L'actualité de la crise : VOUS AVEZ DIT ARISTOCRATIE ?, par François Leclerc

Billet invité

Parmi les idéologues qui, en toute indépendance d’esprit, pilotent la Banque centrale européenne (BCE), il n’est plus besoin de présenter son président, Jean-Claude Trichet, ou celui qui devait lui succéder, Axel Weber. En revanche, Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire, gagne a être lu.

Dans une interview au Monde daté de vendredi, il vient de résumer en une seule phrase la principale conclusion qu’il tire de la crise financière, caractérisée par une hypertrophie de la dette privée : « les pays doivent être moins libres d’émettre de la dette ».

Pour y parvenir, sa vision de l’avenir s’appuie sur deux piliers : l’automaticité des sanctions affectant les pays abusant de la « flexibilité d’augmenter les déficits publics », et la création d’une « agence européenne de la dette indépendante » (sur le modèle de la BCE), « qui lèverait les fonds à la place des États ». Ceux-ci perdraient donc leur indépendance fiscale au profit d’un organisme inaccessible et probablement aussi opaque que ne l’est la BCE.

Il a été rarement explicité avec autant de clarté les rêves les plus fous des néo-libéraux.

Dans le même journal, sous le titre « Une autre révolution fiscale est possible ! », Elie Cohen, bien connu des plateaux de télévision, et Philippe Aghion, professeur à Harvard, publient une tribune critique de la réforme fiscale proposée par Thomas Piketty, lui attribuant toutefois confraternellement, ainsi qu’à ses co-auteurs, « rigueur, sérieux et compétence académique ».

On ne discutera pas de la compétence académique des auteurs de l’article – Elie Cohen est directeur de recherches au CNRS – mais l’on se permettra d’être interloqué par leur argumentation, laquelle repose, de manière particulièrement caricaturale, sur la défense du système fiscal suédois, car il « veille à éviter une taxation abusive des revenus », parce les Suédois savent « ce qu’est une économie ouverte et veulent encourager l’entrée sur leur sol d’entrepreneurs innovants ». L’objectif poursuivi étant de « ne pas décourager l’entreprise et l’innovation », dans le cadre d’une « social-démocratie de croissance ».

Pure fantasmagorie ! « Entrepreneur  », « économie ouverte » et « innovation », des mots magiques sont lancés ! On aimerait que les détenteurs de patrimoine, tous ceux qui courent après l’optimisation de la rente financière, les entendent. Les entreprises qu’ils fréquentent de préférence sont les fonds de gestion privée et l’unique innovation qui les intéresse est celle des instruments financiers qui favorisent les rendements financiers, jusqu’au jour où…

Il va falloir élaborer un corpus idéologique plus consistant pour justifier les rentes de situation, même si elles s’abritent derrière les murs des citadelles que Lorenzo Bini Smaghi propose d’édifier.

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78 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : VOUS AVEZ DIT ARISTOCRATIE ?, par François Leclerc »

    1. Mon Dieu DISSY est ce que rendre les gents TRAVAILLEURS au service d’une minorité est un idéal ?
      Le Chômage est juste une INVENTION ..
      Le travail une SERVITUDE.
      Gagner sa vie ,A MDR ,vous avez gagner quoi?
      Vous avez raison de dire qu’il y a 22% de gents sans emplois ,même que sans emplois c’EST CHOUETTE de vivre ..
      Demandez à ceux qui sont heureux de voir les autres travailler..

      1. à Cécile

        OUI les gens qui pensent .

        bonheur d’être avec vous sur le blog chère Cécile..
        merchou

  1. Merci
    je n’arrive pas à croire qu’un système financier décide avec ses valets politiques ..
    Cette secte existe vraiment ?

    Pourquoi voter alors ?

    Parler avec ces gents la c’est parler avec le diable,d’Alleur,ils l’ont acheter,tout s’achète..faut juste mettre le prix et comme c’est pas des gents……….

  2. Je trouve que vous faites un peu d’amalgame en parlant des « détenteurs de patrimoine ». Certes, beaucoup se contentent de spéculer, mais il y en a quand même quelques-uns qui ont investi dans le nucléaire…

  3. @ François Leclerc,

    la défense du système fiscal suédois, car il « veille à éviter une taxation abusive des revenus », parce les Suédois savent « ce qu’est une économie ouverte et veulent encourager l’entrée sur leur sol d’entrepreneurs innovants ». L’objectif poursuivi étant de « ne pas décourager l’entreprise et l’innovation », dans le cadre d’une « social-démocratie de croissance »
    =>

    Hélas, cent fois hélas…
    L’esclavagisme à court terme, voilà ce qui nous attend avec de si brillants et bien intentionnés esprits. Comme vous le dites, ils sont sûrs d’avoir raison !
    Ils ont fait la même chose avec l’entreprise ou la notion de liberté d’établissement chérie : où le prétexte de libérer l’énergie d’entreprendre n’a fait que servir de justification à la multiplication des textes normatifs pour favoriser les multinationales. Sans jamais accepter de mettre à jour ni même d’évoquer les véritables problèmes posés par l’entreprise ; le flou juridique sur l’essentiel donnant aux multinationales le plus de latitude possible afin d’éviter les principes encombrant tout en respectant les règles formelles parfaitement inutiles et qui s’avèrent néfastes aux « petits ». La notion d’entreprise doit être revue de fond en comble.

    Ceci étant, il me semble que le projet fiscal de Thomas Piketty ne s’appesanti pas, c’est un euphémisme, sur le problème essentiel de l’évasion fiscale. Or, je l’ai déjà dit, tout l’édifice financiariste repose sur ce concept innovant de paradis fiscal.

    Cdt.,

    1. Je ne suis pas étonné par la position d’Elie Cohen que j’ai entendu récemment pourfendre avec la même foi les solutions de développement économique « vertes » (pour faire court).

      Il faut, systématiquement, utiliser les « vrais » termes en lieu et place de ces succédanés qui font tant plaisir aux croisés du néo-libéralismes qui avancent masqués :
      – » investisseur » doit s’écrire  » spéculateur »
      -« les marchés » doit s’écrire « les banques et fonds spéculatifs »
      -« innovation » doit s’écrire  » produit dérivé »
      – « Taxation abusive des hauts revenus » doit devenir « justice fiscale »
      – « entrepreneurs innovants » signifie « fond de LBO »

      Le projet de Piketty & Friends s’il est perfectible (l’impasse sur l’IS en particulier) constitue, à mes yeux, l’avancée la plus significative dans le domaine depuis de très nombreuses années. On aimerait que les partis de « gouvernement » s’en emparent plutôt que nous concevoir la xème couche dans l’empilement des modifs à la marge et autres niches correctrices des corrections précédentes.
      Ca ne semble pas se préciser (pour l’instant)…

  4. On ne discutera pas de la compétence académique des auteurs de l’article – Elie Cohen est directeur de recherches au CNRS

    Sachant que pour un poste ouvert au CNRS, il y a pléthore de candidats tous aussi légitimes en matière de compétences académiques, on conçoit aisément que l’accession au trône suprême de la recherche est aussi le fruit de considérations politiques, claniques, népotiques.

    1. Non non, pas besoin de partir sur des accusations plus ou moins vérifiables. Compétences Académiques fait très bien l’affaire. Un Acaconomiste quoi. Ou Acaconocrate si vous préférez, pour le dessus du panier, pour les Grands Clercs. J’aime bien Hiérarconomiste aussi, pour les cardinaux. Et bien sûr Yakaconomistes, pour les petits perroquets paroissiaux…

  5. Tout cela correspond bien à la conception allemande, défendue par la petite Merkel: contraindre les autres pays de la zone Euro de faire comme eux, et notamment en ce qui concerne le dumping social et l’abaissement du pouvoir d’achat de la population qui ne vit pas de ses rentes. Ce système est néfaste pour l’emploi et pour l’économie des pays concernés, mais bénéfiques pour certains.
    Les banques allemandes se trouveront dans tous dans la partie avantagée: elles vont récupérer leur argent ou une partie substantielle (en cas de restructuration de la dette), et de plus ils mettront la main sur une partie du patrimoine de la Grèce, puisqu’il est convenu que le pays la mettra en vente ou en gage.

    1. la fuite en avant se terminerait dans le mur? le temps de vider les caisses et on file à dubaï en attendant la fin des ‘évènements’.

  6. Bien vu, Monsieur Leclerc.

    Soit, il va vraiment falloir les déboulonner.
    Je rappelle ainsi la méthode la plus efficace pour démonter un boulon : la méthode Alarache.

    Pas besoin de clef (dont il faut trouver la bonne taille), pas besoin de nombreuses manoeuvres (provoquant une usure prématurée des articulations et des risques d’inflammation des tendons reconnues maladies professionnelles), pas besoin de discours pour convaincre le boulon de se desserrer tout seul, …
    Vous placez un burin à la surface d’appui de l’écrou et vous donnez un coup de marteau efficace.

    Cette méthode (sous copyright international) est aussi largement applicable pour réduire la longueur des rails des trop gros trains de vie, ainsi que faire tomber des murs de protection anti-pauvreté en frappant le pavé perpendiculairement à sa face visible afin de le décoller du béton.

    Nota : c’est à se demander pourquoi mes ainés ont toujours remarqué ma faculté naturelle à la remise en question d’un mur… 🙂

  7. Le retour de la pensée magique via les experts académiques qui mettent la cerise innovation( Qui est contre le progrès ? Les irrationnels. )sur le gâteau à la crème rance des montages financiers et juridiques en tous genres. L’irrationnel revient en courant lors des périodes de troubles, promouvant l’avenir en faisant table rase du passé tout en conservant intact ce passé, un grand tour de force…

  8. ma parole ! ce ne sont plus des banques, ce sont des couveuses !
    Drôlement efficace d’ailleurs, ça éclot sans discontinuer.

  9. Camerron baisse fortement la ‘corporate tax’ UK et enfonce un peu plus l’Irlande!
    Certaines sociétés annoncent déja leur départ d’Eire.

    Ad giant WPP to quit Ireland after UK tax move

    ADVERTISING group WPP plans to quit Ireland and bring its tax base back to Britain, sparking fears that this could be the first of many such moves from this country after the British government signalled on Wednesday that it would ease corporate taxation levels.

    http://www.independent.ie/business/irish/ad-giant-wpp-to-quit-ireland-after-uk-tax-move-2594272.html

    Les banques Allemandes impliquées pour plus de 21 milliards en Irlande!

    GERMAN banks had a €21.3bn exposure to the Irish banking system at the end of last year and were owed another €64.7bn by Irish businesses, it emerged yesterday.

    Details of Germany’s significant interest in the outcome of the Irish crisis comes as the Government pushes European countries to do a deal so Ireland’s debt levels won’t become « unsustainable ».

    http://www.independent.ie/business/european/german-exposure-to-our-banks-at-euro213bn-2594234.html

    Finalement c’est plus l’Irlande qui tient l’Allemagne par les c…que le contraire.
    Remember Argentina…

  10. « Tous ceux qui courent après l’optimisation de la rente financière… ».Le problème c’est que nous sommes otages car nos caisses de retraite et divers organismes publics courent dans cette catégorie.Faites leur confiance en cas d’encadrement ou de suppression de la rente , pour vous expliquer pourquoi ils vont diminuer les retraites et les prestations.

    1. Très bien. N’avaient qu’à demander à laisser leur pognon dans les systèmes par répartition ces pauvres niais, ces « bons citoyens ». Tain, ça non plus j’veux pas crever avant d’lavoir vu ! Voir pleurer tous ces nazes. Qu’ils comprennent bien, bien, bien profond ce que ça veut dire le capitalisme populaire, tous ces bouffons bien empapaoutés.

      1. Je dois dire que j’ai souvent eu l’envie de le formuler comme vous ! Il se trouve que c’est l’effondrement qui débloquera les consciences. Jusque là, on peut se brûler le cerveau et la langue à force d’explications, comprennent rien les « petits » rentiers…

      2. Il n’est assuré en rien que l’effondrement débloquera les consciences tant est fotre la névrose qui se nomme déni.

      3. Je n’ai pas dit qu’il les débloquerait positivement mais le système sera invalidé. Il faudra travailler et lutter à partir de ça…

    2. Le problème , c’est aussi que les systèmes par répartition courent après la rente financière en achetant principalement des obligations d’états à qui l’on demande des rendements élevés car ils ont une note dégradée par des agences de notations qui estiment que ces états ont des trains de vie trop importants.On tourne en rond et les couillons sont toujours les memes.Ama la seule solution est d’interdire les relations incestueuses entre des politiciens ignares, qui ne pensent qu’ à leur carrière et des banquiers qui ont un interet bien compris.

      1. @jacques

        Contresens. Par définition, un système de retraite par répartition ne fait pas appel à la « rente financière », puisqu’une caisse de retraite par répartition ne détient aucun capital, les cotisations étant par principe reversées intégralement sous forme de pensions. Les réserves techniques et de fond de roulement de l’Agirc-Arrco (80 Mrds d’euros), placés à 70% sur des produits de taux et 30% sur des actions et qui représentent un an et demi d’allocations à verser pour ces caisses de retraite complémentaire par répartition, ne font absolument pas de ces organismes des fonds de pension par capitalisation, contrairement aux systèmes d’assurance-vie – 1400 Mrds de réserves, soit de capitaux engagés en France par les ménages sur 3500 Mrds de placements financiers – qui, eux, correspondent bel et bien, de fait, à des sortes de fonds de pension à la française.

  11. @VB
    Je suis d’accord avec vous sur le caractère très particulier du paradis fiscal.
    On y retrouve organisée différemment la culture libérale du navigateur, du pirate, du négociant qui achète ou pille à bon compte ici et revend sans contrôle avec profit ailleurs. Il n’a pas à se soucier du sol et de ses habitants et son habileté frauduleuse et rusée (au sens de la métis des grecs) lui enlève toute compassion pour ceux qu’il a spolié.
    Ces expériences ancestrales construisent encore l’architecture des sociétés humaines. Chaque pratique a son domaine d’excellence et ses caractères nocifs, ses germes destructeurs et néfastes à l’insu même de ceux qui les diffusent innocemment à travers le monde tout en concentrant les avantagesau sein des oligarchies qui peu à peu tentent de se constituer en castes.
    La résistance du PC chinois face aux pratiques démocratiques peut aussi se comprendre comme une tentative de se protéger de la guerre couronnée de succès menée pour corrompre la société chinoise par l’opium par les libéraux occidentaux, négociants, anglais en particulier, .
    Les espagnols ont vaincu les empires aztèques et incas en transmettant des maladies mortelles pour les indo-américains.
    Les anglais ont détruit la puissance espagnole en pillant ses galions et en la ruinant par des prêts usuraires pour payer des guerres dispendieuses. Ont-ils été puni de leurs fourberies?
    Ces méthodes sont bien proches de celles que nous voyons triompher aujourd’hui et je ne suis pas sûr que les ploutocrates qui organisent la prévarication organisée soient vraiment à l’agonie.
    Sans doute cependant beaucoup des plus faibles resteront-ils sur le carreau de ces grands mouvements.

  12. Ce serait la fin des nations. Ce serait un immense pas en avant (dans l’abîme). Nos politiques ne sont pas brillants. Mais là, ils seraient les gardiens du temple, les nounous des peuples qui veilleraient à ce que nous restions sages pour que nos maîtres puissent « entreprendre, innover et faire avancer l’économie ouverte » à nos dépends.
    Ce serait aussi l’aboutissement logique de la situation actuelle. La solution de la crise a été confiée à ses auteurs. Ils n’avaient qu’un chemin possible : aller plus loin. De « grands pas courageux » sont encore possibles. Nous les accepterons contraints et forcés et Le Boucher nous expliquera avec ses collègues que nous le faisons dans l’enthousiasme. TINA n’est pas morte. Toute alternative toucherait à la légitimité auto accordée de ces gens. Ils devraient douter de leurs actes. Impensable. Il ne reste que le chemin : plus loin, plus haut, plus fort.
    Un nazi en avril 45 et un communiste russe en août 89 me reviennent en mémoire. Ils ont déclaré quelque chose comme : « Si nous avons des problèmes, c’est parce que nous n’avons pas été assez nazis (en Allemagne) et pas assez communistes (en URSS) ». Pour ces gens, si nous avons des problèmes, c’est parce que nous n’avons pas été assez libéraux. Ils sont au pouvoir. Nous sommes mal.

    1. c’est que …il y a abus et abus …

      abus de manants conduit au néant
      abus de gueux rend malheureux

      abus de puissants est fort distrayant
      abus de saigneurs se rit du malheur
      comptine :
      tas d’or accumulera
      tant que t’y vautrera
      et pis même, en crêvera
      na !

  13. Comment la financiarisation a tué l’économie.


    Les dirigeants des entreprises, en négociant à leur embauche des « parachutes dorés » indépendants de leurs résultats et qui leur assurent de quoi être riches pour cinq générations même s’ils les mènent à la faillite, ont perdu tout prestige aux yeux des salariés et ont retiré à leur fortune toute justification idéologique; les banques réalisent d’énormes bénéfices (ou d’énormes pertes) avec des produits tellement sophistiqués qu’elles n’en comprennent pas toujours elles-mêmes leur nature exacte, mais dorment sur les deux oreilles en sachant que les contribuables viendront les renflouer si les choses tournent mal ; la production recherche non pas « le produit qui fait progresser l’humanité », mais « le produit qui se vendra grâce au marketing » : l’industrie pharmaceutique cherche un Viagra® pour femmes ou des hypocholestérolémiants qui feront baisser le cholestérol au-dessous de ce qui est nécessaire, l’important étant de convaincre ensuite des centaines de millions de gens de les prendre tous les jours toute leur vie ; l’industrie alimentaire nous persuade d’ acheter des produits « bio », des compléments alimentaires ou des eaux minérales cent fois plus chères que celle du robinet, sans le moindre avantage pour notre santé ; l’informatique nous oblige à acheter de nouveaux ordinateurs, logiciels, smartphones, appareils de photo, dont la plupart d’entre nous n’ont réellement besoin que de 10% des fonctions qu’ils contiennent –mais les modèles qui nous suffiraient disparaissent du marché ; etc.

    http://www.marianne2.fr/Comment-la-financiarisation-a-tue-l-economie_a204208.html

    1. pour l’eau minérale rien n’est moins sûr. j’en bois depuis deux ans et je reconnais en aveugle un verre d’eau du robinet au goût et à sa viscosité. vos reins sont des filtres osmotiques, économisez les, si vous possédez une voiture vous changez les filtres, là ce n’est pas encore possible donc autant mettre de la très bonne huile. (moins de 150 mg par litre de résidu sec à 180°c, 2 litres par jours). s’il n’y avait qu’un seul geste de santé à faire ce serait celui-ci. it’s tea (vert) time. Le midi un verre de bon vin pour l’antigel et roule ma poule.

  14. La grande vague des plans d’austérité est dans cette veine. Réduite le poids des États…mais favoriser encore davantage les rentiers, investisseurs, grosses compagnies, etc.

  15. « les pays doivent être moins libres d’émettre de la dette ».

    Non, les pays ne doivent pas émettre de dette du tout. La dette d’un pays, c’est un impôt a faire payer par les générations futures (ou a ne pas honorer du tout), donc rien ne la justifie.
    Si un politicien fait des promesses de dépenses, il doit mettre les recettes en face immédiatement, et ainsi assumer lui même les conséquences de ses choix lors du renouvellement de son mandat.

      1. On déclare les comptes décalés d’un an pour l’état, Na,
        on crée une année de fric « gratos », et on a une réserve …
        qu’on n’a plus le droit de passer en négatif !

        Faire une crise mondiale pour des chiffres écrits dans des ordinateurs, y’en a marre , quoi,

        Ah, oui, les débiteurs spoliés d’un an de revenu pendant cet astucieux rattrapage, soyons généreux, on leur donne double RSA;

        En réalité, les anciens avaient inventé mieux : voir Jubilée, voir Thémistocle, voir Solon.

      2. c’est pas VRAIS..
        je vous site

        Comment financez-vous les infrastructures ?

        Vivre est déjà pas facile et vous dites comment financer l’enfant qui vas naitre en 2012 ..

        poussez pas le bouchon trop loin svp,on à pas besoin d’emprunts pour vivre la misère.

      3. Quelles infrastructures ? les autoroutes ? les aéroports ? les hopitaux ? le démantélement des centrales nucléaires ?

      4. Comment financez-vous les infrastructures ?

        On les finance par les impots prélevés immédiatement, et non pas par les « promesses d’impots pour les générations futures ». Si le peuple ne veut pas de cette augmentation d’impot, c’est que cet investissement n’est pas considéré comme réellement utile

        Après, que les impots soient prélevés sur les riches, les classes moyennes, les sociétés, …, c’est un autre débat 😉

        Et en période de récession ou de dépression, de très basses eaux fiscales et de fort besoin de relance, on fait comment ?

        On fait autrement, parceque pour l’instant la crise à surtout prouvé que tout l’argent investi en « relance », ça ne fonctionne plus. Du temps de keynes, un dollars investi en relance donnait 2 dollars de pib en plus (je n’ai plus les chiffres exacts, mais l’idée est la), alors qu’aujourd’hui, un dollars investi en relance n’a donné que 0.5 dollars de pib en plus.
        On fait comment alors ? En fait, je crois que le système actuel est fichu parcequ’on veut donner du boulot à tout le monde, mais que les progrès de productivité font que ce n’est plus possible, donc en fait on se pose les mauvaises questions quand on veut « relancer pour créer des emplois ».

      5. Comment financez-vous les infrastructures ?

        On les finance par les impots prélevés immédiatement

        Je crois que quelques cours de comptabilité élémentaire ne seraient pas superflus. Ou alors il faudra bien vous souvenir des mots de Colbert, qui savait ce que coutait Versailles (et les guerres, mais c’est une autre histoire…) à la nation :http://www.pauljorion.com/blog/?p=22533#comment-162751
        «L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris ».

        Quant aux périodes de forte baisse des rentrées fiscales, sans aborder le problème de la relance publique, vous faites comment face au déficit budgétaire inéluctable ? Vous baissez les salaires des fonctionnaires ? Vous licenciez ou supprimez des postes ? Vous augmentez les impôts à due concurrence du déficit ? Vous taillez dans les budgets sociaux ?
        Perso, si on veut pas emprunter dans ces cas là, y compris à un taux de 3,5% – qui correspond comme par hasard au rendement net moyen des assurances-vie gauloises – j’aurais bien une idée pour trouver les financement, mais j’ai peur que la fronde populaire soit cinglante : on surtaxe exceptionnellement de 50% le total des revenus financiers perçus par les ménages français (intérêts, dividendes, plus-values mobilières), soit, par exemple 192 Mrds d’euros en 2008,ou 183 en 2010, revenus financiers auxquels je rajouterais généreusement les plus-values immobilières… Mais rien que sur 192 Mrds, ça nous fait déjà 96 Mrds de ressources immédiates…
        Ce me paraitrait beaucoup plus logique et juste que de devoir leur payer de nouveaux intérêts sur la nouvelle dette à contracter.

      6. @ François Leclerc dit : 25 mars 2011 à 17:32

        Comment financez-vous les infrastructures ?

        La bonne gestion d’un Etat n’est pas différente de celle d’un bon père de famille. Pour bien gérer il convient de prévoir, d’avoir des plans pour programmer ses grandes actions dans le temps. Un bon père de famille, avant de décider d’investir dans un logement, s’entraîne à épargner pendant suffisamment de temps pour
        -d’une part, accumuler un capital de départ suffisamment important pour limiter le recours à l’emprunt et le versement d’intérêts s’y rapportant
        -d’autre part, régler son train de vie de telle sorte que ses remboursements d’emprunt soient si possible inférieur aux sommes qu’il doit consacrer pour louer son logement

        Mais pour qu’une telle attitude soit possible il faut que la pensée dominante soit façonnée en ce sens.

        Or, depuis la fin des années 60, ceux qui enseignaient aux jeunes gens, ou qui s’adressaient aux foules sous forme d’orientations politiques ou syndicales ont prôné la consommation immédiate, on demandé du pouvoir d’achat afin de jouir sans entrave et profiter de la vie présente sans se soucier du futur.

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=22508#comment-162534

        En France, c’est à partir de cette date qu’on a commencé à accumuler de la dette au lieu d’accumuler de l’épargne. Depuis cette date l’Etat dépense plus que ce qu’il recueille en impôts. Cela ne pouvait pas durer toujours

        Cette attitude occidentale n’était pas celle des générations précédentes qui étaient généralement économes, même quand elles avaient de petits revenus et pas de protection sociale. Ce dernier point tendrait à prouver, s’il en était besoin, que le collectivisme est déresponsabilisant. Il asservit en infantilisant les gens détournés de la prise en compte individuelle et collective du futur.

        La Chine et les chinois pourtant placés sous un régime communiste, ne sont pas tombés dans le même travers. Ils investissent, tout en prêtant aux autres. Ils ont compris une chose simple : pour s’enrichir, un pays comme un individu doit travailler beaucoup et consommer peu.
        En tous les cas il ne doit pas consommer plus que ce qu’il produit.

      7. Ou alors il faudra bien vous souvenir des mots de Colbert, qui savait ce que coutait Versailles

        Ca c’est de l’argument. On peut aussi remonter a vercingetorix pour trouver d’autres économistes prestigieux ? 😉
        Vous vous raccrochez à des vieilles notions économiques, alors qu’il faut passer à de nouvelles formes économiques.
        Juste avec les intérêts de la dette actuelle (sans parler du remboursement, innenvisageable en fait), on pourrait financer combien de chateaux de versailles par an ?
        Quelle serait la sanction pour les politiciens si toutes leurs erreurs d’investissements étaient payées cash et non plus en différé ?

      8. @Daniail

        Ha ha ha ha…
        Alouette, gentille alouette,
        Alouette, je te plumerai.
        Je te plumerai la tête.
        Je te plumerai la tête.
        Et la tête ! Et la tête !
        Alouette, Alouette !
        Ha ha ha ha…

      9. @jduc

        Je vous avouerai humblement que l’enseignement inestimable – et seul – que j’ai retiré de vos bavardages blafards était que la capitale propriété de la pathologie capitaliste consistait en ce qu’elle s’attaquait préférentiellement, chez ceux qui en étaient victimes, à ce que nous appelons par chez nous le « capit », soit la tête, et que le mal se manifestait, à un stade clinique assez avancé, par un radotage tout à fait chronique et tout aussi permanent.
        Tiens ! du Mauriac, pour vous, rien que pour vous, tout exprès pour vous :

        « C’est sans doute qu’ils ont du travail, qu’ils ne meurent plus de faim, qu’ils ont arraché en cent ans à la société capitaliste ce peu qui suffit pour attacher l’homme à ses modestes richesses et faire de lui un conservateur. »
        Le nouveau Bloc-Notes (1958-1962)

        « Il eût suffi, pour m’en persuader, de notre vie étroite, de la stricte économie dont ma mère s’était fait une loi. »
        (Le Noeud de vipères)

      10. @ vigneron dit : 26 mars 2011 à 16:21

        Vous m’avez titillez sur l’égalité et vous ai répondu sur le même sujet. Je vous ai démontré que nous n’étions pas tous à égalité de moyens dans la vie, notamment dans l’art de se servir des idées pour manipuler les hommes.

        Vous manquez d’argument pour contrer ce que j’avance. Alors en frère toujours un peu habité par Caïn, vous cherchez à vous en sortir par l’ironie, la mise en cause du radotage d’un vieillard, que sais-je encore.

        Vous ne faites que vous enfoncer en empruntant ce chemin.
        Voulez vous du Victor Hugo pour faire pendant à François Mauriac ?
        Bien fraternellement vôtre.

      11. @Jduc

        Ah parce qu’en plus Môô$$ieur exige que je lui réponde ! Parce que Môô$$ieur pense avoir dégoté – on se demande où ! _ une argumentation à faire danser le menuet à un troupeau entier de Françaises Frisonnes Pis Noirs, je me devrais de lui répondre, et sur le champ siou plait ! Meuuuuuh bougre de moule à gaufre, je réponds si je veux et à qui je veux, et si ça m’amuse cré vindiou de milladiou ! Et si la « démonstration » du zig vaut pas tripette, ben je laisse la communauté seule juge du naufrage en direct live et mon tact comme mon fairplay légendaires m’interdisent d’en rajouter question « j’t’appuie bien la tête sous l’eau mon cochon ! » ou manière « Pan sur le corbillard« .
        Mais bon pour l’occasion, foin de ma bonne éducation ! Et pis ce s’ra vite fait. Et divertissant.
        Or donc Môô$$ieur Jduc nous ressert son couplet sur l’inégalité indépassable et nécessaire, cette fois sur l’air de l’inégalité fonciére des humains devant la création, la manipulation ou la compréhension des idées. Bon. Deux choses juste :
        1) Très bon choix en effet pour soutenir votre thèse si je dois en juger à votre considérable capital en la matière, puisqu’en étirant au maaaaximum votre portefeuille d’idées-forces on aboutit à :
        – « Énergie = Vie »
        – Argent = Énergie capitalisée »
        – « Le Capital c’est Capital »
        – Maman m’a dit « Travaille beaucoup, dépense pas beaucoup ! » ou « Travail = Argent, Argent = Miam miam, dépenser = caca »
        – Maman m’a dit aussi « N’écoute pas les méchantes gens, c’est que des feignants de pauvres tout pleins de jalousie. Ce qu’y veulent c’est rien que te prendre ton argent pour le dépenser avec des filles de mauvaise joie et acheter des écrans plasma et des abonnements pour les téléphone portatiques de leurs bons à rien de mal élevés de communistes et de gaullistes de fils. »
        – « Après 1945 c’est parti en couille et après 68 carrément en quenouille »
        Voilà, on est d’accord, ça fait pas bézef. C’est carrément très pauvre et surtout désespérément statique depuis 70 ans.
        2) Et bé justement c’est parce que cette égalité de moyens, y compris et surtout devant les idées, n’est pas donnée par l’effet de la providence divine, et que l’inégalité issue des conditions de départ de chacun peut être réduite par l’effort de tous, qu’elle n’en est que plus désirable et que tout doit être absolument mis en œuvre, prioritairement, pour s’en approcher autant qu’il est humainement possible. En même temps qu’inversement tous les efforts de ceux qui cherchent à maintenir ou accroitre les inégalités sous l’infâme prétexte qu’elles seraient consubstantielles à je ne sais quelle nature humaine et validées par l’implacable « nuit des temps des hommes de tous temps » doivent être combattus et dénoncés sans relâche. Comme je le ferai avec vous, malgré vous, Môô$$ieur Jduc.

    1. Pas de dettes pour les États, ben voyons ! Et en période de récession ou de dépression, de très basses eaux fiscales et de fort besoin de relance, on fait comment ? On fait appel à la charité et à l’esprit de sacrifice des ménages et des acteurs privés, huh ? Et pi on vend les bijoux de famille pour joindre les deux bouts, pardi !

      1. Arrête de déconner cher Vigne ..
        on est pas dans la misère….. la misère existe chez les riches et cela fait des jaloux..

  16. Je n’ai pas eu la chance de lire cet article du Monde reprenant le discours de Bini Smaghi, mais votre commentaire me laisse supposer que ses propos ont été pris hors contexte. Voilà ce que dit Bini Smaghi :

    One way to ensure that the discipline is actually binding is to empower a supranational entity in the euro area to issue government bonds for the Member States. The countries would in fact no longer have the capacity, technically or politically, to issue public debt on the market. This could be a first step towards a single European bond, which would be emitted by the supranational agency to finance public budgets of all countries, or those which share similar characteristics such as the highest rating. This development would not necessarily require an integration of budgetary policies, or therefore an integrated tax system. What is in common is just the tap, i.e. an integrated system of securities for issuing on the market the proceeds from which are then allocated to individual countries, according to joint decision-making mechanisms. The European Council of Ministers, in accordance with a procedure to be specified, should decide how much debt can be issued by the agency as a whole and how to distribute it to individual states. In fact, by controlling the volume of emissions, the Council would have the power to decide the budgetary balance of individual countries.

    La « perte d’indépendance fiscale » que vous décrivez aurait donc lieu au profit du Conseil Européen, et resterait donc dans le domaine politique. L’agence en question n’aurait aucun pouvoir de décision.

    1. L’interview du Monde n’est plus en accès libre et je ne peux en donner le lien.

      Les citations données ne l’ont pas été hors de leur contexte, les phrases n’ont pas été tronquées : il ne faisait aucune mention du Conseil Européen dans le texte cité.

      Vous ne mentionnez pas la source du texte que vous avez reproduit.

  17. Dernières nouvelles du ‘soviet’:

    Les vingt-sept gouvernements européens sont appelés à présenter dans le courant de ce mois d’avril leur traditionnel programme de stabilité financière auprès de la Commission européenne.

    La Belgique devra, tout comme les autres Etats membres de l’Union, respecter ses obligations européennes, notamment en matière de stabilité financière, et ce même si son gouvernement est en affaires courantes, a averti vendredi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

    Conséquence de la stratégie EU2020 adoptée l’an dernier, ils doivent également soumettre le mois prochain une série de propositions de réformes pour stimuler l’emploi, l’éducation et la recherche, tout en luttant contre la pauvreté et le réchauffement climatique. »Tous les gouvernements entreprendront cet exercice », a assuré vendredi M. Van Rompuy à l’issue du sommet du sommet européen, à Bruxelles. « Tout le monde doit appliquer les règles ». »Les gouvernements ne disposant pas des pleins pouvoirs enverront leurs engagements (…) et la Belgique enverra aussi (les siens) », a-t-il ajouté en réponse à une question d’un jour

    http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/650865/la-belgique-en-affaires-courantes-n-echappe-pas-aux-obligations-europeennes.html

    1. J’aime bien surtout le sénateur Arthuis.
      Il n’a même pas le sens de l’ironie.
      Il est vrai qu’il doit penser que tous les journalistes sont pénétrés par ses profondes conneries …

  18. les pays doivent être moins libres d’émettre de la dette

    Ok, mais les banquiers sont tirés au sort ou élus, révocables à tout moment.

    1. mais non Mr PIPAS ..
      depuis Bretton Wood le dollar est une monnaie sans aucunes valeurs convertible en OR.
      L’argent n’est rien que du PAPIER qui asservit la vie ,des exemples?
      Une minorité de gents vous ,zut..
      j’arrête
      une chope?

  19. General Electric, la plus importante corporation du pays, a eu une très bonne année en 2010.

    Les impôts américains de GE en 2010 : 0$

    La compagnie a déclaré des profits mondiaux de 14,2 milliards de dollars, dont 5,1 milliards proviennent de ses activités aux États-Unis.

    Le total de ses impôts aux États-Unis? Zéro. En fait, G.E. a réclamé un crédit d’impôt de 3,2 milliards de dollars.

    Comme le précise le Times, le slogan de General Electric – Imagination at Work – devrait également s’appliquer au travail de ses experts fiscaux, dont le chef est un ancien responsable du département du Trésor.

    http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2011/03/25/les-impots-americains-de-ge-en-2010-0/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_bloguesaccueilcp_BO3_accueil_ECRAN1POS2

  20. Vous avez raison. Joseph Schumpeter doit se retourner dans sa tombe en entendant ces mots importants et porteurs de sens (innovation, entrepreneur,..) utilisés sans vergogne par des petits idéologues et grands imposteurs. La pensée économique mérite autre chose que ces divagations et des détournements.

    A l’évidence (wisconcin, BCE,…), les fanatiques néo-libéraux nous font entrer dans une nouvelle phase de leur programme. La prise de pouvoir par les intérêts privés doit être de plus en plus radicale et irréversible. Rien ne doit être laissé à la souvenerainté des pays et de peuples.

    Les capitaux privés, internationalisés et mobiles, ont vocation à soumettre les états et leurs populations. Peu importe que ces derniers organisent des élections pour élire des responsables, ceux n’auront d’autre possibilité que d’appliquer des « règles » intangibles (dette, monnaie, et bientôt budget) quel que la situation économique. Aberrant bien sûr pour n’importe quel économiste un peu sérieux. Ubuesque !

    Rèves totalitaires à l’évidence !! Si éloignée de la réalité économique.

    Nous sommes face à quelque chose qui SUR UN PLAN METHODOLOGIQUE rassemble – et je pèse mes mots – à la prise de pouvoir par les nazis. Tout d’abord, ce fut légal et plus ou moins partagé et toléré (syndicats, partis socio-démocrates,…) puis tout s’enchaîna : les décisions réduisant la liberté des opprimés (aujoudhui les salariés et les chômeurs) et renforçant les moyens des allemands sympathisant du régime (détenteurs de capitaux, managers, collaborateurs,,…).Pour les arrêter, vous savez ce qu’il a fallu faire. De tels régimes totalitaires sont irréformables.

    1. oui, c’est bien d’un Système totalitaire dont il s’agit : cela a été dit plusieurs fois ici même …il y a des lanceurs d’alerte « Appel des appels »: montrant d’inquiétantes dérives dans tous les secteurs de la Société, la Fondation Copernic, ATTAC…. : tout cela rythmant les nombreuses manifestations de 2009 et 2010, des livres, puis film faisant un rapprochement entre ce qui s’est mis en place insidieusement  » La question humaine »…, nombreux livres sur le décryptage – en fait, la fin de l’omerta – de ce qui se passe dans les multinationales …
      ce qui est terrible, c’est qu’au Parlement européen même, il y a consensus entre conservateurs, PSE et EE, en ce qui concerne la concurrence libre et non faussée, et nombre de lois votées, à l’inverse du discours PS et EE au National …On s’interroge en vain sur l’absence de lucidité de certains dont la vie prit quasiment naissance lors du totalitarisme nazi…et qui se refusent à voir, par blocage intellectuel, comment une idée, pervertie depuis, nous mène vers un régime destructeur de l’humain. Un totalitarisme ressemblant étrangement à un autre.
      l’un n’étant pas plus sexy que l’autre …

  21. Tout ce qui se passe est clairement inquiétant. Les responsables politiques semblent totalement inféodés aux milieux financiers. On comprend bien pourquoi: c’est le même milieu, les mêmes familles, les mêmes clubs (le siècle, …), … Pas un pour rattraper l’autre. Pas un qui ai les couilles et le minimum de sens commun pour comprendre comment vie la population, les vrais gens. Ils sont tellement perdus dans leur monde doré à profiter de leur situation et de ses avantages (pas de travail, vacances, bouffe…) qu’ils ne peuvent que continuer sur la même voie. Et ils osent dire que la lutte des classes n’existe plus … Mais comment tout cela va-t-il finir ?

  22. Je ne suis pas d’accord avec jducac et sa théorie du « bon père de famille » en macroéconomie.
    En effet, si tous les acteurs économiques produisent ( travaillent) plus qu’il ne consomment pour s’enrichir ( dixit jducac ) qui va acheter le surplus général ? Pour qu’il y ait des fourmis, il faut aussi qu’il y ait des cigales !
    Si les générations précédentes citées par jducac ont pu accumuler des richesses, c’ est en raison des marchés ouverts de force dans le reste du monde par la politique coloniale.
    Aujourd’hui, le développement foudroyant de la Chine est tributaire de l’endettement de l’occident à commencer par celui du client de Wal-Mart.
    Bien sur, ni les USA ni l’Europe ne paieront réellement cette gigantesque dette mais dévalueront drastiquement tôt ou tard les monnaies dans laquelle elle sera libéllée.
    Ca ne sera pas bien vu mais ca se réglera à la baston… et pas seulement dans des salons feutrés.
    Un économiste oublié et peu cité de nos jours bien que très populaire en son temps, le Dr Schacht, ministre de l’économie du troisième Reich, l’avait bien compris. L’Allemagne s’était endettée à fond , ses dirigeants savaient très bien qu’ils tueraient le créancier…
    Le developpement pacifique de notre monde à un avenir limité.

    1. @ philippe conte dit : 26 mars 2011 à 18:43

      Vous n’êtes pas le seul à avancer cet argument qui a été insidieusement installé dans les esprits des jeunes générations de l’après guerre. Les visées de ces propagateurs d’idées ruineuses n’étaient certainement pas humanistes mais politiques.

      En effet, si tous les acteurs économiques produisent ( travaillent) plus qu’il ne consomment pour s’enrichir ( dixit jducac ) qui va acheter le surplus général ?

      Croyez-vous réellement que si les occidentaux achètent ce que les chinois produisent, c’est dans un but philanthropique, pour permettre à leurs amis asiatiques de travailler, de s’enrichir sur leur dos et de les ruiner ?

      Il suffirait que les occidentaux décident de consommer à la mesure de leur propre volume de production, au lieu d’accumuler des déficits. Si tel était le cas, les asiatiques seraient bien obligés de réguler leurs productions.
      Si cela ne se régule pas ainsi, c’est à cause des mentalités qui ont été forgées à l’après guerre chez les jeunes générations d’occident. On a voulu qu’ils se libèrent des préceptes anciens en les invitant à jouir de la vie moderne sans entrave, pas même financière. Comme si les règles de saine gestion économique pouvaient être ignorées sans avoir à en payer l’addition.

      Il y a avait pourtant de bonnes raisons pour prendre en compte ce qui se profilait à l’horizon dès le début des années 70. Les travaux de Meadows et du Club de Rome mettaient en évidence, dès cette époque, qu’au tournant des années 2010, pour des raisons énergétiques, la production industrielle serait amenée à décroître.

      Nous y sommes arrivés et, alors que l’occident est très endetté, il doit se doter de nouveaux moyens d’appropriation de l’énergie. Il ne reste à utiliser, mais à un prix de plus en plus élevé, que les reliquats des énergies non renouvelables qui ont été dilapidées sans vergogne, pour jouir d’une belle vie.

      Tous les pays n’abordent pas cette reconversion énergétique dans la même situation. A n’en pas douter les plus endettés ne sont pas les mieux placés.

  23. Bonjour à tous,
    à lire ou à relire, quelque titres de « science-fiction » à propos du pouvoir :
    Philip Kindred Dick (K. Dick)
    Loterie solaire (J’ai lu),
    Dernière phrase du bouquin, en français :
     » Ce n’est pas l’instinct animal qui nous rend fiévreux et insatisfaits. Je vais vous dire ce que c’est : c’est le but le plus élevé de l’homme – le besoin de grandir, de progresser… de découvrir de nouvelles choses… d’avancer, de s’étendre, d’atteindre de nouveaux territoires, de nouvelles expériences, de comprendre et de vivre en évoluant. De rejeter la routine, de rompre avec la monotonie de l’habitude, d’aller de l’avant. De ne jamais s’arrêter.  »
    Je n’ose rien surligner… Mais à prendre au degré que vous voudrez.
    Simulacres (10/18), du même auteur
    &
    Frank Herbert
    L’empereur-dieu de Dune (4ème « épisode » de la saga de Dune), paru en Poche,
    une réflexion sur le long terme du pouvoir.
    Amicalement et bonne lecture.
    mqr

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