a les faits :
      – Tepco lui même reconnait l’existence de 38cl dans au moins 2 réacteurs (le 1 et le 4). Le 38cl n’existe pas dans la nature. Il ne peut donc être produit qu’à partir de l’isotope 37 par recapture d’un neutron (pour rappel le 37cl est stable en l’absence de neutrons).
      D’où vient le 37cl ?
      Où trouve t’on du Cl dont environ 25% d’isotope 37 …dans l’eau de mer !
      Vous avez l’explication de la réduction des bouffées neutroniques. Une partie des neutrons est capturée par l’élément 37cl de l’eau de mer pour former un élément instable, le 38cl.

      Où le 37cl trouve il le neutron pour se transformer en 38cl ?
      la seule explication possible est une reprise de la criticité : une re-criticité ou peut-être une criticité qui ne s’est jamais stoppée compte tenu de la faible tenu des barres de contrôle en l’absence de refroidissement.

      – Tepco reconnait également l’existence de 131i et en proportion sans cesse croissante depuis le 11 mars.
      Cet élément a une 1/2 vie très courte (environ 8 jours). Il aurait donc du décroître progressivement depuis l’arrêt de la réaction.
      Si la réaction avait stoppée dès le 11 mars, le niveau en 131i devrait être aujourd’hui à peine décelable (environ 10 fois moins après 3 semaines et 40 fois plus faible aujourd’hui)

      Si il y a une génération de 131i, c’et forcément que des phénomènes de fission, existent.

      Dernier point, il ne paraît pas trop ridicule de prétendre que si des bouffées neutroniques existent, celles si sont passées sous silence (compte tenu de la politique de « communication » de TEPCO et des autorités japonaises depuis le début de ces accidents)

      1/ aucun détecteur courant n’est capable de les déceler.
      2/ si des bouffées neutroniques intenses ou importantes existent (supposons pour faire comprendre que par exemple 1/4 du combustible, soit 400 tonnes soit en re-criticité), alors il s’agirait d’une véritable « bombe à neutrons ».

      Ca expliquerait beaucoup de choses dont l’absurde (apparente) proposition des USA de noyer la centrale dans l’océan par des frappes aériennes ciblées (voir interview de Chris Busby)

      Quoi qu’il en soit, sans tomber dans « l’extrémisme » des USA, il ne fait aucun doute que des réactions en chaîne sont en cours à Fukushima !

      1. Ca expliquerait beaucoup de choses dont l’absurde (apparente) proposition des USA de noyer la centrale dans l’océan par des frappes aériennes ciblées (voir interview de Chris Busby)

        Excellente observation. Mais allons plus loin. La question que pose cette proposition américaine de frappes aériennes sur la Centrale n’est-elle pas principalement : la situation est-elle à ce point désespérée que les meilleurs ingénieurs de la planète ne voient plus aucune autre solution ? Question qui aurait pour corollaire cette autre : et si Tepco ne disait rien, non seulement pour cacher la vérité des faits, mais parce qu’il n’y aurait en fait qu’une seule et unique — et incroyable — chose à révéler au monde entier : nous ne savons toujours pas quoi faire pour mettre fin à ce désastre.

      2. @ Gouwy :
        Votre argumentation est imparable, je pense.
        Le chlore.. J’avais oublié qu’outre l’isotope stable 35, il y en avait d’autres ..
        C’est pour ça que la masse atomique du chlore est donnée à  » 35,5  »

        le Cl 35 ( de Numéro atomique Z = 17 et de Masse atomique =35)
        En effet, il existe aussi un isotope de masse 37
        Donc cet isotope du Chlore + n ( 1 neutron) de charge égale à 0 et de masse égale à 1 =

        en effet, ça donne bien du Chlore 38
        et c’est toujours du chlore puisque :
        Z + à = Z ( c-à-d 17 )

        Dans cette grille de CMTs, m’aperçois qu’on ne peut mettre du texte en indice et/ou exposant .; pas grave !
        Merci

      3. Je suis surpris qu’il n’existe apparemment pas de gros engins télécommandés comme des hélicoptères afin de pouvoir intervenir dans de telles situations .
        Si il est possible d’envoyer des drones au dessus du site pour prendre des photos c’est que des solutions de blindage pour les électroniques sont possibles, alors pourquoi n’ y a il pas dans le monde aucun drone suffisamment gros qui puisse intervenir ?

    2. Je n’y crois pas trop non plus. Pourtant je voudrais être sûr à 100% que le risque de constitution d’une masse surcritique au sein d’un coeur fondu et homogène n’existe pas parce que nous avons prévu une parade. Chose étrange, nous entendons très peu de physiciens sur le sujet.

      Faut-il y voir un signe? J’ai quand même l’impression que nos états-majors ne sont pas plus rassurés que nous et que leurs discours incantatoires « sur nos centrales qui seraient les meilleures du monde » (ce que prétendaient également les américains, les russes et les japonais) sont anxieusement destinés à éloigner la malchance. Un véritable audit impartial sur la sûreté de nos réacteurs s’impose, ne serait-ce que pour tirer un parti intelligent des évènements actuels.

      La production nucléaire crée beaucoup d’emplois, beaucoup plus que toutes les autres filières. Elle assure notre indépendance énergétique et génère beaucoup de richesses pour le pays.
      Raison de plus pour en prendre soin.

      1. RIOU René dit : Elle assure notre indépendance énergétique

        le Niger est un département français ?

      2. Je surexplose.

        Les physiciens (pas Gouwy) redécouvrent la physique.

        Je rigole pas car c’est autant de gens en plus à soigner.

        Faut arrêter là, faut arrêter.

        Je ne suis pas un spécialiste et j’avais compris il y a 15 jours ce que vous venez de comprendre seulement !!!

        Faut se réveiller, c’est pas possible !!!

      3. La production nucléaire crée beaucoup d’emplois, beaucoup plus que toutes les autres filières

        Il semblerait que l’expérience allemande montre le contraire…
        Sauf erreur de ma part (mémoire défaillante dûe au Nikka), le business des énergies renouvelables y a créé, toutes choses égales par ailleurs beaucoup plus d’emplois que le nuke…
        …reste à retrouver où j’ai lu ça…
        >_<"

  75. C’est comme en finance avec la Grèce entre autre, il est évident qu’ils ne pourront comme les irlandais ou les portugais parvenir à rembourser la dette…

    On sait donc en finance comme avec Fukushima avec vos explications que la situation en apparence stable ne peut que dégénérer au gré du temps…

    En finance l’idée est de donner du temps aux banques et aux financiers engagés pour refiler à d’autres leurs mauvaises créances, est ce que l’espoir que le temps affaibli la criticité globale, est ce que toute journée de gagnée est un peu moins de danger par affaiblissement des barres stockées ou fondues…

    Mine de rien entre le début de la crise où on répétait que les prochaines 24 heures étaient crutiales, on a gagné un mois, je sais Gouwy que la décroissance de la puissance des barres est lentes mais n’est ce pas la seule chose que peut faire TEPCO actuellement, espérer donner du temps au temps…

    Je dois reconnaitre que vous nous apportez bcp par vos explications, si rare sur la toile en français, M. Jorion et Leclerc le font pour la finance, plusieurs fois, moi ou d’autres on a demandé leurs avis, ils n’ont jamais réellement répondu…( !!!! ) c’était un soupir de ma part pour ces non-réponses….

    Quant à vous, pour les piscines de la 4 que peut-il se passer de plus grave qu’actuellement, compte tenu des barres neuves, peut-on avoir une réaction limitée qui petit à petit s’étend à toute la piscine ?

    j’ai bien compris que les japonais avaient une information limitée, j’ai pu lire qu’il y avait comme un égoïsme qui se développait contre les personnes irradiées, qu’elles restent où elles sont, franchement n’avez vous pas l’impression que la situation actuelle peut perdurer très longtemps sauf explosion brutale…

    Reste la pollution de la mer, on sait que la chaîne alimentaire est complexe, finalement après Tchernobyl, il s’avère que les personnes touchées sont celles proches de la centrale, à votre avis la pollution peut-elle toucher la planète à terme…

    Je sais et vous l’avez dit que vous êtes spécialiste d’une petite partie du cas Fukushima, je suppose que vous en parlez autour de vous, je pense qu’il y a une opinion de la communauté scientifique à laquelle vous participez dans le cadre de votre travail.

    Question : je ne vais pas vous demandez de faire un pronostic, juste une question est ce que donner du temps au temps comme le fait Tepco est une bonne idée, compte tenu en tous cas du peu de solutions dans un cas aussi gravissime.

  76. @ Gouwy :
    Merci de ces infos !

    1) – J’ignorais que l’eau boriquée ( avec H3 B O3) avait été plutot abandonnée
    – donc des racks de stockage en alliage renfermant du Bore ..

    2)Matériaux : j’ai un peu perdu de vue :

    A une époque, il y avait du B4 C ( carbure de bore) .. de mémoire cela c’était pour un certain type de grappes .;
    car là aussi y avait 2 types de barres : de contrôle .. et de mémoire .. pour l’arrêt .
    ai oublié un peu

    Ces grappes coulissent dans des  » Equipements internes  » ..
    et entre les « PWR françaises » et les  » BWR de Fukushima  » la conception ( et l’implantation) ne sont pas les mêmes .;

    3) Comme les R.C.P ne semblent pas opérationnels ( avec des débits de l’ordre de ceux que vous indiquez .. plusieurs m3/seconde .. ce qui est vrai ..), le refroidissement semble se faire ( essayer de se faire .. plutot) avec des débits de qq m3/heure ..

    La situation n’a pas l’air d’être sous controle
    Bonne soirée !

    3)

  77. Imaginez également la même chose se produire en Chine ou en Amérique, le monde en sera-t-il mieux informé pensez donc surtout lorsqu’il y a beaucoup trop d’intérêts commercial en jeu.

  78. La production de neutron est permanente même dans des installations à l’arrêt. Ce qui pose problème c’est de savoir à quel niveau de criticité on se trouve. La production de neutron est croissante ou décroissante et quelle est la vitesse d’évolution du phénomène? Ça dépend de la géométrie du coeur et de sa composition et de l’état dans lequel se trouvent les 6 réacteurs.
    Beaucoup de questions….peu de réponses

    1. Qu’est ce qui vous permet de dire que le nucléaire assure notre indépendance énergétique?
      Combien la France produit-elle de minerai d’uranium de ses mines annuellement?????

    1. Lorsque l’on voit ces dégats et les solutions envisagées, il est légitime de se poser la question de leur crédibiulité et faisabilité qui décroissent au fur et à mesure que le temps passe compte tenu du cumul des problèmes présents et à venir.

      Quoiqu’il en soit, ils/nous en ont/avons pour des mois voire des années.

    1. Merci dag! Ces photos sont magnifiques et les titres si décalés et poétiques! Dire que tout ça va peut-être disparaître bientôt…quelle absurdité!

  79. Merci à vous tous, en particulier Gouwy, Ivan et Zorg pour vos réponses objectives et subjectives. C’est un peu ce que je lisais entre les lignes et cela conforte grandement mon impression – plutôt intuitive.

    Bonne soirée à tous.

    1. Non ce n’est pas un hasard, que vaut désormais l’immobilier au Japon avec Fukushima ?
      Vous avez déjà vu une banque payer plus que cela vaut ?
      Le Japon est à lui seul un risque systémique imprévu, vive le nucléaire aux mains du profit, vive la culture du travail avant tout, vive la bêtise humaine.
      Et pour produire quoi, des tas de choses inutiles et stupides et pas un seul robot capable d’intervenir en milieu hautement radioactif !!!!
      BRAVO

  80. juste une remarque générale, les comptes-rendus de François Leclerc sur « LA SITUATION À FUKUSHIMA », ne sont pas dans référencés dans la catégorie « nucléaire » sur le blog, mais uniquement sous « tsunami au japon ».
    Il me semble que cela serait plus correcte de les mettre dans les deux.

  81. Dimanche 17-4 13h : 400 ème CMT ??
    – Hier soir ALLEGRE chez RUQUIER .;
    Il ne me convainc pas ..
    – Edwy PLENEL et NAULLEAU l’ont mis en défaut  » ..

    Nucléaire en France :
    aà historiquement du militaire .. puis en fait  » les mêmes décideurs pour le  » militaire » et le civil
    b) De Gaulle ..
    c) puis vers 1970, des tas de gens du CEA sont arrivés chez FRAMATOMe
    d) 1er choc pétrolier .. – – – >>> MESSEMER Orientation vers nucléaire civil PWR ..
    e) perso suis arrivé chez FRAmatome automne 1975 etc ..

  82. François Leclerc et les autres
    Votre travail est magnifique .
    1) Il y a des contributeurs orientés selon différents axes
    – en 1er lieu : Gouwy et d’autres , qui connaissent bien la technique
    Certains .; j’ai les noms à l’esprit , à 1 moment .. puis le lendemain .. non ..
    Qu’ils m’excusent ..
    Le stress que me cause FUKUShima .. fait que  » mon cerveau est encombré
    2) comme ai travaillé dans le nuke ( ce qui nétait nullement mon rêve .. car il y règne un état d’esprit ..  » pas cool  » .. ), me dis que :
     » pour chasser mes cauchemars, devrai écrire 1 book
    Bref

    3) Il ya des contributeurs qui ont le mérite de surfer pour trouver des liens, des bribes d’info
    qui se posent des questions, qui en posent à Gouwy et à d’autres
    4) ./; à 2010, ai l’impression que :
    Français sont + préoccupés ..
    2010 = ma nouvelle habitation .. avais encore impression que Français encore assez insouciants ( des fêtes .. toute occasion était bonne.. )
    là , malgré beau temps n’ai pas le même vécu .. bref ..

    Est ce le 400 ème this time ?,
    Bonne semaine à tous

  83. Ne serait il pas possible de noyer le corium dans le sable ,et de vitrifier tout ça ,quelle réaction avec la silice ,quelqu’un à t il des infos ?

    1. @Ardent Dubuisson:
      Non ce n’est pas possible. Relisez tous les commentaires de Gouwy sur ce fil et sur les autres « La situation à Fukushima » et vous comprendrez pourquoi…
      Il faut faire cet effort de recherche…les experts du blog ne peuvent pas tout réexpliquer à chaque fois!
      Cordialement.

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